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« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind
L'histoire se déroule en
Octobre 2013.


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 Qui aurait cru que l'Enfer serait composé de jupons ?

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MessageSujet: Qui aurait cru que l'Enfer serait composé de jupons ?   Dim 13 Oct - 20:07



Qui aurait cru que l'Enfer
serait composé de jupons ?

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Daniel & Carrie & Jeliza
Inclure Carrie Jones dans une stratégie équivalait à essayer de contrôler les déplacements d'une reine adverse sur un échiquier. La pièce avait tellement de possibilité de mouvement, qu'il fallait s'assurer que chaque déplacement potentiel lui soit bloqué pour s'assurer qu'elle ira là où le joueur l'aurait décidé.
Dans ce cas précis, il s'agissait de pousser la secrétaire à l'accompagner pour une séance de shopping. Si le psychiatre s'était imaginé employé ce genre de phrase un jour ! Tout cela à cause d'un problème de confiance. Daniel savait que s'il laissait Carrie gérée seule cette partie de leur accord, elle trouverait une excuse pour ne pas porter une robe au mariage. Il n'y avait plus sa taille. La commande n'était pas arrivé à temps. Sans parler de la possibilité de choisir quelque chose d'exagéré, juste pour le plaisir de le mettre mal à l'aise. Les excuses étaient multiples et son employée ne manquait pas d'imagination dans ce domaine.
Peut-être exagérait-il cette partie de son plan mais Daniel était quelqu'un d'excessivement prudent.

Le manque de confiance en son employée n'était pas la seule excuse à cette petite sortie. Carrie avait également souligné quelque chose d'important. Les gens se poseraient forcément des questions si on les voyait ensemble au mariage, sans aucun signe avant-coureur. Bien que le psychiatre espère sincèrement que l'attention des convives restera concentrer sur les heureux mariés, il ne pouvait totalement écarter cette possibilité invraisemblable que Carrie Jones ait raison.

Donc le second but de cette sortie était : de se montrer. Là encore, il n'aurait jamais cru avoir à penser cela un jour. Voilà pourquoi il avait proposé de payer un verre ou un repas à Carrie après cette séance de shopping qui sera certainement une dure épreuve pour tous les deux. La stratégie semblait trop simple, voire même naïve, mais il était encore novice dans ce genre d'arrangement. Pour le lieu... Le docteur Lynch était partagé entre la pratique et... le moins éprouvant. L'idéal pour sa stratégie était le granny's dinner. Il avait cru comprendre que les rumeurs courraient beaucoup plus rapidement dans cet endroit. MAIS c'est justement parce que Rebecca Doll travaillait là-bas que Daniel hésitait à s'y rendre en compagnie de sa secrétaire. Il ne savait pas quelle serait la réaction de la serveuse de le voir accompagner et c'était justement cela qui l'inquiétait. Heureusement, il avait encore tout le temps pour soupeser le problème.

L'ennui le plus urgent était le choix de la robe. Daniel Lynch pensait ne pas y consacrer beaucoup de temps. Une demi-heure au grand maximum. Cela ne prendrait tout de même pas plus pour choisir une robe, n'est-ce pas ? Le véritable problème venait de sa secrétaire qui semblait décidée à rendre les choses beaucoup plus compliqué que prévu. Rien que pour obtenir un jour où elle serait disponible, il avait dû se montrer insistant. Au moins avait-il pu obtenir que le prix de la robe serait déduite des 400 dollars qu'il avait promis comme "avance" ? Et même de cela, le psychiatre n'était pas à l'abri d'une renégociation de leur accord en dernière minute.

À cette pensée, Daniel étouffa un soupir. Il était hors de question de remettre ce dernier point sur le tapis. Même s'il n'avait pas le choix, il continuait de penser que la somme demandée par la secrétaire était exagérée. Surtout si la demoiselle comptait passer la soirée à boire. Et là encore, Carrie avait vu juste : il devait se plier à certaines exigences de son employée parce qu'il avait besoin d'elle pour cette soirée. Le psychiatre aurait pu se rabattre sur un autre choix, moins onéreux. Seulement, mademoiselle Jones était la compagnie la moins désagréable. Et le docteur Lynch avait la dérangeante impression qu'elle avait conscience de ce fait aussi.

Toujours dans l'optique d'éviter une énième esquive de la part de Carrie, Daniel n'avait pas pris le risque de proposer de se rejoindre devant la boutique. L'option de poser un lapin serait trop tentante pour mademoiselle Jones. À 16h30, il toquait à la porte de l'appartement de Carrie Jones. Il était venu à l'avance ou cas où la secrétaire aurait déserté les lieux pour fuir la corvée shopping. Étant donné le temps qui lui avait fallu pour obtenir un horaire de libre pour le choix de la robe, le docteur Lynch n'avait pas pris le risque de demander son adresse à l'intéressée. En tant qu'employeur, il avait heureusement accès à ce genre d'information par des moyens détournés.

"Bonjour, mademoiselle Jones." Commenta-t-il quand Carrie lui ouvrit enfin la porte. "Finissons-en au plus vite."

Il n'avait pas pris sa voiture, puisque le but caché de tout ceci était d'être vu ensemble. Les magasins n'étaient pas loin d'ici, cela n'allait tout de même pas tuer la secrétaire de faire quelques pas dans storybrooke tout de même ? Ils leur restaient au moins une heure et demie avant la fermeture des boutiques. C'était amplement suffisant.

"J'ai cru comprendre que la boutique "Princesse wear Prada'" offrait un grand choix de tenue de soirée." Suggéra-t-il. "Sauf si vous avez un autre magasin en tête, bien sûr."

Oui, il avait fait des recherches, ne voulant pas éterniser au-delà du raisonnable cette corvée. Le psychiatre espérait vraiment que personne ne s'amusera à consulter son historique Internet. Bien qu'il y ait peu de chances qu'on le fasse sur l'ordinateur de son bureau...

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MessageSujet: Re: Qui aurait cru que l'Enfer serait composé de jupons ?   Mer 16 Oct - 16:21


Daniel & Carrie & Jeliza
Carrie avait eu beau faire, elle n’avait pu sortir de sa tête sa dernière conversation avec le Dr Lynch. Plus elle y avait pensé, et plus celle-ci lui avait semblé étrange, voire surréaliste.  Elle avait cependant cessé de se demander sans cesse ce qu’il recherchait, sachant parfaitement que de telles interrogations étaient inutiles : elle ne pourrait le deviner. Elle pouvait soit attendre qu’il le lui dise, soit le découvrir elle-même, mais tout viendrait en temps et en heure, elle devrait seulement faire preuve d’un peu de patience.
Et puis, il y avait le reste pour lui occuper l’esprit. Parfois, elle avait même l’impression que le psychiatre ne tarderait pas à lui signifier qu’il ne s’agissait que d’une vaste plaisanterie. Mais au fond, elle savait qu’il n’en était rien : il avait été bel et bien sérieux, elle était d’ailleurs certaine que jamais elle n’oublierait la manière embarrassée avec laquelle il lui avait fait cette offre. Bien qu’il ait rapidement recouvert sa maîtrise habituelle, elle n’avait pu ôter ce souvenir de son esprit. Elle regrettait presque d’avoir accepté en songeant à la célébration qu’elle allait devoir endurer. Néanmoins, l’argent qu’elle allait empocher était une juste récompense pour les efforts fournis.

Malheureusement pour elle, elle allait devoir faire face à une contrainte de taille, à savoir porter une robe un tant soit peu habillée. Elle s’était bien doutée qu’elle n’y couperait certainement pas, mais elle avait espéré que Lynch accepterait que le vêtement soit commandé en ligne. Pourtant il n’en fut rien, il avait même insisté pour l’accompagner lors d’une virée shopping. Elle avait bien sûr espéré qu’il change d’avis à la perspective d’une telle corvée, mais au contraire, elle avait reçu un message la veille lui rappelant leur petit arrangement. Elle fut donc bien obligée de s’y plier, devant même accepter qu’il vienne lui-même la chercher à sa porte. Avait-il donc si peut confiance en elle ? Ceci dit, elle pouvait difficilement l’en blâmer.

La perspective du verre ou du repas gratuit qui suivrait devrait probablement la motiver, même si cela devait être en compagnie de quelqu’un qui ne l’appréciait pas vraiment, et vice-versa. Elle ne savait pas vraiment ce qu’il cherchait en l’invitant ainsi. A l’amadouer ? Peut-être, mais elle ne reviendrait certainement pas sur le tarif qu’elle avait fixé. A moins qu’il ait envie de donner une meilleure image de lui aux yeux des gens, et dans ce cas, elle n’était pas certaine que cela suffise, mais bon. Elle devrait déjà songer à lui rappeler qu’elle ne comptait nullement inclure le prix de la robe dans son salaire, une robe qu’elle détesterait porter et ne mettrait jamais plus après cet événement.

Fidèle à sa réputation, elle était en retard dans ses préparatifs. Contrairement à ce qu’il imaginait, elle n’avait pas l’intention de lui faire faux bond : plus vite cette corvée serait passée, mieux ce serait. Elle détestait déjà suffisamment faire les magasins, et avec lui il y avait des chances pour que la corvée soit encore plus pénible. Cependant, elle pouvait espérer que détestant lui aussi le shopping, il fasse en sorte que les choses aillent vite. Elle n’avait évidemment pas prévu qu’il se présenterait à sa porte en avance. Ainsi, lorsqu’elle entendit les quelques coups frappés, elle sortait à peine de la douche et eut tout juste le temps de se couvrir d’une serviette avant d’aller ouvrir. Elle aurait probablement dû se douter qu’il viendrait avant l’heure dite.

« Vous êtes en avance. » dit-elle en haussant un sourcil. « Je suis bien d’accord. J’en ai pour une minute, le temps de m’habiller. »

Si ce qu’ils s’apprêtaient à faire n’était pas aussi pénible, elle aurait sans doute songé à le suivre dans cette tenue, ne serait-ce que pour observer ses réactions. Mais elle se rendit rapidement dans sa chambre, se sécha avant d’enfiler les premiers vêtements qui lui tombaient sous la main, comme d’habitude. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle ne perdait pas de temps en préparatifs. Puis, elle enfila ses chaussures, sa veste, attrapa ses clefs afin de fermer la porte derrière eux et signifier qu’ils pouvaient partir.

« Vous êtes venu à pieds ? » demanda-t-elle, étonnée.

Marcher ne la gênait pas vraiment, mais elle aurait cru qu’il aurait cherché à aller le plus rapidement possible plutôt qu’à marcher en sa compagnie. Elle espérait que le magasin n’était pas trop loin, elle n’avait franchement pas envie de faire la conversation. La situation était trop étrange entre eux, trop inhabituelle. C’est simple, si on lui avait dit un jour qu’elle irait acheter une robe en compagnie de son patron, elle ne l’aurait pas cru. Lorsqu’il suggéra une boutique, elle esquissa un sourire moqueur.

« Vous vous y connaissez dites donc. Mais pourquoi pas. »

En réalité elle n’avait aucune idée du nom des boutiques qui se trouvaient en ville et préférait lui faire confiance là-dessus. Lui avait l’air de savoir où cela se situait, donc c’était parfait.

« Vous faites souvent ce genre de choses ? Je veux dire, emmener vos employées faire du shopping. » demanda-t-elle avec une certaine ironie.

Elle était sûre que non. Il était facile de deviner qu’il n’avait pas beaucoup fréquenté la gente féminine et elle aurait bien aimé en savoir un peu plus sur son passé. Le trajet n’était cependant pas vraiment long car ils arrivèrent bientôt en vue de la devanture du magasin. La corvée allait pouvoir commencer...  
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Jeliza Rose Blackwood
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MessageSujet: Re: Qui aurait cru que l'Enfer serait composé de jupons ?   Dim 20 Oct - 17:40





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Mariage. Qui disait ‘mariage’ disait forcément ‘grande rentrée d’argent’. C’était ça le plus beau ! Surtout que c’était le mariage d’une des héritières Nerys et que par conséquent, il fallait un maximum de classe. Je connaissais assez la réputation d’Esther Nerys pour savoir qu’elle ne tolérerait pas que quelqu’un vienne vêtu de façon totalement décalé avec l’étiquette. Franchement, cette femme-là avait le sens des convenances en ce qui concernait la façon dont il fallait s’habiller. Ce qui n’était pas tout à fait le cas de tout le monde dans cette ville. Sérieusement, il était vraiment temps de faire quelque chose et heureusement, depuis que j’avais ouvert ma boutique, je voyais un peu moins d’horreur dans les rues.

Bref, depuis l’annonce officielle de ce mariage, c’était la folie en boutique. Nombreux étaient ceux qui venaient pour trouver quoi mettre pour ce mariage et à force de voir des clients venir pour cette occasion, j’avais dû revoir la disposition de mon magasin et faire de nouvelles commandes. Heureusement que pour ça j’avais pu compter sur l’aide de Big Daddy ! Parfois, je me demandais ce que je ferais sans mon papa adoré. J’avais de la chance de l’avoir ! Sérieusement, tout le monde rêverait d’avoir un père comme le miens. Vous en connaissez beaucoup qui possédait un ENOOOOOOOORME portefeuille et qui cédait au moindre caprice de sa fille préférée ? Non, il n’y avait que le mien qui était comme ça. Et je comptais bien le garder.

La boutique avait donc une nouvelle disposition et finalement je l’aimais bien. Peut-être que j’allais laisser cette disposition là une fois que le mariage serait passé parce qu’elle permettait encore mieux d’avoir une vue d’ensemble. Un nouvel arrivage était arrivé ce matin et j’avais passé quasiment toute la matinée à tout mettre en rayon et à composer de nombreux mélanges de tenus. J’avais encore reçu de jolies choses et j’avais hâte de voir ce que ça allait donner sur de vraies personnes. Parce que si ça donnait bien sur un mannequin, il fallait quand même voir ce que ça donne sur quelqu’un et franchement je n’avais pas le temps de tout tester pour voir ce que ça donnait réellement. Si c’était deux ou trois tenues, ça aurait pu se faire, mais pas là.

Quand je rouvris la boutique, les clients ne tardèrent pas à arriver. Si j’avais ouvert la matinée, ces gens-là seraient venus plus tôt, mais comme j’étais toute seule pour gérer la boutique, pour le moment, et bien j’avais mis le temps qu’il me fallait pour arranger tout ça. En plus de ça, je ne supportais pas le désordre dans ma boutique. En fait, j’aimais bien quand tout était rangé. A la maison, j’avais une bonne à tout faire, à la boutique, je n’avais que moi et tant mieux parce que j’avais une vision des choses et je ne voulais pas que quelqu’un détériore la façon dont je voyais les choses. L’après-midi s’écoula avec énormément d’achat si bien que je réussis à rentrer dans mes frais de la journée et même bien au-delà.

La fin de la journée s’annonçait et les clients commençaient à se faire de plus en plus rares. Je pris donc le temps de compter les recettes du jour. Je ne comptais pas partir top tard, aujourd’hui. Un peu après 16h30, j’entendis la porte de la boutique s’ouvrir. Je levais le nez de mon cahier pour voir un couple franchir la porte de mon magasin. Un sourire se dessina sur mes lèvres. Je posais mon stylo à l’endroit où le cahier était ouvert et me levais de ma chaise. Je me dirigeais vers eux avec un grand sourire. Je les contournais pour aller m’incruster entre eux deux. Au passage, j’attrapais leur bras et avec un grand enjouement, j’annonçais :

- Bienvenue au Princess wears Prada ! Si vous venez pour le mariage, vous avez sonné à la bonne porte. Et si vous ne venez pas pour le mariage, vous avez quand même sonné à la bonne porte !

De toute façon, je ne connaissais pas de meilleur endroit pour venir faire des achats. Avec un grand sourire, j’entrainais mes deux clients un peu plus vers le magasin. Je jetais un œil à la jeune femme pour regarder ce qu’elle portait et une légère moue s’imprima sur mon visage. A tous les coups, elle avait enfilé les premiers vêtements qui lui passaient sous la main… A croire que c’était la nouvelle mode. Pourtant, il n’y avait absolument rien de glorieux à faire ça. Au contraire, c’était beaucoup plus dégradant qu’autre chose. Finalement, pour elle, la boutique de mon magasin allait être plus que la bonne porte.

- Chérie, pour vous, il est grand temps de faire quelque chose. Je suis sure que je peux faire de vous la plus jolie de Storybrooke. Enfin… une des plus jolies parce que ce sera dur d’être plus belle que la mariée et croyez moi, si vous ne voulez pas subir les foudres d’Esther Nerys, il ne vaut mieux pas. Si jamais c’est pour le mariage que vous venez.

Je me tournais vers son compagnon et le regardais lui aussi de haut en bas. Lui, au moins, il avait enfilé quelque chose de convenable. Il me prendrait moins de temps ! Je lui adressais un sourire :

- Vous par contre, je ne ferais pas grand-chose de plus pour vous. Enfin quelqu’un qui sait s’habiller !

Je lâchais un léger soupire avant de les lâcher et de leur faire face.

- Aloooooooooooors ! Dites-moi tout ! Vous voulez quoi ? Demandez ce que vous voulez, je suis sure de l’avoir dans ma boutique.




Carrie ◈ Daniel ◈ Jeliza


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MessageSujet: Re: Qui aurait cru que l'Enfer serait composé de jupons ?   Lun 21 Oct - 13:21



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Il était prévisible que Carrie ne soit pas prête. Même en venant pile à l'heure dite, elle ne l'aurait sans doute pas été. Mais le docteur Lynch ne s'attendait certainement pas à être accueilli par une Carrie Jones vêtue uniquement d'une serviette de bain. Si tous les signes ne montraient pas aussi clairement que la secrétaire venait à peine de sortir de sa douche, le psychiatre aurait certainement cru qu'elle s'était vêtue ainsi (ou plutôt dévêtue ainsi) dans l'unique but de le provoquer. Le regard surpris et décontenancé du psychiatre s'était par réflexe posé sur l'unique serviette de bain qui recouvrait Carrie alors que celle-ci déclara qu'il était en avance.

"C'est... C'est juste au cas où vous vous faufileriez par la fenêtre pour échapper à cette corvée ou quelque chose du genre." Bafouilla-t-il d'une voix à peine audible en faisant son possible pour regarder la demoiselle dans les yeux et non... un peu plus bas. Par sécurité, il préféra finalement détourner le regard.

Il regretta vite cette faiblesse passagère et reprit sa froideur coutumière alors que Carrie disparue pour aller s'habiller. Bien qu'il était curieux de voir dans quel capharnaüm sa secrétaire vivait, le docteur Lynch resta docilement sur le pas de la porte à attendre. L'attente ne fut pas longue, à croire que son employée avait pris les premiers vêtements qui lui tombaient sous la main. À peine la porte fermée derrière elle que Carrie s'étonna qu'il soit venu à pied.

"Les magasins ne sont pas loin d'ici." Remarqua-t-il en évitant de commencer les hostilités directement en faisant remarquer qu'un peu de marche à pied ne ferait pas de mal à la secrétaire. À la place, il préféra ajouter : "Rassurez-vous, pour le mariage, je viendrais vous chercher en voiture."

