★ Coup de cœur Novembre 2016 de Disney World Pub
★ Coup de cœur Mars 2017 de Ouaf Ouaf Pub

Le forum fête ses 5 ans d'existence !
Venez ici nous laisser votre plus beau message !
Inscrivez votre forum sur notre Top-Site !

L'histoire se déroule en Octobre 2013.

« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


Charming ೨ Henry ೨ Ruby ೨ August

Partagez | 
 

 La vengeance a un prix

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage



Invité
Invité



MessageSujet: La vengeance a un prix   Jeu 9 Mai - 22:25
La vengeance à un prix
▽ Ft Walgrim & Rumpelstiltskin
Nous avons beau essayer de devenir quelqu'un d'autre pour recommencer à vivre, rien n'y fais, on ne peut échapper à ce que nous sommes au plus profond de nous, on ne peut échapper à notre vraie nature. Quoiqu'il arrive le passé finit toujours par refaire surface et il nous rattrape sans nous laisser la moindre chance.

Pierre avait essayé de lutter contre ses démons intérieurs. Il s'était pour cela attacher à celle que l'on connait sous le nom « d'Evil Queen ». Cette femme hait de tous, avait ravivé en Pierre, une lueur amoindrie avec le temps et la souffrance qu'il traînait. Cette femme, qu'il avait d'abord hais, pour ensuite l'aimer ardemment, aurait pu le sauver, mais ces deux âmes consumées par le malheur étaient promises à deux destinées bien distinctes.

Mais chaque histoire aussi tragique soit-elle, commence quelque part...

Lorsque les feuilles naquirent à nouveau, que le chant des oiseaux se fit entendre, à l'aube de la fin de sa vie, la tante confia à ses neveux les maigres possessions qu'elle et son défunt époux avaient disposés au cours de leur vie. Pierre et ses frères héritèrent donc de la petite ferme bâtit par l'époux de leur tante. Les frères, sous la direction de Pierre, firent donc prospéraient la ferme et firent de leur élevage animalier, une bonne source de revenu. Le royaume subissant de nombreux conflits, il était important de pourvoir subsistait décemment ici-bas.
Les trois frères l'avaient compris et très vite ils se firent, dans le royaume, une petite renommée. En effet ils étaient les seuls à produire de la bonne viande pour les banquets festifs organisés par le Roi. Ce dernier avait une sorte de pêcher mignon pour la viande de cochon qu'il commandait aux trois frères. Amicalement le souverain les avaient ainsi affublé d'un surnom que tous reprirent. Ainsi les trois frères MOCHYN devinrent « les trois petits cochons »
Ainsi, « les trois petits cochons » firent prospérer leurs affaires. Pierre gérait tout cela, sage et responsable, il savait prendre les bonnes décisions et tentait d'inculquer à ses frères le bon sens dont il était pourvu. Mais les deux cadets n'avaient pas la sagesse de leur aîné, ils n'avaient que faire de toutes ses valeurs. Ils s'offraient, grâce à leur dur labeur, tout ce qu'ils n'avaient pas eu par le passé, au grand détriment de Pierre.

Irrésistiblement, le fossé se creusait entre les frères. Lui, gardait les pieds sur terre, eux grâce à leur bonne fortune, s'enfermaient peu à peu dans l'oisiveté. Pierre ne pouvait lutter contre l'implacable machine du destin, il ne possédait pas les armes nécessaires à l'inverse d'un certain Rumpelstiltskin qui n'avait de cesse de traîner dans les parages depuis peu.
Cette terre si durement entretenu par trois frères qui désormais ne se comprenaient plus, était à présent au centre de bien des convoitises. Rumpelstiltskin n'était pas le seul à convoiter ces lieux, en effet d'autre personne pourvue de magie veillaient de près sur ces mottes de terres. Mais pourquoi des êtres affublés de magie s'intéressaient-ils donc à un bout de terre où des dizaines de poules cohabitaient avec quelques porcs ? Seul les initiés savaient qu'en ces lieux subsistait une source de magie suffisamment puissante pour être convoitée par plus d'un sorcier. Rumpelstiltskin était de loin le plus instruit de tous, mais ce qu'il ignorait c'est qu'un autre être, tout aussi néfaste, convoitait les lieux. Dans l'ombre et patiemment, la future reine de cœur, attendait le bon moment pour s'emparer de la magie tant convoitée.

Les discordances entre les trois frères, devenaient de plus en plus fortes, Pierre arrivait difficilement à se faire entendre et malgré une volonté sans faille, il ne pouvait lutter contre ses deux jeunes frères. Les tensions étant devenues trop forte, la séparation semblait être la meilleure solution pour les frères.
Rumpelstiltskin s'en frottait les mains, lui qui n'était pas étranger à cela. Il savait que le noyau dur de cette tribu était l'aîné, il fallait donc le pousser à quitter le nid le premier pour s'occuper par la suite des deux autres.

Et comme par magie, Pierre reçut sa convocation pour aller grossir les rangs de l'armée. Le conflit contre les Ogres duraient depuis des années et à chaque bataille, du sang coulé. Malheureusement les hommes payaient un lourd tribu.
Pierre savait ce qu'il attendait, mais il ne voulait pas se défiler. Il restait convaincu que son geste ramènerait ses deux frères à la raison. Il quitta ses frères ne leur adressant qu'un sommaire « au revoir », il ne tenait pas à s'attarder davantage pour ne pas affecter sa décision de servir son royaume. Ce fut alors la dernière fois qu'il vit ses frères vivants.

Les souvenirs, voilà ce qui lui restait à présent, rien que ça, de bref souvenirs qui se flétrissaient avec le temps. Il possédait aussi un vieux parchemin qu'il conservait sur lui. Le papier était abîmé et l'on peinait à lire par-dessus., seule la mention de contrat restait visible, ça et deux signatures en bas de page. Pierre serra le parchemin et la rangea à nouveau. Il posa la plume qu'il tenait encore et plia le bout de papier sur lequel il avait écrit quelques minutes auparavant. Il plia la feuille, se leva et quitta les lieux


Regina.
Nous avons beau essayer de devenir quelqu'un d'autre pour recommencer à vivre, rien n'y fais, on ne peut échapper à ce que nous sommes au plus profond de nous, on ne peut échapper à notre vraie nature. Quoiqu'il arrive le passé finit toujours par refaire surface et il nous rattrape sans nous laisser la moindre chance. J'ai voulu te convaincre de ne pas laisser la vengeance t'aveugler, mais j'ai échouais. Moi-même je ne peux lutter. J'ai été hypocrite, j'espère que tu me pardonneras. Te rencontrer restera néanmoins l'une des plus belles choses qui me sois arrivé dans la vie. Grace à toi, j'ai pris conscience que la vie valait la peine d'être vécue...
Pardonne-moi.

▲ Pierre
(c) AMIANTE

Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: La vengeance a un prix   Ven 17 Mai - 20:36
La vengeance à un prix
▽ Ft Pierre & Rumpelstiltskin

La vengeance. Depuis ce jour où sa vie bascula, Lefou avait haï le sorcier de tout son être. Pourtant, il n'avait jamais cherché à se venger. Du moins, il n'avait cherché à passer de la pensée à l'acte. Il avait beau retourner le problème sous tous les angles, le moindre geste allant à l'encontre du Ténébreux ressemblerait plus à une action suicidaire qu'une juste à une revanche.
Et voilà qu'aujourd'hui, il se tenait prêt à tenter l'impossible. Pourquoi ? Beaucoup de choses avaient changé. Pour commencer, il n'était plus le même. Mais surtout, la chose qui l'avait décidé était que, durant son enfermement, une certaine voleuse lui enfin dit la chose qu'il voulait le plus savoir, bien qu'il ne tarda pas à regretter la réponse : On lui avait appris ce qu'il était arrivé à son maître quand celui-ci était allé défier Rumpelstilskin pour récupérer la princesse Belle.
Le seigneur Gaston n'était pas un bon maître, il était même très loin d'être un homme bon. Toutefois, les années de servitudes que Lefou avait passées au royaume du roi Maurice restaient la plus belle période de sa vie. Gaston, malgré tous ses travers, ne méritait certainement d'être transformé en rose comme l'avait fait le sorcier.

Le destin avait un sens de l'humour déplorable. C'était ce que Lefou disait toujours. Quand le destin vous servait un moment de paix, ce n'était que pour rendre la suite bien plus amère. Sans doute que sa haine envers Rumpelstilskin était démesurée, beaucoup le penseraient, mais le départ de la princesse Belle et la disparition de son maître dont le sorcier était responsable avaient été le point de départ d'une suite de trahisons et de malheurs ayant conduit Lefou à retourner à son ancienne vie, faite de sang puis l'a contraint de se priver de son coeur dans l'espoir d'atténuer ses remords.

Pour toutes ces raisons, il détestait le sorcier, qu'il jugeait responsable de tout. Sa mort semblait un projet des plus chimérique mais à présent, Lefou n'avait plus rien à perdre. Quand il avait été chez la sorcière pour que celle-ci lui retire son coeur, le nain avait rencontré un homme qui vouait une haine aussi farouche que la sienne au ténébreux. En discutant avec Pierre, un fou projet était né. Un objectif qui ne laissait que deux options : la victoire ou la mort.
Affronter le sorcier n'offrait guère d'autres alternatives.

En réalité, un esprit aussi sadique que celui de Rumpelstilskin trouvera certainement d'autres choix que la mort des imbéciles ayant osé le défier. Il y avait certainement des châtiments plus horribles que la mort. Lefou essayait d'éviter d'y penser tandis qu'il prit le chemin conduisant au château. Le nain avait déjà frôlé la mort quand on l'avait emprisonné. Maintenant libre, il était prêt à renouveler l'expérience si, en contre-partie, il arrivait à faire payer le sorcier pour ce que celui-ci avait fait à son maître.

Le plan mit au point avec Pierre paraissait surréaliste quand il y repensait, et c'était peut-être pour cette raison qu'ils avaient des chances de réussir. Le rôle que Lefou tenait dedans n'était pas des plus rassurants : il allait servir d'appât. Le temps que Pierre... disons... se prépare pour l'attaque. La perspective ne l'effrayait pas. Même si le rôle d'appât n'était pas enviable, il était le seul à pouvoir le faire. Le seul à pouvoir faire croire au sorcier de manière crédible qu'il voulait passer un deal avec lui.

Un marché. Rien que cette idée lui soulevait le coeur et lui laissait un goût amer dans la bouche, même si la proposition était fictive. Contrairement à la perspective des souffrances qui les attendaient s'ils échouaient, cette dernière pensée ne voulait pas s'effacer de son esprit. Le sentiment de dégoût s’intensifiait alors qu'il approchait du château du sombre seigneur. Les premiers jours qui avaient suivi la disparition de Gaston, Lefou avait arpenté cette même route à la recherche d'un indice. Il était resté caché un temps incalculable, guettant le moindre signe du passage de son maître.
Le nain aurait préféré ne plus jamais poser les yeux sur cet endroit mais il n'avait pas eu le choix. Il fallait affronter le sorcier dans un lieu précis. Un endroit où ce dernier se sentirait en sécurité. Il était déjà fou de le défier, l'idée de le faire dans son propre domaine semblait impensable. Et c'est pour cela que Pierre et lui avait choisi cet endroit pour lancer l'attaque.

Lefou s'arrêta aux portes du château car il y avait une limite à la bravoure. Le ténébreux avait le don d'apparaître dès qu'un pacte pouvait être conclu, le nain ne doutait donc pas d'arriver à le faire sortir de sa demeure.

"Rumpelstilskin ! J'ai un marché à passer avec toi !" Énonça-t-il d'une voix forte, faisant de son mieux pour effacer toute trace de réticence et de rancune.

