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« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind
L'histoire se déroule en
Octobre 2013.


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 Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !

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MessageSujet: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Dim 28 Avr - 16:43








La pluie martèle contre la vitre si bien recouverte de buée qu'il est à peine possible de discerner ce qui se passe dans la rue. Le déluge au dehors créer une discrète et agréable mélodie dans le bar principalement rempli de pauvres habitants cherchant un abri. Les nuages obscurs sont tellement épais que la luminosité ambiante donne presque l'effet que la nuit tombe, or il est à peine 14 heures … Il fait bon chaud ici, et surtout, sec. Je n'ai pas du tout envie de bouger de mon siège et d'aller me mouiller les plumes dehors pour mener mes magouilles habituelles. Et encore moins depuis qu'une charmante demoiselle est venue s'asseoir à l'autre bout du comptoir, voilà une dizaine de minutes de cela. L'un remplace l'autre. A présent la jolie demoiselle se trouve à côté de moi, mes doigts s'amusent à faire tourner le troisième verre que j'ai commandé, et moi je suis en train de me demander si l'averse va finalement décider à se calmer. Un grondement orageux au loin me répond qu'apparemment non, le temps n'est pas si disposé que ça de me laisser m'en aller d'ici avec … ma nouvelle compagne. C'est quoi déjà son nom ? Mon regard quitte la fenêtre que je fixe d'un air absent par dessus l'épaule de la fille, pour se poser sur son visage joviale. Vanessa ? Jessica ? Je louche sur ses lèvres qui ne cessent de faire la conversation à elles seules depuis tout à l'heure et suis obligé de cligner des yeux devant le flot de paroles qu'elles débitent à la seconde. Une vraie pipelette celle-là. Encore heureux qu'elle soit jolie, la pluie m'aurait peut-être semblé un choix plus tentant sinon. Pas moyen de retrouver son prénom, pourtant mon esprit est encore parfaitement clair à ce stade de la journée. Je suis sur que ça finit par un « a » … Me voyant froncer les sourcils, la rousse pin-up à me tenir compagnie rit et m'assure que je n'ai pas besoin de m'inquiéter car son petit « Kiki sera bientôt guéri ». Quoi ? J'arque un sourcil et la regarde comme si elle venait de me proposer d'essayer sa nouvelle manucure rose pâle sur moi. Je comprends finalement que « Kiki » est l'un de ces chiwawas teigneux capable de supporter cette fille sept jours sur sept s'étant récemment transformé en sac à puces. Quel drame en effet. Je souris en coin, franchement amusé de la futilité de cette conversation et de la capacité de ma pin-up à discerner de l'anxiété à un désintérêt totale de sa vie. Ouais, heureusement qu'elle est jolie …

Soudain une bourrasque de vent s'engouffre dans la pièce. Je porte mon verre à mes lèvres et quitte à nouveau le sourire éclatant de ma rousse pour jeter un coup d'œil à la petite silhouette à avoir bravé la tempête et s'être à l'instant réfugié ici. Ma boisson se bloque dans ma gorge et je manque de peu de m'étrangler tout seul sur mon tabouret en reconnaissant la nouvelle venue. Elle par contre, je me souviens très bien de son prénom. Ma boîte crânienne aussi d'ailleurs, et elle en garde un souvenir bien peu agréable … Tiens tiens, qu'est-ce que ma chère Rowena fiche par ici ? C'est que le décor ne colle pas du tout avec elle depuis que j'ai vu dans quel type de maison elle vit. Si je suis réellement surpris de la trouver là, je n'en fais rien et me contente simplement de la lorgner du coin de l'œil sans un mot, comme si je ne l'avais pas vu. Je me demande si sa mère est au moins d'accord pour qu'elle entre dans un endroit comme celui-là. Bon sang, c'est trop risible !

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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Dim 12 Mai - 23:17

Eddie & Rowena
Elle ne s’en était pas rendue compte immédiatement. Lorsqu’elle était rentrée chez elle, elle avait seulement été extrêmement soulagée que sa mère n’ait pas vu qu’elle trainait dehors alors qu’il faisait nuit avec quelqu’un, avec un homme qu’elle ne connaissait pas qui plus est. Elle s’était dit que c’était une bien étrange soirée dont elle se souviendrait encore longtemps. Le soir, lorsqu’elle était retournée dans sa chambre après avoir dîné, elle s’était demandée si elle aurait l’occasion de revoir cet étrange jeune homme. Puis, elle avait croisé son reflet dans la glace, et c’était à ce moment là qu’elle avait constaté que quelque chose manquait. Son collier, le collier que sa mère lui avait offert. Il n’était plus là. Elle était persuadée qu’elle l’avait le matin-même, elle ne le quittait jamais ou presque. Que s’était-il passé ? Son premier réflexe fut de penser qu’elle l’avait perdu. Elle commença à chercher s’il n’était pas tombé dans l’encolure de son tee-shirt, puis attendit d’être certaine que Gabriella soit couchée pour fouiller les autres pièces de la maison. En vain. En désespoir de cause, elle prit une lampe torche et sortit, refit le trajet de chez elle jusqu’au supermarché, sans se soucier de la possibilité de faire une mauvaise rencontre cette fois-ci. Elle tenait particulièrement à ce bijou, qui avait surtout une valeur sentimentale, et l’avoir perdu la désespérait. Elle se souvenait l’avoir eu lorsqu’elle était sortie de chez elle. Elle avait joué avec à l’intérieur du supermarché. Et ensuite... ensuite il y avait eu Eddie. Elle se souvenait parfaitement des paroles du jeune homme : il avait prétendu être un voleur. Naïvement, elle l’avait cru et il s’était moqué d’elle à ce sujet. Mais à présent, elle se demandait s’il n’avait pas dit la vérité dès le début. Et si c’était lui qui lui avait volé ce collier ? Dans un premier temps, elle n’en fut pas certaine, mais plus le temps passait, et plus elle s’en persuadait. A vrai dire, elle ne voyait pas d’autre solution. Il l’avait fait et il ne s’en sortirait pas comme ça.

Le retrouver avait été plus long et compliqué qu’elle l’avait imaginé au début. En vérité, elle ne savait rien de lui, ne connaissait même pas son nom de famille. Elle aurait pu se rabattre sur la description physique, mais elle se rendit rapidement compte que celle-ci était sommaire. Elle ne l’avait vu qu’une seule et unique fois, de plus alors qu’il faisait nuit. Les seuls qualificatifs qu’elle trouvait étaient grand, brun et plutôt mignon, bien qu’elle soit trop en colère pour utiliser ce dernier. Ne sachant ni où il vivait, ni où il travaillait, le retrouver fut difficile. Mais enfin, un jour, elle croisa quelqu’un à la sortie du supermarché qui pu lui dire qu’un dénommé Eddie fréquentait souvent le bar de la ville. Il n’en fallait pas plus à Rowena pour oser braver toutes les intempéries. Peu importait la plus, sa colère suffisait à la réchauffer. Elle avait un indice et elle comptait bien demander aux habitués où elle pouvait le trouver. Mais dès qu’elle arriva, à travers la vitre, elle aperçut immédiatement sa silhouette, et sa colère augmenta encore. Elle ouvrit brutalement la porte, trempée de la tête aux pieds et s’avança directement vers lui en le pointant du doigt.

« Toi ! Espèce de sale voleur ! » Sans se soucier de la femme à ses côtés, elle se précipita à sa hauteur, semblant prête à le frapper. « Tu as bien caché ton jeu hein ? Tu as intérêt à me rendre mon collier, je sais que c’est toi qui l’as pris ! »

Elle avait beau être petite et peu impressionnante, en cet instant elle se serait sentie capable de le pousser et le faire tomber de son siège.


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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Lun 13 Mai - 18:13








J'eus l'impression qu'il se passa un temps fou entre le moment où la jeune femme à l'allure fragile poussa la porte du bar, et celui où une véritable furie se planta juste devant moi, toutes griffes sorties. Elle n'avait pas mis moins d'une demi-seconde à passer d'un extrême à l'autre pourtant, et rien qu'en m'apercevant. J'ai toujours eu beaucoup d'effet sur la gent féminine de toute façon … Durant cet instant où je la voyais s'avancer vers moi d'un pas ferme et assuré, une partie de moi – celle préférant la prudence et la raison - se demanda si je devais bondir derrière le comptoir et fuir tant qu'il était encore temps, et avant qu'elle ne sorte l'arme qui se cachait très certainement sous sa veste ruisselante de pluie. Voir Rowena brandir un quelconque objet ménager pour menacer quelqu'un n'aurait plus rien d'étonnant de mon point de vue. La deuxième partie de moi – celle gonflée de fierté et macho comme pas deux – me rappela néanmoins qu'elle devait faire la moitié de mon poids, et que c'était déjà un miracle que la presque tempête du dehors ne l'avait pas faite s'envoler. Je n'eus néanmoins pas le temps de trancher la question, que la demoiselle me noyait sous tout un discours de reproches et de menaces.
Je haussai un sourcil, tandis que ma compagne rousse écarquilla les yeux. Je fus finalement incapable de définir ce qui m'étonnait le plus ; la capacité que pouvait avoir une pin-up d'ouvrir des mirettes aussi grandes et aussi rondes que des soucoupes, ou les furieuses paroles qui sortaient tout droit de la bouche de Rowena. La jolie brune avait les joues rougies de colère malgré le fait d'avoir pris une douche glacée juste avant d'entrer ici. Son regard jetait des éclairs, et je ne doutais pas un instant que s'ils en avaient été capables, ils m'auraient déjà criblés de balles explosives. Quant à ses mains, elle serrait les poings si forts que je craignais réellement qu'elle ne s'entaille la paume toute seule avec ses propres ongles.

- Eh là ! Doucement ma jolie, tempérais-je en lui faisant signe de baisser d'un ton, conseil qu'elle ne semblait pas prête à suivre, entre-nous. Je ne comprends pas un mot de ce que tu me racontes là.

Dans un coin de ma tête, je notais ce détail, plutôt inutile au vu des circonstances actuelles, qu'elle avait envoyé paître sans vergogne les formules de politesse, pour utiliser un gros et méprisant « tu ». Un demi sourire mi-amusé, mi déconcerté, se peignit sur mes lèvres. Je pris le temps de repasser ses dires dans mon esprit, sans comprendre de quoi elle m'accusait. Visiblement ma réponse ne lui plût pas tellement. Dans deux minutes elle allait être complètement folle de rage, et j'espérai sincèrement être en mesure de voir venir le coup si l'envie de m’assommer contre le bar lui prenait subitement. Aussi, c'est finalement en suivant le chemin de la raison – cette minuscule petite partie savamment dissimulée en moi – que je rouvris la bouche, afin d'éviter le drame :

- Mon jeu ? Mais enfin, quel jeu ? Mon seul crime est d'avoir raccompagné une fille terrorisée jusqu'à sa porte, je te ferai remarquer.

Il en fallut de peu pour que je grimace tant la situation commençait à sérieusement m'échapper. Et voilà, maintenant je passais pour le sale type qui se fait plusieurs filles en même temps. A côté de moi, ma pin-up qui n'avait cessé de reluquer sans gêne la nouvelle venue avec une expression qui ne mettait pas en doute tout le bonheur qu'elle avait de la découvrir là, se tourna vers moi d'un air choqué, puis furieux. Voir une femme débarquer et vous accusez de ce qui semble être tous les malheurs du monde n'est déjà pas une bonne chose. Se retrouver face à deux femmes furibondes, ça c'est ce que j'appelle ni plus ni moins : une catastrophe. Je ne laissai pas le temps à la brunette d'en placer une, et me tournai vers la rouquine : « Ecoute, Déborah ... », « C'est Mélinda. », « Ecoute, Mélinda. Je vais aller régler un problème avec ... cette personne, et ensuite je reviens. Tu n'as qu'à attendre ici, je payerai les commandes à mon retour. » Sur ce, je descendis de mon tabouret sans lui laisser le temps de répondre, ni même de formuler une quelconque opinion. Au lieu de ça je saisis Rowena par le coude et l’entraînai vers l'entrée du bar. Je me penchai vers elle, mécontent.

- Bon sang, mais à quoi tu joues ? Je ne sais pas si tu t'en rends compte, mais tout le monde a entendu la scène que tu viens de me faire. Et c'est quoi, d'abord, cette histoire de collier ?

C'est vrai ça ! De quoi elle parlait, et de quoi on m'accusait, à la fin ? Je n'avais strictement rien volé, et comment aurais-je pu d'ailleurs, étant donné que je n'avais vu sa maison que de l'extérieur. Elle aurait préféré m'enfoncer le crâne à coup de poêle à frire plutôt que de me laisser fouler le paillasson sur le seuil de la porte. A moins … Une lumière s'alluma abruptement dans mon esprit. A moins qu'elle parlait de ce collier-là, cette babiole qu'elle avait perdue dans la rue mais que j'avais oublié de lui rendre. Ce collier, au fond de ma poche …

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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Ven 17 Mai - 13:29

Eddie & Rowena
Elle s’était rarement sentie aussi furieuse de toute sa vie. Il faut dire qu’elle avait eu peu l’occasion de l’être, à l’exception de lors de certaines de ses disputes avec sa mère, mais jamais contre un parfait inconnu. Mais sans qu’elle parvienne vraiment à comprendre pourquoi, celui-ci semblait l’agacer bien plus que les autres, et cela allait au-delà du fait qu’il ait pu lui voler son collier. D’ailleurs, ça ne lui ressemblait pas de faire de telles scènes, et surtout d’accuser quelqu’un sans la moindre preuve. Car comment pouvait-elle être certaine que le bijou n’était pas tombé, que quelqu’un ne l’avait pas ramassé entre temps, bien qu’il n’ait pas de réelle valeur pécuniaire ? Et pourtant, elle était intimement persuadée qu’il en était responsable. Si on lui avait demandé pourquoi, elle aurait été bien incapable de donner une réponse satisfaisante. Elle le savait, elle en était certaine, c’était tout.
Mais pour l’heure, elle n’avait qu’une envie : lui sauter à la gorge, et cela devait se voir dans ses yeux verts plutôt expressifs. Rien que sa vision l’agaçait, le voir ainsi faire du charme à une malheureuse jeune femme qui ne savait visiblement pas dans quoi elle s’embarquait. Bizarrement, elle ne se sentit aucune sympathie pour elle et l’ignora d’ailleurs totalement, pendant qu’elle vociférait tant qu’elle le pouvait sur Eddie, qui avait l’air de ne pas comprendre ce qu’il lui arrivait. Elle ne s’aperçut même pas qu’elle avait cessé de le vouvoyer et laissé toute marque de politesse derrière elle. Elle se fichait bien que tout le monde la regarde comme si elle était complètement folle et hystérique. Tout ce qu’elle voulait, c’était récupérer son bien et faire regretter à ce type de le lui avoir pris et de s’être moqué d’elle par-dessus le marché. Bien évidemment, il tenta de l’arrêter, mais son « ma jolie » ne fit que l’exaspérer davantage.

