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« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


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 Are you a friend or an enemy ? [Pv Pierre/Michael]

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Mary Margaret Blanchard
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MessageSujet: Are you a friend or an enemy ? [Pv Pierre/Michael]   Ven 31 Mai - 18:25


Stopper les agissements de Régina était devenu ma priorité numéro un car plus le temps passait, plus ses actes étaient cruels. Elle avait décimé tout un village uniquement parce qu’ils ne voulaient pas leur dire où est-ce que je me trouvais. J’avais la mort de tous ses gens sur ma conscience, même si je n’étais pas celle qui les avait mis mort. C’était pour me protéger qu’ils étaient morts et je m’en voulais qu’ils ne soient plus de ce monde pour ça. Bien que je souhaitais que ma belle-mère disparaisse, j’étais incapable de me résoudre à la tuer ou bien à la faire tuer. Je n’étais pas cruelle à ce point. Ce n’était pas que je voulais pas, c’était que je ne pouvais pas. On m’avait donné des valeurs, ma mère, la Reine Eva, m’avait donné des valeurs qui faisaient qu’aujourd’hui, j’étais moi et je ne pouvais pas changer ça.

La seule solution, à présent, c’était de l’arrêter et l’empêcher de continuer à exercer sa tyrannie. Sauf que je ne voyais pas trop comment. J’avais longuement réfléchi à comment je pourrais faire, mais il n’y avait absolument rien qui me venait… Finalement, la seule solution que j’avais entrevue c’était de me rendre au château et d’essayer de trouver sa faiblesse qui me permettrait de l’arrêter. J’ignorais totalement quoi trouver, mais tout le monde avait une faiblesse et ça, personne ne me ferait changer d’avis. Seulement voilà, j’ignorais totalement laquelle. Les nains ne m’avaient pas appuyé sur ce coup-là, ils étaient contre mon idée. Enfin, c’était surtout le fait que je voulais me rendre là-bas à l’aveuglette qui dérangeait, sinon, ils m’auraient sans aucun doute aidé. Du coup, je me retrouvais seule.

Enfin ça, c’était parce que je l’avais bien voulu car j’avais mis Red et Granny au courant de ce que je souhaitais faire et mon amie s’était immédiatement proposée pour m’aider dans ma nouvelle mission sauf que j’avais refusé, tout comme la Veuve Lucas qui avait immédiatement dit que c’était non. Chose que je n’avais nullement contesté puisque je ne voulais pas mettre mon amie la plus chère en danger. Le château de Régina, ce n’était pas une partie de plaisir et c’était potentiellement dangereux. Assez de gens étaient morts pour ma cause alors je n’avais pas spécialement envie d’ajouter d’autres gens à ma conscience. Avant que je ne parte, Red m’avait donné un de ses bracelets afin qu’il me porte chance. Je savais qu’elle y tenait énormément et bien que j’avais tout fait pour refuser, mais au final, elle m’avait demandé de lui ramener une fois que je serais de retour.

Je savais que de cette façon, ça me motiverait à rester en vie, même si je n’avais pas eu l’intention de mourir un seul instant. Je lui promis de revenir le plus rapidement possible avant de prendre la route à dos de Vagabond, un cheval que j’avais acheté à un fermier quelques mois plus tôt. Depuis ce jour, je faisais ma route avec lui. Pour un cheval de ferme, je trouvais que j’avais fait une excellente affaire puisqu’il avait toujours été un ami fidèle. En même temps, c’était difficile de faire autrement quand on passait une grande partie seule sur les routes à fuir Régina et ses soldats. C’était utile au moins ! C’était donc la boule au ventre que je me dirigeais vers le château où résidait Régina. Il y avait de quoi stresser un peu. Je me lançais dans la gueule du loup sans savoir si j’allais m’en sortir vivante ou bien mourir…

Quand j’arrivais enfin au château, la nuit était entrain de tomber et j’avais décidé de m’infiltrer à l’intérieur quand il ferait nuit afin d’éviter d’être facilement repérée. C’était peut-être un peu cliché, mais on pouvait mieux se cacher derrière dans un coin d’ombre qu’en pleine journée, c’était une théorie qui avait fait ses preuves. Légèrement en retrait afin qu’on ne me repère pas sur les rambardes du château, j’attendis qu’il fasse nuit noire. J’étais anxieuse parce que j’ignorais totalement ce qui allait se passer, ni si j’allais y survivre, mais c’était un risque que j’acceptais de prendre si jamais je trouvais un moyen d’arrêter Régina. Et de plus, je ne pouvais plus faire marche arrière maintenant que j’étais là. Enfin, si puisque je n’étais pas encore dans l’enceinte du château, mais j’aurais mauvaise conscience si je le faisais.

Quand la nuit fut assez avancée, je me mis en route pour entrer au château. J’échappais à la vigilance des gardes postés le long de la muraille. Une fois à l’intérieur de l’enceinte du château, mon cœur s’était accéléré et ne semblait pas vouloir décélérer. Cependant, j’avais besoin de mes oreilles pour capter le moindre bruit et si je n’entendais que les pulsations de mon cœur, je n’allais pas aller très loin. Je pris une grande inspiration et attendis quelques secondes avant d’expirer lentement. Cette technique fonctionnait assez pour que mes battements de cœur se calment. Je continuais ma route, marchant le plus possible dans les ombres du château, évitant les gardes lorsque ces derniers passaient. A chaque fois, je priais pour qu’on ne me découvre pas et je me sentais revivre quand ils passaient à côté de moi pour disparaitre plus loin.

J’avançais en suivant mon instinct jusqu’à l’endroit où je pourrais trouver un moyen de stopper ma belle-mère. Nous en avions tous assez de ses agissements alors il fallait que je trouve. C’était même nécessaire. Je n’avais aucune fierté à dire ça, mais beaucoup dépendait de moi et je n’avais pas envie d’échouer. Je voulais des jours meilleurs pour le royaume. Je traversais je ne sais combien de couloir avant d’arriver devant une porte gigantesque. J’avais la sensation que derrière cette porte se trouverait ce que je cherchais. Aussi, je l’ouvris aussi silencieusement que possible tout en priant pour que Régina ne soit pas là. J’étais morte si elle m’attrapait. Je n’avais même pas d’espoir qu’elle me garde en vie puisque ce n’était pas ainsi qu’elle souhaitait me voir. Je passais la tête et ne vis absolument aucune Régina.

Je me dépêchais d’entrer dans la pièce et refermais la porte derrière moi. Je m’adossais contre la porte et observais la pièce. Oh oui ! C’était du Régina tout craché cette pièce. Du regard, j’en fis le tour. Bon, si j’étais une méchante belle-mère et sorcière de surcroit, où est-ce que je cacherais quelque chose qui permettrait aux autres de m’évincer ? Je me mordillais la lèvre inférieure avant de me diriger vers le premier endroit qui me permettait de farfouiller. Je veillais tout de même à tout remettre précisément à sa place. Je ne tenais pas à ce qu’elle sache que quelqu’un était entré ici sans son autorisation pour fouiller dans ses affaires. Comment est-ce que je le savais ? Parce qu’à sa place, je n’aimais pas ça non plus, même si je n’étais pas une méchante bonne femme. Ce serait la réaction de n’importe qui. Pas besoin d’être méchante pour ça.

J’avais beau fouiller dans tous les coins, il n’y avait rien à faire, je ne trouvais rien qui pourrait m’aider. Je continuais de chercher le plus rapidement possible dans ses affaires quand soudain j’entendis une voix derrière moi. Je me retournais d’un coup pour découvrir un garde. J’écarquillais les yeux pendant qu’il s’approchait de moi. Je regardais à gauche et à droite pour trouver un truc avec lequel me défendre. J’avais mon épée, mais si je m’en servais, nous allions faire du bruit. Trop de bruit et qui allait alerter les autres gardes ainsi que Régina. Finalement, j’attrapais le premier truc qui me tomba sous la main, un chandelier, et l’assommais avec. Il s’écroula à mes pieds et aussitôt, je reposais le chandelier avant de prendre la poudre d’escampette. Je refermais la porte derrière moi sauf qu’au même moment, une patrouille de trois soldats n’arrive.

J’étais cuite ! S’en était fini de moi. A nouveau, on m’interpella et je me voyais mal combattre ces trois types sans que tout le monde sache et sans que Régina le sache également. Je me mis à courir dans le couloir et je ne tardais pas à entendre des pas de courses derrière moi. Génial ! C’était exactement tout ce que je ne voulais pas. Si je ne souhaitais pas que Régina me mette la main dessus, il fallait absolument que je m’enfuis. J’accélérais le pas, redoublant ainsi mon allure. Il fallait que je m’échappe le plus rapidement possible avant d’avoir toute la garde royale à mes trousses. Décidemment, Régina était vraiment très persuasive ! Surtout pour que tout le monde obéisse comme un toutou. J’ignorais totalement où je me courrais à l’aveuglette. Je tournais dans les couloirs sans trop savoir où ils me menaient et je n’ignorais pas qu’ils étaient plus nombreux à me poursuivre.

Devant moi, je distinguais une porte ouverte qui continuait le couloir que j’étais entrain de franchir. Je m’arrêtais une fois à leur niveau et attrapais les lourds battants en bois. Je les poussais de toutes mes forces et les refermais aux nez des soldats. Je la verrouillais grâce à la clenche et me retournais pour continuer à courir. Au moins, ça les occuperait le temps que je m’échappe. Sauf qu’alors que je prenais de l’élan pour recommencer à courir, sauf que je me heurtais contre quelqu’un, me faisant perdre l’équilibre si bien que je me retrouvais sur les fesses…


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MessageSujet: Re: Are you a friend or an enemy ? [Pv Pierre/Michael]   Jeu 13 Juin - 19:19



Are you a friend or an enemy?

 
hors rp:
 

Je n'avais jamais prêté attention à la beauté des lieux extérieurs. Il faut dire que j'ai acquis depuis peu cette relative liberté qui me permet à présent de me déplacer librement dans l'ensemble du palais. La reine est un peu plus tolérante à mon égard, ce qui doit je le pense, étonner bon nombre de ses fidèles soldats. Aurais-je donc réussi l'impossible en parvenant à adoucir légèrement cette méchante reine méprisée et incomprise de tous ? Adoucir est un bien grand mot, mais je pense que nous sommes sur la bonne voie. Je ne lui cherche pas d'excuse, j'essaie juste d'apprendre à la connaître tout en essayant de faire de mon mieux pour tenter de la comprendre.
Ainsi, ils nous arrivent de passer quelques moments ensemble. Je mentirais si je disais que les choses se passent bien, c'est encore très tendu, j'imagine qu'elle n'a pas l'habitude d'avoir une oreille attentive qui l'écoute sans la juger. Je me suis d'ailleurs demandé si elle avait eu des amis un jour. Certainement, on ne peut être seul toute une vie, du-moins je l'espère.


Regina tiens à sa condition et fait tout pour entretenir la peur qu'elle véhicule, il est donc difficile pour moi d'essayer de la faire parler. J'avoue que pendant longtemps durant ma captivité, j'eus envie de m'enfuir loin d'elle, tant elle m'exaspéré, tant elle suscitait en moi de violentes pulsions que seul mon côté le plus sombre était capable d'avoir. Elle s'en délectait à mon grand désarroi. A cette époque, qui me semble à présent si éloignée, elle était prête à tout pour que la bête sauvage que je suis sorte. C'était comme si ça lui était égal que je lui déchire les entrailles, elle savait que sa magie n'avait que peu d'effet sur moi, mais elle n'en avait que faire et restait devant attendant que je me transforme. Elle se délectait ainsi du spectacle que je lui offrais. Avec du recul je me demande si ça n'est pas la mort qu'elle cherchait ainsi à confronter et non un loup-garou en furie. Moi-même je cherchais sans cesse à l'affronter cette Mort qui ne venait pas. Depuis l'instant où j'avais tout perdu, ma dignité, mes terres, mes frères, ma vie, plus rien n'avait de sens, même pas la vie. J'avais commis l'irréparable, tuer mes propres frères, baignait dans mon propre sang. Je ne leur avais laissé aucune chance. Comment pouvais-je encore vivre avec ça sur les épaules ? Je n'étais plus rien, ni un homme, ni une bête.

Lorsque l'on perd gout à la vie, plus rien n'a de sens, plus rien n'a d'importance. On avance sans trop savoir où allait, on espère qu'un jour la souffrance cessera, qu'on parviendra à rejoindre l'autre rive, celle où la vie est plus douce, plus belle, celle où l'on recommence tout à zéro en omettant le négatif pour ne garder que le positif. Mais rien de cela ne se produit. Alors, on reste là, on attend la Mort, mais vile et perverse elle se complait de nous voir souffrir et ne vient jamais nous délivrer de nos chaînes. Je ne connais que trop bien la souffrance, mais au fil du temps on s'y habitue, elle est moins forte, mais existe quand même. On vit avec tout comme on vit avec ce trou béant dans le coeur, ce sentiment de vide que l'on ne peut combler et ce malgré les efforts fournis. Il n'existe aucun tour de passe, aucune potion pour remédier à cela, cette malédiction ne peut être brisée que par la Mort. J'y ai longtemps cru, tout comme j'ai longtemps cru être seul à souffrir autant. Le Destin nous réserve parfois quelques surprises, bonnes ou mauvaises, jamais elles ne nous laissent indifférent. 
Ma surprise d'abord mauvaise était devenu avec le temps agréable. Plus j'apprenais à connaitre Regina et plus je sentais quelque chose de spécial nous unir. Le genre de lien qu'on n'a que très rarement dans une vie. Certes elle n'était pas la plus vertueuse des personnes qu'il m'ait été donné de rencontrer, mais je n'en avais que faire. Je m'étais vraiment attaché à elle, bien qu'ayant tout fait pour l'a méprisé. Je me reconnaissais terriblement en elle bien que nos histoires soient légèrement différentes. Nos coeurs étaient sensiblement affectés par le même poison, la vengeance. Elle contre sa belle-fille, moi contre un vil crapaud. Ces deux êtres nous avaient impunément pris ce qui comptait le plus à nous yeux et devaient ainsi payer pour cela. Je crois que c'est avant tout ce même désir de vengeance qui nous a rapproché l'un et l'autre.

Aujourd'hui, j'avais décidé de sortir un peu du château pour prendre l'air, me dégourdir un peu les jambes, retrouver cette nature qui me manquait tant. C'était un peu comme si j'en avais besoin, comme une dose d'oxygène pour continuer de vivre. Cette pensée me fit sourire, le temps avait passé et mon envie de mourir était moins forte. J'y pensais de temps à autre, mais moins qu'avant. Peut-être que maintenant ma vie trouvait un sens. Peut-être que finalement le désir de vengeance a du bon, peut-être que c'est la solution pour survivre.


« Bien-sûr que la vengeance a du bon, elle nous maintient en vie, elle est un but. »

Mon côté animal prenait de plus en plus de place dans ma vie, plus qu'un écho perdu dans le néant, sa petite voix sifflait à mon oreille telle une conscience. Sauf qu'elle n'était pas aussi bienveillante que ce cher Jimny Cricket. J'aurai tellement aimé avoir une bonne conscience, avoir une autre vie, être quelqu'un d'autre, mais on ne choisit pas ce qu'on voudrait être, surtout quand on est aussi faible que moi et qu'on arrive à avoir peur de soi-même. Car oui le Loup me fait peur, je n'ai aucun contrôle sur lui et je sais à quel point il peut être dangereux, fourbe, manipulateur, menteur.

« On ne naît pas mauvais, on le devient Pierre, ne l'oublie pas. Si je suis là c'est parce que les choses devaient être ainsi. Toute ta vie tu as courbé l'échine, obéit à de futiles règles, tu as pensé aux autres au lieu de penser à toi. Tout serait si simple si tu m'acceptais pleinement, si tu arrêtais de me combattre. Je suis une partie de toi, tu ne peux pas me faire taire. Tu sais très bien que lorsque la lune est pleine, je prends entièrement le contrôle. »

-Tu n'es qu'un monstre, tu n'es pas moi et je ne suis pas toi...


« Qu'est-ce que tu en sais ? Tu crois que c'est moi qui ai tué nos frères ? Avoue que tu y as pensé au moins une fois. Ils étaient égoïstes, ne t'écoutaient pas. Ils étaient avares, menteurs, tout ce que nous ne sommes pas. En faisant appel à Rumpelstiltskin ils se sont eux-mêmes condamnés. Toute magie a un prix »

-Tais-toi ! Ils ne méritaient pas la Mort pour cela.

