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L'histoire se déroule en Octobre 2013.

« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


Charming ೨ Henry ೨ Ruby ೨ August

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 Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !

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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Ven 1 Nov - 16:37


Eddie & Rowena
Les choses allaient bien mieux maintenant qu’il avait enfin eu l’air de comprendre qu’il ne valait mieux pas qu’il exagère au risque de la pousser à bout. Heureusement, il s’était bien rattrapé en lui faisant un chocolat chaud. Avait-il deviné sa passion pour cette boisson ou était-ce un pur hasard ? Quoi qu’il en soit, elle se trouvait désormais avec une tasse de chocolat fumante avec de la crème, qui lui mettait l’eau à la bouche. Il n’y avait décidément pas de meilleure boisson au monde pour se réchauffer et se réconforter. Obéissant à la directive du jeune homme, elle avala avec précaution une gorgée et à l’instant où elle en sentit le goût dans sa bouche, elle en oublia tous ses problèmes, et même la petite scène qui avait eu lieu entre elle et Eddie quelques instants auparavant n’avait désormais plus la moindre importance. Elle devait bien avouer qu’elle était enthousiaste à l’idée de mieux le connaître, sans vraiment savoir pourquoi. Après tout, elle le connaissait à peine et avait même été prête à rentrer chez elle.
Il est vrai que ce qu’elle apprenait de lui semblait être en décalage par rapport à ce qu’elle avait imaginé en le voyant, en l’observant. Il ne lui semblait pas être quelqu’un capable de s’enfoncer dans la routine. Bien sûr, elle pouvait se tromper, et était surtout loin d’imaginer qu’en réalité, il avait bien d’autres activités, des activités illégales. Elle sourit lorsqu’il parla de destin. Ce devait être ça. Mais comme elle s’en doutait, il ne tarda pas à s’interroger de nouveau sur sa famille, ce qu’elle ne pouvait que comprendre : d’un point de vue extérieur, la situation devait paraître particulièrement compliquée tant qu’elle n’aurait pas tout expliqué.

« En fait, c’est plus compliqué que ça... » dit-elle, ne sachant pas vraiment par où commencer. Ce n’était pas tous les jours qu’elle avait à expliquer son passif familial à un inconnu.

Elle avait parlé sans même se rendre compte de la moustache de chantilly qui s’était déposée au dessus de sa lèvre supérieure, jusqu’à ce qu’Eddie le lui fasse remarquer. Elle resta immobile, surprise face à son geste, puis ne put s’empêcher de sourire en baissant les yeux. Sans savoir pourquoi, elle se sentit perturbée un instant, avant de secouer la tête pour reprendre le fil de ses pensées. Elle devait vraiment être fatiguée pour se perdre si facilement.

« Euh... où j’en étais ? Ah oui, ma famille. » Elle lui lança un sourire d’excuse, avant de poursuivre. « En fait, Gabriella... elle n’est pas vraiment ma mère. Mes parents sont morts dans un accident de voiture, je ne les ai jamais connus. » Elle se tut un instant, les yeux rivés sur sa boisson, avant de reprendre. « Elle était une amie de la famille et m’a élevée comme sa propre fille. Je sais qu’elle n’est pas toujours facile, mais sans elle je ne sais pas ce que je serais devenue... »

Voilà, c’était toute l’histoire, sa vie qui tenait en quelques phrases à peine. Elle n’avait aucune en vie de s’étendre sur les conflits qui les opposaient depuis quelques temps, parce que ça ne regardait qu’elles mais surtout parce qu’elle aurait eu l’impression d’être épouvantablement ingrate après tout ce que sa mère avait fait pour elle. Elle but quelques gorgées de son chocolat avant de pouvoir reprendre ses esprits et le regarder de nouveau. Maintenant qu’elle s’était épanchée, elle avait surtout envie de changer de sujet, en s’intéressant de nouveau à lui.

« Et toi, tu as de la famille ? Tu es né à Storybrooke ? » lui demanda-t-elle avec une certaine curiosité.

