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L'histoire se déroule en Octobre 2013.

« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


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 Faute d'amour, il faut faire peur

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MessageSujet: Faute d'amour, il faut faire peur   Lun 20 Jan - 10:52






Faute d'amour, il faut faire peur









Pitch BlackRumplestiltskin


Le croquemitaine préférerait mourir que d'avoir à avouer qu'elle avait été vaincue par ces pseudos-gardiens envoyé par l'homme de la lune. Et, d'une certaine façon, c'était se qui était en train de se passer. Pire que mourir, elle sentait lentement qu'on l'oubliait. Pitch Black avait la désagréable sensation de revivre ses derniers jours en tant qu'humaine, lorsqu'on l'avait emmuré vivante. Là aussi, le monde l'avait oublié, insensible à ses cris et ses pleurs.

Elle n'aurait jamais cru cela possible. Lorsque l'ancienne ombre avait rencontré son futur ennemi, le marchand de sable, pour la première fois, que celui-ci lui avait arraché un enfant en lui prédisant que le règne de la peur était terminé, elle n'y avait pas cru. Personne ne pouvait effacer la peur du cœur des enfants ! Les bambins en avaient trop besoin. Sinon, comment les mettre en garde des dangers qui les entourait ? Qui les obligerait à ne pas aller s'aventurer seul en forêt ? Pourtant, la peur avait été remplacée par les rêves et l'espoir. Impossible !

La détresse de se voir peu à peu disparaître des mémoires fut tout aussi doucement remplacée par une détermination farouche. Pitch en voulait autant aux gardiens qui l'avaient remplacé qu'aux enfants ingrats qui l'avaient si vite oublier. Oh oui, ils croyaient tous qu'elle allait gentiment se laisser faire, n'est-ce pas ? Mais la partie n'était pas encore finie. Elle n'avait pas encore perdu tous ses pouvoirs, toute son influence. Certes, elle devait être plus prudente. Sans parler du côté humiliant que représentait le fait d'agir dans la crainte de ses ennemis alors qu'il y a peine un siècle, c'était elle-même qui distillait la peur dans le cœur des autres. Elle avait régner sans partage sur la nuit. Maintenant, elle ne vivait plus que pour revivre cette belle époque. Et elle allait y arriver ! Un enfant à la fois. Elle se le jurait.

Le croquemitaine inspecta sa prise du jour avec un sourire satisfait. Le nombre de cage vide qui composait son repaire sous-terrain témoignait efficacement de l'ambition de Pitch Black. Pour l'instant, il y avait plus de cage que de marmots. Elle n'avait d'autre choix que d'enlever ces victimes au compte goutte pour ne pas éveiller les soupçons. Espacer les enlèvements en temps et en distance, heureusement que ce monde était vaste. Il n'y avait plus de place pour l'orgueil ou de penser à une éventuelle réputation qui n'existait de toute façon plus. Le plus important était les pleurs et les cris, les prières muettes, les yeux implorants. Les petits nouveaux appelaient encore leur mère entre deux sanglots. Quel bonheur d'entendre tout çà de nouveau ! Chaque larme lui redonnait de la puissance, elle le sentait.

Sauf que... Sauf qu'elle sentait aussi que quelque chose lui manquait. Ce n'était pas sa soif de revanche qui la titillait. L'ancienne ombre savait que ce n'était qu'une question de temps avant qu'elle ne redevienne assez puissante pour combattre ses ennemis. Plus le temps passait et plus son plan se peaufinait. Elle en tirait même une certaine forme de plaisir à imaginer certains détails. Eux aussi tomberont dans l'oubli, comme elle. S'imaginer leur expression désespérée, en particulier celle du marchand de sable, était vraiment agréable. Le manque ne venait donc pas de là. Alors... quoi ?

L'ancienne ombre ne pouvait pas deviner que ce creux qu'elle ressentait dans son cœur noir était lié au pacte qu'avait fait son ancien propriétaire pour lui donner la vie. Elle ne pouvait que tourner et retourner cette désagréable sensation de manque dans sa tête. Le croquemitaine opéra des allers-retours entre les cages occupés par des enfants implorants.

"Que dois-je faire..." Marmonna-t-elle en pianotant de ses doigts contre les barreaux. "Que dois-je faire... J'ai fait tout se que je devais faire pourtant. A la perfection. Ils ont peur, je regagne de la force. Je le sens... alors pourquoi ? Pourquoi çà ne me suffit pas ?"

Énervée de ne pas obtenir de réponse, elle tapa violemment les barreaux d'une cage au hasard. La gamine victime de la saute d'humeur du croquemitaine se recroquevilla dans sa mince prison. D'ordinaire ce spectacle lui plaisait toujours mais maintenant qu'elle avait conscience que tout n'était pas parfait, l'ancienne ombre se trouva incapable de savourer ce spectacle.

"QUE DOIS-JE FAIRE ?!!!" Hurla-t-elle.

Pitch Black était loin d'imaginer qu'elle venait de recevoir un invité surprise qui n'avait pas perdu une miette de sa complainte.


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Allan Gold
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MessageSujet: Re: Faute d'amour, il faut faire peur   Jeu 23 Jan - 8:27






Faute d'amour, il faut faire peur









Pitch Black ♦️ Rumplestiltskin


Un futur contrat m’obligeait à faire quelques recherches préalables. Cela arrivait quelque fois que je doive prévoir un peu plus que mes mots pour convaincre quelqu’un d’apposer sa marque en bas de mes parchemins. Je me dirigeais donc vers la bibliothèque où se trouvait ce que je cherchais. Après plusieurs heures de recherches, je tombais enfin sur ce que je cherchais, un fragment d’histoire qui venait compléter ce que je savais déjà du croquemitaine ou plus précisément de l’ombre que j’avais détaché de son propriétaire. En plus du contrat qu’il m’avait signé pour faire voyager son ombre, je voulais savoir les derniers événements qui avaient poussés Pitch Black à s’enfermer dans son royaume souterrain à la recherche d’une future mauvaise action. Tous les détails en tête, je pouvais enfin partir vers ma destination mais il me restait une dernière chose à faire.

Je passais d’un couloir à l’autre pour finalement atteindre la pièce que je cherchais. Le haut miroir recouvert d’un drap poussiéreux dominait dans cette pièce réservée à son seul usage. D’un grand mouvement, je délogeais la tenture dans un nuage de poussière et posait mes mains sur la surface glacée (aux deux sens du terme). Je fis le vide dans mon esprit pour me concentrer sur ce que je voulais voir, le sombre royaume sans sujet du croquemitaine. Enfin sans sujet, je remarquais que ce n’était pas si juste. Une fois, l’image nette, je remarquais que quelques cages contenaient des enfants. Ainsi donc, l’ombre se faisait plus discrète et ne tentait plus une approche directe mais une plus subtile. Cela convenait toujours mieux à une personne de l’ombre et je parlais en connaissance de cause.

Il fallut plusieurs heures d’observation pour trouver le moment propice à mon apparition. Quand finalement je sentais ce moment venir, sentant la tension montée dans les gestes de Pitch Black, je me transportais dans son royaume souterrain. Ses doigts jouèrent avec les barreaux avant que sa voix fine et juste murmurée s’éleva.

« Que dois-je faire... Que dois-je faire... J'ai fait tout se que je devais faire pourtant. A la perfection. Ils ont peur, je regagne de la force. Je le sens... alors pourquoi ? Pourquoi ça ne me suffit pas »

Je tombais à pic pour la voir frapper sur l’une des cages des enfants. Le locataire de cette dernière se recroquevilla pour échapper à la désespérance de l’ombre. Encore un peu et je pourrais manifester ma présence. Elle posa son regard sur son prisonnier apeuré mais il semblait lui manquer quelque chose. Cette chose qui manque à beaucoup de monde, qui fait souffrir encore plus de monde et qui si dure à avoir.

« QUE DOIS-JE FAIRE ?!! »

Son hurlement résonna dans la grande caverne. Et les enfants tentèrent tant bien que mal de se soustraire à cette rage qu’ils pouvaient entendre dans cette voix suppliante. Une victime de choix pour ce que j’attendais.

« Pas la peine de hurler, j’ai entendu. »

J’étais assis sur ce qui ressemblait au trône de Pitch Black. Un sourire amusé se fixa sur mes lèvres montrant parfaitement que j’avais entendu plus qu’il ne fallait et que je ne venais pas seulement d’arriver. Ce qui était plus ou moins vrai.

« Sais-tu ce qu’il te manque ? Je ne pense pas sinon tu éviterais de hurler ton désespoir au risque qu’il s’entende en surface. Moi je le sais. »

Toujours des phrases pour embrouiller et manipuler mon futur contractant, cela semblait presque obligatoire. Je ne savais même pas si ma réputation avait passer les barrières de son royaume et se souvenait-elle de moi après toutes ces années ?

« Mais reste à savoir si toi, tu veux vraiment le savoir. Toute vérité n’est pas bonne à entendre, ni à dire d’ailleurs. Le souhaites-tu vraiment ? »

Encore des questions qui même si la réponse semblait évidente faisait douter la personne. Ce genre d’hésitation était un point faible, une brèche que je savais parfaitement utiliser. Je ne manquais pas de m’en servir en temps et en heures pour accélérer les choses. Dans ce cas-là je pouvais prendre mon temps mais si jamais ça s’éternisait, je saurais quoi faire. Surtout que j’avais commencé en montrant bien que j’avais assisté à un moment de faiblesse du croquemitaine, ce qui n’était pas donné à tout le monde.

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MessageSujet: Re: Faute d'amour, il faut faire peur   Sam 1 Fév - 20:49






Faute d'amour, il faut faire peur









Pitch BlackRumplestiltskin


Il n'y avait rien de plus frustrant que de sentir qu'il vous manquait quelque chose. Pourtant tout se déroulait à la perfection. Les enfants avaient peur et leurs nombres grandissaient. Pas le moindre petit grain de sable dans son projet. Elle reprenait des forces après la lente décrépitude dans lequel les gardiens tentaient de la plonger avec un succès exaspérant jusqu'à présent. Ne devrait-elle pas être heureuse d'avoir réussi à contrecarré leur projet ? Elle l'était... en quelque sorte. Mais elle avait aussi la désagréable impression qu'il lui manquait un petit quelque chose. Quelque chose sans quoi elle ne pouvait être pleinement satisfaite. C'était vraiment énervant, au point qu'elle passa sa colère sur les barreaux retenant ses captifs dans son royaume sous-terrain. Elle pensait être seule avec les enfants qu'elle avait arraché de chez eux et dont, tout d'un coup, les regards implorants l'agaçaient au plus au point. Elle ne s'attendait pas à obtenir une réponse.

« Pas la peine de hurler, j’ai entendu. »

Sous le coup de la surprise de voir ses lamentations être tombées à porter d'oreilles, Pitch se retourna vivement en rassemblant les ombres omniprésentes dans son domaine pour lancer une attaque. Elle interrompit son geste alors qu'elle vit qui lui adressa la parole.

"Vous ?" Murmura-t-elle.