« Ne m’appelle pas comme ça, j’ai un prénom je te signale. Et tu sais parfaitement de quoi je parle, ne fais pas l’innocent ! »

Elle détestait son ton condescendant, et elle n’avait pas la plus petite intention de lui obéir. Et tant mieux si elle attirait l’attention, au moins tout le monde saurait qui il était en réalité. Elle l’aurait volontiers frappé pour lui ôter ce petit sourire du visage, mais elle n’en était pas encore arrivée à ce point, et surtout, elle était bien plus petite que lui et il n’aurait sans doute aucun mal à avoir le dessus sur elle. Et voilà qu’il persistait à jouer les innocents, à la regarder comme si elle était folle et sans comprendre ce qu’elle voulait exactement. Bon sang, ne pouvait-il pas simplement avoué ce qu’il s’était passé ? Elle leva les yeux au ciel.

« Mais bien sûr ! Continue comme ça tant que tu veux, tu ne trompes personne. » Puis, elle se tourna vers la jeune femme rousse. « Je serais vous, je resterais sur mes gardes si vous ne voulez pas vous retrouver totalement dépouillée. »

L’inconnue avait l’air désormais aussi furieuse que Rowena et toutes deux avaient les yeux braqués sur Eddie, qui se trouvait désormais dans une bien mauvaise posture, entourer de deux femmes le fusillant du regard. Elle ne put s’empêcher de laisser échapper un léger rire moqueur en le voyant se tromper de prénom. En plus de ça il venait de la désigner par « cette personne », il ne devait pas non plus de souvenir du sien non plus. Mais avant même qu’elle ait pu réagir, il l’attrapa par le coude et l’entraîna vers l’entrée du bar, malgré ses protestations. Elle se dégagea rapidement et le foudroya du regard.

« Tu sais parfaitement à quoi je joue. Tu te crois malin à faire comme si de rien n’était ? Tu as volé mon collier, une chaîne avec un soleil en argent ! Qu’est-ce que tu comptais en faire d’ailleurs ? Il ne doit pas valoir grand chose... Maintenant rends le moi ! »

Elle commençait à en avoir assez elle aussi. Il était fatiguant, avec ses airs charmeurs qui n’avait aucun, non absolument aucun effet sur elle. Au contraire, plus elle le regardait, et plus elle se sentait énervée. Mine de rien, cela lui faisait du bien de se défouler un peu contre quelqu’un.

« Ca t’embête que tout le monde sache que tu es un voleur ? Tu ne m’auras pas moi, et elle non plus maintenant. » Elle indiqua du regard la jeune femme toujours assise, qui ne cessait de les fixer avec stupeur. « D’ailleurs, je parie que tu ne te rappelles même pas de mon prénom non plus. »


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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Lun 20 Mai - 18:50









Ses accusations à répétition et son ton agressif commençaient à me taper sur le système. Depuis quand les petites bourgeoises craintives et filles à maman me donnaient des ordres ? Je n'étais pas sur d'aimer ce changement de comportement aussi brutal qu’exagéré. Rowena semblait réellement déterminée à me prouver – à moi et au bar entier visiblement – que j'étais en faute, et que j'étais plus particulièrement la pire des raclures de la planète. Elle n'allait pas lâcher le morceau. Et c'est sans doute ce qui me poussa à m'opposer catégoriquement à elle, à lui tenir tête et pire encore, à l'agacer plus qu'elle ne l'était déjà. Après tout on aime jouer avec le feu, ou on n'aime pas. Quitte à m'en prendre une – puisque je l'avais compris assez impulsive pour m'y attendre – autant que ça soit pour quelque chose que j'avais mérité pour de vrai. J'effaçai donc le froncement mécontent de mes sourcils, préférant reprendre un air nonchalant, des yeux charmeurs et un sourire narquois.

- Qu'est-ce que le sors de cette fille peut bien te faire ? Tu crois vraiment qu'elle a quelque chose qui pourrait m’intéresser ? Elle est caissière à l'épicerie du coin, elle n'a que son minois pour elle. Non vraiment, je vais commencer à croire que tu me fais une crise de jalousie, Rowena.

J'en profitai pour bien appuyer sur les prononciations de son prénom, pour bien lui faire comprendre qu'il n'est pas dans mes habitudes d'oublier le nom d'une fille aussi singulière et dangereuse qu'elle. Ce n'est pas tous les jours que l'on se fait agresser avec une casserole. Et du point de vue de toute personne sensée, on n'efface pas un épisode de la sorte de sa mémoire en un claquement de doigt.
J'enfonçai mes mains au fond de mes poches, accentuant encore un peu plus l'impression du peu d'importance que j'accordais à son histoire. Après ça je me penchai légèrement vers elle, plongeant mes yeux droit dans les siens et la défiant carrément du regard.

- C'est de graves accusations que tu portes là, tu m'accuses d'être un malfaiteur, un voleur sans aucun scrupule si j'ai bien compris. Dans ce cas, j'attends que tu me présentes tes preuves. Je suis particulièrement curieux de voir çà !

Maintenant c'était quitte ou double, soit elle avait quelque chose de concret et irréfutable contre moi – ce dont je doutais sincèrement - , soit tout son beau discours tombait à l'eau et elle passait pour l'hystérique de service, puisqu'elle avait eu la bonne idée d'attirer l'attention de tous les gens de la pièce. Prenant finalement pitié d'elle et de ses nerfs, je me redressai et sortis une main de mes poches, un certain bijou pendouillant au bout de mes doigts.

- Je suppose que c'est de ceci que tu parles ? Vois-tu c'est à cause de ce collier que je t'ai couru après le soir où je t'ai rencontré. Mais … Comment dire ... Un fameux événement par la suite m'a fait oublier l'existence de ce pendentif sans intérêt et sans aucune valeur, tu as au moins raison sur un point. Il aurait été aussi simple de demander gentiment.

Rowena émit l'intention de faire un geste pour saisir l'objet si précieux à ses yeux, mais il n'était certainement pas question qu'elle s'en sorte aussi facilement et aussi rapidement. Je levai aussitôt le bijou hors de sa portée avant que ses doigts fins ne se referment sur la chaîne se balançant dans le vide.

- … Mais je ne suis pas sûr d'être disposé à te le rendre maintenant, concluais-je avec un sourire on ne peut plus malicieux et moqueur.


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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Dim 26 Mai - 0:44

Eddie & Rowena
Une crise de jalousie ? Et puis quoi encore ! Non mais, pour qui se prenait-il avec son regard enjôleur ? Elle n’était certainement pas l’une de ces filles que l’on pouvait charmer d’un battement de cil. D’ailleurs, elle n’était absolument pas sensible à son charme. Non pas du tout. Elle le trouvait plutôt terriblement agaçant, en plus de n’être qu’un voleur qui lui avait pris un objet qui lui était cher et qu’elle voulait absolument récupérer. Et elle en avait plus qu’assez de son petit air innocent, comme s’il n’avait absolument rien fait, comme s’il ne voyait absolument pas de quoi elle parlait. D’un coup, elle avait oublié toutes les bonnes manières que lui avait appris sa mère, qui aurait d’ailleurs détesté la voir dans un état pareil. Mais Rowena, en cet instant, se fichait bien de ce que l’on pouvait penser d’elle, en particulier Eddie, qu’elle aurait volontiers giflé, juste pour lui ôter ce sourire du visage. Elle éclata d’un rire moqueur.

« Moi, jalouse ? Mais bien sûr ! D’ailleurs, pour quelqu’un qui soi-disant s’en fiche, tu te donnes beaucoup de mal pour prouver qu’elle n’est rien pour toi. Tu fais ce que tu veux avec qui tu veux, ça m’est bien égal ! »

Il avait prononcé son prénom exprès pour la contredire. Mais qu’il était agaçant ! Elle fut d’ailleurs un peu vexé qu’il estime cette fille peu intéressante parce qu’elle était caissière. Elle était bien coiffeuse, elle, qu’y avait-il de mal à ça ? Bien sûr, il l’ignorait et elle n’avait d’ailleurs aucune intention de le lui dire, ça ne le regardait absolument pas. Tout ce qu’elle voulait, c’était récupérer son collier et s’en aller, et elle était prête à le frapper de nouveau avec une poêle s’il l’avait fallu. Le pire était qu’il semblait éperdument s’en moquer. Cherchait-il vraiment à la faire sortir de ses gonds? Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y parvenait à merveille. Voilà qu’il demandait des preuves à présent. Et le pire était qu’il avait fait mouche. Elle n’avait pas la moindre preuve et s’était bien gardé de le dire.

« Euh... et bien... Je sais que c’est toi qui l’as fait, n’essaie pas de jouer avec moi ! »

Elle sentait bien qu’elle n’était pas très convaincante et que cela ne risquait pas vraiment de tourner en sa faveur. Elle n’avait aucune envie que tout le monde pense qu’elle était complètement folle et hystérique, sans compter que Storybrooke était une petite ville, une ville où les gens parlaient.
Mais les événements lui prouvèrent qu’elle avait eu raison depuis le début. Sans prévenir, il sortit le bijou de sa poche et le fit pendre au bout de ses doigts.

« Je le savais ! Je savais que c’était toi ! »

Tout en prononçant ses mots, elle tendit la main pour attraper le précieux bijou. Bien évidemment comme elle aurait dû s’en douter, il fit un geste pour mettre le collier hors de sa portée, ce qui sembla particulièrement l’amuser. Il était malheureusement beaucoup plus grand qu’elle et elle eut beau lever le bras, elle ne parvint pas à l’attraper.

« Ca suffit, rends-le moi maintenant, j’y tiens. »

Elle devait l’avouer, elle ne put s’empêcher d’être un peu amusée par la situation, soulagée aussi d’avoir retrouvé cet objet. Elle sauta, espérant l’atteindre, le bouscula un peu par la même occasion afin qu’il arrête son petit manège et finalement tenta de lui attraper le bras pour le forcer à le baisser, ce qui lui permettrait de récupérer son bien.


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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Jeu 30 Mai - 21:09








- Peut-être, mais ce n'était pas de ma faute. Même si je dois avouer que si j'avais réellement voulu te prendre cette babiole, tu ne l'aurais probablement pas senti, affirmais-je un brin arrogant et juste à peine ironique. Et puis de toute façon tu n'avais aucune preuve, tu as rejeté la faute sur moi parce que c'était la solution la plus simple, ce n'est pas un grand mérite, riais-je de bon cœur.

Un sourire triomphant et railleur fendit mes lèvres alors que je la regardais avec un amusement non dissimulé se démener comme un petit diable pour récupérer son pendentif. C'était, certes, plus ou moins vicieux, mais je devais avouer trouver ça extrêmement divertissant de la voir sautiller sur place et se pendre à moitié à mon bras comme un petit singe. Presque autant que la voir pester toute seule contre moi. Les autres clients semblaient s'être désintéressés de nous, maintenant que la jeune femme avait cessé de crier au scandale et qu'elle semblait avoir retrouvé ce qu'elle cherchait si désespérément. Certains même devaient se trouver bien déçus que ça se soit terminé aussi rapidement et sans plus de débordement. Ce n'était pas comme si Rowena avait semblé à deux doigts de me labourer le visage à coup de griffes à plusieurs moments !
Enfin, à présent elle avait l'air calmée. Ou soulagée. Je préférais me dire que la fureur noire qui l'avait habitée était simplement dû à l'anxiété qu'avait entraîné la perte de son bijou, plutôt que me dire qu'elle était bel et bien une furie qui me traquait dans toute la ville pour une simple broutille, dont je n'étais même pas coupable soit dit en passant. Quoi qu'il en soit, le peu de sérénité que retrouvèrent ses yeux verts fut pour moi une permission à continuer, encore pour quelques minutes du moins, cet étrange petit jeu. Ma pin-up rousse, toujours assise au bar la dernière fois que je l'ai vu, me sortit alors complètement de l'esprit. Plissant légèrement les yeux avec une moue moqueuse, j'agitai doucement le collier au bout de mes doigts pour la narguer, veillant bien à ce qu'il reste totalement hors de portée de la jeune femme.

- Hm, laisse moi réfléchir … Dis-je en faisant mine de me plonger dans une intense réflexion, suite à sa demande. En fait je crois que … non, je ne vais pas te le rendre maintenant !

Un air jovial et tout à fait innocent remplaça ma raillerie. D'un mouvement du poignet expert, je fis sauter le pendentif et le recueillis au creux de ma paume, après quoi je l'enfermai bien à l’abri dans mon poing, toujours sous le regard de ma jolie brune. Je joins mes mains dans mon dos, et me penchai malicieusement vers elle, entièrement heureux de pouvoir la faire trépigner sur place et l'agacer encore un peu après les violents reproches que je venais d'essuyer.

- Qu'est-ce que je gagne en échange ? Après tout, je ne suis pas « un sale voleur » pour rien, alors vas-y, j'écoute tes propositions.

