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« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


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 Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !

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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Ven 8 Nov - 19:11



Chrissie




Trop de rose ! J'aurais du étendre mon combat au reste de la déco...


Comme toutes les demoiselles d'honneur choisies par Louna pour son mariage, Chrissie avait été conviée à rejoindre le manoir quelques heures avant le reste des invités. Du coup, la jeune restauratrice s'était levée très tôt et n'avait pas hésité à réveiller Azael au passage. Les choses étaient plutôt compliquées, entre eux, depuis plusieurs mois. Certes, le fait que l'arnaqueur restait chez elle avait quelque chose de rassurant, compte tenu des événements récents, mais leurs comportements respectifs faisaient en sorte que la rouquine ne savait plus comment considérer leur relation. Elle était certaine de ses sentiments, ce n'était pas ça le soucis, il s'agissait plutôt de ce que le magicien ressentait. En effet, il était là, mais Chrissie n'avait pas encore eu le courage de lancer la grande discussion qui permettrait d'y voir clair dans tout cela, et elle n'était même plus sûre de vouloir le faire. Imaginer Azael disparaître de son quotidien lui semblait à la fois terrifiant et improbable...

Chantant à tue-tête sous la douche pour chasser ces pensées oppressantes de son esprit, l'ancienne princesse se demanda si les cartons d'invitation outrageusement impolis envoyés par la vieille Nerys à toute la ville ferait venir beaucoup de monde ou si, au contraire, cela avait fait fuir la majorité des potentiels convives... Cela ne changerait pas grand-chose pour elle, cela dit, sa présence était requise et elle se faisait même un plaisir d'occuper un rôle un peu particulier pour le grand jour de Louna. Le fait de partager le statut de demoiselle d'honneur avec six autres personnes rendait la chose d'autant plus fun, et Chrissie avait d'ailleurs eu l'occasion de rencontrer les quelques élues qu'elle ne connaissait pas auparavant durant la soirée d'enterrement de jeune fille de la journaliste. L'héritière McAllister se souvenait d'autant plus de cette petite fête entre fille qu'elle n'avait pas consommé une seule goutte d'alcool, ne s'étant pas encore remise de sa petite virée en solo au Rabbit Hole pour laquelle Azael lui-même avait du intervenir... De cette soirée, il ne restait plus beaucoup de souvenirs qui ne soient pas flous dans l'esprit de la rouquine, et elle n'était pas certaine de pouvoir croire sur paroles son cher squatteur lorsqu'il lui relatait son attitude prétendument scandaleuse, en vue de la tendance à l'exagération et à l'amplification qui caractérisait l'ex-sorcier vaudou.

Enfin prête, la jeune femme sortit de la salle de bain pour retrouver un Azael avachi sur le canapé, amorphe et fixant un point invisible sur le mur en face de lui. L'employée du musée fronça le nez, lui qui était censé la déposer au manoir pour venir la rejoindre plus tard n'était absolument pas d'attaque ! Soupirant d'agacement, elle se planta droit devant lui, poings sur les hanches, tapant légèrement du pied :

▬ Bon... Je suppose que tu ne vas pas bouger de ce canapé avant une bonne heure. Pffff !

Une Chrissie en colère était une Chrissie dangereuse... Mais aussi une Chrissie sexy, en particulier avec son maquillage et sa coiffure spécialement dédiés au mariage de l'année ! Question robe, la tenue qui avait demandé tant d'efforts d'argumentation contre la grand-mère de Louna à la rouquine attendait sagement au manoir que les sept accompagnatrices de la future mariée daignent pénétrer dans l'ancienne chambre d'enfant de la star du jour pour les enfiler. Jolie ou pas, la conservatrice était bien trop préoccupée par l'attitude consternante de Zazu pour lui réclamer des compliments. De toute manière, ce n'était pas vraiment le genre du magicien, et l'archère savait d'ores et déjà que son apparence était irréprochable, à défaut d'être époustouflante, elle avait tout fait pour en arriver à ce résultat. Pourquoi ? Tout simplement car ses parents étaient de bons amis des Nerys et qu'elle ne pourrait pas échapper au regard inquisiteur de sa génitrice durant cette journée... Souhaitant éviter le scandale qu'un affrontement mère-fille pouvait provoquer, elle avait donc choisi de prendre les devants. Et puis, il n'y aurait pas que Maud McAllister à inspecter chaque détail de la tenue de Chrissie au peigne fin, il fallait aussi prendre en compte Esther Nerys et Lysebeth Rosewater, deux maniaques de la perfection qui formaient, aux yeux de la restauratrice d'objets anciens, un trio infernal lorsqu'elles se trouvaient réunies avec sa génitrice.

Claquant la porte bruyamment, la jeune femme sortit en trombe de son appartement en maudissant son squatteur préféré. Elle n'avouerait jamais le sentiment de déception qui l'envahissait, désagréable sensation due à l'espérance envolée de pouvoir partager un petit moment avec Zazu, un instant qui aurait prouvé, d'une certaine manière, qu'il tenait assez à elle pour sacrifier sa grasse matinée. Mais ce signe n'était jamais venu et, pour une raison inconnue, la rouquine s'agaçait elle-même en se laissant de plus en plus souvent prendre au jeu de l'espoir en ce qui concernait Azael Selis. Ces derniers temps, la demoiselle se sentait sur les nerfs... Sans doute était-ce du au stress que cette période de l'année apportait, Chrissie n'avait pas cherché à comprendre le pourquoi du comment, elle avait déjà beaucoup à faire pour ne pas se montrer trop caractérielle, ou du moins pas tellement plus qu'en temps normal ! Histoire de punir le magicien, la demoiselle avait donc décidé de ne pas lui laisser la voiture et était partie avec jusqu'au manoir. De toute manière, le temps qu'il émerge, sans doute serait-il tout juste prêt pour onze heures, voire en retard.

Dix minutes furent nécessaires à Chrissie pour parcourir la distance entre sa place de parking et la chambre où se terrait Louna, en comptant les temps d'arrêt devant les vigiles et le dragon en chef. Lorsque la rouquine poussa la porte de la salle où elle devait rejoindre les filles, elle remarqua que tout le monde était déjà là, à l'exception de Suzy qui prit quelques quarts d'heure de plus pour montrer le bout de son nez. Il ne lui fallut qu'une poignée de secondes pour enfiler sa robe, une bouffée de fierté envahissant son être lorsqu'elle repensa à sa victoire sur Esther Nerys concernant la couleur de ces robes. Les préparatifs se passèrent dans la joie et la bonne humeur, si on mettait de côté le stress manifeste de la fiancée. Moïra avait apporté une bouteille de champagne pour commencer la fête avant l'heure et, même si elle avait accepté la coupe que la lycéenne lui tendit en souriant, Chrissie posa le récipient sur le buffet derrière elle sans même y toucher. Les heures passaient et, en dehors du moment où la rouquine dut envoyer Suzy prendre l'air et celui où Louna céda au stress et fila rendre son petit déjeuner, tout se déroula pour le mieux. Au fur et à mesure, la pièce se vida. Les autres demoiselles d'honneur se rendaient tour à tour dans le jardin, tant et si bien que l'employée du musée resta en tête-à-tête avec la future mariée. Se positionnant près de la chaise où son amie était assise, la rouquine jeta un coup d’œil par la fenêtre et découvrit, en contrebas, une foule conséquente d'invités.

▬ On dirait que tu vas avoir un grand public, au final !

Elle se retourna vers son amie et lui offrit un sourire confiant. D'accord, cela ne semblait pas être très judicieux de mettre en avant le nombre de convives présents rien que pour la regarder unir sa vie à celle de William, compte tenu de l'état d'anxiété dans lequel la fiancée se trouvait... Mais Chrissie ne doutait pas un instant du fait que Louna saurait se montrer à la hauteur au moment venue, pleine de prestance et rayonnante de bonheur comme la mariée qu'elle méritait de devenir. Reportant de nouveau son attention sur l'extérieur, son regard fut attiré par une vision d'horreur : Azael était là, et il se trouvait en compagnie de nul autre que les parents de l'archère. Une bouffée de panique s'empara de la jolie rousse qui entortillait ses cheveux autour de ses doigts avec appréhension en fixant la scène. de là-haut, elle ne distinguait presque rien, pour ainsi dire, aussi inspira-t-elle un grand coup.

▬ Je... Je crois qu'il vaudrait mieux que je descende. Tu as certainement besoin de te retrouver un peu seule. En tout cas tu es magnifique, je suis sûre que tout se passera bien et.. AZAEL EST EN TRAIN DE PARLER A MA MÈRE !

Complètement affolée, elle s'excusa auprès de Louna et fila comme une flèche hors de la chambre devant une journaliste hilare. Au moins la scène avait eu le mérite de détendre un peu la jolie brune. Elle maîtrisait plutôt bien le dédale du manoir pour y avoir mis les pieds de nombreuses fois dans sa vie, aussi fut-il aisé pour elle d'atteindre le jardin. Elle était pieds nus, d'ailleurs, mais cela n'était pas un oubli du au choc de voir Az réuni avec ses parents. En effet, la demoiselle avait délibérément choisi de ne pas porter de chaussures en ce jour, connaissant la qualité de la pelouse elle ne risquait rien, et puis c'était tellement agréable de sentir l'herbe sous ses pieds ! Ainsi déchaussée, elle se sentait un peu plus à l'aise et plus encline à profiter de la journée. Comme obnubilée par le fiasco qui devait certainement se dérouler entre son Zazu et sa famille, elle ignora royalement tous les autres invités pour se précipiter auprès du petit groupe Selis/McAllister.

▬ Heeeeeeey ! De quoi vous parlez ?

Instinctivement, l'ancienne princesse s'était placée entre Azael et sa génitrice. Cette dernière, avant toute chose, ne manqua pas de lui faire remarquer le manque de savoir vivre dont elle venait de faire preuve en omettant de saluer les autres invités et en interrompant la discussion de manière aussi maladroite et, de surcroît, d'une façon plus malpolie qu'il fut, selon les dires de la porte-parole de la mairie, sans oublier sa "tenue indécente" qui désignait ici son absence de chaussures. Chrissie grimaça, si elle avait voulu paraître détendue en rejoignant le petit groupe, cela s'était soldé par un échec total. Son père ne lui fut d'aucun secours car, en dehors du petit sourire compatissant qu'il lui adressa lorsqu'elle fit son apparition, il n'avait pas eu d'autre choix que de porter toute son attention sur les triplés qui commençaient déjà à faire entendre parler d'eux à travers le jardin. Az, de son côté, semblait le plus heureux des hommes, toujours aussi détendu qu'à chaque fois qu'il était en présence du clan McAllister, ce que l'employée du musée n'arrivait décidément pas à comprendre.
© Méphi.
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Ven 8 Nov - 22:25



Jill




Ah un mariage...Comme c’est romantique !

Le réveil sonnait, ce matin-là, qui aurait pu être comme les autres si il n'y avait pas un...Mariage !! J'adorais les mariages ou même toute fête tant que la bonne humeur était au rendez-vous. Il était environ 8h, j'avais deux heures pour me préparer avant l’arrivée de Jack. J'avais prévu large, mais on ne savait jamais, il pouvait toujours y avoir un incident de dernière minute. Je me levais énergiquement et, après un bon petit-déjeuner, parti en direction de la salle de bain. Je me détendais dans l'eau chaude et réfléchissais à quoi là mariée allait ressembler. J'en profitais pour m'imaginer Jack. Il allait sûrement être en costume, peut-être un smoking. De toute façon, il était toujours classe, j'étais certaine  que même en pyjama, il était trop classe. Je séchais devant ma penderie et pris la housse dans laquelle se trouvait la robe, achetée quelques semaines plus tôt. J'entrepris de la mettre même si je devais avouer que la fermeture éclair dans le dos, toute seule n'était pas tâche aisée. Je me débrouillais pas mal, mais ne réussis pas la mettre jusqu'en haut. La vendeuse m'avait prévenu pourtant que je ne pouvais la mettre totalement toute seule. Je me dis que j'allais demander à Jack de m'aider. Bref, je me dirigeais de nouveau vers la salle de bain. Je me maquillais soulignant mes yeux d'un bleu pâle assorti à ma robe puis me coiffait ce qui revenait à sécher mes cheveux de façon à ce qu'ils aient du volume. Autant vous dire que c'était passionnant.

Je me regardais dans le miroir, oui j'étais pas mal. Je mis mes ballerines bleu ciel et m'allongea sur le lit, admirant mon plafond où j'avais accroché un poster des étoiles et constellations. Je poussais un soupir, on était la journée et je me sentais de nouveau mal. Je ne savais pas pourquoi mais la nuit, je dormais très bien ou quand j'allais faire la fête, je me sentais bien, et le jour, un malaise m'assaillait discret mais présent. Je me repris et mon sourire habituel vint se poser sur mon visage. On toquait à la porte, c'était Jack, pile à l'heure comme d'habitude. Il me regarda de haut en bas, je lui offris un grand sourire et le détaillait aussi. Comme je l'avais prédit, il portait un costume non pas gris comme je le pensais mais noir ce qui faisait ressortir ces yeux noisettes avec une chemise blanche presque un classique chez mon meilleur ami mais toujours apprécié. Je le vis faire semblant de dépérir et me demandais quelle plaisanterie, il allait encore dire :

« Tu veux me tuer ? Arrête d'être aussi jolie. »

Je ris à sa blague et rougis à son compliment. Il savait que comment me faire rougir sans pour autant me mettre mal-à-l'aise. Je le regardais et lui dis très sincèrement :

« Tu n'es pas mal non plus comme cavalier. »


Une fois de plus un sourire éclaira mon visage, tandis que Jack me prit la main et me fit la bise que je lui rendis. Lui aussi arborait un sourire radieux, nous formions une belle paire d'optimistes.

« Ça vas ? » , me dit-il de sa voix douce et amicale.

« Très bien, maintenant que mon meilleur ami est avec moi. » Cependant comme j'étais incapable de mentir, je rajoutais. « J'ai toujours mon malaise, et avec le stress du mariage, il se fait un peu ressentir mais ça va passer, comme toujours. »

Je lui offris un sourire, convaincue et déterminée à ne pas laisse ce petit problème me gâcher la journée. Comme il savait que je n'aimais pas trop en parler, il continua sur un autre sujet.

« Tu a bien ton invitation ? Car même si tu es d'une beauté divine, je ne suis pas surs qu'ils laissent entrer sans ce ridicule morceau de papier. »

Mon rire cristallin fusa avant que je réponde en lui montrant le papier en question :

« Mais oui, je l'ai, grand flatteur. »

Je pensais à lui donner son cadeau mais il me devança et sortit de sa poche un bracelet argenté avec des petits pendentifs en forme de lune, de cœur, de de rose et enfin un cygne, mon animal favori. Ce dernier était aussi gravé sur le collier doré qui m'avait été offert par mon père, je crois, et qui ne me quittait jamais sauf la nuit. Je lui fis la bise, le remercia pour magnifique présent et lui demandais de patienter quelques instants avant d'aller dans ma chambre et prendre le cadeau que j'avais aussi préparé pour lui. Je revins avec un écrin assez large, dedans se trouvait une montre, mes économies y étaient passées mais Jack était mon meilleur ami et quand on aime on ne compte pas. Il me proposa son bras et nous marchâmes ensemble, parlant de tout et de rien, alternant discussions et éclats de rire.

Quelques minutes plus tard nous fûmes à l'entrée du manoir Nerys et je devais avouer que je n'avais jamais vu une demeure aussi impressionnante, ne passant quasiment jamais dans ce quartier de la ville. Je fis remarquer mon admiration et ma surprise dans un magnifique « Waouw ». Alors que nous n'étions même pas encore dans la propriété, l’extérieur semblait bien décoré et fleuri. Nous avions montré nos invitations au vigile et la le spectacle fut éblouissant, les hommes avaient de très beaux costumes, les femmes des robes splendides et les fleurs mettaient de la joie et de la gaieté dans un événement déjà joyeux et gai. Mon sourire s'élargit et je me concentrais sur les invités. Jack et moi repérâmes Mary-Margaret et David en même temps et à son bras je me rendis auprès d’eux. Mon meilleur ami engagea la conversation tandis que j'admirais la robe de la très sympathique institutrice que je croisais souvent au Granny's et que je trouvais plus radieuse que jamais. Même si je ne savais pas vraiment si c'était la robe ou l'Amour qui la rendait splendide. Même si je connaissais moins David, je le trouvais très gentil, avec Mary-Margaret, je ne savais pas pourquoi mais je ressentais vraiment de la sympathie pour elle. Alors que je ne la croisais que rarement, je me sentais en confiance avec elle. Je leur offris donc mon  sourire « Je vous apprécie tous beaucoup ». et écoutait leur réponse. :

-Parfaitement bien, et vous ?

Puis poliment, je répondais à mon tour :

« Ça va bien. Je suis contente de vous voir. C’est une belle journée pour un mariage, n'est-ce pas ? Le soleil semble être de la partie. »

Distraitement, je regardais les autres invités et vis Mr Gold accompagnée d'une ravissante jeune femme, Lacey, si je me souvenais bien et qui avait repris la bibliothèque depuis peu. J'aimais bien m'y rendre quand j'avais un peu de temps libre et la gérante était des plus accueillantes. Par contre, la boutique de Mr Gold n'était pas un endroit où je me rendais habituellement. Le propriétaire, m'inquiétant plus qu'autre chose,  le fait qu'il n'utilisait pas mon surnom me gênait aussi comme s'il avait un certain contrôle sur mon nom comme sur ma vie. Une drôle d'impression qu'il me faisait cet homme. Me détournant de mes pensées, je reportais mon attention sur le couple que j'avais en face de moi, arborant de nouveau mon sourire et laissant tomber mon air soucieux.  J'allais profiter de la fête peu importe ce qui m'arriverait ou qui s'y trouverait. De toute façon, je n'étais pas seule et c'était le principal.

© Méphi.
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Ven 8 Nov - 23:07



Violet




Babysitter d'un jour

J'ouvris un œil au son retentissant qu'émettait mon réveil à travers toute la chambre. D'un geste j'éteignis la sonnerie stridente et je m'étirai sur le lit, pas encore tout à fait prête à me lever. Et puis j'avais un peu de temps devant moi ce matin puisque je n'irais pas courir. Je détestais annuler mon jogging du matin, j'avais l'impression de rater le commencement de ma journée à chaque fois qu'il me fallait y renoncer. Mais je n'avais pas vraiment le choix : aujourd'hui avait lieu le mariage quasi-princier de la ville, celui de l'héritière de l'une des familles les plus riches de Storybrooke. Je ne la connaissais ni d'Eve ni d'Adam, pourtant cela ne semblait pas arrêter se grand-mère qui avait décidé d'inviter de la façon la plus impolie qui soit la totalité de la population à assister cette union.

En temps normal, jamais il ne me serait venu à l'esprit de me rendre à un événement de ce genre sans au moins connaître les futurs époux, mais je devais faire une exception ce jour-là. Dans la chambre voisine j'entendais déjà ma sœur sortir du lit pour vraisemblablement se jeter sur le contenu de sa penderie dans le but de trouver quoi porter alors que je savais pertinemment qu'elle possédait une dizaine de robes qui feraient tout à fait l'affaire. Même moi j'en avais quelques unes, c'était dire ! Mais si j'avais fait le choix de préparer ma tenue plusieurs jours auparavant, ce n'était pas le cas de Jude qui semblait se complaire dans ces petits moments de pression. Je ne comprenais toujours pas pourquoi elle s'imposait cela. J'en connaissais la raison, certes, mais je ne comprenais pas.

Car si j'étais obligée de me rendre au mariage de parfaits inconnus, c'était à cause d'elle. Enfin en partie. Ma très chère sœur et son ami Tao, tout deux employés au restaurant où j'étais également serveuse, avaient décidé qu'il était impossible que la nourriture du Dragon Guerrier soit surpassée par les petits fours d'un chef inconnu au bataillon. Ils avaient donc d'un commun accord décidé d'enquêter et pour cela, ils devaient répondre présents à l'invitation afin de s'assurer d'eux-même de la qualité de notre menu en goûtant les différents plats servis durant la réception. Bref, un plan tout à fait dans la veine des plans de Tao : bancal, superficiel et surtout incroyablement stupide. Et en temps normal je les aurais laissé s'en rendre compte par eux-même, de toute façon ils étaient trop bornés pour écouter qui que ce soit tentant de les dissuader.

Sauf que la dernière fois qu'ils avaient mis en application l'un de leurs fameux plans, ils avaient fini dans le décor avec ma voiture en se rendant à Boston. Ils n'étaient même pas allés bien loin, à vrai dire ils avait eu leur accident juste à la sortie de la ville. J'ai eu la peur de ma vie ce soir-là, et lorsque j'avais pu constater qu'ils allaient bien j'étais devenue furieuse. Toute la terreur que j'avais pu ressentir à l'idée qu'ils soient gravement blessés s'était changé en colère. Comment dire ? J'avais été tellement soulagée de les savoir en sécurité et en même temps si terrifiée à l'idée que cela aurait pu très mal se terminer pour eux que j'avais évacué la pression comme je l'avais pu. J'avais pris le premier prétexte venu, à savoir la destruction de mon véhicule, et je leur avais crié dessus.

Je criais peu en général. J'étais plutôt du genre à menacer doucereusement qu'à hurler hystériquement, mais en général j'arrivais à protéger ceux qui comptaient pour moi. Je crois que quelque part, Jude a compris cela. Tao, lui, s'était contenté de se cacher sous les draps de son lit d'hôpital en appuyant frénétiquement sur le bouton d'appel de l'infirmière. Quel imbécile. Je me décidai à me lever pour descendre à la cuisine afin de prendre mon café du matin en passant que cela ne suffirait pas à m'aider à affronter la journée, en particulier si je devais la passer à jouer les gardiennes pour enfant. Mais il était hors de question que je laisse ces deux-là se rendre seuls à un événement où toute la ville – et donc nos clients et nos fournisseurs – seraient présents. J'adorai ma sœur, mais des fois elle avait besoin de quelqu'un pour la cadrer.

En retournant dans ma chambre je croisai mon père qui me salua avant de se rendre au restaurant. Lui et ma mère allaient devoir travailler pour nous remplacer tous les trois au restaurant, mais ils savaient qu'ils ne pourraient pas interdire à Jude d'aller au mariage et qu'il valait mieux pour tout le monde que quelqu'un accompagne les deux. Ils n'avaient donc pas d'autre choix que de nous remplacer. De retour dans ma chambre, je pris mes affaires et me rendis dans la salle de bain que je partageais avec Jude et constata qu'elle avait dû prendre sa douche quand j'étais en bas puisque la pièce était vide. J'entrepris donc je me laver le corps et les cheveux avant de me sécher et de coiffer mes boucles blondes laissées libres de tomber sur mes épaules.

Enfin je retournai dans ma chambre où, surprise, ma sœur m'attendait. Elle semblait avoir finalement choisi sa tenue et elle avait vraiment bien choisi. Jude était tout simplement époustouflante ! Si j'avais été plus coquette, j'aurais envié ses longues jambes fines, sa poitrine généreuse ou encore ses cheveux bruns magnifiques. Mais je n'étais pas coquette, j'étais une combattante et j'aimais ma stature qui me permettait de donner des coups puissants, mes seins qui ne ballottaient pas à chaque mouvement et mes mèches qui ne me tombaient pas devant les yeux même attachées en queue de cheval. Nous ne pouvions pas être plus différentes elle et moi.

Elle me parlait pendant que je mettais ma robe et m'aida à fermer la fermeture dans le dos. Je m'observai ensuite dans le grand miroir près de l'armoire. Sans bretelle, ma robe était constituée d'un bandeau de dentelle couleur perle doublée qui m'entourait la poitrine et d'une jupe au tissu jaune plissé lui aussi recouvert d'un bandeau de dentelle à mi-cuisse. Le tissu descendait un peu au dessus de mes genoux et le tout était bienséant, distingué et simple à la fois. Le reste de ma tenue comportait des boucles d'oreilles formées de trois perles pendantes chacune, mon bracelet en argent offert par la brune à mes côtes, une paire de chaussures ouvertes et une pochette.

