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 Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !

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Allan Gold
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Mer 13 Nov - 22:44



Mr Gold




Il est délicieux de s'attendrir sur la beauté et la fragilité d'une rose


« Je suis flatté qu'un homme aussi important que vous connaisse mon nom, monsieur Gold. »

J’inclinais légèrement la tête pour signifié que ce n’était pas grand-chose. La journée commençait plutôt bien, je savais déjà suffisamment pour imaginer mes journées futures dont une certaine rencontre avec un certain psychiatre qui ne manquera pas de rebondissements. La seule phrase que Lacey prononça envers le docteur me confirma tout ce dont j’avais besoin de savoir pour le cuisiner plus tard. L’heure n’était pas à la vengeance ou la souffrance, elle était aux réjouissances et à la fête. Quand je proposais un verre, le bras de ma cavalière se desserra de mon bras et elle me répondit avec enthousiasme :

« Même deux ! »

Sa réponse avait fusée et elle se reprit bien vite pour formuler une réponse plus correcte en société. Son hésitation dessina un léger sourire.

« Je veux bien un verre, s’il vous plait. Tu en reprendras bien un aussi, Carrie ? »


J’allais me tourner pour lui en chercher quand elle demanda à son amie si elle souhaitait également un verre, ce qui me fit attendre la réponse de Mademoiselle Jones qui je n’en doutais pas serait plus que positive. Mais étrangement le Docteur Lynch répondit avant que la jolie brune ne serait-ce qu’entrouvre les lèvres.


« Elle vient déjà d'en boire un. Je crois qu'il est un peu trop tôt pour un deuxième verre. »


De nouveau des soupçons concernant leur lien surgirent dans mon esprit, cela demanderait un approfondissement. Certaines informations comme celles-ci sur un pion aussi important sur l’échiquier méritaient cette vérification et mes liens avec la secrétaire suffiraient amplement à cette vérification.

« Si vous voulez vous restreindre au jus de fruit, libre à vous, mais je ne suis pas là pour être surveillée constamment. »

Le ton était des plus cassants mais j’avais l’impression d’y déceler quelque chose d’autre, un entretien avec Carrie sera surement des plus amusants et instructifs. Puis elle se tourna vers la charmante créature qui se tentait à mon bras pour lui préciser que c’était avec un plaisir non dissimulé qu’elle prenne un verre avec elle. Rebecca Doll qui se tenait aussi dans le cercle de discussion se mêla de la discussion et ajouta à mon intention.


« Je veux bien une coupe également, sans vouloir vous déranger Mr Gold »


J’inclinais poliment la tête avant de lâcher quelques instants le bras de ma cavalière, je la sentis lutter légèrement contre mon départ mais je ne fus pas long et c’est avec quatre verres que je suis revenu. J’étais presque sur que Daniel ne voudrait rien boire, il tenait plus à ses capacités de réflexion qu’à un exutoire comme l’alcool qui annihilait les sens et embrouillait l’esprit. J’en offris un à chaque de ses demoiselles et trempait mes lèvres dans le dernier. Après tout c’était jour de fête. D’ailleurs les héros de la journée n’avait pas encore été vus, ce que ne manqua pas de remarquer Mademoiselle Doll.


« Dîtes, quelqu'un a vu les mascottes de la journée ? »

La question méritait en effet d’être posée car on attendait tous avec impatience de voir l’heureux couple qui souhaitait s’unir par les liens sacrés du mariage. Et un tel déploiement de grandiose et un tel cambriolage du fleuriste valait bien la présence des deux favoris de la journée.

« Malheureusement, ils sont invisibles pour l’instant, peut-être attendront-ils le moment de la cérémonie pour faire leur apparition. Et profiter de leurs invités seulement après. »

C’était une hypothèse parmi d’autres qui ne manquerait pas de faire réagir notre petit cercle. Et lancerait surement d’autres hypothèses qu’il me tardait d’entendre. J’aimais observer ce genre de discussion surtout quand une majorité de femmes menait la conversation car Lynch ferait surement profil bas de crainte de se faire cadrer par une réplique cinglante de sa cavalière. Mais qui sait ? Son point de vue serait tout aussi intéressant. D’ailleurs sa relation avec ma compagne m’incita à garder mon bras assez loin du corps au cas où, Lacey souhaiterait s’y accrocher de nouveau. J’avais occupé ses mains mais pas son esprit et j’imaginais ce que cela pouvait être pour elle si mes soupçons étaient justes d’être si proche du psy. Mais c’était aussi ça que je cherchais à observer. Il me fallait plus de preuves pour être sur de ne pas arriver chez le docteur plus tard et m’être trompé. Je bus une nouvelle gorgée en écoutant les réponses des invités.


© Méphi.




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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Jeu 14 Nov - 9:15



Bran




Il es venu le temps d'aller a ce mariage...


Il commençait à regretter amèrement d'être venu au mariage, surtout à cause de Norman, combien de fois avait-il résisté à lui donner un bon coup de poing ? Maîtriser sa colère face à un homme pareil était loin d'être facile, Bran savait qu'un jour Norman regrettait ses actions d'un moyen ou d'un autre, sans venir forcément de lui. Il n'était pas le seul à ne pas aimer cet homme. D'ailleurs, il fit très surpris de constater que Beth semblait l'apprécier, elle, grande amoureuse de la nature fréquentait le chasseur de Storybrooke, un comble !

Alors que Maddhen l'avait remis à sa place, celui-ci joua les jolis-coeurs, une technique de drague bien démodées à son goût, persuader que Robin avec beaucoup moins de mots, arriverait à ses fins, alors qu'il en faudrait des centaines de plus et quelques verres d'alcool pour brouiller l'esprit de la fille, pour que Norman arrive à l'obtenir. Une fois l'ancienne sirène partie, le chasseur trouva la cavalière de Bran sympa en parlant de Maddhen, alors que sa cavalière se trouvait encore près d'eux et sans lui répondre, il préféra saisir deux verres pour en donner un à Beth qui le remercia et tout en faisant son geste fit quelque révélation. La tête que fit la jeune femme sembla lui faire croire qu'elle n'était pas au courant, mais Bran n'allait pas s'en excuser, après tout elle était journaliste, découvrir les vilains secrets étaient bien son domaine.

- Okay, tu m’expliques ? Depuis quand tu fais du braconnage ? Et vous, comment est-ce que vous savez ça ?

Elle le regardait droit dans les yeux et il ne lâchait pas du regard, le sien avait tendance à s'assombrir quand il sentait la colère lui monter, comme ci ses yeux bleus devenaient plus obscurs. Allait-il devoir lui raconter toutes les petites aventures de Norman ? Devait-il lui prouver quelque chose ? Non, ce n'était pas lui de s'expliquer, il n'avait rien fait de prohibitoire.

"Oh, j'ai du sauté une ligne de l'invitation au mariage, je ne pensais pas qu'il y aurait mon procès en guise de première partie. Dommage, mon avocat n'est pas là. Bon, je vais devoir me défendre tout seul, alors."

Son sourire béat lui donnait réellement des envies de meurtre, tout semblait l'amuser. C'était certain qu'un esclandre au mariage serait mal vu surtout par Esther Nerys, mais de là à parler de son avocat, de blaguer à ce sujet, c'était puéril. C'est vrai que Norman ne devait pas être ami avec la loi, rien que Bran avait obtenu une ordonnance qui empêchait l'homme de s'approcher du zoo.

"Relax, Beth. Je plaisantais ! Je crois que notre ami le véto fait référence à cette petite soirée particulièrement arrosée où je me suis retrouvé dans son zoo. Va savoir comment je suis arriver là ! Mais, hé, tu sais bien comment je suis avec un verre de trop."

Voilà qu'à présent il prétendait que ses actions étaient guidées par l'alcool, mais avait-il réponse à tout ? Venir dans un zoo armé n'était pas excusable et si Bran n'aurait pas regardé les caméras avant d'aller se coucher, il ne pouvait se dire ce qu'il se serait passé. Ce soir-là, le chasseur avait dû être sonné, vu comment Bran l'avait propulsé sur un mur.

- Un verre de trop et vous venez armer dans un zoo pour prendre un lion en chasse , impressionnant !

Buvant une gorgée du champagne, il n'y avait pas à dire la bière était bien meilleure. Lassé de devoir ce coltiner le chasseur, il regarda autour de lui et remarqua Violet, sa meilleure amie un peu plus loin, ainsi que Chrissie en compagnie de son drôle de colocataire... Il avait tant d'autres personnes à voir au lieu de perdre son calme pour un crétin. Son calme, oui il devait garder son calme, se canaliser sur une pensée positive, se concentrer sur Beth, mais était-elle de son côté ou du sien ? Il ne pouvait admettre qu'elle puisse être ami avec ce monstre, non si c'était le cas, elle n'avait qu'à le garder comme cavalier, vu qu'ils semblaient si proches.

"De là à me traiter de braconnier, je trouve que le mot est un peu fort. On est dans une petite ville dans le Maine, pas à New-York !"

Mais il se foutait de lui ! Tout en posant son verre sur le buffet, il s'approcha très près de Norman, tournant quasiment le dos à Beth.

- À New York, on rencontre plus de rues que de grandes forêts, hormis si vous passez de l'animal à l'homme... Vous devriez éviter de boire au mariage cela serait bête de tirer sur la mariée, j'imagine que la scène sera filmée comme au zoo, on pourra même faire un film "Norman et son petit verre de trop" !

Sans était trop, même si on pouvait penser que les mots qu'il avait prononcés était pure plaisanterie, tous ceux qui le connaissaient bien savaient que ce n'était pas le cas, rien que par son air très dure et de voir ses mains se contracter. Attrapant la cravate de l'homme, il la sera, comme l'avait conseillé la jeune blonde, peut-être même un peu trop d'ailleurs.

- La prochaine fois que vous me voyez au lieu de venir m'emmerder et de prendre ça pour un jeu, passez votre route !

Lâchant prise, il tendit le bras vers Beth d'un air plus serein, elle était en rien fautive, mais n'allait-elle pas fuir en l'ayant vu au bord de la violence ? Si elle refusait de l'accompagner, étrangement cela le gênerait.

- J'ai vu des amis à saluer, venez-vous ?
© Méphi.
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Lacey French
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Jeu 14 Nov - 13:30



Lacey




Le sacrement de mariage est un désinfectant

Si ma journée s’était annoncée excellente, à présent, je ne savais plus du tout quoi en penser. Allait-elle être catastrophique au point que je veuille l’oublier ? Maintenant que je savais que le Docteur Lynch était capable d’effacer la mémoire de quelqu’un, en particulier la mienne si j’avais bien tout compris, si la journée tournait vinaigre, je me sentais tout à fait capable d’aller lui demander de m’administrer une dose de ce traitement effaceur de mémoire. Sauf que si je faisais ça, je lui prouverai aussi que j’étais en totale contradiction avec moi-même car mon seul but du moment était de retrouver mes souvenirs et ce, le plus rapidement que possible. Si moi je m’étais figée en apercevant le Docteur Lynch en arrivant, lui, il ne montra absolument rien. Cependant, je le connaissais assez pour dire qu’il n’en menait pas vraiment large. Je le sentais. C’était exactement comme quand quelqu’un essayait de me mentir, je le devinais tout de suite.

Je savais qu’il était dans une mauvaise position. Après tout, tout le monde craignait M. Gold qui justement était mon cavalier, et je connaissais la cavalière du Docteur Lynch. Bref, plus dos au mur que ça, on ne pouvait pas vraiment l’être. Sauf que je savais aussi qu’il trouverait un moyen pour sauver la peau de ses fesses. Même dans la situation la plus désespérée, il arriverait à s’en sortir. Enfin, peu importait. La seule chose que je ne voulais pas, c’était qu’il annonce à tout le monde que j’avais eu l’honneur de faire un grand séjour dans son service et que j’y serais probablement encore si Sun ne m’en avait pas sorti de façon clandestine. Le meilleur moyen pour ça, c’était de l’ignorer, faire comme si je ne le connaissais pas, ou quelque chose dans le genre. Je manquais de grimacer lorsque le Docteur Lynch se mit à minauder face aux salutations de M. Gold. Si nous n’avions pas eu un public, j’aurais grimacé.

Je préférais concentrer mon attention sur Carrie, soulignant légèrement le fait que ça faisait un certain temps que nous ne nous étions pas vues. Je ne lui en voulais pas, c’était simplement une constatation. En plus de ça, j’étais bien contente de trouver quelqu’un que je connaissais relativement bien. Certes, mon amie n’était pas vraiment en compagnie de la personne idéale, mais j’allais me taire sur ce sujet. Qui étais-je pour critiquer ? Carrie me présenta ses excuses, expliquant qu’elle travaillait parfois jusque tard. Je la comprenais. Quand j’avais décidé de rouvrir la bibliothèque, il m’avait parfois fallu rester jusqu’à tard pour pouvoir terminer ce que je voulais. Remettre tout en ordre et donner un peu de neuf à cet endroit n’avaient pas été une mince affaire, mais aujourd’hui, j’étais contente du résultat. Il y avait moins de poussière, tout était parfaitement bien rangé et l’endroit était moins vieillot.

- Ne t’inquiète donc pas pour ça, je comprends. Par contre, j’exige qu’on se revoit d’ici peu, je suis sure qu’on a une tonne de choses à se raconter !

Sur ces derniers mots, je lançais un regard lourd de sens envers le Docteur Lynch avant de rapporter mon attention sur mon amie que je trouvais très jolie dans sa robe. En la regardant, je n’avais pas mis très longtemps avant de deviner où elle l’avait acheté. En même temps, ce n’était pas bien dur et étant donné la qualité du tissu, ce n’était pas chez n’importe qui qu’on pouvait l’acheter. L’hystérique blonde était la seule à avoir une boutique de luxe dans cette ville. Pourquoi faire d’ailleurs ? Aucune idée. Encore une qui avait de l’argent à ne plus quoi en faire, surement… Ce qui était bien triste. Enfin, peu importait, Carrie avait parfaitement compris de quoi je parlais et je ne pus m’empêcher de rire à sa réponse. Une horreur, moi-même je n’aurais pas trouvé de mot plus approprié que celui-ci pour qualifier l’instant le moment que j’avais passé à l’intérieur de cette boutique de vêtements.

Ce fut à mon tour d’être complimentée pour la robe que je portais. Que ce soit par Carrie ou bien par le Docteur Lynch, à qui j’avais fait subtilement fait remarqué que je m’étais rendue compte que ce costume était neuf. Le sourire poli de ce dernier manqua de me faire lever les yeux au ciel, mais je me retins. Ce n’était pas le moment de gâcher la journée. Et puis, je commençais à déclarer une ‘guerre’, j’étais certaine que mon ancien médecin ne manquerait pas d’y répondre. J’avais déjà assez de Nafanaïl, je n’avais pas envie de rajouter le Docteur Lynch dans ma ligne de mire, même si nos rapports n’étaient pas des plus joyeux. Je lui devais encore une réponse à sa proposition. J’avais toutes les cartes en main et c’était à moi de jouer. Sauf que pour l’instant, je réfléchissais pour savoir ce que j’allais jouer. N’oubliant pas mes bonnes manières, je repris :

- Merci beaucoup. J’avoue avoir eu un peu de mal à me décider, mais je ne suis pas mécontente de mon choix.

Quelque part, heureusement que je n’avais pas vraiment écouté la propriétaire du magasin parce qu’elle aurait sans doute fait de moi un bonbon rose. Chose que j’aurais refusé d’ailleurs. Déjà que la couleur de ma robe ne faisait pas parti de mes habitudes en temps normal, on pouvait dire que j’avais assez fait d’exception en choisissant cette robe. Je ne portais quasiment pas de rose, j’avais une nette préférence pour le bleu, mais pour ce mariage, j’avais fait une exception. Et puis, cette robe n’aurait peut-être pas été aussi jolie si elle avait été bleue. Parfois, il suffisait de peu pour qu’une robe passe de jolie à extrêmement moche. Mais peu importait. Apparemment, Carrie et moi n’étions pas les seules à connaître cette boutique car la jeune femme qui était déjà en leur compagnie quand nous étions arrivés, M. Gold et moi, semblait avoir déjà eu affaire à Barbie. Ce fut au même moment que je remarquais qu’elle avait été légèrement abandonnée par son cavalier qui avait disparu on ne sait où.

- C’est très gentil de votre part, répondis-je à sa proposition de faire nos robes la prochaine fois que nous en aurions besoin. Au fait, ajoutais-je en me rendant compte que je ne connaissais même pas son prénom, je m’appelle Lacey French.

Je m’en voulais un peu d’avoir oublié mes bonnes manières, mais me retrouver en présence du Docteur Lynch m’avait légèrement perturbée. J’avais une circonstance atténuante pour justifier cet oubli, mais je me voyais mal le dire ouvertement sans éveiller les soupçons de tout le monde. En me proposant un verre, M. Gold avait légèrement sauvé la situation et je lui en étais reconnaissante. Par contre, sans le vouloir, j’avais lâché qu’il m’en faudrait peut-être plusieurs, sans précisé que ce serait le minimum pour survivre à la journée si je devais être près du Docteur Lynch plus de dix minutes. Ne voulant pas être toute seule à boire, je proposais à Carrie de m’accompagner, mais mon ancien médecin répondit pour elle, ce qui me fit légèrement froncer les sourcils. Depuis quand est-ce que c’était lui qui prenait les décisions pour mon amie ? Je faillis trouver ça suspect, mais étant donné la réplique de Carrie, je pus qu’être rassurée.

Un sourire se dessina sur mes lèvres. J’étais contente de voir que le Docteur Lynch ne maitrisait pas toujours tout. Ce sourire-là se dessina en sourire victorieux que je lui adressais plus particulièrement. La ‘couturière’ exprima également son désir d’avoir également un verre. Ce que je n’avais pas pensé, c’était qu’en me proposant un verre, M. Gold devrait s’éloigner de moi. Du coup, ce fut légèrement avec réticence que je le laissais s’éloigner. Le monde était décidément beaucoup trop cruel parfois. A mon plus grand bonheur, il revint tout de même rapidement. Je le remerciai lorsque je pris le verre qu’il me tendit et eus une petite pensée pour Wally qui ne viendrait pas. Je me promis de trinquer à sa santé et de vive-voix plus tard dans la journée. Généralement, le premier verre se dédiait aux mariés.

- A nos deux stars du jour, fis-je en levant légèrement mon verre pour ensuite boire une première gorgée.

Ca changeait beaucoup des boissons alcoolisées que j’avais l’habitude de boire, mais le champagne était bon. Je sentis mon cœur s’accélérer légèrement lorsque la ‘couturière’ (faute de prénom) demanda comment nous nous étions connus. Devais-je parler de chacune des personnes ici présentes ? Parce que si c’était le cas, je ferais abstraction du Docteur Lynch. Je me voyais mal répondre quelque chose du genre « nous nous sommes connus durant mon séjour en psychiatrie, le Docteur Lynch m’a administré pleins de traitements tous plus différents les uns que les autres ». Du coup, je préférais faire la sotte et me contenter de répondre sur la façon dont j’avais connu M. Gold. Tant pis si j’avais mal compris la question, une boulette, ça pouvait toujours se rattraper assez facilement en théorie.

- En cherchant du travail, répondis-je. C’est M. Gold qui a fait le nécessaire pour que je puisse ouvrir la bibliothèque.

Voilà, une bonne chose de faite ! C’était au tour de Carrie et du Docteur Lynch de répondre sur la façon dont il s’était connu. En attendant qu’ils répondent, je bus une nouvelle gorgée de ma coupe de champagne, appréciant le picotement des bulles sur mon palais. En parlant de couple, il était évident que certains d’entre nous se demandaient ce qu’il advenait des mariés. N’en ayant aucune idée, je haussais simplement les épaules face à mon ignorance. Je n’avais aucune idée de ce qu’il en était d’eux. Ce qui était sur, c’était qu’on les verrait pendant la cérémonie qui ne devrait plus trop tarder étant donné que l’heure avançait et que les petits fours disparaissaient petit à petit. M. Gold avait une idée bien précise de ce qu’il en était pour les stars du jour et je rejoignais sa suggestion car elle me semblait tout à fait probable. Je scrutais légèrement autour de moi pour regarder à nouveau. Ils n’avaient vraiment pas fait les choses à moitié avec toutes ces fleurs. D’ailleurs, je ne pus m’empêcher de poser une question à voix haute :

- L’un d’entre vous sait où ils ont été acheté toutes ces fleurs ?

Cela ne m’était pas venu à l’esprit avant mais j’espérais fortement ne pas croiser mon père pendant cette journée. Je ne voulais pas avoir affaire à lui, ni qu’il apprenne que j’étais sortie de psychiatrie. Je ne voulais que personne de ma famille ne le sache. Certes, je ne pourrais pas cacher ça très longtemps, mais pas aujourd’hui. Je n’avais pas envie qu’un scandale explose à ce mariage.
© Méphi.


Beauty and the Beast

Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. by Anaëlle
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Jeu 14 Nov - 14:52



Daniel




N'était-ce juste qu'un rêve ?


Il faisait une gigantesque erreur. Chaque détail semblait lui crier cette évidence, au point que Daniel jeta un rapide coup d'œil vers le grillage d'entrée. Était-il vraiment trop tard pour faire demi-tour ? Tout ceci n'avait aucun sens, après tout. Le psychiatre n'avait jamais été social et le voici au beau milieu de l’événement le plus prisé de Storybrooke. Çà ne pouvait que mal finir. Pourquoi s'obstinait-il pour quelque chose dont il n'avait aucune certitude d'obtenir des réponses ? En partant maintenant, il perdrait la somme déjà donnée à Carrie en échange de sa compagnie. Mais ne risquerait-il pas de perdre bien plus en restant ici ? Surtout depuis que Carrie Jones avait fait la connaissance de Rebecca Doll. Elles avaient une discussion sur la capacité de l'asocial qu'il était à se faire des amis. N'est-ce pas impoli de parler d'une personne alors que cette dernière se trouvait juste devant vous ? Daniel n'émit évidement aucun commentaire. Car, sinon, il savait bien qu'il ferait une remarque sur le fait qu'il ne considérait pas l'ancienne poupée comme son amie, ce qui compromettrait leur accord. Et, étant donné les remarques acerbes de sa cavalière quand il essayait de lui glisser de ne pas trop boire, il avait vraiment besoin de ce marché passé avec la serveuse. C'était vraiment très dur d'admettre pour quelqu'un comme Daniel Lynch qu'il ne pourrait affronter une situation sans aide. Il préférait 'croire' à des alliances plutôt qu'à des termes comme 'l'amitié' qu'il qualifiait volontiers de naïf.

Alors que Rebecca parlait à son cavalier, Daniel dit à sa secrétaire qu'elle semblait être revenue à son état normal. Comme sa cavalière s'était montré sous un jour différent pendant les essayages de la tenue, le psychiatre ne savait pas à quoi s'attendre de la part de Carrie aujourd'hui. Au moins, quand cette dernière se montre froide et cynique, il savait comment réagir. La réponse ne tarda pas, dit sur un ton sec.

« Il est vrai que vous au contraire avez eu l’air d’adorer votre séance shopping, vous devriez en faire plus souvent. »

Quelque chose n'allait pas. On était loin des échanges de sarcasmes d'avant leur arrivés sur les lieux qui aurait pu être l'équivalent pour le docteur Lynch à une conversation agréable. Était-ce parce qu'il avait ravivé un mauvais souvenir ?

"En réalité, j'étais inquiet de ne pas vous voir dans votre état normal. Si je me suis montré si docile, c'était uniquement pour écourter ces essayages." Répliqua-t-il avec calme avant de poursuivre sur un ton cassant à son tour. "Si vous êtes incapable de remarquer çà, c'est votre problème pas le mien."

