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« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind
L'histoire se déroule en
Octobre 2013.


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 Nos premières fois {pv: Mary Margaret

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MessageSujet: Nos premières fois {pv: Mary Margaret   Lun 26 Aoû - 1:20




Mary Margaret ♥ David









Nos premières fois


- Merci de m'avoir trouvé, de m'avoir sauvé, de m'aimer, d'être là à mes côtés, de me comprendre, de me suivre... La réponse aurait été beaucoup plus courte si tu m'avais demandé de quoi ne pas te remercier. railla-t-il.

Il aurait pu continuer cette liste indéfiniment, car elle n'avait pas de fin. David avait enlevé la demoiselle du parc où ils se trouvaient tout deux peu avant, même si Mary Margaret l'avait en fait suivie de son plein gré. Le jeune homme lui avait déclaré sa flamme et son envie d'être avec elle, de la façon la plus claire. Il c'était décidé aujourd'hui, car il ne pouvait plus faire semblant avec Kathryn et lutter contre ses sentiments si fort pour la jolie brune. Aujourd'hui il avait en sa possession le bien le plus précieux au monde, ou du moins à Storybrooke, l'amour. Pour lui, il lutterait contre vents et marées, donnerait le meilleur de lui-même, le protègerait, le nourrirait, le ferait grandir et vivre. De cet élément merveilleux, le noyau central était ce qu'il y avait de plus précieux entre tous, la personne aimée : Mary Margaret. Son unique projet dès lors était de construire sa vie, qui commençait dans le présent et qui à ne pas en douter se poursuivrait dans l'avenir. Il avait tant lutté pour recouvrer la mémoire, alors que les promesses de bonheur étaient et sont encore dans le présent et l'avenir. C'était une évidence pour lui dès à présent et il faudrait argumenter longtemps pour le faire changer d'opinion.

La rivière, était tel qu'il l'avait gardé en mémoire, pour lui elle était l'image de fond de souvenirs à deux. Même si à vrai dire il n'avait que deux souvenirs en mémoire, en compagnie de Mary Margaret près de cette rivière. Le premier, c'était quand il avait échoué dans le cours de l'eau, inconscient et que la jeune femme l'avait trouvé et réanimé. Le second, c'était quand l'institutrice était venue pleine d'espoirs d'écrire une histoire à deux avec David, mais ce dernier lui avait répliqué qu'il voulait donner une nouvelle chance à son couple, à sa femme Kathryn. Malgré ce dernier souvenir, David aimait ce lieu, il s'y sentait bien, en sécurité, apaisé et à l'abri des regards. Etrangement, il avait l'impression qu'il était attaché émotionnellement à cet endroit bien plus qu'il ne saurait le dire ou le décrire. Le jeune homme avait le sentiment qu'il existait d'autres beaux souvenirs qui le liaient à ce lieu, mais ceux-là lui restait inaccessible. Anticipant les interrogations de la jeune femme il lança une fois arrivés sur les lieux :

- Ici on sera tranquille. J'aime ce lieu, je m'y sens un peu comme chez moi.

La guidant à travers la ville, il n'avait pas cédé et satisfait la curiosité de la belle, se disant que la surprise serait une bien plus belle récompense que de simples mots. Pendant tout le trajet il n'avait pas lâché sa main, il avait emprunté le passage le plus court et aussi le moins fréquenté, qui à cette heure de la journée était peu fréquenté. Ils n'avaient rencontré que peu de monde et ceux qu'ils avaient croisés n'avaient pas prêté attention à eux. David était passé sous le pont et ils commençaient à faire tout deux quelques pas en suivant de près le cours tranquille de la rivière, qui serpentait à côtés d'eux. Le jeune homme avait considérablement ralenti le rythme de la marche, profitant à présent de chaque seconde, de chaque pas qu'ils faisaient sous l'ombre des arbres. Il ne voulait rien imposer à sa belle, si elle ne souhaitait plus marcher, mais se poser, il la suivrait volontiers. Tout comme si elle souhaitait partir et être un peu seule pour y voir plus clair de son côté... mais là il aurait bien plus de mal à accéder à sa demande, en tout cas pas avant d'avoir abordé certains sujets et de pouvoir encore voler des instants complices.

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Mary Margaret Blanchard
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MessageSujet: Re: Nos premières fois {pv: Mary Margaret   Mer 4 Sep - 22:12


Suivre David était très loin d’être pénible. Au contraire. Je pourrais le suivre jusqu’au bout du monde sans poser la moindre question. Je savais bien que nous n’irions pas jusque là, que nous resterions au sein de Storybrooke, mais peu importait. Du moment que j’étais avec David, ça m’allait parfaitement. Peu importait si les gens nous voyaient. J’avais le droit à mon histoire d’amour comme n’importe qui. Et je lutterai pour garder ça. Alors que nous nous dirigions là où il voulait m’emmener, il se retourna pour m’embrasser à nouveau et me remercier. J’étais vraiment intriguée par son remerciement si bien que je ne pus m’empêcher de lui demander la raison de ce remerciement. Si je n’avais rien demandé sur l’endroit où nous allions, je ne pouvais pas taire ma curiosité sur ce point là.

J’eus un sourire en entendant les raisons de ce remerciement et levais légèrement les yeux au ciel sur la deuxième partie de réponse de David. Il avait raison, mais entendre le pourquoi était toujours beaucoup plus plaisant que d’entendre le contraire. Je me sentais planer à plusieurs mètres au-dessus du sol. L’amour avait vraiment les mêmes effets qu’une puissante drogue, j’en faisais les frais en cet instant. Mais cette drogue là était nettement moins nocive que la drogue en elle-même. Maintenant que nous nous étions dit ce que nous ressentions l’un pour l’autre, tout irait pour le mieux et tout serait parfait. Oh bien sur, je n’étais pas dupe, je savais que nous rencontrerions des difficultés… David était tout de même marié. Mais ça, ce n’était qu’un détail quand on s’aimait, n’est-ce pas ?

Les sentiments que j’éprouvais pour lui étaient tellement grands que je ne saurais jamais les décrire avec exactitude. Mais ils étaient aussi tellement merveilleux que je ne me lasserai jamais de les ressentir. J’avais la sensation d’être enfin complète, comme s’il m’avait manqué quelque chose pendant toutes ses années et que je venais enfin de retrouver. C’était très étrange. Surtout que j’avais la sensation d’avoir déjà vécu quelque chose de similaire, mais c’était impossible. Avant David, je n’avais jamais connu l’amour. D’où me venait cette impression ? Je n’en avais aucune idée. Peut-être des livres ? Oui, peut-être… A force d’être plongée dans mes pensées, je n’avais pas vu le temps s’écouler si bien que nous nous retrouvâmes à la rivière qui habitait un vieux pont qui s’était dégradé avec le temps.

J’eus un léger moment de surprise quand je reconnus l’endroit où il nous avait emmenés. C’était là que j’avais trouvé David quand il s’était enfui de l’hôpital psychiatrique, inconscient, dans l’eau de la rivière. Mais c’était aussi à cet endroit même qu’il m’avait brisé le cœur une fois. La raison qu’il m’avait donné avait été tout à fait honorable, là-dessus, je n’avais jamais rien contesté, mais j’avais souffert pendant de longs mois. J’avais fui ce lieu pendant des jours entiers parce que le souvenir de cet instant m’était insupportable, mais aujourd’hui, c’était un peu différent. Ce n’était plus douloureux. Je sentais la main de David tenir la mienne et je savais que tout était différent de la dernière fois. Les choses avaient évolué dans le bon sens, exactement comme je l’avais toujours espéré.

- Je n’y suis pas revenue depuis… depuis la dernière fois, avouais-je.

Je continuais de suivre les pas de David. Nous longions la rivière. Le courant était tranquille et produisait un bruit agréable. Si nous ne tenions pas compte du pont avec les renforcements en fer, ce paysage pourrait presque provenir du livre de contes que j’avais donné à Henry. Il était féerique. Je songeais à toutes les belles photos qu’on pourrait prendre avec l’appareil photo adéquate. Tout en marchant, j’avais le nez levé vers David avec un léger sourire de dessiné sur mes lèvres. Je n’arrivais pas à détacher mon regard de son visage. J’avais tellement peur qu’il s’évapore d’un coup que je craignais presque de le quitter des yeux. Sauf qu’il allait falloir que je me mette dans la tête que je ne vivais pas un rêve, mais bel et bien la réalité. Cependant, il restait tout de même un détail à régler et c’était aussi celui que je craignais le plus. Après un long moment d’hésitation, j’osais enfin ouvrir la bouche :

- Dis-moi… Que va-t-il se passer maintenant ? Je veux dire pour… pour Kathryn ?

Je détestais parler de ça, je n’avais pas envie de briser l’instant présent, mais il faudrait bien que nous en parlions un jour et nous ne pouvions pas repousser ce moment indéfiniment… Autant le faire tout de suite pour mieux passer à autre chose. Je le regardais d’un air sincèrement désolé parce que ça cassait vraiment tout, mais je ne pouvais pas m’empêcher de me poser la question. Ce qui était normal étant donné que Régina s’était mise sur mon dos pour pouvoir maintenir le couple Nolan. A présent, je n’avais plus peur d’elle, mais si jamais elle se décidait à se mettre en travers de mon chemin, je voulais avoir la confirmation que David se tiendrait à mes côtés et que nous surmonterions tout ça. Etait-ce mal ?

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MessageSujet: Re: Nos premières fois {pv: Mary Margaret   Dim 8 Sep - 1:08




Mary Margaret ♥ David









Nos premières fois


Cet endroit magnifique ne méritait pas d’être empreint de mauvais souvenirs, en tout cas pas de lui avec Mary Margaret. La dernière fois il l’avait abandonné, triste et seule ici… Cela après avoir passé du temps à la convaincre de sentiments qu’elle pouvait ressentir à son égard et qui l’avait conduite jusqu’ici, à ce pont. Puis il lui avait ensuite déclaré qu’il donnait une chance à sa femme. Il y avait de quoi être perdu il le concédait volontiers et le comprenait sans peine. Aussi il avait encore du mal à comprendre ce nouveau bonheur. David ne réalisait pas encore totalement que l’institutrice avait accepté de lui ouvrir une nouvelle fois la porte de son cœur et avait accepté de marcher à nouveau à ses côtés. Sans aucune réserve, elle avait recueilli sa déclaration et avait en échange à son tour dévoilé ses propres sentiments, pour son plus grand bonheur et le leur. Elle n’avait pas l’air d’être du genre rancunier, ou peut-être était-elle plus amoureuse encore qu’il ne le soupçonnait déjà ?

Mary Margaret lui confessa qu’elle n’avait pas remis les pieds ici depuis la dernière fois où ils s’y étaient tous deux retrouvés. Devait-il comprendre par-là que ce mauvais souvenir était encore très présent à l’esprit de la jeune femme ? David ne pouvait le concevoir autrement, son hésitation à lui faire cette confidence, semblait être une preuve en elle-même. Aujourd’hui le souvenir qu’ils garderaient de cette sortie, près de la rivière, serait positif, il s’en fit la promesse et il œuvrerait au mieux dans ce sens. David Nolan sentait le regard de la demoiselle sur lui, elle paraissait ne pas vouloir regarder autre chose que lui, même si à de rares occasions elle jetait de rapides coups d’œil au décor qui les entourait. Cela le fit sourire, puisque lui-même avait bien du mal à détacher son attention de la demoiselle. Il passa un bras autour de son épaule, l’attirant ainsi à lui sur son côté, d’un bras qui se voulait à la fois protecteur et chaleureux.

Puis comme il s’y était préparé le sujet brulant arriva : Kathryn Nolan. Non pas, qu’elle arriva en chair et en os devant eux en cet instant, mais elle était présente par la pensée, qu’elle était à présent le nouveau sujet de discussion des deux jeunes gens. Il aimait bien trop Mary Margaret pour songer un seul instant la faire souffrir à nouveau. Aussi il réfléchissait dans ce sens. Il ne mentirait pas à la jolie brune, c’était hors de question ! Il ne lui dirait pas non plus qu’il voulait faire de miss Blanchard sa maitresse. Ou même encore qu’il n’aimait pas Kathryn, qu’ils n’avaient qu’à l’oublier et mener leur vie à deux comme si de rien n’était. Toutes ces propositions n’étaient justes envers personne ! Aussi David lui dit simplement ce qu’il ferait sous peu :

- Je vais parler à Kathryn et lui dire la vérité. Je ne lui cacherai pas pour nous deux, elle doit savoir ce qu’il en est. Et… je lui demanderai le divorce.

