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L'histoire se déroule en Octobre 2013.

« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


Charming ೨ Henry ೨ Ruby ೨ August

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 [Flashback] Talon d'Achille

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MessageSujet: [Flashback] Talon d'Achille    Dim 12 Jan - 23:18

Michael&Carrie❧ Talon d'Achille

Le cœur, organe vital qui maintient l'être humain en vie. Il est donc l'hypothétique lien entre la vie et la mort. Celui de Michael Moody ne battait plus depuis très longtemps. Un an ? Dix ans ? Vingt ans ? Il lui était impossible de savoir avec exactitude depuis quand il était « mort ». Mais à n'en pas douter, avant d'être celui qu'il était à présent, par le passé il avait été quelqu'un d'autre. Mais comment savoir lorsque tout vous échappe, lorsque les images restent flous et les voix du passé lointaines. Il lui arrivait souvent d'avoir mal, de sentir chacun de ses muscles s'engourdirent alors que sa tête était assaillis de violentes migraines. C'était comme si quelqu'un s'acharnait impunément sur son pauvre crâne. Tout le dépassait, même en faisant des efforts, il ne parvenait à reconstituer le puzzle dans son intégralité. Les pièces ne manquaient pas, au contraire, tout était là, il ne lui restait plus qu'à attendre patiemment que chacun des morceaux ne s'emboîtent. Ce jour arriva...

Le Destin, conception finaliste du Monde, instance considérée comme supérieure aux hommes, conception immanente à l'univers, conception déterministes... Il existe dans les livres et les dictionnaires un nombre incalculable de définition, mais aucune réponse aux questions que l'on peut se poser. Cependant, une chose est sûre, il est difficile, voire impossible d'échapper à son Destin. Nous n'avons pas le choix, notre libre arbitre n'est qu'une des innombrables conneries dont l'on se sert pour se rassurer.

-Ahhhhhhh !

Je me souviens de ce jour particulier où je me suis réveillé en sueur. Fourbe et intense, la douleur n'était pas la même et pour cause elle ne venait pas de ma poitrine cette fois. J'ai fermé les yeux un court instant espérant faire cesser ce douloureux cauchemars, mais rien. J'étais toujours là, revenu à la case départ dans cette lugubre cellule qui me servait de domicile depuis...toujours.

Après ce triste constat, j'ai posé mon regard sur l'objet de ma douleur, mon avant-bras gauche. Sans chercher à comprendre j'ai relevé précipitamment la manche de ma chemise de malade et ce que j'ai vu m'a littéralement glacé le sang. Une marque commençait à apparaître progressivement, comme les tâches d'encres que l'on projette sur un buvard, elle creusait les pores de ma peau. J'ai eu peur sur l'instant, mais lorsque la marque et la douleur ont cessé j'ai compris que je ne devais plus être effrayé et je me suis souvenu d'une parole

« Les enfants ont besoin d'avoir peur. La peur les protège. »

Cette chère Pitch Black a toujours eu une sacré répartie à n’en pas douter.  Ce n'est que plus tard, que j'ai appris qu'à ce moment-là, très précisément un dragon est apparu aux festivités matrimoniales de Louna Nerys et de William Knightwood. Au moment même où j'ai ouvert les yeux et revu les visages juvéniles de ces chères têtes blondes que j'avais dévoré par le passé. Quel plaisir !

Quelques semaines plus tard...

« ploc, ploc, ploc » Je suis calme et pour passer le temps j'imagine le son produit par les gouttes de pluie venant s'écraser contre l'asphalte dehors. Depuis combien de temps suis-je à nouveau ici? Une, deux peut-être même trois semaines. Retour à la case "psychiatrie", la boucle est bouclée, enfin c'est surement ce que pense les personnes responsables de mon (ré)internement. D'ailleurs je peux les compter sur les doigts d'une main ces enfoirés. Il y a d'abord le binoclard l'être le plus naïf qu'il m'ait été donné de rencontrer, mais ce type n'est pas négligeable. Il est aimé de tous et pourrait m'être utile dans un futur proche. Puis il y a madame le Maire. Comment ai-je pu être aussi bête et croire une femme qui n'a pour créneau que la manipulation ? Elle prétendait que dans l'autre monde nous étions « unis » Comment moi, la bête apprivoisée du croquemitaine, ai-je pu être proche de la Méchante Reine ? C'est une histoire de fous n'est-ce pas ? J'imagine que j'étais faible à l'instant où elle m'a trouvé et puis je venais de m'évader de ce trou paumé. J'étais perdu, sans attache, bourré de médoc, elle m'a fait gober la lune en plein jour. Cette femme paiera de m'avoir livré en pâture à Lynch. Ah tiens parlons-en de cet infâme serpent qui prétend être médecin ! Si le bon peuple de Storybrooke savait à qui il a affaire, je crois que l'on clouerait au pilori cet être aussi froid que le liquide des seringues qu'il m'injecte chaque jour. D'ailleurs, je serais curieux de savoir qui est cet homme dans notre monde, si toutefois il vient bien du même monde que moi. Puis enfin il y a celui que je préfère parmi tous, ce cher Monsieur Gold. Je me souviens encore du bruit de sa canne martelant le béton froid de l'endroit où il m'avait enfermé avant de me conduire à Lynch lors de notre toute première rencontre. Mon cher Rumpelstiltskin, mon tendre ami que je me ferai un plaisir de dépecer vivant lorsque j'aurai retrouvé mes facultés.
Vivez vos vies mes chers petits agneaux, profitez joyeusement du temps qu'il vous reste, moi du fond de ma cellule je prépare gentiment ma vengeance. Les cartes viennent d'être redistribuées, commençons la partie...


La mémoire est une faculté de l'esprit permettant de stocker, de conserver et de rappeler les expériences passées, des informations ou encore des images. Mais il est très facile d'altérer cette mémoire, d'inverser quelques images voir d'en effacer et c'est ainsi qu'a procédé ce cher Rumpelstiltskin peut après l'attaque avortée menée par Pierre dans le monde des contes. Le Ténébreux a ainsi effacé l'existence de Pierre et crée Michael qu'il a ensuite offert gracieusement à Pitch Black avant que la malédiction ne soit lancée dans le monde magique.

Assit, dos au mur, Michael souriait en regardant l'autre mur qui lui faisait face. Il restait calme et silencieux et ce même lorsque Lynch le sortait de sa cellule pour le livrer à ses expériences. Le patient n'avait plus peur, il attendait juste le bon moment et continuait à jouer les fous perdus entre un « ici » et un « ailleurs »

« Je suis la peur, le monstre qui rode les nuits de pleine lune et dévore impunément les enfants... J'aime cette histoire, je l'aimerai davantage lorsque j'aurai quitté cet endroit. » dit-il dans un murmure imperceptible. Il savait que ça n'était plus qu'une question de temps avant qu'il ne sorte à nouveau d'ici.
©flawless
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MessageSujet: Re: [Flashback] Talon d'Achille    Ven 17 Jan - 18:44


Michael & Carrie
Quelques jours s’étaient écoulés depuis sa petite mésaventure. Ou plutôt, depuis ses expériences totalement aléatoires avec les diverses composantes de la mallette du Dr Lynch. Elle avait eu un peu de mal à s’en remettre, physiquement surtout, et ça n’avait arrangé en rien les rêves qui venaient peupler ses nuits, de plus en plus étranges. Elle avait beaucoup de mal à déterminer d’où ils venaient, et surtout ce qu’il signifiait. Parfois, elle éprouvait une impression, l’étrange impression de soudainement comprendre quelque chose d’important. Malheureusement, celle-ci disparaissait toujours aussi vite qu’elle était venue, et Carrie avait beau y réfléchir, elle était bien incapable de remettre le doigt dessus et finissait par les oublier, jusqu’à la fois suivante.

Mais depuis ce qu’il s’était passé, sa curiosité avait redoublé sur bien des points, à commencer par le Dr Lynch et surtout par ses fameuses expériences. Avant d’utiliser ses produits, elle n’avait pas imaginé à quel point il poussait celles-ci, les croyant bien plus anodines qu’elles ne l’étaient en réalité. Ce n’était qu’après sa propre petite expérience qu’elle avait compris que les fameux produits qu’il utilisait étaient puissants, voire même dangereux. D’accord, elle n’en avait pas franchement fait un usage correct et elle n’avait qu’à s’en prendre à elle-même pour ça, mais jamais elle n’aurait imaginé que l’effet soit aussi fort et la mette à ce point en danger. Néanmoins, ce n’était pas une expérience qu’elle regrettait bien au contraire, car même si elle ne lui avait pas apporté les réponses qu’elle avait espérées, elle avait néanmoins pu apprendre certaines choses.

Désormais, après avoir envisagé les produits, c’était aux patients qui les recevaient qu’elle pensait. La porte menant à la section psychiatrique, qui l’avait toujours rendue curieuse, était désormais devenue une véritable obsession. Il y avait un code d’entrée, mais avec un peu d’astuce elle était parvenue à l’obtenir. Cependant, elle n’avait pas encore eu l’occasion de s’en servir, et pour cause : depuis sa petite expérience, elle avait la très nette impression que Lynch se tenait sur ses gardes la concernant et se méfiait, semblant craindre sa prochaine idée. Et puis il y avait aussi les béquilles avec lesquelles elle était maintenant contrainte de marcher qui ne rendaient pas la tâche aisée.

