★ Coup de cœur Novembre 2016 de Disney World Pub
★ Coup de cœur Mars 2017 de Ouaf Ouaf Pub

Le forum fête ses 5 ans d'existence !
Venez ici nous laisser votre plus beau message !
Inscrivez votre forum sur notre Top-Site !

L'histoire se déroule en Octobre 2013.

« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


Charming ೨ Henry ೨ Ruby ೨ August

Partagez | 
 

 Intrigue bonus ೨ Nord du nuage.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage

avatar

The Fairytale Book
Bouquin Chieur ೨ Voix de la sagesse

✒ Curse :
275


MessageSujet: Intrigue bonus ೨ Nord du nuage.   Lun 3 Juin - 18:15



Affrontez vos peurs !

೨ Votre arrivée.
Vous vous réveillez dans une dimension apocalyptique aux côtés d'une poignée d'autres infortunés qui se demandent, comme vous, comment ils sont arrivés ici alors que vous vous étiez endormis dans un tout autre lieu. Vous ne savez pas que vous êtes dans un rêve, personne ne le sait. Vous ne savez pas ce que vous devez faire, seule l'imposante dune qui vous fait face semble être capable d'apporter les réponses à vos questions. Vous comprenez donc qu'il faut que vous atteignez cette colline noire et cet inquiétant nuage pour comprendre ce qu'il se passe, mais y parviendrez-vous ? Méfiez vous du désert et de ses dangers, ce sable noir n'est pas votre allié...
Vous faites partie du groupe qui se situe au nord de la dune. Vous pouvez distinguer au loin deux autres groupes, à l'est et à l'ouest de la colline, par contre vous ne pouvez pas voir s'il en existe un autre au sud. Avant toute chose, vous devez découvrir qui sont les autres personnes à vos côtés et déterminer ce que vous devez faire, le but étant d'atteindre la dune. Serez-vous tous d'accord pour vous diriger dans cette direction ? Préférerez-vous rejoindre les autres avant de grimper la dune ? Si vous choisissez cette option, vers quel groupe vous dirigerez-vous en premier ? Choisirez-vous de faire bande à part, plutôt ? Faites vos choix, mais restez vigilants...
೨ Quelques points importants.
Vous pouvez choisir de vous réunir avec d'autres groupes, mais ne perdez pas de vue le fait qu'ils se situent tous assez loin et donc que vous ne les rejoindrez pas en un seul post. Si deux groupes se retrouvent durant l'aventure, le groupe possédant le moins de membres à l'instant de la réunion verra son RP fermé et tout le monde postera dans le sujet du groupe comportant le plus de membres.
Il n'y a pas d'ordre de passage imposé, ainsi chacun peut poster quand il le souhaite à la condition de ne pas poster deux fois de suite, cela va sans dire. Puisque nous avons choisi d'organiser l'intrigue de la sorte et pour éviter que cela traîne trop, nous vous informons que ce RP sera verrouillé automatiquement après un mois d'ouverture. Le Staff déterminera, en fonction de ce qui advient au terme de ce mois, le sort des personnages encore présents dans le groupe.
Le délai d'un mois est une limite, mais vous pouvez bien sûr mettre moins de temps pour rejoindre la dune de sable noir si la situation s'y prête. Lorsque vous rallierez la colline, votre RP sera verrouillé et vous pourrez continuer l'aventure sur le sujet principal, ce dernier sera déverrouillé dès qu'un groupe parvient au nuage ou, à défaut, dans un mois.
೨ Vos compagnons d'aventure.
Merida (Chrissie), Red (Ruby), Anastasie (Santana), la fiancée de Frankenstein (Emilia).

© Macha
Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: Intrigue bonus ೨ Nord du nuage.   Lun 3 Juin - 22:41
Marianne.
La douceur d'une douce couette, bien à l'abri dans son lit, enfin c'est ce qu'elle pensait avant de sentir un truc croustillant dans la bouche, une chaleur étonnante lui brulait le visage. La princesse n'avait aucune envie de se réveiller sachant très bien que près d'elle se trouvait Robin. Pourquoi se trouvait près de lui déjà ? Elle essayait de s'en rappeler, mais rien à faire, le néant total. Pouffant un grand coup, elle ouvrit grand les yeux, la jeune fille avait toujours eu du mal à se réveiller et donc ne remarqua pas de suite, le paysage qui l'entourait, secouant le sable noir qui la recouvrait, elle s'étira les bras tous en se levant. C'était comme-ci tout était normale, alors que s'étendît à l'horizon, un désert de sables noirs, sans rien d'autre en vue, hormis une grande dune.

Ce passant la main sur le visage, ce fut une longue chevelure rousse qui attira son attention, elle connaissait ses cheveux, une seule personne pouvait en être la propriétaire sans attendre elle se précipita dessus et totalement épanoui la pris dans ses bras, cela faisait des mois, qu'elle n'avait pas vu Mérida et elle avait besoin de ses plans pour trouver un moyen d'empêcher son mariage, oui Marianne voyait bien que Jean cèderait bientôt, même si le shérif ne ramènerait pas la tête de Robin. Quelle idée d'avoir misé son mariage là-dessus ? Bien sûr que c'était la sienne et qu'elle était un des meilleurs qu'elle avait eus, mais être fiancé depuis des mois commençait vraiment à lui peser, même pas une moindre nouvelle de Richard, ne desserrant pas son étreinte, elle commença même à la faire tourner en rond en chantonnant légèrement « ma Mérida, tu m'as manquée. » S'attendant même à tout instant à voir un feu follet apparaître et aussi des ennuis, mais Marianne, elle ne voulait que penser au meilleur, l'avoir retrouvé, certainement pour cela qu'elle mit du temps à remarquer un autre visage familier, le Gitan qui l'avait empêché de sauver des personnes condamnées à mort, alors qu'elle était en route pour les camps de Richard, il lui avait sauvé la vie en agissant ainsi, sauf que par le coup du sort, alors qu'elle enquêtait sur l'informateur de triste sire, elle avait découvert que c'était lui. Se stoppant net, son coeur s'arrêta, mais où était-elle ? Hormis le gitan et Mérida, elle n'était entourée que par des inconnus et surtout pas ce sable noir. Relâchant son étreinte, elle lança un regard à sa cousine :

- Dans quelle aventure dangereuse, nous as-tu encore emmener ?

Il était certain qu'auprès du Mérida, le danger accourait, combien de fois Marianne avait-elle dit qu'elle n'attirait que les ennuis, qu'un jour elle aurait sa mort et bah ce jour était sans doute arrivé, qu'est-ce qu'il n'y avait pas de plus dangereux qu'un désert ou la seule chose qui différait du sable était ce nuage noir tout en haut de la dune ? Comment était-elle arrivée ici et surtout que faisait-elle là. Dans quoi Mérida, s'était-elle encore embarqué, ce n'est pas qu'elle n'appréciait pas sa cousine, mais la princesse avait aussi quelques missions à gérer, comme sauver son peuple de son oncle, ce qui n'était pas une mince affaire. Doucement, Marianne commençait à s'inquiéter, Robin n'était plus là et si une tragédie était arrivée, passant une mèche rebelle derrière son oreille, elle remarqua sa tenue. Pourquoi fallait-elle qu'elle porte toujours une jolie robe quand une aventure arrivait, enlevant à nouveau du sable qui s'était posé dessus, elle alla à la rencontre d'une des personnes inconnues et posa sa main sur son épaule :

- Tout ira bien j'en suis sûr, je m'appelle Marianne et vous ?

Eh oui, même dans des moments qui paraissaient chaotiques, la princesse ne perdait pas ses bonnes manières et son envie de toujours vouloir remonter le moral des personnes qui l'entouraient.

made by pandora.
Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: Intrigue bonus ೨ Nord du nuage.   Mar 4 Juin - 23:39

Mr Sandman, bring me a dream.


Cela faisait déjà plusieurs mois que la princesse à bouclettes avait fui son royaume pour partir à l'aventure. Chaque contrée qu'elle visitait était différente, toujours plus étonnante que la précédente à ses yeux, à mille lieues de son pays natal. Merida jouissait de cette liberté tant convoitée et n'imaginait pas rentrer de sitôt faire face à ses responsabilités... Ce soir-là, Angus et elle s'étaient assoupis près d'une cascade ensorcelée, dans l'un de ces merveilleux pays qu'ils arpentaient. L'eau de cette cascade était réputée pour étancher la soif de quiconque en boirait une gorgée pour une durée de deux jours. La princesse avait donc décidé de remplir sa gourde de cette eau magique et s'était désaltérée avant de plonger dans un doux sommeil.

Mais ce ne furent pas le clapotement apaisant de l'eau ni les pâles rayons de l'aurore qui la tirèrent de sa torpeur, étrangement... Non, ce qui réveilla la rouquine fut cette sensation d'étouffement et la substance particulière qu'elle sentait sous ses doigts. Ouvrant les yeux, elle se redressa d'un bond pour se retrouver assise sur ce qui se trouvait être du sable noir. Fronçant le nez comme à chaque fois qu'elle était contrariée, Merida ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Autour d'elle, d'autres personnes assoupies. Face à elle, une immense dune de ce même sable surplombée d'un bien curieux nuage. Où était-elle ? Cet endroit se révélait être un désert pour le moins atypique, jamais elle n'en avait entendu parler ! Instinctivement, la princesse passa une main dans son dos : son arc et son carquois étaient toujours là, ainsi que la petite dague qu'elle portait à la taille. Son esprit s'apaisa légèrement à cette constatation, mais ce fut de courte durée lorsqu'elle réalisa qu'Angus n'était pas là.

Debout, elle essaya de repérer son cheval sur cette étendue sableuse mais ce fut peine perdue. La jeune femme se sentait désemparée : qu'était-il arrivé à son plus fidèle ami ? Faisant face à l'étrange dune, elle ne remarqua pas qu'une autre personne venait de se réveiller juste derrière elle, à vrai dire elle ne s'était pas retournée une seule fois depuis qu'elle se trouvait ici. Assaillie subitement, Merida sentit quelqu'un se jeter sur elle et la serrer ans ses bras. Bien trop surprise pour réagir aux premiers abords, elle ne tarda pas à réaliser qu'il ne s'agissait en rien d'un attaque et que la voix qui chantonnait doucement ces « ma Mérida, tu m'as manquée ! » n'appartenait à nulle autre que Marianne, sa cousine adorée avec laquelle elle était partie à l'aventure avant que leurs chemins respectifs ne les séparent. Elle ne l'avait pas revue depuis et le fait de la savoir ici à ses côtés compensait fortement l'absence d'Angus. Elle se retourna donc pour rendre son étreinte à la princesse de Nottingham.

▬ Marianne ! Je suis si heureuse de te revoir !

Sans doute n'y avait-il que ces deux-là pour se faire un câlin dans une situation pareille... Deux demoiselles qui se laissaient aller à l'insouciance le temps d'un instant alors qu'elles se trouvaient dans un environnement totalement inconnu et sans doute hostile, il s'agissait bien de ces deux jeunes femmes ! La jolie brune finit par s'écarter légèrement et scruta la rouquine curieusement.

▬ Dans quelle aventure dangereuse nous as-tu encore emmenés ?

Écarquillant les yeux, Merida laissa échapper un petit cri d'indignation. Pourquoi Marianne pensait-elle que cette situation bizarre était de sa faute ? D'accord, c'était la princesse DunBroch qui les avait embarquées dans une folle aventure impliquant l'ours le plus dangereux du royaume et qui avait marqué le début de leur fuite... Mais tout de même, ce n'était pas une raison pour lui faire endosser la responsabilité de la situation !

▬ Moi ? Mais j'ai rien fait !

Sa protestation sembla passer inaperçue aux oreilles de sa cousine qui épousseta légèrement sa robe avant de s'éloigner vers une jeune femme brune qui semblait plutôt désemparée. Merida la suivit des yeux, se demandant comment Marianne pouvait faire pour évoluer si facilement dans cette tenue. Elle, de son côté, avait troqué ses robes de princesse dès les premiers jours de son épopée solitaire, cela aurait été vraiment infernal d'être coincée dans l'un de ces habits à bord du bateau pirate sur lequel elle avait embarqué l'espace de quelques mois... Haussant les épaules face à tant de féminité dont elle était dépourvue, son regard s'attarda enfin sur les autres personnes qui l'entouraient. Ce fut un homme aux vêtements bariolés qui retint son attention dès l'instant où elle le vit.

▬ Clopin ?! Toi aussi tu es là ?

La rouquine n'en croyait pas ses yeux ! Elle avait rencontré le gitan dans la cour de son propre château, des années auparavant, et elle l'avait recroisée bien plus tard au cours de son périple, faisant même un bout de route avec les bohémiens. Écourtant la distance qui les séparait, elle lui adressa un grand sourire, oubliant presque l'environnement dans lequel ils se trouvaient. Le prenant rapidement dans ses bras pour lui montrer qu'elle était contente de voir une autre personne qu'elle connaissait, elle s'écarta ensuite pour l'examiner des pieds à la tête en un éclair : il n'avait pas changé, fidèle au souvenir qu'elle avait conservé du roi de la cour des miracles.

Soupirant légèrement, elle passa une main dans son épaisse tignasse rousse... Mine de rien, il faisait vraiment chaud dans ce sombre désert ! Elle détourna son attention de Clopin pour balayer l'horizon du regard. Les autres personnes avec eux étaient à présent toutes réveillées et la princesse se risqua à élever un peu la voix pour que chacun prête attention à ce qu'elle avait à dire.

▬ Est-ce que quelqu'un sait où nous sommes ? L'un de vous se souvient-il de comment nous sommes arrivés ici ?

Hormis Clopin, leur petit groupe se composait de femmes de tous âges et de tous milieux sociaux, à en juger par leurs vêtements. Pourquoi étaient-ils tous rassemblés ici ? Pour quelle raison les avait-on réunis ? C'était les questions pour lesquelles Merida avait bien l'intension d'obtenir des réponses !

(c) sweet.lips

Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: Intrigue bonus ೨ Nord du nuage.   Mer 5 Juin - 5:49






Clopin Trouillefou


« Ma seule liberté est de rêver, alors je rêve de liberté. » ☠
Les catacombes avaient beaucoup changées depuis l’arrivée, ou plutôt, le retour de Clopin en ces lieux. On passait de couloirs en pierre crasseux à des conduits lugubres, sauf au centre où, soudainement, des couleurs et de la musique apparaissaient pour dissiper la noirceur. À l’abri des regards et des lois, les gitans pouvaient dorénavant se venter –mais pas trop fort !- qu’ils avaient un lieu rien que pour eux. La liberté ne s’exerçait plus sous l’œil attentif des autorités et des menaces. À la Cours des Miracles, tous avaient droit au bonheur, même l’ancien voleur qui se berçait mollement dans un hamac d’un orange vif. Il ne se souciait de rien, car il vivait au jour, le jour. D'ailleurs, la journée qui venait de s'achever avait été bonne, les enfants avaient rit en cœur à ses histoires et aucun de ses frères et sœurs n’avaient subi de préjudices... Le bohémien se mis à siffloter tout en se berçant. Demain, il repartait sur les routes avec les caravanes et quelques chevaux. Ses bagages étaient prêts, car peu nombreux vu le train de vie qu’il menait. D’une de ses mains gantées, il baissa le rebord de son chapeau violet sur ses yeux, se cachant de la lumière des feux de joies. Puis, se sentant se relaxer avec le balancement du hamac, il se laissa emporter par le sommeil….

Au milieu de sa nuit, le sans-papier bougea, passant sur le ventre, et bailla alors qu’il croyait être dans son petit coin douillet de la Cours des Miracles. Soudain, Clopin se réveilla, ouvrit grand les yeux et se mis à cracher du sable bruyamment. Qu’est-ce qu’il se passait ?! On avait rempli son lit de sable ? De sable noir ? Son esprit sortait peu à peu de la brume alors qu’il se redressait. Il écarquilla les yeux devant le spectacle qui s’offrit à lui. Le tintement des grelots accompagnait son geste, bien qu’il ne se rappelait pas avoir enfilé son costume de scène bariolé début la fin de sa journée de travail. Alors… On était où là ? Clopin voulu se frotter les yeux et effacer les dernières traces de fatigue, mais se heurta à son masque violet. Non, décidément, le somnambulisme avait quelque chose de troublant ! Cela ne lui était jamais arrivé auparavant, mais s’était la seule théorie réaliste, non ? Enfin, ça n’expliquait ni le sable noir, ni… et bien, le désert en soi ! Il n’avait pas l’impression d’avoir marché si loin pourtant. Maintenant qu’il y réfléchissait un peu, Clopin trouvait que les lieux ressemblaient à Agrabah, mais en moins coloré et moins peuplé. Cela dit, il n’était pas seul. Néanmoins, ce n’était pas très rassurant, car les gens qui l’entouraient étaient soit des inconnus, soit des personnes qui résidaient bien loin de la Cours des Miracles. Bref, il commençait à comprendre qu’il avait tout simplement changé de royaume si ce n’était pas de monde…

« Princesse Marianne et… Princesse Mérida ? Vous êtes très loin de chez vous pourtant… Dites, on nous fait marcher là où c’est une fête de retrouvaille surprise ? » dit-il avec un sourire enfantin, preuve de son redoutable sens de l’optimisme.

