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« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


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 « No one ever gets to me, and no one ever will. » [ft. Daniel Lynch]

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MessageSujet: « No one ever gets to me, and no one ever will. » [ft. Daniel Lynch]   Dim 21 Avr - 23:41




Mortimer & Daniel

« Les loups ne se mangent pas entre eux,
mais quant est-il de l'ours et du serpent ? »






« No one ever gets to me, and no one ever will. »

Il avait cherché comme il avait pu, dans les dossiers, sur le net et dans l’agenda de sa collègue, mais à part quelques brides d’information comme un nom et un métier, l’avocat n’avait pu cerner qui était cette ombre sur son échiquier. Le suspense avait duré trop longtemps, sa curiosité avait été piquée à vif par cet homme dont il ne savait rien. C’était bien cela le problème, il ne connaissait pas Daniel Lynch alors que ce nom planait de plus en plus sur les lèvres de son entourage. Mortimer connaissait l’habilité de Sasha à s’entourer des bonnes personnes, sur ce point, ils se ressemblaient énormément. Cela dit, voilà un contact qui était plus intriguant qu’autre chose, car ce n’était ni une connaissance commune, ni un visage déjà vu. Comment le Chef du service psychiatrique de l'hôpital avait-il pu attirer le regard de l’avocate et éviter le sien ? Suzy lui avait mentionné que Lya faisait un stage à l’hôpital apparemment, malgré tout, quelque chose clochait. Quelque chose qui lui passait sous le nez et qui l’empêchait de passer à autre chose. Aucune plainte officielle ou procès en cour ne portaient l’empreinte de Daniel Lynch, alors pourquoi Sasha continuait-elle de le rencontrer ? Oh bien sûr, il se pourrait qu’il ne soit qu’un simple adorateur de la demoiselle, comme tant d’autres avant lui, malgré tout, aucune relation n’était à sens unique dans ce jeu de pouvoir perpétuel qu’était la vie à Storybrooke. De plus, Mortimer avait horreur de ne pas savoir.

Au risque de s’interroger sur des broutilles, son instinct l’avait quand même poussé à en avoir le cœur net. L’avantage de travailler dans le même bureau que Miss Storm, s’était de partager les secrétaires et les petits employés insignifiants. Si facile de convaincre une jeune assistante de contacter le bureau du Dr. Lynch pour prendre rendez-vous au nom de Sasha. Apparemment, ce fut fait rapidement et sans la moindre question superflue. Intéressant. Il s’attendait à ce que ce soit plus difficile de sortir le psychiatre de son environnement familier. Sauf que l’ancien ours n’appréciait pas tellement les hôpitaux qu’il trouvait un peu glauques alors, profitant de l’absence de sa collègue, il irait squatter son bureau quelques heures pour garder l’illusion aussi longtemps que nécessaire.

C’était la fin de l’après-midi, l’heure à laquelle les gens normaux repartaient de leur travail pour se reposer chez eux. Les employés du cabinet d’avocat quittèrent l’immeuble un à un, laissant Mortimer fermer boutique. L’heure du rendez-vous arrivait et l’avocat préparait son approche tout en jetant un coup d’œil vers l’extérieur, espérant voir apparaître ce fantôme parmi ses dossiers. Il enleva son veston qu’il posa sur le dossier du fauteuil de sa collègue. Puis, on cogna à la porte et d’un pas assuré, le prince déchu alla ouvrir avec un sourire polit, comme si la présence du psychiatre était la chose la plus naturelle du monde alors qu’elle représentait tant de mystère sur le moment.


« Dr. Lynch, je présume ? Je suis Mortimer O’Donnell, enchanté. » dit-il avant de lui serrer la main et de l’inviter à entrer dans la pièce. Déjà, le regard perçant de l’avocat cherchait à mémoriser les traits de celui à qui il avait affaire. L'avocat referma la porte et la verrouilla, histoire de ne pas être déranger lors de ce petit entretien. « Mademoiselle Storm m’a chargé de vous dire qu’elle aurait du retard. Elle m’a demandé de vous ouvrir. Suivez-moi. » Connaissant les lieux comme sa poche grâce à plusieurs moments passés à fouiner dans les affaires de sa collègue, Mortimer ouvrit une armoire et en sorti deux carafes. Il invita le psychiatre à s’asseoir sur un des fauteuils face au bureau massif de la directrice du cabinet.

« Je vous offre quelque chose à boire ? De l’eau ? Whisky ? » demanda-t-il sans se retourner et il remplit deux verres, le sien contenait de l’alcool de couleur ambrée dont il pris une petite gorgée en attendant la réponse de son invité.