Cette dernière révélation pouvait paraitre logique, puisqu’il aimait Mary Margaret et pas Kathryn et parce qu’il ne supporterait pas de continuer à vivre ce mensonge. Toutefois il savait que sa femme n’était pas une mauvaise personne et qu’elle, a sa différence, se souvenait de leur histoire, de leur vie à deux, de leur amour, des souvenirs à deux… Et David allait briser tout cela parce qu’il l’avait oublié et que même si on lui disait que le bonheur avait existé avec cette femme, le simple fait de lui dire ne faisait pas à faire naitre celui-ci dans son esprit. Avec Mary Margaret il lui suffisait de croiser son regard, de sentir le contact de sa peau, ou de voir son sourire pour savoir que le bonheur était là et qu’il était bien réel et vivant. Il sourit à l’élue de son cœur et vint déposer un doux baiser sur son front pour effacer une nouvelle fois encore ses craintes ou ses incertitudes.

Ils poursuivirent leur promenade, le bras de David toujours autour de la belle. Le paysage et la légère brise était vraiment vivifiante et apaisante en même temps. Le jeune homme ne savait pas vraiment jusqu’où ils pouvaient aller comme ça, étant donné qu’il n’avait jamais véritablement exploré l’endroit. Pourtant il s’arrêta brusquement sans en donner immédiatement la raison. Il détailla du regard la scène qu’il avait sous les yeux, les éléments, leurs dispositions… ce cadre lui était familier, mais il n’aurait pas vraiment dû l’être. Après-tout était-il vraiment conscient ce jour-là ? Perplexe, il regardait autour de lui, l’expression de son visage trahissait ses interrogations. Après un silence de plusieurs secondes il souffla à voix basse mais parfaitement audible pour celle qui était à ses côtés :

- C’est ici, non ? Que tu m’as retrouvé...




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MessageSujet: Re: Nos premières fois {pv: Mary Margaret   Ven 20 Sep - 19:15


J’avais accepté de suivre David, peu importait la destination où il m’emmènerait. Cela ne m’était pas difficile de le suivre puisque je voulais aller là où il irait. Sauf que je ne m’étais pas attendu à ce qu’il m’emmène au pont. Cet endroit n’était pas mon favori. Je n’y conservais pas un excellent souvenir, bien qu’aujourd’hui les choses soient différentes. Elles avaient évolué dans le bon sens du terme et j’en étais réellement heureuse. Du coup, même s’il m’emmenait ici, et malgré les souvenirs plutôt négatifs que j’en gardais, je n’éprouvais aucune répulsion à être ici. Il suffisait simplement d’oublier le passé et regarder l’avenir à la place. Oui, j’étais déterminée à faire comme ça. Machinalement, je caressais le dos de la main de David avec mon pouce tandis que je réfléchissais.

Il y avait tellement de choses qui me passaient par la tête que j’avais un peu de mal à y mettre de l’ordre. Tout était tellement confus. Certes, j’étais vraiment très heureuse de ce qu’il se passait entre David et moi, je ne pouvais pas le nier. J’avais espéré qu’un moment comme celui-ci arrivait un jour. Et depuis que je l’avais rencontré, j’avais souhaité que ce soit lui et personne d’autre. Au départ, j’avais commencé à me dire que j’étais peut-être un peu trop sélective pour qu’il n’y ait que lui à mes yeux, mais c’était dur de lutter contre ses propres sentiments envers une personne. Je n’avais d’yeux que pour lui et ça, je ne pouvais pas m’en empêcher. C’était impossible pour moi de songer à un autre homme que lui. Il m’avait volé mon cœur et cela ne me dérangeait pas qu’il lui appartienne.

Néanmoins, malgré notre amour naissant et le fait que j’étais totalement mordue de cet homme, je ne pouvais pas me retirer de la tête qu’il restait un homme marié et qu’il y avait toujours Kathryn. Même si je ne la portais pas spécialement dans mon cœur, cette femme ne m’avait jamais rien fait. La seule chose que je lui reprochais, c’était d’être mariée avec l’homme qui faisait battre mon cœur. Sinon, elle semblait être quelqu’un de sympathique, mais il y avait Régina qui n’arrangeait pas les choses en se clamant être son amie alors que je savais pertinemment qu’elle n’en avait aucun. Madame le Maire n’avait jamais eu d’amis et il fallait que David se réveille pour que brusquement elle en ait une… C’était vraiment très bizarre comme situation. Encore une chose inexplicable qui entourait le mystère de David Nolan.

Je tenais réellement à savoir ce qu’il comptait faire avec sa femme. Je voulais savoir où j’allais. J’avais bien le droit, non ? J’avais conscience que cette question allait un peu casser notre moment à deux, mais il fallait qu’on en parle un jour. Alors autant le faire maintenant plutôt que de retarder l’échéance avant de ne plus pouvoir faire demi-tour. Même si la réponse que David me donna me faisait plaisir dans le sens où il nous offrait réellement une chance, je n’affichais aucun sourire, ni aucune joie parce que ce n’était pas une situation joyeuse, malgré tout. Je plaignais sincèrement Kathryn qui allait vivre des heures sombres et faire du mal aux gens, ce n’était pas dans mes habitudes. Mais, si David souhaitait mettre un terme à son mariage, c’était son choix à lui, pas le mien. Je n’avais rien fait pour que cela arrive. J’avais même tout fait pour garder mes distances. Le destin en avait simplement choisi autrement.

- J’espère que cela se passera bien…

Je ne pouvais que l’espérer, même s’il y avait peu de chance pour que Kathryn saute de joie. Je reçus un baiser sur le front qui me fit légèrement fermer les paupières avant de les rouvrir quand les lèvres de David quittèrent ma peau. Un sourire se dessina sur mes lèvres puis je me serrais légèrement contre lui. J’appréciais cette nouvelle proximité qui existait entre nous. Je me détachais de lui assez rapidement pour que nous puissions reprendre notre route. J’avais passé un bras dans son dos, si bien que nous donnions l’impression de marcher bras dessus, bras dessous. Je ressentais un étrange besoin d’être au plus près de lui. J’avais tellement peur qu’il ne s’envole… C’était une sensation étrange et stupide, j’en convenais parfaitement, mais je ne pouvais pas m’empêcher d’avoir cette crainte que tout se termine rapidement alors que ça venait à peine de commencer pour nous deux.

Nous continuions d’avancer jusqu’à ce que David s’arrête brusquement. Surprise, je m’arrêtais aussi puis levais la tête dans sa direction pour savoir ce qui lui prenait. Son regard était rivé sur le paysage. Je me mis à mon tour à observer autour de nous. Quand à mon tour, je reconnus l’endroit, il me demanda confirmation. Il avait vu juste, malgré le fait que quand je l’avais retrouvé, il faisait nuit noir et que tout le monde était à sa recherche sans savoir où il avait pu aller.

- Oui, tu étais au beau milieu du cours d’eau, inconscient. J’ignore encore ce qui m’a poussé à courir jusqu’ici alors que le shérif Graham et Emma étaient surs que tu étais parti de l’autre côté. En te voyant, j’ai eu peur que tu te sois noyé, même si ton corps était majoritairement en surface. Un peu plus haut, l’eau de la rivière est plus abondante avant d’arriver par ici, donc il aurait été possible que tu sois tombé plus haut puis que tu te sois échoué ici. Mais cela n’a pas été le cas. Tu avais simplement perdu conscience. Enfin, je crois…

Je n’avais pas été là pour voir comment David avait fait pour arriver jusqu’ici. Tout ce que j’avais, c’était des suppositions. Je levais à nouveau le nez dans sa direction puis j’ajoutais :

- Est-ce que tu te souviens de ce qu’il s’est passé entre le moment où tu es sorti de l’hôpital et celui où je t’ai retrouvé ? Le pourquoi tu es venu jusqu’ici et pas ailleurs ?

Généralement, pour des personnes inconscientes, c’était le subconscient qui se mettait en route et qui menait à l’endroit où on voulait aller. Je voulais aussi savoir pourquoi cet endroit avait été celui où il s’était rendu et pas un autre. Peut-être que la rivière était un endroit important qui avait marqué quelque chose dans sa vie.

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MessageSujet: Re: Nos premières fois {pv: Mary Margaret   Dim 29 Sep - 22:24




Mary Margaret ♥ David









Nos premières fois


Le pouce de l’institutrice vint effleurer la main de Mr. Nolan, il sentit immédiatement des frissons picoter sa peau, remontant tout au long de son bras, arrivant même à ressentir un léger frémissement dans le creux de sa nuque. Il ignorait que ce genre de sensation pouvait exister. Comment pouvait-on ressentir des choses si intenses grâce à un simple geste, un regard, une attention, ou même un mot soufflé ? David découvrait cela pour ce qui lui paraissait être la toute première fois. C’était d’ailleurs le cas à bien y penser, dans son esprit il n’avait jamais rien vécu de tel jusqu’alors. C’était agréable, plus que ça même, mais il n’arrivait pas à trouver des mots assez fort pour être à la hauteur de ses sentiments nouveaux. Le jeune appréciait chaque petite chose qu’il pouvait obtenir et savourer, comme si tout était un cadeau, après tout c’était cela de vivre ! Il avait passé bien trop de temps à dormir, à ne rien faire, à laisser sa vie s’écouler, fuir entre ses doigts, s’en pouvoir réagir d’aucun sorte possible. A présent il ne fallait plus qu’il tergiverse, qu’il se prenne la tête pour des petits détails du quotidien. Il fallait qu’il sache profiter de chaque instant, les regarder, les saisir, les embellir, les chérir…

La conversation à venir avec Kathryn se passerait-elle bien ? Cette femme l’aimait. Elle avait tout un tas de souvenirs, de bons moments passés à deux, d’instants complices, de rires, de jeux… Certainement avait-elle aussi en mémoire des disputes, des incompréhensions ou autres. Mais elle avait surtout à l’esprit le meilleur de de leur histoire. La jeune femme avait dû endurer pendant des mois l’incertitude de revoir un jour respirer son mari. Un fois cette épreuve passée, elle avait dû en subir une autre, celle d’apprendre que Mr. Nolan, l’avait oublié. Dans son esprit, elle n’existait plus, leur histoire était vierge et illusoire, il ne se connaissait plus lui-même. Malgré ce choc, elle avait su prendre sur elle, être là pour David, l’épauler, le guider, le conseiller… Sans cesse elle n’avait eu à l’esprit que l’idée de le retrouver, de revoir David Nolan, son mari, son amant, sa moitié, elle a tout mis en œuvre pour le retrouver, mais en vain. Car à présent c’était au jeune homme de lui dire que celui qu’elle attendait ne reviendrait pas qu’il n’existait plus, qu’en fait il n’était pas sorti du coma, un autre était né. Peut-être n’utiliserait-il pas ses mots là pour lui faire ses aveux, il chercherait surement à la protéger tout comme elle l’avait fait avec lui. Mais David n’était pas stupide, il savait qu’il la blesserait quand même et que cela ne se passerait pas bien….

Il avait parfaitement conscience qu’il devrait se sentir immensément coupable d’agir de la sorte. C’était le cas quand il ne faisait que songer à son futur échange avec sa femme. Mais dès qu’il se tournait vers les prunelles de celle qui faisait battre son cœur tout sentiment de culpabilité s’envolait ! Et il se disait que c’était la façon la plus juste d’agir, pour son bonheur, celui de Mary Margaret et aussi très surement celui de Kathryn.

Tous deux marchaient paisiblement, profitant déjà de ce nouveau lien naissant et découvrant d’un regard nouveau l’autre et leur univers commun. David ne cherchait nullement à allait dans une direction en particulier ou même à arriver à un endroit précis, il suivait un petit sentier et quand les directions devenaient multiples il en prenait une instinctivement. Aussi il fut le premier surpris en arrivant là où ils étaient ! Cet endroit lui était familier, sans qu’il n’arrive de prime abord à en définir les raisons.

- Ce n’est pas vraiment que je m’en souvienne, disons plutôt que j’ai eu comme un pressentiment. C’est mon corps qui semble intrigué par ce lieu...