Mais alors que je nous croyais prêtes, Jude m'entraîna vers la coiffeuse qui trônait fièrement dans ma chambre bien qu'elle ne me serve qu'en de très rares occasion. L'enthousiasme que manifestait ma sœur à l'idée de me maquiller fut la seule chose qui me retint de protester. Je la voyais jongler avec les fonds de teint, les fards à paupières et les crayons comme je l'avais souvent vu jongler avec des lames. Lorsqu'enfin elle fut satisfaite du résultat, nous prîmes la direction de la sortie pour monter dans la voiture de mon père, gracieusement prêtée à la seule condition que je sois la seule à la conduire. De toute façon il était hors de question que je conduise la poubelle de ma sœur et encore moins que je la laisse conduire. J'étais déjà derrière le volant mais Jude restait plantée devant la portière, semblant avoir décidé que c'était l'endroit parfait pour faire l'inventaire de ses affaires. Je m'impatientai en comptant les innombrables grigris chinois sur la tableau de bord, non pas parce que j'étais pressée d'aller à ce mariage, mais parce que nous étions supposée retrouver Tao là-bas. Ce qui voulait dire que pendant que nous étions là à vérifier que ma sœur avait bien son maquillage, lui était seul à un événement de la haute société de Storybrooke.

_Pour l'amour du ciel Jude ! m'exclamai-je. Monte dans la voiture avant que je ne décide de te mettre dans le coffre.

Le trajet dura peu de temps. Nous n'habitions pas si loin de chez le Nerys en réalité, nous vivions dans le même quartier. Une fois arrivées, nous descendîmes de la voiture tout en sortant nos invitations avant d'aller récupérer le cadeau de mariage dans le coffre. Tao n'était nulle part en vue mais le connaissant il était déjà là, ce qui voulait dire qu'il était déjà entré. Qu'il m'énervait celui-là, ne comprenait-il donc pas que je faisais déjà un gros effort pour leur permettre de jouer les enquêteurs lui et Jude le temps d'une journée ? Je ne lui avais demandé qu'une chose en retour, qu'il nous attende dehors. Nous tendîmes nos cartons et passâmes la grille qui donnait sur le jardin, que dis-je, le parc des Nerys. Je fus surprise de constater que malgré la nature grossière de l'invitation, le tout Storybrooke avait néanmoins décidé que l'événement méritait que l'on passe outre les insultes proférés par la grand-mère de la mariée. Du regard je cherchais mon collègue de travail et en profitait pour voir qui était venu.

Mon travail de serveuse m'avait amené à rencontrer beaucoup de mes concitoyens – sans parler du club illégal que mes parents géraient – aussi me fut-il aisé de reconnaître plusieurs visages. Certains habitués, d'autres clients plus ponctuels, mais aussi des adversaires ou de vagues connaissances. Près du buffet, évidemment, je repérai Bran. Je savais que mon meilleur ami avait rendez-vous avec quelqu'un, c'était d'ailleurs sans doute la seule véritable raison qui l'avait poussé à sortir de son trou, mais j'ignorai avec laquelle des demoiselles qui l'entouraient. D'ailleurs trois d'entre elle portaient la même robe d'un beau vert, et je compris qu'elles étaient demoiselles d'honneur à la lumière d'un article que j'avais lu sur le mariage dans le Daily Mirror. En y regardant de plus près, je reconnus Suzy, la douce et gentille Suzy. Ce qui voulait dire que si sa colocataire était là, Robin devait lui aussi être déjà arrivé. A nous trois, Bran Robin et moi étions probablement les personnes le plus sauvages que je connaissais. Autant dire que nous nous étions bien trouvés toutes ces années auparavant à l'école.

Je décidai d'aller les saluer plus tard, la priorité était de retrouver Tao. Par chance Jude le repéra rapidement et je fus forcée de constater qu'il avait fière allure dans son costume. Le nœud papillon apportait une touche de fantaisie tout en restant classique. En nous dirigeant vers lui, nous passâmes à côté d'une table où plusieurs paquets s'entassaient et je posais notre cadeau de mariage sur la pile. Il s'agissait d'un service à thé typiquement asiatique. Quelque chose de basique mais qui ne laisserait aucun doute quant à l'identité de l'offrant. J'avais même pris la peine d'écrire un mot au nom de la famille Shaolin et de Tao Minh. Celui-là, il ne pourrait plus dire que je ne fais jamais rien pour lui rendre service ! Je les rejoignais Jude et lui et je ne pus m'empêcher de dire en m'efforçant de rester le moins menaçante possible.

_Je t'avais dis de nous attendre dehors.

Je continuai d'observer les environs. Le jardin était décoré à outrance de bouquets de fleurs en tout genre. Le tout donnait une impression de jardin d'Eden... Ou de seventies, je n'étais pas encore bien sûre. D'autres demoiselles d'honneur circulaient entre les invités dont une rousse pieds nus. Arquant un sourcil, je me dis que cela n'était certainement pas volontaire puisque les autres jeunes femmes en vert avaient toutes une paire de chaussures aux pieds. Je reconnus le docteur Lynch dont mon frère m'avait déjà parlé et que j'avais aperçu au restaurant une deux fois. Avec lui se trouvait Owen le jeune frère de Robin et sa petite amie si je ne me trompais pas. Je savais que la jolie brune était considérée comme l'ennemi par Tao car elle travaillait au Granny's, mais ce n'était pas mon cas. Je ne la connaissais pas, mais elle et son cavalier formaient un très beau couple. Tarâ, Maddhen, des triplets, un animateur télé. Décidément, ma journée risquait d'être plus intéressante que je ne le croyais.
© Méphi.
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Sam 9 Nov - 8:51



Daniel




N'était-ce juste qu'un rêve ?


Pour Daniel Lynch, ces gestes n'avaient rien à voir avec de la galanterie mais répondait à quelque chose de plus important : de la logique. Il avait ouvert la portière à sa cavalière pour qu'elle puisse sortir plus facilement de la voiture au lieu de potentiellement s'empêtrer dans sa nouvelle robe. Il lui avait offert la broche parce que Carrie n'avait pas arrêté d'insinuer qu'elle voulait une fleur pour l'événement et que le psychiatre ne voyait aucun intérêt à s'attirer les foudres de sa secrétaire dès le début de la journée. Enfin, il avait proposé son bras parce qu'il était flagrant que la demoiselle ne s'en sortait pas avec ces talons. Pourquoi avoir choisi ces chaussures durant leur sortie pour l'achat de la tenue que portait actuellement sa cavalière dans ce cas ? Cela était un vrai mystère pour un esprit aussi cartésien que le sien.

"Ne rendez pas cette situation encore plus embarrassante qu'elle ne l'est déjà." Reprocha-t-il avec un regard fuyant quand Carrie le taquina au sujet de son cadeau.

Il ne fit aucun autre commentaire sur le sujet. Bien que l'idée de lui déclarer qu'il comptait retirer le coût de la broche de la deuxième partie du salaire promis à la secrétaire après le mariage était très tentant. Mais se serait avoué qu'elle avait visé juste en plus de commencer la journée par une dispute. La journée allait être déjà assez éprouvante comme cela sans qu'il vienne y ajouter lui-même des difficultés.

Carrie prit son bras pour s'y accrocher tandis qu'ils se dirigeaient vers la grille. Elle trouva très vite un prétexte en désignant ces chaussures du regard.

"Oh, mais je croyais être cruellement dépourvu d'imagination." Souffla-t-il avec sarcasme en retour avec un mince sourire. Le psychiatre faisait bien évidemment allusion à un de leurs messages échangés. En d'autres circonstances, il se serait arrêté là. Toutefois, après sa remarque sur la broche, elle méritait bien quelques taquineries en retour. "Dans le cas contraire, j'aurais éventuellement imaginé que vous avez mis ces chaussures afin d'avoir un prétexte pour rester accrocher à mon bras."

Le docteur Lynch était tellement soulagé d'avoir passé les espèces de vigiles de la mode qui réceptionnaient les invitations, qu'il n'avait pas vraiment fait attention à la décoration, bien qu'excessive du jardin. Bien sûr, ce ne fut pas le cas de sa cavalière qui gratifia le décor d'un de ces commentaires. Cette fois-ci, Daniel ne trouva aucun argument pour la contredire, même avec la meilleure volonté du monde.

"Il ne doit plus rester une seule fleur dans tout Storybrooke." Acquiesça-t-il à la limite du marmonnement.

Sur place, le psychiatre devait bien admettre qu'il ne savait pas quoi faire. La mariée n'était pas encore arrivé. Or, c'était ce détail qui l'avait incité à venir. Il avait proposé à Carrie de boire quelque chose tout en sachant par avance qu'il allait regretter cette proposition. Le psychiatre fronça les sourcils lorsque sa cavalière lui demanda s'il pouvait tenir sans boire. Il ne comprenait vraiment pas comment on pouvait être si friand d'une boisson qui vous bousillait l'esprit. Plutôt que de répondre par une remarque acide, il choisit de réveiller un peu la curiosité de son interlocutrice au sujet de ces motivations. Peut-être pour l'inciter à limiter sa consommation d'alcool durant cet événement.

"Souvenez-vous que je suis venu ici pour une raison précise." Lui souffla-t-il pour que sa remarque passe inaperçue des éventuels autres convives. "Je m'en voudrais de rater cela parce que je n'ai pas su garder l'esprit lucide."

Peine perdue. En sa compagnie, Carrie se dirigeait déjà en direction du punch. On aurait pu croire qu'il s'agissait d'une question de vie ou de mort à la voir bousculer les gens qui oseraient se trouver sur sa route.

"Laissez-en tout de même aux autres invités." Commenta-t-il avec un soupçon de reproche. "Même si vous n'aurez pas à prendre le volant aujourd'hui, cela serait gênant pour nous deux si j'en étais réduit à vous traîner jusqu'à votre appartement."

Voire même jusqu'à son fauteuil ou son lit... Honnêtement, Daniel préférait écarter cette possibilité de son esprit. Ce serait terriblement embarrassant si cela venait à réellement se produire. Pour le simple fait que lui se souviendrait de tout. Sans parler du fait qu'ils se recroiseraient le lendemain au travail. Heureusement, il avait pris en compte le fait que Carrie ne pouvait s'empêcher de boire et avait préparé une stratégie en conséquence. D'accord, à cause de cet accord, il s'était retrouvé obligé de porter cette cravate bleue... et de se montrer amical avec quelqu'un qu'il avait toujours tenu à distance. Peut-être l'avenir lui fera regretter ce marché mais en attendant il voulait surtout éviter de se retrouver avec une Carrie ivre.

Daniel, trop occupé à établir sa stratégie, ignorait qu'il était devenu le centre d'attention de plusieurs personnes à partir du moment où il était venu accompagner. Lui qui avait justement demandé à Carrie et même payé cette dernière afin qu'elle soit sa cavalière justement pour passer inaperçu, quelle ironie. De même, l'apparition de son alliée provisoire fit qu'il ne remarqua pas la présence de son ancienne patiente Lacey French en compagnie de monsieur Gold. Un "détail" qui ne restera certainement pas longtemps ignoré. Devait-il être soulagé ou irrité que Rebecca soit finalement venue ? Daniel n'en était plus aussi certain. Surtout quand la serveuse se permit à nouveau de l'appeler par son prénom. D'ordinaire, il corrigeait toujours immédiatement en soulignant le fait qu'elle devait l'appeler "Docteur Lynch'". Sauf qu'il ne pouvait le faire dans ce cas précis puisqu'ils étaient tout deux accompagnés.

"Mademoiselle Doll." Salua-t-il avec un faux sourire poli, s'empêchant de justesse de faire une remarque sur la robe de l'ancienne poupée de son. Pour ne pas contrarier d'entrée de jeu la serveuse, il préféra reporter son attention sur le cavalier de cette dernière (même si le fait qu'on ait laissé entrer Rebecca avec un tel décolleté alors que l'invitation précisait qu'un code vestimentaire strict était imposé représentait un mystère). "Non, je n'ai pas le plaisir de le connaître." Continua-t-il en serrant la main du surveillant à moitié endormi. "Enchanté."

Le faux sourire et les phrases polies toute faite l'ennuyait déjà, pourtant nous n'étions qu'au début des festivités ! Même avec des connaissances au niveau des relations sociales proches de zéro, Daniel avait tout de même conscience que c'était à son tour de présenter la personne qui l'accompagnait. Et il l'aurait sans doute fait si leur petit groupe ne s'était pas soudainement agrandi d'un nouvel arrivant, une connaissance de Rebecca et de son cavalier de toute évidence. Le psychiatre nota le changement d'attitude quand Robin se tourna vers eux et se rendit vite compte qu'il faisait face à quelqu'un de presque aussi asocial que lui. Quoi que cela n'empêcha pas ce dernier de faire un baise-main à Carrie suivit d'un clin d’œil.

"Vous voyez." Ajouta-t-il à l'attention de sa cavalière lorsque Robin la compliment sur sa tenue. "Et vous qui doutiez du résultat."

Daniel ne réalisa pas que le geste vieillot du baise-main ainsi que le compliment constituait une technique de drague envers Carrie destinée à l’agacer. Il évita aussi de redevenir cynique en disant que les compliments provenaient certainement de la broche offerte, Daniel avait bien vu au magasin de vêtements que les remarques concernant la tenue de sa secrétaire n'aboutissaient jamais au résultat habituel et il avait retenu la leçon.

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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Sam 9 Nov - 12:08



Carrie




Everything can be fun with a drink


Elle sourit davantage encore. Peut-être qu’il y aurait malgré tout quelques moments juteux dans ce mariage qui promettait d’être plutôt ennuyeux, et peut-être cela lui donnerait-il l’occasion d’en savoir un peu plus sur son énigmatique patron, qui venait tout juste de lui faire un cadeau, chose qu’elle n’aurait jamais crue possible avant cet instant. Elle n’aurait pas cru non plus possible le fait de sincèrement apprécier le geste qu’il venait de faire, mais c’était le cas. Peut-être que le fait de porter une robe la rendait d’un seul coup beaucoup plus indulgente. A moins que ce soit la décoration, écoeurante à l’excès. Ou alors, elle était particulièrement amusée par le fait de voir Lynch aussi embarrassé, lui qui était habituellement si maître de lui-même. Il semblait que dès que le sujet de conversation approchait quelque chose de plus social, il était beaucoup plus apte à perdre ses moyens. Le fait de le savoir pourrait peut-être lui procurer une certaine source d’amusement. Elle n’ajouta rien de plus au sujet de la broche, mais lorsqu’il commenta le fait qu’elle lui attrape ainsi le bras, elle ne se priva pas d’y ajouter son grain de sel.

« Oh, vous auriez aimé que ce ne soit qu’un prétexte ? » dit-elle avec un petit sourire mi charmeur, mi provocateur, espérant le prendre à son propre piège. Elle n’était certainement pas une professionnelle des relations sociales, mais comparée à lui, elle passait au rang d’experte.

Cependant, il y avait un sujet sur lequel ils semblaient d’accord, qui l’eut cru, à savoir celui de la décoration. Selon Carrie, qui n’était pourtant pas experte en la matière, c’était là la preuve que la fortune ne garantissait certainement pas le bon goût. Elle craignait le pire pour la salle de réception, mais heureusement, ce n’était pas elle qui devait se marier dans un endroit pareil. Et heureusement encore, il restait la possibilité de boire pour oublier, ou du moins pour rendre les choses un peu plus faciles. Lorsqu’elle s’étonna que son cavalier ne fasse pas de même, il lui rappela bien sûr qu’il n’était pas là pour le plaisir.

« Ah oui c’est vrai, votre mystérieux objectif secret. J’espère qu’au moins ça vaudra le coup. » dit-elle nonchalamment en attrapant un verre.

Tout en buvant un peu, elle se demanda de nouveau de quoi il pouvait s’agir. Pour s’infliger une épreuve pareille en venant ici, et pour en plus la payer afin qu’elle fasse bonne figure à ses côtés, il devrait s’agir de quelque chose de vraiment important pour lui. Bien évidemment, il lui fit une remarque sur sa consommation, ce qu’elle trouva exagéré étant donné qu’elle n’avait qu’un verre de punch à la main.

« Ne commencez pas à jouer les rabats-joie ! » répliqua-t-elle avec mauvaise humeur. « Et puis, il faudrait savoir, c’est vous qui m’avez suggéré de prendre un verre. De toute façon, vous n’avez pas à vous en faire, je tiens très bien l’alcool. »

Bon, ce n’était pas entièrement vrai, mais elle n’allait pas se priver de boire alors que jusqu’à présent, elle était allée jusqu’à porter une robe pour lui faire plaisir. Son verre à la main, elle se tourna, fixant l’assemblée dont le nombre avait considérablement augmenté en quelques minutes. Visiblement l’invitation générale avait eu l’effet escompté et les gens se précipitaient parés de leurs plus beaux atours pour assister à ce mariage. Ce ne fut qu’alors qu’elle remarqua qu’on les regardait, tous les deux. Elle n’était pas étonnée que les gens soient surpris de le voir à un mariage, et qui plus est en compagnie d’une femme. Elle-même aurait sans doute eu la même réaction si elle n’avait pas été la cavalière en question. Elle n’aurait cependant pas imaginé que cela s’étendrait aussi à ce point sur elle et se sentait d’autant plus mal à l’aise avec sa robe qui en dévoilait trop à son goût et ses chaussures avec lesquelles elle avait du mal à marcher.

C’est alors qu’une jeune femme brune et souriante arriva vers eux et salua le psychiatre. Carrie manqua bien d’avaler de travers lorsqu’elle entendit cette demoiselle l’appeler par son prénom, et s’attendit à tout moment à le voir faire une syncope. Pourtant, il devait réellement avoir décidé de se montrer sociable, car il lui répondit avec cordialité. Rien que pour cela, elle admira immédiatement la jeune femme et lui tendit la main.

« Je suis Carrie, enchantée. Vous êtes une amie de Daniel ? » dit-elle en appuyant sur le prénom. C’était un coup bas, mais elle n’avait pu résister.

Tandis que Lynch saluait avec une étonnante politesse le compagnon que lui présentait la dite demoiselle Doll, Carrie eut la surprise de bénéficier des attentions d’un autre inconnu qui se tenait à leurs côtés. Après avoir déposé un baiser sur sa main, il la salua et la complimenta sur sa robe, ce à quoi elle répondit par un remerciement et un sourire montrant clairement qu’elle n’était pas insensible au geste.
De manière étonnante, au lieu de lui faire une remarque sarcastique, il sembla appuyer les propos de Robin, sans évidemment lui faire de compliment direct, elle n’en aurait certainement pas attendu autant de lui.

« Il faut croire que vous aviez raison. Pour la robe, du moins. J’imagine que vous devez être satisfait que l’argent que vous avez investi ait porté ses fruits... »

Elle n’imaginait en effet pas qu’il puisse apprécier sa robe en tant que telle, encore moins portée par elle. Elle termina son verre d’un air distrait, tout en observant vaguement la foule des invités.

« Alors, qu’est-ce que je suis supposée faire ? Discuter avec les gens ? Etre charmante ? Ou bien... » C’est alors que la seule personne qu’elle pourrait sans doute croiser avec plaisir ce soir entra dans son champ de vision. « LACEY ! » l’interpella-t-elle, oubliant de faire preuve de discrétion. Elle lui fit de grands signes lui indiquant de venir la rejoindre, non sans remarquer qu’elle était accompagnée de Mr Gold. Ce qu’il y avait entre ces deux là, elle avait un peu de mal à le comprendre, mais après tout, le duo qu’elle formait avec Lynch n’était au fond pas beaucoup plus étrange.

© Méphi.
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Sam 9 Nov - 15:59



Déesse Isa




La star est là !

« AAAAMOUUUUUR, POOOOIRE ET BEAUTÉÉÉ ! ♫ »

La voix de la demoiselle Heelsman retentit dans tout le manoir. Depuis sa chambre majestueuse, Isabella regardait sa série. Et lorsque le générique de fin retentit, elle ne put s'empécher d'attraper la brosse à cheveux qu'elle avait sur sa table de chevet puis à danser et sauter sur son lit en chantant la chanson telle une vrai Rock Star. De la famille, Isabella était surement la plus douée. Et surtout niveau voix ! Plusieurs de ses amis lui avaient déjà conseillé d'aller à des concours de talents mais, bien trop modeste, la jeune De Trémaine refusait tout le temps. Elle ne voulait pas écraser tout le monde d'un coup, voyons ! Mais la vie de Rock Star l'attirait tellement ! Elle pourrait être riche, avoir des serviteurs rien que pour elle ! C'était quelque chose à méditer...

Après avoir fait une danse sexy sur son lit, la star décida qu'il était enfin temps de se préparer. Et oui ! Aujourd'hui, les trois femmes étaient invitées au mariage de l'année ! Et qui disait mariage disait buffet et cérémonie chevalresque ! Et beaux jeunes hommes célibataires... Elle s'assit alors à sa coiffeuse et se prépara. Elle coiffa ses cheveux en un beau chignon haut, et souligna ses yeux d'un trait noir. Aaaah... un vrai canon ! Elle enfila ensuite l'une de ses plus belles robes vertes. Celle-ci était parfaite, car elle était moulante et épousait parfaitement les magnifiques formes de son corps de manequin ! En plus, les manches courtes qui lui découvraient les épaules lui faisaient un long décolleté. Et tout le monde savait que le décolleté était le meilleur ami des hommes ! Elle enfila ensuite ses talons hauts -verts-, et placa un petit chapeau de la même teinte sur sa tête, en guise de décoration. Elle était fin prête ! Elle se regarda quelques instants dans le miroir en tournant sur elle-même et s'envoya un baiser suivit d'un clin d'oeil. Qui allait donc détroner la mariée ? Isa bien sûr ! Elle attrapa ensuite son sac Prada vert, et se dirigea en bas du manoir, pour attendre ses sœurs.

« SANTANAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! Dépèches-toi, on va arriver en retard ! »
Sa sœur était décidement toujours en retard...

Une fois sa mère et sa sœur en bas, elles montèrent dans la grande décapotable de la matriarche, et elles partirent pour le mariage. Régina, leur patronne, n'avait pas l'air tout à faite enchantée par cet événement. Il était vrai que depuis que Miss Swan était en ville, tout allait mal ! Le clochet remarchait, un inconnu était arrivé, le morveux était tombé dans le comas, et maintenant, LE PIRE, un mariage avait lieu ! Depuis quand n'était-ce pas arrivé ? Il était donc du devoir des magnifiques jumelles de s'occuper de surveiller la fête, et de tout rapporter à leur patronne en temps voulu ! Mais si elles restaient collées à leur fossile de mère, cela risquait de ne pas être simple... D'ailleurs Javotte en voulait réellement à sa sœur d'être montée à l'avant de la voiture ! Tout ca pour quoi ? Pour se montrer ? Pfff ! C'était les stars, qui montaient devant ! Au retour, ca serait son tour !

« Tu crois que Margie Margerite et David seront là ? »
dit-elle en s'approchant de sa sœur. « Ils seraient idiots de s'afficher comme ca ! Surtout après les menaces de Régina et du journal ! »

C'était vrai tout de même dingue ! Ce couple était l'un des plus détestés de la ville, et ils s'affichaient quand même ! Sous les ordres de sa patronne il y a peu de temps, elles les avaient espionnés au parc municipal, puis avaient publié un article au Daily Mirror qui révélait les actes odieux de l'ancienne belle aux bois dormant, qui trompait sa femme avec une prof extravertie. Evidemment, tout était de la faute de Margie Margerite Blanchard ! Quelle honte, vraiment...

La famille Heelsman arriva enfin devant le manoir, et on pouvait dire que c'était coloré ! Tout était rempli de fleurs et de rose ! Comme c'était beau ! Mais... cela manquait tout de même de vert. Une fois sorties de la voiture, les deux sœurs se regardèrent avec les yeux brillants et sautèrent de joie en poussant de petits cris.

« Hiiiii ! Notre premier mariage ! C'est trop beauuuuu ! »


Mais à peine eurent-elles le temps de se réjouir, que leur mère passa sans gêne au milieu d'elles, les invitant indirectement à les suivres. Qu'est-ce qu'elle pouvait être énervante des fois ! Alors, bien droite, Isabella se mit à la suite de sa mère, les mains jointes devant elle, et Santana encore à sa suite. Une file indienne de top-modèles ! Même si Isabella aurait dû se placer devant, car les plus belles choses devaient être exposées ! Mais bon... au moins, elle faisait de l'ombre à sa sœur ! Leur mère présenta donc les trois cartons d'invitations, et, la tête haute et fières, entrèrent. La petite tribu parada ainsi quelques instants pour montrer sa présence, puis leur mère parti enfin. Isabella se retourna immédiatement vers sa sœur :

« Oh ! J'ai crû qu'elle ne partirait jamais ! Comment on aurait fait pour draguer si elle serait restée dans nos pattes ! »
dit-elle d'un air paniqué.

En parlant de draguer... MONSIEUR SEBASTIAN ! Elle l'avait complètement oublié ! Cela faisait maintenant un long moment qu'il était parti en afrique, il devrait être rentré ! C'est alors qu'elle se mit à le chercher, comme un suricate surveillant le danger. Droite, tête haute, tournant sur elle-même. Elle marcha au milieu des gens, n'hésitant pas à en pousser quelques uns au passage. D'ailleurs, un homme vint se placer devant elle pour parler à quelqu'un d'autre pile au moment où elle allait passer !