L'ancienne ombre fronça légèrement les sourcils d'un air désapprobateur alors qu'elle constata que le sorcier était assis sur son trône comme si ce dernier lui appartenait. Cependant, elle préféra adopter une attitude défensive plutôt que de faire une remarque acide sur le sujet. Les souvenirs qu'elle possédait sur son étrange visiteur demeuraient flous puisqu'elle datait de ses premières minutes d'existence en tant qu'humaine. Son ancien propriétaire avait passé un pacte avec Rumpelstiltskin pour lui donner la vie, sans lui demander son avis, bien sûr. C'est vrai qu'en tant qu'ombre, elle n'aurait pu prendre des décisions, elle aurait été incapable d'avoir sa propre opinion à l'époque mais... Tout de même, ce fait rendait difficile de cataloguer la première apparition du sorcier dans sa vie dans les bons ou mauvais souvenirs. Même si la suite des paroles du Ténébreux laissait à penser qu'il n'était là que pour lui rendre service.

« Sais-tu ce qu’il te manque ? Je ne pense pas sinon tu éviterais de hurler ton désespoir au risque qu’il s’entende en surface. Moi je le sais. »

En entendant mentionner la surface, le croquemitaine ne put s'empêcher de lever le regard, craignant de voir ses ennemis s'inviter à cette réunion surprise. Un geste qui ne dura qu'un bref instant car, finalement, elle fut plus intriguée que craintive. Au point de se risquer à faire quelque pas pour s'approcher de son visiteur tout en veillant à rester toujours entre lui et les cages occupés par les chérubins alors que son interlocuteur continuait de placer ces arguments. On aurait pu croire qu'elle tentait de les protéger du monstre qui venait d'apparaître, ce qui était vraiment ironique quand on savait que ce faux instinct de protection était profondément égoïste.

« Mais reste à savoir si toi, tu veux vraiment le savoir. Toute vérité n’est pas bonne à entendre, ni à dire d’ailleurs. Le souhaites-tu vraiment ? »

"Et pourquoi voudrais-je le savoir ? J'ai tout se que je désire." Répliqua-t-elle en levant légèrement le menton dans une attitude hautaine. "Petit à petit, j'augmente ma collection et bientôt je serais assez forte pour écraser ces pathétiques gardiens que l'homme de la lune a envoyé sur ma route."

Pitch savait d'avance, qu'au final, elle se retrouverait perdante dans ce petit bluff puisque le sorcier était présent lorsqu'elle avait hurlé de rage son ignorance. Tant pis, elle voulait poursuivre ce petit jeu pour préserver les apparences. Elle était le croquemitaine, terreur des enfants. Hors de question de paraître faible alors que les petits yeux attentifs de ces prisonniers ne perdaient pas une miette de la scène. Trop occupé à chanter ses propres louanges, l'ancienne ombre n'avait pas conscience de lâcher de précieuses informations au sorcier. Elle était bien trop concentrée sur le fait de se persuader que tout allait bien pour remarquer ce genre de détail.

"Mais puisque vous semblez tellement convaincu de le savoir..." Continua-t-elle lentement sur un ton qui se voulait indifférent mais qui échouait partiellement à atteindre cet objectif tant la curiosité la rongeait. "... Éclairez-moi de vos lumières."

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MessageSujet: Re: Faute d'amour, il faut faire peur   Mar 18 Fév - 9:26






Faute d'amour, il faut faire peur









Pitch BlackRumplestiltskin


L'ombre avait décidément une personnalité très intéressante. Si forte et pourtant parfois si fragile. Même si elle savait que je l'avais vu hurler son incompréhension, sa haine et son ignorance, elle n'hésita à me rétorquer d'un air hautain :

« Et pourquoi voudrais-je le savoir ? J'ai tout se que je désire. Petit à petit, j'augmente ma collection et bientôt je serais assez forte pour écraser ces pathétiques gardiens que l'homme de la lune a envoyé sur ma route. »


Souhaitait-elle réellement se lancer dans ce genre de jeux avec moi ? Elle me connaissait pourtant, je ne venais pas en tant qu'inconnu, nous avions un passé commun mais peut-être voulait-elle simplement se donner une contenance. Une méchante de sa trempe devait surement avoir un minimum d'égo et au vu du trône sur lequel je me trouvait, le sien dépassait les normes. Et puis il fallait qu'elle maintienne un peu les apparences devant ses prisonniers qui geignait au fond de leur cage, je ne savais plus trop si c'était toujours le croquemitaine qui leur faisait peur ou si j'ajoutais ma part à la terreur qu'il ressentait. Je comprenais le sentiment de Pitch Black sentir cette peur était plaisant et revigorant mais ça ne faisait pas tout, ça aussi je le savais. C'est pourquoi, je pouvais dire ce qui manquait à cette ombre un peu perdue. Mais bon, elle avait tout de même avoué sa faiblesse et disant ne pas encore être assez forte pour vaincre les gardiens. Et cette faiblesse était un point crucial dont je devais me servir mais pas maintenant, en temps voulus.

« Mais puisque vous semblez tellement convaincu de le savoir... Éclairez-moi de vos lumières. »

Malgré les apparences, il y avait une curiosité bien réelle derrière cette question et une envie véritable de savoir ce qui lui manquait mais après un tel accueil, je ne pouvais décemment pas lui donner la réponse tout de suite. Je n'étais pas venu pour tout lui apporter sur un plateau d'argent et si n'avait lutter un peu, ça n'aurait pas été drôle.

« Si tu es si persuadée de savoir qu'il ne te manques rien, je m'en voudrais de proférer des mensonges. »


J'avais pris un air choqué, trop marqué pour être réel. Moi ? Me sentir coupable de dire un mensonge ? Et puis quoi encore, le croquemitaine pourvoyeur de jolis rêves ? Encore que certaines choses changent et même si je faisais attention à ne dire que des vérités partielles laissant les autres se monter leurs propres mensonges, je n'étais pas plus coupable quand la situation m'obligeait à en dire un. Une semi-vérité n'est pas un mensonge et ce n'est pas ma faute si ceux à qui je l'ai dites, se monte tout un scénario derrière. Bien sur c'est le but recherché et alors ? Ce n'est pas ça qui allait me faire des crises d'insomnies et ce n'est pas non plus la visite d'un certain cauchemar...

Je me levais du trône sur lequel nonchalamment assis avant de m'approcher de l'un des cages remplies. Je jetais un œil sur son occupant, pauvre petite chose prise au piège du monstre qui rôdait sous son lit. La peur se lisait dans chacun de ses mouvements même face à moi. J'avoue que je n'ai pas un visage chaleureux, ni réconfortant loin de là mais je suis sur que même un gardien ne pourrait sauver ces pauvres gamins privés de tout rêve et de toute joie. L'espoir avait complètement disparu de leurs yeux et si je n'étais pas en pleine négociation avec Pitch Black, je l'aurais félicitée sur son travail, elle avait amené sa torture au rang d'art et y excellait. Je me retournais face au croquemitaine qui m'observait tranquillement mais bouillant de curiosité.

« Crois-tu que... ça suffiront pour te redonner ta puissance d'antan ? »

Quelques mots et je ne doutais pas qu'elle repensait à sa défaite cuisante face aux gardiens. J'aimais savoir que de simple paroles pouvaient avoir autant si ce n'est plus de poids qu'une menace. Pitch Black avait été très puissante mais cela suffirait-il ? A se redonner le pouvoir peut-être mais cela ne lui conviendrais jamais, il lui fallait quelque chose qui lui était presque inaccessible et qui demanderait beaucoup d'efforts si elle voulait l'atteindre...

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MessageSujet: Re: Faute d'amour, il faut faire peur   Ven 21 Fév - 11:45






Faute d'amour, il faut faire peur









Pitch BlackRumplestiltskin


Dire que Pitch Black se méfiait de son visiteur serait un euphémisme. Elle ne gardait du sorcier que des souvenirs diffus. Des échos de phrases, des impressions floues... Rien de bien étonnant puisque la rencontre avec le Ténébreux représentait ses premiers souvenirs en tant qu'humaine. Une ombre n'avait pas de mémoire ni d'émotions, tout çà lui était venu d'un coup alors qu'un pacte qui avait été signé sans lui demander son avis lui avait soudainement donné vie. Tellement de choses à assimiler en un instinct. Les sens. Les sons. Tout çà était tellement confus qu'elle n'en gardait que quelque bride de souvenirs.

Par la suite, elle avait eu tout le temps d'apprendre la triste réputation de Rumplestiltskin. Cependant, recevoir cette présence dans son domaine ne lui faisait pas oublier qui elle était, ELLE. Le croquemitaine ne pouvait se permettre de ressentir de la crainte. Ce serait trop... ironique, n'est-ce pas ? Surtout dans son propre royaume sous-terrain.

Le sorcier semblait vouloir répondre à ses questions. Plutôt que de manifesté sa curiosité, l'ancienne ombre joua la carte du dédain. Elle voulait surtout cacher a quel point la présence de Rumplestiltskin était perturbante. Même affaibli, Pitch restait capable de ressentir encore la peur chez les autres. Sauf qu'en présence du Ténébreux, il n'y avait rien. Pas la moindre trace de la plus petite hantise. Elle se sentait comme une voyante incapable de prédire se qu'il arrivera demain. Pour ne pas améliorer les choses, l'ancienne ombre sentait aussi la peur de ses captifs ne plus lui être entièrement dédiée. Pitch Black ne pouvait s'empêcher d'être jalouse du fait que les enfants prisonniers puissent craindre presque autant le nouvel arrivant qu'elle-même.

« Si tu es si persuadée de savoir qu'il ne te manques rien, je m'en voudrais de proférer des mensonges. »

Pour toute réponse à ce commentaire, l'ancienne ombre décocha un regard assassin à son interlocuteur. Pendant quelques instants, ses iris noirs avaient prit une teinte dorée, ce qui était un signe révélateur de la colère qu'elle éprouvait. Comme elle aurait voulut rétorquer au sorcier que ces soi-disant considérations ne l'avaient jamais empêché de se mêler de la vie des autres, elle était bien placé pour le savoir. Toutefois, elle ne dit rien, n'oubliant pas à qui elle avait à faire. Elle ne voulait pas reconnaître qu'il y avait un risque... Peut-être n'était-elle pas encore assez puissante pour oser tenir tête au Ténébreux. Ensuite, malgré la manière dont elle avait accueillie son visiteur et ses paroles désobligeantes, elle ne voulait pas qu'il parte sans lui révéler la chose qui semblait lui manquer.

Lorsque le sorcier se leva enfin du trône qui ne lui appartenait pas pour s'approcher des cages, Pitch Black eut toute les peines du monde à s'empêcher de s'interposer entre lui et le gamin terrorisé. La jalousie couva de nouveau dans son cœur alors qu'elle s'efforçait de conserver une certaine contenance tandis qu'elle sentait de nouveau la peur du captif se concentrer sur un autre objet d'effroi que le croquemitaine. L'ancienne ombre attendait un commentaire de la part de son visiteur, au lieu de çà, elle eut droit à une question.