D'ailleurs, sa réflexion soulevait une autre interrogation au sujet de sa cavalière... Peut-être que, contrairement à se qu'il croyait, elle n'était pas tout à fait dans son état normal ? Peut-être que porter cette robe (sans parler de ces talons inconfortables) rendait toujours Carrie aussi mal-à-l’aise que durant leur séance de shopping. Daniel trouvait cela illogique. Pourquoi avoir encore peur du regard des autres alors que la demoiselle ne recevait que des compliments sur sa tenue ? Mais s'il y a bien une chose dont le psychiatre était certain au sujet de sa secrétaire, c'était à propos de l'illogisme de ces actions. Alors, çà ne devrait pas l'étonner.

Avant qu'il ne puisse creuser la question, ils furent rejoints par monsieur Gold et Lacey French. Un étrange duo qui confirmait certaines de ces théories lorsqu'il avait reçut l'ordre de Regina Mills de détruire l'esprit de l'ancienne princesse quand cette dernière séjournait encore dans son service psychiatrique. En cet instant, Daniel ne pouvait que se félicité d'avoir écarté les traitements les plus destructeurs pour mademoiselle French tout en ralentissant autant que possible les manœuvres demandées par madame la maire. Tout çà, grâce au rêve avec le serpent qui avait intrigué le psychiatre. Était-ce vraiment une coïncidence de croiser son ancienne patiente ici alors que le sujet des rêves représentait la principale motivation de la venue du psychiatre au mariage ? Le docteur Lynch commençait à en douter. L'esprit occupé, il acquiesça machinalement quand Lacey le remercia pour son compliment sur la robe qu'elle portait.

Tandis que les filles discutaient de leur robe, et même si le contexte lui avait en parti échappé comme il discutait avec monsieur Gold, un détail dans la contribution de Rebecca à la conversation ne lui échappa pas.

''La boutique est sympa mais elle reste une boutique. La prochaine fois qu'il vous faut une tenue quelle qu'elle soit, n'hésitez pas à faire appel à moi, au moins vous serez sûre de ne porter que la robe que j'ai cousu pour vous. Et les Richard Gere ne sont pas obligés de rester, comme ça on pourra papoter entre Pretty Women.''

La manière qu'avait la serveuse de faire de la publicité pour son passe-temps sans en éprouvé aucune gêne était assez impressionnant. Daniel essayait de se retirer de l'esprit la vision de Rebecca, Lacey et Carrie réunie dans la même pièce en train de 'papoter'... Ce qui ne pouvait rien augurer de bon.

"Oh, vous avez donc fait votre robe vous-même ?" Souligna-t-il avec une curiosité et un intérêt poli. "Impressionnant."

En fait, il n'était pas certain que Rebecca lui avait déjà parlé de ces talents de couture durant une de ces trop nombreuses visites à l'hôpital. Sinon il aurait sans doute fait appel à ces services plutôt que d'aller dans ce si coûteux magasin. Enfin, peut-être l'ancienne poupée avait-elle déjà abordé ce sujet avant mais le docteur Lynch s'était toujours montré plus prompte à vouloir la faire partir qu'à écouter se qu'elle avait vraiment à dire.

En parlant de surprise... Daniel en reçut rapidement une autre en voyant une Carrie amicale avec Lacey. Contrairement à se qu'on pourrait croire, ce n'était pas le fait que les deux demoiselles se connaissent qui le surprit mais bien le comportement de sa cavalière. Après une Carrie timide, voilà qu'il découvrait qu'elle pouvait être sympathique avec quelqu'un. Lui qui s'imaginait que sa secrétaire avait le même comportement pendant et en dehors du travail ! Il put heureusement masquer ce trouble passager puisque le temps des présentations polies étaient revenu. Si le docteur Lynch devait faire comme s'il ne connaissait pas l'antiquaire, il ne pouvait se permettre se genre de réaction face à Lacey, bien qu'il était quasiment certain que l'ancienne princesse n'avait rien dit à personne sur son séjour dans son service.

« Je suis désolée, j’ai dû travailler tard ces derniers temps. »

Le psychiatre garda pour lui la réflexion qui lui vint spontanément à l'esprit devant cette justification : si vous étiez plus rapide et motivé dans votre travail, vous n'auriez pas à faire des heures supplémentaires. La situation était déjà assez compliqué comme çà et allait le devenir encore plus. A cause d'un simple verre.

« Si vous voulez vous restreindre au jus de fruit, libre à vous, mais je ne suis pas là pour être surveillée constamment. »

Là encore, il dut contenir son premier réflexe. Heureusement que le psychiatre n'était pas du genre impulsif, sinon il aurait laissé en plan sa cavalière en lui souhaitant bonne chance avec ces talons sur la pelouse traitresse. Au lieu de çà, il resta maître de lui-même bien qu'il s'était quelque peu crisper devant la réplique cinglante de la secrétaire. Peut-être à cause du sourire victorieux qu'affichait Lacey ou bien la constatation de voir que la situation commençait à lui échapper.

"A votre guise." Répondit-il avec froideur.

Pourquoi les événements qui avaient si bien débuté devenaient tout d'un coup catastrophiques à cause d'une simple remarque sur un verre ? Cela lui coûtait beaucoup d'admettre cette éventualité mais il aurait peut-être dû demander quelque conseils à l'ancienne poupée de son avant de venir au mariage. D'ailleurs, sans la présence de l'antiquaire, il aurait sans doute trouvé une excuse pour pouvoir parler à Rebecca en aparté... ou alors il aurait filé discrètement comme l'avait fait si bien le surveillant de l'orphelinat.

''Je veux bien une coupe également, sans vouloir vous déranger Mr Gold.''

Le docteur Lynch croisa le regarde de la serveuse en arquant un sourcil interrogateur. Avait-elle oublié leur accord ? Alors qu'il espérait avoir son soutient, l'ancienne poupée demandait également un verre. A moins qu'il ne s’agisse d'un message pour dire qu'un second verre n'était pas trop grave. En tout cas, il était hors de question pour lui de boire et monsieur Gold dû le comprendre puisqu'il n'apporta un verre qu'aux demoiselles en plus du sien.

Lacey trinqua aux jeunes mariés. N'ayant pas de verre, Daniel ne put répondre au toast de l'ancienne princesse et la suite lui prouva qu'il avait eut raison de ne pas en demander.

''Et donc comment vous vous êtes connus ?''

Finalement, c'était une bonne chose qu'il n'avait rien prit à boire. La question curieuse de Rebecca l'aurait fait certainement avaler de travers dans le cas contraire. La serveuse n'aurait pu choisir pire interrogation. Bien qu'il fût également curieux de savoir comme son ancienne patiente s'était retrouvée la cavalière d'une personne aussi importante que monsieur Gold, il ne savait pas quoi répondre lui-même. Devait-il ignorer la question comme l'avait fait l'ancien sorcier ? Non, se serait tendre une perche à Carrie qui serait bien capable de déclarer que son employeur l'avait payé pour l'accompagner alors que Daniel avait bien précisé de ne pas en parler. Le psychiatre gagna un peu de temps pour formuler sa réponse puisque Lacey prit la parole.

- En cherchant du travail. C’est M. Gold qui a fait le nécessaire pour que je puisse ouvrir la bibliothèque.

Voilà qui était très intéressant et offrait un potentiel prétexte au psychiatre pour justifier sa propre rencontre avec l'ancienne princesse. Mais il ne s'y risqua pas tout de suite. A cause du comportement de son ancienne patiente à son égard et également parce qu'il se trouvait dans une situation délicate. Daniel préféra concentrer ses efforts sur sa propre réponse.

"Mademoiselle Jones est ma secrétaire." Répondit-il à Rebecca avant de lui faire la remarque suivante : "D'ailleurs çà m'étonne que vous ne vous êtes jamais croisé avant à l'hôpital."

Le psychiatre évita soigneusement les mots piquant dans la curiosité qu'il avait soulevée. Il aurait très bien put sous-entendre que la serveuse passait beaucoup trop de temps à errer dans l'hôpital pour parler avec sa cousine Emilia.
Comme Daniel aurait aimé prétendre un lien de parenté avec Carrie ! Quel était sa sœur par exemple ou un membre éloigné de sa famille. Cela serait tellement plus simple et éviterait en même temps beaucoup d'autres questions embarrassantes. Hélas, cette technique qu'il avait déjà utilisée sans le savoir dans son ancienne vie était impossible à appliquer dans une si petite ville.

''Dîtes, quelqu'un a vu les mascottes de la journée ?''

Un autre sujet de conversation. Parfait ! C'est vrai qu'il n'avait pas encore vu les heureux élus. Sans doute était-ce une coutume normale pour un mariage... Daniel Lynch devait bien reconnaître son ignorance sur le sujet. Une ignorance qu'il semblait partagé avec Lacey French puisque celle-ci haussa les épaules avant de se ranger à l'avis de son cavalier.

« Malheureusement, ils sont invisibles pour l’instant, peut-être attendront-ils le moment de la cérémonie pour faire leur apparition. Et profiter de leurs invités seulement après. »

Une information qui sonnait trop juste pour qu'il puisse se permettre de la contredire, même si cela ne l'arrangeait pas. Cela voudrait dire que Daniel était coincé ici jusqu'à la cérémonie. Lui qui espérait en finir avec toute cette comédie au plus vite. Il fit cependant de son mieux pour masquer la contrariété que cette nouvelle lui procurait et alla jusqu'à se permettre de faire un commentaire.

"Etant donné la décoration du jardin, je me demande se que la famille Nerys nous a réservé en se qui concerne l'arrivée des mariés."

L'arrivée des mariés allait sans doute être aussi excessive que la décoration. Peut-être même plus ! Enfin, ce ne sera sans doute pas possible de faire pire que cette invasion florale. Et, en parlant d'invasion florale...

- L’un d’entre vous sait où ils ont été acheté toutes ces fleurs ?

Contre toute attente, ce serait le psychiatre qui rassurerait Lacey. Le docteur Lynch voyait bien quel sujet inquiétait vraiment son ancienne patiente. Il savait également par avance que l'ancienne princesse refuserait toute réponse venant de lui mais il ne pouvait continuer à rester muet et planter là comme un piquet dans cette conversation.

"Elles doivent provenir d'une autre ville, non ?" Suggéra-t-il à leur petit cercle de discussion. "Je doute que Storybrooke possède autant de fleurs et j'imagine que les Nerys ont les moyens de payer ce genre de livraison."

Toute discussion n'ayant pas un rapport avec le travail l'avait toujours profondément ennuyé. Il espérait vraiment, même s'il ne le montrait pas, que la cérémonie allait bientôt commencer pour qu'il puisse se concentrer sur la raison qui avait poussé l'asocial qu'il était à venir.

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Beth Cyrian
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Jeu 14 Nov - 15:43



Beth




Demoiselle Curieuse

La seule chose que je ne pouvais pas prétendre, c’était de connaître Norman. Ce dernier avait un comportement assez aléatoire que je ne comprenais pas. Autant je pouvais le croiser d’excellente humeur, autant parfois, il était d’une humeur de chien et quand c’était le cas, mieux valait ne pas aller lui parler. Bref, parfois, il fallait vraiment chercher pour savoir quelle était son humeur du jour. En tout cas, une chose était sure, Norman semblait avoir beaucoup plus d’ennemis que d’amis et pour l’instant, je ne comprenais pas pourquoi. Hormis quelques blagues qui ne faisaient rire que lui et son air cynique, il pouvait être quelqu’un de fort sympathique. Mais pour ça, il fallait qu’il le veuille. S’il n’avait pas envie, autant passer sa route. En plus de Bran qui ne semblait pas particulièrement ravi de sa présence, une femme blonde vint le critiquer ouvertement sur sa façon de s’habiller. C’était tellement inattendu que je ne pus m’empêcher de rire face à cette situation. De plus, Norman ne semblait pas du tout offusqué de s’être fait ainsi corrigé.

- Oh je vois ça, répondis-je. Son adoration pour toi saute aux yeux, à n’en pas douter !

Je me serais presque attendue à ce qu’elle vienne elle-même resserrer cette cravate qu’elle trouvait un peu trop lâche et qu’il avait exprès de dénouer encore plus, mais elle n’en fit rien, allant plutôt s’occuper de ce qui se passait un peu plus loin. Il semblerait qu’un scandale était sur le point d’éclater entre deux jeunes femmes. Si je n’avais pas craint de laisser les deux hommes ensemble, je serais peut-être allée voir ce qu’il se passait, mais au gros risque qu’ils ne s’expriment à coup de poings, je restais près d’eux, même si je doutais pouvoir faire quelque chose si jamais ils en venaient aux mains. En tout cas, la tension était palpable, voir même suffocante. N’importe qui aurait pris ses jambes à son cou et serait parti voir ailleurs. Mais c’était tout de même le mariage de Louna et je n’avais pas envie qu’on lise dans le journal « bagarre à une cérémonie » ou alors « Le mariage gâché de Storybrooke ». Mes collègues avaient assez d’imagination pour sortir des titres dans ce genre-là.

Après la femme blonde, ce fut le tour de Maddhen de remettre Norman « à sa place ». Pour le coup, je le plaignais un peu parce qu’il prenait cher en si peu de temps, mais je ne pouvais qu’être d’accord avec la demoiselle. D’ailleurs, je me traitais d’idiote de ne pas avoir fait attention à une telle chose. Norman avait ignoré les personnes qui se trouvaient autour de moi alors que ça ne mangeait pas de pain de dire un simple « bonjour » sans pour autant essayer de faire connaissance avec ces personnes. Nous étions encore libres de choisir les gens qu’on souhaitait rencontrer ou pas. Comme à son habitude, Norman fit le paon, si bien que je levais légèrement les yeux au ciel. Il ne pouvait pas s’en empêcher. Il ne prenait rien au sérieux et il était tout le temps comme ça. Quoi que pour le coup, c’était un peu plus exagéré que d’habitude. Quelques verres pris au petit déjeuné sont-ils la cause de ça ?

Je m’apprêtais à détromper Norman quant à l’identité de la cavalière de Bran mais je n’en eus guère le temps car mon cavalier m’offrit une coupe de champagne, qui serait pour moi la deuxième de la journée, avant de recevoir l’équivalent d’une enclume sur la tête. Si je n’avais pas eu un minimum de maîtrise, j’aurais probablement lâché la coupe de champagne que j’avais entre les mains, éclaboussée ma robe et serais morte incendiée par la grand-mère de Louna pour avoir abimé ma robe. Je mis quelques secondes avant de retrouver une certaine contenance avant de demander à Norman de m’expliquer ce que Bran venait de dire. Mais je voulais aussi savoir pourquoi est-ce que mon cavalier affirmait une telle chose. C’était l’effet journaliste, probablement ; vouloir tout savoir et ne rien payer. Enfin, aujourd’hui, je n’étais pas au boulot, je n’avais pas le regard rivé sur mon écran, donc laissons ce petit point-là de côté.

La réaction de Norman me fit à nouveau lever les yeux au ciel. Parfois, son manque de sérieux était agaçant, mais je savais aussi qu’il était tout à fait capable de répondre honnêtement une question. Quoi que pour l’instant, je ne savais pas trop quoi penser de cet homme avec qui je travaillais. Certes, il était secrétaire et j’étais journaliste, techniquement nous ne faisions pas le même travail, mais nous faisions tous les deux partis du Daily Mirror alors je ne pouvais que le considérer comme un collègue. Enfin, après sa petite pointe d’humour, j’eus le droit à une explication. Je ne pus qu’hocher la tête quand il fit mention de son état d’ébriété quand il forçait un peu de trop sur la boisson. Personne ne l’ignorait chez nous, mais personne ne lui avait jamais rien dit parce que ça n’altérait pas vraiment le travail qu’il faisait. A l’extérieur du Daily Mirror, chacun faisait ce qu’il voulait dans sa vie privée et si le passe-temps de certain était de sillonner les bars, et bien soit.

- Oui, je sais, répondis-je en levant les yeux vers Bran.

C’était assez compliqué de tirer parti pour le coup. Je regardais mon cavalier dans l’espoir de lui faire comprendre que la version que me donnait Norman tenait la route. Certes ça tenait la route, mais ça ne voulait pas dire pour autant que je ne croyais pas la vision des choses de Bran. D’ailleurs, ce dernier ne tarda pas à répliquer. L’un comme l’autre complétait les détails. Selon Bran, Norman était arrivé armé et avait pris en chasse un lion. Je ne pus m’empêcher de me souvenir de cette lionne que j’avais aidé à soigner. Enfin, aider était un bien grand mot car la seule chose que j’avais eu à faire, c’était de caresser la tête du pauvre animal. Je tournais la tête vers Norman et honnêtement, je n’arrivais pas à le voir comme un type dangereux à ce point. Peut-être avait-il réellement trop forcé sur la dose cette fois-là et il avait littéralement pété les plombs ? Ca arrivait à tout le monde donc peut-être était-ce trop fort d’accuser quelqu’un de braconnage à ce niveau-là ?

Je savais à quel point Bran tenait à ses animaux. J’avais pu le voir la fois où je m’étais rendue au zoo pour mon article (qui était prêt, soit dit en passant) donc je comprenais qu’il puisse très mal voir Norman à présent. Mais on pouvait pardonner une personne pour ses actions faites sous l’emprise de l’alcool, non ? Enfin, tout dépendait de l’action faite, bien sur. Cependant, si je comprenais bien les choses, Bran avait réagi à temps pour empêcher une catastrophe de se produire donc plus de peur que de mal. Sauf que mon collègue en rajouta une couche, ce qui ne fut pas du gout de tout le monde. Mes yeux s’écarquillèrent légèrement quand ils se firent face. Ils étaient trop près à mon gout. La seule chose à laquelle je pensais, c’était cette pauvre Louna dont l’angoisse allait tripler de volume si elle apprenait que quelqu’un s’était battu à son mariage. Ne sachant que faire de ma coupe de champagne, je la posais sur un plateau qui passait près de moi (nourriture ou boisson, je ne fis pas du tout attention) et posais une main sur le bras de Bran pour l’empêcher de faire une bêtise.

- S’il vous plaît… Ce n’est pas le moment. Vraiment pas…

Que pourrais-je faire si Bran ne m’écoutait pas ? Absolument rien. Je me voyais mal me mettre entre les deux au risque de recevoir un coup qui ne m’était pas destiné. Esther me tuerait doublement s’il arrivait quelque chose à la robe et si j’affichais un bleu au passage. On pourrait lire sur ma tombe : ci-git Beth Cyrian, tuée par Esther Nerys pour avoir voulu éviter un scandale. Finalement, mon cavalier resserra la cravate de Norman, peut-être un peu trop, avant de lui faire une recommandation. J’adressais un regard réellement désolé envers mon collègue. Son humour et son comportement n’était pas au gout de tous, et j’espérais qu’il en avait pleinement conscience. Malheureusement pour lui, je ne pouvais pas tellement prendre sa défense. J’avais plus à perdre qu’à y gagner pour le coup. Mais rester neutre n’était pas totalement possible non plus car quand Bran me proposa son bras pour le suivre, je me devais d’accepter. J’étais sa cavalière après tout donc quelque part, je le choisissais lui plutôt que mon collègue, même si j’aurais aimé ne pas avoir à faire ce choix.

- On se voit plus tard, soufflais-je à l’adresse de Norman avec un petit signe de main.

Je pris le bras de Bran avant de le suivre. J’ignorais totalement s’il avait réellement des amis à saluer ou pas puisque je ne connaissais pas son entourage ou bien s’il avait dit ça uniquement pour trouver un prétexte pour s’éloigner de Norman. Enfin, ce n’était pas plus mal dans tous les cas car je n’avais pas envie que la situation empire. Tout le monde semblait à fleur de peau à ce mariage, ça faisait peur à voir. Peut-être que les mariés avaient filé leur stress à tout le monde sans le vouloir. J’attendis que nous soyons suffisamment éloignés avant de lever les yeux vers Bran qui marchait droit devant lui. Il semblerait qu’il savait où il allait, du coup, je ne pouvais qu’en conclure qu’il avait dit vrai en affirmant qu’il avait des gens à saluer.

- Je suis sincèrement désolée pour Norman. Vous savez, il n’est pas si méchant que ça quand on l’apprend à le connaître. Mais je n’ai pas envie de me battre avec vous aujourd’hui, donc vous pouvez garder votre opinion quant à lui, je ne dirais rien pour essayer de vous faire changer d’avis.

J’espérais qu’il comprendrait tout de même ma vision des choses et qu’il se mettrait à ma place pour essayer de la percevoir. Ca, j’en étais moins sure, faute de connaître Bran depuis peu et surtout pour l’avoir vu une seule fois avant ce mariage. Néanmoins, je ne regrettais pas vraiment mon choix de le suivre parce que j’avais l’impression que c’était ma place. J’aurais tout aussi bien pu m’en aller toute seule dans mon coin en râlant contre l’immaturité des hommes, mais ce n’était franchement pas joyeux pour une journée aussi festive.
© Méphi.


"Regarde la vie dans mes yeux"
Regardes la vie dans mes yeux. Un plus bel endroit t'attend là bas. Regarde la vie dans mes yeux et tu changeras. Tu crois là bas c'que tu vois ? Si tu regarde dans mes yeux il y aura
dans ton voyage des jours pleins de nuages. Mais quelque par
brille l'espoir si tu veux bien y croire.♛ by endlesslove.
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Jeu 14 Nov - 17:33



Carrie




Everything can be fun with a drink


Il avait le don de l’agacer, et plus encore dans une situation dans laquelle elle était loin de se sentir à son aise. Elle connaissait les codes sociaux, elle savait que si elle se comportait d’une manière plutôt que d’une autre, tout risquerait de basculer. Non, si elle voulait remplir sa part du marché, elle devait se montrer sociable. Ce n’était pas ce qu’elle préférait, loin de là, en plus vêtue comme elle l’était et au milieu de tous ces gens. Elle aurait tout donné pour être chez elle, dans son canapé, noyée dans un vieux sweat-shirt qui aurait couvert tout ce que sa robe d’un rouge soutenu dévoilait. Ses chaussures lui faisaient mal aux pieds mais elle hésitait à les enlever. Elle craignait de faire un faux pas, quelque chose qui lui coûte la deuxième partie du salaire qu’il lui avait promis. Etant donné la situation dans laquelle elle se trouvait l’appel d’un salaire se faisait d’autant plus fort pour l’aider à surmonter une journée qui serait sans doute compliquée. Elle se sentait mal à l’aise et cela s’en ressentait sur sa manière de parler, de répondre aux sarcasmes de son patron. Néanmoins, à sa réponse, elle ne put s’empêcher d’esquisser un petit sourire.

« Inquiet, vraiment ? Je ne vous savais pas si concerné. » lui glissa-t-elle à voix basse.

Néanmoins, elle devait bien admettre que certaines découvertes étaient intéressantes, comme celle de cette fameuse Rebecca. Elle avait beaucoup de mal à voir Lynch comme quelqu’un capable d’entretenir des amitiés et aurait été presque portée à croire qu’il l’avait payée elle aussi pour prétendre une telle chose. En tout cas, elle n’aurait pas été surprise que ce soit le cas. Mais elle se surprenait à réellement apprécier cette jeune femme, elle qui habituellement n’aimait personne. A croire que la robe déteignait sur elle... En revanche, en ce qui concernait Lacey, sa culpabilité n’était pas feinte, de même que le soulagement qu’elle éprouva en ayant la certitude que son amie, sa seule amie, ne lui en voulait pas. Elle sourit à sa demande.

« Ca marche, quand tu veux ! » dit-elle avec enthousiasme.

Elle en venait même à ne pas complètement détester cette conversation au sujet de vêtements et de boutiques. Elle n’était pas fan de mode, loin de là, néanmoins elle fut tout de même admirative en apprenant que l’ancienne poupée avait elle-même cousu sa robe et le costume de son compagnon, chose qu’elle n’aurait pas crue. N’ayant elle-même pas de réel talent, à part celui de fouiner dans les affaires des autres, elle était sincèrement curieuse à propos de ceux qui en possédaient un. Etrangement, ce fut Daniel qui témoigna de son admiration, mais impossible de savoir s’il le pensait vraiment. Malheureusement, même avec une robe sur le dos, elle restait la même et le shopping n’était toujours pas sa tasse de thé.

