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L'histoire se déroule en Octobre 2013.

« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


Charming ೨ Henry ೨ Ruby ೨ August

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 Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !

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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Lun 18 Nov - 18:07



Alec




Tu es une femme mon ange!


Contrairement à bien des personnes, son esprit n'était habité que par peu de certitudes. Une grande angoisse, inexplicable et profonde le tourmenter depuis la veille. La nuit avait été courte, son sommeil agité. A présent il se trouvait face à l'imposant miroir de sa salle de bain. Posant son regard azur sur le reflet qui se présentait à lui, Alec poussa un long soupire qui résumait à lui seul la situation actuelle. La main hésitante, il peinait à terminait le noeud de sa cravate noire, tout comme il peinait à imaginer son « petit ange » voler de ses propres ailes.
Alec NERYS, toujours posté devant le miroir, devait l'accepter et se préparer pour le grand jour, pour les grandes festivités, pour le grand plongeon. Esther, la matrone de la maison, avait tout pris en charge sauf les angoisses de son fils aîné.

Après une énième tentative pour nouer sa cravate, le Juge préféra déposer les armes et souleva la manche de sa veste de costume bleu nuit, il posa son regard sur le cadran de sa montre et se rendit compte avec surprise qu'il était très largement en avance. Après un nouveau soupire, l'homme retira les ridicules boutons de manchettes que lui avait confiées au préalable Esther, puis il quitta la salle de bain à moitié prêt. « A quoi bon se presser, j'ai le temps » se disait-il intérieurement pour retarder l'échéance. Après avoir quitté sa chambre, il longea d'un pas décidé l'immense couloir le menant à son bureau. Assaillit par une irrépressible angoisse qui sonnait au-dessus de lui les désagréables tonalités du doute, il n'avait plus les idées claires et avait besoin d'être dans un endroit rassurant pour se reprendre. Il n'avait pas le droit de faillir, pas aujourd'hui, pas maintenant.
Une fois à l'intérieur de son austère bureau où en règle générale il ne recevait personne, Alec prit place sur son fauteuil en cuir de boeuf et soupira longuement pour ensuite se masser les tempes. Le temps continuait de s'égrainer et lui était de plus en plus en proie au doute. D'une main mal assurée il prit le petit cadre photo disposé bien en évidence. Le regard d'une Louna un peu plus jeune, se posa sur lui. Du bout des doigts il caressa le visage de sa nièce espérant se donner le courage nécessaire pour achever ses préparatifs.

 -----------
Flashback

- J'aime Louna comme ma propre fille et je suis prêt au pire comme au meilleur pour elle.

- Alors pour son bonheur monsieur Nerys, je vous demande une fois encore de nous accorder votre bénédiction.

Jamais encore Alec n'avait pris le temps de s'intéresser réellement au jeune homme qui lui faisait face. Il ne voyait en lui rien de plus qu'une personne de mauvaise influence emplit d'ardeurs pour sa tendre Louna. Jusqu'alors il lui était inconcevable d'imaginer que sa nièce puisse fonder sa vie future avec ce type. Mais cette rencontre, ces paroles, loin d'être anodines, avaient touché Alec et dans sa fierté et dans son coeur. Ainsi William était là face à lui pour obtenir officiellement sa bénédiction. Bien sûr Alec n'était pas naïf au point de croire que son désaccord stopperait net le mariage, mais le fait de voir William ainsi présenté face à lui ne le laissa pas de marbre.
Tout avait changé en peu de temps, cette entrevue qui avait, avouons-le démarré sous de bien mauvaises hospices, prenait un tout autre tournant à présent...

- Hier encore je l'a regardais me sourire (...) Elle ressemble tant à sa mère, traits pour traits avec autant de caractère. Je ne veux que le meilleur pour elle. Elle vous aime et même si je m'efforce d'aller à l'encontre de ça, je ne pourrais rien y faire.

  ---------------

Alec posa le petit cadre en verre à sa place initiale, il passa la main dans sa barbe naissante et posa un regard vers l'extérieur. Le ciel azur laissait présageait une radieuse journée ensoleillée, un temps idyllique pour un mariage. Les rires de Louna résonnaient encore dans sa tête, il se revoyait la pousser sur la petite balancelle du jardin. Tout un tas de souvenirs refirent surface comme si une page était en train de définitivement se tourner. Sentant l'animation gagner l'extérieur, Alec comprit qu'il était temps d'aller se préparer cette fois.
D'un pas mal assuré il regagna sa chambre, enfila le reste de son costume, il repassa par la salle de bain pour achever de nouer sa cravate et remettre en place les fameux boutons de manchette. Il se passa de l'eau sur le visage et posa son regard une dernière fois sur le miroir « j'aimerais être loin, très loin » se disait-il intérieurement. Il éteignit la lumière et quitta ses appartements pour aller retrouver celle qui l'attendait impatiemment. Il longea encore une fois le long couloir. Durant tout le trajet il ne cessait de réfléchir sur ce qu'il allait bien pouvoir dire à Louna, car oui, il allait lui faire le fameux et traditionnel discours. D'ailleurs il fouilla avec précaution la poche gauche de son costume, par chance le bout de papier sur lequel il avait griffonné un petit quelque chose la veille, était encore là, soigneusement plié. Il descendit encore quelques marches avant d'enfin arriver à destination. Devant la porte menant à la petite chambre de sa nièce, Alec s'arrêta pour prendre une profonde inspiration, il compta jusqu'à trois dans sa tête et toqua contre la porte.

-Ma chérie, c'est moi ! dit-il en collant son visage contre la porte.

Il attendit quelques secondes avant d'entendre le verrou de la porte, il se décala et découvrit alors sa nièce qui le fit entrer précipitamment. Il resta bouche bée devant la beauté de celle qu'il considérait comme sa propre fille. Aucuns mots ne sortaient de sa bouche tant il était ému et subjugué par ce qu'il voyait. L'émotion était telle qu'il préféra s'asseoir sous le regard inquiet de Louna.

-Louna ! Comme tu es magnifique. Je n'arrive pas à croire que ça soit toi ! On dirait... une vraie princesse. Avant de t'amener à l'autel j'aimerais que tu saches que je suis fière de toi et de tout ce que tu accomplis. Bien que je ne sois pas totalement favorable à ce mariage, pour moi ce qui a le plus d'importance c'est ton bonheur. Alors, si William te rend heureuse c'est tout ce qui compte. Notre famille a essuyé beaucoup de tempêtes, il est temps de profiter de l'accalmie à présent. Tu es prête ?

Il se releva et lui tendit son bras et sourit pour la rassurer.

-Ta grand-mère risque de me tuer si on arrive en retard

La boule au ventre, Alec forçait le sourire sur son visage, ne voulant pas inquiéter sa nièce. Ce jour était son jour et rien ne devrait entraver son bonheur. La mariée prit donc la main tendue par son oncle et se réfugia tout sourire à son bras. Avant de commencer l'ultime marche menant à l'autel, Alec mobilisa une dernière fois l'attention de Louna. Il fouilla dans la poche de son costume sombre, priant pour ne pas avoir oublié le présent qu'il tenait tant à lui offrir.

-Avant que je ne t'amène retrouver ton futur époux, il faut que tu fermes les yeux !

La jeune femme le regarda surprise, son sourire s'était amoindrit, mais persistait malgré tout. Elle obtempéra et ferma les yeux. Alec sortit un médaillon en argent de sa poche et le plaça autour du cou de sa nièce qui frissonna sous la froideur du bijou posé sur sa peau.

-Ce médaillon appartenait à ta mère, c'est tout ce qu'il me reste d'elle. Il te revient de droit à présent. Elle serait fière de la femme que tu es en train de devenir.

La marche commença. Présentement nous ne pouvions savoir lequel des deux étaient le plus enclin au stress, mais chacun se soutenait envers et contre tout. Le cœur battant à s'en rompre, Alec mena sa nièce dans le jardin où devait se dérouler la cérémonie.

Les invités se retournèrent pour apercevoir la mariée, de grands sourires béats se dessinaient alors sur bien des visages. La musique lancée, dynamisait la cadence de la marche. Il ne restait à présent que quelques pas avant d'atteindre le tant convoité autel.
Enfin ils arrivèrent à destination, Alec confia Louna à William, il lui serra la main et lui offrit un léger étreinte, il se tourna vers sa nièce et lui offrit un tendre baiser sur le front puis il prit enfin sa place, ému.


© Méphi.
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Lun 18 Nov - 18:07



Louna




Le jour qui doit être le plus beau de ma vie !

Le grand jour était arrivé, Louna avait à peine réussi à fermer l'œil de la nuit, se trouvant dans sa chambre d'enfant, elle avait regardé tous les albums photos qui allaient de sa naissance à l'enterrement de vie de jeune fille. Sans aucun doute, elle avait été heureuse et dans quelques temps elle pourrait y ajouter celles prises au mariage pour ajouter des clichés qui représentait son bonheur. Mais être heureuse ne l'empêchait pas d'être stressée, sa grand-mère avait tellement été sur son dos ces derniers mois que, il fallait le dire, elle pétait un plomb pour tout. Elle n'avait qu'une hâte : que le mariage soit passé pour pouvoir récupérer une vie calme et monotone.

Les préparatifs pour faire d'elle une superbe mariée avait commencé très tôt : coiffeuse, maquilleuse, tout autant de personnes dont elle ne voyait pas l'utilité, passaient devant et derrière elle. Louna était devenue la vraie poupée du jour, une poupée qui rêvait d'exploser et d'hurler. Fort heureusement, les demoiselles d'honneurs qu'elle avait pu choisir elle-même arrivèrent pour l'épauler dans cette épreuve. Après qu'elles se soient retrouvées seules et que tout le monde eût bien mis sa robe, Moïra, pas pur enchantement, fit apparaître des bouteilles d'alcool, rien d'étonnant venant de sa part. Après avoir servi quelque verre, Louna ne fit aucune remarque, preuve de son état d'anxiété, elle n'arrivait même pas à faire la morale contre les effets de l'alcool. Non, elle se faisait du soucis pour le déroulement de la journée : et si elle marchait sur sa robe et tombait dans l'allée, et si.. Et si. Elle ne pouvait imaginer que le pire alors qu'elle savait que près de William cela ne pourrait être que le meilleur.

''À Louna, la mariée la plus resplendissante qu'on ait jamais vu, la vieille y a veillé personnellement !''

D'accord, elle venait de sourire au toast qu'avait porté Moïra et les laissait boire tandis qu'elle se regardait dans son miroir, n'arrêtant pas de faire tourner sa bague de fiançailles. Les heures passèrent entre rire et alcool... Trop d'alcool, vu l'état de Suzy, et petit remise en question de Louna qui s'interrogeait pour tout et qui se sentait vraiment très mal, cela faisait des semaines que ça durait, oui il était temps que les préparatifs du mariage arrivent à leur fin. À un moment, Masha vint près d'elle, lui proposant d'aller chercher un verre d'eau, ce qu'elle ne put refuser. D'ailleurs, Diane avait disparu et Suzy se mit à hurler, faisant sursauter Louna. Elle remercia du regard Chrissie qui lui dit d'aller faire un tour car elle n'avait pas le courage de remonter le moral d'une Suzy bourrée.

Alors que Didi réapparut avec un verre d'eau à la main, ce qui fit littéralement buger Louna qui était persuadée que c'était Masha qui devait en ramener un, elle vit Târa marcher à quatre pattes dans le miroir, mais qu'est-ce qui se passait ? Était-ce elle qui devenait folle ? D'un coup, plus de Târa, plus de Masha et plus de Suzy. Diane s'installa près de la fenêtre pour regarder comment se déroulait le mariage.

-Tu verrais Will, il est bien sûr habillé sur son 31 et, au plus grand désarroi de ta grand-mère, j’en suis certaine, et probablement de plusieurs invités qui sont déjà arrivés, il n’est absolument pas rasé.

Sa meilleure amie rigola, mais cela ne rassura pas du tout Louna, son Will se trouvait dehors, seul, à portée des griffes du dragon, allait-il survivre avant qu'elle le rejoigne ? Le malaise devint de plus en plus flagrant et Diane, qui pensait réellement pouvoir la rassurer, vint lui faire un câlin. Ce n'est pas qu'elle n'appréciât pas, mais elle se sentait tellement mal qu'elle fonça dans la salle de bain, attrapant le bas de sa robe de marié pour ne pas l’abîmer. Quand Louna se sentit mieux, Diane l'accompagna vers une chaise qui se trouvait près de la fenêtre pour qu'elle puisse prendre l'air, et là, elle se disait qu'elle avait dû ruiner le maquillage, qu'elle devait être affreuse, mais sans le prononcer à haute voix. Non, elle gardait tous ses sentiments pour elle. Beth, sa collègue de travail, se trouvait près d'elle, lui tenait les mains et, peu après le départ de Diane, Beth partit elle aussi au jardin.

Sa chambre se vidait petit à petit, Moïra, personne avait qui, elle, n'avait jamais eu besoin de parler pour se faire comprendre, arriva à faire rire Louna avec une remarque très bien placée. Celle-ci se plaça près d'elle.

''Louna, je sais que j'ai jamais été particulièrement enthousiaste concernant ce mariage. William et moi on n'est pas exactement des copains, et puis il est prof de sport et le sport c'est nul. Mais je veux ton bonheur, il faut donc que je te dise... Pitié, va te laver les dents !''

Elle ne pouvait s'empêcher de sentir les larmes monter durant les paroles de la jeune femme et, d'une voix pleine d'émotion, murmura :

- Je t'aime aussi.

Elle regarda sa colocataire partir et se retrouva seule avec Chrissie qui se retrouva près de la fenêtre, lui disant qu'il y avait un grand public. Cela ne l'étonnait même pas vu que sa grand-mère avait invité toute la ville, mais quand même, vu l'invitation, elle aurait espéré que certains se seraient dégonflés.

▬ Je... Je crois qu'il vaudrait mieux que je descende. Tu as certainement besoin de te retrouver un peu seule. En tout cas tu es magnifique, je suis sûre que tout se passera bien et.. AZAEL EST EN TRAIN DE PARLER A MA MÈRE !

- Fonce...

Ce n'était même pas sûr que Chrissie l'ait entendue, elle se retrouvait seule et décida d'écouter le conseil de Moïra en retournant se laver les dents sans tacher sa robe. D'ailleurs, elle se regarda dans le miroir et fut surpris d'avoir dû mal à se reconnaître, son maquillage était parfait, sa robe blanche était comme celle qu'elle avait toujours imaginé, petite. Après avoir mis ses gants, une personne frappa à la porte : son oncle se trouvait derrière, il était super beau dans son costume, Louna l'avait toujours vu comme son père, même si elle ne l'avait jamais appelé ainsi.

-Louna ! Comme tu es magnifique. Je n'arrive pas à croire que ça soit toi ! On dirait... une vraie princesse. Avant de t'amener à l'autel, j'aimerais que tu saches que je suis fier de toi et de tout ce que tu accomplis. Bien que je ne sois pas totalement favorable à ce mariage, pour moi ce qui a le plus d'importance c'est ton bonheur. Alors, si William te rend heureuse, c'est tout ce qui compte. Notre famille a essuyé beaucoup de tempêtes, il est temps de profiter de l'accalmie, à présent. Tu es prête ?

Hochant la tête, il lui était impossible de parler sans risquer de se mettre à pleurer. Elle attrapa son bras et, pour la première fois de la journée, se sentait sereine et prête à aller rejoindre son futur époux. Mais avant, il l'arrêta, lui demandant de fermer les yeux, avant de placer un collier autour de son cou.

-Ce médaillon appartenait à ta mère, c'est tout ce qu'il me reste d'elle. Il te revient de droit à présent. Elle serait fière de la femme que tu es en train de devenir.

Louna porta un regard à ce collier qu'elle n'avait jamais vu. Durant tout sa vie, elle avait grandi dans l'ombre de sa mère, sa famille voyait en elle sa réincarnation et cela lui faisait plaisir autant que ça l'attristait, car elle n'avait jamais eu la chance de la voir : Louna avait poussé son premier souffle et sa mère avait rendu son dernier. Il est vrai qu'elle aurait aimé l'avoir à ses côtés, mais au moins Alec était là, comme sa grand-mère et Amaury, sa famille était le plus important dans sa vie.

Arrivés dans le jardin, elle fut stupéfaite par toutes les fleurs, directement elle pensait à ce qu'elle allait devenir après la cérémonie, ce fut alors qu'elle vit son William qui l'attendait. Son cœur battit la chamade, il était si beau, la musique retentissait et, alors qu'ils allaient se mettre à avancer, Louna se tourna pour parler à Moïra.

- Il va falloir recycler ces fleurs... Han, UN DON ! Cimetière, musée, maison de retraite, restaurant... Regardant autour d'elle, toutes les personnes l'observaient. Je ne crois pas que le fait que je m'arrête était dans le planning...

Toutes les demoiselles se trouvaient devant eux, prêtes à les guider jusqu'à l'autel. Louna avait à présent le sourire, tout stress avait disparu. Doucement, elle se mit à avancer vers le destin qui l'attendait, ne regardant qu'une seule chose : les yeux de William. Toutes les personnes autour d'elle semblaient lointaines, elle trouvait son futur mari si beau, surtout en n'étant pas rasé. Ce fut une main tremblante qui attrapa celle de son ancien archer. Ils ignoraient tous les deux qu'à cet instant ils réalisaient leur rêves d'une autre vie, leur amour était plus fort que tout. Les demoiselles d'honneur s'installèrent à leur place, hormis Diane qui resta à ses côtés, comme David aux côtés de William, Alec l'embrassa sur le front et le prêtre commença à parler. Louna souriait à chaque instant, essayant de garder son sérieux, elle se sentait enfin libre. Le moment des vœux arriva, bouquet dans la main, elle vit Esther qui lui fit signe de parler fort : comment casser un moment romantique en dix secondes ! Mais Louna resta concentrée et récita les mots qu'elle avait préparés avec son cœur.

- William, c'est dans ce même jardin, quand nous étions très jeunes, que je suis tombée amoureuse de toi, et pouvoir nous promettre l'amour éternel dans ce lieu est simplement magique. Tu es le seul avec qui j'ai toujours imaginé ma vie. Ça n'a pas toujours été facile, nos chemins se sont séparés durant de longues années, mais te retrouver fut le plus beau des cadeaux. À présent, je veux avancer dans la vie près de toi, main dans la main, en espérant qu'un jour on puisse revenir ici à soixante ans et nous rappeler de tous les souvenirs qu'on aura bâti ensemble, dont ce jour où je porterai a moitié ton nom de famille. Comme dit ma grand-mère : "Je veux bien que tu te maries mais tu gardes ton nom de famille." Je t'aime.

L'émotion pouvait se voir et, quand William prononça ses vœux, les larmes se mirent à couler : elle était si heureuse ! Le prêtre les invita à se donner la main et à échanger les consentements.

- Moi, Louna, je te reçois, William, comme époux et je te promets de te rester fidèle, dans le bonheur et dans les épreuves, dans la santé et dans la maladie, pour t'aimer tous les jours de ma vie.

© Méphi.
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Lun 18 Nov - 18:08



William




Pour le meilleur et pour le pire


Tout ce passa à une vitesse folle, je vis tout d’abord l’organisatrice Lysebeth qui faillit littéralement m’étrangler en voulant resserrer ma cravate, nulle doute qu’elle était également sur les nerfs, du moins c’est ainsi que j’interprétai ce geste si peu habituel de sa part. Lorsqu’elle se fut éloignée je ne pus malheureusement pas m’empêcher de dénouer un peu le nœud de ma cravate pour me permettre de respirer. Puis ce fut un ballet de visage, parfois connus mais le plus souvent de parfaits inconnus pour moi probablement des relations de travail de ma fiancée et de son imposant tonton.

Bien sûr chacun venait me dire un mot gentil, une jeune femme s’approcha de moi, je ne la connaissais pas mais lorsqu’elle me dit que je jouais dangereusement en ne mettant pas raser je devinais qu’elle connaissait assez bien la famille Nerys. D’un geste automatique je passais ma main sur mes joues rêches avant de sourire, tant pis pour Mamie ça serait ainsi pour ce jour si important. Puis les premières demoiselles d’honneurs sortirent chacune à leur tour, la meilleure amie de Louna me gratifia d’un rapide baisé sur la joue avant de se l’éloigner vers le buffet qui semblait être le lieu de rassemblement. Un petit groupe s’était formé et j’entendais la voix d’une des demoiselles qui parlait plus fort que de raison, elle était sérieusement éméchée alors que le mariage n’avait même pas officiellement eu lieu.  Au fil des minutes qui passaient je sentais le stress qui montait de plus en plus, mon sourire se faisait plus crisper à mesure que je ne voyais pas Louna arriver, je serais des mains et recevaient des félicitations mais je n’ai pas vraiment là, j’entendis vaguement deux personnes entre qui le ton montait mais je fus vite accaparer par de nouveaux invités qui arrivait. Au final mon corps était présent mais mon esprit lui, était avec ma future femme.

Après un moment qui me sembla interminable, je ne savais même plus à qui j’avais dit bonjour ou non, et enfin Esther annonça que la cérémonie allait bientôt commencer. Un sentiment de peur et de stress monta en flèche tandis que les mains moites je me dirigeais vers l’arche. Les invités prirent place sous la direction d’Esther qui menait son monde à la baguette comme d’ordinaire. Lorsqu’ils furent assis, je remontais l’allée entre les sièges et rejoignit mes garçons d’honneur. Je fis un pathétique sourire et posais ma main sur l’épaule  de David pour le remercier de sa présence ici, je n’avais pas le courage de parler. Je me mis quelques pas devant lui, juste devant le prêtre qui me sourit et je me tournais vers l’allée où Louna ne tarderait pas à arriver.