Le gitan se souvenait de sa rencontre avec chacune des jeunes femmes, bien que l’une d’entre elles ne fût pas du tout habillée pour une expédition dans le désert. Le jour où le destin de Marianne et de Clopin s’était croisé, c’était un jour funeste, car malgré leurs grands cœurs, il fallait parfois bien plus pour sauver la vie de pauvres gens. Il fallait un trône et une couronne de roi ou de reine, malheureusement, ils n’en possédaient pas. Enfin, il fut un temps où Clopin en avait caché une dans la Caverne d’Ali baba, mais s’était une autre époque… Dans le cas de la jolie rousse qui lui fit l’accolade, le bohémien avait eu amplement le temps d’en faire la connaissance lors de leur voyage en commun. Soudain, le gitan pris connaissance de la chaleur ambiante et retira son chapeau pour se ventiler un peu tout en regardant les alentours de ses yeux perçants.


« C’est une horrible fête alors, tout est si sombre ! Plus noir que la robe d’un juge et le cœur d’une gargouille ! Mais ne perdons pas espoir, même dans les histoires les plus tristes, il y a une lumière au bout du…. » Le regard du sans papier se posa alors sur une des jeunes femmes qui venait de se réveiller, l’air aussi perplexe que les autres. Cependant, elle n’était pas comme ses voisines, ni aucune autre demoiselle d'ailleurs... Pas qu'elle fut étrange en comparaison, mais le cœur du gitan lui murmurait déjà qu'elle était unique. Il remit son chapeau sur sa tête.

« … tunnel. Quoique nous sommes dans un désert, mais ça revient au même ! C’est l’aventure ! » En fait, là, il disait du gros n’importe quoi. Il ne faisait plus attention aux mots qui sortaient de sa bouche alors qu'il s’approchait de la belle brune. Clopin voulait lui parler et voir ses grands yeux de biche se poser sur lui. Il ne savait pas pourquoi, mais un gitan se contentait normalement de suivre son instinct. Il n’avait pas besoin de plus de justifications, même si cela signifiait se présenter dans un décor apocalyptique. « Je suis Clopin, humble artiste ambulant… Vous êtes ? » La réponse ne vint pas et d’une oreille distraite pour les questions de la princesse rebelle, le gitan compris que l’heure était peut-être mal choisie pour les familiarités… Il avait peut-être été trop direct, mais Clopin était Clopin. Voyant le silence s’allonger, il lui fit un sourire rassurant à l'inconnue avant de répondre à Mérida. « Mais nous nous égarons ! En fait, ce serait bien difficile vu que nous ne pouvons pas être plus perdus… Je ne sais pas où nous sommes et encore moins comment je suis arrivé ici... Là-bas, il y a d’autres personnes où je rêve ? » demanda-t-il aux autres sans comprendre l’ironie de cette phrase, le bras levé en direction de l'est, puis de l'ouest.

© Méphi.


Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: Intrigue bonus ೨ Nord du nuage.   Jeu 6 Juin - 5:07

*I dreamed a dream*

You know that place between sleep and awake ?


Ariel ouvrit les yeux et les referma aussitôt. Elle ne voulait pas se réveiller, pas encore. Si elle le faisait, elle serait forcée de reconnaître trois choses. La première qu'elle n'était pas dans son lit, la deuxième qu'elle n'était pas dans sa chambre, la troisième qu'elle n'était pas dans le château. Pourtant elle se souvenait tout à fait distinctement de la veille et du moment où, épuisée par toutes les leçons qu'elle devait prendre et apprendre, elle s'était laissée tomber sur son matelas non sans avoir au préalable observé l'océan depuis son balcon. En bas sur la plage elle avait regardé Eric, son cher Eric, qui errait comme une âme en peine à la recherche de sa moitié perdue. Si seulement il savait. Elle aurait aimé l'appeler, lui dire toute la vérité celle qui aurait pu mettre fin à leur tourment. Mais la jeune fille ne l'avait pas fait, elle ne le pouvait pas. Alors dans son éternel mutisme, dans ce silence qui était devenu son quotidien, elle s'était endormie dans le lit que le jeune prince lui avait accordé en la recueillant.

La question se posait alors de savoir comment elle s'était retrouvée là elle était – quel que soit cet endroit d'ailleurs. La texture râpeuse du sable lui marquerait la joue à n'en pas douter. Du sable ? A cet instant précis, la petite muette ouvrit les yeux ronds et resta immobile quelques secondes, à regarder les grains couleur charbon voler sous le vent. Il lui semblait pourtant se souvenir que le sable de son royaume de naissance comme celui de son royaume d'adoption était d'un blanc immaculé. La brise légère s'engouffrait dans sa lourde chevelure brune et quelques boucles lui tombaient sur les yeux sans qu'elle ne prenne la peine de les écarter. Elle n'en avait pas besoin pour savoir qu'elle avait un problème. Car à bien y réfléchir, jamais aucun de ses précepteurs n'avait parlé d'un désert noir. Pas dans ce monde du moins. La brunette n'était pas ignorante des différents passages d'une terre à l'autre, elle en traversait un à chaque fois qu'elle rendait visite à ses amis du Pays Imaginaire lorsqu'elle était encore une habitante de l'océan.

Mais comment aurait-elle pu traverser un portail depuis le fond de son lit ?

La chaleur étouffante qui émanait du sol lui piquait la gorge et quand elle voulut prendre une bouffée d'air frais, elle ne reçut que de l'air brûlant et quelques grains de sable qui la firent tousser. C'était dans des moments comme ça qu'elle réalisait que la vie de sirène avait ses bons côtés, à commencer par l'inutilité de respirer. Elle pouvait le faire bien entendu lorsqu'elle remontait à la surface mais Ariel y pensait rarement et cela avait été, avec l'équilibre, l'un de ses premiers problèmes à sa transformation. Désormais, au bout de tant de mois, elle le faisait instinctivement mais cela restait relativement contraignant. Tout en toussant pour reprendre son souffle, l'adolescente se redressa et comprit ce qui l'avait réveillée – hormis le fait qu'elle dormait à même le sol dans un désert désolé et visiblement entourée d'inconnus. Deux jeunes femmes à peine plus âgées qu'elle étaient dans les bras l'une de l'autre. Visiblement bonnes amies, elles ne semblaient pas menaçantes bien au contraire. Elle voyait le visage de la brune – Marianne, d'après les dires de la rousse – et ne doutait pas qu'elle ignorait autant que la princesse d'Atlantica où elles se trouvaient.

Un tour d'horizon apprit à l'ancienne sirène qu'ils étaient huit, dont certains toujours la tête paresseusement enfoncée dans le sable noir, le dos tourné vers le petit groupe. Nul doute que la chaleur les réveillerait bientôt si le bruit des premières conversations ne le faisait pas. Marianne avait lâchée son amie rousse et s'était approchée de la jeune femme juste à côté d'Ariel. La brunette se contenta de les observer comme l'on observait une chose inconnue : avec distance et curiosité. De toute façon, ce n'était pas réellement comme si elle pouvait participer à la discussion. Cela avait été si difficile au début, elle qui l'air de rien avait été tellement bavarde fut un temps. C'était une époque lointaine et révolue depuis longtemps lorsqu'elle avait pris la décision de troquer sa voix contre une paire de jambe, pourtant elle se souvenait des heures, des journées entières qu'elle passait à rire avec ses sœurs et à parler de ces hommes qui la fascinaient tant avec sa grand-mère et ses cousines. Mais voilà qu'elle s'était elle-même condamnée au silence, alors elle avait dû abandonner son premier rôle pour apprendre à trouver sa place parmi les spectateurs.

La voix de la rousse s'éleva à nouveau et attira l'attention de la petite muette. Elle s'adressait cette fois à un certain Clopin, un homme affublé d'un bien étrange costume. Si l'accoutrement de la rouquine était fort peu commun pour une dame, celui de son interlocuteur était tout ce qu'il avait de plus fantasque. Chapeau, tunique, collants, autant de vêtements aux couleurs vives qui détonnaient dans le paysage lugubre de ce désert noir. Il portait un masque qui ne laissait voir que la partie inférieure de son visage, ainsi que ses yeux. Des yeux bleus magnifiques... Même ainsi caché, elle pouvait deviner qu'il était bel homme, de ces beautés excentriques et joyeuses qui lorsque vous y repensiez plus tard s'accompagnaient d'un battement de cœur manqué et de la sensation d'un rayon de soleil caressant votre visage.

A la vérité elle ne connaissait pas beaucoup d'hommes humains hormis Crochet, Eric, le roi et ses précepteurs. Quant à Peter et à ses garçons perdus, ils étaient difficilement plus que de simples enfants. En réalité, elle ne connaissait pas beaucoup d'hommes tout court. Enfant elle avait d'abord élevée par sa mère, puis à la mort de celle-ci, la reine mère avait pris sa place. Elle avait ses sœurs, ses cousines, Hazel et surtout Clochette. Parfois elle se disait que c'était une des raisons pour laquelle elle avait aussi facilement succombé aux charmes d'Eric : le manque d'entourage masculin. Souvent, lorsqu'elle était seule dans son lit et qu'elle n'arrivait pas à trouver le sommeil, la brunette repensait à cette fatale nuit d'orage. Elle qui avait tant rêvé de ce monde à la surface ne s'était pas attendu à trouver autant de mort et de désolation. La tempête avait été si meurtrière que le grand et fier bâtiment de la marine royale lui-même n'avait pas résisté aux assauts du vent, et chacun de ses passagers devaient mourir dans les eaux glacées cette nuit-là. Ou du moins cela aurait été le cas si Ariel n'avait pas entraperçu le jeune prince.

Il était si beau, si grand et paraissait tellement fort et pourtant vulnérable sur cette plage. En un mot : différent. En souverain d'Atlantica, son père n'avait jamais montré la moindre faiblesse et si pour cela il était un grand roi, cela faisait également de lui un mauvais père. Un homme froid et autoritaire, traits de caractère qu'il partageait – elle s'en voulait de seulement le penser – avec le Capitaine Crochet. Aussi il n'était pas étonnant si involontairement elle avait supposé que tous les hommes, humains ou non, étaient ainsi faits. Pourtant, elle avait vu cet inconnu rire, danser et chanter sur le pont du bateau, puis tenter de sauver la vie de marins sans naissance au détriment de la sienne. Il était aussi bienveillant que Triton était froid, aussi généreux que Triton était dur. Et dans chaque différence qu'il avait avec le roi du monde sous-marin l'ancienne sirène une raison de l'aimer.

Seulement voilà : on ne pouvait pas éternellement aimer un homme sans le connaître, et plus elle avait connu le jeune prince, plus elle avait compris que nul n'était parfait. La jolie muette l'aimait toujours bien sûr, mais elle savait au fond que lui ne l'aimerait jamais donnant ainsi un goût d'amertume à chacun de leurs moments ensemble à s'amuser comme des enfants. Et quand elle devrait finalement mourir, car il lui faudrait se marier bientôt, elle mourrait en sachant que s'il ne l'aimait pas en tant que femme, au moins il l'aimait en tant que sœur. C'était tout cela et bien plus encore qu'elle ressentait en pensant à Eric, et Ariel ne pouvait qu'apprécier le changement que lui offrait cet étrange individu coloré.

Il salua chaleureusement les deux jeunes femmes et l'adolescente fut surprise d'apprendre leur statut de princesses. Assurément si Marianne en avait la robe, ce n'était pas le cas de la rousse que Clopin venait de nommer Mérida. Mais les apparences étaient souvent trompeuses car après tout, n'était-elle pas une princesse d'Atlantica présentement avec deux jambes et une chemise de nuit rose ? L'ancienne sirène aurait préféré porter quelque chose de plus décent, mais dans sa situation même une simple paire de chaussure lui aurait convenu. Finalement l'on remarqua qu'elle était réveillée et l'homme s'avança vers elle. Ariel n'avait pas peur, elle avait même tendance à accorder sa confiance trop facilement, cependant elle était certaine que même si elle avait eu sa voix à cet instant, elle aurait tout de même été incapable de parler. L'aisance avec laquelle il se mouvait rappelait à la jeune fille la grâce de son peuple.

Enfin il se présenta avec de lui demander son nom. Que faire ? Elle n'en savait rien et n'esquissa pas le moindre geste. Combien de temps avait-il attendu sa réponse ? La brunette tentait de se souvenir comment elle avait réussi à communiquer avec Eric au début mais tout ce dont elle se souvenait était les heures dans la cité où il lui faisait découvrir sa culture tout en lui apprenant que non, définitivement non, les poissons sur l'étalage du marché ne méritaient pas que l'on s'effondre en larmes pour eux. Avant qu'elle n'ait eu le temps de faire quoi que ce soit, l'artiste ambulant avait reporté son attention ailleurs mais elle n'écoutait déjà plus. Ariel se demanda vaguement si cela valait le coup qu'elle se torture à essayer de trouver un moyen de communiquer ou d'au moins leur donner son prénom, mais visiblement ils étaient tous perdus dans un endroit que nul ne connaissait sans savoir comment ils avaient atterri là. Donc oui, se présenter risquait d'être utile.

La jeune princesse eut soudain une idée. Tentant de se souvenir de son alphabet, elle tira doucement sur l'un des pans dorés de la tunique de Clopin pour attirer son attention. Ceci fait, elle posa une main sur elle pour se désigner avant de tracer une à une dans le sable les lettres qu'elle avait apprises peu de temps après être devenue la pupille du roi. Elle écrivait rarement, mais son prénom elle s'en souviendrait toujours. D'abord le 'A', puis le 'r' et le 'i', ensuite le 'e' et enfin le 'l'. Les lettres n'étaient pas nettes, mais elles l'étaient suffisamment pour être lisibles. Ariel leva une nouvelle fois les yeux vers l'homme et espéra réellement que Clopin avait compris.


©BlackSun
Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: Intrigue bonus ೨ Nord du nuage.   Jeu 6 Juin - 15:53




Elizabeth







Am I dead ?

Ses yeux clos et sa respiration régulière signifiaient que la jolie blonde étendue sur le sol dormait encore. Pourtant, elle commençait à sentir une chaleur étouffante l'envelopper peu à peu, une chaleur qui lui picotait les yeux qu'elle ne pouvait donc plus laisser fermés. Et quand enfin elle put observer ce qui se trouvait autour d'elle, elle fut bien surprise de voir qu'elle n'était plus dans sa chambre ni même dans le manoir Frankenstein. Elizabeth eut un léger mouvement de recul quand elle comprit cela et quand elle découvrit avec effarement le lieu sinistre dans lequel elle se trouvait. Elle n'était plus à Halloweentown, elle le sentait, pourtant l'endroit n'était guère plus rassurant que le monde qui l'avait adoptée il y a bien des années. Avait-elle une fois de plus changé de monde ? Depuis bien longtemps elle cherchait à fuir le monde des monstres, à retourner d'où elle venait mais cet immense désert de sable noir ne ressemblait à rien au monde enchanté qui l'avait vu naître.

Quand elle songea à tout ce qu'elle faisait pour que ce rêve se réalise, un profond sentiment de culpabilité s'empara d'elle. Mais elle n'y était pour rien, c'était impossible. Ses travaux étaient encore si peu avancés, elle ne pouvait être responsable de ce désastre et on ne pouvait faire de magie sans s'en rendre compte. Or, elle n'avait aucun souvenir d'avoir fait une chose pareille. Et puis, elle n'était pas seule. Sept autres personnes l'accompagnaient mais elle n'en connaissait aucune et elles semblaient étrangères à Halloweentown. Malgré son inquiétude, Elizabeth sentit une grande émotion l'envahir. Elle avait enfin face à elle des gens de son monde, cela faisait six longues années qu'elle n'avait pas croisé qui que ce soit qui venait de chez elle. Le seul contact qu'elle gardait avec son ancienne vie était sa correspondance avec Damien, un natif d'Halloweentown parti tenter sa chance ailleurs. Mais jamais elle n'aurait cru revoir des gens identiques à elle. Son innocence dans cette affaire était donc prouvée, jamais elle n'aurait emmené avec elle de parfaits inconnus.