J'ignorais si elle allait prendre ma question au sérieux – à vrai dire je ne savais pas encore si j'avais dit ça avec sérieux ou non – mais j'étais bien décidé à lui montrer que si, si l'envie de jouer avec elle me prenait, alors elle serait obligée de rentrer dedans. C'est donc pour ça que j'étais assez curieux de voir comment allait-elle réagir. Ce n'était pas trop raisonnable, mais je mourrais d'envie de tester les limites de la sage et gentille Rowena, après avoir vu de quoi elle était capable impulsivement pour un malheureux bijou, que je ne comptais pas lui rendre si tôt.


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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Lun 3 Juin - 19:46

Eddie & Rowena
Elle faillit bien éclater de rire. Voilà qu’il profitait de la situation pour se vanter ! On pouvait dire qu’il ne perdait pas le nord, celui-là ! « Pourquoi, ça t'arrive souvent de voler ? » Retourner ses propres paroles contre lui l’amusait, même si elle n’était certainement pas prête à avouer qu’effectivement, elle l’avait bel et bien accusé sans la moindre preuve. « C’était peut-être la solution la plus simple, mais en fin de compte j’avais raison. »

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’avait pas l’air très rancunier. Ceci dit, elle estimait qu’il n’avait pas lieu de l’être étant donné qu’il était bel et bien coupable. C’était elle qui avait raison d’être furieuse. Sauf que, à sa grande surprise, elle ne l’était plus vraiment. Oui, il l’agaçait prodigieusement et trouvait visiblement amusant de la voir lutter ainsi pour récupérer son bijou. Et pourtant, sans qu’elle parvienne vraiment à comprendre pourquoi, elle se prenait au jeu et était plutôt soulagée de savoir que son collier était là et qu’elle allait pouvoir le récupérer. Car il le lui rendrait, n’est-ce pas ? Il allait bien finir par se lasser de ce petit jeu. Bon, peut-être qu’après le cinéma qu’elle lui avait fait c’était mérité, mais elle avait tout de même du mal à croire qu’il ne l’avait pas fait exprès. En tout cas, il n’était pas tout à fait clair, elle en était persuadée. Cependant, elle devait bien avouer que cela ne l’ennuyait pas tant que ça à présent. Elle fit mine d’être fâchée contre lui lorsqu’il lui annonça de but en blanc qu’il n’allait certainement pas le lui rendre tout de suite. Elle fit la moue et tenta de l’amadouer avec ses grands yeux verts. Après tout, il n’y avait pas que lui qui avait le droit d’user de son charme.

« Oh s’il te plait, rends-le moi ! En tout cas tu n’as pas intérêt à l’abîmer, j’y tiens. » Elle espérait sincèrement qu’il prendrait compte de cette dernière remarque.

Mais visiblement, il avait trop envie de s’amuser pour cesser ce petit jeu tout de suite. Et elle avait beau tenter d’essayer de l’attraper, c’était inutile. Elle voyait bien qu’il lui faudrait ruser pour le récupérer et elle devait bien avouer que le jeu l’amusait de plus en plus, même si elle tentait de ne pas le laisser paraître. Elle résista à son envie d’essayer de récupérer son pendentif qu’il avait à présent dissimulé au creux de ses mains, derrière son dos. Elle fut d’abord plutôt surprise par sa demande. Puis, décidant de jouer le jeu, elle afficha un sourire plutôt aguicheur et approcha son visage du sien.

« Et bien, ça dépend... Qu’est-ce que tu as en tête ? » lui murmura-t-elle sans cesser de sourire.

Elle n’avait honnêtement aucune idée de ce qui la poussait à agir ainsi, un comportement qui ne lui ressemblait absolument pas. Sa mère aurait été absolument furieuse si elle l’avait vue ainsi, mais à présent, elle n’y pensait absolument pas. Elle avait le tort également d’avoir oublié la jeune femme rousse qui n’avait peut-être pas vraiment apprécié d’être ainsi laissée de côté au profit d’une autre, en particulier en voyant la manière dont avait tourné la situation. Avant même d’avoir pu esquisser un mot ou un geste, Rowena sentit une violente douleur au niveau de son crâne et fut tirée en arrière, l’inconnue ayant fermement attrapé une partie de ses cheveux. Surprise, elle poussa un cri.

« On peut savoir ce que tu fais ? » lui lança-t-elle. Elle l’avait entraînée de manière si brusque et inattendue que lorsqu’elle la lâcha, la brune perdit l’équilibre et tomba par terre. « Mais elle est complètement folle celle-là ! » Elle avait beau être beaucoup plus petite que son assaillante, elle se sentait prête à se lever et à se jeter sur elle.


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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Dim 30 Juin - 1:52










Si la première réaction de Rowena à m'implorer de lui rendre son bien était tout à fait prévisible, l'attitude qu'elle prit soudain, en revanche me surpris franchement. Ce bijou avait-il tant d'importance pour que je parvienne à changer la jeune femme d'apparence si sage et réfléchie en une personne enjôleuse ? Mon étonnement fut de courte durée néanmoins, et je m'empressai de chasser les questions à avoir pris place dans mon esprit. Quoi que fut la réelle raison de ce brusque changement de comportement, ça me plaisait. Rowena avait visiblement décidé d'entrer dans le petit jeu que j'avais instauré, j'avais donc le droit de continuer dans ce sens et voir jusqu'où elle irait pour récupérer son précieux collier, non ? Cette petite brune était décidément très intéressante. Un sourire joueur prit place sur mon visage. Mais je n'eus que le temps de faire ça, sourire, car la seconde suivante, les grands yeux verts face à moi avaient disparu.

Il ne me fallut pas longtemps pour comprendre ce qui se passait, à l'écoute de l'acerbe dialogue qui fusa aussitôt. Ma pin-up rousse se tenait droite en haut de ses talons hauts, le menton levé d'un air dédaigneux.

- Oh, doucement ! Tonnais-je en lui barrant à moitié le chemin, la stoppant net dans tout élan.

Bon sang, elle m'était complètement sorti de la tête celle-là. Ses mains soigneusement vernies étaient posées sur ses hanches et elle lançait un regard mauvais à la demoiselle qui s'était retrouvée à même le sol, Rowena. Une Rowena furieuse semblait-il. Peut-être même plus encore qu'elle ne l'avait été contre moi quelques minutes auparavant. J'étais vraiment éberlué de la façon qu'elle avait de passé d'un état à un autre. La métamorphose était impressionnante ; Un coup j'avais une jolie brune à l'attitude charmeuse, et l'instant d'après je me retrouvais face à une furie. Et c'était vraiment le cas, rien qu'à la vue du regard haineux qu'elle portait sur la rousse, Rowena semblait prête à faire un bain de sang. Toutes les têtes étaient de nouveau tournées vers nous, tous étaient à l’affût du prochain geste qui serait émis. Une bagarre de femmes c'est toujours un événement bien spécial … Le patron du bar, derrière son comptoir, avait croisé les bras sur sa poitrine d'un air visiblement mécontent du grabuge que notre petit groupe ne cessait de provoquer. Autrement dit, j'avais intérêt à intervenir avant qu'elles ne s'étripent sur place.

- Eh, calmez-vous mesdemoiselles, ce n'est pas la peine de vous battre pour moi enfin !

Évidement, la seule chose que j'obtiens, ce fut deux regards noirs et foudroyants. Détendre l'atmosphère était donc juste impossible. Je fus presque surpris de m'en tirer en un seul morceau. La pin-up profita tout de même du fait que je me sois interposé pour se mettre à brayer tout un flot de paroles montant si haut dans les aiguës que je ne pu même pas en comprendre la moitié. Rapidement agacé, je pris son épaule pour l'inciter au silence, sourcils froncés.

- Ecoute Priscilla …
- MELINDA !
- Ecoute Melinda, grondais-je en me sentant à bout de patience soudain. Ton vernis semble écaillé, je vais te payer un autre verre pour t'aider à surmonter ça, d'accord ? En échange tu as intérêt à rester sagement assise sur ton tabouret, vu ?

Sur ce, je posai abruptement de l'argent sur le comptoir. Il n'y en avait peut-être même pas assez pour payer ceux que nous avions déjà bus, mais qu'importe. La rouquine était choquée, et s'était remise à déblatérer toutes sortes d'insultes à mon intention, mais surtout à propos de Rowena, tandis que je la menais presque de force jusqu'à son siège d'une poigne décidée. Quelle chieuse celle-là alors ! Je ne fis pas l'erreur de m'attarder, si tôt la pin-up à sa place, je tournai des talons pour empêcher in extremis ma petite Rowena de lui sauter à la gorge. La demoiselle s'était relevée, apparemment peu encline à se faire maltraiter et à présent injurier en public. Je la saisis par le coude, et sans lui laisser le choix, j'ouvris la porte et l’entraînai sans aucun scrupule à ma suite au milieu de la tempête. La pluie battante s’abattit aussitôt sur nous et ne mit même pas plus d'une minute à nous tremper jusqu'aux os. Je posai mes deux paumes sur chacune des épaules de la brunette et la tournai vers moi.

- C'est bon ? Tu as les idées rafraîchies maintenant ? Lui demandais-je sans prêter plus d'attention que cela à l'eau collant mes cheveux et mes vêtements contre ma peau. Calme-toi, tu veux ? Cette fille n'en vaut pas la peine. Tu es bien trop impulsive j'ai l'impression, on dirait pas comme ça, ajoutais-je sans pouvoir m'en empêcher, un brin amusé.


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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Sam 6 Juil - 13:46


Eddie & Rowena
Puisqu’il avait envie de jouer, et bien ils joueraient, voilà tout. Elle devait bien admettre que la situation avait quelque chose de distrayant, et même d’amusant. Elle en avait totalement oublié Gabriella, et la manière dont celle-ci réagirait si jamais elle venait à voir dans quelle posture se trouvait sa chère fille adoptive, celle qu’elle avait maintes et maintes fois prévenue contre l’influence des hommes. Cette fois-ci, elle n’en faisait qu’à sa tête et se mettait à entrer dans le petit jeu de séduction qu’il avait instauré. Elle avait toujours cru que ce genre de choses la gênerait ou lui ferait peur, mais c’était également tout le contraire. Seulement, elle avait sous-estimé le pouvoir de la jalousie chez une jeune femme délaissée, mais elle comprit bien rapidement qu’elle allait y avoir à faire. Elle ne s’était pas attendue à une réaction aussi violente, si bien qu’elle en perdit l’équilibre et se retrouva au sol. Cette fille lui avait fait réellement mal et semblait bel et bien prête à recommencer, mais Eddie intervint pour la calmer. Pourtant, loin de rassurer Rowena, cette intervention ne fit que l’agacer. D’abord il volait son pendentif, ensuite elle se faisait agresser, tout ça parce qu’il n’était visiblement pas capable de garder ses yeux posés à un seul endroit.

Oui, elle était furieuse. Elle pesta contre la fille et se releva aussi vite que possible. A vrai dire, elle n’aurait su dire pourquoi elle était aussi en colère, mais c’était bel et bien le cas, comme si soudainement une rage accumulée depuis longtemps avait décidé de refaire surface, là, dans ce bar et face à une totale inconnue. Elle se sentait prête à se jeter sur elle, mais une fois de plus, le jeune homme crut bon de faire le malin et récolta un regard noir de sa part, comme de celle de la rousse. Elle pointa un index furieux vers lui.

« Oh, toi... », l’air de dire qu’il ne perdait rien pour attendre.

Mais elle n’eut pas vraiment le temps de poursuivre car soudainement la jeune femme rousse se mit à hurler toutes sortes de paroles peu agréables. Elle eut du mal à tout comprendre, mais elle perçut bien que la plupart lui étaient destinées, et elle n’avait bien sûr aucune envie de se laisser insulter sans réagir.

« Non mais pour qui tu te prends ? » Et le flot d’insultes de Rowena se perdit dans celui de l’inconnue.

C’est alors qu’Eddie sembla décidé à arrêter ce qui aurait très bien pu devenir un bain de sang, tout simplement en proposant à la jeune femme de lui payer un autre verre. La petite brune croisa les bras et leva les yeux au ciel d’un air dédaigneux en observant cette manoeuvre. Dire qu’il ne connaissait même pas le prénom de cette fille ! En le voyant poser l’argent sur la table, elle ne put s’empêcher de lancer une remarque visiblement ironique.

« Très élégant... » Sa voix était basse, mais visiblement destinée à être entendue par le principal intéressé.

Mais avant qu’elle ait eu le temps de réagir, il la saisit par le coude une fois de plus et l’entraina à l’extérieur. La pluie tombait abondamment et l’orage n’était très probablement pas loin. En quelques secondes à peine elle fut trempée de la tête aux pieds, mais elle s’en moquait car sa colère suffisait pour le moment à lui tenir chaud. Puis, il la prit par les épaules, la contraignant à lui faire face. Comment osait-il lui reprocher d’être impulsive alors que tout était de sa faute ?