Il y avait aussi un dernier problème : elle supposait que des infirmières étaient postées à cet endroit. Alors, elle se mit à observer leurs allées et venues, pour finalement remarquer qu’une seule restait là la nuit. C’était le moment idéal, lorsque l’agitation était moins grande, et surtout, après que le psychiatre soit rentré chez lui. Le reste n’était qu’une simple affaire de logistique. La rencontrer soi-disant par hasard au poste des infirmières. Lui parler d’une manière amicale qui ne lui ressemblait définitivement pas. Lui servir un café et y glisser en douce quelques somnifères écrasés, réduits en une poudre dissoute dans la boisson. Et elle avait attendu. Une demi-heure, par sécurité, avant d’ouvrir la fameuse porte et de descendre les escaliers en boitant. Elle avait préféré laisser ses béquilles de côté.

Elle s’était attendue à beaucoup de choses, mais là... c’était trop. Le lieu était sombre et sinistre, en opposition aux étages supérieurs. Pour un peu, elle se serait cru dans un film d’horreur. Elle n’était pas particulièrement froussarde, mais elle devait bien admettre qu’elle en avait la chair de poule. S’il n’y avait pas eu l’infirmière endormie à son poste, elle aurait volontiers cru que personne ne vivait ici. Elle prit une profonde inspiration et dut reprendre un peu de courage pour avancer. Elle se trouva rapidement dans un couloir éclairé par des lampes dont certaines ampoules grésillaient. Etait-il possible de faire plus glauque ? Il y avait des portes, beaucoup de portes et un nom sur chacune d’elles, ceux de patients bien évidemment. A l’exception d’une seule, et c’est ce qui attira son attention. Pas de nom. Peut-être la pièce était-elle vide ? Mais lorsqu’elle tenta de pousser la lourde porte, elle constata que celle-ci était bel et bien verrouillée. Au lieu de la pousser à renoncer, cela ne fit qu’accroître sa curiosité. Heureusement qu’elle avait réussi à conserver le double des clefs de Lynch qu’elle avait fait faire. Le mensonge pouvait parfois s’avérer bien utile pour échapper à de fâcheuses conséquences. Il lui fallut un peu de temps pour trouver la bonne, mais finalement elle y parvint et l’introduisit dans la serrure, avant de tourner, ce qui déclencha le déclic. Lentement, elle tira la porte et s’avança. Même elle qui était de nature plutôt impulsive et imprudente réalisait que ce qu’elle faisait pouvait s’avérer réellement dangereux et lourd de conséquences. Mais elle voulait des réponses. Elle pensait être entrée dans une cellule au hasard, mais le visage de l’homme qui apparaissait dans la pénombre ne lui était pas inconnu. Elle le reconnut même instantanément.

« Je vous connais. Vous êtes celui qui a attaqué le Dr Hopper. » dit-elle simplement.

Sans attendre de réponse, elle referma la porte derrière elle. Elle espérait qu’il ne se jetterait pas sur elle, mais mieux valait prendre ses précautions et éviter de laisser sortir un individu dangereux dans la nature. Elle n’osait imaginer les problèmes qu’elle aurait si cela arrivait.

« Je ne viens pas chercher d’ennuis. J’ai seulement quelques questions. »

Elle n’était pas rassurée, mais le montrer aurait été une terrible erreur. Par chance, elle était plutôt bonne comédienne et parvenait à agir de manière détachée, comme si elle était simplement venue faire une visite de courtoisie.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Talon d'Achille    Sam 1 Fév - 14:01
hors rp:
 


Michael&Carrie❧ Talon d'Achille

Le patient avait quitté son lit frustré de ne pas trouver le sommeil. Il se leva, sans grande conviction, fit rapidement le tour de sa cellule et décida de se poser par terre. Adossé au mûr capitonné, il posa ses coudes sur ses genoux qu'il avait préalablement remontés, puis il commença à murmurer quelques choses. Un léger sifflement, quelques paroles susurrées dans l'obscurité, puis les premiers mots d'une comptine qu'il ne connaissait que trop bien depuis qu'il était ici. Il fixa avec intensité le mur qui lui faisait face. Un observateur extérieur se serait certainement demandé ce que le patient fixait avec autant d'attention. La situation était pesante, étrange, presque malsaine pour quiconque prenait le temps d'observer la chose. Quelques fois, il arrivait que certains de ces observateurs anonymes prennent quelques notes hors de ces mûrs. Les porteurs de la blouse blanche fonctionnaient ainsi, ils restaient planté là, à vous observer et à transcrivent sur leur calepin le moindre de vos gestes. Un mouvement, un regard, tout trouvait sens à leur yeux et la folie ne semblait avoir aucun secret pour eux. De tous ces porteurs de blouse, Daniel Lynch, à n'en pas douter, excédait dans l'observation et la prise de notes. Derrière la monture de ses lunettes, les deux perles d'aciers froids qui lui servaient d'yeux, ne révélaient aucun sentiment, ce qui rendait l'homme encore plus insaisissable. Ainsi l'image du serpent s'était naturellement dessinée dans la tête du patient.

Il fut un temps, Michael avait d'autres ennemis, mais ici et maintenant son nouvel adversaire portait un badge de responsable et une paire de lunette mal assortie à ses yeux. Lynch était en tête sur la liste et payerait tôt ou tard les traitements qu'il lui avait impunément fais subir. Mais chaque chose en son temps.

-Promenez-vous dans les bois, tant que le loup n'y est pas Si le loup y est...

Le patient n'eut pas le temps de terminer sa comptine, en effet le cliquetis du verrou se fit entendre et deux molosses en blouse blanche pénétrèrent la cellule armés de leur petit traitement médicamenteux. Comme à l'accoutumée l'un des deux passa devant et s'assura de l'immobilité de Moody. L'autre infirmier suivi et tendit à son collègue les médicaments que le patient devait avaler sous leur yeux

-Comme d'habitude Moody tu restes tranquille, déclara le jeune homme peu rassuré. Il tendit les gélules à Michael qui les saisit pour les porter à sa bouche sans plus attendre. Le deuxième infirmier un peu plus expérimenté que le premier s'avança et vérifia que les pilules avaient bien été avalées.

-Bien. Tu connais la chanson Moody, on repassera tout à l'heure !

Sans plus attendre, les deux infirmiers quittèrent la cellule prenant soin de bien la refermer, cela va de soi. Michael attendit quelques secondes et recracha les pilules pour ensuite les cacher sous son oreiller. Il reprit sa place, dos au mur et termina enfin sa comptine.

-Si le loup y est, il vous mangera...

Il tourna machinalement son regard vers la porte close, un léger sourire apparut alors sur son visage pâle. Depuis son retour à « l'asile » il n'avait pas revu la lumière du jour, ce qui pouvait ainsi expliquer la mortelle blancheur de son teint. Il avait aussi les traits tirés signe relatif d'un manque de sommeil, ajoutez à cela les traitements « spéciaux » généreusement dispensés par Lynch et vous obtiendrez ce qui ressemble à une sorte de zombie que l'on pourrait presque espérer inoffensif, « presque ».

« Je ne ferais pas deux fois la même erreur. Il m'éprouve comme un fou, alors je vais leur offrir ce qu'ils attendent et moi, c'est mon heure que j'attends tranquillement. » se disait-il intérieurement avant de reprendre la comptine que chantait Pitch Black dans l'autre monde pour amadouer les pauvres petites têtes blondes que le grand méchant loup se faisait un plaisir de massacrer par la suite. Ce souvenir fit apparaître un sinistre sourire sur le visage du patient qui venait de sentir une présence. Sans plus attendre il enfile à nouveau son costume de patient modèle et reprend sa litanie l'air de rien. A nouveau une clé passa le verrou de la porte, le cliquetis se fit entendre et l'épaisse porte s'ouvrit à nouveau. Michael continuait de murmurer sa chanson sans quitter du regard le mur qui lui faisait face, il remarqua cependant une silhouette qu'il n'avait encore jamais vu en ces lieux. Piqué au vif par sa curiosité, il détourna le regard et tomba nez à nez sur une jeune femme qui ne lui était pas si inconnue que ça.

-Je vous connais. Vous êtes celui qui a attaqué le Dr Hopper.

Michael ne sentait aucune peur émaner d'elle, du moins à la surface. Il remarqua aussi qu'elle ne portait aucune blouse blanche. Travaillait-elle en ces lieux ? Sans plus attendre elle referma la porte derrière elle. « Courageuse la jeune demoiselle » se disait-il intérieurement. Il ne l'a quitté pas du regard, il aurait pu la voir comme une proie, mais en y réfléchissant bien cette jeune demoiselle, sans peur au premier abord, pouvait être une sympathique porte de sortie. Il serait donc idiot de ne pas profiter de cet instant. Première étape, une discussion, deuxième étape, la confiance et pour le reste on verra.

-On fait des choses idiotes parfois. J'imagine que je ne me sentais pas bien le jour où j'ai essayé d'attaquer ce pauvre homme.

-Je ne viens pas chercher d'ennuis. J'ai seulement quelques questions.

-Moi aussi je ne voulais pas d'ennuis, moi aussi je cherchais des réponses à mes questions et regardez donc où ça m'a conduit. C'est comique n'est-ce pas ?

Ses vieux réflexes réapparaissaient, intérieurement il jubilait, car il pouvait aisément sentir la peur qui habitait la jeune femme, par chance il était bon comédien et ne laissait rien paraître. Il lui fallait se montrer sous son meilleur jour, quitte à susciter la pitié de la jeune demoiselle.

-Ecoutez mademoiselle...Votre visage ne m'est pas inconnu, mais votre nom si. Quel est-il ? J'aime connaître le nom ou même le prénom de la personne à qui je m'adresse en général.