A moins que...à moins que la vie ne l'ait abandonnée une nouvelle fois. Elle se trouvait donc dans le monde des morts. Aussi étrange que cela puisse paraître, après que Victor l'ait ramenée à la vie la jeune femme ne garda aucun souvenir de l'au-delà, pourtant elle y avait passé un certain temps. Mais il semblerait que ce monde soit impénétrable pour les vivants. Avait-elle déjà été dans cet endroit sinistre ? Elle l'ignorait mais cela était fort probable. A l'idée qu'elle puisse être de nouveau morte son cœur se serra et elle entoura instinctivement ses jambes de ses bras, les genoux repliés contre elle comme une enfant qui aurait fait un cauchemar. Ce n'était pas juste. Par le passé elle avait choisi de mourir pour fuir un mariage dont elle ne voulait pas et on l'en avait empêchée. Et à présent qu'elle était sur le point de lier son destin à l'homme qu'elle avait choisi, la Mort décidait de revenir vers elle. Quelle ironie ! Elizabeth sentait la tristesse lui nouer la gorge mais une main posée sur son épaule la ramena à la réalité.

- Tout ira bien j'en suis sûr, je m'appelle Marianne et vous ?

Elizabeth posa alors les yeux sur une jeune femme brune au visage noble et au regard doux qui avait sans doute remarqué sa détresse. La jeune blonde se sentit un peu coupable de s'être ainsi laissé aller mais elle fut reconnaissante qu'une inconnue lui apporte aussi vite son aide. Le monde des défunts, aussi lugubre soit-il n'avait peut-être pas que des mauvais côtés. Après tout, par le passé elle avait été bien fâchée de le quitter contre son gré. Mais à présent au fond de son cœur, elle espérait que son tendre Victor la ramène vite à la maison. Elle resserra un peu plus ses jambes contre sa poitrine mais adressa un sourire reconnaissant à la dénommée Marianne.

« Je me nomme Elizabeth. Est-ce que...est-ce que je suis morte ? » demanda-t-elle bêtement à celle qu'elle prenait également pour une défunte. Elle portait une robe élégante, elle avait dû être noble dans une autre vie, une princesse tout comme elle-même l'avait été. En observant la tenue de son interlocutrice, Elizabeth prit alors conscience du grotesque de la sienne. Une simple chemise de nuit blanche, ce n'était pas ce qu'on faisait de mieux pour évoluer dans le désert ou pour se présenter à de parfaits inconnus, surtout quand un homme se trouve parmi eux. Une jeune femme tout à côté d'elle une tenue à peu près identique. Ainsi la mort aimait prendre les âmes durant leur sommeil et les mener ici avec des tenues bien singulières. En y réfléchissant, la robe de mariée qu'elle portait lors de son premier décès n'avait pas dû être du meilleur effet non plus. Sa voisine semblait tout aussi perdue qu'elle et Elizabeth ressentit une profonde compassion.

▬ Est-ce que quelqu'un sait où nous sommes ? L'un de vous se souvient-il de comment nous sommes arrivés ici ?

Elizabeth posa un regard étonné vers la rousse qui avait posé cette question à toute l'assistance. Ainsi l'endroit pouvait être inconnu de chacun d'entre eux. Il y avait donc peu de chance qu'il s'agisse de l'au-delà. Elizabeth se sentit un peu honteuse d'avoir cru cela un instant. A moins que tous aient quitté le monde des vivants le même jour sans se souvenir d'avoir un jour été malade ou mourant. Mais l'ancienne princesse préférait ne rien dire de cette éventualité pour le moment.

« Je n'ai aucun souvenir, déclara-t-elle simplement, presque gênée de ne pouvoir apporter de réponse convenable. La dernière chose dont je me souvienne c'est d'être dans mon lit à chercher le sommeil. Mais beaucoup d'évènements ont du arriver ensuite pour me mener jusqu'ici. Ce qui est certain c'est que je ne connais pas ce monde. »

Elle n'était pas encore assez en confiance pour avouer à ses camarades d'infortune qu'elle ne venait pas du leur non plus. Du moins, plus vraiment. Halloweentown était pour ainsi dire inconnu là-bas, on la prendrait sans doute pour une folle ou pour la responsable de tout cela. Et elle préféra ne plus parler non plus de cette idée d'au-delà même si la certitude d'être morte ne la quittait toujours pas. Après avoir parlé à sa voisine qui resta pourtant muette, l'unique homme du groupe, qui se présenta sous le nom de Clopin, prit lui aussi la parole devant l'assistance. Sa tenue, sa façon de se mouvoir ou de parler laissait entrevoir une personnalité excentrique et haut-en-couleurs. Cela la changerait de la tristesse d'Halloweentown, c'était certain. Il venait de pointer quelque chose au loin, assurant avoir vu d'autres personnes. Elizabeth se décida alors à se lever pour observer ce qu'il montrait. Elle sentit alors ses pieds nus s'enfoncer dans le sable noir et brûlant. Cette sensation désagréable la fit grimacer. Ressentait-on encore la douleur une fois mort ? De cela par contre Elizabeth s'en souvenait et pouvait assurer n'avoir plus ressenti les effets du poison une fois que celui-ci l'eut définitivement tuée. Avec un profond soupir de soulagement, elle oublia un temps la sensation de brûlure.

« Je ne suis donc pas morte. » murmura-t-elle pour elle-même avec un sourire soulagée. Elle revint ensuite à ce que Clopin avait montré et plissa les yeux pour mieux voir. En effet des formes semblaient se mouvoir à la fois à l'Ouest et à l'Est de ce désert. Mais l'étendue de sable noir semblait tellement interminable que la jeune blonde était bien incapable de dire à combien de lieues ces silhouettes se trouvaient.

« Je les vois aussi, vous ne rêvez pas. Mais j'ignore à quelle distance ils se trouvent. L'endroit à l'air immense. »

Elle balaya les lieux de son regard azur, du sable noir, du sable noir à perte de vue. Et une dune vertigineuse au beau milieu de cet endroit sinistre. Un soleil de plomb s'abattait sur ce lieu aussi noir que la nuit. Tout ici semblait fait pour détruire à petit feu l'espoir qui brûlait dans le cœur des voyageurs égarés. Et, malgré la chaleur environnante Elizabeth ne put réprimer le frisson qui la parcourut de la tête aux pieds.



© Méphi.



Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: Intrigue bonus ೨ Nord du nuage.   Lun 10 Juin - 21:00
Marianne.
Marianne n'était pas une personne à prendre les armes pour se défendre et comment se battre contre du sable noir et la soif ? Même ses mots n'arrangeront rien, mais au moins elle pouvait toujours remonter le moral de la troupe, enfin surtout d'une jeune femme blonde qui l'interpella de suite, pouvant lire dans son regard une tristesse qui ne lui était pas inconnue. S'approchant d'elle en laissant totalement en plan sa cousine, elle posa sa main sur son épaule pour la rassurer et se présenter.

« Je me nomme Elizabeth. Est-ce que...est-ce que je suis morte ? »

Avant de prononcer ses mots, Elizabeth lui avait souri, mais la question de celle-ci la surprenait. etait-ce possible qu'elle soit morte ? Marianne avait toujours eu une grande imagination, si cela se trouvait on avait empoisonné son repas et elle s'était retrouvée à mourir dans son sommeil. Le seul bémol, c'est qu'elle imaginait mal Mérida se faire tuer, non aucun d'eux n'était mort. Restant près de sa nouvelle protégée, elle adressa un visage amical à la jeune femme qui se trouvait près d'elle, mais elle n'eut pas le temps de lui parler, que Mérida la surprit à prendre Clopin dans ses bras, si Alienor ou même sa mère l'avait vu, elles auraient fait une crise, la rouquine et les convenances ne faisaient pas bon ménage.

« Princesse Marianne et… Princesse Mérida ? Vous êtes très loin de chez vous pourtant… Dites, on nous fait marcher là où c’est une fête de retrouvailles surprise ? »

Il n'avait pas changé, toujours de bonne humeur, même dans les pires moments, pour le coup Marianne lui pardonna le fait qu'il espionne pour le compte de Triste Sire. Oui seulement comme ça. Après tout, ils étaient tous ensemble dans les pétrins et ils allaient devoir s'épauler pour s'en sortir.

- Qu'est-ce que j'aimerais que ça soit une fête !

Murmurant cela avec lassitude, elle observa les alentours. Respiré sous cette chaleur était presque impossible, elle avait l'impression que ses poumons réclamaient plus d'air et qu'à la fin la princesse ne pourrait s'empêcher de s'écrouler au sol. Sans aucun doute, la mort les entourait et elle ne voyait aucun moyen de l'éviter. Son coeur se brisait en pensant à robin, elle ne le révérait sans doute jamais, ne pourrait plus sentir ses lèvres, pour une fois son amour pour lui passait avant tout, car une peur la dévorait et il était le seul à pouvoir la rassurer. Même plonger dans les pensées, elle remarqua l'alchimie du regard entre Clopin et une des jeunes femmes, C'était tout de même beau de constater que même dans le chaos pouvait naître une fusion entre deux coeurs. Souriant à cette vue ce fut les questions de Mérida qui eut l'effet de bien la ramener à la réalité.

▬ Est-ce que quelqu'un sait où nous sommes ? L'un de vous se souvient-il de comment nous sommes arrivés ici ?

Tout l'entourage semblait aussi paumé qu'elle, personne ne savait ce qu'ils faisaient là et pourquoi ? Marianne n'eut pas besoin de répondre, car la rouquine pouvait facilement lire la réponse dans les expressions de la princesse. Soupirant un grand coup, elle posa sa main sur son front pour mieux observer les silhouettes que montraient Clopin, un espoir naquit dans son coeur et si Robin était dans un de ses groupes, une petite larme s'écoula sur sa joue. Est-ce qui lui aussi la recherchait ? Ne voulant surtout pas que quelqu'un remarque son trouble, elle s'avança vers l'est pour pouvoir mieux voir puis ensuite regarder vers l'ouest.

- Les formes ont l'air plus près à l'est ! On peut toujours espérer qu'il en sache plus que nous sur notre présence ici, à mon avis aller à leur rencontre serait une bonne idée.

Oui, il lui semblait bien voir une forme se rapprocher d'eux vers l'est et plus il serait nombreux, plus il serait fort. Ce fut à ce moment-là qu'elle remarqua qu'Elizabeth était pied nu, sans attendre elle attrapa un bout de sa robe et de toutes ses forces, se mit à tirer dessus pour arracher un bout de tissu, sauf qu'en fait elle réussit bien son coup, mais se retrouva les fesses sur le sable chaud. Attrapant le tissu avec ses bouches, elle le déchira en deux et le tendit à sa protégée.

- Pour éviter les brûlures sur vos pieds !

made by pandora.
Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: Intrigue bonus ೨ Nord du nuage.   Mar 11 Juin - 19:13










ANASTASIE

C'était une belle journée pour la chasse aux monstres mais les rayons du soleil tapaient extrêmement fort! Anatasie tenait son ombrelle à la manière des princesses, ainsi son merveilleux visage ne prendrait pas le risque de rougir. Elle était enveloppée dans une somptueuse robe d'un violet unique avec des rubans, des broderies élégantes et des perles et froufrous à souhait! Ses bijoux brillaient de mille feux, reflétés par la lumière et son ombrelle qu'elle semblait déterminer à ne pas lâcher était colorée d'un violet lavande très classe. Voyez-vous, il fallait tout de même être présentable pour la chasse aux monstres, ce n'était pas quelque chose à prendre la rigolade!

La chasse aux monstres était un passe-temps qu'elle partageait avec sa jumelle, Javotte. Derrière les bals où elles étaient acclamées comme des reines elles devaient tout de même allait défendre le peuple. Leur réputation était si grande qu'elle devait être célèbre au quatres coins des royaumes! Tout le monde connaissait Anastasie et Javotte, les courageuses et téméraires chasseuses qui prenaient tous les jours le risque de se décoiffer ou de se casser un ongle pour sauver des gens en détresse!

Aujourd'hui d'ailleurs, il y avait du monstre à débusquer! Mais les deux jumelles avaient dû s'arrêter prématurément, fatigué par la longue marche qu'elles avaient dû faire à travers les bois! Elles montèrent donc leur royale tente et après elles en profitèrent pour se repoudrer un peu. Puis la fatigue vint alors et les deux déesses commencèrent à s'endormir peu à peu. Il faut dire que la journée avait été sacrément épuisante!
♦ ♦ ♦ ♦
Anastasie était en train de rêver. Ses ronflements élégants résonnaient à travers tout le désert car oui, elle ne se trouvait plus dans sa tente! C'est un désert de sable noir qui ne semblait ne pas prendre fin qui l'entourait. L'aristocrate se réveilla alors, ayant un peu avalé du sable, elle se mit à tousser en se raclant la gorge et à crier. Mais de façon élégante toujours! Puis lorsqu'elle vit le décor qui l'entourait, elle fut consternée de l'absence de sa soeur et du danger qui semblait émaner du paysage. Où était-elle? Était-ce un tour joué par un monstre ou son imagination? Était-elle entrain de rêver? Non certainement pas, tout ceci semblait bien réel! Elle tourna alors la tête à la recherche d'une présence humaine et fut soulagée lorsqu'elle vit non loin d'elle un petit groupe de personnes. Elle les interpella en criant de sa voix naturellement délicate:

- EEEEEH VOUS AUTRES!


Elle voulut courir vers eux mes se prit les pieds dans sa robe. Elle tomba donc tête la première dans le sable. Beark! Quelles conditions, cet endroit était vraiment infâme pour une fille de sa classe! Elle cracha le sable qu'elle avait dans sa bouche et se releva avec dignité. Lorsqu'elle arriva à hauteur du petit groupe, elle fit une inspection rapide des personnes qui l'entouraient. Il y avait tout d'abord trois femmes qui semblaient appartenir à des classes nobles, pour les deux autres, elle ne put s'empêcher de faire une grimace de dégoût en voyant leurs vêtements. Le plus horrible c'est lorsqu'elle vit une des trois nobles déchirer sa robe pour donner les bouts à la blonde qui s'en servirait de chaussures. Anastasie ne put s'empêcher de prendre ça comme un affront à la mode. Elle s'énerva:

- QUOI? Non mais qu'est-ce qui ne va pas chez vous? Déchirez une robe pour en donner les bouts à cette fille? C'est son problème si elle est pieds nus elle n'avait qu'à mettre des chaussures! C'est une robe dont il s'agit tout de même et ça ne se déchire pas! Puis d'abord on est où là? Moi je veux rentrer chez moi! Où est ma soeur? Cet endroit ne me plaît pas du tout. De plus je refuse de côtoyer de telles personnes!


Elle regarda l'homme et la blonde puis reporta son attention sur toutes les personnes présentes. Tout ce que voulait la jeune femme c'était de rentrer chez elle et de retrouver Javotte! Elle n'avait sans doute jamais été séparée aussi longtemps de sa jumelle! Peut-être que ces personnes l'avaient vu? Heureusement que son ombrelle était toujours là au moins!

- Au fait, j'oubliais les bonnes manières! Je me nomme Anastasie De Tremaine et je suis Princesse. Auriez-vous vu par hasard une autre jeune femme se prénommant Javotte et me ressemblant?

Elle n'était pas tout à fait Princesse mais elle en avait l'étoffe et un jour elle le serait de sur. Ce n'était donc pas un mensonge. Elle attendit de voir si quelqu'un avait vu sa chère Javotte. Si sa soeur était dans le coin, ça ferait au moins une personne ayant sa classe et son élégance avec qui elle pourrait rester!



© Méphi.


Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: Intrigue bonus ೨ Nord du nuage.   Mar 11 Juin - 20:49






Clopin Trouillefou


« Ma seule liberté est de rêver, alors je rêve de liberté. » ☠
Clopin plissa les yeux sous la lumière pour mieux voir l’horizon qui n’en finissait pas. Son bras qui s’était levé pour pointer les différentes directions s’abaissa, car tous semblaient avoir pris en considération sa remarque. Cela était une bonne nouvelle, car les racontars d’un funambule n’intéressaient pas tout le monde dans la réalité. Surtout les juges. Bref, l’heure n’était pas à songer au passé, mais bien à se décider à avancer, même si ses souliers de scène aux pointes en spirale n’allaient pas lui faciliter la tâche... Cela dit, c’était mieux qu’être nu pied. Les silhouettes flous au loin semblèrent se préciser à mesure qu’elles se redressaient, à croire que tous arrivaient dans le désert de la même façon, c’est-à-dire en se réveillant dans la masse de sable noir, ne sachant comment ils se retrouvaient là. Enfin, ces inconnus à l’est ou à l’ouest le savaient peut-être… Rien n’était sûr dans ce paysage infernal. Malgré tout, leur troupe avait une chance de s’en sortir. Assurément, certaines des femmes qui l’accompagnaient avaient des capacités pour la survie comme Mérida avec son arc. Pour sa part, il connaissait la soif et pourrait la supporter un moment. Espérant que les autres ne tombent pas comme des mouches au moindre effort sous ce soleil tyrannique, le gitan ne laissa pas ses doutes ou sa méfiance prendre le pas sur sa bonne humeur. Clopin pencha le visage vers l’avant et d’une main, il défit le ruban qui retenait son masque violacé sur son visage. Puis, il l’attacha à sa ceinture pour ne pas le perdre. Une brise chaude souffla sur ses traits sans lui apporter de réconfort, mais au moins, il pouvait essuyer la sueur de son front avant qu’elle ne lui tombe dans les yeux.

Soudain, il sentit qu’on essayait d’attirer son attention et ses yeux saphir se posèrent sur la brunette. Immédiatement, son sourire se fit encore plus grand sans qu’il ne s’en rende compte. Il aimait bien l’observer, ses soucis s’envolaient avec un seul de ses battements de cil ! La jeune inconnue semblait vouloir se présenter et se mis à tracer des lettres sur le sol. Par chance, Geppeto lui avait apprit à lire durant son adolescence et il put les déchiffrer sans peine
. « Ariel... C’est un joli prénom pour une ravissante jeune femme ! » dit-il avec un clin d’œil. Il n’y avait rien de mieux pour le moral que de faire sourire une belle demoiselle ! Du bout de ses doigts gantés, le gitan posa sa main sur les cheveux d’Ariel pour chasser les grains de sable qui s’y étaient posés. Le fait que la délicate jeune femme était muette ne l’embêtait pas du tout. Il aimait bien les gens différents qui avaient un petit quelque chose qui faisait qu’on ne les oubliait pas. Et puis, cela lui donnait un côté adorable aussi. « Et ne t'en fait pas, je parle pour deux ! » lui murmura-t-il sur le ton de la plaisanterie. Sa main passa de la chevelure de la belle à son épaule dans un geste protecteur. Si elle restait près de lui, il ne manquerait pas de courage ! Clopin et sa nature enjouée avait cette petite tendance à être plus chaleureux que le voulait les convenances... Les autres autours se relevaient peu à peu, ce serait bientôt le moment de bouger. Soudain, Marianne tomba sur les fesses dans le sable, regardant son accoutrement, le gitan n’était pas surpris. Il rit doucement voyant qu’elle n’avait rien de casser et qu’en plus, s’était pour la bonne cause.

« Bah, au moins, je n’en suis pas encore à voir des mirages ! Mort ? En plus d’être une horrible fête, l’au-delà est bien ennuyant ! Par chance, nous sommes bien vivants ! Je crois que tu as raison Marianne, ce groupe est plus près, si ça se trouve, ils en savent plus que nous sur cet endroit ! »

- EEEEEH VOUS AUTRES!

Tout à coup, une voix criarde leur fit tourner la tête dans la direction d’une des jeunes femmes qui s’étaient réveillées. Son allure extravagante surpassa celle du bohémien, une chose très rare. La princesse, loin d’être charmante, réussit même à faire froncer les sourcils du gitan lors de son discourt à la dame de Nottingham. Qu’est-ce qu’ils en avaient à foutre d’une robe ? Ils étaient perdus dans un désert sans eau et sans abris ! Et puis, ce n’était pas comme s'ils avaient choisi d’être dans cette situation ! La bonne humeur de Clopin en pris un coup, il ne supportait pas les manques de respect et les attitudes supérieurs alors que clairement, Anastasie ne survivrait pas deux minutes sans leur aide. Enfin, deux minutes sans se plaindre surtout !


« Enchanté, enfin, enchanté est un grand mot… Je suis Clopin. Non, nous n’avons pas encore eut le malheur de croiser quelqu’un vous ressemblant. » dit-il avec un sourire agacé. « Et si Princesse Marianne à bien voulu déchirer sa robe, c’est aussi que cela va l’aider à marcher dans ce désert. C’est loin d’être une mauvaise idée. D’ailleurs, il va falloir songer à faire de même, car personne ici ne risque de vous porter. Ce n’est qu’une robe, une noble n’aurait pas de peine à s’en procurer une semblable à son retour... » Le gitan sortit une des dagues qu’il avait dissimulé dans ses manches, vieille habitude de voleur. « Il faut savoir aider son prochain pas vrai ? Vous voulez bien faire don d’un peu de tissu pour Ariel ? » Demanda-t-il avec un ton mélangeant la politesse mielleuse et le mépris, laissant sous entendre qu'il viendrait lui-même chercher les bouts de tissus si besoin était. Il n'allait pas laisser la jolie muette souffrir à chaque pas ! Normalement, Clopin ne vouvoyait que les personnes qu’il n’aimait pas... Il tendit le manche de l’arme vers Anastasie, tenant la lame entre son pouce et son index.. « Je peux tenir votre ombrelle si vous voulez… »


© Méphi.


Revenir en haut Aller en bas

avatar

The Fairytale Book
Bouquin Chieur ೨ Voix de la sagesse

✒ Curse :
275


MessageSujet: Re: Intrigue bonus ೨ Nord du nuage.   Ven 14 Juin - 22:25


Darkness unleashed !

೨ Méfiez-vous du désert...
Ses crocs sont tranchants, il aime votre goût. Mieux vaut prendre vos jambes à votre cou.
Un lion féroce apparait subitement devant le groupe. Il a l'air affamé et fera de certains d'entre eux son dîner.

© Macha
Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: Intrigue bonus ೨ Nord du nuage.   Sam 15 Juin - 12:12









Little Red Riding Hood

Il faisait nuit noir ce soir là dans la forêt sans fin. Red, ou plutôt le loup qu'elle était, était assise dans une clairière, la tête levée vers le ciel, pensive. Ses prunelles dorées scrutaient attentivement chacune des étoiles qui parsemaient l'étendue bleue avant de se poser plus longuement vers la lune.  Belle, ronde, éblouissante. Depuis qu'elle avait appris à contrôler sa nature, elle était devenue un peu comme son point de repère. Elle était une enfant de la lune, fière et fidèle à elle-même. Mais là n'était pas la question. Une brise froide vint souffler au milieu du pelage de la louve silencieuse, qui eut un frisson. Il y a quelques jours lors du mariage de Blanche-Neige, la Méchante Reine avait annoncé qu'elle lancerait une malédiction sur le monde entier pour avoir sa fin heureuse. Une idée terrifiante, qui était parvenue aux quatre coins des terres. Et de ce qu'elle savait de Régina, personne n'arriverait à la stopper. Il ne restait plus qu'à attendre, dans la peur de sombrer dans l'oubli tandis qu'une femme torturée par un lourd passé allait se réjouir du malheur de chacun. Cette seule pensée déprimait grandement la louve. Elle ne voulait pas partir, elle ne voulait pas mourir, et encore moins oublier. Snow, Peter, Mère-Grand, Anita et tout les gens qu'elle avait rencontré et qui lui avaient permis de se découvrir et de devenir ce qu'elle est maintenant.

S'en était trop pour ce soir. Sous un coup d'élan, elle se mit à courir à travers les bois faisant ainsi craquer chaque feuille et branches chaque fois que ses puissantes pattes foulaient le sol tendre de la forêt. Elle avait besoin de se défouler. Durant sa longue course, elle s'arrêta une nouvelle fois à un endroit dégagé d'arbre, pour être éclairée par le doux rayon de la lune. Elle ferma les yeux et s'approcha, droite, pour savourer cette sensation. Puis, elle releva soudainement la tête et hurla à la lune, d'une voix qui résonna dans tout les bois, brisant ainsi le froid silence de la nuit. Une fois chose faite, elle se remit à courir sans s'arrêter. Non, la reine ne pouvait pas faire ca ! Elle n'avait pas le droit ! Rien ne pouvait freiner la course du redoutable loup-garou, qui dura bien deux ou trois heures. Elle s'arrêta uniquement lorsqu'elle trouva son chaperon, accroché sur la branche d'un arbuste, là où elle l'avait laissé pour pouvoir se transformer librement. Dans une fluidité absolue, elle regagna sa forme humaine et se redressa sur ses deux jambes, et saisit le chaperon qu'elle s'empressa de passer par dessus ses épaules. Elle n'avait pas envie de rentrer ce soir, et préférait dormir en forêt. Elle se chercha un coin abrité, derrière une souche d'arbre mort, et s'allongea sur le matelas de feuilles orangées avant de clore ses paupières pour se plonger dans un long et profond sommeil.

Alors qu'elle dormait profondément, Red commençait à sentir une chaleur affolante se glisser dans ses vêtements, comme si elle était allongée depuis des heures entières sous un soleil d'été. Poussant un léger râle, c'est lorsqu'elle s'étira qu'elle sursauta en ouvrant les yeux. Un rugissement gronda. Un lion, dans la forêt ? Sur ses gardes, Red se redressa en regardant partout autour d'elle. Mais où était-elle ? Et les arbres ? La forêt ? La verdure ? Prise de panique, elle tournait sur elle-même, lorsque son regard se posa enfin sur un groupe de personne. Il y avait une brune qui avait l'allure d'une princesse, une jeune fille à l'imposante crinière rousse qui elle, faisait plus aventurière. Mais il y avait également une blonde, et un Gitan aux habits tout colorés qui semblait en grande conversation avec une étrange créature violette de la tête aux pieds. Elle aperçut également une jeune femme en chemise de nuit et c'est instinctivement vers elle qu'elle se dirigea, paniquée.

« Excusez-moi, que s'est-il passé ? Quel est cet endroit ? Où sommes n.. »

Le chaperon n'eut pas le temps de terminer sa phrase, qu'un nouveau rugissement gronda. Le sang de la brunette ne fit qu'un tour et elle se stoppa net sa marche avant de retourner lentement la tête. Là, elle aperçut un lion. Grand, féroce, effrayant. Elle tressaillit avant de reculer lentement de quelques pas. Que faisait-il en plein désert ? C'était à n'en rien comprendre ! Red aurait tout donné pour se retrouver à ce moment-là dans sa chaumière paisible, ou avec Blanche-Neige ! Mais... après-tout, n'était-elle pas un loup ? Mais oui, c'était ca !

Même si elle avait peur, qu'elle ne savait pas où elle était, avec qui et pourquoi, il y avait un lion. Quoi qu'il en était, tout les gens semblaient aussi surpris qu'elle, comme si ils venaient d'apparaitre. Mais si elle se transformait, elle pourrait peut être aider ! Après tout, Red était très enthousiaste et était persuadée qu'elle pouvait apporter un petit quelque chose au groupe. Pourquoi pas foncer ? Prenant son courage à deux mains, le chaperon dénoua sa capeline rouge qu'elle laissa tomber à ses pieds, et commença à courir vers la bête. Elle était concentrée et fixait le lion, calculant où elle mordrait pour avoir le dessus. Puis elle s’élança soudainement, mais au lieu de troquer sa silhouette de femme contre celle de louve, elle retomba pauvrement sur le sol brulant. Sentant une ombre au-dessus d'elle, elle releva lentement la tête quand elle aperçut le félin rugissant. Reculant avec ses pieds et totalement paniquée, la jeune femme se recroquevillait sur elle-même en protégeant son visage avec ses bras. Pourquoi cela n'avait-il pas marché ? Pourquoi était-elle toujours humaine ? Non, c'était pas normal ! Son pouvoir était bloqué, même sans sa cape ! C'est alors que l'animal qui la fixait, rugit une nouvelle fois et se prépara à sauter. La demoiselle sentit sa vie défiler devant ses yeux et lorsque l'animal sauta, elle se crispa et poussa un grand cri aigu en fermant les yeux.

Cependant, à défaut d'être devant lui, le Lion n'attaqua pas la jeune femme et se contenta de sauter au-dessus d'elle, comme si il avait déjà repéré sa proie. Se retournant vivement, il lui donna au passage un grand coup de patte, ce qui la sonna légèrement. Comment allaient-ils tous faire ? Elle espérait qu'au moins un de ses camarades possédait une arme. Elle l'espérait vraiment, du plus profond de son coeur. C'était comme si la magie était bloquée, comme si ils étaient dans une sorte de lieu isolé où on privait les gens de leurs dons. Au bout d'un certain temps, elle se releva, en alerte, pour regarder le lion courir vers ses camarades.


© Méphi.


Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: Intrigue bonus ೨ Nord du nuage.   Sam 15 Juin - 19:27

*I dreamed a dream*

You know that place between sleep and awake ?


La chaleur ne faisait qu'empirer. Ariel se demanda comment la dénommée Marianne pouvait supporter sa lourde robe, la pauvre devait très certainement regretter toutes ses couches de tissu. Finalement, elle avait peut-être eu de la chance de se réveiller en chemise nuit car si la bienséance humaine voulait qu'une dame de qualité ne soit jamais vue ainsi par qui que ce soit d'autre que son époux, au moins l'ancienne sirène souffrait moins de la température que la brunette. Le seul problème était l'absence de chaussure, elle ne doutait pas que le sable noir lui brûlerait les pieds lorsqu'elle devrait se lever. Comme si la douleur que lui infligeait chacun de ses pas n'était pas suffisante. C'était un des termes du contrat qu'elle aurait dû négocier avec la sorcière qui l'avait aidée, mais elle était tellement heureuse de pouvoir rejoindre le monde des hommes que sur le moment elle n'avait pas tenté de le faire. Être muette elle pouvait le supporter, mais la souffrance de mille lames à chaque fois qu'elle posait un pied sur le sol... Cela finirait par la rendre folle.

Si bien sûr elle ne mourrait pas dans ce désert. Ce monde était étrange et effrayant, difficile à décrire. Il était sombre et menaçant, tout en sable noir, ciel gris et soleil pâle. Mais pas un soleil comme elle en avait connu auparavant. Celui-ci était terne, il paraissait vieux et froid pourtant de la sueur commençait déjà à délicatement perler sur leur peau à tous. Cet endroit lui rappelait la sensation qu'elle avait eu lorsque son immortalité de sirène lui avait été arrachée lors de sa transformation, comme si toutes les couleurs vives s'étaient soudain ternies, comme trop longtemps restées au soleil. Un lieu mort mais regorgeant de mille et un dangers invisibles.

Elle avait eu raison : lorsqu'elle avait tracé les lettres sur le sol, le sable lui avait brûlé la peau. Ariel n'en laissa rien paraître, trop occupée qu'elle était à épeler son prénom à l'homme qui s'était penché vers elle pour voir ce qu'elle faisait. Il lui avait sourit lorsqu'il l'avait senti tirer sur son vêtement, il semblait si gentil, moins imposant qu'Eric sans doute, mais tellement plus accessible. Il avait enlevé son masque, et son visage était aussi beau qu'elle se l'était imaginé. Ariel lui avait alors également souri ne sachant que faire d'autre, et s'était attelé à sa mission. Si l'écriture n'était absolument pas un domaine dans lequel elle excellait, elle pourrait au moins communiquer son prénom à Clopin. Et au reste du groupe. Ce serait toujours mieux que de les laisser l'appeler La Muette ou Mademoiselle comme on l'avait fait les premiers temps de son arrivée dans le monde des humains. Une fois sa tâche accomplie, elle regarda l'artiste ambulant pleine d'espoir priant pour qu'il sache lire.


''Ariel... C’est un joli prénom pour une ravissante jeune femme !''

