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« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind
L'histoire se déroule en
Octobre 2013.


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 Dans l’obscurité de la lune, nos rêves éclairent le chemin. ft Michael Moody

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MessageSujet: Dans l’obscurité de la lune, nos rêves éclairent le chemin. ft Michael Moody   Dim 24 Mar - 16:14
C'était un matin habituel, une journée chargée mais une matinée normale. Je m'étais levé comme tous les jours à 6h00 du matin et pour bien me réveiller, je prenais ma douche tout en chantonnant et sifflotant. Après ce réveil tout en douceur, je pris mon petit-déjeuner équilibré, une tranche de pain grillé avec de la confiture trempé dans du café, un yaourt et un jus d'orange. Pendant ce rituel du matin, j'admirais ma cuisine, majoritairement verte, ma couleur préférée. Je déposais mon bol dans l'évier et en profitais pour regarder ma ville : StoryBrooke. Je connaissais tous les habitants, ou du moins, je le pensais. Car ce jour-là, j'allais avoir une surprise pas comme les autres. Je sortais de mon appartement et me dirigeais vers mon cabinet ( ou mon cabinet est une pièce de mon appartement à voir).

Il faisait plutôt beau pour la saison, et arrivé à mon lieu de travail, je me surpris à prendre un bain de soleil près de la fenêtre. Mes pensées s’échappèrent pour m'imaginer volant au dessus de StoryBrooke, le rêve que j'avais fait cette nuit-là. Je m'amusais à analysre mes rêves et celui-là pouvait me signifier que je devrais prendre des vacances ou plus communiquer avec les autres mais là, je ne voyais pas ce que je pouvais faire de plus étant donné que mon métier était de communiquer avec les autres. Il n'était pas encore 7h00 qu'un homme déboula sans frapper dans mon cabinet (depuis que Mlle Swan était arrivée en ville, ça n'arrêtait pas). Il semblait fatigué et perdu, il avait probablement du voir la petite plaque de cuivre indiquant qu'un psychologue était dans l'immeuble. Je me précipitais vers lui mais gardant une distance de sécurité pour pas qu'il ne soit apeuré après toi, je ne pouvais pas savoir ce qui lui était arrivé. Vu son état physique, il devait sortir de quelque chose de plutôt traumatisant.

« Excusez-moi », dis-je doucement, « Vous voulez vous asseoir, parler, boire quelque chose ? » 

Il ne me répondit pas tout de suite, il fallait le mettre plus à l'aise. Mais c'est difficile de mettre en confiance quelqu'un que l'on ne connaît pas. Soudain je me posais des questions par rapport à son apparence et si c'était un criminel ? Non qu'est-ce qu'un criminel irait faire chez un psy ? Je m'enlevais immédiatement de la tête cette drôle d'idée.

«  N'hésitez pas si vous avez besoin de quoi que ce soit, je suis là, d'accord ? »


J'espérais le rassurer mais je restais sur mes gardes ne sachant pas qui il était et si ça se trouve, il ne savait pas lui-même qui il était. Je l'invitais à s'asseoir sur un de mes confortables fauteuils ou bien sur mon canapé. Je réfléchissais à comment agir, je n'avais pas encore rencontré de patients qui débarquent de nulle part. D'un pas lent, j'allais derrière lui fermer la porte pour que l'on ait plus d'intimité et en plus s'il était poursuivi, ce que je ne souhaitais absolument pas, il aurait une protection de plus. J’allais m’asseoir et l'invitais une fois de plus à faire de même. Je laissais un temps d'attente, s'il voulait s'installer, il le ferait.

« Bon, commençons par les formalités, je suis le docteur Hopper. Je peux vous aider ? Vous avez l'air en mauvaise posture. »


Il restait une fois de plus muet mais j'espérais vraiment qu'il prenne la parole, la communication est plutôt importante. En plus il avait cette attitude mystérieuse qui m'intriguait et comme j'étais plutôt curieux de nature, je souhaitais vraiment le connaître et s'il ne voulait pas dans ce cas pourquoi serait-il venu chez moi. Il allait se faire psychanalyser de la tête au pieds après tout j'étais là pour ça, être à l'écoute des autres.

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MessageSujet: Re: Dans l’obscurité de la lune, nos rêves éclairent le chemin. ft Michael Moody   Dim 31 Mar - 21:27

Dans l’obscurité de la lune, nos rêves éclairent le chemin.  
Ft Archie Hopper




«Il est plus facile de rêver que d’être confronté à la réalité. Mais qu’est-ce que le rêve sinon un état léthargique qui nous maintiens à peine en vie. Et les cauchemars alors, que devrions-nous en dire ? »


Michael reposa le livre qu’il avait pris dans la bibliothèque de Madame le Maire en personne. La lecture était bien l’une des seules choses qui était susceptible de l’apaiser réellement. La lecture et Regina, la jeune femme avait réussi, mais avec difficulté, à se rapprocher de Michael et à le mettre ainsi en confiance. Mais ce dernier  n’en restait pas moins aussi imprévisible qu’une bête sauvage.
Pouvons-nous lui en vouloir ? Probablement que non. Après avoir passé 28 ans enfermé, l’homme devait réapprendre à vivre et cela constituait un combat de tous les jours.

Ne voulant pas le laisser, Regina l’avait installé chez elle, mais ne voulant pas perturber Henry, elle avait insisté auprès de son invité pour qu’il soit discret quant à sa présence.
En une semaine, les choses avaient considérablement évoluées entre les deux anciens amis, à tel point que désormais il arrivait que  Regina aille retrouver Michael le soir dans sa chambre. Elle l’apaisait considérablement et lui permettait ainsi de dormir enfin. Malgré tout, les cauchemars persistaient et lorsqu’ils ne se manifestaient pas en pleine nuit, ils venaient hanter Moody en plein jour.  Regina, bien qu’heureuse d’avoir retrouvé son vieil ami, craignait pour sa sécurité et celle d’Henry. Ici, la magie ne la protégeait pas d’éventuel danger et à son grand désarroi, elle reconnaissait que son ami en constituait un de taille.

Même s’ils s’étaient à nouveau « considérablement » rapproché l’un de l’autre, Michael et Regina ne se parlaient pas beaucoup. Madame le Maire avait bien assez à faire à la Mairie, mais ça, elle le voulait bien. Pour la première fois depuis longtemps, elle se retrouvait ébranlée dans ses propres certitudes et pour la première fois depuis 28 ans, elle regrettait d’avoir lancé « sa malédiction ». L’état de son ami, justifiait ainsi son regret. Mais le sors était jeté et il était impossible de faire marche arrière. Alors que faire de plus, à part faire preuve de patience.

Michael, passait ses journées dans la grande bâtisse victorienne. Cette situation lui était curieusement familière, trop pour n’être qu’une petite impression de déjà-vu.
Comme chaque jour, il attendit le départ du petit Henry pour quitter sa chambre. Cette nuit, il s’était retrouvé seul, Regina ne l’avait pas rejoint Cela n’était pas plus mal. Il avait besoin de solitude pour réfléchir. Mais réfléchir à quoi me diriez-vous ? A tout un tas de chose bien-sûr et principalement à cette vie qu’on lui avait pris.  Mais au nom de quoi ? De qui ?  Ca il l’ignorait, mais  il était bien décidé à en savoir d’avantage.
Depuis des années, au coin de sa tête, il gardait en mémoire le visage de celui qui par un jour de pluie, l’avait traîné jusqu’au niveau souterrain de l’hôpital, comme un chien.  
Tout lui était resté en mémoire, le moindre détail de l’apparence de cet homme. Sa voix désagréable, ce petit rictus qui lui dessinait au coin de la joue une fossette, son regard de fouine et cette dent en or. Michael n’avait rien oublié, sauf peut-être le nom de son geôlier. Mais il ne perdait pas espoir, avec un peu de patience, il savait qu’il arrivait à atteindre son but. Et puis qu’est-ce que quelques semaines quand on a passé 28 ans enfermé ? Michael descendit lentement les escaliers

« Regina ?! Regina ?! Tu es là ?»