« AAAH MAIS ! VOUS POUVEZ PAS FAIRE ATTENTION VIEU PLOUC ! Je travaille pour la mairie ! Je pourrais vous faire virer de chez vous ! »
hurla-t-elle, hors d'elle.

Depuis quand osait-on barrer le passage des princesses ? Elle le poussa alors comme elle put, et passa. D'ailleurs, elle put remarquer avec indignation que beaucoup de femmes portaient des robes vertes. Qui avait osé copier son idée ?! Maintenant, tout le monde lui ressemblait ! Hé mais attendez... Elle avait lancé une mode ! Mais oui c'était ca ! La magnifique et splendide jeune demoiselle était en cette journée, en véritable modèle de beauté et de grace pour tous ! Qu'est-ce-qu'elle se sentait fière ! Sur sa tombe, on pourra graver : « Ci-git l'innoubliable Isabella Heelsman, star mondiale et vénérée modèle pour tous. » Elle inspira un grand coup, le sourire aux lèvres en bombant le torse. Ah... quelle gloire mes aïeux ! Après de longues heures de recherches fatigantes et interminable, la pauvre duchesse était exténuée. L'accès interieur du manoir était bloqué, mais elle devait se trouver un coin à l'ombre. Mais, alors qu'elle sortit une ombrelle verte de son sac et se préparait à aller s'asseoir sur une chaise près de l'entrée de la demeure, son visage se figea de peur et elle se crispa sur elle-même en lachant son bien précieux. Ah mon dieu ! Tarâ était là ! Et elle avait elle aussi une robe verte ! Comme quoi... même son ennemie la vénérait ! Mais l'heure n'était pas à la complimenter. Non, surement pas ! Isabella courrut vers sa sœur et lui attrapa les bras en la secouant.

« Santaaaaa ! Au secours ! Au secouuurs ! Tarâ est là ! TARÂ EST LA ! Il ne faut pas qu'elle me voit, elle fera échouer toute notre mission espionnage et notre chasse !! »

Sans attendre aucune réponse de sa sœur (celle-ci était tellement longue à la détente...), elle se précipita à travers les gens, et courrait accroupie pour ne pas se faire repérer parmi tout ce vert. Elle déboula ainsi fatalement nez-à-nez devant le buffet, face à un muffin au chocolat. La radieuse demoiselle resta là à le regarder quelques instants, puis se releva dignement comme si de rien était en époussetant sa robe. Puis, regardant à droite et à gauche, elle s'empara vivement du gateau qu'elle goba d'un seul coup gracieusement. Elle émit un petit rire, et attrapa des poignées d'apperitifs salés qu'elle portait à sa bouche, dans une délicatesse extrême comme jamais personne n'en avait vu. Elle vit ensuite un beau et grand jeune homme arriver. Il s'agissait de Robin, le propriétaire de la casse !

Il était bien le seul homme pauvre qu'elle acceptait de côtoyer... Mais en même temps, qu'il était canon ! Pensant qu'il se dirigeait vers elle, Isabella avala d'une traite ce qui lui restait dans la bouche et se mit  à cambrer son corps en souriant timidement et en battant des cils. C'était sûr, il allait venir la voir ! Personne ne pouvait lui résister ! Et encore moins le sauveur de ses boucles d'oreilles !

« Oooh ! Bonjour Robin ! » dit-elle d'une voix mielleuse. « Que faites-vous d... » surprise, elle ne continua pas sa phrase. Il venait de lui passer devant sans la voir ! Terriblement vexée, elle serra les poings et son visage commenca à devenir rouge.  Mais quelle ne fut pas sa surprise lorsque, en se retournant, elle constata que la personne qu'il était allée voir n'était autre que l'ideuse fleuriste maltraitée !

En effet, elle ne portait pas la demoiselle dans son cœur. Celle-ci se moquait toujours d'elle et se rendait ridicule ! Et en plus, elle essayait de lui piquer Monsieur Sebastian ! Alors qu'elle savait très bien que de toute façon, rien ne pouvait les séparer l'un de l'autre, ils étaient faits pour être ensemble ! La Duchesse et le Bijoutier. C'était écrit ! Retournant à ses esprits, elle souffla des narinse et se dirigea d'un pas léger vers les deux protagonistes, se placant non loin de Robin.

« Non mais j'hallucine ! Qu'est-ce que tu fais là toi, la jardinière ?! »
cria-t-elle. « Déjà que tu viens et que tu me forces à voir ta tête de mauvaise herbe, tu piques mes proies ! » Elle s'avanca un peu plus vers elle, et la poussa. « Poursuivre Monsieur Sebastian ne te suffit pas ? Je suis sûre que si il est resté en Afrique plus longtemps, c'est par ta faute ! Le pauvre, tu comprends même pas qu'il te déteste! » et c'était vrai. Comment pouvait-il apprécier se faire harceler par une pauvre fleuriste sans moyens, alors que toute son attention se portait sur elle, la divine et fantastique Heelsman ? C'était n'importe quoi ! « Alors bien que je sois touchée que tu essaies d'être jolie en m'imitant, arrête de t'attaquer aux hommes que je convoites ! Personne ne voudrait d'une sale plouc comme toi ! VIELLE PLANTE ! » finit-elle en hurlant. Bien sûr, elle avait fait allusion à la robe. Cette petite fleuriste n'avait décidément aucune personnalité, et voulait tout faire pour remonter son estime chez le bijoutier. Quitte à être le clone de l'ex chasseuse de monstre renommée. C'était glorifiant certes, mais lamentable ! En plus, la pauvre fille ne faisait que l'insulter et lui envoyer des messages ! Quel courage... Enfin, pas tout le monde ne pouvait être courageux comme elle ! Bien sûr, elle avait parlé de son plan de chasse juste sous les yeux de Robin. Se rappelant qu'il était présent, elle garda son air énervé mais mit un peu plus en avant son décolleté, et s'arrangea une mèche de cheveux. Pourvu que l'intruse aille voir ailleurs ! Isabella avait un emploi du temps très chargé et n'avait pas que ca a faire non, il fallait qu'elle retrouve sa sœur pour commencer leur mission espionnage !
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Sam 9 Nov - 21:58



Aliéna




La journée commence bien...

Arrivée au buffet où quelques personnes se trouvaient, une coupe à la main, et mordant de temps à autres dans les petits fours et autres gâteries présentées, Aliéna prit à son tour une coupe et y trempa les lèvres. Jetant de temps en temps en œil vers son amie Masha pour guetter le moment où elle serait un peu plus disponible, la jeune femme se mit également à observer les personnes, de plus en plus nombreuses, qui arrivaient sur les lieux. Les demoiselles d'honneur, dispersées un peu partout dans le jardin, étaient toutes très reconnaissables dans leurs jolies robes vertes. Curieuse de savoir ce qui occupait tant sa colocataire et la demoiselle près d'elle, la fleuriste suivit leur regard et finit par comprendre que l'objet de leur conversation animée devait être le docteur Lynch et - surtout - la demoiselle qui l'accompagnait ! Aliéna ne connaissait que peu Lynch mais Masha lui si bien dit de se méfier de lui qu'elle fut elle aussi bien surprise de le voir en galante compagnie. Délaissant ce curieux couple, elle repéra également Mary-Margaret et David qui se mêlaient à la foule. Était-ce bien leurs mains jointes qu'Aliéna aperçut à la dérobée ? La jeune femme n'eut guère le temps de vérifier ce geste car une personne venait de s'arrêter près d'elle pour prendre une coupe. Elle adressa au sourire au propriétaire de la casse qu'elle avait déjà pu croiser quelques fois en ville. Elle allait le saluer lorsqu'une créature de cauchemar se matérialisa près de Robin.

« Oh non... » Marmonna Aliéna entre ses dents. Elle ferma brièvement les yeux comme pour se convaincre qu'elle avait rêvé mais, lorsqu'elle les rouvrit, il n'y avait plus de doute possible : Isabella Heelsman était bien devant elle.

Entre les deux femmes, c'était loin d'être le grand amour ! La demoiselle extravagante qu'était Isabella était convaincue que Sebastian et elle étaient liées par un amour éternel et inaltérable. Là n'était pas forcément le problème. Le vrai problème s'était révélé le jour où Isabelle avait réalisé que le bijoutier ne laissait pas Aliéna indifférente. Dès lors, la folle avait déclara la guerre à la fleuriste et, à chaque fois qu'elle la croisait, elle lui hurlait dessus en l'injuriant ou bien en dégradant les fleurs de sa boutique. Bien que de nature très calme, Aliéna avait bien du mal à supporter ses assauts répétés et immatures. Aussi, en voyant la jeune femme débarquer en ce jour qui devait s'annoncer joyeux, Aliéna se demanda ce qu'elle avait bien pu faire au ciel pour être ainsi harcelée, convaincue qu'Isabella allait encore lui faire une scène. Et, à son grand malheur, elle ne fut pas déçue.

Isabella se mit à crier à plein poumons au point de faire vriller les tympans de la jeune femme. Elles étaient à moins d'un mètre l'une de l'autre et il fallait que cette folle mette le volume de sa voix au maximum. Prenant conscience que bien des regards s'étaient tournés vers eux, Aliéna sentit ses joues rougir mais elle demeura parfaitement stoïque, se contentant de fixer son interlocutrice avec lassitude. Elle lui piquait ses proies ? La fleuriste arqua un sourcil : cette jeune femme était complètement paranoïaque ! Elle jeta un regard d'excuse à Robin; en cet instant, il aurait sans doute préféré se trouver n'importe où sauf entre les deux rivales. Une pensée traversa soudain l'esprit d'Aliéna : Isabella avait donc plusieurs hommes dans sa ligne de mire ? Que d'infidélité envers Sebastian, son seul et unique amour, selon ses mots ! La fleuriste eut soudain envie de rire mais elle se retint, se doutant que ce n'était pas la meilleure réaction à avoir devant cette furie. Soudain, cette dernière s'avança et poussa la jeune femme. Surprise, Aliéna fit un pas en arrière, une petite quantité de sa coupe se renversa sur le sol. « Hé ! On se calme la diva ! » Rétorqua-t-elle, soudain énervée. Autant supporter ses vociférations était devenu une habitude, autant se faire ainsi pousser déplaisait fortement à Aliéna. Elle aurait pu avoir un minimum de décence un jour de mariage mais non ! Cela semblait être au-delà des forces de cette soit-disant dame de la haute !

Alors, LE sujet de leur discorde fut abordé. Sebastian. Tandis qu'Isabella continuait à crier, Aliéna prit peu à peur conscience que les personnes qui les regardaient écoutaient également leur conversation. En d'autres termes, si certains habitants de Storybrooke ignoraient que la jeune fleuriste appréciait bien plus Sebastian que comme un simple ami, à présent, grâce à la performance de l'adoratrice de feuilletons débiles, ils étaient tous au courant. Sachant parfaitement que le rouge de ses joues étaient en train de s'étendre sur son visage, Aliéna ne put cependant pas retenir un sourire amusé à l'évocation du voyage du bijoutier en Afrique. Ah, ce fameux voyage en Afrique où Sebastian était parti pendant des jours ! Une grosse farce, bien entendu, pour se débarrasser de ce spécimen horriblement envahissant. Mais, bien sûr, cette évidence n'avait pas traversé l'esprit un peu trop aéré d'Isabella qui s'empressa de tout reprocher à Aliéna. Bien qu'elle sut que Sebastian ne la détestait pas, cette rencontre piqua tout de même la jeune femme qui sentit la colère monter crescendo. Vite, que la tarée se taise pour qu'elle puisse s'en aller !

Finalement, Isabella sembla venir à bout de ses critiques. L'imiter ? Aliéna haussa les sourcils, se demandant où elle avait bien pu allé chercher une idée pareille. Le jour où elle tentera d'imiter cette femme bonne à enfermer, les baleines volerons ! Enfin, l'hystérique proféra sa dernière insulte en hurlant. Curieuse par ailleurs ! C'était bien la première fois qu'on la traitait de vieille plante ! Bien sûr, c'était une référence à sa robe mais Isabella était elle aussi vêtue de vert. Si Aliéna était une vieille plante, qu'était cette furie ? Un espèce de cornichon bondissant et s'agitant tous les sens ! En tout cas, rien de bien gracieux contrairement à ce qu'Isabella souhaitait laisser paraître.

A son grand soulagement, la vipère finit par se désintéresser d'elle pour exposer son décolleté à sa proie du jour. Aliéna avait enfin le champ libre pour prendre la poudre d'escampette. Pourtant; elle ne bougea pas tout de suite. Bien qu'elle fut restée plutôt calme face aux hurlements d'Isabella, elle bouillonnait intérieurement et se sentait horriblement gênée d'avoir été observée dans un moment pareil par une bonne partie des personnes présentes. La raison lui intimait de laisser courir et de rejoindre Masha mais Aliéna n'écouta pas cette petite voix. Sa coupe presque pleine lui souffla une idée. La jeune femme fit un pas en avant et, faisant mine de s'accrocher le pied, elle jeta le contenu de son verre à la figure d'Isabella. Le liquide éclaboussa le visage de la furie, mouilla quelques mèches de ses cheveux et dégoulina jusqu'à sa robe. « Oh ! Pardon, j'ai trébuché ! Je suis vraiment très maladroite !» Dit-elle avec un air faussement désolé. « Sur ce, je vous souhaite une bonne journée, mademoiselle Heelsman. » Conclut-elle avec un léger sourire. Aliéna reposa la coupe sur la table et s'éloigna. Malgré son apparente assurance, elle priait pour que la folle ne se mette pas à lui courir après.

Le cœur battant à tout rompre, Aliéna se fraya un chemin parmi les personnes, sentant quelques regards la suivre, et rejoignit Masha et son amie. « Eh bien ! La journée commence bien on dirait ! » Dit-elle avec une expression mi-souriante mi-gênée. « Pitié, dis-moi que Sebastian n'a pas assisté à ça ! » Murmura-t-elle rapidement à l'oreille de son amie. Puis, essayant de reprendre un ton normal et une attitude posée, Aliéna se tourna vers l'autre demoiselle et lui sourit. « Je ne crois pas vous connaître. Je suis Aliéna, enchantée ! » Intérieurement, Aliéna ne pensait qu'à une seule chose : que le reste de la matinée se passe rapidement et que l'événement qui venait de se produire s'oublie rapidement.
© Méphi.
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Sam 9 Nov - 23:23



Rebecca




En mission... Mais d'abord un petit four !

Rebecca étrangement à l'aise malgré la situation. Le mariage avait, semblait-il, attiré de très nombreux invités mais elle supposé que c'était le but d'envoyer une invitation à chacun des habitants de la ville. Autour d'elle, une véritable danse de tissus et de couleur avait lieu. Échanges de politesse, poignées de main, regards curieux et sourires de circonstance, elle se serait crue dans une de ses séries où la bonne société se retrouvait au moins une fois par épisode pour un cocktail ou une vente de charité. Elle avait eu raison de croire que les Nerys étaient des gens importants car à en juger par la foule qui se pressait pour assister au mariage de l'héritière de la famille ils étaient sans doute le sommet de la pyramide sociale de Storybrooke.

Les yeux brillants, elle tentait de mémoriser le moindre bouquet, la moindre décoration. De chaque détail elle voulait pouvoir se souvenir des années durant. Becky imaginait facilement la vie de la mariée qui avait grandi dans un endroit pareil : leçons de piano, équitation et réception tous les trimestres pour récolter des fonds au nom d'une association quelconque. Elle aurait même pu parier que le dressing de la future mariée était à lui seul plus grand que le salon de son appartement, et qu'il était rempli de vraies robes de créateurs et pas de simples imitations qu'elle avait cousu elle-même. Pourtant elle n'était pas jalouse... Enfin, peut-être un peu, mais la serveuse aimait sa vie. Elle aimait son travail, ses amis, ses jeux vidéos. Louna Nerys avait eu une vie de princesse, seulement Rebecca ne voulait pas d'une telle vie. Elle n'était pas une princesse, les princesses n'étaient bonnes qu'à être secourues par un plombier italien ou un petit garçon qui avait tout copié à Peter Pan.

L'ancienne poupée de son se demanda quel genre de personne pouvait être la mascotte de la journée. Les clichés voudraient qu'elle soit du genre à lever le petit doigt en buvant du thé et à parler pointu. Mais Suzy lui avait assuré que l'héritière Nerys était une jeune femme tout à fait adorable alors Becky décida de ne pas se faire une opinion sans connaître la mariée. Une personne qu'elle languissait de connaître également se trouvait justement en face d'elle. Resserrant son bras autour de celui d'Owen qui tanguait dangereusement sous le coup de la fatigue, elle observa ce-dernier serrer la main du docteur Lynch ? Elle n'avait pas raté le regard du médecin qui en disait long sur ce qu'il pensait de sa tenue. Eh bien quoi ? Aucun homme n'était capable de refuser l'entée à quelqu'un avec des arguments aussi importants !

La couturière nota qu'il n'avait pas semblé apprécier de l'entendre l'appeler par son prénom, mais il lui avait répondu par son nom de famille ce qui signifiait qu'effectivement il ne souhaitait pas faire de vague devant sa cavalière. Cavalière qui d'ailleurs était tout à fait ravissante. La jeune Doll lui offrit son plus beau sourire, extatique de pouvoir enfin rencontrer la jolie brune.


''Je suis Carrie, enchantée. Vous êtes une amie de Daniel ?''

Un regard vers le docteur apprit à Becky qu'il n'appréciait pas plus que sa cavalière l'appelle ainsi et aussitôt elle se prit d'affection pour la jeune femme. Non pas qu'elle n'aimait pas le psychiatre, bien au contraire elle commençait enfin à sentir qu'il s'ouvrait à elle, mais elle savait qu'il ne connaissait que les rapports de force. C'était comme cela qu'il fonctionnait et si cela allait parfaitement à l'ancienne poupée de son, elle avait craint que cela n'effraie son invitée. Pourtant elle jouait le jeu et elle le jouait bien. Peut-être qu'il avait enfin trouvé une femme pour lui, et quel couple ils formaient!

''Rebecca, et moi également. Oui, nous nous connaissons depuis un moment maintenant, même s'il refuse toujours de m'appeler par mon prénom. Et je vous présente mon compagnon, Owen.''

A en juger par les éclairs dans les yeux du docteur, Rebecca venait de s'attirer définitivement les foudres de celui-ci. Mais au Diable tout cela, si c'était sa dernière journée sur Terre elle comptait bien en profiter ! Et puis l'invitée de Lynch était beaucoup plus facile à approcher qu'il ne l'avait laissé entendre. Robin apparut soudain comme sorti de nulle part tout en sourire et compliment. Elle regarda le séduisant jeune homme qui ferait très certainement des ravages dans son costume. La serveuse adressa un sourire au frère de son petit ami et le remercia chaleureusement – et peut-être aussi légèrement rougissante. Il fit le joli cœur face à la cavalière de Lynch avant de reporter son attention sur son cadet pour s'étonner de sa présence alors qu'il avait travaillé toute la nuit. Oui Owen était très certainement épuisé, surtout qu'elle l'avait réveillé la veille avant qu'il ne parte pour passer un moment sous la couette avec lui. Elle n'avait pas réfléchi, et voilà que maintenant elle se retrouvait avec un zombie comme copain. C'était de sa faute, elle ne pouvait donc pas se plaindre.

''Je crois que me voir m'arracher les cheveux sur son costume lui a fait tellemment pitié qu'il a accepté de m'accompagner aujourd'hui sans hésiter.''

Becca avait fini sa phrase en regardant Owen dans les yeux, un sourire indulgent aux lèvres. Elle lui donna un rapide baiser comme pour le remercier de faire cela pour elle et se détacha de lui juste à temps pour voir partir Robin. La brunette pensa qu'il lui faudrait également voir Suzy pour lui dire d'essayer de mettre un peu de nourriture de côté pour Walgrim quand elle irait le chercher pour l'after. Après tout, en tant que demoiselle d'honneur elle avait plus de chances de pouvoir le faire discrètement.

Mais elle le ferait plus tard. L'ancienne poupée de son reporta son attention sur la discussion qu'avaient Carrie et son cavalier. Ils étaient vraiment mignons, d'une façon tordue. Rebecca attrapa une coupe de champagne sur le plateau d'un serveur qui passait par là et en bu une gorgée. Ça ne valait pas une bonne bière, mais ça ferait l'affaire. Lynch et son invitée faisaient sourire Becky, et quand la jeune femme sous-entendit qu'il était uniquement ravi d'avoir bien dépensé son argent, la serveuse ne put s'empêcher d'adresser un grand sourire joyeux au médecin qui signifiait qu'elle aimait déjà sa cavalière.

Soudain cette dernière se mit à crier sans se préoccuper le moins du monde des regards courroucés qu'elle s'attirer de toutes parts. Rebecca comprit qu'elle avait dû apercevoir une amie lorsqu'elle fit signe à une personne derrière elle. L'ancienne poupée se retourna pour voir qui pouvait bien être cette Lacey et reconnut une jeune femme qu'elle avait croisé quelques fois au Rabbit Hole. Quant à son cavalier, autant dire qu'il n'avait nullement besoin d'être présenté. Mr Gold possédait tout dans cette ville, en plus d'être un client du Granny's. Elle avait souvent été sa serveuse mais ne le connaissait pas vraiment.

Reportant son attention sur Lynch, Becky réalisa qu'il tentait de lui comprendre quelque chose en la regardant avec insistance. Malheureusement, tout ce qu'il réussit à faire fut de la mettre mal à l'aise, qu'avait-il donc à l'observer ainsi ? Était-il en train d'essayer e l'électrocuter à distance parce qu'elle l'avait appelé Daniel ? Sérieusement ? C'était injuste, Carrie aussi l'avait appelé Daniel ! Carrie... Soudain Becca se souvint qu'elle était en mission. Elle se souvint également que l'ennemie était justement la personne que la cavalière du médecin avait interpellée. Enfin, ''l'ennemie''... C'était seulement une jeune femme, très jolie mais aussi très ''au bras de l'homme le plus important et le plus respectable de la ville''. Bref, elle semblait bien moins écervelée que ne l'avait fait entendre Lynch. La couturière nota de penser à toucher deux mots au médecin au sujet de sa vision des femmes qui l'entouraient.

D'autres cris retentissaient non loin à présent. La brunette en chercha la provenance et aperçut Robin en compagnie de deux femmes de vert vêtu – décidément c'était la mode – qui se faisaient face. La plus âgée s'en prenait à la plus jeune que Becky reconnut comme étant Aliéna la fleuriste. Il lui semblait également connaître l'hystérique, mais elle ne se souvenait plus vraiment d'où. En tout cas, ces deux-là semblaient avoir un gros différent à régler étant donné le volume sonore qu'il prenait pour être réglé. Pauvre Aliéna, et pauvre Robin. Lui qui n'aimait pas attirer l'attention et la foule, il était servi ! Apparemment, l'objet de leur dispute était Sebastian, le bijoutier de la ville et copain de beuverie de Wally. Mais ne pouvait-elle pas se taire cette pintade verte ? Cette voix était insupportable ! La fleuriste semblait penser que la folle ne méritait pas qu'on l'interrompe, mais si elle ne se décidait pas à la calmer rapidement, c'était Rebecca qui irait elle-même.

Mais il semblait que cela allait être inutile car, lorsqu'enfin les cris cessèrent, Aliéna amorça un pas avant de renverser son verre sur la robe d'un vert criard. De surprise, Becky ouvrit quand la bouche. Que ce soit volontaire ou non, Aliéna venait de devenir la nouvelle héroïne de la serveuse. Se rappelant de fermer la bouche, elle tourna la tête vers le couple avec lequel elle discutait pour éviter que l'hystérique ne la voit se moquer d'elle.

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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Dim 10 Nov - 17:04



Jude




Perfection et discrétion

La perfection était le mot d'ordre de la journée qui s'annonçait. Le mariage du siècle passait à Storybrooke, enfin euh..pas le verbe passer comme un cinéma, mais ça en revenait au même, c'était l'évènement où il fallait être vu, enfin non, nous on devait passer inaperçu, devais-je me faire moche ? Je serai capable de me faire repérer même dans cet état, le mot d'ordre était bien perfection ainsi que discrétion, ça n'allait pas être simple. Foi de Shaolin, j'allais être à la hauteur de notre mission, découvrir l'ingrédient secret d'un certain Alberto, d'après Tao un italien. J'espérais pouvoir avoir le temps d'admirer la robe de la mariée, le maquillage qu'elle avait choisi et surtout son vernis. Qui n'avait pas d'ongle impeccable pour le plus beau jour de sa vie.