Se souvenait-il de lui ? Sans doute que non. Ils ne s'étaient croisés qu'à la cour du roi Maurice lorsque le sorcier était venu prendre la princesse Belle. A cette époque, Lefou passait pratiquement inaperçu, ou du moins s'arrangeait-il pour l'être car c'était se qu'on exigeait d'un serviteur.
(c) AMIANTE

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Allan Gold
Habitant ೨ Rumpelstiltskin

✒ Curse :
7401
✒ Coeur :
A jamais fermé
✒ Statut :
En affaires
✒ Personnage de Conte :
Rumpelstiltskin


MessageSujet: Re: La vengeance a un prix   Mer 22 Mai - 20:45
La vengeance à un prix
▽ Ft Walgrim & Pierre


Ce matin, j’avais envoyé la petit Luz pour une mission et elle ne reviendrait surement pas avant plusieurs jours. Un vol à haut risque dans un château plus loin, bien gardé et sans savoir l’endroit exact où se trouvait que je cherchais. Mais elle était partie, son éternel sourire aux lèvres comme si je lui avais juste demandé d’aller chercher le pain.

Une fois au calme, je m’installais à mon rouet et tournait la roue. J’aimais la sensation du fil qui s’écoulait lentement de ma main pour aller s’enrouler autour de la pointe qui l’accueillait, je pouvais rester longtemps comme ça, faisant juste tourner la roue, je profitais de ces instants de calme pour réfléchir à la suite. Quels contrats j’allais nouer pour atteindre mon but, comment obtenir certaines signatures cruciales…

Puis j’entendis une voix à l’extérieur de mon château, la nuit était tombée sans que je la voie venir. La lune pleine éclairait presque comme en plein jour et je pus voir en me postant à me fenêtre, que mon visiteur n’était autre que Lefou, le serviteur de Gaston. J’avais changé son maitre en fleur que j’avais offert à Belle et je crois qu’il m’en veut un peu. Depuis que son maitre avait disparut, la chance ne souriait pas à cette capuche rouge. Il était devenu violent et devait garder son bonnet taché du sang de ses ennemis. Il me ferait un joli trophée. Je réussis tout de même à comprendre ce que ce nain, trop peureux pour venir frapper à ma porte hurlait depuis le pas de cette dernière.


« Rumpelstilskin ! J'ai un marché à passer avec toi ! »

Un marché ? Souhait-il sortir de la misère dans lequel il pensait que je l’avais mis ? J’étais quand même sceptique. La rancune qu’il entretenait envers était immense et même si j’avais l’habitude que mes pires ennemis et ceux qui m’en voulaient le plus venait tout de même me voir quand ils étaient vraiment désespéré mais là j’avais un doute. Lefou ne semblait dans cet état de désespoir qu’ont mes clients habituels. Que me voulait-il ? Je me préparais rapidement et me téléportais juste derrière le nain.

« Pas la peine de hurler. »


Il sursauta et se retourna vers moi.


« Alors que me voulez-vous ? Je ne peux pas vous rendre votre maitre si c’est ce que vous voulez. »

Un sourire grinçant se fixa sur mes lèvres, c’était celui que je réservais à ceux qui venait me demander quelque chose. Une tête qui leur faisait déjà regretter de s’être adresser à moi, sans qu’il puisse faire sans moi. Et je le sais parfaitement…

(c) AMIANTE




Horps rp:
 




Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: La vengeance a un prix   Lun 27 Mai - 19:03
La vengeance à un prix
▽ Ft Walgrim & Rumpelstiltskin
Pierre avait rencontré celui que l'on appelle « le Fou » par un heureux hasard, bien que le terme ne soit approprié en de pareille circonstance. L'homme avait passé plusieurs jours en cellule suite à son arrestation sur la grande place. Il avait simplement voulu aider une bohémienne, qu'il pensait innocente. Ce rare geste de bonté s'était retourné contre lui et une fois encore la perfidie des hommes lui revint au visage. Les quelques jours passaient en cellule ne furent pas de tout repos, loin de là. Pierre ignorait qu'il se trouvait dans une Cité où les étrangers n’étaient pas les bienvenus. En effet l'honorable et infecte Juge Claude Frollo cherchait avec avidité « les gitans». Il soupçonnait ainsi chaque étranger d'être un potentiel défenseur de leur cause.
De nombreux témoins avaient assistés à la scène et attestaient l'aide apportée par Pierre dans le vol. En se montrant aimable, l'étranger s'était condamné à subir la question, séance de torture en bonne et due forme, instaurée par Frollo. Malgré les divers procédés employés, Pierre restait muet et presque impassible malgré la douleur qui habitait son corps tout entier. Avec le temps il avait appris à dompter cette douleur, à l'a réfréner, la contenir. La faiblesse n'était pas quelque chose de remarquable chez cet homme, bien au contraire. Mais malgré cela, la douleur restait la seule chose qu'il parvenait à tempérer.
Tout ce groupe de tortionnaire avait bien de la chance que le cycle lunaire ne soit qu'à son prémisse, ce qui affaiblissait légèrement leur prisonnier, le rendant un peu plus docile.


« Riez, riez, profitez donc espèce de porc. Je me ferais un plaisir de vous égorger, de sortir à mains nues vos entrailles, de les étaler sur la place publique. Ensuite, je vous arracherez la tête, aussi vide que vos perfides esprits…»


Le loup était bien plus qu'un animal caché au fin fond de l'inconscient de Pierre. L'être humain est en ce sens remarquable. Nous avons tous en nous une part plus sombre censurée par ce que les hommes de sciences appellent le « sur-moi » l'une des trois instances fragmentées de la personnalité humaine. Cette instance réprime ce qu'il y a de plus mauvais chez l'homme, elle censure ses pulsions et l'empêche de commettre l'irréparable. Mais lorsque la personnalité d'un être est infectée, plus aucune règle ne peut s'appliquer. Lorsque deux êtres cohabitent dans un même corps, ce « sur-moi » n'a plus lieu d'être. Sans repère, sans limite, les deux personnalités s'opposent jusqu'à ce que l'une prenne le dessus sur l'autre. En ce sens Pierre menait un vrai combat contre le Loup. Nuit et jour il lutait pour réprimer ses pulsions. Le jour il prenait l'avantage sur la bête, mais au soleil couchant le monstre reprenait presque entièrement les rennes attendant patiemment l'avènement de la lune. Le juge et ses sbires avaient donc bien de la chance pour aujourd'hui, mais le loup est du genre rancunier. D’autant plus que le sort de Pierre, au vu de son mutisme, fut scellé au moment même où le juge quitta la cellule. Lui qui espérait être bannit de la Cité, se voyait désormais condamner au gibet sur la place aux premières lueurs du jour.


« C'est bien dommage, jamais tu ne trouveras la paix. Tu vas mourir sans avoir pu venger nos frères. »


En levant la tête, Pierre se retrouva face à ce lui-même qu'il combattait nuit et jour depuis qu'il avait fuis son ancienne vie.


-Tais-toi, espèce de monstre !


« Je ne suis pas un monstre, je suis "toi". Je suis cette partie animale qui vit en toi, pauvre petite chose. Ta vie toute entière est pathétique et désolante. Tu es lâche, faible et maintenant tu vas perdre la tête. Jamais tu ne pourras te venger, donc jamais tu ne seras débarrassé de moi... Je pourrais te faire sortir d'ici et te rendre ta liberté si tu acceptais ma petite contribution. Aller Pierre, laisse parler la part d'animosité qu'il y a en toi. »


En acceptant, Pierre avait sans le savoir, laissait sa part d'ombre gagnait du terrain. Les gardes de Frollo en payèrent le prix, leurs corps fut retrouvés dans une marre de sang, sur la place de la Cité, lieu même où l'exécution de l'étranger était prévu au lever du jour. Pierre, les mains pleines de sang et le visage dissimulé sous une capuche, quitta la Cité sans se retourner, il poursuivit alors sa vie de vagabond.
C'est donc sur la route que sa vie prit une toute autre tournure. Il rencontra alors un homme de petite taille, complètement perdu.
Pierre, tout en restant discret aux yeux des autres badauds, engagea la conversation le premier. Le petit homme disait s'appelait « le Fou », il ne s'attarda pas sur les détails. A priori, rien ne semblait réunir ces deux hommes, mais le Destin, dans sa grande magnificence, nous réserve toujours de drôles de tours. Et une fois encore, tel un grand prestidigitateur, ce même Destin, mit en évidence un paramètre qui réunissait ces deux hommes.


Cette soif infinie de haine, cette envie incontrôlable de détruire avec violence ce qui cause notre malheur, est-ce ça la vengeance ? Est-ce donc une pulsion que l'on ne peut réprimer, est-ce la finalité d'une impossible quête ? Peut-être, peut-être pas ! Quand nous sommes aveuglé par la haine, plus rien n'a de sens, tout nous paraît hostile. Pierre avait longtemps était soumis à son désir de vengeance, à tel point qu'il s'en était oublié, que son cœur s'était assombri au propre comme au figurer, laissant davantage de place au Loup.
La haine n'est pas qu'un sentiment négatif, elle est aussi un état nocif pour l'humanité d'un être, c'est une espèce de poison qui s'immisce dans votre esprit, qui pervertit votre âme et vous pourris de l'intérieur. La haine est bien plus forte que tout et la vengeance en est son plus fidèle émissaire. Même l'Amour, aussi véritable soit-il, ne peut endiguer la progression de ce poison. Pierre l'avait bien compris en quittant définitivement le château de sa reine. Il savait qu'à partir de cet instant, il ne pourrait revenir en arrière. Il avait pris sa décision, sacrifiant ainsi l'amour qu'il avait pour Regina.


Pierre et le Fou avaient donc en commun cette soif de vengeance infinie. Mais comble du hasard, c'est contre la même personne que les deux hommes voulaient assouvir leur pulsion vengeresse.
L'infâme Rumpelstiltskin avait prit à ces deux êtres, des personnes essentielles dans leur morne vie. A coup de marché, le génie avait encore sévit et détruit au passage des vies sans même s'en soucier le moins du monde, tel était son mode de fonctionnement.


La rencontre avec le Fou, se fit aux alentours d'un marché. Le petit homme tentait tant bien que mal de retenir l'attention des gens afin d'essayer d'avoir des informations sur celui qui se faisait alors appeler « le ténébreux ».
Évidemment personne ne prenait le temps de s'arrêter, la peur pouvait se lire aisément dans les yeux de tous ces gens qui agissaient ainsi comme des moutons fuyants face au loup. Pierre ne connaissait que trop bien ce sentiment. Il baissa la tête, sa capuche lui masquait presque intégralement le visage, ne laissant entrevoir que sa bouche. Il prit à part le petit homme, s'assurant au passage de ne pas être observé. Il lui conta son histoire, le Fou en fit de même et c'est ainsi que les deux hommes s'unirent afin de combler leur vengeance mutuelle.
Ils se quittèrent et se promirent de se retrouver afin de mettre en place un plan pour guider leur vengeance.


Le temps avait passé depuis leur dernière rencontre et de nombreuses péripéties avaient rythmées leur vie. Pierre, après s'être fait capturé bêtement, fit la connaissance de cette très chère et redoutée Regina, plus communément appelée Evil Queen. Il ignorait tout d'elle, elle ignorait tout de lui. Durant plusieurs jours, ils menèrent l'un contre l'autre un véritable affrontement. A coup de magie, de violence, d'intimidation et de manipulation en tout genre, ces deux êtres, sombres dans l'excès, se découvrirent peu à peu. Il ralluma en elle, une flamme qui s'était éteinte depuis bien longtemps, elle lui insuffla ce souffle de vie qu'il avait perdu depuis bien longtemps.
L'un et l'autre se livrait à une passion ardente, à une folle équipée guidait par le désir. Mais au plus profond de lui, Pierre ressentait quelque chose de tellement fort qu'il en avait presque oublié sa soif de vengeance. Il ne savait l'expliquer, mais à chaque fois que son regard se posait sur Regina, il sentait dans sa poitrine les battements presque trop douloureux de son cœur. Avec elle, il osait se sentir bien, avec elle, il goûtait à quelque chose qu'il ne connaissait pas encore, avec elle, il n'avait plus peur du Loup.