Sa réplique devait paraitre bien surprenante et énigmatique. Lui-même n’arrivait d’ailleurs pas à déchiffrer exactement les sensations que sa présence à cet endroit créé chez lui. Machinalement il ferma les yeux et il serra davantage sa main dans celle de Mary Margaret. Il sentait que son être voulait plonger dans une exploration pour un lieu inconnu, il ignorait ce que cela allait lui apporter ni comment il allait en ressortir, mais il avait besoin de sentir plus que jamais la présence de la miss à ses côtés. Cela ne fut pas aussi pénible qu’il se l’était imaginé… Il fut juste pendant un instant très bref traversé par de nombreux flash qui se succédaient à une vitesse qui donnait le vertige ! En même temps qu’il percevait ces images fulgurantes et éphémères, il parlait comme pour en conserver une trace, même infime. Cette réminiscence était inespérée et peut-être pouvait-elle se révéler précieuse…

- Je vois une immense lumière blanche… Je défais sans m’en rendre compte ma perfusion… Une porte se dresse devant moi, elle s’ouvre sans effort… Puis je suis déjà en forêt… Il y a des arbres partout, je sens mes pieds fouler les fougères, les herbes légèrement humide, j’ai l’impression de marcher pour la première fois… et en même je me sens flotter à demi… J’entends un bruit, de l’eau qui coule… Quelqu’un, je sais qu’il y a quelqu’un là-bas. Je dois y aller… L’eau est froide, je ne me sens déjà presque plus marcher...

Le sol avait glissé sous lui, il était tombé dans le cours de la rivière, tout comme ses flashbacks venaient brusquement de prendre fin. David avait bien fait de tenir précieusement la main de Mary Margaret dans la sienne. A la fin de cette réminiscence il avait vivement agrippé sa main et cela l’avait  surement empêché de faillir et de glisser une nouvelle fois au creux de la rivière. Il aurait tellement aimé en voir plus, en découvrir davantage même s’il savait que voir ces quelques images, même si elle ne faisait pas totalement sens en lui c’était déjà un joli cadeau !

Il ne se lança pas immédiatement dans une analyse de ce qu’il venait de dire il avait déjà l’impression d’en avoir oublié la moitié, seul quelques mots résonnaient encore en lui : la porte, les arbres, l’eau… Mary Margaret en avait certainement plus retenu que lui. Il était un peu en état de choc mais ne voulait pas se laissait ainsi aller, il se détacha de la demoiselle et s’agenouilla près du cours d’eau. Il attrapa un peu d’eau dans le creux de ses mains et s’aspergea vivement le visage avec.



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MessageSujet: Re: Nos premières fois {pv: Mary Margaret   Mer 16 Oct - 15:55


La main de David était chaude et entourait la mienne avec tellement de délicatesse que j’avais de plus en plus la sensation que lui et moi étions fait pour être ensemble. C’était mon âme sœur, je n’avais aucun doute là-dessus. Il n’y avait qu’à voir les réactions que j’avais quand j’étais à ses côtés, ce que je ressentais à l’intérieur de moi… Jamais de ma vie je n’avais connu une telle chose et jamais je ne pourrais ressentir les mêmes choses avec quelqu’un d’autre que l’homme à qui je tenais la main. Machinalement, mon pouce caressait cette main. C’était un geste tendre que je faisais sans en avoir conscience, comme si c’était une habitude qui m’avait toujours habité. Cela restait tout de même assez étrange, mais je n’avais pas la force de me poser des questions. Pas maintenant. J’étais incapable de réfléchir.

Cependant, même si je n’arrivais pas à penser correctement, je ne pouvais pas m’empêcher de penser à Kathryn qui ne se doutait de rien, qui ne savait pas que son mari était en ma compagnie actuellement et encore moins qu’il venait de me dire ces trois mots qui faisaient chavirer le cœur de n’importe quel être quand il venait de l’être aimé. Du coup, je m’inquiétais un peu quant à la future discussion que les Nolan auraient entre eux. Cela ne se passerait pas magnifiquement bien, j’en avais plus que conscience, mais David serait honnête avec elle et c’était tout à son honneur. Je ne pouvais pas en attendre moins de lui. Il avait réellement tout d’un Prince Charmant. N’importe quelle femme serait heureuse d’avoir l’intention d’un homme que lui et j’étais vraiment la plus chanceuse d’être celle qui avait attiré son regard.

Nos pas nous menèrent à l’endroit où je l’avais retrouvé lorsqu’il avait repris conscience et qu’il avait fui l’hôpital. Je me souviendrais sans aucun doute toute ma vie de cet instant où son regard avait enfin croisé le mien. Je lui avais demandé qui il était et il m’avait répondu qu’il ne savait pas. Aujourd’hui, la situation n’avait pas réellement changé. Elle avait évolué, il en avait appris plus sur lui, mais il ne s’en souvenait pas. Son amnésie disparaitrait-elle un jour ? Nul ne saurait le dire. Certains perdaient la mémoire à jamais, d’autres la retrouvaient progressivement. Cela dépendait des individus. Je n’étais pas experte sur le sujet, mais peu importait ce qu’il se passerait pour David, je serais là pour lui. Néanmoins, je ne pus m’empêcher de lui demander la raison qui faisait qu’il était venu jusqu’ici. Je savais que je n’aurais pas de réponse claire, mais je voulais tout de même tenté.

L’inconscient nous emmenait dans des lieux sans qu’on le veuille. Du coup, je voulais savoir si cet endroit avait une importance particulière pour lui ou bien si c’était simplement le fruit du hasard qui l’avait mené jusqu’ici. Comme je l’avais deviné, l’inconscient était responsable de son escapade de l’hôpital jusqu’à la rivière. Dire qu’à cause de ça, il aurait pu mourir noyé… C’était vraiment effrayant quand on y repensait, mais je ne voulais pas penser à ce qui aurait pu se passer. David était vivant et il se tenait là, debout juste à côté de moi et me tenait la main. J’hochais simplement la tête. Je ne voyais pas trop quoi dire de plus là-dessus.  Néanmoins, en sentant sa main serrer un peu plus la mienne, je sus que nous n’en avions pas fini avec cette histoire.

En levant les yeux vers lui, je remarquais qu’il avait fermé les yeux et affichais un air concentré, comme s’il cherchait quand même une réponse à ma question. Je restais totalement impuissante face à lui car je n’avais pas envie qu’il se sente mal en essayant de chercher à tout prix une réponse. Je ne pouvais pas retirer ma main de la sienne car il la serrait. Il ne me faisait pas mal, au contraire, mais en voyant son expression, je commençais à regretter d’avoir posé la question. Ma curiosité et moi aurions dû tourner notre langue sept fois dans notre bouche avant de parler. Puis, il se mit à me raconter ce qu’il voyait. Je l’écoutais religieusement, fronçant légèrement les sourcils quand il évoqua une personne qui l’attendait. De qui donc est-ce qu’il parlait ? Qui l’attendait ? J’ouvris la bouche pour poser la question, quand il resserra encore plus sa prise sur ma main.

Je le sentis vaciller dangereusement. J’étais consciente qu’il était entrain de revivre cet instant et ce, par ma faute. De ma main libre, je lui agrippais le bras pour qu’il reste avec moi. J’étais consciente que s’il basculait, je ne pourrais pas le rattraper. Je n’avais pas assez de force pour ça. L’instant dura simplement quelques secondes quand David revint à lui. Je le regardais, assez inquiète. Qu’avait-il vu d’autre ? J’aurais bien aimé le savoir, mais je ne voulais pas le brusquer après ce qu’il venait de se passer. C’était de ma faute s’il s’était plongé dans une espèce de flash back. Je lisais le choc dans son regard et mon cœur se serra. Ma faute… A contrecœur, je le laissais s’écarter de moi et me lâcher la main. Je me mordillais la lèvre inférieure face à la culpabilité que je ressentais.

J’attendis tranquillement qu’il se soit aspergé le visage avec l’eau de la rivière pour aller vers lui à nouveau. Je m’agenouillais à ses côtés et posais ma main sur son épaule et l’autre sur sa joue mouillée afin de tourner son visage vers moi. J’affichais un air désolé. Je caressais sa joue avec mes doigts. Je n’aimais pas le savoir mal et cette situation l’avait clairement mis très mal.

- Je suis désolée, soufflais-je, rompant ainsi le silence qui s’était installé. Je n’aurais pas dû te poser cette question, c’était idiot de ma part…

J’espérais vraiment qu’il me pardonnerait pour ça. Nous avions franchi un grand pas pour nous rapprocher et je n’avais pas envie que cette bêtise de ma part soit un pas en arrière qui retirerait cette avancée.

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MessageSujet: Re: Nos premières fois {pv: Mary Margaret   Mar 29 Oct - 17:19




Mary Margaret ♥ David









Nos premières fois

Cette excursion dans son subconscient fut éprouvante certes mais il ne la regrettait pas ! Il cherchait des réponses à ses questions et il savait que celles-ci ne lui tomberaient pas toutes prêtes dans le creux de la main. Les yeux fermés, il n’avait plus aucune prise sur la réalité, la seule chose qui le rassurait et qui le maintenait dans cette expédition c’était la main de Mary Margaret dans la sienne. Il s’y rattachait plus que de raison, comme si c’était le fil qui l’empêcherait de s’écraser au sol s’il était en train de fait du saut à l’élastique. D’ailleurs pour lui c’était comme si c’était le cas en ce moment même. En tout cas il avait la même sensation de vertige et donnait la même importance à ce fil de vie, si précieux et vital à la fois.

Il ne pouvait plus réfléchir, ces lèvres s’articulaient d’elles-mêmes, en lien avec les images qui traversaient son esprit à la fois très rapidement et avec des ralentis sur certains passages. David ne pouvait pas non plus résistait à ce tourbillon qui le conduisait dans un endroit inconnu et donc les risques lui étaient tout autant inconnu. De toute manière il ne ressentait pas l’envie de résister d’une quelconque manière que ce soit, il avait l’impression d’avoir attendu ce moment depuis des semaines et il ne voulait pas passer à côté de cette expérience.

Quand il revint à lui, à ce lieu, à une vision complète des choses, à Mary Margaret à ses côtés la mine visiblement très inquiète, David eut une sensation de vertige. Bien heureusement elle ne fut que passagère et d’une gravité des plus minimes sembla-t-il. Le jeune homme avait envie de se jeter au cou de la demoiselle et de la remercier chaleureusement, mais il se sentait étrangement comme vidé, privée de son énergie pour le moment. Il tenta d’esquisser un sourire pour la rassurer, mais il parut évident qu’il n’était pas bien convaincant à cet instant-là dans ce rôle.

Ce fut machinalement qu’il s’agenouilla près du cours d’eau et qu’il se rafraichit le visage avec l’eau claire et limite glacée de la rivière. Cela eut l’effet recherché, il put reprendre davantage ses esprits, faire baisser légèrement la température de son corps et diminué la sensation de vertige qui avait commençait à le gagner peu avant. Ca faisait clairement du bien après un tel voyage ! Mary Margaret le rejoignit quelques secondes après, s’agenouilla elle aussi près de la rivière et l’encadrant tendrement d’un bras protecteur. David n’eut cette fois-ci aucune difficulté à laisser apparaitre un timide sourire de reconnaissance. Il accueillit aussi avec plaisir la petit caresse sur sa joue, se visage se tourna doucement vers la demoiselle et il put lire sur les traits de son visage que son inquiétude ne l’avait pas quitté. Mister Nolan pensait qu’elle se faisait du mauvais sang pour son état de sang, mais les causes de son trouble ne s’arrêtaient pas là comme elle le lui exprima.

- Je me suis posé cette question des millions de fois, sans en entrevoir le moindre fragment de réponse. Mais grâce à toi et peut-être à ce lieu j’ai pu voir quelque chose, même si je ne saurais totalement l’expliquer…

David avait trouvé assez facilement les mots qu’il cherchait même si quelques instants auparavant il lui avait était impossible de réfléchir par lui-même. Il espérait sincèrement qu’en lui exprimant ainsi sincèrement son point de vue, il la convaincrait d’abandonner cette idée d’être coupable d’une quelconque faute. Pour lui, Mary Margaret n’avait absolument rien à se reprocher, si ce n’est de lui avoir était d’une grande aide et d’être en plus encore là pour le supporter et le soutenir avec bienveillance. Il prit dans sa main le doigt mouillé de l’institutrice et y porta un tendre baiser juste avant d’ajouter :

- Merci encore.