« Crois-tu que... ça suffiront pour te redonner ta puissance d'antan ? »

Le croquemitaine porta son attention sur les prisonniers.

"Pas encore..." Avoua-t-elle avec réticence. Elle leva ensuite le regard vers les nombreuses cages qui étaient encore vides, pendant au plafond aux bouts de chaînes de différentes longueurs. Elle eut un sourire en imaginant le bruit des chaînes accompagnant les pleurs des nouveaux captifs. "Mais lorsque toute les cages seront remplie, personne n'aura assez de pouvoir pour m'arrêter."

Elle lança un regard de défi au sorcier. Personne. Pas même lui. Voilà les quelques mots muets que semblaient sous-entendre sa remarque.

"Et personne ne m'oubliera. Plus jamais." Souffla-t-elle avec une détermination farouche alors qu'elle toucha du doigt un des barreaux de la cage.

Elle sera graver aux fers rouges dans la mémoire de tous, même dans celle du plus insignifiant habitant de ce monde, voilà tout se qu'elle pensait désirer. Pitch devait bien admettre que sa certitude de battre ces maudits gardiens n’était pas certaine. Est-ce que sa force d'antan suffirait à les vaincre ? Lors de leurs premiers affrontements, elle avait été tellement forte. Ce qui avait rendu sa chute d'autant plus blessante. Maintenant, elle était réduite à grappiller petit à petit assez de peur pour survivre et retrouver sa puissance d'avant. Comme un parasite. A cette pensée, sa prise sur le barreau se serra.

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MessageSujet: Re: Faute d'amour, il faut faire peur   Ven 28 Fév - 17:40






Faute d'amour, il faut faire peur









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Je voyais bien que ma présence ne plaisait pas au croquemitaine. Je venais et elle n’était plus le centre d’attention particulier de tous ces prisonniers mais peu m’importait je n’étais rarement présent pour le bien-être que j’apportais à mes futurs clients. Je continuais à jouer avec les barreaux de la cage de l’enfant tandis qu’elle réfléchissait à al réponse qu’elle pouvait me donner. Sa colère envers les gardiens se ressenti dans sa réponse.

« Pas encore... »


Contrariée de devoir avouer cette faiblesse même passagère, elle me montra ensuite les nombreuses prisons encore vides. La décoration était intéressante et j’aimais bien le principe des cages suspendues, cela donnait un charme particulier à l’endroit, bien sur, il fallait aimer le style, ce qui était loin d’être le cas de la majeure partie des gens. Un sourire malsain se dessina sur les lèvres de l’ombre quand elle poursuivit sur sa lancée, m’expliquant ainsi la raison et le but qu’elle souhaitait atteindre.

« Mais lorsque toute les cages seront remplie, personne n'aura assez de pouvoir pour m'arrêter. »

Le regard qu’elle me jeta, appuyé de cette phrase, sous-entendait que même moi je n’en n’aurais pas assez. Et s’il y avait bien quelque chose que je n’aimais pas c’est que l’on me sous-estime. Mais ce n’était pas le bon moment pour s’énerver. Je pris donc sur moi, riant intérieure de cette bêtise qu’elle croyait pouvoir devenir vraie. Plus personne ? Il y a toujours quelqu’un de plus fort que soi surtout si elle se contentait de prendre les peurs et les souffrances de ses prisonniers, il lui fallait quelque chose qu’elle ne trouverait nulle part dans cet endroit de cris et de douleur. Il lui fallait chercher ailleurs pour avoir une chance de se mesurer à pouvoirs égaux avec les gardiens et cela ne lui plairais surement pas de savoir ce que c’était.

« Et personne ne m'oubliera. Plus jamais. »

Ainsi c’était la sa plus grande crainte. Elle me l’avait livrée sur un plateau, se rendait-elle compte de ce qu’elle venait de faire ? Surement pas. Cette ombre si jeune avait encore tant de choses à apprendre sur la magie et sur le pouvoir, ce qui montre bien que même si toutes ces cages trouvent un occupant, elle trouvera encore bien trop de personnes plus forte qu’elle. Pourtant elle avait de la volonté cette petite. Je pouvais sentir dans sa voix qu’elle était déterminée et qu’elle croyait dur comme fer à ses propos. Mais il lui manquait quelque chose. Et tant qu’elle resterait fermée à tout autre chose que la haine, la douleur et la peur, il lui manquerait toujours quelque chose.

« Sais-tu qu’il existe un pouvoir plus fort, que tu trouveras toujours sur ton chemin et qui t’empêcheras d’obtenir ce que tu souhaite ? Et bien... c’est cette chose là... qu’il te manque. Ironique non ? »


Pauses et gestes théâtraux faisait partie de mon discours. Ils étaient peut-être même plus fort que tous les discours. C’était ce qui se passait durant ces temps qui était déterminant. Sans les sous-entendus mes mots aurait un pouvoir bien moindre sur ceux qui les écoutent mais heureusement le cerveau humain est spécialisée dans la construction de ces sous-entendus, de ces non-dits même s’ils sont inexistants. Tout l’art de la manipulation repose sur eux alors pourquoi ne pas s’en servir ? D’un geste, je portais ma main à ma bouche avant de me reprendre.

« Mais... Je dois me tromper puisqu’il ne te manque rien... N’est ce pas ? »

Encore des questions, encore des doutes que j’insinuais dans son esprit déjà bancal, déjà ébranlé par ses propres doutes que je faisais ressortir. C’était si simple de savoir ce qui la tracassait. Je pouvais imaginer qu’elle se demandait si la méthode qu’elle utilisait était la bonne ? Ça elle s’en doutait mais y avait-il un moyen de l’améliorer ? De devenir encore plus fort avec ce nouveau pouvoir que je lui faisais miroiter. L’appât du pouvoir était dangereux et suivait un chemin glissant ; je le savais pour l’avoir emprunté à de nombreuses reprises mais tous ne réussissaient pas aussi bien que moi dans cette voie, je serais curieux de savoir si elle conviendrait à la belle ombre...


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MessageSujet: Re: Faute d'amour, il faut faire peur   Jeu 13 Mar - 21:09






Faute d'amour, il faut faire peur









Pitch BlackRumplestiltskin



Tous les êtres vivants avaient peur de quelque chose. Même les esprits les plus puissants avaient au fond d'eux, une petite porte qui renfermait les craintes et les secrets les plus sombres de son propriétaire. Aussi ironique que cela puisse paraître, le croquemitaine aussi avait peur de quelque chose. Et elle venait involontairement de révéler cette faiblesse à son interlocuteur. L'oubli dans lequel ses ennemis semblaient bien décidés à la faire plongé était une sensation horrible. Sentir ses forces s'amoindrir à mesure que la croyance diminuait. Voir la vie continuer sans elle. Toutes ses sensations désagréables lui rappelèrent ces derniers jours en tant qu'humaine, emmurée et oubliée de tous avec pour seule compagnie la faible lumière qui pouvait filtrer entre les pierres de sa prison. Lorsque l'Homme de la Lune l'avait fait renaître en tant que croquemitaine, elle s'était juré de ne plus revivre cela. Elle avait eu du mal à croire que son 'sauveur' la condamnait à subir le même sort, tout comme elle n'aurait jamais imaginé que les rêves pouvaient faire oublier les cauchemars que l'ancienne ombre réservait aux chérubins endormis.

Cette amère constatation avait renforcé sa détermination à contre-attaquer. Pitch Black n'était plus cette fragile humaine sur laquelle les villageois ignorant et hargneux avaient passés leur colère. Hors de question qu'on l'oublie ici. Devoir agir avec prudence était une insulte pour celle qui avait régné sans partage sur la nuit avant que le marchand de sable n'arrive. Hélas, elle n'avait pas le choix. Lorsque toutes les cages seront remplies de marmots pleurant, elle sera assez forte pour agir. En attendant, elle devait faire croire qu'elle s'était résolue à son sort.

L'ancienne ombre croyait fermement à son plan. Ce n'était pas une tentative désespéré de s'accrocher à quelque chose dans l'espoir de survivre. Son pouvoir revenait, elle le sentait. La lenteur avec laquelle elle retrouvait ses forces était donc sans importance. Si seulement elle n'avait pas cette impression qui lui manquait quelque chose...

« Sais-tu qu’il existe un pouvoir plus fort, que tu trouveras toujours sur ton chemin et qui t’empêcheras d’obtenir ce que tu souhaite ? Et bien... c’est cette chose là... qu’il te manque. Ironique non ? »

Derrière une fausse expression dédaigneuse, Pitch Black tentait de cacher à quel point l'information du sorcier l'intéressait. Elle ne savait pas vraiment quoi penser du Ténébreux. Si elle devait estimer qu'elle était venue à la vie grâce ou à cause de lui. N'était-ce pas lui qui avait embobiné son ancien propriétaire ? Mais, d'un autre côté, c'était grâce à ce pacte passé qu'elle avait pu vivre une vie indépendante, obtenir sa propre personnalité et manière de pensée. Le croquemitaine n'arrivait pas à établir si cette visite surprise dans son royaume sous-terrain était une bonne ou une mauvaise chose. Le fait de ne sentir aucune peur chez son visiteur n'arrangeait pas cette impression.

« Mais... Je dois me tromper puisqu’il ne te manque rien... N’est ce pas ? »

L'ancienne ombre avait essayé d'obtenir cette information tout en gardant sa stature et avait échoué. Devant cette nouvelle question, elle savait qu'elle devra dire ses doutes à voix haute. Devant ses prisonniers. Comme pour accompagnée cette pensée, son regard se porta brièvement vers les cages. Sa curiosité était plus forte que son orgueil. Les paroles du sorcier avaient touché juste dans ses doutes et confirmait qu'il lui manquait bien quelque chose. Quel était se pouvoir soi-disant plus fort ? Le croquemitaine réfléchit à ce point qui lui éviterait peut-être d'avoir à faire un aveu déplaisant au Ténébreux mais ne trouva aucune réponse satisfaisante.

"Et qu'est-ce donc... ce fameux pouvoir ?" Demanda-t-elle finalement. "Les rêves ? L'espoir ?" Elle eut un sourire ironique et fit un geste dédaigneux en direction des enfants captifs. Une comédie pour camoufler le fait qu'elle restait attentive aux réactions de son interlocuteur pour voir si elle avait vu juste. "Des illusions. Lorsqu'on se retrouve seul dans le noir, la peur domine et les rêves s'effacent devant les cauchemars."

Elle parlait autant de sa propre expérience que de ces années passés à torturés les chérubins. Elle aussi avait été seule dans le noir. Elle aussi avait au début appelé à l'aide et espérer que quelqu'un allait la délivré. Enfermer dans les ténèbres, même les souvenirs heureux avaient disparu petit à petit pour laisser place à des sentiments plus sombres. C'était cette expérience passée qui lui faisait croire qu'il était impossible que les rêves vaincront toujours la peur. Même si elle avait vu à l'œuvre son ennemi, le marchand de sable, qui avait parsemés les nuits de ses créations de sables dorés.