Ses mots eurent pour effet immédiat de faire rosir les joues de l'adolescente. Le clin d’œil qu'il lui avait adressé n'était pas non plus passé inaperçu, et Ariel se demanda pourquoi personne n'était aussi à l'aise avec elle au château. Même Eric ne se montrait pas aussi familier malgré tout le temps qu'ils avaient passés ensemble. Pourtant cela ne la dérangeait pas, bien au contraire. Elle tenta de le cacher cependant, comme elle avait vu faire les dames de la cour, mais elle sentit des doigts se glisser dans sa longue chevelure brune. Ses yeux s'agrandirent, jamais elle n'aurait cru qu'un geste aussi innocent aurait pu être si intime. La surprise laissa place à la joie lorsqu'il lui murmura qu'il parlait pour deux. Elle avait eu tout le loisir de constater que les humains n'aimaient pas beaucoup les muettes, les trouvaient ennuyeuses. Au moins Clopin semblait s'en accommoder parfaitement. Sa main glissa dans ses boucles pour descendre sur son épaule dans un geste rassurant et l'ancienne sirène se sentit en sécurité.

Elle savait pourtant qu'il n'y avait pas de raison à cela. Elle était au milieu d'un monde inconnu sans même savoir comment elle était arrivée là. Des étrangers l'entouraient, elle était sans défense dans sa pauvre chemise de nuit d'enfant. Mais elle avait toujours fait confiance facilement, trop peut-être. Pourquoi ne serait-ce pas le cas, jusqu'à présent cela ne lui avait jamais causé le moindre tort. Bien au contraire d'ailleurs, c'était d'avoir fait confiance à une inconnue qui l'avait conduite sur la terre ferme. Autour d'elle et de l'artiste ambulant, les gens se relevaient peu à peu et bientôt ce serait son tour. Ce fut à ce moment-là qu'elle remarqua pour la première fois la dune à l'air menaçant et des silhouettes au loin. Eric se trouvait-il parmi eux ? De toute évidence elle le saurait bientôt puisqu'il semblait clair qu'ils partiraient bientôt dans cette direction.

Le bruit d'un tissu que l'on déchire attira son attention et Ariel aperçut Marianne tirer de toute ses forces sur le bas de sa robe pour en arracher un pan qu'elle tendit à une jeune femme blonde visiblement pour en faire des chaussons de fortune. C'était une excellente idée, à ceci près que la chemise de nuit qu'elle portait ne permettait pas à Ariel d'en arracher une bande sans se retrouver trop découverte et n'allait pas demander à la jolie princesse de finir de ruiner sa robe pour elle. L'ancienne sirène se fit une raison, après tout peut-être ne sentirait-elle pas les brûlures grâce à la douleur que ses pas lui infligeaient déjà ?

Soudain un cri fit sursauter la jeune fille. Une voix désagréable s'était élevée et très elle en trouva l'origine en la personne d'une femme définitivement trop habillée pour l'occasion. Cette dernière s'offusqua de l'acte de bonté de la princesse Marianne, avançant des arguments aussi ridicules que les froufrous dont sa robe était affublée. L'adolescente de demanda un instant si avait l'air de cela lorsqu'elle portait les mètres de tissus que la reine faisait faire pour elle. Elle se présenta comme la princesse Anastasie de Tremaine. Le nom ne disait rien à la jolie muette, là encore l'histoire des autres royaumes n'était pas un domaine dans lequel elle excellait. A vrai dire, Ariel avait déjà beaucoup de mal à se rappeler du nom de famille de ses bienfaiteurs alors celui d'une étrangère. Seul le prénom de la princesse Mérida lui avait vaguement paru familier.

Elle entendit un bruit inquiétant, mais au même moment Clopin se mit en devoir de remettre la prénommée Anastasie à sa place. Elle était certes une princesse, mais elle n'avait pas à se comporter ainsi. L'ancienne sirène savait déjà qu'elle n'apprécierait pas la jeune femme trop extravagante à son goût, elle qui pourtant n'était déjà pas un modèle de bienséance. Elle regarda l'artiste ambulant prendre la défense de Marianne devant tout ceux présents, et lui suggérer d'en faire autant. Il finit même par la menacer sous le couvert de prendre un peu de tissu pour en faire don à la princesse d'Atlantica. Celle-ci ne savait que penser de cette qui avait décidé de s'occuper d'elle. Il lui avait semblé si gentil, si joyeux, qu'elle ne l'aurait presque pas reconnu sous l'air mauvais qu'il affichait face à la princesse de Tremaine. Il produisit une dague pour appuyer son propos.


''Je peux même tenir votre ombrelle si vous voulez...''

Cette dernière phrase fit pouffer de rire la jeune fille. Ce n'était peut-être pas élégant, mais elle n'avait pas pu se retenir. Clopin était décidément un homme vraiment intéressant ! La dague qu'il tenait toujours fit miroiter quelques rayons de soleil dans la direction d'une nouvelle jeune femme qui s'approchait d'Ariel. Sa robe n'indiquait pas une haute naissance, mais au moins elle n'était pas en chemise de nuit. Elle portait également une longue cape rouge qui contrastait à merveille avec ses lourdes boucles brunes. La brunette était inquiète, comme chacun d'eux, et s'adressa instinctivement à elle, ce qui poussa la muette à se demander pourquoi dans une situation aussi désespérée s'adressait-on autant à elle. Non pas qu'elle s'en plaignait, peu de gens lui parlaient au château. C'était juste étrange.

Mais avant que son interlocutrice n'ait fini de parler, Ariel entendit une nouvelle fois le son inquiétant cette fois beaucoup plus proche. Beaucoup trop proche. L'ancienne sirène aperçut derrière la jeune femme la silhouette d'un animal à l'allure féroce et redoutable et presque aussitôt la brunette fit demi tour sur elle-même pour voir ce que l'adolescente voyait. De nouveau, la muette tira sur un pan de la tunique de Clopin mais avec plus d'insistance tout en essayant de se relever. La tâche ne fut pas aisée, entre le sable brûlant, ses jambes engourdies et ses pieds martyrisés par le sort. Pourtant elle eut l'impression de souffrir bien moins qu'à l'accoutumée. Elle n'eut cependant pas le loisir de méditer là-dessus car la femme à la cape rouge s'était débarrassée de celle-ci avant de s'élancer inconsciemment vers le danger. Car la princesse déchue n'avait nul besoin de connaître l'animal pour savoir qu'il ne ferait qu'une bouchée d'eux.

Une fois stable sur ses deux pieds, elle continuait de tirer sur le vêtement de Clopin plus par terreur qu'autre chose. L'animal venait de sauter par dessus la brunette pour s'élancer dans leur direction. Trébuchant sur le sable, elle prit la main de l'artiste ambulant qu'elle ne lâcha plus comme pour se rassurer et recula vers les autres princesses du groupe. Elle avait vu un arc dépasser au dessus de la tête rousse de Mérida et décida que c'était leur meilleure chance. Alors l'adolescente attrapa frénétiquement l'épaule de la guerrière et la fixa de ses yeux paniqués avant de montrer la bête qui n'allait pas tarder à les atteindre. Son regard la suppliait de toutes ses forces de faire quelque chose.



©BlackSun
Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: Intrigue bonus ೨ Nord du nuage.   Lun 17 Juin - 17:02

Mr Sandman, bring me a dream.


Impossible n'était pas un mot auquel Merida accordait beaucoup d'attention. Elle s'était d'ailleurs évertuée à contredire l'affirmation selon laquelle il était impossible pour une princesse de vivre autre chose que la petite vie bien rangée exigée par son rang. Ainsi, aussi surprenant que fût ce désert de sable noir et la présence des sept autres personnes autour d'elle, la rouquine demeurait plus émerveillée qu’affolée. Autour d'elle, Marianne & Clopin s'étaient trouvé de nouvelles interlocutrices, laissant à la princesse le loisir d'observer en silence les autres membres du groupe. Jusqu'à présent, tout le monde avait l'air sur la même longueur d'onde, un peu perdus, certes, mais toujours enclins à s'entraider... Jusqu'à ce que débarque une grosse meringue violette.

En voyant la dénommée Anastasie arriver, Merida fronça le nez. Son accoutrement semblait vraiment encombrant et rien que le fait de s'imaginer à la place de la jeune femme lui donnait envie d'arracher ses trois couches de jupons. Comment pouvait-elle seulement avancer dans cette robe ? Le pire, sans doute, fut d'apprendre que la soit-disant princesse se trouvait tout à fait heureuse d'être vêtue de la sorte ! Lorsqu'elle commença à s'en prendre à Marianne, la fugueuse royale poussa un grognement, prête à défendre sa cousine, mais Clopin prit les devants et se chargea de la meringue. Il ne fallait surtout pas sous-estimer le bohémien : tout jovial qu'il était au naturel, il n'en demeurait pas moins un homme plein de ressources qui s'était montré capable, jusqu'ici, de survire sans encombre au mépris des lois.

Suite à cette petite altercation, une autre jeune femme débarqua parmi eux, portant un capuchon rouge. En arrivant à leur hauteur, cette dernière se mit à questionner Ariel : elle était tout aussi perdue qu'eux... Cependant, ni Merida ni personne n'eut l'occasion de lui répondre car un rugissement sourd interrompit la demoiselle. Écarquillant les yeux, la rouquine regarda par-dessus l'épaule de la nouvelle venue et constata, dans un mélange d'effroi et d'étonnement, qu'ils n'étaient plus seuls...

Un lion. Gigantesque, sanguinaire et improbable dans ce désert, l'animal fixait le petit groupe de son regard félin, en position d'attaque. Merida posa instinctivement la main sur son arc, mais ce que fit la jeune femme en rouge la déstabilisa complètement : elle courait tout droit vers le fauve ! Était-elle folle ? Laissant tomber son chaperon rouge dans le sable, la demoiselle s’élança vers la bête et... S'aplatit lamentablement devant lui. Qu'avait-elle eu l'intension de faire ? La princesse n'en avait aucune idée ! D'ailleurs, le lion ne semblait même pas l'avoir vu, comme s'il poursuivait un autre but. Un autre but... Mais oui ! Merida tourna vivement la tête en direction de sa cousine, connaissant sa peur viscérale à l'encontre de ces animaux à crinière.

▬ Marianne !

Si elle avait voulu ajouter quoi que ce fût, elle n'en eut pas l'occasion car elle se sentit tirée en arrière et fit face à une Ariel visiblement paniquée. Bien sûr ! La jeune femme en rouge avait tellement distraite la princesse que cette dernière en avait oublié son intension première. Adressant un petit sourire à la muette, elle posa sa main sur celle de cette dernière, essayant de se montrer rassurante.

▬ Il faut que vous atteignez au plus vite le groupe de personnes à l'est, nous aurons plus de chance de nous en sortir avec eux.

Elle savait bien que la petite brune face à elle ne risquait pas de lui répondre, mais malgré tout elle semblait suffisamment sensée pour comprendre ce que la rouquine voulait dire et puis, pour une raison inconnue, elle lui semblait vaguement familière. Pour s'en sortir, ils devaient courir tandis que Merida, la seule personne convenablement armée du groupe, resterait un peu en retrait pour ralentir l'animal mais aussi rester avec la demoiselle au chaperon... Bon, d'accord, cette tête brûlée était également persuadée qu'elle pouvait régler son compte au gros matou sans soucis, il n'arrivait pas à la cheville de Mor'Du, après tout ! Lâchant l'ancienne sirène pour se saisir de son arc, elle encocha une première flèche alors que le lion accélérait le pas dans leur direction.

▬ Courrez !

Ce fut le seul conseil qu'elle leur donna avant de bander son arc et de tirer. Manque de chance, une bourrasque de vent s'éleva dans les secondes qui suivirent, déviant la trajectoire de la flèche. Sourcils froncés, Merida n'attendit pas une seconde de plus pour décocher la seconde. Irritée d'avoir manqué sa cible, elle mit un point d'honneur à voir le projectile s'enfoncer dans l'épaisse fourrure du félin. Ce dernier rugit, visiblement touché, et ralentit sa course. Bon, ce n'était pas gagné pour autant, mais la princesse s'autorisa tout de même une petit sourire satisfait. Rapidement, une troisième flèche fut tirée sur l'animal, avec plus de puissance cette fois-ci, l'atteignant à la patte. Le lion grogna mais ne s'arrêta pas pour autant. Bientôt, l'animal arriverait à hauteur de la princesse.


(c) sweet.lips

Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: Intrigue bonus ೨ Nord du nuage.   Lun 17 Juin - 19:44
Marianne.
On disait souvent de Marianne qu'elle était trop bienveillante, mais pour elle c'était son rôle de princesse de veiller sur les plus faibles, n'attendant même pas un remerciement ou alors un simple sourire. Venant de tomber sur les fesses, elle venait de déchirer le bas de sa robe, pour pouvoir donner les bouts de lambeau à Elizabeth, seul moyen qu'elle avait trouvé pour protéger ses pieds nus du sable chaud. Concentrer dans son oeuvre destruction de robe, elle acquiesça seulement la tête avec un petit sourire pour faire signe à Clopin qu'elle l'avait bien entendu. Ce fut une voix qui paraissait irréelle qui la fit lever la tête. Une jeune femme a l'allure bien plus que déplaisante, jamais Marianne n'aurait accepté d'être habillée ainsi. Pas du tout adepte de la mode, la princesse constatait seulement que la nouvelle arrivante n'avait aucun style vestimentaire et surtout dépourvu de savoir-vivre. Au moment oùMarianne donna enfin les bouts de tissa à Elizabeth, la réaction d'Anastasie la fit sursauter sur place.


QUOI? Non mais qu'est-ce qui ne va pas chez vous? Déchirez une robe pour en donner les bouts à cette fille? C'est son problème si elle est pieds nus elle n'avait qu'à mettre des chaussures! C'est une robe dont il s'agit tout de même et ça ne se déchire pas! Puis d'abord on est où là? Moi je veux rentrer chez moi! Où est ma sœur? Cet endroit ne me plaît pas du tout. De plus je refuse de côtoyer de telles personnes!


Restant bouche bée, elle ne savait même pas comment réagir. Jamais elle n'avait rencontré, une princesse comme elle. En était-elle vraiment une ? Marianne en doutait ou alors elle plaignait déjà le royaume qui devait la supporter. Espérant que la soeur qu'elle recherchait n'était pas semblabe à elle. Fort heureusement Clopin vint à son secours, lui étant grandement reconnaissante, un sourire amusé naquit sur son visage quand le Bohémien sort de sa manche une dague. Hâte de découvrir la réaction d'Anastasie, elle se décida tout de même à se relever, secouant son reste de robe une fois debout. Une nouvelle fois, une nouvelle personne venait d'apparaitre, celle-ci portait un chaperon rouge et semblait déjà plus amicale. Passant la main sur son visage, quel ne fut pas son étonnement d'entendre un rugissement de lion, oui un lion, grimaçant légèrement, elle n'espérait que ce n'était que le fruit de son imagination, mais voyait la tête de tous ceux qui l'entouraient, elle devait bien admettre que l'animal était bien présent. Doucement, elle tourna la tête pour l'apercevoir, il était majestueux et avançait bien trop vite vers eux.

Tous les mots qu'elle aurait pu crier restaient bloquer dans sa gorge, ce n'est pas qu'elle avait peur des lions, mais tout ça c'était la faute de son oncle, quelle idée de se faire surnommer Richard coeur de lion. Depuis l'enfance Marianne s'était imaginée que son Roi était parfait, mais elle avait vite désenchanté quand elle avait découvert son vrai visage, oui en fait, il n'était taillé que pour la guerre et c'est la guerre qui l'effrayait, qui lui prenait tous les gens qu'elle aimait. Étrangement ce lion, lui rappelait tout ça, comme tous les lions qui croisaient sa route à vrai dire. Hypnotisée par lui, elle ne remarqua même pas l'acte surprenant de celle qui portait le capuchon rouge, en fait ce fut Mérida qui cria son nom qui la ramena à la réalité, l'animal fonçait droit sur eux.

▬ Il faut que vous atteignez au plus vite le groupe de personnes à l'est, nous aurons plus de chance de nous en sortir avec eux.

Cette scène lui rappela la fois ou la tête de mule de Mérida avait voulu suivre les feu-follet, qui les avaient menés droit sur Mort'du, la même sensation de peur la submergeait, mais la princesse avait changé depuis cette époque. Oui, elle avait découvert qu'elle pouvait être aussi courageuse et elle n'abandonnerait pas Mérida à son sort. Enfin pour sûr, sa cousine penserait pouvoir se débrouiller seule et elle se ferait bouffer.

▬ Courrez !