Je mis mes mains dans mon dos pour cacher mon anxiété, les premières notes de musique retentirent et les premières demoiselles d’honneurs avancèrent à pas mesurés. Tout avait été calculé et répété maintes fois pour que cela soit parfait aujourd’hui. Les jeunes femmes dans leurs robes vertes souriaient sans se forcer, puis la musique se mua en un air plus connue et enfin elle apparut. A cet instant c’était un ange, une créature mystique tout de blanc vêtue qui s’approchait de moi. Je vis à peine son oncle tant sa vision me submergeait je ne voyais plus qu’elle, sa robe blanche qui épousait son corps à merveille et ses yeux qui ne regardaient que moi. Le juge me donna selon la tradition la main de sa nièce qui tremblait et lorsqu’enfin je la tins enfin elle reprit forme dans la réalité, j’étais de nouveau entier, toute anxiété envolée à la seconde où je l’avais touchée. Le juge déposa un baiser sur le front de sa nièce et ensemble nous nous tournâmes vers le prêtre pour que la cérémonie commence. Les demoiselles s’installèrent à leur place, Diane resta debout près de Louna tandis que David en faisant autant de mon côté. Le prêtre commença à officier et je ne pus m’empêcher de regarder Louna qui souriait, elle semblait au comble du bonheur et cela me rassurait, je sentais la chaleur de sa paume contre la mienne je lui pressais délicatement les doigts et sourit à mon tour. Enfin arriva le moment de l’échange des vœux j’avais travaillé longtemps sur les miens pour essayer de trouver quelque chose qui exprimerait tout l’amour que j’avais pour elle mais rien n’était venu. Aujourd’hui face à elle et sans vœux formellement écrits et appris tout se bousculait dans ma tête.

- William, C'est dans ce même jardin, quand nous étions très jeunes que je suis tombée amoureuse de toi et pouvoir nous promettre l'amour éternel dans ce lieu est simplement magique. Tu es le seul avec qui j'ai toujours imaginé ma vie. Ça n'a pas toujours été facile, nos chemins se sont séparer durant de longues années, mais te retrouver fut le plus beau des cadeaux. À présent je veux avancer dans la vie près de toi, main dans la main, en espérant qu'un jour on puisse revenir ici à soixante ans et nous rappelez de tous les souvenirs qu'on aura bâti ensemble dont ce jour où je porterais a moitié ton nom de famille, comme dit ma grand-mère Je veux bien que tu te marie mais tu gardes ton nom de famille. Je t'aime.

Lorsqu’elle évoqua sa grand-mère je ne pus m’empêcher de lâcher un petit rire et de jeter un coup d’œil vers celle-ci. Elle me regardait férocement me mettant au défi de ruiner la cérémonie ce que j’allais bien me garder de faire. Je reportais mon attention vers Louna qui ne m’avait pas quitté des yeux.

-Mon ange, jamais je n’aurais cru que nous serions ici un jour toi et moi. Je pensais t’avoir perdue à jamais, toi ma vie, mon univers. Je ne suis certainement pas parfait mais je jure que je te chérirai toute ma vie, je partagerai tes tourments et ta joie jusqu’à tu me demande de partir. A compter de ce jour je suis l’homme le plus heureux du monde puisque je vais être marié à la plus merveilleuse femme que je connaisse. Je t’aime mon ange depuis toujours et à jamais.

Alors que je lui ouvrais mon cœur des larmes jaillirent des yeux de ma bien aimée, le prêtre nous invita à nous tenir les mains pour échanger les consentements, j’avais le cœur qui battait à tout rompre, il nous demanda de répéter après lui lorsque Louna termina, il m’enjoint à faire la même chose.

-Moi Louna je te reçois William, comme époux et je te promets de te rester fidèle, dans le bonheur et dans les épreuves, dans la santé et dans la maladie, pour t'aimer tous les jours de ma vie.

- Moi William, je te reçois Louna, comme époux et je te promets de te rester fidèle, dans le bonheur et dans les épreuves, dans la santé et dans la maladie, pour t'aimer tous les jours de ma vie.

Je me tournais ensuite vers David pour qu’il me donne l’alliance destinée à Louna, je pris le fin anneau d’or et me tournait vers elle, je pris sa main et glissait l’anneau à son index gauche.

-Par cet anneau je t’épouse.

Elle répéta les mêmes mots en passant mon alliance à mon doigt, le métal était froid contre ma peau brûlante et c’était la preuve tangible que nous étions désormais unis. Le prêtre nous déclara alors mari et femme jusqu’à ce que la mort nous sépare, une chaleur s’empara de moi tandis qu’il m’annonçait que je pouvais embrasser la mariée.  Avec délicatesse je me penchais vers le visage de Louna et échangeait un baiser que je voulais chaste, mais au contact de ses lèvres mes bonnes résolutions partirent en fumée et je l’embrassais avec passion sous les rires de certains invités. Lorsque je mis fin à notre baiser, ma femme avait les joues roses de plaisir et je sentais le regard noir de ma nouvelle grand-mère sur moi, mais peut m’importait Louna était à moi pour la vie désormais. Nous nous tournâmes vers les invités qui se levèrent pour applaudirent puis nous remontâmes l’allée entre les chaises sous le riz et les pétales de fleurs, c’était réellement un jour parfait pour nous.
© Méphi.
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PNJ Intrigues
PNJ Intrigue ೨ Tremblez, Mortels !

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49


MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Mar 19 Nov - 0:08



Esther




Intervention pnj !

Peu avant que la cérémonie ne commence et que les demoiselles d'honneur n'ouvrent la marche, le dragon Nerys s'installe à sa place, non sans s'être assurée que personne ne cherche à se placer là où ils ne le doivent pas. Enfin, la marche nuptiale retentit et l'émotion se fait ressentir dans l'assemblée. Alec offre la main de Louna à William et les deux jeunes gens échangent leurs vœux. Vient le moment des consentements puis, enfin, les voilà unis pour la vie ! Tout le monde applaudit les mariés, tout le monde est debout. Tandis que les jeunes mariés redescendent l'allée, ils sont arrosés de riz et de pétales de fleurs. La famille Nerys suit de près les mariés, suivis des témoins et demoiselles d'honneurs. Les personnes qui avaient bénéficié de places de choix sont les suivants à retourner vers la partie principale du jardin et, enfin, la foule leur emboîte le pas.

Lorsque les invités retrouvent les lieux de leur arrivée, ils assistent à une transformation complète de l'espace ! Affichant un petit sourire satisfait, Esther regarde les nombreuses tables rondes dressées avec élégance sur la pelouse. Non loin de là, plusieurs buffets trônent, mais tous ne sont pas encore garnis, histoire que les invités respectent bien l'ordre établi pour le repas. Mais, surtout, l'élément principal de cette nouvelle disposition du jardin, c'est la piste de danse en parquet, installée dans la plus grande discrétion durant la cérémonie, afin de surprendre les invités. Cet espace est, en effet, magnifiquement agencé et, qui plus est, assez grand pour que la majorité des invités puissent y danser tous à la fois !

- Mes chers convives, prenez place !

Cette fois, plus de plan de table, même si le dragon Nerys aurait aimé instaurer un peu plus d'ordre dans cette joyeuse fête. Les musiciens reconnaissent le signal que cette phrase implique et se mettent alors à jouer. Le groupe se compose non pas de guitares électriques et d'autres instruments barbares aux yeux de la matriarche, mais de musiciens raffinés qui manient à la perfection les plus nobles instruments tels que le violon ou la harpe, entre autres. Déjà, quelques invités s'agglutinent au buffet sous le regard réprobateur d'Esther, tandis que d'autres s'emparent des planches vernies et dansent avec plus ou moins de convenance. Certains, enfin, décident tout simplement de partir, la cérémonie étant passée.

Bien sûr, dès que la propriétaire des lieux repère un couple un peu trop libertin dans ses mouvements, sur la piste, elle n'hésite pas à les rappeler à l'ordre, voire à les séparer ! Au loin, Lysebeth Rosewater semble engagée dans une conversation réprobatrice avec le docteur Lynch au sujet de sa tenue outrageusement non conforme aux codes des couleurs, mais aussi de sa cavalière qui semble déjà bien éméchée et qui, visiblement, va devoir se justifier de ses reproches concernant la décoration auprès de l'organisatrice de la noce... Ainsi, les deux invités sont totalement accaparés par Lyse pour de nombreuses minutes.

- N'oubliez pas que vous êtes chez les Nerys, je n'hésiterai pas à exclure de ma propriété quiconque enfreindra les règles de bienséance.

Cet avertissement général avait été prononcé sur un ton ferme. Que chacun en prenne bonne note, car le dragon ne fait jamais de menace en l'air. Non, rien ne peut gâcher ce jour de fête, Esther y veille personnellement et ne recule devant rien pour que cette réception reste parfaite jusqu'au bout.
© Méphi.
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Invité
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Mar 19 Nov - 0:10



Violet




Babysitter d'un jour

Le jardin se remplissait à vu d’œil, mais j'étais trop occupée à surveiller Jude et Tao pour le remarquer. Certains diraient que j'exagère, qu'ils n'ont pas besoin d'une surveillance constante, mais je ne pouvais que les contredire. Une fois, quand on était enfants, mes parents avaient détourné le regard une seconde lors d'une sortie en plein hiver en forêt où Tao nous avait suivi, et la seconde suivante lui et ma sœur s'étaient retrouvés dans la rivière parce qu'ils voulaient voir si la glace était solide. Ces deux-là étaient des calamités, et je pesais mes mots. S'ils décidaient de faire exprès de s'attirer des ennuis ils ne feraient pas mieux ! Mais c'était ma sœur, et je l'aimais. Quand à Tao... Eh bien c'était Tao, il s'en sortait toujours et ce quoi qu'il fasse.

Mais il était étrangement calme pour le moment. Je ne l'avais pas tout de suite réalisé, mais il était immobile et nous regardait sans dire un mot. Non, il me regardait sans dire un mot. Ses yeux étaient ronds et sa bouche s'ouvrait et se refermait dans une imitation pas si mauvaise de la carpe. Voilà que j'étais mal à l'aise à cause de lui ! Il me rendait nerveuse à me fixer ainsi, bien que je m'assurai de ne pas le montrer. Est-ce que quelque chose clochait avec ma tenue ? J'avais pourtant vérifié, il n'y avait pas de code vestimentaire spécifique. Qu'est-ce qu'il me faisait encore ? J'étais de plus en plus mal à l'aise. Lorsqu'il parlait fort et se comportait comme un enfant je savais quoi faire, mais face à un Tao muet et calme je perdais tous mes moyens.

Il ne me répondit même pas ! D'accord, Jude lui avait parlé pour le complimenter sur son costume et oui il était classe, mais il aurait tout de même pu me répondre. A la place, il rit aux inepties de ma sœur et je me voyais déjà passer la journée à l'entendre se surnommer lui-même 'James Bond'. Tout mais pas ça, je préférais encore nettoyer l'arène un mois durant que d'entendre cet imbécile heureux fanfaronner comme un disque rayé. Mais j'y pensais : maintenant que le cadeau de mariage était sur la table des présents, il y avait assez de place dans le coffre pour y enfermer Tao !

_Woaw j'arrive pas à croire que vous soyez mes cavalières toutes les deux. Je suis l'homme le plus chanceux de Storybrooke : Jude tu es magnifique, tout comme ta sœur !

Donc apparemment j'étais magnifique mais c'était à ma sœur qu'il le disait. C'était un peu vexant de voir à quel point il en était choqué d'ailleurs. Jude était toujours magnifique, donc ce n'était un secret pour personne, mais moi cela avec l'air de le choquer. Sympa, merci Tao. Ce n'était pas parce que j'étais moins délicate et féminine que ma sœur que de suite cela voulait dire que je ne savait pas me pomponner. Bon, en l'occurrence c'était Jude qui me pomponnait, mais tout de même, c'était blessant.

Nous nous approchâmes du buffet où ma sœur prit un amuse-bouche. Je décidai d'en faire autant, et ne fus pas surprise de découvrir qu'il était délicieux. Jude sembla penser la même chose vu son enthousiasme.

_Ils sont super bons, Alberto est doué, s'exclama-t-elle, alors on fait quoi d'abord interrogation de cuistot ou on trouve Esther Nerys ?

A ces mots je levai les yeux au ciel. Décidément ma cadette passait bien trop de temps avec Tao : elle se comportait comme lui ! Je devais intervenir avant que ce dernier ne réponde. Et cela ne serait pas très difficile vu qu'il avait la bouche pleine de petits fours et ressemblait désormais à un hamster. Allait-il faire tous les animaux?

_On ne fait ni l'un ni l'autre. On sourit aux gens qu'on reconnaît, on dit bonjour et on attend de s'asseoir pour la cérémonie. Et on ne discute pas Tao, ajoutai-je alors qu'il semblait sur le point de protester. Sinon j'enlève ton nom de la carte que j'ai signé pour toi et je fais savoir à Esther Nerys que tu es venu les mains vides. Après le scandale que tu lui as fait pour le buffet, je suis certaine que ça serait une raison suffisante pour elle de te jeter dehors.

S'il fallait que j'en arrive là pour éviter à ces deux-là de s'attirer de très gros ennuis je le ferai ! Je n'étais peut-être pas une personne douce et maternelle, mais ce que je faisais je le faisais pour eux. C'est ce que mon père avait fait pour moi, ou du moins aurait fait si j'avais été aussi ingérable. Les groupes qui s'étaient formés un peu partout dans le jardin commençaient à se séparer, certaines personnes passant de l'un à l'autre pour saluer des amis. Je repérai Robin qui semblait bien entouré, Tarâ qui affichait un air de conspiratrice qui n'augurait rien de bon et Suzy qui discutait avec une autre demoiselle d'honneur. Bran et son rendez-vous me tournaient le dos mais en face le couple je reconnut Norman et tournai aussitôt la tête. J'avais peut-être dit à Tao et Jude de sourire aux gens que l'on connaissait, mais cet homme-là était l'exception.

Je priai pour qu'il ne nous voit pas, mais avant qu'il n'en ai eu l'occasion, la maîtresse de maison réclama l'attention des invités et expliqua les consignes de placements. Nous suivîmes le mouvements et nous trouvâmes bientôt dans une autre partie du parc qui n'avait plus l'air d'un jardin hippie avec toutes ces dentelles. Nous nous assîmes vers le fond car nous ne faisions pas partie de l'entourage des mariés, Tao à ma gauche et Jude à ma droite. J'avais jugé bon de les séparer afin d'éviter qu'ils ne passent la cérémonie à discuter entre eux, bien que j'étais persuadée que Jude serait trop captivées par l'union du couple.

Soudain la marche vers l'autel commença. Sept demoiselles d'honneur en tout remontèrent l'allée, toutes plus jolies les unes que les autres. Je vis passer Suzy qui ne semblait pas comme d'habitude, ainsi que Tarâ et la cavalière de Bran. Et puis vint la mariée, avec sa robe magnifique, au bras d'un homme très élégant. Nous nous levâmes et je sentais ma sœur qui sautillait, chuchotant plus pour elle que pour moi que les détails de la robe étaient splendides et combien la coupe mettait en valeur la future épouse. Tao pour sa part marmonnait qu'il avait faim. Si ces deux-là n'arrêtaient pas de parler rapidement, ils ne verraient pas la fin du mariage.

Heureusement ils se turent une fois assis lorsque l'on procéda à la cérémonie. C'était classique, du genre dont on ne se laissait jamais. Il y eut d'abord les vœux, puis vinrent les promesses et enfin l'échange des anneaux. Je sentis plus que je ne vis les épaules de ma petite sœur tressauter sous les sanglots. Elle était tellement émotive et sensible que la voilà qui pleurait au mariage de deux personnes qu'elle ne connaissait pas plus que moi. A bien y réfléchir, j'étais même certaine qu'elle pleurait déjà lorsque la mariée avait remontée l'allée. Enfin, le sacrement prononcé tous les invités applaudirent, nous avec. Le riz et les pétales fusaient et lorsque ce fut notre tour, nous regagnèrent la première partie du jardin qui avait été redécoré en notre absence. D'accord, là je devais reconnaître que j'étais impressionnée.

Je me dirigeai vers les nouveaux mariés et les félicitai. Je supposai que Jude était juste derrière moi et que Tao était déjà devant l'un des buffets en train de commencer à vider les réserves de nourriture pour la réception. Bon, le plus dur restait encore à faire mais au moins nous avions passé la cérémonie sans encombre... Je cherchais mes deux meilleurs amis du regard. Si je pouvais me retrouver à la même table que Robin, Bran et leur cavalière, ça serait parfait !
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Mar 19 Nov - 1:56



Moïra




Au moins les robes sont vertes...

La remarque qu'avait faite Moïra sur le dragon ne semblait pas amuser Matthew. Tant mieux, car ce n'était pas un sujet à la légère : la vieille Nerys avait les pleins pouvoirs chez elle. Le président aurait assisté au mariage que cela aurait elle qui donnait des ordres aux services secrets. Cette femme était vraiment effrayante lorsqu'elle le voulait, et elle le voulait souvent. C'était elle qui avait mis fin à leur soirée lors de ce bal en l'honneur des fiançailles qui les avait vu se rencontrer. Elle avait rarement mieux porté son surnom que ce soir-là, mettant l'animateur à la porte sans autre forme de procès et obligeant l'ancienne sirène à rester à l'intérieur jusqu'à la fin des réjouissances.

Matthew ne la quittait pas des yeux, et elle ne savait pas bien quoi faire car elle non plus ne le lâchait pas du regard. Suzy ne revenait toujours pas et il en profita pour la complimenter. La lycéenne se força à ne pas baisser les yeux, elle voulait continuer de regarder son cavalier secret. Elle sourit tendrement au beau brun et lui répondit:


''Merci, tu n'es pas mal non plus. Il y a juste un petit détail...''

Elle réarrangea le nœud de cravate de Matthew qui semblait lui en être infiniment reconnaissant. Elle avait de l'entraînement après tout, avec ceux d'Alec et d'Amaury qui n'étaient pas plus doués l'un que l'autre pour nouer une cravate. Une fois sa mission accomplie, elle observa le résultat et annonça à l'animateur qu'il était prêt à briser des cœurs et celui-ci lui répondit en souriant que c'était son but, accompagnant sa déclaration d'un clin d’œil. Était-elle la seule à avoir chaud tout d'un coup ? Non, l'adolescente avait remarqué que le jeune homme s'était retenu de peu de la prendre dans ses bras lorsqu'elle s'était approchée pour rectifier sa tenue. Elle même aurait tout donné pour pouvoir se blottir contre lui.

Il avait adopté le vouvoiement qu'elle avait employé. Un nouveau jeu commençait entre eux. C'était comme s'ils rejouaient leur rencontre, comme s'ils pouvaient faire en sorte que cette fois les choses se passent mieux. Finissent bien. Mais leur bulle éclata lorsqu'un bruit de fracas parvint à leurs oreilles. Non loin d'eux, Suzy avait réussi l'exploit de briser tout un plateau de verre en un instant. Si jamais Esther venait à l'apprendre, elle risquait fort de ne pas apprécier. Moïra hésita à rejoindre la danseuse mais déjà Beth, l'une des demoiselles d'horreur qu'elle ne connaissait pas vraiment, lui portait secours avec son cavalier. La jeune Fisher se sentit tout de suite étrangement fatiguée, bien qu'elle savait qu'elle n'en avait pas le droit : c'était elle qui avait fait boire Suzy après tout. Elle sentit les doigts de Matthew frôler les siens, un geste innocent qui n'aurait rien signifié aux yeux d'une personne extérieure mais qui voulait dire le monde pour l'ancienne princesse d'Atlantica.

La voix du dragon retentit à ce moment-là et aussitôt la brunette retira sa main. La matriarche expliquait de manière plus ou moins polie les consignes de placement pour la cérémonie, en précisant entre autres choses où devaient s'installer les demoiselles d'horreur et leur cavalier pour celles qui en avaient un. Ouch, ça faisait mal. Moïra regarda Matthew qui semblait lui aussi peiné de ne pas pouvoir s'installer à ses côtés. Elle ne se sortirait jamais de ce mensonge, c'était impossible, pas sans le blesser. Qu'allait-elle faire ?

Pour commencer, elle allait se rendre auprès des autres amies de Louna qui marcheraient devant elle jusqu'à l'autel. L'animateur s'éloigna d'elle et remonta l'allée pour s'installer. Bientôt tout le monde fut assis et Moïra se trouva entourée des six amies et collègues de sa colocataire. Et de la mère de Maddhen ? Conchita ne s'était-elle pas rendue à sa chaise un peu plus tôt ? La bonne à tout faire de la famille Nerys – et accessoirement femme de ménage indésirée mais imposée de la jeune Fisher et de Louna – se précipita vers la plus jeune du cortège. La brunette aimait bien Conchita, même si elle ne supportait pas l'idée qu'elle touche à ses affaires même pour les ranger. Elle était comme la mère qu'elle n'avait jamais eu, avec ses qualités et ses défauts. Pour l'heure, la matriarche de la famille Tide prenait soin de serrer la lycéenne contre elle en lui disant qu'elle était la plus jolie dans sa robe de demoiselle d'honneur et qu'avec un peu de chance – et beaucoup moins de négativité – ce serait bientôt qui s'avancerait vers l'autel.

Moïra esquissa une grimace à cette idée, même si elle était beaucoup moins automatique depuis quelques temps. La marier, en voilà une drôle d'idée ! Enfin, elle fut relâchée et Conchita regagna sa place. Au loin, dans les premiers rangs du blocs de droite, elle apercevait Maddhen qui lui offrit un sourire goguenard. Oh la garce, elle se moquait d'elle ! Mais elle n'eut pas le temps de réagir car Louna et Alec arrivèrent. Si Conchita était une mère pour elle, alors Alec était son père. Elle offrit un vrai sourire à son protecteur et à Louna qui était plus belle que jamais.

L'on commença à jouer la marche nuptiale et les invités se levèrent. Les demoiselles d'horreur ouvrirent la marche, certaines plus grâcieusement que d'autre et elle reconnut la démarche un peu trop chaloupée pour être volontaire de Suzy. Moïra était la dernière, mais alors qu'elle était sur le point de s'engager dans l'allée l'adolescente entendit sa colocataire lui parler.


''Il va falloir recycler ces fleurs... Han, UN DON ! Cimetière, musée, maison de retraite, restaurant... Je ne crois pas que le fait que je m'arrête était dans le planning...''

La jeune Fisher n'était pas certaine de savoir quoi faire. Elle hésitait entre éclater de rire et prendre un air ahuri. Décidément, Louna avait le chic pour détendre l'atmosphère et ce même à son insu. Après un regard échangé avec Alec, Moïra prit la suite du cortège et remonta l'allée tout en s'efforçant de ne pas regarder Matthew. Elle échoua lamentablement, mais personne ne la vit faire car tous avaient les yeux braqués sur la future mariée. Arrivée à destination, la lycéenne s'installa à sa place attitrée juste derrière la chaise du dragon. Quelle joie ! Le couple se regardait dans les yeux et même l'ancienne sirène fut forcée de reconnaître qu'ils étaient réellement et profondément heureux.