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MessageSujet: Re: Faute d'amour, il faut faire peur   Mar 18 Mar - 8:48






Faute d'amour, il faut faire peur









Pitch BlackRumplestiltskin



L'ombre était décidément quelqu'un de très intéressant. Elle continuait à afficher un visage neutre, limite provocateur malgré son envie et sa curiosité qui devait la dévorer. La connaissance était un pouvoir puissant, je l'avais appris il y a bien longtemps. Et je lui faisais miroiter une parcelle de cette connaissance, qui résisterait ? Et bien, elle. Et j'étais surpris de cela. Mais continuerait-elle encore longtemps à nier le manque et les doutes qui l'assaillent ? Pitch Black hésita et réfléchit puis elle porta son regard sur les cages remplies de ces pauvres victimes tremblantes de peur, comme si ces petits êtres pouvaient lui révéler le secret de ce pouvoir que je ne voulais pas lui offrir.

Je restais attentif à ces mouvements pour déceler ce qu'elle cachait, son impatience et sa curiosité que je savais grande. Après tout, elle était née d'une envie de voyager et de découvrir. Il était normal qu'elle garde cette caractéristique maintenant. En jouant donc sur ce point, je savais que je la ferais réagir mais dans quelles proportions. Je dois avouer qu'elle était assez douée pour masquer ses réelles pensées même si je devinais sans peine ce à quoi elle pensait. L'ombre avait déjà eu affaire à moi ou au moins avait entendu parler des contrats que je nouais pour servir mes intérêts ou ceux des personnes qui venaient me voir (tant qu'ils rejoignaient les miens), et il était normal qu'elle cherche un moyen de trouver les informations que je détenais par elle-même, en se servant de ce que je disais. Mais je ne laissais pas filtrer assez de pistes pour la mener vers ce qu'elle désirait vraiment : le nom de ce pouvoir qui lui manque tant.


« Et qu'est-ce donc... ce fameux pouvoir ? Les rêves ? L'espoir ? »


Ainsi donc, la curiosité avait gagnée et je venais d'en avoir la confirmation. Je voyais bien que le croquemitaine guettait mes réactions, je fis donc un effort supplémentaire, bien qu'inutile pour lui cacher ce que les mots pouvaient me faire et quand elle proposa deux idées, rien ne changea. Je gardais toujours le même sourire en coin, légèrement amusé. Ses deux propositions n'étaient pas si bêtes mais ces deux pouvoirs étaient encore insuffisant pour mener la bataille qu'elle cherchait à gagner sans armes. Il lui fallait une arme, la plus dangereuse et la plus puissante des armes. Puissante face aux ennemis mais dangereuse pour soi. Une fois abimé dans ce chemin, il était difficile dans sortir indemne, ce n'était donc pas un choix à faire à la légère.


« Des illusions. Lorsqu'on se retrouve seul dans le noir, la peur domine et les rêves s'effacent devant les cauchemars. »

L'espoir ? Une illusion. Je n'en étais pas si sur. Pourquoi le faire remarquer s'il n'avait pas d'importance, si son pouvoir était insignifiant. L'espoir à fait lever de nombreux armées épuisées et guidées seulement par ce sentiment. Il a insufflé du courage dans certaines personnes allant même jusqu'à les conduire à la folie (comme, par exemple, faire croire à un loup-garou qu'il pourrait me vaincre). Mais il n'était rien face à un autre sentiment. Celui qui manquait à l'ombre, celui qu'elle hésiterait surement à emprunter, celui qui pourtant lui était nécessaire à sa vengeance.

« Tu avoue donc avoir besoin de ce pouvoir. Mais tu ne m'as cité que de faibles mots. Il t'en faut un plus puissant. »


Je laissais durer le suspense. Elle avait fini par reconnaître sa faiblesse même si c'était d'une manière un peu détournée, sa curiosité parlait pour elle et ses doutes étaient plus fort que jamais. Je les avais creusés pour qu'ils soient ce qu'ils sont maintenant, un gouffre énorme qui n'attend que ma réponse pour être comblé. Mais une fois, le mot dit, voudra-t-elle l'appliquer ? J'avais mon paiement, à moi de respecter ma part de ce marché silencieux.

« Ce qu'il te manque c'est... l'amour. »


Le mot était dit et j'avais bien marqué ses deux syllabes. Peut-être l'avait-elle deviner avec les guides que je lui avait fourni. Mais je l'avais dit en premier. Lui rendant impossible, toute négation. Ou du moins, tout refus efficace. Mais elle pouvait toujours essayer de croire que ce n'était qu'une entourloupe de ma part, une ruse pour la mener sur de mauvais chemins, ou encore un mensonge pour que je me garde un pouvoir plus grand. L'ombre pouvait également me croire et refuser de s'abaisser à une telle chose. Elle ne vivait que pour la peur et la souffrance et pourtant pour gagner, il lui faudra s'attacher à un risque de souffrance et de peur bien plus grand. Et c'était surement là qu'elle trouverait ce dont elle a besoin...

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MessageSujet: Re: Faute d'amour, il faut faire peur   Dim 13 Avr - 20:14






Faute d'amour, il faut faire peur









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Le croquemitaine avait beau tourner et retourner le moindre mot qu'avait daigné lâcher son visiteur, elle n'arrivait pas à concevoir quel pouvoir il lui manquait pour devenir plus puissante. Pourtant, elle sentait bien comme un vide en elle, une insatisfaction constante. Tous les noms qui lui venaient à l'esprit n'avaient aucune valeur à ces yeux et elle les cita avec une certaine ironie. Les rêves. L'espoir. Des mots en apparence fort mais qui finissait toujours par s'effacer dans l'obscurité avec le temps. Elle voyait bien que son interlocuteur ne partageait pas son avis concernant l'espoir mais c'était ainsi que l'ancienne ombre voyait les choses en se basant sur sa propre expérience.

Combien de temps s'était-elle accroché à l'espoir, emmuré et oubliée de tous ? A crier, supplier pour que quelqu'un l'entende. A regarder les rayons de la lune qui filtrait entre les pierres alors qu'elle avait senti ses forces la quitter peu à peu. Jusqu'à son dernier souffle en tant qu'humaine, elle avait contemplé cette faible lumière nocturne en espérant. Et qu'est-ce que cela lui avait apporté ? L'homme de la lune l'avait ramené à la vie en tant que croquemitaine pour mieux la faire retourner dans l'oubli.

Seul un sourire énigmatique répondait à ses suppositions. Du moins, dans un premier temps, puisque le Ténébreux ne tarda pas à prendre la parole.

« Tu avoue donc avoir besoin de ce pouvoir. Mais tu ne m'as cité que de faibles mots. Il t'en faut un plus puissant. »

Le sourire ironique qu'affichait jusqu'à présent Pitch se tordit en grimace. Elle pensait avoir masqué son désir d'acquérir ce soi-disant pouvoir ou du moins en connaître le nom. Le croquemitaine avait envie d'hurler qu'elle n'avouait rien du tout. A quoi bon ? Ce genre de mensonge était inutile contre le sorcier qui lui faisait face. A la place, elle attendit, sachant que le mot qu'elle désirait entendre n'allait pas tarder à être prononcé. Le suspense que Rumplestiltskin fit durer était irritant. Heureusement que le temps passé à kidnapper lentement les enfants pour distiller petit à petit leur peurs lui avait apprit la patience.

« Ce qu'il te manque c'est... l'amour. »

"L'amour ?" Répéta-t-elle dans un mélange de dérision et d'incrédulité. "De qui ?"

Si son visiteur n'était pas le Ténébreux en personne, l'ancienne ombre lui aurait certainement ri au visage tant sa réponse lui semblait improbable. L'amour. Contrairement à se qu'on aurait pu croire, Pitch Black n'ignorait rien de ce sentiment. Dans une autre vie, elle avait aimé, s'était même marié. Cela remontait à si longtemps... Que se soit son mari, Sam, ou le fils qu'elle avait abandonné à la naissance... même son ancien propriétaire, sans doute...

"Tout les êtres qui m'ont un jour aimé sont mort depuis longtemps." Souffla-t-elle à la limite de l'audible.

L'ancienne ombre ignorait que son grand amour était devenu son pire ennemi, le marchand de sable, que son fils oublié était vivant sur une île où le temps n'avait aucune prise et que son ancien propriétaire resterait en vie tant qu'elle-même l'était car ils restaient lié l'un à l'autre. Des petits détails qui lui faisaient penser qu'elle était dorénavant seule. Seule dans les ténèbres, avec les cris et les pleurs des enfants pour toute compagnie. Un sort qui lui aurait parfaitement convenu si elle ne ressentait pas cette impression d'être incomplète. Cependant, imaginer que l'amour était la solution pour la rendre plus forte et combler cette sensation de vide était aussi absurde qu'ironique pour quelqu'un dans sa situation.

"Et maintenant, je suis le croquemitaine. Le cauchemar des enfants." Expliqua-t-elle avec condescendance. "Je ne vois pas comment ils pourraient m'aimer s'il me faut également leurs peurs pour augmenter mon pouvoir."

Peur et amour lui semblait incompatible. Surtout envers les enfants. Avant, du temps où elle était tutrice, elle avait aimé ces petits monstres ingrats et s'en était occupé pour combler le remord de l'abandon de son propre enfant. Puis une gamine capricieuse l'avait trahie, la menant à sa fin. Une mort lente et douloureuse, voilà ce que les enfants lui avaient offert en remerciement de ces services. Les enfants ne l'avaient pas aimée de son vivant, comment pouvaient-ils le faire alors qu'elle avait perdu le peu d'humanité qu'elle avait acquise ? Surtout lorsque sa survie dépendait de la peur. On ne pouvait aimer et craindre une même personne.

Même si elle sentait qu'elle s'aventurait sur le chemin qui mènerait un pacte avec le sorcier, le croquemitaine était curieuse d'entendre son visiteur aller jusqu'au bout de sa logique.


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MessageSujet: Re: Faute d'amour, il faut faire peur   Dim 27 Avr - 15:22






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Ce mot si puissant mais aussi si dangereux avait été prononcé et dans un premier temps seuls les sanglots de peur des enfants me répondirent avant qu’elle ne comprenne ce que j’avais dit. Qu’elle ait pesé chaque syllabe, chacune des conséquences que pouvait emmener ce pouvoir. Pour finalement aboutir à une répétition incrédule, complétée d’une question si évidente.


« L’amour ? De qui ? »

Pure rhétorique mais il semblerait qu’elle ne voie pas où je veux la mener. A moins que ce ne soit le contraire, qu’elle sache mais qu’elle s’y refuse. Elle finira bien par comprendre que c’est une des solutions possibles et quand elle aura tout essayé elle se penchera sur cette dernière avec le regret de pas avoir accepté ma proposition et peut-être que là je lui serais vraiment utile. Mais ça c’est une autre histoire, je la laisse continuer, exposer sa réflexion et les impossibilités du pouvoir que je lui proposais. L’ombre semblait avancer ses arguments mais plus se convaincre elle-même que pour me convaincre moi. Elle sait parfaitement que c’est inutile.