Tout allait très vite, Mérida qui décochait une flèche sur l'animal, certain qui paniquait et c'est là qu'elle vit une jeune femme au sol. Alors pendant que sa cousine s'occupait du lion et s'approchait de plus en plus, Marianne prit le courage de courir dans le mauvais sens. Fort heureusement qu'elle avait découpé sa robe, où il lui aurait été impossible d'avancer sans tomber. En passant devant le chaperon au sol, elle le ramassa pour pouvoir le rendre à la propriétaire. Arrivée à la hauteur de la brunette, elle lui tendit la main pour l'aider à se relever et même si la peur lui brulait l'estomac, elle se permit de lui montrer un visage amical.

- Allons vers l'est...

À peine avait-elle prononcé ses paroles qu'elle sentit une présence derrière elle, comme si une brise de vent venait de se lever, une respiration rauque. Son coeur se serai, elle comprit très vite ce qui se passait et alors que son regard se plongeait dans celui qu'elle venait d'aider, elle se sentit emporter en arrière. La rapidité de ses gestes était effrayant, mais Marianne n'avait pas le temps de réaliser que le lion se retrouvait sur elle, une douleur lancinante apparut à l'abdomen, elle pouvait sentir les dents de celui-ci dans son propre corps, les cris de la princesse raisonnaient dans tous le désert, pour finalement s'épuiser. Le souffle complètement coupé, des larmes coulaient sur ses joues. À présent, elle ne souhaitait qu'une seule chose en finir vite, c'était à peine si elle pouvait entendre les sons alentour. Ne pensant plus qu'à Robin, à l'homme qu'elle aimerait avoir dans ses bras. Puis s'en comprendre le lion s'éloigna, posant la main sur la morsure, du sang ruisselait dans sa main, rouvrant les yeux, elle ne sut pas comment, mais elle se retrouvait debout, blessée à courir et à chacun de ses pas, du sang se versait sur le sable noir.


made by pandora.
Revenir en haut Aller en bas

avatar

The Fairytale Book
Bouquin Chieur ೨ Voix de la sagesse

✒ Curse :
275


MessageSujet: Re: Intrigue bonus ೨ Nord du nuage.   Mar 18 Juin - 12:10


Darkness unleashed !

೨ Quelques précisions...
Le staff ayant remarqué que de plus en plus de gens réservent leur tour dans cette intrigue, nous avons décidé de rajouter une règle pour éviter de bloquer les sujets. En effet, afin de ne pas ralentir les autres participants du groupe, chaque membre qui réserve sa place s'engage à poster sa réponse dans les cinq heures qui suivent cette réservation, sinon cette dernière sera annulée. Si vous avez plusieurs comptes qui participent à cette intrigue, notez aussi que vous ne pouvez pas réserver votre place pour deux personnages en même temps ! Merci de prendre cette annonce en compte !

© Macha
Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: Intrigue bonus ೨ Nord du nuage.   Mar 18 Juin - 15:40




Elizabeth









Am I dead ?

A présent qu'elle se savait bien vivante Elizabeth se sentait étrangement plus sereine. Quel comble pour quelqu'un qui avait cherché à tout prix à mourir voilà déjà quelques années ! Néanmoins, elle n'était pas plus avancée car elle ignorait toujours où elle se trouvait et surtout comment rentrer chez elle. Car à défaut de s'y plaire, elle avait bien fini par considérer Halloweentown comme son nouveau foyer et elle devait bien admettre que le monde sans couleurs semblait bien plus accueillant que cet horrible désert noir. L'idée d'avancer et de rejoindre d'autres personnes ne lui déplaisait pas, espérant que quelqu'un connaisse un moyen de quitter cet endroit. La princesse Marianne proposa alors de partir vers l'Est ce qu'elle approuva en hochant discrètement la tête. Ensuite, Elizabeth fut surprise de se voir généreusement offrir deux morceaux de tissus pour protéger ses pieds. Elle remercia chaleureusement Dame Marianne avant de les enfiler. Elle se surprit alors à regretter amèrement d'avoir quitter le monde qui l'avait vue naître. Elle ignorait quel royaume dirigeait cette jeune princesse mais cela ne faisait aucun doute pour la princesse aux cheveux d'or qu'elles auraient faits de très bonnes amies si les circonstances leur avaient permis de se rencontrer.

Soudain, une énorme guimauve prit la parole de sa voix criarde et se mit à reprocher à Marianne le geste qu'elle venait de faire. Une vague de colère s'empara d'Elizabeth, non pas parce qu'on la traitait de pauvresse mais parce qu'elle avait face à elle le genre de princesse qu'elle avait toujours détesté. Elle qui avait passé sa courte vie ici à se montrer aimable et généreuse avec son peuple elle n'avait jamais compris ses femmes imbues d'elles-mêmes qui ne pensaient qu'à leur petit confort. Visiblement, les seules personnes ici à mériter la présence de cette harpie étaient celles qui portaient sur elles un quelconque trait de noblesse. Elizabeth n'avait besoin de rien pour se savoir princesse et cela lui convenait tout à fait. Et puis ce n'était rien de plus qu'un titre. La réaction de cette femme la choquait au plus haut point.

« Et bien je plains votre peuple. Si j'avais traité le mien comme vous le faites je n'aurais jamais pu me regarder dans une glace... » lâcha-t-elle entre ses dents, presque pour elle-même.

L'homme à la tenue colorée porta aussitôt secours à Marianne en utilisant un ton moqueur qui arracha un sourire à la princesse blonde bien qu'il masquait à peine un ton menaçant. En voilà un qui ne manquait pas d'humour, cela leur ferait le plus grand bien lors de cette marche qui s'annonçait pénible. Et pour supporter cette drôle de pie qui serait à coups sûrs tout aussi pénible.

Mais le voyage s'annonçait plus difficile encore qu'elle ne l'aurait imaginé. Un lion gigantesque venait d'apparaître devant eux. La panique s'installa rapidement, une jeune femme se lança prestement vers l'animal avant de s'aplatir devant lui. Elizabeth retint son souffle, persuadée que la bête n'allait faire qu'une bouchée de l'animal. Mais il préféra sauter au-dessus de cette proie potentielle qui ne semblait pas assez appétissante à son goût. La blondinette avait déjà pu croiser pas mal de monstres depuis son arrivée à Halloweentown mais ce lion lui donnait tout de même des sueurs froides. 

Courrez !

La princesse Merida prit alors les devants et se posta devant la bête, arc bandé, prête à en découdre. Mais les conditions étaient difficiles et ses flèches atteignaient difficilement le monstre aux crocs acérés. Ses compagnons suivirent ses conseils et d'un même élan commencèrent à courir en direction de l'Est comme il avait été convenu plus tôt. Mais Elizabeth eut le temps d'apercevoir sa bienfaitrice partir dans l'autre direction pour porter secours à la jeune femme brune encore allongée sur le sol. L'ancienne princesse se risqua à regarder en arrière pour s'assurer que les trois jeunes femmes allaient bien. C'est alors qu'elle remarqua que la bête s'était désintéressée de la guerrière rousse et avait préféré se poster derrière la princesse Marianne. Le sang d'Elizabeth se glaça quand elle vit l'animal sauter sauvagement sur la jeune femme et fermer sa mâchoire sur le ventre de celle-ci. Il finit alors par la lâcher lui permettant de fuir vers le groupe de fuyards apeurés.

« Dépêchez-vous ! » hurla-t-elle à l'adresse des retardataires qui tentaient alors de les rejoindre.

Elizabeth lui tendit la main pour les aider à tenir sur leurs jambes mais quand elle attrapa celle de Marianne elle sentit du sang poisseux s'échapper de son abdomen. Elle ne pourrait continuer la route dans un tel état. Elizabeth entendait la bête gronder au loin, il fallait fuir le plus vite possible mais elle ne pouvait prendre le risque de laisser Marianne dans cet état.

« Il faut arrêter le saignement, Marianne soyez raisonnables arrêtez-vous ! »

Puis elle s'adressa franchement au reste au groupe, notamment à la princesse Anastasie qui était sans aucun doute la plus vêtue, bien qu'elle ait été forcée par Clopin de faire don de quelques bandes de tissus pour la petite muette.

« Il vous reste encore pas mal de froufrous sur cette robe. J'en ai besoin pour bander cette blessure. A moins que vous ne vouliez avoir la mort de cette malheureuse sur la conscience. »

Elle ne savait pas vraiment si cette petite peste se souciait réellement du devenir des autres, bien qu'ils soient de sang royal. Mais elle savait que si elle venait à refuser, Clopin saurait lui rappeler les bonnes manières. Mais la jeune princesse faisait dos au lion ainsi qu'à Mérida dont elle ignorait l'état. Elle était donc incapable de savoir combien de temps elle avait pour essayer de sauver Marianne, mais elle savait que le temps lui était compté. Elle mettait tout le reste du groupe en danger et elle savait que certains préféreraient ne pas risquer leur vie pour si peu. Il n'y avait aucun abri aux alentours, leur seul espoir de survie était de courir et elle venait de tous les faire s'arrêter. Mais elle ne pouvait se résigner à laisser Marianne dans cet état, elle ne pourrait pas suivre le rythme et serait donc à coups sûrs le premier festin de la bête.

« Continuez à avancer » lança-t-elle aux autres. « Nous vous rattraperons. Dès que Dame Marianne sera en état de continuer. »


De ces dernières paroles, elle n'était sûr de rien mais elle voulait se persuader que tout irait bien, autant pour elle que pour sa bienfaitrice qui avait à présent grandement besoin d'elle.



© Méphi.



Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: Intrigue bonus ೨ Nord du nuage.   Mar 18 Juin - 16:40










ANASTASIE

« Enchanté, enfin, enchanté est un grand mot… Je suis Clopin. Non, nous n’avons pas encore eut le malheur de croiser quelqu’un vous ressemblant. »

C'était l'homme habillé en bouffon qui venait de lui parler. Qu'entendait-il par "malheur"? Anastasie afficha une mine outrée. Pour qui ce clochard se prenait-il? Comment osait-il lui parler de la sorte à elle une femme aussi élégante et raffinée?



« Et si Princesse Marianne à bien voulu déchirer sa robe, c’est aussi que cela va l’aider à marcher dans ce désert. C’est loin d’être une mauvaise idée. D’ailleurs, il va falloir songer à faire de même, car personne ici ne risque de vous porter. Ce n’est qu’une robe, une noble n’aurait pas de peine à s’en procurer une semblable à son retour... »

En tout premier temps, Anastasie fixa d'abord la dénommée Marianne. Une princesse! Elle allait devoir s'en faire sa principale alliée et la protéger! Ainsi, peut-être que lorsqu'ils retourneraient dans leur monde, elle se ferait couvrir d'or. Oui c'était un plan parfait! Cependant la suite du discours du fou commença à effrayer quelque peu la jeune femme. Elle? Arracher sa magnifique robe! Hors de question, jamais de la vie elle ne ferait ça c'était totalement inhumain! D'ailleurs l'homme étrange commença à sortir un couteau et se dirigea dangereusement vers elle en lui demandant des bouts de sa robe pour une dénommée Ariel. Oh mon Dieu! Et en plus il voulait voler son ombrelle! Anastasie était effrayé, ce truand était sale et mal vêtu, il ne devait pas la toucher!


« Écarte-toi sale lépreux! Va-t-en et laisse-moi tranquille! Ne t'avise pas de toucher à ma robe, ou je, ou je... »


Anastasie fut interrompu par un rugissement quelque peu inquiétant. La jeune brune tourna la tête et vit alors la plus horrible des créatures qu'elle n'est jamais vu! Et pourtant elle était chasseuse de monstres! C'était un lion immense, avec des crocs immenses, des griffes immenses... Anastasie rassembla alors tout son courage, elle frappa le fou avec son ombrelle puis s'en alla dans la direction opposée au lion en criant et en courant. Elle trébucha sur sa robe et se retrouva de nouveau la tête dans le sable. C'est alors que lui vint une brillante idée en tête. La jeune femme commença donc à s'enterrer dans le sable afin que la créature ne puisse pas la voir. Mais avec sa robe, la tâche se relevait particulièrement difficile. Mais elle n'abandonnerait pas! Elle continua à s'enterrer petit à petit tandis que la bataille faisait rage.

Alors qu'elle avait réussi à s'enterrer jusqu'à sa taille. La jeune femme sentit un souffle chaud étrange et inquiétant lu caresser le visage. Elle releva la tête et lorsqu'elle vit le lion se tenant à moins d'un mètre d'elle, elle hurla autant qu'elle le pouvait. Elle ouvrit son ombrelle puis essaya de se protéger en s'en servant comme bouclier. Le lion arracha lui arracha son ombrelle des mains et ... il la mangea.

« RENDS MOI MON OMBRELLE ESPECE DE SALE FAUVE PUANT A LA NOIX! »


Insulter le lion n'était pas une très bonne idée mais Anastasie était très très en colère! Elle le fixa avec une mine rageuse mais lorsqu'il lui rugit en pleine figure, elle sentit la panique remonter d'un coup en elle. La brunette essaya alors de se retirer du sable et se mit à ramper comme si sa vie en dépendait. Enfin c'était le cas mais sa détermination était tellement magnifique, la façon dont elle s'accrochait à sa vie! Le lion l'attrapa alors par sa robe et elle se retrouva suspendue dans les airs, la tête en bas. Elle se remit à crier d'une façon très élégante. Heureusement, elle fut sauvée par les nombreuses couches de sa robe qui se déchira. Anastasie atterri alors brutalement au sol puis se précipita vers le groupe de personnes qu'elle avait croisé au début.


« Il vous reste encore pas mal de froufrous sur cette robe. J'en ai besoin pour bander cette blessure. A moins que vous ne vouliez avoir la mort de cette malheureuse sur la conscience. »

Anastasie regarda la blonde en pyjama qui tenait la princesse qu'elle était censée défendre il y a une dizaine de minutes. La jeune Tremaine constata l'état de sa robe dont la moitié se trouvait sans doute dans le gosier du lion. Elle était toute décoiffée et pleine de sable et elle n'avait plus son ombrelle. C'était le pire jour de sa vie. Ses chaussures étaient en lambeaux. Elle les retira tout en se lamentant désespérément:

« Pourquoi est-ce que c'est à moi que ça arrive! Je chassais tranquillement avec ma soeur et là je me retrouve avec des lépreux, un lion géant, ma robe se fait déchirer, mes cheveux sont atroces et je n'ai même plus MON OMBREEEEELLE! »


Elle alla alors pleurer dans ce qui restait de la robe de Marianne puis se moucha avec grâce. Elle releva alors la tête. Arracha un bout de sa robe et le donna à la blonde puis se tournant de nouveau vers Marianne elle lui dit:

« N'oubliez pas ce que je viens de faire pour vous, ça m'a demandé un énorme sacrifice alors s'il vous plaît souvenez vous en. Ca mérite bien une récompense ça non? Après tout je viens de vous sauver la vie en donnant des morceaux de ma  merveilleuse robe non? »


Elle la regarda avec la mine la plus chagrinée qu'elle pouvait faire. Des larmes coulaient le long de ses yeux, enlevant toutes les couches de maquillage qu'elle avait. Sans tous ses froufrous et artifices on pouvait enfin voir l'apparence de la vraie Anastasie.



© Méphi.


Revenir en haut Aller en bas

avatar

The Fairytale Book
Bouquin Chieur ೨ Voix de la sagesse

✒ Curse :
275


MessageSujet: Re: Intrigue bonus ೨ Nord du nuage.   Mar 18 Juin - 21:35


Darkness unleashed !

೨ Méfiez-vous du désert...
Après avoir mordu Marianne, le lion est mis en déroute par une énième flèche de Merida. Du coup, le fauve se rabat sur le corps encore endormi de Regina, la méchante reine, et la dévore. Le reste du groupe garde la vie sauve pour le moment et fuit vers l'est.

Si vous êtes le mort du jour, vous pouvez décider de faire un dernier RP pour raconter votre fin tragique ou simplement laisser l'intrigue suivre son cours sans vous.

© Macha
Revenir en haut Aller en bas

avatar

The Fairytale Book
Bouquin Chieur ೨ Voix de la sagesse

✒ Curse :
275


MessageSujet: Re: Intrigue bonus ೨ Nord du nuage.   Ven 21 Juin - 12:03


Darkness unleashed !