Elle ne le dit pas à voix haute, mais elle aurait adoré apprendre qu’il venait d’un autre endroit. Etrangement, depuis toujours, il ne lui semblait pas avoir un jour rencontré une personne ayant connu autre chose que cette petite ville du Maine. Peut-être que cette fois ce serait différent. Elle était en tout cas de plus en plus curieuse à son sujet et avait du mal à se retenir de lui poser diverses questions. Son chocolat fumant était presque terminé et elle se sentait beaucoup mieux à présent, malgré le fait que ses cheveux soient toujours humides.
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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Sam 2 Nov - 12:05









Ce que Rowena me révéla à propos de sa famille lui fit prendre à mes yeux plus d'importance que ce que je pensais, sans réellement m'en rendre compte. Ses parents avaient disparu de sa vie, et même si à ce que j'avais compris elle avait été adoptée, ce simple point la rapprochait aussitôt de ma propre histoire. Elle avait beau habiter dans une maison splendide et moi dans un banal appartement, elle avait beau travailler honnêtement et moi voler tous ceux se trouvant sur mon chemin, il n'en avait pas fallu plus à mon subconscient pour tracer un lien entre elle et moi.
Malgré tout, cette étonnante découverte ne mit pas longtemps à filer dans un coin de mon esprit. J'aurais pu dire, suite aux explications de la jeune femme, que sa relation avec Gabriella m'apparaissait plus claire et justifiée. En réalité … pas du tout. J'en connaissais désormais les raisons, mais elle ne se présentait pas moins ambiguë pour autant. La jolie brune qui se tenait devant moi, une tasse de chocolat chaud lui chatouillant les narines, n'avait rien d'une frêle adolescente légèrement boutonneuse. Il fallait bien avouer que Rowena n'avait rien de bien impressionnant, et qu'elle paraissait plutôt naïve. Mais elle était tout de même adulte ! J'avais encore le souvenir récent d'une conversation au téléphone, où sa pseudo mère lui demandait des comptes sur son retard. Sans oublier le soir où j'avais dû plonger de force derrière un buisson fort peu confortable, juste avant que Gabriella n'arrive pour demander à la jeune femme ce qu'elle faisait encore dehors alors que la nuit était tombée. En y réfléchissant, ses propos tenaient plus d'un avertissement mécontent que d'une simple question. La notaire de la ville avait beau avoir un sourire avenant et sympathique en surface, les rares fois où je m'étais trouvé en sa présence, elle m'avait fait froid dans le dos. Néanmoins, je n'étais pas certain que le même effet devait avoir prise sur sa fille adoptive. Rowena avait-elle peur de Gabriella ? Peut-être pas autant que ça, vu le regard plein de reconnaissance qu'elle avait eu en affirmant que sa belle-mère avait déjà tant fait pour elle. Lamentable.

- Et tu n'as jamais pensé à faire ta propre vie ?
Lançais-je l'air de rien, souhaitant creuser plus profondément cette affaire et découvrir si ma belle invitée était si naïve que ça. Tu as ton propre job après tout, tu n'aurais aucun problème à avoir ton propre chez-toi, rentrer à l'heure que tu veux, fréquenter qui tu veux …

Je pinçai des lèvres avant de continuer sur ma lancé en lui proposant d'échapper au courroux de l'horrible marâtre. Ça aurait été un peu trop poussé, d'ailleurs ma réaction globale par rapport à tout ceci était un peu trop poussée. Il était possible que Rowena se sente très bien dans ce genre de vie très rangée sous l'oeil attentif de sa belle-mère. C'était peut-être elle qui ne voulait pas quitter le nid douillet et sécurisant, ce que de toute évidence je ne pourrais jamais comprendre. Je ne pus m'empêcher de remarquer que bien que nous ayons le même point de départ, Rowena et moi étions encore pas mal différents. Qu'elle soit aveuglée consciemment ou non par sa mère, à sa place jamais je n'aurais pu laisser faire ça et, par conséquent, me laisser faire.

Et puis sa question suivante me prit de court et retourna le sujet contre moi. On ne m'avait pas souvent demandé ça, je n'ai pas la tête à être très famille visiblement. Cet aspect de ma personnalité aurait peut-être été tout autre si je n'avais pas été contraint dès le début à devenir très indépendant.

- Pour être franc, je n'en ai pas la moindre idée. J'aurais très bien pu naître à l'autre bout du monde, quoique ça compliquerait les suppositions sur mon arrivée jusqu'ici, avouais-je abruptement après m'être confortablement calé entre l'accoudoir du canapé et le dossier. Je suis … orphelin, ajoutais-je en réprimant de peu une grimace, ce mot m'avait toujours renvoyé à quelque chose de faible et sans défense. Je n'ai jamais connu mes parents non plus, à la seule différence que eux m'ont abandonné de leur plein gré. Mes plus vieux souvenirs remontent à l'orphelinat de Storybrooke, c'est tout ce que je peux te dire.