« Tout les êtres qui m'ont un jour aimé sont mort depuis longtemps. »

Elle avait tout juste chuchoté cette phrase emplies de souvenirs douloureux et d’un passé qu’elle souhaitait oublier. Mais c’était dans le fer de son passé que l’on forgeait son avenir. J’avais moi aussi mis du temps à le comprendre. Et certaines imperfections marquaient encore la lame ainsi forgée mais elle était tranchante et équilibrée, on ne demande rien de plus à une lame. Pourquoi chercher à rajouter quelque chose à un objet qui répond à ce que l’on attend de lui ? Pour en avoir toujours plus. C’était le propre de l’homme. Il me fallait tout de même avancer un contre-argument pour la lier à ma cause sinon je ne servais à rien hormis à servir de réceptacle à ses réflexions, ce qui me ferait perdre mon temps plus qu’autre chose.

« En es-tu certaine ? »


Une petite question qui semblait être tombée dans l’oreille d’une sourde puisqu’elle continua sur sa lancée et chercha un autre moyen de se convaincre dans une voix plus audible mais aussi plus assurée.


« Et maintenant, je suis le croquemitaine. Le cauchemar des enfants. Je ne vois pas comment ils pourraient m'aimer s'il me faut également leurs peurs pour augmenter mon pouvoir. »

Elle cherchait une logique à une chose qui n’en possédait que peu. Il ne lui fallait pas l’amour de tous, juste de quelques uns qui pourraient l’aimer tel qu’elle était, rien de plus. Il lui fallait quelqu’un pour qui se battre et gagner. Le faire pour soi, n’apporte qu’un bonheur éphémère alors que le faire par amour est nettement plus important. Je gratifiais donc le croquemitaine de l’un de ses rires dont j’avais le secret. Avant de reprendre d’un ton amusé :

« Tu ne m’as pas écouté, je t’ai demandé si tu en étais certaine ? »


Le doute était l’une des armes des mots et j’avouais que je prenais grand plaisir à l’insinuer partout où cela était nécessaire pour servir mes intérêts. Elle était trop sure d’elle, il me fallait l’ébranler un peu, pour réussir à la convaincre. Mais plus que le doute, elle devait prendre espoir. Espoir dans cet amour qu’elle pensait perdu mais qui n’es peut-être pas si loin. Il suffit de le perdre de vue pour le croire disparut mais qu’en est-il réellement. Ce sont ces questions qui devraient importés à Pitch Black mais qui ont beaucoup de mal à percer cette barrière qu’elle s’est construite pour se protéger de tout ce qui pouvait la blesser. Mais pour devenir plus fort, il fallait accepter d’être blesser, accepter de souffrir...



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MessageSujet: Re: Faute d'amour, il faut faire peur   Jeu 8 Mai - 11:55






Faute d'amour, il faut faire peur









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L'amour. Un mot qu'elle aurait cru ne plus jamais avoir à entendre. Pas depuis qu'elle était devenue le croquemitaine, en tout cas. Pitch Black avait connu un jour se sentiment. Elle avait été heureuse avec l'homme qui fut son sauveur puis son mari. Et puis... Que s'était-il passé ? Un bébé avait grandit en elle, son ancien propriétaire était revenu... Oui, et ensuite ? Les événements s'étaient enchaînés si rapidement, perdant complètement pied dans un enchaînement d'actions où elle n'avait eu aucune prise. Maintenant, elle n'en gardait qu'une impression douloureuse de ces temps autrefois heureux.

Depuis la peur avait prit une grande place dans son existence car tant que les enfants la craignaient, elle existerait. Sa vie dépendant de la terreur de ces bambins. Ces sales marmots qui avaient osé préférer les autres gardiens. Choisi les rêves à la place des cauchemars qui avaient pourtant le mérite de vous garder dans le droit chemin. Voilà que son visiteur lui déclarait qu'elle avait besoin d'amour pour être plus forte. Une proposition si peu envisageable qu'elle ne put que répéter ce mot vide de sens pour elle avec une certaine ironique. L'amour ? L'amour de qui ? L'ancienne ombre pensait tous ses proches morts et elle ne voulait certainement pas de l'amour de ces captifs ! Les ingrats qui lui avait tourné le dos ne méritait que des pleurs et des cris.

Ce que lui disait Rumpelstiltskin ne semblait avoir aucun sens. Pourtant, le Ténébreux n'avait pas la réputation de quelqu'un manquant à sa parole. Surtout alors qu'aucun contrat n'avait été signé. Même si elle ne voulait pas l'admettre, Pitch était encore trop faible pour affronter ces ennemis et sa méthode bien trop lente pour son envie bouillante de vengeance. Le fait que la réponse du sorcier apporte plus de question que de solution l'agaçait. Elle voyait très bien quel but se dessinait comme conclusion de cette conversation et éprouvait quelques réticences à commettre la même erreur que son propriétaire alors que paradoxalement, l'envie de gagner un atout dans cette bataille de croyance était grande dans son esprit.

Dans un murmure, elle avoua que tout les êtres qui l'avait aimé un jour était mort depuis longtemps. Elle avait beau réfléchir, l'ancienne ombre était incapable de voir de qui pourrait venir l'amour dont parlait le sorcier et le silence de ce dernier n'arrangeait pas les choses ni le sourire qu'il arborait, comme s'il se moquait de son ignorance.

« En es-tu certaine ? »

Cette question soulevait quelque chose de dérangeant qu'elle préféra ignorer pour se concentrer dans son discours sur ce qu'elle était devenu, oubliant se qu'elle avait un jour été. Oui, il fallait mieux oublier un bonheur qui n'avait été qu'éphémère. Mais sa mort, la trahison de la fillette et le sort que lui avaient réservé les villageois, çà elle ne l'oublierait jamais. Ces instants étaient marqués sur son visage balafré pour toujours.

Le croquemitaine réagit au rire du Ténébreux comme quelqu'un surprit par une attaque de vipère. Elle se retourna vivement vers son visiteur et fit un maximum pour étouffer dans l'œuf son réflexe de sursauté.

« Tu ne m’as pas écouté, je t’ai demandé si tu en étais certaine ? »

"Oui j'en suis certaine." Cracha-t-elle avec hargne. Ses iris reprirent des teintes dorées, signe manifeste de son irritation. "Personne ne vit aussi longtemps." Son visage se fendit en un sourire sans joie et ironique. "Sauf le Ténébreux, bien sûr."

Son mari. Son enfant. Son ancien propriétaire. Sans doute mort depuis des années, sinon plus. On perd la notion du temps lorsqu'on devenait un être de légende. Parfois, elle se surprenait à se demander qu'elle avait été leurs vies. Avaient-ils eu une vie longue et une mort paisible ? Des pensées fugaces qu'elle effaçait bien vite de son esprit pour se concentrer sur l'avenir. L'ancienne ombre ne se rendit compte que trop tard que le sorcier ne parlait peut-être pas du passé avec sa question mystérieuse mais bien des enfants captifs.

"Quant à eux..." Riposta-t-elle en pointant du doigt les captifs les plus proches. "Je ne veux pas de leur amour ! Je veux leurs cris et leurs pleurs ! Je veux qu'ils souffrent ! Et rien d'autres !"

Durant toute leur conversation, Pitch Black était restée près des cages. Plus que les paroles alambiquées de Rumpelstiltskin, c'était de sentir la peur des enfants se diriger vers le visiteur qui l'irritait le plus. Comme pour signaler que cette visite n'avait que trop durée, le croquemitaine tourna le dos à son interlocuteur et fit mine de s'éloigner des cages. Tenter de s'éloigner serait plus juste car à peine avait-elle fait un pas que quelque chose d'étonnant se produisit. Un des enfants craintifs s'était jeté contre les barreaux pour pouvoir agripper la main de l'ancienne ombre, stoppant ainsi son mouvement de recul. Le regard du croquemitaine resta braquer sur sa main auquel l'enfant semblait se cramponner. Ce qui l'empêcha de faire un geste pour s'en défaire fut que pendant ce bref instant, cette sensation de vide en elle avait disparu.

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MessageSujet: Re: Faute d'amour, il faut faire peur   Mar 3 Juin - 10:46






Faute d'amour, il faut faire peur









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Etait-il possible d’être ignorant à ce point de ce qui l’entoure ? Je la voyais se débattre avec des démons qui la hantaient mais qu’elle ignorait. Depuis combien de temps c’était-elle coupée du reste du monde ? Enfin de ce qui concerne son cercle restreint. A mon avis depuis qu’elle a fait la connaissance avec les gardiens, il semblerait qu’elle occulté tout ce qui ne les concernait pas.

« Oui j'en suis certaine. »

Les mots résonnaient dans la grotte avec une force et une colère non dissimulée, j’avais fini par l’énerver. Ses yeux prirent cette ravissante couleur dorée qui devait en faire frémir plus d’un dans ses cages. Mais je n’étais pas dans une cage et elle était loin de m’impressionner. Au contraire, je trouvais que ce regard lui allait bien mieux.

« Personne ne vit aussi longtemps. Sauf le Ténébreux, bien sûr. »

Ignorante et butée. Un sourire ironique vient se poser sur ses lèvres. L’espoir l’avait quitté et l’amour qui vivait, la plupart du temps en sommeil, chez les gens avait totalement disparut. Je répondis à sa remarque par un de ces rires amusés et tordus dont j’avais le secret. Je voyais que mes remarques faisaient leur chemin dans la petite tête de la maitresse des cauchemars. Elle reprit finalement, son ton toujours incisif comme si elle cherchait à se convaincre en plus de me convaincre.

« Quant à eux... Je ne veux pas de leur amour ! Je veux leurs cris et leurs pleurs ! Je veux qu'ils souffrent ! Et rien d'autres ! »

Elle désigna les silhouettes apeurées dans les cages mais je sentais que c’était plus vers moi que leur frayeur était tournée, ce qui agaçait Adora. Alors que je lui tournais volontairement le dos comme si ces paroles n’étaient rien pour moi, ce qui n’était pas totalement faux, un des enfants ayant trouvé une pointe de courage et d’espoir attrapa la main de Pitch Black. Je fixais les deux êtres qui l’espace d’un instant partageait quelque chose. Son regard sur le gamin n’était plus dureté et souffrance, il était quelque chose de bien plus doux, quelque chose qui pouvait combler ce vide qu’elle ressentait, peut-être me croirait-elle maintenant qu’elle l’avait ressenti. Je me téléportais juste à côté de ce couple si mignon, mon apparition soudaine effraya l’enfant qui retourna se terrer au fond de sa cage en lâchant la main d’Adora.