೨ Méfiez-vous du désert...
Ses épais barreaux sont infranchissables. Retrouvez-vous du mauvais côté et vous ferez face à une mort abominable.
Le lion est en retrait pour le moment, mais la partie n'est pas gagnée pour autant... Venue de nulle-part, une énorme cage faite de barreaux indestructibles des murs jusqu'au toit tombe pile au dessus de Clopin et d'Ariel, emprisonnant ces deux personnages au beau milieu du désert.

© Macha
Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: Intrigue bonus ೨ Nord du nuage.   Ven 21 Juin - 16:59
Marianne.
Souvent, elle s'était imaginée la fin de sa vie, entourée de ceux qu'elle aimait, sacrifié pour sa cause, Marianne savait que si elle ne mourrait pas de veilleuse cela serait certainement pour une personne qu'elle voulait aider et aucune douleur ne pourrait lui enlever la satisfaction qu'au moins, elle n'avait pas failli. Raconterons-nous l'histoire de Marianne et Robin, dans les années à venir ? Dirons-nous qu'ils ont faits de leur mieux pour leur peuple ? Marianne n'avait jamais espéré la gloire, mais elle espérait que sa cause survivrait à sa mort, que Robin n'abandonnerait pas.

La morsure de lion lui faisait toujours atrocement mal, comme-ci tout son corps lui commandait de s'arrêter, de laisser tous son sang s'écouler. Durant quelques secondes, elle s'était imaginée que rien de tout cela ne s'était produit, le pur fruit de son imagination. La scène se répétait tellement dans sa tête, elle voyait encore le regard du petit chaperon rouge et pouvait sentir les crocs du lion comme-ci il était toujours sur elle. Mais celui-ci avait trouvé une autre proie, ses rugissements lui donnaient des frissons dans le dos. Ou était-ce la perte de son sang ? Plus rien n'était sur à présent. Continuant à avancer grâce à la jeune femme qu'elle avait aidé, elle attrapa la main que le tendait Elizabeth.

« Il faut arrêter le saignement, Marianne soyez raisonnables arrêtez-vous ! »

S'arrêter, non Marianne ne voulait ralentir personne. Sachant très bien que ça serait les mettre en danger, mais que pouvait-elle faire dans cet état ? Et comment lutter contre une personne qui ne voulait que l'aider ? Donc sans rechigner, elle se laissa faire, Elizabeth savait surement y faire pour arrêter un saignement autrement elle ne lui aurait jamais proposé. S'asseyant dans le sable chaud, elle fut quand même soulagée, se sentait moins fatiguée, ses paupières étaient tellement lourdes.

« Continuez à avancer?Nous vous rattraperons. Dès que Dame Marianne sera en état de continuer. »

- Vous ne devez pas vous sacrifier pour moi !

Non, Elizabeth se devait d'avancer avec les autres. Ou était Mérida ? Marianne commençait à perdre ses repères, ses forces s'échappaient de son corps, tenir assis devenait un réel supplice. Mais elle ne devait pas faiblir, pas maintenant. Mérida ? Sa petite rouquine, Marianne voulait seulement voir son visage, non elle ne pouvait fermer les yeux sans pouvoir la revoir, mais c'était si dur de les garder ouvert.


« Pourquoi est-ce que c'est à moi que ça arrive! Je chassais tranquillement avec ma soeur et là je me retrouve avec des lépreux, un lion géant, ma robe se fait déchirer, mes cheveux sont atroces et je n'ai même plus MON OMBREEEEELLE! »


Posant sa tête sur l'épaule d'Elizabeth, elle se surprit à ressentir de la compassion pour Anastasie la pauvre semblait, elle est aussi perdue. Alors, même si celle-ci se mouchait dans sa robe, elle ne fit aucune objection. Même quand celle-ci demanda une récompense pour avoir donné des bouts de sa robe pour pouvoir aider Elizabeth à la soigner et il était vraiment temps, car son sang ne s'arrêtait pas de couler.

- Tout ira bien. Elle plaça une de ses mains sur la joue d'Anastasie. Vous aurez votre récompense dès qu'on sortira de ce désert, mais avant cela vous aiderez tout le groupe !

Ce fut à ce moment qu'un bruit métallique apparut, à quelques mètres d'eux, une énorme cage venait d'apparaitre, enfermant Ariel et Clopin. Mais qu'est-ce qui se passait ici ? Alors, quand Elizabeth eut fini de lui appliquer le bandage, elle se releva et avança juste à la cage grâce à elle. Mérida était là, soufflant un grand coup, une voix attira son attention, tournant la tête :

- Robin

Elle pouvait encore l'entendre, attrapant le bout d'un barreau, la chaleur de celui-ci lui brûla la main, ne la fit même pas réagir. Doucement, elle tomba à terre, comme emporter dans le néant,, ses yeux se refermèrent, elle ne sentait plus du tout la douleur. Tenant toujours fermement le bras de sa protégée, les échos de la voix de Robin l'envoûtaient toujours :

- Ne devrais-je pas aller le rejoindre ? Je peux sentir l'herbe fraîche entre mes doigts...

Levant la main, elle fit déçue de ne voir que du sable noir, regardant vers l'est, il lui faudrait beaucoup de force, pourquoi ne pas abandonner ? Elle avait seulement besoin de fermer les yeux et de se laisser emporter, à présent elle n'était plus qu'un poids. Elle pouvait sentir la présence de Mérida lui prenant la main, elle s'installa dans ses bras, écoutant sa respiration, ainsi que son coeur, elle ferma les yeux, comme bercer par une merveilleuse mélodie, elle pouvait sentir la fraicheur de la pluie du matin, la douceur de la main de Robin sur son visage, elle était en paix à présent. Ce fut un bruit d'un animal qui la fit sursauter, ouvrant les yeux, elle se trouvait toujours dans se sataner désert et le lion n'était plus très loin.

- Vas à l'est Mérida, trouve du secours !

Oui, personne dans ce groupe n'arriverait à briser les barreaux et ses bandages n'arriveraient surement pas à la sauver.


made by pandora.
Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: Intrigue bonus ೨ Nord du nuage.   Ven 21 Juin - 17:17






Clopin Trouillefou



« Ma seule liberté est de rêver, alors je rêve de liberté. »  ☠
Si le rire cristallin d’Ariel élargit son sourire enfantin, le monticule de frous-frous rose lui donnait quelques difficultés. Peut-être que la dame s’obstinerait moins sachant qui était vraiment devant elle, cela dit, l’humble gitan n’allait pas mettre son titre implicite de Chef de la Cours des Miracles ou de légendaire voleur sous le nez de tous. Surtout que s’était bien inutile au fond vu l’environnement cauchemardesque dont ils étaient tous prisonniers. Ce n’était pas les bonnes manières qui allaient leur permettre de survivre. Aussi, le jeune homme aux yeux bleu se contentait de tenir sa dague dans sa main. Il n’avait aucune gêne à se montrer gentil avec certains et plus dur avec ceux qui le méritaient. Le gitan restait un individu au caractère libre de la censure des convenances. Aussi, il pouvait faire les yeux doux à la jolie muette pour ensuite exiger quelques sacrifices de l’aubergine. En dehors de ses spectacles, Clopin ne portait pas de masque, ni de carapace, mais il pouvait endosser tous les rôles selon son humeur, car voilà, son tempérament guidait chacune de ses actions. Par chance pour son entourage, le bohémien était un être profondément bon et juste.

À quelques pas d’eux, une autre jeune femme s’éveillait dans le sable noir. Vêtue d’une longue cape rouge, elle ne risquait pas grand-chose du soleil contrairement à ceux qui avaient moins de chance dans le choix de leurs habits. Dans son cas, Clopin appréciait d’être dans des vêtements flexibles qui se mouvaient bien malgré leurs pas qui s’enfonçaient dans le sol granuleux. Il aimait un peu moins que chaque mouvement entrainait un léger tintement de clochette ou que ses souliers en serpentins fussent un peu encombrants… Soudain un rugissement sauvage les surprit tous avec effroi. Alors que la belle Ariel tirait encore une fois sur sa tunique, le regard inquiet du gitan se posa sur un fauve gigantesque. D’où venait cette bestiole ? Était-elle apparue de la même façon qu’ils l’avaient tous fait ? Ces questions furent chassées d’un coup d’ombrelle sur sa tête. Cependant, chaque pensée du bohémien incluait la troupe. Il agissait rarement au ''je'', préférant dire qu’ils étaient tous dans le même bateau donc, quand la bête féroce chargea sur le groupe, son premier réflexe fut d’aider les autres à fuir le plus vite possible. Dans son empressement, Clopin sauta par-dessus la cape rouge sur le sol avant de réaliser que sa propriétaire s’élançait vers l’énorme créature aux crocs luisants. Elle devait être folle et pourtant, il leva la main dans un geste vain pour l’inciter à repartir dans la bonne direction. Au lieu de finir dans un bain de sang, le chaperon rouge s’abaissa et le félin géant sauta par-dessus sa gracieuse silhouette. Elle n’était pas sa cible, mais ce n’était pas pour autant très rassurant. Sa main trouva celle de la jolie muette, un réflexe très naturel malgré la panique. Hors de question qu’il laisse la demoiselle derrière lui ! Ses autres doigts tenaient fortement la dague, mais envisager un corps à corps avec le lion s’était manquer de jugement. Ils se mirent à courir vers les autres princesses, les flèches de Mérida seraient sans doute plus efficaces que sa lame.

▬ Il faut que vous atteigniez au plus vite le groupe de personnes à l'est, nous aurons plus de chance de nous en sortir avec eux. Courrez !

Clopin hocha la tête et, pour s’enlever de sa ligne de tire, le sans-papier entraîna l’ancienne sirène derrière lui en direction de l’est. Cependant, il choisit de s’écarter un peu du groupe de fugitives dont le lion ne semblait pas vouloir lâcher la piste. Il ne pouvait pas vraiment les aider plus qu’il ne pouvait s’aider lui-même. En se séparant, il y avait plus de chances qu’un d’entre eux atteigne les secours sans passer sous les griffes du monstre velu. Il pouvait sentir la chaleur du sable malgré ses souliers et eut une petite pensée pour la jeune femme avec laquelle ses doigts s’entremêlaient, mais la porter les ralentirait trop. Cela dit, en entendant des cris et des grognements sauvages plus victorieux, le bohémien se risqua à regarder derrière lui. Il vit avec stupeur que Marianne saignait abondamment, néanmoins, Elizabeth les encourageait à fuir. S’il devait y avoir des victimes, ce serait le moins possible ! De plus, il était déjà deux autour d’elle pour la soigner. Il fallait de l’aide ! Tout de suite ! Clopin prit une profonde inspiration, son cœur se serra sachant qu’il laissait des gens derrière lui, mais il ne pouvait pas mettre la vie d’Ariel en danger. Il ne pouvait pas penser qu’à lui en faisant demi-tour pour se soulager la conscience…

Soudain, on aurait dit qu’un nuage passait devant le soleil, car une ombre immense semblait s’agrandir autour du gitan et de sa compagne. Dans un grand fracas métallique, une cage aux larges barreaux tomba du ciel pour les faire prisonnier. C’était si inattendu que sa main serra celle de la muette plus fort que prévu avant de totalement la relâcher. Clopin eut le souffle coupé et son sang ne fit qu’un tour. Il ne disait plus rien et une terreur au gout amer se rependit dans tous les muscles de son corps. Il ne choisissait pas de se stopper. En fait, il réalisait que plus aucun choix ne s’offrait à lui. Il ne pouvait ni courir vers l’est, ni aller aider les retardataires, ni même espérer tout simplement d’avancer. Ce fut une horrible constatation pour lui qui, toujours sur l’adrénaline, fit le tour de la cage, frappant sur les barreaux avec sa dague et qui les escalada pour chercher une faille au niveau du toit. Pour finir, le bohémien se mit à creuser dans le sable noir, espérant passer sous sa prison de métal pour s'échapper.

« Il doit y avoir une sortie ! Ariel, aide-moi à creuser ! » dit-il alors que son sang-froid s’envolait comme par magie.

La panique s’installait, car il prenait conscience que cette cage n’avait ni porte, ni verrou à déjouer. Ce n’était que des barreaux brûlants et impossibles à briser…. Une voix féminine le sortit de sa torpeur, le faisant avoir un épisode de clarté dans toute la confusion qui régnait dans sa tête, et voyant la blessée qui s’avançait en titubant, il alla dans sa direction, mais elle s’effondra
. « Marianne ! »  Clopin s’approcha du bord et s’accroupit sur le sol. Il tendit le bras à travers les barreaux pour toucher la princesse qui venait de tomber au sol. Elle n’allait pas bien du tout ! Le destin cruel voulu qu’il ne l’atteigne pas, se contentant d’agiter les doigts dans le vide, prenant le risque de se disloquer l’épaule tellement il essayait de se faufiler entre les barres de fer. Il pouvait sentir la chaleur de ceux-ci terriblement près de son visage. Le gitan avait l’impression que son cœur battait très vite et qu’il s’atrophiait à la fois sous la panique. Le bohémien ne supportait pas ce sentiment d’impuissance qui le faisait littéralement souffrir. Non ! Non ! Non ! Il laissa mollement son bras retomber sur le sol avant de revenir sagement dans la cage. Les autres s’occupait de Marianne et lui, il s’assit sur le sol, essayant de respirer normalement. Cherchant avec angoisse un plan pour s’échapper de la cage, Clopin avait du mal à rester calme. Cela dit, il ne pouvait retarder les autres. Si lui ne pouvait pas sortir, le lion ne pouvait pas entrer. Ariel et lui étaient sains et saufs pour le moment, mais pas le reste de la troupe !

« Oui, vous devez aller vers l'est. C'est notre meilleure chance à tous… » dit-il aux autres alors qu’il tournait la tête vers Ariel pour lui faire un petit sourire triste. Tout n’était pas perdu, mais il ne pouvait garantir qu’ils en sortiraient vivants...

© Méphi.


Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: Intrigue bonus ೨ Nord du nuage.   Lun 24 Juin - 19:59

*I dreamed a dream*

You know that place between sleep and awake ?


Ariel était toujours en train de serrer la main de Clopin lorsqu'elle sauta presque sur Mérida pour tenter de lui faire comprendre d'une façon ou d'une autre de se servir de l'arc qu'elle avait avec elle. Quel que soit l'animal qui chargeait dans leur direction, elle était certaine qu'il mangeait les humains. Et qu'il avait faim. Dans sa panique elle avait agrippé le bras de l'archère si fort que ses propres doigts avaient blanchis. La pauvre rouquine ne devait plus sentir son bras. Finalement la princesse posa une main rassurante sur celle de la muette qui se calma quelque peu à ce contact. Elles se regardèrent et la jeune femme en vert prit la parole:

''Il faut que vous atteignez au plus vite le groupe de personnes à l'est, nous aurons plus de chance de nous en sortir avec eux.''

L'ancienne sirène aurait voulu dire à Mérida qu'elle ne devrait pas rester en retrait toute seule, mais la princesse avait raison. Ils devaient rejoindre l'autre groupe pour avoir une chance de survivre à ce monde même si cela voulait dire la laisser derrière pour s'occuper de l'animal. Ariel n'aimait pourtant pas cette idée. Elle hésita, après tout l'archère pouvait très bien faire mouche du premier coup. Mais avant qu'elle n'ait pu prendre la moindre décision, la rousse leur ordonna de courir, ce que fit Clopin en entraînant l'adolescente avec lui, leurs mains toujours étroitement enlacées. En temps normal, elle aurait été gênée d'un tel contact, mais elle ne pensait qu'elle la chaleur apaisante de la paume de l'artiste ambulant contre la sienne. Il ne la laisserait pas, il la garderait avec lui et la protégerait. Elle se devait d'y croire car si ce n'était pas le cas, il était certain qu'elle ne survivrait pas à ce désert.

Ses pieds s'enfonçaient dans le sable brûlant, et même si la douleur qu'elle ressentait d'habitude à chacun de ses pas avait pratiquement disparue, la chaleur du sol lui meurtrissait la peau. Ils courraient dans la direction du groupe au loin, mais s'étaient en même temps éloignés des autres princesses qui constituaient le reste de leur suite. L'ancienne sirène ne prêtait plus du tout attention à elles, trop occupée qu'elle était à sauver sa propre vie. Elle aurait aimé être de celles qui étaient visiblement restées en arrière pour porter assistance à celles qui en avaient besoin, mais le brun la guidait résolument vers l'avant. A la vérité ce n'était qu'une excuse, elle n'était pas sûre qu'elle serait retournée sur ses pas si elle en avait eu l'opportunité. L'adolescente n'était que cela, une adolescente, et ne pouvait pas s'empêcher de penser qu'elle ne leur serait d'aucun secours. Elle avait peut-être beaucoup changé depuis la princesse qui avait égoïstement tout quitté pour un inconnu mais elle restait une enfant malgré tout.