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MessageSujet: Re: [Flashback] Talon d'Achille    Mer 12 Fév - 14:04


Michael & Carrie
Elle était aventureuse, souvent impulsive, mais certainement pas stupide. Elle savait quel danger il pourrait y avoir à s’aventurer dans les sous-sols. Ou plutôt, elle le soupçonnait seulement. Si ces malades étaient là, c’était sans doute qu’il y avait une bonne raison, et c’était pour cela qu’elle devait prendre ses précautions. Sa cheville blessée la fragilisait, mais elle avait d’autres tours dans son sac. Aussi, elle avait pris soin de se munir d’une seringue contenant un fort tranquillisant, dissimulée dans une de ses poches. Elle espérait bien évidemment ne pas avoir à en faire usage, mais en cas de danger ce serait une protection efficace. Elle avait suffisamment appris de sa dernière expérience pour prendre ses précautions désormais. Et en découvrant les couloirs sinistres de cette partie inconnue de l’hôpital, elle avait été contente de l’avoir fait. Elle n’aurait pas cru que les asiles puissent encore ressembler à ça. L’espace de quelques instants, elle en éprouva une réelle compassion pour les internés, et se demanda ce qui pouvait bien se tramer ici. Ca avait davantage l’air d’un lieu de torture que d’un endroit où l’on traitait et soignait des malade. Elle songea que si elle avait eu moins de chance, elle aurait pu terminer dans un endroit pareil à l’issue de cette injection. Si elle en croyait Lynch, ou du moins s’il ne dramatisait pas trop, c’aurait été tout à fait probable. Il fallait croire que, malgré ce qu’elle était tentée de penser, elle avait peut-être bien une bonne étoile quelque part.

En ouvrant l’une des cellules, elle ne s’était pas attendue à se trouver face à l’homme qui avait attaqué le docteur Hopper. Une histoire qu’elle ne s’expliquait toujours pas, et qui faisait sans aucun doute partie des très nombreux mystères que lui cachait son employeur. Mais il était là, face à elle, et elle sut qu’elle devait redoubler de méfiance. Verrouiller la porte derrière elle était sans l’ombre d’un doute risqué pour elle, mais au moins il ne pourrait faire de mal à personne d’autre si les choses devaient mal tourner.

Si elle l’avait senti agressif, elle aurait fait immédiatement demi tour afin de poursuivre ses investigations ailleurs. Mais il paraissait calme. Sous traitement, peut-être. Quoi qu’il en soit, elle n’en restait pas moins sur ses gardes. La crainte dominait au début, du moins, jusqu’au moment où il sembla témoigner d’un regret d’avoir attaqué celui qu’il qualifiait de pauvre homme. A cet instant, étrangement, la jeune femme se détendit. S’il avait fait preuve de violence physique, elle aurait été désarmée. Mais là, c’était différent. S’il y avait un art qu’elle maîtrisait, c’était celui de la manipulation. Et elle savait reconnaître un bon manipulateur quand elle en voyait un. Mais elle ne le lui montra pas. Au contraire, son regard changea, témoignant d’une réelle curiosité à l’égard du patient.

« Vous voulez dire que vous regrettez ? » demanda-t-elle, bien qu’elle connaisse parfaitement la réponse à cette question.

Elle était réellement intriguée. Ca, elle ne le simulait pas. Elle marcha lentement et, restant debout, s’adossa sur le mur face à lui, mais de manière à être la plus proche de la porte et à pouvoir l’arrêter si jamais il décidait d’en profiter.

« Quelles sont vos questions ? Peut-être que je pourrais vous aider à y répondre. »

Elle n’en était pas certaine, mais après tout, elle pouvait s’y intéresser. Elle voulait avant tout capter son intérêt. Elle savait parfaitement qu’elle n’aurait pas sa confiance, mais elle pouvait arriver à l’intriguer suffisamment pour qu’il lui dise ce qu’elle voulait entendre. Lui donner son nom ne lui plaisait pas vraiment, mais elle avait compris que si elle voulait jouer à ce jeu, il lui faudrait divulguer des informations pour en obtenir.

« Je m’appelle Carrie. Je n’ai pas non plus le plaisir de connaître votre nom. Il faut dire qu’il n’est pas écrit sur la porte. »

Elle l’observa, les yeux fixés sur lui. Il n’avait pas l’air d’avoir l’intention de l’agresser, du moins pas pour le moment. Il semblait au contraire décidé à se tenir tranquille, et même si elle se méfiait des apparences, elle devait tout de même admettre qu’il présentait un contraste saisissant avec l’homme violent qui avait attaqué le psychiatre. Elle en était un peu déstabilisée mais s’efforçait de ne pas oublier cette image et de ne surtout pas lui donner le bénéfice du doute.

« La question va sans aucun doute vous paraître très indiscrète mais... Pourquoi avez-vous atterri ici ? » Elle marqua un temps d’arrêt, ménageant ses effets. Puis, elle reprit, l’air de rien. « Que pensez-vous du Dr Lynch ? »

La réponse l’intéressait réellement. Elle doutait qu’il réponde honnêtement à la première question, mais elle pouvait espérer que la surprise de la deuxième l’aide à obtenir de sa part une réponse un peu plus spontanée. Elle avait des éléments, mais le tout constituait un puzzle qu’elle avait encore du mal à reconstituer seule. Un peu d’aide ne lui serait pas de trop.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Talon d'Achille    Dim 9 Mar - 15:47

Michael&Carrie❧ Talon d'Achille

Rester calme et faire en sorte que la jolie demoiselle ne prenne pas peur. Rester patient, la patience est à n'en pas douter, la plus grandes des vertus. Ne pas gaspiller inutilement sa salive, privilégier donc l'écoute à la parole. Choisir convenablement ses mots afin de ne pas éloigner la jeune demoiselle, qui est accessoirement mon billet de sortie. Gagner sa confiance et là-dessus la patience sera un facteur décisif dans l'avancement logique de ce plan machiavélique que je me plais à concevoir. Et pour terminer, une fois la confiance gagnée on passe à l'attaque !

Voilà comment fonctionne le cerveau « malade » de ce patient peu apprécié et surtout très redouté des infirmiers de l'aile « psy ». Rien n'avait de sens avec Michael Moody, du-moins rien n'était cohérent lorsque ce patient était ici. Mais il fallait bien reconnaître que le dément s'était calmé depuis son ré internement. Depuis peu Lynch lui avait fait retirer sa camisole, mais malgré cette avancée rien n'avait changé du côté médicamenteux, les traitements restaient les mêmes et l'accoutumance était toujours aussi forte pour Michael qui luttait tant bien que mal contre ses démons. Vous savez, c'est désespérant à la longue de revenir à la case départ, c'est le serpent qui se mord la queue, la fatalité qui n'a de cesse de torturé les mêmes personnes. C'est tellement triste d'en arriver là, seul, abattu, amère, plus rien ne compte, le désespoir est le seul état compatible avec l'atmosphère chloroformé des lieux, rien ne vas dans le pire des mondes.

Michael restait patient malgré tout, la roue pouvait tournée à n'importe quel instant, il ne fallait douter de rien, de plus l'homme avait retrouvé une partie de ses souvenirs, le processus de reconstruction était donc en cours, ainsi que son plan d'évasion. En cela la jeune femme qui venait de pénétrer la cellule, était à n'en pas douter la finalité du plan, mais pour que tout fonctionne correctement, Michael suivait les directives qu'il s'était lui-même imposé. Pour commencer il fallait rassurer la jeune demoiselle, gagner sa confiance et attiser sa curiosité, mais aussi et surtout sa pitié. En cela Michael devait se montrer convainquant.

« Vous voulez dire que vous regrettez ? »
Il soupira, marqua un long silence, se massa les tempes et regarda sans animosité la jeune femme.

« Oui, je regrette ce qui est arrivé avec le docteur Hopper. Je ne sais pas ce qui m'a pris, j'ai perdu littéralement le contrôle. C'est un brave homme, toujours là pour aider ceux et celles qui en ont besoin. Je m'en veux tellement de ce que j'ai faillis faire. »

Il regarda ses mains et les cacha aussitôt honteux des dégâts qu'elles auraient pu commettre sur la personne d'Archie. La jeune femme ne le quittait pas des yeux, visiblement méfiante d'être confrontée à ce patient, elle s'adossa au mûr près de la porte. Elle était prévoyante et pleine de ressource, Michael savait qu'il lui faudrait du temps avant de gagner sa confiance.