« C’est gentil de votre part, mais je ne crois malheureusement pas avoir grand chose d’une Pretty Woman. » dit-elle sur le ton de la plaisanterie.

Et puis elle n’avait pas vraiment les moyens de se payer une tenue cousue main. Elle se sentait de toute manière beaucoup plus à l’aise dans ses sapes informes, bien que celles-ci soient moins esthétiques, mais ce n’était pas là quelque chose qui l’intéressait. Du moins l’avait-elle cru, jusqu’à aujourd’hui, car elle devait admettre que recevoir des compliments était très loin d’être désagréable. Peut-être faudrait-il qu’elle reconsidère un peu la question, mais pour le moment ce n’était pas à l’ordre du jour.

Avoir un verre d’alcool était sans doute le médicament qui l’aiderait à supporter la soirée. C’est à ce moment qu’elle se sentit profondément agacée par son cavalier : certes il la payait pour qu’elle l’accompagne, mais ce n’était pas une raison pour la traiter comme une enfant, et elle le lui fit bien savoir, quitte à essuyer une réaction peu aimable de sa part. Pourtant, alors qu’elle s’attendait à des représailles, il fut moins virulent qu’elle l’avait cru. Etait-il si perturbé que cela par la situation ? Elle savait qu’il devait se plaire encore moins qu’elle à ce mariage, et pourtant elle n’aurait pas cru le voir ainsi. Il avait beau se montrer aussi froid que d’ordinaire, elle sentait qu’il y avait autre chose. Elle ne sut ce qui la poussa à ne pas en profiter, mais le fait est qu’elle n’ajouta rien.

Elle attrapa sa coupe avec envie et trinqua avec les autres, bien qu’elle se soucie en vérité fort peu de l’avenir qui attendait les jeunes mariés, avant de jeter un regard désapprobateur en direction du psychiatre. S’il voulait se montrer plus sociable, il allait devoir faire davantage d’efforts ! C’est alors que Rebecca posa une question qui la taraudait en ce qui concernait Lacey et Gold. Elle savait qu’il y avait quelque chose entre eux, sans savoir quoi exactement, mais elle se demandait vraiment où ils avaient pu se rencontrer et c’est avec la plus grande attention qu’elle écouta la réponse de son amie. Elle n’était pas gênée lorsque son tour et celui de son cavalier arriva : il suffisait de dire qu’elle travaillait pour lui. Ce n’était pas absurde, loin de là.

D’ailleurs Lynch pensa à la même chose car ce fut l’explication qu’il sortit, ce à quoi elle approuva d’un signe de tête. Contrairement à ce qu’il pensait, elle n’avait aucune intention de révéler leur marché à qui que ce soit, et même s’il ne l’avait pas enjointe au secret, elle était trop intelligente pour ne pas le comprendre.

« C’est exact, comme quoi les rencontres peuvent se faire partout. » dit-elle avec un très léger soupçon d’ironie dissimulée pour quiconque ne la connaissait pas vraiment. Puis elle se tourna vers Rebecca. « C’est vrai, c’est étonnant ! N’hésitez pas à venir me voir si vous passez... »

Elle l’avait dit par politesse plus que par réelle conviction, mais se prit à craindre que la jeune femme ne prenne son invitation au pied de la lettre. Tant pis, c’était trop tard, elle n’allait plus se désister maintenant.
Rebecca finit par se demander à voix haute où étaient les mariés. Voilà qui ne l’étonnait pas vraiment au fond et lui était plutôt indifférent. Néanmoins elle s’efforça de prendre part à la conversation.

« Il paraît que c’est à la mode de faire attendre ses invités... » ne put-être s’empêcher d’ajouter à l’explication de Mr Gold. Elle n’était pas certaine que tout le monde l’ait entendue mais s’en fichait un peu de toute façon.

La discussion sur les fleurs ne l’intéressa pas davantage. Il était clair que les Nerys avaient dû y mettre le prix et elle n’aurait pas été surprise de découvrir qu’ils n’en avaient pas fait profiter les commerçants de la ville. D’un air distrait, elle but le contenu de sa coupe de champagne tout en observant vaguement les autres invités. L’intervention de Daniel la fit sourire, et elle se pencha vers lui.

« Vous voyez quand vous voulez, vous êtes capable de vous montrer sociable... » lui chuchota-t-elle malicieusement.

Elle avait beau être parfois agacée par son cavalier, elle devait bien admettre qu’il était pour elle une grande source de distraction et peut-être l’une des personnes qu’elle serait la plus apte à supporter au cours de cette journée. Mais ça bien sûr, il était hors de question de le lui avouer.

© Méphi.
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Jeu 14 Nov - 19:58



Moïra




Au moins les robes sont vertes...

Alors qu'elle contemplait du haut des marches le jardin qui se remplissait à vu d’œil, Moïra se demanda combien parmi la foule d'invités qui se pressait déjà autour des points stratégiques qu'étaient le buffet et le bar étaient venus pour partager le bonheur des futurs mariés et combien était venus pour l'open bar. Mais comment leur en vouloir, la benjamine des sœurs Fisher serait déjà en train de vider le contenu du premier verre qu'elle trouvait si elle l'avait pu. A bien y réfléchir, elle aurait peut-être dû garder sa coupe de champagne d'un peu plus tôt. Mais il lui fallait garder la tête froide et les idées claires si elle voulait survivre à cette journée – littéralement. Car quelqu'un la tuerait, certainement le dragon ou Lysebeth, si le secret de sa scandaleuse relation avec un homme de dix-huit ans son aîné alors qu'elle-même était encore mineure venait à être dévoiler.

De son perchoir, la brunette cherchait pourtant Matthew du regard dans le but de pouvoir le rejoindre au plus vite. Quand il était près d'elle, elle ne réfléchissait plus convenablement. L'ancienne sirène avait beau savoir qu'ils étaient voués à l'échec, elle n'arrivait pas à le concevoir. Il était tout simplement impossible que ce qu'elle ressentait pour lui – comme elle avait espéré que cela ne soit que du désir – puisse être une erreur. Des erreurs comme celle-là tout le monde en faisait et des livres, des films et même des chansons tournaient autour de celles-ci. Le brun lui-même lui racontait souvent les récits épiques de ses erreurs lorsqu'ils étaient seuls, ses histoires qui lui avaient toujours fait levé les yeux au ciel d'exaspération. Elle était pathétique.

Mais elle s'en moquait tant que Matthew voulait toujours d'elle.

Moïra se forçait pourtant à la modération et s'interdisait par-dessus tout de laisser l'animateur voir à quel point elle avait besoin de lui. Elle ne pouvait pas être l'héroïne d'un film à l'eau de rose, elle ne le méritait pas. L'ancienne sirène sentait le poids de ses mensonges alourdir ses épaules un peu plus chaque jour et savait qu'il viendrait un moment où elle devrait soit tout révéler soit se laisser briser par ses secrets. De son piédestal, l'ancienne sirène se demanda comment personne n'avait remarqué la pauvre petite fille terrifiée que l'on avait habillée comme une grande et qui jouait à l'adulte. Elle ne voyait toujours pas Matthew, et la déception qu'elle ressentit à ce constat acheva de lui miner le moral.

Soudain de vifs mouvements attirèrent l'attention de la lycéenne qui tourna le regard vers une Suzy légèrement trop enthousiaste pour être sobre. Plaquant un grand sourire sur ses lèvres, l'ancienne princesse d'Atlantica rejoignit sa meilleure amie d'une journée. Une pointe de remord piqua le cœur de Moïra lorsqu'elle constata qu'elle aurait peut-être dû y aller plus doucement avec la jolie brune qui visiblement avait encore moins l'habitude de boire qu'elle ne l'avait cru. L'adolescente rejoignit sa collègue demoiselle d'horreur qui commença à lui raconter qu'elle avait vu son docteur Truc. Les mots sortaient de sa bouche à une telle vitesse que l'adolescente se demanda vaguement si Suzy avait pris des cours d'élocution dans le passé car parler si rapidement et intelligiblement après quelques verres était un exploit que Moïra elle-même n'avait su faire.

La danseuse était en train de lui demander quoi faire, quelle attitude adopter face à ce mystérieux docteur dont la plus jeune ignorait le nom. Cette dernière était sur le point de lui répondre lorsque son interlocutrice commença à draguer plutôt lourdement le vide qui se trouvait entre elles. La jeune Fisher regarda ahurie son amie, et se demanda où elle avait bien pu entendre une phrase aussi ridicule. Suzy se tut et sembla attendre une réaction de la part de Moïra qui se contenta de lui lancer un regard appuyé. Et elles éclatèrent de rire. La lycéenne envisagea même l'espace d'une seconde laisser la plus âgée rejoindre le médecin pour rire un bon coup. Et puis après tout, sur un malentendu, ça pouvait marcher...

La danseuse lui expliqua alors pourquoi elle pensait n'avoir aucune chance avec son docteur Truc. A l'idée d'une robe rouge, Moïra repensa immédiatement à la robe qu'elle portait le soir de sa rencontre avec Matthew. Elle avait détesté la robe en la voyant, trop longue, trop classique. Cette robe qui avait pourtant tant plu à l'animateur. Désormais, la brunette gardait cette robe aussi précieusement que ses souvenirs de cette soirée. Oh non, elle était en train de devenir l'héroïne d'un film de Katherine Heigl ! Même pas un de Drew Barrymore, la honte. Au revoir Scarlett O'Hara toujours en contrôle, intelligente et déterminée, bonjour Katie potiche et ridicule. Au moins elle était d'accord avec Suzy : il n'y avait pas plus sexy que le rouge.

Et tout d'un coup tout changea. Si elle avait eu un verre à la main comme elle l'avait ardemment souhaité un peu plus tôt, Moïra aurait dramatiquement lâché celui-ci sous le coup de la surprise. Sa collègue demoiselle d'horreur venait de mentionner le nom de celui pour qui elle serait volontiers devenue la pire des Bridget Jones. Elle ne comprit pas tout de suite pourquoi la danseuse avait parlé de Matthew et s'imagina immédiatement le pire. Comment Suzy, ivre qui plus est, avait-elle pu comprendre le manège des deux amants ? Comment avait-elle tout découvert ? Et comment la faire taire avant qu'elle ne le raconte à tout le monde ? L'adolescente devait-elle demander pardon ? La supplier de ne rien dire ? D'ailleurs pourquoi n'avait-elle encore rien dit ? Parce qu'elle était ivre ? Et pourquoi n'avait-elle rien dit justement puisqu'elle était ivre ? La jeune Fisher aurait voulu se cogner la tête contre un mur à répétition. Elle et ses plans débiles. Stupide Moïra !

Ce fut au moment où elle était sur le point de perdre toute contenance qu'elle aperçut Matthew non loin d'elles. Soudain tout devint clair et elle relâcha le souffle qu'elle avait retenu sans le réaliser. D'accord, peut-être qu'elle devrait essayer de se détendre. Elle avait passé en revue ce qu'elle devait faire durant la journée une bonne centaine de fois depuis qu'elle avait compris le challenge que ce mariage serait pour elle. L'ancienne sirène se força à respirer – depuis quelques mois cela ne semblait plus être un automatisme chez elle – et sourit au beau brun peut-être un plus tendrement qu'elle ne l'aurait fait pour un inconnu. Elle écouta vaguement Suzy qui décidément ne savait plus ce qu'elle disait tandis qu'elle s'assurait que cette-dernière ne trébuche pas.

La danseuse fit alors les présentations entre eux en écorchant leur prénom au passage, ignorant le comique de la situation. Si elle savait comme ils n'avaient pas besoin d'être présentés l'un à l'autre... Mais l'envie de rire passa à Moïra lorsque la demoiselle d'horreur sembla considérer quoi dire pour la qualifier. Moïra était quoi ? La colocataire lycéenne de Louna ? L'adolescente alcoolique de sa génération ? La mineure perverse de la ville?


''...aussi demoiselle d'honneur, c'est pourquoi elle est...verte !''

Non, elle était verte parce qu'elle se tentait nauséeuse. Elle dut une nouvelle fois se souvenir de respirer. L'ancienne princesse d'Atlantica prit la décision de ne plus jamais se servir de Suzy comme alibi. A ce rythme, le dragon et son général n'allaient même pas avoir à la tuer parce qu'une crise cardiaque l'emporterait. A choisir, elle ne savait pas ce qu'elle préférait : que Suzy sache – et dise à tout le monde – leur petit secret ou qu'elle balance son âge à Matthew.

Moïra se calma tout en vérifiant que le beau brun n'ait pas remarqué sa détresse. A priori il n'avait rien vu, et elle en fut soulagée. La dernière chose qu'elle voulait c'était de l'inquiéter. Et d'avoir à lui mentir à nouveau. Suzy s'éloigna, l'adolescente soupçonnait que ce n'était pour papoter avec le serveur qu'elle venait de rejoindre mais elle lui en fut reconnaissante. L'ancienne sirène prit enfin le temps de regarder l'animateur. Il était tellement séduisant dans son costume, et une nouvelle fois elle repensa à leur rencontre. Elle se moquait bien de devenir la dernière des Katherine Heigl s'il continuait de la regarder comme il le faisait depuis ce soir-là. Comme il le faisait à ce moment précis. Elle avait encore du mal à croire que cet homme la fréquentait elle. Profitant de ce qu'ils étaient seuls sans personne pour les écouter, elle prit la parole.


''J'ai cru que le dragon t'avait une nouvelle fois mis dehors.''

Elle remarqua enfin le nœud de cravate de Matthew et elle lui adressa un sourire amusé avant de s'approcher jusqu'à pénétrer son espace personnel afin de refaire le nœud. L'allure négligée était de loin celle qui allait le mieux au jeune homme. Elle ne pouvait tout simplement pas lui résister lorsqu'il avait les cheveux décoiffés, une barbe d'un ou deux jours ou encore lorsqu'il déboutonnait plus de boutons que nécessaire à sa chemise. Mais ils étaient à un mariage, celui d'une Nerys, tout bonnement l'événement le plus formel qui soit. Il avait tout de même fière allure ainsi, Moïra se dit qu'il était toujours parfait de toute manière. La lycéenne recula d'un pas pour admirer son travail et déclara, fière:

''Voilà, vous voilà prêt à séduire une nouvelle demoiselle chez les Nerys, Mister Grey.''

Le vouvoiement était davantage par jeu que par soucis des apparences. Maintenant qu'il était là avec elle, Moïra se sentait plus courageuse et prête à affronter la journée, même si plus elle le regardait et plus elle se demandait combien de temps il lui faudrait être vue pendant la réception avant de pouvoir s'éclipser sans être recherchée par le dragon. Après tout, elle avait déjà décidé qu'elle n'était pas contre l'idée de faire une erreur ou deux tant que c'était en compagnie de Matthew.
© Méphi.
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Jeu 14 Nov - 23:49



Chrissie




Trop de rose ! J'aurais du étendre mon combat au reste de la déco...


Il existe des événements dans la vie où l'on peut franchement s'estimer chanceux. Le fait que Chrissie n'ait pas entendu la remarque qu'Azael venait d'adresser à la mère de la restauratrice du musée était, sans nul doute possible, le manifeste de l'incroyable chance du magicien... Ainsi, lorsque la demoiselle s'incrusta auprès du petit groupe et qu'elle prit de plein fouet la mauvaise humeur de sa génitrice, elle n'avait aucun moyen de savoir que c'était le résultat immédiat de l'attitude de son cavalier, et il valait mieux pour l'arnaqueur qu'elle ne le sache jamais ! Une fois la douche froide passée, la rouquine n'était même plus d'humeur à rabrouer la mégalomanie de Zazu en répondant à sa première question. Sourcils froncés, elle fixait simplement ses pieds nus en serrant les poings. Ils étaient tous dans un jardin, les chaussures étaient inutiles, en quoi cela gênait-il qu'elle n'en porte pas ? De plus, elle venait voir sa famille et le plus intime de ses "amis", à quo auraient bien pu servir les formules pompeuses de politesse ? Craignant de faire un scandale, la jeune femme dut redoubler d'efforts pour ne pas exploser de colère et s'excusa froidement auprès de ses parents avant de prendre Az par la main et le tirer à sa suite à l'autre bout du jardin. Ses pieds déchaussés évoluaient avec vitesse et agilité sur le gazon, et on aurait pu croire que l'éternelle rebelle exécutait une sorte de danse dans sa fuite...

▬ Non mais j'y crois pas ! Je ne suis plus une gamine, d'où est-ce qu'elle se permet de... Az, tu m'écoutes ?

Aveuglée par ses propres émotions, l'ancienne princesse n'avait pas encore remarqué le regard insistant de son cavalier. Son interjection envers le magicien suffit à le ramener à la réalité, bien que ce fut avec beaucoup de mal...

▬ Hein ? Oui je t'écoute ! Tu es juste... Sublime !

Le compliment si rare dans la bouche d'Azael Selis et le sourire charmeur qui l'accompagnait firent légèrement rougir Chrissie mais, par chance, le coupable ne s'en aperçut pas car son attention se reporta, à cet instant précis, sur le scandale qui avait leu près du buffet. Profitant de ce moment pour respirer profondément et faire disparaître les signes visibles de sa gêne, l'archère ne parvint pas à se départir d'un léger sourire qui hantait la commissure de ses lèvres. Il pouvait être le pire des enfoirés, c'était certain, mais son squatteur favori avait toujours ce geste ou cette parole, au moment le plus surprenant, qui rappelait à la rouquine pourquoi elle l'avait choisi, plus ou moins volontairement et, certes, de manière tout à fait secrète, parmi tous les autres.

▬ Y'a du monde, Chrissouille ! Pas trop stressée pour tout à l'heure ?

La jeune femme fit mine de réajuster le nœud de cravate de son cavalier pour se rapprocher un peu plus de lui et ne pouvait pas s'empêcher de repenser à la première fois qu'elle l'avait vu vêtu de la sorte : cette soirée au casino qui avait changé tant de choses dans sa vie... Soupirant légèrement, elle observait du coin de l’œil le visage angélique de son impitoyable démon. Lorsque ce dernier esquissa une grimace agacée, l'employée du musée fut piquée dans sa curiosité et relaissa tomber ses mains le long de son corps pour tenter d'apercevoir la chose, ou plutôt la personne, qui avait provoqué cette réaction chez Azael.

▬ Ah, il est là lui aussi ! La vieille a vraiment invité n'importe qui ! Bon, cherchons Sasha, il faut qu'elle sache que je suis garçon d'honneur !

Chrissie eut à peine le temps de poser les yeux sur Matthew que, déjà, le magicien la tirait dans al direction opposée, dans l'exacte reproduction de l'attitude que la jeune femme avait eue quelques minutes plus tôt ! Fronçant les sourcils, la rouquine se laissa guider quelques minutes avant de reprendre ses esprits et s'arrêter net en plein milieu du jardin, non loin de la table où les cadeaux de mariage étaient entreposés.

▬ Du calme, Zazu, stop ! Je sais que tu n'aimes pas Matthew mais quand même...

C'était vrai que Chrissie était plutôt proche du présentateur TV et qu'ils avaient eu une aventure par le passé, mais cela remontait à très longtemps, dans l'esprit de l'héritière McAllister, et c'était surtout une histoire qui ne s'était jamais ébruitée. Depuis ce moment d'égarement, les choses avaient toujours été claires entre Matthew et elle : ils ne seraient jamais rien d'autres que de bons amis, n'en déplaise à la mère de la rouquine qui voyait en Mr Grey le gendre idéal et qui faisait tout son possible pour réunir subtilement les deux jeunes gens... Pensant que la jalousie manifeste d'Azael était le pur fruit de son imagination, la restauratrice d'artefacts celtiques ne comprenait pas d'où pouvait provenir l'aversion que celui qui avait pris d'assaut son cœur à son insu manifestait à l'égard du respectable et inoffensif Matthew.

Croisant les bras sur sa poitrine, elle fixait son compagnon d'un air sévère : la mention de Sasha Storm, la très controversée avocate, croqueuse d'hommes et propriétaire du casino, n'avait pas eu un effet très positif sur l'humeur de la barbare rousse. Se mettant sur la pointe des pieds pour se donner un peu plus de contenance, elle pointa un doigt accusateur en direction d'Azael, signe que ça sentait le roussi pour le principal concerné s'il ne trouvait pas le moyen d'apaiser sa belle.

▬ Je suis sûre que mademoiselle Storm a d'autres choses à faire, monsieur joli-cœur !

Affichant une mine boudeuse, la demoiselle lança un regard assassin à Zazu pour accentuer ses derniers mots avant de reporter son attention sur l'assistance, changeant d'attitude aussi soudainement que sa colère lui était venue. De part et d'autres du parc privé des Nerys, elle reconnaissait des visages qui lu étaient plus ou moins sympathiques. Sans doute le magicien interpréta-t-il ce retour au calme comme un signe car il profita de la situation pour saisir de nouveau la main de la rouquine et le guider vers un point précis du jardin. Au fur et à mesure qu'ils atteignaient le but fixé par l'arnaqueur, Chrissie réalisa que la personne vers qui il la guidait n'était nul autre que le bijoutier de la ville, ce qui fit grimacer l'héritière.

Sebastian et elle n'étaient pas vraiment ce que l'on pouvait appeler des amis, loin de là ! Malheureusement, Hopkins et Selis semblaient copains comme cochons depuis déjà des années, et la rouquine n'avait pas réussi à faire en sorte que son squatteur cesse de fréquenter l'alcoolique notoire... La seule consolation pour Chrissie fut de voir la mine agacée de l'ancien pirate quand le couple vint perturber sa conversation avec Aliéna Pearl, la fleuriste. Affichant un petit sourire mesquin, la rouquine s'appliqua alors à encourager Azael à parler au bijoutier en le poussant dans sa direction, tandis qu'elle se plaçait près de la fleuriste et la salua poliment. Il lui arrivait de temps à autre de se rendre à la boutique dans laquelle la discrète Aliéna travaillait, mais on ne pouvait pas dire pour autant qu'elles se connaissaient vraiment plus que cela. Aussi, histoire de démarrer la conversation sur une note positive, l'archère combla le silence avec une observation humoristique à propos de la floraison excessive du jardin.

▬ Je suppose que vous avez fait votre chiffre d'affaire de l'année en une seule journée, avec une telle décoration !

Elle accompagna la remarque d'un petit éclat de rire avant de s'intéresser de plus près à la conversation, apparemment animée, des deux hommes qui se trouvaient auprès de la fleuriste et d'elle en cette réjouissante matinée de printemps.
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Ven 15 Nov - 1:29



Rebecca




En mission... Mais d'abord un petit four !

Elle pouvait rayer 'se faire de la pub' de sa liste de choses à faire dans la journée. Ce n'était pas grand chose, mais une ou deux clientes de plus c'était toujours bon à prendre, et puis elle comptait aussi un peu sur Emilia pour parler d'elle également. Après tout elle avait également fait sa robe. Des quatre personnes autour d'elle, Lynch fut le premier à réagir – et peut-être aussi le plus choqué – à l'annonce de la jeune femme. Ne lui avait-elle pourtant pas parlé de la façon dont elle arrondissait ses fins de mois ? Non, elle était presque certaine de l'avoir fait, elle se revoyait encore tourner sur elle même dans le bureau du psychiatre pour lui montrer sa dernière création. Elle ne pouvait pas l'avoir rêvé comme elle n'avait pas pu rêver du bleu qui avait marqué sa hanche pendant quelques jours après qu'elle se soit cognée contre son bureau à force de parader.

Bon, elle avait aussi longtemps cru dur comme fer que si elle sortait de chez elle, elle se ferait poursuivre par un squelette à qui elle avait volé des cookies.

Se reconcentrant sur la conversation en cours, Becky ne put s'empêcher d'afficher un sourire satisfait face au compliment de Lynch. Il n'avait jamais montré le moindre intérêt pour son travail de couturière, ce qui n'était plus étonnant maintenant qu'elle avait compris qu'il ignorait qu'elle cousait, aussi se trouva-t-elle flattée par ses paroles.