Ils se dirigèrent vers les boutiques. Dans le silence embarrassant qui suivit alors qu'il marchait à ses côtés les mains dans les poches de sa veste, le psychiatre eut tout le loisir de constater l'étrangeté de cette situation. Ils ne s'appréciaient pas assez pour rentrer dans la catégorie "collègue de travail" et pourtant ils étaient là, en train de faire les boutiques. Daniel avait le regard fuyant, sans doute à cause de l'incident de la serviette qui restait gravé dans sa mémoire tellement il en avait été surpris. Pour mettre fin au silence, il proposa un nom de magasin. Le nom de la boutique de vêtements était... d'une niaiserie sans fin ! Au point que le psychiatre eut toutes les peines du monde à ne pas lever les yeux au ciel en le donnant. Cette nomination était une porte ouverte aux sarcasmes virulents de la secrétaire. Heureusement celle-ci optait plutôt pour une attaque portée sur le fait qu'il s'était renseigné sur la question.

"Je ne voulais tout simplement pas qu'on se retrouve à errer éternellement dans les boutiques pour revenir bredouille à l'heure de la fermeture." Répondit-il sur un ton sec.

Tout d'un coup, le silence embarrassant lui manquait. Ne pouvaient-ils tout simplement pas se rendre au magasin, prendre la première robe puis repartir ? Ah non, il avait promis un verre ou un repas après cette séance surréaliste de shopping, c'est vrai. Carrie ré-attaqua directement en demandant ironiquement si son supérieur faisait ce genre de chose avec toutes ses employées. Là encore, il tut son premier commentaire qui était de prier mademoiselle Jones d'arrêter de souligner des évidences pour reprendre leur petit jeu d'échange de sarcasme.

"Seulement avec celle que j'invite à un mariage." Répliqua-t-il sur le même ton ironique que son interlocutrice.

La partie n'eut pas le temps de se poursuivre puisqu'ils étaient arrivés devant le magasin "Princesse wears Prada". Le nom semblait tout aussi risible affiché en grand sur la devanture qu'il se l'était imaginé. À l'intérieur, la boutique de vêtements semblait avoir été réaménagé spécialement en vue du futur mariage. Parfait ! Cela prendra encore moins de temps que prévu. Quand il avait planifié cette sortie, Daniel avait hésité entre laisser Carrie choisir sa future robe ou bien faire appel à une vendeuse. Il avait estimé que laissé la secrétaire décider des vêtements serait l'option qui prendrait le moins de temps vu qu'elle était aussi décidée que lui a en finir au plus vite. Hélas, le destin en la personne de la propriétaire des lieux en avant décider autrement.

À peine était-ils entré qu'ils se retrouvèrent entraînés par la vendeuse qui les accueillit en se mettant entre eux et en les attrapant par un bras. D'une voix enjouée, elle déclara que s'ils étaient venu pour le mariage, il était sonné à la bonne porte avant d'ajouter que c'était également le cas s'ils venaient ici pour une autre raison. Cette déclaration étrange le rendait perplexe mais au moins, comme ils n'étaient pas le premier à venir dans ce but, la vendeuse pourrait rapidement les aider. Oui, le docteur Lynch n'essayait même pas de déclarer qu'ils allaient se débrouiller seuls. En fait, il eut à peine le temps d'ouvrir la bouche que Carrie venait de recevoir un examen assassin de la part de Jeliza.

Daniel sut étouffé habillement un début de rire par un raclement de gorge devant les commentaires de la vendeuse sur le style vestimentaire de sa secrétaire. Puis il déchanta vite quand il subit lui aussi le même examen. La tenue du docteur Lynch ne différait pas tellement de ce qu'il portait à son travail. Hormis la veste blanche de médecin qu'il enlevait en dehors de l'hôpital, il restait toujours fidèle à son costard. Ce qui fit sans doute qu'il reçut un compliment de la part de Jeliza. Il lança un sourire narquois à Carrie même s'il n'aimait pas beaucoup coup le "je ne ferais pas grand-chose pour vous" que la vendeuse avait employé. Il ne comptait pas repartir avec un nouveau costume ! Le sien était à peine élimé au niveau des coudes !

"En réalité, nous sommes venu uniquement dans le but de trouver une robe de soirée à ma cavalière pour le mariage." Répondit-il quand Jeliza interrompu enfin son discours pour leur laisser la parole.

Il s'était montré quelque peu insistant sur le mot "uniquement" pour signaler à la vendeuse qu'il ne venait pas dans le but de s'acheter de nouveaux vêtements. Définir Carrie Jones comme sa cavalière ajoutait une touche étrange à la phrase qui l'était déjà suffisamment cependant il n'avait pas trouver de terme plus approprié.

"Je suis certain que vos talents feront des merveilles sur elle." Commenta-t-il ensuite en jetant un regard à sa secrétaire qui en disait long sur l'ironie qui se cachait derrière ce compliment.

Cette corvée sera peut-être plus amusante que prévue finalement.

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MessageSujet: Re: Qui aurait cru que l'Enfer serait composé de jupons ?   Mer 23 Oct - 16:54


Daniel & Carrie & Jeliza
Elle l’aurait fait exprès qu’elle n’aurait pu s’y prendre mieux. Voir son expression face à elle, vêtue uniquement d’une serviette de bain n’avait tout simplement pas de prix. Elle ne put retenir un petit sourire moqueur en le voyant aussi embarrassé. Mais elle devait être en train de s’adoucir, car au lieu de sortir une réplique bien sentie, elle était simplement allée s’habiller rapidement. Ou alors, c’était le désir d’en finir au plus vite avec ce qu’elle voyait comme une épouvantable corvée. Elle était d’ailleurs particulièrement mal à l’aise avec le fait d’aller faire les magasins, encore plus avec quelqu’un comme Lynch. C’était peut-être pour cette raison qu’elle ne put s’empêcher de l’attaquer tout le long du chemin.
Ils arrivèrent malheureusement bien trop vite face à la boutique, qui portait un nom absolument ridicule, le genre qu’elle évitait en général à tout prix. Mais paradoxalement, il s’agissait sans aucun doute de l’endroit où ils pourraient trouver tout ce qu’ils souhaitaient et le plus rapidement serait le mieux. Elle leva les yeux au ciel : elle aurait aimé ne pas faire partie des employées qu’il emmenait à des mariages, cela lui aurait grandement facilité la vie ! Il fallait qu’elle pense à l’argent qu’il y avait à la clef pour se donner un peu de courage afin de surmonter ce qu’elle s’apprêtait à traverser.

Si elle s’attendait à subir une épreuve, elle n’était pas préparée à la blonde lumineuse qui les accueillit à l’instant où ils passèrent la porte. Elle avait espéré pouvoir choisir rapidement, sans être ennuyée par qui que ce soit, mais apparemment, elle s’était trompée. Le regard que lui lança la vendeuse ne passa d’ailleurs pas inaperçue et la mit immédiatement de mauvaise humeur. Elle pouvait bien s’habiller comme elle le voulait, où était le problème ?

« Oui, c’est pour le mariage... » confirma-t-elle sur un ton plutôt renfrogné.

Elle sentait que le moment de shopping allait être pire encore que ce qu’elle avait imaginé. Elle lui lança un regard noir qui visiblement lui échappa complètement. Voilà pourquoi elle détestait faire les magasins : en un instant cette femme avait trouvé le moyen de remettre en cause toute son apparence. Si elle n’avait pas envie de ressembler à une poupée Barbie c’était encore son affaire. Elle se jura intérieurement que si jamais elle osait sortir des fanfreluches, elle les lui ferait manger, mariage ou pas mariage !

« Ne vous inquiétez pas pour ça, je n’ai pas l’intention d’éclipser qui que ce soit. Et je ne suis pas votre chérie. » marmonna-t-elle sur un ton qui ne se voulait pas vraiment poli.

Elle ne regardait pas derrière elle mais se doutait que le psychiatre devait être sur le point d’éclater de rire. Qu’est-ce qui lui avait pris d’accepter une chose pareille ? Elle détestait les mariages, tout autant qu’elle détestait faire les magasins. Elle crut bien que la torture allait être partagée lorsque la vendeuse commença à se préoccuper de son costume. Voilà un retournement de situation qu’elle aurait apprécié. Mais bien évidemment, il esquiva tout en lançant une pique qui lui était destinée, suite à quoi elle le fusilla du regard.
Ah, il voulait jouer ? Elle se dit qu’il n’y avait pas de raison pour qu’elle soit la seule à supporter cette situation. Et il était temps de lui montrer ses talents d’actrice, tout en exerçant une petite vengeance par la même occasion. Prenant soudainement l’air enthousiaste, elle se tourna vers lui.

« Enfin, ne soyez pas timide ! Vous me disiez à l’instant à quel point ce mariage ferait une bonne occasion pour vous dénicher un nouveau costume. » Puis, elle lui saisit le bras et l’entraina vers la jolie blonde. « Je suis certaine que vous pouvez lui dénicher quelque chose d’extraordinaire. Peut-être plus... coloré, qu’est-ce que vous en dites ? »

Bon, cette dernière phrase, elle n’avait pu s’en empêcher tant l’idée de le voir habiller avec autre chose qu’une tenue d’enterrement l’amusait. C’était une manoeuvre basse, mais ça lui apprendrait à vouloir s’amuser à ses dépends. Et puis, c’était une manière comme une autre de gagner un peu de temps. Car elle avait beau faire la maligne, il lui était difficile de répondre à la question de la jeune femme : que voulait-elle ? Elle n’achetait jamais de robe et était loin de faire la différence entre ce qui lui allait et ce qui ne lui allait pas.
Elle regarda tout autour d’elle. Elle avait cru que ce serait facile, mais devant la multitude de modèles, l’entreprise lui parut soudainement beaucoup plus compliqué et difficile que prévu.

« Et bien je cherche... une robe... quelque chose de... peut-être bleu... ou rouge... mais rien de trop... »

Elle allait dire « trop fille » mais n’était finalement pas certaine que ce soit un terme approprié. Elle se sentait embrouillée, désorientée et doutait très honnêtement que la jeune femme soit capable de trouver quelque chose qui lui convienne, à moins d’avoir appris à lire dans les pensées. Et encore, celles de Carrie sur le sujet n’étaient pas vraiment claires. Elle maudissait Lynch de l’avoir amenée ici alors qu’elle aurait tranquillement pu faire ses achats chez elle, sur internet, sans avoir besoin de se déplacer dans cette boutique. Elle n’avait définitivement pas sa place ici : elle ne se maquillait jamais, ne portait pas de bijoux. Ses cheveux étaient emmêlés et de toute manière elle n’avait aucune paire de chaussure qu’elle pourrait assortir à une robe. Non, toute cette entreprise était vouée à l’échec et elle se demandait bien pourquoi le Dr Lynch l’avait choisie elle, et non une femme plus... femme.
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MessageSujet: Re: Qui aurait cru que l'Enfer serait composé de jupons ?   Mer 23 Oct - 22:49





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J’avais pensé que la journée était terminée pour moi puisque les clients se faisaient de plus en plus rares au fur et à mesure que le temps passait, mais j’en avais encore deux qui venaient d’arriver et sans aucun doute pour le mariage. Je pouvais sentir ça à des kilomètres et puis, qui viendrait en couple acheter des vêtements si ce n’était pas pour ça ? Surtout quand on savait que la date approchait de plus en plus et qu’il y avait encore des gens qui se réveillaient à la dernière minute. Personnellement, quand il y avait des événements de ce genre, je me préparais des mois et des mois à l’avance parce que je tenais à être la perfection même. Enfin, peu importait. Même quand il s’agissait de faire vite et à la dernière minute, je saurais rendre ces deux là parfaits pour le mariage d’une héritière de la famille Nerys. Après tout, tout le monde dans cette ville savait qu’Esther Nerys était très pointilleuse et il était hors de question que quelqu’un de débrailler se présente à la cérémonie.

Après avoir accueilli comme il se devait ce fameux couple, je ne pus m’empêcher de les détailler un par un, histoire d’évaluer ce que je pouvais faire pour eux. Pour ce qui était de l’homme, je n’avais pas grand-chose à faire pour lui, pour ce qui était de la jeune femme… Il y avait tout à refaire ! Non mais franchement, qui est-ce qui oserait sortir habiller comme ça ? Et puis ces cheveux… Honnêtement, qu’est-ce que ce type-là pouvait lui trouver… Elle manquait de style et de classe. Enfin, je préférais ne pas savoir. Après tout, tout le monde trouvait forcément chaussure à son pied. Bref, après lui avoir fait remarquer qu’il allait quand même falloir un certain temps pour faire d’elle quelqu’un qui ne dénoterait pas pendant ce mariage. Sinon, j’étais certaine qu’Esther Nerys la renverrait chez elle. Mon sourire s’élargit quand la jeune femme me confirma qu’ils étaient bien là pour le mariage. BINGO ! J’avais eu encore raison !

- Oh ce n’est pas la peine de faire votre mauvaise tête avec moi. Plus vite vous coopérerez, plus vite vous serez sortie de là, répondis-je à ses paroles.

Je lui offris mon meilleur sourire quand l’homme, qui se trouvait de mon autre côté, m’annonça qu’ils étaient là uniquement pour la jeune femme et pas pour lui. J’arquais un sourcil. C’était bien gentil de vouloir à tout pris faire passer sa compagne en priorité, mais il y avait quand même des limites à tout ça. Je posais mes mains sur les hanches et les détaillais à nouveau. Ils formaient vraiment un couple très bizarres, tous les deux… D’ailleurs, la jeune femme ne tarda pas à trouver quoi redire sur ce point. Je les fixais pendant quelques secondes. Bizarrement, j’avais l’impression qu’il s’agissait d’une sorte de compétition. Ils étaient vraiment plus que bizarres… Bref, les écouter chamailler ne faisait pas parti de mon job et surtout, je n’avais pas que ça à faire.

- Euh, s’il vous plait… Je regardais l’homme et avec un sourire je lui annonçais : On va mettre les choses au clair, d’accord ? J’ai dit que je n’avais pas GRAND-CHOSE à faire pour vous, pas que je n’avais RIEN à faire ! Donc c’est évident que je vais aussi m’occuper de vous !

Je fis une légère pause avant de reprendre :

- Bien, maintenant que tout le monde est d’accord, nous allons commencer par vous !

A cela, je désignais la jeune femme. Autant commencé par le plus dur, comme ça, je terminerai par le plus simple. Bref, je voulais savoir ce qu’elle avait en tête pour être sur de taper juste quand je lui proposerai des robes. D’ailleurs, heureusement pour moi qu’elle voulait une robe parce que la dernière fois que j’avais dû habiller une fille dans son genre, je n’avais pas pu lui faire enfiler autre chose qu’un pantalon. Ce qui était extrêmement frustrant d’ailleurs parce que j’étais certaine qu’elle aurait pu faire tourner bien des têtes pendant son repas entre collègues. Du coup, j’étais vraiment contente que la jeune femme qui se trouvait en face de moi veuille une robe. C’était presque une bénédiction parce que l’espace d’un instant, j’avais cru qu’elle me dirait un pantalon. Oh, j’en avais qui seraient totalement adéquates pour le mariage, mais ça, elle n’était pas obligée de le savoir, surtout maintenant qu’elle avait prononcé le mot « robe ».

- Vous avez les cheveux bruns, le rouge conviendrait mieux pour les faires ressortir.

Sans plus de cérémonie, je me retournais pour faire face à mes rayonnages et après avoir fait signe à la jeune femme de me suivre, je l’entrainais dans ma boutique, attrapant diverses robes qui pourraient correspondre à ce qu’elle souhaitait. De toute façon, il n’y avait qu’en essayant les robes qu’on savait qu’on avait trouvé, à moins d’avoir un « coup de foudre ». Je m’arrêtais quelques secondes sur un modèle, la main levée, prête à l’attraper. Puis je tournais la tête vers elle et regardais à nouveau la robe. Non ! Pas celle-ci. Je continuais ma route et attrapais encore deux robes avant de les fourrer dans les mains de la jeune femme. Je lui offris un nouveau sourire puis me tournais vers son compagnon.

- Pour vous, nous verrons à la fin parce que tout dépendra de ce qu’elle choisira. Il faut vous assortir si vous allez à ce mariage ensemble. C’est un mal nécessaire pour faire bonne figure !




Carrie ◈ Daniel ◈ Jeliza


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MessageSujet: Re: Qui aurait cru que l'Enfer serait composé de jupons ?   Jeu 24 Oct - 21:03



Qui aurait cru que l'Enfer
serait composé de jupons ?

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Daniel & Carrie & Jeliza
C'est donc à çà que ressemblait l'expression : le pot de terre contre le pot en fer ? Daniel Lynch avait l'impression d'assister à la représentation parfaite de cet allégorie alors qu'il voyait les paroles boudeuses de Carrie affronté la détermination à vendre ces produits de Jeliza. Bien sûr, le psychiatre aurait dû s'attendre à recevoir des dommages collatéraux d'un tel duel. Il avait beau avoir précisé qu'ils ne venaient que pour la robe de la secrétaire, la propriétaire des lieux avait déclarée qu'il repartirait également avec un achat. Daniel dût faire un grand effort pour ne pas lever les yeux au ciel avec un soupir. Pas grand-chose, hein ? Ce n'était peut-être pas si catastrophique que cela en avait l'air. Contrairement à Carrie, il pourrait reporter son achat pour une autre occasion et donc cette dépense bien qu'inutile serait une sorte d'investissement pour la suite.

À peine cette pensée rassurante fut formulée que sa future cavalière passa à l'attaque. Il aurait vraiment dû s'y attendre vu le regard assassin que la secrétaire lui avait lancé après sa dernière répliquée.

"Je ne vous ai jamais dit çà." Répondit-il sèchement quand Carrie prétendu qu'il avait déclaré vouloir acheter un nouveau costume. "Et vous le savez très bien."

Daniel dut faire appel à tout son self-contrôle pour ne pas se raidir et opposer une résistance quand Carrie le prit par le bras pour l'entraîner vers la vendeuse. Ce fut à son tour de lancer un regard assassin quand elle osa suggérer quelque chose de plus "coloré". Heureusement, la propriétaire de la boutique semblait se concentrer sur sa future victime. Il n'était pas d'accord comme Jeliza le prétendait mais au moins gagnait-il un instant de répit avant de passer sous le gril du goût de la mode de la vendeuse.

Lorsque celle-ci demanda à Carrie ce qu'elle voulait comme robe, le docteur Lynch imaginait recevoir une longue liste de ce que la secrétaire détestait comme par exemple pas de jupons, de chose rose, à paillettes, de ruban etc. Bref tout ce qui faisait allusion au titre de la boutique. Il ne s'attendait certainement pas à voir sa future cavalière hésitante. Quelle réaction déroutante ! Où était donc la demoiselle cynique qui lui avait lancé une attaque sournoise à propos de sa propre tenue il y a quelques instants à peine ?