Mais il n’eut aucune réponse. Il se dirigea vers la cuisine et trouva un mot sur la table. Il prit le bout de papier et le déplia avec précaution.

« Désolé de t’avoir loupé, j’ai beaucoup de travail. Je t’ai pris rendez-vous chez Archie Hopper. C’est un ami, va le voir.
A ce soir
Regina »


L’homme posa le bout de papier et soupira longuement. Il n’avait pas vraiment le choix. Il ne prit même pas la peine d’avaler quelque chose et quitta la demeure pour tenter de rejoindre le centre-ville et y trouvait ce cher Mr Hopper.
Michael prit le temps de savourer sa nouvelle liberté. Il se délecta du beau temps et de la température pour le moins agréable. Il continua donc d’avancer sans trop savoir où allait. Le hasard fit bien les choses car après avoir passé la grande horloge et longeait la rue, Michael tomba sur un écriteau lui indiquant qu’il était arrivé à bon port.
Il hésita à entrer, il faut avouer qu’il n’avait pas un très bon souvenir des docteurs. Le seul qu’il avait connu par le passé, un passé pas si lointain, l’avait torturé sans limite. Mais il repensa au mot de Regina et au simple fait qu’elle est qualifiée ce dénommé Archie, comme ami. Cela le rassura et le poussa à pénétrer à l’intérieur du bâtiment.
Après avoir monté quelque marche il arriva enfin devant le cabinet, peut accommoder des bonnes manières de ce temps, il entra sans frapper et se retrouva face au docteur Hopper.

« Excusez-moi ! Vous voulez vous asseoir, parler, boire quelque chose ? »

Il semblait aimable et plutôt sympathique, mais étant face à un inconnu Michael n’osait prendre la parole, il restait alors sur ses gardes. Archie l’observa de la tête aux pieds ce qui eut pour effet de mettre l’invité encore plus mal à l’aise, il n’en restait pas moins silencieux, lui aussi était passé en mode observation.

«  N'hésitez pas si vous avez besoin de quoi que ce soit, je suis là, d'accord ? »

Archie restait pour le moins patient, d’ailleurs c’était l’une de ses plus grandes vertus comment pourront affirmer bon nombre de ses amis. Il invita son éventuel « patient » à s’asseoir sur la banquette en face de son fauteuil, mais l’homme qui lui faisait face restait désespéramment immobile.

« Bon, commençons par les formalités, je suis le docteur Hopper. Je peux vous aider ? Vous avez l'air en mauvaise posture. »

« Vous parlez beaucoup, beaucoup trop. Je ne suis pas là de mon grès. Madame le maire m’a pris rendez-vous. »

Il se décida enfin à s’asseoir au grand soulagement d’Archie. Michael croisa les mains, il resta silencieux un court instant et reprit la parole

« Je n’aime pas les docteurs. Connaissez-vous Daniel Lynch monsieur Hopper ? Probablement que oui, n’est-ce pas ? Regina m’a dit que vous étiez un ami. Elle pense que vous pouvez m’aider. »

Encore une fois il resta silencieux, puis sa main se mit à trembler. Il lui arrivait souvent d’avoir quelques spasmes, souvenirs des petits traîtement que lui infligés ce cher docteur Lynch. Il serra le poing pour faire passer le tremblement et se reprit.

« Je ne veux pas vous faire perdre votre temps, il est surement plus précieux que le mien. »
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MessageSujet: Re: Dans l’obscurité de la lune, nos rêves éclairent le chemin. ft Michael Moody   Mer 17 Avr - 19:28
J'étais assis en train de regarder cet homme qui venait de débarquer dans mon cabinet attendant patiemment qu'il prenne la parole. Attendre ne me gênait pas, la patience étant une de mes qualités et je sais que c'est parfois difficile de prendre la parole avec quelqu'un qu'on ne connaissait pas, j'espérais juste que mon accueil était assez chaleureux pour le mettre à l'aise. Malheureusement pour moi, il n'avait pas l'air très heureux de venir ici comme si on l'avait forcé ou qu'il craignait quelque chose de ma part. Je ne savais pas encore pourquoi mais je savais qu'il n'avait pas vraiment envie de rester. Me sortant de mes réflexions à son égard, l'inconnu me dit :

« Vous parlez beaucoup, beaucoup trop. Je ne suis pas là de mon grès. Madame le maire m’a pris rendez-vous. »

Un peu surpris, je compris que c'était lui le patient mystère avec qui Mme le maire m'avait donné rendez-vous, il faut dire que je ne l'attendait pas aussi tôt. Je notais aussi que comme je l'avais deviné, il ne souhaitait pas être ici, notre chère maire l'avait forcé à venir. L'inconnu trouvait aussi que je parlais trop, mais là était mon rôle : communiquer avec les gens afin qu'il exprime leurs craintes et leurs problèmes en toute confiance. C’est ce que je voulais lui expliquer mais soudain plus bavard, il s'assit et reprit :

« Je n’aime pas les docteurs. Connaissez-vous Daniel Lynch monsieur Hopper ? Probablement que oui, n’est-ce pas ? Regina m’a dit que vous étiez un ami. Elle pense que vous pouvez m’aider. »

C'était donc pour cela qu'il n'était pas à l'aise en ma présence parce que j'étais docteur. Évidement avec un médecin comme le docteur Lynch, on pouvait...comment dire...ne pas être habitué à mes méthodes plus...douces. Je ne critique pas mon confrère mais je n'appréciais guère sa façon de travailler et je comprenais donc mon éventuel futur patient. Le fait que Regina me considère comme un ami me troubla aussi un peu car à part le fait que je m'occupais de son fils adoptif, Henry, je lui avait plutôt tenu tête. Attentif aux mouvements de mon patient, je remarquais un tremblement de sa main à l’évocation du psychiatre aux méthodes désapprouvées. Un peu inquiet, je me demandais quel traitement il avait suivi avec le docteur et pour quel problème. Mais je ne pouvais poser ces questions trop rapidement car ces souvenirs semblaient être dérangeant pour l'inconnu. Il tenta de se calmer en serrant le poing.


« Je ne veux pas vous faire perdre votre temps, il est sûrement plus précieux que le mien. » , me dit-il.

« Écoutez, mon temps est vôtre et n'est pas plus précieux que celui d'un autre. Je suis là pour vous aider pas vous mettre mal à l'aise donc si vous souhaitez partir, vous êtes libre. Mais si vous pensez que je vous être utile, alors dîtes vous que je ne suis pas un docteur. Considérez moi plutôt comme un confident ou un ami. »

Je n'en étais pas certain mais je pensais que mes paroles avaient fait leur effet. Aussi je continuais :

« Vous pouvez m'appelez Archie et me tutoyez si vous le souhaitez. Mais si vous ne vous sentez pas en confiance, vous pouvez en rester à Mr Hopper et me vouvoyez. Et vous comment puis-je vous appelez ? »

Ainsi je pourrais connaître l'identité de mon patient et créer un lien de confiance ou du moins essayer. Cette étape était pour le moins capitale, aussi s'il acceptait de rester et de communiquer, ce serait déjà un grand pas. J'en avais profité aussi pour lui proposer de m'appeler Mr Hopper au lieu de docteur afin d'éviter de lui rappeler certains souvenirs.
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MessageSujet: Re: Dans l’obscurité de la lune, nos rêves éclairent le chemin. ft Michael Moody   Ven 26 Avr - 14:20

Dans l’obscurité de la lune, nos rêves éclairent le chemin.
Ft Archie Hopper



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Tout était une question de temps et de confiance, rien que ça.
Ma captivité avait été tellement longue que l’être humain tout entier représentait maintenant à mes yeux une menace. Chaque geste, chaque parole, éveillait en moi un regain de méfiance. Je ne me sentais pas dans une insécurité permanente ici, juste de trop. J’étais là, assis en plein milieu d’un bureau impersonnel, austère à mon sens. Je crois que jusqu’alors j’avais dit tout ce que j’avais à dire à ce « docteur « Hopper. A présent je ne voyais pas ce que je pouvais rajouter à cette conversation à sens unique.