« Toute magie a un prix c'est une des closes des marchés de Rumpelstiltskin et tu l'as compris, on ne peut y échapper. Le vrai coupable ça n'est pas moi, ni toi. Regarde donc la vérité en face Pierre, la vengeance t'apportera bien plus que la passivité. Regina n'a jamais été aussi puissante, elle est comme nous, sauf qu'elle accepte sa part d'ombre. Accepte-moi et je t'assure que tout sera plus simple »

-Arrête ! Je ne céderai pas

« Et si l'on s'en prend à elle tu resteras les bras ballant ? Je sais qu'elle anime en toi une flamme bien plus puissante que tu ne veux le croire. »

Je n'avais rien fais, je l'avais laissé dire, fatigué de devoir lutter contre mon double et puis d'ici peu le cycle reprendrait et je savais dès lors que le Loup aurait plein pouvoir sur moi. Le jour levé, le soleil brillant à son zénith, j'avais profité de cette douce accalmie pour retrouver Mère nature pour quelques heures. Je marchais dans la forêt sans trop savoir ou cette marche me mènerait, je savais juste qu'il me fallait être de retour avant la nuit tombée. J'aimais me perdre en pleine nature, m'isolais du monde. Sentir la terre humide et encore fraîche sous mes pieds, sentir les odeurs acres et fraîches propres à la nature, les saveurs des fruits sauvages sur mon palais, la sensation de fraîcheur prodiguée par le feuillage des arbres qui isolent des rayons du soleil. La liberté aussi simple soit elle est à l'état naturel, mon plus grand trésor que je savoure pleinement dès la moindre occasion. Je ne compte ni les minutes, ni les heures, je me laisse submerger par la Nature jusqu'à m'en oublier complètement. Mais cette liberté n'en reste pas moins brève et limitée comme à chaque fois. Je rentre ainsi au château au soleil couchant, espérons retourner en ces lieux magiques un jour proche.

La nuit est enfin tombée sur le Royaume, il fait un peu plus froid qu'à l'ordinaire et il faut s'en accommodé. Regina n'est toujours pas là, ce qui m'inquiète. Sa quête de vengeance bien que moins présente, continue néanmoins d'accaparer sa vie. Alors, comme à chaque fois j'avance vers le balcon où elle-même à l'habitude de se rendre pour méditer. Un vent léger souffle et dans l'obscurité tout semble si calme.
 
 « Il faut toujours se méfier du calme environnant mon cher Pierre. La révolte gronde contre la reine nous devrions nous préparer à un éventuel assaut, c'est ainsi que l'on règle ces comptes par ici »

-Si tu n'étais pas s'en arrêt à parler dans le vide, j'arriverai à réfléchir

« Tant que tu luteras contre moi, les choses seront ainsi faites. Je ne suis pas qu'une ombre que l'on chasse en allumant la lumière... »

-Si c'était aussi simple je me serais débarrassé de toi il y a bien longtemps...

« Tout serait si simple si tu m'acceptais Pierre... »

-Ca n'y compte pas !

Au loin des cris se firent entendre, me sortant ainsi de la discussion avec mon double. Les gardes hurlaient à tout va et une alerte avait vraisemblablement été lancée. En l'absence de Regina, j'assurais la bonne garde du palais, alors sans trop réfléchir et armé d'une dague j'entrepris de quitter la pièce dans laquelle je me trouvais. J'eus à peine le temps d'ouvrir la porte et de marcher quelques pas avant d'être stoppé dans mon entreprise par une collision. Brève mais intense pour la personne qui venait de me rentrer dedans, tellement qu'elle était à terre. Mon regard se posa sur une jeune femme dont le visage était masqué par sa capuche.

-Qui êtes-vous et que faites-vous ici ?


© charney

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Mary Margaret Blanchard
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MessageSujet: Re: Are you a friend or an enemy ? [Pv Pierre/Michael]   Sam 29 Juin - 22:21


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Au départ, m’infiltrer dans le château de Régina m’avait semblé être une excellente idée, surtout pour trouver un petit truc pour essayé de la vaincre. Je ne voulais pas la tuer parce que malgré tout, elle était ma belle-mère et j’avais grandi à ses côtés jusqu’à la mort de père. Je pensais sincèrement que toute vie était précieuse, même pour l’être le plus infâme au monde. Tout ce que je voulais trouver, c’était qu’une solution pour qu’elle redevienne la femme heureuse et gentille que j’avais rencontré. De plus j’étais persuadée qu’au fond d’elle-même, cette femme existait toujours. Elle l’avait simplement enfermée à double tour au plus profond de son être. Je voulais simplement trouvé la clé qui lui permettrait d’arrêter cette folie. Trop de personnes mourraient parce qu’elles me protégeaient. La plupart de ces personnes, je ne les connaissais pas, ils me protégeaient uniquement parce que j’étais la fille de leur défunt roi. Alors je me disais que si ces personnes là mourraient pour me défendre, qu’arriverait-il à ceux que je connaissais ? Leur réserverait-elle un sort pire que la mort ?

Actuellement, je mettais déjà Red et Granny en danger en vivant chez elles. Même si elles me connaissaient sous le nom de Mary, mon visage était toujours le même. Seule Red savait qui j’étais en réalité et elle s’évertuait à continué de m’appeler Mary pour éviter tout soupçons et puis, elle retirait aussi les portraits qu’on pouvait trouver de moi un peu partout afin d’éviter que les gens ne sachent qu’ils me cachaient à leur insu. C’était malheureux d’en arriver là, mais avec Régina, je m’attendais à tout. Elle était capable de questionner elle-même les gens, de les influencer pour les forcer à parler. Je savais que très peu de personnes résistaient complètement à son influence du coup, je ne voulais pas que les habitants du petit village sachent qui j’étais car tout le monde ne résisterait pas à garder le silence. Moins de gens savaient qui j’étais, plus leurs espérances de vie seraient longues. Un jour, je leur dirais, c’était certain car je ne savais pas mentir à long terme, mais ce jour-là, il n’y aurait plus rien à craindre car j’aurais réussi à faire en sorte que Régina ne soit plus au pouvoir.

Sauf que pour que ça puisse se faire, il fallait que je réussisse à trouver un moyen de la contrecarré, mais je n’avais absolument rien trouvé. Pourtant, c’était sa pièce, que je venais de fouiller, ça j’en étais quasiment sure, mais je n’avais rien trouvé de concluant et je n’aimais pas ça du tout. Je refusais de croire qu’elle était infaillible. Tout le monde avait un point faible, il fallait juste le trouver. Mais pour l’instant, c’était très mal parti parce qu’en plus de n’avoir absolument rien trouvé pour pouvoir faire en sorte que Régina ne soit plus au pouvoir, j’étais entrain de me faire poursuivre par la garde royale. J’ignorais totalement s’ils savaient exactement qui j’étais et je n’avais pas envie de m’arrêter pour le savoir. Je ne voulais pas terminer enfermée dans une cellule ou que sais-je encore dans quoi elle pourrait m’enfermer. Régina me voulait morte, ça c’était un fait, mais parfois, je me disais que me savoir morte ne serait pas forcément suffisant à ses yeux. Elle voulait surtout que je souffre, tout comme elle avait souffert de son côté.

Je n’étais qu’une petite fille à cette époque-là et j’étais consciente d’avoir fait une erreur d’enfant, mais allait-elle me reprocher toute ma vie le fait que Daniel soit parti ? Apparemment, oui, elle allait le faire. Elle le faisait déjà d’ailleurs. Au fond, j’avais simplement voulu l’aider, mais ça, elle ne le comprenait pas et ne le comprendrais sans aucun doute jamais puisque j’avais vainement tenté de lui expliquer les choses… J’étais la grande responsable de son malheur, voilà tout. J’allais payer cher pour une erreur d’enfant, c’était assez malheureux en fait, mais c’était la vie. Il fallait que je m’y fasse et que je lutte pour ma survie. Ca, j’en étais bien consciente, malgré le fait que j’avais décidé de me jeter dans la gueule du loup… Ca pour m’y être jetée, je m’y étais jetée ! Je n’avais plus qu’à courir et à prier pour que personne ne puisse me rattraper. Heureusement que j’avais une bonne endurance, mais celle-ci ne ferait absolument rien contre les gardes du château qui devaient connaître les lieux comme leurs poches. C’était mon point faible, dans cette histoire.

Je ne savais pas du tout où j’allais. Je courrais à l’aveuglette sans vraiment savoir où j’allais, ni où les couloirs me menaient. A tous les coups, j’allais me retrouver dans une situation pas croyable. Je commençais sérieusement à regretter la décision que j’avais prise de m’infiltrer incognito dans le château. J’aurais peut-être dû écouter Grincheux et ses frères… Ou bien accepté la compagnie de Red… Et dire que je lui avais promis que je lui ramènerai son bracelet… Je ne voulais pas faillir à cette promesse. Du coup, il fallait que je m’en sorte coute que coute avant qu’ils ne prennent tous la décision de venir me chercher et d’attenter à leurs vies. J’essayais de me gonfler d’une détermination nouvelle et Ô joie, j’aperçue enfin quelque chose qui pourrait m’aider à m’en sortir (tout du moins, je l’espérais). Deux lourdes portes en bois à moitié ouvertes se dressaient devant moi. Je me voyais déjà entrain de la pousser pour la refermer, bloquer l’ouverture et m’en aller à toutes jambes, plus ou moins soulagée d’avoir réussi à semer ces gardes là.

Sauf que tout ne se déroula pas vraiment comme prévu. Les portes, je les avais fermées, les avais bloquées, mais en voulant reprendre ma route, je me heurtais contre quelqu’un tellement violement que je me retrouvais à terre sur les fesses. Ma respiration se coupa légèrement, mais je repris très vite mes esprits. Je levais ma tête encapuchonnée vers la personne à qui je venais de rentrer dedans et la première chose que je remarquais, ce fut sa dague dans la main. Mes yeux s’y attardèrent pendant quelques instants avant de se reporter sur l’homme qui me demandait qui j’étais et la raison de ma présence en ces lieux. Que répondre ? La vérité ? J’en doutais fort puisque si cet homme était armé, cela voulait dire qu’il était du côté des gardes et que si je lui avouais, il allait me tuer ou m’enfermer. J’essayais aussi de calmer la vague de panique qui commençait à m’envahir. Ce n’était pas le moment de flancher. Pas si prêt du but, en tout cas. Cet homme était plus ou moins entre moi et la sortie, même si je ne doutais pas un seul instant que j’allais encore me retrouver nez à nez avec d’autres soldats.

- Mar…garet et ce que je fais ici ne regarde que moi, répondis-je. Sachez simplement que je n’ai rien volé.

Allait-il me croire ? Je n’en savais rien. J’avais failli lui dire que je m’appelais Mary, mais si je le faisais… Tout le monde me connaissait sous ce nom-là au village où vivait la Veuve Lucas, et il était hors de question qu’on me recherche également sous ce nom. J’avais donné le premier nom que j’avais offert à Red quand elle m’avait demandé comment je m’appelais, avant de changer pour Mary. Enfin bref, de toute façon, s’il m’emmenait à Régina, elle allait me reconnaître et il saurait immédiatement qu’il venait d’arrêter Blanche-Neige. Mais avec ce faux nom, j’avais peut-être une chance de m’en sortir. Quant à ce qui était de n’avoir rien volé, c’était la stricte vérité puisque je n’avais rien trouvé qui pourrait m’aider pour arrêter ma belle-mère dans ses plans. Ce qui était fortement dommage d’ailleurs… Mais ce n’était pas grave, j’allais chercher ailleurs puisque vraisemblablement, Régina ne gardait pas ce que je cherchais avec elle.


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MessageSujet: Re: Are you a friend or an enemy ? [Pv Pierre/Michael]   Mar 30 Juil - 15:14
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La collision fut d'une rare violente pour l'intruse qui s'était ainsi retrouvée à terre, les quatre fers en l'air, l'espace de quelques secondes. J'en fus presque amusé, mais très vite je me repris, me rendant ainsi compte de ma position de force accentué par la dague que je tenais encore en main. La jeune femme, ayant perdit son anonymat, répondit néanmoins à mon interrogation, non sans une once d'hésitation.

«  Mar...garet et ce que je fais ici ne regarde que moi. Sachez simplement que je n'ai rien volé »

Avec autant d'hésitation, il était difficile de faire entièrement confiance à cette jeune femme. Je lui tendis néanmoins la main pour l'aider à se relever.

« Margareth ? Ca n'est pas courant comme prénom et pour quelqu'un qui n'a rien à se reprocher vous paraissez bien suspecte. Et je suis en droit de savoir ce que vous faites en ces lieux étant donné que j'en suis le gardien en l'absence de la reine. »

Certes la jeune demoiselle répondant au nom de Margareth, semblait hargneuse, mais elle ne constituait pas un réel danger, ni pour moi, ni pour Regina. J'entrepris alors d'abaisser la dague que je tenais encore en main. Il restait néanmoins une petite réserve quant à l'ambition de la jeune femme. Je n'étais pas né de la dernière pluie, elle n'avait certainement pas pris autant de risque pour se faire prendre aussi facilement. Il faut toujours se méfier de l'eau qui dort. Les êtres humains sont des êtres imprévisibles, ils le sont tout autant que les bêtes sauvages, en ça ils peuvent être dangereux.

Afin d'en apprendre davantage sur la jeune femme, je décidais, à son insu de sonder son esprit. L'on apprend beaucoup sur un être en sondant son esprit, en décryptant chacune de ses plus infimes émotions. L'on définit un être non pas par des mots, mais sur ce qu'il cache à l'intérieur. A en juger parce que je percevais, la jeune femme disait vrai et n'était pas une voleuse. Je pouvais le sentir en plus profond de moi, son honnêteté était bien plus qu'une qualité. Il y avait en elle quelque chose d'incroyablement lumineux, une innocence enfantine, une pureté incroyable. Mais je pouvais aussi percevoir une très grande tristesse émanait de cette jeune femme et tout un flot d'émotions contradictoires. Comment une telle chose était-elle possible ?

Ma réflexion fut écourtée, car au loin l'on pouvait entendre la garde royale s'activait dans tout le palais afin de trouver l'intruse. Était-elle si dangereuse ou les gardes baignaient-ils encore dans l'exagération ? Regina n'était pas tendre avec eux et sa cruauté en effrayait plus d'un, même les plus téméraires ne se risquaient pas à affronter la méchante reine. Les pas s'approchaient de plus en plus de la pièce où nous nous trouvions avec la dénommée Margareth

« On dirait que les gardes se rapprochent ! Il va bien falloir m'expliquer votre présence ici et pourquoi l'on vous pourchasse comme ça ! »

Au vu des multiples exclamations proféraient par ces abrutis de gardes, je ne pus que constater leur relative proximité et c'est bel et bien de l'inquiétude que je lisais à présent dans les yeux de la jeune femme qui se trouvait face à moi. Je ne serais dire ni comment ni pourquoi, à cet instant critique, je fus pris de pitié pour la jeune vagabonde qui n'avait même pas dénié m'avouer la raison de sa présence ici.

« Elle ne doit pas être loin » hurla l'un des gardes qui se trouvait tout prêt, trop prêt.

« Cachez-vous, dis-je à la dénommée Margareth qui resta là à me regarder sans rien dire. Aller, dépêchez-vous ! »

Je m'avançais alors vers elle et la poussa pour qu'elle puisse se cacher derrière une imposante malle. Je me remis en place, prenant soin de cacher la dague. Et en effet, ce qui devait arriver, arriva. La porte s'ouvrit sur deux gardes qui entrèrent précipitamment dans la pièce sans y avoir été convié.

« Elle est ici ? » me questionna l'un d'eux

Fidèle à ma réputation, je ne pus laisser passer cela et me dirigea vers le garde que je pris à la gorge sous le regard incertain de son camarade qui hésita à sortir son épée

« Sors ton épée et je brise la nuque de ton petit camarade et tu sais que j'en suis capable. Ne vous a-t-on jamais appris à frapper aux portes ? » M’exclamais-je en relâchant ma proie après quelques secondes d'effroi.

« Tu n'as rien à dire monstre ! Tu couches peut-être avec la reine, mais ça ne te donne pas le droit de nous donner des ordres » déclara le peureux qui peinait toujours à sortir son épée.

Pour terminer d'asseoir mes menaces, je fis apparaître mes canines ce qui dissuada les deux imbéciles de me tenir tête à nouveau. Ils sortirent sans plus attendre et me laissèrent à nouveau seul avec « Margareth »

« Vous pouvez sortir de votre cachète, c’est bon, ils ne sont plus là ! »
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MessageSujet: Re: Are you a friend or an enemy ? [Pv Pierre/Michael]   Jeu 15 Aoû - 19:08


Hors rp:
 

J’avais failli répondre le prénom que j’avais donné à Red, à sa grand-mère ainsi qu’à tous les habitants du village où les deux femmes qui m’avaient accueilli chez elle. Je savais bien que j’avais eu faux sur toute la ligne avec cette hésitation que je venais d’avoir, mais je n’avais pas vraiment le choix non plus. Il était hors de question que je dévoile mon véritable prénom. Surtout que si cet homme était un laquais de Régina, il saurait immédiatement qui j’étais et ce que je représentais pour la Reine. Je n’avais pas prévu de mourir aujourd’hui, ni de me faire enfermer. Mentir sur mon prénom était la seule chose qui me restait à faire. Mais cela ne voulait pas dire que je mentais en disant que je n’avais rien volé. C’était la stricte vérité puisque je n’avais pas trouvé ce pourquoi j’étais venue jusqu’ici. Je fronçais légèrement les sourcils aux paroles de l’homme dont j’ignorais totalement le prénom. Il voulait aussi savoir la raison de ma présence en ces lieux. Il fallait s’y attendre en même temps. Sauf que je ne savais pas du tout quoi lui répondre.