Depuis que j'avais reçu l'invitation j'avais changé d'idée de tenue a chaque...heure, le problème était qu'un habit allait avec une coiffure, une couleur de vernis, un casse-tête infini. Le réveil sonna et annonça le début de ma course contre la montre, je devais être prête à l'heure. Filant à la douche que je partageais avec ma soeur, celle-ci n'allait pas venir de sitôt, Violet n'aimait pas autant se pomponner que moi, petite j'adorais la maquillée, en grandissait j'avais plus que Tao pour tester cet art, une vraie poupée. D'ailleurs, j'avais peur de le découvrir au mariage, si j'avais eu plus de temps j'aurai foncé chez lui pour l'habiller à mon goût, mais pour une fois j'allais devoir lui faire confiance et il arrivait souvent qu'il m'impressionne, alors pourquoi pas aujourd'hui !

Enfin propre, je m'embaumais d'une pommade parfumée au jasmin, serviette autour du corps j'ouvris mon placard pour sortir mes plus belles robes, rien que les dernières semaines j'en avais acheté six différentes, il me restait à présent qu'à choisir. L'une après l'autre je les posais devant moi sans savoir laquelle choisir... Sky ne pouvait pas venir, mais son avis avisé me serait utile. J'ouvris donc la porte pour aller le trouver en petite serviette tenant les robes par les cintres. Comme à son habitude je le trouvais dans sa chambre le nez dans les bouquins. Lui expliquant mon problème, il semblait déconnecter à certains moments, mais je le rappelais à l'ordre, même si j'adorais nos petits moments à se regarder sans rien se dire, là, j'étais réellement pressée. Une fois qu'il eut une préférence pour une robe bleue laissant voir mon dos nu, c'est vrai qu'elle était sublime, j'allais l'enfiler dans ma chambre.

Tournant quelquefois devant le miroir, je devais m'atteler à la coiffure, petite séance de séchage pour leur donner du volume et je l'attachais pour placer un serre-tête or, fignolant ma coiffure qui laissait apparaître mon tatouage en forme d'aile derrière l'oreille. J'avais eu un réel coup de foudre en le voyant, pour moi il représentait la liberté d'aimer. Un maquillage discret, quelques bijoux, puis une longue séance de vernis et je me trouvais prête. Soufflant sur mes ongles, je retournai vers mon frère pour lui montrer le final et je compris grâce à sa réaction que j'avais atteint mon but.

Regardant l'heure, j'étais impressionnée d'avoir mis si peu de temps et être prête avant Violet, m'installant sur son lit en attendant quelle sorte de sa douche, j'enfilais mes chaussures qu'on verrait à peine à cause de ma robe longue. Quand ma soeur entra dans sa chambre, je lui fis un grand sourire, depuis que Tao et moi avions cassé sa voiture, j'avais peur de la perdre, mais c'était un peu après une histoire classée et j'avais trouvé un bon moyen de me faire pardonner et m'amuser par la même occasion. Lui racontant que grâce à Sky j'avais choisi ma robe, une fois qu'elle avait mise la sienne, je l'emmenais pour la maquillé, plan pour se faire pardonner à Violet, déjà superbe, elle allait être resplendissante.

Sac en main, il me devait de tout vérifier avant de partir, ma soeur s'impatientait dans la voiture de notre père, voiture qu'il avait bien voulu lui prêter si moi je ne conduisais pas. J'étais cataloguée en mauvaise conductrice pour un seul accident, si j'étais si nul je n'arriverais jamais à conduire avec mon antique véhicule, je l'aimais tellement que je m'en voyais pas m'en séparer, si dangereuse qu'elle était.

- Tu risques d’abîmer ma robe dans le coffre !

Petite blague avec une grande partie de vérité. Il ne fallut pas longtemps pour arriver au manoir, je ne connaissais pas forcément des membres de cette famille, mais j'en avais beaucoup entendu parler, surtout de cette grand-mère terrifiante, j'avais tout de même du mal à croire qu'elle puisse l'être plus que mon père, ce soir j'en aurais le coeur net. Le cadeau doit les mains de violet, je tendis l'invitation à un homme fort bien habillé et lui souffla à l'oreille un bon conseil.

- Avec le sourire et tu seras parfait !

Étant moi-même hôtesse, je savais de quoi je parlais. La porte du portail passé je fus ébahi, pas par les fleurs et la grandeur du jardin, mais toutes les personnes que j'allais pouvoir observer, d'ailleurs une d'entre elles aurait dû repasser quelque temps devant son miroir à mon avis, mais ce n'était pas méchant juste une observation. Je reconnus certains clients du restaurant, des amis de Violet, Târa que je saluais de la main, si j'avais le temps il faudrait que je lui parle pour lui donner des nouvelles de ma voiture et en prendre de la sienne. Enfin, j'aperçus mon ourson et le trouva super beau dans son costume. L'embrassant sur la joue, ma soeur annonça la couleur et lui rappelant qu'il aurait dû les attendre à l'extérieur. Je fis comme-ci de rien.

- Va va voum chéri, un vrai James Bond, discrétion et perfection.

Des hurlements abjects me firent me retourner, apercevant celle qui aurait dû repasser devant le miroir, agresser une jeune femme douce au premier abord, sauf qu'elle lui jeta son verre à la figure, espérons que son maquillage tiendrait, ça promettait comme mariage. Comme je n'avais pas mangé, j'avançais vers le buffet pour choper quelques amuse-gueules, donc vers la scène, j'assistai tous les jours à des combats alors ça n'allait pas me captiver.

- Ils sont super bon, Alberto est doué, alors on fait quoi d'abord interrogation de cuisto ou on trouve Esther Nerys ?

J'avais dans l'espoir qu'elle réagisse à la scène qui se produisait à côté d'eux, vu le ton de son invitation elle serait bien capable de les mettre à la porte, les dés étaient jetés.
© Méphi.
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Dim 10 Nov - 19:31



Maddhen




Que la fête commence !


En haut de son perchoir, Maddhen pouvait voir tout le beau monde qui étaient venus. Était-il vraiment là pour Louna et William ou étaient-ils venu pour le buffet ? Pourquoi les invités se collaient ainsi sur cette table ? Ils n' étaient pas en période de disette quand même ! En se redressant quelque peu, elle eu l'occasion d'observer la tenu de son beau mulet. Enfin, tout ce qu'elle voyait c'était cette horrible cravate ! Ce n'était pas si compliqué de mettre un nœud de papillon. Pour elle, une cravate était un cache bedaine ou un cache tâche. Bran n'était pas obèse, bien au contraire Maddy avait bien eu le temps de l'observer pendant son sport quotidien et il était extrêmement soigneux. La seule explication était une faute de goût ! Jeliza devrait le prendre en main lui aussi. Alors que l'autre option était si adorable, les hommes ressemblaient à des paquets cadeaux qu'il fallait déballer ! Au moins avec ça, on n'a jamais retrouvé de femmes étranglé, contrairement avec cette chose ignoble qui était au coup de nombreux invités.

Bien que son corps était en train de glisser, elle se retenait au maximum avec ses jambes et parfois ce relevait avec la force de ses bras de petit coq. Maddhen ne voulait pas se décider à descendre, elle avait une mission des plus importante, enlevé cette abomination ! Toutefois, avant de la prendre et de se mettre à courir, elle devait se montrer sociable. Robin la salua, comme il était beau dans son costume, personne ne devait avoir l'habitude de le voir aussi bien habillé. Surtout que ce beau étalon avait un nœud papillon, il avait tout compris ce garçon ! Aujourd'hui, il allait être son préféré. En le regardant avec un sourire béat, elle sentait quelques choses d'étrange, quelques choses qui tiraient ses cheveux. Elle ne prêtait même pas attention à la jeune femme qui venait d'arriver, trouver la cause de sa douleur capillaire était capitale ! En se relevant encore, elle vit des mèches coincé dans un bouton de sa chemise. Tide était dans une situation gênante, des cheveux coincés, une robe qui à force, ne devait pas tout cacher et une femme qui lui parlait peut-être sans qu'elle s'en rends compte. Son détecteur Robin de déclenchait, il avait dit son nom, la femme mystérieuse s'était-elle présenté ? Prise de panique, elle lui sourit et articulait convenablement son nom.


- Salut Maddhen, enfin moi je m'appelle Maddhen, enchanté de te connaître.

Cette femme lui était totalement inconnue, mais apparemment elle connaissait Bran. Son apparence était extrêmement soigné, en même temps, ils étaient à un mariage. Suzy n'avait pas de chance, elle avait une copieuse. La personne sans nom avait acheté la même robe qu'elle. En même temps, il n'y avait pas énormément de boutique ici. Tellement absorber par ce mystérieux individu que Maddhen n'avait pas remarqué le départ de Robin, son chouchou avait disparu dans cette foule qui commençait à avoir de l'ampleur. Moïra était arrivé depuis combien de temps d'ailleurs ? Peu importe, il fallait qu'elle libère ses cheveux de cette boutonnière.

- J'espère que vous ne m'en voudrez pas de n'avoir rien dit sur ce sujet.

Elle parlait de qu'elle sujet ? Ils avaient donc des secrets ensemble ! Le cachottier ne l'avait pas prévenu qu'il avait une nouvelle amie, affront ! Lorsqu'ils sortiront de ce mariage, ils auront une petite conversation. Il n'était plus son chouchou, c'était définitif ! Maddhen s'en voulait de ne pas l'avoir plus écouté, déjà elle aurait su son nom et elle serait de quoi il parlait ! Elle tirait sa tignasse pendant qu'un homme s'exclamait à côté d'eux :

- Beth ! Tu es resplendissante en demoiselle d'honneur !

Beth, son nom était Beth. En réfléchissant quelques instants ... non elle ne connaissait pas de Beth. Un mystère de résolue, tout comme celui de la robe verte. Elle était aussi demoiselle d'honneur, donc elle connaissait bien Louna. Alors, pourquoi Maddhen ne l'avait jamais vu ? En tirant le reste de ses mèches, elle atterrit sur le sol. Ses pieds étaient endoloris, tout comme ses bras. Cet homme avait complètement ignoré Maddhen et Bran, était-il complètement impoli envers les personnes qui ne connaissaient pas ? Toutefois, le regard de son mulet lui criait qu'ils se connaissaient et pas en bon terme. Dans tous les cas, cet homme était un goujat, point final. Prête à se jeter corps perdu dans la conversation pour sauver son ami, mais une chose ridicule l'empêcha, la cravate. C'est alors qu'elle trouva LA solution à ce problème, son frère, celui qui servait avec un nœud papillon. Lui il n'avait pas à être tout beau, d'ailleurs, n'était-il pas jardinier normalement ? En lui courant après, Maddy entendait des hurlements qui provenaient du buffet. Ali se faisait agresser par une mégère, elle aussi était sublime dans sa jolie robe verte, bien que son visage devenait de plus en plus rouge. L'ancienne sirène était à deux doigts de se jeter dans une autre conversation pour sauver son amie, mais elle contrôlait parfaitement la situation. Elle avait renversé son champagne sur la tête de cet individu douteuse qui avait une voix extrêmement désagréable. Retournant à ces affaires, elle vola le nœud papillon à son frère, tant pis s'il se faisait virer, il était jardinier et non serveur ! Revenant sur ces pas, elle retrouvait enfin Robin qui avait dû aller aider Aliéna, c'était vraiment son héros du jour !

- Excusez-moi, pardon, Bran donne moi ta cravate, ça ne te va vraiment pas, allez dépêche toi ! Je n'ai pas encore bue une coupe de champagne et avec tout ce monde, j'ai peur de ne plus en avoir. Au fait Monsieur, dans un mariage, on est censé avoir des bonnes manières, surtout quand c'est Ester qui invite, alors bonjour !

Suite à cette leçon de morale, Maddhen enfilait le nœud autour du coup de Bran. En lui souriant à pleine dent, elle était assez fière d'elle. Pour l'avoir rendu magnifique et pour avoir remit à sa place cet homme. Si c'était le genre d'ami de Beth, il était fort possible qu'elle ne s'entende pas avec cette femme. Maddy avait une autre mission, trouver une coupe de champagne et dire bonjour à Violet qui était arrivé. Avec toute cette agitation, elle n'avait pas eu le temps de dire qu'elle avait rencontré son héros de télévision, Matthew. Ca en fait du héros dans une seule journée ! Au fait, il était où son cavalier ?

© Méphi.
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Allan Gold
Habitant ೨ Rumpelstiltskin

✒ Curse :
7401
✒ Coeur :
A jamais fermé
✒ Statut :
En affaires
✒ Personnage de Conte :
Rumpelstiltskin


MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Dim 10 Nov - 21:25



Mr Gold




Il est délicieux de s'attendrir sur la beauté et la fragilité d'une rose


« Ca pour un manoir, c’est un manoir. Vous pensez qu’on pourra voir l’intérieur ? Je suis curieuse de savoir comment c’est agencé là-dedans. »

Je reconnaissais bien la curiosité un peu trop débordante de ma cavalière, cela lui avait déjà valu plusieurs désagréments mais à mon avis, elle ne pouvait s’en empêcher. C’était plus fort qu’elle il fallait qu’elle sache. J’avoue que j’aimais ce trait de caractère sauf quand il concernait mes petites affaires personnelles mais elle avait cette petite lueur dans les yeux quand elle pouvait satisfaire sa curiosité. Comme ma cavalière, je me mis à regarder autour de moi, voir quels invités était venus à cet événement et il me semblait que personne n’avait souhaité manquer ça. Puis Lacey se figea et serra mon bras. La douleur était présente mais je n’y prêtais pas attention, je me mis à chercher qui avait pu déclencher cette réaction chez ma partenaire. Je ne doutais pas que cela avait un rapport son passé à Storybrooke mais impossible dans cette foule de deviner qui elle avait dans son champ de vision. Je finirais bien par le savoir. Ce n’est que quand elle me posa une question que je me rendis compte qu’elle avait bien serrée car je sentais ses ongles à travers le tissu. Lacey ne l’avait pas percé mais cela restait douloureux.


« Je… Je suis désolée ! Je vous ai fait mal ? »


Elle s’inquiétait vraiment pour moi ? La brune s’était rendu compte de ce qu’elle faisait et s’en excusait. Je la rassurais tout de suite car je ne voulais pas qu’elle y repense toute la journée et qu’elle en profite un maximum.

« Non absolument pas. »

Mon regard posé sur son doux visage, j’étais partagé, je ne voulais pas qu’elle revoie cette personne qui l’effrayait tant et en même temps, je voulais savoir qui c’était pour lui faire payer toutes ces années et au prix fort.

« LACEY !! »


On pouvait difficilement faire plus discret depuis l’autre côté du jardin, une voix bien connue venait d’appeler ma cavalière. Cette personne n’était autre que Mademoiselle Jones qui espionnait quelques fois pour moi. Je la connaissais donc et quelle ne fut pas ma surprise en voyant qui se trouvait à son bras : le Docteur Lynch, je ne savais pas qu’il s’était rapproché, je redemanderais à Mademoiselle Jones à son prochain rapport. Je me suis décidé à mener ma cavalière vers le couple. Je voulais par là également tester l’une des mes théories selon laquelle ce serait Lynch qui avait gardé ma compagne  pour la journée prisonnière de ces cellules plus ou moins efficaces. Je sentais une certaine résistance de la part de Lacey.

« Allez, ne faites pas la timide, ce doit être l’une de vos amies. »


Pour l’appeler par son prénom je n’en doutais et plus nous approchions du couple, plus elle se tendait confirmant à mon grand regret mon hypothèse mais le moment était mal choisis pour faire un scandale, le temps viendrait bien assez tôt.


« Bonsoir, mademoiselle Jones, vous êtes ravissante en robe. »


Je me penchais sur sa main pour y déposer un baiser avant de me tourner vers son compagnon pour la journée.

« Et vous devez être le Docteur Lynch si je ne me trompe. »


Je tenais à cette distance pour maintenir un minimum de lien en dehors de mes visites discrètes et j’espérais qu’il en ferait de même de son côté. Je tendis ma main vers lui dans un geste de salut. Je saluais également Rebecca et Owen qui se tenaient à leurs côtés avant de me tourner à nouveau vers sa charmante cavalière.


« C’est agréable de se retrouver tous autour d’un si heureux événement. Cela permet d’en apprendre plus sur les habitants de la ville. »


Je finis ma phrase par un regard plus appuyé sur Lynch, tentant de lui faire savoir que nous aurions à nous parler après cette journée...

« Vous prendrez bien un verre, Mademoiselle French ?»

© Méphi.




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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Lun 11 Nov - 1:02



Sebastian




Money, Money, Money Must be funny, in a rich Man's world.

Le bijoutier n’avait jamais autant aimé faire les comptes de la bijouterie, car depuis l’annonce du mariage chez les Nerys, la ville était en effervescence. Pour ce jour en particulier, l’amour était mis au premier plan, mais pas seulement les sentiments sirupeux entre deux personnes, l’amour de soi primait. On voulait être beau pour l’occasion. On voulait être bien accompagnée. On voulait pouvoir se mêler aux jeux des apparences des grandes personnes. Alors jour après jour, une quantité impressionnante de gens était venue vider ses comptoirs ainsi que ses vitrines. Il avait travaillé d’arrache-pied durant des semaines, voyant l’argent gonfler sa caisse et, pour finir, s’accumuler dans son compte en banque qui avait connu un creux depuis sa dépendance à la bouteille. Sa soif de richesse l’emportait sur sa soif réelle. Devant l'apparition d’un tas de richesses, son adoration des trésors avait supplanté presque tout. Si faire croire à une idiote qu’il était partie en Afrique ou les conversations plutôt intenses avec son colocataire ne le pesaient plus, l’arrivée de son fils et la tendresse des moments passés avec une jolie fleuriste lui trottaient encore en tête. Cependant, il avait réussi à s’évader de tout ces questionnements inutiles en se plongeant dans le travail. Du coup, il avait été tellement occupé et de bonne humeur qu’il était totalement sobre. L’or resterait toujours une belle motivation aux yeux de l’ancien pirate. En contrepartie, il ne comptait pas conserver cet état de sobriété éternellement…

Néanmoins, Sebastian avait préféré attendre pour boire aux frais des mariés plutôt que de devoir débourser une seule pièce de son nouveau butin. Bon d’accord, il avait fait quelques achats pour sa tenue du jour. Pantalon noir, chemise blanche, gilet et veston court sur le devant, nœud papillon et - la cerise sur le gâteau - un magnifique chapeau haut de forme. Petit écho au passé, le capitaine semblait toujours posséder des goûts sophistiqués rappelant son éternel habit rouge de pirate. Bref, il ne passerait pas inaperçu et s’attirerait surement quelques compliments de la part d’Esther Nerys avec laquelle il s’entendait à merveille. Enfin, disons qu’elle ignorait surtout les circonstances douteuses de l’arrangement qu’il y avait entre lui et Louna, rien de bien méchant, mais il suffisait que la mariée l’aperçoit en compagnie du dragon pour qu’il puisse mettre la main sur les grands vins qui peuplaient la cave des Nerys…

Après avoir pris une douche rapide et de s’être assuré qu’Andrew ne lui servirait pas de chaperon toute la soirée, Sebastian s’habilla et passa de longues minutes à tenter de maîtriser ses cheveux normalement bouclées en quelque chose de plus chic. Puis, le gentleman pris sa montre, son téléphone, ses clés ainsi que son invitation et appela un taxi. Sa voiture resterait sagement dans le parking de l’immeuble ce soir, quant à lui, il prévoyait bien s’amuser... La voiture arriva enfin et alors qu’il marmonna un vague au revoir à Liam au passage, il quitta l’appartement et se dirigea vers le manoir où se tenait les festivités. Il n’était pas de nature sociable à la base, mais depuis ses tournées régulières dans les bars, ses aptitudes à communiquer avec autrui s’étaient améliorées. Enfin, il était plus à l’aise à exprimer ses volontés plutôt que de s’intéresser aux autres. De plus, ses remarques cinglantes et son sarcasme semblaient êtres des traits de caractères plus durs à effacer que prévu. Pas qu’il se souciait vraiment de l’opinion des autres. C’était bien ça le problème. De toute façon, il n’allait au mariage que pour une seule raison : il en avait envie.

Le bijoutier débarqua du taxi qu’il paya sans ajouter de pourboire -il n’en donnait jamais -, puis se dirigea vers la grille de l’entrée principale. Il montra son invitation et on le gratifia d’un « bonne journée monsieur » surement dû à son habit qui imposait le respect. Ou était-ce parce qu’il avait donné une raclée au videur lors d’une soirée au Rabbit Hole quelques semaines plus tôt ? Peu importait vraiment. Sebastian posa son regard azuré sur la foule devant lui. Il était en retard et la moitié de Storybrooke semblait déjà présente sur les lieux. Le beau brun reconnu des visages familiers tels que Suzy, sa bonne fée qui le sauvait parfois lorsqu’il cuvait sur le trottoir, Maddhen, la demoiselle qui lui avait surement dit qu’il se sentirait mieux allongé sur le trottoir, et Chrissie, la gamine qui aimait lui rappeler qu’il avait une sale gueule le lendemain.

Bien que la décoration un peu envahissante le désorientait à cause de l’abus de couleurs et de parfums, il vit très clairement le plateau du serveur remplit de coupe de champagne approcher et se saisit du précieux nectar par la même occasion. Il allait enfin goûter ce champagne hors de prix, sentir les petites bulles lui chatouiller la langue et… Ah ? Des cris en provenance du buffet l’arrêtèrent dans son geste. Il s’était crispé, reconnaissant entre mille la voix criarde. Tournant la tête dans cette direction, il repéra d’abord Robin qui semblait se trouver au mauvais endroit au mauvais moment, puis son regard tomba sur une Isabella décharnée. L’épinard était bien pâle comparée à l’émeraude qui subissait sa colère. Lorsqu’il avait aperçu Aliéna, le frisson de dégoût laissa la place aux battements accélérés de son cœur. Sa coupe de champagne ne parvint jamais à ses lèvres charnues qui s’étirèrent plutôt dans un sourire franchement amusé lorsqu’il vit la fleuriste donner une bonne leçon à la folle furieuse. Finalement, il éclata même de rire comme plusieurs personnes qui avaient assisté à la scène.

De loin, son regard croisa celui de Robin et il posa un doigt sur sa bouche pour lui demander le silence. Il se sentit presque mal d’abandonner son ami d’enfance avec la furie, mais Sebastian se doutait qu’il s’en débarrasserait surement mieux que lui. Après tout, Isabella Heelsman faisait preuve d’un vrai talent de harceleuse professionnelle à son égard sans parler d’une bonne couche de névrose en ce qui concerne un amour complètement imaginaire entre le bijoutier et elle. Il prit donc son chapeau haut de forme dans ses mains et s’en servit pour se cacher le visage alors qu’il passait devant le buffet pour suivre la jolie fleuriste. Quelque chose lui disait que, même en son absence, il créait des vagues. Quoique Sebastian avait naturellement tendance à ramener les choses à lui… Comme il n’avait pas saisit le contenu du monologue d’Isa', il ne savait pas tellement de quoi il en retournait. Aliéna avait rejoint sa colocataire ainsi qu’une autre jeune femme blonde qu’il ne connaissait pas. Franchissant les derniers mètres qui le séparaient de la demoiselle tant convoitée, il s’arrêta derrière elle.

« Vous êtes une femme pleine de surprises Aliéna Pearl… Je n’ai pas trop compris ce qui s’est passé, mais je suis sûr qu’elle l’a bien mérité ! » dit-il en lui faisant un clin d’œil lorsqu’elle se retourna. Un sourire plein de malice apparu sur son visage alors qu’il lui tendit la coupe de champagne non-entamée qu’il trimbalait depuis quelques minutes. « Des munitions au cas où un autre trouble-fête viendrait t’embêtez... »

Il allait probablement se moquer de la fleuriste avec cette scène comique pendant un petit moment, surtout à cause de l’admiration qu’il avait pour ce geste. Si les convenances voulaient qu’un homme ne s’attaque jamais à une femme, les jumelles Heelsman lui donnaient souvent des envies de meurtre. Il eut un petit moment de silence où le bijoutier regarda son amie sans broncher, appréciant la délicate beauté qui s’offrait à sa vue. Il n’avait pas besoin de lui dire qu’il la trouvait magnifique, cela se lisait dans ses yeux. Son plan de base qui impliquait la disparition de quelques bouteilles de champagnes semblait s’être évaporé. Du moins, pour l’instant. Cependant, l’ancienne princesse n’était pas seule alors le bijoutier souleva son chapeau en guise de salutation aux autres jeunes femmes.