« Je m'appelle Carrie. Je n'ai pas non plus le plaisir de connaître votre nom. Il faut dire qu'il n'est pas écrit sur la porte. »
Il étouffa un léger rire suite à l'anodine remarque de la jeune femme. Il jouait avec ses doigts et continuer de regarder dans le vide comme pour se donner de la contenance. Malgré la froide atmosphère, Michael n'en restait pas moins calme

« En fait ici c'est patient 27 ! Avec le temps, j'ai finis par me convaincre que c'était mon véritable nom. Pathétique hein ? Je suis ici depuis tellement longtemps que j'en arrive à oublier qui je suis. Je crois, sans en être certain, que je m'appelle Michael, c'est comme ça qu'on m'appelait à l'extérieur »

Il arrêta de tordre ses doigts et redevient immobile, les yeux fixés sur le mur d'en face, il continuait d'ignorer Carrie, ce qui à n'en pas douter attiser davantage la curiosité de l'intrépide employée qui ne manqua pas de relancer la discussion autour d'une nouvelle interrogation. Elle ne prit aucune pincette et à peine la première question achevée, elle en ajouta une autre qui marqua dans le regard du patient une once d'appréhension, son allocation redoubla d'intensité et de rapidité.
« Je ne supporte pas d'entendre ce nom, j'ai même envie de vomir. Lynch est un monstre, il fait du mal aux gens, à ceux qui n'existent pas, qui ne sont que des numéros, des gens dont personne ne se soucie... »

Il se gratta machinalement la nuque, sa respiration était bruyante, il se balança les bras croisés sur sa poitrine pour se calmer

« Vous devriez partir et revenir une prochaine fois... je ne vous veux aucun mal, mais vous devriez partir, s'il vous plaît ! Partez ! »

©flawless
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MessageSujet: Re: [Flashback] Talon d'Achille    Mar 18 Mar - 20:27


Michael & Carrie
Elle évoluait en terrain totalement inconnu. Elle n’avait pas franchement l’habitude de traiter avec des individus dont la santé mentale était visiblement défaillante. Elle avait vu la manière dont il avait attaqué le Dr Hopper, sans raison apparente. Il y avait sans doute des choses qu’elle ne savait pas certes, mais elle avait du mal à imaginer que le si gentil et sans doute trop bonne poire psychiatre avait réussi à s’attirer les foudres d’un dangereux patient. D’aussi loin qu’elle se souvienne, elle ne l’avait d’ailleurs jamais vu trainer dans les couloirs de l’hôpital. Décidément, il se passait ici des choses qui demandaient à être éclaircies.

Et c’est pour cette raison que ce mystérieux patient pouvait l’intéresser. S’il était aussi dangereux qu’il en avait l’air, elle risquait gros en se rendant seule ici. Elle avait peut-être la langue acérée mais elle n’était pas physiquement impressionnante, et en plus toujours blessée à la cheville. Elle avait beau n’avoir que peu de scrupules, elle n’avait pas non plus envie d’être responsable de la fuite d’un patient tel que lui. Oui, selon toute raison, elle aurait dû partir au plus vite et fermer la porte derrière elle. Mais c’était sans compter sa curiosité maladive. Il y avait trop de zones d’ombres pour qu’elle puisse ainsi les ignorer, à commencer par tout ce que Lynch pouvait faire ici, la raison pour laquelle il semblait dissimuler cette section de l’hôpital à l’écart du reste. Si elle n’avait pas mis son nez partout, elle n’aurait jamais su que ce lieu existait. Et vu son aspect général, il était évident que peu de monde en avait entendu parler.

Elle demeurait sur ses gardes. Son misérabilisme aurait pu l’apitoyer si elle n’avait pas été elle-même une excellente manipulatrice. Bien sûr, elle ne lisait pas dans les pensées et ne pouvait être certaine qu’il mentait. Mais dans le doute elle préférait considérer que c’était bien le cas. Mieux valait se méfier trop que pas assez, surtout dans des circonstances où elle était particulièrement vulnérable. Il n’aurait pas fallu grand chose au malade pour avoir le dessus sur elle. Cependant, si elle voulait en savoir un peu plus, elle devait accepter de rentrer dans son jeu et de faire mine de sincèrement compatir.

« Comment expliquez-vous cette perte de contrôle ? Vous me semblez plutôt... normal. »

Toujours se méfier de l’eau qui dort ceci dit. Mais il est vrai que si elle ne l’avait pas vu attaquer le Dr Hopper de ses propres yeux, elle aurait sûrement été plus encline à le croire. Mais elle avait vu un aspect de lui qui ne pouvait que la faire douter au sujet de ses réelles motivations. Pour obtenir des informations, il lui fallait en donner, ce qu’elle fit. Il semblait parler de l’extérieur comme d’une époque lointaine.

« Patient 27 ? Vous devez être spécial pour qu’on ne vous appelle pas par votre nom. Depuis combien de temps être vous ici ? »

Depuis un moment sans doute s’il ne semblait même pas se rappeler avec certitude de son vrai prénom. Elle n’osait imaginé ce que cela faisait de se trouver enfermé dans un endroit comme celui là. Si l’on était pas déjà fou, il y avait sans aucun doute de quoi le devenir. Elle jugea enfin qu’il était temps d’aborder le sujet qui l’intéressait, à savoir Lynch et le rôle qu’il jouait dans cette histoire. Elle s’attendait à ce que le patient se montre virulent, mais pas à ce point. Elle aurait dû demeurer impassible, mais elle ne put cacher à quel point elle était surprise et cette fois-ci, ce n’était pas de la comédie. Elle se sentit soudainement beaucoup plus concernée, sans vraiment savoir pourquoi. Peut-être parce qu’elle avait passé pas mal de temps avec lui ces derniers temps.

« Un monstre ? Que voulez-vous dire par là ? Qu’est-ce qu’il vous a fait exactement ? »

Soudainement, le ton avait changé et était devenu beaucoup plus grave. Elle voulait savoir, sentant pourtant qu’elle n’allait pas aimer ce qu’elle allait entendre. Elle n’aimait pas non plus ce qui était en train de se passer. Elle perdait le contrôle, elle en montrait beaucoup trop et surtout, elle ne comprenait pas pourquoi elle n’était apparemment pas capable de demeurer impartiale sur cette question. Ca ne lui ressemblait définitivement pas. 
Lorsqu’il lui demanda de partir, visiblement désespéré, elle tenta de se reprendre en main. Pas question de fuir maintenant ! Qui sait quand une telle opportunité se présenterait de nouveau ? Peut-être pas de sitôt, elle devait donc en profiter dès maintenant. Retrouvant contenance, elle croisa les bras.

« Je ne bougerai pas d’ici tant que vous n’aurez pas répondu à mes questions, Michael. » annonça-t-elle en appuyant tout particulièrement sur son prénom.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Talon d'Achille    Dim 23 Mar - 18:43

Michael&Carrie❧ Talon d'Achille


Finalement, ai-je vraiment besoin d'aide pour sortir de ce trou à rat ? N'était-ce pas ma place ? Après tous les monstres ne sont-ils pas fais pour être enfermés ? Ne sommes-nous pas juste des choses faites pour être montré, mais gardé à distance ?

Décidément, Michael avait plus de facilité à intérioriser ses émotions plutôt que de les livrer à une parfaite inconnue. Mais l'instant était grave, il venait de prendre conscience qu'il ne pouvait se servir de la jeune femme comme d'un bouclier pour sortir d'ici, l'acte n'étant pas assez subtil à ses yeux. Non lui voulait sortir par la petite porte, mais sortir sans que personne ne s'en rende compte. Il voulait être le magicien qui, satisfait de son tour de passe-passe, regarde les spectateurs ébahit par cette inexplicable disparition. Bien que par le passé la violence était une des caractéristiques principales du Grand Méchant Loup, il ne fallait pas oublier que la bête était aussi machiavéliquement rusée et que cette "qualité" lui avait à de nombreuses reprises sauvé la vie.

Ainsi Carrie Jones, aussi appétissante soit-elle, ne servirait pas d'encas. Michael avait conscience que dans ce monde les règles avaient changée, qu'il ne pouvait agir comme il aurait pu le faire autrefois. D'autant plus qu'il ne pouvait se transformer. Il avait compris que pour « survivre » il devait faire comme la plupart des gens, être normal, bien qu'entre de tels mûrs parler de "normalité" soit ironique, parlons plutôt de folie dans ce cas. Il savait donc que pour survivre il devait faire comme les autres, jouer les malades. Mais même si l'homme était un bon comédien, il lui était difficile de lutter contre les pulsions meurtrières du loup, lui-même enfermé dans ce corps alourdi par les traitements infligés par Lynch qui ne lui laissait que peu de répit depuis son ré internement.

Après avoir vu la lumière, respiré la liberté à plein poumon, Michael devait à présent subir le courroux de son tortionnaire qui n'était pas prêt à lui pardonner l'affront de s'être évadé. Le jeune binoclard qui avait failli devant Gold, devait à présent montrer au propriétaire de la ville, qu'il contrôlait le patient 27 et que plus aucune erreur ne serait permise à l'avenir. Les apparences étaient et restent encore trop importantes aux yeux de Daniel Lynch, qui n'était pas prêt à se mettre un homme comme Gold à dos. Michael l'avait compris et savait que ce rapport entre les deux hommes pouvait être une faille à exploiter. La peur nous contrôle bien plus que les personnes qui nous entourent. Elle est une chose formidable et parfois inexplicable, mais s'il y a bien une chose que le grand méchant loup était parvenu à assimiler durant son séjour dans le monde souterrain, c'est qu'on ne peut échapper à ses peurs. Lynch aussi fourbe et dangereux soit-il, avait peur, c'était une évidence tout comme la jeune femme qui faisait toujours face à Michael, bien qu'elle tente au mieux de se préserver en ne laissant rien paraître.

Elle était sur ses gardes, le contraire aurait étonné son interlocuteur. Qui ne serait pas méfiant dans un tel lieu ? L'éclairage est faible, l'atmosphère est lourde et le patient peu bavard. Les parfais ingrédients pour un bon film d'horreur n'est-ce pas ? Michael lui aussi restait sur ses gardes, bien qu'il n'est rien à craindre de « la boiteuse ». Il lui suffisait d'un geste pour la maitriser, ni plus ni moins. Dans sa tête, pendant que la jeune femme continuait de mener son interrogatoire, il se plaisait à imaginer ce qu'il aurait pu lui faire subir si la malédiction n'avait pas bloqué ses transformations. Il pouvait sentir le sang jaillir de la jugulaire de la jeune demoiselle qu'il aurait au préalable tranchée sans modération. Du sang encore et toujours, trop, il n'y en a jamais assez, il en faut toujours plus tout comme de la colère, une inaltérable haine qui fulmine sans raison au plus profond de lui. C'est comme un flot de violence qui se déchaîne entre ses entrailles, comme un cri étouffé, comme une vengeance inassouvie. C'est étrange, jamais encore il n'avait eu de tels ressentis. Il reste silencieux face à Carrie qu'il ne regarde pas, il se sent étrangement coupable sans savoir pourquoi, puis il y a ce manque, cette douleur indescriptible qui le hante et sans trop savoir pourquoi il porte sa main sur sa poitrine. La douleur remonte, il ferme les yeux et serre les dents espérant que la jeune femme ne remarque rien.