Louna commença à réciter ses vœux, et immédiatement le dragon lui fit signe de parler un peu plus fort ce qui sembla déconcentrer la jeune femme l'espace d'une demie seconde. Moïra fronça les sourcils, elle n'arrivait pas à croire que la vieille soit à ce point insupportable. Dans un excès d'héroïsme – ou de stupidité – la benjamine des filles Fisher donna un coup de pied dans la chaise de l'affreuse peau de vache et, lorsque celle-ci se retourna, fit mine de ne pas l'avoir fait exprès. Si la matriarche n'y avait vu que du feu, Amaury lui avait vu clair dans le jeu de la brunette à en juger par le sourire extrêmement satisfait et amusé qu'il adressa à la lycéenne. Il lui fit un clin et tout deux se reconcentrèrent sur le couple qui échangeaient désormais les alliances.

Moïra se surprit à regarder en l'air non pas par exaspération mais pour empêcher ses yeux de pleurer. Saletés de glandes lacrymales, quelles traîtresses ! Finalement, le mariage fut prononcé et tout le monde se leva et lança les traditionnels riz et pétales avant de retourner dans la partie principale du jardin qui s'était métamorphosé entre temps. Et maintenant, que faire ? Il y avait de nombreuses tables, sans place attitrée. Elle ne savait pas qui elle avait envie de rejoindre, ou plutôt elle le savait mais elle savait aussi qu'elle ne le devrait pas. Louna et William étaient accaparés par de nombreux invités qui semblaient vouloir être les premiers à les féliciter. Le général du dragon semblait pour sa part prête à renvoyer les premiers invités de la journée. Quelque chose au sujet de trop de champagne et de commentaires désobligeants... En y repensant, peut-être qu'elle devrait retrouver Suzy et s'occuper un peu d'elle, et cette fois c'était pour l'aider un peu pour qu'elle tienne jusqu'à plus tard.

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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Mar 19 Nov - 10:32



Diane




Toujours là pour ses amis


-Excuse –moi ca va ?

Je venais de me faire bousculer et avait failli m’étaler de tout mon long dans le jardin, fort heureusement il n’en fût rien et je me retournais avec la furieuse intention d’enguirlander le fautif. Mais lorsque je me retournais mes remontrances moururent dans ma gorge, c’était Owen et celui-ci pour une fois avait parlé ! Je dois avouer que cela me surpris quelque peu car il les économisait beaucoup et depuis notre réconciliation je n’avais pas eu l’occasion de le revoir, du coup je me sentais encore plus gênée de le revoir ici.

-Je vais bien ne t’en fais pas …

Je pris un verre de champagne et sirotait en silence, celui-ci ne nous avait jamais ennuyé auparavant car il était juste mais cette fois là c’était un silence un peu trop pesant à mon goût, il me laissait un goût d’amertume qui me gachait le plaisir d’un si bon champagne.

-Avec qui est tu venu ?

C’était la première question qui m’étais venue à l’esprit, non pas que je fusse jalouse ca non ! Owen me montra d’abord une jeune femme, et dès qu’elle se tourna je vis qu’il s’agissait de Rebecca, une bien belle jeune femme.

--Elle est magnifique.

Je fis un sourire à mon ex petit ami et ami et je sentis une pointe d’envie me transpercer, Owen avait retrouvé ce qu’il semblait être le bonheur alors que de mon côté je me morfondais toujours pour Scott en attendant la moindre réaction de sa part. Au bout d’un long moment silencieux nous entendîmes la voix d’Esther Nerys qui invitait les invités à venir s’installer pour que la cérémonie débute.

--Peut être pourrais …

-''Te voilà, je te cherchais partout ! Tiens salut Diane, alors demoiselle d'honneur hein ? Tu dois être vachement occupée dis donc ! On va te laisser te préparer, et nous Mister Heartwood, on va aller se trouver des places de choix pour que je puisse voir la robe de la mariée et que tu puisses dormir discrètement pendant la cérémonie.''

Je n’avais pas vu que Rebecca marchait vers nous et je ne peux nier que son interruption en pleine phrase ne m’agaça pas un peu, mais ce qui me choqua le plus ce fut le ton qu’elle employa pour me parler, se moquait elle de moi ? Je ne saurais le dire néanmoins je perçut une note de jalousie chez elle  et je ne savais pas d’où elle pouvait bien provenir, elle avait tout pour plaire contrairement à moi. Elle embrassa Owen sur la bouche et je souris car je trouvais son attitude un peu puérile, cherchait elle à me montrer qu’Owen était à elle ? Si c’était le cas elle se fatiguait pour rien, je n’avais plus de sentiments amoureux pour mon ami depuis de nombreuses années maintenant.  Elle prit ensuite le bras d’Owen et le tira vers la cérémonie, avec un sourire moqueur je fis un petit signe de main à mon ami qui s’éloignait déjà.

Je soupirai et allais rejoindre toutes les demoiselles d’honneurs de Louna, je pris soin de me me mettre en première vue que j'étais la première demoiselle d'honnneur et pris un des petits bouquets qui nous étaient réservés, plus tard j’avais l’intention de le faire sécher pour le conserver en souvenir. La première musique résonna et avec un timing parfait chaque demoiselle se mit en marche pour ouvrir la cérémonie, à chaque fois que l’une d’elles arrivaient au bout de l’allée elle s’asseyait à sa place attribuée, puis vint mon tour mais en ma qualité de demoiselle d’honneur en chef et aussi meilleure amie de la mariée je n’avais pas à m’asseoir. J’avançais jusqu’à l’arche et m’installais debout face à William tandis que Louna faisait son apparition, elle rejoint alors son fiancée et la cérémonie débuta. Ce fût très émouvant, lorsque Louna se tourna vers moi pour que je lui donne l’alliance de Will je lui fis un grand sourire et lui donnait. Le prêtre sacra les nouveaux mariés et les acclamations retentirent, le couple s’élança sous le riz et les fleurs pour signifier la fin de la cérémonie et le début du vin d’honneur et de la fête. Je les suivis pour être la première à les féliciter après les témoins. Je prit William dans mes bras avec un franc sourire et donnait une étreinte plus longue à ma meilleure amie.

Le jardin avait lui aussi subi des modifications durant la cérémonie, des tables avaient été installées ainsi qu’une piste de danse. Malgré moi je ne put m’empecher d’essayer de voir si Scott était là, après tout toute la ville avait été invitée, mais à ma grande déception je ne le vis pas. Alors au lieu de mettre un pied sur la piste de danse qui me faisait tant envie, j’allais prendre quelques petits fours en gratifiant le dragon d’un sourire aimable avant de m’installer à une table en espérant que Louna et Will viendrait m’y rejoindre un peu plus tard.
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Mar 19 Nov - 11:21



Daniel




N'était-ce juste qu'un rêve ?


Alors que le docteur Lynch chercha une place pour assisté à la cérémonie, sa cavalière était plus préoccupée par contenir un fou rire. Ce qui surprit le psychiatre. Carrie ne pouvait pas déjà être ivre après avoir prétendu tenir très bien l'alcool, n'est-ce pas ? Dire qu'elle s'était montrée acerbe quand il lui avait recommandé de ne pas prendre un deuxième verre tout de suite. Evidemment, Daniel n'avait pas vu que la secrétaire avait bu d'une traite un verre de vin après qu'il lui ait confisqué son verre de champagne entamé. En s'installant, le psychiatre lui fit remarquer qu'il ne devait pas avoir la même définition de 'tenir l'alcool'. Daniel lança un regard noir devant la réaction de sa cavalière qui tentait de camouflé un rire en une quinte de toux. Il allait lancer une autre remarque mais Carrie lui présenta des excuses.

« Je suis désolée, j’ai sauté quelques repas depuis quelques jours... »

Le docteur Lynch se retint de justesse de ne pas traiter sa cavalière d'imbécile. Se serait perdre son sang-froid et çà, ce n'était jamais arrivé. Voilà pourquoi l'alcool lui était déjà monté à la tête ! Peut-être aurait-il dû proposer à manger plutôt qu'à boire à sa cavalière lorsqu'ils étaient arrivé mais il lui semblait alors évident que Carrie avait au moins un petit-déjeuner dans le ventre.

"Suis-je donc d'une compagnie si désagréable que cela vous en coupe l'appétit plusieurs jours à l'avance ?" Préféra-t-il demander avec ironie.

De toute façon, vu l'état dans lequel se trouvait mademoiselle Jones, toute tentative de sermon était voué à l'échec. Pourtant l'aveu de sa secrétaire, cumulé avec sa réaction lors des essayages de la robe tirait des sonnettes d'alarme dans l'esprit du psychiatre. Daniel Lynch comptait parmi ces patients quelques cas d'anorexie extrême et il prit soudain peur que Carrie ne descende inconsciemment cette pente dangereuse. Tout çà à cause de cette robe qui allait parfaitement à sa cavalière sans que celle-ci n'en vienne à se priver de nourriture !

"Après la cérémonie, vous allez me faire le plaisir de manger quelque chose." Souffla-t-il sur un ton dur qui ressemblait furieusement à un ordre.

Il n'avait rien dit de drôle, pourtant Carrie se mit à pouffer de rire en se réfugiant contre son épaule. Daniel se figea et détourna le regard, craignant soudainement que des regards trop curieux n'interprète mal ce geste. D'ailleurs... que devait-il faire ? Il avait peur que s'il ne remette Carrie en place sur son siège, elle ne bascule de l'autre côté pour s'étaler sur les chaises vides. Alors, c'était peut-être mieux qu'elle reste comme çà sur son épaule. Il réprima tout de même un soupir exaspérer.

Heureusement, le début de la cérémonie mit un terme à cette situation embarrassante. La musique retentit, rappelant au psychiatre pourquoi il s'était imposé ce calvaire. Il se leva en tenant doucement sa cavalière par l'épaule pour qu'elle n'oublie pas de se lever également afin d'accueillir l'arriver de la mariée. Comme si la raison de sa venue n'était pas déjà suffisamment stressante pour lui, voilà qu'il devait gérer également sa secrétaire qui avait trop bu ! Mais le psychiatre oublia quelque instants ce soucis de parcours pour se concentrer sur le cortège. Quel sentiment dominait lorsqu'il vit enfin la mariée et se rendit compte que la robe portée ne correspondait pas à celle que Louna avait dans son étrange rêve ? De la déception ? Du soulagement ? Il n'arrivait pas à le définir clairement.

Le docteur Lynch se rassit d'une manière un peu trop raide pour camouflé totalement les sentiments contradictoires qui l'habitaient et assista à la suite de la cérémonie d'un air absent, en se forçant tout de même à afficher un sourire poli de circonstance. Il ne faisait plus du tout attention à Carrie qui était à ses côtés, hormis pour enlever la main qu'il avait posé sur son épaule, plus concentrés à décortiqués ses propres pensées. Son sourire se teinta d'ironie et son regard se baissa. Quel idiot ! Il avait vraiment été stupide ! Que s'était-il imaginé en venant ici ? Mais le rêve qu'il avait fait avait été si étrange. Comment pouvait-on rêver d'une personne avant de la rencontrer ? La voir comme par hasard en robe de mariée et puis lire ses fiançailles plusieurs mois après dans le journal ? Le psychiatre s'était attendu à quelque chose... qui n'était pas arrivé. Et maintenant ?

"Tout çà à cause d'un stupide rêve." Marmonna-t-il à la limite du chuchotement, se moquant de lui-même.

De toute façon, sa cavalière devait être trop saoule pour avoir remarqué son commentaire. Enfin, il l'espérait. Un mouvement de la foule le fit sortir de son introspection. Sans qu'il ne le réalise, la cérémonie était passée. Il se leva avec un temps de retard et prit soudain conscience de la présence de Carrie. Il lui présenta son bras pour qu'elle puisse de nouveau s'y accrocher durant leur retour vers le jardin. Le psychiatre constata la transformation des lieux avec une légère surprise mais aucun commentaire cette fois-ci. En fait, il lança même un coup d'œil inquiète vers la piste de danse.

- Mes chers convives, prenez place !

Au moins, il n'avait plus besoin de se demander se qu'il allait faire maintenant. Si Carrie avait sut rester sobre, il aurait sans doute suggérer de rentrer puisqu'il avait vu ce qui l'avait motivé à venir. Mais c'était loin d'être le cas ! Alors il escorta sa cavalière vers la table la plus proche pour qu'elle puisse s’asseoir.

"Restez assise, je vais vous chercher quelque chose à manger." Déclara-t-il avec un soupçon de reproche.

Le psychiatre était sur le point de faire une remarque interdisant à Carrie de prendre un autre verre jusqu'à son retour mais, hélas, l'organisatrice des festivités Lysebeth Rosewater se dirigea vers eux, coupant ainsi court à ses remarques. Presque instinctivement, Daniel se plaça derrière la chaise où se trouvait sa cavalière. Non pas dans un geste défensif mais plutôt pour s'assurer que la secrétaire n'allait pas profiter de cette intervention pour filer à l'anglaise et boire d'autres verres. Cette assurance prise, Daniel se concentra sur la femme qui venait de les rejoindre.

"Mademoiselle Rosewater, je suppose." Salua-t-il en retrouvant un sourire froid et poli. "Mes félicitations pour se changement de décor parfaitement orchestré."

Contrairement à se qu'on pourrait croire, le compliment était sincère. Un tel changement au cours de la cérémonie témoignait d'une organisation aussi méticuleuse qu'irréprochable. Deux qualités que quelqu'un d'aussi méticuleux et organisé que lui-même ne pouvait qu'approuver. Bien sûr, il se doutait que Lysebeth n'était pas venu les trouver pour recevoir des félicitations et se tenait mentalement près à devoir se défendre face aux futures remontrances de l'entremetteuse.

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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Mar 19 Nov - 11:32



William




Pour le meilleur et pour le pire

Nous étions passés sous le riz et les fleurs et pour ma part je riais comme un gamin, des grains tombaient dans mes cheveux et dans mon col, lorsqu’enfin l’averse se calma et que nous fûmes de retour du côté des festivités. Je pris le temps d’ôter les grains de riz des cheveux de ma femme, une fois fait je posais ma main sur sa joue et la regardait avec tous l’amour que j’avais pour elle. Alors que je m’apprêtais à l’embrasser les premiers invités arrivèrent pour nous féliciter et j’eu l’étrange et désagréable pressentiment que je ne pourrais pas embrasser ma femme tranquillement pendant un long moment, cela me frustra mais je tachais de ne rien montrer.

Ce fut des échanges de poignées de mains, de bourrades amicales et d’effusion de sentiments qui se succéda si bien que comme pour leurs arrivées je perdis le fil des gens qui nous félicitait pour notre union. Par contre ce que je ne pouvais ignorer c’était la connexion avec Louna, nous ne nous lâchions la main que quand on nous prenait dans les bras mais immédiatement après elles reprenaient leurs places, comme si il n’y en avait nulle part une autre sur cette terre.

Même si j’étais quelqu’un de sociable cette fois l’émotion et le stress de la journée me clouait presque le bec, je répondais des mercis mais laissait Louna répondre aux questions que l’on nous posait, je dois aussi dire que j’avais peur de faire un impair et de m’attirer par la même occasion les foudres de ma belle-famille, même si je savais que Louna ne me reprocherais pas longtemps mes éventuelles boulettes. Lorsque j’estimais être resté assez longtemps que la politesse le permettait je me décidais à prendre ma femme en otage et ça tombais bien car la musique se terminait.

Je nous excusais auprès de certains invités qui attendaient pour nous féliciter et entrainait Louna sur la piste de danse, j’avais beau être doué en sport j’étais une véritable catastrophe en danse, mais j’avais travaillé dur et pris des courts pour être parfait pour cette danse. Esther donna le signal de notre danse, les premières notes d’une valse retentirent, je mis ma main sur la taille de Louna et prit sa main. Au premier temps de la deuxième mesure je commençais à nous faire danser, les yeux dans les yeux et le sourire aux lèvres.

-Nous voilà enfin seul toi et moi, enfin seuls avec je ne sais combien d’invités mais maintenant je ne t’ai que pour moi au moins le temps d’une danse ou deux, je te veux à mes côtés sans personne pour nous accaparer.

Je ne fis pas une faute et je me sentais fier, je la fis tournoyer et revenir vers moi sous le regard des invités mais je ne les voyais plus, il n’y avait qu’elle pour moi. Lorsque la musique se termina j’estimai n’avoir pas eu assez de temps, bien sûr j’avais toute la vie devant moi maintenant mais c’était ici et à cet instant que je voulais être quelque peu tranquille. La musique se mua en une mélodie moins rythmée et cela ressemblait très vivement à un slow, j’attirai ma femme un peu plus à moi et posais mes deux mains sur sa taille. Je déposais un baiser sur son nez et lui sourit
.
- Je t’aime.

A peine la musique avait-elle vraiment commencé qu’Esther nous lança un regard noir et nous fit signe d’aller saluer les invités. Je lâchais un soupir et sourit à ma belle.

- Ta grand-mère n’ai pas d’accord avec le fait que nous dansions deux danses à la suite, veux-tu manger quelque chose ?

Je nous arrêtais et entrainais Louna vers le buffet autour duquel se trouvait les invités, les félicitations et salutations allaient reprendre mais au moins j’avais un moment calme avec Louna avant de retourner dans ce tourbillons de personne.
© Méphi.
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Mar 19 Nov - 17:28



Carrie




Everything can be fun with a drink


Il fallait bien l’admettre : oui, personne ne se présentait sous son meilleur jour après avoir bu un peu trop, mais néanmoins c’était ainsi que les circonstances les plus ennuyeuses et angoissantes devenaient soudain beaucoup plus légères et amusantes. Le tout était de ne pas se faire remarquer par le Dragons Nerys, qui les surveillait d’un oeil farouche. Pour un peu, elle en aurait presque eu de la peine pour la pauvre Louna qui avait probablement dû la supporter toute son enfance, une compassion qui ne dura guère cependant. Evidemment, Lynch s’en rendit compte et elle dut bien lui avouer qu’elle ne s’était pas alimentée correctement depuis quelques jours. Elle sentit bien qu’il n’était pas ravi et eut l’impression d’être soudainement une petite fille surprise en flagrant délit alors qu’elle faisait une bêtise.

« Oh, si c’était vous je serais morte de faim depuis longtemps ! » Car oui, aussi surprenant que cela puisse paraître, il était loin d’être l’élément le plus désagréable de cette journée. « Non c’est tout ça... » dit-elle en faisant un geste circulaire montrant toute l’assemblée. « Je déteste les réunions sociales ! » conclut-elle avec lassitude.

Oui, elle avait hâte que ce soit fini et qu’ils puissent rentrer chez eux. Elle avait espéré que l’alcool et la multiplicité d’invités aidant, les choses deviennent un peu amusantes à un moment donné. Malheureusement, avec la veille peau qui les surveillait, menaçant à tout moment de les éjecter des célébrations, c’était pour le moins compromis. Elle détestait les ambiances guindées plus que tout et là, c’en était une belle. Elle n’était pas franchement certaine que la perspective d’obtenir de l’argent soit suffisante pour qu’elle parvienne à en supporter encore davantage. C’est alors qu’il lui signifia qu’elle mangerait après la cérémonie, sur un ton qui, une demi-heure auparavant, l’aurait fait réagir avec virulence. Mais avec l’alcool, elle avait tout simplement éclaté de rire avant de se réfugier sur l’épaule de son cavalier, un geste qui, elle ne s’en rendit pas compte sur le moment, pouvait être interprété de diverses manières.

Puis, le silence se fit, et l’atmosphère devint soudainement beaucoup plus solennelle en même temps que son envie de fou rire cessa. Elle s’écarta légèrement de Lynch, relevant la tête au moment où elle sentit le contact de sa main sur son épaule, signe qu’elle devait se lever en même temps que les autres à l’arrivée de la mariée. Peut-être était-ce l’alcool, peut-être que l’ambiance générale prenait le pas sur son état d’esprit habituel mais elle sentit peu à peu le cynisme dont elle avait toujours fait preuve reculer. Elle devait ainsi admettre que la mariée était réellement belle, et pas seulement parce qu’elle portait une robe qui avait du coûter les yeux de la tête, mais parce que Carrie n’avait jamais vu quelqu’un d’aussi heureux de toute sa vie.

Elle en oublia totalement son cavalier, se rasseyant sans même s’en apercevoir et se concentrant sur les deux futurs époux, la cérémonie, plus captivée qu’elle aurait cru l’être et elle fut plus touchée qu’elle ne l’admettrait sans doute par la suite. Le mariage n’était pas quelque chose qui l’avait un jour fait rêver, loin de là, et ce n’était toujours pas le cas d’ailleurs. Ce qui la touchait, c’était de voir que deux personnes pouvaient s’aimer à ce point. Elle n’avait jamais eu personne, d’aussi loin qu’elle se souvienne, elle avait toujours dû se débrouiller seule, pour tout. Et voilà que ces deux personnes échangeaient des voeux qui signifiaient qu’ils étaient supposés être là, l’un pour l’autre, pour toute leur vie. Elle n’avait jamais cru à ce genre de bêtises, et pourtant, sans savoir pourquoi, elle se sentit à la fois transportée dans l’instant et mélancolique, en quelques sortes. Des émotions dont elle n’avait pas l’habitude et qu’elle aurait été bien incapable de décrire à voix haute.

Elle fut sortie de cet état par un murmure du psychiatre. Ce qu’il dit, elle ne le comprit pas vraiment, si ce n’est le mot « rêve », ce qui l’interloqua. Elle avait bien compris qu’il avait un certain intérêt là-dedans, mais ne voyait pas vraiment quel était le rapport avec le mariage. Elle repensa au rêve qu’elle avait fait, où ils cuisinaient ensemble. Il faudrait définitivement qu’elle se rende discrètement à son bureau dans les prochains jours et qu’elle réfléchisse à tout ça, quand elle aurait l’esprit plus clair.

Elle se sentait encore quelque peu éméchée, mais un peu moins prompte à rire pour rien, ce qui était déjà ça. La cérémonie avait pris fin et désormais, on leur fit comprendre qu’il était temps pour eux de rejoindre le jardin. Avec un petit sourire, elle prit le bras que lui tendait son cavalier avant de le suivre jusque là. Elle découvrit non sans une certaine admiration la manière dont le tout avait été aménagé en si peu de temps. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les employés des Nerys étaient plutôt compétents. Elle fut conduite fermement par Lynch jusqu’à une table où elle put s’asseoir et il lui annonça qu’il allait lui chercher à manger. Elle soupira d’un air boudeur, plus par principe que par réelle protestation, parce qu’en vérité, profiter du buffet la tentait bien maintenant que la cérémonie était passée.