« D’ailleurs, je suis bien impoli. Je n’interromps aucune conversation importante j’espère ? »
© Méphi.
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Lacey French
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Lun 11 Nov - 10:51



Lacey




Le sacrement de mariage est un désinfectant

Planter vos ongles dans le bras de la personne qui vous accompagne était fortement déconseillé ! Surtout quand cette dernière était la personne la plus importante de la ville. Je n’ignorais pas qu’une grande partie de Storybrooke appartenait à M. Gold. Qui d’autre que le propriétaire de la ville pouvait vous autoriser à rouvrir la bibliothèque que Régina Mills avait fait fermer ? En apercevant le Docteur Lynch, je n’avais pas pu m’empêcher de me mettre sur la défensive. Ca s’annonçait réellement très mal pour moi car s’il était là, cela diminuait mes chances de cacher à tout le monde que je sortais de psychiatrie. Il suffisait qu’il prononce un mot de travers pour tout faire tomber à l’eau. Peut-être devrais-je faire comme s’il n’existait pas ? Peut-être en ferait-il de même au passage ? C’était une riche idée. Bon, cela reviendrait aussi à esquiver Carrie, mais je pourrais toujours m’arranger pour l’attirer ailleurs et surtout très loin du Docteur Lynch.

J’étais prête à faire comme si de rien était, mais néanmoins, je m’excusais auprès de M. Gold pour lui avoir planté mes ongles dans le bras. Lui avais-je fait mal ? J’étais persuadée que oui, mais il me répondit que ce n’était pas le cas. Je lui offris un sourire sincèrement désolé. Il allait falloir que je fasse attention à tout ça. Je pouvais le faire. Il me suffirait de ne pas me braquer à chaque fois que j’apercevrai le Docteur Lynch et tout irait bien. Oui, voilà, j’allais faire comme ça. Maîtrise de soi totale aujourd’hui, Lacey ! Je regardai dans la direction opposée pour trouver un endroit où aller qui serait loin de mon ancien médecin quand un « LACEY ! » manquant de toute discrétion se fit entendre. Je sursautais légèrement et je ne mis pas longtemps à reconnaître cette voix qui était bien sur celle de Carrie. Oh non ! Mes yeux s’écarquillèrent légèrement puis je tournais la tête dans sa direction. Okay, pour faire en sorte que le Docteur Lynch ne me voit pas, c’était raté.

Et pour l’esquiver aussi puisque Carrie me faisait des grands signes pour que nous les rejoignions. Allait-elle mal le prendre si je l’ignorais ? Bien sur que oui ! Qui ne le prendrait pas mal ? Voyons, réfléchis Lacey, réfléchis ! Contre toute attente, M. Gold était entrain de me diriger vers eux. Oh, non, non, non, non, non ! Je ne voulais pas aller vers eux, mais à chaque pas que faisait M. Gold, je m’en approchais de plus en plus. Du regard, je cherchais un moyen de l’attirer ailleurs que vers Carrie et le Docteur Lynch. Je n’avais absolument rien contre mon amie, mis à part le fait de son choix de cavalier, et je n’avais pas envie de passer du temps avec ce dernier. Au loin, j’aperçus James, un homme que j’avais rencontré à la sortie d’un bar et qui m’avait empêché d’aller embrasser le bitume. Ne pouvais-je donc pas entraîner M. Gold vers eux pour esquiver le Docteur Lynch ? Bon, d’accord, James était en pleine discussion avec trois autres personnes et ça ne se faisait pas de taper l’incruste mais TOUT valait mieux que le psychiatre !

Autant dire que je suivais M. Gold avec un sérieux manque d’envie et une certaine résistance. D’ailleurs, ce point-là, mon compagnon du jour l’interpréta comme de la timidité. Mon dieu, s’il savait ! On était très loin de ça ! Je ne répondis absolument rien à ça. Je cherchais encore un moyen de bifurquer vers mon sauveur d’embrassade de bitume et j’aurais trouvé si j’en avais eu le temps car déjà, nous arrivions face à Carrie et le Docteur Lynch. Dommage… C’était trop tard pour faire d’une façon subtile. Si à présent j’étais tendue, il allait falloir que je donne mon maximum pour paraitre normal. Rapidement, un sourire se peignit sur mon visage, mais ce n’était pas du tout à mon ancien médecin qu’il était adressé. Lui, si je pouvais le noyer dans le saladier de punch, je le ferais ! Tandis que M. Gold saluait comme il se devait mon amie, je saluais le Docteur Lynch d’un simple hochement de tête. Il était hors de question que je fasse comme si je le connaissais, même si je craignais que nous fassions bientôt affaire lui et moi. Cependant, les deux autres qui se trouvaient en leur compagnie, je ne les connaissais pas le moindre du monde, mais cela ne m'empêchait pas de les saluer d'un ton relativement joviale. Je ne disais jamais non à de nouvelles connaissances, même si elles étaient brèves. Après quoi, je me tournais vers mon amie :

- Carrie ! Cela fait un bon moment qu’on ne s’est pas vu.

Ce qui était vrai. Cela faisait plusieurs soirs que je ne la voyais pas au Rabbit Hole. Je ne prétendais pas y être tous les soirs non plus, mais ça faisait quand même un certain moment que je ne l’avais pas croisé. Ma compagne de soirée me manquait et j’espérais vite la retrouver, même si ce n’était pas forcément pour passer la soirée au bar. Je regardais sa robe qui allait très bien et je n’eus pas vraiment de problème pour savoir d’où elle venait. Carrie s’habillait toujours dans des vêtements assez amples qui la cachaient en grande partie. Du coup, pour qu’elle mette une robe pareille, elle n’avait pu qu’aller chez cette fille qui n’avait que des vêtements de ce genre dans son magasin. Enfin, c’était certain qu’elle s’était enrichie plus qu’elle ne devait déjà l’être avec ce mariage vu que c’était l’occasion de porter des robes à en mettre pleins les mirettes. Personnellement, j’avais été acheté cette robe et je ne voyais pas du tout quand je pourrais la porter à nouveau.

- Je vois que toi aussi t’es allée chez l’autre hystérique blonde ! Toi aussi, elle a voulu te faire essayer la moitié de sa boutique ? Une malade cette fille ! En tout cas, je rejoins les propos de M. Gold, elle te va très bien cette robe. Me tournant vers le Docteur Lynch, je ne pus m’empêcher de lancer assez narquoisement : Joli costume.

Il était tout le temps en costume. D’aussi loin que je me souvenais, quand il ne portait pas sa grande blouse blanche, il en portait tout le temps un. Cependant, celui-ci était récent, j’en mettrais ma main à couper. Avait-il été assez masochiste pour aller chez cette Barbie blonde ? Peut-être. Le Docteur Lynch était aussi un grand malade dans sa tête, j’en avais déjà eu la preuve, donc cela ne m’étonnerait pas qu’il soit allé là-bas. Je reportais mon attention sur M. Gold qui exprima sa joie. J’aurais été du même avis que lui si je n’avais pas eu le Docteur Lynch juste en face de moi. Etait-ce trop tard pour prendre la poudre d’escampette ? Je crois que oui… La journée allait être longue ! Comment est-ce qu’une journée pouvait être magnifique pour certains et un vrai calvaire pour les autres ? Un mystère !

- Même deux ! répondis-je au tac au tac à la proposition de M. Gold.

C’était sorti tout seul, mais au point où j’en étais, deux verres de punch ne seraient pas de trop. Si cette journée tournait mal, je préférais en garder le moins de souvenirs possibles. Bref, je me repris assez rapidement et ajoutais :

- Je veux bien un verre, s’il vous plait. Tu en reprendras bien un aussi, Carrie ?
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Beauty and the Beast

Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. by Anaëlle
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Lun 11 Nov - 11:42



Masha




Demoiselle Imprévisible

Masha jetait toujours des regards furtifs vers le psychiatre et sa cavalière. Comment est-ce que quelqu'un comme lui, c'est à dire un robot sans âme, pouvait avoir convaincu une FEMME de l'avoir accompagné ? C'était impossible. Impossible. A moins que l'argent n'y soit pas pour rien, ou que la jeune femme ait un curieux goût pour les gens sans humanité. Ce qui serait bien étrange. Mais des cris affreusement dérangeants se manifestèrent un peu plus loin. Sortie de ses suppositions, Masha tourna la tête et vit que vers le buffet, se trouvait deux femmes habillées de vert dont Ali. Elle était donc là ! Mais l'autre mégère lui criait tellement dessus que son amie rougissait de plus en plus. Apparemment, le centre de la conversation était Sebastian... Masha hésita quelques instants à aller s'en mêler pour aider son amie, mais elle éclata de rire quand celle-ci jetta son verre sur son agresseuse.

La fleuriste s'éloigna vite de la foule et vint trouver Masha & Tara. L'ex-bohémienne en la voyant arriver, ne put s'empécher de sourire, et inclina légèrement la tête vers elle et la félicita.

« Bien le coup du verre ! C'était qui cette mégère ? »


Masha pensait la connaître de quelque part, mais ne savait plus d'où exactement. Mais c'était vrai, la journée commençait magnifiquement bien même ! Et quand sa colocataire lui chuchota quelque chose à l'oreille, Masha se pencha vers elle à son tour et lui dit à l'oreille :« Tu sais, je pense que tu n'as même pas besoin de chuchoter, à mon avis ils ont tous compris. » avant de lui faire un clin d'oeil. Son amie se présenta ensuite à Tarâ, mais avant que la policière ne puisse faire part à Aliéna de son choc mental précédent, quelqu'un se pointa derrière elle. Il s'agissait enfaite, comme par hasard, de Sebastian. Masha n'était pas dupe et avait bien vite compris que son amie n'était pas indifférente au charme du bijoutier, et que cela ne déplaisait pas à celui-ci, selon les dire d'Ali. Mais Sebastian, aussi poli puisse-t-il être, restait un grand buveur. Et Masha ne voulait pas qu'il se permette de mal traiter Ali, qu'elle avait peiné à sortir de chez sa mère. Si elle était bien désormais, ce n'était pas pour qu'elle retombe malheureuse à cause d'un mâle manipulateur !

Elle le regarda tendre son verre, puis lorsqu'il la salua elle et Tarâ en demandant si il n'interrompait rien, Masha ne put s'en empécher. Elle avanca de quelques pas et vint se mettre droite, entre Ali et Sebastian. Stoïque, elle lui tendit la main. « Masha. Enchantée. » Elle ne prit pas la peine de se retourner vers l'ancienne princesse car elle savait d’ors et déjà qu'elle se ferait tuer du regard, et si celle-ci voulait lui faire toutes remarques, elle les ignoreraient. « Nom ? Identité ? Age ? » Elle jeta un coup d'oeil vers Tarâ un instant, avant de reprendre. « Je suis sa meilleure amie et garde du corps à plein temps. » Le truc, c'était de faire bonne impression. Elle continua de regarder Sebastian sans perdre son air sérieux. Elle se retenait d'exploser de rire face à la tête du bijoutier, mais elle perdrait toute crédibilité si cela se produisait ! Les présentations terminées, il fallait désormais passer aux choses sérieuses. « Si tu lui fais du mal, que tu la fais pleurer, que je la retrouve déchirée devant ta porte ou que je m'appercois que tu la trompe... » elle se coupa un instant et avec son pouce imita le signe de tranchage de gorge. « Je te retrouve et te tue avant que tu puisses cligner des yeux. Et j'ai une amie détective à disposition ! » dit-elle en adressant un sourire complice à Tarâ. Puis, elle se décala et posa son bras autour des épaules d'Ali. Elle attrapa le verre de Sebastian et, toujours stoïque, en bû une gorgée, avant de le tendre à son amie. « C'est bon, tu peux le prendre. » Puis elle attrapa Tarâ par le bras et l'entraina ailleurs. Elle se retourna quelques secondes pour marcher à reculons, et fixa Sebastian d'un air assassin tout en refaisant le signe menaçant. Puis elle fit un clin d'oeil à Ali, et reprit sa route normalement en compagnie de la blondinette, et lui attrapa le bras, toute fière de son numéro d'intimidation.

« J'étais comment ? » lui demanda-t-elle d'un air joueur. « Tu penses que Sebastian a eu peur ? » Elle savait très bien qu'Ali savait se débrouiller toute seule, et s'affirmait encore plus depuis qu'elles habitaient ensemble. Mais elle n'avait pas vraiment confiance en lui, et préférait lui faire peur. Elle n'avait d'ailleurs pas mentionné qu'elle avait un Pitbull affamé chez elle, et qu'elle était policière ! Mais elle ne doutait pas qu'Ali l'avait déjà fait auparavant. Mais elle ne put se prêter plus longtemps à la question, que son ventre gargouilla. Et comme elles se rapprochaient du buffet,  elle ne put s’empêcher de se jeter sur les plats. Elle attrapa une assiette en carton, et la chargea de plusieurs petites pâtisseries crémeuses. En ce qui concernait la boisson, elle avait déjà bû un verre en préparant Louna, et pour l'instant cela suffisait ! Du bout des doigts, elle attrapa l'un des met et mordit généreusement dedans. Puis elle rejeta un coup d'oeil vers le Docteur Lynch, entouré maintenant de pas mal de personnes, dont le redouté Monsieur Gold et son amie. « Et on fait quoi maintenant ? On le surveille ? Quand Louna va voir ca, elle va faire un arrêt cardiaque ! »
© Méphi.
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Lun 11 Nov - 14:34



Daniel




N'était-ce juste qu'un rêve ?


Leur petit jeu pouvait durer longtemps. D'ordinaire, le psychiatre arrivait toujours à riposter devant les remarques de sa secrétaire. Seulement, aujourd'hui, vu la situation dans lequel ils se trouvaient, Daniel devait bien admettre que sa cavalière avait l'avantage. Devant la nouvelle remarque de Carrie, il avait de nouveau garder le silence mais avait tout de même affiché un sourire narquois alors qu'ils rentraient sur les lieux de la future réception. Au moins arrivaient-ils à être d'accord sur certaines choses, comme la décoration exagérée du jardin.

Les invités commençaient juste à arriver, il avait donc tout naturellement proposé à Carrie de boire un verre et ne tarda pas à regretter cette proposition quand il vit l'enthousiasme de la secrétaire à accepter mais aussi à atteindre le buffet. Quand elle s'étonna qu'il ne prenne pas de verre, Daniel lui rappela qu'il n'était pas là pour le plaisir d'un repas gratuit et de la boisson à volonté mais bien pour une autre raison.

« Ah oui c’est vrai, votre mystérieux objectif secret. J’espère qu’au moins ça vaudra le coup. »

"Je l'espère aussi." Répondit-il avec réticence et une pointe de nervosité qu'il n'arrivait pas à faire entièrement disparaître.

Il estimait déjà avoir suffisamment de sujet d'inquiétude pour devoir en plus surveiller la consommation d'alcool de sa cavalière. Peut-être avait-il été un peu sec dans sa mise en garde mais certains réflexes avait la vie dure. La réponse de Carrie ne tarda pas, tout aussi mordante que sa propre réplique. Si le psychiatre avait paru hésité et nerveux de se retrouver dans un endroit ainsi que dans une situation inédite pour lui, tout cela disparut aussitôt face à la réponse de sa cavalière.

"Faite attention, c'est tout." Commenta-t-il avec sa froideur habituel.

Il doutait fortement que Carrie soit capable de s'arrêter à temps ni qu'elle tienne bien l'alcool comme elle venait de le déclarer. Le docteur Lynch avait assisté de trop nombreuses fois dans quel état se retrouvait son employée quand elle avait fait la fête la veille. Cependant, comme il ne connaissait pas tout à fait sa cavalière, il lui laissa le bénéfice du doute pour cette fois. De toute façon, il avait mis en place son propre projet pour tenter de l'imiter la consommation d'alcool de la demoiselle durant cette journée. Un plan qui avait le nom de Rebecca Doll même s'il s'agissait là d'une arme à double tranchant.

Et chaque parole que prononçait l'ancienne poupée semblait vouloir confirmer cette pensée. D'abord, la serveuse l’appela par son prénom et, bien sûr, Carrie sauta sur cette occasion pour en faire autant. Le docteur Lynch laissa passer même s'il était visible que cette familiarité ne lui plaisait pas. Daniel garda pour lui que sa secrétaire n'avait pas intérêt à continuer de l’appeler ainsi le lendemain au travail. Ce qui l’empêcha véritablement de ne pas faire un commentaire fut le rappel des paroles de cet avocat lui expliquant qu'il serait de bon d'être suffisamment proche d'au moins une personne qui pourrait l'appeler par son prénom et non par son titre de docteur. Il ne voyait toujours pas l'utilité d'une telle stratégie mais devait se plier devant la logique des arguments de l'avocat lors de leur rencontre.

"Je suis persuadé que vous allez bien vous entendre, toutes les deux." Marmonna-t-il avec un sourire forcé à la place de la remarque cynique qu'il avait en tête.

À nouveau, il n'était plus certain que sa constatation était une bonne chose. Pour lui, en tout cas. Même lorsqu'il essayait d'effacer cette préoccupation de son esprit en adressant les salutations d'usage au surveillant de l'orphelinat, les réponses de la serveuse remettaient ce potentiel souci sur le devant de la conversation. Comme lorsque Rebecca répondit qu'ils se connaissaient depuis longtemps mais que pourtant Daniel ne voulait toujours pas l’appeler par son prénom.

"Je le fais par politesse, mademoiselle Doll." Répondit-il avant de poursuivre sur un ton plus sarcastique. "Vous devriez essayer un jour."

Alors qu'il s'était juré d'essayer de ne pas se montrer trop ironique et froid dans ces propos pour ne pas se mettre à dos des invités, il était déjà en train de rompre cette promesse intérieure. Bien qu'il savait que ce genre de remarque n'empêchera pas Rebecca de continuer sur sa lancée, bien au contraire. Il savait aussi que tous les regards froids qu'il pourrait lancer à la serveuse étaient voués à l'échec. Heureusement, un nouvel arrivant offrit une trêve dans cette conversation et Daniel profita du fait que Robin parle à Rebecca et son cavalier pour discuter avec Carrie en lui disant qu'elle s'était inquiété pour rien au sujet de sa robe. C'était ce qui ressemblerait le plus à un compliment venant du psy.

« Il faut croire que vous aviez raison. Pour la robe, du moins. J’imagine que vous devez être satisfait que l’argent que vous avez investi ait porté ses fruits... »

L'ancien conseiller fit son possible pour ignorer le grand sourire satisfait qu'affichait Rebecca devant cette réplique de Carrie. Le psychiatre devinait déjà quel allait être les prochains sujet de conversations s'il croisait l'ancienne poupée dans l’hôpital dans les jours à venir. Daniel étouffa un soupir en prévision des futures interventions de la serveuse. Pourtant, au lieu de répondre avec une autre remarque concernant la robe, il choisir de mettre en évidence autre chose.

"Comme vous n'étiez pas vraiment dans votre état normal durant l'achat de cette robe, je suis rassuré de voir que vous avez retrouvée tout votre cynisme." Remarqua-t-il en reportant son attention vers sa cavalière avec un mince sourire.

Durant les essayages, il avait découvert un aspect de Carrie dont il n'aurait jamais suspecté l'existence. Presque fragile et complexé sur son physique. Cela l'avait autant surpris que décontenancé. Il préférait largement sa secrétaire bougonne et cynique. Au moins avec ce genre de comportement, il savait comment réagir.

« Alors, qu’est-ce que je suis supposée faire ? Discuter avec les gens ? Etre charmante ? Ou bien... »

Le docteur Lynch fut tenté de répondre par : faire la potiche, juste pour agacer sa cavalière ou voir ce qu'elle allait répliquer à cela. Il n'eut de toute façon pas le temps de répondre quoique se soit puisque Carrie interpella quelqu'un. Et pas n'importe qui. Si le psychiatre parvint à masquer totalement sa surprise, il ne peut le faire complètement de l'agacement qu'il éprouvait concernant la réaction de sa cavalière qui attirait les regards avec son comportement excessif. Daniel eut alors la confirmation de deux soupçons en un instant, aussi désagréable l'une que l'autre. Son ancienne patiente connaissait monsieur Gold et l'ancienne princesse connaissait sa secrétaire. Il avait décidément bien fait de mettre en garde Rebecca si Lacey venait à être présente au mariage.

D'ailleurs, la serveuse se rappelait-elle leur accord ? Pour s'en assurer, le psychiatre essayait de passer un message à Rebecca. Sans succès, du moins au début. Malheureusement, il ne pouvait rien dire ouvertement sans éveiller les soupçons de sa cavalière. Aussi, il accueillit avec un certain soulagement la lumière de lucidité qui illumina le regard de l'ancienne poupée. À peine cette confirmation effectuée qu'une dispute attira l'attention de tout le monde sur trois personnes.

"Eh bien, voilà déjà de l'animation." Souffla-t-il à l'intention de sa cavalière avant de reporter sa concentration sur quelque chose de plus urgent : Monsieur Gold et son ancienne patiente se dirigeant vers eux. S'il hésitait encore à déclarer ouvertement connaître ou non mademoiselle French, les salutations de l'antiquaire ne laissèrent aucun doute au psychiatre concernant le comportement à adopter avec ce dernier.

« Et vous devez être le Docteur Lynch si je ne me trompe. »

"Je suis flatté qu'un homme aussi important que vous connaisse mon nom, monsieur Gold." Répondit-il en serrant la main tendue avec politesse.

La suite des paroles cachèrent une future discussion qui allait à nouveau être difficile à négocier. D'ailleurs, il laissa Lacey et Carrie discuter un instant entre elle au sujet de la robe pour calculer les options qu'il avait. Contre toute attende, la partie reprenait, alors que le psychiatre pensait que le jeu marquerait un temps d'arrêt après avoir réussi à récupérer le fugitif Michael Moody qui avait regagné à l'heure actuelle son service comme il l'avait prévu, même s'il ignorait l'aspect 'magique' qui se cachait derrière le nouvel internement de son cobaye. Toutefois, Daniel accusa ce nouveau coup de sort avec beaucoup plus de calme qu'avec le cas Moody. Ayant déjà des soupçons sur l'importance de Lacey French, il pouvait présenter certains arguments à son avantage et le marché proposé à l'ancienne princesse qui restait sans réponse pourrait se révéler très utile finalement.

- Joli costume.

"Merci, mademoiselle French et je ne peux que vous retournez le compliment." Commenta-t-il avec toujours son sourire poli.

Lacey French avait clairement montré qu'elle voulait faire comme si elle ne le connaissait pas mais le psychiatre ne pouvait se permettre de mentir devant un interlocuteur comme monsieur Gold. Du moins pas de manière aussi ouverte. Bien sur, il ne parlerait pas du séjour de Lacey en psychiatrie et se doutait que la bibliothécaire n'en parlerait pas non plus de son côté. Bien qu'il avait une excuse toute prête pour justifier le fait qu'ils se connaissaient tout en occultant les passages risquant de déplaire à l'ancien sorcier, Daniel n'en dit rien pour l'instant puisque monsieur Gold proposa à Lacey de boire un verre.

- Je veux bien un verre, s’il vous plait. Tu en reprendras bien un aussi, Carrie ?

S'il s'était montré confiant jusqu'à présent, le docteur Lynch déchanta vite devant cette proposition.

"Elle vient déjà d'en boire un. Je crois qu'il est un peu trop tôt pour un deuxième verre." Répliqua-t-il, oscillant entre le ton protecteur et des reproches.

Le docteur Lynch savait déjà par avance que sa remarque n'empêchera pas Carrie de se resservir. Il aurait aimé chercher l'appui de Rebecca du regard mais ne pouvait se permettre un tel geste. Daniel n'avait plus qu'à espérer que la serveuse tiendrait parole pour limiter les frais.

© Méphi.
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Lun 11 Nov - 14:54



Carrie




Everything can be fun with a drink


Elle devait bien avouer que même si ce moment n’était pas celui qu’elle préférait, même si elle pouvait penser à mille autres choses qu’elle aurait mieux aimé faire plutôt que rester ici, à ce mariage, au milieu de tous ces gens vêtus de tenues de soirées avec lesquels elle ne se sentait rien de commun, elle devait reconnaître que pouvoir envoyer des sarcasmes bien sentis à son patron était pour le moins une certaine compensation. Elle sentait en plus qu’elle avait l’avantage sur ce terrain, et pourtant, elle était loin de s’y sentir particulièrement à l’aise. Mais elle se réconfortait en se disant qu’avec un peu de chance et l’aide de l’alcool, la journée serait bien vite passée et tout rentrerait bientôt dans l’ordre, comme si de rien n’était.

Elle se posait évidemment des questions concernant les fameuses motivations du psychiatre. Depuis le temps, même si elle était loin de bien le connaître, elle avait appris à déceler les subtilités dans sa voix et ses gestes qui pouvaient éventuellement dévoiler un changement dans ses états d’âme. C’était ici le cas du ton de sa voix, qui reflétait une certaine nervosité, chose qui ne fit qu’accentuer la curiosité de la demoiselle. Mais elle savait que l’interroger ne servirait absolument à rien, alors autant laisser ça de côté et s’offrir les consolations qui étaient à sa disposition. Face à sa remarque concernant son verre d’alcool, elle se contenta de lever les yeux au ciel d’un air excédé. Ne pouvait-il donc jamais se laisser un peu aller et s’amuser ? Apparemment pas.