-Vous posez beaucoup trop de questions. Vous êtes quoi ? Une sorte d'assistance ? Vous venez finir le sale boulot du grand manitou ? Il n'a plus le temps de venir s'occuper lui-même de moi, alors il vous envoie ? Vous voyez, moi aussi je pose beaucoup de questions et je ne suis pas sûr qu'elles aient toutes une réponse. Vous voulez savoir pourquoi j'ai perdu le contrôle alors que j'ai l'air normal ? Et bien la réponse est simple, je n'en sais rien. J'ai juste péter les plombs et malgré les apparences je me retrouve ici, entre quatre murs. Retour à la case départ, je dois surement avoir un mauvais karma.

Sans plus attendre mon interlocutrice se relança dans la chasse aux questions. Ce petit jeu commençait à m'énerver, mais au plus profond de moi je savais qu'il me fallait rester patient et répondre, tout en restant plus ou moins évasif aux questions de la demoiselle.

-Patient 27 ? Vous devez être spécial pour qu'on ne vous appelle pas par votre nom. Depuis combien de temps être vous ici ?

-Je ne pense pas être si spécial que ça, je suis jute un type enfermé chez les dingues, un type qui en guise de patronyme porte un numéro. Ca témoigne bien du manque d'intérêt que je suscite non ? Et pour répondre à votre dernière question, je dirais que ça fait suffisamment de temps pour que je ne me souvienne pas de qui je suis. La folie n'est pas seulement réservée aux fous, même des gens normaux comme vous et moi peuvent se laisser corrompre par cette sale garce. Prenez un homme saint d'esprit laissé le mijoter ici quelque temps et je peux vous affirmez que ce type deviendra au moins aussi dingue que moi et avec un peu de chance lui aussi aura le droit à son petit numéro.

Il était de moins en moins bavard, mais dosait ses effets pour d'une part ménager le suspense mais aussi et surtout pour attiser la curiosité maladive de Carrie qui comme elle l'avait dit elle-même, ne bougerait pas d'ici tant qu'elle n'aurait pas de réponse à ses questions et des questions elle en posait un peu trop au goût de Michael qui malgré tout restait patient et continuait de répondre méthodiquement. D'autant plus qu'il sentait que mademoiselle Carrie Jones perdait de sa belle assurance au fur et à mesure de l'avancement de « l'interrogatoire ». La jeune demoiselle semblait s'intéressait tout particulièrement à la personne responsable de l'état de Michael et la virulence de ses interrogations ne laissait planer l'ombre d'un doute. Michael désireux de reprendre la main, se leva lentement et leva les deux mains en l'air pour prouver à la jeune femme qu'il ne lui ferait aucun mal.

-Les monstres sont fascinants, ils sont partout, mais n'ont jamais la même forme. Certains ont une apparence qui s'y prête, d'autre non. Certains peuplent les cauchemars de nos enfants et d'autres tirent lles ficelles et nous font agir comme de vulgaire marionnette. Mais d'autre agissent dans l'ombre, ils sont fourbe, intelligent, froid, mais paraissent tout à fait normal quand on les voit. Quoique normal est un bien grand mot. Vous voulez que je réponde à vos questions n'est-ce pas ? Mais êtes-vous prêt à entendre les réponses que je vais vous apporter Carrie?

A son tour Michael appuya bien sur le prénom de la jeune femme.

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MessageSujet: Re: [Flashback] Talon d'Achille    Dim 30 Mar - 18:55


Michael & Carrie
Elle savait parfaitement que frayer avec un patient de la section psychiatrique de l’hôpital, une section qui par ailleurs était totalement séparée du reste de l’hôpital et avait des relents de film d’horreur n’était pas une bonne idée. Elle risquait beaucoup, et pas que du point de vue professionnel. Car si elle serait sans l’ombre d’un doute renvoyée si Lynch venait à l’apprendre, elle risquait surtout que les choses tournent mal pour elle, physiquement. Elle était peut-être grande, mais elle n’était pas physiquement très impressionnante, maigrichonne comme elle l’était. Mais surtout, il y avait sa cheville qui l’a faisait réellement souffrir, et elle ne doutait pas que malgré ses efforts, il finisse par le remarquer rapidement. Elle l’avait vu à l’oeuvre : s’il décidait soudainement de l’attaquer, nul doute qu’il aurait très rapidement le dessus. D’accord, elle avait une seringue dans sa poche, mais elle devrait être rapide si elle avait l’occasion de l’utiliser.

Son seul espoir était le fait que, si jamais il s’enfuyait, ou du moins tentait de le faire, il serait contraint de traverser l’hôpital, autant dire qu’il ne passerait pas inaperçu et n’aurait pas tant de chances que ça de passer la sécurité. Elle l’espérait du moins. Elle évitait de penser à ce qu’il pourrait éventuellement se passer de mal pour elle. Ce serait sans aucun doute le meilleur moyen d’angoisser et d’attirer les soupçons, ou même de lui laisser penser qu’elle avait peur de lui. Elle ne savait pas vraiment à qui elle avait affaire, pas encore. Elle était en terrain inconnu, raison de plus de redoubler de prudence.

Il disait n’être qu’une victime. Etait-ce possible ? Honnêtement, si elle-même se retrouvait enfermée dans un endroit pareille, elle serait très probablement devenue elle aussi complètement folle. Déjà qu’elle était hantée par des rêves étranges dont elle ne savait que penser, elle se disait que vers la folie il n’y avait peut-être qu’un pas. Le voir s’acharner contre le Dr Hopper lui avait donné une vague idée de ce dont il était capable envers quelqu’un qui ne lui avait rien fait. Car franchement, même si elle ne connaissait pas le gentil psychiatre si bien que ça, elle avait du mal à l’imaginer faire du mal à une mouche. Savait-il seulement que le patient 27 existait ? Rien n’était moins sûr...

Elle le regardait, le scrutait même, guettant chacune de ses réactions, des réactions qu’elle ne parvenait pas à anticiper. Il avait un mode de fonctionnement qui lui échappait, si ce n’est qu’elle comprenait parfaitement qu’il cherchait à l'apitoyer. Etait-ce involontaire ou à dessein ? Elle n’aurait su le dire, mais elle sentait tout de même qu’il cherchait à la manipuler. C’était un petit jeu dont elle connaissait les règles par coeur, elle aurait même pu les avoir inventées. Il commença à s’emporter à cause de toutes les questions qu’elle posait. S’il perdait son calme, c’était une bonne chose pour elle. Un mince sourire se dessina sur son visage.

« Calmez-vous. Je suis seulement... curieuse. Personne ne m’envoie, je vous assure. » Elle jugea bon de ne pas préciser que personne ne savait qu’elle était ici. « Vous n’en savez rien, vraiment ? Il y a dû y avoir quelque chose pourtant. Une forme de... provocation, peut-être ? » avança-t-elle en guise de suggestion.

Si vraiment il avait perdu la tête, il était fort possible en réalité qu’il ne se souvienne même pas de ce qui avait été l’élément déclencheur. Mais cela intéressait Carrie. Elle allait peut-être regretter d’avoir insisté, mais elle n’avait pu résister. Et puis le provoquer était une autre manière de tester ses réactions. Peu à peu, elle commençait à laisser sa belle prudence de côté. Cette discussion risquait d’être encore plus enrichissante qu’elle ne l’avait cru au départ.

« Je ne suis pas d’accord avec vous. On se donne beaucoup de mal pour cacher votre nom, qui vous êtes. C’est donc que vous devez avoir une certaine importance. » Puis, un sourire teinté d’ironie s’afficha sur son visage. « Donc, vous vous considérez comme quelqu’un de normal ? » N’ayant pas envie de le mettre en colère, elle se reprit rapidement. « Mais vous n’avez pas tort. Dans cet endroit, j’imagine que n’importe qui pourrait devenir dingue. »

Elle avait la main. Puis, tout dérapa. Elle s’était laissée surprendre. Elle aurait évidemment dû s’attendre à ce qu’il parle de Lynch. Et pourtant, à le voir le considérer comme un monstre, elle avait réagi, très mal à propos d’ailleurs. Elle s’était trahie. Trahi quoi exactement ? Elle ne le savait pas vraiment, mais elle sentait qu’elle perdait la main peu à peu. Il l’avait vu, évidemment. Rien de sa réaction ne lui avait échappé. Une réaction qu’elle ne parvenait même pas à comprendre. Franchement, qu’est-ce que cela pouvait lui faire si le psychiatre était traité comme un monstre ? Elle se sentait furieuse contre elle-même. Elle tenta de se redonner une certaine contenance, mais elle ne fut pas aidée par les paroles de Michael. Elle ne sut pourquoi, son discours sur les monstres eut un drôle d’échos en elle. Comme si elle savait parfaitement de quoi il parlait.