« Impulsive ? L’autre fois tu me reprochais d’être trop sage, il faudrait peut-être te décider. » dit-elle avec un sourire narquois. Puis, elle se dégagea rapidement. « J’en ai assez maintenant ! Je me suis fait bousculer, tirer les cheveux, insulter, tout ça parce que tu ne sais apparemment pas te souvenir du prénom d’une seule fille ou même garder les yeux uniquement sur elle. Et puis si elle n’en vaut pas la peine comme tu dis, pourquoi tu traînes avec elle ? »

Elle avait voulu se montrer maligne, mais elle ne comprit que trop tard malheureusement que ses paroles pouvaient surtout suggérer qu’elle était intéressée, voire jalouse. Ce qui n’était pas du tout, mais alors pas du tout le cas, et si elle se mit à rougir légèrement, ce ne pouvait être que parce qu’elle commençait à avoir froid. « Enfin non... ce que je voulais dire, c’est que... enfin bref, rends-moi mon collier maintenant ! » 
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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Sam 13 Juil - 14:51










Je roule des yeux et prête à peine une once d'attention à ce qu'elle dit. Le simple fait qu'elle soit en train de râler et se plaindre de l'autre idiote rousse me fait naturellement passer la conversation en bruit de fond. Néanmoins, je ne me désintéresse pas pour autant de la demoiselle en elle-même. A vrai dire c'est assez amusant de la voir s'énerver ainsi, trempée jusqu'aux os. Ça ne doit pas vraiment lui arriver souvent, je crois que je dois avoir le chic pour la mettre hors-d'elle, ce qui n'est pas pour me rendre peu fier. Ça doit être aussi à cause de ça qu'elle commet une bourde presque à chaque fois qu'elle part dans ses reproches, se faisant clairement passer pour une femme jalouse et carrément possessive. Décidément c'est déjà la deuxième fois qu'elle me tend cette perche, mais si je lui fais remarquer, elle va surement essayer de me noyer dans le caniveau. Malgré tout, cette fois-ci je ne retiens pas un petit rire réellement amusé de la voir balbutier de la sorte et s'emmêler dans ses propos.

- Non, répondis-je simplement en lâchant ses épaules pour plonger mes mains dans mes poches gonflées comme des éponges.

Si elle croit que sa requête aura plus de succès maintenant qu'elle a montré les crocs à la pin-up dont j'ai encore oublié le nom, elle se met le doigt dans l'œil. Elle a beau prendre l'air le plus menaçant qu'elle veut, sans sa casserole, je n'ai pas grand chose à craindre. Et ça serait trop facile de lui rendre son collier juste à sa demande.

-  Je t'ai demandé quelque chose en contrepartie de ton bijou, tu as déjà oublié ? De plus, je te ferais remarquer que c'est toi qui es venu troubler mon charmant rendez-vous avec cette charmante demoiselle.

Je prends le temps d'humecter mes lèvres, bien qu'elles soient déjà on ne peut plus inondées de pluie, par pure habitude lorsque je réfléchis. Juste avant que la rousse hystérique n'intervienne, Rowena m'a demandé qu'est-ce que j'attendais en échange. Bien sur il y a une foule de choses que je pourrais proposer et qui ferait qu'elle essayer de me tuer dans la seconde. Mais même si ma petite brunette peut visiblement sortir du droit chemin et adopter un comportement autre, il ne faut pas trop rêver non plus, et lui suggérer quelque chose de raisonnable.

- Bon, si tu acceptes que je t'offre un verre, peut-être que je te rendrai ton collier, dis-je finalement après une courte réflexion. Mais pas dans un bar, et encore moins dans celui-là, tu risquerais sans doute à te faire agresser par une autre de ces femmes que j'ai pu fréquenter, ajoutais-je le plus naturellement du monde autant pour moi-même que pour elle, sans faire attention au côté tout à fait narcissique de ma phrase. Je passe une main dans mes cheveux collés contre mon front, bien qu'ils seront de nouveau aplatis par l'eau dans peu de temps, avant de reprendre : On peut très bien aller boire quelque chose chez moi. Je te vois venir, n'y vois pas une quelconque autre invitation. Bien que tu devrais te sentir profondément honorée d'être l'une des rares femmes dignes d'entrer chez moi, soulignais-je sans pouvoir m'en empêcher, avec un bref sourire narquois. Et puis, tu me fais de la peine, trempée comme ça au milieu de la rue. Je crois que je m'en voudrais quand même un peu si tu tombais malade à cause de moi. Et je ne voudrais surtout pas avoir affaire à ton effroyable maman.

Je me tais quelques instants, lui laissant le temps de bien imprimer ce que j'ai dit et d'en juger elle-même ce qu'il conviendrait de faire. Puis, n'y tenant plus, je me penche vers son oreille et conclus mon discours sur un dernier argument :

- Et peut-être qu'avec un peu de chance, je t'expliquerai ce qui fait que je traine ou non avec une fille.


Pardon, c'était plus fort que moi …


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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Mar 16 Juil - 11:50


Eddie & Rowena
Durant la dernière demi-heure, elle avait eu le bonheur de se faire tirer les cheveux, traîner au sol et insulter par une totale inconnue, et voilà qu’à présent il l’avait trainée dehors, sous la pluie. Elle commençait définitivement à en avoir assez de toute cette histoire. Mais il ne sembla sensible ni à sa colère, ni à ses arguments puisqu’après avoir ri de son trouble, il refusa catégoriquement de lui rendre son bijou. Elle aurait dû s’en douter, après avoir fait tout ce manège, il n’allait certainement pas la laisser filer comme ça. En plus, il ne semblait même pas l’écouter et s’il y avait bien une chose qu’elle détestait, c’était parler dans le vide. Comme il l’agaçait ! Elle regrettait de ne pas avoir de poêle sous la main cette fois-ci. Pourquoi ne la laissait-il pas tranquille ? A croire qu’il trouvait amusant de l’ennuyer sans arrêt, simplement pour le plaisir. Elle leva les yeux au ciel et esquissa un sourire moqueur.

« Charmant rendez-vous ? Pff, tu parles ! Je l’ai délivrée, plutôt. Je parie que même maintenant tu n’es pas capable de te rappeler de son prénom. »

Oui, cette fille avait beau s’être comportée de manière très excessive, elle n’était après tout que la victime d’un vil séducteur. Elle aurait parié qu’il agissait comme ça avec toutes les filles qu’il rencontrait, mais elle ne se laisserait certainement pas avoir, ça non. Néanmoins, elle avait l’intention de récupérer son collier et elle comprit bien qu’il allait lui demander quelque chose en échange. Néanmoins, elle ne s’attendait pas à ce qu’il l’invite à prendre un verre. Si ce n’était que ça, ce ne serait pas si terrible. En revanche, la suite lui plut beaucoup moins. Elle n’était pas certaine d’avoir très envie de se rendre chez lui, alors même qu’elle ne le connaissait pas.

« Ben voyons, je crois que tu surestimes l’impression que tu fais sur les femmes. » dit-elle sur un ton sarcastique. Décidément, il avait l’air de se prendre pour une sorte de Dom Juan. « Ne t’en fais pas, je n’y vois rien d’autre. D’ailleurs, qui me dit que tu n’es pas un serial killer ? Après tout, je ne te connais pas... » Son regard se fit suspicieux, même si au fond quelque chose lui disait qu’il n’en était rien, sans qu’elle sache vraiment quoi. « Ne t’attends pas autre chose non plus, je ne suis de toute façon pas intéressée. Et je suis prête à parier que les filles défilent chez toi. Et puis laisse ma mère en dehors de ça. »

Elle n’osait imaginer la manière dont Gabriella réagirait si elle venait à apprendre que non seulement, elle avait parlé à un inconnu, mais en plus s’apprêtait à aller chez lui. En vérité, elle était curieuse, mais elle n’avait pas la moindre envie de le montrer. Et puis, ce qu’elle voulait avant tout, c’était récupérer son précieux bijou. Et pour cela, elle n’avait d’autre choix que faire ce qu’il lui demandait. Après tout, cela ne lui coûtait pas grand chose au fond, et bientôt elle pourrait récupérer son pendentif et aurait le droit de ne plus jamais le croiser, ni lui adresser la parole, ce qui en cet instant était une perspective plutôt tentante. Sans compter qu’elle commençait réellement à grelotter sous cette pluie qui semblait ne plus vouloir s’arrêter. Mais voilà qu’il faisait de nouveau le malin.

« Comme si ça m’intéressait ! Je me doute bien que je n’ai rien à voir avec les filles avec qui tu traînes d’habitude, et je n’ai pas besoin de t’entendre faire une liste. » Elle soupira et leva les yeux au ciel. « Je n’arrive pas à croire que je vais faire ça, mais c’est d’accord, je te suis. J’espère que ce n’est pas trop loin. »

Elle avait beau râler, en vérité elle était assez curieuse de voir l’endroit où il vivait, même si elle n’allait certainement pas l’admettre devant lui. En tout cas, elle avait grand intérêt à inventer une excuse plausible qui justifierait son retard auprès de sa mère... 
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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Lun 29 Juil - 10:28










Je fais la moue devant sa mauvaise foi évidente, un peu déçu de ne plus retrouver la Rowena espiègle de tout à l'heure. Enfin, il ne fallait pas trop espérer non plus …

- Bien sur que ça t'intéresse, après tout ce n'est pas comme si c'était toi qui venais de me poser la question !

Néanmoins, le fait qu'elle accepte mon invitation alors que tout me poussait à penser qu'elle allait catégoriquement refuser, redonne un coup d'entrain à mon humeur. Si elle a toujours l'intention de bougonner et de me trouver tous les défauts du monde, moi je vais pouvoir l'agacer et m'amuser encore un peu, ce n'est pas un problème. Je lui adresse un sourire en réponse, pas aussi narquois que d'habitude, presque sincère disons.

- Que ça soit loin ou non, c'est trop tard, tu m'as donné ton accord, dis-je en lui prenant son poignet et l’entraînant sous la pluie sans attendre son avis, bien trop heureux de pouvoir l'emmener où je veux sans qu'elle puisse rechigner.

Rowena n'a pas idée de ce qu'elle a dit un peu plus tôt. Je ne lui ai pas menti pour le coup. Peu de gens, et encore moins de femmes, ont foulé le seuil de mon repère de voyou. Il est pourtant bien vrai que je côtoie un bon nombre de femmes. Mais si j'en profite pour passer un peu de bon temps en leur compagnie, je ne me gêne pas non plus pour faire ce qui fait de moi un voleur. Quel serait l’intérêt de prendre la peine de charmer ces femmes si je n'ai pas l'occasion d'entrer chez elles et prendre ce qui m'a attiré en premier lieu ? C'est après leur argent que j'en ai. Et quel serait aussi l’intérêt de donner mon adresse à des individus en qui je ne fais pas particulièrement confiance ? Ça, je ne me vois pas le dire à Rowena. Elle y trouverait une bonne excuse et serait bien trop contente de partir en courant. Ça n'aurait rien d'étonnant. Ce qui m'étonne, en revanche, c'est que je lui accorde assez de confiance pour la guider jusqu'à mon repère d'homme célibataire. Je ne connais presque rien de cette fille, mis à part son nom et sa vie de famille pour le moins spécial. Sans oublier que l'endroit où je vis ne ressemble vraiment pas du tout, de près ou de loin, à sa maison de riche.

Une énorme bourrasque de vent me tire de mes pensées. Ma petite brunette vacille sous la violence du vent. Pour peu, elle se serait envolé ! Je lui jette un coup d’œil et constate que, maintenant que la colère qui l'habitait est passée, le froid et l'humidité de la pluie commencent à avoir raison d'elle. Malheureusement, je ne suis pas en mesure de lui coller ma veste sur les épaules pour lui tenir plus chaud. Premièrement parce que cette dernière est tout aussi trempée qu'elle. Et deuxièmement parce que ce n'est pas du tout mon genre. Aussi, je raffermis ma prise sur sa main et l’entraîne dans une course folle dans la tempête, zigzaguant entre les grosses flaques d'eaux bien que ça soit inutile à ce stade-là. Bientôt nous arrivons au pied d'un immeuble tout à fait banal vu de l'extérieur. Je plaque Rowena contre la porte principale, faisant plus ou moins rempart entre elle et le mauvais temps pendant que je fouille mes poches à la recherche de mes clés. En relevant la tête, je découvre ma demoiselle quelque peu essoufflée, les joues rosies par le sprint que je viens de lui infliger. Je tourne la clé dans la serrure, lui souris, ouvre la porte, et la pousse enfin gentiment à l'intérieur et surtout au sec.
Sans prendre le temps de refermer la porte du hall qui grince déjà dans mon dos pour le faire toute seule, je passe devant ma jolie brune et me dirige vers l'escalier en ébrouant ma tignasse aplatie. A partir d'ici, je laisse le loisir à Rowena de me suivre toute seule. Elle n'a pas le choix de toute manière, à moins qu'elle préfère côtoyer les boîtes aux lettres. Des petits pas derrière moi m'indiquent qu'elle n'a pas tardé à suivre mes pas, ne traînant pas dans ce lieu qu'elle ne connaît pas. Je m'arrête au deuxième étage, traverse le couloir silencieux et ouvre la porte de mon repère. D'un geste exagérément courtois, j'invite la jolie jeune femme à passer la première. Je me glisse dans son dos, pose mes mains sur ses épaules et la guide à l'intérieur pour ne pas lui laisser l'occasion d'hésiter. Je l'abandonne au milieu du salon et disparais sans un mot dans une pièce sur la gauche – la salle de bain – donnant l'occasion à ses prunelles curieuses d'examiner les lieux.
Paradoxalement à ma vie de loubard, mon chez-moi est tout à fait … normal. L'endroit n'est pas miteux, n'empeste pas le tabac ou le renfermé. L'ameublement ne se contente pas que d'un misérable canapé rongé par les mites. J'ai même une télé ne datant pas de Jésus Christ et un yucca increvable dans un coin. J'ai néanmoins de la chance en ce qui concerne le ménage, la poussière présente n'est pas encore alarmante et je n'ai laissé aucune fringue traîner en travers de la pièce.
Je ressors de la salle d'eau, revêtu d'un vieux jean et d'une chemise propre, et balance une serviette-éponge sur la tête de Rowena, qui est vraisemblablement en train d'inonder le tapis.

- Si tu veux, je peux te prêter des vêtements propres le temps que les tiens sèchent, proposais-je avant qu'elle n'enlève le bout de tissus de devant ses yeux. Qu'est-ce que tu veux boire ? Je n'ai pas de sirop à la grenadine, je te préviens, lançais-je un peu moqueur, me demandant si son envahissante mère la laisse boire autre chose que du jus d'orange.