Déformation professionnelle oblige, Daniel vit le cynisme de sa secrétaire sous un nouveau jour. Son employée serait-elle complexée par son apparence ? Voilà qui expliquait certaine chose. Le docteur Lynch n'avait jamais remarqué ce point avant car il ne s'intéressait qu'à son travail et ce qui pouvait s'y reporter. De plus, ce genre de "trouble" (pour rester courtois) était plutôt du domaine de son confrère, le docteur Hopper. Il se voyait mal appeler son collègue pour avoir son avis sur la question, surtout en présence de la concernée.
Il se devait tout de même de prendre cette théorie en compte pour la suite. S'il tirait trop sur la corde, Carrie risquerait de se braquer et de renoncer à son projet, argent ou non. Daniel se voyait mal faire un compliment mais au moins pouvait-il limiter ces remarques sarcastiques sur les futurs essayages.

Après l'avis hasardeux de la demoiselle, le verdict de Jeliza tomba à nouveau. Le psychiatre fronça les sourcils devant la déclaration de la vendeuse au sujet de la couleur de la future robe.

"Rouge ?" S'étonna-t-il à voix haute. "Loin de moi l'idée de remettre en doute vos compétences mais n'est-ce pas une couleur un peu trop..." il chercha un mot plus aimable que le terme 'provoquant' qui lui était spontanément venu à l'esprit pour ne pas s'attirer les foudres de Jeliza. "...vive pour un mariage ?"

Certes, il ne s'y connaissait pas. Il était même très loin d'être un expert dans le domaine. Toutefois, il en était plus ou moins venu à la conclusion avec ses recherches que les tons pastels étaient privilégiés pour ne pas faire de l'ombre aux "héros du jour" et comme le code vestimentaire dressé par Esther Nerys semblait des plus strictes, le docteur Lynch ne voulait prendre aucun risque.

Son commentaire arriva trop tard, sans doute, car la propriétaire des lieux avait déjà foncé vers les rayonnages pour faire sa sélection. Daniel posa sa main sur l'épaule de Carrie pour l'inviter doucement à suivre Jeliza tendit que le regard de cette dernière passait de la robe à la secrétaire comme si elle essayait d'imaginer le résultat final.

"Dites-vous que statistiquement au moins une de ces robes vous ira bien." Souffla-t-il à l'attention de son employée de sorte que ses propos ne viennent pas jusqu'aux oreilles de la vendeuse.

Le ton aurait pu être rassurant si le docteur Lynch n'avait pas une expérience sociale proche de zéro. Oh bien sûr, il savait être rassurant. Avec des patients, avec les proches des malades, etc. Pas avec sa secrétaire si peu travailleuse.
En parfait écho avec ses propos, Jeliza fourra sa sélection de robe entre les mains de la jeune femme. Le psychiatre imita le sourire que la propriétaire du magasin adressa à mademoiselle Jones sauf que le sien contenait une certaine dose d'ironie. Imaginez Carrie en robe était... une entreprise assez difficile. Daniel était réellement curieux du résultat.

Bien sûr, cette petite victoire ne dura pas longtemps puisque la vendeuse se fit un devoir de lui rappeler que lui aussi allait passer par la case essayage.

"Puisqu'il le faut." Répliqua-t-il sur un ton neutre teinté de résignation tout en mettant les mains dans les poches de sa veste.

Il savait que de contester cette déclaration ne ferait que rallonger indéfiniment les choses et puis surtout... il était hors de question de montrer à Carrie que cette idée lui déplaisait. Et ce même s'il voyait de plus en plus d'un mauvais œil le choix d'une robe rouge pour Carrie. Le docteur Lynch ne voyait que trop bien où la vendeuse voulait en venir avec ces "il faut que vous soyez assorti si vous y aller ensemble'. Bien que l'argument était logique en soi, c'était ce qu'il impliquait qui le dérangeait vraiment. À tous les coups, il allait ressortir d'ici avec un élément de cette couleur pour sa tenue. Dans le meilleur des cas, le veston ou la cravate. Dans le pire, carrément l'ensemble du costume. Un comble pour lui qui n'avait jamais porter rien d'autre que des vêtements foncés ou gris ! Bref, il ressortirait avec quelque chose qu'il ne pourra pas reporter au travail. Sans parler du fait que s'il ne mettait pas cette fichue cravate bleue à propos de laquelle Rebecca Doll lui avait rabattu les oreilles lorsqu'il avait osé lui demander des conseils, Daniel allait avoir la serveuse sur le dos durant toute la soirée. Si la serveuse aille venir au mariage. Mais elle semblait si prompte à se mêler de la vie des autres que Daniel ne l'imaginait pas absente à ce genre d'élément.

Enfin, le psychiatre espérait (naïvement ?) qu'en tant que client, il aurait au moins droit à avoir le dernier mot dans cette histoire de shopping.

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MessageSujet: Re: Qui aurait cru que l'Enfer serait composé de jupons ?   Lun 28 Oct - 18:26


Daniel & Carrie & Jeliza
Elle n’aimait pas vraiment qu’on lui parle de cette manière, comme si elle était un cas désespéré. Il ne fallait pas exagérer non plus, elle ne se maquillait peut-être pas, mais elle n’était pas non plus totalement négligée et son jean n’était pas déchiré. Enfin presque pas. Elle ne put s’empêcher de se montrer désagréable, espérant faire un peu taire la propriétaire du magasin, et pourtant au lieu de ça, elle eut l’impression de se faire réprimander comme une petite fille prise en faute et un peu trop malpolie. Sans compter qu’elle n’avait pas tort : plus vite elle accepterait de se plier au jeu, plus vite la corvée serait terminée. Il n’était cependant pas question de l’admettre et elle se contenta de hausser les épaules et de lever les yeux au ciel. Faire preuve de sympathie n’était pas son fort et elle n’aimait pas particulièrement être jugée sur ce à quoi elle pouvait ressembler.

Oui, elle maudissait Lynch de l’avoir amenée ici et se demandait même s’il ne l’avait pas fait exprès. Il en aurait probablement été capable, juste pour la faire enrager. Il n’y avait pas de raison pour qu’elle soit la seule à souffrir, et c’était pour cette raison qu’elle n’avait pas hésité à le mettre dans le même sac qu’elle. Bon d’accord, c’était une manoeuvre particulièrement basse. Mais de toute manière, sa tentative n’avait pas changé grand chose, puisque la vendeuse affirma qu’elle avait toujours eu l’intention de s’occuper d’eux deux. Lorsqu’il nia, elle n’en continua pourtant pas moins sa petite comédie, secouant la tête de gauche à droite avec un sourire signifiant clairement qu’il ne fallait prêter aucune attention à ce qu’il pouvait bien raconter.

De toute manière, elle ne pouvait plus y couper : la jolie blonde semblait déterminée à prendre son cas en main et à faire d’elle une jeune femme élégante pour le mariage, chose qui ne serait sans doute pas simple au vu de son niveau d’exigence. Et lorsqu’elle lui demanda ce qu’elle souhaitait, Carrie se trouva immobile, figée, sans vraiment parvenir à avoir une réelle idée sur la question. Elle se détestait de se montrer aussi hésitante, en particulier devant son patron qui, elle en était sûre, ne se priverait pas de lui lancer une ou deux remarques bien senties. Pourtant, il n’en fit rien, à son plus grand étonnement, mais elle évita néanmoins soigneusement de se retourner, ne voulant pas se trouver face à une expression moqueuse. Jeliza suggéra le rouge, mais à la remarque de Lynch, elle se demanda si celui-ci n’avait pas raison. Cependant, elle se serait mordue la langue plutôt que de l’admettre, et son opinion changea lorsque la jeune femme conseilla qu’ils soient habillés tous deux de manière assortie. Imaginer le psychiatre portant du rouge ne manquait pas de sel et valait bien le fait qu’elle se fasse un peu remarquer.

« Oh mais non, rouge c’est parfait ! »

A peine avait-elle prononcé cette phrase qu’elle se retrouva avec des robes dans les bras. Des robes qu’elle allait devoir essayer, ce qu’elle n’avait aucune envie de faire. Elle avait eu envie de prendre la première et de la payer pour sortir avec, ne la portant que le jour du mariage, mais elle avait bel et bien compris que les choses ne se dérouleraient pas de cette manière. Et comme si cela ne suffisait pas, Lynch trouva le moyen de lui glisser une remarque destinée à l’agacer.

« Attendez que ce soit votre tour... » souffla-t-elle en guise de réponse.

Mais inutile de tergiverser plus longtemps. Elle n’avait plus qu’à partir à la cabine d’essayage avec ses robes. Une fois le rideau fermé, elle soupira, avant de disposer les tenues devant elle, autant que possible. Il y avait trop de choix, beaucoup trop et elle aurait été bien incapable de savoir quoi choisir. Elle entreprit d’abord de retirer sa veste, son jean, et son tee shirt, avant de se décider. Elle en prit une à peu près au hasard, prenant tout de même soin de choisir quelque chose qui ne comportait pas trop de dentelles et froufrous. Elle constata qu’elle aurait besoin d’aide pour la fermer jusqu’en haut si elle ne voulait pas avoir à se contorsionner indéfiniment, puis elle se regarda dans la glace quelques instants. C’était... étrange. Elle ne s’était jamais vue habillée de cette manière, et n’arrivait pas à savoir si elle était élégante ou totalement ridicule, ne se rendant pas compte que cette robe dévoilait la silhouette qu’elle camouflait habituellement par des vêtements informes. Elle se décida enfin à sortir de la cabine, se préparant aux éventuelles remarques cyniques qu’elle devrait certainement essuyer. La robe étant bustier, elle devait tenir le devant plaqué contre son buste, en attendant que Jeliza l’aide à la fermer.
L’inconvénient, elle s’en rendit compte rapidement, était la longueur, qui dévoilait les chaussures qu’elle portait, ou plutôt qu’elle porterait. Et évidemment, elle n’avait rien d’approprier pour un mariage. Elle tenta de reprendre une certaine contenance avant de sortir de la cabine, incertaine.

« Vous pouvez m’aider à la fermer ? » dit-elle en s’adressant à Jeliza, avant de se retourner et de soulever ses cheveux d’une main pour dégager la fermeture éclair. « Je ne suis vraiment pas certaine que ça aille... Je trouve ça ridicule... » dit-elle, la mine boudeuse.

Elle regrettait vraiment d’avoir accepté tout ça, aller au mariage, s’habiller de la sorte et subir cette affreuse séance shopping. Il avait intérêt à vraiment l’emmener boire un verre après et quelque chose de corsé. Il lui faudrait bien ça après ce qu’elle était en train de subir ! 
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MessageSujet: Re: Qui aurait cru que l'Enfer serait composé de jupons ?   Jeu 31 Oct - 13:10





« Come with me and you will see »









Quelque chose me disait que ces deux là allaient être pires que la jeune femme asiatique de l’autre jour… J’espérais sincèrement qu’il nous restait de l’aspirine à la maison parce qu’honnêtement, j’allais en avoir besoin s’ils commençaient à contester chacun leur tour les paroles de l’autre. Ils n’étaient pas du tout en harmonie. Formaient-ils réellement un couple ? Je commençais vraiment à en douter… Et si c’était le cas, ils n’avaient strictement rien à faire ensemble. Tout ça me semblait vouer à l’échec, m’enfin, ils faisaient ce qu’ils voulaient. Je n’étais pas conseillèrent matrimoniale, dieu merci ! Enfin bon, peu importait, moi j’étais là pour leur trouver quoi mettre pour ce mariage et ils ne repartiraient pas sans, quitte à y passer des heures et à les écouter se chamailler. Certes, je péterai peut-être un plomb d’ici-là, mais rien d’assez explosif pour qu’ils prennent leurs jambes à leurs cous. Que disait Big Daddy ? Ah oui, faire preuve de patience, même quand c’était dur.

L’un affirmait qu’ils n’étaient là que pour la demoiselle et la demoiselle en question affirmait que l’autre avait aussi dans l’intention d’acheter. Etait-ce si compliqué de comprendre que j’avais dans l’idée de m’occuper des deux ? Franchement, en venant ici, ils auraient dû s’en douter. Bref ! Je préférais m’occuper de la jeune femme afin de pouvoir assortir son compagnon. D’ailleurs, j’étais fière d’avoir vu tout de suite qu’ils y allaient ensemble à ce mariage ! Tout le monde ne le voyait pas au premier coup d’œil. Enfin, j’écoutais attentivement ce que la jeune femme souhaitait comme vêtement et quand elle m’offrit deux choix de couleur, je ne fus pas longue à choisir. Pour les brunes, il n’y avait pas de doute entre le rouge et le bleu : c’était le rouge. Il n’y avait pas vraiment manière à discuter, c’était ainsi depuis la nuit des temps. Quand j’affirmais que c’était la couleur qui lui fallait, son compagnon trouva quand même le moyen de critiquer. On n’allait jamais s’en sortir si ça continuait…

- C’est un mariage et non pas un enterrement. Par conséquent il faut mettre des jolies couleurs. Si vous voulez savoir pourquoi rouge, et bien tout simplement parce que mademoiselle est brune et que cette couleur fera ressortir ses cheveux et son teint.

Mais allez expliquer ça à des gens qui n’y connaissait absolument rien à la mode… C’était comme essayer d’expliquer à un gamin comment monter son jouet kinder. Enfin, peu importait. La demoiselle était d’accord avec moi et c’était tout ce qui comptait ! Après tout, c’était elle qui allait la porter, la robe, pas lui ! Rapidement, je fis une sélection parmi les robes que j’avais dans la teinte demandée. Heureusement pour moi que je connaissais ma boutique par cœur car ce ne fut pas très long de faire une sélection. Bien sur, en plus de ça, je ne lui proposais pas tous les modèles de robe rouge que je possédais. Je savais pertinemment ce qui lui irait ou pas. Disons que j’avais l’œil et puis, une bonne vendeuse ne pouvait pas l’être sans savoir ce qui allait aux gens ou pas. Une fois toutes les robes possibles en main, j’accompagnais mes clients jusqu’aux cabines d’essayage. Le moment était venu pour la demoiselle de faire un petit défilé de mode.

Pendant qu’elle se changeait, j’informais son compagnon que sa tenue dépendrait de ce qu’elle choisirait. Ce qui était évident d’ailleurs, mais comme ces gens-là ne semblaient pas vraiment s’y connaître, mieux valait leur dire, même si je ne comprenais pas vraiment pourquoi les gens ne s’intéressaient pas plus que ça au code vestimentaire. Sérieusement, il n’y avait rien de compliqué à apprendre les bases de la mode. Enfin… Patience Jeliza, patience ! Je levais légèrement les yeux face au pessimisme dont il faisait preuve. Pourtant, c’était surement celui qui devrait se plaindre le moins puisque je n’avais pas grand-chose à faire pour lui. Décidemment, je ne comprendrais absolument jamais les habitants de cette bourgade. Vivement que je m’en aille d’ici pour avoir affaire à des gens normaux et pas des personnes arriérés qui n’avaient jamais vu autre chose que les limites de la ville.

Après quelques minutes, la jeune femme sortit de la cabine. Elle avait enfilé une robe à bustier. Un sourire se dessina sur mes lèvres. Et bah, il n’y avait pas à dire, une robe, ça vous changeait une femme ! Déjà rien qu’avec cette robe-là, elle n’avait plus rien à voir avec la personne qui était entrée dans ma boutique quelques minutes plus tôt. Quand elle demanda mon aide, je m’exécutais et me plaçais derrière elle pour remonter la fermeture éclair jusqu’en haut. Je me retenais de lever les yeux au ciel quand elle me fit par de ses doutes. Si ça commençait comme ça… La fin de journée allait être TRЀЀЀЀЀЀЀЀS longue ! Je la tournais vers le grand miroir qui se trouvait dans sa cabine avant d’ouvrir en grand le rideau pour qu’elle puisse regarder correctement. M’enfin, il fallait être aveugle pour la trouver ridicule ! Décidemment, cette ville accueillait beaucoup trop de cas sociaux. Et après, c’était moi qui avais un souci… Je lâchais un léger soupire.

- Personnellement, je trouve que ça vous va bien. Avec la coiffure et les chaussures adéquates, ce sera parfait. Mais si vous ne vous sentez pas à l’aise, vous avez encore plusieurs robes en attente d’essaie. C’est vous qui voyez.

Je me tournais vers son accompagnateur qui n’avait encore rien dit.

- Vous avez le droit de donner votre avis. C’est toujours bon d’avoir du soutien moral quand on ne sait pas quoi choisir.




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MessageSujet: Re: Qui aurait cru que l'Enfer serait composé de jupons ?   Sam 2 Nov - 9:25



Qui aurait cru que l'Enfer
serait composé de jupons ?

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Daniel & Carrie & Jeliza
Rouge. Pourquoi était-il le seul à désapprouver le choix de la vendeuse pour cette couleur ? Bien que les motivations de l'enthousiasme feint de sa secrétaire étaient évidentes... D'ailleurs, devant le discours de Jeliza, le docteur Lynch évita soigneusement de croiser le regard de Carrie, surtout quand la propriétaire des lieux déclara qu'il s'agissait d'un mariage et non d'un enterrement. Un argument qui devait faire très plaisir à mademoiselle Jones, certainement. Daniel ne pouvait même pas rétorquer qu'il voulait être discret à ce mariage. Apparemment, cela ne se faisait pas. À croire qu'on ne se rendait pas à cette cérémonie pour féliciter les nouveaux mariés mais pour se pavaner devant les autres invités !

"Très bien. Très bien." Conclut-il sur un ton conciliant. "Je me fie à votre jugement, dans ce cas."

D'instant, il sut qu'il ne pourrait dorénavant faire un commentaire sur les choix de Jeliza sans s'attirer des arguments semblables à ceux qu'il venait d'essuyer. Daniel n'aimait pas qu'on critique ces décisions, surtout celle concernant son travail et, visiblement, il se retrouvait devant quelqu'un dans ce genre-là. Une information utile pour éviter que cette séance de shopping ne s'éternise. Autre détail intéressant : si Carrie jouait trop les mauvaises têtes, elle s'exposait aussi à recevoir de pareil foudre.

Cette pensée lui fit aborder un sourire en coin quand Carrie lui souffla qu'il prendrait cher quand son tour viendra.

Combien la vendeuse avait-elle mise de robe dans les bras de sa secrétaire ? Trois ? Quatre ? Moins que cela ? Ou peut-être plus ? Sur le moment, le docteur Lynch n'y avait pas prêté attention trop occupée qu'il était à essayer d'argumenter le fait que le rouge ne lui semblait pas une couleur indiquée pour un mariage. Mais, alors que Carrie se dirigeait vers la cabine d'essayage, il réalisa vite qu'il aurait dû noter ce genre de détail. Daniel espérait secrètement que la demoiselle allait se limiter à la première robe essayée pour en finir le plus vite possible avec cette histoire. Malheureusement, le psychiatre commençait à mieux cerner le caractère de la propriétaire des lieux et l'horrible réalité s'imposa très vite à lui : ils ne partiraient pas d'ici avant d'avoir fait plusieurs essayages. Peut-être était-ce pour cela qu'un peu de résignation avait filtré dans sa réponse lorsque Jeliza lui avait déclaré qu'il fallait attendre le choix final de sa partenaire pour qu'il subisse à son tour les conseils vestimentaires de la vendeuse.