« Oui, je le suis. Dites-moi ce que vous savez »

Elle avait répondu sans même le vouloir. Les mots étaient sortis d’instinct. Il avait réussi à capturer son attention, bien qu’elle ignore totalement où il voulait en venir. Elle avait envie de savoir ce qu’il avait l’air de savoir, d’être prêt à partager peut-être. Sa curiosité l’avait rattrapée et elle ne cherchait plus à le dissimuler.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Talon d'Achille    Dim 13 Avr - 22:00

Michael&Carrie❧ Talon d'Achille


Michael reprit vie et sortit de sa léthargie, il se mit à sourire puis à rire ce qui rendait la situation encore plus stressante pour la jeune femme qui restait sur ses gardes et imaginait dans sa tête, tous les scénarios possibles suite à cette improbable confrontation. Michael n'était pas idiot bien au contraire, il savait qu'avec sa corpulence, faire taire définitivement la petite curieuse, ne serait qu'un jeu d'enfant. Mais quelque chose au fond de lui, l'empêchait de laisser ses pulsions étreindre le corps fragile et léger de Miss Jones. Quelque chose en lui, une petite voix, lui indiquait que tôt ou tard, la jeune fille lui serait utile et qu'il ne fallait lui faire aucun mal.


Michael est tellement violent et imprévisible, je peine à exister quand il est là... d'ailleurs je n'existe presque pus depuis que nos mémoires se sont réactivées. Il est bien plus fort que moi, il prend l'ascendance et contrôle notre corps et notre esprit, moi je ne suis plus qu'une petite voix tapi dans l'ombre, Pierre n'est rien ici, il n'a aucune valeur... Michael me fit taire en secouant simplement la tête.


Le patient, considérait comme schizophrène en ces lieux, luttait constamment contre son double Pierre, pour garder le contrôle. Le combat était devenu inégal lorsque leur mémoire s'était réactivitée peu de temps après le ré internement. Michael avait littéralement pris le dessus au grand désarroi de Pierre qui n'était plus qu'un souvenir ici-bas. Vu sous cet angle, la schizophrénie était indéniablement l'explication la plus logique concernant cet « homme », mais n'oublions pas que dans le monde des contes, un monde pourvu de magie, Michael était le penchant animal de Pierre, un loup-garou, venant s'ajouter à cela l'héritage paternel de ce pauvre Pierre, fils du non moins célèbre docteur Hyde, qui lui-même cohabiter avec un double maléfique. L'histoire ainsi exposée, pourrait faire passer le compteur pour un dingue qui aurait certainement besoin d'un petit séjour en psychiatrie.


Sans magie, lors des nuits de pleine lune, Michael ne pouvait devenir l'être monstrueux qu'il était dans le monde souterrain et Pierre pourvu de son cœur, n'existait plus que dans la tête de son double qui avait pris l'entière possession de son corps. La situation était devenue chaotique pour lui et l'espoir de s'en sortir sans commettre un acte répréhensible, était enterré depuis bien longtemps. Malgré tout il était évident qu'agresser Carrie Jones n'était pas la meilleure solution.


Il fallait donc tout recommencer, repartir à zéro, trouver un autre plan, réévaluer les paramètres. Tuer n'était pas une option cette fois, mais une douce hérésie à laquelle Michael ne pouvait se livrer en ces lieux. Tout serait pourtant tellement plus facile si la magie était là, les possibilités n'en seraient que plus intéressantes et l'espoir de vivre librement ne serait pas aussi incessible. Mais il n'en était rien, la magie n'existerait probablement plus jamais, il resterait donc ici à croupir entre quatre murs, à servir de cobaye pour les petites expériences du docteur Lynch. A cet instant précis, au moment même où le patient semblait avoir perdu espoir quelque chose d'inexplicable le tira de sa lamentation intérieure. La jeune femme venait de reprendre la parole


« Je ne suis pas d’accord avec vous. On se donne beaucoup de mal pour cacher votre nom, qui vous êtes. C’est donc que vous devez avoir une certaine importance. Donc, vous vous considérez comme quelqu’un de normal ? Mais vous n’avez pas tort. Dans cet endroit, j’imagine que n’importe qui pourrait devenir dingue. »


« On ne naît pas mauvais, on le devient Miss Jones. »


La vengeance voilà ce qui avait réchauffé l'esprit de la bête ! Le nom de Lynch, qui jusqu'alors suscitait la crainte aux yeux du patient, avait à présent une toute autre saveur. Michael savait ce qu'il était et ce qu'il avait accompli jadis et même si la magie n'était présente nulle part en ces lieux, il n'avait aucune raison de craindre Lynch. Bien au contraire, il devait payer pour tout ce qu'il avait fait, pour les mensonges, pour les séances d'électrochoc, pour les tortures médicamenteuses. Oui, la vengeance, contrairement à la magie, était à n'en pas douter présente dans l'esprit de Michael et Lynch ne serait pas le seul à subir le courroux de son patient « préféré».
Michael, restait silencieux après sa petite réplique, se mit à sourire méchamment dans le vide, ce qui ne rassura en rien la jeune Miss Jones qui ne parvenait à cerner l'homme qu'elle avait décidé de confronter.


«Dites-moi ce que vous savez »


« Vous aimez les belles histoires Miss Jones ? Je vais vous en raconter une, alors écoutez là attentivement ! Il était une fois, un homme qui n'avait ni nom, ni identité, il n'avait pas la moindre existence. Alors, probablement cet homme ne représentait aucune menace, n'est-ce pas ? Mais un autre homme, bien connu de tous, ne voyait pas les choses du même angle. L'homme à la canne, décida un soir de pluie de faire disparaître l'inconnu sans nom. Il l'envoya dans un lieu où les chiffres faisaient office de patronyme et où les couloirs étaient éclairés par un néon à la lueur verdâtre. Dans ce lieu, l'homme sans nom rencontra le pire, le plus sournois, le plus infâme être qu'il n'est jamais vu. Lui n'avait ni dent en or, ni canne, mais il avait dans le regard une lueur froide, impassible tel un reptile. Les années passèrent et l'homme sans nom, prisonnier du serpent, souffrait sans relâche, il ne se passait pas un jour sans que l'homme n'est à affronter les douleurs engendrées par les tortures infligées par le serpent. L'homme sans nom, seul et désemparé, accepta son triste sort et sombra dans la folie. Mais un jour, lors d'un soir de tempête, l'homme sans nom quitta les ténèbres auxquels il était enchaîné depuis tant d'années. Il retrouva sa liberté et tenta au mieux de réunir les pièces du puzzle, mais le serpent craignant le courroux de l'homme à la canne, mit tout en œuvre pour retrouver le captif. L'homme à la canne, qui vit son ennemi se balader dans rues, amorça un plan machiavélique pour piéger l'homme sans nom. Il sortit d'une boîte un cœur rougeoyant, ce même cœur appartenait à l'homme sans nom. L'homme à la canne ordonna à l'homme sans nom, de commettre une faute, le genre de faute qui est répréhensible. N'ayant pas le choix, l'homme sans nom, obéit et se retrouva à la case départ... J'ai toujours adoré les histoires de marchand de sable, pas vous Miss Jones ? »
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MessageSujet: Re: [Flashback] Talon d'Achille    Mer 23 Avr - 20:12


Michael & Carrie
Les réactions du patient étaient imprévisibles, et ce n’était pas pour la mettre des plus à l’aise. A chaque instant, elle s’attendait presque à ce qu’il saute sur elle et l’agresse. Raison de plus pour se tenir sur ses gardes. Il ne l’avait pas encore attaquée mais ça ne signifiait pas qu’il n’en avait pas l’intention. Elle ne devait pas céder un instant à la peur. Pas un instant. Elle n’avait jamais été réellement confrontée à quelqu’un qui lui ressemble, de près ou de loin. Elle avait fréquenté certaines personnes peu nettes, mais rien de comparable. Elle prenait conscience peu à peu de ce dans quoi elle s’engouffrait. Tout lui disait de quitter cette cellule au plus vite. Mais il y avait la curiosité, cette insidieuse curiosité qui la poussait à rester, à entendre ce qu’il avait à lui dire.

Ce qu’il avait à lui dire l’intéressait sincèrement. Des révélations auxquelles elle ne s’était certainement pas attendue. Elle ne s’était pas plus attendue à sa réaction à elle. Pourquoi semblait-elle prendre autant à coeur ce qu’il pensait du psychiatre ? Elle s’en moquait. Elle ne pouvait que s’en moquer. Ce n’était pas parce qu’ils étaient allés ensemble à un mariage et qu’ils avaient passé des moments peut-être moins pires qu’elle l’avait pensé au départ qu’ils devaient pour autant devenir amis et se soucier l’un de l’autre.

Il y avait une autre possibilité qui la mettait dans une situation particulièrement dangereuse : le fait qu’il puisse éventuellement profiter de sa présence comme d’un billet de sortie. Si cela arrivait, elle n’osait imaginer les conséquences. Mais elle ne pouvait s’empêcher de rester, comme un accro ayant besoin de sa dose. Cet affrontement aurait un aboutissement, et nul ne pouvait savoir lequel il serait. A part lui, peut-être. Car elle ne s’y trompait pas : il était intelligent. Peut-être bien moins fou qu’il en avait l’air. Elle ne doutait pas un instant qu’il savait ce qu’il faisait. Et c’était cela qui était le plus effrayant. D’ordinaire, elle parvenait à analyser les réactions des individus, à les anticiper. Mais avec lui, elle se rendait bien compte qu’elle ne tenait pas vraiment la distance. Elle préférait cependant en conserver l’illusion, en espérant qu’il y soit sensible. Pour le moment en tout cas, il préférait privilégier la discussion à l’agression. Pour le moment.