« Bon d’accord, mais rien de diététique, pas trop de légumes ! » lui répondit-elle, visiblement de mauvaise grâce.

Oui, elle se nourrissait extrêmement mal, à coups de junk food et de plats à emporter. Mais bon, puisque les Nerys avaient mis le paquet au niveau de la décoration, elle pouvait supposer qu’il en avait été de même pour la nourriture. Elle esquissa un petit sourire amusé, songeant que son cavalier était tout de même bien serviable, mais n’eut pas le temps de lui en faire la remarque puisque Lysebeth Rosewater les rejoignit. Elle songea à filer en laissant Daniel seul avec elle, mais il fut plus rapide et se posta juste derrière le dossier de sa chaise. En voyant l’air de cette femme, elle sentit le fou rire revenir et mis sa main devant sa bouche.

« Je suis d’accord, c’est une réussite... » dit-elle en simulant de nouveau une quinte de toux, sentant qu’elle n’allait pas tarder à éclater de rire de nouveau. Etait-ce une illusion ou le visage de cette femme avait-il pris une expression désapprobatrice ?

© Méphi.
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Mar 19 Nov - 19:45



Owen




L'homme qui s'endort

Certaines personnes pouvaient surement se demander pourquoi Owen s'éloignait de sa cavalière ? Enfin non, vu que personne ne semblait le remarquer, mais si quelqu'un se posait la question, ce n'était pas Beccy, mais bien les personnes autours qu'il fuyait. Déjà qu'il s'endormait debout, alors être entouré d'inconnus et surtout de son propriétaire, c'était bien trop. Déambulant parmi les invites, il bouscula un d'entre eux et fut soulager de voir que c'était nul autre que Diane, au moins il la connaissait, même très bien et pouvait s'excuser à haute voix. Depuis quelques mois, il faisait un grand effort pour se forcer à parler avec des mots, mais faire un effort ne voulait pas dire toujours y parvenir.

Elle semblait beaucoup plus gêné que lui, leur dernière rencontre ne s'était pas si mal passé, ok il n'avait presque pas décroché un mot, mais il fallait le comprendre elle l'avait beaucoup fait souffrir et il avait mis longtemps a pouvoir tourner la page, Rome ne s'était pas construite en un jour après tout. Alors qu'elle venait de se prendre un verre de champagne, il resta face à elle prêt à s'endormir debout à nouveau. Si elle pouvait simplement rester près de lui, pour qu'il ne paraisse pas suspect, mais au lieu de ça, elle le questionna :

-Avec qui est tu venu ?

D'un geste de la main, il lui montra Beccy dans sa belle robe rouge. Même de dos, elle était superbe et il était fier de se dire, que cette femme était venu avec lui, d'ailleurs même Diane la trouva magnifique. Le silence se réinstalla, pour lui il n'y avait rien de gênant surtout dans l'état dans laquelle il se trouvait, il se forçait tout de même à garder les yeux ouvert, surtout quand Esther commença son discours, expliquant où il devait se placer, enfin les personnes importante. Le surveillant de l'orphelinat et la serveuse de Granny's était loin de faire partie de cette catégorie, fort heureusement comme ça il pourrait dormir en paix loin du premier rang. D'ailleurs ou était Beccy ? Elle ne se trouvait plus à l'endroit où il l'avait laissé. D'un coup, il sentit une personne lui attraper le bras, il fut surpris de voir sa petite amie, c'était bien la première fois qu'elle le tenait aussi possessivement, même son ton clochait, personne ne la connaissait aussi bien que lui.

''Te voilà, je te cherchais partout ! Tiens salut Diane, alors demoiselle d'honneur hein ? Tu dois être vachement occupée dis donc ! On va te laisser te préparer, et nous Mister Heartwood, on va aller se trouver des places de choix pour que je puisse voir la robe de la mariée et que tu puisses dormir discrètement pendant la cérémonie.''

Ce fut au baiser qu'elle déposa sur ses lèvres qu'il comprit, sacré Beccy, elle essayait toujours de le protéger face à son ex. La suivant jusqu’au lieu conçu pour la cérémonie, il était plus que ravi de pouvoir s’asseoir, même si elle avait choisi des places très près de l'allée, comme à son habitude elle parlait de tout et de rien et Owen l'écoutait à l'occasion, il était difficile de lutter contre la rêvasserie. Tenant la main de sa belle, il hochait simplement la tête aux personnes qui les saluaient puis finalement quand la mariée apparut enfin il regardait les expressions du visage de Beccy, la reine de la couture devait bien avoir un avis sur la robe, il n'y avait aucun doute donc il attendait impatiemment qu'elle lui donne. La scène était réellement touchante, cela se voyait qu'ils s'aimaient d'un amour sans limite. Une question lui vint en tête, est-ce qu'un jour lui et sa meilleure amie se retrouverait dans cette situation ? Portant un regard vers elle, il fut attristé de savoir la réponse, pourquoi n'y avait-il pas pensé avant ? Il aimait Beccy d'un sentiment inexplicable et puissant, mais pas de la même façon de ces deux jeunes gens, jamais il ne pourrait se marier avec elle. Sans retirer sa main de la sienne, il ne se doutait pas qu'il venait simplement de fermer les yeux et loupa toute la scène des vœux, jusqu’au moment où il reçu un coup de coude de sa voisine, le faisant sursauter au passage.

Tout le monde était debout pour jeter du riz et des pétales, il se leva d'un bond frappant tout doucement dans sa main. La veille femme reprit une nouvelle fois la parole et tout en prenant le bras de sa cavalière, il l'emmena dans un lieu qui avait totalement changé, la cérémonie avait dû durer un sacré bout de temps pour être parvenir à ce résultat, des tables étaient dressés, il y avait une piste de danse et le buffet bien rempli. Au loin, il put voir son frère, mais vu le regard de Beccy, il lui demanda :

- Toi, tu veux aller parler à l'heureux couple ! On devrait te surnommer Miss amour.

Pour la première fois de la journée, il rigola et paraissait un peu près réveiller, cette micro-sieste lui avait fait le plus grand bien. Les mariés avaient rejoint la piste de danse et au loin il aperçut Adora, si il s'attendait à la voir ici, sa collège avait réellement le pouvoir de lui faire peur, elle était son opposé totale envers les enfants. Pour se montrer polie, il lui fit quand même un petit hochement de la tête pour la saluer, mais c'était bien pour ne pas avoir d'histoire au travail. Il attrapa un verre de champagne pour le donner à Beccy et se retrouvait toujours troubler par sa découverte lors du mariage, est-ce qu'elle en était venu à la même conclusion que lui ? Regardant les mariés en train de danser, il lui proclama :

- Leur amour se voient de suite, ils sont fait pour former une famille et passer leur vie ensemble...

Puis finalement, il la regarda simplement dans les yeux avec un sourire apaisant, mais dans ces yeux, elle pouvait comprendre ce qu'il avait en tête, qui l'aimait mais pas de cette façon, elle était comme une sœur.

© Méphi.
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Mar 19 Nov - 22:05



Robin




Why the hell did I come here ?


Lorsque Bran le rejoignit près de l'autel, Robin exprima son envie d'en finir vite avec tout cet événement. En effet, chez les Nerys, tout prenait une proportion démesurée et cela n'était pas vraiment la tasse de thé de l'ancien bûcheron. Non, d'ailleurs, il était persuadé que, une fois toute cette folle mascarade terminée, il aurait besoin de s'enfermer pendant des semaines loin de toute la population de Storybrooke, histoire de compenser ce trop plein de foule qu'il cotôyait actuellement.

▬ En espérant que ça ne soit pas grâce à Suzy qui s'écroule dans l'allée. Elle a déjà fait des prouesses.

Bizarrement, savoir que Suzy n'avait pas fini de faire entendre parler d'elle agaça Robin. Levant les yeux au ciel, le propriétaire de la casse demanda à Bran ce que sa colocataire avait fait, et c'est ainsi qu'il apprit qu'elle avait tout simplement provoqué la perte d'un plateau entier de flûtes en cristal certainement hors de prix. Hésitant entre le rire et la grimace, le mécanicien s'abstint de réagir suite à cette nouvelle mais se promit d'intervenir auprès de la jeune femme pour limiter les dégâts. Alors que l'ancien homme sauvage refusa la coupe qu'un serveur lui proposait, l'ancien Barbe-Bleue, lui, ne se fit pas prier et avala le contenu de sa flûte d'une traite. Il eut même le temps de reposer le verre vide sur le plateau et d'en saisir un autre avant que l'employé soit hors de portée. Ignorant le regard amusé de son ami, il haussa simplement les épaules : cette journée était éprouvante pour ses nerfs.

▬ On aurait dû passer notre journée à s'occuper de Woomy !

Un sourire vint s'accrocher à la commisure des lèvres de Robin : il ne pouvait pas être plus d'accord avec le vétérinaire ! Malheureusement, le propriétaire de la casse n'eut pas le temps d'approuver les dires du directeur du zoo, que déjà la musique démarrait. Se levant de concert avec le reste des invités, le propriétaire de la casse sirotait tranquillement son champagne en regardant les demoiselles d'honneur remonter l'allée. Parmi cette pléthore de robes vertes s'en trouvait une plus chancelante... Suzy. Soupirant légèrement, il attendit que la jeune femme le rejoigne pour hocher doucement la tête de gauche à droite, signe de sa désapprobation. Bientôt, tout le monde fut en place et les spectateurs, car il s'agissait bien là d'un spectacle aux yeux de l'ancien habitant d'Oz, furent invités à se rasseoir. Il profita d'ailleurs de ce moment pour poser sa coupe au sol, et oublia purement et simplement l'existence de ce verre à partir de cet instant.

▬ Cette fois ça suffit, le champagne.

Il avait murmuré ces mots à l'oreille de sa cavalière d'une voix qui ne lassait de place à aucune protestation, tandis que les mariés échangeaient leurs vœux. Reportant son attention sur la cérémonie, il demeura un appui pour la strip-teaseuse qui avait du mal à rester immobile, même assise. Lorsque cette dernière commença à fondre en larmes face aux consentements, Robin leva les yeux au ciel avant de lui tendre un mouchoir. Il fallait dire que le propriétaire de la casse avait prévu le coup du débordement de pleurs de la part de la demoiselle et avait emporté une panoplie de mouchoirs pour arrêter le massacre. Ce fut donc avec nonchalanche et sans détacher son regard de l'autel qu'il esquissa ce geste blasé en direction de sa voisine, et il dut le réitérer au moins deux fois de plus avant que le signal indiquant aux invités qu'ils devaient à nouveau se lever soit donné. Une fois encore, Robin fut plus qu'indispensable à l'équilibre de sa colocataire, et ce fut doucement qu'il l'accompagna vers l'autre partie du jardin.

Là, ils passèrent en tormbe devant les nouveaux mariés : même si Suzy aurait aimé rester auprès d'eux durant des heures, Robin avait tiré sa cavalière hors de la foule au bout de quelques secondes. Elle avait eu le temps de les féliciter, après tout, que pouvait-elle leur vouloir encore ? De plus, le propriétaire de la casse constata qu'il avait éloigné l'ex-Dorothée juste à temps pour éviter Esther Nerys, l'espèce de vieille chouette qui ne cessait de menacer les convives d'expulsion en cas de comportement indécent... Soupirant longuement, il choisit la table la plus reculée de l'heureux couple que possible et aida Suzy à atterrir sur une chaise. Se plaçant juste à côté, il fut heureux de constater qu'il n'aurait pas besoin de se rendre jusqu'au buffet pour obtenir de quoi se substenter car le frère de Maddhen, serveur mais jardinier de son état, déambulait entre les tables pour proposer aux convives de leur ramener leurs assiettes pleines de mets savoureux disponibles pour la réception. Lorsque l'employé des Nerys arriva à la hauteur du propriétaire de la casse, ce dernier se chargea de commander assez pour Suzy et lui, après avoir écouté le serveur énumérer la longue liste de plats trônant sur le buffet. Tandis que le frère de Maddhy s'éloignait, Robin versa un grand verre d'eau à sa cavalière et le fourra entre ses mains.

▬ Bois ça ! Le serveur va revenir avec de quoi manger.

Le temps que l'employé ne revienne, Bran et sa cavalière avaient rejoint les deux colocataires à leur table. Aussitôt, les deux hommes entamèrent une longue conversation à propos d'une chose qui les intéressait mille fois plus que ce foutu mariage : Woomy. Occultant totalement le duo de demoiselles d'honneur, Robin ne fut ramené à la réalité que par l'arrivée de Violet. Cette dernière s'était postée juste derrière eux et avait signalé sa présence en s'intégrant dans la conversation de manière pour le moins sarcastique. Souriant devant la tenue de la Shaolin, ce fut avec un petit sourire moqueur qu'il la salua :

▬ Eh bien, Violet, tu n'as pas lésiné sur le déguisement !

Accompagnant sa plaisanterie d'un regard complice en direction de Bran, le propriétaire de la casse se leva et embrassa la joue de l'une des rares femmes qui possédaient une vraie valeur à ses yeux. Evidemment, la demoiselle ne resta pas muette face à cette attaque verbale et, pour se faire pardonner, Robin l'invita à danser. Il fut surpris de la voir accepter mais, après tout, sans doute ce oui avait-il été prononcé dans cet unique but... Grand seigneur, il joua le jeu jusqu'au bout, lui offrant son bras pour se diriger vers la piste de danse. Ce qui lui plaisait chez Violet, c'était le fait qu'elle leur soit en tout point identique, à Bran et lui, si on faisait abstraction de leurs chromosomes X & Y. ainsi, s'ils étaient parvenus jusqu'à la piste, où déjà de nombreux invités évoluaient avec plus ou moins de grâce, ils eurent beaucoup plus de mal à passer à l'acte de danse : tous les deux voulaient conduire ! Qu'à cela ne tienne, ce fut un charmant sur-place que les deux amis partagèrent le temps que la musique finisse.

Jetant un regard en direction de leur table tandis que Violet repartait à la recherche de sa sœur, s'il avait bien compris, Robin vit une Suzy qui se morfondait sur son assiette. Un petit sourire vint s'accrocher aux lèvres du mécanicien alors qu'il regagnait les lieux où son petit groupe d'amis avait établi leur quartier général. Arrivé à destination, il tendit simplement la main vers Suzy et, alors que le hasard voulut que les musiciens se mettent à jouer un slow, il attira sa colocataire contre lui et la fit danser tout en douceur. Le but étant qu'elle ne lui vomisse pas dessus tout en parvenant à rester debout, tout se déroula pour le mieux. Certes, ils n'étaient pas sur la piste et, d'accord, ils étaient un peu trop lents pour la musique, mais Robin savait que Suzy était trop romantique pour s'arrêter sur de tels détails... D'ailleurs, la jeune femme semblait tout à fait prête à s'endormir dans ses bras ! Fronçant les sourcils, le propriétaire de la casse se demandait ce qu'il était supposé faire lorsqu'une jeune femme portant la même robe que Suzy lui sauva la mise. En effet, celle qu'il reconnut comme étant la plus jeune des demoiselles d'honneur lui proposa d'aller étendre Suzy sur le canapé de l'annexe, à savoir le lieu où elle vivait en compagnie de la mariée. Haussant les épaules face à cette proposition, l'ancien bûcheron réalisa que, là bas, il ne serait plus confronté à tant de monde et, non seulement c'était moins loin que leur appartement, mais en plus cela permettrait à sa colocataire de suivre de loin les festivités si jamais elle se réveillait avant la fin de la réception. Robin accepta donc sans se poser de questions quant aux motivations de Moïra Fisher, et écouta attentivement ses instructions pour se rendre à l'annexe. Une fois les informations enregistrées, il passa sa main sous les genoux de Suzy tandis que l'autre soutenait son dos et, sans crier gare, la souleva pour la porter jusqu'à destination. Après tout, il irait beaucoup plus vite comme ça ! Souhaitant à Bran et aux autres de bien s'amuser, il regretta simplement de ne pas avoir pu goûter au buffet avant de se diriger vers une partie plus reculée du domaine Nerys. En route, il eut la chance de croiser le frère de Maddhen, à qui il fit promettre de lui apporter de quoi manger à l'annexe, et ce fut sur cette conversation pragmatique que Robin et Suzy quittèrent la réception.
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Allan Gold
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Mar 19 Nov - 23:33



Mr Gold




Il est délicieux de s'attendrir sur la beauté et la fragilité d'une rose

La musique démarra et tout le monde se tourna vers le début de l’allée. Dans un seul mouvement la foule se leva au passage de la mariée qui portait une robe à en faire pâlir les plus grands couturiers et les plus grands tops model. La coupe allait parfaitement à la délicate silhouette de celle qui fut autrefois la douce Marianne. Mon regard se posa également sur un couple que je ne pensais pas voir si proches. Carrie reposait son tête et sa main sur l’épaule de Daniel. Peut-être n’était-ce qu’un accident mais j’en doutais fort et cela précisait les choses dans mon esprit. Dès l’arrivée de la mariée on sentait déjà l’émotion monter. Le regard que portait Louna sur son fiancé était des plus prenants. Un véritable amour est fait pour se retrouver quelque soit le monde ou l’époque. Rien ne pouvait empêcher cela pas même moi.

L’échange des vœux émut une grande partie de l’assistance et même si pour moi aucune larme ne vient embrumer mes yeux, j’avais eu un pincement au cœur. C’était magnifique de voir un véritable amour se concrétiser et quand vient le moment d’embrasser la mariée, William ne fit pas dans la dentelle malgré le regard insistant et peu agréable de la Nerys qui surveillais et scrutais les moindres faits et gestes de touts les invités. C’est à ce moment là qu’un nouveau mouvement de foule se manifesta. Tout le monde se leva pour acclamer les nouveaux mariés, cris, applaudissements, rires et pleurs se côtoyaient pour former une gigantesque cacophonie. Des grains de riz et des pétales de fleurs jaillirent de tous les côtés et le jardin se vida peu à peu. D’abord les mariés, la famille et les demoiselles d’honneur puis au tour des invités de marque dont nous faisions partie ma cavalière et moi.

Une fois sortis de la partie du jardin où avait eu lieu la cérémonie on pouvait constater avec stupeur les changements effectués pendant que notre attention était fixée ailleurs. Un parquet avait été monté avec suffisamment de place pour que tous les invités dansent en même temps ainsi qu’un buffet digne des tables les plus renommées. Une foule de gens se précipitait autour de l’heureux couple et je décidais que mes félicitations allaient attendre un peu. Il y aurait d’autres occasions. Je dirigeais ma cavalière vers le buffet en attendant une occasion suffisante pour aller présenter mes félicitations aux mariés. Déjà les tables étaient pris d’assaut on aurait dit que la moitié des personnes n’avaient pas mangé depuis des jours.


« Mes chers convives, prenez place ! »


La voix d’Esther Nerys s’était élevée avant de laisser place à une première musique qui entraina une première danse. J’aurais bien invité ma cavalière mais je voulais attendre de saluer les mariés. C’est alors qu’à la fin de la première danse une occasion se présenta. Je glissais à ma cavalière :

« Que diriez vous d’aller féliciter les mariés ? »


Je lui tendais à nouveau mon bras dans un geste presque devenu machinal, nous nous approchions du couple afin de leur présenter nos félicitations.

« Tous mes vœux de bonheur. Mes félicitations. C'était un cérémonie des plus touchantes. Je souhaite que vous soyez heureux très longtemps. »

Des phrases toutes simples mais qui faisaient très bien l’office dans ce genre de situation et que je savais manier à la perfection. Ce genre de phrases passaient dans toues les situations et encore plus dans celle-ci. Après que ma cavalière en ai fait autant, je me tournais vers elle et lui proposais.

« M’accorderiez-vous cette danse ? A cause de ma jambe je ne suis pas des meilleurs danseurs mais ce serait impoli de ma part de vous priver de cet amusement. »


La main posée dans le dos et l’autre paume ouverte tendue vers ma cavalière, indiquais bien mon envie de lui faire partager ce moment même si j’avais quelques difficultés à me déplacer. J’ajouterais ma part de ridicule à cette activité mais je tenais à le faire. Ce n’était pas gentleman de refuser ce plaisir à sa cavalière. J’espérais que cela serait du goût de Lacey...



©️ Méphi.



Excuses:
 




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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Mar 19 Nov - 23:43



Rebecca




En mission... Mais d'abord un petit four !

Presque tout le monde était assis désormais signe que la cérémonie allait bientôt débuter. Becky continuait de parler dans le vide ou presque lorsque la mélodie typiquement reconnaissable de la marche nuptiale se fit entendre. Elle se tut aussitôt et se leva en tirant sur le bras d'Owen pour qu'il en fasse autant. La mariée était là, derrière ses amies de vert vêtues et bien que sa robe ne soit pas encore visible, on la devinait magnifique. Une demoiselle d'honneur, deux demoiselles d'honneur... Six en tout passèrent – dont une Suzy plutôt vacillante, quelqu'un avait abusé du champagne – mais avant que la septième ne prenne à son tour le chemin de l'autel, la future épouse s'arrêta et s'adressa à elle. Mais pourquoi parlait des fleurs tout d'un coup ? Visiblement la demoiselle d'honneur n'en savait pas plus qu'elle... Les mariées stressées pouvaient vraiment raconter n'importe quoi par moment.

Les événements reprirent leur cours et la serveuse put enfin admirer la robe digne d'un conte de fée que portait Louna. Un décolleté en cœur très pudique, une taille marquée pour souligner la silhouette, elle était sans doute la plus belle robe que Becky ait jamais vu. Des broderies cassaient l'allure trop classique et une fleur de soie relevait la doublure de la jupe pour un résultat asymétrique des plus réussi. Lorsque l'héritière la dépassa, Rebecca put remarquer que derrière une petite traîne donnait un effet princier à la robe qui contrastait avec le voile court qu'elle avait dans les cheveux pour un effet moins lourd. Bientôt l'héritière Nerys arriva à l'autel auprès de son futur époux qui semblait ne voir qu'elle et seulement elle. Tout l'amour qu'il y avait dans ses yeux, c'était cela que Becky voulait un jour.