Avec beaucoup d’hésitation, j’avais accepté la main qu’il me tendait et me relevais. J’étais aux aguets du moindre geste qui mettrait en péril ma propre sécurité. J’étais souvent sur mes gardes. Surtout en ce moment même que j’étais en territoire ennemi. Si cet homme exécutait le moindre mouvement suspect, il pouvait être certain que je ne resterais pas sans me défendre. J’étais une femme, j’en convenais, mais cela ne voulait pas dire que j’étais sans défense. J’étais une princesse qui savait se battre. Cela ne devait pas courir les rues puisque la dernière princesse que j’avais croisé n’était nulle autre qu’Abigail, la fiancée du Prince James. Celle-là de princesse, mes oreilles s’en souvenaient encore étant donné le hurlement qu’elle avait poussé quand je lui avais volé la bourse qu’elle tenait en main. Je ne prétendais pas être une princesse exceptionnelle parce que j’aurais aimé ne jamais avoir à vivre tout ça, mais jamais je n’avais hurlé comme cette femme avait pu le faire quand quelque chose d’imprévue arrivait.

- Et bien comme vous avez pu le remarquer, je joue au chat et à la sourie avec les gardes, répondis-je.

Oui, ce n’était pas très malin de raconter une telle chose, mais je n’allais pas non plus lui révéler que je cherchais un moyen de contrer la Reine sans avoir à la tuer. Elle restait tout de même l’épouse de mon défunt père et elle avait toujours montré une extrêmement gentille avec moi jusqu’à ce qu’elle change du tout au tout. En fait, je comprenais bien qu’elle s’était montrée gentille avec moi uniquement pour feindre la parfaite petite famille. Après tout, j’avais détruit ses fiançailles avec Daniel. Mais elle me reprochait également le départ de ce dernier. Est-ce que j’y pouvais quelque chose ? Bien sur que non. Ce n’était pas de ma faute si cet homme était parti. Mais Régina n’avait jamais fait la différence. Mais aujourd’hui, les choses avaient changé, j’en étais parfaitement consciente. Si avant elle m’avait reproché d’être la cause du départ de Daniel, aujourd’hui, elle me reprochait d’être un obstacle entre elle et le pouvoir. Techniquement, à la mort de mon père, j’aurais dû monter sur le trône mais elle avait fait en sorte que cela n’arrive jamais.

Je sentais le regard de l’homme posé sur moi. J’ignorais pourquoi il me détaillait ainsi, mais il ne m’impressionnait nullement. Aussi, je restais parfaitement droite, toujours sur mes gardes, le fixant au même titre qu’il me fixait. Sauf que notre fixation n’eut pas le temps de durer plus en avant car j’entendais les gardes se rapprocher. Il fallait que je m’en aille le plus rapidement d’ici. Sauf qu’avec cet homme dressé entre moi et la sortie (enfin peut-être parce que ce château était tellement gigantesque que je n’avais aucune idée d’où je me dirigeais), je doutais fortement que je pourrais m’enfuir sans qu’il me poursuive ou bien même qu’il me rattrape. Tout ce que je voulais, c’était sortir d’ici saine et sauve, comme je l’avais promis à Red. Aussi, je n’effectuais absolument aucun pas, restant statique. Mon sort dépendait de cet homme qui ne bougeait pas plus que moi pour me laisser passer. Je ne savais pas ce qu’il allait faire de moi. Mon avenir était réellement plus qu’incertain… Ce dernier insista une dernière fois pour connaître la raison de ma présence. Il allait falloir que je dise quelque chose.

Sauf que je ne trouvais pas quoi lui dire. La seule chose que j’arrivais à faire, c’était de le fixer sans savoir ce qu’il allait faire de moi. Ni même s’il avait des projets pour moi. Je me voyais déjà enfermée dans un cachot, attendant le retour de Régina afin de savoir quel sort elle allait me réserver. Les gardes se rapprochaient et plus ils étaient proches, moins je voyais de possibilité pour moi de m’en sortir et de rentrer comme je l’avais promis à Red qui devait être entrain de surveiller mon retour… Si elle ne me voyait pas revenir avant le levé du jour, elle allait s’inquiéter et peut-être même partir à ma recherche. Telle que je la connaissais, elle était tout à fait capable d’essayer de me retrouver, quitte à se mettre en plein milieu du danger. Hors, je ne voulais pas qu’il lui arrive quelque chose parce que si Red se mettait en danger, Granny voudrait l’aider et finalement, les deux y laisseront peut-être leurs vies. Rien que d’y penser, un frisson me parcourut de la tête aux pieds.

J’écarquillais de grands yeux quand il m’ordonna de me cacher. Pardon ? Avais-je bien entendu ?! Je le fixais les yeux grands ouverts sans rien faire. Mon immobilité poussa l’homme à me pousser derrière une énorme malle qui se trouvait là. Je ne montrais absolument aucun signe de résistance et le laissais me pousser jusqu’à ce que je me mette à genoux derrière la malle. J’eus à peine le temps de m’assurer que je ne serais pas vue que les gardes débarquèrent. Je me pétrifiais sur place pour ne pas me faire remarquer. Cependant, si je me faisais découvrir, je savais que j’arriverais à me défendre. Mais seule face à tous… Avais-je une chance ? Bien sur que non. Je n’en aurais que très peu. Sauf si je pouvais éventuellement compter sur l’homme qui venait de m’ordonner de me cacher. Je fronçais les sourcils en entendant l’un des gardes traiter mon potentiel sauveur de monstre. Mais le pire, fut d’apprendre qu’il était l’amant de Régina. Si je m’étais écoutée, je me serais levée et me serais mise à courir immédiatement.

Heureusement que je savais me servir de ma tête. Aussi, je restais silencieuse et ne bougeais pas jusqu’à ce qu’il réussisse à les éloigner. J’attendis son feu vert pour me relever. Quand je me tournais vers lui, ce fut sur un regard différent que je le regardais. Je n’arrivais pas à croire que ce que j’avais entendu. Etait-il réellement attaché à Régina ou bien était-ce encore une victime d’un enchantement quelconque ? J’aurais plutôt opté pour la solution numéro deux. Régina était incapable d’aimer. Elle ne l’était plus. Seul le pouvoir l’intéressait et je brulais d’envie de lui dire qu’il était tombé dans un piège. Mais je me retins. Je repris légèrement mes esprits et regardais du côté où les gardes étaient partis. Ces derniers n’étaient plus visibles et j’espérais pouvoir repartir d’ici sans devoir avoir affaire à eux à nouveau. Je reportais mon attention sur l’homme dont je ne connaissais pas encore le prénom et déclarais :

- Un remède. Celle qui m’a élevé comme sa propre enfant est malade et je cherchais simplement un moyen de la guérir.

C’était en parti vrai. Dans un sens, Régina était aveuglée par sa soif de pouvoir. Cela pouvait se traduire comme une maladie. Certes, elle ne m’avait pas élevé comme sa fille, mais elle était ma belle-mère, donc je ne mentais pas sur mon lien de parenté. Donc j’avais répondu à sa question. Maintenant, qu’est-ce qu’il adviendrait de moi ? Je n’en avais aucune idée. Je n’étais pas voyante pourtant, j’aurais donné n’importe quoi pour savoir comment tout cela allait se terminer. Même s’il m’avait débarrassé des gardes, qu’est-ce qui me prouvait qu’il continuerait de m’aider ? Absolument rien. C’était peut-être pour mieux me faire tomber dans un piège, qui pouvait le savoir ? J’étais pleine d’incertitudes et je détestais de ça. Je ne pouvais toujours pas m’en aller, poursuivre ma route. Du coup, je tentais le tout pour le tout : savoir qu’est-ce qu’il allait advenir de moi.

- Que comptez-vous faire de moi ? Vous êtes du côté de la Reine, non ? Les gens comme moi sont censés être arrêtés et enfermés peu importe la raison qui nous motive à agir comme nous le faisions.


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MessageSujet: Re: Are you a friend or an enemy ? [Pv Pierre/Michael]   Ven 30 Aoû - 15:35



- Vous pouvez sortir de votre cachète, c'est bon, ils ne sont plus là !

Même si j'avais tendu ma main à la jeune femme, ma méfiance n'en était pas moins accrue. Mais que voulez-vous, j'étais depuis peu dans une nouvelle optique. Croyez le ou non mais depuis mon arrivée ici, nombreux étaient les changements qui s'opéraient dans ma vie. Ma colère s'était amoindrit et les maux qui égrainaient mon esprit se dissipaient tel un brouillard chassé par le soleil. J'ai été mauvais par le passé, mais maintenant j'aspire à autre chose.

Nous étions deux âmes esseulées à partager la vengeance. Ironiquement, nous étions mauvais en tout sens, mais au contact l'un de l'autre, Regina et moi, arborions un tout autre visage. Elle m'apportait la lumière que j'avais perdue un jour baigné de sang et je lui apportais le sourire qu'elle n'avait plus depuis la mort de son amant. Cette étrange équation signée l'éventuelle fin d'un long cauchemar, mais notre « relation » n'en restait pas moins aussi fragile que la rose rouge qui lutte contre les brises hivernales qui accapare son horizon au lever du soleil.

Je me repris et après avoir promptement menacé les gardes, qui faute d'arguments quittèrent mes appartements, mon attention se reporta à nouveau sur la jeune femme que je venais, sans réfléchir, de protéger.

-Je ne le redirais pas deux fois ! Qu'est-ce que vous faites ici ?

- Un remède. Celle qui m'a élevé comme sa propre enfant est malade et je cherchais simplement un moyen de la guérir.

-Un remède ?

Sans trop savoir pourquoi, les mots de cette jeune femme trouvèrent écho en moi. La voleuse était donc ici par pur altruisme. Elle était ainsi prête à risquer sa vie pour en sauver une autre. L'image de mes deux frères refit alors surface. Si j'en avais eu l'occasion, moi aussi j'aurai tout tenté pour trouver n'importe quel remède afin de les ramener, quitte à risquer moi aussi ma propre vie. Mais eux étaient morts et aucune magie aussi puissante soit-elle, ne pouvait inverser le cours de cette situation. A l'inverse, la jeune femme pouvait encore sauver sa belle-mère. Mais devais-je la laisser partir, ne me contenter que de cette futile explication ? Rien n'en était moins sûr. Un léger murmure émanant de ma tête, me laissait croire que derrière ce noble geste, se cachait autre chose de bien moins noble. Cette jeune femme au regard clair, mentait, pas totalement, mais partiellement. Il me fallait en avoir le cœur net pour ensuite décider sans hésitation, de son sors.

Dans une telle situation je devais être subtile, ne pas la braquer et encore moins lui faire comprendre qu'il m’était facile d'interpréter ses gestes et de lire en elle grâce à mon empathie. Je devais la mettre en confiance pour découvrir la véritable raison de sa venue au palais. Je devais aussi la rassurer sur mes intentions et lui faire comprendre que je ne lui voulais aucun mal, bien que dans l'éventualité d'une attaque, je ne lui laisserai aucune alternative.

- Que comptez-vous faire de moi ? Vous êtes du côté de la Reine, non ? Les gens comme moi sont censés être arrêtés et enfermés peu importe la raison qui nous motive à agir comme nous le faisions

-C'est exactement la question à laquelle je tente de trouver une réponse. Et je ne suis du côté de personne.

Bien-sûr que j'étais du côté de Regina, mais pour gagner la confiance de la jeune demoiselle, je devais lui laissait croire à une certaine neutralité de ma part. Qui plus est d'après ce que je pouvais comprendre, elle ne me voyait que comme un laquai, elle envisageait même le fait que je sois sous l'emprise d'un sors. Pauvre jeune demoiselle, si elle savait...

-Effectivement, les voleurs n'ont pas leur place en ces lieux. J'imagine que comme bon nombre de personne, vous ne portez pas la Reine dans votre cœur.
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MessageSujet: Re: Are you a friend or an enemy ? [Pv Pierre/Michael]   Jeu 5 Sep - 17:36


J’ignorais totalement si je devais remercier cet homme ou pas. Il m’avait aidé à fuir les gardes d’une certaine façon, mais qui me disait qu’il ne faisait pas ça pour avoir ma confiance et mieux me piéger ensuite ? Je me méfiais de tout le monde dans ce château. Aucun n’était digne de confiance. Et encore moins l’homme qui servait d’amant à Régina. Au moins, on pouvait dire qu’elle n’avait pas perdu de temps entre le deuil et le reste… Je savais qu’elle n’avait jamais eu le moindre sentiment pour mon père, mais j’aurais espéré un peu plus de respect envers lui. Enfin, peu importait. Il y avait des choses plus importantes pour le moment. Je n’étais toujours pas sortie d’affaire, même si j’étais débarrassée des gardes. Cet homme se trouvait toujours entre moi et la sortie. Enfin peut-être… Je ne savais même pas à quel niveau du château je me trouvais. J’avais couru au hasard pour fuir.

Il souhaitait toujours savoir pourquoi j’étais là et me reposa une nouvelle fois la question. Il fallait que je lui réponde au plus vite, au moins quelque chose… Sans le vouloir, j’improvisais en lui sortant l’histoire d’une belle-mère malade qui avait besoin d’un remède le plus rapidement possible. Quelque part, je n’avais pas menti. J’avais juste omis divers détails. Mais il n’avait pas besoin d’en savoir plus. J’avais répondu à sa question, voilà tout. Cependant, je savais que je n’avais pas affaire à un homme dupe. Cela m’aurait déçu de la part de Régina d’engager des imbéciles qu’on pouvait facilement berné. Même si je ne laissais rien voir, je n’étais pas spécialement rassurée. Je ne demandais ce qu’il pourrait bien faire de moi, maintenant qu’il avait éloigné les gardes. D’ailleurs, je posais la question. Je ne me faisais pas d’illusion, je n’étais pas censée m’échapper d’ici. Sauf que s’il prenait la décision de m’arrêter, je ne le suivrais pas docilement.

J’étais tout de même assez surprise par sa première réponse. Lui-même ne savait pas ce qu’il allait faire de moi. Et bien nous n’étions pas plus avancés comme ça. Nerveusement, je me mis à jouer avec le bracelet que m’avait donné Red avant que je ne parte. J’ignorais combien de temps il me restait avant le levé du soleil, mais elle devait être encore entrain de m’attendre. Si je ne revenais pas avant, je savais qu’elle viendrait me chercher et elle se mettrait en danger par ma faute. Je ne voulais pas qu’il lui arrive quoi que ce soit dans le cas contraire, je m’en voudrais toute ma vie. Je faillis répondre que je ne portais pas Régina dans mon cœur, en effet, mais ce n’était pas pour autant que je la détestais. Comme je l’avais dit à l’homme en face de moi, je cherchais un moyen de faire en sorte qu’elle cesse d’être aussi méchante et redevienne la personne qui m’avait sauvé la vie le jour où nous nous étions rencontrés. Si je ne l’aimais pas un minimum, je ne serais pas ici.

- Je ne suis du camp de personne, répondis-je. Je ne cherche qu’un moyen d’aider ma belle-mère et… on m’attend.

Je n’avais pas cessé de jouer avec le bracelet que m’avait donné Red. Je voulais le lui rendre. J’en avais fait la promesse et ce n’était pas pour la briser. Je lui avais promis de le lui redonner. Je continuais d’observer l’homme qui se trouvait juste en face de moi. Quelque chose me disait qu’il n’allait pas me laisser sortir d’ici. Autant s’y résigner tout de suite… Je n’étais pas idiote, je n’allais pas me complaire dans l’illusion qu’il allait gentiment me ramener vers la sortie… Ca se voyait à sa tête qu’il n’était pas spécialement du genre à laisser partir les gens aussi facilement… Je lâchais un soupire de résignation. Autant arrêté de reculer l’échéance ! Si je devais être emprisonnée, autant que ce soit fait rapidement parce que je détestais perdre mon temps. Et puis, peut-être que c’était de cette façon que Régina et moi devions nous affronter ? Je savais qu’un jour, nous serions face à face alors peut-être que ce jour était tout simplement arrivé. Quoi qu’il en soit, j’acceptais mon destin. Ce n’était pas comme si j’avais le choix aussi…

- Très bien, faite ce que vous devez faire, mais je vous demande une faveur en échange. Voyez ça comme une dernière volonté, si vous préférez.

Je détachais le bracelet que j’avais autour du poignet et le tendis à l’homme qui se trouvait en face de moi. Techniquement, il devait accomplir ma dernière volonté. C’était juste une question d’honneur. Je regardais le médaillon en forme de loup de balancer le long de mes doigts avant de relever les yeux vers mon futur geôlier.

- J’ai une amie qui m’attend à quelques lieux d’ici. J’ai juré de lui rendre ce bracelet. Si vous me jurez de lui rendre et de ne pas lui faire de mal, je vous dirais où elle est…

Je n’étais pas encore totalement idiote au point de lui dire comme ça où se trouvait Red pour qu’il lui fasse du mal. Quoi que je la savais très capable de savoir se défendre si nécessaire. Elle n’aurait qu’à retirer son capuchon, mais cela reviendrait à dévoiler sa véritable identité alors si je pouvais lui épargner une telle chose, je préférais encore garder ce bracelet.


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MessageSujet: Re: Are you a friend or an enemy ? [Pv Pierre/Michael]   Sam 7 Sep - 19:36



Are you a friend
or an enemy ?