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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Jeu 1 Aoû - 15:04


Eddie & Rowena
Elle l’ignora et leva les yeux au ciel, ne voulant pas admettre qu’il avait raison. Elle ne savait pas pourquoi elle avait posé la question, parce que de toute évidence ça ne l’intéressait pas et ne pouvait pas l’intéresser. Ce qu’elle voulait, c’était récupérer son collier et elle avait bien compris qu’elle n’y parviendrait pas autrement qu’en faisant exactement ce qu’il voulait. Après tout, passer chez lui n’était pas non plus la mer à boire, elle se débrouillerait pour s’éclipser rapidement.

« Bon d’accord, mais pas longtemps hein, j’ai d’autres choses à fai... » Elle n’eut pas le temps de terminer sa phrase qu’il l’entraînait déjà avec un grand enthousiasme.

Elle n’était pas certaine que tout ceci soit une bonne idée, mais comme il le disait si bien, c’était trop tard. Il avait fermement saisi son poignet et elle n’avait plus qu’à le suivre et à espérer qu’il ne soit pas un tueur en série dans l’intention de l’égorger. Malheureusement, de tout ce qu’elle possédait ce bijou était peut-être ce qui comptait le plus pour elle et elle n’avait pas l’intention de le laisser entre ses mains. Qui sait ce qu’il en ferait par la suite ? Elle n’eut pas le temps d’y réfléchir très longtemps car il marchait si vite qu’elle avait de la peine à le suivre. De plus la pluie continuait à tomber encore et encore et quelques mètres suffirent pour qu’elle se trouve tremblante et frigorifiée. A cela vinrent s’ajouter de véritables bourrasques qui lui donnèrent l’impression de vaciller à certains moments, voire même qu’elle allait s’envoler. Elle avait froid, elle était fatiguée et elle commençait à en avoir assez. Quand allaient-ils donc arriver ? Eddie se tourna à un moment vers elle mais ne sembla pas se préoccuper plus que ça de son sort. Si au moins il avait pu ralentir un peu le pas ! Ceci dit, plus vite ils y seraient et plus vite elle pourrait s’extirper de cette situation. Elle remarqua tout de même qu’il serra sa main un peu plus fort, ce qui était plutôt utile car elle était contrainte de baisser les yeux afin d’éviter les flaques d’eau.

Enfin ils arrivèrent face à un immeuble à l’apparence plutôt ordinaire. Elle se trouva partagée entre la curiosité de voir comme était l’intérieur et l’envie irrépressible de tourner les talons et de s’enfuir en courant. Finalement la curiosité l’emporta, en plus de l’envie de récupérer son bien. Elle était plutôt heureuse d’être enfin arrivée, elle était tout simplement épuisée et il lui fallut bien quelques secondes pour reprendre son souffle. Lorsqu’il se plaça devant elle, semblant vouloir la séparer du mauvais temps, elle se demanda un instant s’il était un tant soit peu capable de faire preuve de galanterie avant qu’il n’ouvre la porte et la lâche enfin pour lui montrer le chemin. N’ayant aucune envie de rester seule dans le hall d’un immeuble inconnu elle le suivit sans la moindre protestation, sans compte qu’elle avait hâte de se trouver à l’intérieur, au chaud. Quoiqu’il n’y avait sans doute rien de douillet dans son appartement. Peut-être était-ce terriblement humide et sale. Et pourtant, elle était impatiente de découvrir ce qu’il se cachait derrière la porte de son antre. Et ce qu’elle vit la choqua plus que tout ce qu’elle avait pu imaginer, car l’appartement était... normal. Tout ce qu’il y avait de plus ordinaire en fait. Rien à voir avec la spacieuse demeure de Gabriella, mais c’était plutôt propre et ordonné, sobre et elle ne constatait aucune odeur écoeurante, ou aucune bête peu ragoutante qui se baladait.

Pendant qu’il était à la salle de bain, elle fit un petit tour de l’appartement. Curieuse, oui elle l’était et elle ne put s’empêcher d’ouvrir un ou deux placards espérant peut-être y trouver un inavouable secret. Mais rien que de très normale, ce qui était plutôt rassurant. Pas de cadavre de pauvre jeune fille en vue non plus. Elle dut arrêter là ses recherches car il ne tarda pas à revenir et lui lança une serviette qui lui atterrit directement sur la tête. Après un « Hey ! » de protestation, elle s’essuya le visage et le coup. En entendant sa proposition, elle eut très envie de lui envoyer un digne refus. Mais la dignité ne l’aiderait pas beaucoup à se réchauffer. Elle n’avait aucune envie de tomber malade et encore moins d’avoir à expliquer à sa mère comment elle était tombée malade. Elle soupira.

« Je veux bien, je n’ai pas envie de tomber malade par ta faute. » répliqua-t-elle avec mauvaise humeur. Après tout c’était lui qui l’avait entraînée sous cette pluie torrentielle. A sa remarque moqueuse et rougit et se vexa. « Je n’ai pas six ans je te signale ! Tu n’as qu’à me servir la même chose que toi. »

Sur ce, elle se leva, attrapa les vêtements qu’il lui tendait et fila à la salle de bain à son tour. Une fois la porte fermée derrière elle, elle se débarrassa avec bonheur de ses vêtements trempés, se sécha avec la serviette avant d’enfiler ceux d’Eddie, évidemment bien trop grands pour elle mais au moins secs. Avant de retourner le rejoindre, elle ne put s’empêcher de jeter un oeil aux placards de la pièce, dans lesquels elle ne trouva évidemment rien de très exceptionnel. Puis, elle sortit de la salle de bain.

« Tu n’as pas intérêt à te moquer, je te préviens ! » Elle avait comme l’impression qu’il n’allait sans doute pas s’en priver en la voyant ainsi attifée. Puis elle lui montra ses vêtements mouillés. « Où est-ce que je mets ça ? »
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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Dim 25 Aoû - 14:15










Savoir la sage Rowena enfermée dans ma salle de bain, en train de se changer, me donne une impression étrange. Cette fille est sans aucun doute mon parfait opposé. Bien trop honnête et bien trop à suivre les ordres de sa mère pour moi. La situation a tout de bizarre à vrai dire. Et elle va certainement se prolonger jusqu'à ce que la tempête extérieure se calme un minimum.
Sans attendre bêtement devant la porte qu'elle avait soigneusement refermée à doubles tours derrière elle – sait-on jamais j'ai peut-être une allure de détraqué sexuel – je tourne les talons en chassant sans plus attendre ma réflexion silencieuse. Profitant qu'elle se change dans son coin, je fais un rapide tour des lieux pour m'assurer que rien de bien fâcheux ne pourrait traîner dans les parages. Si Rowena tirait la boîte en carton glissée sous mon lit, elle serait étonnée de la grande collection de portefeuilles que je garde. Après être certain que rien de bien compromettant ne pourrait me trahir, autant les objets de trop grandes valeurs qu'une boule de fringues malodorante oubliée dans un recoin sombre, je m'autorise à revenir dans le salon. Mais ma jolie brune semble mettre plus de temps que ça à enfiler quelques vêtements. J'entre dans la cuisine et me dirige vers le réfrigérateur, sans me soucier plus que ça de la durée prolongée de son essayage. J'y récupère deux bouteilles de bière, ferme la porte d'un coup de pied expert et reviens dans le salon. Je décapsule ma boisson d'une main et n'attends pas ma belle invité pour boire une première gorgée. Voir autant d'eau en si peu de temps m'a donné soif visiblement.
Enfin la porte s'ouvre et une Rowena rendue encore plus petite par les vêtements bien trop larges me fait face. Sans pouvoir m'en empêcher, je souris devant son accoutrement, encouragé par son avertissement. Le sweet que je lui ai trouvé pour la réchauffer semble l'engloutir presque complètement. Je saisis ses propres habits dégoulinants de pluie et me retiens in extremis de ne pas les envoyer dans un coin sans plus de cérémonie. Au lieu de ça, je préfère prendre un minimum soin de mon invitée, déplie les bouts de tissus gorgés d'eau et les étends correctement sur le dos d'une chaise. Je tends ensuite sa boisson à la jeune femme et lui désigne du menton le bout du canapé collé au radiateur, que j'ai poussé à fond pour éviter qu'elle me fasse une crise d'hypothermie au milieu du salon. Je m'affale ensuite avec bonheur au creux du vieux fauteuil face à elle. Je prends une seconde gorgée et me tords sur mon siège pour permettre à mes doigts de fouiller jusqu'au fond de la poche de mon jean usé. J'en tire le précieux collier, me rassois convenablement et le lève à hauteur de mes yeux. J'examine l'objet comme je l'avais fais le soir où Rowena l'avait malencontreusement perdu, ne doutant pas un instant qu'elle ait rivé toute son attention sur le bijou dès qu'il s'est retrouvé à l'air libre. Je me désintéresse de ce dernier pour observer sa propriétaire, coincée de l'autre côté de la table basse.

- Pourquoi tu accordes autant d'importance à cette breloque ? Demandais-je, suspicieux et réellement intrigué. Je suis sûr qu'on peut en trouver des semblables partout.

Je hausse les épaules, ne comprenant pas qu'on puisse fournir autant d'effort pour quelque chose d'aussi peu précieux, et lui lance le collier avant de ne pas savoir quoi en faire. Après quoi, mon dos retrouve le dossier du fauteuil et mes lèvres leur petit sourire narquois.

- Je te fais confiance, mais si tu essaies de filer en douce tout de suite, maintenant que tu l'as récupéré, je te ramènerai de force avant que tu n'ailles te noyer dans le caniveau, compte là-dessus.


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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Jeu 29 Aoû - 16:04


Eddie & Rowena
Après avoir considéré qu’elle avait passé un temps suffisamment long dans la salle de bain, elle sortit de la pièce. Bien que l’idée d’un tête à tête avec lui ne la tente pas vraiment, elle ne voulait pas non plus qu’il sache qu’elle avait fouillé dans ses affaires. Elle se dirigea donc vers lui, qui ne l’avait apparemment pas attendue pour commencer à boire, et lui tendit ses vêtements mouillés, espérant qu’il n’allait pas avoir l’idée d’en faire des chiffons. Mais visiblement pas, puisqu’il les suspendit presque aussitôt au dossier d’une chaise. Etait-il meilleur hôte qu’elle ne l’avait cru au départ ? Il fallait croire que oui. Pour un peu, elle se serait presque sentie coupable d’en avoir pensé autant de mal, mais c’était avant de se rappeler qu’il détenait toujours son collier et refusait de le lui rendre, tout ça pour l’attirer jusque chez lui. Elle repensa à toutes ces histoires épouvantables que sa mère lui avaient racontées, au sujet de jeunes filles trop naïves enlevées et assassinées. Elle se demanda pourquoi elle n’avait pas vraiment peur. Ce n’était pas comme si elle pouvait faire confiance à Eddie. Et pourtant, une intuition persistait à lui souffler qu’elle ne risquait absolument rien en sa présence, à part peut-être de sortir de ses gonds. Il lui avait même fait une place tout près du radiateur, où elle s’installa bien au chaud, emmitouflé dans l’énorme sweat qu’il lui avait prêté. Elle prit la bière qu’il lui tendait et en avala une gorgée, ce qui lui fit prendre conscience à quel point tous ces événements, ainsi que cette course sous la pluie lui avaient donné soif. Quand elle y pensait, la journée avait été plutôt forte en émotions et elle aurait bien eu besoin de se détendre un peu. Elle se demandait quelle serait la tournure des événements et ne s’était certainement pas attendue à ce qu’il sorte le pendentif de sa poche. Elle le regarda, les yeux grand ouverts, jusqu’au moment où il lui lança le collier qu’elle attrapa au vol. Elle le regarda et sourit, heureuse de l’avoir récupéré, puis entreprit de le rattacher à son cou.

« Si tu veux tout savoir, on me l’a offert il y a longtemps, c’est tout ce qu’il me reste de mes parents. » Puis, elle réalisa ce qu’elle venait de dire et secoua la tête. « Je ne sais pas pourquoi je te raconte ça, ça ne t’intéresse probablement pas. »

Elle s’en voulut de lui avoir confié quelque chose d’aussi personnel alors qu’elle le connaissait si peu. Tant pis, de toute façon ce n’était pas comme s’ils allaient se revoir après aujourd’hui. De nouveau il se montra moqueur et lui signifia qu’il était hors de question qu’elle sorte d’ici, ce à quoi elle répondit sur un ton agacé.

« Si tu crois que j’ai envie de me balader comme ça ! » Elle se sentait déjà assez ridicule, en train de nager dans des vêtements qui n’étaient pas à elle. Elle n’avait pas vraiment envie de retrouver le froid de l’extérieur non plus. Et puis, si elle était tout à fait honnête, elle devait bien avouer qu’elle était un peu curieuse et avait envie de rester davantage. Mais ça, aucune chance de l’admettre à voix haute. Elle arbora néanmoins un petit sourire malicieux. « J’aimerais bien savoir pourquoi tu m’as fait venir jusqu’ici ? C’est comme ça que tu t’y prends pour séduire toutes tes copines ? Parce que si c’est le cas, il va falloir revoir ta technique... »

Elle n’eut pas le temps d’en dire plus, car son portable sonna. En entendant la sonnerie qu’elle avait attribuée à Gabriella, elle bondit littéralement de son siège et se précipita pour extirper l’appareil de la poche de son jean mouillé et décrocha. Elle ne savait que trop bien comment sa mère réagissait lorsqu’elle ne répondait pas à ses appels.