Un peu avant de reprendre connaissance il avait eu envie de décrypter « sa vision » peu après mais finalement il renonça pour le moment. Il choisit cette option pour plusieurs raisons. Tout d’abord il ne voulait pas tourmenter ou importuner la jeune femme. De plus il se sentait encore assez faible et ne voulait pas risquer de replonger tout de suite dans un nouveau flash-back. Le plus sur paraissait donc de mettre ce sujet de côté pour le moment. Il regarda longuement Mary Margaret mais ne lui dit rien de sa décision, attendant de voir si par ce simple regard elle pouvait la deviner par elle-même.

Le plus discrètement possible David souffla, pour se permettre de récupérer un souffle nouveau. Il glissa sa main libre sur le côté du visage de la jolie brune, il caressa avec amour sa joue, avant de laisser sa main sur sa mâchoire, elle pouvait ainsi reposer un instant son visage dans le creux de sa main. Pendant un court moment il resta ainsi agenouillé dans cette position, dans laquelle il y trouva un certain repos, juste avant de se pencher vers Mary Margaret et de déposer un baiser sur son front. Puis il posa sa main sur le haut de la cuisse de la demoiselle et lui déclara :

- Sache Mary Margaret que moi aussi je veux être là pour toi et t’épauler si tu en besoin. Si tu as des confidences à me faire, je suis prêt à les entendre et à y répondre s’il le faut.



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MessageSujet: Re: Nos premières fois {pv: Mary Margaret   Lun 11 Nov - 23:06


Je me sentais coupable de ce qui venait de se passer. David était retombé brusquement dans ses souvenirs et ce parce que je lui avais demandé pourquoi est-ce qu’il était venu jusqu’ici à son réveil. En apparence, c’était une question innocente et je m’attendais à ce qu’il me réponde qu’il n’en avait aucune idée, mais au lieu de quoi, cette question avait provoqué une espèce de flash back et étant donné l’état dans lequel ça l’avait mis, je ne pouvais que m’en vouloir. Je ne l’avais jamais senti aussi mal. Il semblait avoir vécu une rude épreuve. Je ne doutais pas que cela l’ait été car la perte de mémoire était toujours quelque chose d’éprouvant, mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit à ce point. Pour le coup, je me rendais compte à quel point la culpabilité était un sentiment que je connaissais bien. Et je ne pouvais que m’excuser pour ce que je venais de provoquer.

Ce n’était pas rare que quelqu’un d’amnésique ait des flashs back, mais être la personne qui les provoquait, c’était quand même différent. Enfin, il fallait toujours un facteur déclencheur de toute façon. Souhaitais-je en être la cause ? Non à cause de ce sentiment coupable et oui parce que quelque part, ça me donnait une occasion de me rendre utile. Je n’ignorais pas que ça permettrait à David d’avancer encore un peu dans sa vie et d’en savoir un peu plus sur lui. Ca ne pouvait qu’être bénéfique, même si je connaissais certaines personnes qui tueraient père et mère pour oublier certaines choses du passé. Inquiète, je m’accroupis à côté de lui pendant qu’il passait de l’eau de la rivière sur son visage. Le voir parler comme s’il ne maîtrisait plus rien avait été extrêmement étrange et je ne pouvais que vouloir savoir s’il allait bien.

Je regardai son visage. Il me semblait plus pâle que précédemment, surement un contre coup dû à ce léger bond dans le passé. Si au départ je ne dis rien, je ne pus m’empêcher de m’excuser auprès de lui. De mes doigts, je caressais sa joue tout en m’excusant. Tout ce que j’espérais, c’était que cela ne gâcherait absolument rien de ce moment que nous passions l’un avec l’autre. D’une certaine façon, nous venions à peine de nous retrouver et je ne voulais pas être celle qui gâcherait cet instant que nous pouvions vivre en toute tranquillité. Il se passerait sans aucun doute un petit moment avant que nous puissions être à nouveau ensemble, sans personne aux alentours alors tout ce que je pouvais souhaiter, c’était que cet instant ne s’arrête pas brusquement à cause de ce flash back provoqué par ma question.

Néanmoins, un léger sourire se dessina sur mes lèvres face à sa réponse à mes excuses. Je comprenais qu’il se soit posé de nombreuses fois ses questions-là sans avoir la moindre réponse. Mais j’étais soulagée de voir qu’il ne m’en voulait pas. Au contraire, il semblait ‘content’ d’une certaine façon. Je le comprenais facilement. Qui ne serait pas content de voir une partie d’un passé qu’on a oublié ? Je me sentais un peu plus légère. Ma main qui continuait de lui caresser la joue se fit attraper par celle, mouillée, de David. Je ne prêtais pas vraiment attention à ça et même si je l’avais voulu, je n’aurais pas pu car je frissonnais au contact des lèvres de David sur ma peau. Il me remercia encore pour l’avoir aidé à avoir ce flash back. Pour le coup, je ne savais pas vraiment quoi répondre. « Avec plaisir » ? Non ! Ce ne serait réellement pas approprié. « Contente d’avoir pu te rendre service » ? Encore moins que le reste.

- De rien, soufflais-je.

J’ignorais si c’était réellement ce qu’il fallait répondre dans une situation pareille, mais ça ne pouvait pas être pire que les éventualités que je m’étais faite. Si j’avais été une femme trop curieuse, j’aurais sans aucun doute posée des questions, mais je savais être curieuse quand il fallait et ne pas l’être quand il ne fallait pas. Surtout que voir l’air fatigué de David ne m’encourageait pas du tout à lui demander ce qu’il pensait de ce flash back. Je ne voulais pas le forcer. Tout ce qu’il avait à savoir, c’était qu’au moment où il serait prêt à en parler, il saurait où me trouver parce que je serais là pour l’écouter. Tant qu’il n’en aurait pas envie, je ne le forcerai pas. C’était à lui que revenait la décision et surtout, « ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse » était une jolie philosophie de vie qui correspondait parfaitement à la situation. Si j’avais été à sa place et que je n’avais pas envie de me lancer dans le sujet, je n’aurais pas apprécié que quelqu’un essaie de savoir ce que j’en pensais etc…

Un léger soupire de bien-être s’échappa de ma bouche quand il caressa ma joue. Je fermais légèrement les paupières avant de les rouvrir quand il laissa sa main autour de ma mâchoire. Je lui souriais. Nous restâmes ainsi pendant quelques secondes avant que David ne s’approche à nouveau pour me déposer un baiser sur le front. Honnêtement, je doutais qu’on puisse trouver un homme aussi charmant que celui qui se trouvait juste en face de moi. Il était toujours plein d’attention, même quand c’était lui qui était dans un état critique. Enfin, il n’était pas à l’article de la mort non plus, mais n’importe qui penserait d’abord à sa personne après avoir eu un flash back aussi éprouvant que le sien. Après, je n’étais pas médecin, je n’y connaissais pas grand-chose, mais j’avais assez de bon sens pour deviner une chose pareille. Et puis, il n’y avait pas besoin d’avoir fait médecine pour savoir ça. Ca allait simplement de son sens.

- Je ne doute absolument pas de tout ça, répondis-je. Nous serons là l’un pour l’autre et c’est tout ce qui compte à mes yeux.

Pouvoir compter sur quelqu’un, ça n’avait pas de prix. Encore plus lorsqu’il s’agissait de l’être aimé. Je savais que notre chemin serait semé d’embuches, mais j’étais prête à les affronter et je savais qu’au moindre problème, je pourrais lui parler et que nous aurions une conversation civilisée. Je n’en demandais pas moins, et je n’en attendais pas moins de David Nolan. C’était un homme d’honneur, j’en avais la preuve à chaque instant. Je pris sa main dans la mienne et nous relevais. Une fois sur nos deux jambes, je vins me blottir contre lui, passant mes bras dans son dos, agrippant légèrement son blouson dans mes mains. Je posais ma tête contre son torse et fermais les yeux quelques secondes. Si je pouvais, je resterai ainsi toute ma vie, sans jamais me lasser. Je n’avais besoin de rien d’autre puisqu’en cet instant, j’avais tout ce dont on pouvait rêver pour le moment. Après quelques secondes, je me détachais à grands regrets de ses bras.

- Souhaites-tu que nous poursuivions notre balade ?

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MessageSujet: Re: Nos premières fois {pv: Mary Margaret   Lun 30 Déc - 19:34




Mary Margaret ♥ David









Nos premières fois


- Volontiers. Mais avant j’aimerai que l’on s’allonge quelques minutes.

Tel fut sa réponse à l’interrogation de Mary Margaret. Quelques secondes avant il se sentait presque totalement rasséréné accroupi tout près de la jeune femme, le visage mouillé et la tête un peu plus légère. Mais cela n’avait pas duré éternellement. Ce moment de répit perdura le temps où il resta près du sol. Toutefois quand la jolie brune prit ses mains dans les siennes et le fit se relever, un vertige le gagna instantanément. Il n’en laissa rien paraître et n’en souffla mot. David s’en serait voulu de causer encore davantage de soucis à la jeune femme, surtout pour si peu de chose et sachant qu’elle venait juste avant de se faire du mouron suite à son flash-back. De plus il fut très largement aidé par sa partenaire de ballade, même si elle devait surement ignorer sa participation à cette entreprise. Le fait qu’elle le prenne ainsi dans bras, lui avait permis d’avoir quelqu’un, un repère, à qui se rattacher, pour ne pas voir le sol se dérober sous ses pieds. C’était la deuxième fois aujourd’hui que miss Blanchard l’empêchait de tomber. Si elle n’était pas un ange gardien, elle était sur cette terre ce qui s’en rapprochait le plus pour lui.

Fermant les paupières, il rechercha désespérément et le plus rapidement possible à reprendre contenance et cela avant que Mary Margaret ne puisse s’apercevoir de quoique ce soit par elle-même. Il inspira lentement et longuement, et expira de la même façon. Il ne sentit qu’à peine ses jambes vaciller une fois qu’elles furent droites. Son rythme cardiaque sembla considérablement s’accélérer. Mais cela il pourrait toujours le mettre sur le compte des sentiments qu’il portait à l’institutrice, ce qui n’était pas faux, même si ce n’était pas l’entière cause de ce nouveau rythme. Pour rester à son contact il choisit de passer lui aussi ses mains dans le dos de la jeune femme, nouant en main temps ses deux mains ensemble pour avoir une meilleure prise. Il sentait d’ailleurs la jolie brune tout contre son torse, son cœur battait lui aussi la chamade, même si c’était à rythme nettement inférieur au sien. Il songea d’ailleurs que s’il sentait les pulsations cardiaque de sa bien-aimée, il devait en être de même de son côté, ce qu’il l’inquiétait un peu. David aurait d’ailleurs pu profiter davantage de cet instant s’il n’avait pas été préoccupé par le fait de retrouver un état normal le plus vite possible.

Elle resta un bon moment tout contre lui, ce que le desservit favorablement. Il put ainsi bien récupérer de ce malaise aussi étrange que soudain et quand il croisa à nouveau le regard de l’institutrice il lui sembla qu’il était presque entièrement remis. Toutefois pour plus de sécurité et pour profiter aussi plus avant de la compagnie de celle qu’il considérait comme sa moitié, il avait préféré lui répondre qu’il voulait s’allonger plutôt que de remarcher. David espérait ne pas avoir froissé la belle, ni avoir éveillé ainsi ses soupçons quant à son état. Il glissa sa main dans l’une des siennes et la conduisit vers le carré de verdure le plus proche d’eux. Le jeune homme lâcha ensuite la main de la demoiselle et s’allongea dans l’herbe, gardant les genoux plié vers le ciel. Il sentit immédiatement que cette nouvelle position était des plus bénéfiques pour lui et qu’il avait choisi là une bonne option. Il sourit en regardant le ciel clair et les quelques nuages blancs qui étaient suspendus au-dessus d’eux.