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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Ven 8 Nov - 14:10


Eddie & Rowena
Rowena sentit que quelque chose changeait dans la manière dont Eddie la considérait au moment où elle racontait son histoire. Elle ne sut vraiment définir ce que c’était : de la compassion ? De la pitié ? Autre chose ? En tout cas, il y avait soudainement quelque chose de bienveillant en lui qui la mettait plus à l’aise, voire même en confiance, ce qu’elle n’aurait cru possible quelques minutes auparavant. Elle se sentait toujours un peu gênée lorsqu’elle s’ouvrait ainsi à quelqu’un, ce qui ne lui arrivait pas si souvent d’ailleurs, mais de manière inexpliquée, les choses étaient différentes cette fois-ci. Mais cette impression s’effaça rapidement, lorsqu’il lui sortit un discours qu’elle n’avait que trop l’habitude d’entendre.
Elle n’était pas complètement stupide : elle savait qu’il y avait un problème, un décalage de plus en plus grand entre ses désirs d’indépendance et le besoin visible de sa mère de la protéger du reste du monde. Elle ne savait que faire : elle détestait lui faire de la peine, et pourtant elle arrivait de moins en moins à faire taire ses envies propres. Elle aurait aimé avoir quelqu’un avec qui en parler. Avant, ça avait été le Dr Hopper, avec qui elle se sentait bien et en confiance. Avec le Dr Lynch, tout était différent. Il était aussi froid qu’un glaçon, la faisant frissonner même lorsqu’il se montrait cordial et elle détestait les traitements qu’il lui imposait mais qu’elle était malgré tout obligée de prendre. Alors, la question d’Eddie ne la surprenait pas plus que ça. Il était difficile d’expliquer exactement la relation qui la liait Gabriella et le fait qu’elle ait envie de s’entendre avec elle. Elle détestait leurs disputes. Cette femme était sa seule famille, et l’idée même de pouvoir la décevoir était une véritable torture. Ca pouvait sans doute sembler étrange à quelqu’un d’extérieur, mais c’était comme ça et elle ne pouvait rien y changer. Elle fut donc bien ennuyée lorsqu’il lui fallut lui répondre.

« Bien sûr que si, j’en ai envie mais... Je sais que c’est difficile à comprendre, mais je n’ai pas d’autre famille... elle ne veut que mon bien et je ne veux pas la décevoir... Et puis, il ne faut pas exagérer, je ne suis pas non plus cloitrée dans une tour. » dit-elle en tentant malgré tout de sourire.

Elle baissa les yeux vers sa boisson et en but quelques gorgées, ne doutant pas un seul instant qu’il allait très probablement la prendre pour la dernière des idiotes, et sans qu’elle sache pourquoi, cette pensée lui fit de la peine. Elle n’avait pas envie qu’il commence à critiquer sa mère ou ce qu’il y avait entre elles, peut-être parce que, quelque part, elle commençait à avoir des doutes qu’elle n’était pas tout à fait prête à admettre, et surtout pas devant quelqu’un qu’elle connaissait à peine, même si, c’était vrai, il y avait une certaine liberté qui lui manquait et elle en avait assez d’avoir peur de se confronter à la moindre dispute en rentrant, pour ensuite se réfugier dans sa chambre et peindre pendant des heures.

Alors, elle préférait changer de sujet pour s’intéresser davantage au jeune homme et à son passé. A le voir, elle aurait parié que son histoire familiale était intéressante, mais elle ne s’était pas attendue à ce qu’elle ressemble autant à la sienne. Au fur et à mesure qu’elle l’écoutait, son visage devint plus grave. Elle le regardait, silencieuse. Elle non plus n’avait jamais connu ses parents, mais au moins elle savait d’où elle venait, qui ils étaient, et surtout, elle avait quelqu’un qui prenne soin d’elle. Instinctivement, sans vraiment y réfléchir, elle posa sa main sur celle du jeune homme et posa ses grands yeux verts sur lui.