L'on peut croire que deux êtres néfastes ensemble, peuvent donner du positif et bien non, c'est tout le contraire. Pierre s'était assombrit au contact de Regina, ce qui n'était pas pour déplaire à la reine, qui avait enfin trouvé un allié de choix. Étaient-ils heureux ? Oui, à leur façon, mais ni l'un ni l'autre n'avait trouvé le courage de mettre un nom sur les vrais sentiments qui les animaient. Et à force de non-dit et des ambitions ubuesques de Regina, Pierre s'éloigna peu à peu, son désir de vengeance refaisait alors surface. Il quitta le château, profitant du départ de la reine. Non sans regret il s'éloigna, il aurait voulu lui dire ces quelques mots que l'on offre traditionnellement à l'être aimé, il aurait pu tenter de lui offrir ce bonheur qu'elle croyait perdu depuis que sa mère lui avait pris Daniel. A lui seul, Pierre aurait pu sans le savoir, empêchait la reine de lancer sa malédiction. Mais que voulez-vous, on ne peut lutter contre le destin, c'est ainsi que l'histoire s'écrit dans le monde des Contes.


Le voyage était sans retour pour cette fois, Pierre enfila sa capuche et retrouva Le Fou, son compagnon de vengeance. Ils prirent le temps d'élaborer les derniers détails de leur plan. Pierre savait qu'il fallait frapper fort afin de parvenir à vaincre leur ennemi commun. Ils savaient tout deux que s'ils échouaient, cet affront serait certainement le dernier de leur vie. Mais ils n'avaient plus le choix, ils ne pouvaient se résoudre à faire marche arrière. Le plan mit au point était selon le Fou, surréaliste, mais avait néanmoins de réelles chances de réussite.
Pierre avait ainsi convaincu le petit homme se servir d'appât afin d'attirer l'attention de Rumpelstiltskin lui permettant ainsi de pénétrer le château et d'attaquer par surprise le génie.
Pierre devait pour cela être ce qu'il redoutait tant, le Loup. Cette perspective ne le rassurait pas, mais il n'avait pas d'autre choix. La magie aussi puissante soi-elle, n'avait qu'une relative influence sur des créatures telles que les lycanthropes. Cela réduisait donc les chances du mauvais génie.
Pierre fit signe à Le Fou et ce dernier fit appel à Rumpelstiltskin pour lui proposer une chose qu’il ne pouvait refuser « un marché ».

Le soleil venait de se coucher à présent, au loin le ciel perdait de ses couleurs chaudes pour se parer de ses couleurs froides. Pierre marchait rapidement, la mâchoire serrée. Le Loup ne cessait de prendre la parole, jamais il n'avait pris autant de place. Le ciel commençait à se dégager laissant les premières étoiles apparaître. Pierre arriva enfin devant le grand château de la Bête. Il pénétra facilement les lieux et se cacha pour attendre l'arrivée de Rumpelstiltskin. Il serrait la chaine en argent qu'il portait autour du cou tout en pensant à Regina. Dehors la nuit était tombée et le ciel laissait à présent apparaître un bel astre, signe de reconnaissance pour Le Fou.
(c) AMIANTE

Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: La vengeance a un prix   Ven 31 Mai - 21:39
La vengeance à un prix
▽ Ft Pierre & Rumpelstiltskin

Lefou sursauta quand le sorcier apparut soudainement derrière lui. Il avait oublié cette tendance des plus agaçante de la part de Rumpelstikskin. Pourtant, le ténébreux avait abondamment utiliser de ce stratagème pendant sa courte visite à la cour du roi Maurice. Sans doute parce qu'il se trouvait devant le château de la bête, le nain s'était imaginé qu'il allait emprunter la porte comme n'importe quelle personne civilisée. La surprise passée, Lefou se demanda si le sorcier avait usé de la même fourberie contre son ancien maître alors que le nain se retournait vers le monstre responsable de la mort de Gaston.
Comme s'il avait lu dans ses pensées, Rumpelstilskin lui annonça qu'il ne pouvait pas faire revenir Gaston. N'ayant pas pensé à cette éventualité ni même qu'elle allait être abordée, il fut totalement pris par surprise et une grande tristesse avec un soupçon de souffrance s'afficha sur son visage. D'une manière traîtresse, une pensée se glissa dans son esprit. Et si le sorcier lui avait annoncé qu'il pouvait faire réapparaître Gaston ? Aurait-il annulé tout le projet ? Il s'en voulut immédiatement d'avoir songé à une telle éventualité.

"Ce n'est pas pour çà que je suis venu." Arriva-t-il à répondre.

Il se retint de demander pourquoi le retour de son maître était impossible. Tout n'était-il pas possible avec la magie ? Et il avait gardé la rose que Lumi lui avait apportée un jour dans sa cellule en lui annonçant son ménagement qu'il s'agissait de Gaston. Bien que la question lui brûlât les lèvres, il savait bien que la réponse n'aboutirait qu'à plus de douleur. La suite des événements allait déjà apporter son lot de souffrance, inutile d'en rajouter volontairement. Car pour faire gagner du temps à Pierre, il allait devoir maintenir un dialogue avec Rumpelstilskin. Pour cela, Lefou évoquera une possibilité de marché qu'il aurait sans doute vraiment cherché à passer s'il ne détestait pas autant le sorcier. À la place, le nain avait choisi de se priver de son coeur. Tout plutôt que de devoir quelque chose à ce monstre, avait-il pensé à l'époque. Et pourtant le voilà en face de la bête. En train de discuter d'un marché à passer. Mais si cela pouvait lui permettre d'avoir une chance d'avoir sa vengeance, il était prêt à tout sacrifier. Même son honneur.

"Je suis flatté que tu te souviens de moi." Continua-t-il avec une pointe sarcasme et un sourire amer.

En réalité, il ne savait pas si c'était une si bonne nouvelle que Rumpelstilskin se souvient de lui. Est-ce que ce détail risquait de compromettre le plan ? Il n'avait exprimé sa haine envers le sorcier et son envie de vengeance qu'à Pierre, qui partageait le même projet, ce qui limitait les risques. Enfin, les dés jetaient dès l'instant où il avait approché du château. En voyant le bon côté de la chose, ce que Lefou s'efforçait toujours de faire même si c'était le plus souvent par pur cynisme, c'était qu'il n'aura pas à gratifier le sorcier des déboires qu'il avait subi par sa faute.

"Autant en venir droit au but, dans ce cas. Je n'ai pas besoin de t'apprendre la malédiction qui m'oblige à tuer pour survivre."

Inconsciemment, sa main se porta vers la sacoche qui contenait son macabre couvre-chef et se crispa légèrement sur la protection de cuir. Sans doute avait-il été imprudent de l'avoir emmené avec lui mais il ne voulait pas prendre le risque qu'on le dérobe pendant son absence s'il l'avait laissé dans la tanière qui lui servait de foyer depuis son évasion. Le nain ne le sortit pas. D'une part parce qu'il soupçonnait le sorcier de parfaitement savoir de quoi il parlait sans besoin de le montrer et surtout il redoutait que le bonnet sanglant n'atterrisse dans les mains du ténébreux.

"Est-ce qu'un marché avec toi pourrait la faire disparaître ?" Finit-il par demander.

Son souffle s'était fait court en formulant cette requête. Cette possibilité l'avait hanté un long moment. En fait, elle lui revenait à l'esprit à chaque fois qu'il était obligé de trancher la gorge de quelqu'un pour assurer sa survie. Ce souhait muet avait disparu en même temps que ces remords mais Lefou réalisa en le prononçant à voix haute qu'une petite partie de lui-même s'y accrochait toujours. Leur conversation n'était éclairée que par la lumière de la lune. C'était le signal que les hostilités allaient bientôt commencer. Pourtant, le nain ne fit aucun mouvement, pas même un regard vers l'astre nocturne qui commençait à apparaître. Le moindre geste suspect de sa part trahirait son partenaire. Leur plan était déjà suffisamment dangereux pour qu'il prenne un tel risque.
(c) AMIANTE

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Allan Gold
Habitant ೨ Rumpelstiltskin

✒ Curse :
7401
✒ Coeur :
A jamais fermé
✒ Statut :
En affaires
✒ Personnage de Conte :
Rumpelstiltskin


MessageSujet: Re: La vengeance a un prix   Sam 8 Juin - 23:24
La vengeance à un prix
▽ Ft Walgrim & Pierre


Quand j’abordais le sujet de son maitre, une ombre passa sur le visage de celui qui venait me demander un service. Il faut dire que cette histoire était surement terrible pour lui, surtout avec la malédiction qui pèse maintenant sur ses épaules enfin plutôt sur sa tête. Son bonnet sanglant, rappel constant de son triste sort, ne devait pas arranger son humeur et sa haine envers moi. Je me demandais bien ce qui pouvait le pousser à surpasser cette haine qui brulait dans chacun de ses membres. Une haine envers moi, même si je n’étais vraiment responsable de son sort. Quel service souhaitait-il de ma part ?

Il ne pouvait pas me demander de ramener son maitre car une vie en vaut une autre et je ne suis pas sur qu’il aurait accepté d’échanger sa vie contre celle de son maitre, vu tout les efforts qu’il faisait pour survivre. : tuer et tuer à nouveau alors que l’idée même d’ôter la vie lui était difficile. Alors la sacrifier aussi simplement que par contrat, surtout un contrat avec moi. Il aurait surement l’impression de vendre son âme au diable, ce qui n’est pas entièrement faux. Mais il me rassura, on ne pouvait plus passer de contrats avec un mort.


« Ce n'est pas pour ça que je suis venu. »

Sa voix était faible et hésitante, je voyais bien qu’il n’avait aucune envie d’être ici, en ma présence. Mais c’est souvent le cas de ceux qui viennent me voir.

« Je suis flatté que tu te souvienne de moi. »

Le manque de sincérité de cette phrase me frappa, le sourire glacial et le sarcasme qui couvraient ses paroles, ne me leurrèrent pas sur les véritables sentiments de mon futur client. Car il n’est jamais bon que je me souvienne de quelqu’un car c’est que j’ai déjà eu affaire à cette personne par le passé et ce n’est pas toujours bon pour cette dernière. Un sourire tordu se marqua sur mes traits à cette pensée et à cette phrase si paradoxale de Lefou.


« Autant en venir droit au but, dans ce cas. Je n'ai pas besoin de t'apprendre la malédiction qui m'oblige à tuer pour survivre. »

Je hochais la tête à sa première sentence, n’étant pas amateur de circonvolutions et préférant aller directement à l’essentiel. L’essentiel étant la plupart du temps, les termes du contrat. Et cela me prouva qu'il ne cherchait pas à gagner du temps pou autre chose. Ainsi, c’est donc ce bonnet rouge de sang qui torturait ce petit homme au point qu’il surmonte sa haine et vienne me voir. Il posa sa main sur le sac qui pendait contre sa hanche, l’endroit où devait se trouver le couvre-chef maudit.

« Est-ce qu'un marché avec toi pourrait la faire disparaître ? »

Je pris quelques secondes pour réfléchir, plus pour maintenir le mystère dont j’aimais entourer mes rencontres que pour vraiment réfléchir à sa proposition. Bien sur que je pouvais le faire, après me restait la question du : contre quoi ? Le bonnet me semblait un échange suffisant mais je sentais que cette proposition cachait quelque chose et je devais savoir quoi avant de conclure ce pacte car un mot de travers pouvait me faire perdre ma crédibilité et mon pouvoir.

« Je peux tout faire. Si vous êtes prêt à en payer le prix, car pour tout acte de magie, il y a un prix à payer. »


J’attendais la réaction de Lefou pour prévoir mes coups suivants, la partie avait commencée. Et elle serait surement très intéressante car lever une malédiction n’était pas des plus faciles et demandais un prix assez élevé. Je pourrais demander beaucoup pour cet acte de magie. Doucement l’astre nocturne faisait son apparition dans le ciel dégagé de cette belle nuit étoilée.