''Merci. Je me confesse : normalement le décolleté n'était pas supposé être si profond. J'avais la robe de Jessica Rabbit en tête, mais j'ai manqué de tissu, du coup j'ai dû choisir entre une jupe au dessus de la cheville ou un décolleté plus plongeant. Et il était hors de question de ruiner l'effet en portant une jupe plus courte. J'ai eu peur de ne pas passer la grille, mais ils ont mis un homme plutôt grand à l'entrée du coup je pense qu'il a approuvé mon choix.''

Rebecca réalisa qu'elle parlait peut-être un peu trop et se tut. Elle avait été à deux doigts de demander à Lynch de vérifier qu'on ne voyait rien de déplacé, lui qui était grand. Mais elle ne voulait pas que Mr Gold le prenne mal, elle savait que la taille était un sujet sensible chez les hommes. Et puis l'idée que le docteur regarde sa poitrine la rendait plutôt mal à l'aise à vrai dire pourtant cela lui arrivait – très – rarement. Lacey la remercia ensuite de sa proposition avant de se présenter officiellement. Becky aurait pu se frapper le front en réalisant qu'elle avait oublié ses bonnes manières. Rattrapant l'affront, la brunette répondit:

''Et moi Rebecca Doll. Enchantée Lacey.''

Carrie pour sa part remercia poliment Rebecca avant d'affirmer n'avoir rien d'une Pretty Woman. Foutaises. A moins qu'elle ait mal compris ? Mais Becky se voyait mal rajouter 'Hey, je voulais pas dire dans le sens prostituée hein !' à la cavalière du psychiatre. Pas sûr qu'il apprécie, le connaissant. Peut-être aussi qu'elle voulait aussi dire qu'elle n'était pas du genre à parader comme Julia Roberts à la recherche de la tenue idéale. Dommage, la serveuse adorait ça pour sa part. Elle n'avait pas le corps d'un top modèle mais elle s'en moquait et adorait porter de nouveaux vêtements, prendre une pose lascive tout en se lançant des compliments dans son miroir. Sa garde robe n'avait pourtant rien à voir avec celle de Ruby, bien au contraire, c'était peut-être pour ça que Jake se moquait d'elle quand elle le faisait avec lui dans les parages.

La conversation s'orienta ensuite sur la façon dont les couples s'étaient rencontrés et Rebecca dut s'avouer qu'elle aurait bien aimé qu'Owen soit toujours là pour ne pas passer pour la petite chose solitaire. Lacey déclara qu'elle connaissait Gold car il lui avait permis de trouver un travail à la bibliothèque de la ville. Il fallait absolument que la couturière aille faire un tour là-bas pour voir quels livres se trouvaient parmi les rayons. Maintenant qu'elle connaissait la personne qui y travaillait, elle se promit de le faire très prochainement.

Lynch pour sa part déclara que Carrie n'était nulle autre que sa secrétaire. Sa secrétaire hein ? Becky tenta de retenir le sourire moqueur qui menaçait d'étirer ses lèvres et lorsque son échec fut sur le point d'être évident elle prit une gorgée de champagne pour cacher celui-ci. C'était tellement cliché que c'en était hilarant. L'illustre et fier docteur qui invite innocemment sa secrétaire à l'accompagner à un événement quelconque sans se rendre compte qu'il a de grandes chances de finir par zigounipiloupiler avec elle après l'avoir raccompagnée. Sauf s'il continuait de la traiter comme une enfant pour se faire immédiatement rembarrer. Il s'étonna d'ailleurs qu'elles ne se soient pas rencontrées avant. Oui, effectivement c'était étrange, surtout étant donné le temps qu'elle passait à errer dans l'hôpital à la recherche de sa cousine ou de Wally. Carrie ajouta:


''C’est vrai, c’est étonnant ! N’hésitez pas à venir me voir si vous passez...''

Rebecca hocha la tête et répondit qu'elle le ferait à l'occasion. Une réponse évasive pour ne pas montrer à Lynch qu'elle avait l'intention de tout savoir de leur relation. Et si aucun des deux n'acceptait de répondre à ses questions, alors elle irait les poser à n'importe qui d'autre travaillant dans le même service qu'eux. Peut-être qu'Emilia pourrait laisser traîner une oreille de temps en temps pour elle. Non, mieux valait oublier cette hypothèse, sa cousine la tuerait pour avoir seulement imaginé espionner le psychiatre. Dommage que Ruby ne soit pas infirmière, enfin en dehors de la chambre de Zack ou de Thomas ou de n'importe quel autre type avec qui elle jouait au docteur.

La discussion se tourna vers les futurs mariés que visiblement personne n'avait encore vu. C'était vraiment étonnant, au point que Becky se demanda si l'un d'entre eux savait même à quoi ressemblait le couple. L'ancienne poupée de son rit à la remarque de Carrie. L'art de se faire attendre... Elle espérait qu'ils n'auraient pas à attendre trop longtemps non plus, elle était pressée de voir la robe de la mariée ! Si Esther Nerys avait eu son mot à dire – et il était évident que non seulement elle l'avait eu mais qu'en plus elle n'avait laissé personne d'autre avoir le sien – sa petite-fille allait se marier dans la robe la plus somptueuse et honteusement chère de l'histoire. Le genre de robe à faire passer la robe couleur Soleil de Peau d'Âne pour une vieille serpillière.

L'entrée de la mariée faisait parler également. Comment arriverait-elle ? Quelques soir auparavant, alors que la serveuse était allée chercher Walgrim au Rabbit Hole où il avait passé la soirée à boire, se battre, et boire à nouveau avec Azael, ce-dernier avait tenté de leur faire croire que Louna Nerys sortirait d'une fausse pièce montée, comme les strip teaseuses. C'était ridicule bien sûr, il n'y avait pas la moindre pièce montée dans les parages, vraie ou fausse. Elle avait vérifié. Et puis Esther était de la vieille – très vieille – école. La brunette s'était même demandé à un moment s'il y avait eu une dot, mais elle avait décidé que jamais la matriarche n'aurait donné d'argent au fiancé de sa petite-fille étant donné qu'elle n'avait même pas daigné écrire une seule fois son nom complet sur les invitations. Mais peut-être que lui avait apporté un cadeau à sa future femme ?

Enfin, à part son pénis.

Le temps qu'elle reprenne le fil de la conversation, celle-ci s'était tournée vers les fleurs qui ornaient le jardin. Lynch semblait croire qu'elles avaient été commandées à l'extérieur de la ville.


''Vous croyez ? Il y a plusieurs fleuristes à Storybrooke, ils auraient pu tous être mis à contribution non ? En tout cas j'espère qu'ils ont surtout prévu plus de nourriture que celle qui est déjà servie sur le buffet, sinon ils seront vite à court !''
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Ven 15 Nov - 11:12



Archie




Quand le bonheur est partagé, il grandit.

Je me réveillais en sursaut, couvert de sueur, le cœur battant à toute vitesse, essayant de fuir les images qui passaient à toute vitesse dans ma tête. J'allumais la lumière et caressais machinalement Pongo, réveillé par mon hurlement. J'essayais de reprendre une respiration normale et d'oublier le cauchemar qui me harcelait depuis une semaine déjà : Michael Moody, un de mes anciens patients me sautant dessus et essayant de me tuer. Et aujourd'hui avait beau être un jour de fête, ce terrible rêve ne me laissait pas de répit. Je décidais de me lever et allait en direction de la douche. Je me détendis dans l'eau chaude me faisant presque oublier de sortir de la douche. Je donnais à manger à mon compagnon avant de moi-même prendre un petit-déjeuner. Je mangeais machinalement toujours dans mes pensées. C'était quasiment certain que j'allais revoir le docteur Lynch aujourd'hui or depuis que je lui avais sauvé la vie, nous ne nous étions pas recroisés. Sachant en plus que je connaissais son secret que je lui avais dit d’avouer à Mlle Swan au plus vite. Mais il n’en avait pas tenu compte, je me dis donc que 1 ou 2 jours après le mariage j’irais voir le sheriff afin de lui avouer la vérité. Le problème c’est que j’avais perdu mon témoin, Michael, interné de nouveau chez M. Lynch.

Enfin ce jour-là était un jour de fête et je devais penser à autre chose. Je pris dans mon armoire, le costume que j’avais acheté quelques jours plus tôt.  Cela fait je regardais mon allure dans le miroir : c’était pas mal. Un costume noir, me changeant de mes vestes à motifs quadrillés, par-dessus une chemise violet foncé, presque Bordeaux. Un aboiement ravi vint effacer mes doutes. Pour la journée, je laissais aussi tomber la cravate afin de faire plus décontracté. Je pris le carton d’invitation, mes clés et parti en direction de l’heureux évènement. Accompagné de Pongo, je fis un détour par le Granny’s Dinner. Je savais que Ruby n’allait pas au mariage et je lui avais demandée de garder mon compagnon, puisque les animaux n’étaient pas très bien vus dans les mariages. Remerciant encore l’amicale serveuse, je partis. J’avais un peu discuté avec elle et je me retrouvais avec un peu de retard. Cependant la cérémonie n’avait pas encore commencé et tout le monde était encore dans le jardin, montrant mon invitation, j’entrais.

Ebloui devant les magnifiques jeunes femmes et impressionné par les classieux cavaliers, je découvrais aussi les décorations et on pouvait dire sans aucune hésitation que l’organisatrice aimait les fleurs. Il y en avait de toutes les couleurs et je trouvais qu’elles rehaussaient très bien le charme naturel de la demeure Nerys. Observant, un peu tout ce beau monde, je reconnus au loin le docteur Lynch avec Mr Gold, deux personnes que je n’appréciais pas vraiment, en grande partie pour leurs manigances et leurs secrets derrière leur apparence calme et sérieuse. Ils étaient accompagnés de deux personnes qui m’étaient inconnus et de Rebecca, serveuse du Granny’s que je trouvais très sympathique et avec qui je parlais parfois. Encore une fois, je n’étais pas là pour ça mais pour profiter de ce mariage, ayant cependant une pensée émue à Michael qui devait être drogué dans une cellule capitonnée. Tout en cherchant une connaissance dans la foule, je me dirigeais vers le buffet, où se trouvait Maddhen, une de mes patientes et d’autres personnes à l’air très agréable.

Je me dirigeais vers deux inconnues, une brune et une blonde. Il me semblait que la brune était policière mais je n’en étais pas certain. Sur le chemin, je croisais M. Hopkins, le bijoutier de la ville accompagné d’une charmante jeune femme qui travaillait, j’en étais presque sûr, comme fleuriste. Arrivant vers les deux jeunes femmes, je les saluais.

« Bonjour mesdemoiselles. Je suis Archie Hopper, le psychologue de la ville et je suis ravi de faire votre connaissance. »

Après qu’elles se soient présentées à leur tour, je les gratifiais d’un sourire amical avant de reprendre :

« Laissez-moi vous dire mesdemoiselles, que vous êtes ravissantes dans vos robes de demoiselles d’honneur. Vous êtes les meilleures amies de la future mariée, comment va-t-elle ? Elle n’a pas trop le trac ? »

Je savais qu’étant arrivé en retard, la cérémonie n’allait pas tarder à commencer et je me réjouissais d’avance d’assister à ce merveilleux moment.
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Allan Gold
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Ven 15 Nov - 19:47



Mr Gold




Il est délicieux de s'attendrir sur la beauté et la fragilité d'une rose

Comme ma cavalière j’avais complètement oublié de faire les présentations, heureusement elle le fit pour moi. Comme je connaissais tout le monde ou au moins tout le monde me connaissait je ne voyais aps l’utilité de le faire mais avec ma cavalière c’était différent si j’avais bien suivi, elle n’était apparue dans la ville qu’il n’y a pas longtemps et peu de monde savait qui elle était, même moi je l’ignorais.

« C’est très gentil de votre part. Au fait, je m’appelle Lacey French. »

« Et moi Rebecca Doll. Enchantée Lacey. »


Après avoir distribué la boisson, Lacey porta un toast aux mariés ce qui fut répéter par notre petit groupe sauf par le psychiatre qui n’avait pas voulu un verre peut-être que cela viendrait mais pour l’instant il voulait surement avoir l’esprit clair.


« En cherchant du travail. C’est M. Gold qui a fait le nécessaire pour que je puisse ouvrir la bibliothèque. »

Je n’avais pas fait attention et une question de Mademoiselle Doll m’avait échappé, mais ma charmante cavalière lui répondit d’une manière on ne peut plus simple qui convenait très bien à la situation. Puis ce fut au tour de l’autre couple de la soirée de raconter leur rencontre. Bien sur le lien était évident et je sentais que le Docteur Lynch aurait préféré mentir en réponse à cette question mais ce n’était pas évident dans une si petite ville de garder un mensonge intact sauf en assurant ses arrières comme je le faisais même s’il y avait quelques fuites.


« Mademoiselle Jones est ma secrétaire. D'ailleurs çà m'étonne que vous ne vous êtes jamais croisé avant à l'hôpital. »

« C’est exact, comme quoi les rencontres peuvent se faire partout. C’est vrai, c’est étonnant ! N’hésitez pas à venir me voir si vous passez... »

Puis vient le moment de savoir où se trouvait les mariés après mon hypothèse confirmée par un hochement de tête par Lacey et Daniel, Carrie fit un trait d’humour.

« Il paraît que c’est à la mode de faire attendre ses invités... »

Puis suite à cela, la brune qui se tenait à mes côtés relança la conversation sur un nouveau sujet en jetant un coup d’œil à la décoration chargée qui convenait très bien à l’esprit de la journée.

« L’un d’entre vous sait où ils ont été acheté toutes ces fleurs ? »


La question était bien pensée et le temps d’y réfléchir, Lynch me précéda et fournit une réponse à la belle demoiselle.


« Elles doivent provenir d'une autre ville, non ? Je doute que Storybrooke possède autant de fleurs et j'imagine que les Nerys ont les moyens de payer ce genre de livraison. »

Une nouvelle hypothèse me venait mais je décidais de laisser le psychiatre être un peu le centre d’attention de ces dames. Sa cavalière lui glissa un mot à l’oreille, c’est ça qui me fit remarquer qu’il faisait des efforts pour se montrer plus social. Et je me demandais qu’elle était la raison de sa présence ici. Ce n’était que maintenant que j’y pensais car mon esprit était occupé par autre chose avant. Mais là, je ne l’aurais pas pensé venir à ce genre d’événement et encore moins accompagné. Je me rendais compte maintenant de l’étrangeté de la situation mais j’avais encore le temps de découvrir ce que venait faire le docteur en dehors de son hôpital.

« Vous croyez ? Il y a plusieurs fleuristes à Storybrooke, ils auraient pu tous être mis à contribution non ? En tout cas j'espère qu'ils ont surtout prévu plus de nourriture que celle qui est déjà servie sur le buffet, sinon ils seront vite à court ! »


L’hypothèse avancée par la poupée était des plus probable mais celle de Lynch n’était pas a exclure peut-être que la famille Nerys avait opté pour un mélange des deux. La nouvelle question que souleva Rebecca était plus banale et je répondis seulement par un léger sourire. S’ils n’avaient prévus que ça, il y aurait de quoi redire à l’organisatrice du mariage car inviter autant de personnes mais ne laisser qu’un léger buffet ce n’était pas des plus professionnels. Je partageais donc mon avis sur la question.

« Je ne doute pas qu’ils aient prévus autre chose. Car si tout l’argent investit l’est dans les fleurs, les invités risquent de ne pas rester longtemps après la cérémonie. »

Cette pointe d’humour que je prenais en public important devait paraitre incongrue au moins au docteur car elle était très rare dans nos rendez-vous, d’autant plus ces temps-ci où la situation était tendue. Mais peu importait, ce jour méritait d’être fêté et je voulais être un cavalier des plus idéals pour ma ravissante compagne qui m’avait l’honneur de m’y accompagner.

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Lacey French
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Ven 15 Nov - 20:57



Lacey




Le sacrement de mariage est un désinfectant

La situation aurait pu être pire. Certes, la journée était très loin d’être finie, mais mes ‘retrouvailles’ avec le Docteur Lynch auraient pu se dérouler d’une façon totalement différente. Fort heureusement, lui, comme moi, ne semblait pas vraiment motivé à parler de mon passé pas si lointain que ça. Je savais très bien que si Sun ne m’avait pas sorti de là, je serais encore enfermée dans ma cellule sans pouvoir voir la lumière du jour autre que celle qui passait par ma minuscule fenêtre que je ne pouvais pas atteindre. D’ailleurs, en parlant de ma sauveuse, je ne l’avais pas encore vu. Allait-elle venir ? Je n’en avais aucune idée. Nous n’avions jamais parlé de ce mariage. Peut-être aurions-nous dû car si elle venait, je ne voulais pas la louper. Ce serait extrêmement mal poli de ma part après tout ce qu’elle avait fait pour moi. Peut-être faudrait-il que je surveille ça. Et puis, il y avait James aussi. Il faudrait que j’aille le saluer à un moment ou un autre. Cette fois-ci, il y avait peu de risque qu’il ne doive me ramasser avant que je ne vienne heurter le seul étant donné que j’étais totalement sobre, pour le moment.

Pour le moment, je me contentais de faire connaissance avec Rebecca Doll, qui se proposait de faire nos robes la prochaine fois que nous en aurions besoin. J’ignorais si j’assisterai à une autre cérémonie de ce genre, mais c’était tout de même bon à savoir. En plus de ça, Carrie avait accepté qu’on s’organise une nouvelle soirée prochainement. Quoi de mieux que de savoir ça ? Surtout qu’il faudrait que je sache qu’est-ce qui avait poussé Carrie à se rendre à ce mariage avec le Docteur Lynch et comment ils se connaissaient. Jamais je n’aurais cru que mon amie pourrait trainer avec quelqu’un comme lui. Il fallait vraiment être dérangé du cerveau ! Il y avait forcément une explication. Je connaissais assez mon amie pour savoir qu’il y avait anguille sous roche. Mais où exactement ? Là était la question. Pour l’instant, la discussion était centrée sur les robes. Le Docteur Lynch semblait époustouflé d’apprendre que Rebecca confectionnait elle-même. Etait-ce un réel intérêt ou juste une façon de montrer à tous son hypocrisie ?

Carrie, quant à elle semblait moins emballée par la proposition de la couturière. Là, je reconnaissais mon amie. C’était déjà un exploit qu’elle porte la robe qu’elle avait actuellement, alors lui proposer un défilé de mode… Si elle avait accepté, j’aurais crains qu’elle ne soit tombée sur la tête ou que ce Docteur Lynch lui ait administré un traitement dont il avait le secret et qu’il maîtrisait tellement bien. Enfin pour l’instant, j’allais garder toutes mes suppositions pour moi avant de faire des conclusions hâtives. Enfin, M. Gold proposa à boire et j’eus le droit d’assister à un magnifique petit affrontement verbal entre Carrie et son cavalier qui ne semblèrent pas vraiment d’accord sur ma proposition. Si je n’avais pas eu un minimum de bonne manière, je me serais mise à applaudir, mais au lieu de quoi, je me contentais d’un sourire victorieux particulièrement adressé au Docteur Lynch. La situation lui échappait totalement et c’était un véritable régale de voir ça. Bref, si ça continuait comme ça, j’allais vraiment finir par apprécier la journée et rester en leur compagnie non stop !

Néanmoins, je ne pouvais nier apprécier fortement ma première gorgée de champagne qui contribua à me détendre légèrement. Certes, c’était moins fort que l’alcool que j’avais l’habitude de boire, mais ce n’était pas grave. Ca contribuait à calmer mes nerfs et à me détendre. Le Docteur Lynch était le seul qui semblait vouloir se distinguer à ce point en n’ayant absolument aucun verre dans les mains. Le faisait-il exprès ? Je n’en avais aucune idée. Je n’avais jamais réussi à comprendre comment il fonctionnait et honnêtement, je n’avais pas envie de savoir. A tous les coups, se serait un truc trop tordu qui filerait des cauchemars pour les cinquante prochaines années à venir. Après un toast à l’honneur des mariés dont nous n’avions toujours pas vu le bout du nez, Rebecca sembla s’intéresser de la façon dont nous nous étions rencontrés. Cette question me fit stresser car j’ignorais de quelle façon l’interpréter. Du coup, j’optais pour la plus simple qui soit en ne parlant que de M. Gold. Ma réponse fut extrêmement simple car il n’y avait pas grand-chose à dire sur la façon dont je l’avais connu.

Alors que je buvais une autre gorgée de ma coupe de champagne, je manquais de m’étouffer quand le Docteur Lynch annonça que Carrie n’était nulle autre que sa secrétaire. De mieux en mieux ! Si elle était sa secrétaire, cela voulait dire qu’elle avait forcément une certaine connaissance des patients qu’il traitait, non ? Avait-elle déjà vu mon nom ? J’espérais bien que non parce que cela voudrait dire qu’elle savait pertinemment d’où je venais et par conséquent, mon secret serait encore plus en danger qu’il ne l’était déjà… Non ! Carrie ne pouvait pas savoir, elle me l’aurait dit sinon. Du coup, j’essayais de rester calme et tentais d’oublier légèrement cette idée que je m’étais mise en tête. Ca ne servait à rien que je me mette martèle en tête. J’étais bien contente que Rebecca lance un nouveau sujet de conversation qui se tournait vers les stars du jour. Honnêtement, je n’avais aucune idée de ce qu’il advenait de ces deux là. En tout cas, ce qui était sur, c’était qu’il n’y avait absolument aucune mariée à l’horizon. Peut-être était-elle encore entrain de se préparer.

Chacun avait une vision assez juste des choses car ça tenait debout. De la famille Nerys, je ne connaissais absolument rien, mis à part leur réputation. Du coup, je ne pouvais que me ranger dans les hypothèses émises par les personnes qui m’entouraient. Parce que j’étais de nature à toujours vouloir en savoir plus, je m’étais remise à observer un peu la décoration. Il y avait énormément de fleurs et ces dernières me faisaient toutes penser à mon père. Il était fleuriste à Storybrooke et je craignais qu’il ne soit présent à cette fête si jamais les Nerys avaient fait appel à lui pour toutes ces fleurs. Mon angoisse était telle que je n’avais pas pu m’empêcher de poser la question et contre toute attente, ce fut le Docteur Lynch qui me répondit. Je portais mon attention sur lui. C’était sans aucun doute la première fois depuis que nous étions arrivés que je le regardais réellement. J’ignorais comment prendre cette remarque de sa part. Tentait-il réellement de me rassurer ou bien c’était simplement une façon pour lui de prendre la parole ?

Bref, à ces paroles-là, mon amie lui chuchota quelque chose que lui seul put entendre puisque Rebecca fit part de son point de vue. Si les paroles du Docteur Lynch avaient eu pour but de me rassurer, et bien cela tomba à l’eau parce que l’idée que mon père ait pu participer à la décoration en jouant les fournisseurs de fleur, je frissonnais. Pour le coup, je ne trouvais absolument rien à redire à ceci. Je n’avais plus qu’à croiser les doigts pour que ce que venait de dire mon ancien médecin soit vrai. Faire appel à un fleuriste totalement extérieur. Le sujet suivant fut la quantité de nourriture. Je regardais le buffet pour constater que la nourriture commençait à se faire de plus en plus rare sur ce dernier. A ce rythme-là, il n’allait plus rien avoir avant que la cérémonie ne commence.

- Je ne pense pas, répondis-je. Ca m’étonnerait que la quantité de nourriture ne soit pas proportionnelle à la quantité de fleurs. Et puis, si j’ai bien tout compris, ça va durer la journée, donc il n’y a pas de raison qu’on manque de nourriture à l’heure du repas.
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Beauty and the Beast

Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. by Anaëlle
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Ven 15 Nov - 23:13



Esther




Intervention pnj !

- Votre attention à tous, chers invités ! La cérémonie ne vas pas tarder à commencer, je vous invite donc à tous me suivre pour venir vous installer près de l'autel.