Elle regarda un Owen à moitié endormi sur sa chaise et lui adressa un sourire indulgent qu'il ne verrait jamais. Il la regardait avec amour depuis des années, mais ce n'était pas le même regard. La jeune Doll était le témoin aujourd'hui du bonheur sans limite des deux futurs époux, elle les voyait se sourire à s'en fendre le visage, et lorsqu'ils parlèrent c'était avec une telle émotion dans la voix que personne ne pouvait ignorer les sentiments profonds et magnifiques qu'ils avaient l'un pour l'autre. C'était magique à ses yeux, deux personnes qui s'aimaient tellement qu'ils se liaient l'un à l'autre pour l'éternité. C'était ça qu'elle voulait un jour. Elle souhaitait vivre un bonheur comme celui-ci, avec les dentelles et les fleurs partout, une jolie robe et le monde entier pour voir qu'elle aussi aimait sans limite et était aimée sans limite en retour.

L'ancienne poupée de son regarda son cavalier qui s'était finalement endormi pour de bon sur sa chaise. Est-ce qu'Owen pouvait être celui qui la regarderait avec tout son amour lorsqu'elle remonterait l'allée ? Elle connaissait la réponse bien sûr, elle l'avait toujours connue. Mais voulait-elle le reconnaître ? Alors qu'elle regardait son ami dormir elle accepta enfin le fait qu'il n'était que cela : son ami. Becky l'aimait de tout son cœur, juste pas comme cela. Elle avait repoussé l'échéance trop longtemps et maintenant qu'elle avait admit ce fait, il lui fallait agir. En parler avec le jeune homme. On attention se reporta vers la cérémonie où le couple s'échangeaient les alliances. Depuis quand pleurait-elle ? Ils étaient si beaux tout les deux, et puis ce n'était pas de sa faute, les mariages à la télé la faisaient toujours pleurer alors un vrai...

Alors que les nouveaux mariés échangeaient un baiser, un ronflement peu sonore mais tout de même remarquable se fit entendre. Rebecca donna un coup de coude à Owen en se levant ce qui le réveilla en sursaut juste à temps pour les applaudissements. Tout le monde regagna ensuite la partie du jardin qu'ils avaient quitté un peu plus tôt et la serveuse eut du mal à croire que c'était bien le même endroit. Il faudrait qu'elle pense à féliciter Lysebeth, elle était peut-être hors de prix mais elle méritait grandement son salaire ! Enfin, elle le ferait quand celle-ci ne serait plus occupée à remonter les bretelles de Lynch et Carrie. La brunette mourrait d'envie de féliciter les mariés et au passage jeter un œil de plus près sur la robe de l'héritière Nerys et son compagnon s'en rendit compte. Il s'en amusa même, et Becky apprécia particulièrement le rire du jeune homme qui était pour elle le son le plus beau du monde.


''Que veux-tu, j'aime l'amour ! Je suis un peu comme Cupidon, mais sans les couches discount et l'arc en plastique.''

Elle prit une gorgée de la coupe de champagne que venait de lui tendre Owen lorsqu'elle réalisa que les mariés étaient sur la piste de danse. Elle irait les voir plus tard. Pour le moment, elle avait une conversation à avoir avec l'homme parfait qui lui faisait face. Oui, il était le vrai prince charmant. Le problème ? Il n'était pas le sien. Et à en juger par le regard qu'il lui lançait, il en était conscient également.

''Leur amour se voit de suite, ils sont faits pour former une famille et passer leur vie ensemble...''

Rebecca regarda un instant le couple qui dansait comme si rien d'autre n'avait d'importance.

''Oui... Mais il y a des amoureux qui ne sont pas faits pour ça.''

Les deux amants se regardèrent dans les yeux à leur tour, silencieusement, un sourire hantant leurs lèvres. Ce n'était pas triste, ce n'était même pas une rupture. Car ils étaient des amoureux, ils s'aimaient seulement différemment. Pas tout à fait comme un couple et pas vraiment comme des frères et sœurs. Ce qu'ils avaient était unique et bien assez. Et ni l'un ni l'autre n'était suffisamment cruel pour garder l'autre dans une relation qui finirait par les détruire. Owen et Becky savaient que s'ils arrêtaient maintenant il n'y aurait aucune conséquence, aucune blessure. Ils redeviendraient les amis qu'au fond ils n'avaient jamais cessé d'être. Un vrai sourire étira les lèvres pleines de l'ancienne poupée de son. Qu'il soit rassurant, encourageant, plein de gratitude ou les trois en même temps, ce sourire marquait la fin de leur liaison. Ce sourire, et un dernier baiser. Pas une rapide marque d'affection, mais un vrai baiser comme celui de ce fameux soir d'hiver sur le sofa. C'était si poétique : leur couple avait commencé par un baiser et se terminait sur un baiser...

Lorsqu'ils se détachèrent l'un de l'autre, ils n'échangèrent pas un mot. Owen partit de son côté, sans doute pour rejoindre Robin. La serveuse pour sa part se dirigea vers le buffet le pus proche puisqu'elle n'avait rien de mieux à faire. Suzy lui faisait signe mais même si elle adorait la jeune femme, Rebecca n'était pas certaine de vouloir revoir la strip teaseuse ivre. La première fois lui avait grandement suffit. Et puis elle n'avait pas envie de l'entendre dire à quel point c'était affreux que le surveillant et elle aient rompu. Ce n'était pas affreux, c'était sans doute la meilleure décision qu'elle ait pris depuis la fois où elle avait décidé de ne plus se lever avant midi un jour de repos !

Finalement elle aperçut que l'heureux couple avait quitté la piste de danse et aussitôt elle décida d'aller leur présenter ses félicitations. Son verre à la main, elle se fraya un chemin jusqu'aux mariés et leur souhaita tout le bonheur possible. Elle était en train de s'extasier sur la robe de Louna lorsque quelqu'un bouscula l'ancienne poupée de son qui trébucha en avant. Par réflexe elle tendit le bras pour éloigner sa coupe de champagne et de son autre main se raccrocha à l'époux de l'héritière. Malheureusement, elle perdit l'équilibre juste assez longtemps pour se retrouver, sans trop savoir comment, en train d'embrasser cette-dernière. Les yeux ronds, Becky se redressa et se mit à rire nerveusement.


''Bien, je peux rayer ça de ma liste de chose à expérimenter avant de mourir... Je vais... Je vais y aller je crois... Mazel tov hein !''

D'où ça sortait ça, franchement ? Elle n'était même pas juive ! Mais quand Becky était gênée – bien que cela n'arrive presque jamais – elle paniquait et disait n'importe quoi. Comprendre ici, encore plus que d'habitude. Tapotant l'épaule du marié peut-être un peu plus fort que nécessaire, la serveuse s'éloigna pour retourner vers le buffet d'où elle était venue. Au moins si Lysebeth était vraiment intéressée par les femmes, ça leur ferait un sujet de discussion. Riant sans vraiment regarder où elle mettait les pieds, la brunette sentit qu'elle butait contre quelque chose et manqua de perdre l'équilibre à nouveau. Elle serait tombée si elle ne s'était pas raccrochée à quelque chose, un quelque chose qui semblait s'être cassé sous la pression. Curieuse, elle ramena l'objet devant elle pour voir de quoi il s'agissait et blêmit.

Quelques fleurs la narguaient joyeusement alors qu'elle réalisait qu'elle venait d'arracher une partie de la décoration florale qui agrémentait le buffet où elle se trouvait. Regardant à droite et à gauche si quelqu'un l'avait vue, Rebecca laissa tomber les fleurs et d'un coup de pied les envoya sous la table. Ni vu ni connu. Sauf que quand elle prit une autre gorgée de champagne, elle réalisa que non seulement Lysebeth avait fini d'incendier Lynch et Carrie, mais qu'en plus elle se dirigeait droit vers elle dans une imitation presque parfaite du taureau en train de charger. Et elle était habillée en rouge.

Oh oh.

Une petite voix lui hurler de partir en courant, de fuir pour sauver sa vie. Mais elle ne pouvait pas, elle était en robe. Elle allait mourir pour des fleurs. La jeune femme regardait fébrilement dans tous les sens, désespérément à la recherche d'un moyen pour empêcher la redoutable blonde de l'écorcher vive sur place. Elle eut alors le réflexe le plus stupide qui soit : elle lui vida le contenu de sa coupe de champagne à la figure.

Non seulement il n'y avait aucune, absolument aucune chance pour que ce geste lui sauve la vie, mais en plus elle avait arrosé la mauvaise personne ! Si Rebecca était SuperBoobs, Lysebeth était SuperBitch : elle venait de faire preuve d'une rapidité digne des héros de comics que le serveuse aimait tant pour attraper la première personne qui passait par là et s'en servir comme d'un bouclier. Résultat, la pauvre fille en vert qui avait agressé Aliéna un peu plus tôt venait de recevoir le contenu de la flûte de Becky sur elle et seules quelques gouttes avaient touché l'organisatrice du mariage. Bon, au moins sa robe était déjà ruinée. Mais cela ne fit pas rire l'ancienne poupée de son, elle était hébétée et terrifiée. Lysebeth allait la tuer. Elle avait le même air terrifiant que la Reine de Cœur quand elle se retrouve le caleçon à l'air et qu'elle accuse Alice dans la dessin animé et la condamne à être décapitée. Sans même se préoccuper de sa victime – qui d'après ce qu'elle avait compris était une sacrée garce – la jeune Doll s'exclama:


''Oh mon Dieu Lysebeth je suis désolée ! Je sais pas ce qu'il m'a pris, je te jure ! J'arrivais pas à réfléchir et puis tu me faisais trop et j'ai cru que tu allais m'embrocher et faire de moi le plat principal de la journée et je voulais pas finir en méchoui et on vient de rompre avec Owen alors ça serait pas cool de me virer.''

Ce qui n'était pas cool c'était de se servir de leur rupture comme d'une excuse, mais il fallait bien que cela serve à quelque chose. Rebecca reprit son souffle, elle avait dit cela d'une traite dans l'urgence de ceux qui se savaient en sursit.
©️ Méphi.


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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Mer 20 Nov - 10:47



Louna




Le jour qui doit être le plus beau de ma vie !

Une fois les alliances échangées, ils furent enfin déclaré mari et femme, scellant la cérémonie par un baiser très doux qui s'intensifia, le moment le plus beau de leur vie venait de se terminer. Elle était à présent sienne et lui sein. Enfin, elle regarda les invités qui avaient assisté à son grand jour et fut étonnée par leur nombre, certain qu'elle reconnut, d'autres non et encore quelques personnes qu'elle ne s'attendait pas à voir ici. Mais ce n'était pas le moment d'y penser, rien ne pourrait gâcher ce jour particulier, alors tout en tenant la main de son mari, ils traversèrent l'allée sous du riz et des pétales de roses.

Devant eux se trouvaient une piste de danse, des tables et un buffet. Louna mourrait de faim, mais elle se devait de saluer ces invités et de recevoir leur félicitations, cela ne serait pas de tout repos. Bien sûr elle savait que dans l'après-midi sa grand-mère voudrait lui parler de sa nuit de noce, elle avait réussi à repousser l'échéance de cette discussion, mais à présent c'était inévitable et Esther serait...oui, elle serait que sa petite fille n'avait pas attendu comme promis, tout ça de la faute de Will ! Ce fut l'étreinte de Diane qui l'a sorti de ces pensées, puis venue des félicitations de beaucoup d'invités qui se succédaient, alors que son mari restait silencieux, la journaliste s'évertuait de répondre à leur question le sourire aux lèvres, une réelle mariée épanouie. La dernière qui les félicita fut une jeune femme blonde qu'elle ne semblait pas connaitre, oui dernière ! Son beau brun avait décidé de faire une pause danse.

Quand Esther proclama la danse des mariées, les premières notes de la valse lui rappelèrent des souvenirs d'enfance. Conchita n'avait pas été qu'une servante, mais aussi celle qui s'occupait de l'héritière Nerys, lui apprenant à elle et sa propre fille à danser la valse et il pouvait arriver que les deux fillettes dansent des heures, pieds nus dans l'herbe fraîche. Jamais elle n'avait été réellement proche, mais personne ne pourrait leur ôter ce moment particulier. Les premiers pas de danse commencèrent. À présent, il n'y avait que les deux époux, yeux dans les yeux, pas qui s'emboîtaient à la perfection. C'était la première fois qu'il dansait l'un avec l'autre après ce soir sur le balcon quand il n'était que Marianne et Robin, quand ils s'étaient enfin déclarés leurs amours, alors que la princesse venait d'être promis à un autre. La chance leur avait réussi et les avait réunis.

-Nous voilà enfin seul toi et moi, enfin seuls avec je ne sais combien d’invités mais maintenant je ne t’ai que pour moi au moins le temps d’une danse ou deux, je te veux à mes côtés sans personne pour nous accaparer.

Elle savait qu'il n'avait pas grandi dans son monde, pour elle ce n'était qu'une question d'habitude, de courtoisie. Elle lui pardonnait de ne pas vouloir faire cela toute la journée et c'est ce qu'elle aimait en lui : sa différence. Le fait qu'il ne la voit pas comme la simple héritière des Nerys.

- Cela ne sera qu'une longue journée et après je serais tout à toi pour toujours.

Le mot toujours ne lui faisait plus peur, elle avait appris que l'amour pouvait parfaitement s'associer au reste de sa vie. D'ailleurs, il serait surement grand temps que ces oncles  enprenne de la graine et qu'ils trouvent une personne pour finir leur vie, ils n'allaient pas rester éternellement les fils à leur maman quand même. Alors que la fit tournoyer, la mariée éclata de rire cela ne faisait pas partie des pas d'une valse. Doucement, le monde semblait s'effacer autour d'eux, la musique prit fin et un slow retentit, elle se retrouvait dans les bras de son homme qui l'embrassa sur le nez avant de lui dire qu'il l'aimait. Ce moment était parfait, mais ce genre de perfection ne correspondait pas aux envies de sa grande-mère qui leur fit signe de retourner vers les invités.

- Ta grand-mère n’ai pas d’accord avec le fait que nous dansions deux danses à la suite, veux-tu manger quelque chose ?

Lui caressant le visage, exprimant tout son amour par son regard. Ils se prirent de nouveau par la main et elle lui murmura à l'oreille :

- Des petits fours au foie gras, ça devient mon obsession ceux d'Alberto sont si bons !

Oh oui, elle mourrait de faim...rien n'avait pu passer depuis la vielle et elle sentait enfin la faim lui revenir. Il est vrai qu'elle se sentait déjà beaucoup mieux qu'au réveil. Alors qu'ils arrivèrent près du buffet, prêt à saisir le petit four qui lui faisait envie. Une nouvelle personne vint les saluer, elle reconnut une des serveuses du Granny's café, une certaine Rebecca si elle ne se trompait pas. Celle-ci après les avoir félicités, complimenta la robe de la mariée, c'est vrai que même Louna avait eu le coup de foudre, elle était d'une coupe très simple et pourtant de petits détails rendaient cette robe exceptionnelle. Finalement, par pur accident, elle se retrouva lèvres à lèvres, non avec son mari, mais avec la serveuse.

''Bien, je peux rayer ça de ma liste de chose à expérimenter avec de mourir... Je vais... Je vais y aller je crois... Mazel tov hein !''

Si cela aurait été un certain Norman, il se serait reçu un coup de bouquet, même si ce n'était pas fait exprès, mais elle excusa la pauvre Rebecca en rigolant de bon coeur, tout en prêtant un regard complice à Will.

- Elle embrasse beaucoup mieux que toi...

Ils adoraient se taquiner, signe que le stress c'était bien évaporée de l'esprit de Louna, elle voulait profiter à fond de cette journée, un mariage ne se passait qu'une seule fois dans une vie, enfin c'est ce qu'elle espérait pour eux deux. Au loin, elle aperçut une couleur de cheveux, qui ne pouvait appartenir qu'à Chrissie, elle leva la main pour se faire voir, genre sa robe n'était pas déjà pas un bon signal pour la trouver.

- Chrissie vient goûter ses petits-fours !

Louna en emmena un à sa bouche et put en savourer les moindres saveurs, d'ailleurs elle en prit un deuxième, puis un troisième, tout en saluant certaines personnes et en donnant à Will. Ils avaient trouvé la place stratégique pour que Will survive à cette journée. Le son de la musique qui venait de commencer, la fit réagir de suite, cherchant Maddhen, elle la repéra un peu plus loin et tout en s'excusant envers ceux qui les entouraient et à Will en lui donnant son bouquet. Elle attrapa le bas de sa robe pour courir vers la blondinette, au passage elle attrapa sa main pour l'emmener sur la piste de danse. C'était leur chanson, leur valse et elles allaient montrer ce qu'était dansée, même sous le regard désapprobateur de la grand-mère et plein de larmes de Conchita bien contente de les voir ensemble, Louna se retrouvait totalement aux anges, heureuse et pleine d'humour, elle se fichait de ceux qui l'entouraient à présent elle allait faire ce qu'elle aimait, une petite révolte personnelle pour les mois d'enfer qu'Esther lui avait fait passer. Alors que les deux jeunes femmes virevoltaient sur la piste de danse, tels des oiseaux qui prennent leur envol, la mariée lui demanda :

- Qui est le beau jeune homme qui t'accompagne ?

La fin de la musique parvenue beaucoup trop tôt, il était temps qu'elle retourne auprès de celui qui faisait battre son coeur, mais elle s'arrêta d'abord embrasser Conchita et son mari.

© Méphi.
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Lacey French
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Mer 20 Nov - 14:06



Lacey




Le sacrement de mariage est un désinfectant

Coupe de champagne en main, je sirotais lentement le liquide doré pétillant tout en regardant autour de moi, sans vraiment savoir où poser mes yeux. Les invités faisaient du bruit pendant qu’ils se plaçaient si bien que je fronçais légèrement les sourcils. Je n’aimais pas le brouhaha incessant de la foule. Ca avait le don de me donner mal au crâne. Tout à l’heure, ça allait parce que les gens étaient assez espacés les uns des autres. Là, nous nous retrouvions tous réunis et autant dire que nous étions nombreux ! Les Nerys avaient vraiment invité toute la ville (à part quelques exceptions qui étaient absentes). Je terminais ma coupe de champagne, ma deuxième de la journée, et la déposais sur le plateau d’un serveur qui passait par-là. Je regrettais un peu qu’il n’y ait pas des trucs un peu plus forts mais c’était mieux que rien.

Ma question quant aux origines sociales de William Knightwood passa à la trappe car la cérémonie commença avec l’arrivée de la mariée. Dans un mouvement parfaitement chronométré, je me levais en compagnie du reste des invités pour accueillir l’arrivée de l’héritière Nerys. Etant donné que j’étais au premier rang, j’eus tout le loisir d’admirer sa robe lorsqu’elle arriva devant l’hôtel. Jamais de ma vie je n’avais vu une aussi belle robe. Elle était tout simplement magnifique (et encore, je trouvais ce mot bien faible pour caractérisé la magnificence de sa robe). Si ma robe m’avait couté les yeux de la tête, j’étais curieuse de connaître le prix de la sienne. Il me faudrait surement toute une vie d’économie pour en payer une aussi belle que celle-ci. En tout cas, une chose était sure, nous les femmes, nous faisions pâles figures à côté d’elle. Mais c’était compréhensible. Aucune d’entre nous n’était là pour lui voler la vedette.

La cérémonie ressemblait à ce qu’on pouvait voir dans un film ou une série. Les paroles qu’échangèrent les mariés furent émouvantes. D’ailleurs, certains ne se privèrent pas de sortir leurs mouchoirs pour tamponner leurs yeux. Ca aurait pu être mon cas, mais je m’étais décidée de ne plus jamais pleurer. Certes, c’était peut-être excessif comme chose, mais je ne ressentais pas le besoin de verser des larmes face à cette cérémonie. Elle me chamboulait, c’était vrai, mais pas au point de faire comme une partie des femmes présentes derrière moi. Assise sur mon siège, j’écoutais avec attention absolument l’intégralité de toute la cérémonie. C’était ma première. La première dont je me souviendrais tant que je n’aurais pas fait revenir ma mémoire. Quand elle se termina, je me levais à nouveau pour applaudir et jeter des grains de riz et des pétales de fleurs sur les mariés. Comme qui dirait : ils s’étaient enfin passé la corde au cou.

Petit à petit, les invités suivirent l’heureux couple et M. Gold et moi ne fîmes pas exception. Nous retournâmes à l’endroit où nous nous étions tous retrouvés. Une grande surprise nous attendait car tout avait encore changé. Des tables avaient été disposées, divers buffets avaient été mis en place et une piste de danse avait été installée. Une légère moue se dessina sur mon visage quand je remarquais qu’il n’y avait que des musiciens. Il semblerait qu’il était inutile d’espérer la musique moderne à ce mariage. Décidemment, les riches faisaient vraiment tout comme s’ils étaient des rois… Ils auraient pu engager un DJ pour passer de la musique à la mode. Personnellement, j’ignorais totalement si je maîtrisais la valse ou n’importe quelle danse de salon. Je ne m’en souvenais absolument pas. Peut-être valait-il mieux ne pas danser du tout pour éviter un quelconque accident. Enfin le moment de danser n’était pas encore venu.

Les mariés étaient entourés de la plupart des invités qui les félicitaient et qui leur souhaitaient tous leurs vœux de bonheur. Pour l’instant, c’était impossible de les approcher sans se faire bousculer. Ca me faisait presque penser à la sortie des concerts qu’on voyait à la TV. Sauf que là, il s’agissait des mariés et non pas de Justin Bieber entouré de toutes ses fans pré-pubères aux hormones qui commençaient à se réveiller. Je restais auprès de mon cavalier tandis que j’essayais de repérer Carrie, mais je ne la voyais nulle part pour l’instant. Il y avait tellement de monde qui circulait que c’était impossible de repérer quelqu’un. Pourtant avec sa robe rouge, elle devait être facile à repérer… Et bien détromper vous ! Le vert dominait sur toutes les couleurs, du coup, pour repérer une autre couleur, il fallait s’accrocher ! Une première danse fut lancée et certains s’étaient déjà placés sur la piste de danse pour échanger quelques pas.