(c) AMIANTE




Horps rp:
 




Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: La vengeance a un prix   Ven 14 Juin - 17:11


La vengeance a un

prix


hors rp:
 



- C'est moi le plus courageux de nous trois !

- Non, c'est faux, parce que c'est moi.
- Arrêtez de vous quereller. Ni l'un, ni l'autre n'est plus courageux, car le courage ne se mesure pas, il est inné.
- Tu es sage Pierre
- Sage et réfléchis
- Encore heureux, sinon je ne serais pas un bon grand frère !

                                            *******************
Les souvenirs, manifestation de notre passé, sont des preuves de bonheur pour certains, des preuves de malheur pour d'autre. Il arrive que l'on essaye de les faire vivre au point d'en oublier le présent, mais il arrive aussi que l'on fasse tout ce qu'il nous est possible de faire pour oublier. Mais bien émouvant sont les souvenirs du passé, l'on ne peut oublier qui nous sommes même avec la plus grande des ferveurs. Le passé est comme un fer rouge encore chauffant à la braise des flammes, il nous marque à vie de son sceau. « Les souvenirs doivent avoir un parfum sec » disait Gérard Bauer, ils ont aussi une amertume prononcée. 
Pierre continuait donc sa découverte du château tout en serrant dans sa main un médaillon qu'il ne quittait plus depuis sa fuite du village. De ses frères, c'était tout ce qu'il lui restait, tout ce qui comptait encore à ses yeux de pauvre mortel qu'il n'était plus à présent...
                                         ********************

-Nos chemins doivent se séparer
-Mais nous avons besoin de toi, tu es notre frère Pierre.
-Il arrive tôt ou tard il faut savoir accepter. Nous avons souvent eu quelques désaccords, mais je sais qu'il est temps pour moi de vous faire confiance et de vous laisser vous débrouillez comme les adultes que vous êtes à présent.
- Alors, c'est vrai, tu vas rejoindre l'armée du roi Léopold pour combattre les ogres ?
-Oui, il est temps pour moi de me battre pour quelque chose de plus grand. Le royaume est menacé et le roi a besoin d'hommes supplémentaires au front.
-Tu nous abandonne ...

-Non, je fais ça pour vous protéger, pour vous éviter de devoir vous engager vous-même...
-Ce ne sont que des excuses Pierre. De nous trois tu étais le plus sage, le plus raisonnable
-Je le suis...
-Tu crois qu'offrir ta vie sur le champ de bataille est raisonnable ? Ce royaume que l'on sert, ne nous a apporté que désillusion et peine. Nos parents sont morts, notre tante. Il ne nous reste personne.
-Mais ça n'a rien à avoir, comment peux-tu penser de telles choses ?
-Je ne servirais jamais quiconque au péril de ma vie, surtout pas pour devenir quelqu'un. Tes serments sont des parjures, tes belles paroles des injures, nous, nous avons au moins le mérite d'être ce que nous sommes, des personnes désireuses de vivre mieux, de profiter de ce qu'elles n'ont jamais eu. Nous sommes avares oui, mais nous ne nous en cachons pas. Regarde-toi, avec tes grandes paroles, avec ta stature, ta fausse grandeur, tu n'es pas mieux que nous !
-Ne l'écoute pas Pierre
-Si écoute-moi. Tu veux devenir quelqu’un autant que nous, un brave, un héros ? Alors Vas-y, vas donc sauver le Royaume, mais dès lors que tu nous auras quitté, ne comptes pas sur nous pour continuer d’être ce que tu voudrais que nous soyons. Va-t’en vas jouer les héros Pierre.
                                       ********************

Parfois l'on ne parvient à se comprendre entre frère, les comportements sont différents et les actes commis le sont tout autant. Les deux frères de Pierre désiraient tout ce qu'ils n'avaient eu durant leur vie passée et ils ne s'en cachaient pas. Pierre restait quant à lui dans l'ombre, miséreux sage prodiguant de bonnes paroles à peine écoutées. Il était l'aîné et devait être un exemple, il devait être vertueux et mener ses deux cadets sur la bonne voie au point de s'en oublier lui-même.
Sans cesse, il était rappelé par le passé et ce destin dont secrètement il avait rêvé, mais qui par honte devait être tue. Car oui, Pierre rêvait de bien plus que sa misérable vie, il se voyait en armure luisante sous le soleil, épée en main combattant fièrement les ennemis du Royaume. Il se rêvait bien plus qu'un simple bouseux, bien plus qu'un simple homme. Il voulait être un héros, le genre qu'on acclame haut et fort, le genre qui laisse son nom dans l'histoire.
Il se reprit et avança dans l'immense couloir plongé dans les ténèbres. Par chance le château n'était pas sécurisé et aucuns gardes ne pointeraient le bout de son nez. Néanmoins, Pierre n'avait pas beaucoup de temps, il connaissait son ennemi et savait que le « crocodile » ne se laisserait pas berner aussi facilement. Mais le plan des deux acolytes était suffisamment clair pour être mené à terme. A eux deux, Le Fou et Pierre, avaient une réelle chance de parvenir à vaincre « Le Ténébreux »
« Tu pourras enfin devenir le héros que tu n’es jamais devenu »
Le Loup était de la partie et savait que c’était son soir et que tous les espoirs étaient fondés sur lui. Pierre continua d’avancer à la recherche de l’objet recherché
                                              ********************

- Tu dois me faire confiance Le Fou. Pour le prendre à son propre piège nous devons le combattre avec ses propres armes.

Pierre et le Fou avaient pour habitude de se voir dans une taverne où bon nombre de brigands se retrouvaient pour comploter entre eux. Ils se mettaient toujours au même endroit, en retrait sur une table isolée du regard des autres. Comme à chaque fois ils commandaient la même chose. Aujourd'hui pourtant, les choses étaient différentes. Les deux hommes ne s'étaient pas vus durant une longue période et Le Fou commençait à sérieusement douter de l'implication de son camarade.

-Je sais que tu doutes, je peux lire en toi comme dans un livre ouvert. Les choses ne sont pas simples en ce moment. Je me suis laissé distraire de notre but, je l'avoue et je m'en excuse. Maintenant nous allons pouvoir reprendre là où nous nous étions arrêtés. Comme je te l'ai dit, pour vaincre la bête, nous devons la combattre avec ses propres armes. 


Le Fou resta interdit face aux paroles de son ami, mais il ne le coupa à aucun moment. Pierre souffla un long moment et but une gorgée du liquide ambré dont sa chope était remplie. Il resta silencieux un long moment et pensa à Regina. Son regard était lourd, son cœur aussi.


-Tout grand combat nécessite un sacrifice et je suis prêt à en être. Pour cela j'ai besoin de toi, tu ne dois pas me lâcher à aucun moment. Ce que je vais te dire va te paraître complètement dingue, mais tu dois me promettre de m'écouter mais surtout me promettre de ne pas douter de moi. Je peux compter sur toi ?


Il attendit la réponse de son camarade, lui laissant le temps de s'exprimer puis reprit la parole tout aussi vite.
-Tout d'abord, il faut que tu saches une chose et pas des moindre. La magie n'a aucun ou peu d'effet sur les lycanthropes et si je te dis ça c'est en connaissance de cause.
Il souleva ses haillons et montra son abdomen à Le Fou. Jamais encore il ne lui avait avoué la vérité sur ce qu'il était et il avait par conséquent choisit ce moment pour se livrer
-J'ai...tué mes propres frères à cause de cette malédiction qui me pèse. Jamais je ne l'ai accepté et depuis je porte les vestiges de mes malheurs. Mais comme je te l'ai dit, les lycans sont presque entièrement immunisés contre la magie. Mais pour réussir à tuer Rumpelstiltskin il nous faudra bien plus que ça.
Pierre sortit alors un coffre de son sac et le posa sur la table face à Le Fou
-Pour que ça fonctionne je dois accepter de laisser l'animal qui est en moi prendre l'entière possession de mon corps et de mon âme. Ainsi les chances de survie du « Ténébreux » seront relativement faibles. Le cœur est le centre de nos émotions, en ça il est ce qui fait de nous des êtres doté de raison et d'humanité, mais il nous rend avant tout vulnérable. Pour mettre toutes les chances de notre côté j'ai besoin d'en être privé.

                                                ********************

Pierre arriva à présent dans imposante pièce cernée par de grandes vitrines dans lesquelles se trouvaient diverses babioles et livres. Au milieu de la pièce trônait un imposant tapis, par-dessus lequel était posée une massive et longue table en bois. Pierre avança vers le mobilier qu'il effleura du bout des doigts puis il laissa son regard se perdre sur l'une des vitrines qui se trouvait en face de lui. L'objet tant convoité se trouvait là, à quelques pas à peine. Il avança, faisant grincer au passage le vieux parquet en bois, son reflet apparut alors sur la vitrine en verre, il pouvait ainsi voir le loup en lui qui de son regard maléfique lui offrait un grand sourire victorieux. IL posa sa main sur une petite poignée en métal et ouvrit la vitrine, puis il avança sa main gauche vers le présentoir sur lequel était posée une baguette en ébène fièrement exposé. Il hésita un cours instant puis pris l'objet entre ses mains.

                                          ********************

-Pour subtiliser un cœur il faut soit utiliser de la magie pure soit un objet qui en est pourvu.  L’organe sera ainsi ensorcelé et permettra à son hôte de vivre sans. Dénué de cœur, je deviendrai alors suffisamment puissant pour accomplir notre vengeance. Je compte sur toi pour conserver précieusement mon cœur dans cette boite. 

                                         ********************

Pierre observa avec attention la baguette qu’il tenait entre ses mains. Comment se pouvait-il qu’un simple bout de bois ait autant de puissance ? Mais traite de plaisanterie, il devait se concentrer, il sortit alors de sa poche un bout de papier qu’il déplia et lut à haute voix.

-Que le pouvoir vienne à moi. Que la magie soutienne mon bras.
La baguette s’illumina alors entre ses mains Peut fière de ce qu’il faisait, il rangea la formule qu’il avait subtilisé au grimoire de Regina puis il approcha la baguette de sa poitrine. 

                                 ********************

-Une fois la formule récitée je pourrais utiliser la baguette et sortir mon cœur hors de ma poitrine pour le déposer dans cette boite. Tu devras alors la récupérer. C’est tout ce que tu auras à faire, ça n’est pas trop compliqué n’est-ce pas ? 

                                 ********************
-Ahhhhhhhhhhhhhh ! ! ! ! !
La pression exercée par la magie était forte et douloureuse pour Pierre qui venait de tomber à genoux. Il enfonça sa main libre dans sa poitrine, la douleur n'en fut que plus intense. Une fois la main sur son cœur, il tira l'organe vers la sortie tout en contenant ses cris de douleur.
« Aller tu y es presque courage, sois ce que tu veux être, un grand homme ! »
-TAIS-TOI ! ! AHHHHHHHHHHHH ! ! ! !
Les larmes aux yeux, la gorge sèche le jeune homme poussa une dernière fois, laissant son énergie se consumé. Il pouvait sentir les battements de son cœur dans sa propre main, i put alors sortir l'organe de son corps. Le cœur continuait de battre, il était entouré d'une lueur rouge signe que l'enchantement avait fonctionné. Pierre piocha dans ses dernières forces et approcha l'organe du coffre, mais il fut stoppé dans son entreprise
-Regina ? !
En effet il l'avait vu apparaître au loin.
-Je... je suis désolé...je...t'aime, pardonne-moi
Son image se dissipa alors et Pierre plaça son cœur dans la boite qu'il referma à l'aide de la baguette qu'il tenait encore entre ses mains. Dehors les nuages commençaient à se dissiper afin de laisser apparaitre les premiers rayons de lune. Le corps de Pierre fut frappé de plusieurs secousses, son teint devint livide et ses yeux perdirent de leur humanité. Pierre venait de mourir et le loup commença à consumer son être.