« N’as-tu donc rien ressenti à cet instant ? Souhaites-tu vraiment que leur souffrance ? Ne voudrais-tu pas qu’il recommence ? Qu’il pose sur toi un regard différent ? »

Cette avalanche de questions avait pour but de la faire réfléchir, de l’amener là où je voulais. Ce questionnement était pure rhétorique, si je lui laissais le temps de répondre je savais ce qu’elle me dirait. Quand il lui avait pris la main, elle s’était sentie complète, ce qu’elle n’a jamais été. Le croquemitaine n’a toujours été qu’une partie, une ombre, un être qui a renoncé à l’amour et pourtant elle n’a pas réussi à le tuer. Il est encore là et n’attend qu’une ouverture, une main d’enfant, un sourire chaleureux…

« Il y aura toujours quelqu’un qui leur fera plus peur que toi. Regarde comment il me craigne alors qu’il ne me connaisse même pas. A côté de moi, tu parais comme une figure rassurante et il leur est facile de t’aimer… »

Tout doucement j’amenais ce que je voulais conclure un marché avec elle. S’engouffrera-t-elle dans l’espace que je lui laissais ? Tombera-t-elle dans le piège tortueux des mots ? Dans la trame soigneusement tissée de questions dont elle s’est fait les réponses ? Pourquoi ne le ferait-elle pas serait plutôt la question. Je lui offrais une opportunité mais surtout je lui ouvrais les yeux. Elle avait remarqué que ma présence effrayait plus les enfants que tous ces efforts jusqu’à présent. Pitch black, ne l’admettrait surement jamais à haute voix mais elle savait que j’avais raison. Qua chaque mot que j’avais prononcé était la solution. Elle ne croyait pas dans l’amour et pourtant cet enfant lui a montré une marque d’affection ou tout au moins de compassion. Sentait-il que je me jouais d’elle ? Avait-il peur pour elle ? M’approcher aussi près qu’elle le faisait l’inquiétait-il ? Je ne savais pas pourquoi il avait agi, je savais seulement qu’il m’avait été bien utile. Il lui avait fait ressentir quelque chose. Et c’était un excellent point de départ à quelque chose de plus grand…

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MessageSujet: Re: Faute d'amour, il faut faire peur   Mar 10 Juin - 13:06






Faute d'amour, il faut faire peur









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Alors qu'elle avait voulu tourner le dos au Ténébreux, un de ses captifs avait osé lui prendre la main, l'empêchant ainsi de s'éloigner. Elle avait un instant voulu retirer vivement sa main mais se réalisa bien vite qu'elle était incapable de mettre fin à ce geste. Ce simple contact lui rappela bien des choses qu'elle pensait avoir oublié. Lui rappela qu'avant d'haïr, elle avait été aimée et avait aimé en retour. Qu'avant de devenir un monstre, elle avait failli être une mère. Aussi mordant et douloureux que s'il avait eu lieu la veille, elle se souvenait avoir tenu un bébé (SON bébé) dans ses bras, de la sensation de la petite main du bambin qui s'était refermer sur un de ses doigts. Pitch Black se souvenait de la peur qu'elle avait ressentie de se voir enchaîner à cet être qui venait de naître. Ici, la sensation était différente. L'ancienne ombre avait pourtant été sincère lorsqu'elle avait déclaré quelques instants plus tôt qu'elle désirait seulement voir ces petits marmots pleurés. Ces ingrats qui l'avaient trahi et abandonné. Alors pourquoi se sentait-elle enfin entière devant ce geste d'affection ?

Le sorcier apparut soudainement à côté d'eux, brisant ainsi cet instant. Le croquemitaine aurait été incapable de dire combien de temps avec durer ce moment, le temps lui avait semblé s'être suspendu dès l'instant où les doigts de l'enfant avaient touchés les siens. Le captif retourna se terre au fonde de sa cage. Le bref regret ressentit de voir ce contact interrompit fut vite remplacer par la jalousie de sentir la peur des enfants dirigés vers le visiteur et non vers elle.

« N’as-tu donc rien ressenti à cet instant ? Souhaites-tu vraiment que leur souffrance ? Ne voudrais-tu pas qu’il recommence ? Qu’il pose sur toi un regard différent ? »

Silencieuse, le regard du croquemitaine se perdait dans la contemplation des prisonniers. Elle ne voulait pas admettre, du moins verbalement, que chaque question du sorcier visait juste. C'est vrai, elle avait ressenti quelque chose qu'elle pensait disparu à tout jamais alors que l'homme de la lune l'avait transformé en ce qu'elle était désormais. Préférant s'enfermer dans le silence plutôt que d'avoir à faire un tel aveu, elle laissa son interlocuteur poursuivre.

« Il y aura toujours quelqu’un qui leur fera plus peur que toi. Regarde comment il me craigne alors qu’il ne me connaisse même pas. A côté de moi, tu parais comme une figure rassurante et il leur est facile de t’aimer… »

Il y aura toujours quelqu'un qui leur fera plus peur que toi.... Ces mots eurent l'effet d'un coup de poignard.

"Çà, c'est parce qu'ils n'ont pas encore vu mon apparence la plus effrayante." Rétorqua-t-elle avec un sourire mauvais.

Ce qui était vrai. Pitch Black avait une autre forme, bien plus effrayante que la femme balafrée qui était son vrai visage. Pouvait-elle encore l'utiliser alors qu'elle regagnait péniblement ses pouvoirs ? Elle l'ignorait et préférait par conséquent garder cette solution comme un joueur de poker gardait un as dans sa manche en cas de coup dur durant la partie. Apparence monstrueuse ou non, la conclusion restait la même pour l'ancienne ombre : On ne pouvait l'aimer, elle était un monstre destiné à hanter les cauchemars des chérubins. Mais les paroles de Rumplestiltskin sous-entendaient qu'elle pouvait obtenir une autre sorte d'amour de la part de ces prisonniers. Une sorte d'amour 'par défaut' si le croquemitaine se dresserait entre un autre monstre et les prisonniers. Une illusion. Des sentiments fictifs. Pris entre deux monstres, les enfants seront obligés d'aimer le moins effrayant des deux, celui qui pourrait garantir leur survie. Pitch Black se surprit à penser que de recevoir un tel sentiment, même uniquement motivé par un instinct de survie égoïste, lui suffirait.

"Même si vous dites vrai." Fini-t-elle par dire. "Je doute que vous acceptiez de rester pour toujours dans mon domaine afin d'appliquer ce projet."

Une manière détournée de demander à son visiteur se qu'il avait en tête. L'ancienne ombre doutait fortement que quelqu'un comme le Ténébreux tiendrait un aussi joli discours sans avoir un plan.

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MessageSujet: Re: Faute d'amour, il faut faire peur   Dim 15 Juin - 16:06






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Je voyais bien que mes mots la touchait, la faisait s’interroger sur ce qu’elle ressentait et ce qu’elle voulait ressentir. Ce dont elle avait besoin et dont elle pouvait se passer. Malgré la justesse de mes paroles et leur tranchant un peu trop précis pour être inefficace, elle garda son air méprisant et son sourire mauvais.

« Çà, c'est parce qu'ils n'ont pas encore vu mon apparence la plus effrayante. »

Par ces mots elle avait attisé ma curiosité, j’étais intéressé par cette forme plus effrayante. Je me perdis un instant dans mon imagination pour essayer de deviner qu’elle pouvait être cette forme et essayait de me souvenir du passé voir si je ne l’avais pas déjà rencontrée. Cela me permettait aussi de laisser un silence qu’elle pouvait utiliser pour se conduire toute seule à la conclusion que j’attendais. Cela pouvait prendre du temps mais je n’étais pas pressé et la voir passer d’une idée à l’autre était tout à fait intéressant à observer. J’avais réussi à faire ressortir cet espoir de son être noir. Cet espoir d’aimer mais surtout d’être aimé. Même si ce n’était pas un amour véritable puisqu’il était forcé, c’tait tout de même un amour. Plus faible que le pur mais efficace tout de même. Si cela pouvait lui ouvrir les yeux et lui faire accepter le véritable amour qu’elle pense avoir perdu à jamais, c’était un bon point. Une fois que l’on avait gouté au pouvoir de l’amour, il était dur de s’en défaire, j’ai mis du temps à le comprendre mais je voyais que cet espoir était toujours en Adora et qu’il ne fallait plus grand-chose pour qu’elle me demande ce que j’avais en tête et ce que je pouvais lui proposer pour faire naitre cet amour chez ces adorables bambins qui se recroquevillaient dans leurs cages.

« Même si vous dites vrai. »


Enfin un peu de reconnaissance. Je voyais qu’elle avait pris sa décision. Il ne lui restait plus qu’à me demander ce que je prévoyais pour elle, ce pour quoi j’étais venu car il était évident que je n’étais pas venu pour faire la causette à un esprit déprimé. Je me demandais qu’elle chemin elle choisirait pour me faire sortir mon marché. Utiliserait-elle une formulation directe ou une plus détournée ? La connaissant je dirais plutôt une détournée pour pouvoir dire que ça ne l’intéresse pas si jamais cela ne lui convient pas.

« Je doute que vous acceptiez de rester pour toujours dans mon domaine afin d'appliquer ce projet. »

J’avais raison, la manière détournée. Mais bon c’était tellement plus amusant ainsi et le fait de m’imaginer vivre ici à effrayer des gamins n’était pas ce que je me voyais faire dans le futur, heureusement que j’avais une idée derrière la tête. Sinon elle aurait été obligé de trouver quelqu’un de plus effrayant qu’elle par ses propres moyens, ce qui n’était pas chose facile quand on se croyait si effrayant et si puissant. Ce qui était son cas mais enfin, j’avais la solution. Mon rire si particulier résonna sur les murs de la grotte, effrayant encore un peu plus les enfants prisonniers.


« Non. Non. Je suis hors de tes moyens, petit cauchemar. »


Si je devais vivre ici pour faire ce qu’elle me demande, il lui faudrait payer un prix trop important et cela deviendrait aussi inutile pour elle que pour moi, je ne voyais donc pas pourquoi je ferais une telle chose. Mais je pouvais lui proposer quelqu’un d’autre, il avait un peu récupérer de ma dernière visite dans sa cellule et serait tout à fait approprié à la situation.


« Mais je peux te proposer autre chose... Ou plutôt quelqu’un d’autre qui suffira à effrayer suffisamment des charmantes petites proies. Qu’en dis-tu ? »

Je voulais d’abord qu’elle me dise que ce genre de contrat lui convenait avant de lui annoncer le prix que je pouvais demander pour ce genre de service. Surtout qu’elle ne se rendait pas compte que s’était elle qui allait me rendre service en acceptant de loger l’animal que je compte lui confier.


© Méphi.




[spoiler=Hors rp] J'ai pas écris grand chose, j'espère que ça te conviendra
Et je ne me rappelle plus si l'on avait dit quelque chose pour la contrepartie[spoiler]




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MessageSujet: Re: Faute d'amour, il faut faire peur   Mer 18 Juin - 20:41






Faute d'amour, il faut faire peur









Pitch Black ♦️ Rumplestiltskin


Pitch Black aurait dû écouter se que lui soufflait son instinct. Que son visiteur n'était pas venu ici par simple courtoisie. Elle aurait dû plus se fier aux premiers souvenirs qu'elle avait, lorsque le sorcier lui avait fait quitter sa condition d'ombre, lorsque la première fois de l'air avait empli ces poumons. Au lieu de cela, l'ancienne ombre était tombée dans le piège. Elle qui avait toujours cru que les rêves et l'espoir ne seront jamais plus fort que la peur se surprenait à espérer... à rêver... d'obtenir autre chose que des frissons de la part de ses prisonniers.