« Effectivement, les voleurs n'ont pas leur place en ces lieux. J'imagine que comme bon nombre de personne, vous ne portez pas la Reine dans votre cœur. »

« Je ne suis du camp de personne. Je ne cherche qu'un moyen d'aider ma belle-mère et... on m'attend. »

J'avais pris le temps d'analyser chacun de ses mots et cette réponse, trop expéditive cachait quelque chose. Néanmoins, malgré les mensonges cumulés je ne doutais de l'honnêteté de cette jeune femme. Il y avait en elle un quelque chose, une lumière intérieure, un rayonnement. Je ne serais en dire davantage, mais j'avais la confirmation qu'elle ne voulait aucun mal à la Reine. Puis autre chose focalisa toute mon attention, ce bracelet avec lequel elle jouait malhabilement. Ce bijou m'était familier, je l'observais de loin et ce sentiment de déjà-vu s'intensifia, amoindrissant au passage toute mon attention via la jeune voleuse qui aurait aisément pu s'échapper.

 ---------------------

(Fondu blanc) Flashback

Tapis sous la terre, dans leur propre royaume, Anita et « sa meute » attendait patiemment que les humains s'en aillent, que chacun quitte la forêt. En ça la nuit était pour « la meute » le meilleur moment de « leur journée ». Ainsi tous pouvaient regagner la surface pour aller prendre l'air. Mais la liberté prenait un tout autre goût lorsque la lune était pleine et qu'ainsi ils pouvaient laisser leur instinct animal reprendre ses droits. C'est lors d'une de ses nuits que Pierre a rencontré Anita, avec qui il a vécu une courte idylle non sans conséquence. Il l'ignorait encore, au moment même où il avait dit adieu à la « meute »

-Si tu ne veux pas être comme nous que veux-tu donc Pierre ? s'exclama une Anita hors d'elle.

-Je ne veux dépendre de personne Anita et encore moins accepté cette chose qui est en moi.

-Ca n'est pas un monstre Pierre, c'est ce que tu es, ta vraie nature accepte là !

-Ma vraie nature ? Celle qui a éviscérée ses propres frères sans la moindre hésitation. C'est ça ma vraie nature selon toi ? Je ne suis pas comme toi et ta meute et je ne le saurais jamais d'ailleurs

Il la regarda et retira le bracelet offert à son arrivée au « palais souterrain » des enfants de la lune.

-Alors, fuis puisque tu ne sais faire que ça !

   -----------------------------

« Très bien, faite ce que vous devez faire, mais je vous demande une faveur en échange. Voyez ça comme une dernière volonté, si vous préférez. »

Je me repris, oubliant même l'espace d'un instant la présence de la jeune femme. Je venais de comprendre pourquoi le bracelet qu'elle portait me semblait si familier. Mais cela semblait absurde, cette femme était tout ce qu'il y a de plus humain, comment se faisait-il qu'elle porte un tel bracelet ? Piqué au vif par ma curiosité j'en oubliais mes bonnes manières et outrepassa grossièrement la demande de Mary Margareth comme elle prétendait se nommer.

« Où l'as-tu eu ? Qui te l'a donné ? »

Surprise par une telle interrogation, elle me regarda et tenta de comprendre de quoi il était question. Comprenant qu'il s'agissait du bracelet, elle le retira et me le tendit comme si elle attendait quelque chose en retour.

« J'ai une amie qui m'attend à quelques lieux d'ici. J'ai juré de lui rendre ce bracelet. Si vous me jurez de lui rendre et de ne pas lui faire de mal, je vous dirais où elle est... »

Ainsi elle avait « une amie » parmi la meute d'Anita ? Mais c'est absurde, jamais elle n'aurait toléré ça. Elle déteste plus que quiconque les êtres humains. C'est impossible qu'une telle alliance est lieue. Je pris alors le bracelet en main et l'observa espérant soulager mes diverses interrogations, mais ce fut sans succès.

« Répond-moi ! Qui t'as donné ce bracelet ? Est-ce Anita qui t'envoie ? »




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Mary Margaret Blanchard
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MessageSujet: Re: Are you a friend or an enemy ? [Pv Pierre/Michael]   Mer 18 Sep - 22:38


[Hors RP : J’ai remarqué que dans ton rp précédent, tu as appelé Blanche Neige : Mary Margaret, or elle s’est présentée comme étant Margaret lol mais c’est qu’un détail xD]

Je n’avais sans aucun doute pas beaucoup d’espoir de m’en sortir. Moi qui avais été certaine de pouvoir sortir et rejoindre Red là où elle m’attendait, je commençais sincèrement à déchanter. J’allais surtout terminer prisonnière de ce château et Régina allait pouvoir faire de moi ce qu’elle voulait. Finalement, ce serait peut-être elle qui gagnerait dans l’histoire. On ne pouvait pas aller à l’encontre du destin, ça je l’avais appris à mes dépends. J’avais fait une erreur en prenant la décision de venir ici. C’était maintenant que je m’en rendais compte. Néanmoins, je pouvais toujours faire quelque chose pour empêcher que mon amie prenne la décision de venir me chercher. Red rêvait d’aventure, mais elle se ferait tuer. Je ne voulais pas qu’elle meure. Je voulais qu’elle retourne chez Granny pour se mettre à l’abri. A partir du moment où Régina m’attrapait, cela ne servirait plus à rien de lutter. Et puis, elle et sa grand-mère ne risqueraient plus rien dans le sens où la Reine n’apprendrait jamais qu’elles m’avaient hébergé.

Je me résignais à devenir prisonnière, mais avant ça, je demandais une faveur à cet homme qui aurait eu la chance de m’attraper alors que de nombreux hommes de Régina n’avaient pas réussi à le faire. Je lui expliquais qu’une amie m’attendait à quelques lieux et que s’il acceptait ma dernière volonté (puisque j’allais mourir, c’était évident), je lui dirais où elle se trouvait exactement pour qu’il lui remette le bracelet qu’elle m’avait donné pour me porter chance. Malheureusement, ce n’était pas vraiment le cas, mais c’était le geste qui comptait. Et puis, Red aimait bien ce bracelet donc je n’étais personne pour lui dire qu’il ne m’avait pas aidé. J’avais promis de lui rendre et j’espérais qu’il accepterait de le faire. Je détestais ne pas tenir mes promesses. Je savais que mon amie ne m’en voudrait pas si je ne le lui rendais pas, mais c’était simplement une question de principe. Je fus surprise qu’il m’arrache presque des mains le bracelet que Red m’avait donné.

D’ailleurs, je ne m’attendais pas, non plus, à ce qu’il paraisse si en colère en le voyant. Je ne comprenais pas du tout pourquoi il réagissait ainsi. Il ne s’agissait que d’un bracelet. Certes, il y avait un loup en guise de pendentif, mais cela ne pouvait pas avoir forcément de signification. Je savais que mon amie était un loup, mais personne mis à part moi et Granny étions au courant de sa véritable identité. Je sursautais légèrement quand il m’ordonna à nouveau de lui répondre. Et la surprise put se lire sur mon visage quand il évoqua Anita. Comment la connaissait-il ? Je reculais légèrement d’un pas avant de regarder l’homme en face de moi avec encore plus de méfiance que précédemment. J’étais perdue. Cet homme possédait encore plus de mystère que n’importe quoi au monde à mes yeux. Qui était-il exactement ? Un loup également ? Cela expliquerait pourquoi le soldat l’avait traité de monstre.

- Comment connaissez-vous Anita ? demandais-je. Qu’a-t-elle à voir là-dedans ?

Savait-il au moins qu’Anita était morte ? Savait-il qu’elle avait été tuée par sa propre fille pour me protéger ? Je n’en savais rien. En le regardant, j’avais l’impression qu’il n’était pas au courant de tout ça. Dans ses yeux, je pouvais lire qu’il était certain qu’Anita était toujours en vie et que c’était elle qui m’envoyait dans ce château. Ce qui n’était pas du tout le cas. Mais il n’était pas supposé le savoir. Devais-je lui dire qu’elle était morte ? A mon avis, si je ne le lui disais pas, il allait se persuader que j’étais là à cause d’elle et j’allais peut-être passer des instants pires que si je lui faisais comprendre qu’Anita n’était pour rien sur ma venue ici.

- Au cas où vous ne seriez pas au courant… Anita est morte quelques mois auparavant, l’informais-je. Sa fille l’a tué pour me protéger. C’est elle qui m’a donné ce bracelet. J’ignore totalement la signification qu’il a.

Ce qui était vrai. Je ne savais pas si ce médaillon avait une signification particulière ou bien s’il avait été fait exprès pour Red. Je n’avais pas demandé à mon amie où est-ce qu’elle l’avait eu parce que cela ne me regardait pas et puis parce que cela ne m’était pas venu à l’esprit. Mais maintenant, peut-être que j’aurais dû parce qu’il semblait avoir une signification pour cet homme. Cela ne faisait aucun doute qu’il avait déjà vu ce bracelet ou bien un semblable, je ne savais pas. Tout cela était trop compliqué pour moi. Tout ce que j’espérais, c’était que ça ne sentait pas le roussi pour moi. J’étais déjà assez dans le pétrin comme ça, ce n’était pas la peine d’en rajouter une couche par-dessus le marché.

- Est-ce que… est-ce que vous connaissez ce bracelet ? hasardais-je, même si la réponse me semblait évidente.


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MessageSujet: Re: Are you a friend or an enemy ? [Pv Pierre/Michael]   Mar 1 Oct - 19:45



Are you a friend
or an enemy ?



- Comment connaissez-vous Anita ? Qu'a-t-elle à voir là-dedans ?

La voilà qui devenait curieuse, un peu trop à mes yeux. La jeune demoiselle s'aventurait en terrain glissant et venait ainsi de réanimer, bien malgré elle, de vieux fantômes que j'avais tenté d'enterrer depuis tant d'années, en vain. Ainsi j'avais prononcé tout haut le nom d'Anita, qui n'était vraisemblablement pas inconnu aux oreilles de la jeune présomptueuse.

-Ça ne vous regarde pas d'où je connais cette femme ! Oubliez ce que je viens de dire, d'ailleurs vous avez plutôt intérêt à le faire si vous tenez à la vie...

Peu réceptive à mes menaces elle renchérit sans attendre :

- Au cas où vous ne seriez pas au courant... Anita est morte quelques mois auparavant. Sa fille l'a tué pour me protéger. C'est elle qui m'a donné ce bracelet. J'ignore totalement la signification qu'il a.

-Quoi ? Morte ? Non !

Les mots que venaient de prononcer Mary Margareth, trouvèrent échos dans mon esprit et bien malgré moi, elle venait de m'assener un coup en plein cœur. Alors Anita serait morte ? Etait-ce possible ? Elle qui avait bravé les ténèbres à tant de reprises, elle qui avait partagé un temps avec moi, elle représentait inéluctablement une partie, même infime de ma vie. Cette femme avait joué un rôle certain dans le drame de ma vie, mais maintenant, elle n'était plus qu'une ombre dans les ténèbres et cela me peiné, mais habituais à réprimer mes émotions, je ne pus rien laisser paraître et me contenta d'écouter avec attention la jeune femme qui me faisait toujours face. Le mot « fille » aussi anodin soit-il, trouva néanmoins un certain écho à mes oreilles et à nouveau je me retrouvais confronté à de vieux souvenirs...

   --------------

-Alors, fuis puisque tu ne sais faire que ça !

Le cœur lourd et la mâchoire serrait, Pierre avança vers la surface. A cet instant, il était habitué par l'intime conviction que cette confrontation serait ultime et que jamais plus leur chemin ne se croiserait. Il l'ignorait encore, mais effectivement, jamais plus il ne reverra la femme avec qui, il eut, avouons-le une brève liaison... Dans un élan purement théâtral et en guise d'au revoir, Anita attira une dernière fois l'attention de son ancien « compagnon » en plaçant ses deux mains sur son ventre.

-Alors c'est ainsi ? ! Notre fille devra grandir sans père...

Pierre ne connaissait que trop bien Anita et savait que la jeune femme était prête à commettre bien des parjures pour parvenir à ses fins, aussi douteuses soient-elles. Bien-sûr une grossesse était amplement plausible, mais aux yeux de ce pauvre Pierre cette probabilité s'approchait davantage du mensonge que d'une quelconque vérité. Ainsi Pierre quitta la tanière et n'y revint plus jamais...

   -------------------

Plus rien n'avait de sens et tout s'embrouillait dans ma tête. En l'espace d'un instant, ma vie toute entière fut bouleversée. Je venais de comprendre bien malgré moi, la vérité. Anita n'avait pas menti et au jour de mon départ, vivait en elle une autre vie, un enfant qui des années plus tard lui prendra la sienne.
J'aurai préféré apprendre la vérité autrement. Etais-je trop romantique ? Bien-sûr que non, à ce que je sache, Anita ne m'avait pas « ralliée à sa cause avec des bisous arc en ciel, des stickers licornes » et autres niaiseries en tout genre. Mais la savoir décédée ne me laissait pas indifférent et le fait de me savoir « père » entretenait mon trouble.

- Est-ce que... est-ce que vous connaissez ce bracelet ? demanda Mary-Margareth.

-Vous connaissez la fille d'Anita ? Comment s'appelle-t-elle ?

Oui, le loup ne parlait plus, mais l'homme avait pris sa place. J'avais une fille. Intérieurement bien des sentiments assaillaient mon cœur et l'envie d'en savoir plus était plus forte. Je voulais la connaître, la rencontrer, après tout elle était la chair de mon sang...

-Je suis certainement... son père... dis-je le plus naturellement du monde.





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MessageSujet: Re: Are you a friend or an enemy ? [Pv Pierre/Michael]   Mer 16 Oct - 16:56


Plus les minutes passaient, plus j’en apprenais sur cet homme dont j’ignorais le prénom. En tout cas, lui, il semblait connaître très bien des personnes dont j’avais déjà croisé la route. Notamment Anita dont je ne gardais pas un excellent souvenir. Elle avait essayé de me tuer en m’accusant d’être de mèche avec les soldats de Régina. On ne pouvait pas dire que c’était très positif comme souvenir de la mère de sa meilleure amie. Je comprenais pourquoi Granny avait gardé le silence sur l’existence de cette femme qui avait voulu faire de Red un monstre. Même si je comprenais l’attachement que celle que je considérais comme ma sœur avait éprouvé pour celle qui l’avait mise au monde. Je ne comprenais pas pourquoi cet homme associait cette situation à Anita. Qu’avait-elle à voir là-dedans ? C’était exactement ce que je voulais savoir.

Au lieu d’obtenir une réponse, l’homme m’envoya bouler. Il avait raison ça ne me regardait pas, mais maintenant qu’il avait lancé le sujet, honnêtement, j’avais envie de savoir pourquoi est-ce qu’il avait associé ça à cette femme qui était morte depuis plusieurs mois. Le temps passait tellement vite… Honnêtement, je ne pensais pas entendre à nouveau ce prénom de ma vie. Red ne voulait plus en parler. Elle voulait oublier ce passage de sa vie, bien qu’elle ait adoré laisser son côté loup ressortir. Elle s’était sentie libre et je l’avais très bien compris, mais elle ne pouvait pas renier les personnes extérieures qu’elle aimait parce qu’elle appartenait à une meute. Red était vraiment la personne la plus noble que je connaissais. Malgré les menaces que l’homme me faisait, je l’informais qu’Anita était morte et que par conséquent, elle ne pouvait pas m’envoyer.

Cette nouvelle venait de l’ébranler. Apparemment, il n’était vraiment pas au courant… J’étais navrée d’être celle qui lui annonçait cette nouvelle. Je n’aimais pas être porteuse de mauvaises nouvelles. Il semblait ne pas avoir fait vraiment attention au fait que le bracelet provenait de sa fille. Peut-être valait-il mieux qu’il ait oublié cette partie là de mes paroles. S’il avait de la rancœur envers Anita, s’il apprenait qu’elle avait une fille, peut-être que cela n’arrangerait pas ma situation, même si Red n’avait strictement rien à voir dans l’histoire. Bref, je restais là, debout et légèrement pétrifiée. Je ne savais toujours pas ce qu’il allait advenir de moi et ça me rendait nerveuse. D’ailleurs, cela devait commencer à se voir sur mon visage. Cependant, plus je l’observais, plus je me disais que ce bracelet n’était pas inconnu à ses yeux. Cela se lisait dans ses yeux, aussi, je posais la question. Quitte à essayer de s’en sortir, autant tenter le tout pour le tout…

Je m’attendais à un oui ou un non, mais il répondit à ma question par une autre. J’arquais un sourcil et refermais ma main sur le bracelet. J’avais l’impression que j’allais découvrir quelque chose qui allait être unique en son genre. Bizarrement, je commençais à pressentir ce qui allait suivre et quand il m’avoua qu’il était potentiellement son père, la réalité de la chose s’imposa sur moi comme un choc. Anita avait juré à Red qu’il était mort. Alors pourquoi est-ce qu’il se dressait là, devant moi ? Avait-elle menti ? Anita devait le considérer comme mort. Qu’avait-il fait pour obtenir ce statut ? Je ne le savais pas. J’étais tombée au beau milieu d’une affaire familiale sans le vouloir…

- Vous… Sérieusement ? Vous êtes censés être mort, pourtant !