Qu’attendais-je ? Etre convaincu de la bonne foi de cet homme ? Etre écouté ? Me sentir rassuré ?
J’avais beau me convaincre de l’utilité de ce rendez-vous, mais même en me forçant je ne me trouvais guère convaincu.
Le « docteur », disons plutôt « médecin » afin d’éviter quelconque amalgame avec le passé, n’avait rien d’un être malsain bien au contraire. En l’observant avec attention l’on pouvait sentir toute l’abnégation dont il faisait preuve, cet homme avait envie de bien faire les choses.
Archie Hopper avait dans le regard, une chaleur humaine incroyable. L’Humanité de cet homme était incontestablement saisissante, jamais encore je n’avais rencontré pareil personnage. Mais au vu de l’endroit où je me trouvais jusqu’à présent, l’on peut aisément comprendre pourquoi les rencontres de ce type sont rares.

Mais même si d’après les mots de Regina, Archie Hopper était un ami, je ne parvenais à baisser ma garde, mes blessures étaient encore à vif et le temps restait mon seul allié. Mais je ne pouvais nier le fait, qu’à l’intérieur de moi, une irrépressible envie de parler, me gagnait peu à peu.
Je voulais tout dire sans rien oublier, parler jusqu’à n’en plus pouvoir, m’abandonner à la confession, me délivrer de tous mes maux. Mais j’avais beau regarder Hopper droit dans les yeux, rien ne sortait, je restais fixé sur mon siège, muet comme une tombe.

Les choses avaient pourtant si bien commencées, je n’étais surement pas prêt à raconter mon calvaire…ou peut-être était-ce une force invisible et indicible, qui me poussait à garder le silence.
Parfois j’ai l’impression de ne pas être le seul maître à bord, c’est comme si mon esprit et mon corps étaient deux entités bien distinctes, exactement comme à présent…
On y repensant, j’ai toujours eu cette sensation, mais jusqu’à présent je ne m’en étais jamais vraiment rendu compte.
C’est tellement étrange, comme si mon corps n’était qu’une enveloppe, une coquille vide pourvu néanmoins de la parole, mais mon esprit lui semblait échappé à cela. Lynch avait-il réussi à m’abrutir jusqu’à me déposséder de mon propre corps ? Ou alors peut-être que je suis réellement dingue et que ma place en cellule était amplement justifiée.
Deux personnalités distinctes qui cohabitent dans le même corps, n’est-ce pas la définition même de la folie ? En attendant de trouver des réponses, j’aimerai tant pouvoir prendre la parole, que cette coquille vide ne le soit plus. J’aimerai tant qu’Hopper m’entende moi, la face la moins perturbée, le Moody à l’allocution parfaite, à l’aisance certaine. Le vrai Moody, pas celui qui semble complètement paumé. Je voudrais tant être ce Moody-là, face à tout le monde, même face à Regina Mills. Je ne veux pas être et resté faible comme je le suis à présent.
Ce peut-il que j’y parvienne, que du revers de la pensée je puisse balayer cette faible et insipide personnalité assise sur cette chaise ? Vais-je réussir à faire fuir ce « presque débile » qui ne finit pas ses phrases, ce faible « mortel » qui m’horripile de plus en plus ?

« Écoutez, mon temps est vôtre et n'est pas plus précieux que celui d'un autre. Je suis là pour vous aider pas vous mettre mal à l'aise donc si vous souhaitez partir, vous êtes libre. Mais si vous pensez que je vous être utile, alors dîtes vous que je ne suis pas un docteur. Considérez moi plutôt comme un confident ou un ami. »

« Vous venez de me sortir d’une réflexion intérieure assez intéressante l’ami…Attendez…vous m’entendez ? »

Avais-je donc réussis à m’exprimer où ceci n’était-ce qu’une illusion ? Hopper parut surprit par mon interrogation, il renchérit alors pour ne pas perdre la conversation naissante

« Vous pouvez m'appelez Archie et me tutoyez si vous le souhaitez. Mais si vous ne vous sentez pas en confiance, vous pouvez en rester à Mr Hopper et me vouvoyez. Et vous comment puis-je vous appelez ? »

Je pris le temps de fermer les paupières une ou deux secondes, pris une profonde inspiration espérant pourvoir à nouveau m’exprimer.

« Hopper comme le Cricket ? Je…je…m’appelle Michael…Moody, c’est écrit dans un amas de papier, un dossier probablement. Je préfère pas vous tutoyez, faire preuve de familiarité trop rapidement n’est pas une bonne chose en mon sens… Vous m’entendez vraiment ? »
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MessageSujet: Re: Dans l’obscurité de la lune, nos rêves éclairent le chemin. ft Michael Moody   Lun 27 Mai - 23:42
Au fur et à mesure que j'observais cet homme assis devant moi, je commençais à mieux le comprendre. Il semblait avoir traversé des épreuves douloureuses. Déjà j'étais sur qu'il avait perdu un parent proche, son père ? Sa mère ? Un frère, une sœur ? Je ne savais pas encore qui mais s'il acceptait de revenir, alors nous réussirons ensemble à défaire les liens avec cette souffrance afin de la diminuer. Cependant je ne voulais pas le presser, il avait l'air très renfermé sur lui-même. Signe d'une grande souffrance intérieure. Il avait du vivre des choses horribles, peut-être avait-il fait la guerre, mais il n'avait pas la posture droite qu'aurait gardé un militaire. Quelque chose me vint soudain à l'esprit. Il avait très mal réagi quand il parlait du docteur Lynch, comme un traumatisme qu'il ne voulait pas se rappeler. J'eus un doute, je n'appréciais pas les méthodes de mon « confrère » mais jamais au point de penser qu'il faisait subir des tortures à ses patients. Pourtant l’attitude méfiante et parfois agressive de l'inconnu pouvait être signe qu'il avait été violenté, physiquement ou psychologiquement. J’espérais vraiment que mes soupçons n'étaient pas fondés, mais s'ils se confirmaient, une petite visite à mon confrère pourrait être utile.