                                      ********************

-Toute vengeance doit nécessite des sacrifies Le Fou, ne l’oublie jamais…

                                     ********************
Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: La vengeance a un prix   Ven 21 Juin - 21:51
La vengeance à un prix
▽ Ft Pierre & Rumpelstiltskin

Lefou se souvenait parfaitement du plan mit au point avec Pierre. Il devait maintenir le sorcier suffisamment longtemps hors du château pour permettre à son compagnon de vengeance d'entrer. Quand il avait craint que son maître Gaston y était prisonnier, il y a de cela une éternité, la petite voleuse au service de Rumpelstilskin lui avait fait visiter la vaste demeure du ténébreux. il était loin de se douter, à l'époque, que ce détail allait servir leur projet. Grâce à çà, il avait pu faire une description sommaire mais efficace au loup-garou pour qu'il puisse retrouver ce qu'il cherchait. Le nain avait hésité. Le destin avait fait qu'il s'était privé de son coeur. Cette vengeance méritait-elle que son ami en fasse de même ? Pierre le lui avait dit : toute vengeance nécessite des sacrifices.
Cette phrase lui revint en mémoire comme un écho alors que le sorcier annonça qu'il pouvait tout faire. Il afficha une réelle surprise devant cette déclaration. Honnêtement, il attendait une réponse négative. Ou plutôt, il l'espérait. Même le ténébreux devait avoir ses limites, non ?

"Vraiment ?" La question lui échappa avec un soulagement qu'il regretta aussitôt.

Oh oui, il s'en voulait d'être presque sur le point de céder. Était-ce là toute la motivation dont il était capable pour sa vengeance ? Si fragile. Pouvant basculer devant la première espérance à briser sa malédiction. Pendant ce temps, dans le château, Pierre était peut-être en train de s'arracher le coeur. Toute vengeance a un prix. Et lui ? Serait-il prêt à sacrifier cette chance pour faire payer le sorcier ? Il y avait encore quelques minutes, il en était persuadé. Mais maintenant...

Pardon, Pierre. Pardon. Il était trop lâche. Lâche au point d'être à deux doigts de conclure un marché avec l'homme qu'il détestait le plus sur cette terre. La nuit lui sembla soudain bien plus froide. Les remords pouvaient avoir cet effet. Ah, dire qu'il avait donné son coeur pour s'en débarrasser ! Le redcap se demandait de plus en plus s'il n'était pas été trompé par cette sorcière.

"Et si nous discutions des détails à l'intérieur ?" Proposa Lefou en réajustant sa cape de voyage comme pour en faire un bouclier face à la fraîcheur nocturne.

Tout en entamant la marche qui menait à la sinistre demeure, le redcap essaya de balayer le doute. Tenta de renforcer sa détermination. Il n'avait qu'une seule chose à faire. Une seule chose à faire et tout cela serait fini. Intérieurement, Lefou se maudissait. Pourquoi avait-il fallu qu'il lui demande ? Il pouvait toujours se persuader que cela faisait partie du plan. Ce ne serait que pour mieux se leurrer. En cet instant, le nain savait que si Rumpelstilskin lui tendait son maudit parchemin, il signerait sans doute. Pas fier de lui. Mais il signerait. Le sorcier avait sans doute l'habitude de ce genre d'état d'âme et le simple fait d'y penser renforça la colère du nain. Sauf qu'elle était à présent autant dirigée vers lui-même que vers le sorcier responsable de tous ses malheurs.

Le château n'était pas tellement plus chaud que l'extérieur. Ou alors c'était Lefou qui se faisait des idées. Il nota l'absence de Lumi et en fit imperceptiblement rassuré. Quelque soit l'issue de son choix ce soir, il ne voulait pas que la petite voleuse y soit mêlée. Il crut voir une ombre au loin. Les dés étaient jeter, comme on disait. Il ne lui restait plus à faire qu'une ultime diversion.

"Alors ? Quel serait le prix à payer ?" Demanda-t-il finalement en se retournant vers le sorcier.

La question parlait autant du prix de la vengeance que de celle qu'exigeait le sorcier pour briser sa malédiction. Un sourire mauvais se dessina sur le visage du bonnet rouge. Dans un timing parfait, le loup qu'était devenu Pierre sauta par-dessus le nain pour se jeter vers le sorcier. Lefou ne vit pas si la bête avait atteint son objectif. Il tournait déjà les talons pour pénétrer plus profondément dans le château. Il avait une chose à faire. Une seule chose. Récupérer la boîte contenant le coeur de son associé. Le prendre et le mettre à l'abri, là où Lefou avait caché le sien.
Son rôle s'arrêtait là, du moins le pensait-il. Tandis qu'il commençait sa course, l'idée que le sorcier l'intercepte en chemin, avant qu'il parvienne à récupérer le coffret de bois le hantait.
Le sorcier pouvait le faire facilement. Lefou n'avait plus qu'à espérer que Pierre l'occupait suffisamment pour qu'il ne le fasse pas.
(c) AMIANTE

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Allan Gold
Habitant ೨ Rumpelstiltskin

✒ Curse :
7401
✒ Coeur :
A jamais fermé
✒ Statut :
En affaires
✒ Personnage de Conte :
Rumpelstiltskin


MessageSujet: Re: La vengeance a un prix   Dim 23 Juin - 16:01
La vengeance à un prix
▽ Ft Walgrim & Pierre


Sa réaction me surprit et m’inquiéta en même temps :
 
« Vraiment ? »
 
C’était le mot qui lui était échappé. Comment pouvait-il douter de mes pouvoirs ? Bien sur je ne venais de lui dire que je pouvais faire revenir son ancien maitre mais lever une malédiction c’était dans mes cordes. Pourquoi était-il soulagé de cette réponse que je lui avais donnée qui pourtant déplait la plupart du temps ? Et surtout pourquoi le regrettait-il ? J’avais bien vu qu’il n’avait pas voulu dire ça et qu’il avait espéré rester maitre de ces émotions devant moi, mais pourquoi cet effort ? Il semblait partager entre son envie de passer ce pacte avec moi et autre chose qui me restait encore mystérieux mais que je finirais bien par découvrir....
 
« Et si nous discutions des détails à l'intérieur ? »
 
De plus en plus étrange, alors qu’il n’avait pas osé venir frapper à la porte de mon château et qu’il avait préféré m’attirer dehors, le voulait qui voulait entrer. Je ne laissais rien paraitre des interrogations et de mes inquiétudes. Quelque chose n’allait pas mais je ne pouvais me permettre de laisser passer des expressions qui auraient fait douter Lefou. J’activais tout de même les protections de mon château qui en faisait un véritable labyrinthe et rendait introuvable les pièces les plus importantes.
 
Je fis le signe de passer devant à mon futur client mais restais silencieux pour l’instant, un mystérieux sourire aux lèvres. Je savais ce que j’allais lui demander contre sa malédiction, son bonnet sanglant qui pouvait resservir à maudire quelqu’un du même mal que celui qui touchait à cet instant le nain. Je fis apparaitre un parchemin rempli des conditions que je lui demandais et de ce que j’allais faire pour lui.

 
« Alors ? Quel serait le prix à payer ? »
 
Je lui tendis le parchemin en disant :
 
« Regardez ! »
 
Mais au lieu de s’en saisir, il m’adressa un sourire mauvais qui en disait long sur ses intentions. Il n’était pas venu ici pour signer un pacte avec moi, même s’il avait failli le faire. Mais il était là pour me tendre un piège, j’avais bien fait d’activer mes protections magiques. Sauf que je ne m’attendais pas à ce qu’une masse de muscles me tombe dessus. Du coin de l’œil, je vis Lefou aller se perdre dans le labyrinthe qu’était devenu mon château. Quoi qu’il cherche il ne le trouverait pas. Mais cette pensée fut vite balayer par le problème qui venait de me sauter dessus. Une téléportation me mit à l’abri de la deuxième attaque, la première m’ayant prise par surprise, mais je savais que je ne pourrais l’esquiver longtemps. Il me fallait trouver une solution pour le mettre rapidement hors d’état de me nuire. Malheureusement ma magie n’avait que peu d’effet sur les loups-garous et mon bras me faisait souffrir de la première attaque. Je devais gagner du temps pour trouver une solution.
 
« Tiens, tiens mais qui voilà. Pierre, le loup-garou. Quelle bonne surprise. Vous auriez du me prévenir de votre arrivée, j’y aurais mis les formes.»
 
Je fis une légère courbette ironique tandis que le loup se remettais de son attaqua manquée et qu’il se préparait de nouveau à bondir sur moi.  Je n’étais pas un guerrier et j’étais convaincu que même le plus grand guerrier des royaumes serait désarmé devant une telle masse de muscles et de fureur. La haine brulait dans ses yeux jaunes, la même haine que celle qui avait brûlée dans les yeux de Lefou quelques instants plus tôt. Ainsi c’est ce sentiment contre moi qui les avais poussés à faire équipe et à oser m’attaquer. Personne ne l’avait fait jusqu’à présent et je saluais leur courage. Mais même si je n’avais jamais été attaqué qui plus est dans mon propre château, je n’étais pas sans défense. Je levais une barrière de flammes qui traversa de part en part la salle. Il n’était pas un loup ordinaire et devais moins craindre le feu que ses congénères mais peut-être que son hésitation me feras gagner le temps qu’il faut pour trouver le moyen de m’en débarrasser.

(c) AMIANTE





Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: La vengeance a un prix   Jeu 27 Juin - 16:38


La vengeance a un

prix



-Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !

Cette ultime transformation était la plus douloureuse de toutes pour Pierre, du-moins pour le peu de ce qu'il en restait. Sa vengeance était sans bornes et nécessitait des sacrifices qu'il était prêt à payer. Et tant pis s'il devait perdre son humanité toute entière pour laisser place à un monstre guidé par la haine. Il le fallait, il le devait, plus qu'une mission, la vengeance était devenue son obsession. Il y pensait au lever du jour et au coucher. Il ne pouvait lutter contre et savait qu'il ne serait jamais heureux tant que l'autre vivrait. Même le véritable amour, aussi fort soit-il, ne devait l'empêcher d'aller au bout de son œuvre. Les sentiments ne devaient pas corrompre sa vengeance. S'arracher le cœur s'était imposé à Pierre comme l'unique solution. Le jeune homme savait que s'il se primait de son organe, il n'aurait plus aucune barrière, plus rien ne l'empêcherait d'assouvir sa vengeance. Il avait alors accepté de perdre son unique chance de bonheur et sans le savoir, c'est tout un royaume qu'il avait alors condamné par son égoïsme.

La baguette volait quelques secondes auparavant, s'écrasa contre le sol froid du château. Les genoux de Pierre flanchèrent et à son tour il se retrouva au sol. Le supplice de Pierre était intense tant la mutation s'étendait sur la longueur. Son corps tout entier était soumit à de violentes secousses, la température extérieure de son corps baissait de secondes en secondes, la respiration devenait alors difficile. Il frappa le sol avec véhémence espérant ainsi que la douleur s'amenuise. Son visage portait les couleurs de la Mort, ses yeux chocolat virent disparaître leur douce couleurs au profit d'une insondable lueur jaune. Ses vêtements commencèrent à se déchirer sous l'impulsion de sa mutation. Sa taille et son poids augmentèrent considérablement, il en était de même avec ses os et ses organes vitaux. Les premiers poils apparurent en quantité sur son corps qui continuait de muter sous l'impulsion de la lune. Ses mains et ses pieds s'allongèrent considérablement pour se munirent de longues griffes coupantes. Les os de sa mâchoire se mirent à craquer pour s'allonger et devenir museau, ses dents se transformèrent en crocs acérés. Les derniers traits d'humanité disparurent à travers le visage d'un loup féroce. A présent, se dressait une imposante masse musculaire sombre de plus de deux mètres de haut. L'issue du combat qui se profilait entre les deux adversaires, restait néanmoins incertaine.