Daniel se tenait légèrement en retrait, jugeant que cette histoire ne regardait que Carrie et Jeliza. Et surtout, parce que le psychiatre savait qu'il ne pourrait donner un avis sans être cynique. Ce qui n'était peut-être pas approprié en vue de la situation. D'ailleurs, il ne pouvait s'empêcher d'éprouver de la curiosité devant le futur résultat. Était-ce pour cela qu'il trouvait soudainement le temps long ? Enfiler cette fichue robe demandait autant de temps ? Enfin, il pouvait comprendre une éventuelle hésitation de la part de l'occupante de la cabine d'essayage. Les "échantillons" qu'avaient choisis Jeliza étaient aux antipodes du style habituel de sa secrétaire.

Lorsque finalement, Carrie sortie de la cabine, il détourna rapidement les yeux en voyant que la demoiselle avait osé refaire un coup similaire à celui de la serviette de bain en sortant avec son bustier en partie mis. Il attendit religieusement que la vendeuse exécutât l'aide demandée avant de regarder le résultat. C'était vraiment... il n'était pas certain qu'impressionnant fût le mot juste. Déroutant convenait mieux. Oui, c'était certain.

"Jolies chaussures." Commenta-t-il avec une ironie bien dissimulée mais manifeste en portant son regard vers la longueur de la robe qui dévoilait se qu'avait aux pieds Carrie.

Sans doute n'était-ce pas la remarque la plus appropriée étant donnée que sa secrétaire venait de formuler ses doutes sur le résultat de la robe. Toutefois, Daniel savait pertinemment que ce genre de remarque lui serait également destiné quand viendra son tour alors pourquoi se gêner ? Surtout qu'il avait déjà fait des remarques plus piquantes que cela. Sans doute parce que voire une personne comme Carrie Jones en tenue élégante le perturbait. Mais çà, il préférait s'arracher la langue que de l'admettre.

Jeliza lâcha un soupir avant de guider Carrie vers le miroir de la cabine. La pauvre devait trouver en eux des personnes peu coopératives. Il fallait dire qu'ils avaient rarement eu un "témoin" à leur petit jeu sarcastique d'autant plus que leur querelle venait de prendre un terrain inattendu. Pour rajouter de l'étrange à cette situation, la vendeuse se montra la voix de la sagesse. D'abord en se montrant rassurante à sa manière, même si au passage elle avait souligné le douloureux constat que d'autres essais de robe étaient possibles. Puis en insistant pour que le psychiatre fasse un commentaire. Le docteur Lynch se doutait bien que celui-ci devait être positif.

"Hé bien, je suis loin d'avoir vos talents en matière de mode." Commenta-t-il tout d'abord.

La vendeuse avait montré qu'elle était fière de ses connaissances en ce qui concernait les vêtements et Daniel Lynch ne voulait pas s'attirer davantage les foudres de la blonde. Toutefois, cette phrase polie ne lui permettrait de gagner qu'un peu de temps seulement. Il se décida à avancer vers Carrie après l'avoir regardé de haut en bas avant de finalement donner un verdict.

"Peut-être... qu'avec les cheveux attachés..." Suggéra-t-il lentement. "Cela donnerait mieux... non ?"

Pour accompagner ces paroles, le psychiatre avait pris délicatement et sans prévenir les cheveux de la secrétaire pour les relever en une queue-de-cheval improvisée. Ses mains avaient été aussi hésitantes que ces paroles et il lâcha vite les mèches qui tenaient après un regard interrogateur auprès de la vendeuse. Il avait par la même occasion étouffé dans l’œuf son premier commentaire qui aurait été de déclarer que la robe ne convenait pas à cause du bustier. Une tenue que mademoiselle Jones ne pourrait mettre toute seule ne pourrait convenir. Il n'en avait rien dit même si le regard qu'il avait porter sur la tirette en question en disait long. À défaut d'un avis totalement positif au moins s'efforçait-il d'en fournir un constructif.

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MessageSujet: Re: Qui aurait cru que l'Enfer serait composé de jupons ?   Mer 6 Nov - 18:29


Daniel & Carrie & Jeliza
Elle sentait que la vendeuse était sur le point de perdre patience, et elle pouvait difficilement l’en blâmer. Il est vrai qu’ils étaient loin d’être les clients idéaux, et elle aurait peut-être même pu se montrer un peu compatissante si elle n’avait pas eu une telle envie de tout bazarder pour rentrer chez elle et oublier cet épouvantable calvaire. Mais non, puisqu’elle y était, elle allait devoir supporter tout ça jusqu’au bout, et cela incluait le fait de faire face aux sarcasmes de son patron qui allait très probablement se lâcher une fois qu’il l’aurait vue vêtue d’une robe. Car en réalité, c’était bel et bien ce qu’elle craignait. Si elle se sentait plus vulnérable que d’habitude, ce n’était pas seulement parce que le shopping était une activité qu’elle détestait, mais parce que, contrairement à ce qu’elle passait son temps à faire croire, elle ne se moquait pas complètement de son apparence, mais était au contraire plutôt complexée. Et elle savait qu’il allait le voir et que, s’il le voyait, elle risquait d’en entendre parler pendant très, très longtemps.

Autant dire qu’elle n’en menait pas large lorsqu’elle se trouva seule dans la cabine d’essayage. Elle avait tenté de choisir la robe qui lui semblait la mieux adaptée et la moins compliquée, mais elle n’était pas sûre que le bustier soit un excellent choix. Lorsqu’elle fit part de ses craintes, elle crut bien que la vendeuse allait les jeter dehors. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils allaient lui donner un sacré travail. Elle n’était pas certaine que la robe aille, même après que Jeliza eut avec gentillesse refermé la fermeture éclaire. Elle avait des mètres de tissu sur elle, et pourtant le décolleté la mettait assez mal à l’aise. La réflexion de Lynch sur ses chaussures ne l’aida pas du tout. Au lieu de lui renvoyer une répartie cinglante, comme elle avait toujours eu l’habitude de le faire, elle baissa les yeux avant de relever la tête, visiblement mortifié, ce qui n’était absolument pas dans ses habitudes.

« Il a raison, je n’ai pas de chaussure qui aille. Il vaudrait peut-être mieux une robe plus longue... »

Dire de Daniel Lynch qu’il avait raison aurait habituellement été considéré comme une véritable aberration. Il fallait croire qu’elle n’était vraiment, vraiment pas dans son état normal. En cet instant, elle était presque prête à retourner dans la cabine d’essayage essayer quelque chose d’autre, n’importe quoi qui ne lui donne pas l’intention d’être totalement ridicule. La vendeuse, visiblement décidée à ne pas s’avouer vaincue, la guida jusqu’au miroir afin qu’elle puisse se regarder. Elle fut... surprise par le résultat. Elle voyait les choses différemment, avec plus de recul que lorsqu’elle était dans la cabine d’essayage. Mais le bustier la gênait et elle n’était pas certaine d’arriver à s’y habituer.

C’est alors qu’elle demanda à Lynch de faire un commentaire, s’attendant visiblement à ce qu’il dise quelque chose de positif. Sauf qu’elle ne le connaissait pas comme Carrie, qui imaginait difficilement qu’il lui ferait le moindre compliment. Si elle avait voulu un soutien moral, elle ne serait certainement pas tournée vers lui. Cependant, il ne fit pas non plus de critique, se contentant de s’en sortir par une pirouette verbale. Elle n’en avait pas moins attendu de lui, mais ne s’était certainement pas attendue à ce qui suivit. Elle tressaillit en le sentant aussi proche, ne l’ayant pas vu s’avancer. Lorsqu’il lui prit les cheveux pour les relever, elle était si stupéfaite qu’elle n’osa pas bouger, ni dire quoi que ce soit. Lorsqu’il les relâcha, elle se tourna vivement vers lui, le fixant avec les yeux écarquillés, incapable de savoir quoi dire. Enfin, pour mettre fin à son malaise, elle prit un ton plus résolu.

« Je n’aime pas trop le bustier. Je vais en essayer une autre. » dit-elle, ayant parfaitement perçu le regard de Daniel sur la fermeture éclaire.

A peine eut-elle prononcé ces mots qu’elle se trouva de nouveau seule dans la cabine d’essayage. Elle s’aperçut alors qu’elle avait oublié de demander à Jeliza de rouvrir sa robe, mais tant pis. Elle passa quelques bonnes minutes à y arriver avant de pouvoir enfin retirer cette robe. Elle en avait assez et voulait en finir au plus vite. Cette fois-ci, elle retira ses chaussures et chaussettes puis au lieu de choisir, attrapa la première sur laquelle sa main se posa. Elle n’était pas longue non plus, mais au moins elle avait de fines bretelles. Elle était en revanche plus dénudée dans le dos, ce qui la gênait beaucoup moins, et cette fois elle n’eut pas de mal à la fermer. Elle sortit de la cabine, s’attendant de nouveau aux remarques acerbes qui ne tarderaient pas à venir.

« Alors ? » demanda-t-elle en essayant d’avoir l’air sur d’elle. Puis, elle regarda ses pieds nus. « Je crois qu’il va me falloir des chaussures. » dit-elle en jetant à Lynch un regard appuyé.

C’est vrai, elle aurait pu prendre une robe suffisamment longue pour dissimuler ses pieds, mais elle n’avait pas franchement envie d’une robe longue, qu’elle trouvait trop... sophistiquée à son goût. Il fallait encore que le résultat plaise à la jeune femme qui semblait particulièrement pointilleuse à ce sujet. Elle en avait déjà assez et n’avait aucune envie de continuer indéfiniment les essayages. Elle se demandait vraiment comment on pouvait aimer passer ses journées à faire les magasins. C’était une activité absolument insupportable.
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MessageSujet: Re: Qui aurait cru que l'Enfer serait composé de jupons ?   Jeu 14 Nov - 23:15





« Come with me and you will see »









Je détestais quand on me contredisait et encore moins qu’on conteste mes choix. Si j’avais dit rouge et bien cela voulait dire que le rouge était la couleur qu’il fallait pour cette jeune femme. Mais en bonne vendeuse que j’étais, j’avais aussi fait en sorte de rester extrêmement calme et d’expliquer pourquoi est-ce que j’avais choisi cette couleur au compagnon de ma cliente. Sérieusement, n’y avait-il personne dans cette ville qui comprenait le sens du mot « mode » ? Et puis, c’était un mariage auquel ils allaient assister, pas un enterrement, donc il fallait oublier le noir. Le bleu aurait pu être sympathique, surtout que j’avais de jolis bleus, mais rien qui allait réellement à une brune. Le bleu allait plus aux femmes aux châtains clairs ou aux blondes. Enfin il fallait avoir une couleur de cheveux clairs, voilà. Ca, normalement, n’importe quel idiot devait le savoir, mais les temps avaient fortement changé. C’était désespérant !

Un sourire satisfait se dessina sur mon visage quand il accepta de se fier à mon jugement. Tant mieux ! Ca allait nous faciliter l’existence. Je détestais les gens qui contestaient ou bien qui n’aidaient pas du tout à l’achat. Les gens avaient plus de faciliter à critiquer et à être pessimiste plutôt que d’être positif et de voir le bon côté des choses. En plus, je n’étais pas ce qu’il y avait de plus patient au monde donc j’espérais ne plus avoir affaire à ce genre de remarque parce que s’il fallait à chaque fois argumenter et expliquer le pourquoi du comment, il faudrait que je commence à me faire rémunérer. Après avoir mis au clair ce petit point, la séance d’essayage put reprendre et en emmenant la jeune femme dans la partie cabines d’essayage, je lui demandais de commencer ses essayages de façon subtile. J’avais hâte de voir ce que ces robes allaient donner sur elle. Sans aucun doute quelque chose de très joli puisque j’avais choisi absolument toutes celles qui étaient susceptibles de lui aller.

La première robe que la jeune femme essaya fit naître un sourire sur mes lèvres. Cette robe lui allait comme un gant. Encore une fois, j’avais deviné quelle taille de vêtements elle portait. C’était vraiment satisfaisant de voir que j’avais le coup d’œil parfait. Tout le monde ne le possédait pas. Je lui apportais mon aide avec plaisir en lui attachant l’arrière de sa robe. J’étais fière de lui avoir mis cette robe à essayer. Qu’elle lui plaise ou pas, au moins, j’avais pu voir que ça lui allait très bien et j’étais certaine qu’elle s’en rendrait compte aussi. Il fallait juste lui donner un peu plus confiance en elle. Confiance que son compagnon détruisit avant qu’elle ne naisse. Je le fusillais du regard à peine ces deux mots prononcés. Mots que la jeune femme appuya en lui donnant raison. Je fusillais doublement du regard l’homme. Sérieusement, mais quel manque de tact ! Ce gars-là, il ne devait vraiment pas avoir l’habitude de côtoyer les femmes.

- Les chaussures ne seront pas un problème, ne l’écoutez donc pas ! Chaque chose en son temps, pour l’instant, il faut trouver la robe, les chaussures viendront après.

J’offris un sourire rassurant à la demoiselle. Il fallait vraiment qu’elle n’écoute pas son compagnon. Elle pouvait choisir la robe qu’elle souhaitait, qu’elle soit longue, courte, moyennement courte, les chaussures, je les avais aussi dans mon magasin, donc ça ne devait pas représenter un souci pour elle. Quand même, heureusement que j’avais étendu mon champ de vision quelques temps plus tôt en y intégrant des chaussures parce que sinon, le compagnon de ma cliente l’aurait remporté. Par contre, je n’avais pas pu m’empêcher de lâcher un gros soupire agacé face à sa réaction quant à sa robe. Elle était parfaite là-dedans ! Je n’étais tout de même pas la seule à la voir comme ça, quand même ? Je la fis pivoter vers le miroir pour qu’elle se voie correctement et pour le coup, j’osais demander un peu d’aide à son compagnon, malgré sa précédente remarque qui m’avait un peu énervée. Peut-être qu’il serait un peu moins cassant maintenant.

Je m’écartais légèrement pour le laisser s’exprimer à sa guise. Ce qu’il suggérait n’était pas spécialement idiot. Il avait raison, les cheveux attachés, ça lui irait plutôt bien. Mais je n’étais pas coiffeuse donc je ne pouvais pas me proposer de la coiffer, même si ça aurait été avec plaisir. Mais elle avait besoin, je pouvais lui donner l’adresse d’un bon coiffeur. Comme je le lui avais dit précédemment, si la jeune femme n’accrochait pas avec cette robe-là, elle pouvait toujours essayer une autre robe. Il y en avait plusieurs qui l’attendaient dans la cabine. Je ne savais pas trop ce qui se passait entre ces deux là, mais c’était tout frais. Enfin, la demoiselle n’adhérait pas au bustier. Ce n’était pas grave. Je lui offris un sourire tandis qu’elle retournait dans la cabine d’essayage. Il fallait à nouveau attendre. Aussi, je repris ma place initiale, attendant qu’elle en enfile une autre pour pouvoir voir ce que ça donnait.

Quand elle réapparut au bout d’une légère interminable attente. Elle portait une robe à bretelle et dénudée dans le dos. C’était tout aussi joli que la robe précédente. Moi, j’étais cent pour cent pour, ça lui allait très bien. A nouveau je m’approchais et la tournais de nouveau vers le miroir pour qu’elle se regarde. C’était surtout à elle qu’il fallait que cette robe plaise. C’était elle qui allait la porter après tout. Si je la tournais vers le miroir, c’était pour qu’elle n’oublie pas de se regarder. Quand on n’avait pas l’habitude de faire du shopping, on ne se regardait pas forcément, on essayait et si ça rentrait, ça rentrait et on passait à autre chose. Si je comprenais bien, c’était monsieur qui payait, donc il n’y avait aucun à avoir des scrupules à choisir une paire de chaussures.

- Très joli ! Moi j’adore ! Cette robe fait parti de la nouvelle collection du printemps. Si vous voulez, je peux toujours essayer de vous trouvez des chaussures qui iront avec, pour voir ce que ça donne.




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MessageSujet: Re: Qui aurait cru que l'Enfer serait composé de jupons ?   Lun 18 Nov - 21:24



Qui aurait cru que l'Enfer
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Daniel & Carrie & Jeliza
Voir Carrie baisser les yeux d'un air mortifié suite à sa remarque sarcastique sur les chaussures lui fit l'effet de recevoir un coup de poing dans le ventre, tant la réaction de sa secrétaire fut déconcertante. Le psychiatre n'avait fait cette remarque que par pure réflexe et non pas dans l'attention d'humilier sa future cavalière. Il s'imaginait que Carrie saisirait la perche au vol en répliquant aussitôt et non en lui jouant les petites filles tristes. Lui, en tout cas, c'est se qu'il aurait fait. Appliquer un comportement familier pour se rassurer. Encore sous le choc de ce comportement inhabituel, il ne réalisait même pas que Carrie fit une autre aberration : avouer qu'il avait raison. D'ailleurs la remarqua lui attira un regard assassin de la part de la vendeuse. Fort heureusement, Daniel avait eu le temps de ce remettre de la réaction étrange de Carrie et avait effacé la mine interdite de son visage pour retrouver toute sa neutralité.

Jeliza reprit immédiatement la situation en main en assurant qu'elle avait aussi se qu'il fallait niveau chaussure. Si le docteur Lynch fut quelque peu vexé du 'ne l'écoutez pas', il n'en laissait rien paraître. Il n'avait pas vraiment prévu de payer des chaussures en plus de la robe de Carrie mais comme il comptait enlever la somme globale des achats à la première partie du salaire de sa cavalière, il n'allait pas s'en plaindre. Bien sûr, Daniel n'allait pas déduire la partie des achats qui le concernait, même si techniquement il n'aimait pas devoir acheter quelque chose qu'il ne pourrait pas reporter au travail. Ce serait trop mesquin, même pour lui.

Le psychiatre choisit de rester en retrait alors que la propriétaire des lieux guidait Carrie vers un miroir. Après le regard noir qu'il avait reçu, il était préférable de se faire tout petit pour un moment. De toute façon, il était évident que la vendeuse était la plus apte à remontrer le moral de sa cavalière. Pourquoi ne pas la laisser faire ? Malheureusement, il devait être le seul à en venir à cette conclusion puisque Jeliza se tourna vers lui pour obtenir son avis. Daniel réfléchit aux options qu'il avait. Elles étaient bien minces puisque toutes notes sarcastiques semblaient désormais proscrites.

Le docteur Lynch pouvait se montrer rassurant. Mais il destinait ce genre de remarque à certains de ses patients. Devoir appliquer ce genre de phrase à sa secrétaire était vraiment surréaliste. Alors, plutôt que de faire un effort surhumain pour lui, il esquiva la corvée en premier lieu derrière une flatterie auprès de la vendeuse. Affirmer qu'il ne possédait pas les compétences de celle-ci en matière de mode n'était pas difficile à dire. Cependant, comme il sentait bien que cela ne suffirait pas, il se permit une tentative d'apporter sa pierre à l'édifice.