J'observais Michael, il avait l'air soucieux alors à mon tour je plongeais dans mes pensées et analysais ce que je savais de lui. Son arrivée...son attitude mystérieuse...je tiltais. Il était en relation avec Mme le Maire, Regina Mills. Une personne autoritaire parfois un peu effrayante mais qui au fond a de l'amour à revendre en particulier pour son fils adoptif Henry, qui était sa part de lumière. Pour en revenir à mon patient, je trouvais étrange que Mme Mills me confie quelqu'un à part Henry évidemment, je me demandais bien ce qui le liait à elle, j'aurais peut-être ma réponse au fil des séances. Alors que je finissais ma phrase, il prit la parole :

« Vous venez de me sortir d’une réflexion intérieure assez intéressante l’ami…Attendez…vous m’entendez ? »

Un réaction de surprise apparut sur mon visage, sa première phrase presque oubliée dans ma stupeur. Étonné, je ne savais pas trop quoi dire. Que voulait-il par dire par « vous m'entendez ? » ? N'était-il pas conscient de ses paroles ? Il n'est muet alors pourquoi était-il surpris que je l'entende. Pour ne pas perdre le fil de la conversation je tentais de me ressaisir et continuais :

« Vous pouvez m'appelez Archie et me tutoyez si vous le souhaitez. Mais si vous ne vous sentez pas en confiance, vous pouvez en rester à Mr Hopper et me vouvoyez. Et vous comment puis-je vous appelez ? »

Il fit une pause comme pour récupérer d'un effort avant de répondre :

« Hopper comme le Cricket ? Je…je…m’appelle Michael…Moody, c’est écrit dans un amas de papier, un dossier probablement. Je préfère pas vous tutoyez, faire preuve de familiarité trop rapidement n’est pas une bonne chose en mon sens… Vous m’entendez vraiment ? »

J'appris donc son nom, je préférais l'apprendre du patient comme première confidence afin qu'il soit à l'aise. Cela ne marchait apparemment pas sur Michael qui semblait être tendu cependant depuis que je « l'entendais » il semblait plus confiant je devais comprendre pourquoi cependant quelque chose d'autre attira mon attention dans sa réponse. Un simple détail peut-être mais qui dans ma tête prenait un tout autre sens. Il avait dit Hopper comme le criquet hors mon nom de famille voulait plus dire sauterelle, cette réflexion me faisait penser aux séances avec Henry, il croyait que j'étais Jiminy Cricket. Et bien que ne croyant pas vraiment à cette histoire, je trouvais la coïncidence troublante. Je notais ce détail sur un coin de mon carnet. Laissant de coté ce détail, je me penchais de nouveau sur l'histoire de mon patient. Je voulais vraiment savoir comment je pouvais l'entendre.

« Je ne comprends pas, que voulez-vous dire par le fait que je vous entends ? Suis-je le seul à vous entendre ? Expliquez-moi. »


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MessageSujet: Re: Dans l’obscurité de la lune, nos rêves éclairent le chemin. ft Michael Moody   Mar 4 Juin - 11:49

Dans l’obscurité de la lune, nos rêves éclairent le chemin.  
Ft Archie Hopper





Avec un nom aussi ridicule, comment pouvait-il espérer être pris au sérieux ? Mais qu'est-ce que je fiche ici, pourquoi devrais-je raconter mes malheurs à un parfait inconnu ? Pourquoi Regina me faisait-elle ça ? J'ai quelques frayeurs nocturnes, je suis légèrement instable, mais hormis ces quelques désagréments tout va bien, je suis normal. Mon état de stress est surement dû à ce que j'ai vécu en psychiatrie avec ce malade de Lynch. A chaque fois que je pense à lui de sombres images me reviennent en mémoire, les piqûres, les électro choques, c'est sûr qu'il ne m'a rien épargné.
« Avoue le Moody, on n'est pas au mieux de notre forme, nos hallucinations n'ont jamais étaient aussi nombreuses, notre comportement lunatique pourrait représenter une source de danger pour les autres. Pense à Regina... »
Tais-toi !  Pour tenter d'amenuiser ma petite voix intérieure, je me massais comme à chaque fois les tempes. Il fallait impérativement que je reprenne le dessus, je pris sur moi et fit de mon mieux pour m'intéresser au semblant de conversation que j'avais avec « le docteur » Hopper.

Archie Hopper n'avait pas l'air d'être une mauvaise personne. Il avait un sourire plutôt rassurant et chaleureux, ses lunettes rondes adoucissaient davantage son visage. Cet homme appliquait et propre sur lui, semblait apprécié le métier qu'il exerçait et faisait preuve de beaucoup de patience à mon égard. Il fut satisfait d'apprendre mon nom, ça devait certainement faire partit d'un processus pour mettre en confiance le patient.
« Souviens-toi que Lynch aussi avait ce même type de processus et regarde où ça nous a mené. Tu ne dois pas avoir confiance, tu dois te méfier de tout le monde, c'est la clé de la survie. »
Arrête, c'est mon corps, ma conscience alors ferme-là.
« Non, non, je suis toi Moody, il va falloir l'accepter. Je peux moi aussi m'exprimer »

-Je ne comprends pas, que voulez-vous dire par le fait que je vous entends ? Suis-je le seul à vous entendre ? Expliquez-moi.

Alors, c'était vrai ? Le docteur me regardait avec ce même sourire qui laissait néanmoins entrevoir une certaine interrogation. La petite voix n'en était plus une, pire encore elle s'était hautement exprimer. Je ne pouvais donc plus la contrôler comme avant ? Comme à l'époque où il me suffisait de fermer les yeux et de compter pour la chasser. Comme avant où il me suffisait de l'ignorer pour qu'elle cesse de se manifester. Elle avait gagné du terrain depuis peu, trop pour que je ne prenne pas cette menace au sérieux. C'est comme si « ma bulle de protection » s'était affaiblie laissant ainsi toutes les menaces extérieures entraient et prendre le contrôle. Non ! Il ne faut pas que cela arrive, c'est vital. Je ne veux pas retourner en psychiatrie, je ne suis pas fou...Pour ne pas me trahir et éviter de prolonger le silence je me repris en main. Je sortis de ma stupeur et fit comme si de rien n'était.

- En fait, Hopper, ça veut dire grillon non ? Je ne suis pas très doué en entomologie.

Au fond de moi il fallait que je l'avoue, j'avais peur, peur qu'Hopper est entendu « mon double », peur de retourner en ces lieux sombres et austères occupaient par Lynch, mais pire encore, j'avais peur de perdre le contrôle. Ma petite voix n'en était plus une et elle semblait avoir une réelle existence à mon grand désarroi. Ainsi ce dédoublement de plus en plus visible compliquait davantage mon trouble. Même si prétendais me sentir mieux, je ne pouvais m'empêcher de me demander si je n'étais pas en train de devenir vraiment fou. Ma place dans un asile serait-elle justifiée ?
« Mais qu'est-ce que tu racontes ? Pourquoi toujours la facilité, la faiblesse ? »
A ce moment, je ne savais plus quoi penser, mon trouble identitaire mise à mal, était profond, trop pour que je ne parvienne à comprendre.

-Écoutez, vous m'êtes vraiment sympathique, mais je ne vois ce que je fais ici...

« Bon bah vas-y, parle-le ! Il n'a pas l'air méchant...peut-être que tu iras mieux...ou alors peut-être que non.... »

-Mais fermes-la !

Je me rendis compte à cet instant, que mes paroles avaient dépassé mes pensées. Ma voix avait été claire et audible. Archie fronça légèrement les sourcils signe d'une interrogation avancée. Je compris alors qu'il m'avait entendu, il fallait par conséquent que je trouve une bonne explication à lui fournir.

-D'après votre plaque, vous êtes tenu par le secret professionnel. Donc tout ce que je vous dis doit rester entre ces murs ?

Pour me montrer un peu plus menaçant et appuyer mes paroles, je m'étais levé pour faire face de toute ma hauteur à Hopper.

-Je suis malade probablement. Sur les papiers il est écrit mot pour mot que je souffre d'une forme aigue de schizophrénie et que par conséquent je suis dangereux pour ma personne et pour autrui. Mais ça n'est pas vrai, je ne suis ni fou, ni schizophrène. J'ai dans la tête, une espèce de petite voix. Avant il me suffisait de fermer les yeux pour qu'elle se dissipe. Mais depuis un moment cette voix devient de plus en plus audible, elle n'est plus un simple murmure. Je ne suis pas fou vous savez, c'est eux qui ont essayé de m'en convaincre. Cet être est comme une bête sauvage, il est moi et je suis "lui." Il est tout ce que je réprime, mes colères, mes pulsions, mes peurs. Depuis peu il prend de plus en plus de place et je suppose que c'est pour ça que je suis si agité. Mais c'est aussi à cause de...