Pierre avait mené une vie bien tranquille jusqu'au jour où il avait décidé de s'enrôler dans l'armée du roi Léopold. Lui qui se contentait du peu et faisait passer ses deux cadets avant lui, voulait servir un plus grand dessin. Au fond de lui, le misérable paysan qu'il était, se rêvait plus grand, avec les honneurs. Devenir un héros, être aduler des autres, être respecté et sortir de cette misérable existence qu'il menait depuis la naissance. Mais Pierre savait que ces perfides pensées ne devaient rester qu'un désir qu'il ne pouvait assouvir... Néanmoins, il rejoignit l'armée abandonnant ses frères. Certaines décisions peuvent changer un homme, bonnes ou mauvaises, rien n'est anodin, il est impossible de revenir en arrière.

Oui durant les 30 premières années de sa vie, Pierre avait mené une vie bien tranquille en s'efforçant d'être altruiste, courageux et honnête. Pour quel résultat ? Il avait tout perdu, en voulant faire le bien, sa vie était devenue un enfer. La rencontre avec Regina fut pour lui un déclic, il avait comprit à quel point la vengeance pouvait maintenir un être en vie. Lui qui défiait la Mort en vain, avait trouvé un sens à sa vie, la vengeance. Mais il aurait toutefois suffit d'un petit rien pour que la vie de ces deux protagonistes bascule à tout jamais. Aveuglés par la vengeance ces deux êtres n'avaient su voir le véritable amour qui s'était présenté l'un à l'autre. Regina et Pierre auraient pu avoir leur fin heureuse, ensemble, mais leur désir de vengeance était plus fort que tout...Et le voilà maintenant, seul au milieu d'une immense pièce froide et impersonnelle. Pour se priver d'humanité et tuer le « Dark One » il s'était arraché le cœur. Voilà donc où l'avait conduit son irrépressible désir de vengeance. A nouveau, il avait tout perdu. Mais cela en valait-il la peine ?

Le Fou, malgré d'importantes hésitations, était allé au bout de sa mission et avait conduit le « Dark One » jusqu'au piège. Le loup-garou sortit de l'ombre et trouva sa victime. Il prit de l'élan et se jeta sans la moindre hésitation sur Rumpelstiltskin. Ses crocs virent se planter sans ménagement dans le bras écailleux du démon, qui parvient néanmoins à se soustraire non sans difficulté de l'emprise du loup. Un nuage rougeoyant embarqua le « Dark One» à l'autre bout de la pièce. Il souriait comme si cette attaque n'avait fais que l'effleurer et en guise de défit il lança sur un ton enjoué:

« Tiens, tiens, mais qui voilà. Pierre, le loup-garou. Quelle bonne surprise. Vous auriez du me prévenir de votre arrivée, j'y aurais mis les formes.» Il accompagna ses paroles d'une ridicule courbette qui eut pour effet d'accroitre la colère du loup-garou qui se préparait à bondir à nouveau sur son adversaire. La fureur, la haine, mais surtout la vengeance alimentait cette masse de muscle prête à déchirer les entrailles du lâche qui se cachait derrière sa magie. Même la barrière de flammes qui se dressait à présent devant la bête, ne semblait représenter un quelconque obstacle. Le loup prit de l'élan et la passa avec une aisance déconcertante puis d'une voix gutturale lança à son adversaire :

« Tu crois que tes petits tours de magie m'arrêteront ? J'attends ce moment depuis tellement longtemps. Il me tarde de te dépecer encore vivant »

L'imposante bête qu'était devenu Pierre avança vers son ennemi qui n'eut pas le temps de se dépêtrer de son adversaire qui l'avait saisi à la gorge

« La mort ne semble pas être un châtiment à la hauteur de tes actes. »
Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: La vengeance a un prix   Sam 29 Juin - 10:55
La vengeance à un prix
▽ Ft Pierre & Rumpelstiltskin

Si Lefou avait encore son coeur, il l'aurait senti tambouriner dans sa poitrine tandis qu'il s'éloignait du combat pour s'enfoncer dans la sinistre demeure du ténébreux. D'ailleurs, tandis qu'il accélérait sa course, il avait vraiment l'impression d'entendre cet organe manquant battre à cent à l'heure. Peut-être était-ce juste son imagination. Comme ces guerriers qu'on amputait d'un pied ou d'une main et qui avait pourtant encore l'impression de sentir des fourmillements dans cette partie pourtant absente de leur corps.

Le redcap n'eut pas le temps de débattre intérieurement du sujet. Il avait d'autres préoccupations en tête. Lefou ralentit le pas quand son souffle commençait à lui manquer. Aucune trace du sorcier sur ses talons. Pierre avait donc réussi . Ou en tout cas, il offrait un adversaire de taille pour Rumpelstilskin. Le nain aurait payé cher pour voir ce combat mais il savait que sa mission était ailleurs et l'acceptait. Son allié comptait sur lui, et même s'il avait hésité dangereusement devant le parchemin tendu par le sorcier, il allait tenir parole et retrouver le coeur de Pierre pour le mettre à l'abri.
Tournant définitivement le dos au combat et puisant dans les souvenirs de sa précédente visite, Lefou essaya de retourner vers la salle qu'il avait indiquée à Pierre quand ils avaient établi leur plan.

Essayer était bien le mot juste. Le nain se rendit vite compte que quelque chose clochait. Le château du ténébreux ne lui avait pas semblé si grand lorsque la jeune Lumi l'avait conduit ici il y a des années dans l'espoir de retrouver une trace de son maître Gaston. Alors qu'il essayait de s'orienter et tourna au bout d'un énième couloir, il eut soudain la certitude d'avoir déjà emprunté celui-ci, il y a plusieurs intersections de cela.
Il en eut la confirmation quand il laissa un repère sur un des murs et se rendit compte après plusieurs minutes qu'en croyant avancer, il était revenu en réalité sur ces pas.

Lefou pesta et jura. Maudit sorcier ! Il avait deviné leur attention, malgré sa prudence. Le nain s'en voulut. Il avait forcément fait un geste qui avait attiré la suspicion de Rumpelstilskin. Et maintenant, le coeur de Pierre était peut-être (Lefou refusait de parler de certitude) hors de portée, quelque part dans ce château transformé par magie en labyrinthe.

Que devait-il faire maintenant ? Continuer ses recherches ? Même s'il les savait perdus d'avance ? Ou bien penser plutôt à fuir et trahir de ce fait la promesse faite à son ami en train de combattre farouchement leur ennemi commun ? Ne devrait-il pas rejoindre lui aussi la bataille puisqu'il ne pouvait plus mettre la main sur le coeur ?

La perspective de finalement combattre était tentante. Lefou avait quelque peu protesté quand Pierre avait dit qu'il resterait en arrière après avoir servi d'appât. Mais le nain s'était vite rendu à l'évidence que la bête qu'était devenu Pierre avait de meilleures chances de remporter une victoire. Rien ne valait mieux qu'un monstre pour en affronter un autre. Lefou hésitait tout de même à revenir sur ces pas. Après avoir fait échouer la partie du plan qui le concernait, il ne voulait pas que son intervention puisse offrir une solution à leur ennemi de remporter la victoire. Et puis il n'allait pas fuir avant d'être certain d'avoir tout essayé pour tenter de récupérer le coeur se trouvant quelque part dans ce château.

S'engouffrant un peu plus dans ce labyrinthe, Lefou reprit ses recherches. Il devait trouver cette satanée porte ! Quoi qu'il en coûte !
(c) AMIANTE



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Allan Gold
Habitant ೨ Rumpelstiltskin

✒ Curse :
7401
✒ Coeur :
A jamais fermé
✒ Statut :
En affaires
✒ Personnage de Conte :
Rumpelstiltskin


MessageSujet: Re: La vengeance a un prix   Sam 29 Juin - 13:55
La vengeance à un prix
▽ Ft Walgrim & Pierre

Mon mur de flammes n’eut pas l’effet escompté puisque la bête le franchit d’un bond et se planta devant moi de toute sa hauteur. Il profitait de sa taille imposante, plus que celle d’autres loups pour essayer de m’impressionner. Mais j’avais confiance en mes pouvoirs et une idée commençait à germer. Il me fallait juste le temps de la mettre en place, se dont je ne bénéficiais pas beaucoup.

« Tu crois que tes petits tours de magie m'arrêteront ? J'attends ce moment depuis tellement longtemps. Il me tarde de te dépecer encore vivant »

Il se pensait plus fort que moi et dans sa position je le croirais aussi, que peut un humain fragile devant une telle monstruosité. Le loup-garou se jeta sur moi, visant ma gorge. Je me retrouvais allongé sous une montagne de poils et de muscles qui enserrait mon cou dans sa mâchoire de fer. Un liquide épais et poisseux suinta le long de ma gorge, coulant sur les crocs acérés du loup. Par chance il n’avait pas atteint une des artères principales et j’avais encore quelques souffles de vie devant moi pour mettre mon plan à exécution.

« La mort ne semble pas être un châtiment à la hauteur de tes actes. »


Je déclenchais mon pouvoir, et une onde sourde, sombre se répercuta sur les murs de pierre de mon château. La haine transparaissait dans la moindre parcelle de dans cette onde, il se pensait plus fort et se donnait même le droit de juger mes actes et d’être la main du bourreau ; pire même de la vengeance. Je savais mes pouvoirs peu efficaces face à ce loup-garou mais rien ne m’empêchait de les utiliser sur moi. Je me mis à grandir, mes membres s’allongèrent et bientôt, les mâchoires de Pierre ne furent plus assez grandes pour contenir ma peau entre ses crocs. Heureusement que mon plafond était haut et que je pouvais me grandir à loisir. Quand la bête fut réduit à la taille d’un petit chiot, je le saisis de mes deux mains, enserrant sa cage thoracique jusqu’à la briser.

« Qui es-tu pour avoir oser me défier ? Je suis le plus puissant sorcier du royaume et tu pensais m’avoir COMME ÇA. Tu m’as mis en colère et tu vas le regretter toute ta vie ! »

Mes traits étaient déformés par la haine. Comment avait-il osé, je le prenais gentiment au début mais sa grande confiance en soi et son arrogance de s’être cru plus fort que moi m’avait mis en colère. Dans une rage tellement forte qu’elle en faisait vibrer les murs.

« C’est pitoyable. Tes minables efforts n’auront servis à RIEN. Et si tu pense que tu ami Lefou s’en sort mieux que toi tu te trompe, par prudence j’ai transformé mon château en un labyrinthe. Quoi que vous étiez venus chercher ici, VOUS NE LE TROUVEREZ JAMAIS !!!!!!!!!! La vengeance a un prix et vous ne l'avez pas payer ! »


Un rire diabolique jaillit de ma gorge encore blessée et fusa dans tous les recoins de ma demeure. Depuis le temps que je cherchais un moyen de me venger de cette chère Reine Noire, voila que cette occasion venait directement à moi. Il pensait servir une vengeance et il le fera mais pas la sienne, il servira la mienne. Pour ce qu’elle fait à Belle et ce qu’elle m’avait poussé à lui faire. Je tenais enfin l’instrument de ma vengeance et je n’avais même pas besoin de le forcer. Il me suffirait de lui annoncer la mort de cette bête qu’elle avait prise sous aile, peut-être en lui apportant la preuve de sa mort. J’attendis quelques instants que l’écho se taise pour dire :

« Tu vas souffrir... »

Trois mots, juste trois mots, je n’avais pas besoin de plus pour effrayer quelqu’un, la haine qui suintait de ces trois mots aurait suffit à faire trembler une armée entière. De plus les réjouissances que je sous-entendais annonçaient d’être longues, très longues...

Je décidais de commencer toute de suite, en brisant une à une, sept de ses cotes. Le bruit sec que faisait en l’os en ployant sous la pression de ma main, m’apportait une grande satisfaction mais je savais qu’il me faudrait plus pour étancher ma haine.