« Vous avez décidé de jouer les chaperons à ce que je vois... » répliqua-t-elle d’un ton cinglant.

Elle n’avait jamais laissé personne lui dicter sa conduite, et n’allait certainement pas commencer aujourd’hui. Qu’il fasse ce qu’il voulait, elle s’en moquait éperdument, mais qu’il ne vienne pas la sermonner comme si elle avait douze ans !

Fort heureusement, une nouvelle arrivée lui permit de ne pas s’énerver davantage contre son cavalier. La jeune femme qu’elle salua lui plut immédiatement, encore plus lorsqu’elle appela Lynch par son prénom, ce qui lui permit de faire de même, à son plus grand déplaisir comme elle le constata non sans une certaine satisfaction. Tout ce qui pouvait l’agacer était bon à prendre. Rebecca se présenta à son tour. Entendre que le psychiatre puisse réellement avoir des amis était pour le moins surprenant, et elle ne chercha pas à dissimuler son intérêt pour cette jeune personne. Lorsqu’elle remarqua qu’il avait toujours refusé de l’appeler par son prénom, elle ne put retenir un petit sourire un peu moqueur.

« Comme c’est surprenant ! » s’exclama-t-elle avec un regard en coin en direction du principal intéressé. « Vous êtes d’une espèce rare, j’ai toujours cru qu’il passait trop de temps au travail pour avoir des amis. »

Bon, ce n’était pas comme si elle était la personne la plus sociable au monde et avait un nombre incalculable de fréquentations, mais d’eux deux, c’était lui le plus solitaire, sans aucun doute. Elle sourit à la remarque de Rebecca au sujet de son compagnon, curieuse d’en apprendre davantage sur les liens qui l’unissaient à Lynch. Se confiait-il à elle ? Non, ça, elle avait vraiment du mal à l’imaginer, encore plus comment il pouvait se rendre suffisamment agréable auprès de quelqu’un pour s’en faire réellement apprécier au point de se faire qualifier d’ami.

Pendant que l’ancienne poupée se tournait vers son compagnon, Carrie fit de même avec Daniel afin de lui répondre. Elle n’aima évidemment pas particulièrement qu’il lui rappelle quelle avait été son attitude pendant la séance shopping. Elle aurait largement préféré au contraire pouvoir effacer cet affreux souvenir de sa mémoire.

« Il est vrai que vous au contraire avez eu l’air d’adorer votre séance shopping, vous devriez en faire plus souvent. » rétorqua-t-elle d’un ton sec.

Elle remarqua alors que Rebecca les regardait d’un air attendri, qui l’exaspéra. Comme si on pouvait croire qu’ils étaient réellement un couple, ou quelque chose de ce genre ! Néanmoins, elle n’en laissa rien paraître, ne voulant pas se montrer désagréable sous l’impulsion du moment. De toute manière, quelques secondes plus tard, ce sentiment s’était dissipé lorsqu’elle aperçut Lacey, qu’elle invita directement à venir la rejoindre. Bizarrement, elle sentit que celle-ci n’était pas aussi enthousiaste qu’elle l’avait espéré. Lui en voulait-elle de l’avoir quelque peu négligée ces derniers jours ? Si c’était le cas, Carrie ferait tout pour se racheter. Mr Gold vint évidemment la saluer, lui aussi avec un baise-main et elle lui répondit avec cordialité.

« Bonjour Mr Gold, je vous remercie. » dit-elle avec un sourire, avant de se tourner vers Lacey.

Elle n’avait bien évidemment pas dit à Lynch qu’elle connaissait Gold, encore moins qu’il lui arrivait de travailler pour lui et que c’était même lui qui lui avait permis d’obtenir cet emploi. Mais aujourd’hui, c’était plutôt à Lacey qu’elle s’intéressait, et comme elle s’en doutait, celle-ci souligna qu’elles ne s’étaient pas vues depuis un moment. Mortifiée, elle se sentit coupable : la jeune femme était ce qui se rapprochait le plus d’une amie pour elle et elle s’en voulait de ne pas avoir été à la hauteur, mais avec tout ce qu’il s’était passé en vue du mariage, son marché avec Lynch, elle n’avait pas eu une minute.

« Je suis désolée, j’ai dû travailler tard ces derniers temps. » répondit-elle d’un air désolé, chose qui en un sens n’était pas fausse, même si le travail en question n’était pas vraiment celui d’une secrétaire.

Elle savait parfaitement que Gold et Lynch se connaissaient en réalité : à chaque fois que Gold faisait une visite à ce dernier, elle en entendait parler au bureau du secrétariat. Aussi, elle ne put s’empêcher d’esquisser un sourire en coin en les voyant feindre une rencontre. En revanche, de quoi il était question au cours de ces entretiens, cela restait un véritable mystère. Elle se serait volontiers penchée davantage sur la question, mais ce serait pour une autre fois. Cette fois-ci, c’était de son amie dont elle se souciait : elle n’était pas stupide, elle voyait parfaitement qu’il y avait quelque chose d’étrange chez elle, mais elle n’aurait su dire quoi. Il était bien évidemment hors de question qu’elle lui demande de but en blanc ce qui n’allait pas, pas devant leurs cavaliers en tout cas. Elle attendrait, tant pis.
Immédiatement Lacey lui parla de la vendeuse de la boutique, et Carrie remarqua, non sans un certain amusement, la similitude de leurs robes.

« Tu l’as dit, c’était épouvantable, j’ai cru que je n’en sortirais jamais ! » Puis, elle sourit devant le compliment. « Merci, ta robe te va très bien aussi, tu es superbe ! »

Elle remarqua bien évidemment la manière dont la jeune femme complimenta le costume de Lynch, ainsi que celle dont il lui répondit. Y avait-il quelque chose qui lui échappait entre ces deux là ? Jamais elle n’aurait soupçonné qu’ils puissent se connaître, et pourtant...
Mr Gold proposa un verre à Lacey, ce qui lui rappela qu’elle en aurait bien pris un aussi. Son amie dut lire dans ses pensées car elle le lui proposa. La remarque du psychiatre l’agaça profondément et elle se tourna vers lui, lui jetant un regard noir.

« Si vous voulez vous restreindre au jus de fruit, libre à vous, mais je ne suis pas là pour être surveillée constamment. » lui lança-t-elle, excédée. Puis, elle se tourna vers la jeune femme. « Ce sera avec plaisir, merci. » Après un dernier regard furieux à son cavalier, elle lui tourna le dos et attrapa le verre qu’on lui tendait, avalant quelques gorgées pour se calmer un peu.

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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Lun 11 Nov - 17:29



Owen




L'homme qui s'endort

Quelques heures passées en compagnie de Beccy qu'il devait déjà partir au travail. Une longue nuit l'attendait, s'occuper d'enfant était une réelle passion, pouvoir les rassurer, les endormir avec de belles histoires. Le matin, il n'avait pas besoin de les lever vu qu'ils n'avaient pas école, il retourna donc chez lui et Beccy avait déjà dû filer chez elle pour commencer à se préparer. Il se laissa tomber sur le lit, exténué, mais comme souvent ce n'était pas lui qui contrôlait son sommeil, impossible pour lui de rejoindre le monde des rêves. Une petite heure passa avant qu'il se décide d'aller à la douche, espérant que cela le réveille. C'était comme-ci son cerveau s'envolait parmi les nuages.

Un costume que Beccy avait fabriqué elle-même attendait accrocher, le regardant quelques secondes, il était très rare qu'il en porte. Il avait vu sa meilleure amie, devenu sa petite amie depuis quelques mois, trimer pour les moindres détails et ajuster juste au dernier moment, le coeur totalement à l'ouvrage. Il resta un certain moment à la regarder avant de prendre le courage de l'enfiler, un pied puis l'autre, fermer son pantalon, puis mettre sa veste, avant de se battre avec son noeud papillon. Bien sûr, ce fut durant ce moment de purs luttes qu'une créature enchanteresse fait du rouge entra dans sa salle de bain, Owen beuga sur son décolleter plongeant, face à cette fille il serait très facile de se brûler les ailes. La savoir près de lui, lui donna un petit push pour bien rester réveiller. C'est pour elle qu'il avait décidé d'aller à ce mariage, cela ne lui disait rien du tout d'être entourée d'autant de personnes, lui qui avait peur de parler restait convaincu de passer inaperçu avant de voir la tenue de Beccy, ils allaient bien se faire remarquer. Rigolant, elle vint l'aider pour le noeud papillon.

''Salut beau gosse. Prêt ?''

Hochant la tête, toute en lui souriant, il était si fatigué qu'il n'avait pas le courage de dire un mot, encore moins que d'habitude, même à Beccy. Un taxi les attendait en bas de la résidence Dreamy, durant le trajet, Owen répondait par des oui ou des non d'un ton presque imperceptible à l'oreille, pendant que sa compagne citait les plats qu'elle rêvait de voir servit au dîner, le jeune homme luttait contre ses paupières lourdes et essayait de se concentrer sur la voix de Beccy, mais c'était si difficile, le taxi le berçait tel un enfant dans les bras de sa mère. Une nouvelle fois, il hocha la tête face à des paroles de la brunette, sauf qu'il réalisa qu'elle parlait d'un Hulk farfadet sous-stéroïde, de quoi elle parlait ? Surpris, il la regarda pour lui faire comprendre qu'il n'avait pas saisi où elle voulait en venir. Il n'eut jamais la réponse à sa question silencieuse, vu qu'ils venaient d'arriver.

Alors qu'il glissa son portable dans sa poche intérieure, lui sorti les invitations qu'il tendit à une sorte de vigile. Il n'avait jamais vu le manoir avant ce jour et fut étonné par sa grandeur, les orphelins seraient heureux de vivre dans un tel endroit. Il ne prêta pas attention aux fleurs, ni même à la décoration, son seul but était de rester près de beccy et se faire le plus petit possible. Suivant sa petite amie dont il tenait le bras fermement pour ne pas flancher, celle-ci alla saluer un couple.

''Daniel comment allez-vous ? Je ne crois pas que vous connaissiez Owen Heartwood ?''

Serrant sa main, il inclina simplement la tête pour le saluer, ainsi que vers la cavalière de celui-ci... En plus de la fatigue, il ne se sentait pas vraiment à sa place dans ce lieu, entouré de personnes qu'il n'avait jamais vues. Ce fut le tour de Robin de venir les saluer, il était ravi de voir son frère au moins une personne qu'il connaissait, eux deux, ils arrivaient à parler rien qu'avec leurs yeux, donc il n'avait pas besoin de se forcer à parler. Après que son aîné est fait son bourreau des coeurs face à la jeune femme qui accompagnait ce Daniel. Il reporta son attention à Owen.

▬ Je ne pensais pas que tu serais assez reposé pour assister au mariage... Ni que tu avais un costume, d'ailleurs !

Il leva légèrement les yeux pour lui signaler qu'il était bien épuisé, puis son regard se tourna vers Beccy lui faisant comprendre qu'il se devait de venir pour elle. Les paroles de Beccy, le fit sourire et il put être récompensé par un baiser rapide. Alors que Robin les laissa, l'esprit d'Owen se mit à dériver, se retrouvant totalement déconnecté de la discussion des personnes autour de lui. Il n'entendit pas Carrie appeler une certaine Lacey, encore moins une personne hurlée contre une autre et de plus il ne vit pas qu'un nouveau couple venait de les rejoindre, lui qui avait toujours été un homme invisible ne pouvait pas se douter qu'on puisse le saluer.

Dormant debout, les yeux ouverts, une seule chose le faisait tenir debout, sentir la présence de Beccy près de lui. A partir d'un moment il leva la tête pour enfin remarquer que Mr Gold se trouvait près d'eux, il était son propriétaire et n'avait aucune envie de rester en sa présence, c'était au-dessus de ses forces, secouant la tête pour se réveiller, il n'avait qu'une seule envie s'installer dans un endroit où il serait tranquille. Il savait que Beccy comprendrait, elle le connaissait mieux que personne, alors pour ne pas couper la discussion, il l'embrassa simplement sur la joue et lui fit signe de la main qu'il allait plus loin.

Avançant tout doucement en faisant bien attention de ne pas tomber, il bouscula une personne et fut bien content de réaliser que ce n'était nul autre que Diane, une ex du lycée qui avait repris contact il y a quelques mois, il était vraiment ravi de tomber sur un visage familier et pour la première fois de la journée ouvrit la bouche :

-  Excuse-moi, ça va ?


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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Lun 11 Nov - 19:55



Lysebeth




À la recherche de la perfection


Alors, où était notre furie blonde déjà ? Ah oui, le nez plongé sur son planning, la jeune femme ne se frayait pas un chemin parmi la foule : on s’écartait volontairement de son sillage. Lysebeth avait une réputation à tenir, non seulement elle avait un sens aiguisé des tendances, mais aussi elle était connue pour être intraitable sur le sujet. Personne ne voulait vraiment se faire remarquer par la jeune femme, histoire de ne pas se faire agresser comme l’avait été le pauvre fiancé de Louna quelques instants plus tôt. Un sourire commençait à se dessiner sur le visage de l’organisatrice, les petits x au crayon se multipliaient sur sa liste, signe que tout était en place. Bientôt elle pourrait peut-être se détendre. Enfin, c’est ce qu’elle crut pendant un mince instant. Les invités s’étaient mis à arriver rapidement, les conversations étaient courtoises et les gens, dans l’ensemble, avaient fait un minimum d’effort niveau tenue vestimentaire. C’était passable sans plus pour la plupart. Lysebeth avait été préparé à cette éventualité. Storybrooke n’était qu’une petite ville du Maine au fond, il ne fallait pas s’attendre à voir la magnificence des défilés de Milan apparaître comme par magie sur le dos des pauvres habitants.

La blonde daigna enfin porter un peu d’attention au monde qui l’entourait et, passant près du docteur Lynch et de sa compagne, elle sursauta à la mention de '' l’affreuse décoration ''. Elle appuya si fort sur son planning que la pointe de son crayon céda, puis lança un regard meurtrier dans leur direction. Ils ne la virent pas bien sûr, car ils étaient de dos. Mais ils se prenaient pour qui eux ? Ce n’est pas de sa faute à elle s’ils avaient trouvé leur sens du style au fond d’un paquet de céréale ! C’était quoi cette couleur de gilet pas du tout assortie à cette cravate ? Oh et regardez ça ! Miss-je-sais-tout avait du mal à tenir sur ses talons ! Lysebeth se promit de lui faire un croche-pied quand elle en aurait le temps, pour l’heure, elle se remise à marcher tout en cherchant à se calmer.

« Respire ma grande, respire… »

En examinant toujours les invités, elle repéra bien vite Esther Nerys qui semblait harceler un pauvre jeune homme, le propriétaire de la casse  si elle ne se trompait pas. C’était surement à cause de sa relation ambiguë avec sa colocataire. La vieille Nerys lui en avait glissé un mot sachant que Lysebeth avait une vraie fascination pour les intrigues amoureuses. D’ailleurs, pensant qu’elle tenait peut-être un filon prometteur entre Robin et Suzy, ses yeux s’illuminèrent et sa colère se dispersa aussi vite. Promis, elle irait investiguer sur cette étrange affaire elle-même, mais là elle méritait une pause. La demoiselle déposa enfin son planning sur le plateau d’un serveur, lui demandant de le mettre en lieu sûr, puis attrapa une coupe de champagne et un amuse-gueule au caviar au passage. D’ailleurs, niveau amourette suspecte, l’organisatrice aperçu de loin Mary Margaret Blanchard et David Nolan arriver ensembles. Après tout les efforts de madame le maire, les deux tourtereaux semblaient restés bien proches l’un de l’autre. Espérons que cela en valait la peine ! Rares étaient les mariages à Storybrooke, car ici l’amour avait du mal à prendre racine… Une chose que Lysebeth s’était engagée à changer ! Soudain, elle repéra un nouvel affront à la bienséance.

« Monsieur Fleming ! En voilà une surprise ! La sécurité se relâche on dirait. » dit-elle alors qu’elle s’approchait du pas si agréable Norman Fleming, interrompant ainsi ses mimiques de flirt envers l’une des demoiselles d’honneur. « Une cravate c’est fait pour être portée bien serrée mon cher, faute d’être un gentil homme, on essaie d’en avoir l’air dans de pareilles circonstances ! » Contrairement à Will’, la blonde préféra ne pas s’approcher davantage pour régler le problème elle-même. Cet homme la dégoûtait trop, car elle se doutait bien qu’il n’était ici que pour boire, s’empiffrer et chercher des filles faciles. Quel grossier personnage ! Et bien Lysebeth allait lui apprendre à marcher droit tient ! Soudain, des cris provenant du buffet se fit entendre, signe d’un problème. Bref, elle allait devoir aller jeter un coup d’œil à ce qui se tramait. « Sauvé par le gong, mais ce n’est que partie remise ! Je vous ai à l’œil, monsieur Fleming ! » lui lança-t-elle avec un regard plein de reproche avant de se diriger vers le buffet.

L’organisatrice arriva bien après l’incident du champagne en plein visage, si bien qu’elle ne trouva qu’une Isabella Heelsman dans tous ses états. Le vert était à la mode on dirait. Enfin, il l’était l’an dernier, mais comme dit précédemment, il n’y avait que de rares personnes au courant des tendances comme elle était. Au moins dans sa robe jaune à paillette, on ne pouvait la confondre avec quiconque. Son attention se reporta alors sur une des clientes régulières et affreusement capricieuses de son agence matrimoniale. Elle attrapa quelques serviettes de table et les tendit à l’hystérique duchesse et son imposant décolleté. Lysebeth fronça les sourcils. Les jumelles manquaient définitivement de classe et de raffinement ! Bien entendu, la jeune femme n’avait pas encore croisé l’outrageante robe de mademoiselle Doll...

« Ça va aller ma chérie, ce n’est qu’une toute petite tâche, ça va vite sécher ! » dit-elle pour tenter de consoler Isabella. Comme les échecs répétitifs des histoires d’amour des Heelsman étaient une bonne partie de son gagne-pain, elle n’allait tout de même pas laisser la pauvre femme se ridiculiser plus longtemps !
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Lun 11 Nov - 20:10



Azael




Heelsman, dégage ! C'est Moi la véritable star !



- Madame McAllister vous êtes ravissante dans cette robe ! On voit que vous avez tout misé sur le décolleté ! Il ne pouvait pas s'en empêcher ! Il ne prenait jamais rien au sérieux même lorsqu'il s'agissait des parents de celle avec qui il vivait depuis bien des mois maintenant. La femme brune à l'air sévère et dont la robe était traditionnellement boutonnée jusqu'au col, lui adressa un bref sourire de bienséance alors que son regard méprisant ne faisait que détailler minutieusement le jeune homme de la tête aux pieds. Azael Selis était exactement le genre d'homme que Maud McAllister détestait mais en tant que femme du monde qui savait parfaitement bien se tenir en société, elle laissa le beau brun parader devant elle et son mari, tout en l'assassinant mentalement une bonne centaine de fois.

Azael n'y voyait que du feu, de toutes façons ça n'aurait rien changé à son comportement ostentatoire. Aujourd'hui, c'était le mariage de Louna et William, aujourd'hui c'était SON jour de gloire ! En effet, William, son ami d'enfance, avait fait de lui son garçon d'honneur et rien ne pouvait plus flatter son ego démesuré. Déjà des mois auparavant, alors que les préparatifs ne faisaient que commencer, Az' clamait haut et fort à qui voulait l'entendre qu'il était dans la confidence de tous les mystères qui entouraient l’événement, en tant que proche de la famille et personne de confiance, mais qu'il avait juré de ne rien révéler, bien entendu ! Au fur et à mesure des publications du journal et de ses sorties nocturnes bien arrosées, Az' inventait toutes sortes de choses que les Nerys prévoyaient, alimentant ainsi les rumeurs les plus folles sur le sujet.

"Si j'te jure ! La mariée va sauter à l’élastique d'une montgolfière !" ou encore "Ils vont installer une patinoire dans le jardin, alors met des chaussettes sinon tu vas grave te niquer les pieds !"

Évidemment, rien de tout ça n'était vrai et jamais, ô grand jamais Esther Nerys n'aurait laissé filtrer une quelconque information jusqu'aux oreilles d'un petit arnaqueur comme Azael Selis. Il était tout de même certain que sa place de garçon d'honneur n'avait pas dû plaire à tout le monde, surtout en sachant que l'autre témoin choisi pour accompagner William dans ses derniers jours de célibataire n'était autre que David Nolan, celui qui, disait-on, avait été ensorcelé par une briseuse de couple démoniaque. Ces histoires de vieilles mégères, Az' n'y faisait aucunement attention et même s'il ne connaissait pas vraiment ce David, le peu qu'il avait pu voir de lui, au Casino lors de l’enterrement de vie de garçon de Will', lui avait suffit pour le considérer comme un chouette type !

Ainsi, le matin du mariage, fort d'une place de privilégié, le magicien n'avait pas l'intention d'arriver particulièrement tôt à la réception, sûre de toutes façons, que personne n'oserait commencer cette union sans lui !! Il se fit réveiller en trombe par une Chrissie fort énervée qui naviguait d'une pièce à l'autre de l'appartement en soupirant, lasse de constater que plus les minutes passaient plus Azael s'avachissait sur le canapé. Il était bien trop tôt pour l'ex-sorcier vaudou, qui n'était décidément pas du matin. Sa rouquine, constamment sur les nerfs depuis quelques semaines, sortit les crocs à quelques reprises, balançant quelques piques au beau brun qui n'y faisait pas vraiment attention. Pourquoi se stresser autant pour une fête ? Chrissie était parfaite et le serait toujours, pas de quoi se prendre la tête avec tous ces préparatifs ! Si ça ne tenait qu'à lui, Az' se serait rendu chez les Nerys déguisé en indien, histoire de mettre un peu d'ambiance et de couleurs, mais il n'était pas sûr que la vieille matriarche le laisse entrer, alors il ferait un effort vestimentaire et enfilerait la tenue de pingouin choisie par Chrissie. Sa farouche et sexy petite am..euh..."colocataire exclusive", vint se planter à plusieurs reprises devant lui en le sommant de se dépêcher.

"Du calme darling, j'ai même pas fini mes céréales !" Déclara Azael tout en montrant son bol à moitié plein à la rouquine comme preuve de son innocence. À partir de là, il n'écouta même plus son amie qui exprima son mécontentement de la meilleure façon qui soit...autrement dit, en claquant la porte. Le magicien bailla un peu, se dandina dans le canapé et zappa sur la chaîne de télévision locale. Il suivit plus ou moins les émissions qui se succédaient paresseusement avant qu'une tête écœurante et familière n'apparaisse à l'écran, vêtue d'un costume totalement stupide (mais qu'Azael aurait adoré porter en réalité): Matthew Grey.
Az' éteignit rapidement la télévision en grimaçant, maudissant le présentateur d'avoir pourri sa matinée et constata qu'il était temps pour lui d'enfiler sa tenue de scène pour jouer son meilleur rôle : le trouble-fête !

Une fois fin prêt, il se rendit à pied jusqu'au manoir, qui n'était au final qu'à quelques pâtés de maison de son domicile-provisoire-permanent, sachant pertinemment que Chrissie ne lui avait pas laissé la voiture, malgré tout les sacrifices qu'il faisait pour elle au quotidien ! Quelle ingratitude ! En chemin, Azael nota le grand nombre de véhicules garés ça et là sur les trottoirs ou sur le bord de la route, entassés comme des sardines au fur et à mesure que les invités arrivaient. Un léger sourire sadique se peignit sur ses lèvres, qu'est-ce qu'il ne donnerait pas à cet instant précis pour être flic et coller des PV à tout Storybrooke, un acte tout à fait jouissif qui l'aurait fait mourir de rire. Sans doute, Masha, cette barbare du taser sans aucun sens de l'humour n'y avait même pas pensé. L'arnaqueur, superbement habillé dans son costume trois pièces, ne se pressa pas en remontant l'allée, observant même la jolie blonde du resto chinois se garer à l'arrache en double file, ce qui ne semblait pas lui poser un quelconque cas de conscience pour ceux dont la voiture se retrouvait coincée.

- Hé salut mec ! Fit Az' en arrivant devant la grille du jardin des Nerys, juste derrière d'autres invités qui venaient d'entrer. Le portier le gratifia d'un hochement de tête avant de lui demander son carton d'invitation, seul laissé-passé valable pour entrer. Et merde ! Azael fouilla brièvement dans ses poches et se rendit compte qu'il n'avait pas ce foutu papier sur lui.