« Bah quoi ? Tu n'arrives pas à le dire ? Tu as été capable de parler de moi et tu n'es pas capable de parler de Lynch ? »

-Il y a certaine personne dans cette ville qui commette des méfaits que personne ne condamne. L'on m'a fait enfermer sans raison valable. Croyez-vous Hopper, il y a quelque chose de « pas normal » dans cette ville. Je ne suis pas fou…
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MessageSujet: Re: Dans l’obscurité de la lune, nos rêves éclairent le chemin. ft Michael Moody   Mer 31 Juil - 18:10

Michael P.Moody



Dans l'obscurité de la lune, nos rêves éclairent le chemin
L'esprit ne peut être prisonnier, on ne peut pas attraper le vent.

Je m’interrogeais de plus en plus sur le patient que j’avais en face de moi. Il avait l’air torturé comme s’il se battait contre quelque chose. C’était le premier patient que j’avais  que je ne connaissais pas, alors que dans la ville, je connaissais tout el monde ou presque. C’était étrange que je n’aie pas entendu parler de lui. Mais pour cela, j’avais un indice, un doute qui faisait que je soupçonnais mon cher confrère le docteur Lynch. Quand je l’avais évoqué, Moody s’était tendu, à limite de la haine, de la peur et a dit qu’il n’aimait pas les docteurs. Cette méfiance de Michael à l’égard des médecins et plus particulièrement de Lynch, me faisait de plus en plus penser que ce dernier n’était pas pour rien dans l’attitude étrange de mon patient. Me reconcentrant sur la personne en question, je le voyais se masser les tempes comme s’il était pris d’un mal de tête ou qu’il n’arrivait plus à faire le tri dans ses pensées. Tandis que nous faisions connaissance, je l’observais, essayant de percer les mystères de son esprit grâce à ses gestes ou ses attitudes. Il semblait nerveux, particulièrement mal-à-l’aise, il est vrai que c’était un mauvais début, mais je n’étais pas du genre à lâcher l’affaire à la moindre difficulté. Cependant s’il ne voulait pas s’investir ou même rester, je ne l’en aurais pas empêché. Lorsque que je lui demandai des explications, il partit dans ses pensées. Il avait toujours cet air inquiet sur le visage qu’il tentait de dissimuler. D’une part, je voulais savoir ce qu’il avait vécu pour l’aider et de l’autre part, j’avais peur de réveiller en lui une colère ou des souvenirs trop douloureux. Brisant le silence qui régnait dans la pièce, Michael prit la parole :

- En fait, Hopper, ça veut dire grillon non ? Je ne suis pas très doué en entomologie. 

Il changeait de sujet et de façon explicite, il ne voulait pas me parler du fait que je « l’entendait », mais ma curiosité était assez forte pour que je ne laisse pas ce détail de coté. J’observais Moody, je le trouvais une fois de plus troublé. Si seulement je savais ce qu’il avait enduré, je pourrais le soutenir, lui donner des conseils, l’aider. Mais le silence avait de nouveau prit place dans la pièce. Je ne souhaitais pas m’écarter du sujet, aussi j’hésitais à lui répondre. Il rompit la gêne de quelques secondes qui s’était installé :

-Écoutez, vous m'êtes vraiment sympathique, mais je ne vois ce que je fais ici...


J’étais déçu, je croyais l’avoir mis en confiance. Encore une fois, il voulait partir, je ne pouvais le retenir de force, d'ailleurs son corps ne suivait pas ses paroles, car il restait assis. Je me demandais si c'était bon ou mauvais signe, tout en hésitant à me lever. Mes pensées furent interrompues par Michael qui hurla :

-Mais fermes-la !

N'ayant pas parler, je m'interroge, mon visage reflétant mes interrogations. Une explication à l'attitude de Moody commençait à germer dans mon esprit de psychologue. Il n'y avait qu'une seule solution : un dédoublement de la personnalité. Deux identités, une seule personne, un esprit en lutte, tout concordait, le fait que j'entende une des ses personnalités, qu'il se soit exprimé contre lui-même. Maintenant que j'avais compris, j'allais l'aider. Rapidement, il reprit la parole :

-D'après votre plaque, vous êtes tenu par le secret professionnel. Donc tout ce que je vous dis doit rester entre ces murs ?

Je hochais la tête en signe d'approbation, il pouvait compter sur moi. Il se leva me surplombant de toute sa hauteur pour ne pas rester en position vulnérable alors qu'il allait se confier.

-Je suis malade probablement. Sur les papiers il est écrit mot pour mot que je souffre d'une forme aiguë de schizophrénie et que par conséquent je suis dangereux pour ma personne et pour autrui. Mais ça n'est pas vrai, je ne suis ni fou, ni schizophrène. J'ai dans la tête, une espèce de petite voix. Avant il me suffisait de fermer les yeux pour qu'elle se dissipe. Mais depuis un moment cette voix devient de plus en plus audible, elle n'est plus un simple murmure. Je ne suis pas fou vous savez, c'est eux qui ont essayé de m'en convaincre. Cet être est comme une bête sauvage, il est moi et je suis "lui." Il est tout ce que je réprime, mes colères, mes pulsions, mes peurs. Depuis peu il prend de plus en plus de place et je suppose que c'est pour ça que je suis si agité. Mais c'est aussi à cause de...

Je me levais afin d'être à sa hauteur. Il n'avait pas besoin de finir, désormais allez savoir pourquoi, j'étais persuadé que l'homme dont il parlait c'était...

« Lynch », je l'avais murmuré. Son nom m'avait échappé. Je ne savais pas si Moody l'avait entendu, mais le dire à haute voix. C'était comme si j'avais exprimé dans un seul mot, tous les doutes, tous les soupçons que j'avais sur ce confrère des plus louches. Je savais qu'il cachait quelque chose et j'étais horrifié de découvrir ce que c'était. Comme pour confirmer mon affirmation, mon patient continua :

-Il y a certaine personne dans cette ville qui commette des méfaits que personne ne condamne. L'on m'a fait enfermer sans raison valable. Croyez-vous Hopper, il y a quelque chose de « pas normal » dans cette ville. Je ne suis pas fou…

« Je sais » enchaînais-je « Ne vous inquiétez pas, je pense comprendre ce qui vous arrive. En vous, il y a une autre personnalité qui vous harcèle qui essaye de prendre le contrôle de votre corps, de votre esprit. Je peux vous aider pour ça, il faudra peut-être d'autres séances mais nous surmonterons cette épreuve, sans médicaments, sans traitement. Ensemble, nous découvrirons comment faire la paix et harmoniser vos deux personnalités. »

Ce n'était pas des paroles en l'air, je ne me souvenais pas avoir eu affaire à un cas comme celui-là, mais j'allais faire tout mon possible pour l'aider à traverser cette épreuve. Cependant, j'avais moi aussi besoin de lui pour faire tomber son tortionnaire.

« Pour ce qu'il y a d' « anormal » dans cette ville, je crois savoir de qui vous parlez. J'ai des soupçons sur lui, mais aucune preuve. Je sais que ce sera difficile, mais au fur et à mesure des séances, vous pourrez peut-être reparler des vos douloureuses expériences. Pas tout de suite évidemment. Mais laissons-nous du temps, d'accord. J'ai juste une seule question à laquelle vous n'êtes pas obligé de répondre. La personne qui vous a gardé prisonnier, était-ce  Daniel Lynch. ? »

J'espérais ne pas avoir fait de bêtises en parlant de lui, sans vraiment le vouloir, j'avais peut-être réveillé la bête.