(c) AMIANTE




Horps rp:
 




Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: La vengeance a un prix   Mer 10 Juil - 22:41


La vengeance a un

prix



Nous avons beau essayer de devenir quelqu'un d'autre pour recommencer à vivre, rien n'y fais, on ne peut échapper à ce que nous sommes au plus profond de nous, on ne peut échapper à notre vraie nature. Quoiqu'il arrive le passé finit toujours par refaire surface et il nous rattrape sans nous laisser la moindre chance....

Des souvenirs, voilà ce qui me reste à présent. De brefs souvenirs qui se flétriront avec le temps. Je possédais aussi un vieux parchemin dont je ne me séparais jamais. Le papier était abîmé et ce qui était instruit dessus était à présent illisible. J'ai entendu dire qu'aussi longtemps qu'on médite sa vengeance, l'on garde notre blessure ouverte. Ce parchemin, témoin écrit du contrat qui liait mes frères avec cet ignoble monstre, était le symbole même de ma vengeance et la cicatrice encore vive d'une vieille blessure qui jamais ne se refermera même lorsque je serais mort.

Regina, j'espère que tu me pardonneras un jour d'avoir préféré ma vengeance au détriment d'un quelconque espoir de bonheur. Je crois que les êtres consumés par leur haine, sont irrémédiablement condamnés à ne jamais voir leur « fin heureuse ». On ne peut échapper à ce que nous sommes au plus profond de nous, on ne peut échapper à notre destin déjà écris avant même que nous ayons poussé nos premiers cris, c'est comme ça que ça marche.

Mes chers frères, pardonnez-moi vous aussi. Je vous ai abandonné dans la difficulté, j'ai laissé mon désir de reconnaissance prendre le dessus et j'en ai payé le prix, je vous ai perdu, je me suis perdu. Le monstre qui est en moi a toujours été plus fort, il a fait de ma vie un enfer quotidien, a nourris mes peurs les plus profondes, a alimenté ma haine, a fait de moi l'être qui vous a impunément prit la vie.

J'aimerais tant pourquoi revenir en arrière, effacer le mal pour n'en garder que le bien, j'aimerais tant vous serrez dans mes bras, vous dires que je vous aime malgré nos différences, j'aimerais tant...
J'aimerais tant revoir cette étendue de verdure où se perd l'horizon, où le chant de la rivière berce délicatement les âmes esseulées des femmes ayant perdu un fils, un mari, un père au combat.
J’aimerais tant revoir le soleil qui surplombe la fière montage où se perdent les couleurs estivales pour ne laissaient derrière elles que les mornes couleurs de l'hiver.
J'aimerais tant revoir ce paysage d'or et d'argent où les hommes vivent tranquillement
Ce petit val de mousse où je naquis un jour de tempête ...
J'aimerais tant sentir sur ma nuque baignant dans le frais carrelage, la fraiche étendue d'herbe dans laquelle je tombais jadis.
J'aimerais tant sentir sous mes pieds les fleurs du soleil, endormi par la fraicheur de la Lune.
J'aimerais tant sentir la chaleur du soleil sur ma peau, sentir la froideur de la lune sur mon corps.
Mais je suis là, un soldat envoyé dans une guerre qu'il est condamné à perdre.
Bouche ouverte, tête nue, mon cœur ne bat désormais plus dans ma poitrine.
Je dors, étendue dans les tréfonds de la bête.
Nature, berce-moi chaudement, car j'ai froid
Froid comme si la Mort m'avait emportée, froid à tel point que plus aucune senteur ne fait frissonner ma narine.
J'aimerais tant pourvoir dormir pour de bon, sous le soleil, dans la nature, la main sur ma poitrine sentant les battements d'un organe qui n'est plus mien.
J'aimerais tant être tranquille, mais je vais crevais comme un chien...


« La mort ne semble pas être un châtiment à la hauteur de tes actes. »
Le loup était impétueux, emplit de colère, mais aveuglé par sa haine. Certes il était parvenu à blesser le mage, mais il ne pouvait se réjouir de cet acte tant il était futile. En effet la blessure n'était pas assez importante pour être mortelle.  Ca n’était rien de plus qu’une égratignure sur le corps du « Ténébreux » qui d'un revers de main gommerait avec aisance s traces de l’attaque.

La vengeance prend bien des visages et l'idée qu'on se fait d'elle varie selon la personne. Quand Pierre était encore enfant, son idée de la vengeance se limitait à quelques proverbes comme « ne fais pas de mal aux autres » et « la violence n'est pas une solution ». La violence n'est effectivement pas une solution, car jamais elle n'égale celle d'autrui. Contre cette violence on ne trouve satisfaction que de deux manières : Le pardon absolu ou la vengeance mortelle. Mais quand tout ce que vous aimez vous a été enlevé, il ne reste que la vengeance...

Alea jacta est, tout se résumait ainsi. Le rire démoniaque du Ténébreux résonnait à travers les murs ensorcelés de sa bâtisse, son regard brillait encore plus que d'ordinaire, la magie dont il était avide, le rendait encore plus mauvais et inquiétant. L'écho cessa brusquement et le Ténébreux lança ces dernières paroles à l'encontre du Loup
« Tu vas souffrir... »
Ce combat, qui s'annonçait inégal, l'était encore plus à présent, mais le vent avait tourné, le sacrifice de Pierre n'en était que plus inutile. Sa vengeance l'avait maintenu en vie, ironiquement c'est elle et elle seule qui causerait sa perte. Le démon géant, insaisissable avait fixé ses règles et dans ce jeu de pourvoir il était incontestablement le seul gagnant. Qui s'y frotte s'y pique pouvez t-on dire, mais l'on disait aussi qu'à cœur vaillant rien n'est impossible... La fatalité peut parfois être d'une ironie déconcertante.

Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Hurla la bête qui n'était à présent réduite à n'être rien de plus qu'un vulgaire jouet entre les mains du marionnettiste qui prenait un malin plaisir à malmener son pantin désarticulé. Lorsqu'il brisa la première côte du loup, la douleur fut si intense, que même le tonnerre grondant à l'extérieur ne parvint à camoufler les hurlements de la bête.
Trois mots avaient suffi à faire comprendre au monstre que la mort aurait été la plus douce des punitions. Puis le Ténébreux poursuivit son œuvre macabre en brisant une à une les côtes du loup. Le bruit des os brisait, résonnait en ces lieux habités par la haine. Chaque pression, chaque os réduit à néant, la mort comparait à ça, ne pouvait être que plus douce.

Adieu… Je m'appelais Pierre et je rêvais juste d'être quelqu'un...
Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: La vengeance a un prix   Mer 17 Juil - 11:22
La vengeance à un prix
▽ Ft Pierre & Rumpelstiltskin

Piégé. Il était bel et bien piégé dans ce château devenu soudainement gigantesque. Lefou persévéra tout de même dans ses recherches. Il avait fait une promesse à Pierre. Son compagnon de vengeance avait tout sacrifié pour qu'ils obtiennent une chance de vaincre Rumpelstilskin. Le nain s'en voulait déjà suffisamment d'avoir failli céder à la tentation du pacte pour renoncer aussi facilement dans cette entreprise. La difficulté semblait insurmontable pourtant. Certaines portes qu'il croisa étaient fermés solidement par magie. D'autres menaient, contre toute logique, vers un autre couloir. Sans parler de ces étranges portes qui ouvraient sur une autre partie du château quand, par mégarde, il y entrait en la refermant derrière lui. Lefou avait petit à petit conscience qu'il ne faisait que s'enfoncer davantage dans ce dédale enchanté. Ses pensées se tournaient néanmoins vers le combat en cours. Avaient-ils réussi ? Si c'était le cas, il accepterait volontiers d'errer dans ce labyrinthe jusqu'à la fin de ses jours. Toutefois, son côté pessimiste (ou plutôt cynique ?) redoutait que le sorcier en eût fini depuis longtemps avec Pierre et arpentait également les couloirs de la sombre demeure pour venir l'attraper. Inutile de préciser que cette dernière hypothèse ne l'enchantait guère.

Comme pour confirmer cet inquiétant pressentiment, une onde de haine pure se déversa dans tout le château. Cette espèce de vague d'énergie magique fut tellement puissante que Lefou en tomba à genoux. Son souffle s'était fait un instant haletant et il se surprit à constater que des gouttes de sueurs froides perlaient sur son front. Titubant encore un peu devant cette déferlante de colère, le nain s'obligea tout de même à se remettre sur ses pieds. Il regarda le bout du couloir avec inquiétude tout en essayant de faire reprendre à son souffle un rythme normal. Pendant un horrible instant, il craignait de voir surgir la manifestation de la fureur du sorcier qu'ils avaient osé défier. Si cette onde ne lui était pas directement destinée, elle ne présageait rien de bon pour son coéquipier.

Soudain, le rire diabolique du sorcier résonna dans tout le château, si puissant que Lefou jurait voir les murs en trembler. Les pensées du nain, déjà peu optimiste, s'assombrirent davantage avant de lentement s'affoler. Ce rire ne pouvait signifier qu'une chose : leur défaite. Il fut pris par la panique et le désespoir. Au diable les promesses, il devait sortir d'ici au plus vite ! Car il ne faisait aucun doute que non seulement il ne devait plus rester grand-chose de Pierre mais que le redcap allait être le prochain sur la liste noire du ténébreux.

Fuir était sa seule chance de survie. Aussi mince soit-elle. Seulement... comment s'échapper de cette forteresse magique ? Le nain s'était tellement enfoncé dans le dédale qu'il n'était plus certain de retrouver son chemin vers l'entrée. Qui plus est... le désirait-il vraiment ? Certes, la porte du château représentait la meilleure issue pour quitter ces lieux. Mais elle était aussi l'endroit où l'attendait Rumpelstilskin, sans doute en train de terminer son oeuvre avec ce qui restait du loup-garou qu'était devenu Pierre. Non, il ne devait décidément pas retourner sur ses pas.

À la limite de la panique, Lefou reprit ses recherches. Non pas celle permettant de mettre la main sur le coeur de son comparse comme il lui avait promis. Cette idée avait définitivement quitté l'esprit du nain. À la place, il cherchait désespérément une échappatoire à la vengeance de Rumpelstilskin. Les cris avaient cessé de résonner. Ce n'était pas bon signe. Le redcap savait son temps compter ce qui rendait ses gestes impulsifs et maladroits. Il courait dans les couloirs, aussi vite que le lui permettait sa petite taille. Tournant si rapidement dans les virages innombrables qui composaient le labyrinthe qu'il manqua plusieurs fois de glisser sur le sol et de tomber. Il eut une lueur d'espoir quand il vit qu'un cul-de-sac se composait d'une fenêtre.

Elle était haute et puis, avec son errance, le nain n'était pas certain de savoir à quel étage il se trouvait actuellement. Cependant, il arriva rapidement à la conclusion qu'il était préférable de risquer sa vie dans une chute potentiellement mortelle plutôt que de tomber entre les griffes du ténébreux. Le nain prit le premier objet lourd qui lui tomba sous la main pour le jeter contre le vitrail. En vain, l'objet se fracassa en laissant la fenêtre intacte, comme si une aura magique la protégeait. Le silence régnait de nouveau dans le château. Cette absence de bruit n'était pas des plus rassurantes, il en devenait même plus oppressant que le rire qu'il avait fait trembler les murs quelques instants plus tôt.

Lefou émit un juron. Il avait perdu un temps précieux sur ce faux espoir. En plus, en restant trop longtemps dans ce cul-de-sac, il venait de se coincer lui-même. Voulant rebrousser chemin pour retarder l'inévitable, il s'arrêta net quand il vit l'objet de ses craintes au bout de la couleur. Le nain se figea. Son regarda se fixa non pas sur le sorcier mais sur ce que celui-ci traînant négligemment derrière lui. Il dut lutter pour s'empêcher de se précipiter vers la carcasse ensanglantée de Pierre. Dire que son ami était en piètre état serait un euphémisme. Le sorcier semblait avoir déchaîné toute sa fureur contre et maintenant c'était son tour.
Lefou recula jusqu'à se retrouver dos au mur. Il se refusa à offrir à son ennemi tant haï une figure de personne effrayée, aussi se força-t-il à redresser la tête pour regarder son futur bourreau droit dans les yeux. D'un geste, il dégaina son épée courte (qui avait des allures d'épées ordinaires dans ses mains à cause de sa taille). Geste inutile contre la magie du sorcier, il le savait.