Sur ces mots, le dragon esquisse un geste en direction des employés qui ouvrent l'accès vers une autre partie du jardin. Tous les invités se pressent en direction du nouveau lieu et découvrent un décor enchanteur mêlant nature, fleurs et dentelle. Une longue allée recouverte d'un tapis blanc sépare deux blocs de chaises n'attendant plus qu'à être occupées. Chaque bloc est composé d'une vingtaine de rangées de chaises. De part et d'autre de ce nouveau décor, plusieurs serveurs attendent patiemment que les invités s'assoient pour déambuler entre les rangées avec des plateaux garnis de flûtes de champagne et de petits fours, pour palier à l'absence de buffet.
Désormais, plus de retour en arrière pour les invités, chacun prend place pour attendre avec impatience l'arrivée de la mariée. Se plaçant à la vue de tous, Esther Nerys reprend la parole.

- Écoutez très attentivement car je ne me répèterai pas deux fois : certains sièges, dans les trois premiers rangs, sont réservés à la famille des mariés, aux demoiselles d'honneur, aux témoins, ainsi qu'aux figures les plus importantes de la ville.

Pour illustrer ses paroles, la matriarche désigne les sièges les plus près de l'autel sur lesquels on peut voir les noms de diverses personnes. Sur le bloc de gauche, les chaises sont destinées à Alec Nerys, Esther Nerys, Amaury Nerys, Sasha J. Storm, les sept demoiselles d'honneur (sept sièges qui resteront vides pour le moment, car les demoiselles sont tenues de rester à l'entrée de l'espace de cérémonie pour attendre l'arrivée de la mariée et la précéder le long de l'allée) et leurs cavaliers lorsqu'elles en ont. Sur le bloc de droite, les chaises sont destinées à la famille McAllister, Mr Gold et sa cavalière, les témoins, Lysebeth Rosewater, la famille Tide dont Maddhen et son cavalier.

- Les autres... Vous êtes libres d'occuper les autres sièges.

Les fauteuils qu'elle désigne alors sont un peu plus en retrait, forçant ainsi quelques groupes précédemment formés à se séparer pour prendre place. Aucun écart de conduite en ce qui concerne le placement des invités n'est toléré, sous peine de se faire virer par la sécurité ! Le marié se poste devant l'autel, accompagné de ses témoins et du prêtre qui officialisera l'union.

- N'oubliez pas, lorsque la mariée arrive, il est d'usage de se lever !

Sur ce, elle donne le signal aux invités pour prendre place et, au lieu de s'asseoir à son tour, rôde tel un vautour obsédé par l'ordre pour s'assurer que personne n'enfreint ses règles.
© Méphi.
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Sam 16 Nov - 14:30



Robin




Why the hell did I come here ?


Robin était tellement pressé de fuir Esther Nerys qu'il n'avait même pas remarqué Isabella sur son chemin. Ainsi, ce fut involontairement qu'il lui passât devant alors que la secrétaire du maire s'attendait à le voir s'arrêter à ses côtés. Il ne vit rien de la pause lascive de la jeune femme et n'entendit même pas sa voix roucoulante l'interpeller... Non, à la place, il avait filé vers le buffet et s'était posté non loin de la discrète fleuriste de la ville. Le propriétaire de la casse n'avait pas engagé la conversation avec cette dernière, et il n'avait même pas encore décidé de le faire ou non qu'un murmure exprimé par sa voisine attira son attention.

▬ Oh non...

Haussant les sourcils, Robin eut à peine le temps de se faire la réflexion selon laquelle ce soupir exaspéré ne présageait rien de bon que, déjà, une tornade couleur épinard s'engouffra entre Aliéna et lui. Telle une furie fort peu gracieuse, Isabella ne jeta aucun regard en direction du mécanicien mais se mit à hurler sur la colocataire de Masha.

▬ Non mais j'hallucine ! Qu'est-ce que tu fais là toi, la jardinière ?! Déjà que tu viens et que tu me forces à voir ta tête de mauvaise herbe, tu piques mes proies !

Levant les yeux au ciel, Robin esquissa un léger pas en arrière, histoire de s'éloigner du scandale qui était en train d'éclater. Il ne réalisa même pas que c'était lui la "proie" évoquée par Isabella mais, s'il avait fait le rapprochement, il n'aurait pas pu trouver la secrétaire plus ridicule. Certes, ils avaient eu une aventure et, d'accord, elle était sexy... Mais c'était loin d'être suffisant pour pouvoir considérer le propriétaire de la casse comme acquis ou comme "chasse gardée" ! On aurait pu croire que l'employée de la mairie aurait eu assez de jugeote pour s'en rendre compte par elle-même mais, à l'évidence, ç'aurait été surestimer Isabella Heelsman ! La furie bouscula légèrement la fleuriste et s'accorda à peine le temps de reprendre son souffle qu'elle enchaîna sur une nouvelle tirade :

▬ Poursuivre Monsieur Sebastian ne te suffit pas ? Je suis sûre que si il est resté en Afrique plus longtemps, c'est par ta faute ! Le pauvre, tu comprends même pas qu'il te déteste! Alors, bien que je sois touchée que tu essaies d'être jolie en m'imitant, arrête de t'attaquer aux hommes que je convoite ! Personne ne voudrait d'une sale plouc comme toi ! VIEILLE PLANTE !

Oh, alors c'était de cela qu'il s'agissait ? Sebastian ! Un petit sourire moqueur vint s'accrocher aux lèvres de Robin : son ami avait toujours eu le chic pour s'enliser dans des situations compliquées, et l'on pouvait difficilement faire pire qu'avoir une Heelsman accrochée à ses basques... Bien qu'il s'était volontairement mis en retrait face à cette scène, le propriétaire de la casse n'en perdait pas une miette, se demandant comment le crêpage de chignon finirait. Ainsi, lorsqu'Isabella tenta de reprendre contenance en exposant son généreux décolleté, le sourire du mécanicien s'élargit. Malheureusement pour la secrétaire, cette posture donna visiblement une idée à la fleuriste car cette dernière profita de cet instant pour verser le contenu de sa flûte de champagne sur la poitrine et la robe de celle qui portait le nom de Tremaine dans une autre vie !

▬ Oh ! Pardon, j'ai trébuché ! Je suis vraiment très maladroite ! Sur ce, je vous souhaite une bonne journée, mademoiselle Heelsman.

Plutôt farouche, la discrète Aliéna ! Pour éviter de rire au nez de la secrétaire et échapper ainsi à son courroux, Robin détourna le regard. Ses yeux se posèrent alors sur Sebastian, l'objet de la dispute, et le bijoutier affichait un grand sourire. Nul doute que la scène lui avait fait plaisir, en particulier la répartie silencieuse mais ingénieuse de la fleuriste... De loin, l'ancien pirate intima à l'ex-bûcheron de ne pas révéler sa présence aux yeux d'Isabella pour se lancer à la poursuite de la jeune Pearl, cette dernière s'étant dignement écartée de la furie après l'avoir mouchée une bonne fois pour toutes. Au moment où le propriétaire de la casse reporta son attention sur Isa, il remarqua qu'elle n'était déjà plus seule : Lysebeth Rosewater, l'organisatrice attitrée de la noce, tentait de limiter les dégâts de cet affrontement.

▬ Ça va aller ma chérie, ce n’est qu’une toute petite tâche, ça va vite sécher !

Se saisissant d'une coupe de champagne, le mécanicien estima qu'il était temps pour lui de s'éloigner de la scène du crime. Après tout, il n'avait aucunement l'intension de tenir compagnie à l'hystérique secrétaire, surtout pas quand elle était dans cet état, et il estimait qu'il avait suffisamment donné de sa personne en matière de sociabilisation après s'être trouvé aussi près de l'objet de toutes les attentions ! Ainsi se remit-il à déambuler distraitement entre les invités, remarquant quelques groupes de discussion, captant par-ci par-là quelques phrases qui n'avaient aucun sens hors contexte, s'ennuyant, tout simplement. De loin, il vit que Bran avait fort à faire avec le secrétaire du Daily Mirror, tandis que Violet, qui n'était autre que le troisième membre de leur trio de choc, resplendissait dans sa robe, bien qu'elle ne se soit pas départie de son éternel minois grognon. Apparemment, son cavalier y était pour beaucoup dans l'insatisfaction que les sourcils froncés de la jolie blonde exprimaient.

Robin n'eut pas l'occasion d'aller lui parler, cependant, qu'Esther Nerys réclama l'attention de tous. D'une voix forte et inflexible, elle exhorta la foule à la suivre, les menant vers la partie du jardin qui était restée fermée au public jusqu'à lors et qui se destinait à devenir le théâtre de la cérémonie. Bon, le propriétaire de la casse ne pouvait pas dire qu'il était vraiment surpris ou bluffé par ce changement de décor, étant donné qu'il avait passé une bonne partie de sa matinée à ordonner les chaises à l'aide des employés Nerys ! Une fois que tous les invités eurent intégré ce nouvel espace, le dragon expliqua la place que chacun devait occuper. Certes, formuler de la sorte son avis sur les seules personnes qu'elle jugeait dignes d'attention n'avait rien de poli et devait en blesser plus d'un dans leur amour propre, mais il était fortement déconseillé de contredire la matriarche Nerys si l'on tenait à la vie. Ainsi, ce fut d'un pas nonchalant que Robin gagna les premiers rangs, sur le bloc de gauche, s'asseyant à la place qui lui revenait en tant que cavalier de demoiselle d'honneur. Quelques minutes plus tard, alors que le jeune homme fixait d'un œil morne l'autel, Bran le rejoignit.

▬ Toujours vivant ? Vivement qu'on en finisse...

Un léger sourire complice étira ses lèvres tandis qu'il exprimait sa lassitude. Pour lui comme pour le propriétaire du zoo, les grands événements mondains s'apparentaient plus à des épreuves qu'à d'agréables rassemblements. Sur le rang qu'ils occupaient, on ne trouvait que des hommes. C'était logique, en réalité, sachant que les sept chaises vides qui les entouraient étaient réservées aux demoiselles d'honneur et que ces dernières étaient obligées d'attendre l'arrivée de Louna pour remonter l'allée. Ainsi, seuls leurs cavaliers avaient pris place dans cette rangée, mais le fait de ne pas être immédiatement encerclé de convives était plutôt apaisant pour l'ancien Barbe-Bleue. Au moins n'était-il pas noyé dans la foule et avait-il la chance d'être assis avec son meilleur ami !
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Sam 16 Nov - 18:05



Târa




Elle court, elle court la demoiselle gaffeuse

Mon cœur commençait à avoir des battements réguliers, mon souffle retrouvait un rythme raisonnable. Si j'aurais su que courir avec des chaussures aussi haute était aussi compliqué, je serais venue en conversse. La robe était tellement longue que personne n'aurait vu le résultat ! Comment les super espionnes faisaient pour se battre avec des escarpins ? C'est dans des situations comme celle-là qu'on se rend compte que le cinéma est une vraie arnaque. Pendant un combat, ils ne sont pas en sueurs, les maquillages des filles sont impeccables, même leurs épées sont autos nettoyantes ! Quand les héros se prennent une raclée, ils se soignent tout seul et tout va bien. Alors que dans la vraie vie, on a un séjour à l'hôpital, plus un interrogatoire interminable. Masha devait bien connaître cette procédure, en parlant d'elle, sans que je comprenne pourquoi, elle se mit à vociférer des : dis moi que je rêves ; une femme ; non non non, ça doit être sa sœur, mais il n'a pas de sœur ! Oh mon dieu ... On aurait dit une furie qui avait découvert que Johnny Depp et Vanessa Paradis avait divorcé. Je la dévisageais d'un air choqué, tout d'abord elle m'avait fait sursauter, ce qui avait fait repartir mon cœur et elle était très loin d'être discrète. Certaines personnes s'étaient retourné et heureusement, Lynch était bien occupé avec sa cavalière pour entendre ces hurlements. J'espérais de toutes mes forces qu'elle soit une bonne flic, sinon, cette enquête serait fichue par terre avant même de commencer. Dans une telle situation, je préférais la laisser se calmer toute seule, il manquerait plus qu'elle ait alerté la vieille Nerys ! Toutefois, j'avais oublié que je lui tenais la main, bravo, elles allaient être vue comme les amies gays de Louna. Masha la lâcha délicatement et reprit ses esprits, du moins, elle arrêtait de hurler :

- Non mais t'imagines ?! Le psychopathe et le mannequin .. je me demande vraiment où il l'a trouvée celle-là. Tu crois qu'il va dans des boites de strip-tease ?

Le champagne qui avait coulé à flot dans la chambre de Louna avait dû faire un effet amplificateur sur cette jeune femme. C'est à ce moment qu'il faut remercier la jeune Fisher ? D'accord, j'en avais aussi profité, mais pas à un tel point de finir comme Suzy. D'ailleurs, où était-elle encore ? En la cherchant dans cette petite foule, je ne la repérais pas, mais j'ai eu la joyeuse idée d'observer la cavalière de Lynch. Qui pourrait arriver à la cheville de la strip-teaseuse du carré VIP ? Il est vrai que j'étais heureuse qu'ils ne soient pas ensemble, mais quand même ! Cette femme n'était nulle autre que cette peste de Jones. Toujours là où il ne fallait pas et surtout, où je ne l'attendais pas ! Etole en main, téléphone en main, je croisais mes bras pour montrer mon mécontentement et en me tournant vers Masha qui rirait aux éclats, je pris enfin la parole :

- Ca m'étonnerais, Lynch préfère être discret et tout le monde le remarquerait dans ce genre d'endroit. En plus, ce n'est pas mannequin et encore moins une strip-teaseuse, celle-là c'est Carrie Jones, une peste de première catégorie, encore plus sournoise que lui. En les voyants ensemble, je me dis qu'ils sont faits l'un pour l'autre. Jones va lui rendre la vie impossible.

Ce fut à mon tour de ricaner, jamais je me serais imaginés c'est deux là ensemble. Mon employeur de quelques jours et une fouine trop téméraire. Après tout, tout le monde doit trouver chaussures à leurs pieds un jour ou l'autre. Des cris de femmes me fit encore sursauter, pourquoi tout le monde devait hurler aujourd'hui ? En me retournant pour voir la coupable, je reconnus la belle Suzy. Cette robe la rendait encore plus magnifique, mais ce n'était pas une raison de terrifier tous les invités. Puis d'un coup, une autre furie de mit à crier : coucou les amis ! C'était nul autre que cette taré de Tide, la seule fille de sa famille qui était très proche de la famille Nerys, d'après ce que j'avais compris. Pourquoi devait-elle être sur le dos du jeune vétérinaire de la ville ? C'est bien ce que je disais, une taré cette fille. Un serveur apportait des amuses bouches et je fus plus que ravis d'en engloutir un, avec toutes ses courses effrénés, je n'avais pas encore eu l'occasion de manger. En voyant la préparatrice du mariage se baladant un peu partout, je me demandais comment allait se passer la cérémonie. Après tout, même si cela ne se voyait pas, je m'inquiétais pour Bouclette, mon petit William allait se marier. Je le cherchais aussi du regard, mais je ne parvins pas à le retrouver. Pour me distraire et peut-être être rassuré, j'engageais une conversation, autre que sur Lynch.

- Tu penses que tout va bien se passer ?

Cette phrase pouvait être interprété de plusieurs façons possibles. Parlais-je de la cérémonie ? Si leur mariage sera heureux ? Si Bouclette allait être heureux ? Louna aussi après tout, je m'étais impressionné. Je l'appréciais, alors qu'auparavant, je ne la voyais que dans le cadre de mon travail, alors cette notion était superflue ! En scrutant de nouveau la foule, j'aperçus les deux seules filles de la famille Shaolin et le mec qui le suivait tous le temps. Jude me salua de loin, alors que Violet continuais sa route. J'aurais bien voulu aller les voir, mais une autre personne se mit à crier. Décidément, on était dans un endroit où on entendaient tout. Cette personne était ce traite d'Az, il avait volé ma place de témoin et à cause de lui, j'étais reléguée à la place de demoiselle d'honneur ! C'était à moi d'être au côté de Will et non à porter une robe verte ! Je savais que j'aurais dû être un garçon. D'accord, ce n'était pas réellement de sa faute, mais il avait MA place ! Pourquoi fallait-il que ça soit lui et pas un autre homme ? En observant c'est moindre fais et gestes, j'aperçus la jeune McAllister se précipiter vers lui. Apparemment, elle n'avait pas assez confiance en lui pour le laisser seuls avec ces parents, une chose que je comprenais totalement. En attrapant un autre petit four, elle fusillait du regard Az, mon Stevie Wonder qui était nulle autre Chrissie était en train de refaire son noeud de papillon. Il ne pouvait pas le faire tout seul ce crétin ? Oui, la rouquine était Stevie Wonder et moi Bruce Springsteen. Bien que la soirée d'enterrement de jeune fille n'était pas totalement frais dans ma tête, je me rappelais parfaitement d'avoir chanté We are the World avec elle.

En avalant le morceau de saumon qui était sur mon petit four, une autre fille se mit à hurler, encore. Je ne me rappelais pas qu'il ait marqué sur le carton d'invitation : la personne qui hurlera le plus fort aura un cadeau en sortant du mariage. Cette fois, c'était la dingue MissBaveRaie69. Cette pintade s'en prenait à la fleuriste, enfin je crois, par rapport à une plante. De notre endroit, on entendait les cris, mais on ne percevait pas toujours les paroles, peut-être que si. Az devait trop me distraire ! Masha était tellement concentré à regarder cette scène, que je fis de même. Les deux femmes vertes s'embrouillaient assez bruyamment, la plupart des convives avaient tournée la tête pour observer ce spectacle. C'est alors que la victime prit le rôle d'agresseur, elle renversa son champagne sur la tête de la truie. En voyant cette scène, j'explosais de rire. Ma seule pensée fut : bien fait grognasse ! Le seul problème, c'est que la serveuse du Granny's, Doll avait été un dommage collatérale. Rosewater et Robin prirent vite les choses en main et s'occupa d'elle, la pauvre, elle qui avait une si jolie robe ! Les mariages ne me réussissait pas, je devenais bien trop gentille !

La fleuriste se dirigeait vers nous, pourquoi le faisait-elle ? C'est alors que j'aperçus Masha lui sourire et s'incliner vers elle. Puis, avec un élan de curiosité, elle lui demanda qui était cette folle. Je pouvais très bien répondre, la femme qui avait foutue en l'air mon propre mariage et qui adorait me le rappeler ! Cependant, je n'allais pas mettre de l'huile sur le feu. J'avais déjà du mal à fuir la vieille Nerys et Hedge, ce n'était pas pour me rajouter des problèmes en plus. La jeune femme la décrivait parfaitement bien et je compris qu'elle était aussi victime de tous les jours de cette folle. Cette dernière renchérit une phrase qui définissait parfaitement bien la situation : Eh bien ! La journée commence bien on dirait ! Puis, elle chuchota à l'oreille de Masha avant de se présenter : Je ne crois pas vous connaître. Je suis Aliéna, enchantée !

A vraie dire, elle me connaissait de vu, j'étais déjà passée dans sa boutique pour acheter des stupides fleurs, mais je ne lui en tenais pas rigueur.

- Târa, bien joué le coup du champagne, personnellement, je lui aurais fait un croche pied, mais ça, c'était bien trouvé. Elle va mettre des heures à s'en remettre.

J'étais si heureuse d'avoir vu cette femme arroser d'alcool que j'étais devenue particulièrement sociable. Souriante, polie et tout ce qui suivait ... Masha lui précisa que tout le monde avait dû comprendre. En ayant pas entendu son messe basse, je ne comprenais pas ce que j'aurais dû comprendre. Concentré a essayé de suivre cette demie-conversation, je n'avais même pas remarqué l'arrivée d'Hopkins. Il se glissa derrière Aliéna et la complimenta avec des étoiles dans les yeux. L'alcoolique de la ville était-il amoureux de la fleuriste ? Décidément les membres de StoryBrooke étaient devenus dingue, Lynch et Jones, Gold et la nouvelle bibliothécaire, Bouclette et Louna ... cupidon avait perdue ses flèches en volant par ici ?

- Des munitions au cas où un autre trouble-fête viendrait t'embêter... dit-il en montrant sa coupe.

Bien sûr, j'aurais été étonné en le voyant les mains vides ! Ce sentimentalisme venait de gâcher mon seul moment de joie. Je levais ma tête vers Masha pour voir ce qu'elle faisait, apparemment, elle écoutait attentivement. Je me sentais comme une spectatrice, assise dans un fauteuil de théâtre et attendre que la fin de cet acte se termine. Les regards qu'ils se jetaient était beaucoup trop langoureux pour moi. D'ailleurs, pourquoi je restais ici ? Ah oui ! Je n'avais toujours pas repéré Bouclette.

Bonne idée de laisser de l'alcool dans les mains d'un ivrogne ! Cependant, elle avait raison sur un point, Heelsman avait un certain don pour emmerder les personnes. D'ailleurs, le bijoutier était parti quand en Afrique ? Je croyais l'avoir vu dans un bar, affalé sur le comptoir. Il interrompit ses rêveries en demandant s'il n'avait rien interrompu. En réalité pour moi il n'avait rien interrompus, mais pour les deux compères d'à côté, sans doute. C'est alors qu'Aliéna tenait à le présenter. Personnellement, je le connaissais comme le père alcoolique de Liam Banning. Ce gamin qui avait eu du mal à gérer le fait qu'il soit son père. Puis, j'avais eu des occasions pour le rencontrer, où tout le monde à dû le voir au moins une fois, le bar. Sans que je comprenne pourquoi, Masha s'avança vers lui et l'harcelait de question. J'étais sûr qu'elle était une experte pour interroger les personnes. Elle me regarda à peine une seconde et elle continua de parler : Je suis sa meilleure amie et garde du corps à plein temps. Si tu lui fais du mal, que tu la fais pleurer, que je la retrouve déchirée devant ta porte ou que je m'aperçois que tu la trompes... Je te retrouve et te tue avant que tu puisses cligner des yeux. Et j'ai une amie détective à disposition ! C'est bon, tu peux le prendre.

Bien sûr, elle se sentait obligée de faire des mimes d'agressions, de faire sa vraie diva et de boire dans sa coupe pour prouver son autorité. Cette femme pouvait être vraiment flippante ! Puis, comme-ci j'allais perdre mon temps à pourchasser un homme tel que lui, je ne suis pas tendre avec lui, mais je suis sûr qu'au fond, c'était un homme bien, enfin, je l'espérais pour elle. J'avoue que je ne savais plus où me mettre, ma tête montrait parfaitement mon étonnement et pendant tout ce temps, Aliéna lui priait d'arrêter d'agresser verbalement son bijoutier. Si je m'attendais à ça ! Ce mariage rendait les gens un peu bizarre. Ensuite, je sentis les mains de Masha sur moi, elle m'attirait ailleurs. Je la suivais de bon cœur, cette situation était des plus gênante.

J'attrapais une coupe et écoutait gentiment Masha, elle lui demandait si Hopkins avait eu peur. J'acquiesçais de la tête pour ne pas lui dire qu'à mon avis, il en avait rien à faire de son avis. Cette dernière commençait à attaquer le buffet quand j'aperçus Az et Wonder se dirigeait vers ce nouveau couple, mais je fus vite distraite par mes voisins d'à côté. Le vétérinaire, qui n'avait plus la folle de Tide sur le dos, était à deux doigts de tuer mon vrai voisin de maison. Enfin, dans la forêt, être voisin est un bien grand mot ! Puis, il s'en alla bien tranquillement en emmenant avec lui Beth, lui aussi pouvait faire flipper, mais pas dans le même sens de Masha. Je souriais à Fleming avant de boire dans ma coupe. En me retournant vers la table, je pouvais voir Hedge en compagnie du narcoleptique, Owen. J'allais fuir, encore, quand ma kidnappeuse reprit la parole : Et on fait quoi maintenant ? On le surveille ? Quand Louna va voir ça, elle va faire un arrêt cardiaque ! Cette femme était une vraie pipelette !