A la réflexion, il ne savait pas pourquoi il lui avait prit les cheveux de Carrie pour les relever. On aurait presque dit un ancien réflexe qui refaisait surface. Comme s'il avait déjà fait ce geste auprès d'elle, ce qui était impossible. Le temps qu'il réalise cette drôle d'impression, il avait lâché tout après avoir perçu l'approbation de la vendeuse. Carrie s'était retourné si brusquement, que le psychiatre s'attendait presque à recevoir une gifle de la part de la demoiselle. D'ailleurs, il fit instinctivement un pas en arrière. Mais au lieu de cela, elle se contenta de le fixer avec les yeux écarquillés.

"Ah, c'est vrai, je vous avait dit que je n'interviendrais pas dans le choix de votre tenue." Dit-il avec une très légère grimace dans une tentative de justifier la réaction de sa future cavalière.

Malgré cette remarque, il ne put s'empêcher de lancer un regard éloquent vers la fermeture du bustier qui rendait la robe impossible à mettre pour une personne seule. Et il était hors de question pour lui de se rendre plus tôt chez sa cavalière pour l'aider à enfiler sa nouvelle robe ! Seulement... comment le dire sans passé à nouveau pour un mufle ? Heureusement, Carrie déclara vite qu'elle allait en essayer une autre. Le docteur Lynch masqua au mieux son soulagement devant cette conclusion. Que sa secrétaire change d'avis lui avait évité de subir à nouveau le regard assassin de la vendeuse.

Le nouvel essayage semblait interminable. Daniel était d'ailleurs sur le point de demander à sa secrétaire si elle avait besoin d'aide quand cette dernière se décida enfin à sortir. Bien sûr, cette fois-ci elle était pieds nus pour éviter une nouvelle remarque de sa part sur le sujet.

Alors qu'il ouvrit la bouche pour émettre un avis, il fut prit de cours par la vendeuse qui bombarda sa future cavalière de commentaire. Lorsque Jeliza avait tourné Carrie à nouveau vers le miroir, le dos nu qu'offrait la robe lui sauta aux yeux. Le psychiatre dut se retenir de faire une remarque dans le même style de celui sur les chaussures. Mais il ne voulait pas à avoir à subir un nouvel essayage. Heureusement que la propriétaire des lieux proposa d'apporter des chaussures qui iront avec, ce qui permit à Daniel de saisir cette occasion pour placer une suggestion.

"Et peut-être aussi une veste ?" Suggéra-t-il en observant toujours le résultat de cette nouvelle robe sur Carrie. "Au cas où le temps se rafraîchirait ?"

C'était surtout pour couvrir le dos de sa future cavalière mais çà, il n'était pas prêt de le dire de manière franche. De plus son argumentation n'était pas entièrement mensongère. Les célébrations entourant le mariage allait peut-être durer toute la journée. Se serait dommage d'attraper un rhume parce qu'on avait manqué de prévoyance. Enfin, il serait plus juste de dire qu'il ne voulait pas donné un prétexte à sa secrétaire pour obtenir des congés maladies après la cérémonie. Cet argument là aussi, il préféra le garder pour lui. D'ailleurs, il sentait bien que s'il ne donnait pas un avis positif, sa remarque sur la veste passera moins bien.

"Vous êtes... Cette robe vous va très bien." Déclara-t-il maladroitement.


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MessageSujet: Re: Qui aurait cru que l'Enfer serait composé de jupons ?   Ven 13 Déc - 23:55


Daniel & Carrie & Jeliza
La situation la mettait plus que mal à l’aise, mal à l’aise au point qu’elle en perdait sa verve habituelle. Elle se sentait soudainement terriblement embarrassée, et préoccupée par ce à quoi elle ressemblait, ce qui était pour le moins inhabituel, voire inédit et elle détestait cette situation. Elle se sentait réellement vulnérable, incapable de pouvoir se cacher derrière ses piques habituelles. Aussi, elle fit deux choses incroyablement choquantes : non seulement elle ne sut répondre à Lynch, mais en plus elle admit qu’il avait raison à propos des chaussures qu’elle n’avait pas. C’était vrai, au fond, comment ferait-elle sans cela ? Elle n’allait tout de même pas aller à un mariage avec ses boots habituelles tout de même ! Et die que le psychiatre avait sous-entendu qu’elle devrait payer elle-même sa tenue... A ce rythme là, son salaire ne ferait pas long feu, c’était certain.

Elle s’étonnait que Jeliza n’ait pas perdu patience. Avec eux deux, elle avait de quoi faire et sans réellement savoir pourquoi, quelque chose lui disait qu’elle n’était pas du genre très patiente et que le temps ne serait guère long avant qu’elle ne commence à s’énerver. En d’autres circonstances, Carrie aurait adoré la tester, jusqu’à voir combien de temps elle tiendrait avant de craquer. Mais elle était dans une situation où elle ne songeait même pas à agir de la sorte. Actuellement, elle regardait ses pieds, incertaine et quelque peu angoissée. Les paroles de la vendeuse ne surent malheureusement pas la rassurer, et en regardant Lynch, elle se dit qu’elle pouvait bien en profiter.

« Malheureusement ça risque d’être un problème, je ne sais pas si je vais pouvoir me le permettre et il refuse de m’aider à payer ma tenue. »

Elle conclut en affichant une expression de chien battu. C’était bas, elle profitait de la situation, mais elle tenait à son salaire et elle n’avait pas envie de le perdre. Le fait qu’il ait tenté de la rassurer était pour le moins étonnant. Elle fut surprise de ses gestes, du fait qu’il saisisse ainsi ses cheveux, lui qu’elle n’avait jamais vu entrer en contact physique avec personne. Puis, lorsqu’elle le regarda, les yeux écarquillés, il se recula d’un pas, rappelant qu’il avait dit qu’il ne se mêlerait pas du choix de sa tenue. Légèrement gênée, elle tenta néanmoins de reprendre toute sa contenance.

« Ca ne veut pas dire que vous ne pouvez pas donner votre avis... Après je vais être votre cavalière. »

Après quelques minutes de réflexion, elle avait finalement décidé qu’il lui faudrait choisir une autre tenue, plus adaptée et dans laquelle elle se sentirait un peu mieux, même si elle aurait tout de même préféré pouvoir se contenter de son uniforme habituel. Ce ne serait qu’un mauvais moment à passer, et ensuite elle n’aurait plus jamais à remettre cette maudite robe. Elle prit une profonde inspiration et passa en revue les différents modèles à l’intérieur de la cabine. Cette fois-ci, il fallait que ce soit la bonne. Elle n’avait pas envie de passer des heures dans cette boutique, et puis, après, ce serait le tour de son futur cavalier et elle devait bien avouer que cette perspective l’amusait beaucoup.

Elle avait fini par sortir en espérant que cette fois-ci, elle n’ait plus à enfiler une autre robe par la suite. Elle se trouva de nouveau assaillie par la vendeuse qui une fois de plus s’extasia sur la robe. elle devait admettre qu’elle se sentait un peu mieux dans celle-ci et lorsque Jeliza proposa qu’elle essaie des chaussures avec, elle acquiesça avec un certain enthousiasme.

« D’accord, je veux bien. »

Elle lui faisait confiance pour trouver celles qui iraient le mieux avec la robe, en espérant qu’elles ne soient pas trop hautes. Elle pressentait pourtant que la propriétaire de la boutique était du genre à considérer qu’une femme ne pouvait être élégante qu’en portant des talons, allez savoir pourquoi. En revanche, lorsque Lynch lui proposa une veste, elle prit un air surpris.

« Pourquoi ça ? Il fait plutôt bon en ce moment, vous croyez vraiment que c’est nécessaire ? »

Elle n’avait pas pensé qu’il puisse être dérangé par le dos nu, ne l’imaginant pas vieux jeu à ce point. Cette fois, il trouva le moyen de lui faire un compliment de manière assez maladroite et embarrassée, ce qui la fit sourire et la rassura en un sens : elle n’était pas la seule à être déstabilisée par cette petite séance shopping.

« Vous voyez que vous pouvez être gentil quand vous voulez, ce n’est pas si difficile ! Promis je ne le dirai à personne. » dit-elle, légèrement moqueuse. « Mais... merci... » ajouta-t-elle malgré tout. Puis elle se tourna vers Jeliza d’un air décidé. « Je la prends ! »

Puis, elle retourna dans la cabine afin de retirer la robe et de se rhabiller. Voilà une bonne chose de faite. Elle ressortit rapidement et se dirigea vers le psychiatre.

« J’imagine que c’est votre tour. Il me tarde de voir ce que vous allez essayer ! » Elle avait du mal à cacher qu’elle jubilait. Les rôles allaient être inversés désormais, et c’était une excellente chose.

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MessageSujet: Re: Qui aurait cru que l'Enfer serait composé de jupons ?   Sam 14 Déc - 23:21





« Come with me and you will see »









On ne pouvait pas vraiment dire que le compagnon de ma cliente offrait une grande aide, pour le coup. Il ne pouvait pas s’empêcher de faire un commentaire sarcastique. Il aurait mieux fait de rester chez lui plutôt que de venir la mettre mal à l’aise. Elle n’avait pas les chaussures adaptées, d’accord, c’était vrai, mais et alors ? Moi non plus, je n’avais jamais les chaussures qu’il fallait quand je m’achetais une nouvelle robe. Après tout, chaque robe nécessitait une paire de chaussures bien précises. Enfin, c’était évident qu’on ne pouvait pas mettre une vieille paire d’escarpins avec une robe neuve. A chaque robe sa paire de chaussures. C’était ainsi. Et c’était pour cette raison qu’il existait une aussi grande variété de paires de chaussures. Du coup, j’essayais de rassurer cette pauvre fille qui se promenait en compagnie si peu flatteuse !

J’avais des chaussures qui iraient parfaitement avec la robe qu’elle choisirait, dans tous les cas. Donc elle n’avait pas à s’en faire. Mais il fallait d’abord qu’elle choisisse sa robe. Sans ça, je ne pourrais pas choisir lui proposer les paires de chaussures qui iront avec. Il valait donc mieux qu’elle n’écoute pas ce qu’un homme pourrait lui dire. C’était bien connu : les hommes n’y connaissaient rien en matière de mode. Quoi que celui-là savait au moins se choisir des costumes, mais ce n’était pas l’habit qui faisait le moine. Ou… le moine qui faisait l’habit ? Oh peu importe, on s’en fiche de toute façon ! La première robe qu’elle avait enfilée était tout simplement magnifique et je trouvais qu’elle lui allait très bien, même si elle ne portait pas les chaussures qu’il fallait. Mais ça, c’était secondaire ! Je fus particulièrement surprise quand elle m’avoua que l’homme qui l’accompagnait refuser de débourser le moindre sous pour l’aider à payer sa tenue. Je me tournais vers lui et fronçais les sourcils.

- Décidemment, de nos jours, les hommes ne sont réellement plus ce qu’ils étaient. Vous devriez avoir honte de la laisser débourser de l’argent alors que vous êtes présents ! Où est la galanterie de nos jours ?!

Je me tournais vers la demoiselle et lui offris un sourire désolé. C’était vraiment dommage parce que cette robe lui allait à merveilles. Enfin, je ne pouvais pas laisser ça comme ça, aussi, je lui soufflais :

- Vous feriez mieux d’aller voir ailleurs !

Même si je lui avais assuré que cette robe lui allait que son compagnon, qui refusait de débourser le moindre centime, la jeune femme souhaitait essayer une autre robe. Je ne m’interposais pas à ce choix. Après tout, c’était elle qui devait choisir sa robe. Moi, je n’étais là que pour lui offrir des conseils et son compagnon… je jetais un coup d’œil à ce dernier. Mouais… Il y avait mieux quand même comme choix. Enfin, ce n’était pas mes oignons. Après tout, tout le monde n’avait pas les mêmes ambitions que moi. Tant que la personne ne serait pas quelqu’un d’un noble lignage, et bien elle n’aurait pas le moindre intérêt pour moi, sentimentalement parlant. Bref, il était hors de question que je m’unisse à un roturier. D’ailleurs, je ne comprenais pas comment la famille Nerys pouvait accepter que leur héritière se marie avec un simple professeur de sport… Eurk ! Non mais franchement, étais-je donc la seule à avoir de l’ambition dans cette ville ?

Enfin, la jeune femme se décida à se montrer. Elle avait enfilé une robe de la nouvelle collection. Elle était beaucoup plus simple que la première, mais tout aussi joli. En l’entendant suggérer qu’il lui faudrait des chaussures, j’en avais déduit que la robe lui plaisait. Nous touchions au but ! Aussi, je proposais de lui trouver une paire de chaussures. Je savais d’avance lesquelles j’allais lui proposer. Un grand sourire ravi se dessina sur mon visage. J’adorais trouver des chaussures pour aller avec les robes. Encore plus que de vendre des vêtements. C’était d’ailleurs pour cette raison que j’avais ajouté les chaussures aux articles que je vendais déjà dans ma boutique. Je m’apprêtais à me mettre en route lorsque son compagnon suggéra une veste. J’arquai un sourcil et me tournai vers lui tandis qu’il ajoutait que c’était « au cas où le temps se rafraîchirait ». Je penchais la tête sur le côté et répondis :

- Non, pas de veste ! Déjà parce que les beaux jours reviennent et deuxièmement ça va gâcher la robe, troisièmement, vous ne débourserez pas un sou pour sa robe donc, ce n’est pas à vous de choisir !

Sur ces bonnes paroles, je mis fin à la discussion. Il était hors de question qu’un quelconque morceau de tissu vienne gâcher le dos nu qu’offrait cette robe. De toute façon, c’était moi la vendeuse, c’était moi qui connaissais quelque chose à la mode ET, la jeune femme semblait être du même avis que moi. Alors que je me dirigeais vers le rayon à chaussure, j’entendis la jeune femme m’annoncer qu’elle prenait la robe. Mon sourire s’agrandit. Je me tournais vers eux tout en marchant à reculons.

- A la bonne heure ! Je vais vous chercher vos chaussures !

Je chantonnais légèrement tout en prenant les différents modèles que je jugeais mettre en valeur cette fameuse robe. Je prenais comme pour moi, je devais bien l’avouer, mais je réussissais absolument à chaque fois à uniformiser les choses donc je ne voyais pas pourquoi je lui prendrais un modèle qui n’irait pas du tout. Les différentes boites sous le bras, je fis un petit tour dans le rayon des costumes. Maintenant qu’elle avait trouvé sa robe, je savais exactement quoi proposer à son compagnon. Par contre, si je n’avais pas aimé à ce point les bons mélanges, je lui aurais fait acheter un costume ridicule juste pour qu’il débourse de l’argent pour rien. C’était honteux de sa part qu’il refuse à ce point de payer une robe. Surtout si elle allait être sa cavalière. En fait, c’était une raison de plus pour débourser de l’argent ! Mais non… C’était vraiment du grand n’importe quoi ! C’était désespérant…

J’attrapais deux ou trois costumes avant de revenir vers mes deux clients qui se trouvaient toujours aux cabines d’essayage. La jeune femme s’était rhabillée. Je posais mes boites sur un comptoir que j’avais installé avec une barre pour accrocher les vêtements qui devraient être remis en rayon. Je tendis les costumes à l’homme.

- C’est à vous ! fis-je en désignant la cabine juste à côté de celle où la jeune femme s’était trouvée quelques secondes auparavant.

Je me tournais ensuite vers elle et lui donnais les boites à chaussures que je lui apportais. Même si elle s’habillait bizarrement, elle m’était bien plus sympathique que le type qui l’accompagnait ! En même temps, ce n’était pas difficile d’être pire que lui. Sérieusement, je n’avais jamais vu une personne aussi peu sympathique. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien lui trouver ? Même en ami, je ne pourrais jamais avoir affaire à quelqu’un comme lui. Parfois, les gens avaient des goûts bizarres !

- Faites donc votre choix et si jamais ça ne va pas, et bien j’irais regarder ce qui pourrait éventuellement aller avec votre robe.

En attendant, j’allais chercher le reste des robes que je plaçais sur la tringle en fer, les remettants correctement sur leur cintre, veillant à ce qu’elle ne soit pas trop froisser non plus.




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MessageSujet: Re: Qui aurait cru que l'Enfer serait composé de jupons ?   Mar 17 Déc - 20:44



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A la réflexion, il n'aurait peut-être pas dû faire une remarque sarcastique sur les chaussures de Carrie qui n'allait pas avec le reste de la tenue. Mais il s'attendait à ce que la secrétaire réplique avec son sens de la répartie habituel et non par un regard de chien battu ! Le docteur Lynch avait été surpris, au point de ne pouvoir rien dire d'autre alors que Jeliza faisait de son mieux pour rassurer sa cliente. Alors, Carrie lança une réplique sur l'achat de la tenue, prétendant qu'il ne voulait pas l'aider à la payer et donc qu'elle ne pourrait s'offrir les fameuses chaussures.

Le psychiatre fusilla Carrie du regard alors que Jeliza montait sur ces grands chevaux suite à cet argument totalement faux.

"Ce n'est pas se que j'ai dit et les termes de notre accord sur ce sujet ne vous regarde pas." Répondit-il.

Il n'allait tout de même dire à la vendeuse qu'il avait payé sa secrétaire pour l'accompagner au mariage et que les achats du jour seraient déduits de la somme mirobolante que Carrie avait exigé pour accepter sa proposition. Le docteur Lynch se maudit d'être tombé dans le panneau. Il était évident à présent que la réaction mortifiée de sa future cavalière n'était qu'un leurre pour placé cette pique assassine. Et dire qu'il était tombé dans le panneau comme un débutant !

Voilà pourquoi il s'était montrer plus conciliant ensuite, pour ne pas fournir de nouveaux arguments à son employé afin de le faire passer pour un goujat, même s'il supposait que l'opinion de Jeliza était déjà arrêté sur ce sujet. Comme le prouvait la phrase que la vendeuse souffla à Carrie et qu'il ne put entièrement comprendre.

Bien que le geste qu'il fit pour lui tenir les cheveux le surprit après coup. Sur le moment, il avait agi par instinct comme s'il avait déjà fait ce geste une centaine de fois. Alors que quelqu'un comme le docteur Lynch donnait beaucoup d'importance à garder une distance avec les autres. Pour masquer son embarras naissant, il fit un pas en arrière en prétextant qu'il avait promis de ne pas se mêler du choix de la tenue.

"Pour que vous retourniez mes éventuelles compliments contre moi comme tout à l'heure ?" Nota-t-il lorsque Carrie lui déclara qu'il avait tout de même le droit de donner son avis. Il avait tout de même veillé à ce que sa remarque soit hors de portée des oreilles de Jeliza. Il s'approcha pour souffler une dernière remarque. "C'était bien joué mais cela ne changera en rien notre accord."

En déclarant cela, il s'exposait à de nouvelles attaques mais il resterait ferme sur ce point. Il avait déjà du céder en promettant une deuxième partie de salaire selon les performances de Carrie au mariage. Sa future cavalière retourna en cabine d'essayage pour une autre robe. Devant ce deuxième essai, le psychiatre laissa faire la vendeuse même si le dos nu de la tenue le dérangea presque immédiatement. Apparemment, Carrie aimait beaucoup ce dernier essai et il ne manquait plus que les chaussures pour parfaire le tableau. Le docteur Lynch osa donner son avis en proposant une veste en plus.