« Oui ? » Elle craignait qu’elle ne soupçonne où elle se trouvait, mais heureusement, elle voulait seulement savoir ce qu’elle faisait, et quand elle rentrait. « Je suis... encore au salon. Je dois remplacer une collègue, je rentrerai plus tard. » Elle pria pour que Gabriella ne s’aperçoive pas qu’elle était en train de mentir et ce n’est qu’au moment où elle put raccrocher qu’elle poussa un soupir de soulagement. Puis, elle se tourna vers Eddie qui avait très probablement compris l’essentiel de la conversation et lui lança un regard qui se voulait autoritaire. « Je te préviens, je ne veux aucun commentaire. »
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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Jeu 29 Aoû - 19:51










En toute franchise, en réponse à ma question je m'étais attendu à ce qu'elle me sorte un truc bidon. Dans le genre « C'est ma meilleure amie qui me l'a offert pour célébrer notre amitié éternelle et inébranlable. » ou encore pire « C'est mon ex-petit copain qui me l'a acheté à la fête foraine. C'est parce que je le trouve joli que je le porte encore, pas parce que je suis encore éperdument amoureuse de lui ... ». Mais même pas. Je m'en voulu presque d'avoir pensé qu'elle me répondrait un truc aussi niais et risible, bien que pour ma défense, elle avait l'air assez fleur bleue d'apparence pour le faire. En revanche, ce qu'elle m'avoua me surpris réellement. Déjà parce qu'elle avait parlé en toute franchise. Et ensuite, parce que je crois que j'ai loupé un épisode …

- Comment ça « tout ce qu'il te reste » ?

Je croyais avoir déjà eu affaire à sa mère, enfin juste l'avoir croisé sans qu'elle ne le sache, coincé sous un buisson. Et comme un fait exprès, elle n'eut pas le temps de remédier à cette nouvelle interrogation, comme je n'eus pas le temps de remédier à la sienne, puisque Gabriella Witchburn se manifesta justement par le biais du téléphone.

J'écoute la conversation en haussant un sourcil d'un air mi-sceptique, mi-exaspéré, sans éprouver la moindre gêne de mon indiscrétion. C'est la deuxième fois que je vois Rowena confronté à sa mère. Et c'est aussi la deuxième fois que je la vois se faire toute petite et bien sage devant elle. Un élément me fait tout de même sourire, et contre toute attente, je ne vais pas me priver de le faire remarquer à mon invitée une fois son cellulaire coupé. Ignorant parfaitement l'avertissement de la jolie brune quant à mes commentaires, je m'empresse de souligner, pas le moins du monde impressionné par son ton employé :

- Une collègue hein ?

Je ris, fais tourner la bouteille de verre dans ma main avant de la porter à mes lèvres.

- Je ne te croyais pas capable d'être en mesure de mentir à quelqu'un, et encore moins à ta mère ! Décidément, tu me choques Rowena ! Raillais-je avec plaisir, sans pouvoir m'en empêcher.

Je ne me risque néanmoins pas plus profondément dans ce sujet. Sa relation avec sa mère a beau me blaser au plus haut point, je préfère garder mes impressions pour moi-même. C'est sa famille, donc son problème, pas le mien. Si ça ne la dérange pas de rester gentille, souriante et, autant qu'on le dise maintenant, complètement soumise devant cette femme, alors grand bien lui fasse. Personnellement, je ne laisserai jamais quelqu'un me priver de liberté comme Gabriella le fait avec sa fille. Je crois que c'est le point qui me fait le plus différer de Rowena. On ne s'entendrait sûrement pas là-dessus, alors à quoi bon essayer de la raisonner ?

Sautant sur l'occasion, je décide de répondre à sa question, lui laissant ainsi le loisir d'oublier mon écart de conduite :

- Ma technique, comme tu dis, est on ne peut plus parfaite. La preuve, tu as toi-même reconnue que des copines j'en avais des tas, ça veut donc dire qu'au final ça porte ses fruits !

En parlant, je me lève de mon fauteuil, ma bouteille de bière toujours entre les doigts. Je contourne la table basse, achève mon discours à l'instant où je me trouve devant elle, puis me penche excessivement vers elle. Je suis si proche que mon nez en vient presque à frôler le sien. Si je le voulais, je pourrais examiner dans leur moindre détail les traits de son visage, compter les cils encadrant son regard, et respirer l'odeur de ses cheveux sans effort. Sans hésiter, je plonge mes yeux sombres dans l'émeraude des siens, avant d'ajouter dans un murmure :

- Si tu n'es pas encore totalement conquise par ma technique, peut-être que c'est parce que je ne suis pas encore allé jusqu'au bout de ma séduction.

Je sens son souffle se mêler avec le mien. Elle ne bouge pas. Est-elle pétrifiée par ce que je suis en train de faire, ou cela la laisse-t-elle juste totalement indifférente ? Peut-être est-ce aussi parce qu'elle est coincée entre moi et le dossier du canapé, contre lequel je m'appuie de ma main libre. Je pousse le vice jusqu'à descendre mon regard sur sa bouche et lever le menton. Cette fois mon nez caresse le sien pour de bon et mes lèvres sont à deux doigts d'effleurer les siennes.

- Es-tu certaine de vouloir t'assurer qu'elle est si inoffensive que ça ?

Je me penche une dernière fois vers elle, la laissant croire que je vais l'embrasser, et puis, sans crier gare, je me laisse rouler sur le canapé à ses côtés. Je me retrouve affalé, à moitié couché et en travers des cousins, tandis que Rowena reste bien droite comme un i. Je lève le bras et finis ma boisson, après quoi d'un coup de menton je désigne sa propre bouteille qu'elle n'a presque pas touchée :

- Tu n'as plus soif ? Demandais-je alors avec le plus grand naturel du monde.


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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Ven 30 Aoû - 12:10


Eddie & Rowena
 Une part d’elle fut soulagée de ce coup de téléphone impromptu. Elle n’était pas certaine d’avoir envie de s’épancher à ce sujet auprès de quelqu’un qu’elle ne connaissait au fond pas si bien que ça et qui semblait ne rien prendre au sérieux. C’était trop personnel, trop intime. Elle était peut-être un peu naïve mais pas assez pour savoir quand elle devait s’arrêter. Et puis, malgré sa question, il était probable qu’il s’en fichait complètement. De toute façon, elle n’était sûrement pas prête de le savoir. Mais vint alors une autre source d’embarras : elle détestait que d’autres personnes jugent sa relation avec sa mère, une relation dont ils ne savaient strictement rien. Et elle se doutait que lui n’allait pas s’en priver. Depuis le début il semblait prendre un malin plaisir à la faire enrager et bien que cela lui fasse mal de l’admettre, cela fonctionnait, et même son ton autoritaire n’y pouvait rien. A peine avait-elle raccroché qu’il la regardait déjà avec un sourire moqueur et ne se priva pas de la railler.

« Oh mêle-toi de tes affaires ! » répliqua-t-elle d’un ton rageur.

Elle avait rougi, prise en flagrant délit. Elle détestait mentir à Gabriella et se sentait d’autant plus coupable, d’autant plus qu’elle ne pouvait jamais être certaine que celle-ci la croyait. Elle pouvait être apaisée, tout comme elle pouvait appeler le salon pour vérifier ses dires et Rowena n’avait plus qu’à espérer que cela n’arrive pas. En tout cas elle n’était pas d’humeur à supporter d’autres sarcasmes. Les colères de sa mère pouvaient être terribles et elle n’avait pas franchement envie d’y être confrontée une fois rentrée chez elle, ou pire qu’elle l’envoie en séance supplémentaire chez le Dr Lynch. Il lui faisait froid dans le dos malgré les airs sympathiques qu’il semblait se donner, et même si on ne cessait de lui dire que c’était pour son bien, elle supportait de plus en plus mal les injections qu’il lui faisait. Mais à quoi bon se montrer alarmiste ? Rien ne disait que les choses allaient mal tourner.
Elle s’attendait à lui faire encore la conversation un petit quart d’heure avant de rentrer chez elle. C’était pour reprendre la main qu’elle l’avait taquiné sur ses fameuses méthodes de séduction. Il en souligna l’efficacité et elle le leva les yeux au ciel.

« Bien sûr ! J’aimerais bien... »

Elle allait poursuivre en disant qu’elle aurait bien voulu voir ça. Mais ce n’était qu’une expression, rien de plus. Elle ne s’était pas attendue à ce qu’il se montre aussi imprévisible et décide soudainement de lui en faire la démonstration. A l’instant où il s’approcha d’elle, trop près, beaucoup trop près, elle se figea, comme pétrifiée, incapable de savoir ce qu’elle était supposée dire ou faire. Elle n’osait même pas détourner le regard, incapable de fixer autre chose que ses yeux. Elle se sentait paniquer. Que faisait-il bon sang ? Elle aurait dû s’en aller, le repousser ou lui lancer une répartie cinglante mais était bien trop surprise pour réagir et il faut dire qu’elle avait eu bien peu l’occasion de se trouver dans ce genre de situation. Voire jamais.

A présent, son nez touchait le sien et elle pouvait sentir son souffle contre sa peau. Inoffensive ? Elle ne le pensait plus vraiment. Il n’allait pas l’embrasser tout de même, si ? Mais au moment où il semblait vouloir le faire, il s’écarta et se laissa tomber à côté d’elle sur le canapé. Sentant la tension se relâcher, elle poussa un soupir. Instantanément, elle s’en voulut. Pourquoi ne l’avait-elle pas repoussé ? Mais qu’il était agaçant ! Il jouait avec elle comme avec une marionnette. Furieuse, elle attrapa sa bière et but quelques gorgées pour se donner une contenance. Puis, elle se tourna vers elle et le fusilla du regard.

« Ca t’amuse j’imagine ? Tu sais, tu n’es pas aussi séduisant que tu as l’air de le croire. » Elle avait du mal à ne pas paraître furieuse, et surtout extrêmement vexée de s’être laissée avoir aussi facilement. Mais que faisait-elle encore ici ? Elle aurait dû partir, et sur le champ après ce qu’il venait de se passer. Puis, soudain, quelque chose lui revint en tête et elle esquissa un sourire en coin. « Au fait, tu n’as pas répondu à ma question : j’imagine bien que je ne suis pas ton genre, alors pourquoi tu as tenu à m’amener jusqu’ici ? »

En parlant de questions auxquelles ils n’avaient pas répondu, elle n’avait pas non plus satisfait sa curiosité au sujet de ses parents, mais elle ne pouvait qu’espérer qu’il l’avait oublié après sa petite démonstration de ses talents de séducteur. Oui, elle aurait dû partir, mais elle était trop curieuse pour ça, et suivant la réponse qu’il lui donnerait, peut-être qu’elle aviserait.
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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Ven 30 Aoû - 13:45










Je lève le nez vers elle, la regarde avec des yeux d'enfant et lance d'une voix innocente :

- Tu es furieuse parce que je ne t'ai pas embrassée ?

Bien sûr que ça m'amuse ! Si elle est fâchée contre moi à cause de ce que je viens de faire, c'est bien que, positif ou non, j'ai eu un certain effet sur elle. Elle peut me couvrir de reproches et me maudire de tout son être, je n'en serais pas pour autant moins fier de moi, ça non. Je n'attends pas vraiment de réponse à ma question, en réalité je l'ai posée juste pour pouvoir l'énerver un peu plus. Si elle ne finit pas par partir d'ici en claquant la porte et en hurlant des noms d'oiseaux à mon égard, je crois que je serais sacrément chanceux.

- Faut-il une raison pour inviter une fille à boire un verre ? Lançais-je en recouvrant mon sérieux. En toute franchise, je doute que mon genre de femme t’intéresse réellement et les critères seraient vraiment bien trop compliqués à t'expliquer.

Je marque une pause. Je ne me vois vraiment pas lui raconter de quelle manière je choisis les personnes que je fréquente. Pourtant le jeu que j'ai instauré n'est pas si compliqué que ça. Si la fille a de l'argent, alors je pars du principe qu'elle m'intéresse. Ensuite, tout dépend de la fortune qu'elle possède. Je ne m'approcherai pas d'une femme qui ne m'attire pas du tout – voire qui est repoussante – que si le profit que j'en tirerai ne sera pas négligeable. D'autre part, plus une femme est attrayante et plus elle répondra à mon manège, elle n'aura pas besoin d'être riche pour que je m'attarde auprès d'elle. Dans tous les cas, je doute que Rowena voit ça comme moi je le conçois : un simple jeu. Et elle ? Serait-elle mon genre de femme alors ? De ce que j'ai pu en voir, sa demeure laisse croire à un certain confort côté financier. Rowena est loin d'être pauvre. Elle n'est pas hideuse non plus, bien au contraire. Elle a de beaux cheveux bruns qui tombent en cascade sur ses épaules, des traits fins, de grands yeux verts, et une peau pâle qui forme un joli contraste avec sa couleur capillaire. Ouais, Rowena est vraiment jolie, je suis surpris de le réaliser pleinement seulement maintenant. Malgré ça, je n'arrive pas à m'imaginer la tromper, me servir d'elle juste pour m'éclater, comme je le ferais avec tant d'autres. J'ignore pourquoi. C'est peut-être à cause de son tempérament trop sensible et trop doux. Ou peut-être à cause d'autre chose, mais là je ne saurais pas dire quoi.

- Enfin bref, tu me demandes pourquoi je t'ai emmenée ici ? Mais parce que je suis un criminel en fuite bien sûr ! Je ne vais pas tarder à te découper en morceaux et aller enterrer tout ça dans la forêt ! Ca fait de la nourriture pour les hérissons. M'exclamais-je avant de faire la moue et de lui céder une véritable réponse : Je t'ai volé ton précieux collier par mégarde, je voulais me racheter, rien de bien méchant tu vois bien. Même si, je l'avoue, tu étais aussi une excuse, tu as plus de conversation que Rebecca ... Ou Vanessa ... Peu importe.

Je grimace en repensant à cette fille dont je n'ai toujours pas retenu le bon prénom. Je bouge sur mon siège et pousse sur mes bras pour me redresser et retrouver une position assise correcte.

- Et toi ? Je suppose que si je n'avais pas ta breloque de kinder surprise, tu ne serais pas venue ?