« Si vous le dites. » lui répondit-elle d’un air nonchalant avant de sembler plus sérieuse d’un coup. « Vous considérez vous comme quelqu’un de mauvais, Michael ? »

D’une certaine manière, la réponse qu’il lui ferait pourrait l’éclairer sur ses intentions. Qu’il s’agisse d’un être mauvais ou pas lui importait peu au fond. Carrie ne croyait pas à l’opposition du bien et du mal, bien trop manichéenne pour elle. Elle-même était loin d’être un être particulièrement bon, pourtant elle n’estimait pas être la pire. Elle ne croyait pas à la prédestination. Les événements avaient-ils faits de cet homme ce qu’il était ? Probablement. Mais il avait également des réponses qu’elle souhaitait entendre par-dessus tout. Elle ignorait quel était le rôle exact de Lynch dans toute cette histoire. Etait-il vraiment le monstre qu’il décrivait ? Elle connaissait bien peu le psychiatre au fond. Il était possible qu’il y ait toute une partie de sa personnalité qu’elle ignore.
Oui, elle voulait savoir. Alors elle écouta. Elle écouta son histoire avec la plus grande attention. Un conte qui n’en était pas un. Trois personnages. L’homme sans nom était très facile à identifier. Pour les deux autres, elle dut se référer à ce qu’il lui avait dit, à ce qu’elle connaissait. Le lieu aux couloirs éclairés par une lueur verdâtre était évidemment celui où ils se trouvaient en ce moment même. Donc Lynch était le serpent, en toute logique.

« Votre histoire est intéressante. Le problème avec les histoires, c’est qu’elle donne souvent un point de vue subjectif des choses. » Elle se leva et fit quelques pas dans la pièce. « Donc, si j’ai bien compris votre histoire parle de vous, du Dr Lynch et... »

De l’homme à la canne, celui qu’elle n’avait pas encore identifié. Des hommes possédant canne et dents d’or, il devait y en avoir beaucoup à Storybrooke. Et pourtant, le premier auquel elle pensait, c’était...

« ... Gold ? Qu’est-ce que Mr Gold a à voir là dedans ? »

C’était absurde, et même impossible. Un malade de la section psychiatrique et l’homme le plus influent de la ville. On n’aurait pu faire plus opposés. Mais elle savait qu’il y avait un lien entre Gold et Lynch, un lien dont elle n’avait pas encore réussi à comprendre la nature. Tout ceci avait l’air absurde, mais elle ne pouvait faire autrement que d’y songer. Elle le regarda pourtant d’un air incrédule, l’ombre d’un sourire apparaissant sur son visage.

« Ou peut-être venez-vous de tout inventer. Peut-être que vous cherchez tout simplement à attirer l’attention. C’est courant chez les malades mentaux paraît-il. »

A vrai dire elle n’en savait rien, n’ayant jamais ouvert le moindre livre de psychologie de sa vie. Elle souhaitait simplement le provoquer, voir ce qui en ressortirait.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Talon d'Achille    Ven 25 Avr - 17:04

Michael&Carrie❧ Talon d'Achille



La rencontre, aussi anodine soit-elle, avait pris, aux yeux de Michael, un tournant très intéressant. Il aimait cette optique de confrontation, le fait de susciter de l'appréhension, de se sentir dangereux, imprévisible dans ses réactions. Ses instincts de tueur refaisaient progressivement surface, au grand dam de son double, qui ne pouvait lutter contre le grand méchant loup qui avait pris les pleins pouvoirs depuis le ré-internement. Depuis qu'il avait narré son beau petit récit, il ne quittait pas la jeune femme du regard, à n'en pas douter elle aurait fait un encas très appétissant dans une autre vie, mais Michael savait qu'ici il ne jouait pas avec les mêmes cartes et que pour survivre, il devait s'adapter. Désireux de provoquer un peu la jeune femme, le patient se leva, garda une bonne distance et fit mine du humer quelque chose sous le regard interloqué de Carrie qui ne comprenait pas où il voulait en venir.

-Ne serait-ce pas de la peur que je sens ? Vous savez miss Jones, il faut toujours écouter son instinct, c'est la clé de la survie.

Michael pouvait amplement prétendre s'y connaître en survie, il avait échappé à bien des situations périlleuses, s'en était toujours sorti, presque sans une égratignure. C'était comme s'il avait vécu plusieurs vies, comme si la fatalité n'avait finalement eu aucune incidence sur lui. Enfin presque, si l'on connait son histoire dans les moindres détails l'on ne peut s'empêcher de se dire vulgairement « que ce gars n'a vraiment pas eu de bol », à méditer. Toujours est-il qu'aujourd'hui il est là, en vie, aussi menaçant qu'il ne l'était par le passé. Satisfait de l'effet qu'il produisait sur Carrie, il continua son petit jeu tout en l'observant amusé.

-Ca fume hein ! J'imagine que vous vous posez tout un tas de questions, n'est-ce pas ?

-Votre histoire est intéressante. Le problème avec les histoires, c'est qu'elle donne souvent un point de vue subjectif des choses.

La jeune femme se leva pour faire quelques pas dans le peu d'espace que les lieux pouvaient offrir.

-Ou alors elles nous racontent une vérité que nous refusons d'accepter Miss Jones.

Très vite, pour passer cette intervention, Carrie enchaîna sur une autre interrogation :

-Donc, si j'ai bien compris votre histoire parle de vous, du Dr Lynch et...

Michael resta silencieux, il laissa les éléments de son histoire s'assembler dans la tête de Carrie, comme un puzzle. Il ne voulait pas intervenir et laisser à la jeune femme, le soin d'offrir sa propre réponse à la question posée précédemment. Il savait, pour avoir brièvement visité la ville, qu'il existait peu de type pourvu d'une dent en or et se déplaçant à l'aide d'une canne. Le rapprochement était ainsi évident. Carrie plongée dans ses réflexions releva la tête et fit comprendre à Michael, qu'elle avait compris qui était ce mystérieux homme dont il parlait dans son récit.

- ... Gold ? Qu’est-ce que Mr Gold a à voir là-dedans ?

-Sur le papier ça semble absurde n'est-ce pas ? Qu'est-ce qu'un malade comme moi pourrait avoir en commun avec l'un des hommes les « plus » importants de Storybrooke ? C'est une problématique qui mérite réflexion.

Michael parlait avec un aplomb déconcertant. Les apparences pouvaient jouer contre lui, a bien y regarder il n'avait rien d'un malade, encore moins d'un patient en psychiatrie. Son allocution était on ne peut plus normale, son apparence aussi. Malgré tout, il était conscient du trouble qu'il causait à Carrie et en abusait avec jouissance. Il se plaisait à lui faire croire qu'il était normal, mais qu'il pouvait en l'espace d'un instant, devenir incontrôlable et déchainer toute sa folie sur elle. Le fait d'avoir le sentiment d'être dangereux attisé son orgueil, mais le ramener aussi à une période où le simple fait d'évoquer son nom faisait taire les plus audacieux.

Carrie, en pleine réflexion, ne parvenait à trouver un lien plausible entre Mr Gold et son interlocuteur, elle le regarda incrédule et laissa paraître un léger sourire sur son visage. Tout n'était que façade et Michael l'avait compris, la jeune femme voulait donner l'illusion de tout contrôler, que la peur ne l'assaillait pas, elle se laissait dévorait par la curiosité espérant que ça suffise à cacher son trouble, mais confrontait à un tel être, la comédie avait assez duré, il était prêt à agir, à reprendre les rennes et montrer à la jeune femme que la provocation n'était pas un remède contre la peur. Carrie cracha son venin espérant reprendre la partie en main :


-Ou peut-être venez-vous de tout inventer. Peut-être que vous cherchez tout simplement à attirer l’attention. C’est courant chez les malades mentaux paraît-il.

Michael laissa un léger sourire apparaître sur son visage à moitié plongé dans l'ombre. Une lueur malsaine brillait dans ses yeux. Si l'on prenait le temps d'observer la situation, dans cette histoire le rôle du monstre lui allait à scier, bien plus qu'à Lynch. Mais il faut toujours se méfier des apparences et ne pas condamner un être trop rapidement. Bien que dans le cas suivant, l'être en question soit tout sauf innocent. Michael fit aussitôt disparaître son sourire et se rua sur la jeune femme, il plaça sa main gauche sur sa gorge sans la presser. Il porta tout son poids sur elle, sans qu'elle ne puisse se défendre. Il l'obligea à le regarder, elle pouvait sentir son souffle contre son visage tant la distance entre eux était réduite.

-Vous n'en savez rien Miss Jones. Je suis prêt à parier que depuis tout à l'heure vous êtes empreinte de peur... Je la sens qui monte en vous. Elle s'infiltre peu à peu dans votre esprit, mais vous êtes aussi très curieuse c'est indéniable. N'essayez pas de vous montrer plus forte, je suis meilleur à ce petit jeu. Je pourrais aisément vous brisez la nuque sans que ça ne me chagrine le moins du monde. Mais ça ne serait pas amusant.

Il lui relâcha la gorge, tout en continuant d'entretenir la promiscuité sans la lâcher du regard.

-Pourquoi voudrais-je attirer l'attention ? Qui s'en préoccuperait d'ailleurs ? Je suis attristé de voir que vous n'avez pas aimé ma petite histoire. D'autre l'on appréciait pourtant et m'ont écouté avec attention. La vérité est parfois dure à entendre n'est-ce pas ? Surtout lorsqu'elle met en exergue les pires travers d'un être qui ne nous laisse pas indifférent. Je suis peut-être considéré comme un dingue ici, mais je suis loin d'être idiot. Mais si toutefois mon argumentation ne vous a pas convaincu je vous propose d'aller à la rencontre de Louna Nerys, je pense qu'elle peut vous apprendre des choses intéressantes, très intéressantes.