© Méphi.


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MessageSujet: Re: Dans l’obscurité de la lune, nos rêves éclairent le chemin. ft Michael Moody   Sam 17 Aoû - 9:31
hors rp:
 


Dans l’obscurité de la lune, nos rêves éclairent le chemin.  
Ft Archie Hopper





« Il y a certaines personnes dans cette ville qui commettent des méfaits que personne ne condamne. L'on m'a fait enfermer sans raison valable. Croyez-vous Hopper, il y a quelque chose de « pas normal»  dans cette ville. Je ne suis pas fou... »

Ma petite voix c'était tue, me laissant reprendre progressivement le contrôle, mais pour combien de temps ? Telle était la question que je me posais présentement. Alors, je pris sur moi et je m'assis à nouveau sur la petite banquette face au siège du « docteur » ce dernier, concilient et à l'écoute ne me laissa pas m'enfermer à nouveau dans le silence, il enchaîna directement me faisant ainsi comprendre qu'il était à mon écoute et d'une voix rassurante il poursuivit :

« Ne vous inquiétez pas, je pense comprendre ce qui vous arrive. En vous, il y a une autre personnalité qui vous harcèle qui essaye de prendre le contrôle de votre corps, de votre esprit. Je peux vous aidez, pour ça, il faudra peut-être d'autres séances, mais nous surmonterons cette épreuve, sans médicaments, sans traitement. Ensemble, nous découvrirons comment faire la paix et harmoniser vos deux personnalités »

Pour la première fois depuis mon arrivée, je me sentais calme, apaisé, dépourvu de ce mal indéfinissable qui, depuis mon évasion, faisait de ma vie quotidienne un perpétuel enfer. Les bourdonnements avaient cessé emportant avec eux les douloureuses migraines et les tremblements. A présent mon attention à l'égard d'Archie Hopper était entière.

« Non, ça n'est pas du harcèlement, c'est comme... une conscience, oui une mauvaise conscience qui cherche à dire ou faire quelque chose. Certaines fois, la nuit, la voix a le contrôle sur moi et je vois tout un tas d'images, des fragments de passé je suppose. Je vois des ombres, de l'obscurité, des châteaux, des costumes, des loups. J'en arrive même à me demander si ce ne sont pas les manifestations d'une vie antérieure»

Mais qu'étais-je en train de dire ? Moi-même je peinais à comprendre pourquoi je me livrais ainsi. Même avec Regina, je n'étais pas aussi bavard. A vrai dire je prenais soin d'éviter le sujet, je me contentais de faire comme si l'évocation de mon trouble attisait en moi une douloureuse blessure. Ainsi le sujet prenait fin sans avoir commencé.
Comment cet homme, si banal soit-il, était parvenu à m'apaiser autant, à faire taire en moi cet autre décidait à me faire du mal ? J'avais beau me creuser la tête pour comprendre, rien n'y faisait, je restais perplexe face à ce type décidé à m'aider alors qu'il ne connaissait à peine.

« Pour ce qu'il y a d' « anormal » dans cette ville, je crois savoir de qui vous parlez. J'ai des soupçons sur lui, mais aucune preuve. Je sais que ce sera difficile, mais au fur et à mesure des séances, vous pourrez peut-être reparler des vos douloureuses expériences. Pas tout de suite évidemment. Mais laissons-nous du temps, d'accord. J'ai juste une seule question à laquelle vous n'êtes pas obligé de répondre. La personne qui vous a gardé prisonnier, était-ce Daniel Lynch. ? »

A l'entente de ce « nom » mon sang fit un tour dans l'ensemble de mon corps, mes jambes me soulevèrent et à nouveau je me retrouvais debout. Je constatais alors, bien malgré moi, la forte emprise exercée par le serpent. Je ne pouvais envisager de prononcer ni d'entendre à haute voix son nom, le souvenir de ce serpent attiser en moi bien des émotions. Le souvenir des tortures quotidiennes, des traitements médicamenteux, les innombrables tortures morales...comment oublier de telles choses ? Aussitôt mon « instinct de survie » se remit en marche, je me demandais bien ce qu'il adviendrait de moi si j'osais provoquer tout haut le nom de mon bourreau. J'ignorais tout de lui, sauf l'influence dont il bénéficiait, celle de Gold et nul doute que cet homme, contrairement à Lynch, serait difficile à faire tomber.
 
Mais l'avais-je envisagé ? Avais-je pensé à une hypothétique vengeance contre mon bourreau et à plus grande échelle, une vengeance contre l'homme à la canne ?

« Si je vous dis la vérité, qu'adviendra-t-il de moi par la suite ? Si je vous dis ce que vous voulez entendre, me garantirez-vous de m'aider quoiqu'il arrive ? »


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MessageSujet: Re: Dans l’obscurité de la lune, nos rêves éclairent le chemin. ft Michael Moody   Mar 20 Aoû - 14:33

Michael P. Moody



Dans l'obscurité de la lune, nos rêves éclairent le chemin.
Accepter la confidence, c'est admettre la confiance

« Ne vous inquiétez pas, je pense comprendre ce qui vous arrive. En vous, il y a une autre personnalité qui vous harcèle qui essaye de prendre le contrôle de votre corps, de votre esprit. Je peux vous aider pour ça, il faudra peut-être d'autres séances mais nous surmonterons cette épreuve, sans médicaments, sans traitement. Ensemble, nous découvrirons comment faire la paix et harmoniser vos deux personnalités. »

Après lui avoir dit mon hypothèse, de ce qui pouvait lui arriver, il semblait plus rassuré. Avais-je enfin réussi à le mettre en confiance ? Je l'espérais vraiment car en une séance c'était déjà un grand pas en avant. Et dire que j'allais peut-être détruire tout cela en posant une question. Mais bon, je continuais d'observer mon patient, de même qu'il semblait plus calme, on avait l'impression qu'il souffrait moins. L’expression de douleur et de fatigue qu'il portait sur son visage se faisant plus légère. Cependant il me reprit sur ma façon de voir son problème :

« Non, ça n'est pas du harcèlement, c'est comme... une conscience, oui une mauvaise conscience qui cherche à dire ou faire quelque chose. Certaines fois, la nuit, la voix a le contrôle sur moi et je vois tout un tas d'images, des fragments de passé je suppose. Je vois des ombres, de l'obscurité, des châteaux, des costumes, des loups. J'en arrive même à me demander si ce ne sont pas les manifestations d'une vie antérieure»

Au mot conscience, je réagis comme si on m'appelait. Je ne savais pourquoi j'avais eu cette réaction intérieure. Peut-être à cause de Henry qui me répétait toutes les deux séances que j'étais Jiminy Cricket. Bref, il avait des flashs durant les nuit et des rêves plutôt mouvementés, comme la plus plupart de mes patients en ce moment c'était étrange comme une épidémie de rêves persistants, c'est-à-dire des rêves qui reviennent plusieurs fois. De plus l'univers ressemblait parfois aux histoires comme s'il leur avait raconté des histoires et que celles-là leur faisaient faire des rêves. Je réfléchissais à ce qu'avait dit Michael, des châteaux, des loups donc très Moyen-Âge et pour ce qui est des ombres et de l'obscurité, c'était tout à fait classique du cauchemar. On met dans nos songes, ce qui nous fait peur pour pouvoir mieux l'affronter dans la réalité. Je me suis dit que j'allais lui demander plus d'informations sur ses rêves plus tard. Ce que j'allais faire allait peut-être, faire qu'il n'allait plus avoir confiance en moi qu'il allait partir et au pire être violent. Mais je devais savoir pour le protéger et protéger les autres si du moins j'avais raison.