Je cherchais une quelconque ressemblance avec Red, mais elle ressemblait plus à Anita au niveau du visage, sauf pour la forme de ce dernier. Je devais bien avouer que cet homme ne donnait pas l’impression de mentir. Quand on me mentait, j’arrivais à le deviner. Or là, je ne voyais que de la sincérité. Devais-je donc lui dire qui était sa fille ? Bien sur que oui. N’importe qui avait le droit de connaître l’identité de son propre enfant. Cependant, je n’avais pas envie qu’il essaie d’enrôler Red du côté de la reine. Mon amie ne se laissera sans doute pas faire, mais je n’avais pas envie que ça lui fasse défaut… Enfin, qui vivra verra après tout.

- Red. Elle s’appelle Red. Et je la considère comme ma propre sœur.

J’avais presque envie de lui dire que s’il essayait de lui faire le moindre mal il aurait affaire à moi, mais je n’étais pas vraiment en position pour menacer quelqu’un. Actuellement, c’était moi qui était à sa merci et si je m’en sortais vivante, ce serait vraiment un grand coup de chance. Pour le moment, j’ignorais totalement quelle décision il allait prendre à mon sujet. Allait-il me laisser repartir parce que j’étais amie avec Red ? Ou bien cela ne changerait absolument rien ?


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MessageSujet: Re: Are you a friend or an enemy ? [Pv Pierre/Michael]   Sam 26 Oct - 12:18

Are you a friend or an enemy
J

e suis certainement... son père...

Cette phrase résonnait encore dans ma tête et chamboulait tout mon esprit. Je pouvais me tromper, Anita aurait très bien pu se trouver un autre pigeon pour enfanter, mais même en essayant de m’en convaincre, je ne parvenais à chasser cette image de ma tête. Moi, le solitaire, la bête sauvage, le monstre, le pariât, moi, j’avais une fille. Qui pourrait encaisser ça naturellement, sans se remettre en question, sans remettre en question toute son existence ?  Peu habitué à ce genre de nouvelle, cela va de soi, je ne savais comment réagir. Devais-je restais impassible ? Devais-je être heureux ? Mais cette femme, porteuse du bracelet et de la mauvaise nouvelle annonçant la mort d’Anita, qui était-elle vraiment ? Une voleuse ?
Entre nous, je ne gardais pas de bons souvenirs de ce genre de personne. Je me souviens encore de cette blondinette se faisant passer pour une servante.  Pour obtenir des réponses, je ne suis pas allé de main morte avec elle. Pauvre de moi, j’ai même salis un beau costume si gracieusement offert par Regina…Mais Lumi était à n’en pas doutait bien plus qu’une simple servante, elle était une menace, une voleuse certes, mais une menace pour la sécurité de Regina. J’ignore encore le fin mot de cette histoire, mais je sais qu’elle collabore avec quelqu’un qui ne devrait pas croiser ma route si l’occasion se présente.

- Vous… Sérieusement ? Vous êtes censés être mort, pourtant !

-J’imagine que c’est ce qu’Anita a trouvé de mieux à dire. Je ne suis qu’à moitié surprit, ça lui ressemble bien d’enjoliver l’histoire pour qu’elle soit à son avantage et puis elle n’est plus à un mensonge près.

Son regard balayait de haut en bas ma présence. J’imagine qu’après une telle révélation, elle cherchait une quelconque preuve justifiant mes dires. Une ressemblance, un trait de caractère, du visage, des yeux…comment pouvais-je savoir si « ma fille » me ressemblais ?
Ma fille ! Je peine encore à m’y habituer, après tout ça n’est pas tous les jours qu’on vous apprend l’existence de votre enfant. Mais que pouvais-je faire de plus ? Le temps avait passé et elle avait grandi loin de moi, me croyant mort. Je ne pouvais la blâmer, la seule personne qu’il fallait incriminer dans cette histoire, n’était aujourd’hui plus là pour se défendre.  Je devenais malgré moi le dernier coupable de cette pathétique histoire.  

- Red. Elle s’appelle Red. Et je la considère comme ma propre sœur.

Un léger et innocent sourire apparut son mon visage lorsque je pris connaissance du prénom de ma fille. La jeune femme me regarda surprise et déconcertée par ma lunatique attitude.  

-Red comme c’est original, ma couleur préférée. Anita arrive encore à me surprendre même avec deux pieds dans la tombe. Quand au reste, évite de monter sur tes grands chevaux avec moi, je ne suis pas le genre de personne qu’il faut titiller.

Elle fronça les sourcils ne comprenant pas un traître mot de ce que je venais de lui dire. Ah les humains, il faut tout leur expliquer

-Si tu veux me menacer fait le avec tes mots et non tes pensées. Et effectivement tu es à ma merci. Tu te demande donc et c’est légitime, quelle décision je compte prendre à ton égard. Vais-je te laisser repartir parce que tu dis être l’amie de ma fille ? Ou vais-je omettre cette information et ne pas te laisser quitter les lieux en vie ?  

En tendant l’oreille, je perçu au loin le claquement des bottes en cuir sur le pavé. Une autre troupe approchait et le temps était compté avant que les soldats ne pénètrent la pièce. La décision m’appartenait. Que devais-je faire ? La laisser partir ? Lui demandait de me conduire à ma fille ? La faire enfermer ? A vue d’œil elle semblait sincère et ne représentait aucune réelle menace et puis pourquoi donc ne pas faire preuve de clémence au moins une fois ?  Il était question de ma fille, jamais plus je n’aurai l’occasion de la rencontrer si j’enferme ou laisse partir cette jeune femme.
Moi qui cherchait à fuir le passé, il me rattrapait et me coiffais au poteau. Je ne pouvais plus faire demi tour, je devais l’affronter et rencontre mon enfant.

-Je vais te laisser partir, je vais m’aide t’y aider à une seule condition. Je veux rencontrer Red, je veux qu’elle sache que j’existe, que je suis en vie. Je ne suis lui ferais aucun mal, sois en sûre. Je veux juste la voir, au moins une fois.



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MessageSujet: Re: Are you a friend or an enemy ? [Pv Pierre/Michael]   Dim 27 Oct - 14:29


Je n’arrivais pas à en croire mes oreilles. Cet homme, qui était l’amant de Régina, se disait être potentiellement le père de Red. C’était la dernière chose que j’espérais oser entendre un jour, surtout qu’Anita avait assuré qu’il était mort il y avait de cela bien longtemps. Du coup, mon amie s’était faite à l’idée que ses deux parents étaient morts et qu’elle n’avait plus que Granny comme famille. Néanmoins, en me sauvant l’avis et en partant avec moi, elle avait clairement signifié que je faisais tout autant parti de sa famille. Avant elle, je n’avais jamais eu réellement d’ami et Red était sans aucun doute celle à laquelle je tenais le plus. Elle n’avait jamais vu d’inconvénient à ne pas connaître mon véritable prénom jusqu’à ce que je décide moi-même de le lui donner. Peu d’amis accepterait d’appeler quelqu’un autrement que par sa véritable identité.

Ma stupéfaction dût se lire sur mon visage parce que l’homme qui se tenait toujours face à moi ne fut pas surpris que je lui annonce qu’il était censé être mort. En fait, je ne pouvais qu’être d’accord avec lui pour ce qui était des mensonges d’Anita. J’avais clairement vu de quelle façon elle avait essayé de retourner Red contre moi, mais aussi contre sa grand-mère qui l’avait élevé pendant des années. Autant dire qu’elle ne donnait pas une très bonne image des loups. Enfin, Anita était aujourd’hui un être disparu et je ne la regrettais pas spécialement. Elle avait tout de même voulu ma mort et sans Red, je ne serais certainement plus de ce monde actuellement et Régina aurait gagné. Bon, elle n’aurait peut-être pas su que j’étais morte, mais en tout cas, elle aurait été libre d’exercer sa tyrannie sans m’avoir dans les pattes.

- Je veux bien vous croire, répondis-je.

Sans le vouloir, je me mis à chercher des ressemblances physiques entre Red et lui. Je ne pouvais pas nier que mon amie ressemblait indéniablement à Anita, mais s’il était réellement son père, ils avaient bien quelque chose, eux aussi, en commun, non ? D’ailleurs, je ne tardais à trouver la dite ressemblance : la forme du visage. Ce fut sans aucun doute ce qui me poussa à révéler le prénom de mon amie. Je ne mentais pas quand j’affirmais que je considérais Red comme la sœur que je n’avais jamais eue. En ce moment-même, je m’en faisais énormément pour elle car elle devait m’attendre, surement entrain de se demander ce que j’étais entrain de faire et pourquoi je ne revenais pas. J’arquais un sourcil face à la réponse du père de mon amie. Pensait-il réellement que je disais ça pour sauver mes fesses ? J’avais nettement plus de fierté que ça. Et si j’avais voulu jouer sur ça, je lui aurais balancé que Red viendrait se mettre en danger pour me récupérer.

- Je suis sincère quand j’affirme que je considère Red comme ma sœur, et vous le savez très bien puisque depuis le début vous savez quand je mens ou pas. Maintenant faites ce que vous voulez, mais si je ne suis pas de retour à l’aube, votre fille viendra elle-même me chercher et c’est sans aucun doute la dernière chose que je souhaite.

Je n’ajoutais pas que si Red se faisait capturer, dieu seul savait ce que Régina pourrait ordonner puisqu’elle souhaitait la mort de chaque opposant à sa couronne. Et cruelle comme elle était, elle serait bien capable de demander à l’homme qui se trouvait en face de moi de la tuer de ses propres mains. S’il s’en moquait totalement, j’étais prête à revenir de mon propre gré une fois que Red serait rassurée que j’allais bien. Me rendre à la chaumière, dire que j’allais bien et inventé une nouvelle quête pour partir de là-bas et revenir ici me faire enfermer comme n’importe quel intrus qui s’introduisait dans ce château. Je ne voulais pas que les gens qui m’aidaient dans tout ceci soient punis par ma faute. Ils s’étaient reliés à ma cause, connaissaient les risques, mais je ne pouvais pas me résoudre à les laisser payer.

J’ignorais totalement ce qui avait poussé le potentiel père de Red a accepté de me laisser partir, mais en tout cas, je tombais de haut tellement je n’espérais plus une telle chose. Ma surprise s’accentua encore plus quand il annonça qu’il m’aiderait à la seule condition que je lui présente sa fille. Pour le coup, j’étais aux pieds du mur. Devais-je accepter une telle proposition ? Certes, c’était trop tard pour faire marche arrière, il connaissait l’existence de Red, mais était-ce une raison pour accepter de l’emmener jusqu’à elle ? Même s’il m’assurait qu’il ne lui ferait aucun mal, je ne pouvais pas m’empêcher d’avoir un doute car après tout, il était au service de la Reine et Red n’était pas vraiment du même côté. Enfin, c’était ma seule solution pour m’en sortir. A l’extérieur, j’avais plus de chance de m’en sortir qu’ici. Je pris une grande inspiration avant de lâcher :

- Très bien, je vous emmène. Mais elle seule décidera si elle souhaite vous connaître ou pas.

Je savais d’avance que Red accepterait cette rencontre, mais dans le cas contraire, je préférais mettre les choses au clair. Mon amie avait tout de même son libre arbitre. Elle seule pouvait choisir si elle souhaitait connaître son père ou pas. Enfin, elle avait été malgré tout contente de connaître sa mère alors il n’y avait pas de raison qu’elle refuse de connaître son père. Enfin, maintenant c’était trop tard pour reculer, j’avais accepté de l’emmener avec moi. Et puis, il y avait les gardes qui revenaient par-là. Sérieusement, ils ne lâchaient pas le morceau… Honnêtement, j’étais pressée de décamper, mais je ne pouvais rien faire sans son accord.

- Vous avez un cheval ? demandais-je. Je suis venue jusqu’ici avec le mien et je compte bien le reprendre au passage. Il est dans la clairière à deux ou trois minutes d’ici.


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MessageSujet: Re: Are you a friend or an enemy ? [Pv Pierre/Michael]   Ven 8 Nov - 16:54

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J

e vais te laisser partir, je vais même t'y aider à une seule condition. Je veux rencontrer Red, je veux qu'elle sache que j'existe, que je suis en vie. Je ne lui ferais aucun mal, sois en sûre. Je veux juste la voir, au moins une fois.

- Je suis sincère quand j'affirme que je considère Red comme ma soeur et vous le savez très bien puisque depuis le début vous savez quand je mens ou pas. Maintenant faites ce que vous voulez, mais si je ne suis pas de retour à l'aube, votre fille viendra elle-même me chercher et c'est sans aucun doute la dernière chose que je souhaite.

-Et je suis sincère quand j'affirme ne lui vouloir aucun mal. Tu l'as défends ardemment et c'est tout à ton honneur. Crois-moi, si ton amie Red est effectivement ma fille, je ne lui ferai prendre aucun risque. Si la situation avait été différente je ne t'aurais pas épargné, sois en sûre.

Voilà comment les choses se présentaient. Je faisais face à une simple petite voleuse a qui j'aurai pu aisément enlever la vie. Il y a peu, je lui aurais fait subir les pires tortures, mais voilà cette jeune femme avait ce je ne sais quoi dans le regard, cette attitude majestueuse, cette parole facile qui faisait que je ne pouvais douter de la véracité de ses dires. J'en arrivais même à éprouver de l'affection pour cette personne que je ne connaissais même pas. A vue d'oeil elle n'était surement pas plus âgé que ma propre fille. « Ma fille », je n'avais plus que ça en tête, je souriais intérieurement. C'était comme si ma vie entière prenait un autre tournant, comme si enfin j'y trouvais un sens. Moi le solitaire, l'homme torturé, sans famille, sans accroche, je me découvrais père, mon monde tout entier était à présent bouleversé. Seul face au précipice, je ne pouvais faire demi-tour. En avais-je envie ? Non ! Pour une fois dans ma vie je voulais aller jusqu'au bout des choses. En aucun cas cet enfant ne devait subir les mensonges d'Anita, elle était en droit de connaître la vérité. Aller-t-elle accepter que je débarque dans sa vie comme un cheveu sur la soupe? Rien n'est moins sûr et je ne pouvais blâmer ma fille de ne pas vouloir me connaître. En serais-je affecter ? Bien-sûr que oui. Avant d'être indigne, je suis un père, certes la fonction est récente, mais je ne peux le nier, je veux rencontrer ma fille, cette part de moi, cet être qui porte mon sang, cet être que je veux aimer sans pouvoir en expliquer la raison.

- Très bien, je vous emmène. Mais elle seule décidera si elle souhaite vous connaître ou pas.

-De toute façon, je ne vous laisse pas le choix très cher. A partir de maintenant il reste très peu de temps avant que les gardes ne débarquent. Regina n'est pas ici donc si les choses se passent « bien » vos ennuis seront minimes.

- Vous avez un cheval ? Je suis venue jusqu'ici avec le mien et je compte bien le reprendre au passage. Il est dans la clairière à deux ou trois minutes d'ici.

-Si j'ai un cheval ? Attitré non, mais j'imagine que ça se trouve facilement. Bon il ne faut pas qu'on s'attarde beauté !

Je n'avais plus le temps de réfléchir, je repris en main la dague et la balança à la jeune femme, qui par chance, avait de bons réflexes.

-Prenez-moi en otage ! On aura plus de chance de sortir sans encombre de cette façon.

Je ne lui laissais même pas le temps de la réflexion, un soldat s'apprêtait à pénétrer les lieux. La jeune « voleuse » plaça la dague sous ma gorge et menaça le garde approchant, ce dernier, rapidement suivi par ses petits camarades, lui laissa le passage. Tous connaissait ma valeur aux yeux de la reine et aucun ne désiraient prendre le risque de me faire tuer.

En deux temps trois mouvements, nous quittâmes les étages de la tour, nous fîmes un détour par l'écurie où je pus préparer une monture. Une fois attelés, nous rejoignîmes la clairière où la jeune femme put récupérer son destrier.

-En route dans ce cas ! Je vous suis.

Une nouvelle aventure commence et pas des moindres, je vais rencontrer « ma fille ».

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MessageSujet: Re: Are you a friend or an enemy ? [Pv Pierre/Michael]   Sam 16 Nov - 16:36
L’impossible devenait possible. J’allais peut-être pouvoir m’en sortir vivante finalement. Etait-ce une bonne chose ? Bien sur que oui car ce n’était pas encore cette nuit que j’allais mourir. L’heure tournait et il était de plus en plus urgent pour moi d’aller retrouver Red qui devait surveiller mon retour. A sa place, en voyant le temps défilé, j’aurais commencé à m’angoisser et parce que j’aurais réagi comme ça, je ne pouvais pas m’empêcher de me dire que c’était pareil pour mon amie. Tel que je la connaissais, elle devait être entrain de se préparer pour venir à ma recherche. Fort heureusement, si c’était le cas, peut-être aurions-nous le temps de l’intercepter en chemin. Mais avant toute chose, je souhaitais tout de même m’assurer que l’homme que j’avais en face de moi ne lui ferait aucun mal, qu’il soit son père, comme il le prétendait, ou bien qu’il ne le soit pas. Mais je ne décelais absolument aucun mensonge dans le son de sa voix. Cependant, je ne pouvais que rester sur mes gardes, malgré le fait que j’acceptais qu’il vienne avec moi.