- J'ai du l'oublier à l'appart' mais on s'en tape, je suis le témoin de William !
- Désolé Az', il me faut ton carton, ordre d'Esther Nerys !
- Berny ! Soit cool ! Je vais pas me taper le chemin inverse pour un truc dont je n'ai pas besoin ! Je suis le garçon d'honneur ! JE suis hyper VIP ! Encore plus VIP que le juge Nerys ! J'ai une rouquine en colère qui m'attend ! Et si le mariage prend du retard ça sera de ta faute ! Et puis...tu me dois pas quelques dollars toi en fait ? Tu te rappelles pas ? La dernière partie de poker...Si tu me laisses entrer, dis-toi qu'on est quitte !

Ce dernier argument débloqua immédiatement la situation et Berny, alias Bernardo, l'un des nombreux frères de Maddhen Tide le laissa entrer sans autre forme de procès.

Azael évolua au milieu de la décoration florale très tape à l’œil en bombant le torse fièrement pour que tous les invités déjà présents s'aperçoivent de la présence du garçon d'honneur. De loin, il repéra William et voulu le rejoindre pour le soutenir dans cette dure épreuve. En effet, se faire passer la corde au cou si jeune devait être vraiment traumatisant, l'amour ne justifiait pas ce genre d'extrémités. Néanmoins, divers petits groupes se formaient devant lui, comme par hasard et l'empêchèrent de rejoindre son ami. Il passa prés de David, l'autre garçon d'honneur et découvrit la jolie brunette qui l'accompagnait.

"Héé elle est canon ta nana, Nolan !" Gueula Az' au passage sans s'apercevoir que la moitié du jardin venait de se retourner à ce nom, observant avec insistance le couple dont la soit disante "trainée" qui affolait les mégères de Storybrooke.
Le magicien continua sa progression comme si de rien n'était et constata avec effroi que bien du monde se réunissait déjà devant le buffet. Az' oublia totalement William et gambada joyeusement en direction de cette ode aux délices culinaires avant de tomber nez à nez avec Maud McAllister et son mari, l'imminent docteur de l'hôpital, autrement dit "belle-maman" et "beau-papa".
C'est ainsi qu'il en arriva à parler du décolleté de Maude juste avant d'être interrompu par une tornade rousse, SA tornade rousse, qui se plaça entre ses parents et lui, histoire de minimiser les dégâts que le magicien avait pu commettre face à eux.

- Tiens Chrissie tu me cherchais ? Demanda joyeusement l'ex-sorcier sans comprendre le sens des regards insistants de la jeune femme. Il laissa son amie échanger quelques mots particulièrement glaciales avec sa mère. Il était loin d'y prêter réellement attention puisqu'à cet instant précis, toutes ses pensées se dirigèrent vers le postérieur de Chrissie incroyablement bien mis en valeur dans sa robe verte. Ainsi lorsqu'elle l'attira ailleurs, prés du manoir, autrement dit le plus loin possible de sa mère en lui lançant un "Az' tu m'écoutes ?", le garçon d'honneur dû redoubler d'efforts pour revenir à la réalité.

- Hein ? Oui je t'écoute ! Tu es juste...sublime ! Azael Selis, était en temps normal plutôt avare de compliments même s'il adorait qu'on lui en fasse, néanmoins, il fallait avouer qu'à part lui, il n'y avait rien de plus sexy que Chrissie dans ce jardin. Il ponctua sa phrase d'un petit sourire charmeur mais ne put s'étendre davantage sur le sujet que des cris perturbèrent le fil de ses pensées. Était-on en train d'égorger un cochon ? Ah non, ce n'était qu'Isabella qui faisait sa diva en s'en prenant à la chasse gardée de Sebastian, la redoutable Aliéna, qui giflait plus vite que son ombre, comme la joue droite de l'arnaqueur pouvait en témoigner, en bref, rien de bien terrible !

- Y'a du monde, Chrissouille ! Pas trop stressée pour tout à l'heure ? Demanda vaguement Azael en parcourant le jardin du regard avant de repérer l'affreuse tronche de cake qui le hantait depuis le matin.

- Ah, il est là lui aussi !  Son ton jovial venait de disparaître devant cette constat et ce fut avec une nouvelle grimace de dégoût qu'il observa Matthew déambuler dans la foule. Ce type l'agaçait d'autant plus qu'il ne faisait que rôder autour de Chrissie comme un pervers avec ses sourires hypocrites et ses petites manières de garçon de bonne famille pathétiques.

"La vieille a vraiment invité n'importe qui ! Bon, cherchons Sasha, il faut qu'elle sache que je suis garçon d'honneur !"

Sans réfléchir, le beau brun attrapa la main de Chrissie et l'embarqua avec lui à la recherche de la sulfureuse brune qui ne devait pourtant pas passer inaperçue, elle non plus !

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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Lun 11 Nov - 20:25



Bran




Il es venu le temps d'aller a ce mariage...


La jeune femme était à couper le souffle, elle approchait vers eux et une partie de lui voulait rester simplement à la regarder, sauf que son cerveau comprit que cette robe appartenait aux demoiselles d'honneur. Un point qu'elle n'avait pas souligné dans sa demande, allait-il devoir défiler devant tout le monde avec Beth à son bras pour suivre la mariée à l'autel ? Le si peu qu'il connaissait des mariages se trouvait dans les séries préférées de Tok, donc il ne savait pas vraiment ce que devait faire des demoiselles d'honneur. Robin répondit à sa question en lui disant qu'il aurait dû accorder sa cravate à la couleur de la robe de Beth et il n'allait pas se laisser faire ainsi, enfin si, vu qu'il sentit un poids lui arriver sur le dos, celait signalait qu'une chose, Maddhen était présente au mariage.

- COUCOU LES AMIS ! Tu es magnifique Suzette !

Quelques instants, il quitta Beth du regard pour lever la tête et dire bonjour à sa petite blonde préférée. Il se demandait quel genre de robe elle pouvait porter pour sauter ainsi sur son dos, surement peur d'avoir de geste qui pouvait paraître pervers par d'autres, il préféra garder ses bras croisés, cela ferait du sport à Maddhen si elle voulait rester accrocher à lui. Sa cavalière arriva face à eux, sourire aux lèvres.

- Salut ! J'ignorais que vous vous laissiez à ce point approcher

Il avait reconnu son ton moqueur, encore une question digne d'une journaliste. Elle restait semblable au souvenir qu'il avait d'elle lors de leur première rencontre et tout en oubliant son choc de sa découverte, répondit fermement.

-Il faut simplement apprendre à me connaitre.

D'accord, il aurait pu mettre un peu plus de tact dans ses paroles, mais prétendait-elle le connaitre qu'après une seule rencontre ? Puis, pour une raison encore incompréhensible, elle arrivait très facilement à le faire sortir de ses gonds, surement un talent inné chez elle. Beth finalement se présenta aux autres, vu qu'il avait omis de le faire lui-même, de toute façon robin en avait déjà entendu parler et Maddhen allait surement avoir du mal au début, à cause de son caractère très possessif. Ce n'était qu'une cavalière pour le mariage, rien de bien sérieux, ce dont il essayait de se persuader. Il pouvait sentir, Maddhen glisser de son dos, mais ne remarqua pas qu'elle avait des mèches coincées dans l'un de ses boutons.

J'espère que vous ne m'en voudrez pas de n'avoir rien dit sur ce sujet.

Alors qu'il allait lui répondre, sans même remarquer le départ de Robin, un visage familier qu'il aimerait un jour voir disparaître, apparut. D'un coup son regard se durcit, quel culot ? Comment osait-il se pointer devant lui, tout en sachant les rancoeurs qu'il avait à son égard ? Cet homme était un braconnier et avait même chassé un lion dans le zoo, sans se soucier des conséquences. Bran l'avait mis à la porte ne retenant pas sa colère.

"Beth ! Tu es resplendissante en demoiselle d'honneur !"

Beth ? Il était un ami de sa cavalière, celle qui l'avait invité et avait prétendue aimer les animaux à tel point qu'elle préparait un voyage en Afrique. C'était bien une journaliste, capable de pire bobard pour avoir des réponses à ses questions. Sauf que réellement elle ne lui en avait posé aucune, non ça ne collait pas. Il ne savait plus quoi penser, n'ayant même pas envie de saluer Norman, d'ailleurs à ce moment-là, Maddy quitta son dos et étrangement se mit à courir après son frère, l'ami de bran qui lui avait demandé de veiller sur la petite blonde. Du coin de l'oeil, il aperçut le baiser du braconnier sur la joue de Beth. Il ne savait pas s'il était en colère contre elle ou lui, celui-ci demanda des nouvelles de la mariée, cette même femme dont Will prétendait luttait pour l'écologie, ça n'avait aucun sens. Il s'amusa tout de même a voir Norman se faire martyrisé par une blonde qui ne semblait pas connaître.

Des hurlements venant d'Isabella apparurent, ce qui l'empêcha de réagir à la situation dont il était le témoin. Qu'est-ce que la secrétaire de la maire avait encore à dire ? Pour la connaitre après une relation d'une nuit, il savait qu'elle était capable de faire un mélodrame pour une petite poussière sur sa chaussure, d'ailleurs elle reçut de la part de celle qu'elle avait agressé un verre dans la figure, de mieux en mieux. Ce fut à ce moment-là que l'ancienne sirène décida de revenir avec un noeud papillon à la main.

- Excusez-moi , Bran donne moi ta cravate, ça ne te va vraiment pas, allez dépêche toi ! Je n'ai pas encore bue une coupe de champagne et avec tout ce monde, j'ai peur de ne plus en avoir. Au fait Monsieur, dans un mariage, on est censé avoir des bonnes manières, surtout quand c'est Ester qui invite, alors bonjour !

Sans réellement réfléchir, il avait décroché sa cravate et souriait à la façon dont elle avait remis Norman en place. Qu'est-ce qu'il l'adorait ! Alors qu'elle plaçait le noeud papillon autour de son cou, il répondit à son sourire et mit sa cravate dans la poche de sa veste. Il fut tout de même déçu de la voir partir, surtout en réalisant l'absence de Robin, il se retrouvait seul avec Beth et Norman. Se retournant vers eux, il attrapa deux verres de champagne à un serveur pour en offrir un à sa cavalière.

- Le fait que vous soyez demoiselles d'honneur me gêne moins au fait que vous fréquentiez un braconnier, moi qui vous pensais l'amie des animaux.

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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Lun 11 Nov - 22:28



Rebecca




En mission... Mais d'abord un petit four !

Visiblement l'intérêt que Rebecca portait à la cavalière de Lynch était réciproque si elle devait se fier au regard que lui lançait celle-ci. Oui, elles s'entendraient à merveille sans le moindre doute ! Elles avaient déjà un point commun important : Lynch et le fait qu'elles aiment toutes les deux faire leur possible pour l'embêter. C'était de la mesquinerie, mais rien de bien méchant. Et puis c'était toujours plus amusant de jouer les potiches pour l'une et de prétendre ne pas remarquer les regards noirs du médecin pour l'autre. Lorsqu'il parla de politesse, la brunette se retint de préciser qu'il était impoli de refuser d'appeler une demoiselle par son prénom s'il l'on y avait été invité. Vraiment il exagérait, après tout si elle était venue les voir c'était d'abord à cause de leur accord. La serveuse lui rendait service – du moins autant qu'elle le pouvait – alors il pourrait se montrer plus amical. Pas étonnant qu'il ait si peu d'amis, même Carrie le savait à la lumière de ce qu'elle venait de dire à Becky.

''Ah mais c'est là qu'est l'astuce ma chère. Je passe moi-même trop de temps à son travail pour que nous ne le soyons pas.''

Elle les observait. Elle regardait comment ils se comportaient ensemble, comment ils se tenaient et se regardaient. Le docteur n'avait pas l'air aussi à l'aise qu'à son habitude et la couturière se doutait que la demoiselle à son bras y était pour beaucoup. Elle ignorait si elle devait se moquer gentiment ou l'aiguiller discrètement. Si elle avait su, la jeune Doll serait passer dans le bureau du brun la veille pour lui faire un cours sur comment séduire une demoiselle sans passer pour un plouc ou un psychopathe. Là, Rebecca était malheureusement incapable de dire vers lequel de ces deux extrêmes il se rapprochait. Sans doute le plouc...

Très vite deux nouveaux arrivants rejoignirent leur petit cercle mais déjà la serveuse sentait que son compagnon était à cent lieues de là. Cela ne dura pas néanmoins, et à peine avait-elle salué son propriétaire et s'était présentée à sa cavalière que le jeune homme lâcha son bras avant de s'éloigner non sans lui avoir déposer un baiser sur la joue au préalable. Rebecca ne pouvait pas lui en vouloir, Owen était quelqu'un d'introverti. C'était un jeune homme adorable, drôle et intelligent, mais incroyablement renfermé. En tant qu'amie, en tant que petite-amie, elle aurait voulu l'aider et c'était peut-être aussi un peu pour ça qu'elle avait voulu qu'il l'accompagne au mariage mais rien n'y faisait. Elle comprenait alors elle le laissa s'éloigner jusqu'à ce qu'il trouve un endroit où il se sentirait plus à l'aise. Becky se demanda si elle devait excuser son cavalier mais personne ne semblait avoir réellement remarqué son départ alors elle s'abstint.

Le temps qu'elle reprenne le cours de la conversation, la jeune Doll avait terminé son verre et le reposa sur un plateau qui passait par là. Les deux hommes échangeaient de plates formules de politesse cependant que leurs invitées discutaient robes. De ce qu'en comprit l'ancienne poupée de son, elles avaient acheté les leur dans une boutique où une vendeuse blonde se serait laissée emporter par son enthousiasme. Et la brunette ne connaissait qu'un endroit et qu'une seule blonde répondant à cette description : Jelizah et sa boutique. Elle ne put alors s'empêcher de faire remarquer aux deux femmes:


''La boutique est sympa mais elle reste une boutique. La prochaine fois qu'il vous faut une tenue quelle qu'elle soit, n'hésitez pas à faire appel à moi, au moins vous serez sûre de ne porter que la robe que j'ai cousu pour vous. Et les Richard Gere ne sont pas obligés de rester, comme ça on pourra papoter entre Pretty Women.''

Elle avait dit cela en adressant un clin d’œil aux deux amies. Elles n'avaient peut-être pas besoin d'une nouvelle robe de cocktail tous les mois mais Becky cousait véritablement de tout. C'était toujours un peu d'argent de prit. Avoir son propriétaire à côté d'elle la rendait un peu nerveuse elle devait l'avouer. Non pas qu'elle était du genre à ne pas payer son loyer, mais plutôt de celui à dépenser son loyer tout le mois avant de paniquer et de réunir de nouveau la somme quelques jours voire la veille du jour de paiement. Et à dire la vérité, si elle n'avait pas eu autant de commandes récemment, l'ancienne poupée de son aurait pu se vanter de porter sa part du loyer au mariage. Les tissus de cette qualité avaient le prix qui allait avec.

Monsieur Gold proposa alors un verre à sa cavalière qui accepta avant d'en proposer un à Carrie. Des alarmes se déclenchèrent dans l'esprit de Rebecca mais elle ne s'affola pas outre mesure. Ce n'était qu'une verre après tout, et la couturière elle-même ne dirait pas non à un peu de bulles. Maintenant qu'Owen était parti, elle se sentait mal à l'aise sans le bras du jeune Heartwood. Il lui fallait quelque chose à faire de ses mains. Quelle idée de ne pas prendre de pochette vraiment, elle était une imbécile.

Mais Lynch n'était pas d'accord sur le fait que ce n'était qu'un peu de champagne pour Carrie, et le fit savoir à l'intéressée. Rebecca fit une grimace au ton qu'il avait employé, ainsi qu'à son choix de mots. Vraiment, s'il avait décidé de lui faire vider l'intégralité du bar, il n'aurait pas mieux fait même en lui mettant une bouteille dans les mains ! Avait-il décidé de rendre la tâche de la serveuse encore plus difficile ? Sous-entendre devant une audience que sa cavalière buvait trop, vraiment quel tombeur celui-là. Bien évidemment, Carrie ne se laissa pas parler de la sorte et n'en fit qu'à son bon vouloir et la jeune Doll était partagée entre sa mission et sa solidarité féminine. Au lieu de trancher, elle décida de prendre elle aussi un verre, elle en avait bien besoin.


''Je veux bien une coupe également, sans vouloir vous déranger Mr Gold.''

Elle le remercia en prenant le verre qu'il lui tendait et en but une gorgée. Le liquide lui piquait la gorge, son palais inexpérimenté en matière d'alcool de luxe lui soufflait qu'il ne rêvait que d'un bon verre au Rabbit Hole. Pourtant le champagne devait être l'un des meilleurs sur le marché puisqu'il était servi à l'événement du siècle. Eh bien, les riches ne savaient vraiment pas ce qu'ils rataient. La conversation c'était un peu tassée mais Rebecca était curieuse, elle voulait en savoir plus sur les deux couples qui l'entouraient aussi se décida-t-elle à s'adresser à ses quatre interlocuteurs.

''Et donc comment vous vous êtes connus ?''

Sa curiosité la perdrait, mais Becky s'en moquait car pour le moment elle voulait comprendre comment Lynch avait réussi à inviter Carrie au mariage et aussi comment un couple aussi mignon que celui de Mr Gold et Lacey pouvait exister sans qu'elle ne soit au courant. Après tous les potins qu'elle entendait tous les jours, sans parler de ceux qu'elle échangeait avec Ruby, ses clients ou encore Lysebeth, il lui était difficile de constater qu'une information aussi importante lui ait échappée. Elle en aurait été presque vexée si les deux n'avaient pas semblé aussi... Mignons l'un près de l'autre. Mais elle s'obligea à se tempérer, elle n'était pas encore certaine que les deux soient réellement ensemble. Autant ne pas s'emballer – ni remettre ses capacités de glaner des potins en question – avant d'être sûre. Après tout, ils pouvaient être tout aussi proches que Suzy et Robin l'étaient, autrement dit pas en couple et ce aussi parfaits qu'ils soient ensemble esthétiquement parlant.

En parlant de couple esthétiquement parfait, elle n'avait pas encore vu le couple vedette de la journée. A vrai dire elle ne savait même pas si elle les avait vu un jour. Rebecca scruta les alentours à la recherche des deux tourtereaux, mais il était difficile de repérer un pingouin en particulier dans cette foule de mâles tout droit sortis d'Happy Feet.


''Dîtes, quelqu'un a vu les mascottes de la journée ?''
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Beth Cyrian
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Mar 12 Nov - 20:11



Beth




Demoiselle Curieuse

De l’entourage de Bran, je ne connaissais absolument personne, mis à part les autres demoiselles d’honneur dont j’avais fait la connaissance un peu plus tôt. Si ces personnes-là étaient importantes pour Louna, elles ne pouvaient qu’être des gens biens. Jusqu’à présent, je n’avais vu absolument personne de ‘pas bien’ avec notre presque mariée. En trouvant mon cavalier aussi entouré, je n’avais pas pu m’empêcher de faire une petite remarque à ce propos. Rien de bien méchant évidemment. Tout le monde avait au moins un ami dans sa vie, sinon ce serait triste pour la personne qui était vraiment seule au monde, mais étant donné ce que j’avais entendu sur Bran, n’importe qui serait plutôt impressionné de le voir en compagnie d’autant de monde. La réplique qu’il me lança m’arracha un sourire amusé. Si j’avais eu un chapeau sur la tête, je le lui aurais tiré bien bas.

- Un bon point pour vous, répondis-je.

N’oubliant pas mes bonnes manières, je me présentais aux autres de la façon la plus simple possible. Certes, avec la robe que je portais, ce n’était pas difficile de remarquer que j’étais une des demoiselles d’honneur de Louna. Du coup, il n’y avait absolument rien de prétentieux à le préciser. Enfin, c’était ainsi que je le voyais. Ainsi, je fis la connaissance de Robin mais aussi de Maddhen qui était la jeune femme qui avait élu domicile sur le dos de Bran. Je voyais bien qu’elle semblait légèrement coincée ou que sais-je. Je me demandais si je devais l’aider ou pas, sauf que du coup, se serait révéler à tout le monde qu’elle avait un problème. Etant donné qu’elle faisait tout pour garder une certaine convenance en se présentant son tour, comme si de rien n’était. Je lui adressais un franc sourire avant de lui répondre.

- Moi aussi, je suis enchantée, Maddhen.

Du coin de l’œil, je vis le dit Robin s’en aller après avoir engloutit un petit four qu’il avait piqué sur le buffet. Il y avait tellement de monde de réunis autour de ce buffet que c’était limite difficile d’en voir la couleur. J’espère qu’ils avaient prévu deux ou trois autres buffets comme celui-là parce qu’à ce rythme-là, dans dix minutes, il n’y aurait plus rien. Enfin personnellement, je n’avais pas encore vraiment faim. J’étais habituée à manger peu pendant la journée puisque bien souvent, j’avais les yeux rivés sur mon écran d’ordinateur ou en vadrouille dans la forêt pour voir ce que je pouvais apprendre de plus. De toute façon, je n’étais pas là pour m’empiffrer en attendant la cérémonie. Puisque Maddhen semblait définitivement coincée et luttait pour pouvoir se libérer, je me tournais vers Bran pour m’excuser, en quelque sorte, d’avoir omis de lui dire que j’étais demoiselle d’honneur. Enfin, une parmi tant d’autre, bien sur…

Ce fut ce moment-là qu’une personne de ma connaissance fit son arrivée à mes côtés pour me complimenter. J’étais surprise de voir Norman ici. Bon, toute la ville était invitée, presque, donc ça n’avait rien d’étonnant de le voir là. Je m’entendais plutôt bien avec le secrétaire du Daily Mirror. Parfois, je le trouvais bizarre, mais ça c’était peut être parce que je ne le connaissais pas au-delà que dans le cadre du travail. Enfin, j’étais contente de voir quelqu’un que je connaissais parmi les invités. Au moins, je ne me sentais plus trop étrangère. Avec mon boulot, je passais plus de temps à écrire ou à dessiner que je ne sortais pas beaucoup. Mais c’était un sacrifice que je faisais avec plaisir car au bout de tout ce travail, il y avait l’Afrique. Et en aucun cas, je ne voulais décevoir mon père qui attendait ce voyage autant que moi. S’il pouvait, il en parlerait nuit et jour.

- Norman ! Je suis contente de te voir.

Contre toute attente, Norman déposa un baiser sur ma joue si bien que je restais surprise et légèrement figée. Depuis quand est-ce que nous étions à ce point familier ? Je n’en avais aucune idée. Enfin, je n’eus pas vraiment le temps de trop y réfléchir car Maddhen avait réussi à se détacher de Bran et était partie en courant. Je la suivis à peine du regard, reportant mon attention sur mon collègue qui souhaitait savoir comment allait Louna. Si seulement ils savaient tous à quel point la mariée était stressée… Sauf que je n’étais pas celle qui allait leur dire qu’elle avait terminé la tête dans la cuvette des WC. J’ignorais totalement qu’on pouvait être stressé à ce point. C’était une grande première pour moi de voir quelqu’un avec autant de stress en lui. Je pris la peine de réfléchir quelques instants avant de répondre :

- Oh, plutôt bien. Légèrement anxieuse, mais quelle mariée ne l’est pas le jour de son mariage ?

Une nouvelle personne arriva près de nous. Cette dernière sembla connaître Norman, elle aussi, sauf qu’à peine l’eut-elle salué qu’elle le critiqua sur sa tenue. J’étais totalement sidérée de voir une telle chose. Ma foi, on croisait vraiment de tout dans ce mariage. Néanmoins, même si j’étais surprise et bien je ne pus m’empêcher de rire légèrement. J’ignorais si elle aurait été capable d’arranger elle-même ce costume, mais des cris nous empêchèrent de le savoir. Comme elle l’avait dit si bien « sauvé par le gong ». Sauvé pas si longtemps que ça car Maddhen revint et, contrairement à la femme blonde précédente, elle ne se priva pas du tout pour apporter des changements au costume de Bran en lui retirant sa cravate pour l’échanger contre un nœud papillon. Au passage, elle fit la morale à Norman pour ne pas les avoir salués.

Décidemment, aujourd’hui, c’était la Saint Norman, à n’en pas douter. Néanmoins, je ne pouvais qu’être d’accord avec la jeune femme. Il n’avait pas dit bonjour. En temps normal, je l’aurais sans aucun doute remarqué, mais à cause de ce bisou sur la joue et la question sur Louna, et bien je n’avais pas réellement eu le temps de laisser mon esprit remarquer tout ça. Enfin, peu importait. Je me tournais vers mon collègue pour savoir ce qu’il avait à répondre de ça. Maddhen s’était de nouveau sauvée à peine eut-elle terminée sa petite leçon de morale. A présent, il ne restait plus que Bran, Norman et moi. Au passage, je constatais que mon cavalier n’avait pas décroché un mot depuis que Norman était arrivé. Même s’il n’était pas des plus bavards, je m’attendais à ce qu’il dise quand même quelque chose.