Il lui caressa la joue, son sourire malsain ne s'effaçait pas de son visage.

-Je ne vais pas vous tuez, peut-être une autre fois qui sait ! Maintenant sortez de ma cellule et bonne chance pour la suite très chère...

Il fit deux pas en arrière pour que la jeune femme puisse se soustraire à lui et prendre le plus de distance possible.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Talon d'Achille    Mer 7 Mai - 17:38


Michael & Carrie
Elle savait reconnaître ses erreurs. Elle reconnaissait volontiers qu’elle s’était ici montrée bien trop sûre d’elle, et ce dès le départ. La vérité était qu’elle commençait à avoir peur, peur de lui, de ce qui allait se passer. Elle prenait peu à peu conscience de l’erreur qu’elle avait faite en venant jusqu’ici, et pourtant elle ne parvenait pas à partir, c’était plus fort qu’elle. Elle n’était pas prête à admettre qu’elle avait peur et souhaitait sortir de cette pièce au plus vite. Elle voulait continuer, et surtout, ne pas faillir. Elle était plutôt bonne comédienne et arrivait toujours à faire illusion, mais il semblait que cette fois-ci les choses soient un peu plus compliquées que prévu. Il se leva, et bien qu’il se tienne à distance, elle n’aimait pas trop ce qui était en train de se passer. Elle s’efforça de ne pas perdre contenance, pas devant lui. Elle avait beaucoup plus que sa fierté à perdre.

« Je n’ai pas peur de vous. » répondit-elle sur un ton glacial.

A peine eut-elle prononcé ces mots qu’elle se rendit parfaitement compte qu’elle était en train de mentir. Elle avait bel et bien peur. Il avait raison. L’histoire qu’il lui avait racontée lui avait donné à réfléchir. Mais pas question d’admettre qu’il l’avait perturbée. Elle avait cependant du mal à croire qu’il soit aussi persécuté qu’il le prétendait. Qu’avait-il donc de si spécial que ça ? Elle avait du mal à le comprendre et quelque part, elle doutait qu’il sache vraiment ce qu’il se passait autour de lui. Mais si Gold était mêlé à cette histoire, c’était forcément quelque chose de particulièrement important. Elle se demanda ce qu’il signifiait par une vérité que l’on refusait d’accepter. Il était peut-être un fou dangereux, mais il y avait définitivement quelque chose derrière toute cette histoire. Il attendait, attendait qu’elle rassemble toutes les pièces du puzzle.

Elle s’exprima à voix haute. Elle en avait besoin pour se remettre les idées en place. Elle jouait son jeu et elle s’en rendait compte. Elle perdait du terrain qu’elle ne parvenait plus vraiment à regagner. Peut-être qu’il mentait au fond. Peut-être qu’il inventait absolument tout. C’était même fort possible. Elle n’avait malheureusement aucun moyen de le vérifier par elle-même. Même s’il ne savait pas tout, il gardait des informations pour lui et malgré ses efforts, elle sentait le contrôle de la situation lui échapper. Elle glissait sur une pente dangereuse. Oui, il était probablement qu’il ait tout inventé, qu’il ne cherche qu’à l’intriguer, jouer avec elle, faire porter l’attention sur lui, peut-être même espérer qu’elle l’aide à se libérer, qui sait ?

Elle n’eut pas le temps de se poser davantage de questions. Il fondit sur elle. Va, elle ne l’avait pas vu venir. Elle poussa une exclamation de surprise et de peur à la fois lorsqu’il la saisit à la gorge. Elle ne cherchait plus à dissimuler ce qu’elle éprouvait. Elle tenta de se débattre, mais comprit bien vite que jamais elle n’aurait le dessus. Il aurait pu la briser en un instant, un éclair, sans que personne ne l’en empêche. Personne ne savait qu’elle était là. Elle ne répondit rien, le regardait, son regard malsain, ses paroles menaçantes. Lentement, elle dirigea sa main vers sa poche arrière, celle qui contenait la seringue. Mais elle n’eut pas l’occasion de la saisir, puisqu’il relâcha la pression qu’il avait exercé sur elle. Ce n’était pas pour autant qu’il en était moins menaçant.

Elle ne pouvait pas se défendre, d’aucune manière. Il avait le dessus sur elle et elle en avait parfaitement conscience. Et puis, elle se laissait dominer par la peur et n’avait même pas la présence d’esprit de lui répondre. Ce ne fut pas pour autant qu’elle ne retint pas les informations qu’il lui donnait, dont le nom de Louna Nerys. Mais elle était bien trop terrifiée pour réfléchir sur le sujet. Lorsqu’il lui caressa la joue elle ferma les yeux et eut un mouvement de recul.

Elle avait craint le pire, mais finalement il la somma de partir avant de se reculer. Elle n’insista pas et ne le laissa pas le dire deux fois. Elle sortit aussi vite que sa cheville le lui permettait et claqua la porte derrière elle. Elle eut heureusement la présence d’esprit de verrouiller la porte de la cellule et ne s’autorisa pas un instant de repos avant d’avoir quitté cet étage. Elle remonta les escaliers quatre à quatre jusqu’à son étage, qui ne lui avait jamais semblé si rassurant et ferma la porte qui la séparait de la section psychiatrique. Incapable d’aller plus loin, elle se laissa glisser jusqu’au sol, tremblant de tous ses membres et sa respiration saccadée, soulagée que l’hôpital soit pratiquement désert à cette heure ci. Elle se laissa un peu de temps pour se calmer, avant de parvenir à se lever pour rejoindre son bureau où elle terminerait son service, comme si de rien n’était.
FICHE ET CODES PAR EPISKEY.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Talon d'Achille    Mar 13 Mai - 19:25
hors rp:
 


Michael&Carrie❧ Talon d'Achille



28 ans plus tôt…

Il faisait beau et chaud, le soleil rayonnait dans le ciel et une légère brise frôla les branches des quelques arbres qui décoraient l'allée réservée à la promenade des patients. De l'autre côté, caché par un mûr, une petite court bétonnée, faisait office de jardin pour les patients de l'aile psychiatrique. Plusieurs malade, trois peut-être quatre à vue d'oeil, avançaient dans le peu d'espace qui leur était réservé. Ils avaient le regard et l'esprit vide, tout n'était que brouillard pour eux. Assit sur un banc, une jeune femme aux cheveux châtains et un homme brun, semblaient discutés. Contrairement à leurs camarades, ils étaient plus alertes et s'exprimaient correctement. La jeune femme regarda son interlocuteur droit dans les yeux et lui tint à peu près ce langage :

-Pour moi, j'ai toujours été normale, aussi saine d'esprit que vous me voyez-là. S'il faut... on n'est même pas au courant qu'on est fous. Après tout, on dit qu'il n'y a que les fous qui ne savent pas qu'ils le sont.

Michael faisait face à Lacey, il avait écouté avec attention chacune de ses paroles, mais ne pouvait se résoudre à accepter cette condition. Ce Michael-là était différent, saint d'esprit à vue d'oeil, il était encore enivré d'espoir et n'avait pas laissé le mal et la folie l'envahir. Il se révoltait encore et espérait comprendre le « pourquoi du comment » de sa présence. Il refusait d'accorder du crédit au discours désemparé de Lacey, il refusait tout bonnement d'abandonner l'espoir de sortir d'ici un jour...

- Vous n'êtes plus seule, vous devez garder la foi et ne jamais douter. Vous n'êtes pas folle et je ne suis pas fou.

Michael regarda la jeune femme qui lui faisait face, il put lire dans ses yeux qu'elle était effrayée et qu'elle ne parvenait plus à dissimuler sa peur à présent. Il avait ainsi fait deux pas pour la laisser se soustraire à son influence, il l'a regarda bien dans les yeux, une dernière fois avant qu'elle ne s'en aille pour te bon et lui lança d'une voix paisible :

-La folie nous fais perdre la notion du temps, la folie nous fais perdre la notion de la vie, la folie nous fait tout perdre. Nous ne sommes que des poupées de chiffons avec lesquelles la fatalité s'amuse de temps en temps.

Il se laissa glisser contre le mûr, se prit les jambes et commença à chantonner sa fidèle liturgie. L'espoir avait quitté l'esprit et le corps de Michael, tous les évènements qu'ils avaient récemment vécu n'étaient plus à présent qu'un amas de souvenirs confus. Etait-ce réel, était-ce simplement le fruit de son imagination ? L'homme naviguait à présent en eaux troubles, il ne faisait pas semblant cette fois, il venait vraiment de perdre la tête et de laisser la folie le prendre sans opposer la moindre résistance

-Pronemez vous dans les bois...tant que le loup n'y est pas...

Son dos tapait contre le mûr, il continuait de déclamer sa plainte, Carrie ne traîna pas une minute de plus. Michael se retrouva à nouveau seul, il continua son rituel durant de longues minutes puis s'arrêta brusquement, il se massa les tempes et commença à pleurer.

-Je ne suis pas fou, je ne suis pas fou, je ne suis pas fou, je ne suis pas fou ! ! !

Mais il avait beau le proclamer haut et fort, lui-même n'y croyait plus. Lui et son double avaient disparu, emportés dans le brouillard. Il était lui-même devenu ce patient au regard vide, errant sans but. Il était fou et l'avait accepté. Il s'allongea par terre et ferma les yeux pour s'enfoncer davantage dans l'obscurité.

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[Flashback] Talon d'Achille

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