Une autre pensée avait obstrué son jugement. Depuis le début, le croquemitaine avait bien senti que la peur de ces captifs était dirigée vers le Ténébreux et non plus elle. Une constatation qui l'avait fait grincer des dents. Alors que Pitch Black ne rêvait que de revoir cette crainte revenir vers elle, le geste que l'enfant fit envers elle l'avait surprise. Le gamin avait percé une faille dans son cœur sombre. Les paroles du sorcier ne firent qu'agrandir cette faille.

L'admettre était une chose, le reconnaître à voix haute en était une autre. Un pas qu'elle n'était pas décidée à franchir de manière franche. Pitch Black avait alors sous-entendu qu'elle voyait mal Rumplestiltskin rester ici pour toujours. Par cette demande détournée, elle croyait pouvoir forcer le sorcier à dévoiler un peu son jeu. En vain. Le rire du sorcier retentit à nouveau, faisant perdre son sourire à l'ancienne ombre.

« Non. Non. Je suis hors de tes moyens, petit cauchemar. »

Cette fois, le rictus ne revint pas sur les lèvres du croquemitaine. Elle préférait se contenter de croiser les bras en attendant le bon vouloir de son visiteur. Ce dernier ne tarda pas à révéler se qu'il avait en tête.

« Mais je peux te proposer autre chose... Ou plutôt quelqu’un d’autre qui suffira à effrayer suffisamment des charmantes petites proies. Qu’en dis-tu ? »

"Qui donc ? Une autre ombre à qui vous avez donné la vie sans lui demander son avis ?" Répliqua-t-elle d'un ton acide.

En réalité, Pitch Black en voulait plus à son ancien propriétaire qui avait signé le contrat sans se soucier des conséquences de ces actes qu'au sorcier qui n'avait fait que profiter de la naïveté de l'érudit. C'était un autre sentiment qu'une éventuelle rancune qui parlait. Le croquemitaine pouvait admettre (bien que difficilement) que le Ténébreux pouvait être plus terrifiant qu'elle. Même si, comme elle l'avait suggéré, les enfants captifs n'avaient pas encore vu la facette la plus effrayante de l'ancienne ombre, c'était un fait qui lui semblait concevable. Cependant, elle s'était sentit vexé que Rumplestiltskin croit qu'une autre personne pouvait être plus effrayante qu'elle. Croyait-il qu'elle avait vraiment perdu tous ces pouvoirs ? C'est vrai que les gardiens sapaient peu à peu son influence sur les rêves des enfants mais elle restait le croquemitaine !

"Et je suppose que ce généreux service ne sera pas gratuit." Continua-t-elle avec ironie.

Malgré ses réticences, elle désirait plus que tout ressentir de nouveau ce bref sentiment qui l'avait parcourut. Son regard restait braquer sur les cages, comme si elle espérait un autre geste en sa faveur de la part de ces pensionnaires.

"Je veux le voir !" Déclara-t-elle soudainement, coupant ses propres réflexions. "Quelque soit le prix demandé, je veux le voir avant de signer quoi que se soit !"

Elle reporta enfin son attention sur son visiteur avant de poursuivre sur un ton sévère et mordant qui ne laissait aucune place à une réponse négative :

"C'est à moi de juger s'il est suffisamment effrayant ou non."


© Méphi.




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Allan Gold
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MessageSujet: Re: Faute d'amour, il faut faire peur   Dim 29 Juin - 18:07






Faute d'amour, il faut faire peur









Pitch Black ♦️ Rumplestiltskin


J’avais finalement réussi à effacer son sourire suffisant, elle ne semblait plus tellement rire de ma présence, je lui apportais jusqu’ç présent plus de contrariété de vrais solutions. Je la faisais se poser des questions sur ce qu’elle était et ce qu’elle voulait vraiment et il n’était pas toujours facile de répondre à ces deux questions encore moins quand on a une personnalité telle que la sienne. Se l’avouer lui coutera surement plus de l’avouer à voix haute. Surtout que je n’étais pas le genre de personnes à mettre à l’aise mes clients avant de discuter de mon contrat bien au contraire. Cela perdait tout son intérêt sinon. Et les gens avaient plus tendance à accepter quand je leur étais désagréable surement pour qu’ils puissent éprouver une vraie joie au moment où je quitte les lieux. Avant qu’il ne se rende compte de ce qu’ils perdus et des réflexions que je leur ai apportées. Comme s’était amusant de la voir prise au piège du filet que j’ai soigneusement tendu et pour lequel elle m’a aidé.

Et quand elle a proposé que je reste, c’était follement amusant, ce devait être la seule personne à vouloir me voir rester chez elle. Oh, surement que cela n’aurait pas été dans les conditions actuelles mais c’était intéressant. Mais comme je leur ai dit, je suis bien au-dessus de ces moyens. Car me coincer équivaudrait à payer d’une certaine manière le prix de tous les contrats que je ne peux plus conclure, ce qui fait un prix bien trop élevé pour une seule personne. Heureusement que j’étais venu avec une solution d’avance. J’avais une personne sous la main qui pouvait me remplacer à une hauteur qui pourrait lui convenir.


« Qui donc ? Une autre ombre à qui vous avez donné la vie sans lui demander son avis ? »

Même si son sourire arrogant avait disparut, sa langue de vipère ne restait pas sans venin, même si ce n’étais pas ma faute et je ne le pris pas comme tel.

« Je ne fais que ce que l’on me demande, sans plus. »

Mon sourire moqueur ne me quittait pas, je m’amusais bien trop pour cela. La voir se torturer et se plier à ce que je souhaitais, elle utilisait même son passé contre elle. Je ne savais pas si elle était vraiment consciente qu’elle s’enfonçait toute seule dans un état d’esprit qui avait de quoi détruire son propriétaire. La mauvaise conscience était l’une des pires plaies de l’âme humaine.

« Et je suppose que ce généreux service ne sera pas gratuit. »

Mes lèvres marquèrent encore plus mon visage, ce sourire valait toutes les réponses. Je ne faisais jamais rien gratuitement et je n’étais pas venu pour rien. Et même si cela m’arrangeait qu’elle me garde le petit loup, je pouvais en retirer un bénéfice supplémentaire. Pourquoi donc m’en priver... Le croquemitaine se retourna vers ses petites proies et garda un instant le silence. Je respectais cette absence de discussion car elle représentait une réflexion de la part d’Adora et vu où je l’ai menée, j’étais persuadé que elle irait dans le bon sens et accepterait mon offre.


« Je veux le voir ! Quelque soit le prix demandé, je veux le voir avant de signer quoi que se soit ! C'est à moi de juger s'il est suffisamment effrayant ou non. »


J’avais préparé cette demande et elle était tout à fait légitime. Pour un tel... produit, le voir est une chose quasiment indispensable. J’avais donc prit le soin de bien agacer mon petit loup avant de partir pour la demeure souterraine de Pitch Black. Ne restait qu’à user d’un peu de magie.


« Mais absolument... »

Je fis une révérence comme pour obéir à un ordre mais sans quitter ce sourire si particulier. Un léger me secoua alors qu’un nuage de magie volette envahit le centre de la grotte déclencha une vague de peur dans les cages des enfants. En quelques minutes le nuage de dissipa laissant paraitre celui qui sera surement son nouveau pensionnaire...


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MessageSujet: Re: Faute d'amour, il faut faire peur   Sam 5 Juil - 18:48






Faute d'amour, il faut faire peur









Pitch BlackRumplestiltskin, Michael (en guest)



Plic plac, plic plac... Voilà les seules sonorités auxquelles l'être captif avait le droit. Enchaîné au mûr, la bête n'avait d'autre occupation que d'écouter les goûtes de pluie tombait à l'extérieur de sa geôle. Il avait l'ouïe fine, à vrai dire tous ses sens étaient en alerte, encore plus depuis qu'il avait sacrifié sa part d'humanité. Au nom de quoi me direz-vous ? Pour la vengeance ! Cette divine ombre qui vous prend l'âme et ne laisse rien d'autre qu'un cœur sombre. Pour ne pas souffrir d'avantage, Pierre s'était arraché le cœur pour laisser la bête en lui prendre le pouvoir. Il espérait naïvement que ce geste suffirait à combler son désir de vengeance, il imaginait déjà le corps sans vie du ténébreux, gisant dans une mare sang. Ma la divine vengeresse vous aveugle et vous empêche d'être lucide. Le combat entre la bête et le ténébreux était inégal et les dés étant jetés la bête ne pouvait faire marche arrière.


Il a perdu et son âme et son cœur. Pierre est mort par orgueil et Michael est né de la victoire sans appel du Ténébreux. Ce dernier, jouissant de sa toute-puissance, a décidé, au vu de la grande proximité de la méchante reine et du loup, de ne pas tuer ce dernier. Il serait un atout dans le futur, le genre de carte que l'on préfère avoir sans la manche en cas de crises. Il le fit donc enfermer dans les cachots de son luxueux domaine, n'omettant pas de faire preuve d'hospitalité en offrant à son invité les quelques séances de tortures en vigueur pour avoir attenté à sa vie. Des coups de fouet, des coups, des brûlures, la liste des tortures subies par la bête est encore longue et l'on peut dire que le Ténébreux savait se montrer imaginatif dans ce domaine. Il ne reculait devant rien et ne se souciait guère de faire souffrir son prisonnier, tant qu'il ne le tuait pas, là était l'essentiel. Quand on y pense, la mort, en de telles conditions, s'apparente presque à une délivrance et les pécheurs comme Pierre ne peuvent y accéder au vu des choix qu'ils ont fait au cours de leur vie. La vengeance ne mène à rien, sauf à la souffrance et la mort, douce délivrance ne viendra jamais. On aura beau l'appeler encore et encore, elle restera perpétuellement sourde à nos prières. La bête désirait mourir, mais le Ténébreux, loin d'être repu de sa victoire, s'acharna sur Pierre jusqu'à ce que ce dernier le supplie d'arrêter, voyant ce dernier tenir son organe entre ses mains et le presser comme l'on presse un agrume. La douleur était intense, au moins aussi forte que les multiples brûlures engendrées par le tisonnier fumant. Mais il restait encore une part d'humanité enfouie en Pierre, cette humanité ne cessait d'exister grâce à l'amour, le plus puissant des pouvoirs et même les âmes perdues peuvent en bénéficier. Pierre, ne cessait de penser à sa reine, qu'il retrouverait si par chance, il arrivait à s'échapper. Il n'avait plus son cœur, mais il continuait d'aimer cette femme qu'il regrettait d'avoir quitté sans lui avoir dit le trouble qui l'habitait. Ce regain d'espoir, aussi infime soit-il, lui permettait de tenir, de résister tant bien que mal et de tenir à bonne distance la bête qui errait en lui et menaçait de prendre le contrôle.