Il était trop tôt pour bien décrire l’ambiance qu’il régnait dans la pièce. Le doute planait bien sûr et l’attente aussi. Mortimer se savait quelqu’un d’imposant de carrure, voire d’intimidant s’il ne faisait pas attention. Surtout, il ne voulait pas donner l’impression qu’il était une brute sans cervelle, loin de là. Il tendit un verre à Daniel, mais ne vint pas prêt de lui, préférant rester appuyer de dos à une armoire
.

« Au fait, comment se débrouille Lya à l’hôpital ? Elle n’a pas encore laissé de patients s’échapper ? » dit-il pour briser le silence au bout d’un moment.

Au moins, une chose était établie, il n’était sans doute pas un simple assistant. Avec un peu de chance, cela piquerait suffisamment la curiosité de son invité pour l’encourager à ne pas tourner les talons tout de suite. Mortimer savait qu’il aurait à en dire davantage, car l’excuse du retard de sa collègue était trop fragile pour retenir le docteur assez longtemps pour qu’il obtienne les informations qu’il voulait.

« C’est si difficile de trouver des gens fiables de nos jours… » rajouta-t-il, préférant attendre de cerner un peu mieux son interlocuteur avant d'entrer dans le vif du sujet.



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MessageSujet: Re: « No one ever gets to me, and no one ever will. » [ft. Daniel Lynch]   Mer 24 Avr - 9:51




Mortimer & Daniel

« Les loups ne se mangent pas entre eux,
mais quant est-il de l'ours et du serpent ? »






« No one ever gets to me, and no one ever will. »

Le docteur Lynch respectait rarement les horaires officiels de son emploi du temps. Il commençait son travail alors que le service de nuit n'était pas encore fini et était encore là lorsque le changement d'équipe diurne/nocturne avait lieu. Si on lui laissait le choix, sans doute ne quitterait-t-il jamais ces lieux pour rentrer chez lui. Beaucoup des infirmières travaillant pour lui doutaient d'ailleurs qu'il ait un endroit où rentrer. Quand on se représentait le psychiatre, il était toujours à son bureau. L'imaginer dans un autre endroit serait trop saugrenue même pour une personne possédante une imagination débordante.

Pourtant, aujourd'hui, il avait dû partir plus tôt qu'à son habitude. Daniel avait à peine eu le temps de briefer ceux qui allait reprendre la relève de son service pour la soirée. Une chose qui lui déplaisait comme celle à l'origine de son départ. Il ne savait jamais comment prendre une demande de rendez-vous de mademoiselle Storm. L'avocate en savait beaucoup trop sur son compte. Ils avaient obtenu un accord, Daniel devait bien se rendre à l'évidence qu'avoir une avocate aussi talentueuse dans ses contacts offraient des avantages. Surtout en ce moment, avec cette journaliste qui s'intéressait un peu trop à la section psychiatrie de l'hôpital. Mais en acceptant cette alliance, le docteur Lynch ne s'attendait pas à se retrouver obliger de valider le stage de cette étudiante, Lya. Une jeune fille qui avait démontré lors de son entretien qu'elle n'avait aucune motivation ni compétence à faire ce travail. Le psychiatre détestait déjà déléguer à des personnes compétentes et voilà qu'il se retrouvait avec une étudiante plus motivée à regarder ces textos que de suivre ces directives. Pour l'instant, Daniel avait amoindri le problème en donnant le moins possible de travail à l'indésirable. Si on lui avait laissé le choix, il aurait certainement planté Lya quelque part en essayant d'oublier sa présence. Chose impossible puisqu'ils avaient un accord.

Le docteur Lynch n'accordait aucune foi à des préceptes illusoires tels que la confiance. Il n'avait pas confiance en mademoiselle Storm. Daniel était, certes, confiant au sujet des compétences de l'avocate. Cela ne voulait pas dire qu'il la croyait aveuglement quand elle déclarait que son secret était bien gardé auprès d'elle. Le psychiatre soupçonnait même que la redoutable négociatrice qu'elle était le sacrifierait sans hésité si cela pouvait lui servir. Cela ne le choquait nullement, il ferait certainement de même si la situation s'y prêtait. Cela faisait... parti du jeu, en quelque sorte. Voilà pourquoi il préférait les échanges de bon procédé plutôt que de se fier à une parole sur laquelle on pouvait revenir.