- Non, laisse-le, il ne va rien faire aujourd'hui, il y a bien trop de personnes.

Après ses mots, je contais rejoindre Bouclette, je l'avais enfin repéré ! Mais apparemment, le destin était contre moi, un homme commençait à nous parler. Je détestais les mariages, tout le monde vient t'adresser la parole, alors que tu n'as rien demandé !

- Bonjour mesdemoiselles. Je suis Archie Hopper, le psychologue de la ville et je suis ravi de faire votre connaissance. Laissez-moi vous dire mesdemoiselles, que vous êtes ravissantes dans vos robes de demoiselles d'honneur. Vous êtes les meilleures amies de la future mariée, comment va-t-elle ? Elle n'a pas trop le trac ?

Géniale, un psychologue venait de me parler, le destin se vengeait ! Je le présentais, moi et Masha, pour allez plus vite. Puis, en avalant le contenu de ma coupe de champagne et en attrapant une autre, je me décidais enfin à lui répondre avant de prendre la fuite.

- Merci, il faut remercier Chrissie qui est là-bas, c'est grâce à elle que nous avons d'aussi jolie robe verte. Au début, elle devait être rose, mais la robe test à disparue. Elle est une amie de la mariée et moi je suis celle du marié et je ne sais pas si elle a le trac, je ne suis pas avec elle. Demandez plutôt à Moïra qui est là-bas, elle doit savoir. Excusez-nous, mais je dois retrouver la personne qui m'a demandé cette étole, passez une excellente journée !

Suite à ça, j'attrapais le bras de Masha, son assiette s'écrassa au sol. Tant pis, elle prendra une autre. Alors qu'on se dirigeait vers William, j'entendais la vieille Nerys qui nous conviait à s'installer. L'autre côté du jardin était encore plus somptueux que celui-ci. Dommage qu'il ait encore trop de fleurs. J'entraînais Masha jusqu'à notre place, celle de l'entrée. On devait attendre que la mariée passe devant nous pour enfin s'asseoir. J'espérais juste que Hedge me demande pas maintenant pour son enquête. En regardant mon téléphone, je me rendis compte que ma fouine m'avait écrit. A ma grande surprise, je m'étonnais de voir que c'était Lilwenn qui avait prit son téléphone pour m'écrire. Il allait passer une sacré journée celui-là !

"Tu es avec Walgrim ? Pourquoi tu es avec lui ? La cérémonie va bientôt commencer, les personnes sont de plus en plus bizarres et Lynch a une cavalière ! J'aurais aimé que tu sois là, c'est Masha qui me porte compagnie pour le moment. Traumatise pas trop ma fouine !"
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Sam 16 Nov - 18:21



Zack





Il n’y avait que les mariages pour vous donner une allure aussi ridicule. Enfin ça c’était l’avis de Zack. Disons qu’il y avait des épousailles à Storybrooke et que c’était apparemment l’évènement de l’année, tout le monde en parlait ainsi que tous les journaux ! Et Zack y était également convié. Il avait beau ne même pas connaitre les mariés mais il avait quand même reçu une invitation alors pourquoi refuser d’y aller après tout ? De plus la ville entière semblait avoir été également conviée à ce mariage ce qui voulait dire qu’il y aurait des tas de jeunes femmes désespérées à l’idée de finir leur vie seule ainsi que des demoiselles d’honneur... Et n’oublions surtout pas la nourriture et le champagne gratuit !

Si Zack se trouvait ridicule c’est parce qu’en se contemplant dans le miroir il se rendit compte d’un air blasé qu’il avait l’air d’un parfait abruti. Il se demanda finalement si les raisons pour lesquelles il avait accepté cette invitation en valaient vraiment la peine. Quelle bonne idée, il allait devoir étouffer toute la journée dans un costume qui lui donnait l’allure d’un pingouin ! L’ancien Cheshire ne s’était jamais senti bien à l’aise dans un smoking mais bon se présenter en jean ou déguiser à un mariage ne serait sans doute pas très bien vu donc il n’avait pas vraiment le choix. Pour les femmes c’était facile, elles disposaient d’un large choix de tenues tandis que les hommes devaient tous porter le même smoking. A la fin comment la mariée allait-elle reconnaître son époux ? Le seul choix capital était celui de la cravate ou du nœud papillon et Zack avait choisi le nœud afin d’obtenir le fameux charisme de James Bond. Zack avait beau trouver les smokings ridicules il savait néanmoins qu’aux yeux de la gente féminine cela le rendait très séduisant et c’était le seul bon côté qu’avait cet accoutrement !

Zack se mit alors en route vers le manoir des Nerys, là où se tenait la cérémonie. Là-bas il devait rejoindre Maddhen, heureusement que son amie y était sinon il ne serait jamais venu ! Par contre niveau cavalier on ne pouvait pas dire que Zack était le meilleur parce que question ponctualité… Il venait de partir à l’heure à laquelle il devait arriver. Dison qu’en fait il n’aimait pas vraiment ce lever tôt et que son réveil n’avait apparemment pas très bien fonctionné. Bref le voila qui roulait aussi vite qu’il le pouvait, un coup d’œil dans le rétroviseur et il s’aperçut qu’il avait également oublié de se mettre du gel ou au moins de passer un coup de peigne, il avait les cheveux totalement ébouriffés !

Une fois arrivé, l’ancien Cheshire se dépêcha de trouver une place parmi les nombreuses voitures garées dans un rayon d’au moins cinquante kilomètres ! Zack débarqua alors dans le jardin des Nerys et il devait l’avouer c’était vachement bien décoré même s’il n’était pas un grand fan des fleurs et de toute la panoplie qui accompagne ce genre de célébration …  Mais bon, pas le temps pour observer la déco, il devait trouver Maddhen ! Il se mit donc à marcher à travers cette marée humaine cherchant son amie. Il y avait beaucoup de personnes présentes et pas mal de jolies filles… Les femmes semblaient s’être donné le mot pour la couleur des robes, beaucoup étaient vêtues de vert et pas seulement que les demoiselles d’honneur ! En passant à côté des stands de nourritures, il ne put s’empêcher de saisir quelques petits gâteaux et de commencer à s’empiffrer, c’est alors qu’il repéra de longues jambes ainsi qu’une chevelure blonde non loin devant lui. L’ancien Cheshire alla alors à sa rencontre la bouche encore pleine et espérant qu’il s’agissait bien de son amie. Oui il n’y avait pas de doute c’était bien Maddhen ! Elle était ravissante dans sa robe verte et semblait rayonnante comme toujours.

« Salut ! Excuse moi pour le retard j’ai eu un petit problème de réveille ! Tu… tu es ravissante ! » S’exclama Zack d’un air gêné.

Du personnel vint alors ouvrir une autre section du jardin dans laquelle se tenait une grande allée menant à l’autel du mariage. Zack prit sa cavalière par le bras et ils suivirent la foule qui se dirigeait déjà vers ce nouveau lieu où tout semblait encore plus somptueux !  L’ancien Cheshire regarda alors la foule qui semblait se rassembler autour d’une vieille femme. La doyenne fit une annonce dans laquelle elle décrivit aux invités où ils devraient se placer durant la cérémonie. Certaines personnes commencèrent à prendre place, Zack se pencha vers Maddhen et lui dit d’un ton enjoué :

« Alors où est-ce qu’on se place nous ? »

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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Dim 17 Nov - 0:16



Norman




L'important à un mariage, c'est de ne pas repartir les mains vides.


Norman s'amusait comme un petit fou. Même si on s'éloignait de se qu'il avait imaginé pour le mariage, (bin oui quoi, il n'avait encore rien bu ni manger ?!), il estimait ne rien perdre au change. Et puis les plans étaient faits pour être modifié face aux imprévus, non ? En tout cas, rien que la tête de Bran essayant de se retenir de lui en flanquer une était jouissif. L'ancien chasseur n'était pas un de ses idiots qui prenait tout à la dérision car il s'imaginait n'avoir rien à craindre. Le secrétaire savait pertinemment que s'il jouait trop avec les nerfs du vétérinaire, un coup de poing allait partir. (dans le meilleur des cas) Mais, hey, c'était les risques du jeu ! Les interventions de Lyse puis de Maddhen n’étaient que de savoureux entractes en attendant la reprise des hostilités. Il était allé de son petit commentaire à Beth, surtout concernant l'organisatrice du mariage.

- Oh je vois ça. Son adoration pour toi saute aux yeux, à n’en pas douter !

L'ancien chasseur rit légèrement devant cette remarque. Il avait conscience que sa capacité à prendre tout à la rigolade (ou rien au sérieux, choisissez votre manière de voir la chose) pouvait agacer beaucoup de personne. Hélas pour ces interlocuteurs, ce détail entrait aussi dans la catégorie : je n'en ai rien à faire.

"Ah, mais là est tout le plaisir de la chose. Elle ne le sait pas encore." Répondit-il.

Une vaste blague de plus. Comme s'il songer sérieusement à draguer Lysebeth Rosewater. Ah, même ces plaisanteries avaient des limites. Le secrétaire de la presse locale aimait bien ennuyé l'entremetteuse en faisant croire qu'il venait à son agence en tant que client ou en lui faisant une fausse déclaration d'amour de temps en temps. Rien de sérieux. Ils étaient trop totalement opposés pour que leur petit jeu le soit. Tout comme il ne draguait pas sérieusement Maddhen quand celle-ci lui fit un autre commentaire. C'était juste une manière de montrer au propriétaire de zoo qui avait esquissé un sourire que Norman Fleming ne se mettait pas facilement en boite.

Et puis... va savoir comment... la situation avait dégénéré. En une phrase bien sentie, Bran avait éventé ses petits exploits de braconnage. Une autre personne aurait été ennuyée mais le secrétaire préférait préparer sa défense. Les articles de Beth étaient trop utile pour ses parties de chasse pour qu'il perde cette précieuse source d'information. Comme toujours, il tourna çà à la rigolade. Peut-être à cause du 'before' qu'il s'était concocté avant de venir ou bien parce qu'il en avait tout simplement envie. C'était difficile à dire avec quelqu'un comme lui. D'ailleurs, il mit son excursion nocturne au zoo sous le coup d'un verre de trop. Norman chercha l'appui de Beth en la prenant pour témoin. Elle et toute l'équipe du Mirror savait comment il était les lendemains de cuite. Le meilleur dans cette histoire est qu'il reçut la confirmation tant attendue de la part de la journaliste, ce qui ne semblait pas plaire à son cavalier.

- Un verre de trop et vous venez armer dans un zoo pour prendre un lion en chasse, impressionnant !

A cette attaque verbale, Norman se contenta de hausser les épaules dans une attitude qui voulait clairement dire : ce sont des choses qui arrivent. L'ancien chasseur sentait bien qu'il était à 'çà' de s'en prendre une. Monsieur Bran qui aimait tellement les animaux. Le secrétaire les aimait aussi ces précieuses bestioles... pas de la même façon, c'est tout. D'ailleurs, il avait perdu son pari. Il aurait juré que Bran viendrait avec un de ses singes en guise de cavalière. C'est dommage de perdre cinq dollars de cette façon. Enfin, c'est la vie.

Ensuite vint la phrase de trop. Même la journaliste semblait agacée par son dernier argument. C'est vrai qu'il avait lâché le nom de New-York au hasard pour ne pas parler de l'Afrique qui tenait tant au cœur de cette chère Beth mais de là à se prendre un petit discours explicatif de Monsieur l'expert. C'était vraiment se jeter sur le moindre détail pour l'attaquer. Alors qu'un bon coup était tout aussi efficace. Surtout que la parlotte n'avait pas l'air d'être son fort au vétérinaire. Comme c'est triste. Enfin, pas grave, il était assez bavard pour deux... si Bran finissait son monologue !

- À New York, on rencontre plus de rues que de grandes forêts, hormis si vous passez de l'animal à l'homme... Vous devriez éviter de boire au mariage cela serait bête de tirer sur la mariée, j'imagine que la scène sera filmée comme au zoo, on pourra même faire un film "Norman et son petit verre de trop" !

Norman soupesa mentalement les choses de recevoir un coup de poing s'il répondait que cela mettrait un peu d'ambiance à cette fête s'il se mettrait à effectivement prendre la mariée pour cible. Non, la chasse à l'homme ne l'intéressait pas. Trop de paperasse juridique et des procès que même un aussi bon avocat que Morty ne pourrait gagner. Et puis, les humains, çà pleure et vous supplie en vous lançant des petits regards de biches blessés à vous fendre le cœur. Non, non, non, ce n'était pas pour lui. Si c'était pour prendre des gens pour cible, Norman préférait encore la bonne vieille méthode de défoulement au fight-club.

"Oh, tu n'oublieras pas de m'en faire un dvd, j'espère." Préféra-t-il dire à la place.

Oups, encore une mauvaise réponse. Ce qu'il était soupe-au-lait ce vétérinaire ! Heureusement que Beth vint à son secours pour calmer le jeu en allant jusqu'à toucher le bras de Bran. C'est sûr que Norman était plus un spécialiste pour mettre du feu aux poudres que de l'éteindre.

- S’il vous plaît… Ce n’est pas le moment. Vraiment pas…

Là, l'ancien chasseur dut faire appel à toute sa maîtrise pour ne pas répéter les paroles de Beth sur un ton ironique et insistant. Bien sûr, qu'il avait du self-control ! Ou alors c'était plutôt qu'il n'en eu pas le temps puisque Bran se mit à resserrer sa cravate un poil trop fort. Qu'est-ce qu'ils avaient tous à l'ennuyer avec çà aujourd'hui ?! L'espace d'un instant, Norman perdit son sourire. Il avait comme une impression de déjà-vu. Déjà qu'il n'aimait pas porter sa cravate serré en tant normal à cause de ses crises nocturnes, là, il avait l'impression que c'était pire puisque c'était le propriétaire du zoo qui tenait la corde pour le pendre (en quelque sorte).

- La prochaine fois que vous me voyez au lieu de venir m'emmerder et de prendre ça pour un jeu, passez votre route !

Heureusement qu'il n'était pas un grand fan des introspections. Le secrétaire pu très vite revenir à son état normal. Bien que son sourire ait disparu momentanément, il affronta le regard du vétérinaire. La bonne chose à faire, ou du moins celle qui dictait la prudence, était de se taire jusqu'au départ de l'ancien Tarzan mais... que voulez-vous... Norman n'était pas quelqu'un de prudent.

"Désolé de te décevoir mais tu n'occupes pas le centre de mes pensées en permanence." Déclara-t-il en se dégageant. "C'était Beth que j'étais venu saluer, pas toi."

Sur ces mots, il adressa un sourire d'excuse parfaitement faux à Beth avait de lui faire un petit signe d'au revoir de la main tandis qu'elle filait avec son cavalier. Bien, une bonne chose de faite ! Cette petite conversation avait mit en lumière un nouvel objectif du jour : il devait vraiment se débarrasser de cette foutue cravate ! Alors que son attention fut attiré par sa voisine la détective qui lui fit un signe, il crut voir une victime potentiel pour se délesté de l'accessoire maudit. Ce cher docteur Hopper n'avait pas de cravate ! Du moins, lui semblait-il depuis son point de vue légèrement éloigné. Décidément, le psy aimait vivre dangereusement.

Norman se serait fait une joie de confié la cravate qu'il venait de desserré au psy avant que ce dernier se fasse harponné par un des deux chefs de la mode de la cérémonie mais hélas, le dragon fit son apparition et le coupa dans son élan alors qu'il venait tout juste de répondre au geste de salutation lointain de Târa. La cérémonie allait commencée. L'ancien chasseur suivit docilement la foule des invités en jouant au petit jeu de rendre sa cravate présentable juste le temps de passer le regard d'Esther Nerys puis il prit une coupe de champagne au passage et alla s'installer dans les dernières rangées. La cérémonie ne l'intéressait que très peu. C'était plutôt les festivités qui allait en découlé qui retenait toute son attention. En tout cas, il était hors de question d'assister à l'échange des vœux sans une goutte de champagne dans le sang ! Voilà pourquoi il sirotait tranquillement son verre nouvellement acquis en attendant la suite.

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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Dim 17 Nov - 9:49



Daniel




N'était-ce juste qu'un rêve ?


Deux pas en avant et un pas en arrière. C'était vraiment le dicton parfait pour résumer ses tentatives avec sa cavalière. Etait-ce si difficile de reprendre leur jeu de taquinerie là où ils en étaient restés ? Apparemment, oui. Quand il lançait une remarque sarcastique, sa secrétaire ne répondait que par de la froideur et inversement quand c'était elle qui était disposé à jouer à ce jeu, c'était lui qui se montrait sur la défensive. Le psychiatre essaye de voir une solution et refusait de croire que le problème venait peut-être entièrement de lui. Daniel voyait deux stratégies possibles mais la présence d'autres personnes dans leur petit cercle de conversation limitait ses mouvements.

Il en était venu à l'idée que Carrie était nerveuse à cause de la robe, qui lui allait pourtant à merveille. C'était vraiment absurde de continuer ainsi alors que la demoiselle n'avait reçu que des compliments jusqu'à présent ! En outre, il fallait croire que la secrétaire gardait certain reflexe puisqu'elle ne put s'empêcher de le taquiner quand il lui avoua de manière indirecte qu'il s'était inquiété du comportement de Carrie durant les essayages au magasin de Jeliza.

« Inquiet, vraiment ? Je ne vous savais pas si concerné. »

Daniel poussa un soupir agacé. Etait-il vraiment obligé de dire des évidences ?

"Bien sûr que je suis concerné. Vous êtes ma cavalière." Répliqua-t-il, également à voix basse.

Il serait mentir de dire que le docteur Lynch se trouvait lui-même dans son état normal. Le psychiatre ne pouvait s'empêcher de s'imaginer qu'au lieu de subir cette torture sociale, il aurait pu passer une excellente journée au travail, profiter du personnel réduit pour tenter quelques petites expériences, peut-être même se rappeler au bon souvenir de Michael Moody qui avait désormais retrouver sa juste place dans son service. Seulement, il était de nature curieuse, en plus d'aimer les défis. Le cas des rêves en était un qui lui résistait depuis bien trop longtemps. Il ne pouvait renoncer à exploiter une potentielle piste, même si cette dernière était le mariage de la journaliste qui avait juré de le démasquer. Sans parler du fait qu'une personne tel que lui qui sortait rarement de la section de l'hôpital dont il avait la charge se retrouvait brutalement dans un espace où la moitié de Storybrooke se trouvait.

Et puis, il y avait cette sensation étrange, comme tapis dans un coin de son esprit et qu'il n'arrivait pas à définir. Comme s'il devait désapprouver ce mariage. Alors qu'honnêtement, il n'avait aucune raison de le faire. Bien au contraire puisque l'événement avait toute les chances de tenir cette journaliste fouineuse occupé ailleurs. Pourtant cette impression ne voulait pas partir. Tout çà influençait sur ces réactions, même s'il faisait des efforts pour rester aussi neutre qu'à son habitude.

Il avait cru que la présence de Carrie serait rassurante, et au début ce fut le cas, au lieu de çà maintenant il soupçonnait d'avoir mit volontairement un autre élément instable dans une équation des plus complexe. Bizarrement, l'élément le plus rassurant en ce moment fut le fait de découvrir que son ancienne patiente était la cavalière de Monsieur Gold. Cela obligeait le psychiatre à réfléchir à un détail pour la suite de la partie qui commencera après le mariage. Une bien meilleure piste de réflexion que de s'inquiéter des réponses personnelles que lançait Rebecca Doll et surtout des réponses que pouvait fournir sa cavalière.

« C’est exact, comme quoi les rencontres peuvent se faire partout. »

Il put masquer un éventuel soulagement éprouvé de voir que Carrie n'avait pas profiter de la conversation pour glisser une allusion à leur accord sous le couvert de l'humour car la réaction de Rebecca à cette réponse lui fit lever un sourcil. C'était quoi ce sourire amusé qu'elle pensait avoir réussir à masqué en buvant son verre ? Qu'est-ce que la serveuse s'imaginait, encore ? Le psychiatre ne doutait pas qu'il allait connaître, hélas, la réponse dans les prochains jours. Plutôt que de penser à cette perspective, il préféra aiguiller la conversation en signalant qu'il était étrange que les deux demoiselles ne se soient pas croisées à l'hôpital.

« C’est vrai, c’est étonnant ! N’hésitez pas à venir me voir si vous passez... »

Devant la réponse de sa cavalière, Daniel ne put empêcher d'adresser un mince sourire à celle-ci. Si elle savait ce que cette invitation allait provoquer... Enfin, peut-être que de recevoir les visites de l'ancienne poupée de son seront au goût de la cavalière puisque cette dernière n'était pas une acharnée du travail comme lui. Bien qu'il redoute être le centre de futures conversations entre les deux demoiselles comme il en avait eu un échantillon, mais si çà pouvait servir de diversion pour que Rebecca soit retardée dans la visite vers son bureau... c'était sans doute un moindre mal.

Ensuite vint un aspect aussi ennuyant qu'obligatoire dans ce genre de rassemblement : entretenir une conversation. Sur des sujets banales comme la future cérémonie, faire un compliment sur la robe cousue par les soins de Rebecca, parler des fleurs ou encore se demander si le buffet était en suffisance. Si le psychiatre participa aux deux premiers sujets, il laissa l'antiquaire laisser son avis pour le dernier. Voir quelqu'un comme monsieur Gold faire un trait d'humour était quelque chose de surprenant mais qui témoignait que l'ancien sorcier avait l'habitude de ce genre de corvée social. De toute façon, il n'eut pas le temps d'émettre un commentaire puisque Carrie se rapprocha un peu pour lui souffler quelque chose à l'oreille.

« Vous voyez quand vous voulez, vous êtes capable de vous montrer sociable... »

Le docteur Lynch dut faire appel à tout son sang-froid pour ne pas répliquer calmement et en articulant bien chaque syllabes 'ne... faites... plus... jamais... çà'. Mais il jugea ensuite que comme il avait lui-même utilisé cette technique pour déstabilisé la secrétaire quand il lui avait proposé de l'accompagner, il n'était pas vraiment le mieux placé pour interdire ce genre d'action. Au lieu de çà, il lui répondit :

"Hum, si j'avais su qu'il suffisait de me mettre dans des circonstances incommodes pour vous faire sourire..." Chuchota-t-il.

Il laissa la fin de sa phrase en suspend. Non pas parce qu'il ignorait comment terminer cette phrase mais parce que la redoutable Esther Nerys demanda l'attention de tout les invités.

- Votre attention à tous, chers invités ! La cérémonie ne va pas tarder à commencer, je vous invite donc à tous me suivre pour venir vous installer près de l'autel.

Le psychiatre profita de cette distraction pour prendre délicatement le verre presque vide de sa calière et le remettre à un des serveurs. C'était sa manière à lui de faire remarquer qu'elle avait déjà assez bu pour l'instant. Puisqu'elle restait insensible à ces paroles, autant passé aux gestes. Même si sa dernière action ne sera certainement pas au goût de sa secrétaire. Cette fois, il prit les devants pour contenir une éventuelle remarque acide de la part de son interlocutrice.

"Ne vous montrez pas désobligeante, vous en reprendrez un autre après la cérémonie."

En réalité, cette diversion était une manière de cacher que sa nervosité avait monté imperceptiblement d'un cran devant l'approche de la cérémonie. Mais çà, il préférerait sans hésitation s'arracher la langue que de le dire. C'était sa dernière chance pour fuir mais aussi pour saisir cette possibilité d'avoir le cœur net avec toute cette histoire. Après un rapide coup d'œil vers la partie du jardin qui leur devenait accessible, le psychiatre prêta une attention particulière à la suite des paroles du dragon.

- Écoutez très attentivement car je ne me répèterai pas deux fois : certains sièges, dans les trois premiers rangs, sont réservés à la famille des mariés, aux demoiselles d'honneur, aux témoins, ainsi qu'aux figures les plus importantes de la ville.  Les autres... Vous êtes libres d'occuper les autres sièges.