"C'est mon tour, c'est çà ?" Lança-t-il au Ténébreux avec se qui lui restait d'audace. "Fait de ton pire, sorcier."

Le nain avait dit à Pierre qu'en cas d'échec, c'était la mort qui les attendait. En cet instant, Lefou pensait sincèrement que c'était le sort qu'on lui réservait. Il ignorait l’existence de châtiment pire que la mort. Mais il n'allait pas tarder à le découvrir.
(c) AMIANTE

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Allan Gold
Habitant ೨ Rumpelstiltskin

✒ Curse :
7401
✒ Coeur :
A jamais fermé
✒ Statut :
En affaires
✒ Personnage de Conte :
Rumpelstiltskin


MessageSujet: Re: La vengeance a un prix   Mar 23 Juil - 21:50
La vengeance à un prix
▽ Ft Walgrim & Pierre

Le cri du loup retentit et rebondit longtemps  contre les murs de pierre de mon château. Le plaisir que j’en ressentais était des plus agréables, apaisant un peu la colère qui s’était emparé de moi. Ces hurlements agissant comme un baume sur ma rage. Le loup tomba dans l’inconscience mais il ne mourra pas et je continuerais à jouer avec lui. Il paierais pour avoir crut réussir à m’attaquer, à me piéger chez moi en plus !

Il me restait encore un problème à régler, Lefou trainait toujours dans le labyrinthe que j’avais mis en place, lui aussi regretterais le tour qu’il m’avait joué mais il ne subira pas le sort du loup, ma sentence sera moins importante car j’étais à peu près sur que l’idée venait de Pierre et non du redcap. Mais il paiera tout de même et le ferais regretter de ne pas avoir signé mon pacte tout à l’heure. Le sang coulait toujours de la plaie à ma gorge, je voulais garder ce souvenir pour me rappeler ce qu’ils ont osé faire et tenter contre moi.

Je retrouvais ma taille normale et je partis en chasse dans mon château pour offrir un cadeau empoisonné à Lefou… Je trainais le loup-garou blessé et mal en point derrière moi à travers les longs corridors de mon château, en laissant une longue trainée de sang. Au détour d’un couloir, j’aperçus la petite silhouette du redcap. La crainte et la peur suintait de tous les pores de la peau de l’ancien serviteur. Il recula jusqu’à buté sur le mur. Il tenta de se redresser pour faire bonne figure mais rien ne pouvait gommer la terreur, la panique que je pouvais lire sur ses traits. Lefou tira même son épée pour se donner du courage.


« C'est mon tour, c'est ça ? Fait de ton pire, sorcier. »

Un sourire diabolique s’incrusta dans tous les recoins de mon visage tandis qu’un rire maléfique jaillit de ma gorge. Il fit quelques pas en avant et au bout de quelques pas lâcha le loup qu’il trainait qui tomba lourdement sur le sol de pierre. Un gémissement sortit des babines de l’imprudent alors que ses côtes déjà brisés s’entrechoquaient. Je tendis la main vers le nain et d’un mouvement de poignet, répondit d’un ton empreint de mystère et de souffrance à venir.

« Je ne vais pas te décevoir, tu vas avoir la chance de sortir d’ici, mais au lieu de lever ta malédiction comme j’étais prédisposé à le faire, je vais t’ajouter un nouveau poids sur ta conscience. »

Je continuais d’avancer à pas lents, laissant Lefou imaginer les pires scénarios. J’avais déjà choisis ce que je lui
ferais subir pour avoir osé m’attaquer et ne serais-ce qu’avoir penser que cela réussirait.


« Tu vas regretter d’avoir refuser mon contrat de tout à l’heure. A partir de maintenant... »

J’activais ma magie qui me fit un halo d’une noirceur insondable, la rage m’avait reprise, le pouvoir courrait dans
mes veines, se précipitaient vers mes mains qui lanceraient la nouvelle malédiction du redcap.


« …tu ressentira la moindre émotion de ceux que tu tuera. Tu ressentiras leur dernier souffle comme si c’était le tien. Tu subiras mille et mille souffrances, celles de ceux à qui tu ôteras la vie et tu le feras car tu n’as pas le choix. Ces morts dépendent de ta survie et je sais que tu ne te laisseras pas mourir. Tu tuera encore et encore et ces morts pèseront sur ta conscience à jamais. »

Au fur et à mesure que j’assénais ses mots qui touchaient la corde sensible du nain, ma voix se faisait plus faible, plus menaçant. J’étais de plus en plus près de ma victime, il avait abaissé son épée et semblait sur le point de s’effondrer. Je tendis mon bras auréolé de pouvoir sombre et d’un léger mouvement j’effleurais le bras de Lefou, répandant ma malédiction dans la moindre fibre de son être. Il du ressentir l’onde de choc que lui provoqua mon sort. Une fois lancé, je m’éloignais récupéré le corps que j’avais abandonné sur le sol et indiquait un couloir au redcap.

« Prends ce couloir, il te mènera à la sortie. »

Et tandis que je m’éloignais et prenais la direction des cachots avec mon prisonnier, mon rire diabolique résonna dans tout le château…
(c) AMIANTE




Horps rp:
 




Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: La vengeance a un prix   Dim 28 Juil - 12:18
La vengeance à un prix
▽ Ft Pierre & Rumpelstiltskin

Lefou avait du mal à s'empêcher de trembler. Il se força tout de même à montrer un instant de bravoure, sachant pertinent que cela sera son dernier geste. Le rire du ténébreux qui retentit à nouveau n'avait rien de rassurant. Il fallait dire que ce Rumpelstilskin savait vous faire miroiter des promesses, même en ne prononçant aucun mot. Le plus souvent, il s'agissait de promesse de voir vos problèmes disparaître mais ici, le nain voyait celles d'une mort lente et douloureuse. Le cadavre sanglant du loup constituait un avant-goût assez convaincant de ce qui l'attendait. La main de Lefou se referma davantage sur la garde de son arme, comme pour se rassurer. Il était loin de s'imaginer que le sorcier avait d'autres projets le concernant.

Rumpelstilskin s'avança, lâchant ce qui restait de Pierre au passage. Le bruit sourd du corps du loup sur le sol fit sursauter le nain. Déjà adossé au mur, il ne pouvait reculer davantage pour espérer conserver une distance avec le sorcier. L'épée qu'il tenait ne lui serait pas d'une grande aide, il le savait, ce qui ne l'empêchait pas de la brandir davantage comme une ultime défense, aussi dérisoire soit-elle.

"N'approche pas." Lança-t-il sans parvenir à cacher les nuances de désespoir dans sa voix.

La mise en garde était bien faible, peut-être était-ce pour cela que le sorcier fit comme s'il n'avait rien dit. Il leva la main, Lefou s'attendait à un nouveau sort maléfique qui aboutirait sur une forte douleur mais c'était sans compter sur le sens théâtral du monstre tant détesté. Au lieu de cela, il lui fit entrevoir la possibilité de sortir d'ici. La surprise des premiers mots employés par le sorcier le rendit suspicieux. La suite de la phrase brisa tout espoir que la perspective de s'échapper de cette sombre demeure avait pu faire naître en lui. Sachant que cela n'augurerait rien de bon, Lefou chercha désespérément une autre issue du regard. Quelque chose qui pouvait empêcher la progression volontairement lente de ténébreux vers lui.
L'imagination qui vous poussait à combler les non-dits constituait un poison aussi efficace que le pire des sortilèges. Bien qu'il sache inconsciemment que tous les tourments qu'il pouvait prédire n'arriveraient certainement à la cheville de l'esprit tordu du ténébreux, le nain ne pouvait s'empêcher, dans une curiosité morbide, d'essayer de deviner ce qui l'attendait. Lui réservait-il un sort similaire à celui du maître qu'il avait essayé de venger ?

Son bourreau approchait toujours, la sentence se précisa à chaque mot prononcé par ce dernier. Attendant le "verdict", Lefou ne pouvait que maudire intérieurement le sorcier. Le regard du nain témoignait de la haine qu'il portait toujours au ténébreux alors que le reste de son corps transpirait la peur. Son souffle s'arrêta quand Rumpelstilskin activa sa magie.

"Non." Souffla-t-il, un murmure à peine perceptible quand il entendit la nouvelle malédiction qu'il allait devoir porter.

Subir mille morts, voilà en quelque sorte à quoi le condamnait le sorcier. Lui qui avait été jusqu'à se priver de coeur pour faire fuir les remords qui le torturaient à chaque meurtre visant à nourrir son macabre bonnet rouge. Ce nouveau sort annulait quasiment le marché passer avec la reine. Ne plus avoir de coeur n'allait pas le priver des douleurs que Rumpelstilskin lui promettait de subir à chaque nouvelle mort. Le pire était que son ennemi avait raison. Même avec ce poids, il allait continuer à tuer. Il aimait trop la vie pour se laisser mourir. Surtout que de laisser le sang du bonnet séché n'était pas vraiment une perspective des plus joyeuse. Lefou l'avait expérimenté à ses dépens pendant son interminable emprisonnement.

"NON !" Cria-t-il, au comble du désespoir.

Le sorcier était trop près. Bien trop près. Dans un geste désespéré, le nain voulut donner un coup d'épée. Il interrompit lui-même son geste, accablé par un profond désespoir. À quoi bon ? Son attaque ne ralentirait certainement pas l'inévitable progression du sombre sortilège du magicien. Il baissa son arme. L'épée tomba quand Rumpelstilskin effleura son bras. Lefou frissonna devant ce contact. Ou bien était-ce a cause de la nouvelle malédiction qui se déversait dans son corps ? il grimaça tandis que le ténébreux finissait son oeuvre.

Le sorcier se désintéressa alors de lui après lui avoir indiqué la sortie. D'une main tremblante, il ramassa son arme sur le sol de pierre. Tandis que le rire retentit et que son bourreau lui tournait le dos, Lefou eut l'idée d'une manoeuvre désespérer. Peut-être qu'une nouvelle attaque allait venir à bout de sa patience et forcer le Dark One à l'achever... Tout plutôt que l'avenir qui se profilait à l'horizon de sa nouvelle vie. Cette perspective ne quitta pas son esprit mais il lui manquait du courage pour l'appliquer. Ce maudit sorcier l'avait bien cerné, il était trop lâche pour faire une tentative suicidaire de la sorte. Aussi contraignante que sera sa vie désormais, il allait continuer à s'y accrocher. Vivre pour tuer, Tuer pour vivre, c'était ainsi qu'on devenait un redcap.

Lefou courut vers le chemin indiqué. Vers la sortie. Vers sa liberté. Courir en essayant d'oublier le rire maléfique qui résonnait toujours à ses oreilles même quand plusieurs mètres le séparèrent du château où une folle nuit, deux inconscients avaient essayé d'obtenir leur vengeance.
(c) AMIANTE


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: La vengeance a un prix   Dim 28 Juil - 14:38
Je me permet juste en guise d'ultime conclusion à ce fabuleux rp, de laisser un petit message
tout ça pour dire que ce fut un plaisir de "travailler" avec vous sur ce rp...
Rien n'est terminé...je crois que c'est le début d'une belle et grande "aventure"
Revenir en haut Aller en bas



Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La vengeance a un prix   
Revenir en haut Aller en bas
 

La vengeance a un prix

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Remise des Prix à la VBM
» L'amitié n'a pas de prix...(PV : Petit Lagon)
» Un Prix Nobel Controversé, mais pas Embarrassant
» Prix du petrole a travers le temps
» Liste et prix des équipements communs et rares.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Once Upon a Curse ::  :: Les Archives :: Archives Fairytales-