Cette suggestion souleva de l'étonnement de la part de sa future cavalière. Ne pouvant pas dire le véritable argument qui se cachait derrière cette idée, il avait prétexté un rafraichissement de l'air. Alors qu'il allait continuer sur cette lancée pour signaler qu'ils ignoraient jusqu'à quelle heure les festivités allaient continuer, le psychiatre reçut un non catégorique de la part de la vendeuse.

"Je n'ai jamais dit que je ne voulais pas participer à l'achat de la robe." Riposta-t-il immédiatement sur un ton tranchant.

Était-il le seul qu'il voyait quel problème posait le dos nu de la robe ? Etait-il si 'vieux jeu' que çà ? La réaction étrange de Carrie au sujet des chaussures était la seule chose qui l'avait empêché de faire un commentaire aussi acerbe sur l'attache de soutien-gorge qui était visible à cause de l'arrière de la tenue. Çà et le fait que Daniel ne voulait pas subir un troisième essayage. Il n'empêchait que le psychiatre ne pouvait contenir son imagination au sujet de ce point épineux. Une veste aurait tout réglé mais personne ne voulait entendre la voix de la raison, apparemment. Ce qui signifierait que sa secrétaire allait devoir ne pas porter de soutien-gorge, sinon un malotru pourrait en profiter pour dégrafer le sous-vêtement, se qui donnerait une scène très embarrassante à la fois pour son employée et pour lui. En fait, même lui avait été tenté de le faire pour souligner l'inconvénient de la robe en une petite vengeance bien sentie. C'est dire comme le geste était tentant ! Heureusement que Jeliza l'avait déjà prit en grippe suite aux remarques de Carrie, ce qui lui confirma de ne pas tenter un tel geste déplacé. Le psychiatre essayait de se convaincre que le dos nu de la robe n'était pas un problème. Sa future cavalière n'était pas vraiment gâté par la nature de ce côté là donc qu'elle porte ou non un soutien-gorge ne devrait pas faire une grande différence...

"A votre guise." Marmonna-t-il alors que la vendeuse partait en quête de chaussures assorties.

Il reporta son attention sur la secrétaire. En dehors de l'arrière de la tenue, il devait bien avoué que la robe lui allait à merveille. De toute évidence, il allait regretter le compliment maladroit qu'il venait de faire et la suite des paroles de Carrie lui donna raison. Même en prenant en compte un éventuel complexe lié à son apparence, le psychiatre avait bien du mal à comprendre les réactions de la demoiselle. Un instant, elle agit parfaitement normalement pour ensuite avoir une réaction étrange et déstabilisante. A moins que tout çà n'était que de la comédie, bien sûr.

"J'espère bien, j'ai une réputation d'antipathique à tenir." Répondit-il à son tour avec l'humour sarcastique qui résumait à merveille leur relation.

Au moins, pouvait-il se réfugier vers ces vieilles habitudes tandis que la vendeuse était loin d'eux. Daniel Lynch avait parfaitement conscience de la réputation qu'il devait avoir mais il s'en moquait. Le plus important pour lui était son travail. Du moment que ces employés faisaient bien le leur, il ne voyait pas pourquoi il devait paraître plus amical que la simple politesse l'exigeait. Apparemment, c'était une erreur. Il paraîtrait que pour ne pas éveiller les soupçons, il fallait se montrer et être social. Le mariage était un test allant dans se sens. Un essai qui s'annonçait déplaisant par avance tant il n'avait pas l'habitude de participer à ce genre d'activités. Selon le bilan de ce premier essai, il verra si l'avocat avait eu raison et s'il devait poursuivre cette expérience. En attendant, il se retrouvait ici à acheter des tenues dont il ne doutait pas du prix excessif.

Carrie déclara prendre cette robe et fila se rhabiller. Du coin de l'œil, Daniel vit la propriétaire des lieux choisir des costumes et se rappela une autre désagréable nouvelle : c'était son tour de passer par la case 'essayage'. Avec tout çà, il avait réussit à oublier ce dernier point ou plutôt, il espérait pouvoir l'éviter. En sortant de la cabine d'essayage, Carrie ne put bien sûr pas contenir une remarque à se sujet.

"Au risque de vous décevoir, je me montrerais certainement plus docile que vous sur ce point." Répliqua-t-il juste avant que Jeliza ne revienne avec sa sélection en chaussures pour Carrie et en costume pour Daniel.

Même s'il veilla à ne pas le montrer, le psychiatre était mortifié de voir des tenues complètes dans les mains de la vendeuse. Lui qui pensait s'en tirer avec juste un nouveau gilet ou une cravate à acheté !

"Visiblement, nous n'avons pas la même définition du terme 'pas grand chose à changer'." Ne peut-il s'empêcher de souligner.

Malgré tout, il ne voulait pas se montrer aussi réticent que sa future cavalière. Aussi, prit-il docilement la sélection de Jeliza pour aller à son tour en cabine d'essayage. Etrangement, Daniel avait la même aversion que Carrie pour le shopping. Du temps où il n'était qu'un infirmier, Daniel n'avait accordé de l'importance qu'à l'uniforme qu'il portait à l'hôpital. Le reste de ses tenues se composaient alors que de vêtement ample où il était à l'aise, sans se soucier du rendu global. Ensuite, des appuis bien placés l'avaient catapulté chef de service, ce qui avait tout changé. Il ne pouvait plus se permettre de porter n'importe quoi et s'était mit à mettre des costumes... qu'il usait jusqu'à la corde pour ne pas avoir à faire les boutiques trop souvent.

Dans cette optique, il regarda la sélection tout en les accrochant au cintre de la cabine. Les couleurs n'étaient pas trop criardes en se qui concernait les vestes, il pourrait donc les réutiliser au travail lorsque le costume qu'il portait actuellement aura fait son temps. La chemise aussi serait réutilisable puisqu'elle restait blanche quelque soit la sélection qu'il fera. En se sens, il s'en sortait mieux que Carrie qui se retrouvait avec une tenue inutilisable après le mariage. Ce qui n'empêcha pas le psychiatre de fusiller du regard les gilets et cravates qui, eux, étaient en couleurs. Des tons qui s'harmonisait certainement avec la future tenue de sa cavalière, il ne remettait pas en question cet argument, mais ces éléments restaient tout de même dans des tons chaleureux qui ne ressemblait pas à se qu'il portait en temps normales.

Mettant de côté le problème que poserait son accord avec Rebecca Doll comportait une certaine cravate bleue, Daniel commença à desserrer la sienne justement pour pouvoir déboutonner sa chemise et se plier au premier essayage. Il retira ses lunettes, qui gêneraient forcément quand il retirera sa cravate, et les déposa délicatement à un endroit de la cabine où elle ne risquait pas de se casser. Il ne les remit pas sur le bout de son nez, même lorsqu’il finit d'enfiler une de proposition de costume de la vendeuse. Il savait d'avance que ce qu'il portait maintenant ne lui correspondait pas vraiment alors il ne tenait pas à avoir une vision 'nette' du résultat.

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MessageSujet: Re: Qui aurait cru que l'Enfer serait composé de jupons ?   Dim 22 Déc - 13:54


Daniel & Carrie & Jeliza
Oui, c’était un coup bas mais efficacement porté, car la vendeuse réagit très exactement comme elle l’avait escompté, choquée qu’un homme ne fasse pas preuve de davantage de galanterie. Pour toute réaction, Carrie hocha légèrement la tête en baissant les yeux comme une âme en peine. Elle sentait bien qu’elle ne s’en sortirait pas si facilement, mais voir l’embarras de Lynch n’avait pas de prix. Elle ne put d’ailleurs s’empêcher de lui lancer un petit sourire moqueur pendant que Jeliza lui tournait le dos. Un sourire qui disparut bien vite lorsque cette dernière lui souffla qu’elle pourrait trouver beaucoup mieux. La jeune femme eut bien envie d’éclater de rire, mais se retint heureusement.

« Je vais y penser je crois. » souffla-t-elle à la jeune femme.

Ce petit jeu l’amusait, mais surtout la distrayait des essayages qui étaient, il faut bien le dire, plutôt pesant. Contrairement à ce que son patron croyait, elle n’avait pas fait semblant d’être mal à l’aise, elle l’était vraiment, et ses piques avaient pour seul but de la distraire de cet état. Elle ne se reconnaissait pas à agir ainsi, aussi maladroitement. Elle avait l’impression d’être vulnérables, une cible idéale pour les sarcasmes du psychiatre, et cela lui déplaisait profondément. Alors, elle préférait être la première à attaquer. Malheureusement, elle craignait bien devoir en fin de compte réellement payer ses achats elle-même. Elle devait donc prévoir en conséquence. Elle ne remettrait jamais une telle tenue, elle le savait, alors mieux valait choisir quelque chose de peu onéreux.

La première robe n’ayant pas remporté tous les suffrages à l’exception de celui de la propriétaire des lieux, elle retourna en cabine afin d’effectuer un second essayage. Et cette fois-ci, elle se focalisa autant sur l’aspect de la robe que sur son prix. La seconde qu’elle avait déniché avait le mérite de remplir ces deux catégories. Le dos nu était peut-être un peu de trop mais en vérité ça ne la gênait pas tant que ça, contrairement à son futur cavalier qui semblait vouloir éviter la chose. Elle n’était pas dupe, voyant bien que cet aspect de la robe le dérangeait, mais cela ne l’encouragea que davantage à la prendre. Après tout, comme le disait si bien la blonde, s’il avait réellement souhaité prendre au part au choix de la tenue, il n’avait qu’à accepter de mettre sa main au portefeuille. Elle sourit à sa remarque.

« Ne vous vexez pas, je ne faisais que vous taquiner. » répliqua-t-elle. Néanmoins, elle fit la moue lorsqu’il confirma qu’il ne changerait rien à leur accord. « Et bien dans ce cas pas la peine de vous plaindre si je choisis une robe qui ne vous convient pas. Tant pis pour vous ! »

Lorsqu’il déclara n’avoir jamais dit qu’il ne voulait pas participer à l’achat, elle lui lança un regard noir. Il avait décidément une attitude bien contradictoire et elle se demandait vraiment ce qui lui posait problème à ce point avec celle-ci. Il n’avait jamais vu de dos nu de sa vie ou quoi ? Ce n’était pas comme si elle avait porté quelque chose de réellement choquant. Décidément, il avait bien trois ou quatre générations de retard ! Au moins elle avait une alliée en la personne de cette vendeuse. Même si elle la trouvait assez agaçante, elle devait bien admettre que sa présence lui était très utile. Au moins elle avait une alliée au milieu de ces infernaux essayages. Elle se sentait d’ailleurs satisfaite et l’annonça à voix haute, au grand soulagement de la blonde. Elle espérait en avoir enfin terminé, mais malheureusement elle avait oublié un point important, à savoir les chaussures. Et, elle s’en doutait, elle n’allait pas avoir qu’une paire disponible. Elle soupira une fois Jeliza partie et se tourna vers lui. Une réputation d'antipathique ? Ce n’était rien de le dire...

« Je dois bien admettre que sur ce point, vous vous en sortez à merveille. » rétorqua-t-elle sur le même ton.

Elle avait toujours du mal à comprendre cette attitude qu’il éprouvait le besoin d’avoir. Quoiqu’elle n’était pas mieux non plus, dans un autre genre. Elle n’était certainement pas la personne la plus sociable que l’on puisse trouver et les interactions humaines n’étaient d’ailleurs pas son fort. Mais trouver quelqu’un d’encore moins doué qu’elle, là, ça relevait presque du miracle. Elle retourna se changer en savourant le fait que, cette fois-ci, les rôles allaient être inversés, enfin. Elle ne serait finalement pas la seule à subir une pareille torture. Lorsqu’elle sortit de la cabine avec sa robe, il prétendit qu’il se montrerait plus docile qu’elle dans cet exercice, ce à quoi elle esquissa un sourire.

« Nous verrons bien. » Ils n’eurent pas le temps de poursuivre davantage, car Jeliza revint avec costumes et chaussures. Elle avait probablement dû dévaliser le magasin.

Ce n’était au goût ni de l’un, ni de l’autre, mais contrairement à Lynch, elle ne fit cette fois-ci aucune remarque. Elle commençait à en avoir réellement assez de cet endroit et souhaitait sortir le plus vite possible. Plus vite elle aurait choisi ses chaussures, plus vite ce serait fait. Tandis que le psychiatre partit essayer ses costumes, elle ouvrit quelques boîtes, constatant, dépitée, que tous les modèles proposés étaient à talons. Elle ne portait jamais ce genre de chaussures, préférant le confort de ses bonnes vieilles boots. Elle se concentra surtout sur le prix et finit par essayer une paire choisie plus ou moins au hasard. Elle avait l’impression d’être montée sur échasses, mais pour une journée, ça devrait bien aller, n’est-ce pas ? Elle les retira, les replaça dans la boîte qu’elle tendit à la jeune femme.

« Je vais prendre celles-ci. » dit-elle d’un air résolu.

Ne restait plus qu’à attendre. Malheureusement, elle commençait sérieusement à perdre patience. Elle n’avait qu’une envie, sortir prendre un verre pour se remettre de ces essayages et rentrer chez elle. Le temps que Lynch passait dans la cabine lui parut interminable, au point qu’elle finit par se lever et sans prévenir se glissa à l’intérieur.

« On peut savoir ce qui vous prend autant de temps ? » demanda-t-elle d’un air agacé. Elle le dévisagea de la tête aux pieds, puis fronça le nez en voyant le résultat avant de reporter son attention sur les divers costumes accrochés. Elle farfouilla avant d’en prendre un. « Celui-ci ira très bien. Et dépêchez-vous, je n’ai pas envie de passer la nuit ici ! » Sur ce, elle sortit, lançant un sourire légèrement embarrassé à la vendeuse qui devait vraiment se poser des questions sur leur attitude à tous les deux. « Eum... il a un peu de mal à se décider... » Puis, elle se rassit espérant l’avoir suffisamment secoué pour qu’il aille plus vite.

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Jeliza Rose Blackwood
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MessageSujet: Re: Qui aurait cru que l'Enfer serait composé de jupons ?   Jeu 26 Déc - 11:15





« Come with me and you will see »









J’étais vraiment désolée pour la pauvre jeune femme d’être en compagnie d’un type aussi vil que celui qui l’accompagnait. Non mais depuis quand est-ce que c’était aux filles de sortir leur argent quand elles faisaient du shopping accompagnées ? Je n’avais jamais vu ça… J’en étais même choquée. Cet homme n’avait décidemment absolument aucun savoir vivre ! Et en plus de ça, il était grossier ! Si je n’avais pas un minimum de savoir vivre, je l’aurais mise à la porte et ce, sans aucun remord ! Mais comme j’étais une fille bien élevé, je pris mon mal en patience, non sans le fusiller à nouveau du regard quand il m’envoya balader. Lui, s’il revenait tout seul, il allait être reçu ! Certains en avaient vu pire pour moins que ça. Je conseillais donc ma jeune cliente de voir ailleurs le plus rapidement possible. Sa réponse me satisfaisait, si bien qu’un sourire se dessina sur mes lèvres.

Même si j’aurais préféré qu’elle choisisse la première robe qu’elle avait essayée, je devais bien avouer que la seconde était plutôt pas mal. Moi, j’étais plutôt partante, elle était parfaite à l’intérieur. Certes, elle était simple et si je l’avais choisi, c’était principalement parce qu’elle avait un dos nu. Du coup, quand il suggéra une veste, je ne pus m’empêcher de prendre la décision d’un non définitif. Il était hors de question qu’on gâche la tenue. Si elle avait un dos nu, ce n’était pas pour rien ! En plus, s’il ne comptait pas participer à l’achat, il n’avait pas grand-chose à dire. Les choix revenaient à la jeune femme et à personne d’autre. J’y veillerai personnellement ! Quand il usa un ton tranchant à mon égard, je croisais les bras sous ma poitrine, lui faisant affront. Il ne fallait pas qu’il pousse le bouchon trop loin non plus, il était toujours chez moi.

- Alors il vous faudra vous accordez tous les deux parce que vous n’avez pas réellement démenti ses propos tout à l’heure, répliquais-je.

J’étais fière de la réplique de la jeune femme concernant son choix de robe. J’étais bien contente de voir qu’au moins on avait le même avis là-dessus. Enfin, elle gardait la robe et c’était super. J’étais contente qu’elle ait trouvé son bonheur. Je partis donc à la recherche des chaussures qui pourraient aller avec cette robe. Je ne mis pas très longtemps à trouver les deux paires que je verrais bien avec elle. Maintenant, c’était à elle de faire son choix. Au passage, je pris quelques costumes pour son compagnon. Puisque le choix de la robe était fait, les choses seraient nettement plus rapides maintenant. Je revins assez rapidement aux cabines d’essayage où je les avais laissés. La jeune femme avait remis ses vêtements. Je faillis ne pas la reconnaître, tellement ça changeait. Je donnais les costumes. C’était son tour à présent. A nouveau, il m’exaspéra avec ses remarques.

- C’est parce que nous ne faisons pas partis du même monde, vous et moi ! répondis-je d’un ton las.

Ce qui était bien vrai d’ailleurs ! Je donnais ensuite les boites de chaussures à la jeune femme, lui intimant de faire son choix. Pendant ce temps là, je récupérais toutes les autres robes que je lui avais proposé pour les remettre sur les cintres et les accrochées en attendant de les ranger dans le magasin, une fois qu’ils seraient partis. Je la regardais ensuite essayer ses chaussures et un sourire se dessina sur mes lèvres quand elle m’annonça qu’elle avait fait son choix. J’étais contente qu’elle ait pu trouver son bonheur jusqu’au bout. Je pris la boite à chaussures ainsi que la robe avant d’aller poser tout ça sur le comptoir de la caisse. Quand je revins vers eux, la jeune femme avait disparu, mais elle ne tarda pas à réapparaitre, sortant de la cabine où son compagnon était entrain de faire ses essayages. J’arquai un sourcil, tout en posant mes mains sur mes hanches. Un sourire gêné se dessina sur son visage tandis qu’elle m’expliquait la raison qui l’avait poussé  à rentrer dans cette cabine.

- On va dire que je vous crois, mais que ce soit la dernière fois que vous cédiez à ce genre de… pulsion ! Je refuse que deux personnes rentrent dans la même cabine d’essayage. Vous n’imaginez même pas le nombre d’hurluberlus qui font autre chose que d’essayer des vêtements dans les cabines ! La prochaine fois, vous vous abstiendrez !

Je lui offris un nouveau sourire. Je n’étais pas vraiment en colère, je ne m’étais pas absentée assez longtemps pour qu’ils fassent ce genre de… chose dans ma cabine. Mais par mesure de sécurité, je préférais que ça soit bien clair. Les seules personnes qui pouvaient rentrer à deux dans une cabine étaient une mère et son enfant. Pour ce qui était du reste, j’avais mis des poufs pour que les clients puissent s’asseoir.




Carrie ◈ Daniel ◈ Jeliza


© Méphi.