Et c'était justement çà le problème. Ce n'était pas comme avec miss Time où il disposait de suffisamment d'élément pour lui renvoyer au visage toute tentative de menace à son encontre. En dehors du stage de mademoiselle Thunders, il ne disposait d'aucun contrepoids pour s'assurer que Sasha ne le trahirait pas. Une situation plus que dérangeante pour ne pas dire... désagréable. Peut-être était-ce qui l'avait poussé à accepter un peu trop précipitamment ce rendez-vous. Il espérait sans doute recevoir une nouvelle transaction, beaucoup moins contraignante que celle concernant Lya Thunders et qui pourrait rééquilibrer la balance. Le psychiatre ne s'attendait à rien d'autre. Mademoiselle Storm ne lui demandait jamais de venir pour des choses inutiles, une qualité qu'il appréciait.

Daniel fut donc des plus surpris quand ce n'est pas l'avocate qui lui ouvrit mais un parfait inconnu. Un étonnement qui se traduisit surtout dans son regard, renforcé par un léger froncement de sourcil. Il fallait se lever de bonne heure pour espérer voir clairement afficher une expression sur le visage impassible du docteur Lynch.

"C'est exact. Je ne crois pas avoir le plaisir de vous connaître." Répondit-il de sa voix calme et polie habituelle après avoir échangé une poignée de main avec l'inconnue.

Si le visage de l'homme ne lui disait rien, il n'en était pas de même de son nom. Il l'avait vu dans les dossiers du docteur Hopper. Le docteur Lynch gardait toujours un oeil sur les dossiers de son confrère... Juste au cas où. Daniel nota qu'on verrouilla la porte derrière lui mais n'en fit aucune remarque. C'était un geste qu'il avait parfois quand il voulait que personne ne le dérange. Le psychiatre nota que si son interlocuteur l'avait nommé par son titre, il n'en avait pas fait de même pour lui-même. Était-il un simple employé dans ce bureau ou bien un confrère de Sasha ? Il garda cette question pour lui, persuadé d'avoir sous peu la réponse.

Un nouveau froncement de sourcils, perplexe cette fois, accompagna l'annonce de son hôte concerne un retard de mademoiselle Storm. Ce n'était pas dans les habitudes qu'il lui connaissait.

"Je comprends que mademoiselle Storm soit quelqu'un de fort occupée." Répondit-il avec diplomatie.

Daniel suivit son interlocuteur sans faire d'autre commentaire. Il vit que son guide prenait ses aises dans un bureau qui visiblement ne lui appartenait pas. Ce qui écartait la possibilité que l'homme qui lui faisait face n'était qu'un simple employé. De plus en plus curieux... Sans doute une autre personne n'aurait pas prêté attention à ce genre de détail mais le docteur Lynch était quelque de prudent. Excessivement, même. Néanmoins, il s'assit docilement dans le fauteuil que l'inconnu lui indiqua. Son regard se porta sur le bureau de l'avocate, sans qu'il ne fixe son attention sur un objet en particulier. Quand il était en face de Sasha, il préférait reporter toute son attention sur l'avocate, il n'avait donc jamais eu l'occasion de s'attarder sur le contenu de son bureau.

"De l'eau, si cela ne vous dérange pas." Répondit-il, reportant son attention sur son interlocuteur.

Daniel soupçonnait de plus en plus que ce n'était pas mademoiselle Storm qu'il était en train d'attendre mais plutôt le bon vouloir de Mortimer d'entrer dans le vif du sujet. Il en eut une confirmation indirecte quand l'homme lui posa une question sur le stage de Lya. Certes, ce n'était pas un secret mais quand il avait mis les choses au clair avec l'adolescente, il avait cru comprendre qu'elle ne le faisait pas de guetter de coeur. Ce n'était pas le genre de chose qu'elle crierait sur les toits et il devait en être de même pour sa tutrice. Il n'avait donc pas en face de lui un assistant de l'avocate mais plutôt quelqu'un de bien informé.
Il remercia d'un hochement de tête son hôte quand il prit le verre d'eau tendu mais préféra répondre à sa question avant d'en boire une gorgée.

"Pas encore." Répondit-il avec un mince sourire devant l'allusion à une éventuelle évasion causée par Lya. "Mais je trouve de quoi la distraire."

Que savait-il ? Tel était la vraie question que se posait le psychiatre. C'était son métier de voir le sens qui se cachait derrière les mots que prononçaient les gens. Souvent, on y trouvait des informations que l'interlocuteur aurait voulu gardée secrètes. Le psychiatre croyait fermement qu'on ne disait rien au hasard. La remarque sur un patient évadé était-elle véritablement innocente ? Ou masquait une autre information découverte par son interlocuteur ? Malgré cette intense réflexion, Daniel Lynch restait toujours aussi calme en apparence.