Gardant cette image à l’esprit il ferma à nouveau les yeux et respira lentement ce nouvel frais. Il choisit d’attendre sans rien dire de voir si Mary Margaret allait s’allonger à ses côtés, rester un peu à distance, s’asseoir… Le simple fait qu’elle soit là, le simple être encore un rêve, il ne savait pas encore exactement à quel moment il réaliserait que tout ceci était bien et bel réel. Mister Nolan était vraiment très chanceux et se devait être l’une des très rares fois où il pouvait ainsi profiter d’avoir une vrai pause de pur bonheur. Même s’il avait le sentiment qu’il ne savait pas grand-chose de l’amour, avec Mary Margaret il en découvrait énormément et cela très naturellement qui plus est. Cela s’était révélé vrai depuis leur toute première rencontre, son cœur s’était remis à battre et à présent il lui semblait que son cœur ne battait véritablement que quand elle était dans son champ d’horizon, sinon il n’était pas vraiment vivant. Etait-ce étrange de penser ainsi ? Etait-ce le contre coup de son flash-back ? Il y avait peu de chance pour que ce soit le cas… David espérait vraiment que la réciproque était vrai, même si elle n’éprouvait pas autant de sentiment que lui, l’importait était qu’elle tienne un tant soit peu à lui, cela lui suffisait largement. Après tout il avait du mal à comprendre qu’elle l’aime. Ou plutôt cette idée pouvait être concevable, mais pourquoi prenait-elle autant de risques ? Il avait déjà pu voir ce que l’opinion faisait et disait aux personnes qui ne se comportait pas comme on l’attend, comme par exemple une femme qui fréquente un homme marié.

- Je ne t’ai jamais demandé… pourquoi as-tu voulu être institutrice et infirmière bénévole ?

Spontanément cette question lui été venu à l’esprit et cela répondait parfaitement à sa nouvelle envie du moment : parler de tout sauf de son passé inconnu, de son flashback ou des problèmes qu’ils pourraient avoir à se fréquenter. En fait il avait surtout envie de discuter avec Mary Margaret pour mieux apprendre à al connaitre, il avait même envie de parler de tout et de rien, de rire, de passer un instant paisible, reposant. Ensuite après s’être ainsi relaxés et avoir bien conversés il l’enlèverait surement pour prolonger leur précédente balade vers une destination qui lui était pour le moment inconnue et qui le resterait peut-être jusqu’au tout dernier instant…



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MessageSujet: Re: Nos premières fois {pv: Mary Margaret   Jeu 9 Jan - 23:17


Voir David blanc comme un linge m’inquiétait d’avantage que ce que les gens pouvaient bien penser de nous deux s’ils nous voyaient. Je ne pouvais pas dire que cela m’importait peu parce que c’était faux, mais j’avais une tendance à m’inquiéter plus des autres que de moi-même. C’était sans aucun doute à cause de mon altruisme mais, je ne pouvais pas m’en empêcher. Pour le moment, seul l’homme qui se trouvait en face de moi importait. Alors tant pis si on nous voyait et tant pis si les gens jasaient, que grand bien leur face, moi, je me préoccupais de l’état de David dont les flashs back l’avaient secoué. J’ignorais combien de temps il lui faudrait pour reprendre ses esprits, mais je resterai avec lui jusqu’à ce qu’il soit totalement remis. En pensant qu’il allait un peu mieux, je l’avais aidé à se relever, mais je n’aurais peut-être pas dû car son équilibre ne dura pas très longtemps, remettant ainsi à un peu plus tard la suite de notre balade.

Je le laissais reprendre ses esprits tout en le tenant, même si j’avais conscience que s’il basculait, je réussirai difficilement à le garder sur ses deux pieds sans basculer avec lui. Bon, je n’étais pas une petite chose fragile non plus, mais il fallait bien se rendre à l’évidence. Légèrement serrée contre lui, j’essayais de rester calme pour ne pas lui demander toutes les trente secondes comment il se sentait. Si je me laissais faire, il serait vite saoulé et son état ne s’arrangerait pas. Soudain, je sentis son rythme cardiaque s’accélérer de façon assez impressionnante et quand je souhaitais me détacher de lui pour savoir s’il allait bien, il choisit ce moment-là pour passer ses mains dans mon dos, me maintenant contre lui. Je sentis ses mains se nouer derrière moi et je reposais docilement ma tête contre son torse. Je fermais les yeux, me concentrant sur les battements de son cœur qui étaient tout de même anormalement vite, mais je ne dis rien.

Quand je croisais à nouveau son regard, David sembla être revenu lui-même un sourire rassuré ses dessina sur mes lèvres. Mais quand je lui proposais de continuer notre petite balade, il m’exprima son désir d’aller s’allonger, je hochais la tête en signe d’assentiment. Qu’on reprenne notre balade de suite ou un peu plus tard, même si c’était pour rentrer. Du moment que j’étais à ses côtés, peu importait l’endroit où nous allions. Ce qui me chagrinait, c’était qu’une fois en ville, il nous faudrait nous afficher comme deux simples habitants, sans aucun lien. Ca allait être difficile de discuter avec lui comme s’il n’était qu’un patient de l’hôpital auprès duquel j’avais veillé des mois durant, mais j’y arriverai bien puisque c’était nécessaire jusqu’à ce que David ait exposé les choses à Kathryn. Pour cela, je lui laissais tout le temps dont il aurait besoin. Ce n’était pas du tout facile comme situation et je savais être patiente.

- Bien sur, tout ce que tu voudras !

Main dans la main, je le suivis jusqu’à ce qu’il s’arrête au niveau d’une étendue d’herbe sur laquelle il s’installa. Je m’assis à ses côtés tout en le regardant sourire pendant son regard était rivé au ciel. Finalement, je m’étendis à mon tour sur l’herbe et contemplais le ciel. Je ne dis rien. Je préférais ne pas briser le silence qui s’était installé car il était très loin d’être pesant. C’était comme si nous n’avions pas besoin de communiquer pour être l’un avec l’autre. Je trouvais cela apaisant. Malgré le ciel bleu, il y avait quelques nuages que je regardais passer, distinguant parfois des formes. Je résistais à l’envie de demander à David s’il voyait la même chose que moi quand je vis qu’il avait fermé les yeux. N’ayant nullement envie de l’embêter, je restais silencieuse, le laissant profiter de son moment avec lui-même. Je ne comptais pas du tout les minutes qui passaient et fus même surprise de l’entendre parler aussi vite.

Sa question me déstabilisa légèrement. Pourquoi avais-je souhaité devenir institutrice et bénévole ? C’était une excellente question. Je pris tout de même quelques secondes pour réfléchir à cela. C’était bien la première fois qu’on me demandait mes motivations. Une fois, Régina était venue me voir pour me demander depuis quand j’étais institutrice et je lui avais répondu que je l’étais depuis aussi loin que je puisse me souvenir. Ma réponse serait-elle différente cette fois ? Pas vraiment…

- Et bien… Je ne sais pas, je ne me suis jamais réellement posée la question… D’aussi loin que je me souvienne c’est ainsi… La seule chose qui change, c’est que je ne suis plus bénévole. Je suppose que si je suis institutrice c’est parce que j’adore les enfants et que je considère ceux de ma classe comme les miens, même si chaque soir, je les rends à leurs parents. Pour ce qui est du bénévolat et bien… aider les gens est un geste naturel chez-moi. Je n’arrive pas à me résoudre à laisser quelqu’un dans le besoin.

Les réponses me venaient facilement, en fin de compte et elles étaient sincères. J’adorai les enfants et j’avais toujours eu dans l’espoir qu’un jour, j’en aurais à moi. Il m’arrivait de m’occuper des jumeaux de Meghann quand elle voulait souffler un peu et je prenais réellement plaisir à le faire. Je n’en avais jamais assez. Cependant, je ne pouvais pas oublier cette sensation de manque qui m’avait envahi quand j’avais tenu la fille de ma meilleure amie dans mes bras. J’avais eu l’impression qu’il me manquait une part de moi-même et avec le temps, j’avais mis ça sur le compte du fait que j’avais toujours aspiré à devenir une maman. Parfois, le subconscient était assez complexe à comprendre. Je pris la main de David dans la mienne, tout en continuant d’observer le ciel.

- Le travail au refuge pour animaux te plait ? demandais-je à mon tour.

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MessageSujet: Re: Nos premières fois {pv: Mary Margaret   Mer 25 Juin - 18:39




Mary Margaret ♥ David









Nos premières fois

David apprécia grandement le fait que la jeune femme prenne le temps de réfléchir avant de s’exprimer sur la question. De son côté il écouta avec attention la réponse qu’elle lui délivra. Fouillant dans ses souvenirs, il chercha une image de Mary Margaret dans son rôle d’institutrice, devant une classe remplie d’élèves… il n’en avait aucune. Il ne pouvait donc que s’imaginer la scène et il songeait déjà qu’elle devait surement être une très bonne enseignante et qu’à ne pas en douter ses élèves devaient l’adorer. Le jeune homme prit note pour lui-même, d’aller un jour à la rencontre de la jolie brune dans sa salle de classe et de l’observer ainsi en cachette.

Il ne fut guère surprit quand la miss lui retourna ensuite sa question. David n’eut pas vraiment à réfléchir pour lui répondre. Ou plutôt il ne put s’empêcher de s’exprimer tel que sa pensée le lui dictée, sans qu’il ne puisse y apporter la moindre rectification. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’après s’être ainsi déclaré, il fut lui-même surprit par ce qu’il venait d’avouer. Comme si c’était autant une découverte pour lui, que pour elle :

- Oui soigner des animaux c’est sympa, même si je suis loin d’être un expert dans le domaine. Je pense qu’en fait… à bien y réfléchir… J’aimerai faire un métier où je puisse être utile aux autres. Comme toi avec les enfants de ta classe. Au fond de moi, je sens… qu’il faut que j’aide les autres. J’ai besoin de protéger ceux que j’aime, plus encore même… les personnes biens. Peut-être que moi : David Nolan, à me petite échelle d’homme je pourrai être utile aux autres… Se serait bien si je trouvai un métier qui me permettrait d’accomplir cela.

Gardant précieusement la main de la demoiselle dans la sienne, il se tourna sur le côté et la contempla avec un indéfectible sourire accroché au visage. Il sentait le vent les entourait, avec un courant d’air tiède et rassurant. Le jeune homme avait la sensation d’être dans une bulle, à l’abri des regards indiscrets, comme téléportés dans une autre dimension. Si seulement cela pouvait être possible… Avec son pouce il vent caresser doucement la paume de Mary Margaret, d’un mouvement répétitif, gage nouveau de l’affection et de la tendresse qu’il lui portait. En même temps il ne pouvait se retenir de la couver du regard, comme s’il souhaitait qu’à jamais elle reste dans son champ de vision, pour ne pas disparaitre de son horizon. Il se surprit une nouvelle fois en disant à voix basse cette proposition :

- Nous pourrions faire de ce lieu… celui de nos rendez-vous ?

Conscient de ce que cela sous-entendez, il ne fit pas pour autant machine arrière. Oui il allait tout révéler à Kathryn. Mais il faudrait du temps pour qu’il soit officiellement divorcé. Et lui dire qu’en attendant il resterait à distance d’elle, serait un mensonge. Il ne pourrait pas rester loin de Mary Margaret, la preuve en était cet instant présent. Il ne pourrait pas non plus s’afficher tout de suite avec la jeune femme au grand jour… Quoiqu’il en soit il décida en même temps qu’il respecterait la décision de la miss. Et qu’ainsi, si elle lui disait qu’elle préférait attendre qu’il soit libre, pour qu’ils soient ensemble… alors il le ferait… Se serait très probablement très difficile, mais si elle le souhaitait, alors il devait pourvoir lui prouver qu’il en était capable. Il se pencha au-dessus d’elle et vint déposer un léger baiser sur son front. Non, il n’essayait d’aucune manière de l’influencer dans sa décision. Au fond qu’avait-il à perdre, si ce n’est la seule femme qui faisait battre son cœur ? Il ne pourrait pas la perdre, impossible ! Elle était bien trop précieuse à ses yeux et il ferait bien trop attention à elle, pour qu’il puisse lui arriver quoique ce soit à l’avenir. Et cela qu’elle soit loin ou près de lui. Et si par malheur il lui arrivait quelque chose, il était certain qu’il braverait tous les dangers et les obstacles, pour qu’à jamais elle reste heureuse et radieuse comme elle pouvait l’être à cet instant précis.