Mais tout s'est arrêté ! Comment lutter quand on ne sait plus qui on est ? La potion d'oubli est simple à réaliser, mais les dégâts qu'elle engendre, peuvent être irréversibles. Le Ténébreux ne le savait que trop bien. Il fit ingérer le contenu d'une fiole à son prisonnier. Voilà comment Michael naquit. Sans cœur, sans passé, tout resté à être construit. Aussitôt, l'action accomplie, Le Ténébreux se rendit chez la reine pour lui faire savoir que son cher « ami » n'était plus de ce monde et qu'au lieu de le pleurer, elle ferait mieux de se concentrer sur des choses plus importantes, ce qu'elle fit en préparant la malédiction. Elle n'était plus distraite par celui qui aurait aisément pu freiner sa quête de vengeance, au grand bonheur de Rumpelstiltskin. Maintenant, il devait faire disparaître le loup afin de s'assurer qu'il ne recroise plus jamais le chemin de la méchante reine.
-------------------------
Il dit de moi que je suis une créature sanguinaire, que quiconque se met sur mon passage connaitra une fin funeste. Il m'a torturé un nombre de fois incalculable pour exister ma haine, j'ai voulu le tuer à de nombreuses reprises, je le veux encore. J'imagine son sourire malsain baignait dans une mare de sang, son propre sang. J'aime ça, la violence, ce sentiment de colère, c'est intense, violent, revigorant. Je suis un tueur, mon âme est aussi sombre que celle de celui que j'appelle mon créateur. Je le tuerai un jour...
-------------------
Rumpelstiltskin fit une grotesque révérence à Adora, puis pour répondre à ses attentes, il fit apparaître un nuage de fumée violette qui se dissipa très rapidement pour laisser entrevoir ce qui ressemblait à une silhouette humaine. Un souffle de peur pénétra instantanément les lieux, les enfants dans les caches découvrirent le nouvel arrivant et fermèrent les yeux effrayés par ce qu'ils venaient de voir. Michael fit craquer ses vertèbres, il laissa apparaître ses griffes et canines acérées. Ses pupilles complètement dilatées, laissées entrevoir une lueur jaune. La bête regarda le Ténébreux, puis Adora, son regard en disait loin sur ses intentions.

« - Qu'est-ce que je fais ici ? » déclara Michael qui observa les environs.

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MessageSujet: Re: Faute d'amour, il faut faire peur   Sam 12 Juil - 21:58






Faute d'amour, il faut faire peur









Pitch Black ♦️ Rumplestiltskin



Allait-elle vraiment céder ? Allait-elle accéder le marché que lui proposait le sorcier ? Le croquemitaine se sentait prise au piège. Un sentiment qu'elle détestait éprouver. En dehors de son royaume souterrain, ces ennemis régnaient sur les rêves des chérubins. Ici se trouvait les quelques captifs qu'elle avait réussi avec prudence à enlever loin de leur influence. Une collection qu'elle espérait voir grandir pour retrouver toute la puissance qui fut la sienne pendant la mince période où elle avait été la seule à surveiller les songes des bambins endormis.

La visite du Ténébreux avait fait apparaître un doute dans un plan qu'elle pensait roder. Une faille qui ne tarda pas à s'agrandir alors que leur conversation s'éternisait. L'ancienne ombre en venait à remettre intérieurement en doute des valeurs qui semblaient jusqu'alors inébranlable. Une constatation si dérangeante qu'elle lutta jusqu'au bout pour nier l'évidence. L'amour ne pouvait être la solution à son problème. Elle était le croquemitaine ! L'incarnation des peurs et des cauchemars des enfants.

Elle se serait volontiers ronger les ongles pour illustrer parfaitement la bataille intérieure qui se livrait en elle alors qu'elle contemplait le visage de ces prisonniers dans l'attente de se décider. Céder ou ne pas céder à cette tentation ? Payer un prix à déterminé en échange de l'espoir de revivre cette sensation étrange lorsqu'un des enfants lui avait prit la main ? Pitch Black se força à garder contenance devant son important invité, ne rien montrer du tiraillement qui la consumait.

Un peu d'orgueil se mêlait aussi à son hésitation. Le croquemitaine pouvait croire (à la rigueur) que les enfants aient plus peur du Ténébreux que d'elle... et encore, elle n'avait pas joué toute ses cartes. Mais le sorcier prétendait que quelqu'un d'autres arriveraient au même résultat. Hum... voilà qui était quelque peu vexant tout en éveillant sa curiosité. L'ancienne ombre avait alors exigé de voir ce fameux candidat avant de décider quoi que se soit.

« Mais absolument... »

Pitch s'attendait à recevoir une nouvelle entourloupe qui l'aurait contrainte à signer avant. Au lieu de cela, le sorcier obtempéra avec une révérence. Sa rancune à l'encontre de son ancien propriétaire diminua quelque peu maintenant qu'elle était à son tour victime des tournures de phrases habiles du Ténébreux.

Instinctivement, elle fit un pas en arrière alors qu'un nuage de magie violette envahit le centre de la grotte. Cette manifestation pure de magie marquait son être aussi vivement que les cicatrices qui barraient son visage. Le croquemitaine se surprit à réaliser qu'elle avait retenu son souffle alors que le nuage se dissipa et qu'une personne apparut en son centre. Comment ne pas se rappeler du moment où elle avait quitté sa condition d'ombre pour devenir humaine devant un tel spectacle ?

Seulement, la comparaison s'arrêtait là. Ce n'était pas un être humain qui était sorti de ce petit tour de magie. Instantanément, la peur des enfants grandit pour lui échapper car entièrement dirigé vers le nouveau arrivant. Pitch aurait dû en être ravie, la preuve que le loup était aussi effrayant que l'avait prétendu le sorcier. Pourtant, l'ancienne ombre avait plutôt l'impression d'être une assoiffée qui voulait son eau glissé entre ses doigts. La jalousie se manifesta. Pendant un instant, le croquemitaine avait été de recourir à sa forme la plus effrayante pour obtenir aussi une part du gâteau... mais su contenir cette envie égoïste.

Jalousie et sévérité se partageaient dans son regard alors qu'elle toisait le loup pour mieux le juger. Crocs. Griffes. Mais c'est surtout quelque chose dans le regard de la bête qui lui révéla se qu'elle désirait. Oui, qu'il garde la peur qu'éprouverait les captifs, grâce à lui, elle allait obtenir bien plus.

« - Qu'est-ce que je fais ici ? »

Un sourire cruel ne put s'empêcher de n'être sur les lèvres de l'ancienne ombre tandis qu'elle s'approchait du nouvel arrivant. Assez proche, Pitch Black se pencha pour saisir le menton du loup et l'obliger à relever la tête vers elle. Le regard du croquemitaine était en cet instant aussi doré que celui du monstre.

"Que fais-tu ici ?" Répéta-t-elle avec ironie. "Tu es ici parce que tu es à moi, désormais, petit loup."

Elle n'avait pas besoin d'en dire plus. Par cette déclaration, elle avait clairement accepté le marché du sorcier.


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MessageSujet: Re: Faute d'amour, il faut faire peur   Jeu 21 Aoû - 20:27






Faute d'amour, il faut faire peur









Pitch BlackRumplestiltskin



La silhouette humaine de son prisonnier à peine visible parmi l’épais nuage violet, changea à mesure que la fumée se dissipait. Ses ongles s’allongèrent, ses vertèbres craquaient, ses dents se changeaient en canines acérées. Il se changeait en un monstre qui allait hanter les esprits des petits captifs. Ce spectacle et surtout le mystère dont l’englobait la brume violette dégagea un élan de peur impressionnant parmi les enfants. Je vis passé sur le visage du croquemitaine, une intense jalousie surement dû au fait que j’avais trouvé une personne capable de la surpasser niveau frayeur mais finalement c’est la satisfaction qui se fixa sur ses traits. J’avais rempoté le contrat, j’en étais convaincu, cette petite démonstration avait complètement envouté Adora.

« Qu'est-ce que je fais ici ? »

La voix du loup était faible mais suffisamment puissante et impressionnante pour déclencher une nouvelle vague de terreur dans les cages occupées. Pierre passa son regard sur nous deux et un éclat de rage se fixa dans ses yeux quand il arriva à moi, je lui avais fait subir plus qu’il n’était tolérable pour un être humain, heureusement que ce n’en était pas un. Néanmoins pour le tenir sage, je fis apparaitre dans ma main, des langues de feu noires et rouges qui lui rappelleraient surement un moment plus que désagréable. J’avais utilisées ses flammes à la couleur si particulière pour le bruler aussi bien de l’extérieur que de l’intérieur sans aucune possibilité pour soulager cette douleur qui s’incrustait dans les moindres recoins de l’esprit et du corps. Il était impossible d’y échapper. Cela devrait suffire à le laisser tranquille pour le moment, surtout qu’il luttait encore contre la douleur de mon dernier passage dans sa cellule. L’ombre s’approcha de son futur jouet et lui releva la tête. Un fin sourire qui ne présageait rien de bon s’étira sur ses lèvres.

« Que fais-tu ici ? Tu es ici parce que tu es à moi, désormais, petit loup. »

C’était la phrase que j’attendais et confirmait clairement qu’elle ne renoncerait pas à s’emparer de ce que je lui proposais, quel que soit le prix que je lui demanderais. Mais je n’abuserais pas, je n’avais besoin que d’une seule chose et elle me rendait un service qu’elle ne soupçonnerait jamais. Elle gardait le loup en dehors du champ de vision de Regina, ce qui était l’un de mes objectifs.

« Bien, bien... »

Deux petits mots suffirent à attirer l’attention d’Adora. Il était temps qu’elle me signe le morceau de parchemin rituel qui enterrait notre accord. Sur celui-ci, ce tenait les termes suivants : elle gardait le loup et en échange je recevais un peu de son pouvoir sous la forme d’un flacon de poussière de cauchemar. C’était honnête quand on le regardait de l’extérieur mais de mon point de vue, c’était avantageux pour moi sur les deux plans mais elle n’était pas obligée de le savoir. D’un mouvement de la main et avec un peu de magie, je fis apparaitre le dit parchemin avec une magnifique plume rouge ainsi qu’un flacon vide.

«  Je vois que je vous ai convaincu alors pourquoi faire trainer les choses, je ne vous demande que de remplir une fiole de votre poussière noire si efficace. »

Je lui tendis les trois objets avant de me tourner vers le loup. Un sourire mauvais sur les lèvres. Je le passais d’un bourreau à un autre, même si il serait surement plus tranquille et moins blessé en étant ici. Après tout, Adora allait l’utiliser pour effrayé les enfants avant de venir se poser comme un baume apaisant auprès d’eux. Je venais de lui offrir un fragment du grand pouvoir de l’amour. Bien sur, ce n’était qu’une pâle copie de ce qu’il peut être mais cela comblerait un temps le croquemitaine et lui ferait peut-être recherché le véritable. Et alors elle deviendrait une alliée puissante, car je saurais lui faire se souvenir de ce que j’ai fait pour elle.



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Faute d'amour, il faut faire peur

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