Il n’avait pas besoin de préciser que si je ne lui offrais pas une possibilité de connaître sa fille, il ne m’aurait jamais offert son aide. Je n’étais pas une simple d’esprit. Si Red rêvait d’aventure et avait souhaité m’aider en venant ici, elle venait de le faire. De façon totalement inconsciente bien sur, mais si je m’en sortais cette nuit, se serait uniquement grâce à elle. Il faudrait réellement que je la remercie. Puisque j’allais retrouver mon amie, j’attachais de nouveau le bracelet qu’elle m’avait donné pour me porter chance autour de mon poignet. Si seulement elle savait à quel point ce bracelet me sauvait la vie… Je n’attendais plus qu’un signe de la part de l’homme pour que nous nous mettions en route et je n’oubliais pas de préciser que seule Red choisira si elle souhaitait le connaître ou pas. Je ne voulais pas qu’il s’impose dans sa vie ou bien qu’il la harcèle si elle ne voulait rien savoir de lui. Je n’étais personne pour l’empêcher de connaître son père, mon amie avait son libre arbitre et j’espérais qu’il le comprendrait.

Néanmoins, il avait raison, l’heure continuait de tourner et il était fort probable que d’autres gardes viennent dans le coin pour essayer de m’arrêter. Après tout, l’alerte n’était pas encore passée. Aussi appris-je que Régina était absente du château. Ce qui n’était pas plus mal. D’ailleurs, j’aurais dû m’en douter car si elle savait que quelqu’un s’était infiltré dans son château, elle aurait elle-même réagit au lieu d’envoyer tous ses sbires à ma recherche. Surtout qu’elle aurait su que c’était moi qui foulais le sol de son château. Qui mieux qu’elle se serait déplacé pour m’arrêter ? Enfin, avant de partir, je tenais à récupérer mon cheval que j’avais laissé à quelques minutes du château. Il était hors de question que j’abandonné Vagabond. Pas après tout ce que nous avions vécu lui et moi. A force de errer seule pendant très longtemps, ce cheval avait pris des allures de meilleur ami. Il était tout simplement impensable que je le laisse derrière moi à présent. En demandant à mon « sauveur » s’il avait un cheval, c’était surtout pour savoir s’il avait un moyen de locomotion ou pas, qu’il en ait un attitré ou pas, cela importait peu.

L’heure n’était plus à la discussion car il m’envoya sa dague, que je rattrapais assez facilement, avant qu’un soldat de Régina ne fasse son apparition. Aussitôt, j’obéis à sa demande et passais la lame sous la gorge de mon complice. Je me fis menacer par le nouveau venu, menace à laquelle je répondis. D’autres arrivèrent, mais cela ne changea rien au fait qu’aucun ne semblait vouloir s’approcher de trop près. Je leur ordonnais de me laisser passer sinon je trancherai la gorge de mon otage. En disant cela, j’espérais qu’ils ne me demanderaient pas de prouver que j’en étais capable parce que je ne le serais pas. Et puis, même si je mettais ma menace à exécution, absolument rien ne les retiendrait de me sauter dessus et je pourrais dire adieu à mon plan d’évasion. Passer devant les gardes ne fut pas spécialement compliqué car ils nous laissèrent passer. Finalement, peut-être m’étais-je trompée quant à l’importance de l’homme que je tenais encore en otage aux yeux de Régina. Peut-être était-elle réellement attachée à lui ? Peut-être avait-il réussi à guérir ses blessures ? Si c’était le cas, pourquoi continuait-elle à être aussi horrible ?

Je laissais ces questions pour plus tard car une fois hors de vue des gardes, je lâchais mon complice avant de lui rendre sa dague. A présent, je lui offrais, plus ou moins, ma confiance et le suivi au travers des couloirs du château qu’il maîtrisait beaucoup mieux que moi. Rapidement, nous arrivâmes à la sortie de ce château. Le reste se fit assez rapidement car une fois un cheval scellé, nous quittâmes les lieux. J’indiquais le chemin qui menait à la clairière où j’avais laissé Vagabond. Comme je le lui avais dit un peu plus tôt, nous ne mîmes pas plus que quelques minutes avant d’y arriver. Je fus contente de retrouver ma monture tout comme elle le fut également. A présent, c’était à moi d’ouvrir la marche. Mon amie m’attendait surement à l’endroit où nous nous étions quittées un peu plus tôt. Peut-être valait-il mieux qu’elle m’attende là-bas plutôt que chez sa grand-mère car si Granny me voyait arriver avec le père de sa petite fille, elle allait nous recevoir à coup de flèches dans le derrière.

Les chevaux lancés au galop, je vérifiais assez souvent pour savoir si mon potentiel sauveur arrivait à me suivre. Si jamais je le perdais, j’étais certaine qu’il arriverait à me retrouver et je passerai un très mauvais quart d’heure. Il fallut moins d’une heure de chevauchée avant d’arriver à l’endroit où j’avais laissé Red. Y était-elle encore ? J’eus presque un doute avant de distinguer son capuchon rouge qu’elle portait constamment sur elle afin de ne pas devenir un loup. Je la vis relever la tête pour nous regarder arriver. Je descendis de Vagabond avant de me diriger vers elle et de la prendre dans mes bras. J’étais tellement contente de la revoir que je ne pouvais pas faire autrement. Je la relâchais avant de me tourner vers mon « compagnon ».

- Red, il faut que tu rencontres quelqu’un, annonçais-je. Il m’a aidé à sortir du château de Régina.

Je n’en dis pas plus. A présent, c’était à lui de prendre la parole et de faire les choses comme il le sentait. Je ne pouvais pas vraiment faire les présentations puisque je ne connaissais même pas le prénom de cet homme. Peut-être allais-je le connaître quand il prendrait lui-même la parole ? Allez savoir. En tout cas, tout ce que j'espérais, c'était que mon amie ne prononcerait pas mon véritable prénom, ni même celui de Mary. J'avais offert celui de Margaret à cet homme et j'avais dans l'espoir que ça reste ainsi.


I make a mistake

   

« I thought we were doing something brave for our child. And we were brave… but we weren’t king. We were selfish. If anything, we are not heroes anymore… »© Eöl
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MessageSujet: Re: Are you a friend or an enemy ? [Pv Pierre/Michael]   Dim 17 Nov - 23:29

Are you a friend or an enemy


Un hululement dans la nuit. Au milieu d'une clairière entourée d'arbres, se trouvait, assise sur une souche d'arbre, une jeune femme vêtue d'un capuchon rouge. La lune était déjà haute dans le ciel et sa lueur apaisait les lieux. Cela faisait déjà plusieurs heures que Ruby attendait ici, toute seule dans les bois. Ses longues boucles noires tombaient en cascade sur sa poitrine. Elle attrapa un bout de sa capeline et la tira contre elle, pour se réchauffer un peu. Ce soir était un soir un peu particulier. En effet, Blanche-Neige avait décidé de s'infiltrer au palais pour aller trouver Régina. Vivant encore avec Red & sa grand-mère, elle avait donc celles-ci au courant. Red avait toujours rêvé d'aventure et, depuis qu'elle savait controler son loup, voulait se rendre encore plus utile qu'auparavant. C'est donc tout naturellement qu'elle avait demandé à accompagner son amie, et bien qu'insistant de nombreuses fois, celle-ci refusa.

Ne voulant pas rester sans rien faire dans cette histoire, elle décida quand même d'accompagner la princesse jusqu'à un certain niveau et d'attendre son retour. Elles avaient donc fait un bout de chemin ensemble sous le crépuscule, puis s'étaient quittées dans cette clairière où Red avait promi de l'attendre. Avant de se dire au revoir, le chaperon donna également un porte-bonheur à Blanche. C'était un bracelet fin, avec un pendentif de loup. Ce bracelet, donné par sa mère, elle y tenait beaucoup. Cela lui rapellait son séjour dans la tanière des enfants de la lune et, bien qu'elle ne voulait plus parler de cet évennement tragique, elle le gardait sur elle. Sa mère, qu'elle avait toujours crû morte et qu'elle avait rencontré à ce moment là, elle l'avait aimé dès qu'elle l'avait vu. Cependant, celle-ci affirmait que les humains étaient dangereux, et s'en prit à Blanche lorsque celle-ci pénétra dans le repère. Red avait beau hurler, sa mère ne voulait rien entendre et, d'un geste totalement instinctif elle se transforma et bondit sur sa mère qui allait déchiqueter son amie. Cependant, elle n'avait jamais voulu sa mort, et n'avait jamais prédit qu'un pic se trouverait pile à l'endroit où elle tomberait. La brunette s'en voulu un moment, mais avait refusé de choisir une moitié d'elle. Et seule Blanche l'avait acceptée pour ses deux côtés. Elle était sa vraie famille, et elle la considérait comme sa soeur.

Blanche avait insisté pour ne pas prendre le bracelet mais Red avait sû se montrer convaincante. Ainsi, elles s'étaient mises d'accord pour qu'elle le lui rende en revenant. Car elle allait revenir, c'était certain. C'était un porte bonheur, et cela n'échouait jamais.

Depuis qu'elle savait la véritable identité de Mary, la louve savait également les véritables agissements de Régina. Cette femme avait surement dû souffrir dans son passé, à un point tel que son coeur devait être empli de ténèbres. Régina en avait toujours voulu à Blanche d'avoir tué accidentellement son fiancé. C'était une lourde perte certes, mais devait-on réellement chercher à se venger ainsi d'un accident ? Si c'était le cas, Red se serait déjà tuée pour avoir mangé Peter. C'était la pire des choses qui lui était arrivée et là aussi, elle ne préférait plus en parler et se contentait d'oublier en enfouissant ce douloureux souvenir dans un coin de sa mémoire.

L'attente se faisait longue maintenant. Que pouvait-elle bien faire ? Et si elle s'était faite capturer ? Et si Régina l'avait enfermée, ou pire, tuée ?! Red ne tenait plus en place et scrutait le début de la clairière avec une insoutenable impatience. Elle avait promis à Blanche de l'attendre, mais elle ne voulait pas qu'il lui arrive quelque chose ! Si il le fallait, elle irait la chercher elle-même. Après tout, elle était un loup désormais, elle ne craignait plus rien ! Elle ne savait peut être pas très bien magner d'armes, mais en ce qui concernait sa forme animale, elle la contrôlait totalement ! Mais elle devait se forcer et tenir le plus longtemps possible. Elle appuya ses coudes sur ses genoux et posa sa tête dans ses paumes, sans arrêter de scruter au loin.

De longues minutes passèrent, et toujours rien. Cette fois, s'en était trop ! Déterminée, Red se leva et porta ses mains au noeud de sa cape, s’apprêtant à la détacher, quand soudain des bruits de sabots retentirent au loin. La lycanthe plissa les yeux et tendit l'oreille. Il s'agissait de Vagabond, le cheval de Blanche ! Elle était revenue saine et sauve ! Une fois arrivée, la princesse sauta vivement de sa monture et se précipita dans les bras de Red, qui fit de même.

"Te revoilà enfin ! J'ai eu peur, j'ai cru que tu t'étais faite capturée, qu'elle t'avait tué et..." dit-elle d'une voix rapide et soulagée. Qu'elle était rassurée ! Elle n'eut cependant pas le temps de terminer sa phrase car elle avait aperçut, face à elle un autre homme qui avait accompagné la jeune femme. "Qui est-ce ?" murmura-t-elle à son amie. Celle-ci mit fin à l'étreinte, et se tourna vers l'étrange homme dans la pénombre.  Cherchant a comprendre, l'enfant de la lune lanca un regard interrogateur vers son amie qui lui dit qu'elle devait rencontrer cette personne, et qu'elle l'avait sauvée. Elle tourna alors les yeux vers l'individu, et rabaissa lentement son capuchon en fronça les sourcils pour mieux le voir et s'approcha de lui.

Pourquoi devait-elle le rencontrer ? Etait-il un autre ami de Blanche ? L’appellation "cet homme" lui confirma que ce n'était pas le cas, sinon elle l'aurait surement apellé par son prénom. Cependant, avenante et enthousiaste comme l'était Red, elle ne douta en aucun cas des paroles de celle qu'elle considérait comme sa seule vraie famille. Si il l'avait aidé à s'échapper, il était son ami.

"Bonsoir," commença-t-elle en lui lançant un sourire amical. "Merci beaucoup de nous avoir aidé ! Si elle ne serait toujours pas revenue, j'aurais fini par aller la chercher moi-même !" finit-elle en se tournant d'un air désolé vers Blanche, après avoir avoué qu'elle n'aurait pas pû tenir sa promesse de rester là et de l'attendre. C'était tout simplement inconcevable. Depuis quelques temps, elles fonctionnaient à deux, et ce n'était pas autrement. Jamais Red ne se résoudrait à abandonner sa soeur, même si pour cela elle devait y laisser sa vie. C'était juste une évidence. Elle se retourna alors vers l'homme, et se mit à froncer de nouveau les sourcils en détaillant son visage. "Mais... Pardonnez-moi, on se connait ?"

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MessageSujet: Re: Are you a friend or an enemy ? [Pv Pierre/Michael]   Ven 27 Déc - 23:25

Friend or enemy?

J'aurai dû être là pour toi, te protéger et veiller sur toi comme un père doit le faire.
Red, Snow & Pierre


Une fois nos montures prêtes nous nous lançâmes donc au galop sans perdre de temps. Les cheveux au vent, je tentais de suivre au mieux la jeune femme à qui j'avais, au préalable épargné bien des contrariétés. La forêt était assaillie par de grosses masses brumeuses, le ciel, comme à chaque hiver, arborait ses couleurs gri-sâtres et tombait au plus bas dans l'horizon. Mon regard, malgré la course effrénée de nos montures, restait fuyant, mon esprit aussi. Dans ma tête, nombreuses étaient les questions et rares les réponses. J'avais beau repassé le fil de ma vie rien n'y faisait, tout m'échappais sans que je ne puisse rien y faire. Je tentais au mieux d'élaborer un quelconque discours pour me rassurer, mais même en faisant preuve de bonne volonté je ne parvenais à trouver les mots justes. Je ne savais absolument pas quoi dire et plus la confrontation approchait, plus je me sentais démunis, comme un être perdu qui se demande ce qui adviendra de sa vie par la suite.

Cette future rencontre faisait ressortir au mieux l'humain que j'étais par le passé. Moi qui d'ordinaire magner le sarcasme avec délectation et qui avait tant de fois jouté verbalement contre la Reine elle-même, je me retrouvais désormais habité par la conviction d'être une ordure à qui l'on ne pouvait pardonner ses fautes. Jamais en-core je n'avais éprouvé une telle sensation. Je ne serai l'expliqué, ni le décrire, la gorge serrée, l'estomac noué j'avançais sans trop savoir où aller. Rien n'était anodin et je savais qu'à l'issue de ce voyage, ma vie ne serait plus la même. Mais encore faudrait-il que mon enfant ne me rejette pas comme j'ai rejeté sa mère il y a long-temps. Sa réaction serait légitime, mais au fond de moi, j'espérais que rien ne se passerait ainsi. Pour la deuxième fois en peu de temps une infime source d'espoir m'avait envahi, une petite lueur me laissant entrevoir une nouvelle route à prendre, les prémisses d'une fin heureuse espérée secrètement.

Avec Regina les choses tendaient à s'arranger, ma présence à ses côtés l'apaisait légèrement, sa présence à mes côtés me calmer tout autant. Nous, deux âmes per-dues, deux écorchés vifs nous nous étions trouvés sans oser dire tout haut l'impor-tance que chacun avait pris dans la vie de l'autre. Nous continuons à jouer au chat et à la souris malgré l'attirance plus qu'évidence qu'il y avait entre nous. Ses démons ne la quittaient jamais et ce même en déployant des efforts considérables, sa quête sanguinaire n'avait de cesse d'accaparer son esprit, à tel point que j'en arrivais à me demander si moi je pouvais continuer à exister ainsi dans cette vie. Je sortis de mes pensées, il ne fallait en aucun cas que je ne me laisse dompter par mes émotions, après tout, ne suis-je pas une bête sanguinaire ?

Les paysages se succédaient à une vitesse folle, nos montures continuaient de fouler avec ardeur le sol tapissé de son manteau blanc. Les rennes en main je fixais l'hori-zon et restais silencieux, je croisais de temps en temps le regard de « Mary Marga-reth » qui ouvrait la marche. Plus nous nous enfoncions dans la forêt et plus je sen-tais le passé me rattraper.

Il nous fallut bien une heure pour arriver au lieu-dit, une charmante petite clairière retirée des tumultes de la forêt enchantée. Devant moi, la monture de « ma com-pagne d'infortune » ralentit pour enfin s'arrêter. Mary Margareth descendit du cheval et s'avança vers une petite cabane, j'en fis de même en lui laissant un train d'avance. Je pus distinguer au loin une capuche rouge déteignant avec la blancheur environnante des lieux. La jeune fille qui l'a portait, surement "ma fille", leva la tête, dévoila un charmant visage et s'exclama à l'égard de la jeune vagabonde que j'avais aidé à fuir :

-Te revoilà enfin ! J'ai eu peur, j'ai cru que tu t'étais faite capturée, qu'elle t'avait tué et...

Je fis quelques pas gardant une bonne distance entre moi et les deux jeunes femmes. Je les observais discrètement, curieux et anxieux à la fois. Elle était magni-fique et ressemblait à s'y m'éprendre à sa mère. Il y avait cependant quelque chose de plus doux dans son regard. J'avais beau chercher, il n'y avait, à mon plus grand regret, rien de moi. Inconsciemment j'avais fait d'autres pas afin de m'approcher pour mieux l'observer, elle posa son regard sur moi et pour la première fois depuis longtemps mon humanité fut plus forte que tout le reste, je redevenais moi.