« Pour ce qu'il y a d'« anormal » dans cette ville, je crois savoir de qui vous parlez. J'ai des soupçons sur lui, mais aucune preuve. Je sais que ce sera difficile, mais au fur et à mesure des séances, vous pourrez peut-être reparler des vos douloureuses expériences. Pas tout de suite évidemment. Mais laissons-nous du temps, d'accord. J'ai juste une seule question à laquelle vous n'êtes pas obligé de répondre. La personne qui vous a gardé prisonnier, était-ce  Daniel Lynch. ? »

A l'instant même où je prononçais le nom de Lynch, je savais que j'avais fait une énorme erreur. Je vis Moody se lever brusquement. Allait-il partir ? Apparemment non, tout son corps se débattait pour réprimer la colère qu'il y avait en lui. Il haïssait Lynch, ça expliquait pourquoi il détestait les docteurs et semblait rassuré quand je lui avais dit que le traitement se ferait sans médicament seulement du dialogue. Quel ordure ce Lynch ! Et je n'étais le seul à penser ça, s'il voulait bien ensemble nous allions le faire tomber. Je vis Michael hésiter et finalement dire :

« Si je vous dis la vérité, qu'adviendra-t-il de moi par la suite ? Si je vous dis ce que vous voulez entendre, me garantirez-vous de m'aider quoiqu'il arrive ? »

Il avait peur de Lynch, c'était normal mais je ne voyais de quel autre danger, il voudrait se protéger. Je ne devais pas le laisser tomber. Alors je lui dit :

« Au moment où vous avez franchi la porte, j'ai fait la promesse de vous aider, quoiqu'il arrive. Peu importe ce qu'il se passe après, je vous protégerai. Ayez confiance en moi. »


Mon regard était moins doux que d'habitude, il était déterminé. Car j'étais déterminé, j'allais faire tomber Lynch et faire en sorte que Michael surmonte son problème de...mauvaise conscience.

© Méphi.


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MessageSujet: Re: Dans l’obscurité de la lune, nos rêves éclairent le chemin. ft Michael Moody   Sam 24 Aoû - 21:08

Dans l’obscurité de la lune, nos rêves éclairent le chemin.  
Ft Archie Hopper





« Si je vous dis la vérité, qu'adviendra-t-il de moi par la suite ? Si je vous dis ce que vous voulez entendre, me garantirez-vous de m'aider quoiqu'il arrive ? »

Allais-je le faire ? Allais-je oser braver l'interdit en livrant tout haut les vilains secrets de mon bourreau. Je me surpris à repenser à cette jeune femme, qu'il m'était arrivé de croiser dans les couloirs. Elle s'appelait Belle et elle-aussi était admise entre les mûrs de cet asile. D'elle je ne savais pas grand-chose, nous nous sommes échangés quelques mots, mais pas assez pour en apprendre davantage l'un sur l'autre. Elle devait certainement partagé avec moi bien plus qu'un internement. Le sourire sadique de Lynch posait sur elle en disait long. Ainsi je croisais une autre de ses « victimes ». Encore « une inconnue », un vulgaire numéro sur une liste, livrée au traitement de ce serpent en blouse blanche.

« Au moment où vous avez franchi la porte, j'ai fait la promesse de vous aider, quoiqu'il arrive. Peu importe ce qu'il se passe après, je vous protégerai. Ayez confiance en moi. »

Je sentais l'honnêteté transpirait de cet homme. Nul doute qu'il était de bonne foie, mais un indéfinissable mal-être me submergea au moment même où je pris connaissance des derniers mots proférés par l'homme aux lunettes rondes. Un flot d'image effleurèrent alors mes pensées...

FLASHBACK

- Excuse-moi, ce n'est pas ce que je voulais dire. Je t'ai fais venir ici car je pensais que cela te plairait. Il n'y a pas d'arrière pensée !

-Je n'ai confiance en personne et c'est ainsi depuis longtemps.

 ************


-Fais-moi confiance Walgrim ! Mon plan va fonctionner...

  *************


-La confiance est une faiblesse propre aux humains...

  ************


Je revins alors à moi accaparé par une légère migraine dont j'avais néanmoins l'habitude. Plus le temps passait et plus je me questionnais sur la véracité de ces images qui refaisaient peu à peu surface. Était-ce des manifestations oniriques ou les manifestations d'hypothétiques vies antérieures ? Il y avait-il un sens dans tout ça ? Finalement peut-être que je devenais fou et que ma place était derrière les mûrs d'une cellule. Ou peut-être était-ce que Lynch aurait voulu me faire croire. Je suis libre à présent pourquoi devrais-je continuer à le craindre ? Désormais je suis à l'abri, je ne risque plus rien.

« A l'époque où je suis arrivé à l'hôpital, le docteur Lynch n'était pas encore responsable de l'aile psychiatrique. En fait quand on y pense, il n'était pas grand-chose. »

A ma plus grande surprise, je venais de me lancer. Les mots étaient sortis et maintenant, il m'était impossible de faire marche arrière. Quitte à régler mes problèmes, autant essayer de le faire dès à présent. Naturellement je repris ma place sur le siège et je fis signe à Hopper d'en faire autant.

« Mes souvenirs sont restreins, mais je me souviens de certaines choses, de certains détails, de certaines couleurs, de certaines odeurs. Je me souviens des blouses blanches des infirmiers qui chaque matins venaient me provoquer en glissant dans ma nourriture, ces saletés de pilules qui m'abrutissaient quotidiennement. J'ai finis par ne plus les prendre, pendant un moment. Je pense que c'est pour ça qu'il me reste encore quelques souvenirs. Enfermé entre les quatre murs capitonnés de ma cellule il m'arrivait d'entendre cette voix, ma conscience. C'était moins intense qu'à présent, elle n'était qu'une espèce de murmure, un bourdonnement, rien de plus. Je me souviens aussi d'une nuit, je crois que c'est la première nuit avant mon internement. »

Je pris alors mon visage entre mes mains, le temps de souffler un court instant. Racontais mes souvenirs m'alléger d'une certaine façon, mais cela me demandait un grand effort. Je devais chercher au fond de moi, les rares souvenirs qu'il me restait et ainsi les restituer en prenant soin d'être fidèle aux images qui se présentaient à moi.

« Je crois... qu'avant d'être interné j'étais enfermé quelque part, une cave. Je me souviens des gouttes de pluie qui tombaient du plafond et de la forte odeur d'humidité. Puis j'entends un claquement sur le sol, au même rythme que les pas d'une personne qui s'approche. Je sens quelque chose qui s'enfonce dans ma nuque, un liquide froid pénètre corps, puis plus rien. Quand j'ouvre les yeux, je me retrouve dans cette cellule, en psychiatrie. Je ne sais pas combien de temps mon internement a duré, mais une chose est sûre, jamais je ne retournerai là- bas, plutôt mourir. Ici j'existe, là-bas je ne suis qu'un numéro, un cobaye avec lequel Lynch s'amuse comme un petit fou. Mais il va payer, tout où tard et l'homme qui m'a fait interné payera aussi. Si les mots ne paient les dettes, la vengeance oui. »

Mon regard s'assombrit, mes poings et ma mâchoire durcirent. Les tremblements commençaient à se faire ressentir, comme tous les jours.

« Excusez-moi, ça doit être la fatigue surement »

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MessageSujet: Re: Dans l’obscurité de la lune, nos rêves éclairent le chemin. ft Michael Moody   Sam 21 Sep - 14:27

Michel P. Moody



Dans l'obscurité de la lune, les rêves éclairent le chemin.
Accepter la confidence, c’est admettre la confiance.