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MessageSujet: Re: Nos premières fois {pv: Mary Margaret   Ven 4 Juil - 22:50


En répondant à la question de David sur le pourquoi de mon choix d’être institutrice ainsi qu’infirmière bénévole, je me rendais compte que je n’avais pas souvenir d’avoir un jour choisi cette voie. En fait, aussi loin que je pouvais me souvenir, j’enseignais aux enfants et pendant mon temps libre, je m’occupais des malades à l’hôpital. Tout le reste était flou. Pourtant, je n’avais que vingt-cinq ans et j’avais l’impression d’avoir la mémoire d’une femme de quatre-vingt ans souffrant d’Alzheimer au passage. C’était vraiment très étrange ! Un peu comme le fait que David n’arrivait pas à se souvenir de son passé… Enfin, ça c’était moins étrange que mon cas. Combien d’amnésique ne se souvenait jamais de leur passé ? Beaucoup, sans aucun doute. Je n’en savais rien. Mais en ce qui me concernait, devais-je m’inquiéter ? Peut-être bien. Et pourtant, cela me semblait normal, d’une certaine façon. Enfin, je n’avais pas spécialement envie de réfléchir de trop sur mon cas personnel alors que je me trouvais en compagnie de David. Je n’avais pas envie de perdre mon temps à réfléchir sur ça alors que je me trouvais en compagnie de David. Je préférais savourer chaque instant en sa compagnie.

Je lui retournais la question, souhaitant savoir comment les choses se déroulaient au refuge pour animaux. J’étais contente qu’il ait pu trouver un travail rapidement. Cela montrait qu’il avait envie d’avancer dans sa vie malgré le fait qu’il lui manquait des souvenirs. Pour cela, j’étais fière de lui. Qui ne le serait pas ? Je n’avais malheureusement pas pu lui exprimer cette fierté un peu plus tôt car Régina nous empêchait d’être ensemble et elle me sautait presque dessus à chaque fois que David et moi nous nous croisions et nous saluions. Il n’y avait pourtant rien de mal à dire « bonjour » à une personne, et pourtant, la Maire de cette ville voyait cela comme une menace. Je la trouvais profondément exaspérante, mais je ne pouvais rien contre elle. Face à Régina Mills, je n’étais pas grand-chose. Enfin, je ne souhaitais pas penser à elle, non plus. Là, j’étais avec David et absolument rien ne semblait pouvoir nous empêcher d’être ensemble. L’instant était parfait, malgré les moments d’étourdissement de David provoqués par cette recherche de souvenirs. J’écoutais donc sa réponse qui fut assez surprenante, je devais en convenir. D’ailleurs, j’en avais même arqué un sourcil.

- Je suis sure que tu trouveras un jour le travail qui te conviendra parfaitement, répondis-je. En attendant, je suis tout aussi certaine que tu fais du bon boulot avec les animaux. Dis-toi qu’au lieu d’être utile pour les gens, tu es utile pour les animaux qui ont aussi besoin d’aide. Et puis, il faut bien commencer par quelque chose, n’est-ce pas ?

Si le poste de shérif de la ville n’était pas occupé par Emma en cet instant, j’aurais immédiatement fait la suggestion à David afin qu’il tente sa chance. Travaillé dans la police était un bon moyen d’aider les gens, de leur être utile parce que dans un sens on essayait de faire régner la paix entre les habitants de Storybrooke, bien que nous n’ayons pas forcément de très grands malfrats dans notre ville. Je serrais légèrement la main de David dans la mienne afin de lui montrer qu’il ne fallait pas qu’il s’inquiète et qu’un jour, il ferait ce pour quoi il était fait. Moi, j’avais trouvé le bon emploi parce que je ne ressentais pas le moins du monde l’envie d’en changer. J’aimais chacun de mes enfants et je me voyais très mal leur annoncer que je cessais d’être leur institutrice. Je réfléchis quelques instants avant de finalement ajouter :

- Et si… Il ne cherche personne au commissariat ? demandais-je. Ou alors être pompier ?

Je ne voulais pas forcément le convaincre à changer de travail, mais c’était les deux métiers qui m’étaient venus en tête qui pourraient correspondre à ce qu’il souhaitait. Maintenant, libre à lui de faire ce dont il avait envie. Quoi qu’il fasse, j’étais certaine que je serais orgueilleuse dans tous les cas. Voyez ceci comme étant une conséquence des sentiments que j’affectionnais pour lui. Le regardant, je me rendis compte qu’il me regardait et j’adorais la façon dont il le faisait. Je ne pouvais pas m’empêcher de sourire. Il me rendait heureuse comme jamais. Et si les choses se faisaient comme David m’en avait parlé, un jour, nous n’aurions plus besoin de nous cacher pour être ensemble. Le voir de façon clandestine ne me dérangeait en aucune façon, mais j’avais envie de crier mon bonheur au monde entier, si bien que je ne désespérais qu’un jour cela se produise. Je n’avais plus envie d’être défaitiste. Si David me promettait que nous pourrons être ensemble, alors j’y croyais. En sentant la caresse de ses doigts sur la paume de ma main, un léger frisson me parcourut. L’instant était vraiment parfait ! Je ne pouvais que prier pour que personne ne vienne nous déranger.

Mon sourire s’agrandit lorsque David proposa de faire de ce lieu celui de nos rendez-vous. Comment dire non à une telle proposition ? La perspective de le revoir très bientôt me faisait trépigner d’impatience. J’étais prête à accepter n’importe quoi venant de lui du moment que nous pouvions être ensemble. C’était la seule chose qui importait. Et le jour où David serait officiellement séparé de Kathryn plus rien ne nous empêcherait d’être ensemble. Fallait-il réellement attendre qu’ils soient divorcés ? Je doutais avoir la patience d’attendre jusqu’à ce jour… Un divorce prenait énormément de temps. Je voulais bien être patiente, mais il ne fallait pas trop pousser non plus… Enfin, mieux valait aussi ne pas précipiter les choses non plus. Elles se feraient à leur rythme. J’étais prête à attendre.

- Bien sur que nous pouvons. Qu’est-ce qui nous empêcherait ?

A cette question, la réponse se fit naturellement dans ma tête et elle avait pour prénom celui de Régina. Sauf que cette fois-ci, je ne comptais pas la laisser faire. Mes paupières se fermèrent lorsque ses lèvres vinrent se poser sur mon front. Un léger soupire s’échappa de mes lèvres. Je lâchais sa main pour venir me lover contre lui, passant mes mains dans son dos. Je posais ma tête contre son torse, l’oreille collée là où se trouvait son cœur que j’entendais battre. J’adorais entendre les palpitations de son cœur. Puis je relevais la tête vers lui et demandais afin de connaître son point de vue :

- Mais ce sera pour combien de temps ?

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MessageSujet: Re: Nos premières fois {pv: Mary Margaret   Dim 20 Juil - 0:47




Mary Margaret ♥ David









Nos premières fois

Il n’avait tué personne jusqu’à présent… Du moins au refuge, il avait jusqu’alors réussit à garder en vie les animaux qui lui était confié ou qu’il avait de lui-même ramené. Il avait su les choyer, les nourrir, être attentionné… il avait su prendre soin d’eux. Mais les animaux et les êtres humains ce n’était vraiment le même niveau d’exigence ! Au fond de lui David Nolan s’en sentait capable, oui il pourrait s’occuper de personnes, les épauler, les guider, les protéger envers et contre tous. Auprès de Mary Margaret il sentait que son cœur avait beaucoup d’amour à donner. Et cela de différentes manière, il aimerait des amis, des enfants, peut-être même un jour qu’il aurait les siens, il aimerait même à un tout autre niveau les inconnus. Mais en tout cas il ne pourrait jamais ressentir l’amour inconditionnel qui le submergeait pour la jolie brune qui était à ses côtés, pour une autre personne qu’elle. Celui-là était particulier, à la limite du descriptible, il paraissait si pur et si magique, que si David ne pouvait pas le toucher du bout de ses doigts ou de ses lèvres, il le croirait facilement irréel.

L’écoutant d’une oreille toujours aussi attentive, il répondit par l’affirmative à sa question d’un mouvement de la tête. Oui il fallait un début à tout histoire, c’était un excellent début qu’il venait de prendre depuis son réveil dans cet hôpital de Storybrooke et il sentait que la suite pouvait être tout aussi belle s’il s’en donnait les moyens ! Il sentit la main de la jeune femme resserrer son emprise sur la sienne, un geste d’affection évident auquel il répondit par un chaleureux sourire et un doux baiser sur sa joue. Il écouta ses propositions, les considérant chacune dans toute leur perspective. En fait les deux idées lui plaisaient, même s’il ignorait si dans la réalité de ces métiers il serait à la hauteur ou non des exigences qu’on lui fixerait.

- Policier ou pompier, j’avoue que les deux idées me plaisent… je me renseignerais. En tout cas, toi, tu dois aimer les hommes en uniforme, non ?

Il lança sa dernière réplique non sans dissimuler un petit rire et avec une voix d’un ton l’air légèrement enjôleur. Après tout, c’était elle qui lui avait tendu la perche en énonçant deux professions dans lequel il fallait porter un uniforme, pour qui un certain effet n’était pas à négliger chez la gente féminine. Une nouvelle fois la jeune femme accéda positivement à sa requête, acceptant de faire de ce lieu, l’un de leur point de rencontre. Il aurait aimé lui répliquer : « Rien ne leur empêcherait, en effet » mais un simple échange de regard suffit pour qu’ils se comprennent. Mary Margaret semblait de ne pas vouloir se séparer de lui en tout cas pas pour le moment et cela pour le plus grand plaisir du jeune homme. Elle vint se lova tendrement contre son torse, blottissant sa tête sur son cœur. Un instant Charmant inspira le parfum de sa chevelure et cala la tête de la demoiselle sous son cou. Puis celle-ci se libéra pour le regarder à nouveau et lui poser une nouvelle question. La réponse ne se fit pas attendre, il répliqua le plus naturellement du monde :

- Pour toujours. Tant que nous vivrons et que nous serons ensemble, nous pourrons nous retrouver ici ou ailleurs. Mais à mes yeux cet endroit aura une importance particulière à d’autres.

David ne le savait pas, mais c’était précisément ici dans une autre vie dont ils avaient oublié l’existence qu’il lui avait fait sa demande en mariage. A Storybrooke la mer était bien plus reculé et réduite qu’elle ne l’était au pays des contes et ici ils étaient près d’une petite rivière alors qu’avant Charmant se tenait à genou devant Snow, près d’une immense étendue d’eau. Le jeune homme passa ses doigts sur les cheveux courts de la jeune femme, commençant sa caresse du haut de tête pour venir terminer sa glissade dans le creux de sa nuque. Il renouvela ce geste lentement, plusieurs fois, tout en respirant calmement, sans bruit et il compléta :

- Dès demain j’irai voir Régina et je demanderai à avoir les papiers du divorce !

Il avait lâché cette annonce d’une voix déterminé mais sans colère, ni peur, comme si c’était quelque chose de logique, de normal et d’absolument… banal. Pas comme s’il venait de lui dire : « Je passerai prendre les croissants chez le boulanger demain matin chérie. », mais presque.

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MessageSujet: Re: Nos premières fois {pv: Mary Margaret   Jeu 24 Juil - 22:34
Sincèrement, j’étais heureuse pour David qui ait pu se construire une vie tout en aillant un travail. Même s’il travaillait au refuse pour animaux, c’était mieux que rien. Je pouvais comprendre qu’il ressente le besoin d’être utile pour les autres, mais s’occuper des animaux, comme il le faisait au refuge, c’était aussi se rendre utile. Ces animaux-là avaient besoin de ceux qui y travaillaient. Je voulais qu’il comprenne cela avant de lui proposer les différents emplois qui pourraient répondre à ses attentes. Enfin, dans l’immédiat, je n’en voyais que deux : travailler en tant que pompier ou alors à la police. Si Emma n’avait pas été élu Shérif de la ville, le poste aurait sans aucun doute continué à être vacant, du coup, il fallait voir si un poste était libre ou pas du tout. Mais en attendant, je tenais à ce que David soit malgré tout fier du travail qu’on lui avait proposé, surtout aussi rapidement. Emma avait été sans travail pendant un petit moment avant que Graham ne décède brusquement…

J’étais contente qu’il accepte de prendre le temps de se renseigner sur les deux possibilités que je lui avais émises. Comme quoi, je n’avais pas que des mauvaises idées. Et puis, j’étais certaine que s’il y avait moyen pour lui d’intégrer l’un ou l’autre, il y arriverait et ferait un excellent coéquipier. J’avais l’impression que je pouvais difficilement me tromper sur David. Ce qui était assez étrange étant donné que j’étais certaine qu’il me restait des tonnes de choses à apprendre sur lui. Mais c’était tant mieux, non, si j’arrivais à le cerner assez rapidement ? Cela voulait dire qu’il y avait quelque chose entre nous, quelque chose d’assez puissant pour qu’on se comprenne aisément, non ? Cependant, il y avait une chose à laquelle je ne m’attendais pas du tout : c’était la suite des paroles de David. J’eus un moment de bug avant de sentir mes joues s’empourprer automatiquement. Si je m’attendais à une question comme celle-ci juste en discutant de métier…

- Quoi ? N… non ! Non, pas… pas du tout ! cafouillais-je tant bien que mal. C’était simplement des idées… Comme ça !