-Qui est-ce ? murmura-elle d’une voix douce

Mary Margareth expliqua brièvement notre mésaventure et souligna que je l'avais aidé à sortir du château de Régina. Je restais silencieux espérant que la jeune femme que j'avais « sauver » argumente un peu plus en ma faveur, mais rien, elle s'en était tenue au strict minimum. Les prochaines secondes furent les plus longues de ma vie. Ma fille s'était approchée de moi et en était à la phase observation, moi j'en étais à la phase réflexion. Devais-je juste me présenter en ajoutant un petit « Hey oui, j'ai failli oublier ma belle, je suis ton père ! » ou devais opter pour quelque chose de plus sobre tel que : « Je m'appelle Pierre et je suis ton père ». Oui bien sûr c'est tellement plus facile à imaginer et tellement moins facile à expédier.

-Bonsoir ! me dit-elle en me lançant un charmant sourire. A mon tour j'en tentais un discret et timide :

-...bonsoir !

-Merci beaucoup de nous avoir aidés ! Si elle n'était pas revenue, j'aurai fini par aller la chercher moi-même !

Quel idiot, pourquoi les mots peinaient-ils à sortir de ma bouche ? J'avais affronté bien des tempêtes dans ma vie, bien des monstres et là, face à ma propre fille je me sentais tellement petit, sans importance.

-Je... je vous en prie c'est normal et puis vous vous seriez peut-être vous-même mise en danger en vous rendant au château. Les gardes ne sont pas tendres en ce moment, même avec moi.

-On se connait ?

La question fatidique venait de tomber que devais-je dire, que devais-je faire ? Mon regard se porta, en guise de renfort sur Mary Margareth qui me sourit et inclina légèrement la tête pour m'encourager. Je pris une grande respiration et une bonne dose de courage pour enfin me lancer.

-Je m'appelle Pierre et non, on ne se connaît pas, mais j'ai connu ta mère il y a très longtemps, tu n'étais pas encore née à cette époque. Je suis comme toi et Anita sauf que moi les meutes ce n'est pas vraiment ma tasse de thé. Je ne sais pas quoi te dire, ce n'est pas une situation à laquelle je m'étais préparé. En fait Anita a toujours été très douée pour manipuler les autres et mentir pour arriver à ses fins. Tu dois me prendre pour un fou et avoir du mal à comprendre ce que je baragouine n'est-ce pas ?

Je ne savais plus quoi dire et me sentais bien idiot, mais je n'avais pas le droit de tourner les talons et fuir, je devais la vérité à Red. Je pris une grande inspiration et m'approcha de la jeune femme espérant ne pas la faire fuir.

-J'aurai dû être là pour toi, te protéger et veiller sur toi comme un père doit le faire.

Elle regarda son amie surprise par une telle révélation

-Tu n'as rien à craindre de moi, je ne te veux aucun mal. Je voulais simplement te rencontrer au moins une fois. Te dire ces mots qu'un père doit dire à son enfant. Je voulais voir ton visage, espérant naïvement y trouver un peu de moi. Je suis vrai-ment désolé Red, désolé de mettre soustrait à mon rôle. Je n'attends rien de toi, encore moins ton pardon et je comprendrais si tu me demandais de m'en aller.

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Mariée à son Prince Charmant
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MessageSujet: Re: Are you a friend or an enemy ? [Pv Pierre/Michael]   Dim 29 Déc - 19:03
J’avais bien fait de refuser que Red m’accompagne dans le château de Régina parce que ça aurait été extrêmement dangereux pour elle. Ca l’avait été pour moi, j’avais failli finir enfermée dans le cachot de ma belle-mère et honnêtement, je m’en serais voulu s’il lui était arrivé la même chose. Et Granny aurait sans aucun doute trouvé un moyen de me faire payer très cher le danger que j’aurais pu faire encourir à sa petite fille. L’une comme l’autre était la seule famille qui leur restait, et même si j’avais la sensation de faire parti de cette famille, la Veuve Lucas m’aurait planté une flèche dans le cœur à peine aurais-je mis un pied dans la chaumière. Du coup, je ne regrettais pas du tout d’avoir maintenu mon refus pour que mon amie m’accompagne.

C’était accompagnée de son potentiel père que je la rejoignais dans la clairière où elle m’avait promis de m’attendre. Je fus soulagée de la voir là sans qu’elle n’ait bougé. Si bien qu’à peine descendu de mon cheval, je me précipitais vers elle pour la prendre dans mes bras. Red était aussi soulagée de me voir que moi de savoir qu’elle n’était pas partie à ma recherche. Si seulement elle savait à quel point ses paroles étaient vraies… J’avais été capturée, mais pas tuée, fort heureusement, sinon, je ne serais ps là en ce moment même. Je la serrais un peu plus fort dans mes bras, essayant de la rassurer comme je pouvais.

- T’en fais pas, je vais bien, je t’assure.

Mais pour le moment, il ne s’agissait pas uniquement de moi. Il fallait que Red rencontre quelqu’un. C’était ma promesse pour être libre. Seulement voilà, ce n’était pas moi qui allais la forcer à accepter de rencontrer son propre père. La seule chose que je pouvais dire c’était de le présenter comme étant mon sauveur dans le château de Régina. Je ne pouvais donner absolument aucune autre description de cet homme puisque si je disais exactement ce qu’il s’était passé et ce que je savais sur lui, Red lui tournerait le dos sans même vouloir entendre ce qu’il avait à dire. Et ce n’était pas le but de la manœuvre. Je regardais mon amie se diriger vers lui pour le remercier de m’avoir aidé. C’était tout Red. Sa gentillesse faisait réellement chaud au cœur. Elle me faisait même oublier le froid de la nuit.

Un sourire en coin se dessina sur mes lèvres quand elle évoqua le fait qu’elle était prête à venir à ma recherche. Heureusement qu’elle n’en avait pas eu le temps. C’était la seule chose qui importait pour le moment. Par contre la réponse de mon « sauveur » me fit arquer un sourcil. Il oubliait quand même de préciser qu’il avait hésité entre me balancer dans un cachot et me laisser partir. Quoi qu’avant que je lui montre le bracelet que je portais encore au poignet, il n’avait sans aucun doute aucune hésitation dans ce qu’il voulait faire de moi. Mais je préférais ne rien dire. Après tout, comme qui dirait « chassez le naturel et il revient au galop ». A un moment ou un autre, elle saurait qui était réellement qui se trouvait en face d’elle. Moi, j’avais décidé de ne pas intervenir. Cela ne me regardait pas, même si je lui avais juré que s’il lui faisait le moindre mal, il paierait les conséquences.

Finalement, Red commença à avoir un doute sur l’identité de cet homme et demanda de but en blanc s’ils se connaissaient. Le regard de mon « sauveur » se porta sur moi et je hochais la tête en guise d’assentiment. Qu’est-ce que je pouvais dire d’autre ? Je suivais le courant. Je le vis prendre une grande inspiration avant de se mettre à parler. Au passage, j’appris son prénom : Pierre. Au moins, ça me permettrait de l’appeler autrement que « l’homme » ou « mon sauveur » (ce qui était plus ou moins vrai). J’écoutais silencieusement l’histoire, ce qui complétait ce que je soupçonnais déjà depuis qu’il m’avait accusé d’être de mèche avec Anita et quand il avait été surpris d’apprendre que cette dernière avait eu une fille.

La grande révélation arriva ensuite, si bien que juste avant qu’il ne prononce le mot « père », je m’étais approchée de Red pour lui tenir le bras afin qu’elle sente que j’étais là pour elle dans tous les cas. Je savais à quel point une révélation aussi énorme que la sienne serait troublante. Personnellement, si j’étais à sa place, je serais ébranlée d’apprendre une telle chose. Après l’expérience qu’elle avait vécu avec sa mère, moi, je me serais demandé qu’est-ce qui allait me tomber dessus avec mon père. Enfin, ce n’était que ma perception des choses. Red était très loin d’être comme moi, mais je me doutais qu’elle aurait tout de même besoin de soutient.


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MessageSujet: Re: Are you a friend or an enemy ? [Pv Pierre/Michael]   Ven 14 Fév - 22:03
hors rp:
 


Friend or enemy?

Tu m'as conduit jusqu'à ma fille, tu m'as fait confiance, j'ai une dette envers toi mon amie.
Red, Snow & Pierre


Sommes-nous amis ou ennemi ? C'est une des questions que l'on est amené à se poser dans notre monde. On ne peut décider au premier abord si oui ou non nos liens seront amicaux. Il faut vivre des situations peu communes, livrer des batailles, échapper à un destin funeste. Mais à l'issue de ces épreuves titanesques rien n'est moins sûr quant à la nature des liens respectifs.
Mais j'avais là, face à moi, une femme qui m'avait conduit droit à ma fille et peu importe qui elle était, ma reconnaissance lui était éternelle. Bien-sûr, à l'époque je ne pesais l'ampleur mes mots, car j'ignorais qui était la captive. Si je l'avais su, peut-être que les choses auraient différé. Peut-être ? Non, c'est même sûr! Je ne lui aurais pas laissé la moindre chance et elle croupirait encore aujourd'hui dans les geôles du palais dans le meilleur des cas. Mais jamais je n'aurai rencontré ma fille. Finalement, peut-être est-ce un mal pour un bien que d'avoir épargné Blanche Neige.

Lorsqu'enfin j'eus prononcé le mot « père », je vis dans le regard de Ruby une appréhension et une grande surprise, ce qui était tout à fait normal dans le fond. Anita s'était donnée du mal pour cacher la vérité et même dans la tombe elle continuait de troubler le destin. Quelle histoire !
Je l'ai quitté un jour d'hiver sans me retourner et je retrouve son enfant un même jour d'hiver, sauf que cette fois la possibilité de pouvoir me retourner était incertaine. J'aurai aisément pu fuir comme bien des lâches avant moi, remplir les rangs de ceux et celles qui ont dévié de leur route par peur, par manque de courage, d'honnêteté. Peut-être que l'être que j'étais jadis l'aurait fait, ou peut-être que cette pensée n'aurait pas eu lieu d'être. Mon ancienne vie se perd dans les méandres de la nouvelle, parfois c'est comme un cauchemar sans fin. Je bataille entre le passé et le présent, l'homme que j'étais s'opposant sans cesse à la bête que je suis. Je lutte perpétuellement contre mes pulsions sanguinaires lorsque dans la nuit, le ciel se pare de son plus bel astre.

Lorsque je regarde la charmante jeune femme qui se tient devant moi, je me dis non sans regret que les choses auraient peut-être étaient différentes, si j'avais accepté ma condition au lieu de fuir sans cesse. Peut-être aurais-je été heureux parmi mes congénères, peut-être que le sentiment de culpabilité qui me hante depuis la mort de mes deux frères, aurait tenté à s'amoindrir avec le temps. Encore et toujours des « peut-être », je ne suis sûr de rien et c'est bien ça le problème.

-Je ne sais que dire de plus ! C'est tellement inattendu que je peine à trouver mes mots. Pourtant, je suis sûr qu'il y a tant de choses à se dire. Tu as beaucoup de chance d'avoir une telle amie Ruby. En vous voyant toutes les deux je comprends que les liens du cœur,  sont bien plus forts que ceux du sang. Il n'est pas difficile d'imaginer que le lien qui vous unis et aussi fort que celui qui coule dans vos veines.

Je n'avais pas réfléchis à ce petit discours que je leur livrais, pour une fois je parlais avec mon cœur et non avec ma tête et je dois avouer que ça n'était pas déplaisant bien au contraire. Loin du château, je reprenais un second souffle, loin de toute cette colère, de cette rancune chère à Regina je me sentais différent. Peut-être était-ce le fait de me retrouver en pleine nature qui me revigorait ainsi ou peut-être était-ce le fait d'être face à la chair de ma chair, mon propre sang, ma fille. Depuis toutes ces années, j'avais perdu toute notion du mot « famille » et ceux même lorsque j'avais rejoint le groupe d'Anita. Pour moi, ces êtres à la dérive, pour la plupart, n'étaient que des congénères, les pions d'Anita, les membres d'une meute tout au pire. Mais même ce terme me semblait dénué de fraternité, de familiarité ou d'un quelconque sentiment d'appartenance. Au fond, jusqu'à présent j'étais un solitaire intempestif qui avait traversé de part en part tout le royaume. Dans quel but ? Moi-même je l'ignorais, mais peut-être que la réponse se trouvait devant moi.

- Ecoute-je…

Ma parole à peine entamée je dus m'arrêter, quelque chose venait d'alerter mes sens. En effet, je sentais des pulsations semblables au galop de plusieurs chevaux martelant sans modération le sol. Quatre, peut-être cinq cavaliers tout au pire. Je ne serais être sûr de leur identité, mais pour moi il était quasi certain que les cavaliers appartenaient à la garde rapprochée de Regina.

-Il y a plusieurs cavaliers qui approchent. Ils sont surement là pour me retrouver. Ils ne doivent pas vous trouvez. Fuyez, je tâcherai de les distraire !

Mon regard se posa sur l'amie de ma fille.

-Tu m'as conduit jusqu'à ma fille, tu m'as fait confiance, j'ai une dette envers toi mon amie.

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MessageSujet: Re: Are you a friend or an enemy ? [Pv Pierre/Michael]   Mer 2 Avr - 22:34

Are you a friend or an enemy


Red scrutait de ses grands yeux bleu l'homme imposant qui se dressait devant elle. Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle lui avait demandé cela aussi directement, mais c'était sorti de sa bouche sans même qu'elle ne puisse se retenir. Blanche lui avait dit qu'il était son sauveur, et qu'elle devait le rencontrer. Mais pour quelles raisons ? Alors qu'elle attendait une réponse pour s'éclairer, l'homme prit une grande inspiration.

C'est sous les yeux ronds de surprises de la lycante, que l'homme lui avoua qu'il avait connu sa mère dans le passé, et qu'il était lui même un enfant de la lune. Jusqu'il y a encore quelques mois, elle n'avait jamais entendu parler des loups-garous et pensait être le seul "monstre" de ce monde, se résignant bien malgré elle à fuir pour ne pas faire de mal aux gens qui l'entourent. Et puis en l'espace de quelques jours, elle avait découvert sa mère, sa vraie nature, avait appris à se controler, et avait fait la connaissance de plus d'enfants de la lune qu'elle n'en verrait sans doute jamais réunis.   Et là, elle en rencontrait un de nouveau. Quand il lui parla de la manie d'Anita à manipuler les gens, elle fronça les sourcils. Tout d'abord, elle ne comprenait pas pourquoi il lui racontait tout cela. Mais ensuite, elle avait vraiment eu envie de lui dire d'arrêter.

Evoquer autant le sujet d'Anita lui rapellait constamment qu'elle avait tué sa propre mère. Certes, par accident et pour protéger Blanche, mais elle l'avait tuée quand même ! Mais il était tout de même vrai qu'Anita était plutôt douée en manipulation. Rien qu'à la voir, la brunette avait tout de suite vu qu'elle avait l'allure et la carrure d'une meneuse. Anita avait voulu obliger Red a choisir entre son côté humain ou loup -Comme l'avait fait Granny en lui mentant sur ses pouvoirs et sur sa génitrice-, et en plus de ca elle avait voulu tuer Blanche sans même chercher à reconnaitre son innocence ! Voilà pourquoi la jeune femme préférait mettre cette grande mésaventure dans un coin de sa tête.

Pierre s’avança plus près, de sorte à être face à elle, tandis qu'elle sentit Blanche s'approcher derrière elle pour lui tenir le bras. Elle tourna la tête vers son amie, un air d'incompréhension dans le regard, avant de se retourner vers le lycan. En effet il avait raison, elle ne comprenait absolument pas ce qu'il lui disait. Mais que se passait-il à la fin, pourquoi tant de mystère tout d'un coup !

Puis il avoua. Tout d'abord, le chaperon crû ne pas avoir tout entendu. Mais une fois que ce qu'il avait dit monta à son cerveau, elle resta stoïque et par réflexe recula d'un petit pas, de sorte à se coller contre Blanche.

"Q-quoi ?"


Elle jeta un coup d'oeil bref vers sa Soeur -oui car elle pouvait bien se permettre de la qualifier ainsi sans abuser des mots-, espérant avoir mal compris. Les sourcils froncés, elle écouta ce qu'il lui dit ensuite, qu'il voulait la rencontrer une fois. Tout d'un coup, ce fut une horde d'informations qui arrivaient dans la tête du Petit Chaperon, et s'entrechoquaient les unes aux autres. Et le sol semblait s'enfoncer sous ses pieds, heureusement que Blanche était là pour la retenir.

"Mon père ?" lâcha-t-elle enfin, d'une voix chargée d'incrédulité. "Vous êtes un enfant de la lune aussi ? M-mais pourtant Granny... non attendez, mon... mon père est mort !"

Elle n'avait jamais connu mon père. Granny lui avait toujours menti sur lui, au même titre qu'Anita dès le moment où elle lui avait fait croire que mes parents étaient morts. Et à force de mensonges égoïstes, la pauvre jeune fille si naïve qu'elle était avait fini par perdre son innocence en tuant Peter. Mais à l'instant où elle avait rencontré sa mère, Red a remit en question tout cela. Mais quand sa propre mère lui annonça que son père était décédé également, elle pensait qu'elle au moins dirait la vérité ! Et pourtant il semblerait que non...