« Je suis désolée... ça n’a pas dû être facile... » Elle ne le disait pas par simple pitié, mais parce qu’en réalité, elle comprenait vraiment, elle imaginait ce qu’il avait dû ressentir. « Tu... tu n’as jamais eu envie d’essayer de les retrouver ? »

Elle le regardait, se rendant peu à peu compte qu’une forme d’intimité était en train de se créer entre eux, une intimité vers laquelle elle se sentait irrémédiablement attirée pour une raison totalement inconnue. 
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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Sam 9 Nov - 13:00









J'avais beau essayer de me mettre à la place de Rowena, de comprendre son étrange relation avec sa « mère », j'en revenais toujours au point de départ : non, ce n'était pas concevable. Dès que j'avais eu l'âge légal, j'avais quitté l'orphelinat qui m'avait vu grandir sans aucune hésitation et avec un soulagement sincère. Plus les années avaient passé, et plus j'avais eu du mal avec les règles qui y étaient instaurées. Aujourd'hui, voilà presque dix ans que j'avais tourné le dos à cet endroit, et je ne supportais plus du tout aucune autorité, ça ne fait aucun doute. C'est certainement pour ceci que je m'étais tourné vers le côté obscur de la force, dirons-nous. J'avais dit à ma belle invitée que j'avais travaillé honnêtement les premières années – enfin j'avais omis ce dernier détail mais qu'importe … - et ces expériences m'avaient amplement suffi. Devoir obéir à un patron exécrable, se lever chaque matin trop tôt et à la même heure, effectuer le même rituel, le même trajet, le même boulot … Je ne comprenais même pas comment les gens acceptant de vivre ainsi ne se tiraient pas une balle entre les deux yeux. J'aimais être libre, et être libre, c'était faire ce qu'il me plaisait de faire. Alors, imaginer Rowena, pourtant majeure et vaccinée, mais toujours encadrée par les caprices de sa mère, ce n'était tout simplement pas net. Et j'étais certain que je n'aurais pas été le seul à le penser. Sérieusement, quel genre de famille exige d'une jeune femme qu'elle rentre à une heure bien précise ?
Je levai les yeux au ciel en l'entendant me répondre qu'elle ne voulait en aucun cas décevoir Gabriella. Rowena pouvait bien se sentir gênée ou confuse d'avoir dit ça, ses paroles ne m'exaspéraient pas moins pour autant. Bien sûr, je ne savais rien de leurs relations jour après jour, à l'intérieur de cette grande demeure qui m'apparaissait plutôt comme une prison dorée à présent. Mais à première vue, Rowena et cette femme n'avaient rien en commun. L'adjointe du maire était toujours vêtue élégamment, savamment coiffée et maquillée, sure d'elle et haute placée. Au contraire, la coiffeuse qui se tenait en face de moi faisait dans la simplicité. Elle paraissait rêveuse, craintive et candide. Mais après tout, peut-être que je me faisais simplement des idées et que mes a priori envers la notaire n'étaient pas assez justifiés ; il était possible que Gabriella était tout simplement trop maternelle envers Rowena et qu'elle l'aimait d'une manière incommensurable, et non la manipulatrice que j'avais l'impression de voir sous son masque de femme parfaite.
Pourtant, l'occasion de rétorquer quelque chose à mon invitée, qui aurait eu tôt fait de mettre de l'électricité dans l'air une fois de plus, s'évapora. De façon aussi simple et rapide que son geste pour poser sa main sur la mienne. J'écarquillai les yeux et la regardai d'un air surpris, pris au dépourvu. Je ne m'étais pas attendu à ça, surtout venant d'elle. Mais le plus surprenant survint lorsque, par mécanisme, j'accrochai mon regard à ses petits doigts pressant les miens. Quelque chose d'étrange se produisit, de difficilement explicable. Une forte impression de déjà-vu me submergea. J'eu la sensation qu'un brusque éclair me traversa, qu'un élément important allait survenir dans mon esprit, puis … rien. L'effet disparu aussi vite qu'il apparut. Je restai un moment figé, sourcils froncés en regardant ces deux mains, à me demander c'était quoi mon problème. La pluie avait peut-être eu raison de moi et m'avait refilé un sacré rhume qui commençait à me monter à la tête.
Je me rappelai alors de la présence de Rowena. Je relevai le nez et essayai de me remémorer sa question, un peu plus troublé que ce que j'aurais dû être.