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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Sam 31 Aoû - 15:36


Eddie & Rowena
Lorsqu’il lui posa cette question, elle lui aurait volontiers jeté sa bouteille de bière à la figure. Mais hors de question, non hors de question qu’il réussisse encore à la faire sortir de ses gonds puisque c’était visiblement ce qu’il recherchait. Plus les minutes passaient, plus elle avait la désagréable sensation de n’être qu’une attraction, quelque chose pour le distraire et l’amuser. Et elle commençait à en avoir assez. Il sembla redevenir sérieux, mais ses paroles ne l’éclairaient pas davantage, au contraire, elle trouvait cela particulièrement obscur. Elle esquissa un sourire moqueur.

« C’est vrai que tu as l’air particulièrement exigeant... » ironisa-t-elle.

Elle ignorait s’il avait effectivement de véritables critères, mais quelque chose lui disait qu’elle n’y rentrait pas. Avec lui, elle avait plus l’impression d’être un sujet d’observation qu’une véritable cible et en dehors de son petit manège de tout à l’heure, il n’avait fait aucune tentative d’approche, et heureusement d’ailleurs. Elle ignorait comment elle aurait réagi si ça avait été le cas. En tout cas, elle avait beau être un peu plus naïve que les autres, elle n’était pas née de la dernière pluie et avait bien compris qu’il devait collectionner les conquêtes en comptant sur son joli minois. Et bien avec elle, ça ne prendrait pas, de toute façon. Il y avait d’ailleurs bien peu de chances puisqu’il l’agaçait plus qu’autre chose. Alors que faisait-elle encore ici ? Il allait bien à un moment ou un autre se lasser de ce petit jeu et en avoir marre de la voir chez lui. A supposer qu’il ait été sincère quand il disait ne jamais inviter personne, mais si vraiment c’était le cas, alors la situation devenait encore plus intrigante. Elle-même, si elle était tout à fait honnête, avait un peu de mal à savoir ce qu’elle faisait vraiment ici, pourquoi elle restait encore bien qu’il lui ait rendu son collier. Sa menace ne lui avait pas franchement fait peur et même si ça n’avait rien d’agréable, elle pourrait toujours affronter la pluie, même accoutrée comme elle l’était. Elle n’imaginait pas qu’il accepterait de répondre à sa question et de lui dire sincèrement pourquoi il l’avait amenée ici, et après une boutade, il donna une réponse qui la surprit. Se racheter ? Alors ça, elle ne l’aurait pas cru.

« C’était Melinda ! Je ne veux pas mettre ta parole en doute mais tu n’as pas l’air d’être le genre de personne à vouloir se faire pardonner pour si peu. Tu aurais aussi bien pu me le rendre et t’excuser. C’est quoi la vraie raison ? »

Oui, elle avait beau y réfléchir, elle avait du mal à croire que son explication était la bonne. Et puis il ne s’était pas privé de jouer avec elle et de la taquiner, pas vraiment le genre de comportement qu’adopterait quelqu’un qui se sentirait coupable. Elle pensait réussir à le cuisiner et à obtenir une explication convaincante, mais les paroles qu’il prononça ensuite lui firent un tout autre effet. Elle rougit brusquement, sous l’effet d’une colère cette fois-ci beaucoup plus sérieuse.

« Ca n’a rien d’une breloque, je croyais que tu l’avais compris ! » Elle s’en voulut profondément de lui avoir parlé de ses parents, même un peu et de lui avoir montré qu’elle tenait autant à ce bijou. Tout ça n’était qu’une vaste plaisanterie pour lui, et elle n’était visiblement qu’une gamine qui s’attachait à une babiole sans importance. Et elle commençait à en avoir assez de ne jamais être prise au sérieux. « Si tu veux tout savoir, j’en ai marre de jouer à ton petit jeu. Amuse-toi tout seul, je rentre chez moi ! » Serait-elle venue sans son collier ? Elle n’avait aucune envie d’avoir à répondre à cette question. Elle se leva et traversa la pièce, oubliant que ses vêtements n’étaient pas sur elle. Elle ne s’en rendit compte que quand elle posa la main sur la poignée de la porte et vit la manche du sweat. Elle pensa à Gabriella. Si elle rentrait dans d’autres vêtements que les siens, elle n’osait imaginer sa réaction. « Je ne peux pas rentrer chez moi comme ça. » Puis elle se tourna vers Eddie. « Je vais me changer et ensuite je m’en vais. » Et, joignant le geste à la parole, elle attrapa ses vêtements encore mouillés et se dirigea vers la salle de bain.

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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Sam 14 Sep - 11:43









Au temps pour moi, ce n'est pas la première fois que je me dis qu'il serait plutôt préférable de réfléchir avant de parler franchement. C'est vrai, pour moi ce collier n'a rien de spécial, je ne voulais pas me montrer irrespectueux ou je ne sais encore quoi d'autre envers elle … Mais visiblement elle ne l'a pas entendu comme ça. En fait, elle a plutôt l'air de l'avoir entendu comme la plus odieuse et insoutenable insulte qui soi. Je grimace alors que je sens le canapé se libérer du poids plume à côté de moi, et que ses paroles acides volent dans son sillage. En vérité j'ai à peine le temps que, ça y est, j'ai finalement dépassé ses limites, qu'elle a déjà atteint la porte d'entrée. Lorsqu'elle me signala clairement qu'elle allait partir d'ici, et pour de bon, cela me fit enfin réagir. L'instant d'après, j'étais debout près d'elle, une main posée sur son poignet paré à abaisser la poignée de la salle de bain.

- Non, attends ! M'exclamais-je par réflexe, avant de passer ma langue sur mes lèvres, n'ayant pas pensé à comment j'allais bien pouvoir continuer mon discours. Je ne voulais pas dire ça, ne le prends pas mal, c'est juste que … je ne peux pas vraiment savoir à quel point cet objet compte pour toi.

Ouais, pas mal Eddie ! Tu fais des progrès, bientôt tu seras peut-être en mesure de t'excuser réellement et sincèrement auprès de quelqu'un.
Je soutiens le regard fâché de Rowena, pour lui montrer que ce que j'ai dit est vrai et que la mettre en colère en touchant des cordes sensibles n'était pas dans mes intentions. Je retiens toujours son bras, sans lui faire de mal, et je suis déterminé à ne pas décoller de ma position avant d'avoir entendu une réponse. Bonne ou mauvaise qu'importe, je ne veux juste pas que mon effort se retrouve sauvagement piétiné par une impitoyable ignorance. Je mordille ma langue, râlant intérieurement d'avoir fais cet ultime faux pas. Ah, c'était plus simple quand son collier était encore au fond de ma poche … Pourquoi je me prends la tête pour une fille que je ne connais même pas ?
Chassant cette interrogation, je renchérie mes paroles avec d'autres arguments, décidé à défendre mon cas et à essayer de la convaincre de ne pas partir aussi vite :

- Regarde par la fenêtre, il pleut à seaux dehors. On ne voit même pas le bout de la rue, Rowena. Tu risques vraiment d'attraper une saloperie avec un temps pareil, surtout avec des vêtements comme ceux-là ! Ou même de te faire renverser par une voiture en traversant la route ! Lançais-je en mettant le plus de conviction possible dans ma voix. Et puis, tu es sûre de pouvoir retrouver le chemin jusque chez toi ? Il va commencer à faire sombre dans peu de temps, tu sais.

Je hoche la tête pour souligner la véracité de mes propos. J'aurais aussi voulu ajouter que sa mère n'aurait peut-être pas aimé la trouver dégoulinante de pluie sur le paillasson de sa demeure de luxe, après tout j'ignore si Rowena était partie au « salon », comme elle l'avait dit plus tôt, armée d'un parapluie ou non. Mais ce n'est qu'un insignifiant détail, et pour être franc, je commence à sérieusement m'embrouiller avec son arbre généalogique. J'ai un léger mal à comprendre qui est décédé ou non dans sa famille. Je n'allais certainement pas lui demander d'éclaircir ce point maintenant, surtout après la gaffe qui a causé ce brusque revirement de situation.
Réalisant et acceptant mon manque d'arguments pour la suite, je soupire, libère enfin son poignet et lève les deux mains en signe de paix.

- Ecoute … Réfléchis bien. Si tu es d'accord, on attend ici, au sec, que tes vêtements sèchent complètement et ensuite je te ramène chez toi en voiture. Après ça tu n'auras plus l'occasion d'entendre parler de moi, ne t'en fais pas.


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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Jeu 19 Sep - 16:08


Eddie & Rowena
Elle l’avait trouvé amusant, tout comme cette situation, mais venait un moment où elle commençait à en avoir assez d’avoir l’impression qu’on jouait avec elle comme avec une marionnette. Il n’arrivait visiblement pas à être sérieux, même sur quelque chose qui comptait tant pour elle. La mort de ses parents était un sujet qui lui était pénible à aborder et entendre quelqu’un en rire ou le prendre avec légèreté, même si c’était indirectement, lui faisait de la peine. Alors oui, elle voulait partir, quitter cet appartement et rentrer chez elle. Elle ne se souvenait même plus de la raison qui l’avait poussée à venir ici dans un premier temps. Mais à peine eut-elle posé sa main sur la poignée de la porte de la salle de bain qu’elle sentit sa main se refermer sur son poignet. Elle tressaillit et se retourna, se retrouvant face à lui, surprise. Elle ne s’était pas attendue à ce qu’il la rattrape, encore moins à ce qu’il semble présenter ce qui ressemblait à des excuses. Puis, il attira son attention sur le temps qu’il faisait dehors.
Elle savait qu’au fond il n’avait pas tort : Elle n’avait pas franchement envie de rentrer seule sous cette pluie dans ses vêtements mouillés, ni d’inventer une excuse à raconter à sa mère. Néanmoins, ce n’était pas des raisons suffisantes pour rester dans cet appartement, chez un homme qu’elle ne connaissait même pas. Elle aurait dû refuser. Oui, elle l’aurait dû.

« Bon très bien. » Elle soupira, puis pointa son doigt vers lui. « Je reste, mais dès que la pluie s’arrête, je rentre chez moi. »

Elle avait du mal à comprendre pourquoi elle acceptait, mais c’était bel et bien le cas. Elle éprouvait une forme de curiosité étrange vis à vis d’Eddie. Elle s’éloigna de lui et replaça soigneusement ses affaires mouillées avant de retourner s’asseoir sur le sofa, près du radiateur, un coin plus confortable que l’extérieur. Elle replia ses jambes contre elle et but une gorgée de sa bière pour se remettre un peu. Elle n’osait imaginer comment réagirait sa mère si elle rentrait trop tard, mais vu comme les choses étaient parties, elle ne se sentait pas apte à supporter les récriminations en silence. Après quelques instants de silence, elle finit finalement par de nouveau ouvrir la bouche.

« Puisque je vais rester ici sans doute un petit moment, j’ai bien le droit d’en savoir un peu plus sur toi. A part charmer toutes les filles qui passent, qu’est-ce que tu fais ? » dit-elle en tentant de reprendre une conversation normale.

Le moins que l’on puisse dire était qu’il avait été assez vague sur le sujet lors de leur première rencontre et elle voulait tout de même s’assurer qu’elle n’avait pas affaire à un complet psychopathe. C’était aussi une manière de détourner la conversation du bijou qu’elle portait et de ce qu’elle avait raconté au sujet de sa famille. Elle n’avait pas franchement envie d’en parler, surtout lorsqu’elle avait vu sa réaction précédente. Elle n’était pas certaine qu’il soit capable de prendre quoi que ce soit au sérieux, y compris l’importance que tout cela avait pour elle. Il la mettait mal à l’aise, ce qui était plutôt inhabituel. Elle était partagée entre une curiosité qu’elle ne comprenait pas et une envie de fuir. Ne pas savoir pourquoi il la gardait ici ajoutait à son malaise : était-elle simplement là pour l’amuser, ou pour une autre raison ? Elle n’était pas certaine d’avoir très envie de connaître la réponse au fond...

« Tu aurais quelque chose de plus chaud à boire ? » demanda-t-elle soudainement. « Du thé ou du café ? » Ou mieux encore, du chocolat. Ses cheveux humides dégoulinaient dans son dos et elle se dit qu’elle aurait bien eu besoin d’un autre remontant.  
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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Mer 23 Oct - 18:12









Aussi étrange que ça puisse paraître, dès que Rowena céda et retourna prendre place sur le sofa, mon sentiment d'inquiétude s'envola pour laisser place à un nouvel élan jovial. Conscient d'avoir eu le droit à une seconde chance, en très grande partie grâce au mauvais temps en plus, je m'efforce d'étouffer et refouler l'espièglerie habituelle qui m'anime et qui en est presque venu à bout de ma jolie invitée cette fois-ci. Une fois de plus, je ne parviens pas à comprendre pourquoi le fait qu'elle reste et ne parte pas fâchée me tient particulièrement à cœur. J'aurais très bien pu redescendre au bar et essayer de recoller les morceaux avec Rebecca, ou Vanessa … Peu importe, la rousse. C'est vrai, ça n'a jamais été bien compliqué de remédier à la solitude en ce qui me concerne. J'aurais aussi eu la possibilité de rejoindre quelques compatriotes autour d'un jeu d'argent, plumer deux ou trois badauds, ou tout simplement boire quelques verres tout en conversant avec l'employer derrière son bar. Enfin bref, tout ça pour dire que cette fille reste un mystère.
Souhaitant me rattraper sans faire plus de vagues, je prends le chemin de la cuisine, ouverte sur le salon, afin d'accéder à sa toute dernière requête. Rowena, qui ne semblait pas vouloir boire une goutte il y a quelques minutes, finit sa boisson et en réclame encore, comme une assoiffée. Un sourire en coin né sur mes lèvres. Dans un coin de ma tête, je me demande si elle n'est pas en train de picoler tout ce qu'elle trouve pour cacher son anxiété. Est-ce que je la rends nerveuse ? Je me retiens néanmoins bien de lui faire part des taquineries qui apparaissent sans que je m'en rende compte dans mon esprit, n'étant pas assez stupide pour ne pas avoir compris l'avertissement de tout-à-l'heure. Encore un pas de travers, et la douce et fragile Rowena préférera disparaître dans le froid et la tempête au dehors.
Quoi qu'il en soit, cette question sans importance restera sans réponse. J'ouvre un placard et en sors deux mugs que je pose sur le plan de travail. Je me mets ensuite en quête de ce qu'elle m'a demandé, à savoir un sachet de thé ou une capsule de café. Je ne bois jamais de thé, encore moins de tisane, et je crois que j'ai consommé les dernières gouttes de café il y a quelques jours …

- On dirait que tu te répètes Rowi, tu m'as déjà posée cette question si je me souviens bien, lançais-je tout en continuant mes recherches, le nez dans les divers placards peuplant la cuisine. Je n'ai pas fait de grandes études, j'ai ni la tête d'un intello planqué derrière ses bouquins, ni le tempérament. Je fais les boulots qui se trouvent sur mon chemin, je gagne de l'argent auprès de qui peut m'en apporter. J'ai un toit et … des biscuits ! M'exclamais-je en milieu de ma tirade, brandissant avec triomphe un paquet de gâteaux que j'avais complètement oublié, derrière des paquets de pâtes. Quoi que … ils sont périmés, je ne t'en proposerai pas. Enfin, ce qui compte, c'est que mes petits gains à droite et à gauche marchent pas mal, puisque je ne vis pas sous un pont. Si tu veux des exemples, j'ai déjà travaillé quelques semaines au Granny's Dinner, j'ai fais des livraisons de pizzas dans un autre restaurant et par un moment je nettoyais même des voitures.