"Je préfère parler en terme de compétence. La fiabilité n'est bien souvent qu'une question de point de vue." Rectifia-t-il quand Mortimer ajouta une remarque sur la difficulté de trouver des gens fiables de nos jours.

Il avait à présent deux solutions : feindre d'entrer dans le petit jeu de Mortimer et d'attendre de voir où il voulait en venir ou précipiter les choses pour garder un semblant de contrôle sur la conversation. Daniel n'aimait pas subir une situation et vouloir influencer une discussion était devenu un genre de défaut professionnel chez lui.

"Monsieur O'Donnell, ai-je raison de penser qu'en réalité mademoiselle Storm ne viendra pas... parce qu'elle ignore tout de cette entrevue ?" Demanda-t-il en ne quittant pas monsieur O'Donnel des yeux, à la recherche du moindre indice montrant qu'il avait vu juste. Le ton demeurait calme, frôlant presque l'innocence feinte.

"Pardonnez-moi, vous auriez sans doute préféré continuer de me poser des questions faussement polies pour pouvoir décortiquer mes réponses." Continua-t-il en offrant si qui aurait pu être une assez bonne imitation d'une excuse sincère si sa phrase ne contenait pas une pointe de sarcasme. "Toutefois, j'ai encore beaucoup de travail qui m'attend."

Techniquement, il avait fini sa journée. Toutefois, être responsable d'une section entière de l'hôpital offrait très peu de temps libre. Il y avait toujours quelque chose à faire, surtout pour une personne aussi méticuleuse que Lynch. Sans parler de ses dossiers plus 'personnels' qui étaient ce qui ressemblait le plus à un passe-temps pour le psychiatre. Malgré cette remarque, il ne demanda pas ouvertement pourquoi l'avocat l'avait fait venir ici. Pourtant, cela l'intriguait. C'était uniquement pour cela qu'il n'avait pas encore feint de vouloir partir.


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MessageSujet: Re: « No one ever gets to me, and no one ever will. » [ft. Daniel Lynch]   Dim 5 Mai - 2:46




Mortimer & Daniel

↘️ « Les loups ne se mangent pas entre eux,
mais quant est-il de l'ours et du serpent ? »






« No one ever gets to me, and no one ever will. »


Le docteur Lynch devait être difficile à faire sortir de son trou normalement, car Mortimer se faisait un devoir de connaitre le plus de gens possible dans cette petite ville et le visage de son invité ne lui rappelait rien. Son nom cependant… Était-ce Suzy qui l’avait mentionné ? Décidément, il devrait aller se balader plus souvent à l’hôpital, c’était là que les choses intéressantes se déroulaient. L’idée ne lui plaisait guère. La dernière fois qu’il y avait mis les pieds s’étaient lors de la nuit tragique du décès de ses frères et ce n’était pas les souvenirs joyeux qui l’étouffaient dans ce genre d’endroit. D’un autre côté, il était peut-être temps d’enterrer le passé. C’était ce que lui avait conseillé Archie du moins. Enfin, il était trop tôt pour véritablement savoir si le psychiatre serait la personne qui le traînerait à nouveau dans les couloirs blafards de l’hôpital. Bien entendu, le doute fit son chemin sur ce rendez-vous mystère. Pour les tâches importantes, sa collègue déléguait rarement puisque, évidemment, on n’est jamais mieux servir que par soi-même…

« Sans doute… » répondit-il vaguement au sujet de la fiabilité et des compétences.

Que de froideur, que de barrières et tant de politesses ennuyantes pour essayer de cerner son invité ! Celui-là ne semblait pas avoir un sens de l’humour très développé. Bref, pas le genre de personne qui se met à l’aise de manière flagrante, au contraire, Mortimer avait l’impression que le Dr. Lynch était constamment sur ses gardes. Avait-il quelque chose à cacher ? Probable. Mais quoi ? C’était encore plus agaçant de ne pas le savoir ! À la mention du faux retard de sa collègue, Mortimer ne dit rien, laissant parler Daniel. Son regard aux reflets d’émeraude alla plonger dans ceux vifs du docteur et le fait que son petit stratagème soit mis à jour ne sembla pas l’émouvoir plus que nécessaire.