- Mes parents, euh … ah oui ! Balbutiais-je avant de retrouver enfin le fil de la conversation. Non. Je ne vois aucun intérêt à les rechercher, mis à part perdre du temps inutilement. Si j'ai été laissé dans cet orphelinat alors que je ne savais même pas marcher, c'est qu'ils ne voulaient pas de moi. Je me fiche de leur raison, bonne ou mauvaise, je ne suis pas le genre de gars à courir après des personnes qui m'ont abandonné et donc qui n'en valent pas la peine. Je m'en fiche, tu sais, lançais-je en haussant encore les épaules. Je ne les ai jamais connu, je n'ai aucune photo, aucun prénom qui pourrait me rattacher à eux. Je ne sais plus comment je l'ai vécu quand j'étais vraiment enfant, mais j'ai grandi avec, et maintenant je vois ça comme quelque chose de normal. Je sais me débrouiller seul, je n'ai pas besoin d'eux.


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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Ven 15 Nov - 19:33


Eddie & Rowena
Quelque part, elle pouvait comprendre qu’il ne puisse pas envisager ce qu’elle traversait, à cause de son passé à lui justement. Il n’avait pas de famille, il ne savait pas ce que signifiait avoir quelqu’un pour veiller sur soi. C’était terriblement triste, mais c’était la réalité et ils n’y pouvaient rien, l’un comme l’autre. Il ne pourrait pas comprendre, pas vraiment. Mais pourtant, quelque chose les liait dans leurs histoires respectives, quelque chose qu’elle avait du mal à définir : ils avaient tous les deux été abandonnés, d’une manière ou d’une autre. Elle ignorait pourquoi elle avait ressenti le besoin de poser sa main sur la sienne, d’avoir un tel geste envers quelqu’un qu’elle ne connaissait pas vraiment, et surtout elle ignorait pourquoi, soudainement, elle avait éprouvé cette impression si forte de déjà vu, une impression fugace, mais qui la perturba néanmoins. Ce n’est qu’ensuite qu’elle prit conscience de la familiarité de son geste, et, très gênée, baissa les yeux avant de retirer sa main. Que faisait-elle ? Elle le savait particulièrement séducteur et n’avait aucune envie qu’il se méprenne sur ses intentions. Décidément, elle ne comprenait plus rien à ce qu’il se passait. Voilà une journée qui était bien étrange ! Elle savait qu’il n’avait pas une bonne opinion de ses relations avec Gabriella, elle sentait que ses paroles ne l’avaient pas convaincu. Tant pis, elle ne pouvait pas faire mieux, et ne pouvait pas non plus le forcer à approuver ce qu’elle venait de lui dire.

Elle l’interrogea à son tour et fut presque surprise de la facilité avec laquelle il lui répondit. Elle fut extrêmement touchée par ce qu’il lui raconta et ne sut que répondre. Elle ne pouvait imaginer vivre dans une telle solitude, avoir grandi sans repère parental. Peut-être que Gabriella était loin d’être parfaite, mais elle avait été là pour elle, la soutenant et l’élevant comme si elle avait été sa propre fille. Elle ne comprenait pas pourquoi il ne voulait pas savoir qui étaient ses parents, persuadée qu’à sa place elle aurait tout fait pour découvrir la vérité, mais elle se retint de dire quoi que ce soit. Après tout, ce n’était sans doute pas sa place de juger ce qu’il pouvait penser.

« C’est pour ça que tu ne t’attaches à personne ? » Lui demanda-t-elle spontanément. Mais à peine eut-elle posé cette question qu’elle la regretta. Elle rougit et baissa les yeux, profondément gênée. « Pardon, je n’aurais pas dû dire ça... ça ne me regarde pas. »

Et pourtant elle n’en était pas moins persuadée que c’était vrai : c’était là l’impression qu’il lui avait donné, et ce depuis le début. Elle avait le sentiment qu’il était détaché vis à vis de beaucoup de choses. Elle n’avait pas l’intention de faire de la mauvaise psychologie, bien qu’elle ait suivi de nombreuses thérapies, mais elle n’avait pas envie d’être intrusive, d’entrer dans quelque chose de trop intime. Totalement mortifiée, elle but la fin de son chocolat chaud. Avant de prendre sa tasse et de se lever pour la poser sur la table du salon. Puis, elle le regarda, visiblement très mal à l’aise, tirant machinalement sur les manches du sweat-shirt qui étaient pourtant déjà trop longues pour elle.