« Au moment où vous avez franchi la porte, j'ai fait la promesse de vous aider, quoiqu'il arrive. Peu importe ce qu'il se passe après, je vous protégerai. Ayez confiance en moi. »

J'étais déterminé à ne pas le laisser tomber, si Lynch voulait s'en prendre à Michael, il aurait affaire à mo...à la justice. Maintenant que Michael m'avait avouer d'une certaine manière que c'était Lynch, j'avais une preuve, un témoin. Évidemment, je n'allais pas demander tout de suite à Moody de déballer ses horribles expériences devant un juge. Il avait déjà subi assez, surtout ce serait déjà un grand pas en avant, s'il arrivait à se confier à moi. Soudain, je vis devant moi, Michael avoir une réaction bizarre. Je ne saurais l'expliquer, il était dans une très courte transe d'une seconde à peine, mais pas le genre de transe avec les yeux blancs et tout le reste, non plutôt comme s'il faisait un micro rêve éveillé. Revenu à lui, je ne dis rien ne voulant pas le brusquer, ne sachant pas vraiment ce qui lui était arrivé. Il me semblait un peu tendu après cet événement ou du moins troublé. Mais après quelques secondes de silences, il commença sa terrible histoire et j'écoutais attentif au moindre détail important glissé sous la narration :

« A l'époque où je suis arrivé à l'hôpital, le docteur Lynch n'était pas encore responsable de l'aile psychiatrique. En fait quand on y pense, il n'était pas grand-chose. »

Je me souvenais vaguement de l'époque où Lynch n'était qu'un employé de cette fameuse aile, et à cette époque là, je n'aimais pas trop son attitude mais je ne connaissais pas trop ses méthodes alors je ne m'y étais pas intéressé tant que ça, laissant le dossier en suspens. Mais depuis quelques mois, je ressentais quelque chose d'étrange chez Lynch, comme si ce qu'il faisait était passé au niveau supérieur. Il fallait dire que je le rencontrais si rarement que je ne pouvais vraiment le psychanalyser et je n'avais pas pensé à le faire avant et c'est seulement depuis peu que je commençais à percer dans son jeu. Si nous jouions une partie d'échecs, je serais sûrement le cavalier ayant une trajectoire déroutante pour l'adversaire et s'appuyant sur les autres pièces de jeu pour pouvoir percer les lignes ennemies. Je regardais mon patient, il semblait étonné de se propre déclaration. Pour moi c'était positif, cela voulait dire qu'il se sentait assez en confiance pour se confesser. Il s'assit et me proposa d'en faire de même. Je m'exécutais, ne lâchant pas mon interlocuteur des yeux. Son corps pouvait très bien envoyer des messages plus importants que ses mots.

« Mes souvenirs sont restreins, mais je me souviens de certaines choses, de certains détails, de certaines couleurs, de certaines odeurs. Je me souviens des blouses blanches des infirmiers qui chaque matins venaient me provoquer en glissant dans ma nourriture, ces saletés de pilules qui m'abrutissaient quotidiennement. J'ai finis par ne plus les prendre, pendant un moment. Je pense que c'est pour ça qu'il me reste encore quelques souvenirs. Enfermé entre les quatre murs capitonnés de ma cellule il m'arrivait d'entendre cette voix, ma conscience. C'était moins intense qu'à présent, elle n'était qu'une espèce de murmure, un bourdonnement, rien de plus. Je me souviens aussi d'une nuit, je crois que c'est la première nuit avant mon internement. »

Il prit sa tête dans ses mains, ça devait être extrêmement difficile pour lui. Même si j'avais une certaine empathie avec les gens, je ne pouvais pas ne serait-ce qu'imaginer le calvaire qu'il avait du endurer. Être enfermé, drogué, avec en plus, la voix dans cette tête qui à force devait lui faire croire qu'il était fou. Mais ça je n'en étais pas certain, peut-être que c'était cette « conscience » qui l'avait aidé à tenir. Je voulais lui dire que s'il le voulait il pouvait s'arrêter ou faire une pause, mais j'eus peur que ça la coupe dans son élan alors je ne dis rien et j'eus bien fait car il continua :


« Je crois... qu'avant d'être interné j'étais enfermé quelque part, une cave. Je me souviens des gouttes de pluie qui tombaient du plafond et de la forte odeur d'humidité. Puis j'entends un claquement sur le sol, au même rythme que les pas d'une personne qui s'approche. Je sens quelque chose qui s'enfonce dans ma nuque, un liquide froid pénètre mon corps, puis plus rien. Quand j'ouvre les yeux, je me retrouve dans cette cellule, en psychiatrie. Je ne sais pas combien de temps mon internement a duré, mais une chose est sûre, jamais je ne retournerai là- bas, plutôt mourir. Ici j'existe, là-bas je ne suis qu'un numéro, un cobaye avec lequel Lynch s'amuse comme un petit fou. Mais il va payer, tout ou tard et l'homme qui m'a fait interné payera aussi. Si les mots ne paient les dettes, la vengeance oui. »

Alors Lynch n'était pas son ravisseur, quelqu'un d'autre lui voulait du mal. N'importe qui avait une cave, cependant un détail me frappa dans son histoire : « un claquement sur le sol, au même rythme que les pas d'une personne. ». ce ne pouvait être qu'une canne, et je ne connaissais qu'une personne capable de faire enfermé quelqu'un sans que personne n'en sache rien et qui marchait avec une canne. Gold ! C'est Mr Gold qui avait fait interné Michael, il en avait le pouvoir, Lynch devait avoir besoin d'un cobaye. Les pièces du puzzle s’emboîtaient parfaitement. Je ne savais pas si mon patient se doutait que c'était Gold, mais s'il le savais ça expliquerais pourquoi il voulait être sur que je le protège même avec l'appui de Regina il est impossible de faire tomber l'homme qui contrôle la ville entière. Je me reprenais, j'avais promis de l'aider et je le ferais. Je regardais Michael, ses poings s'étaient serrés, son regard s'était fait plus sombre. Il en tremblait de colère et amlgré ses mâchoires serrés, il parvint à me dire :

« Excusez-moi, ça doit être la fatigue sûrement »

« Ne vous inquiétez pas, tout va bien. Vous êtes en sécurité ici. Et vous n'avez pas à vous excusez c’est tout à fait compréhensible. Je veux bien vous aider mais si nous faisons ça ensemble, ce ne sera pas par la vengeance mais grâce à le justice. Nous sommes d'accord ? »


J'avais tenté de calmer le jeu, j'espérais avoir réussi. J'allais l'aider mais je me mis à penser que ça faisait déjà beaucoup d'émotions pour Michael rien que pour une séance.

« Bon, je pense que ça a dû être éprouvant pour vous, alors je pense qu'on devrait s'en tenir à ça pour aujourd'hui. Je vous propose, quand vous rentrerez de parler à Mme Mills de ce que vous a apporté cette séance, si vous en parlez, vous vous en rendrez mieux compte. »

Puis je pris une des mes cartes posée sur mon bureau et lui donna en disant :

« Si vous avez besoin de quoi que ce soit, je suis disponible jour et nuit. Voici mon numéro de téléphone portable et mon adresse, si vous avez besoin d'être hébergé, je ne demanderais aucune justification. Essayez de ne pas trop penser à de tout ça et tentez de vous détendre. »


Je le vis partir, lui donnant un dernier au revoir. Avant de me mettre à mon bureau poser tout ça par écrit, j'allais attendre un peu d'en savoir plus, puis j'irais voir Lynch, avec un peu de chance, j'arriverais peut-être à le convaincre de se rendre et de dénoncer Gold.

© Méphi.




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Dans l’obscurité de la lune, nos rêves éclairent le chemin. ft Michael Moody

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