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Everybody needs inspiration. Everybody needs a song. A beautiful melody when the night's so long, because there is no guarantee that this life is easy.
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MessageSujet: Re: Qui aurait cru que l'Enfer serait composé de jupons ?   Mer 1 Jan - 18:07



Qui aurait cru que l'Enfer
serait composé de jupons ?

Oublie toutes tes fringues
pour boulevards et chouettes quartiers.
Tu ne seras jamais bien saper sans un sourire.


Daniel & Carrie & Jeliza
Daniel Lynch avait visiblement sous-estimé les talents de comédienne de sa future cavalière. Quand cette dernière avait évoqué cette aptitude, le psychiatre avait crut à un mensonge destiné à revoir son salaire à la hausse. Seulement, cette séance forcée de shopping lui prouva le contraire. La manière dont Carrie passait de sa mine de chien battue en présence de Jeliza pour retrouver son sourire narquois lorsque cette dernière avait le dos tournée était pour le moins impressionnant. Au point que le docteur Lynch en déduisit que tous les symptômes d'un complexe faisaient également parti du jeu de sa secrétaire.

Bon, en réalité, ayant jeté un coup d'œil à certain prix sur les étiquettes, il ne pouvait décemment pas en vouloir à l'ancienne chasseuse de monstre de tenter par tout les moyens d'obliger le psychiatre à payer. Daniel put avoir un aperçu de la solidarité féminine puisque la propriétaire de la boutique s'offusqua automatiquement que se serait à Carrie de le faire. Ce qui n'était pas tout à fait exact mais il n'allait pas expliquer toute les subtilités de leur accord à une personne extérieure. Alors le psychiatre préféra répondre évasivement mais fermement que les détails ne la regardait pas. Ce qui n'empêcha pas Jeliza d'insister, déclarant que les deux versions ne correspondaient pas.

"Il est pourtant évident qu'elle n'a dit cela que pour attirer votre sympathie." Souligna-t-il, reprochant à la vendeuse de ne pas reconnaître une manipulation aussi évidente. "Et comme je viens de vous le dire, les détails ne vous regarde pas."

Le docteur Lynch faillit enchaîner sur le fait qu'en tant que vendeuse, la seule préoccupation de Jeliza devrait être que quelqu'un paye et non de savoir qui. Que se soit lui ou Carrie, quelle importance du moment que les achats étaient fait ? Oui, il allait officiellement payer, bien qu'il comptait retirer le prix de la robe achetée aujourd'hui au salaire promis pour obtenir la compagnie de sa secrétaire en tant que cavalière.

Finalement, Carrie choisit la deuxième robe. Devait-il être soulagé d'en avoir fini avec les essayages de sa partenaire ou bien vexé que personne n'ait prêté attention à ses conseils au sujet du dos nu de cette tenue ? Il n'eut pas vraiment le temps d'y réfléchir car déjà Jeliza revenait avec des costumes pour lui et des chaussures pour sa secrétaire. Malgré sa bonne résolution de ne pas émettre d'avis négatif, le psychiatre fut quelque peu décontenancé de voir la vendeuse revenir avec des costumes complet alors qu'elle avait affirmé quelques instants plus tôt ne pas avoir grand chose à changer. Le commentaire s'échappa de ses lèvres avant qu'il ne puisse la contenir. Jeliza lui rétorqua aussi sec qu'ils n'étaient pas du même monde.

Plutôt que de répliquer par une note ironique, le psychiatre se contenta de hausser un sourcil. Evidement qu'ils ne venaient pas du même monde. Encore heureux. D'ailleurs, il ne comptait plus remettre les pieds dans cette boutique à l'avenir, en vue des prix pour un simple costume. Daniel n'était venu ici qu'à cause du règlement vestimentaire strict lié au mariage. En silence, le psychiatre prit les vêtements proposés par Jeliza et se dirigea à son tour vers une cabine des essayages. Il estimait avoir le temps pour faire son choix puisqu'en parallèle Carrie devait choisir ses chaussures. Dommage qu'il rate çà mais au moins gagneront-ils du temps. Allait-il devoir faire plusieurs tentatives avant de trouver le bon choix ? Il espérait que non.

Le docteur Lynch avait finit de boutonner sa chemise et s'attaquait à présent à sa nouvelle cravate. Il tournait le dos au rideau de la cabine d'essayage, ne s'attendant certainement pas à voir débarquer sa secrétaire. Daniel pouvait se féliciter d'avoir un grand sang-froid. C'est se qui l'empêcha de sursauter ou de faire un bon de côté en attendant la voix de Carrie dans son dos. Il ne put tout de même pas retenir ses mains de se crisper sur sa cravate et ses épaules de tressaillir. Le psychiatre jeta un regard incrédule à l'intruse alors que celle-ci l'accusa de prendre du temps.

"Il me semble n'avoir fait aucune remarque ni intervention lorsqu'il vous fallut une éternité pour retirer votre corset tout à l'heure." Répliqua-t-il aussi sec.

Tout simplement par politesse mais visiblement ce genre de valeur se perdait. Allait-il se faire qualifier de vieux jeu pour çà aussi ? En fait, Daniel aurait dû s'y attendre. Prenez la réaction la plus irritante et illogique et vous obtiendrez le comportement de Carrie Jones. Au lieu de se lancer dans une énième joute verbale, le psychiatre préféra se concentrer sur le dernier bouton de son col afin de pouvoir resserrer complètement sa cravate. Une manœuvre qui aurait pu paraître quelque peu difficile sans ses lunettes. Pourtant, il s'en sorti sans peine.

Evidement, Carrie ne semblait pas décidée à partir puisqu'elle inspecta les propositions de Jeliza pour émettre un commentaire. Daniel poussa un soupir exaspéré. Bien sûr, elle avait attendit qu'il ait fini son premier essayage pour le faire.

"Allez-vous enfin sortir d'ici !" Commenta-t-il, visiblement irrité.

Heureusement, après une nouvelle invitation à se presser, sa secrétaire se décida enfin à partir. Le psychiatre réajusta le rideau ensuite pour être certain de ne pas subir de nouvelles visites impromptues de la part de sa future cavalière. Ensuite, il fusilla du regard le fameux costume qui avait remporté la préférence de Carrie. Sa première réaction fut de penser qu'il était hors de question qu'il le mette. Ce serait donner raison à sa secrétaire. Pourtant, le docteur Lynch devait se rendre à l'évidence que c'était le cas. Il y avait moins de couleur que les autres essais, seul le veston était d'une couleur vive, d'un rouge quasiment identique à celui de la future robe de sa cavalière. Le nier ne ferait que rallonger inutilement les essayages et n'évitera pas le sourire triomphant que ne manquera pas d'afficher le visage de sa future cavalière. Donc après quelques réticences, il se débarrassa du costume qu'il portait pour mettre celui mit en évidence par son intruse.

Alors qu'il finissait de mettre sa nouvelle veste, le psychiatre eut le plaisir d'entendre le commentaire de la vendeuse au sujet de l'intrusion de Carrie. Certes, il n'aimait pas qu'on pense ce genre de chose mais il devait avouer être amusé à l'idée de voir le mauvais tour de Carrie à son encontre se retourner contre elle. Il aurait été tentant de renforcer cette théorie pour embarrasser d'avantage la demoiselle... sauf que Daniel était aussi presser que son employée de quitter les lieux. Le docteur Lynch finit de s'habiller rapidement. Il était grand temps de finir cette comédie.

Daniel se rappela juste à temps de remettre ses lunettes sur le bout de son nez avant de sortir de la cabine d'essayage. Encore un peu et il partait sans, ce qui aurait été gênant. Etant donné qu'il se prendrait de toute façon une remarque pleine de sarcasme de la part de sa secrétaire, autant éviter dans recevoir une sur l'absence de lunette. D'ailleurs, en parlant de commentaire...

"Alors ? Le verdict ?" Demanda-t-il tandis qu'il chipotait aux manches de sa nouvelle veste.

De toute façon, quelque soit l'avis de la propriétaire de la boutique ou de Carrie, il comptait bien s'arrêter à ce premier choix. Pour les apparences, il se montra docile et feinta d'être attentif aux avis des demoiselles. N'avait-il pas déclaré à son employée qu'il se montrerait de meilleur volonté qu'elle lorsque se serait son tour de choisir sa future tenue ?

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MessageSujet: Re: Qui aurait cru que l'Enfer serait composé de jupons ?   Dim 5 Jan - 18:57


Daniel & Carrie & Jeliza
Bon d’accord, peut-être y était-elle allée un peu fort. Mais au moins, la vendeuse était de son côté, semblant accorder une réelle importance au concept de solidarité féminine qui avait toujours laissé Carrie de glace jusqu’alors. Néanmoins, c’était tout de même bien pratique de s’être assurée une alliée et elle avait découvert que, malgré ce qu’elle avait pu en parler autrefois, c’était tout de même bien pratique. Et elle adorait faire tourner Lynch en bourrique, ce qui la distrayait et la poussait à pencher à autre chose qu’à son malaise dans une telle situation. Et puis, il le méritait : quelle idée de lui faire payer sa tenue ! Comme si elle en allait avoir un autre usage après ce mariage ! Au pire elle pourrait toujours la revendre, mais elle avait espéré ne pas avoir à le faire. Au moins avait-elle réussi à se retrouver avec une robe qui ne la mettait pas trop mal à l’aise puisque le dos découvert ne la gênait absolument pas. Ce qui n’était apparemment pas le cas de son futur cavalier. Il n’était pas si vieux pourtant, comment était-il possible qu’il soit aussi vieux jeu ?

Apparemment oui, et elle se retint de rire en voyant la manière dont lui parlait Jeliza, qui paraissait tout à fait outrée par son comportement. Elle n’aurait pas pensé qu’une vendeuse se permettrait de s’immiscer à ce point dans la vie privée de client, et ça l’aurait très probablement gênée d’ailleurs en d’autres circonstances. Mais là, à présent qu’elle sentait qu’elle avait trouvé sa robe et que les essayages étaient bel et bien terminés, elle ne pouvait s’empêcher d’être très amusée par la situation. Et lorsque Lynch répliqua, elle ne put faire autrement qu’enfoncer le clou tant c’était tentant. Elle lui lança un regard noir, semblant furieuse et vexée.

« Et bien, si c’est là l’image que vous avez de moi, il me faudra peut-être revoir mon choix de cavalier ! » lui lança-t-elle.

Ce qu’elle ne ferait évidemment pas, tout simplement parce qu’elle aurait refusé d’y aller avec qui que ce soit d’autre. A moins que cette autre personne n’ait elle aussi voulu la payer. En tout cas, l’amusement ne faisait que commencer étant donné qu’elle avait choisi sa robe et que désormais, c’était à son tour. Et il n’allait pas être déçu vu la collection de costumes complets qu’elle apportait. Visiblement, elle n’était pas la seule à devoir être relookée.

Essayer des chaussures l’occupa encore un moment avant qu’elle commence à en avoir assez de traîner ici, au milieu de toutes ces fringues et avec une vendeuse à moitié hystérique. Profiter de l’absence de cette dernière pour s’engouffrer dans la cabine du psychiatre n’était peut-être pas la meilleure idée qu’elle ait eue, mais à vrai dire elle n’y avait pas vraiment réfléchi. Heureusement, il était habillé, c’était toujours ça. Et bien évidemment, elle le pressa de terminer ses essayages afin qu’ils puissent quitter rapidement cette boutique. A sa remarque, elle leva les yeux au ciel d’un air réellement exaspéré.

« Un corset ? Non mais vous sortez de quelle époque exactement ? » C’était le moins qu’on puisse dire. Elle-même n’y connaissait rien en matière de mode, mais quand même... « Peu importe, j’ai envie de m’en aller, on ne va pas rester des heures ici non plus, alors dépêchez vous ! »

Bon, puisqu’il ne semblait pas être capable de choisir une tenue correcte, elle allait l’aider. Décidément, il fallait toujours tout faire ! Elle n’était pas une experte en mode mais elle tenta de prendre quelque chose qui correspondait au style habituel de son patron. Après lui avoir tendu un costume, elle lui obéit et sortit en soupirant. Mais au tout dernier moment elle se retourna avec un sourire à la fois ironique et un peu moqueur.

« Au fait, vous êtes pas mal du tout sans vos lunettes... » lui lança-t-elle avant de sortir sans lui laisser le temps de répondre.

Elle n’avait en revanche pas prévu le regarde désapprobateur de la vendeuse sur elle. Comprenant immédiatement ce à quoi elle songeait, elle tenta de se justifier, apparemment en vain. Elle fut extrêmement soulagée que Lynch ne soit pas présent, parce que les insinuations de Jeliza l’embarrassèrent réellement tout en la faisant rougir, chose qui était assez rare pour être soulignée.

« Mais non... mais pas du tout... » bredouilla-t-elle, avant de s’arrêter en réalisant qu’elle aurait beau se défendre, la vendeuse ne la croirait jamais de toute façon. Elle tenta de retrouver une certaine contenance tandis que Lynch sortait de la cabine vêtu du costume qu’elle-même avait choisi, ce qu’elle aurait fait remarquer en temps normal, mais elle n’y songea même pas cette fois-ci. Au lieu de ça, elle laissa éclater sa mauvaise humeur. « C’est très bien, vous voyez quand vous voulez ! Bon, on y va maintenant ? » Elle en avait vraiment assez. Tout ce qui concernait ce maudit mariage l’agaçait et elle commençait à se demander si l’argent était un motif suffisant pour accepter. Mais bon, elle n’allait certainement pas reculer maintenant de toute façon !

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Jeliza Rose Blackwood
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MessageSujet: Re: Qui aurait cru que l'Enfer serait composé de jupons ?   Lun 13 Jan - 21:05





« Come with me and you will see »









Techniquement, les histoires de couple, tout ça, ça ne me regardait pas. En tant que vendeuse, je devais rester neutre, mais parfois, c’était tout simplement impossible. Surtout quand votre cliente vous annonçait, avec la plus grande déception du monde, que la personne qui l’accompagnait, un homme qui plus est, ne souhaitait pas participer aux frais. C’était tout simplement honteux et extrêmement contraire à l’étiquette. Un homme se devait d’être gentleman et dégainer sa carte de crédit pour payer les achats de la dame. Et après mon père trouvait étonnant que je n’ai encore trouvé personne qui me convienne, mais avec des paysans pareils, comment vouliez-vous que je trouve quelqu’un à ma hauteur ? Enfin bon, je m’égarais car pour le moment, il ne s’agissait pas de moi, mais plutôt de l’étrange couple qui se tenait face à moi.

Je n’avais réellement pas envie de me prendre la tête avec lui et quand il me signala que sa compagne ne faisait ça que pour attirer ma sympathie, je haussais les épaules. Si c’était bien le cas, c’était réussi parce qu’elle semblait vraiment beaucoup plus sympathique que lui, dans tous les cas. Un léger sourire satisfait se dessina sur mes lèvres quand elle évoqua le fait de revoir son choix. C’était exactement le conseil que je lui avais donné et j’étais contente que ce ne soit pas tombé dans l’oreille d’une sourde. Enfin, pour l’instant, peu importait ! La jeune femme venait de faire son choix sur la deuxième robe qu’elle avait essayé et j’étais satisfaite de son choix, même si j’aurais adoré qu’elle prenne la première robe. Mais l’important, c’était qu’elle ait trouvé son bonheur et j’étais même plus que fière que ce soit dans ma boutique.

Pendant que l’un parti à son tour en cabine avec quelques costumes après s’être mangé une réplique cinglante de ma part et que l’autre essayait quelques paires de chaussures, je les laissais seuls quelques instants afin de faire ce que j’avais à faire. Ben oui, je ne pouvais pas toujours camper avec eux, même les clients n’étaient pas nombreux, la plupart étant déjà venue quelques temps plus tôt pour venir chercher leurs tenues de mariage. Enfin, les gens pouvaient venir n’importe quand, j’aurais toujours des vêtements pour des occasions de ce genre, même si dans cette petite bourgade du Maine, tout le monde était rapidement au courant quand un mariage avait lieu. Le bouche à oreille était tellement efficace, sans parler des publications du Daily Mirror. Quand je revins vers mon étrange couple, je retrouvais la jeune femme entrain de sortir de la cabine qu’occupait celui qui l’accompagnait.

Parce qu’il était de mon devoir de mettre les choses au claires, je préférais l’avertir quant au fait que c’était interdit à cause des pulsions malsaines de certaines personnes qui trouvaient ça excitant de copuler dans une cabine d’essayage. Enfin, je n’étais pas idiote, je ne les avais pas laissé assez longtemps pour qu’il puisse se passer quoi que ce soit, à moins que l’homme dans la cabine soit une réincarnation de Lucky Luck, mais ça, je ne voulais SURTOUT PAS le savoir ! Je restais impassible quand la jeune femme piqua un phare tout en tentant à nouveau de se justifier pour bien me faire comprendre qu’il ne s’était absolument rien passé. Finalement, un sourire en coin se dessina sur mes lèvres.

- Respirez, je n’ai pas dit que c’était votre cas, je vous explique simplement pourquoi c’est interdit. Si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais mis un panneau « interdit de copuler », mais tout le monde n’est pas du même avis que moi…

Big Daddy m’avait formellement interdit de faire une telle chose car ça donnait une très mauvaise image au magasin. Après mûre réflexion, j’en étais venue à convenir qu’il avait raison et que je ne pouvais pas mettre d’annonce de ce style-là. La seule chose que j’avais à faire, c’était d’appeler la police afin de déposer plainte pour exhibitionnisme. La conversation s’arrêta plus ou moins là quand le compagnon de la jeune femme sortit de la cabine avec le costume qui était composé du veston qui se marierait avec la robe choisie un peu plus tôt. Je manquais de demander s’il lui avait fallu un coup de main pour se décider à enfiler celui-là, mais je me retins car, comme il le dirait à nouveau, cela ne me regardait pas, et se serait déplacé de ma part de faire une telle « accusation », même si c’était extrêmement tentant.

La jeune femme était pour le choix du costume, avec une certaine mauvaise humeur, comme si elle ne lui laissait pas le choix. Peut-être que c’était ce qu’il méritait, mais il était hors de question que je laisse partir un client insatisfait. Du coup, je ne manquais pas de la fusiller du regard avant de reporter mon attention sur celui qui attendait un avis.

- Si à vous il vous plait, c’est tout ce qui importe, les costumes que je vous ai donné convenaient tous pour la robe. Donc le choix vous revient. Faites-moi part de votre décision et nous pourrons passer en caisse !




Carrie ◈ Daniel ◈ Jeliza


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MessageSujet: Re: Qui aurait cru que l'Enfer serait composé de jupons ?   Ven 17 Jan - 19:01



Qui aurait cru que l'Enfer
serait composé de jupons ?

Oublie toutes tes fringues
pour boulevards et chouettes quartiers.
Tu ne seras jamais bien saper sans un sourire.