N’étant pas sure de savoir danser comme eux, je les regardais afin de mémoriser les pas. Je les observais avec une grande attention si bien que je ne vis pas le temps passer. Ce fut M. Gold qui me ramena à la réalité en me proposant d’aller féliciter les mariés. Au passage, la musique c’était terminé. Je hochais la tête tandis qu’il me tendait à nouveau son bras. Je le lui pris et nous nous dirigeâmes vers l’heureux couple qui devait ne plus savoir où donner de la tête. Pour le coup, je compatissais. Peut-être que ça se ferait un peu plus calme par la suite pour eux. Tout du moins, je l’espérais parce que sinon, ils allaient attraper un sérieux mal de crâne ! Enfin, peu importait. M. Gold semblait savoir mieux que moi ce qu’il fallait dire aux mariés. Du coup, je voyais plus vraiment quoi dire moi, maintenant… mais j’essayais tout de même. Je n’allais pas rester muette comme une carpe devant eux.

- Je vous souhaite tout le bonheur du monde pour votre nouvelle vie à deux.

Je ne voyais pas quoi dire de plus. Néanmoins, à l’attention de Louna, j’ajoutais :

- Vous êtes magnifique dans votre robe.

Je me retenais aussi de lui demander combien elle l’avait payé. Cela ne me regardait pas et une question comme celle-ci serait profondément mal venue. Après avoir félicité les mariés, M. Gold et moi nous nous éloignâmes. Certaines personnes étaient déjà entrain de faire la queue pour le buffet tandis que d’autres progressaient sur la piste de danse. Je continuais de regarder autour de moi quand enfin je trouvais Carrie, toujours en compagnie du Docteur Lynch, malheureusement. Elle était assise sur une chaise et je voyais bien à sa tête qu’elle se retenait d’éclater de rire. D’ailleurs, j’aurais peut-être été dans le même état si j’étais avec eux en ce moment car son cavalier semblait avoir quelques difficultés avec une femme blonde qui n’avait pas un air profondément sympathique. J’aurais été tentée d’aller les aider, enfin surtout aider Carrie, mais Rebecca s’interposa, et du coup, je pouvais être tranquille. Je demanderai plus tard à mon amie ce qu’il s’était passé. Etant donné la tête que tirait le Docteur Lynch, je ne pouvais pas rester ignorante.

C’est à ce moment-là que M. Gold m’invita à danser. Un sourire se dessina malgré tout sur mes lèvres, malgré mon incertitude sur ma capacité à pouvoir assurer toute une danse comme les gens qui progressaient sur la piste. Pour le coup, je n’étais vraiment pas sure de moi, mais mon cavalier semblait aussi peu sur de lui-même à cause de son handicape. Sa main était posée sur mon dos et d’un geste de la main, il m’ouvrit la voie qui menait à la piste de danse.

- Disons que nous serons deux petits danseurs car je ne suis même pas sure de connaître les pas, répondis-je.

Ma foi, il valait mieux ça plutôt que de craindre de lui marcher sur les pieds… C’était sans doute ma plus grande hantise. Je n’étais pas gauche sur mes deux pieds, mais ça pouvait très bien arriver et ce, à n’importe qui. Mais si j’avais eu affaire à un grand danseur, lui marcher sur les pieds auraient eu lieu plus souvent. Qui vivra verra. Je me dirigeais vers la piste de danse en compagnie de M. Gold. Je jetais un coup d’œil vers Carrie pour voir comment ils s’en sortaient de son côté et lui adressais un petit signe de la main quand elle me regarda. J’espérais qu’elle penserait à me garder une place. Même si ce serait impossible de se débarrasser du Docteur Lynch, je préférais être assise à leur table plutôt qu’au milieu d’inconnus. Et puis, ça ne s’était pas trop mal passé tout à l’heure. Je me tournais face à mon cavalier avant de poser une main sur son épaule, le laissant prendre mon autre main dans la sienne. Je jetais de nouveau un coup d’œil vers mes voisins danseurs afin d’imiter, plus ou moins leur posture. A nouveau, je me concentrais légèrement sur leurs pas pour en retenir un maximum.

- Si je vous marche sur les pieds, j’espère que vous ne m’en voudrez pas, soufflais-je tandis que nous commencions à entrer en mouvement.
© Méphi.


Beauty and the Beast

Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. by Anaëlle
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Jeu 21 Nov - 8:29



Adora




My make-up may be flaking
But my smile still stays on


Après avoir échangé quelques paroles avec le futur marié, Adora était retourné à son petit jeu composé de faux compliments et de sourire tout aussi artificiel que ces paroles. Elle jouait la gentille, un rôle qu'elle connaissait par cœur. Passant d'un invité qu'elle jugeait important à un autre tout en évitant les lieux de troubles pour ne pas se prendre des dommages collatéraux de ces disputes. Ce serait dommage d'abimé sa si belle robe. Certaines personnes de sa liste étaient trop occupées pour obtenir tout de suite ces faveurs, comme l'organisatrice de la fête, Lysebeth Rosewater. La demoiselle semblait si prise par différent drame vestimentaire... sans doute serait-elle plus disponible lorsque la cérémonie sera finie.

Le temps fila et Esther Nerys ne tarda pas à annoncer que les invités pouvaient prendre place, suivit de directive pour que chacun 'reste à sa place' dit avec le tact légendaire du dragon. La surveillante déposa son verre de champagne à moitié vide sur un plateau avant de rejoindre les autres invités. Adora Kindness ne faisait pas partie des personnes importantes méritant les premiers rangs mais elle se plaça au plus près que pouvait se le permettre les invités ordinaires sans risquer de subir les foudres conjuguées de Lysebeth et Esther. A nouveau, par soucis de se faire bien voir et non à cause d'un réel intérêt pour la future cérémonie.

Durant l'échange des vœux, quelque chose avait cloché. Le petit vide qu'elle sentait toujours en elle sans en comprendre l'origine se manifesta. Etrangement, d'autres mots lui vinrent à l'esprit, comme des brides de souvenirs, des vœux différents et qui lui était adressé. Adora balaya ces pensées étranges de son esprit. Sans doute que toutes les femmes en assistant à un mariage s'imaginaient comment se déroulerait le leur. Son sourire cachait maintenant de la jalousie pour Louna et William qui se promettait un amour éternel, suivit d'un sentiment d'amertume. Eux seraient ensemble à jamais. La fin parfaite d'une rencontre tout aussi parfaite. Alors qu'elle... elle avait toujours été seule. Une unique larme avait coulée, sans qu'elle ne le réalise vraiment, devant cette constatation.

Se reprenant rapidement, essuyant cette larme aussi vite qu'elle était venue, elle joua ensuite à l'invitée parfaite. Applaudissant après que l'union devint officielle et jetant du riz sur les mariés lorsqu'ils parcoururent l'allée ensemble quand tout fut terminé. La surveillante suivit le mouvement de foule pour retourner sur ses pas.

Les jardins avaient été métamorphosés pendant le mariage. A peine quelques pas franchis dans ce nouveau décor que la surveillante vit les heureux élus se faire assaillirent de toute part pour les félicitations d'usage. En tout normal, Adora aurait peut-être suivit le mouvement. Souhaitez tout le bonheur possible aux nouveaux mariés était technique sur le haut de sa liste des choses à faire après la cérémonie. Mais elle choisit pourtant d'attendre. Attendre quoi ? Que son sourire fasse un peu moins faux, sans doute. Après les émotions qui l’avaient traversée, l'ancienne ombre ne se sentait pas le courage de souhaiter à d'autres un bonheur qu'elle enviait et n'atteindra sans doute jamais elle-même. Elle s'était assise à une table, prit un autre verre de champagne qu'elle tournait de manière pensive dans ses mains tandis qu'elle regardait les mariés dansés sur la piste. A nouveau, elle fut envieuse devant ce tableau du parfait bonheur.

Et c'est là qu'elle le vit... Alors qu'Adora détacha son regard du couple, elle vit son confrère, Owen. La surprise fut de toute évidence réciproque. Chacun ne s'attendait pas à voir l'autre ici. D'ordinaire, la surveillante n'aurait pas hésité à afficher un sourire narquois sur son visage. Ils avaient un point de vue opposé au sujet de l'éducation des enfants et l'ancienne ombre s'amusait assez de sentir qu'Owen avait peur d'elle. A la place, lorsque la surprise fut passée, elle détourna rapidement les yeux devant le signe de tête que lui adressa l'ancien marchand de sable et passa rapidement sa main libre sur ses joues pour effacer d'éventuel trace qu’auraient laissées des larmes traîtresses. Elle était certaine qu'il n'y en avait pas mais elle n'avait pu s'empêcher de vérifier. Adora ne voulait pas paraître faible devant son collègue. Et ironiquement, son geste prouvait ce qu'elle essayait d'effacer à tout prix. Tout comme le fait que l'ancienne ombre se força à ne plus regarder dans la direction où était supposé être son confrère.

Ce petit jeu était puéril et elle en avait parfaitement conscience. De quoi aurait-elle l'air si elle passait le reste de la journée à fuir son confrère ? Elle n'allait tout de même pas rester sur sa chaise durant toute la journée à brouillé du noir. La surveillante se leva, espérant peut-être croiser un de ses anciens orphelins. Toute la ville avait été invitée, après tout, et passer ses nerfs sur quelqu'un la ferait certainement retrouver son état normal. Même une personne importante à ensevelir sous des paroles mielleuses ferait l'affaire. Mais il n'y avait qu'Owen... encore et toujours Owen. Comme s'il voulait la narguer en étant venu accompagné. C'était une pensée illogique puisque la cavalière du surveillant était loin de lui mais c'était ainsi que l'ancienne ombre voyait les choses.

"Alors... on a réussi à échapper à ses gardes du corps ?" Lui glissa-t-elle en arrivant dans son dos.

Adora avait remplacé en dernière minute le terme 'chien de garde' qui correspondait bien mieux au comportement protecteur de Rebecca Doll et de Robin Heartwood envers l'ancien marchand de sable mais cette allusion était bien moins polie. On ne savait jamais quelles oreilles étaient à portés d'écoute et elle ne voulait pas prendre le risque de noircir le tableau d'invitée parfaite qu'elle s'efforçait d'être. Il y avait tout de même une limite aux faux semblants. Celle de l'ancienne ombre se situait dans sa manière de saluer son collègue. Pas de main tendue, ni de baiser sur la joue. A peine un bonjour. A quoi bon, faire semblant puisqu'ils ne s'appréciaient pas ? Cependant, Owen possédait ce dont Adora avait besoin pour l'instant : une oreille distraite et à moitié endormi.
Histoire qu'elle ne passe pas pour une folle à parlée toute seule.

"Je ne m'attendais pas à te voir ici." Commença-t-elle avec un sourire moqueur, soulignant que le 'ici' sous-entendait 'encore éveillé' sans le dire de manière trop évidente.

Son regard se reporta sur la piste de danse où la mariée s'était lancée dans une valse avec une de ses amies, visiblement. A nouveau, voir tout se bonheur provoqua chez l'ancienne croquemitaine des sentiments contradicteur, même si elle se surprit à comprendre que l'émotion dominante était l'écœurement. Le pire était sans doute de faire semblant d'être heureuse. Heureuse d'être ici, heureuse pour les mariés. Ses doigts se serrèrent un peu plus autour de son verre de champagne et son sourire diminua d'un cran.

"Mademoiselle Rosewater a fait un travail formidable." Continua-t-elle en se ressaisissant par la même occasion.

"Bien que..." Son regard se fit de nouveau vague, comme lors de l'échange des vœux des jeunes mariés. "Bien que, personnellement, si j'étais la mariée... j'aurais choisi autre chose." Elle se surprit à continuée sa description sur un ton de plus en plus songeur avec un sourire mélancolique. "Les deux mariés seuls sur le sable, échangeant leurs vœux à la nuit tombée, avec la lune et les étoiles pour seuls témoins. Ce serait... parfait."

Elle rit doucement devant cette scène trop romantique pour sortir de sa bouche et but ensuite une gorgée de son verre. Au moins cette scène allait peut-être arrêter de la hanter maintenant qu'elle en avait parlé. C'était étrange d'avoir une description si précise alors qu'elle n'avait jamais été du genre roman à l'eau de rose. Adora avait très vite réalisé que les contes de fées, le prince charmant et le véritable amour n'existaient pas. Voilà pourquoi elle s'évertuait à apprendre cette dure leçon aux orphelins qui tombaient entre ses griffes. A quoi bon remplir leurs petites têtes de rêves impossibles ?
La surveillante lança un bref coup d'œil à son interlocuteur, espérant le retrouver endormi.

© Méphi.
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Jeu 21 Nov - 13:33



Jude




Perfection et discrétion

J'étais déçue, aucun signe d'Esther Nerys pourtant elle aurait eu l'occasion de mettre des gens à la porte, comme elle l'avait si bien signalée dans son invitation. Je commençais à douter, si cela se trouvait elle ne l'avait même pas écrite, personne ne pouvait se montrer aussi cruel et dénigrer des personnes qu'elle voulait voir au mariage. Sans doute une mauvaise blague, une invitation personnelle pour ma famille, Je n'ignorais pas qu'Alberto n'était pas fan de notre restaurant, il voulait surement ne pas nous voir au mariage, sauf qu'il ne fallait pas qu'il parle de sa nourriture dite exceptionnelle dans le journal. C'était la meilleure façon pour attirer Tao.

Quand j'eus goûté un amuse-bouche, je fus épatée, il était vraiment délicieux. Le James Bond de la soirée ne se fit pas attendre et venait pratiquement de dévorer un plat entier. Comment pouvait-il garder la ligne avec tout ce qu'il mangeait ? Ma proposition de commencer notre mission, ne semblait pas plaire à Violet, pourtant on lui avait dit la raison de notre présence, elle en vint même à menacer Tao. Si elle voulait lui faire peur, c'était réussi ! La mission était déjà compromise par une personne de l'intérieur. En plus, je savais être souriante et polie, j'étais quand même l'hôtesse du restaurant, pour ce point-là c'était surtout à ma soeur de se remettre en question, elle n'était pas la plus charmante de Storybrooke, moi je l'adorais ainsi, mais elle faisait flipper certain et quoi de plus normal, qui n'aurait pas peur de ce visage d'ange qui peut vous envoyer à l'hôpital en un seul geste ?

Tous les costumes des invités passaient sous mon radar. Ll y avait un drôle de personnage, habillé comme-ci il allait... Bah pas une tenue pour un mariage, quoi ! Le vigile avait sans doute eu beaucoup de coeur en le laissant passer, c'était si difficile de se faire rejeter. Pour son bien, je devrais aller lui donner des conseils, sauf que le regard de ma soeur me fit bien comprendre que je n'avais pas intérêt de m'approcher de lui. Fort heureusement je vis le vétérinaire l'aider pour sa cravate. Tout n'était pas perdu pour lui.

Enfin, j'eue la chance de voir celle que tout le monde surnommait le dragon. Pour son âge, elle était vraiment bien conservée, cela se voyait qu'elle avait été belle dans sa jeunesse. Chouette, la cérémonie allait débuter et en plus elle avait fait un plan pour placer les gens, que de travail pour ce mariage ! Suivant les autres invités, j'attrapai les bras de Tao.

- Elle ne me paraît pas si effrayante !

Violet choisit nos places, me séparant même de Tao. Haussant simplement les épaules, je m'installais en l'attente d'enfin voir la mariée, j'étais toute excitée de pouvoir l'apercevoir...surtout sa robe. Au son de la musique, je me levais et trouvai les demoiselles d'honneur très jolies, sauf que ce n'était rien de nouveau je l'avais déjà remarqué un peu avant et ce fut comme dans un rêve les plus beaux, la mariée avançait au bras d'un de ses proches surement. Je me sentais tout émue et expliquais par des murmures les moindres détails de la robe, de la coiffure et surtout du non-vernis, c'était un de mes pouvoirs, je savais quand une jeune femme n'en avait pas mis. C'était ma seule déception, en tout cas elle était magnifique et les premières larmes arrivèrent pour durée toute la cérémonie, c'était tellement beau, deux personnes qui se promettaient l'amour éternel, je rêvais de pouvoir vivre ce genre de moment un jour avec celui qui m'était si cher.

Quand les mariés avaient traversé l'allée, je lançais des pétales de roses, le riz me faisait trop penser un boulot, puis vu comment je visais j'aurai été capable de les blesser. Un grain de l'oeil fait super mal, j'avais vécu l'expérience grâce à Tao. Esther encore et toujours elle, nous demanda de regagner le lieu des buffets au plus grand plaisir de Tao. Je fus épatée de voir le changement radical, ça c'était de la vraie organisation, d'ailleurs au moment où je retrouvais mes esprits, j'avais perdu Violet et Tao. Ce fut mon ourson que je retrouvais en premier, en même temps facile, si un jour vous le perdez de vu, chercher la bouffe. Arrivant derrière lui, il tenait plein de plats dans ses mains et suivait le conseil de Violet en souriant et saluant les gens qui le regardaient abasourdis. Si ma soeur voyait cela elle allait le tuer, le pire fut quand il s'éloigna du buffet avec tous ses plats, Esther Nerys se trouvait sur notre champ de vision. On se lança des regards pour construire un plan d'urgence et voilà, j'étais encore celle qui allait devoir détourner l'attention. Mais bon qu'est-ce que je ne ferais pas pour mon ourson. J'attrapais le bras de la grande Madame Nerys la faisant sursauter au passage et la fit avancer un peu pour que Tao passe tranquille.

- Madame Nerys, vous avez fait un travail remarquable et votre tenue splendide... Tao avait pu passer derrière sans se faire voir, mais le dragon relâcha mon bras, c'était vraiment l'occasion de découvrir son secret... J'aimerais vous poser une petite question personnelle, on vous nomme le dragon à cause d'un tatouage ? Le regard de la vieille femme me donna froid dans le dos, elle était vraiment très effrayante, quelle horreur, elle était pire que mon père, je comprenais le terme de dragon maintenant. J'ai adoré notre petit tête-à-tête, je vais y aller hein à toute.

Pfff, j'avais encore eu de bol tiens ! Je m'empressais d'avancer vers la direction qu'avait prise mon ourson avec tous ses plats d'amuse-bouche. Devant mes yeux j'avais eu la preuve, il pouvait être un excellent serveur si ce qu'il tenait lui était destiné. Discrètement, je regardais si le dragon me suivait, mais non des invités venues la saluer m'avait suivi la mise. Où était Tao ? Un homme qui transporte autant d'amuse-bouche ne peut pas disparaître comme ça. Je l'avais perdu, mais au moins je venais d'apercevoir Violet qui dansait avec le propriétaire de la casse. Un bras m'attira entre deux décorations florales, jamais je n'aurais pensé qu'on pouvait passer dans un aussi petit trou. Mais au mariage, tout semblait possible, mon ami avait installé tous ses plats autour de lui et piochait dedans.

- Notre mission sur Esther est finie, elle est terrifiante cette femme, heureusement qu'on n'a pas été adopter par cette famille !

M'asseoir près de lui et risquer de salir ma robe était inacceptable, puis j'avais promis à Violet de ne rien faire d'immature aujourd'hui, il ne fallait pas que j'en ajoute à mon dossier, depuis l'histoire de sa voiture. Donc j'allais lui prouver que je savais être...comme elle. Quand Tao semblait dans ses pensées, je piquai un de ses précieux amuse-bouche et je sortis de notre cachette. Violet ne se trouvait plus sur la piste de danse, mais était près du vétérinaire et de Beth, une amie d'enfance.

Confiante comme jamais, je calibrais ma main pour réussir mon tir à la perfection et d'un petit mouvement de la main, mon missile du jour s'envola très haut...prit la direction de Violet (Déjà c'était un plus, il pouvait m'arriver de tirer à l'opposer) Et... Et... Et il arriva droit dans le verre de Bran qui s'apprêtait à boire, retournant vite dans la cachette.

- Hann, Tao j'ai réussi à viser un verre, un verre de champagne, le petit four est tombé dedans. Je vis bien que mon ami ne semblait pas me croire, il savait à quel point je visais mal. Bon d'accord je visais Violet, mais attend c'est la première fois que j'y arrive.

C'est fou tout était vraiment possible à ce mariage, si ça continuait j'allais pouvoir...aucune idée pour le moment, mais je ferais une chose exceptionnelle avant la fin de cette journée.
© Méphi.
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Dim 24 Nov - 22:14



Lysebeth




À la recherche de la perfection



Il s’agissait peut-être du plus beau jour dans la vie de la mariée, mais Lysebeth s’était promise que cette journée serait exceptionnelle pour elle aussi. Cela dit, c’était au risque de faire passer un mauvais quart d’heure à tous ceux qui ne s’approchaient pas de la perfection que Ly-… Louna –ou Esther- avait prévu. Faisant le guet et, s’invertissant de la mission de faire en sorte que ce mariage soit sans incident majeur, la marieuse avait tout de même trouvé le temps de tourmenter quelques victimes. En haut de sa liste, après Will, il y avait évidemment Norman Fleming. Il avait ce don pour la mettre de mauvaise humeur, malheureusement, sans motif valable, elle ne pouvait pas tout simplement le mettre à la porte. Si l’accident avec mademoiselle Heelsman l’avait empêché d’effacer l’horripilant sourire moqueur de Norman, l’organisatrice vit de loin que le propriétaire du zoo s’en chargeait à merveille. En plus, Bran resserrait cette maudite cravate ! Lyse eut un sourire triomphant en regardant la scène de loin.

Pour l’heure, il y avait plus urgent. Par exemple, de se débarrasser de la vision d’horreur d’une robe gâchée… et de consoler Isabella aussi bien sûr ! Attrapant quelques serviettes de table, la blonde essaya d’éponger le champagne, mais étrangement, on aurait dit que la tâche s’agrandissait. Et puis, cela devenait délicat d’essuyer le liquide sans plonger le nez dans le décolleté de la jeune femme. Au final, Lysebeth fini par laisser tomber et tendit à Isa’ de quoi finir le travail. Apercevant l’heure sur la montre d’un des invités autour de la table du buffet, l’organisatrice compris qu’Esther Nerys allait bientôt prendre la parole. Cherchant des yeux le dragon, elle tenta une dernière fois de ''réconforter'' miss Heelsman.