« Je... peut-être que je devrais m’en aller... il ne pleut presque plus... » dit-elle en jetant un oeil à la fenêtre.

Elle se rendit compte avec une certaine surprise qu’elle n’avait pas vraiment envie de rentrer chez elle. Ici, elle avait l’impression d’être dans un petit cocon au chaud et l’idée de retourner à l’extérieur lui déplaisait. Mais quelque chose s’était passé, quelque chose qu’elle ne savait expliquer et qui la mettait mal à l’aise vis à vis d’Eddie. D’un coup, tout était devenu beaucoup plus intime, et elle avait éprouvé quelque chose qui la perturbait au plus haut point. Ce n’était pas logique, absolument pas et elle comprenait de moins en moins ce qui pouvait la pousser à rester ici, avec lui, à lui parler.  
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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Sam 16 Nov - 19:53









De désagréables picotements apparurent à la base de ma nuque tandis que je me raidissais des pieds à la tête. La question de Rowena lui était venue si naturellement qu'elle lui était malencontreusement échappée, et c'était principalement le problème. Ça voulait dire que c'était l'image sincère qu'elle avait fait de moi et que c'était sans doute la vérité. Je n'aimais pas ce qu'elle venait de me dire. « C’est pour ça que tu ne t’attaches à personne ? » J'ignorais d'où me venait cette émotion, pourquoi elle me faisait l'impression d'être pris à rebrousse poils, et pourquoi je la détestais autant. Je n'avais rien à faire des autres, il n'y avait que ma propre existence qui m'importait parce que je n'avais besoin de personne, voilà tout. Être dépendant des autres pour vivre, c'était justement ce que j'appelais ne pas vivre. Je ne m'attachais à personne parce que je n'en éprouvais pas la nécessité.
Ce qui était paradoxal, c'était que l'on m'avait déjà accusé d'être trop égoïste pour être capable de lier quelque chose de durable avec quelqu'un. Des femmes qui m'avaient tenu compagnie jusqu'à ce que je m'en lasse et que je jette leur souvenir dans le néant. Aussi déterminées que l'avait été Rowena en entrant dans le bistrot, elles m'avaient retrouvé et m'avaient craché tout leur venin au visage. Habituellement, ça me faisait sourire et réveillait mon côté sale type agaçant plus qu'autre chose. Cette fois, ça n'avait pas été le cas. Car Rowena ne m'avait pas demandé ça sur un ton de reproche. J'avais descellé de la compréhension et, pire encore, de la compassion dans sa voix. Elle n'avait pas dit ça pour essayer de m'enfoncer ou de m’atteindre en me faisant mal, elle avait énoncé un fait qui lui paraissait vrai avec la naïveté que je lui connaissais. Et ça m'avait perturbé bien plus que les propos tenus par ces autres femmes. Je ne le supportais pas.

- Non, ça ne te regarde pas, approuvais-je finalement d'une voix peut-être un peu trop tranchante.

Je la regardai avaler ce qu'il restait du contenu de son mug et balbutier qu'il était temps pour elle de partir. C'était sans équivoque, elle était déjà sur ses pieds. Je n'avais plus aucun argument pour la retenir de toute manière, son regard dérivant vers la fenêtre le prouvait. Je hochai de la tête, tiraillé par ce qui venait de se passer. L'étrange sensation qui m'avait saisi lorsque sa main était entrée en contact avec la mienne et maintenant ça, allaient certainement me plonger dans mes pensées pour la soirée. Mais je n'avais pas envie de laisser un froid entre Rowena et moi. Je me levai à mon tour et abandonnai ma tasse sur la table basse. D'un coup de menton, je lui désignai le sweet énorme dans laquelle elle semblait se noyer.

- Tu peux le garder si tu veux, je ne le mets plus depuis des lustres. Et puis, ton manteau est encore un peu mouillé, tu peux le laisser en dessous le temps du voyage, ce serait idiot de tomber malade maintenant, lançais-je après avoir avisé ses vêtements non loin. Je te ramène en voiture dès que tu te seras changée.