Puis bien évidemment, il fallut qu’il se mette à rire, ce qui me mit encore plus mal à la l’aise. Je baissais la tête pour dissimuler un peu les rougeurs de mes joues. Pourquoi est-ce que dès qu’on parlait de pompier ou de policier, on se retrouvait souvent avec cette réplique de l’uniforme. C’était lui qui voulait servir la noble cause, pas moi. Et puis, en attendant, il travaillait toujours au refuge animalier, donc rien à voir avec l’uniforme. Je tentais de calmer les rougeurs de mes joues afin de ne pas devenir trop cramoisie non plus. Me voilà bien, moi maintenant avec mes joues aussi rouge que des tomates ! J’essayais de me calmer pendant que David me demandait si nous pouvions faire de ce lieu notre lieu de rendez-vous. Je n’avais pas mis très longtemps à répondre positivement à sa demande. J’étais incapable de lui refuser quoi que ce soit. Je tenais tellement à lui que j’étais capable de tout lui céder, même le pire des caprices…

Après ma courte réponse, je vins me lover contre lui, passant mes bras dans son dos pour m’agripper légèrement à sa veste. Posant mon oreille au niveau de son cœur, j’entendais celui-ci battre. Je sentis son menton se poser sur le sommet de ma tête. Cela ne me gêna pas, je restais ainsi posée contre lui. Après quelques secondes ainsi posée contre lui, je relevais la tête, me détachant très légèrement de David pour lui demander pour combien de temps cet endroit serait notre lieu de rendez-vous. Sa réponse me fit tout d’abord arquer un sourcil puis je compris où il voulait en venir. Oui, cet endroit ferait un excellent lieu de rendez-vous pour nos jours à venir, pour les jours où nous serons ensemble. Je hochais donc la tête en nous imaginant dans soixante-dix ans venant nous promener par ici. Rien qu’à cette pensée, je ne pus m’empêcher de rire. Cette vision était assez comique quand on regardait bien, mais c’était ainsi que je voyais notre vie future en fait.

Un léger frisson me parcourut quand David passa ses doigts dans mes cheveux jusqu’à ma nuque. Un sourire niais se dessina sur mes lèvres. J’adorais ce genre de contact lorsque ça venait de lui. Je doutais qu’un jour je m’en lasserais de ce genre de contacte. Automatiquement, mes yeux s’écarquillèrent à l’annonce brute du fait qu’il irait chercher les papiers du divorce. Je ne m’y attendais pas. Enfin si, il l’avait dit, mais je ne m’attendais pas à ce que ça se fasse aussi rapidement. Du coup, j’eus un petit moment d’absence que je fis passer en battant deux ou trois fois des paupières afin de me reconnecter à la réalité.

- Tu… Tu es sûr que ça sera suffisant comme temps pour Kathryn d’accepter cette idée ? demandais-je. Non pas que cela ne m’enchante pas, hein ? Mais un divorce c’est tout de même une chose délicate donc…

Je pris une inspiration, essayant de ne pas trop m’embrouiller le cerveau. D’accord, c’était une sacrée nouvelle, mais quand même. David était sans aucun doute plus à même de savoir comment faire pour gérer cela avec sa femme. Du peu que je connaissais Kathryn, je savais qu’elle était plutôt gentille, mais elle avait eu la mauvaise influence de Regina alors du coup, on ne pouvait pas vraiment dire qu’elle avait été bien conseillée…

- Du coup, combien de temps devrons-nous nous cacher exactement ?

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MessageSujet: Re: Nos premières fois {pv: Mary Margaret   Lun 28 Juil - 23:54




Mary Margaret ♥ David









Nos premières fois

Qu’est-ce qu’elle était mignonne ! La miss l’était au naturel, mais là, en rougissant de la sorte elle le devenait encore plus, c’était tout bonnement irrésistible ! C’était déjà un fait indéniable, c’était aussi l’une des raisons qui fit qu’il craqua immédiatement dès le premier regard. Pour lui, il s’agissait de son réveil à l’hôpital et quand elle se présenta comme étant une infirmière qui veillait à ses soins pour son bon rétablissement. Ça aurait pu être quand elle l’avait réanimé en retrouvant sa trace non loin d’ici, dans le courant de la rivière… si seulement il lui restait une trace de ce souvenir dans sa mémoire. Des témoins de la scène le lui avaient raconté et il s’en était senti d’autant plus redevable envers l’infirmière. C’était d’ailleurs parce qu’il l’aimait, qu’il souhaitait la protéger et faire pour elle ce qu’elle avait pu faire pour lui… qu’il se détestait. Du moins d’une certaine façon. Il n’aimait pas la position inconfortable dans laquelle il était en train de mettre l’institutrice, elle ne méritait pas ce sort là. Alors oui, il voulait presser les choses, faire en sorte que Mary Margaret n’est pas à être et à rester sa maitresse, qu’il puisse au plus vite être divorcé et se montrer au grand jour au bras de celle qu’il avait toujours aimé.

Après lui avoir répondu qu’il souhaitait que ce lieu demeure pour toujours l’un de leur lieu de rendez-vous, il observa suite à un court instant de silence, la jeune femme s’esclaffer de joie. David ne parut pas surpris de cette réaction, pressentant qu’elle avait compris ce qu’il avait sous-entendu par sa réplique. Et donc ainsi, elle était joyeuse à l’idée de pouvoir bâtir une vie entière à ses côtés. Arrivé à cette conclusion un large sourire vint éclairer d’une nouvelle lumière le visage du jeune homme.

Quand, aussi vif que l’éclair, David Nolan décréta qu’il se rendrait à la mairie le lendemain pour s’occuper de son divorce, un silence profond s’installa autour d’eux. Le jeune homme ne chercha pas à le briser d’une quelconque façon il préférait laisser à Mary Margaret le temps d’assimiler la nouvelle. Plus que surprise, elle parut décontenancée par la nouvelle, comme si c’était trop rapide… N’importe qui aurait pu ensuite s’interroger sur les raisons de ce changement de comportement en se demandant surtout si elle était prête à s’afficher avec lui aussi rapidement. Mais David soupçonnait que l’inquiétude de la demoiselle ne se trouvait pas à ce niveau-là. Aussi il lui exposa clairement et en détail tout son plan et son argumentaire :

- J’en parlerai peut-être ce soir à Kathryn, selon l’humeur dans laquelle elle sera disposée. Ou sinon je lui en parlerai seulement demain. J’ai dit que demain j’irai réclamer les papiers. Je pense qu’ainsi ça nous permettra, de mieux discuter de toutes les modalités que cette démarche comprend. Il faut que tu saches aussi que je n’ai pas l’intention de lui mentir pour obtenir ce que je désire. M’autorises-tu à lui parler de nous deux ?

Il avait bien d’autres choses à ajouter, mais pour le moment il préféra s’arrêter à cette interrogation qui devait déjà réclamer à elle seule une bonne dose de réflexion de la part de la jolie brune. Ensuite il lui dévoilerait les raisons qu’il avait prévu d’exposer à sa femme qui l’avait amené à vouloir entamer cette procédure. Et si Mary Margaret, son amour pour elle, faisait partie de ses raisons, il n’en demeurait pour autant pas l’unique cause ! Il y en avait bien d’autres, certaines même qui lui étaient venues avant de développer des sentiments forts pour son infirmière. Mais David devait savoir si l’institutrice était prête à assumer ce nouveau rôle, tout aussi déplaisant que le précédent qu’il lui avait dépeint. Après celui d’amante secrète, voilà qu’il lui proposait celui de femme qui vole un mari et qui ne s’en cache pas. Le jeune homme ignorait aussi si Mary Margaret voulait tout connaitre, si elle désirait sincèrement savoir tout ce que son cher et tendre dirait à sa femme actuelle. L’honnêteté faisait partie intégrante de sa personnalité, mais il y avait des limites à son étalage. L’acceptation et les sentiments des autres composaient ses limites. Si la jolie brune pouvait tout entendre, être forte, alors il lui parlerait à cœur ouvert. Mais si elle préférait qu’il tourne cette page de sa vie sans qu’elle en sache les détails, il le comprendrait et l’accepterait tout aussi bien.

La question qu’elle lui asséna ensuite ressembla à une autre qu’elle avait exprimé un peu plus tôt. Elle était visiblement inquiète et l’ex-prince avait le sentiment que même avec la plus douce des étreintes il ne pourrait réduire ses incertitudes. David décolla sa tête de celle de son aimée et passa un bras autour de sa taille, en laissant reposer son avant-bras sur son ventre. Puis il la contempla un long moment la prunelle de ses yeux, établissant une nouvelle connexion avec son regard. Sans prendre la peine d’inspirer à nouveau il lâcha dans un long souffle, qui trahissait sa tristesse à devoir faire cette annonce :

- Je l’ignore.

Un long silence suivit cette déclaration, pendant lequel il battit seulement un peu des paupières. Sinon tout le reste de son corps demeura tendu. Une nouvelle fois il fit part de ses pensées à Mary Margaret, sans aucune censure, ni calcul préalable :

- Cela dépendra de la tolérance et de la compréhension dont fera preuve Kathryn. Je suppose aussi que divorcer doit être tout un processus administratif plus ou moins complexe et donc plus ou moins long. Après tout ce n’est que ma première expérience en le domaine. Je n’ai même pas le souvenir de m’être marié un jour…



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MessageSujet: Re: Nos premières fois {pv: Mary Margaret   Mar 5 Aoû - 11:25
Aussi étrange que cela puisse paraître, j’avais toujours trouvé David intriguant, même dans son profond sommeil. Il avait toujours ce je-ne-sais-quoi qui m’avait poussé à m’occuper de lui lorsqu’il était encore inconscient. Je n’arrivais malheureusement pas à l’expliquer et je doutais pouvoir avoir un jour une explication, mais cela m’importait peu étant donné qu’aujourd’hui, il était prêt de moi et il semblerait que notre nouvelle proximité dure dans le temps. J’en étais la femme la plus heureuse car c’était précisément ce que je souhaitais. D’aussi loin que je pouvais me souvenir, j’avais toujours attendu l’Amour avec un grand A, celui qui faisait rêver, celui qui donnait des papillons dans le ventre, celui qui durait éternellement. David représentait tout cela. J’étais certaine que jamais je ne pourrais ressentir des sentiments aussi forts pour quelqu’un d’autre. C’était ce qui le rendait unique à mes yeux.

Je n’avais pas pu m’empêcher de rougir lorsqu’il fit sa remarque à propos des uniformes. Je n’y avais vraiment pas pensé une seule seconde en lui proposant travailler avec Emma ou en devenant pompier. Etait-ce donc un fantasme bafoué ? Je ne le pensais pas, mais je rougis malgré tout. Sur ce coup-là, David pouvait être fier de lui ! Il avait réussi à me faire monter le rouge aux joues. C’était la première fois que je tombais amoureuse de quelqu’un et par conséquent, ce genre de chose me faisait rougir presqu’aussitôt. C’était sans aucun doute des réactions d’adolescente, mais cela ne semblait pas déranger David outre mesure. En fait, il ne cessait de sourire et du coup, je souriais aussi. Oui, s’il y avait une chose dont j’étais certaine, c’était de mon choix sur la personne à qui je souhaitais offrir mon cœur. David était un excellent choix, j’étais certaine qu’il me le rendrait parfaitement bien malgré la période de doute qui l’avait habitée pendant un temps.