« Ma chérie, il y a ton eyeliner qui coule... »

Soudain, la voix de la grand-mère de Louna attira l’attention des convives, on ouvrit une autre portion du jardin pour la cérémonie officielle. Des étoiles se mirent à pétiller dans les yeux de la blonde, c’était très réussit comme transition ! Et puis, l’allée qu’allait remonter la mariée n’aurait être plus belle ! Suivant les instructions, la belle alla s’asseoir à la place qu’on lui avait réservé. Quel privilège ! Un honneur qu’elle avait amplement mérité cela va de soi…

Puis, on entendit la marche nuptiale commencer et les larmes de joie montèrent à ses yeux déjà brillants par l’émotion. Elle avait espéré ne pas avoir les yeux bouffis, mais c’était plus fort qu’elle. Elle aimait tellement les mariages ! Sortant un mouchoir de son sac à main, Lyse essuya ses larmes discrètement alors que les amoureux échangeaient leurs vœux de bonheur éternel. Quand la cérémonie prit fin, la blonde s’éclipsa bien vite dans un coin reculé du jardin pour se repoudrer le nez. L’idée de toujours se montrer sous son plus beau jour lui collait à la peau dans une vie comme dans l’autre. Soudain, elle repéra le couple qui avait insulté la décoration à leur arrivée. Pourquoi ne pas leur faire une petite visite ? Victimes numéro 3 et 4 dans la ligne de mire. À son approche, Daniel la complimenta pour ses efforts. Moche et menteur en plus !

« Merci. J’ai cru comprendre que ce n’était pas l’avis de tout le monde. C’est étrange, non ? Comment certaines personnes peuvent manquer de raffinement… D’ailleurs, monsieur Lynch ? Je ne vous savais pas daltonien. Le rouge et le bleu c’est… » Le regard de Lysebeth se posa sur la source d’un gloussement qui s’était voulu discret. Carrie et sa bonne humour ponctuée de champagne ne passait pas inaperçu. «… comique. » La blonde détailla la jeune femme du regard de la tête au pied d’un air critique. « Ma jolie… Ces souliers avec cette coiffure ? Vraiment ? » dit-elle simplement avant de leur tourner le dos pour s’éloigner. Après tout, elle n’avait rien de plus à leur dire, toujours vexée par la remarque. De toute façon, vu l’état de Carrie et de son talent pour marcher avec des talons, elle doutait bien que la potiche de Lynch arrive à la rattraper.

L’organisatrice se fraya donc un chemin parmi les invités, attrapant une deuxième coupe de champagne au passage et la vida d’un trait. Être la référence incontestée en mode pouvait être fatiguant ! Soudain, son sixième sens titilla et son regard se posa sur Rebecca près du buffet qui tenait entre ses doigts une partie des fleurs décorant la table. Croyant ne pas avoir été vu, Becky camoufla son crime sous la nappe. Si Lyse n’avait pas peur d’avoir des rides, elle aurait froncé les sourcils. Elle déposa avec force sa coupe sur le plateau d’un serveur et serra les points alors qu’elle approcha de la voluptueuse miss Doll, mais l’organisatrice fut vite repérée et, en guise de bienvenue, se fit jeter une boisson au visage. La suite mérite un ralenti sur image… La furie blonde ne vit qu’une éventualité à cet acte : sa robe haute couture serait fichue sans parler du reste de son ensemble. C’était impensable. Lysebeth Rosewater ne serait JAMAIS défigurée de la sorte ! Alors agrippant le premier bouclier humain venu, c’est-à-dire Isabella Heelsman, l’organisatrice sauva son honneur avec une vitesse fulgurante. Tout, mais pas la robe ! Du moins, pas la sienne…  Toutefois, elle sentit quelques gouttes de liqueur atterrir sur son magnifique visage. Son regard lançait des éclairs. Elle lâcha l’épinard qui l’avait protégé et un lourd silence s’installa. Lysebeth essuya du bout des doigts les gouttelette qui l’avaient atteinte en écoutant à moitié le monologue de sa voisine. Il était trop tard pour lui dire de respirer cette fois. Elle fit signe à Becky de se rapprocher, comme si elle voulait lui faire une confidence.

«  La seule journée de toute l’année où tu as à te comporter de façon respectable et TU N’ES MÊME PAS CAPABLE DE TE TENIR CONVENABLEMENT ! C’est quoi cette robe qui ne cache rien du tout ? Et les fleurs ? Tu as quelque chose contre les fleurs ? » Soudain, la voix  de Lysebeth devient un murmure. « Les gens normaux se sauvent en courant lorsqu’ils ont peur. Je te conseille fortement de repérer la sortie la plus proche jeune fille et d’y aller le plus rapidement pos-… QUOI ?! »  

L’expression faciale de l’organisatrice passa de la colère à la plus pure des surprises. Son instinct de marieuse pris le dessus et on voyait que son cerveau analysait enfin l’information importante. Rebecca n’était plus en couple avec Owen ! Le choc ! Tout à coup, sans avertissement, Lysebeth serra très fort l’ancienne poupée contre sa poitrine, toute trace de représailles évaporée...

« MA PAUVRE CHÉRIE ! COMME TU DOIS ÊTRE TRISTE ! Tu verras, tu trouveras quelqu’un qui voudrait bien de toi un jour ! Même si tu es grossière et mal habillée ! Ma pauvre, pauvre, Rebecca ! »

© Méphi.
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Lun 25 Nov - 9:14



Daniel




N'était-ce juste qu'un rêve ?


Le mot "déstabilisant" était trop faible pour résumer sa conversation avec sa cavalière alors qu'ils attendaient le début de la cérémonie. Daniel avait l'impression de se retrouver à nouveau dans une situation similaire que la séance de shopping... mais en pire ! Les réactions de Carrie à ces paroles étaient souhaite cynique (donc normal) soit guidé par l'alcool qui la faisait rire alors qu'il la sermonnait sur le fait qu'elle n'avait quasiment rien manger durant plusieurs jours.

« Oh, si c’était vous je serais morte de faim depuis longtemps ! »

"Hé bien cela pourrait expliquer pourquoi nous nous appliquons à nous éviter au travail." Répondit-il avec un sourire amusé.

Cette constatation, même dit avec ironie, soulevait un autre aspect étrange de la situation actuelle. On ne pouvait pas vraiment dire qu'ils s'appréciaient, ou alors dans le sens tordu de ce terme puisqu'à chaque fois conversation qu'il essayait d'entreprendre consistait la plupart de temps à se lancer des piques verbales. Le reste du temps, ils s'évitaient le plus possible. Ce qui n'était pas difficile concernant Daniel Lynch puisqu'il détestait déléguer du travail. Dans un sens, il avait trouvé la secrétaire parfaite pour lui. Et pourtant ils étaient là, côte à côté, en train d'assister à un événement social qui les ennuyait tout les deux. D'ailleurs, Carrie ne tarda pas à le souligner après un rapide geste circulaire.

« Non c’est tout ça... Je déteste les réunions sociales ! »

"Alors pourquoi avoir accepté de venir ?" Lui souffla-t-il pour ne pas être entendu des invités qui s'installent petit à petit autour d'eux.

'Pour l'argent' était la réponse qui lui semblait la plus logique. Quoi que... De toute façon, il était évident qu'il n'obtiendrait aucune réponse logique de la part de Carrie dans son état. La meilleure preuve fut qu'elle s'était remise à rigoler lorsque le psychiatre lui ordonna presque de manger quelque chose après la cérémonie. Le docteur Lynch s'était crispé lorsque sa cavalière s'était réfugié contre son épaule pour masquer son fou rire et n'avait osé rien faire de peur d'empirer les choses.

Durant l'officialisation du mariage, chacun était dans ses propres pensées. Daniel hésitait entre éprouver du soulagement ou de la frustration d'avoir fait fausse route. Aurait-il pu faire quelque chose pour éviter cet échec ? Aurait-il dû arrêter de prendre les somnifères quelques jours avant pour assembler des indices ? Non, cela aurait eu des répercutions sur son travail. Le psychiatre marmonna quelque chose, se traitant mentalement d'idiot d'avoir suivit une piste aussi illogique qu'un rêve. A la fin de la cérémonie, il se leva et se força à applaudir mais il ne lança ni riz ni pétale de fleur sur les nouveaux mariés.

En rejoignant le jardin, ils constatèrent une transformation totale des lieux. Après un rapide d'œil à la piste de danse, son attention se reporta sur la cavalière qui avait toujours le ventre vide. Le psychiatre la guida vers la table la plus proche pour éviter que Carrie n'ait une trop grande distance à parcourir avec des talons auquel elle n'était pas habitué. Ensuite, il lui conseilla de rester assise pendant qu'il lui cherchait à manger. Il reçut en réponse un soupir boudeur et un consentement obtenu de mauvaise grâce. Daniel n'eut pas le temps de faire un commentaire ou même de s'éloigner puisque Lysebeth se dirigea vers eux.

Bien qu'il se doute que la marieuse n'était pas là pour de simple courtoisie, il présenta ses félicitations à l'organisatrice. Carrie en fit du même... quoi que pour une raison obscur, elle essayait à nouveau de camoufler un fou rire. Ce comportement lui valu un bref regard noir du psychiatre avant qu'il ne reporte son attention sur leur nouvelle interlocutrice.

« Merci. J’ai cru comprendre que ce n’était pas l’avis de tout le monde. C’est étrange, non ? Comment certaines personnes peuvent manquer de raffinement… »

Le psychiatre donnait beaucoup trop d'importance aux mots choisis pour ne pas comprendre la remarque dissimulés dans les premières phrases de la marieuse. Il joua pourtant celui qui ne l'avait pas remarqué, se contentant d'afficher un sourire poli.

« D’ailleurs, monsieur Lynch ? »

"C'est Docteur Lynch, en réalité." Corrigea-t-il obligeamment. "Mais vous êtes toute excusée, très peu de gens donne de l'importance au titre, apparemment."

Sans doute devait-il s'estimer heureux qu'elle ne se mette pas à l'appeler par son prénom comme miss Doll et sa cavalière ?

« Je ne vous savais pas daltonien. Le rouge et le bleu c’est… »

Devant cette remarque, il baissa un instant les yeux sur sa cravate.

"Oh... çà." Dit-il en relevant les yeux vers Lysebeth avec un sourire d'excuse et une expression confuse sur le visage. "C'est pour faire plaisir à une amie. Elle a tellement insisté pour cette cravate que je ne voulais pas la blesser en refusant de la portée."

A peine cette excuse prononcée que ce fut au tour de sa cavalière de subir le regard inquisiteur de l'organisatrice. Sachant que sa secrétaire n'était pas dans son état normal, il se tenait près à intervenir en sa faveur... cependant la formulation de la remarque qui lui fut adressé ne lui en laissait pas la possibilité.

« Ma jolie… Ces souliers avec cette coiffure ? Vraiment ? »

Après cette dernière remarque sur la tenue de Carrie, l'attention de Lysebeth fut attirée vers Rebecca Doll qui avait détruit partiellement et involontairement une partie de la décoration. Daniel étouffa un soupir quand l'organisatrice partit vers sa nouvelle victime. Mais il se retrouvait devant un problème plus grave : le premier commentaire négatif pour sa cavalière qui n'avait reçut que des compliments jusqu'à présent. En d'autres circonstances, le psychiatre aurait estimé que ce genre de remarque serait sans effet sur sa secrétaire. Mais Lynch se souvenait de l'expression qu'avait eue Carrie quand il lui avait fait une remarque sur ces chaussures lors des essayages de la robe.

"Ne l'écoutez pas." Essaya-t-il de la rassurer, après s'être assuré que l'organisatrice était hors de portée d'oreille. Daniel avait vaguement conscience qu'il empirait peut-être les choses au lieu de les améliorer. "Je soupçonne que mademoiselle Rosewater était non loin de nous lors de nos remarques sur la décoration, elle se venge voilà tout. Tout le monde vous trouve ravissante dans cette tenue."

Tout le monde. Une manière indirecte de faire un compliment sans prendre clairement position dans celui-ci. Pour éviter qu'un nouveau silence embarrassant s'installe, le docteur Lynch jeta un œil au buffet et se rappela se qu'il avait voulut faire avant l'intervention de l'organisatrice. Il éprouvait quelques réticences à laisser Carrie sans surveillance après les remarques assassines de Lysebeth mais il n'avait pas le choix.

"Je reviens tout de suite." Signala-t-il à l'intention de sa cavalière avant de se rendre vers le buffet.

Malheureusement, seuls les amuse-gueules étaient accessibles aux invités pour l'instant. Le psychiatre prit une assiette et commença à regarder le choix disponible. Il n'avait jamais eu à gérer une personne potentiellement ivre avec le ventre vide. Sur le moment, il regretta de ne pouvoir demander l'avis à Lacey ou Rebecca... quelque chose lui disait qu'elles savaient quoi prendre dans ce genre d'occasion bien qu'il soupçonnait fortement que la réponse soit 'un autre verre' ou un truc du genre. Il allait devoir improvisé mais pas totalement. Le risque quand on avait le ventre vide était que quelque chose ne passe pas. Des plats proches de ceux conseiller pour une diète était le choix le plus logique. Daniel prit plusieurs toasts en prenant soin d'éviter ceux contenait des décorations trop grasses, comme le foie gras. Il mit également dans l'assiette un ou deux qui était recouvert de caviar parce qu'il était certain que Carrie serait curieuse de savoir quel goût pouvait avoir ce met typiquement riche. Cela lui faisait du bien de se concentrer sur quelque chose qui avait un vague rapport avec son travail. Satisfait de sa sélection, il revint à la table où l'attendait Carrie.

"Tenez, il n'y a que les hors-d’œuvre pour l'instant mais c'est toujours mieux que d'avoir le ventre vide." Dit-il en déposant l'assiette sur la table.

Ensuite il prit place sur la chaise voisine. Il lança un regard furtif à sa cavalière, comme s'il essayait de juger si cette dernière avait profité de son absence pour se resservir un verre (voir même plusieurs). Carrie Jones ressemblait à un paradoxe vivant, d'un côté la jeune fille criait haut et fort n'avoir nul besoin d'être chaperonné pour ensuite faire des actions montrant bien qu'on devait la surveiller.
Sur la piste de danse, les mariés avaient terminés leurs danses. A nouveau, le psychiatre fut surpris de ressentir une espèce de contrariété en voyant Louna et William ensemble. C'était déroutant et illogique. Tout comme le fait qu'il avait renoncé à une journée de travail afin d'être présent à ce mariage, sans doute.

Les musiques s'enchaînèrent et un silence embarrassant commençait à s'installer. C'est alors qu'une question s'imposa rapidement dans l'esprit du psychiatre : et maintenant ? Il ne voulait pas rentrer, aussi éprouvante que cette activité sociale était pour lui. Pas encore. C'était idiot mais il ne voulait pas admettre avoir eu tord. Cela signifierait qu'il avait fait une erreur, qu'il était venu pour rien, tout en dépensant quatre cent dollars dans une fausse piste. Aucune de ces conclusions ne lui plaisait. Alors il s'accrochait à l'espoir absurde qu'il se passerait quelque chose.

Sauf que l'autre question était tout aussi contraignante... Daniel regarda à nouveau sa cavalière qui échangeait un signe de la main avec Lacey se trouvant sur la piste de danse.

"Vous voulez danser, je suppose ?"

Le ton de sa voix montrait clairement qu'il avait posé cette question uniquement pour la forme et non parce qu'il en éprouvait le désir. D'ailleurs, le docteur Lynch espérait que la demande semblerait tellement surréaliste à sa cavalière qu'elle refuserait. Etant donné qu'elle avait avoué détester les réunions sociales, ne devait pas être à l'aise sur une piste de danse, n'est-ce pas ? Lui en tout cas ne le serait pas puisqu'il savait à peine danser, n'ayant jamais vu l'intérêt d'apprendre.

© Méphi.
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James Jackson
Habitant ೨ Crocmou

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Libre comme l'air
✒ Statut :
Charmeur de ces dames
✒ Personnage de Conte :
Crocmou


MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Lun 25 Nov - 9:52



James




Charmeur en approche


Ils échangeaient d'agréables paroles avec le couple nouvellement formé de Mary-Margaret et David. Ils allaient très bien ensemble et c'était un plaisir de les voir rayonner comme ça. J'espérais qu'un jour je pourrais moi aussi trouver l'amour... Trouver chaussure à son pied n'est pas chose aisée. Je jetais un œil à la foule qui composaient les invités de ce mariage. La moitié de la ville, c'était donné rendez-vous pour cet heureux événements et beaucoup de jeunes femmes seules se trouvaient parmi eux, peut-être serait-ce aussi un peu mon jour, avec de la chance. Mais bon, je retournais à la conversation avant d'être coupé par la mère de la mariée, Esther Nerys qui invitait tout le monde à se diriger vers une autre partie du jardin où se déroulerait la cérémonie. Déjà 11 heures ? Le temps était passé trop vite. J'attrapais la main de ma cavalière et suivait la foule qui se pressait vers les places pour avoir les meilleures possibles, je réussis à me frayer un passage à travers toutes ses bousculades mais finalement je fis assoir Jill juste à côté. Ce n'était pas des meilleurs places mais on pourrait suivre la cérémonie et c'est ce qui comptait.

La marche nuptiale se fit entendre dès que tous les invités furent assis et tout le monde se leva et regarda en direction de l'entrée du jardin où paraissait la belle mariée dans sa superbe robe blanche qui lui allait à la perfection. Beaucoup de femmes c'étaient surpassées aujourd'hui mais, c'était son jour et cela se voyait. Elle rayonnait, sa robe d'un blanc très pur, lui donnait l'apparence d'un ange. Il avait beaucoup de chance William. Arrivée devant son futur (très très bientôt) mari, ils échangèrent leurs vœux. Je m'étais dit que je ne pleurerais pas mais ils étaient tellement adorables que je ne pus empêcher quelques larmes de rouler sur ma joue. On a bien le droit d'être un peu sentimental non ? Les mariés échangèrent un baiser fougueux et sortirent du jardin sous une pluie de confettis et de grains de riz que je lançais allègrement. Puis se fut au tour des invités d'évacuer l'endroit de la cérémonie. Au passage, je réussis à féliciter les mariés, imité par ma cavalière. La partie du jardin que nous avions à peine quelques instants avait été complètement aménagé pour convenir à cette ambiance d'après-midi, un buffet énorme avait pris place et une piste de danse en bois avait fait son apparition. Madame Nerys lança le signal de la musique et je tendis la main à ma cavalière.


« Soit, dansons (Avatar) »


Je me saisis de la taille de ma cavalière et de sa main et l'entrainait sur la piste de danse. J'adorais ça et mes pas avait la fluidité de l'habitude. Nous étions vite rejoint par d'autres couples qui souhaitaient se divertir un peu dont les mariés qui devaient profiter de ce moment pour souffler un peu avant de subir toutes les félicitations de chaque invité. Ce qui devait être long et fastidieux, je n'aimerais pas à leur place pour ça. Surtout que comme je ne manquerais pas de le faire si j'ai l'occasion de parler plus profondément avec eux, c'est de le répéter plusieurs fois. La première danse s'arrêta.

« T'entrainerais-je sur un pas plus robuste ? (Zorro) »


J'avais entendu démarrer une musique un peu plus vive et je proposais donc à ma cavalière de m'accompagner dans cette nouvelle danse. Je comptais bien passer mon après-midi à danser avec les plus jolies filles de la journée. J'espérais même que je pourrais danser quelques instants avec la mariée mais c'était chose plus ardue car je n'était sans doute pas le seul et encore moins le cavalier préféré de celle-ci. Je remarquais les mariés assaillis par les invités, ils n'avaient que le temps d'une danse surtout que l'invité face à eux, n'était autre que Mr Gold, rien que ça. Ce qui me surprit plus que sa présence au mariage fut sa cavalière qui était Lacey, la jeune femme à laquelle j'avais empêche une rencontre avec le bitume. Il faudra que j'aille la saluer à moins qu'elle ne se souvienne plus de moi, ce qui m'attristerais. Néanmoins, un sourire ce fixa sur mes lèvres et ne résistait à faire partager mon état d'esprit à ma cavalière.

« C'est un beau mariage. (Un mariage trop parfait) »

Je glissais ce commentaire à Jill aimait avoir son avis à elle aussi sur cette journée qui ne faisait que commencer. Je mis également dans un coin de ma tête de penser à lui demander jusqu'à quelle heure, elle comptait rester. Moi, je m'en fichais tant que je pouvais m'amuser, je pouvais bien rester jusque tard surtout que l'on irait vers des horaires où je suis habituellement pleinement réveillé et actif.
© Méphi.


Il a des jours avec et des jours sans...       Et malheureusement, il y a plus de jours sans...

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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Lun 25 Nov - 13:06



Carrie




Everything can be fun with a drink


Elle détestait les mariages. Ou plutôt, elle ne les comprenait pas vraiment : pourquoi deux personnes parfaitement saines d’esprits (quoique, en ce qui concernait les Nerys, elle en doutait) choisiraient-elles de s’enfoncer dans un pareil bourbier ? C’était complètement absurde à son avis. S’ils étaient heureux ensemble, pourquoi ne pas le rester ? Vu comment la plupart des mariages terminaient, ce n’était pas la peine de se donner tant de mal, à croire que tous les problèmes venaient de cette institution en premier lieu. Et pourtant, en regardant cette cérémonie, elle dut bien admettre qu’il y avait quelque chose d’émouvant, heureusement les remarques de son cavalier étaient là pour la maintenir sur Terre. Lorsqu’elle lui confia à quel point elle détestait ce type de réunion, il lui demanda bien évidemment la raison de sa venue. Si elle avait été sobre, elle l’aurait regardé d’un air condescendant en répondant que c’était bien évidemment l’argent qui la motivait. Sauf que sobre, elle ne l’était pas.

« Mais pour être avec vous bien sûr ! » dit-elle sur un ton quelque peu ironique.

En un sens, il était peut-être la compagnie la plus agréable qu’elle puisse espérer au cours de cette journée, à part peut-être celle de Lacey. En songeant à la jeune femme, elle pensa immédiatement à Mr Gold. Il ne laissait rien paraître de ses émotions, mais elle n’en avait pas besoin pour avoir compris qu’il avait été surpris de la voir avec le psychiatre. Qui ne l’aurait pas été après tout ? Elle se préparait à subir tôt ou tard un interrogatoire à ce sujet et il faudrait qu’elle soit prête à lui répondre.

Oui, peut-être était-ce à cause de l’alcool, sans doute même, mais elle ne put s’empêcher d’éprouver une certaine émotion en entendant les voeux prononcés par les deux jeunes mariés. A croire que tout le punch, le champagne ainsi que le vin lui étaient montés à la tête. Oui, c’était très possible en fait, parce qu’en d’autres circonstances, il aurait été inconcevable qu’elle éprouve autre chose que du mépris ou une profonde envie de manifester sa désapprobation par divers sarcasmes. Une autre preuve était qu’elle ne s’intéressait plus autant aux raisons de la venue de Lynch à ce mariage, elle conserva seulement cet élément d’information dans un coin de sa tête.