Daniel & Carrie & Jeliza
Quand on avait les bons ingrédients en main, faire perdre son calme légendaire à Daniel Lynch pouvait être assez simple. Tout d'abord, il fallait le placer dans un cadre qui ne lui était pas familier, comme cette corvée de shopping. Ensuite, il fallait lui faire perdre le contrôle de la situation, voir même tout ses repères. Volontairement ou non, Carrie semblait trouver un malin plaisir à rassembler ses différents éléments ensemble. D'abord en rendant imprévisible ses réactions et ensuite en jouant la comédie pour obtenir le soutien de la vendeuse au sujet du payement de la robe. Sur ce dernier point, le psychiatre ne pouvait que désapprouver le manque de neutralité de Jeliza qui s'apparentait à un manque flagrant de professionnalisme aux yeux de quelqu'un d'aussi méticuleux que Lynch. En plus, elle se faisait avoir par des mécanismes de manipulation pourtant évident. Un reproche qu'il ne put s'empêcher d'exprimer à voix haute, ce qui était un premier signe que la tournure des événements commençait doucement à l'agacer.

Bien sûr, sa secrétaire n'était pas prête à lâcher l'affaire en si bon chemin et, après avoir feint d'être vexé, elle déclara que si c'était ainsi, elle devrait peut-être changer de cavalier.

"A votre guise, c'est vous qui avez le plus à perdre dans cette histoire." Répliqua-t-il.

La phrase aurait pu paraître incroyablement prétentieuse pour quelqu'un qui ne connaissait pas le contexte. Daniel faisait bien sûr référence à l'argent promis qui ne serait plus que de l'histoire ancienne si l'accord concernant le mariage venait à être rompu. Que Carrie Jones croit qu'il n'avait pas le choix et profite de la moindre occasion pour faire pencher la balance de leur marché en sa faveur ne pouvait pas durer. Cependant, malgré se constat, il ne pouvait mettre immédiatement les points sur les i, pas devant un témoin qui interpréterait mal les choses. Heureusement que la vendeuse n'avait fait aucun commentaire, sinon cette joute verbale aurait été sans fin.

Or, le psychiatre était bien décidé à écourté autant que possible les essayages maintenant que son tour était venu. D'ailleurs, il déclara à Carrie qu'il se montrerait plus docile qu'elle sur ce point. Une résolution qui perdit de sa contenance lorsqu'il émit un commentaire sur le nombre de costume sélectionné par la vendeuse. Avec une mauvaise grâce qu'il se fit un devoir de masquer, il prit la sélection pour commencer à les placer dans sa cabine d'essayage.

Du coin de l'œil, il vit que Jeliza était parti pour vaquer à d'autres occupations alors que Carrie commençait à s'installer pour ses essayages de chaussures. Daniel rejoignit un instant sa secrétaire pour enfin mettre les choses aux clairs.

"Que se soit bien clair..." Chuchota-t-il. "Je vous ai choisi comme cavalière, pas parce que je n'avais pas d'autres options mais parce que vous étiez la personne dont la présence à mes côtés serait la moins..." Il laissa sa phrase en suspend tout simplement parce qu'il ne voyait pas quel mot conviendrait le mieux pour la poursuivre. Aucun critère ne correspondait aux trois autres choix qu'il avait eus en tête lorsqu'on lui avait suggérer de venir à un événement public accompagné. Il prit soin de combler le blanc très vite avant que son interlocutrice n'en profite. "Peu importe... Si vous continuez de jouer la carte de la provocation, je pourrais décider que le jeu n'en vaille pas la chandelle, compris ?"

Sur ce, il se dirigea vers sa cabine pour commencer les essayages. Croyant avoir clarifié la situation, il fit une monumentale erreur : baisser sa garde et fut, par conséquent, totalement prit par surprise lorsque Carrie décida de lui rendre visite. Heureusement qu'il avait presque fini de s'habiller à se moment là ! Devant l'empressement de sa secrétaire, il lui signala que lui n'avait pas fait autant d'histoire lorsque la jeune fille avait eu quelques difficultés en cabine à enlever son corset seul. Daniel ne s'y connaissait pas vraiment en mode et avait dit le premier mot qui lui était venu à l'esprit. Il lui avait semblé que c'était le mot juste mais apparemment ce n'était pas le cas puisqu'il reçut une remarque piquante de la part de son employée. La surprise de son intrusion impromptue étant passé, le psychiatre put répliquer avec de l'ironie tout aussi mordante.

"Ah, parce que vous voilà une experte en mode après avoir essayer deux robes." Répliqua-t-il avant de demander à nouveau à l'intruse de sortir.

Hélas, sa future cavalière n'en avait pas encore fini et ne se décida à partir qu'après avoir apporté son opinion sur le choix de vêtements à porter et une remarque ironique à propos de ses lunettes (ou plutôt sur leur absence puisqu'il les avait retiré au début de ses essayages pour ne pas être gêné par elle). Avant qu'il ne puisse répondre, la demoiselle avait déjà filé. Alors, par dépit, le psychiatre adressa au costume choisit le regard noir qu'il aurait aimé avoir eu le temps d'adresser à Carrie. Le fait qu'elle avait raison au sujet du costume envenimait les choses. Daniel ne voulait pas se montrer têtu et éterniser cette séance de shopping déjà suffisamment longue donc il se rangea devant la logique.

Le temps pour Carrie de recevoir un commentaire sur son intrusion en cabine de la part de la vendeuse et il avait changé de vêtement, paré à recevoir les sarcasmes qui n'allaient certainement pas attendre. Sa phrase d'ailleurs aurait pu ressembler à une invitation à ouvrir le feu. Alors qu'il ne reçu rien d'autre qu'un bref commentaire et une incitation à en finir, ce qui provoqua chez lui un froncement de sourcil et une expression perplexe. Le psychiatre aurait crut à une revanche suite à sa précédente remarque sur les chaussures. Vraiment étrange. Enfin, il n'allait tout de même pas se plaindre du fait que son employée était en manque de sarcasme ! Quoi que cela faisait du bien de ne plus être la cible du regard noir de la vendeuse. Si le docteur Lynch n'avait pas eu le pressentiment que quelque chose n'allait pas, il aurait certainement affiché un sourire victorieux à sa secrétaire. Au lieu de cela, il préféra se concentrer sur les commentaires de Jeliza qui lui assurait que c'était à lui de voir si le costume qu'il portait lui plaisait.

Daniel jeta un coup d'œil au miroir. Ce qu'il portait représentait à coup sûr l'achat le moins inutile parmi les sélections de la propriétaire des lieux. Seul le veston était de couleur et donnait une note 'festif' à l'ensemble. Le reste pouvait très bien être reporté pour d'autres occasions.

"Si çà convient à ma cavalière, cela me convient aussi." Répondit-il poliment.

Sur ces mots, il retourna en cabine pour reporter son ancienne tenue, rangeant avec soin celle qu'il était sur le point d'acheter. Pour éviter que Carrie n'ait l'idée de revenir faire un tour afin de l'intimer d'aller plus vite, cette fois, il fut plus rapide. En sortant, il regarda furtivement la liste des achats du jour qui était décidément grande. A la base, ils étaient venus pour une robe et voilà qu'il se retrouvait à devoir payer la dite robe en plus des chaussures assortis et un costume complet pour lui. Heureusement que Jeliza n'avait pas parlé d'accessoire... Daniel n'aurait pu que renforcer l'impression de goujat que la vendeuse devait avoir de lui en refusant tout net cette idée. Sans un mot de plus, il alla déposer son choix près de la caisse et sortait déjà son portefeuille.

"Combien vous dois-je ?" Puis il ajouta bien vite au cas où Jeliza pensait qu'il ne comptait payer que pour la partie des achats qui le concernait : "Pour l'ensemble des achats."

Sur cette précision, il lança un regard vers Carrie qui sous-entendait très clairement : vous voyez, c'est moi qui vais payer.

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MessageSujet: Re: Qui aurait cru que l'Enfer serait composé de jupons ?   Lun 20 Jan - 21:56


Daniel & Carrie & Jeliza
Depuis le temps qu’elle connaissait Lynch, elle avait appris à repérer ses faiblesses, à identifier ce qui était capable de le mettre dans tous ses états et à en abuser. Et quoi de mieux que le faire dans une situation où elle-même était mal à l’aise ? Au moins cela lui permettait d’avoir un autre objectif : le pousser à bout pour oublier qu’elle était aussi dans une situation inconfortable la mettant face à ses incertitudes. Elle détestait ce moment, détestait cette boutique et détestait savoir qu’elle allait devoir porter cette stupide robe pour un mariage dont elle n’avait que faire. Elle se demanda si le salaire valait vraiment le coup, surtout alors qu’elle n’était même pas certaine d’en percevoir la seconde partie. Mais de toute façon, il était beaucoup trop tard pour reculer. Tant pis, ce ne serait qu’un mauvais moment à passer. Elle devait s’en convaincre, mais ce n’était pas pour autant que ça en ferait quelque chose de moins pénible. Elle taquina Lynch sur le fait qu’elle aurait sans doute dû changer de cavalier et elle ne put s’empêcher de laisser échapper un léger rire à sa réponse.

« Comme si vous aviez le choix en la matière ! » s’exclama-t-elle avec un sourire moqueur.

Elle ne connaissait pas grand chose, voire même absolument rien de sa vie privée, mais quelque chose lui disait qu’il ne devait pas s’intéresser plus que ça à la gente féminine, et que celle-ci le lui rendait bien. Pour tout dire, il inspirait davantage la peur ou la méfiance que l’admiration et elle ne voyait honnêtement pas qui aurait accepté de l’accompagner à sa place, surtout si proche de l’événement. Il n’avait pas semblé apprécier sa petite remarque et le lui fit savoir à l’instant où Jeliza eut le dos tourné.

Elle ne s’était pas attendu à ce qu’il se montre aussi en colère et elle en fut quelque peu surprise l’espace d’un instant. Voilà qu’il se croyait le maître du jeu à présent et qu’il semblait estimer qu’elle devait lui obéir sous prétexte apparemment de se voir éjecter et refuser l’argent qui lui avait été promis. Elle n’était pas dupe cependant. Il avait peut-être oublié qu’il avait dû la convaincre de l’accompagner à ce mariage, mais elle non.

« A qui vous voulez faire croire ça ? Vous avez besoin de moi, sinon vous ne me l’auriez pas demandé. Et puis j’aimerais bien savoir comment vous compteriez faire pour trouver une autre cavalière maintenant... » Elle s’arrêta et esquissa un léger sourire, avant de reprendre. « N’ayez pas peur, je vais me tenir tranquille. Je sais bien me comporter. »

Au cas où il en aurait douté, ce qui était probablement le cas. Elle ne comptait pas se laisser faire et dicter sa conduite. Il avait beau la payer, elle savait parfaitement qu’il avait besoin d’elle. Comment aurait-elle pu en douter après les négociations qu’ils avaient dû faire pour finalement se décider ? Il n’empêche que tout ça était épuisant. Elle espérait que le mariage serait moins pénible que le shopping, mais elle en doutait.

Un shopping qui n’était pas terminé comme elle le constata bientôt lorsque la vendeuse apporta un nombre incalculable de costumes, mais aussi de chaussures. Au moins elle n’avait pas à retourner en cabine et à passer un temps incalculable à changer de vêtements. Et puis cette fois-ci c’est d’abord sur le prix qu’elle se concentra, et tant pis si elle pouvait à peine marcher avec ses chaussures. Pour une journée, ce ne serait tout de même pas si terrible, si ? Bon, ce serait désagréable, mais elle survivrait sans nul doute à l’épreuve. Elle en avait tellement assez de cette boutique qu’elle prit le risque d’entrer dans la cabine alors que Lynch était en plein essayage, ce qui réussit bien sûr à l’agacer. C’était plus fort qu’elle, elle cherchait à le piquer dès qu’elle le pouvait.

« Pas une experte en mode, juste dans ma propre époque. Vous devriez essayer, ça ne vous ferait pas de mal. » rétorqua-t-elle sans sembler vouloir bouger.

Elle détestait la mode, mais elle en savait suffisamment pour savoir ce qu’était un corset et elle avait du mal à croire que quelqu’un d’aussi érudit que lui semble l’ignorer. Ceci dit, il n’était pas étonnant qu’il ne soit pas intéressé par ce genre de choses. Néanmoins, la mauvaise humeur qu’il montrait ne la dissuada pas de rester, et même de le houspiller pour qu’il se dépêche et qu’ils puissent quitter cet endroit au plus vite. Elle n’avait plus qu’à rêver au verre qui suivrait et qu’il lui avait promis. Il avait grand intérêt à assurer ses engagements, surtout après l’avoir trainée dans un endroit pareil alors qu’elle se serait volontiers contentée d’un achat sur internet.

En repartant après lui avoir donné un conseil sur son costume, elle se trouva face à Jeliza qui ne laissa bien sûr pas passer ce qu’elle venait de faire, semblant croire qu’elle avait agi de manière répréhensible. Ce qui était faux bien évidemment, mais elle sentit très vite que la vendeuse ne s’en laisserait pas facilement convaincre. Copuler ? Alors là, certainement pas ! Comment pouvait-elle imaginer une chose pareille ? Apparemment, elle le pouvait.

« Que voulez vous, il est irrésistible... » se contenta-t-elle de répondre avec une ironie tellement visible que n’importe quel être normalement constitué s’en serait rendu compte.

Enfin, il avait fini par sortir, et étrangement avec le costume qu’elle avait conseillé. Néanmoins, elle fut suffisamment prudente pour ne pas crier victoire trop vite, car qui lui disait qu’il n’allait pas vouloir changer d’avis uniquement pour la contrarier ? Et dans ce cas là, les essayages recommenceraient, pour son plus grand malheur... Elle eut particulièrement peur lorsque Jeliza lui dit que tous les costumes convenaient et que c’était son choix. Pourtant, de manière totalement surprenante, il annonça qu’il se rangerait à son avis. Alors, ça, c’était une grande première !

« Celui là est parfait ! » s’exclama-t-elle, sans doute de manière un peu trop enthousiaste.

Puis, elle suivit Lynch jusqu’à la caisse d’un pas qui manifestait clairement son impatience à quitter la boutique. Elle ne put s’empêcher de sourire lorsqu’il montra qu’il allait payer, même si elle sentait que son salaire allait peut-être s’en ressentir...
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MessageSujet: Re: Qui aurait cru que l'Enfer serait composé de jupons ?   Dim 26 Jan - 20:01





« Come with me and you will see »









S’immiscer dans la vie des gens, ce n’était pas du tout du ressort des vendeurs et des vendeuses. Du coup, c’était vraiment très mal venu de ma part de faire part de mon point de vu à mon client qui ne semblait pas être galant pour deux sous. La galanterie ne mangeait pas de pain, mais elle semblait être insurmontable pour certaines personnes. Notamment lui. Comment est-ce que cette pauvre fille pouvait accepter de dépenser son argent sans rien dire ? Surtout quand on savait que la somme ne serait pas modique. Et oui, pour avoir une jolie tenue, il fallait y mettre le prix. La vie était ainsi faite. Du coup, il était normal que ce soit lui qui paie ! Nous, les femmes, devions utiliser notre argent pour d’autres choses, comme des séances de soin par exemple. Sauf que cette fille-là ne semblait pas vraiment être du genre à passer une après-midi complète entre les mains de masseurs pour se relaxer un bon coup. Bref, peu importait ses occupations, j’étais certaine qu’elle avait de l’argent à dépenser pour d’autres choses. D’où l’intérêt que ce soit Monsieur qui paie. Donc je n’avais pas pu rester muette face à une telle injustice.

Ces deux là, je ne les comprenais pas. J’avais l’impression qu’ils étaient tous les deux à des extrémités. Qu’est-ce qu’ils faisaient ensemble ? C’était une excellente question ! Il y avait des gens bizarres parfois ! Et ils allaient au mariage ensemble… Oh mon dieu, j’imaginais à l’avance le massacre que ça allait être ! Les pauvres mariés… J’avais presque envie de les prévenir pour ne pas qu’ils aient ces deux énergumènes à leur mariage, mais s’ils avaient été invités… Quoi que non, toute la ville était invitée. Venait qui voulait. Mais peut-être y avait-il des gens qui n’étaient pas les bienvenues ? Peut-être, oui. En tout cas, Big Daddy et moi étions invités et ce sans la moindre contrainte. Enfin bon, peu importait. Les essayages arrivaient à leur fin car c’était au tour de Monsieur d’associer son costume avec celui que sa cavalière avait choisi. Lui avait été moins long à se décider, mais en même temps, c’était normal puisqu’il n’avait que des costumes qui pourraient aller avec la robe. Donc le voir sortir aussi rapidement de la cabine d’essayage.

En le voyant dans son costume, la jeune femme n’afficha pas du tout un air convaincu. Alors si elle n’était pas contente, pourquoi est-ce qu’elle avait pris la peine de rentrer dans la cabine si c’était pour lui offrir un avis aussi moyen que le sien ? Du coup, j’espérais rattraper un peu le truc en lui affirmant que l’important, c’était que ça lui plaise à lui avant tout. Si c’était sur ce costume qu’il avait eu un ‘coup de cœur’ et bien c’était celui-là qu’il devrait prendre, ni plus, ni moins ! Malgré ça, il fut poli et choisit celui-là simplement parce que c’était celui convenait à sa cavalière. Chose à laquelle cette dernière montra un peu trop d’enthousiasme pour être vrai. Je fronçais légèrement les sourcils et laissais tomber. J’en avais un peu marre d’essayer de comprendre ce qu’ils pouvaient bien se trouver l’un à l’autre. J’allais devoir faire une cure d’aspirine si je commençais à réfléchir là-dessus. Je le laissais retourner en cabine pour se changer pendant que je me rendis de nouveau au comptoir où j’avais laissé la robe et la boite à chaussures.

Quelques minutes plus tard, à peine, le ‘couple’ (faute d’autre terme) revint vers moi avec le costume choisi. Je fus surprise qu’il me demande le prix de ses achats pour l’intégralité. Je le fixais pendant quelques instants avant de regarder la jeune femme pour essayer de voir si c’était une blague mais à en juger la tête qu’elle faisait, cela n’avait rien d’une blague. Il allait vraiment payer. Sans un mot, je pris le costume pour l’ajouter à la robe et fis passer les articles au scanner. Le prix s’afficha sur l’écran rectangulaire destiné aux clients, mais comme tout vendeur, j’annonçais le prix d’un air détaché :

- Cela vous fera trois cent dollars.

Néanmoins, je lui offris un sourire avant de mettre dans un sac la boite à chaussures que je tendis à la jeune femme.

- Je vous offre les chaussures, cadeau de la maison !

Ce n’était pas souvent que je faisais des cadeaux, mais aujourd’hui, j’étais dans mon bon jour. C’était pour elle que je faisais ça et pas pour son compagnon. Si ça ne tenait qu’à moi, je lui aurais tout fait payer, mais elle, elle me semblait beaucoup plus sympathique que lui donc je lui offrais une paire de chaussures. Je reportais mon attention sur lui et encaissais la somme demandée avant d’emballer le costume et la robe et à lui tendre les deux sacs.

- Je vous souhaite une excellente fin de journée et au plaisir ! fis-je avec un grand sourire.




Carrie ◈ Daniel ◈ Jeliza


© Méphi.




Hors RP : Voilà, je pense que pour moi, ce rp s'arrête là ^^ à vous de voir si l'un d'entre vous répond pour clôturer ou quoi ^^ je vous fais confiance I love you Thank you   

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