Sur ces mots, Daniel se tourna vers l'antiquaire et sa cavalière.

"Vous avez de la chance, vous allez être aux premières loges pour cet heureux événement." Commenta-t-il.

Même lui ne savait pas s'il enviait l'ancien sorcier d'obtenir ainsi une place de choix. Sur une dernière recommandation d'Esther Nerys, les invités furent autorisés à s'installer. Après une phrase polie pour prendre congé de leurs interlocuteur, Daniel chercha du regard se qu'on pouvait qualifier d'une bonne place. Pour cela, il aurait fallut qu'il sache ce qu'il voulait exactement. Le fait de venir ici à cause d'un simple rêve et la stupidité d’une telle décision éclata à son visage en cet instant. Il parut brièvement hésitant, une chose très rare chez lui, avant d'enfin se décider vers le milieu de rangées autorisées aux invités ordinaires. Il veilla tout de même à avoir une bonne vue de l'allée que la mariée allait traverser. En s'installant, il vit d'un mauvais œil les serveurs et leur plateau remplit d'alcool et de nourriture. Un détail qui lui fit reporter son attention sur sa cavalière assise à côté de lui. Le docteur Lynch fronça légèrement les sourcils. Se pourrait-il ? Non ! Pas après seulement deux verres, tout de même ?!

"Après la cérémonie, il faudrait que nous ayons une petite discussion sur votre définition très personnelle de 'tenir très bien l'alcool', mademoiselle Jones." Murmura-t-il.

A nouveau, cette altercation servait de diversion pour masquer autre chose.

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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Dim 17 Nov - 10:27



Bran




Il est venu le temps d'aller a ce mariage...


S'éloigner de Norman était sans doute la meilleure décision qu'il avait prit depuis ce matin. Il n'arrivait toujours pas à croire, qu'il soit venu au mariage avec une pure inconnue et surtout une amie de ce braconnier. Quand celle-ci lui fit un petit geste de la main en lui disant qu'il se reverrait plus tard, il fronçât légèrement les sourcils, il était hors de question qu'il soit de nouveau en compagnie de cet homme. Contre tout-attente, elle s'était décidée à le suivre, attrapant le bras qu'il lui tendait, il se mit à avancer vers Violet qui ne se trouvait pas si loin d'eux.

- Je suis sincèrement désolée pour Norman. Vous savez, il n’est pas si méchant que ça quand on l’apprend à le connaître. Mais je n’ai pas envie de me battre avec vous aujourd’hui, donc vous pouvez garder votre opinion quant à lui, je ne dirais rien pour essayer de vous faire changer d’avis.

Il la trouvait bien naïve de croire connaitre Norman, si elle ne savait même pas qu'il chassait, mais comme elle l'avait bien souligné ce n'était pas le jour de se battre à ce sujet. Certes, il aurait pu dire qu'il était d'accord avec elle, mais il préféra ne rien dire du tout, se retroussant derrière son visage froid. Il n'aimait pas s'emporter, il aurait été si facile de serrer la cravate de plus en plus pour que Norman manque totalement d'air, mais ce n'était qu'une pensée, jamais il ne passerait à l'acte, même si l'homme mériterait amplement son sort. Quand Beth avait posé sa main sur son bras, alors qu'il était très près de Norman, il avait senti sa colère s'apaiser. Il venait de comprendre qu'à elle seule, elle arrivait à influencer son humeur. Tournant la tête pour l'observer, comprendre à qui il avait à faire. Ces pensées fut interrompues par une pile de verre que tomba devant eux. Sa réaction fut d'éloigner Beth très rapidement, l'approchant très près de lui, ce n'était pas réellement dangereux, mais c'est réflexe prenait souvent le dessus. Le serveur n'était nul autre que son ami et une jeune femme bien trop alcoolisé était la fautive de cet incident. S'éloignant de Beth, il attrapa doucement les bras Suzy.

- Suzy, Ca va ?

Elle avait bien trop bu et il se faisait réellement du souci pour elle. Bran était très protecteur envers ses amis proches comme il pouvait l'être avec ses animaux. Tout en lui ôtant le verre qu'elle avait dans sa main, il s'adressa au frère du Maddhen.

- Si Esther demande ce qui s'est passé, dit-lui que c'est moi le responsable ! je n'aimerais pas que tu aies des ennuis et encore moins Suzy....

Lui donnant le seul verre qui restait intact. Ce fut à ce moment-là qu'Esther fit son entrée, expliquant la suite des évènements. Il n'avait plus qu'à conduire sa cavalière et son amie à l'endroit où les demoiselles d'honneur devaient attendre. Échangeant un regard avec Beth, il prit le bras de Suzy pour éviter qu'Esther remarque dans quel état elle se trouvait. Quand ils furent arrivés à destination, il tendit un bonbon à la menthe à mademoiselle maladroite et lui parla d'un ton très paternel.

- Prends ça pour faire passer l'odeur, ne boit plus d'alcool et surtout reste auprès de Beth, on se retrouve après la cérémonie ! L'embrassant sur le front, il la lâcha et se tourna vers Beth. Je vous la confie et j'ai oublié de vous dire que vous êtes une gazelle dans cette tenue.

Doucement, il s'approcha pour l'embrasser sur la joue, un geste venu naturellement, le terme gazelle venait des premiers mots de leur rencontre. Tournant le dos aux deux demoiselles d'honneur, il avança sur le beau tapis blanc et vu son meilleur ami installé aux places qui leur avaient été attribuées.

▬ Toujours vivant ? Vivement qu'on en finisse...

Robin se trouvait exactement dans le même état que lui, ne rêvant que d'une seule chose : Partir de cet endroit. Prenant sa place, il était bien content de rester, juste à l'arrivée des demoiselles d'honneur, seuls avec son ami.

- En espérant que ça ne soit pas grâce à Suzy qui s'écroule dans l'allée. Elle a déjà fait des prouesses.

Il n'eut pas besoin d'en dire plus, regardant l'autel où attendait le marié. Quel malade de vouloir rentrer dans la famille Nerys, il voyait les serveurs déambulaient dans les rangs et refusa d'ailleurs un verre.

- On aurait dû passer notre journée à s'occuper de Woomy !
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Dim 17 Nov - 12:31



Carrie




Everything can be fun with a drink


L’heure avançait, la cérémonie approchait, et elle se sentait de plus en plus nerveuse. C’est le plus volontiers du monde qu’elle aurait rebroussé chemin et serait rentrée chez elle afin de regarder la télévision et de ne surtout plus penser à ce mariage. Elle avait cru qu’elle pourrait s’amuser un peu en buvant et échangeant quelques sarcasmes avec Lynch, mais elle avait sous-estimé la pression que représentait un tel événement social pour elle, encore plus alors qu’elle portait une robe aussi voyante, des chaussures avec lesquelles elle n’arrivait pas à marcher et qui la faisaient paraître plus grande encore qu’elle ne l’était déjà en réalité.

Oui, elle n’arrivait pas à se comporter comme d’habitude et tout semblait la mettre mal à l’aise, même son cavalier, ce qui était peut-être dû au fait que les nuits précédentes elle avait fait quelques rêves à son sujet. Rien de bien parlant en réalité, quelques conversations, des images qui semblaient parfois n’avoir pas le moindre sens, comme une où ils faisaient la cuisine ensemble, mais le tout avait été d’un réalisme frappant, aussi frappant que d’autres rêves qu’elle avait faits avant et qui l’avaient perturbée. Elle était certaine qu’il ne s’agissait pas de souvenirs. Peut-être tout simplement était-ce le contre-coup de ce qui l’attendait. Une fois que ce maudit mariage serait passé, tout irait évidemment beaucoup mieux, c’était certain !

Elle se rendit compte que Rebecca était en train de parler et qu’elle n’avait absolument pas suivi ce qu’elle racontait, mais elle réalisa rapidement qu’il s’agissait de la robe qu’elle avait faite. En effet, le décolleté était particulièrement plongeant et elle espérait pour elle que la vieille Nerys ne s’en rendrait pas compte. Quoi qu’elle même aurait probablement été soulagée de se faire virer de ce mariage, mais là, adieu la seconde partie du salaire ! Et ça, c’était hors de question, autant que cette torture lui rapporte quelque chose.

Elle ne put s’empêcher de sourire en entendant la remarque agacée de Lynch. Elle lui aurait volontiers répondu qu’elle n’avait pas su avant ce jour qu’elle le préoccupait à ce point, mais elle sentait bien qu’à cause de la présente compagnie, les échanges de sarcasmes devaient être quelque peu restreints. Après la manière dont les heureux couples s’étaient rencontrés, la conversation dévia sur les jeunes mariés qui n’arrivaient toujours pas et la provenance des fleurs. Autant de sujets qui l’ennuyaient profondément, et elle ne chercha absolument pas à le cacher, se désintéressant de la conversation. Si ça n’avait tenu qu’à elle, elle aurait attrapé Lacey par le bras et l’aurait entraînée avec elle en direction du bar le plus proche. En parlant de bar, elle sentait que le champagne commençait peu à peu à faire son petit effet, ce qui arrive quand on boit en ayant l’estomac vide, comme c’était son cas. Ces derniers jours, sa nervosité avait été telle qu’elle avait été incapable de manger correctement, se contentant parfois de grignoter un peu.

La conversation dévia de nouveau sur la qualité de la nourriture, mais elle eut tout de même le temps de glisser un petit mot d’encouragement un peu moqueur à l’oreille de Lynch. Elle sentait que, si ça n’avait tenu qu’à lui, il aurait probablement perdu son sang froid. Elle aurait adoré lui répondre quelque chose, mais malheureusement, elle n’en eut pas le temps, car Esther Nerys annonça le moment qu’elle avait redouté, à savoir celui de la cérémonie. Plus nerveuse que jamais, elle n’eut pas le temps de terminer son verre puisqu’il le lui arracha des mains. Elle lui jeta un regard noir, mais savait qu’il était inutile de discuter. Pourtant, lorsqu’elle le vit le dos tourné, à la recherche d’une place, elle profita du passage d’un serveur pour attraper un verre sur le plateau qu’il portait de ce qui semblait être du vin et eut le temps d’en avaler le contenu avant de le reposer et de se tourner de nouveau vers son cavalier avec un sourire innocent.

A l’annonce d’Esther qui donnait ses recommandations pour placer les invités, elle eut une soudaine envie d’éclater de rire, sans réellement savoir pourquoi. Elle fit néanmoins son possible pour se retenir afin de ne pas se faire remarquer, surtout par son cavalier qui la jetterait alors probablement dehors lui-même. Elle salua cependant Lacey, qu’elle devait abandonner à regret.

« On se retrouve après la cérémonie ! » lui lança-t-elle avant de suivre Lynch.

Elle se souciait assez peu de la place qu’ils prendraient et pensaient qu’il en serait de même pour son cavalier. Et pourtant, en le voyant ainsi choisir avec un certain soin, elle ne put que se demander quel en était le but. Elle savait qu’il ne faisait jamais rien sans rien et elle doutait qu’il ait vraiment envie de voir le bonheur des jeunes mariés. Alors quoi ? Que voulait-il voir ? Ou voulait-il être vu ? Malheureusement, son envie de rire la reprit et elle dut de nouveau faire un effort pour se contenir, au point que les larmes commencèrent à lui monter aux yeux. Heureusement, elle se trouvait dans un contexte tel que celles-ci pourraient facilement être prises pour un témoignage de joie et d’émotion destiné aux futurs jeunes époux. Mais auprès de Lynch, ça ne passa pas inaperçu. A sa remarque, elle ne put s’empêcher de pouffer et fit un effort pour ne pas être trop bruyante en plaquant une main devant sa bouche et en faisant mine d’être prise d’une quinte de toux.

« Je suis désolée, j’ai sauté quelques repas depuis quelques jours... »

Le fou-rire commença à partir et pour le contenir et le dissimuler surtout, elle n’eut d’autre choix qu’enfouir sa tête dans le creux de l’épaule du psychiatre, sans prévenir, un geste qui ne lui serait certainement pas venu à l’esprit si elle avait été sobre. Mais en de telles circonstances, c’était tout ce qu’elle avait put trouver, et elle ne prit d’ailleurs même pas conscience de la gêne que cela ne manquerait pas de représenter pour lui. D’ailleurs, si elle l’avait su, il n’était pas certain qu’elle eut agi différemment.

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Beth Cyrian
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Dim 17 Nov - 17:23



Beth




Demoiselle Curieuse

Norman, pour qui ne le connaissait pas, était quelqu’un de particulièrement pénible quand il s’y mettait. Personnellement, j’avais fini par m’y habituer et je ne le voyais plus comme quelqu’un de pénible. Au contraire, il arrivait à me faire rire. Bien sur, par moment, il arrivait à être désespérant, mais on s’y faisait à la longue. Son humour n’était pas au goût de tout le monde et certainement pas celui de Bran. J’avais cru qu’ils allaient finir par se mettre à se battre, mais heureusement, ce ne fut pas le cas. Surtout que Norman ne faisait rien pour calmer le jeu de son côté. Mais ça c’était tout lui. J’ignorais totalement si j’avais eu un grand rôle dans ce conflit, ni même si mes paroles avaient convaincu Bran à ne pas aller plus loin. Mais peu importait. La seule chose qui comptait, c’était qu’il n’y ait pas de scandale. Si jamais les choses avaient mal tournés, ils se seraient fait mettre à la porte, de ça, j’en étais persuadée.

Je n’avais pas voulu faire un choix entre Norman et Bran, mais j’y avais tout de même été contrainte d’une certaine façon en suivant mon cavalier lorsqu’il m’avait tendu son bras. J’espérais que mon collègue comprendrait. En suivant mon cavalier, j’ignorais totalement s’il avait dit vrai quant à son attention d’aller dire bonjour à certains de ses amis ou bien si c’était juste une excuse qu’il avait trouvé pour se débarrasser de Norman. Dans tous les cas, je tenais à m’excuser pour mon collègue, mais aussi pour lui assurer que je ne voulais pas me disputer avec lui sur ce sujet. Ce n’était ni l’endroit, ni le moment. Peu importait ce qu’il pensait de Norman. Je considérais son silence comme un assentiment. J’espérais que c’était ça, quoi que ça ne m’étonnerait pas qu’il m’ignore totalement. D’ailleurs, je levais légèrement le nez vers lui, mais il avait son air froid. Aussi, je regardais de nouveau devant moi, passant ainsi à autre chose.

J’ignorais encore où est-ce qu’il m’emmenait, ni même quand est-ce qu’il allait s’arrêter parce qu’il aurait rejoint les personnes qu’il connaissait. Du coup, je marchais sans vraiment faire attention où j’allais. Tout ce que je faisais, c’était d’éviter de rentrer dans les gens quand je les croisais. Enfin, apparemment, je n’étais pas aussi attentive que ce je pensais car je me sentis attirer contre quelqu’un alors qu’une pile de verre venait de tomber juste devant moi. Le temps que je comprenne ce qu’il venait de se passer, je remarquais que c’était Bran qui m’avait attiré à lui, sauvant ainsi ma robe de demoiselle d’honneur. Je clignais plusieurs fois des yeux en regardant le serveur qui n’avait plus son plateau dans les mains. A quelques centimètres près, ma robe aurait été foutue et j’aurais eu le droit aux remontrances d’Esther Nerys. Le temps reprenait tranquillement ses droits avant de voir Suzy qui semblait sur le point d’aller faire amie-ami avec le sol.

Bien sur, quelques têtes s’étaient tournées vers nous, du coup, c’était loupé pour passer inaperçu. En tout cas, j’eus le droit de constater que Bran était beaucoup plus sociable qu’il ne voulait bien le laisser croire. Décidemment, j’allais de surprise en surprise. Il semblait réellement se préoccuper de l’état de Suzy et surtout à quel point il était près à endosser toutes les responsabilités pour éviter au serveur et à la demoiselle d’honneur d’avoir des problèmes. Si on m’avait dit une telle chose ce matin en me levant, j’aurais surement pris cette personne pour un idiot. Enfin toujours était-il que le serveur semblait rassurer par les paroles de Bran car son visage se décontracta légèrement. Il n’aurait pas à subir le terriblement châtiment qu’Esther Nerys réservait aux fouteurs de trouble. D’ailleurs, en parlant d’Esther Nerys, celle-ci venait de faire son apparition, demandant l’attention de tout le monde.

J’écoutais les recommandations de la grand-mère de Louna. Absolument rien n’était laissé au hasard, s’en était presque effrayant. Je comprenais pourquoi mon amie était stressée. Un événement comme celui-là était déjà stressant en soit, mais s’il fallait en rajouter une couche… Je suivis Bran et Suzy dont les pas incertains menaçaient de la faire tomber à tout moment jusqu’à l’endroit où nous, demoiselles d’honneur, nous devions nous placer pour attendre la mariée. Je me plaçais à ma place tandis que mon cavalier donnait des recommandations à Suzy qu’il avait placé jusqu’à côté de moi. D’ailleurs, il me la confia. J’hochais la tête en guise d’assentiment. Ca ne me dérangeait pas de veiller sur elle et surtout, ça lui éviterait pas mal de problème. Automatiquement, je passais mon bras en dessous du sien pour la maintenir debout.

Je faillis me mettre à rire face au compliment que Bran venait de me faire, mais je n’en eus pas le temps car il m’embrassa sur la joue, ce qui me figea. Jamais je n’aurais cru à un tel geste venant de sa part, surtout que nous ne nous connaissions même pas. Enfin, je ne pouvais pas nier que ce compliment me touchait malgré tout. Je me souvenais parfaitement l’avoir corrigé quand il m’avait annoncé que la section gazelle se trouvait plus haut dans son zoo quand il m’avait surprise entrain de chanter The Lion sleeps tonight de Solomon Linda. Il fallait croire que mon explication lui était restée à la tête car il semblait enclin à l’utiliser souvent. Quand je repris mes esprits, Bran était déjà parti pour rejoindre surement les premiers rangs. Je toussotais légèrement avant de regarder Suzy à qui je tenais le bras et dont j’avais la garde. Je comptais bien remplir ma mission. Pas simplement parce que c’était mon cavalier qui l’avait demandé, mais aussi parce que je n’avais pas envie qu’elle ait de problème avec Esther.

- T’en fais pas, ça va bien se passer. Fais-moi confiance, personne ne verra rien.

Elle pouvait compter sur moi pour que je ne la laisse pas tomber au moment de défiler. J’ignorais encore comment j’allais m’y prendre, mais j’allais y arriver. Il ne fallait jamais sous-estimer la détermination d’un journaliste. Même dans les pires situations, ils arrivaient toujours à s’en sortir. Je jetais un coup d'oeil vers là où devait se trouver Bran, mais avec toute la foule qui commençait à se placer, c'était impossible de l’apercevoir. Du coup, je notais pour moi-même qu'il fallait que je le remercie pour son compliment, histoire qu'il ne croit pas que je lui avais mis un vent...
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"Regarde la vie dans mes yeux"
Regardes la vie dans mes yeux. Un plus bel endroit t'attend là bas. Regarde la vie dans mes yeux et tu changeras. Tu crois là bas c'que tu vois ? Si tu regarde dans mes yeux il y aura
dans ton voyage des jours pleins de nuages. Mais quelque par
brille l'espoir si tu veux bien y croire.♛ by endlesslove.
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Dim 17 Nov - 20:22



Maddhen




Que la fête commence !

Maddhen avait enfin réussit à obtenir une coupe de champagne, la première de cette longue et fabuleuse journée qui allait débuter. En regardant toute cette foule, elle eut des pensées positives pour Louna. Ce jour était le sien, elle allait être accompagné dans cette grande aventure. Beaucoup de personnes étaient là pour assister à leurs unions, est-ce juste de la curiosité ? Peu importait, car les amis de cette jeune fiancé était là, pour elle. Elle allait se marier et qui plus ait, dans son propre jardin. Maddy avait tendance à l'oublier, mais ce lieu n'était pas seulement la maison des Nerys, il était aussi, le lieu où elle avait grandi. L'héritière du "dragon" habitait dans une dépendance, seulement, il n'y en avait pas qu'une. La seconde était plus dissimulée à la vue des invités, caché, moins grande, mais tout aussi douillet. Cette dépendance était la demeure des Tide depuis de nombreuses années. Conchita, sa mère qui était la bonne à tout faire de cette famille avait prit peu à peu le rôle de nourrice pour l'orpheline. C'est pour cela que cette dynastie leur offrit un toit, en échange de tous les bons services de cette femme de ménage. Puis, il arriva un moment où la matriarche Nerys décida de les estimer comme des amis proches de leurs honorables descendances. Ils ne manquèrent de rien, Maddhen fut élevé auprès de Louna. Toutefois, bien qu'elles furent souvent ensemble, leurs relations étaient restées au point mort. Bien qu'elles se ressemblaient sur quelques points, elles ne furent jamais complice comme des sœurs, plus comme des amies éloignées qui, parfois partageait des repas, qui travaillaient ensemble pour leurs associations, mais rien de plus. Au grand regret de la nourrice qui se prenait pour la mère de Louna et à présent, celle de Moïra. Pourtant, cela n'empêchait pas d'être heureuse pour la journaliste, rien quand y pensant, elle eut les larmes aux yeux. Louna allait ce marier, elle allait être heureuse et c'est tout ce qui comptait. Personne ne gâcherait ce moment, même si ce type malpolie était étrange.

En avalant une première gorgé de ce champagne, qui était succulent soit disant passant, Maddhen repensa à l'intervention de cet inconnu. Il justifiait son impolitesse avec une raison qui était des plus abracadabrantesques, selon lui il était tellement subjugué par la robe de Beth qu'il avait occulté la présence de Bran et la sienne. Comment une personne pouvait être à ce point envoûter par une robe ? Marvin était un fétichiste des horloges, était-il fétichiste des robes vertes ? Un homme qui était bien curieux à son goût. Quoique cela n'avait pas de sens, car elle aussi portait une robe verte, peut-être moins aussi éclatante, mais quand même. N'était-il pas obsédé par cette fille ? A ce stade-là, Beth allait être kidnappée, enfermée dans un bunker et plus personne n'entendra parler d'elle. Maddhen avait donc décidé de garder une œil sur elle, s'il lui arrivait quelques choses, la croupière du casino serait que c'est cet homme le coupable. Puis non, elle n'était pas en plein combat avec son nœud de papillon, elle gérait parfaitement la situation. C'était sans doute la première fois que cette ancienne sirène était fière de bien connaître la vieille Nerys, une seule parole à cette femme et cet être prétentieux et malfaisant pourrait bien se retrouver exclus de ce mariage !

Une autre gorgé du champagne et elle décida de lui laisser une chance. Elle était trop occupée à réfléchir de son cas, qu'elle n'avait pas assisté à la confrontation de Bran et de monsieur malpolie. Pourtant, elle n'était pas loin. Maddhen observait les personnes qui étaient autour d'elle, l'assaillante d'Aliéna avait l'air d'être calmé. Enfin, elle ne criait plus sur la jeune fleuriste. Cette dernière était à présent avec son Sebastian, en arquant un sourcil, elle se questionnait sur combien de temps il se connaissait c'est deux là. Une autre chose qu'elle devrait faire à la fin de ce mariage, questionner Bran sur cette Beth et après, questionner Sebastian sur Aliéna. En regardant un peu plus loin, elle contemplait Chrissie, elle était magnifique dans sa robe de demoiselle d'honneur, plus belle que l'amie de Bran. Cette dernière marchait avec Az, qui lui aussi était beau de son costume. Maddhen trouvait tout le monde magnifique, sauf ce monsieur malpolie ! Elle voulait les rejoindre, mais elle eu la joyeuse expérience de voir son psychologue. Jamais elle n'aurait cru le voir ailleurs que dans le Granny's et pendant leurs séances. C'était perturbant de le voir parler avec Masha et une blonde qui lui était vaguement familière. Un psy ça reste dans le cadre de psy, non ?