C’était avec moi qu’il souhaitait faire sa vie et je ne pouvais qu’en être honorée. Sincèrement, je me sentais remplie d’orgueil qu’il me désire moi et pas une autre. Mais lui étant marié, il était certain que les choses n’iront pas aussi aisément. Je doutais que le problème viendrait de Kathryn, même si je me mettais à sa place et je me doutais qu’elle prendrait un sacré coup à l’annonce du divorce. Non, le problème viendrait de Regina qui posait déjà problème en fait. Elle refusait que David et moi nous parlions. Et à qui s’en prenait-elle quand cela arrivait ? Et bien à moi… C’était moi la croqueuse d’homme à ses yeux. Pour elle, David ne serait pas sorti du « droit chemin » si je n’avais pas tout fait pour, alors que je n’avais rien fait. L’amour m’était tombé dessus sans que je ne demande rien. C’était un sentiment qu’on ne contrôlait pas, on se subissait. Parfois on en souffrait, parfois pas. Actuellement, je n’en souffrais plus.

David souhaitait que cet endroit devienne notre point de rendez-vous, chose que j’acceptais sans mal. Pourquoi aurais-je dit non ? N’importe quel couple avait son endroit à lui, non ? Ou sa chanson à lui ? Pourquoi est-ce que pour David et moi ce serait différent ? Cependant, je ne m’attendais pas à ce qu’il m’annonce de but en blanc qu’il irait dès le lendemain pour chercher les papiers du divorce. Je restais interdite quelques instants avant de demander si ce n’était pas un peu trop rapide pour Kathryn. Cette nouvelle allait un peu tomber comme un cheveu sur la soupe, dans leur ménage, du coup, je voulais d’abord savoir si David était sur de lui sur cette démarche là, et il semblait bien l’être. Lorsqu’il parla de l’humeur de sa femme, je ne pus retenir une légère grimace. Est-ce que ça allait si mal que ça entre eux ? Néanmoins, je hochais la tête, lui signalant ainsi que j’avais compris pourquoi il souhaitait faire ainsi et pas autrement. Par contre, je fus de nouveau surprise qu’il souhaite parler de nous.

- Et bien… je suppose que oui, je suis d’accord, répondis-je après quelques petites secondes de réflexion. Autant être honnête avec lui, n’est-ce pas ? Tout le monde saura que nous sommes ensemble lorsque ce divorce aura lieu donc autant qu’elle l’apprenne de ta propre bouche plutôt que de celles des autres.

L’honnêteté était nécessaire. Il fallait vraiment que David soit honnête car s’il ne l’était pas, il risquait d’avoir encore plus de problème et je serais mêlée à ça. Cela me retomberait bien évidemment dessus, mais tant pis. Du moment que je pouvais être avec l’homme que j’aimais, le reste m’importait peu. Je ne comptais pas cacher très longtemps ce que je ressentais pour lui. Enfin… Selon Emma, cela se voyait comme le nez au milieu de la figure, mais ça, c’était encore autre chose ! Je n’étais pas douée pour cacher mes sentiments. Ca se voyait tout de suite. J’étais une piètre actrice. Mais il m’était déjà arrivé de mentir et mon mensonge était passé comme une lettre à la poste. Comme quoi, ça dépendait un peu de certaine chose. Je ne pouvais pas nier être contente que David quitte sa femme pour commencer une histoire avec moi. En même temps, il faudrait être bête pour ne pas être content. Mais j’étais aussi consciente que pour l’instant, il faudrait qu’on reste discret et ne pas s’afficher ensemble. Néanmoins, combien de temps est-ce que cela allait durer ? C’était ce que je voulais savoir.

Son bras autour de ma taille, David me fixait, cherchant une réponse à m’offrir. J’attendis patiemment. C’était tout de même une situation délicate dans laquelle nous nous trouvions, là, mais c’était quand même mon droit de poser certaines questions, de savoir un peu où est-ce que j’allais. Je ne demandais pas de réponse forcément exacte, mais une piste, un avant-gout de tout ce que cela pourrait être. Mon regard plongé dans le vert des yeux de David, j’attendais, tranquillement et la réponse tomba : il n’en savait rien. Le timbre de sa voix se refléta légèrement sur mon visage. L’un comme l’autre nous ne savions pas quand est-ce que cette situation de relation secrète durerait. Mais je ne pouvais pas en vouloir à l’homme que j’aimais de ne pas savoir quand viendrait le moment de nous exposer au grand jour. Je supposais qu’il faudrait attendre le bon moment, voilà tout. Je n’avais aucun besoin de répondre quelque chose à ça. Ma réponse se voyait comme le nez au milieu de la figure, dixit Emma Swan.

Contre moi, je sentais le corps de David tendu, si bien que je ne pus m’empêcher de frotter légèrement son dos de mes mains, dans un espoir qu’il se détende un peu. C’était certes une situation difficile, mais elle n’était pas insurmontable. Nous ferions face, j’en étais certaine. J’avais l’étrange sentiment qu’ensemble, nous pourrions affronter tout et n’importe quoi sans qu’on ne se retrouve éternellement séparé. C’était un sentiment assez étrange car cela ne faisait pas beaucoup de temps que nous nous connaissions, mais c’était la première fois que je me sentais aussi sure à propos d’une personne. Etait-ce cela que nous appelions une âme sœur ? David rompit le silence qui s’était installé entre nous. Ce silence n’était en rien pesant, mais il reflétait malgré tout une certaine tristesse que nous ne pouvions pas dissimuler. C’était beaucoup plus fort que nous. A nouveau, je hochais la tête pour montrer à David qu’encore une fois, j’étais d’accord avec lui.

- Je ne peux malheureusement pas t’aider pour Kathryn… Mais il est vrai qu’un divorce peut durer dans la longueur. Cependant, aucune loi n’interdit les deux futurs séparés de fréquenter quelqu’un d’autre alors… Si tu te sens prêt à t’afficher avec moi une fois que la procédure de divorce sera lancée, nous le ferons. Et si ce n’est pas le cas, nous pourrons attendre, sans aucun souci.

Je lui offris un sourire d’encouragement pour lui montrer que j’étais toujours là, et que je serais également là pour l’épauler durant cette nouvelle épreuve qui s’offrait à lui. C’était quand même un moment difficile à passer. Surtout qu’on ne savait pas comment Kathryn allait réagir à cette « nouvelle ». Malgré tout, j’étais triste pour David qu’il ne se souvienne pas de son passé. Normalement, le jour de son mariage était censé être le plus beau jour dans la vie de quelqu’un, après la naissance d’un enfant qui à mon sens devait être un jour merveilleux, mais ne pas s’en souvenir, ça devait tout de même être dur. Quand je me mettais à la place de Kathryn, je pouvais assez aisément imaginer le mal être qui devait l’habiter en sachant que son propre mari, l’homme qu’on est censé aimer de toute son âme, ne se souvient pas d’elle ni de tout ce qui a été construit ensemble. Je la plaignais vraiment. Si j’avais été à sa place, je serais surement entrée en dépression…

- Que souhaites-tu faire à présent ? demandais-je.

Le temps avait filé à une vitesse folle et je soupçonnais que cela fasse plusieurs heures à présent que nous étions ensemble entrain de nous promener. Personnellement, cela ne me dérangerait absolument pas de passer un peu plus de temps en compagnie de David, après tout, je n’étais pas attendue chez moi. Enfin, si, Emma vivait avec moi, mais son poste de Shérif lui prenait beaucoup de son temps et je ne la voyais pas beaucoup le soir.

_________________________

 
I make a mistake

   

« I thought we were doing something brave for our child. And we were brave… but we weren’t king. We were selfish. If anything, we are not heroes anymore… »© Eöl
 
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MessageSujet: Re: Nos premières fois {pv: Mary Margaret   Lun 18 Aoû - 17:37




Mary Margaret ♥ David









Nos premières fois

Etait-ce rapide de vouloir divorcer si vite ? Etait-ce insensé de vouloir accéder au bonheur alors qu’il lui était ainsi à portée de main ? David ne trouvait pas que c’était un projet fou, ni irréfléchi, ni trop rapide. Il fallait aussi se mettre à sa place. Il c’était réveillé à l’hôpital sans aucun souvenir, comme s’il venait de naître ou presque. Le jeune homme avait déjà la bague s’en savoir ce que cela pouvait bien signifier. En même temps qu’on lui expliquer ce qu’était le mariage, on lui annoncé qu’il était déjà marié, avec une femme dont il ignorait tout, jusqu’à l’apparence, le prénom, ses goûts… On lui disait que le mariage était l’union de deux personnes qui s’aiment et qui vivraient ensemble jusqu’à ce que la mort les sépare et en même temps il ignorait ce qu’était le fait d’aimer. Ce sentiment il n’avait pu en faire l’expérience qu’auprès de Mary Margaret. Avait-il choisi de tomber amoureux, d’une autre personne qui n’était pas sa femme ? Non, bien sûr que non. Alors il avait dû choisir entre une vie qu’on avait choisie pour lui et sans lui et entre ce que son cœur lui dictait, qui était de son fait. Pour David il lui avait suffi de saisir un peu ce qu’était d’être humain, d’avoir une part d’humanité, de ressentir des émotions, pour comprendre qu’il devait suivre sa propre voie. Car oui il n’était pas un pantin, il était le seul maître de sa destinée et il en ferait ce que bon lui semblait !

L’ancien amnésique recouvrirait surement peu à peu la mémoire d’une vie qu’il avait pu avoir, mais il ne le ferait qu’en étant bien à présent ! Il ne pouvait pas y avoir de meilleure place qu’auprès de l’enseignante il en était convaincu. David hocha de la tête quand elle lui signifia son accord pour dire toute la vérité à Kathryn. Mary Margaret était une femme compréhensive et qui partageait aussi le sens de l’honnêteté et ses valeurs. Il était heureux de pouvoir découvrir ses nouvelles qualités chez sa partenaire.

Une sorte de tension c’était glissé dans le corps du jeune homme, sans que celui-ci ne la détecte réellement et ne cherche à lutter contre elle. Il ne pouvait rien offrir d’autre à Mary Margaret, pour toute réponse, que son incertitude concernant la durée de cette relation cachée. La jeune femme parut détecta son changement chez son partenaire et elle y porta avec rapidité et efficacité un remède. On aurait pu se dire qu’il s’agissait là d’un geste professionnel digne d’une infirmière. Mais David y voyait plutôt là l’expression de la forte complicité qui existait entre eux. Les cercles invisibles qu’elle dessinait dans son dos lui faisaient le plus grand bien et il n’eut aucun mal à se détendre.

Dans les paroles que l’institutrice lui prodigua, un passage attira plus particulièrement son attention. Il se le remémora d’ailleurs par la pensée : « aucune loi n’interdit les deux futurs séparés de fréquenter quelqu’un d’autre ». Voilà une excellente nouvelle, pour être très concrètement dans une situation de ce genre, il songea alors que les lois de ce pays devaient être bien faites. Un sourire marqua son soulagement en apprenant cela. Ainsi il ne rendrait pas Mary Margaret criminelle de quoi que ce soit en s’affichant avec elle une fois la procédure de divorce entamée. C’était tout ce qui importait à ses yeux, il s’en voudrait terriblement de mettre la demoiselle dans une situation des plus compromettantes, un peu comme c’était le cas en cet instant-même… Car pour le moment il n’avait pas encore parlé de divorce avec Kathryn.

Arpentant ces pensées, il fut une fois encore ramené tendrement à la réalité par la douce voix de la jolie brune. Elle le questionna sur ce qu’il souhaitait faire désormais. Pour commencer il se releva sur la pointe des pieds, ensuite il se tourna à nouveau face à Mary Margaret et lui tendit une main pour se relever. Une fois tous deux debout il délivra pour tout message :

- Rentrons maintenant. Il marqua une courte pause pendant laquelle ils débutèrent leur marche pour entamer le chemin du retour. Puis il ajouta d’une voix ponctuée par un rire. Nous pourrions par hasard tomber l’un sur l’autre demain matin à 7h15 au Granny’s Dinner. Si c’était le cas je serais ravi de prendre un café avec toi, en toute amitié.

David lâcha ces trois derniers mots d’une voix un peu plus basse et glissa à la suite un clin d’œil complice à la jeune femme. Le jeune homme glissa ensuite sa main gauche dans le bas du dos de la miss, pour y trouver un port d’ancrage et attirer ainsi tout contre son flanc gauche la belle. Ils marchèrent ainsi, David calquant sa vitesse sur celle choisie par l’enseignante. Il attendit d’avoir quitté le couvert des bois pour relâché sa prise sur son aimée, continuant cependant à marcher à proximité d’elle et en la couvant toujours du regard.



© Méphi.



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Nos premières fois {pv: Mary Margaret

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