Après la cérémonie venait la fameuse réception de mariage, où, en principe, l’alcool coulait à flot et tout le monde se lâchait. Mais dans le clan Nerys, l’amusement semblait avoir une toute autre signification. Heureusement, elle avait suffisamment bu pour qu’une ambiance aussi guindée la fasse rire, et que les protestations de Lysebeth Rosewater la fassent rire encore plus. Pour une fois, elle fut ravie de voir Lynch exercer sa répartie. Elle ne put néanmoins s’empêcher de relever la tête à une certaine phrase : l’entendre dire qu’il souhaitait faire plaisir à quelqu’un qu’il appelait une amie était pour le moins perturbant. Etait-ce Rebecca ? Probablement, mais elle se retint de le demander devant la blonde aux allures de Barbie qui les sermonnait comme des enfants. Lorsqu’elle fit une remarque sur sa coiffure et ses chaussures, elle la fusilla du regard. Elle songea que si Jeliza l’avait entendue, il y aurait probablement eu bagarre.

« Et j’imagine que vous, vous n’avez pas eu le temps de vous coiffer ? Ce n’est pas étonnant, avec tout ce que vous avez à faire... » rétorqua-t-elle sur un ton acerbe et surtout particulièrement condescendant.

A vrai dire, elle se fichait que sa coiffure n’aille pas avec ses chaussures. D’ailleurs elle n’aurait jamais imaginé qu’il faille accorder les deux. Fort heureusement, elle évita de subir une nouvelle attaque, puisque la jeune femme sembla soudainement appelée ailleurs pour une autre urgence, si vite que Carrie ne fut pas certaine qu’elle ait entendu sa remarque. Dommage. Elle ne s’était pas préparée aux remarques de son cavalier, qui lui fit pratiquement un compliment. Du moins, ça y ressemblait fortement. Elle aurait avalé de travers si elle avait eu quelque chose à boire. Elle leva les yeux vers lui, surprise.

« Je... merci... » Puis son regard se fit plus suspicieux. « Vous n’auriez pas bu vous aussi, par hasard ? »

Encore un compliment et elle commencerait sérieusement à soupçonner qu’il avait subi une lobotomie. Ou alors qu’elle ne le connaissait pas aussi bien qu’elle le croyait. Ou que les mariages avaient le don de l’attendrir. Quoi que cela puisse être, c’était plutôt... étrange, inhabituel. Puis, il lui annonça qu’il allait lui chercher de quoi manger, et la laissa seule. Ce qui était plutôt dangereux compte tenu de son attirance actuelle pour l’alcool. D’ailleurs, lorsqu’un serveur s’approcha avec un plateau, elle ne put se retenir et attrapa un verre, qu’elle ne put finir, le reposant au moment où elle aperçut son cavalier qui revenait, muni d’une assiette de petits fours.

« Vous êtes sacrément attentionné quand vous vous y mettez ! J’espère qu’ils sont bons... » dit-elle en regardant l’assiette. Avec tout l’argent que les Nerys avaient mis dans ce mariage, il y avait intérêt à ce qu’au moins le buffet en vaille la peine. Puis, elle montra un toast dans un coin de l’assiette. « C’est du caviar ça ? » Oui, ils avaient fait fort apparemment.

Elle le goûta avec curiosité et dut bien avouer qu’elle était un peu déçue par rapport à ce qu’elle en avait attendu. Puis, elle avait quelques autres petits fours sur l’assiette, devant bien admettre que c’était délicieux et que définitivement, la famille ne s’était pas moquée des invités. Elle leva les yeux, constatant que de nombreux couples, dont Lacey et Gold, s’étaient mis à danser. Elle se demanda si Lynch avait l’intention de rester encore longtemps ou s’il avait trouvé ce qu’il était venu chercher. Mais alors, il fit la chose la plus choquante possible en lui proposant de danser. Elle n’y aurait pas songé, mais elle devait bien avouer que c’était plutôt tentant, d’autant plus qu’avec le ton qu’il venait d’employer, il s’attendait visiblement à ce qu’elle refuse.

« C’est d’accord ! » répondit-elle après avoir fait mine de réfléchir. « Après tout, il ne faudrait pas que les gens pensent que vous vous mettez intentionnellement à l’écart. »

Elle posa l’assiette sur la table, retira rapidement ses chaussures, se retrouvant pieds nus dans l’herbe, et sans lui laisser le temps d’ajouter quoi que ce soit lui attrapa le bras, l’entraînant parmi les autres couples.

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Allan Gold
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Mar 26 Nov - 20:04



Mr Gold




Il est délicieux de s'attendrir sur la beauté et la fragilité d'une rose

La fête battait son plein, on pouvait distinguer, deux types de personnes, celles qui se jetaient sur le buffet pensant qu’il n’aurait pas à manger. Comme si un mariage comme celui-ci, n’avait pas prévu en quantité suffisante les plats pour nourrir trois fois la salle. Et à l’opposé, ce trouvaient ceux qui voulaient se divertir d’une autre manière. La piste de danse voyait déjà tournoyer de nombreux couples. Je posais la question à Lacey de savoir si elle voulait se joindre à cette deuxième catégorie de personnes. Avec un sourire non feint, elle m’avait répondu :

« Disons que nous serons deux petits danseurs car je ne suis même pas sure de connaître les pas. »


Je lui répondis d’un sourire. Nous n’irons pas très loin avec un handicapé qui connaissait les pas par cœur et une débutante qui ne savait pas comment danser. Mais bon, ce qui comptait c’était d’essayer ensemble et de passer un bon moment. Et il ne le manquerait pas car même si nous nous ridiculiserons au moins nous en rigolerons et cela nous fera de quoi nous souvenir de cette journée. Je l’accompagnais donc, la main effleurant son dos.

« Moi, je les connais. Laissez-vous guider. »

Arrivés sur un bord de la piste, je m’inclinais devant elle avant de poser l’un de ses mains fluettes sur mon épaule. Je m’emparais alors de sa taille d’une main et de son autre main avant de commencer par avancer maladroitement mon pied vers celui de ma cavalière. Je l’a voyais observer les couples autour de nous surement pour retenir les mouvements de la danse. C’était une valse et il n’y avait rien de plus simple, c’est pourquoi j’avais choisis ce moment, j’espérais qu’il conviendrait à Lacey. C’était l’une de ses danses préférées dans l’autre monde.


« Si je vous marche sur les pieds, j’espère que vous ne m’en voudrez pas. »

« Ne vous inquiétez pas. »


Les premiers pas étaient hésitants mais je faisais des efforts pour que ma démarche paraisse la plus fluide et la plus assurée possible. Ma jambe se rappellerait surement à moi dans les prochains jours mais je voulais profiter de ce moment qui faisait remonter en moi des souvenirs d’une vie passée que je croyais définitivement oubliée. C’était un autre jour, un autre lieu, une grande salle de bal aux teintes chaudes et aux tentures lourdes mais où la musique était légère et les pas des cavaliers aériens. La danse avait gommé les différences entre eux et ils s’étaient rapprochés, c’était la même personne que je tenais entre mes bras mais pourtant il avait quelque chose de si différent en elle que je n’arrivais à pas à cerner. Un sourire sincère s’épanouit sur mes lèvres tandis que nous prenions le rythme des autres cavaliers. Les pas se faisaient plus assurés malgré les quelques faux mouvements puis la musique s’arrêta. Je lâchais la taille délicate de Lacey pour me pencher sur sa main que je tenais toujours.


« Merci pour cette danse. »


Puis la guidant toujours, je l’écartais de la piste pour éviter de gêner les autres danseurs. Je me tournais alors vers, je pouvais voir le rouge de l’effort lui monter aux joues. Cela lui donnait un air innocent qui était des plus adorables sur elle. Je n’arrivais à croire que j’arrivais encore à ressentir ça après tant d’année, que de la voir, de la tenir à nouveau effacerait toutes ces années de douleur, presque de manque que j’avais ressentis à l’annonce de la reine noire. J’aurais du me douter qu’elle l’utiliserait comme moyen de pression sur moi. J’avais exactement pareil de mon côté avec Pierre allant même jusqu’à l’enfermer dans les cellules capitonnées du Docteur Lynch. Je prendrais un temps pour mettre ça au clair avec lui d’ailleurs mais pas là et pas maintenant. Aujourd’hui j’allais profiter de la fête et de la charmante compagnie de ma cavalière.


« Avez-vous envie de faire quelque chose en particulier ? Saluer quelqu’un ? Vous restaurez ? »

Je m’étais retourné vers elle et montrait d’un grand geste de la main, englobant toutes les installations du jardin. Qu’importe ce qu’elle désirait que soit partir ou rester, je la suivrais. Depuis notre arrivée, j’avais mené ces déplacements mais je voulais aussi qu’elle fasse des choix, qu’elle fasse ce qu’il lui plaisait.

« J’avoue que je ne vous propose pas une nouvelle danse tout de suite. »


J’y avais glissé une pointe d’humour que je n’utilisais que peu souvent auquel j’avais assortit un sourire tout aussi rare mais qui m’étais venu naturellement en sa présence.

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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Mar 26 Nov - 21:33



Daniel




N'était-ce juste qu'un rêve ?


Au sujet de la cravate, le docteur Lynch avait une excuse toute trouvée. Bien sûr, il mentait quand il disait vouloir faire plaisir à une amie. En réalité, cela faisait partie d'un accord mais çà, il n'allait tout de même pas le dire ouvertement. Surtout quand le dit accord concernait une personne présente dans cette conversation. Ensuite, se fut au tour de Carrie de recevoir une remarque concernant son allure. Le psychiatre n'avait pu s''empêcher de s'inquiéter de la réaction de Carrie. Sa cavalière réagissait de manière si inhabituelle en se moment a cause de l'alcool et du stress. Mais, cette fois-ci, la secrétaire sut se défendre avec tout le mordant dont elle était capable.

Pourtant, après le départ de Lysebeth, Daniel n'avait pu s'empêcher de rassurer Carrie en faisant un compliment indirect. Sa réaction le surprit autant que sa cavalière. C'est vrai que cela ne lui ressemblait pas. D'ordinaire, il aurait laissé Carrie se défendre toute seule. Sans doute était-ce à cause du regard mortifié que lui avait lancé la secrétaire lorsqu'il avait fait une remarque sur ces chaussures durant la séance de shopping. Ou alors peut-être était-ce la déception d'avoir fait tout cela pour rien qui le perturbait plus qu'il ne voulait l'admettre. Dans tout les cas, Carrie ne tarda pas à lui faire regretter son geste.

« Je... merci... Vous n’auriez pas bu vous aussi, par hasard ? »

"Etant donné que je vais devoir vous raccompagnez, il vaut mieux pour nous deux que je reste sobre." Répliqua-t-il, un peu trop sur la défensive.

Daniel s'en voulait de l'admettre mais, après les sentiments partagés éprouver durant la cérémonie ainsi que devant l'amer constatation qu'il avait peut-être sacrifié une journée de travail pour rien, l'idée de prendre un verre lui avait traversé un instant l'esprit. Cependant, il ne restait pas un adepte de la méthode de l'oubli par l'alcool. Ainsi, cette idée avait été rapidement gommée dans son esprit. En plus, il avait une tolérance proche de zéro à toutes les boissons alcoolisées. Du moins, le supposait-il puisqu'il n'avait encore jamais bu un verre d'alcool de sa vie. Ce genre de boisson avait tendance à délier les langues, il ferait une erreur grossière s'il se mettait à en boire étant donné le nombre de secrets qu'il détenait.

Pour mettre fin à cette discussion, il annonça chercher quelque chose à manger pour Carrie. La laisser seule ne lui plaisait pas mais il n'avait pas le choix. Lacey dansait avec monsieur Gold et Rebecca était la nouvelle cible de Lysebeth. De toute façon, une telle surveillance n'aiderait certainement pas sa cavalière à ne pas boire durant son absence. La preuve... malgré le fait que le psychiatre avait fait au plus vite, il trouva un verre à moitié vide devant Carrie. Daniel lança un regard désapprobateur au verre sans faire pour autant un commentaire. A la place de la remarque réprobatrice qui se formait dans son esprit, il déposa l'assiette devant Carrie en lui signala que seul les hors-d’œuvre étaient disponible. Puis il s'assit à côté d'elle en luttant contre son réflexe d'écarter le verre qui se trouvait sur la table. Sa priorité était que sa cavalière mange quelque chose et non pas de déclenché une nouvelle dispute.

« Vous êtes sacrément attentionné quand vous vous y mettez ! J’espère qu’ils sont bons... »

"C'est juste que je ne veux pas vous voir figurer sur ma liste de patient pour cause d'anorexie... qui tâcherait mes dossiers avec du café si vous n'êtes plus là ?" Répondit-il sur le ton sarcastique qu'il avait l'habitude d'employé en parlant à sa secrétaire.

« C’est du caviar ça ? »

Cette fois, Daniel ne prit pas le risque de dire la vérité et d'avouer qu'il en avait prit pour faire plaisir à sa cavalière, se doutant qu'elle serait curieuse d'en connaître le goût. Sa précédente tentative de compliment lui avait servit de leçon. Il se contenta d'acquiescer devant l'interrogation de sa secrétaire.
Le docteur Lynch se détendit légèrement en voyant Carrie se décider à goûter le contenu de son assiette. Mentalement, le psychiatre prit note de s'assurer que sa secrétaire retrouve une alimentation normale dans les jours qui viennent. Tout le monde sous-estimait ce genre de problème. Lui voyait les conséquences que se genre d'habitude alimentaire réduite pouvait produire. D'accord, il n'avait que des cas extrêmes parmi ses patients... peut-être s'inquiétait-il pour rien. D'ailleurs... il ne s'inquiétait pas. Carrie pouvait faire se qu'il lui plaisait. Comme elle se plaisait à le dire, elle était assez grande pour se gérer toute seule. Si elle voulait bousiller son rythme alimentaire en sautant des repas, c'était son problème, pas le sien.

Alors qu'un silence s'installait, il posa la question des plus incongrus. Il demanda si sa cavalière voulait danser. Uniquement par politesse, bien entendu. S'attendant à une réponse négative, il ne put cacher sa surprise en recevant une réponse positive.

« C’est d’accord ! Après tout, il ne faudrait pas que les gens pensent que vous vous mettez intentionnellement à l’écart. »

"Pourquoi pas ?" Rétorqua-t-il. "D'autres invités ne se privent pas de le faire, apparemment."

Et se fut tout se qu'il pu répondre avant de se voir brutalement entraîner vers la piste de danse par sa partenaire. Une nouvelle musique avait commencé. Etait-ce une valse ? Un slow ? Une autre danse au nom inconnu ? Le psychiatre l'ignorait. Au moins, il évitait les danses modernes dont il était incapable de comprendre la logique des pas ! Alors qu'il regardait rapidement les autres danseurs pour savoir quelle posture prendre vis-à-vis de sa cavalière, il remarqua enfin que cette dernière s'était débarrassée de ses chaussures.

"Vous êtes-vous débarrasser de vos chaussures pour m'obliger à faire attention à vos pieds ou bien est-ce pour protéger les miens d'un coup de talons mal placé ?" Demanda-t-il avec humour.

Une ironie destinée à camouflé son trouble de se retrouver devant une situation qu'il ne maîtrisait pas du tout. Alors qu'il prenait la main de sa cavalière pour imiter les autres danseurs, il remarqua que Carrie était aussi maladroite que lui dans ses mouvements. Peut-être à cause de l'alcool ou alors...

"Attendez... vous ne savez pas danser non plus ?!" Remarqua-t-il en baissant la voix pour que seul Carrie puisse l'entendre. Malgré que le son frôlant le niveau du murmure, il sut lui donné une pointe de reproche. C'était incompréhensible que sa cavalière se soit empressé d'accepter alors qu'elle était certainement aussi mal-à-l'aise que lui sur la piste. Il poussa un soupir agacé, à nouveau pour cacher la nervosité qui menaçait de le gagner. Il ne put s'empêcher de prévenir sa cavalière : "Une seule danse." Avant d'ajouter ensuite à la limite du marmonnement. "Si toutefois nous survivons à celle-ci."

Il avait l'impression d'être aussi maladroit que lorsqu'il avait invité Carrie à l'accompagner et il détestait cette sensation. Bien sûr, Daniel aurait gardé ses souvenirs, il aurait certainement eu un comportement différent. L'ancien conseiller se serait sans doute amusé des maladresses de sa cavalière tout en ironisant ses propres erreurs. Tout simplement parce qu'ils avaient eu autrefois une autre sorte de lien que celle d'employeur/employé, même si leur relation s'était dégradé petit à petit. Mais, de cela, il n'en gardait aucun souvenir hormis la curieuse impression de s'être déjà trouvé dans une situation similaire. Cependant, le psychiatre était beaucoup plus occupé à éviter d'écraser les pieds de Carrie ou de se rendre ridicule... ce qui ne lui fit pas réalisé cette sensation de déjà-vu.

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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Mer 27 Nov - 17:12



Carrie




Everything can be fun with a drink


Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce mariage était la source de très nombreuses surprise, à commencer de la part de son cavalier qui se comportait de manière tout à fait inhabituelle. Devait-elle comprendre qu’il était mal à l’aise à cause de la situation ? Quoi qu’il en soit, elle devait l’admettre, elle éprouvait un malin plaisir à le tourmenter un peu, juste pour le déstabiliser, ce qui était si rare habituellement. D’ordinaire, il était sur son terrain, à l’hôpital, sur son lieu de travail, il y avait ses habitudes et en connaissait les codes. Mais ici, tout était différent, et elle constatait malgré ce qu’elle avait bu l’effet que cela avait sur lui. Mais lorsqu’elle l’entendit lui faire un compliment, même de manière indirecte, elle resta bouche bée, allant jusqu’à croire qu’il avait bu, ce qu’il démentit bien évidemment.

« Vous devriez pourtant, ça vous détendrait un peu, vous n’avez vraiment pas l’air dans votre assiette. » Puis, avec un sourire taquin. « Vraiment vous allez me raccompagner ? Vous êtes un vrai prince charmant... »

Elle aurait adoré voir Daniel Lynch avec un ou deux verres dans le nez, mais quelque chose lui disait que ça n’arriverait sans doute pas de sitôt. Dommage, elle était persuadée qu’elle aurait adoré le spectacle, mais bien évidemment, elle n’allait pas le lui dire en face. En tout cas, pas pour le moment, mais elle gardait cette petite idée en tête. Juste au cas où, après tout, on ne sait jamais. Elle n’eut de toute façon pas l’occasion de poursuivre puisqu’il alla galamment lui chercher à manger et lui ramena une assiette de petits fours alors qu’elle se ravitaillait en alcool. Elle remarqua bien son air désapprobateur, auquel elle répondit par un petit sourire innocent suivi d’un commentaire. Mais en entendant la réponse du psychiatre, elle manqua de s’étouffer et toussa à plusieurs reprises.

« Anorexie ? C’est la chose la plus stupide que j’ai jamais entendue ! Mais qu’est-ce que vous allez vous imaginer... » Puis, elle s’arrêta, et de nouveau un sourire amusé se dessina sur son visage. « Dites donc... vous ne seriez pas en train de vous inquiéter pour moi par hasard ? »

Elle était moitié taquine, moitié curieuse, car voir Lynch s’intéresser à autre chose qu’à son travail et ses mystérieuses lubies aurait été pour le moins surprenant, étonnant, étrange et elle ne pouvait croire que ce soit vraiment le cas. Décidément, plus le temps passait, plus il l’intriguait et elle comptait bien avoir le fin mot de l’histoire.
En tout cas, il avait pris bien soin de garnir son assiette, avec en plus quelque chose qu’elle n’avait encore jamais eu l’occasion de goûter, du caviar. Il était évident qu’elle n’en avait jamais eu les moyens, et c’était l’occasion où jamais. Elle ne l’admit pas devant lui, mais elle commençait à avoir réellement faim et dévora pratiquement le contenu de son assiette avant qu’il ne l’invite à danser, ce qui était pour le moins inattendu. Elle n’écouta pas ses protestations et l’entraîna sur la piste, au milieu d’autres couples. Elle n’avait pas vraiment réfléchi en fait, sans doute était-ce l’alcool qui parlait, ou plutôt agissait. Par chance, il sembla se laisser faire.

« Les deux probablement. Et puis je ne voudrais pas risquer de tomber et de vous embarrasser en public. » répliqua-t-elle sur le même ton.

Bon, la vérité était qu’elle ne savait pas vraiment effectuer les pas de la valse, ce qui semblait être le type de danse qu’on leur imposait. Incertaine, elle plaça l’une de ses mains dans celle de Lynch, l’autre sur son épaule. On ne pouvait pas dire qu’elle ait eu beaucoup d’occasions de l’apprendre, et il n’avait pas l’air beaucoup plus à l’aise qu’elle, ce qui ne la surprenait pas vraiment au fond.

« Bien sûr que non, vous croyez vraiment que je danse souvent la valse ? Je pensais que ce serais amusant, c'est tout. » murmura-t-elle en guise de réponse. « Détendez-vous, ça n’a pas l’air si compliqué. » ajouta-t-elle sur un ton qui se voulait rassurant.

Ayant plusieurs verres derrière elle, elle avait l’avantage sur son cavalier d’être beaucoup plus détendue que lui, et plus à l’aise, malgré la maladresse de ses gestes. Elle regardait les autres, imitant leurs mouvements. C’était loin d’être parfait, mais peu à peu elle prit le pli. C’était assez répétitif, ou du moins ça en avait l’air, ce qui facilitait les choses. Elle finit par quitter ses pieds des yeux pour regarder le visage de son cavalier et esquissa un sourire.

« Vous voyez, ce n’est pas si terrible, vous ne vous en sortez pas mal du tout. » Bon là, ce devait vraiment être l’alcool qui parlait si elle se mettait à lui faire des compliments, non ? Mais, soudain, elle fut parcourue de cette impression de déjà vu qui l’avait parfois envahie. Comme si elle s’était déjà retrouvée dans cette situation auparavant, ce qui était absurde. Elle était persuadée de ne jamais avoir dansé la valse, encore moins avec lui. Elle fut perturbée au point que, durant quelques secondes, elle perdit le fil et manqua de bousculer une autre jeune femme qui dansait avec son cavalier.


© Méphi.
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Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !

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