J’essayai de lui adresser un sourire, mais je sentais bien le malaise qui s'était soudainement imposé entre nous. J'étais moi-même surpris de la tournure qu'avaient pris les choses. Rowena était venu me trouver presque en me mettant tous les torts du monde sur le dos, et je venais tout juste de mener une conversation avec elle comme si je la connaissais depuis bien plus longtemps. A présent nous retrouvions chacun notre rôle respectif.
Je cherchai les clés de ma voiture le temps qu'elle occupait la salle de bain. J'avais l'habitude de vadrouiller dans les rues à pied, je l'utilisais seulement quand c'était nécessaire, lorsque j'achetais de quoi me nourrir durant un mois par exemple. Je les retrouvai coincées entre des prospectus entassés grossièrement dans un coin de la cuisine au moment même où Rowena rouvrait la porte.

- Tu n'as rien oublié ? Demandais-je en me dirigeant vers l'entrée, faisant sauter le trousseau dans ma main.


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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Ven 22 Nov - 12:37


Eddie & Rowena
Elle était mortifiée, tout simplement. Elle n’arrivait pas à croire qu’elle avait dit ça. Elle se détestait de ne pas avoir réfléchi aux conséquences de ses paroles. Comme elle l’avait craint, il lui signifia clairement que ça ne la regardait pas. Elle se sentit d’un coup glacée, peut-être encore plus que lors de leur marche sous la pluie. Elle sentait qu’elle l’avait touché, et elle se détesta encore plus à cette constatation. Elle n’avait jamais voulu lui faire de la peine et elle craignait qu’il le croit. Comment aurait-il pu en être autrement alors même qu’elle venait de dire quelque chose qui l’aurait elle-même profondément blessée si elle l’avait entendue ? Il n’y avait plus rien à ajouter, et elle avait terriblement honte d’elle-même, honte au point qu’elle osait à peine le regarder, encore moins lui parler. Elle gardait les yeux baissés, les levant à intervalles régulières pour voir s’il lui en voulait vraiment, mais sans arriver à le déterminer.
D’un coup, les choses étaient revenues en arrière, une distance s’était recréée entre eux, et elle se prenait à le regretter, profondément, alors même qu’il n’y a pas si longtemps, elle avait été prête à partir, furieuse contre lui. Elle n’y comprenait plus rien, non, plus rien du tout. Il lui proposa de garder le sweat-shirt. Etait-ce pour faire un geste pour elle, était-ce parce qu’il avait seulement de la peine pour elle et n’aurait pas voulu avoir son mal-être sur la conscience ? Il aurait été difficile de le deviner, alors elle se contenta de hocher la tête et de le remercier, à mi-voix.

Ce fut non sans un certain soulagement qu’elle attrapa ses affaires encore humides et quitta la pièce, où la tension était à son comble. Elle ferma la porte de la salle de bain derrière elle et retira avec regret le sweat bien douillet pour enfiler, non sans difficulté, ses vêtements mouillé. Immédiatement, elle sentit de nouveau le froid l’envahir. Heureusement qu’Eddie lui avait permis de garder son vêtement, dans le cas contraire elle aurait très probablement été malade dès le premier pas fait dehors. Il faudrait seulement qu’elle trouve le moyen de le dissimuler à sa mère. Elle était épuisée et la dernière chose dont elle avait envie, c’était subir un interrogatoire. Elle se regarda dans le miroir, puis prit une profonde inspiration avant de sortir le retrouver. Elle s’avança vers lui, incertaine, lorsqu’il lui demanda si elle n’avait rien oublié.

« Non, je ne crois pas. » répondit-elle, sans en être totalement sûre à vrai dire.

Puis, elle releva les yeux vers lui, décidée à ne pas laisser cette distance s’agrandir encore entre eux.

« Je... je suis désolée. Je n’aurais pas dû dire ça, je ne voulais pas te faire de peine. »

Elle baissa de nouveau les yeux, et aperçut les clefs de voiture qu’il tenait à la main. Elle dut bien admettre qu’elle était soulagée de savoir qu’elle n’aurait pas à marcher jusque chez elle dans le froid, car malgré le sweat, la sensation de ses vêtements humides sur sa peau se faisait très durement sentir. Elle ne pouvait qu’espérer que le trajet ne serait pas trop pesant. Il ouvrit la porte et elle le suivit, éprouvant avec surprise du regret en quittant cet appartement. 
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MessageSujet: Re: Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !   Ven 6 Déc - 17:02









Je laissai mes yeux faire rapidement le tour de la pièce principale pour vérifier que Rowena n'avait en effet rien oublié. Je ne me souvenais pas de l'avoir vu avec un quelconque bagage ou autre tout à l'heure, mais on ne savait jamais. Je n'avais pas envie d'être accusé et soupçonné de vol encore une fois alors que je n'y étais pour rien, ça serait le comble du comble. En plus de ça je ne savais pas quand est-ce que je pourrais rendre ses affaires perdues à Rowena, puisque je n'étais même pas sûr de la recroiser par la suite. Quoi qu'il en soit, tout semblait avoir sa place ici. Je hochai la tête et m'apprêtai à me diriger vers la porte d'entrée, lorsque la voix de la jolie coiffeuse me devança.