Son père reprit la parole, peinant visiblement lui aussi à trouver ses mots. Puis il parla de Blanche, et de l'amitié qu'elles éprouvaient l'une envers l'autre. Mais très sincèrement, même si Red était fière qu'elles rendent cette image là à deux et trouvait qu'elles formaient un duo exceptionnel; n'arrivait pas à détacher ce qu'elle avait entendu plus tôt de sa tête. "Comme un père doit le faire." Beaucoup de choses à se dire ? Mais pourquoi ? Elle ne le connaissait même pas et d'un seul coup, un soir où Blanche s'infiltrait au chateau de Régina, elle revenait avec son père ! Elle non plus ne savait pas quoi dire en réalité...

La voix de Pierre la sortit de ses pensées, mais il s'arrêta soudainement. Un bruit parvint aux oreilles de la louve, qui devina que son géniteur avait également entendu. Des bruits de sabots qui claquaient la terre à toute vitesse. Des cavaliers qui arrivaient vers eux ? Pierre les informa et leur dit qu'ils étaient là pour lui; et leur intima de fuir.

Dans un premier temps, la brunette ne bougea pas, ne comprenant absolument pas ce qu'il se passait de nouveau sous ses yeux. Pourquoi des gardes le recherchait donc ? Parce qu'ils l'avaient vu aider Blanche ? Ca devait surement être ca... Mais Red savait se défendre ! Il n'avait pas besoin de faire distraction ! Et puis... non, il ne pouvait pas partir !

"Non !" objecta-t-elle en s'interposant entre Pierre et Blanche. "Non, on peut se défendre aussi ! Et tu n'as pas le droit de partir ! Pas comme ça, pas après ce que tu viens de me dire !" cria-t-elle. "Blanche, dis quelque chose on ne va pas les laisser l’emmener parce qu'il nous a aidé !"

Mais on ne semblait pas l'écouter. Elle sentit que Blanche la poussait à partir de plus en plus vite au fur et à mesure que les cavaliers se rapprochaient. Elle tourna alors la tête vers son amie, se demandant pourquoi elle ne voulait pas aider Pierre. Mais comprenant que le temps pressait, Red se résigna et décida de ne pas compliquer les choses.

Cependant avant de partir, une dernière question lui brulait les lèvres. Elle attrapa le bras du Lycan, et planta ses yeux dans les siens. "Je veux juste savoir une dernière chose. Pourquoi es-tu parti ? Comment te revoir ?" demanda-t-elle le plus calmement et plus sérieusement possible. Puis, elle perçut la voix de plusieurs hommes à seulement quelques mètres d'eux. Alors, elle regarda une dernière fois vers le père qu'elle venait de se découvrir, et accepta de s'enfoncer de nouveau dans la forêt aux côtés de Blanche, tournant une dernière fois la tête vers l'homme qui faisait désormais face aux gardes.

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Mary Margaret Blanchard
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MessageSujet: Re: Are you a friend or an enemy ? [Pv Pierre/Michael]   Ven 4 Avr - 17:52
Je ne saurais dire si Pierre était une bonne personne ou bien une mauvaise. S’il avait eu la moindre idée de qui j’étais, je doutais qu’il m’aurait aidé à sortir du château de Régina. Ou alors, au fond de lui, il savait, mais l’envie de voir sa fille était sans aucun doute beaucoup plus importante que de m’enfermer dans un cachot. Surtout que sans moi, il n’aurait jamais su où la trouver… Enfin, même si je voyais le pire chez certaines personnes, je n’arrivais pas à ne résoudre à me dire qu’il n’y avait plus rien de bon en eux. Chaque personne possédait une part d’ombre et de lumière. Peut-être que Red serait le côté lumineux de Pierre. Ou peut-être pas, je n’en savais rien. Je n’avais pas de réel opinion sur lui, je n’arrivais pas à m’en faire une. Toujours était-il que j’avais pris le risque de le mener jusqu’à mon amie, ma sœur d’adoption afin de lui lancer la chance de parler. Un marché était un marché, dirons-nous. Il m’aidait à m’enfuir, je lui présentais Red. Mais ce n’était pas pour autant que je n’étais pas sur mes gardes.

A aucun moment je n’intervenais dans leur petite conversation. J’étais spectatrice. Je n’avais absolument rien à dire, d’ailleurs. C’était entre père et fille. Néanmoins, même si les circonstances n’étaient pas les meilleurs pour leur rencontre, je savais ce qu’était le lien qui unissait un père et son enfant. Lorsque ma mère était morte, je n’avais plus que mon père au monde et comme famille. Parfois, je donnerai cher pour pouvoir discuter à nouveau avec lui. Même si c’était un homme et que pour la période de l’adolescence, c’était souvent d’une mère dont on avait besoin. Mais mon père avait toujours été de bon conseil, parfois un peu maladroit, mais il avait toujours fait en sorte de m’aider du mieux qu’il pouvait. Je retins un soupire de mélancolie et restais concentrée sur ce qu’il se passait autour de moi. Lorsque Pierre s’approcha de Red,  je ne pus m’empêcher de m’avancer également pour poser une main protectrice sur le bras de mon amie. Je ne la croyais pas incapable de se défendre, mais s’il lui arrivait quoi que ce soit, se serait de ma faute et je ne pourrais jamais me le pardonner.

Je sentais bien que ma sœur de cœur était pleine d’incompréhension. Quelques temps plus tôt, elle avait fait la rencontre de sa mère pour finalement la tuer et voilà que moi, je lui apportais son père. Néanmoins, je restais silencieuse à ses questions. Ce n’était malheureusement pas à moi d’y répondre. Quand enfin l’information tomba et qu’il lui révéla être son père, je sentis Red se rapprocher de moi et la laissais faire. Pour l’instant, je semblais être la seule réalité solide, mais je ne pouvais pas lui dire qu’elle devait avoir confiance parce que moi-même, je réfléchissais encore sur la façon dont il fallait que je considère l’amant de la Méchante Reine. La vérité semblait être assez difficile à avaler, et pourtant… Granny lui avait caché la vérité simplement pour la protéger. Moi-même je ne savais pas de quelle façon j’aurais réagi si ma petite fille avait été abandonnée par ses deux parents. La vérité qui faisait le moins mal, c’était de prétendre la mort de ses géniteurs parce qu’avouer qu’elle avait été abandonnée aurait revenu à devoir essayer de trouver des réponses aux questions sur le pourquoi.

J’espérais sincèrement que Red n’en voudrait pas à sa grand-mère pour lui avoir occulté la vérité, qu’elle ne serait pas trop sévère avec elle. J’espérais bien que non… Dans tous les cas, je serais là, si besoin se faisait sentir. En attendant, j’écoutais les paroles de Pierre qui venait sans aucun doute de se rendre compte que je ne lui avais pas menti sur le lien que j’entretenais avec le chaperon rouge. Je n’avais aucunement besoin de mentir sur ça, d’ailleurs parce que j’étais très mauvaise à ce jeu-là. Et si j’avais affaire à des loups, le mensonge ne servait à rien. Ils savaient sentir quand on mentait. Néanmoins, je sentais que Pierre était sincère dans ses paroles, ce qui le faisait remonter dans mon estime de plus en plus. Puis brusquement je les vis se tendre, tous les deux. Signe que quelque chose arrivait. Comme j’étais déjà sur mes gardes depuis le début, je pouvais difficilement l’être encore plus et contrairement aux deux enfants de la lune avec qui je me trouvais je n’entendais rien, mais mon ouïe était moins développé que le leur.

Puis Pierre nous intima de partir à cause de l’arrivée des cavaliers. Sans aucun doute  ceux qui étaient encore à ma poursuite dans le château. Prête à m’en aller, je constatais que Red ne bougeait pas d’un poil de là où elle se trouvait. J’essayais de l’attirer vers moi, mais mon amie refusais catégoriquement de bouger, prête à affronter ces hommes qui venaient. Quand elle vint chercher de l’aide auprès de moi, je lui offris un sourire désolé. On ne pouvait pas aider Pierre, malheureusement.

- Je suis désolée, Red. Il faut qu’on parte, vraiment !

Elle n’était pas sans savoir que je m’étais infiltrée dans le château de Régina et que ses gardes savaient pertinemment qui j’étais. Chacun devait avoir son exemplaire de mon portrait dans leur poche… Je tirais Red dans ma direction quand Pierre m’annonça qu’il avait une dette vers moi. Et apparemment, j’étais devenue son amie. Un sourire se dessina sur mes lèvres.

- Vous ne me devez rien. Nous sommes quittes plutôt.

Sans lui, j’aurais du mal à m’enfuir du château de Régina. Même en l’absence de cette sorcière, les lieux restaient dangereux. Comment faisait-elle ? Je n’en savais rien… Je préférais ne pas perdre de temps et allais récupérer Vagabond et le ramener auprès de mon amie pendant qu’elle demandait à son père la façon dont ils pourraient se revoir. Je laissais le temps à Pierre de lui répondre avant d’entrainer mon amie vers Vagabond. Je grimpais sur son dos et aidait Red à faire de même. A présent, j’entendais moi aussi les cavaliers approcher et il était temps qu’on s’éloigne si on ne voulait pas avoir des soucis. Je talonnais le cheval et aussitôt, il se mit au galop. Je nous éloignais le plus possible de la clairière en prenant la direction de chez la Veuve Lucas. Lorsque nous arrivâmes à la chaumière, j’aidais mon amie à descendre puis je fis de même. Je voyais bien sur son visage qu’elle était inquiète. Je posais une main sur son bras.

- Je suis sure qu’il s’en sortira bien.

Je ne pouvais pas lui dire que Pierre était l’amant de la Reine parce que ça lui ferait plus de peine qu’autre chose. Et ce n’était pas à moi qui allais lui annoncer un truc pareil. Ce n’était pas à moi de le faire. J’accompagnais Vagabond dans son coin d’étable que j’avais emménagé pour lui et pénétrais à l’intérieur de la chaumière en compagnie de ma sœur de cœur.

[Hors RP : Je pense que c'est ma dernière réponse à ce rp =) Michou, à toi de voir si tu veux faire un rp de clôture ou si tu l'archives de suite ^^]


I make a mistake

   

« I thought we were doing something brave for our child. And we were brave… but we weren’t king. We were selfish. If anything, we are not heroes anymore… »© Eöl
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MessageSujet: Re: Are you a friend or an enemy ? [Pv Pierre/Michael]   Dim 13 Avr - 22:05

Friend or enemy?

J'aurai dû être là pour toi, te protéger et veiller sur toi comme un père doit le faire.
Red, Snow & Pierre


Ma vie entière est une suite de péripéties toute aussi rocambolesques les unes que les autres. C'est comme une histoire sans fin, j'ai l'impression d'avoir été tellement de personnes et d'avoir vécu tellement de vie en si peu de temps. Parfois j'en arrive à me demander "qui suis-je vraiment ?" ce que j'ignore totalement dans le fond. Je suis seul, orphelin, dénigré, rejeté, bannis, vagabond, monstre, rien de plus, rien de moins. Mais n'ai-je pas donc le droit à un autre destin moins funeste ? Puis devenir quelqu'un, ai-je enfin le droit d'exister dans le regard d'un autre être, un être semblable à moi autant que possible ? Même si ma relation avec la Reine tendait à évoluer positivement, je ne pouvais nier le fait qu'il manquait quelque chose au fond de mon cœur. Je ne pouvais l'expliquer, ou le définir, c'était comme si un tout petit trou affectait mon cœur et mon âme, un manque, un besoin, je ne se saurais le dire avec exactitude... du-moins je ne savais le dire jusqu'à présent.


Le destin vous joue de sacrés tours, une fois encore il s'était joué de moi et me confrontais à présent à mes responsabilités que je ne pouvais plus fuir désormais. Anita n'avait donc pas menti sur sa grossesse et bien malgré-moi je découvrais aujourd'hui la vérité. Aux yeux de cette jeune fille qui ne devait rien comprendre de ce qui se passait, je devais paraître lâche, égoïste et surtout un étranger complètement dingue venu chambouler sa vie. A n'en pas douter je suis sûr qu'elle se posait autant de questions que moi, mais les siennes étaient largement plus justifiées. Je peinais à trouver mes mots et à la regarder en face, sentant sur moi le poids des années. J'avais fuis la meute, je n'étais plus l'un des leurs, je n'avais aucune légitimité à être là face à elle, mais pourtant il le fallait. Je voulais la voir, découvrir les traits de son visage, entendre sa voix, connaitre son nom, sa vie... Peu à peu le vide dans mon coeur c'était emplit et le sentiment de manque avait disparu. Pour la première fois depuis longtemps, je savais qui j'étais, un père.


Oui, elle était choquée par la livraison de cette information, bien des personnes lui avaient menti sur mon existence, à leurs yeux j'étais probablement mort, ce qui en somme n'était pas faux. Mais toutes ces personnes, Anita y comprit, avaient-elles le droit de faire ça, de me rayer littéralement de la vie de ma fille ? Je m'en voulais de ne pas avoir cru Anita, d'être parti comme un voleur, mais je n'étais pas l'un des leurs, je n'avais pas accepté cette part animal qui faisait leur fierté, je n'avais pas accepté leur mode de vie, les enfants de la Lune, n'étaient à mon sens rien de plus qu'une prison supplémentaire dont laquelle je refusais de m'enfermer. Je ne voulais pas être l'un d'entre eux et tant pis si je devais continuer à mener, seul, cette lutte contre le loup qui vivait en moi.


A présent les choses étaient différentes, d'autant plus que si je me référais aux informations transmises par l'amie de Red, cette dernière avait tué sa propre mère afin de protéger son amie. Elle-même avait donc renoncé aux enfants de la lune. Même si les raisons étaient différentes, tous les deux nous avons renoncé à cette meute, ce point commun n'est-il pas une raison valable pour se rapprocher ? La question ne se posait pas, pour la première fois, je me sentais chez moi dans le regard de quelqu'un d'autre, mon sang coulait dans les veines de cette jeune et magnifique jeune femme, sans même la connaître, je pouvais sentir notre lien. A présent, j'étais prêt à tout pour elle, décrocher la lune et les étoiles, gravir les montagnes, Red était ma fille, le plus précieux de tous les trésors, je ne pouvais plus tourner les talons et l'abandonner une fois encore.


- Ecoute-je...


Ces paroles ont encore un goût amer dans ma bouche, je n'ai même pas eu le temps de lui dire ce que j'avais sur le coeur. Les soldats qui étaient sur la piste de la vagabonde, qui m'avait prétendument pris en otage, étaient près d'ici et mes sens m'indiquaient avec précision, que dans peu de temps, les cavaliers noirs seraient là. J'ai donc pris le temps de bien regarder ma fille, de plonger mon regard dans le sien pour ensuite lui sourire tristement. Je savais que ces retrouvailles n'allaient pas durer et que c'était peut-être la dernière fois que l'on se voyait. Je me suis détaché de Red pour ordonner à son amie de fuir avec elle loin d'ici avant que les soldats ne pénètrent la clairière, mais à ma plus grande surprise Red s'opposa à cet impératif.


« Non, on peut se défendre aussi ! Et tu n'as pas le droit de partir ! Pas comme ça, pas après ce que tu viens de me dire ! Blanche, dis quelque chose on ne va pas les laisser l'emmener parce qu'il nous a aidé ! »


Mon regard se posa tristement sur la jeune femme qui se faisait maintenant appeler Blanche, ce nom ne m'était d'ailleurs pas inconnu, mais sur l'instant j'étais incapable de me souvenir où il m'était apparu. Elle regarda tristement ma fille et lui répondit :


« Je suis désolée, Red. Il faut qu'on parte, vraiment ! »


Elle avait compris le caractère de l'urgence et était prête à emmener « sa sœur » avec elle. J'avais le cœur lourd, une fois encore on m'empêchait d'avoir ma part de bonheur. Sans que je ne m'en rende compte, Red revient sur ses pas, elle me prit le bras et planta ses yeux dans les miens :


« Je veux juste savoir une dernière chose. Pourquoi es-tu parti ? Comment te revoir ? »


Je lui pris la main et la serra fort contre la mienne pour ensuite lui répondre tristement :


« Il y a tant de choses que j'aimerais te dire, mais le temps vient à manquer. Je veux juste que tu saches que je ne t'abandonnerais plus, ou que tu ailles, je te retrouverai ma fille. »


Pour ponctuer ma dernière réplique, je pris la jeune femme dans mes bras et la serra très fort contre moi, pour marquer définitivement ce moment dans ma mémoire. Blanche avança vers nous, prit Red par la main elle me regarda une dernière fois tout en m'adressant :



« Vous ne me devez rien. Nous sommes quittes plutôt. »


J'ai incliné la tête, serrait la mâchoire, les deux jeunes femmes montèrent le cheval blanc de la vagabonde et s'éloignèrent de moi, mon regard croisa une dernière fois celui de ma fille qui avait tourné la tête pour me voir avant que la distance ne nous éloigne l'un de l'autre. J'étais si triste à présent, les gardes me trouvèrent et me ramenèrent au château à mon plus grand désarroi, mais au fond de moi, je savais maintenant que j'avais peut-être une raison d'espérer revoir la lumière un jour...
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Are you a friend or an enemy ? [Pv Pierre/Michael]

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