Et elle ne voulait pas mourir. Elle voulait revoir Eric, revoir le roi et la reine qui l'avaient accueillie comme leur propre fille et qui lui avaient enseigné le sens du mot famille comme jamais son propre père ne l'avait fait. Elle voulait revoir Clochette, et même Peter se pavanant devant ses sœurs et les garçons perdus. Alors elle courrait, elle courrait toujours, sans s'arrêter et en se forçant d'oublier la morsure de la brûlure que chaque pas lui infligeait.

Pourtant ils furent tout deux forcés de s'arrêter lorsque des barreaux leur coupèrent la route. Ariel se prépara à les contourner mais elle réalisa qu'ils étaient pris au piège dans une cage. Mais elle ne comprenait pas, d'où pouvait bien venir cette dernière, il n'y avait pourtant rien une seconde plus tôt. Elle inspecta leur prison, elle n'était pas bien grande et ne semblait pas avoir de porte. Le toit était était lui aussi constitué de barreaux, ne leur fournissant aucune vraie ombre sous laquelle se rafraîchir ne serait-ce qu'un peu. Elle se força à voir le bon côté des choses : s'ils ne pouvaient sortir de là, l'animal ne pourrait les atteindre. Oui, c'était une chance, en un sens. Ça le serait bien moins si la cage disparaissait juste au moment où la bête féroce arrivait à leur niveau mais elle tenta de rester optimiste.

Cela ne semblait pas être le cas de Clopin pourtant. Ce dernier semblait céder totalement à la panique lorsqu'il vérifia chacun des barreaux de sa dague avant d'escalader ces derniers dans le but de vérifier également les barreaux qui les surplombaient. Il agissait comme une animal en cage, incapable de tenir en place. Il finit par se mettre à genoux près de l'un des murs de fer et commença à creuser. Ariel le regardait, incapable d'amorcer le moindre mouvement. Elle savait, ils savaient tout les deux au fond que cela ne servait à rien. Cette cage était apparue par magie et la magie ne les laisserait pas sortir de là, c'était aussi simple que cela. Néanmoins, l'artiste ambulant continuait sa tâche comme si sa vie en dépendait.


''Il doit y avoir une sortie ! Ariel, aide-moi à creuser !''

Sa voix auparavant douce et enjouée était désormais tendue et méconnaissable. La brunette s'agenouilla aux côtés de l'homme et laissa ses pieds se rafraîchir à la légère brise chaude mais ô combien plus fraîche que les grains couleur charbon. Ses mains cherchèrent celles de Clopin, le beau Clopin dont les traits s'étaient tendus depuis l'apparition de leur prison. Lorsqu'enfin elle pu glisser ses doigts entre ceux de l'homme, elle le força à s'arrêter de creuser. Cela ne servait à rien, il ne réussirait qu'à se fatiguer et peut-être même à se blesser. L'ancienne sirène le regarda dans les yeux, comme pour lui faire comprendre que tout irait bien. Si cette cage était sortie de nulle part, elle pouvait disparaître à tout moment. Elle n'y croyait qu'à moitié, mais c'était bien suffisant et de toute façon que ce soit vrai ou non, elle ne cherchait qu'à calmer son compagnon. La princesse déchue pressa doucement les mains du brun dans les siennes et lui adressa un regard compatissant.

Ce moment aussi doux que triste disparut aussitôt lorsque les voix s'élevèrent près du groupe qu'ils avaient quitté un peu plus tôt. Clopin fut le premier à comprendre ce qu'il se passait et cria le nom de Marianne quand celle-ci s'effondra sur le sol. Ariel vit un liquide s'écouler sur le sable noir et réalisa avec horreur qu'il s'agissait du sang de la brune. L'artiste ambulant était déjà en train d'essayer d'atteindre la jeune femme du mieux qu'il pouvait malgré les barreaux de métal brûlants. Il finit par abandonner, se résignant à laisser les autres se charger d'elle.


''Oui, vous devez aller vers l'est. C'est notre meilleure chance à tous...''

Il avait terminé sa phrase en regardant Ariel. Elle savait ce qu'il leur disait, il leur disait de se sauver, de les laisser là car ils ne survivraient pas tous dans ce désert. Et que ceux qui restaient en arrière partiraient les premiers. Il lui adressa un sourire triste, auquel elle s'efforça de répondre. L'adolescente ne voulait peut-être pas mourir, mais il semblait que personne ne lui demande son avis. Elle avait imaginé tant de fois sa mort. Après des siècles d'existence quand elle était encore sirène, ou seulement après plusieurs décennies une fois humaine. Puis, sans s'en rendre vraiment compte, la brunette avait commencé à imaginer sa mort le lendemain du mariage de son précieux Eric avec une autre. Elle s'était vue mourir si souvent seule, qu'elle tira une certaine satisfaction coupable en constatant qu'au moins Clopin était là avec elle.

Elle le traîna au centre de la cage, le plus loin possible des barreaux qui les entouraient. Ariel croisa le regard du brun et lui désigna la dague d'un coup d’œil. Le seul réconfort qu'il pourrait peut-être encore tirer de leur situation était qu'il lui rester de quoi se défendre, de quoi les défendre tout les deux si jamais la cage s'évanouissait alors que l'animal qui les avait attaqué rodait encore dans les parages. Il y avait une chance sur un million pour qu'ils en réchappe, mais cela restait tout de même une chance.


©BlackSun
Revenir en haut Aller en bas

avatar

The Fairytale Book
Bouquin Chieur ೨ Voix de la sagesse

✒ Curse :
275


MessageSujet: Re: Intrigue bonus ೨ Nord du nuage.   Mar 25 Juin - 16:11


Darkness unleashed !

೨ Méfiez-vous du désert...
Après une lente agonie et tandis que le reste du groupe se dirige vers l'est, Marianne succombe à ses blessures et ferme les yeux pour ne jamais les rouvrir. Quant à Clopin et Ariel, l'isolement leur est fatal : tous deux souffrent du manque d'ombre et d'eau, la déshydratation a raison d'eux et les emporte vers la mort. Peu après, la cage disparaît et le lion semble également s'être volatilisé.

Si vous êtes le mort du jour, vous pouvez décider de faire un dernier RP pour raconter votre fin tragique ou simplement laisser l'intrigue suivre son cours sans vous.

© Macha
Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: Intrigue bonus ೨ Nord du nuage.   Ven 28 Juin - 1:09

Mr Sandman, bring me a dream.


Tout s'était enchaîné si rapidement... La première attaque du lion avait peut-être été parée par la rouquine mais Merida était restée impuissante quand le fauve avait atteint Marianne. Il fallait dire que la princesse de Nottingham était revenue en arrière au lieu de s'enfuir vers l'est comme sa cousine l'avait demandé, et cette initiative avait quelque peu déstabilisé l'archère, elle qui connaissait la peur que la courageuse brune éprouvait à l'égard des félins à crinière. Ainsi, ce fut sans avoir l'occasion d'esquisser le moindre geste que l'héritière en cavale assista à l'horrible spectacle dont Marianne fut victime.

▬ NOOOOOOOOOON !

Emportée par un élan de rage mêlée à une angoisse profonde, la rouquine vit les crocs du lion desserrer leur étreinte du ventre de sa cousine, qui retomba sur le sol aussitôt. Merida ne perdit alors pas un instant pour encocher de nouvelles flèches et les tirer sur le fauve. Elle commençait à désespérer de le voir succomber lorsque, finalement, l'animal s'éloigna. Fronçant les sourcils, elle refusait de le quitter des yeux, craignant de le voir revenir d'un moment à l'autre... Mais le félin semblait avoir d'autres projets en tête pour le moment, car il retourna sur les lieux où le petit groupe s'était réveillé pour s'attaquer à la seule personne qui ne s'était pas réveillée, la dévorant voracement. Réprimant un hoquet de dégoût, la princesse s'autorisa à jeter un regard en direction de sa cousine. Elle s'était relevée et se trouvait en compagnie de la dénommée Elisabeth et de la demoiselle au chaperon rouge. Le cœur de la rouquine se serra en apercevant le sang qui tâchait la robe de Marianne, mais elle devait s'assurer que le lion restait à bonne distance avant de pouvoir les rejoindre, refusant de voir la scène de l'attaque se répéter.

Le félin semblait toujours autant occupé à broyer les chairs de sa pauvre victime, aussi Merida, n'y tenant plus, commença à avancer vers le reste du groupe. Enfin, elle marchait à reculons, à vrai dire, son arc bandé et une flèche prête à partir à tout moment en direction du lion. Ses pas étaient courts et plutôt lents mais la princesse finit tout de même par arriver à hauteur des autres membres de leur petite communauté. Ainsi, elle put voir avec étonnement que deux d'entre eux se trouvaient séparés des autres par d'épais barreaux... Qu'est-ce qu'une cage pouvait bien faire là ?! Ce désert impitoyable semblait rempli de mauvaises surprises, ce qui fit froid dans le dos à l'archère. La vision de sa cousine étendue dans les bras d'Elisabeth la ramena rapidement à la réalité, cependant, et la rouquine baissa son arc, oublia le fauve, s'écroula au sol pour venir au près du membre de sa famille.

Marianne semblait gagnée par une douce folie, divaguant à propos de Robin, un garçon avec lequel elle avait grandi, tandis que son sang continuait d'abonder sur le sable noir, en dépit des bandages qui lui avaient été administrés. Merida sentit les larmes lui monter aux yeux, elle ne pouvait pas accepter de voir cette jeune femme qui lui avait toujours été si chère rendre son dernier souffle de la sorte... Non, c'était impossible ! Elle s'empara doucement de la main rendue pâle et glacée de la princesse au grand cœur, incapable de prononcer le moindre mot. Cette dernière ferma les yeux, l'espace d'un instant, avant de les rouvrir en entendant le rugissement funeste du fauve. La rouquine se crispa légèrement, si le lion avait fini de s'en prendre à la personne endormie, il ne tarderait certainement pas à revenir les attaquer ! Elle serra les doigts de Marianne entre les siens, tandis que son autre main raffermissait sa prise sur son arc. Il était hors de question qu'elle laisse l'animal s'en reprendre à eux ! Cependant, elle n'eut pas le temps d'esquisser un autre geste que Marianne s'adressa à elle.

▬ Va à l'est, Merida, trouve du secours !

À la fois surprise et choquée par cette demande, l'aventurière resta silencieuse quelques secondes. La princesse était-elle sérieuse ? Pouvait-elle vraiment croire que la rouquine serait capable de l'abandonner au milieu de ce désert, blessée, sans moyen de se défendre contre le monstre qui s'en était pris à elle une première fois ? Il n'en était absolument pas question !

▬ Non ! Marianne, je refuse de partir sans toi !

La blessée poussa un léger soupir où transparaissaient la douleur infligée par la morsure mais aussi l'acceptation de son triste destin. Elle baissait les bras, Merida le voyait bien, mais elle ne pouvait pas se résoudre à en faire autant ! Elle lança un regard de détresse en direction des autres membres du groupe pour avoir leur approbation, mais seul le gitan lui répondit.

▬ Oui, vous devez aller vers l'est. C'est notre meilleure chance à tous…

Les yeux embués de larmes, la rouquine ne pouvait pas accepter ce que les deux seules personnes qu'elle connaissait vraiment dans ce désert lui disaient. Elle s'apprêtait à protester, une fois de plus, lorsque la réalité la frappa en plein visage : Marianne ne bougeait plus. Les yeux clos, la princesse brune ne respirait plus, sa main ne serrait plus du tout les doigts de l'archère. Elle était totalement inerte. Merida se sentit tout à coup incapable d'inhaler la moindre molécule d'oxygène. Haletante pour essayer de trouver de l'air, elle gardait les yeux rivés sur sa défunte cousine et éclata en sanglots. La princesse de Nottingham n'était plus, elle avait succombé à ses blessures. Se fichant totalement du sang qui s'imprégnait dans ses vêtements, la rousse désemparée se recroquevilla sur le corps de Marianne, lui murmurant entre deux sanglots de revenir...

Mais elle ne revint pas. Merida ignorait ce qui s'était passé entre l'instant où elle essayait de rappeler sa cousine et celui où elle s'était retrouvée debout sur ses deux pieds à avancer vers l'est avec les trois demoiselles encore libres de leur groupe. Peut-être était-ce l'une d'entre elles qui l'avait ramenée à la raison, ou du moins à l'état qui s'y rapprochait le plus dans de telles conditions, ou peut-être son esprit, incapable de supporter l'information de la mort de Marianne, avait-il occulté la partie de sa peine qui l'avait empêchée de réagir. Elle ne savait pas, tout restait embrumé dans ses pensées, son cerveau engourdi par la douleur. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'elle avait promis à Clopin et Ariel d'aller chercher du secours auprès du groupe de l'est pour les faire sortir de leur cage, mais aussi pour pouvoir prendre le temps d'enterrer sa cousine dignement, même si sa tombe serait faite de sable. Elle ignorait totalement ce qu'il était advenu du lion, ce dernier avait disparu lorsqu'elle avait cherché à le localiser après la mort de la jolie brune.

Toujours était-il qu'elles étaient quatre jeunes femmes évoluant dans un désert cauchemardesque en direction d'un groupe de personnes qui se dessinait avec de plus en plus de précision au fil de leur progression. Le temps passait, principalement dans le silence, et Merida se sentait bien incapable d'assurer la moindre conversation. Sa gorge restait nouée par les pleurs, ses pensées accaparées par la vision de sa cousine sans vie. À un moment, elle s'autorisa un regard en arrière, et ce fut avec effroi qu'elle remarqua que la cage semblait avoir disparu. Plus étonnant encore, les silhouettes de Clopin et d'Ariel ainsi que le corps de Marianne étaient eux aussi introuvables à l'horizon. Quelque peu désemparée, la rouquine lança un regard hésitant à ses trois acolytes : que devaient-elles faire ? Retourner sur leur pas pour chercher leurs anciens compagnons ? Ou bien continuer leur route ? Elles avaient déjà beaucoup avancé, le groupe de l'est était désormais très proche. À contre-cœur, l'archère s'entendit prononcer les mots qui scellèrent le destin de la petite troupe, mais elle avait l'impression que sa voix ne lui appartenait plus, comme si son instinct prenait les commandes dans cette situation où elle rêvait de tout abandonner pour rejoindre sa cousine dans son destin morbide.

▬ Continuons notre route, il est trop tard pour faire demi-tour... Qui sait si nous réussirons à vaincre ce que ce désert nous enverra la prochaine fois sans l'aide d'autres gens...

Et le groupe reprit sa marche vers les personnes se trouvant à l'est, arrivant parmi eux au bout de plusieurs longues minutes de marche éreintante.


(c) sweet.lips

Revenir en haut Aller en bas

avatar

The Fairytale Book
Bouquin Chieur ೨ Voix de la sagesse

✒ Curse :
275


MessageSujet: Re: Intrigue bonus ೨ Nord du nuage.   Ven 28 Juin - 1:15


Darkness unleashed !

೨ L'aventure du Nord s'achève !
Red, Elisabeth, Anastasie & Merida ont rejoint le groupe de l'est ! Ce RP est désormais clos et les quatre survivantes du Nord doivent continuer l'aventure en postant dans le RP de l'est, en attendant de pouvoir atteindre la dune en compagnie des membres du nouveau groupe ainsi formé.

Si vous voulez RP votre mort et que vous n'en avez pas eu l'occasion avant la clôture du topic, écrivez votre message puis prenez contact avec un admin qui déverrouillera le sujet le temps pour vous de poster votre réponse !

© Macha
Revenir en haut Aller en bas



Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Intrigue bonus ೨ Nord du nuage.   
Revenir en haut Aller en bas
 

Intrigue bonus ೨ Nord du nuage.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» Intrigue bonus ೨ Ouest du nuage.
» Nuage de Minette-Coeur Mélée :2ème entrainement
» OSCAR MALE X CANICHE 6 ANS . NORD 59 - ADOPTE
» On devrait mettre les gens du nord en quarantaine pour les empêcher d'entrer à
» 2# Entrainement de Nuage de Framboise [A votre avis !]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Once Upon a Curse ::  :: Les Archives :: Archives Intrigues-