Je m'arrête un instant de fouiller au fond d'un tiroir pour me remémorer ces évènements qui datent en réalité de bien plus longtemps que je le laisse entendre. C'est vrai, quand j'avais entre dix-huit et vingt ans j'essayais encore de rester plus ou moins dans le droit chemin et gagner ma vie honnêtement. Le temps de parfaire mon coup de main de chapardeur professionnel du moins. Tant pis si je passe pour un pauvre type sans réel objectif dans sa vie, qui se contente d'un petit boulot répétitif et ennuyeux aux yeux de Rowena. Elle le prendrait toujours mieux que si je lui avouais que je charme les femmes pour mieux pouvoir leur dérober de l'argent. Même si je lui préciserais que je ne leur brise pas le cœur et qu'au contraire ce n'est qu'une odieuse histoire de fesses, elle s'en offusquerait, deviendrait toute rouge et me piquerait un scandale. Pas besoin de s'appeler Jésus pour le prédire.

- Je n'aime pas avoir trop d'attaches à quelque chose, c'est pratique ce mode de vie, ça change régulièrement. Et toi ? Demandais-je abruptement. Tu fais quoi au juste ? Je t'ai entendu parler de « salon » au téléphone. Je suis désolé, ça fait deux semaines que je me traine à aller faire des courses et que je me nourris de biscottes, je n'ai trouvé que … ça.

Je lève le bras pour lui montrer le paquet de cacao en poudre Nesquik que j'ai dégoté entre deux piles d'assiettes. Je ne sais même pas comment ce machin est arrivé là. Je ne me souviens pas l'avoir acheté, et je ne me souviens pas non plus avoir un jour eu l'envie d'avoir chez moi cette boite jaune décorée d'un lapin coiffé d'une casquette. Un autre mystère tiens … Je crois voir les yeux de Rowena s'illuminer au voyant ce que je lui désigne et me dis que finalement ce n'est pas plus mal. Je prends sa réaction pour un « ce n'est pas grave, fais avec ça, c'est très bien. » et fais chauffer de l'eau avant de verser deux cuillères de cacao dans chaque tasse.

- Quand j'étais petit, je demandais toujours à avoir de la chantilly au dessus de mon chocolat chaud, racontais-je, ayant pris l'habitude de parler.

Je me tourne vers le frigidaire, l'ouvre et en sors le fameux ingrédient incontournable. J'en mets couche non-négligeable au sommet de chaque mug fumant avant d'apporter sa boisson brûlante à Rowena.

- Au fait, tu aimes la chantilly ?

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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Dim 27 Oct - 21:39


Eddie & Rowena
Il était étonnant qu’elle n’ait pas pris la poudre d’escampette pour s’éloigner de lui le plus longtemps possible. Après tout, il lui avait pris son collier, même s’il prétendait ne pas l’avoir fait exprès, et tout laissait à penser qu’il n’était pas vraiment digne de confiance. En plus de ça, il semblait éprouver un malin plaisir à l’agacer. Alors quoi ? Peut-être était-ce la manière inattendue avec laquelle il s’était soudainement mis à plaider sa cause, ou autre chose, quelque chose qu’elle ne parvenait pas vraiment à déterminer... Ou simplement, elle avait été convaincue par ses arguments qui étaient d’ailleurs plutôt pertinents. En effet, elle risquait réellement non seulement de tomber malade, mais en plus de devoir donner à sa mère des explications, ce dont elle se serait bien passée. Même si cela s’avérait parfois nécessaire, elle détestait lui mentir et se sentait immédiatement presque toujours coupable. Elle n’était pas stupide, elle savait qu’elle y serait probablement obligée, mais au moins elle pourrait attendre que le temps s’améliore un peu, et peut-être même que ses vêtements auraient aux aussi séché. En attendant elle s’était rassise, de nouveau lovée dans le sofa d’Eddie qui était pour le moins confortable, de même que son énorme sweat. Elle lui demanda à boire, estimant qu’elle en avait bien le droit après la manière dont il lui avait parlé. Il semblait heureusement avoir compris le message et être plus prudent dans ses paroles. Puis, elle écouta sa réponse, lâchant d’abord un petit soupir agacé.

« Ne m’appelle pas Rowi, ce n’est pas mon prénom je te signale. » puis, tout en observant ses recherches à distance, elle se prit à réfléchir aux informations qu’il lui donnait. « Je sais bien que je l’ai déjà posée, mais on ne peut pas dire que tu aies répondu très précisément. C’est drôle, je t’imaginais faire quelque chose de plus... aventureux... »

Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle avait employé ce qualificatif, ignorant quelle activité aurait pu être qualifiée d’aventureuse dans une petite ville comme Storybrooke. Néanmoins, c’était bel et bien l’impression qu’il lui donnait. Elle l’imaginait très mal dans un emploi régulier, avec des revenus réguliers, même s’il en changeait souvent. Mais bon, s’il le disait ce devait être vrai, elle voyait mal pour quelle raison il aurait pu mentir sur ce sujet. Quelque part, cela lui aurait plu de changer parfois de métier. D’aussi loin qu’elle se souvienne, elle avait toujours été coiffeuse et rien d’autre. Certes, elle avait de bonnes relations avec ses clients et ses collègues, il y avait bien pire comme profession, mais ce n’était pas aussi épanouissant pour elle qu’elle l’aurait souhaité. Elle avait déjà tenté d’évoquer le sujet avec Gabriella, mais avait bien vite compris qu’il serait inutile d’insister. De toute manière, en avait-elle vraiment besoin ? Peut-être que sa mère avait raison, qu’elle ne serait probablement pas mieux dans une autre situation. Après tout, elle en savait sans doute plus qu’elle.
Bien évidemment, il ne tarda pas à son tour à lui demander ce qu’elle faisait pour gagner sa vie. Elle craignait de le décevoir : il l’avait raccompagnée dans une superbe demeure, et il allait découvrir qu’elle était loin d’être riche. Mais tant pis. Elle sourit, attendant avec curiosité sa réaction.

« C’est le salon de coiffure, je suis coiffeuse. Et je ne suis pas riche, contrairement à ce que tu dois penser. La maison est à ma mère, pas à moi. » Puis, il annonça que son placard ne contenait que des biscottes. Elle devait bien avouer que des biscuits n’auraient pas été de refus, mais ça ferait l’affaire. « Ca ira très bien. » répondit-elle gentiment.

Elle se doutait qu’il n’allait pas en rester là. Elle lui avait donné suffisamment d’indices pour lui faire comprendre le point où en était sa situation familiale. Elle devait se préparer à entendre des questions, mais elle n’était pas tout à fait certaine de savoir comment expliquer son histoire, et ses relations plus que complexes avec Gabriella. En tout cas, s’il la questionnait, elle se débrouillerait pour pouvoir lui répondre au mieux.
Au lieu de thé et de café, Eddie lui proposa quelque chose de bien mieux : du chocolat chaud. A peine lui eut-il montrer la boîte qu’elle en saliva d’avance. Elle ne voyait pas de meilleure boisson pour se réchauffer et se réconforter.

« Moi aussi. » ne put-elle s’empêcher de répondre à l’anecdote.

Elle n’était pas certaine qu’il l’ait entendue et acquiesça d’un signe de tête enthousiaste lorsqu’il lui demanda si elle aimait la chantilly, tout en voyant avec délice le mug fumant approcher. Elle l’attrapa doucement, réchauffant ses mains par la même occasion et attendant quelques instants que le tout refroidisse.

« C’est drôle, je ne te croyais pas du genre à avoir du Nesquik dans tes placards. » dit-elle sur un ton taquin.

La boisson étant encore très chaude, elle commença par la crème chantilly qui forma sans qu’elle s’en aperçoive une moustache blanche au-dessus de sa lèvre supérieure.
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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Lun 28 Oct - 11:24









Je ne pus m'empêcher de sourire lorsque Rowena jugea mon activité professionnel trop peu « aventureuse ». De son point de vue à elle, c'était certain qu'elle allait trouver ça ennuyeux à mourir, et c'est vrai qu'en y réfléchissant bien, même moi je trouvais que ça ne me collait pas. En revanche, j'étais tout à fait d'accord avec elle, bien qu'elle ne sache pas la vérité actuelle. J'aurais aimé avoir une vie plus tumultueuse. J'ai une amie, enfin une amie … Tout est relatif. Une collègue, ou plus clairement une rivale, du nom de Luz. Elle aussi est une voleuse, mais au cran au-dessus dirons-nous. Elle vise plus gros et prend de plus grands risques puisqu'elle s'infiltre directement où elle l'entend sans demander une quelconque permission. Mais c'est les risques du métier ! En contrepartie elle ramasse de plus gros butins. Évidement c'est tout de suite plus facile lorsqu'on a une telle agilité, que je définirais même presque d'inhumaine parfois. Un jour il faudra que je vole sa prochaine prise avant elle, juste pour lui rappeler que je peux jouer avec les mêmes cartes qu'elle.
Après avoir confié son mug à Rowena, je m'assoie avec précaution sur le même canapé, tourné vers elle, avec ma propre tasse en mains. C'est drôle, la simple odeur du chocolat venant chatouiller mes narines suffit à me projeter quelques années en arrière, dans l'orphelinat. Quand j'étais enfant et qu'il neigeait beaucoup les soirs, j'allais souvent m'accroupir devant la cheminée, un chocolat chaud brûlant serré entre mes paumes. J'arrivais toujours a rajouter une ou deux cuillères de cacao en plus et a chiper le pot de chantilly sans que la grosse cuisinière ne s'en aperçoive.

- Bois-le chaud, conseillais-je à ma belle invitée en attrapant un peu de mousse blanche du bout de l'index, juste avant qu'elle ne me parle de la mystérieuse boîte de Nesquik. A vrai dire, moi non plus, avouais-je avec une moue dubitative. Je n'ai pas le moindre souvenir de cette boîte, je ne sais pas comment elle est arrivée là. Le destin, ajoutais-je en souriant, avec un haussement d'épaules.

Pour en revenir à la jolie brune, maintenant que j'en ai fini avec mes propres souvenirs, je ne suis qu'à demi surpris d'apprendre qu'elle est coiffeuse. Ça lui va bien. Rien que sa façon de s'habiller est un peu en désaccord avec la belle demeure que j'ai vu l'autre soir. Même sa façon d'être parle pour elle, Rowena est quelqu'un de simple, ça suit le sens de la logique qu'elle ait aussi une activité simple, et très honorable. Elle, au moins, gagne sa vie honnêtement. Ce n'est pas le cas de tout le monde, hm. Par contre, ce qui m'étonne plus franchement, c'est qu'elle ait insisté sur le fait qu'elle ne soit pas riche. Après tout ça aurait pu coller, il y a des gens pleins jusqu'aux as qui continuent de travailler rien que pour s'occuper. Rares, certes, mais existant. J'avais imaginé Rowena passionnée par la coiffure et propriétaire de son propre salon.

- Attends, il y a quelque chose que je ne comprends pas … Marmonnais-je, sourcils froncés, après avoir dégusté du bout du doigt une autre portion de chantilly. Comment ça, tu n'es pas riche ? Tu vis bien dans cette maison, non ? Et ta mère, enfin vous êtes de la même famille. Il n'y a pas une histoire d'héritage ou quelque chose du genre ? Enfin, je ne sais pas, comme si elle allait te mettre à la porte sans rien te donner.

Sa famille a l'air pas mal compliqué, j'avoue avoir perdu le fil de l'histoire. Tout à l'heure elle avait sous-entendu que ses parents étaient décédés, pourtant elle me parle encore de sa mère comme si elle était en vie, d'autant plus que je l'avais à moitié croisé le soir où nous nous sommes rencontrés. Je sais qu'il y a des choses pas mal étranges dans cette ville, mais les mort-vivants ne sont toujours pas d'actualité, désolé. C'est peut-être pour cela qu'elle avait l'air réticente à me parler de ses parents, sans ajouter la crise qu'elle a eue lorsque j'ai manqué de respect à son collier et la relation un peu bizarre qu'elle entretient avec sa mère, je pressens ses affaires de famille comme un sacré sac de nœuds.
Je remarque alors la petite moustache mousseuse au-dessus de sa bouche. Je hausse un sourcil et laisse filer un sourire en coin. Rowena ne semble pas s'en être rendu compte et continue à vivre comme si elle ne ressemblait pas au Père Noël.

- Tu t'en es mis jusque-là, l'informais-je, amusé, en me penchant vers elle, ne pouvant pas résister à l'envie d'essuyer la chantilly avec mon pouce.

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