J’arquai un sourcil, franchement surpris, et me tournai vers elle. Je l'observai un instant, fouillant son visage à la recherche de la moindre émotion. Tout ce que j'y lu, se trouvait être un réel remord qui me laissa perplexe. Elle était vraiment désolée et confuse par ce qu'elle m'avait dit, au point de s'en excuser avec une bouille honteuse. Je ne comprenais pas, combien de chances existaient pour que nous nous revoyions après ce chocolat chaud ? Pas énormément, c'était certain. Pourtant Rowena était tout de même affectée à l'idée de m'avoir froissé. Et elle avait fait ça si bien, qu'à présent c'était moi qui me sentais presque aussi embarrassé qu'elle. Je détournai les yeux et passai une main dans mes cheveux pour faire comme si de rien n'était. Je ne savais pas ce qui était le pire. Le fait qu'elle me prenne pour un pauvre type abandonné de tous et malheureux au point de rester seul jusqu'à la fin de sa vie, ou le fait qu'elle soit sincèrement désolée d'avoir pensé ça et de m'en avoir fait part, comme si ça aurait pu en rajouter une couche. Pourquoi apportait-elle autant d'importance à ce genre de chose ? Ce n'était pas comme si j'en avais quelque chose à faire … J'en avais rien à faire. Point. Depuis toujours, je me suis placé au centre du monde, il n'y a que ce que je pense qui m'importe. Ce que Rowena peut penser n'influe en aucun cas sur moi. Enfin, en principe.

- Qu'est-ce que tu racontes, lançais-je en me raclant la gorge, trop peu désireux de laisser un silence gênant s'installer là où il ne faudrait surtout pas le laisser apparaître. Pourquoi ça me ferait de la peine ? Il en faut un peu plus que ça quand même. Ce n'est pas grave, enfin. C'était sincère et … si c'est la vision que tu t'es faite de moi, je ne peux pas y faire grand chose …. et, enfin bref. Oublie ça. Ça ne vaut vraiment pas la peine d'en faire toute une histoire.

Et parce que je voyais Rowena comme une petite chose fragile et candide, je me sentis obligé de lui adresser un petit sourire rassurant, bien qu'un peu forcé. Le type de sourire que je n'avais pas du tout l'habitude de faire, en somme. Sur ce, j'abaissai la poignée de la porte et l'ouvris enfin. D'un geste de la main et pour détendre l'atmosphère, j'invitai la demoiselle à passer en première. Je fermai derrière moi et lui indiquai les escaliers d'un coup de menton en lui disant qu'elle connaissait déjà le chemin. Nous descendîmes jusqu'au rez-de-chaussée tout aussi désert que lorsque nous y sommes passés peu auparavant, puis retrouvâmes la fraîcheur du dehors. L'air était encore un peu humide, mais c'était surtout dû à la nuit qui tombait sur Storybrooke maintenant. Le déluge paraissait s'être calmé pour de bon, et même si de vilains nuages brouillaient encore la vue des étoiles, il semblait qu'ils n'allaient pas tarder à s'éloigner.

Je montrai ma voiture à Rowena et me dépêchai de la rejoindre pour ne pas nous attarder trop longtemps aux prises du vent mordant. L'hiver approchait, et ça se sentait. Si je ne voulais pas que ma belle invitée tombe malade, il en était de même pour moi. Je manquais de devenir fou quand j'étais condamné à rester cloîtré chez moi à cause d'un sale rhume. Je déverrouillai les portières et me glissai derrière le volant. Aussitôt j'allumai le moteur et poussai le chauffage à fond. Je me frottai les mains et laissai la voiture chauffer un peu. Puis, je glissai enfin à la brunette assise à côté de moi :

- Allez Rowi, c'est parti.


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Pour une fois que ce n'est pas de ma faute !

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