Et je fus vite servie dans les deux sens du terme. Si Bran me tendit une coupe de champagne que j’acceptais avec un léger remerciement, ses paroles me firent l’effet d’une enclume sur la tête. Ma bouche s’ouvrit en un O quasiment parfait tandis que pour la seconde fois, je me tournais vers Norman pour savoir si c’était vrai. A en juger sa tête, il n’avait pas vraiment la tête du type qui niait. Depuis quand est-ce qu’il était un braconnier ? Enfin, c’était tout de même illogique, Norman gagnait sa vie en tant que secrétaire au Daily Mirror et je ne connaissais personne qui donnait la chasse aux animaux dans cette ville. Mis à part les animaux du zoo, le seul animal en liberté qu’on avait pu voir était un loup qui rodait encore dans le coin la nuit quand tout était calme.

- Okay, tu m’expliques ? Depuis quand tu fais du braconnage ? Je me tournais vers Bran puis demandais : Et vous, comment est-ce que vous savez ça ?
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"Regarde la vie dans mes yeux"
Regardes la vie dans mes yeux. Un plus bel endroit t'attend là bas. Regarde la vie dans mes yeux et tu changeras. Tu crois là bas c'que tu vois ? Si tu regarde dans mes yeux il y aura
dans ton voyage des jours pleins de nuages. Mais quelque par
brille l'espoir si tu veux bien y croire.♛ by endlesslove.
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Mar 12 Nov - 23:19



Aliéna




Keep cool !

Adoptant une attitude assurée en dépit de ses joues rougies par l'embarras, Aliéna rejoignit rapidement Masha et la jeune femme blonde qui lui tenait compagnie. Elle se sentait réellement gênée, mais en découvrant le sourire sur le visage de son amie ainsi que les félicitations qu'elle lui adresse, la jeune femme ne put s'empêcher de sourire à son tour. Même si réagir de la sorte n'était pas dans ses habitudes, elle était plutôt satisfaite de son geste. Certes, Isabella était bonne pour hurler de plus belle, chouiner que son maquillage était anéanti et – certainement – envoyer des lettres de menaces à Aliéna dès la fin de ce mariage, mais la fleuriste était ravie d'avoir eu le dernier mot. Elle eut un sourire mi-figue mi-raisin à la question de Masha qui souhaitait connaître l'identité de la furie verte.

« Tu te souviens de la folle qui met des lettres de menaces sous la porte de l'appart et abîme mes fleurs au magasin ? Eh bien voilà, c'est Isabella... » Répondit-elle en faisant un vague geste de la main vers la victime de la douche au champagne.

Il était vrai qu'Aliéna avait plusieurs fois parlé avec agacement de la folle furieuse à Masha, mais celle-ci ne l'avait probablement jamais vu. A présent, elle avait eu un magnifique aperçu du spécimen Heelsman ! La fleuriste espérait juste que sa colocataire n'aurait pas une réaction trop vive en découvrant l'identité de son agresseur. Soudain, Aliéna se posa une question qui ne lui avait pas traversé l'esprit cependant qu'elle se faisait hurler dessus : Sebastian avait-il assisté à ces hurlements mémorables ? Trop obnubilée par la honte que tout Storybrooke connaisse son penchant pour le bijoutier, elle n'avait même pas pensé que le principal concerné avait pu être témoin de la scène et donc en apprendre beaucoup sur les sentiments d'Aliéna. Aussitôt, la jeune femme jeta plusieurs regards autour d'elle et, n'ayant pas aperçu Sebastian, elle s'empressa de murmurer sa question à l'oreille de Masha. Très solidaire, celle-ci la taquina en lui faisant remarquer qu'elle n'avait nul besoin de chuchoter à présent. « Ha ha... Très drôle !» Marmonna-t-elle en adressant une grimace à la jolie brune. Revenant à un comportement plus naturel, Aliéna se tourna ensuite vers l'amie de Masha et, tout en lui souriant, elle se présenta aimablement.

Les présentations faites, la jeune femme se tourna vers Masha qui avait ouvert la bouche, sans doute dans l'intention de parler, mais elle la referma aussitôt. Aliéna ne comprit pas ce retour en arrière jusqu'à ce qu'elle entende une voix derrière elle. Un frisson la parcourut aussitôt et les battements de son cœur prirent un rythme plus rapide. Cette voix grave, elle aurait pu la reconnaître entre mille. Se retournant aussitôt, un sourire resplendissant sur les lèvres, la jeune femme sentit ses joues rougir à nouveau à la pensée que Sebastian avait bel et bien entendu le sujet de sa confrontation avec Isabella. Quel ne fut son soulagement lorsque le bijoutier avoua ne pas avoir compris le sujet de leur mésentente ! Elle se retint de pousser un immense soupir de soulagement. A la place, elle afficha un petit sourire gêné : elle avait effectivement dû en surprendre plus d'un en versant son verre sur la furie.

« C'était rien de très important ! Isabella a juste un sacré don pour... Disons pour faire sortir les gens de leurs gonds ! » Elle eut un petit rire lorsqu'il lui tendit la coupe qu'il avait à la main en la présentant comme une seconde munition. « Merci mais tu devrais la garder ! Si Isabella te repère, ça te seras sûrement très utile quand tu devras raconter cet extraordinaire voyage en Afrique ! » Répondit-elle sur un ton taquin.

La jeune femme se sentait beaucoup plus détendue maintenant qu'elle était certaine qu'il n'y aurait pas de malaise entre Sebastian et elle. Mais c'était sans compter sur sa meilleure amie Masha ! Avec politesse, le bijoutier s'informa s'il n'était pas en train de les déranger dans leur conversation. « C'est vrai que vous ne vous connaissez pas ! Sebastian, je te présente... » Aliéna ne put jamais finir sa phrase puisque Masha choisit ce moment pour venir se planter entre le beau brun et elle afin de se présenter elle-même. Enfin... Si on peut appeler ça se présenter. Aliéna écarquilla les yeux devant l'attitude de son amie puis, la surprise passée, elle fronça légèrement les sourcils. Heureusement pour sa colocataire qu'elle avait le dos tourné, sinon elle aurait été transpercée par le regard qu'Aliéna lui lança. « Hum... Masha ? » Mais la concernée continua son interrogatoire. A l'énumération des questions, la fleuriste plaqua sa main sur son visage, morte de honte. Elle qui pensait avoir vécu le plus éprouvant de la journée avec Isabella, voilà que Masha en remettait une couche !

« Masha, à quoi tu joues là ?! » Marmonna la jeune femme entre ses dents tandis que son amie, intraitable poursuivaient les aimables présentations. Elle savait que Masha ne portait pas Sebastian dans son cœur mais, pour une première rencontre, elle aurait pu faire un petit effort ! Les yeux clos, tout ce dont Aliéna avait envie, c'était de se réveiller dans son lit et se rendre compte que le mariage n'avait pas encore eu lieu ! Si seulement ça pouvait arriver ! Finalement, la première approche de Masha n'était rien comparé à ce qui suivit. Au mot "trompé", Aliéna ouvrit brusquement les yeux et redressa vivement la tête. Qu'elle arrête ! Pitié ! Derrière sa future ex-amie, elle ne voyait pas le visage de Sebastian et, tout compte fait, ce n'était peut-être pas plus mal ! Qu'allait-il penser ?! Si avec tout ça il ne devinait pas ses sentiments, ça relèverait du miracle !

« Masha, arrête s'il te plaît ! » Murmura Aliéna d'une voix submergée par l'embarras. Elle n'avait même pas la force de parler plus fort tant elle était déconfite.

Lorsqu'elle se décala enfin, Aliéna crut qu'elle avait terminé. Mais non ! Elle porta le dernier coup en prenant le verre que tendait Sebastian à la fleuriste. Devant la tête médusée de son amie, Masha but quelques gorgées avant de lui tendre le verre en affirmant qu'elle pouvait le boire. Aliéna prit la coupe dans sa main, incapable de répondre, juste bonne à lancer un regard lourd de menaces à sa colocataire. Celle-ci, son petit show accomplie, prit la jeune femme blonde par le bras et s'éloigna. Lorsqu'elle se retourna pour faire un clin d’œil à la fleuriste, celle-ci la fusilla du regard. « Attends un peu qu'on soit à l'appart ! » Aliéna pensa cela si fort qu'elle était certaine que Masha l'aurait entendu. Elle ne payait rien pour attendre celle-là.

La jeune femme suivit sa traîtresse d'amie du regard, incapable de croiser celui de Sebastian. Elle n'avait pas croisé son regard pendant le spectacle made by Masha mais, maintenant qu'ils étaient tous les deux, elle devait bien dire quelque chose... Un silence lourd s'installa entre le bijoutier et la fleuriste, et ce n'est au bout de quelques minutes qu'Aliéna se décida à le briser d'une voix mal assurée : « Heu... C'est tout Masha ça : elle a un sacré caractère ! Mais c'est quelqu'un d'extraordinaire tu sais ! » « Qui va se faire botter les fesses ce soir !» Ajouta-t-elle en pensée. « Ne fais pas attention à ce qu'elle a dit ! Elle est un peu extravagante parfois mais elle ne pensait pas ce qu'elle a dit ! » Aliéna, consciente qu'elle n'améliorait pas vraiment la situation, eut un petit rire nerveux et but une longue gorgée de la coupe dans sa main. Elle qui ne buvait jamais, voilà que cette coupe était la bienvenue !

Toujours embarrassée, Aliéna finit par oser regarder le visage de Sebastian. Comme à chaque fois qu'elle croisait son magnifique regard, son cœur s'emballait et le fait qu'il soit vêtu de façon si élégante pour le mariage, le rendait encore plus séduisant que d'habitude. Non, elle ne pouvait pas laisser la gêne causée par Masha prendre le pas sur les moments passés avec Sebastian ! Prenant une profonde inspiration, elle adressa un sourire au beau brun : « Écoute, faisons comme si rien ne s'était passé, d'accord ? Efface l'épisode "Masha" de ta mémoire ! Et essayons de passer une journée tranquille ! Tu en penses quoi ? »
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Mer 13 Nov - 10:02



Norman




L'important à un mariage, c'est de ne pas repartir les mains vides.


Avec le recul, parler à Bran n'était sans doute pas la meilleure idée du monde. Mais ce genre de pensée sous-entendrait que Norman avait une stratégie, voire même qu'il avait planifié quelque chose. Or ce qui s'apparentait le plus à un plan dans sa tête, en ce moment, était de manger et boire un maximum. Pour les filles, il attendait un peu de voir ce qui viendrait à portée de main. Bref, la partie "parlotte" de la journée était entièrement libre et venir embêter le propriétaire du zoo n'était qu'un moyen comme un autre de tuer le temps. Enfin, c'est surtout la présence de Beth au côté de Bran qui avait poussé l'ancien chasseur à mettre son grain de sel en ignorant royalement les personnes autour de la journaliste lors de ses salutations volontairement trop familières.

La réaction de Beth devant le baiser sur la joue l'amusa beaucoup. Quoi que la réaction camouflée de Bran qu'il vit du coin de l'oeil l'amusa encore plus. Il enchaîna vite en posant des questions sur la mariée et fit mine de s'intéresser sincèrement à la réponse fournie par la journaliste. Alors qu'il s'apprêtait à émettre un commentaire tout aussi creux que poli, il se fit apostropher par une "douce" voix familière.

« Monsieur Fleming ! En voilà une surprise ! La sécurité se relâche on dirait. »

Zut, lui qui pensait réussir à l'éviter. Mais le déplaisir de voir Lysebeth approché fut vite remplacé par un sourire moqueur qu'il lui réservait toujours. Ils étaient trop opposé pour s'apprécier, ce qui n'empêchait jamais l'ancien chasseur d'essayer de tourner l'entremetteuse en bourrique dès qu'il en avait l'occasion.

"Lyse !" S'exclama-t-il. "Quel plaisir d'entendre votre voix toujours aussi douce et aimable."

« Une cravate c’est fait pour être portée bien serrée mon cher, faute d’être un gentil homme, on essaie d’en avoir l’air dans de pareilles circonstances ! »

Devant la remarque sur sa cravate, Norman haussa un sourcil comme s'il voulait sous-entendre "viens donc serrer cette cravate, si tu l'oses", toujours avec son sourire moqueur. D'ailleurs, par pure provocation de sa part, il la desserra un peu plus après avoir fait croire qu'il allait la remettre convenablement. Plutôt que d'émettre un commentaire, il se tourna vers Beth pour lui murmurer : "Elle ne veut pas l'admettre mais, en vérité, elle m'adore." Dit-il en lançant un clin d’œil complice à la journaliste avant de reporter son attention sur la furie en jaune.

Ce qui était entièrement faux, bien sûr. Même si çà l'amusait que quelqu'un puisse penser le contraire grâce à cette fausse confidence. Alors que la gardienne de la mode allait poursuivre, une prise de bec au loin lui sauva la mise. Avoir un drame si tôt dans le mariage était étonnant. Dommage que Lysebeth allait se jeter sur la victime de la dispute pour ne pas avoir de perturbation dans son mariage parfait sinon l'ancien chasseur aurait poussé la curiosité à aller voir. S'il y avait une pauvre âme jolie et inconsolable au bout de l'hameçon, il n'allait pas rater çà.

« Sauvé par le gong, mais ce n’est que partie remise ! Je vous ai à l’œil, monsieur Fleming ! »

"Un seul oeil ? Je ne sais pas si çà sera suffisant." Répliqua-t-il avec un léger rire.

Ok, changement de plan. Lysebeth Rosewater venait de passer de la black liste vers celle des gens qu'il se devait d'ennuyer un peu aujourd'hui. La pauvre était visiblement sous-pression avec son organisation parfaite. Elle avait besoin de se détendre. Pour l'instant, il la laissa s'en aller en lui faisant un salut exagéré et ironique de la main accompagnée d'un petit "A plus tard" sans la suivre mais garda cette idée en tête pour plus tard. Et pour respecter le dicton qu'il venait d'inventer qu'une blonde en suivait toujours une autre, Maddhen débarqua. Tiens, elle était partie ? Norman n'avait même pas remarqué se fait, trop occupé à taquiner Lyse tout en ignorant Bran.

- Excusez-moi, pardon, Bran donne moi ta cravate, ça ne te va vraiment pas, allez dépêche toi ! Je n'ai pas encore bue une coupe de champagne et avec tout ce monde, j'ai peur de ne plus en avoir. Au fait Monsieur, dans un mariage, on est censé avoir des bonnes manières, surtout quand c'est Ester qui invite, alors bonjour !

Savoir remettre Norman à sa place était un art difficile. Non en fait c'était impossible. Pour réussir cet exercice, il aurait fallu que la cible est un tant soit peu d'amour-propre voir même un petit quelque chose qu'on pouvait communément appelé de "conscience". Et le secrétaire du Daily Mirror n'avait rien de tout çà. Même s'il était orgueilleux, il ne prenait rien au sérieux, surtout pas ce mariage. Au lieu de se vexer de la remarque, il exagéra sa réponse comme il le faisait toujours en pareille situation.

"Mes excuses, Princesse." Dit-il en se tournant vers une Maddhen fort occupée à remplacer la cravate de Bran par un noeud papillon. "J'étais tellement subjugué par la robe de Beth que j'ai totalement occultée de mon esprit qu'elle n'était pas seule. Je vous ferais bien un baise-main et des salutations convenable pour me faire pardonné mais vous semblez en plein combat avec un noeud papillon alors je ne vais pas vous déranger plus longtemps et simplement vous dire bonjour."

Lui, bavard ? Non, à peine. Son travail accompli, l'ancienne sirène disparut aussi rapidement qu'elle était venue. Norman la regarda partir. Décidément le vert était à la mode à ce mariage... il tenait peut-être là une future pique à adresser à Lysebeth.

"Sympa ta cavalière, Bran." Commenta-t-il.

Pourquoi penserait-il le contraire ? Vu comme Maddhen était familière avec le propriétaire du zoo, il était logique de penser qu'elle était sa cavalière, non ? Ou alors il s'agissait d'une autre petite réflexion intentionnelle pour créer un malaise dans la conversation. Allez savoir ! C'est alors que le vétérinaire prit enfin la parole en donnant un verre de champagne à sa véritable cavalière.

- Le fait que vous soyez demoiselles d'honneur me gêne moins au fait que vous fréquentiez un braconnier, moi qui vous pensais l'amie des animaux.

Whoaw, en voilà des révélations en une seule phrase. Toujours aussi direct, le véto. La tête que fit Beth devant cette déclaration valait son pesant d'or. Peut-être aurait-il pu être ennuyé de voir la conversation prendre cette tournure mais... çà pouvait être amusant, après tout.

- Okay, tu m’expliques ? Depuis quand tu fais du braconnage ? Et vous, comment est-ce que vous savez ça ?

"Oh, j'ai du sauté une ligne de l'invitation au mariage, je ne pensais pas qu'il y aurait mon procès en guise de première partie." Il fit mine de chercher quelqu'un dans la foule. "Dommage, mon avocat n'est pas là. Bon, je vais devoir me défendre tout seul, alors."

Une manière bien à lui de dire que ce n'était pas vraiment l'endroit pour avoir ce genre de discussion animée mais qu'il n'allait pas filer à l'anglaise pour y échapper. Son sourire s'élargit pour montrer à Beth qu'il plaisantait, comme d'habitude.

"Relax, Beth. Je plaisantais ! Je crois que notre ami le véto fait référence à cette petite soirée particulièrement arrosée où je me suis retrouvé dans son zoo." Il eut un petit rire. "Va savoir comment je suis arriver là ! Mais, hé, tu sais bien comment je suis avec un verre de trop."

Plus précisément, elle devait savoir comment il était le lendemain de cuite vu l'état dans lequel il se retrouvait toujours au travail le jour suivant. Quand il ne trouvait pas un prétexte pour ne pas y aller, bien sûr.

"De là à me traiter de braconnier, je trouve que le mot est un peu fort. On est dans une petite ville dans le Maine, pas à New-York !"

Une phrase qui allait mettre le feu aux poudres, il n'en doutait pas. Mais il était curieux de voir qui Beth allait croire. Son cavalier qu'elle n'avait vu qu'une seule fois avant le mariage où son collègue de travail qu'elle connaissait depuis bien plus longtemps ?

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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !   Mer 13 Nov - 21:49



Suzy




I dreamed a drink

Existait-il plus beau jour que celui de son mariage ? Dans la cervelle extrêmement naïve de Suzy Hurricane, le mariage représentait le summum du bonheur et de l'accomplissement personnel, à croire qu'il n'existait pas d'autres façons pour une femme de réussir sa vie ! Suzy était une véritable calamité pour tout partie féministe qui se respecte !

C'était une fête pleine de partage, d'amour et de joie ! Une fête parfaite mais qui paradoxalement rendait Suzy bien plus triste et nerveuse qu'elle ne l'avait jamais été. La pétillante miss Hurricane commençait à déchanter rapidement, de plus en plus désespérée, malgré un Robin réconfortant qui semait des paroles pleines de sagesse comme toujours ! Cela n'empêchait pas à la brunette de sombrer dans le drame. Quel âge avait Louna déjà ? Hum...Son amie était plus jeune qu'elle. Quelle était la probabilité pour que Suzy se marrie dans l'année ? Aucune. Et celle de trouver enfin un boulot qu'elle n'aurait pas à cacher à son colocataire ? Très faible, malgré toute la bonne volonté de son Walgrim nationale. Non, vraiment, être invitée à ce mariage c'était comme être spectatrice de ses propres échecs, et l'alcool n'aidant pas, Suzy reporta toute son attention sur ce docteur qui préférait les petites brunes aux grandes godiches comme elle. Par dépit, la belle strip-teaseuse se rabattit sur les petits fours du buffet, n'écoutant que d'une oreille les recommandations de Robin sur son taux d'alcoolémie et sa capacité à remonter l'allée jusqu'à l'autel en tant que demoiselle d'honneur. Heureusement, sa bonne humeur se raffermit rapidement lorsqu'un Bran sauvage apparut prés du couple et les salua à sa façon.

- Suzy tu es magnifique ! Et tu sens l'alcool ! S'exclama le propriétaire du zoo les yeux rieurs.

- C'est bizarre, mon jasmin sent le parfum normalement !! Répondit Suzy en tentant de se sentir le col, l'air surprise. Les deux jeunes hommes ne firent pas d'autres commentaires et ne purent que constater l'état d'ébriété avancé de leur amie.

L'arrivée de Beth mit fin à cette drôle de situation et Suzy pu tranquillement observer la foule de loin à la recherche de Moïra et de son breuvage miracle qui apaisait son anxiété. Finalement, elle repéra l'adolescente debout sur les marches qui menaient au manoir et lui fit de grands signes de la main pour qu'elle s'approche et la rejoigne, un large sourire aux lèvres, toute excitée qu'elle était de pouvoir tout déballer sur le beau docteur et sa charmante cavalière à une personne qui la comprenait vraiment, ou plutôt qui faisait mine de la comprendre mais ça, elle ne le savait pas !  
Entre temps, une Maddhen énergique vint sauter sur le dos de Bran et la complimenta joyeusement. Suzy lui glissa un merci tout aussi enthousiaste avant de s'éclipser doucement sur le côté pour s'éloigner du petit groupe, tel un poisson frétillant qui se faufile entre deux rochers. Là, fébrile, elle rejoignit Moïra et s'appuya quelques secondes sur son épaule avant de s'approcher de son oreille pour lui souffler quelques mots, comme on raconte un potin à une vieille amie, même si, pour le coup, cette vieille amie n'avait que dix-sept ans.

- Moïra ! Il est là ! Il ne m'a pas vuu mais moi sii et s'il...s'il me voit, je vais devoir faire semblant de ne pas l'avoir vu non ? Ou alors tu crois qu'il faudrait que je fasse celle qui vient juste de le voir ? Ou juste lui parler... Sur ce Suzy se redressa et fit mine de parler à une personne imaginaire en face d'elle, prenant une pose plus maniérée afin de se mettre dans le rôle. "Ohh Docteur Lynch, vos pieds doivent sûrement vous faire mal, parce que vous vous êtes promené dans mes rêves toute la nuit...." La jeune femme attendit l'approbation de son amie et croisant son regard, éclata de rire. Non, elle ne se faisait pas d'illusions, la drague n'était pas son domaine de prédilection, même ivre, elle n'avait plus qu'à s'en remettre au reste de la gente masculine présente autour d'elle pour pouvoir espérer un jour se marier.

- Je crois que je vais laisser tomber ce beau docteur, en plus sa cavalière a mis du rouge...ahhh y'a PAS PLUS SEXY que le rouge Moïra, n'oublie jamais ça quand tu rencontreras....MATTHEW ! Alors que Suzy expliquait les "choses de la vie" à une Moïra amusée, la jeune femme interpella le présentateur télé qui semblait perdu au milieu des groupes qui se formaient. L'ex Dorothée, parfaitement ignorante, comme le reste de la ville, de la relation qui unissait Miss Fisher à Mister Grey, fit de grands signes (toujours les mêmes, extrêmement enthousiastes et repérables à des kilomètres à la ronde) au beau brun pour qu'il rejoigne lui aussi les deux jeunes femmes.

- Comment vas-tu mon cherrrrrrr Matthewwww ? Tu es venu pour le mariage ?Demanda une Suzy éméchée, même si la question semblait totalement stupide vu que TOUT LE MONDE était venu pour le mariage, tout en tirant légèrement la cravate du jeune homme, mettant encore plus en évidence le défaut du nœud. Bien que très expressive, jamais la jeune femme ne se serait permise tant de familiarité avec le beau brun qu'elle respectait énormément mais son sens des réalités était à présent quelque peu déformé.

- Oh, que je suis bête ! Matthew Grey, je te présente Moïra Fisher ! Moïra-Matthew, Matthew-Moïra, Mara-Moïtthew ! Moïra est...aussi demoiselle d'honneur, c'est pourquoi elle est...verte ! Suzy sourit bêtement, et laissa les deux jeunes gens faire connaissance, fière de ses présentations tandis que son regard fut peu à peu attiré vers le serveur le plus proche qui portait un plateau plein de coupes de Champagne dressées en pyramide. Incroyable ! Quelle dextérité ! La strip-teaseuse marmonna un faible "je reviens" avant de suivre en chancelant cet acrobate du service, histoire de piquer l'une de ces coupes magiques qui noierait encore plus, elle en était certaine, son profond désespoir.
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Intrigue n°2 ೨ Un mariage à Storybrooke !

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