Son champagne était bien entamé, enfin remise de l'émotion d'avoir vu son psy à un mariage, elle allait être prête pour aller voir sa belle rouquine, son beau marin, sa belle fleuriste et son beau heu ... magicien ? Toutefois, avant de poser le premier pied pour y allez, une personne l'interrompait. C'était nul autre que son cavalier, qui était en retard, mais Maddhen ne pouvait pas lui en vouloir, elle était très souvent en retard. Un grand sourire illuminait son visage lorsqu'elle apercevait son nœud de papillon. Bien que Robin avait pris la place numéro un du chouchou, Zack allait être sur la même marche du podium. Comme Liam qui venait de partager sa place avec monsieur impolie, les deux seuls personnes que cette jeune femme ne pouvait plus supporter ! Même si Liam n'aurait jamais de deuxième chance.

- Salut ! Excuse moi pour le retard j'ai eu un petit problème de réveille ! Tu... tu es ravissante !

Ravissante et lui alors ? Il était comme tous les autres, à tomber par terre. Toutefois, son aspect lui faisait plus d'effet que les autres, elle le trouvait vraiment beau dans ce costume. Bien plus que Sebastian ou même que Bran et ça, ce n'était pas quelques choses d'habituel. Un léger sourire se dessinait sur ses joues, contente d'avoir ce compliment et d'avoir un James Bond à son bras.

- Merci et toi tu ressembles à un riche milliardaire qui va déambuler sur les tapis rouges.

Ça n'avait pas l'air, mais c'était un compliment. Il finit son champagne, reposait la coupe sur le buffet, mais avant de dire quoi que ce soit, Esther demanda l'attention de tous les convives. La cérémonie allait bientôt débuter, Maddhen sentait son cœur s'accélérer, elle était stressée pour Louna. Et si elle tombait par terre avec sa belle robe blanche ? Ou si elle oubliait ses vœux ? Elle n'eut pas le temps de repenser un ou si, que son cavalier la pris par le bras. C'est en se tournant vers le nouveau jardin qu'elle aperçut son frère ramassait des morceaux brillants sur le sol, qu'est-ce qu'il avait encore fait celui-là ? Comme quoi, les jardiniers font de mauvais serveur. En arrivant enfin sur le lieu de l'union, Zack se pencha vers elle et lui demanda où étaient leurs places. Maddy allait se diriger vers des sièges lorsqu'elle remarquait sa mère, lui faisant de léger signe. Sa seule réaction fut :

- Oh non, dis-moi que je rêve ! Heu, je viens de découvrir que, comment te dire ça sans que tu paniques, on a des places d'honneur ! Je sais que notre amitié est toute récente, mais tu vas rencontrer ma famille. Même moi, je n'avais pas prévue de les voir

Maddhen soupira légèrement avant d'entraîner Zack devant toutes les chaises libres. Son père était déjà assit, comme à son habitude. Big papa souriait à sa fille et à son cavalier, tout en tendant un mouchoir à sa femme qui avait les larmes aux yeux. Avoir son nom sur une chaise avait un certain gout de pouvoir et de panache. Il était où le malpolie, il pourrait voir que Maddhen était une personne importante aujourd'hui et lui non. Un misérable insecte qu'elle pouvait écraser ! Avant qu'elle puisse présenter Zack, Conchita se concentrait pour être compréhensible :

- Un de mes filles va se marier aujourd'hui, il ne faut pas que je commence à pleurer. Je n'ai pas encore vue Moïra dans sa robe de demoiselle d'honneur, il faut que je la voie.

Suite à ces dernier mot, elle se faufila entre les invités, telle une anguille cherchant un coin d'eau. Flippante ? Oui, c'était bien le mot, c'était une mère dans l'âme. Pour elle, Louna était sa fille, celle qu'elle aurait sans doute voulu à la place de Maddhen. Bien sûr, elle ne le disait quand présence de la famille Tide et non celle des Nerys. éduquer les enfants des autres l'avait rendu débordante d'amour, ce qui l'avait rendue un peu bizarre. Dans quelques années, elle dira surement qu'elle a trois filles, Maddy, Louna et Moïra. Peut-être voulait-elle avoir que des filles, plutôt que quatre garçon et une fille. Souriant à Zack, elle se décida de présenter son père.

- Louna n'est pas sa fille, elle à juste des problèmes d'identité en ce moment, t'en fais pas tu vas t'y habituer. Papa, je te présente Zack. Voilà !

Des présentations aussi rapides que celle de Marvin. Maddhen pris la chaise voisine d'une certaine madame Rosewater. Un nom qui lui était familier ! En attendant la venue de cette femme, elle attrapa deux coupes de champagne et en donnant une à Zack. Si son père en voulait une, il aurait dû se lever, ça changera de d'habitude.


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Allan Gold
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Dim 17 Nov - 21:53



Mr Gold




Il est délicieux de s'attendrir sur la beauté et la fragilité d'une rose

« Je ne pense pas. Ca m’étonnerait que la quantité de nourriture ne soit pas proportionnelle à la quantité de fleurs. Et puis, si j’ai bien tout compris, ça va durer la journée, donc il n’y a pas de raison qu’on manque de nourriture à l’heure du repas. »

Cette réponse fit naitre un sourire discret sur mes lèvres. Je pouvais dire que j’avais bien choisi ma cavalière. Sa remarque répondait come il fallait à mon trait d’humour. De plus, qui pouvait se plaindre d’avoir une telle beauté à son bras. Je savais qu’il m’arrivait de fixer mon regard un plus longtemps qu’il ne le fallait sur les traits délicats du visage de Lacey mais c’était dur de réfréner cette envie de la regarder. Après un chuchotis à l’oreille par mademoiselle Jones, je vis très nettement, Lynch se tendre. Je ne savais pas ce qu’elle lui avait dit mais soit ce n’était pas de son goût soit s’était la proximité soudaine avec sa cavalière qui l’avait surpris. En tout cas, il se reprit vite et lui répondit. J’allais enchainer sur un nouveau sujet quand une voix forte se fit entendre.

« Votre attention à tous, chers invités ! La cérémonie ne va pas tarder à commencer, je vous invite donc à tous me suivre pour venir vous installer près de l'autel. »

A ces mots, deux grands colosses ouvrirent les portes menant à une autre partie du jardin tout aussi chargée en fleur mais avec une certaine finesse et une légèreté que n’avais pas la décoration du premier jardin. Derrière les portes s’étalait un nombre de chaises impressionnant placé devant une estrade sur laquelle se déroulerait surement la cérémonie mais qui pour l’instant supportait le poids d’Esther Nerys qui poursuivit sur sa lancée et précisa certaines spécificités du placement sur les chaises.

« Écoutez très attentivement car je ne me répèterai pas deux fois : certains sièges, dans les trois premiers rangs, sont réservés à la famille des mariés, aux demoiselles d'honneur, aux témoins, ainsi qu'aux figures les plus importantes de la ville. Les autres... Vous êtes libres d'occuper les autres sièges. »


Cela ne m’étonnait pas de la part de la vieille Nerys, elle voulait que son mariage soit le mieux vu par les gens qu’il fallait dont je faisais partie. J’avais donc le droit et ma cavalière également à une place au premier rang qui se serait des plus agréables pour assister à toute la cérémonie. De plus, son dédain qu’elle manifestait pour les autres invités était des plus marquants et n’importe qui faisait un minimum attention à ce ne pouvait le manquer.


« Vous avez de la chance, vous allez être aux premières loges pour cet heureux événement. »

La remarque du docteur le surprit était-il jaloux de la position que j’occupais dans la ville ? Cela m’étonnait, la place qui m’était attribué dans les rangées était aussi un endroit où je serais observé et j’étais presque désolé d’embarquer ma si adorable cavalière dans cette scène. Mais c’est elle que j’avais choisi et elle n’avait pas refusé ce qui impliquait ce genre de choses. Je répondis par un sourire à la phrase de Lynch. Une dernière recommandation de Madame Nerys se fit entendre avant de la voir circuler entre les rangées pour veiller au bon déroulement de cette partie de la journée avant d’entamer la grande cérémonie.


« N'oubliez pas, lorsque la mariée arrive, il est d'usage de se lever ! »

« Mademoiselle French ? »

Je présentais ma main à la belle brune avant de la glisser sous mon bras à Lacey pour la mener vers nos places dans les premiers rangs. La salle était divisée en deux par une allée centrale qui serait surement foulée plus tard par la mariée. Elle prit l’appui que je lui offrais et jetais un dernier regard vers son amie qui lui disait :

« On se retrouve après la cérémonie ! »

Cela signifiait que j’aurais moi aussi l’occasion de revoir le couple Jones-Lynch qui m’intriguait tant. Puis ces derniers mots échangés nous primes place que nous avait indiqué Esther. J’étais sur l’une des places en bout de rangée, le long de l’allée. Je laissai cette place à ma cavalière afin qu’elle puisse mieux voir le déroulement de la cérémonie et en particulier l’arrivée de la mariée. J’invitais donc Lacey à s’assoir à cette place, en prenant celle d’à côté.

J’attrapais deux coupes de champagne sur l’un des plateaux avant de remplacer celle de ma cavalière et la mienne. Ce n’était que notre deuxième verre de la journée et je ne doutais pas qu’ils ne seraient les premiers d’une longue série en tout cas pour elle. J’avais eu le temps de faire quelques petites recherches et un de mes informateurs au Rabbit Hole m’avait confirmé sa présence et la descente que possédait ma cavalière. Je ne courrais donc pas un grand risque en lui proposant cette nouvelle boisson. Bien sur je surveillerais la consommation de Lacey mais je tenais à lui laisser une part de liberté, elle avait le droit de profiter au mieux de la journée. Je posais alors mes yeux sur la scène où le marié se tenait déjà devant celui qui allait être chargé d’unir les vies de Louna et William.



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Lacey French
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Dim 17 Nov - 21:59



Lacey




Le sacrement de mariage est un désinfectant

Les conversations tournaient principalement sur ce mariage. En même temps, c’était assez dur de ne pas parler de tout ça vu que ça allait être le sujet principal pendant un bon moment. Pour l’instant, la seule chose qui semblait inquiéter les gens, c’était le buffet. Je devais bien avouer que les gens avaient fait assez fort en se ruant dessus pour en avaler un maximum. Quoi ? Ils pensaient qu’après ça il n’y aurait plus rien à manger ? Franchement, c’était le mariage de l’année donc ça m’étonnerait fortement qu’il manque quoi que ce soit à ce mariage. Je pensais sincèrement qu’il allait encore en rester énormément à la fin de la journée. Donc honnêtement, je ne m’en faisais pas du tout quant au nouveau buffet qu’il y aura quand l’heure du repas arriverait.

Notre conversation ne put s’étendre plus loin car une femme d’un certain âge attira notre attention à tous. Je me tournais dans la direction de cette femme où un nouvel accès nous fut révélé. Je distinguais tout un tas de chaises d’installées tandis que la femme nous annonçait qu’il était temps pour nous de nous installer afin de préparer l’arrivée des mariés. Enfin les choses sérieuses allaient pouvoir commencer. Si j’en croyais ce que disait la femme qui semblait être la matriarche de la famille Nerys, on ne pouvait pas se placer n’importe comment car des places semblaient être réservées à la famille et aux gens importants. Sur ce point-là, le Docteur Lynch me fit savoir que je faisais partie des figures importantes puisque je me trouvais être la cavalière de M. Gold. Même si cela m’étonnait un peu, il fallait que je m’y attende. Après tout, mon cavalier n’était nul autre que le propriétaire de la ville.

Tout le monde commençait déjà à se diriger vers cette nouvelle partie de jardin qui venait d’être dévoilée. M. Gold me présenta sa main pour que nous puissions faire de même. Je mis ma main dans la sienne, tenant toujours ma coupe de champagne que je n’avais toujours pas terminé. Il en restait encore une gorgée, mais je ne m’en occupais pas pour l’instant. Mon compagnon fit glisser ma main sur son bras tandis que Carrie commençait à partir en compagnie de Docteur Lynch. Je n’aimais pas savoir qu’elle allait rester toute seule avec lui. Je savais pertinemment à quel point cet homme était tordu et je ne voulais pas qu’il lui fasse du mal. Savait-elle réellement qui il était ? De quelle façon il traitait ses patients ? Les nombreux tests et expériences qu’il faisait sur eux comme s’ils étaient des cobayes ? J’en doutais fortement puisque personne ne semblait s’en plaindre. Etais-je la seule témoin à être sortie de son service psychiatrique ?

- Oui, à toute à l’heure ! répondis-je à mon amie, coupant court ainsi à ma réflexion.

Au fond, j’étais tout de même contente d’avoir une amie à ce mariage. Cela aurait été encore mieux si Walgrim avait été dans le coin, mais il ne serait pas de la partie. Mais j’avais promis de penser à lui, alors c’était ce que j’allais faire. Je suivis M. Gold parmi les invités, évitant de rentrer dans les gens qui parfois se précipitaient un peu pour avoir un siège. Je comprenais l’importance d’être le plus près possible pour ne rien louper de la cérémonie, mais quand même… Il y avait des limites. Enfin, je disais ça moi, mais j’allais être au premier rang… C’était dommage qu’on ne puisse pas mettre Carrie avec nous. Je me serais sentie un peu plus à l’aise avec cette idée. Alors que nous nous approchions des chaises, un serveur fit tomber un plateau rempli de verres. Je tournais la tête pour regarder, mais je n’eus pas le loisir d’en savoir plus car M. Gold continuait d’avancer et par conséquent, moi aussi.

Mon cavalier me laissa la meilleure des deux places qui nous étaient attribuées et je le remerciais pour sa gentillesse. Je m’assis sur ma chaise, attendant le moment opportun pour me lever. Les gens s’installaient progressivement et pendant qu’ils s’asseyaient, j’essayais de repérer des visages connus. Je vis Rebecca en compagnie de son cavalier un peu plus loin et leur offris un sourire avant de reporter mon attention sur M. Gold qui me tendait une nouvelle coupe de champagne. Je l’acceptais avec un sourire avant de trinquer avec lui et de porter à nouveau mon verre à mes lèvres. Mieux valait la boire vite avant qu’un serveur ne repasse par-là pour récupérer les verres restés dans les mains des gens. C’était vrai que ça ferait assez mauvais genre d’avoir des invités avec un verre d’alcool dans la main. Pour la réputation, c’était raté ! Aussi, je découvris le marié. William Knightwood si j’avais bien retenu. Il était plutôt pas mal dans son genre. La femme qui allait l’épouser avait de la chance à n’en pas douter. Tout ce que j’espérais, c’était qu’elle serait jolie. Je trouvais ça tellement dommage quand les beaux hommes unissaient leurs vies avec des femmes qui étaient laides à en faire peur.

- Dites, les Knightwood sont aussi une riche famille ?

D’après ce que je savais, les riches se mariaient entre eux, donc je ne pouvais que me demander si le marié avait autant d’argent que la famille de la mariée. Il était réellement urgent que je me fasse une place à Storybrooke parce que j’ignorais absolument tout de ces gens. Certes, j’avais lu le journal depuis que j’étais sortie de l’hôpital, mais ce n’était décidemment pas assez. Il allait falloir que je m’intéresse bientôt aux potins si je voulais réellement être quelqu’un de normal…
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Beauty and the Beast

Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. by Anaëlle
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Lun 18 Nov - 15:44



Rebecca




En mission... Mais d'abord un petit four !

La conversation commençait à se tasser et Rebecca devait faire un effort pour rester concentrée sur ce qu'il se passait autour d'elle. Non pas qu'elle s'ennuyait, au contraire elle était même ravie d'avoir une vraie conversation avec des gens qu'Emilia elle-même aurait qualifié d'adultes, du genre chapeau melon et collier de perle. Quoi que vu les cavalières, elles devaient plutôt être du genre bottes de cuir... La serveuse n'était pas une adulte elle, mais tant qu'elle avait autant de grands enfants à ses côtés elle s'en moquait. Vraiment, elle aimait pouvoir avoir une vraie discussion avec Lynch et pas juste monologuer en imaginant ses réponses jusqu'à ce qu'il la mette dehors. Elle devrait lui rendre visite plus souvent quand sa secrétaire était dans les parages ! Non, ce qui l'empêchait réellement de rester concentrée sur un sujet aussi passionnant que celui de la nourriture – et tout Storybrooke savait à quelle point elle aimait la nourriture – c'était qu'elle n'avait toujours pas repéré la moindre robe de mariée à l'horizon !

La brunette n'était pas une experte, d'ailleurs à bien y réfléchir c'était même le premier mariage auquel elle était invitée, mais n'était-ce pas la coutume pour la mariée d'attendre le début de la cérémonie auprès de son cher futur époux ? A moins que les Nerys n'aient décidé d'opter pour l'effet de la surprise en ne la laissant apparaître que pour la cérémonie afin de cacher jusqu'au dernier moment la robe digne d'une princesse des mille et une nuits qu'elle portait sûrement ? Mais dans ce cas-là, que pouvait bien faire Louna Nerys en attendant ? Après tout, ils étaient là à boire un verre voire plus et à s'empiffrer comme si il y avait une pénurie de petits fours en ville pendant que la star du jour était vraisemblablement en train de patienter sans doute stressant tellement qu'elle remettait en place le même ruban de soie pour la énième fois. Le plus beau jour de sa vie ? Elle devait plutôt se sentir comme dans la salle d'attente d'un dentiste pour le moment...

L'ancienne poupée de son entendit vaguement quelqu'un la rassurer sur la quantité de nourriture mais elle était désormais bien loin. Elle ne s'inquiétait pas, au pire elle se gaverait de pièce montée. Si elle ne pouvait pas trouver les mascottes dans la foule, il lui fallait au moins retrouver son déserteur de cavalier. Où était donc Owen ? Elle avait supposé qu'il était parti rejoindre Robin histoire qu'ils s'adonnent à leur passe-temps préféré : rester dans un coin sans parler en prenant un air maussade pour que personne ne les approche. Mais non Robin était là avec la petite fleuriste, Aliéna, et Sebastian Hopkins le dernier du trio de piliers de bar dont faisait parti Wally. Accessoirement, il était aussi bijoutier avait-elle entendu dire. Becky était plutôt bijoux en plastiques ou en bonbons qu'autre chose aussi ne le connaissait-elle pas vraiment. Lizzie – Lysebeth souffla une voix autoritaire dans sa tête qui rassemblait étrangement à celle de la blonde – était en train de tripoter la jeune femme à la voix de crécelle qui avait agressé Aliéna un peu plus tôt. Sans doute pour éponger le champagne. Sinon il allait falloir qu'elles discutent toutes les deux ! Elle voulait tout savoir.

Rebecca continuait de chercher Owen lorsqu'une dame d'un certain âge et à l'air peu commode prit la parole. Esther Nerys, matriarche de sa maison et dragon renommé, indiqua qu'ils allaient pouvoir prendre place pour le début de la cérémonie. Oui, il devenait urgent qu'elle retrouve son cavalier ! Elle écouta attentivement le discours de la centenaire plutôt bien conservée et se tourna vers les deux couples qui l'entouraient.


''Eh bien je vous laisse, il est temps pour moi de retrouver mon Roger Rabbit.''

Elle prit congé et entendit vaguement Lynch dire à Mr Gold la chance qu'il avait. La serveuse ne trouvait toujours pas son voisin et commençait à avoir faim. Elle se dirigea donc vers le buffet où elle prit un petit four à l'aspect tout à fait appétissant. Que c'était bon ! Elle en reprit immédiatement un autre – qu'importe, elle ne serait jamais mannequin de toute façon – et alors qu'elle mâchait joyeusement ce petit morceau de paradis la jeune Doll aperçut son cavalier en compagnie de Diane. Becky serra les dents, et soudain le petit four n'avait plus goût à rien. Owen avait peut-être pardonné à la jeune femme ce qu'elle lui avait fait, mais Rebecca avait beaucoup plus de mal à le faire. Sa nature conciliante disparaissait lorsque de l'on faisait souffrir son Owen. Cela avait peut-être eu lieu des années auparavant, mais il y avait certaines choses pour lesquelles il n'y avait pas prescription. La brunette remarqua qu'elle était aussi demoiselle d'honneur et se plut à l'imaginer se faire frapper à coups de bouquet de la mariée.

Rebecca inspira profondément e se força à se calmer car elle savait que son compagnon serait peiné si elle attaquait Diane sans raison apparente. Une fois plus détendue, elle s'avança vers eux et prit le bras du brun peut-être un peu plus possessivement qu'à son habitude. D'un ton enjoué tout à fait forcé, elle s'exclama sans même s'assurait qu'elle ne les interrompait pas en pleine conversation:


''Te voilà, je te cherchais partout ! Tiens salut Diane, alors demoiselle d'honneur hein ? Tu dois être vachement occupée dis donc ! On va te laisser te préparer, et nous Mister Heartwood, on va aller se trouver des places de choix pour que je puisse voir la robe de la mariée et que tu puisses dormir discrètement pendant la cérémonie.''

Rebecca déposa un baiser sur les lèvres de son cavalier mais c'était moins un baiser de l'amour véritable qu'une façon de prouver quelque chose à Diane et l'entraîna par le bras vers la partie du jardin qui venait d'être ouverte pour la cérémonie. Des fleurs, des dentelles... Si n'importe qui d'autre avait organisé l'événement, cela aurait ressemblé à un salon de thé de vieille dame. Mais non, c'était Lizzie – Lysebeth ! – alors tout était splendide. Comme ils ne connaissaient pas le couple, l'ancienne poupée de son jugea qu'il serait plus correct de se mettre dans les derniers rangs afin de laisser les amis du couple se rapprocher un peu. Mais elle insista pour se mettre sur la chaise qui bordait le chemin qui remontait jusqu'à l'autel afin de pouvoir admirer le cortège. Owen était juste à côté d'elle et elle lui prit la main par réflexe. Le pauvre avait du mal à garder les yeux ouverts, mais il devait tenir encore un peu, juste le temps que tout le monde ait les yeux rivés tout devant.

Alors elle se remit à parler, passant d'un sujet à l'autre sachant pertinemment que le brun ne l'écoutait qu'à moitié. Si cela enrageait la plupart des gens, elle ça la faisait sourire. Elle parlait trop, elle le savait, mais Owen ne parlait jamais alors ce n'était pas grave. Et puis lorsque vraiment le surveillant en avait marre des inepties de la serveuse, il le lui faisait savoir, la plupart du temps en l'embrassant pour la faire taire. Ces interruptions étaient peut-être grossière, mais quelle est la jeune femme qui refuserait un baiser pour pouvoir terminer son discours sur la raison pour laquelle un corbeau ressemble à un bureau ? Certainement pas elle ! Becky monologuait sur la probabilité d'un vol de colombes à la fin de la cérémonie lorsqu'elle aperçut enfin le marié. Enfin elle pensait que c'était lui, il était devant l'autel. Il était élégant, vraiment très beau dans son costume. Un vrai prince de conte de fée sans le cheval blanc et toutes les fioritures qui émasculeraient même le plus viril d'entre eux.

Les gens prenaient place autour d'eux. Robin devant en tant que cavalier de Suzy, des amis, des connaissances. Certains clients saluèrent Rebecca et Owen au passage et au quatrième rang elle avait reconnu Matthew Grey, l'animateur d'une émission qu'elle aimait bien – elle était une grandes enfant après tout ! – qui semblait bien seul. Tao n'était pas loin avec les sœurs Shaolin et lui lançait son regard de 'notre cuisine est la meilleure'. Si c'était le cas, c'est eux qu'auraient engagés les Nerys ! Le seul intérêt à embaucher un traiteur chinois pour un mariage, c'était pour avoir un prix sur le riz qu'on lance sur le couple à la fin. D'ailleurs en parlant de ça, y avait-il quelque chose de prévu ? Les riche famille n'avait pas l'air du genre à faire dans l'originalité alors ils lanceraient certainement des pétales ou quelque chose du genre. Sauf si Matthew Grey avait son mot à dire, après tout il était le roi des paillettes, cotillons et confettis.

© Méphi.
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Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !

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