« Content de voir que cette grossière mascarade ne prend pas sur vous, Dr. Lynch. » Un sourire amusé se dessina sur les lèvres de Mortimer, mais il eut tôt fait de le cacher en prenant une autre gorgé de son verre. « Effectivement, Sasha ne viendra pas et ce n’est pas moi qui vais lui dire quoique ce soit au sujet de notre petit entretien. »

Un secret, il n’y avait pas de plus belle façon de créer des liens avec autrui. De plus, voilà qui venait un peu éclairer sa lanterne, car visiblement, l’individu qu’il observait était sans doute trop brillant pour faire partit des adorateurs de Sasha. Il ne semblait pas être le genre à se laisser embobiner par de jolies courbes et un regard langoureux. Si le docteur Lynch n’était pas un des mignons de sa collègue, comme ça devait le démanger de répondre à un appel comme un gentil toutou ! À sa place, cela irriterait Mortimer, à moins que l’échange de service fut suffisamment intéressant pour supporter l’humiliation... Heum. Intéressant. Encore une fois, la curiosité de l'homme d'affaire fut piquée à vif. Il croisa les bras sur sa poitrine, réfléchissant en faisant tourner les glaçons dans son verre. Il fallait mieux penser avant d’ouvrir la bouche, car on jouait dans la cours des grands maintenant.

« Oh non, ne vous excusez pas, ça nous fera gagner du temps à tous les deux. »

Mortimer vida son verre d’un trait. Fini les temps morts à siroter sa boisson, il avait mieux à faire comme de pousser un homme plutôt malin dans une magouille qu’il ficelait à mesure. Espérons que le dénommé Daniel ne le déçoive pas, le pire –ou le meilleur-, c’est qu’il y avait des avantages pour les deux dans cette situation. L’avocat s’avança vers son invité et alla s’asseoir face à ce dernier, sur le grand fauteuil de miss Storm. Puis, il posa ses coudes sur le bureau avant de ramener toute son attention sur le psychiatre.

« Vous avez besoin de moi Dr. Lynch. » dit-il très sérieusement en fixant son interlocuteur droit dans les yeux. L’avocat sorti une de ses cartes d’affaire avec ses coordonnées et la fit glisser jusqu’au docteur. « Alors par où commencer… Je crains que ma collègue ne soit un peu comme une girouette si j’ose dire. Son attention se porte d’une chose à une autre, ses motivations changent, ses buts aussi… Qui sait, un jour viendra où vous n’aurez plus autan d’utilité à ses yeux. »

Il était beau, voilà ce que lui avait dit Suzy. La pauvre devait avoir à nouveau le béguin pour un homme inaccessible. Enfin, ce n’était pas faux, mais un homme de cette carrure, comme tous les autres d’ailleurs, devait avoir un moyen de défense efficace pour émaner une telle confiance en soi. Si ce n’était pas un pistolet à sa ceinture, c’était les mots. La pointe de dédain dans la voix de son invité montrait bien qu’il n’était pas trop inquiet par rapport à ce rendez-vous étrange. Enfin, néanmoins, l’avocat se croyait suffisamment important pour se permettre de faire perdre un peu de temps au docteur…

« D’ailleurs, ne doit-elle pas mettre sa nièce dans votre service pour vous garder à l’œil ? Elle n’a pas confiance et vous non plus j’imagine, comment le pourriez-vous… » C’était plus une affirmation qu’autre chose. Cela dit, il semblait sur la bonne voie. « Enfin, passons sur les belles paroles. »Le beau brun jeta un coup d’œil à sa montre, faisant volontairement une pause dans son discourt, histoire de voir s’il rencontrait une certaine opposition ou non dans ses propos. « Si Miss Storm venait à vous trahir, ce qui se fera bien un jour ou l’autre, surtout si elle devait choisir entre perdre la tête ou vendre la vôtre, disons que je consens à vous rattraper au vol. La protection qu’elle vous offre, je peux vous la donnez aussi. Sauf que je ne reprends pas l’affaire, j’attends plutôt que celle que vous entretenez avec ma collègue s’effondre. C’est plus discret que de la doubler ouvertement. »

La doubler, un terme si péjoratif pour quelque chose de si facile à faire. Si par malchance sa collègue avait vent de ce petit retournement de situation, forcément, elle lui en voudrait. D’ailleurs, on aurait pu croire que l’avocat se mettait en position de vulnérabilité, car si le docteur quitta la pièce dès maintenant, il pourrait rapporter sa petite traîtrise. Par contre, il était aussi très facile de faire croire à miss Storm que son client n’était plus fiable. Après tout, il avait accepté le rendez-vous et le reste s’inventait pas lui-même. Un petit piège qui tournerait à son avantage avec un peu de chance et beaucoup de mensonges. De toute façon, Mortimer avait l’intention de laisser à Daniel une occasion de prendre la porte si l’offre ne l’intéressait pas, comme ça au moins, il n’avait exposé qu’une partie de son jeu en présumant un échange de propos dont le coût réel restait inconnu. Le beau brun se penchant un peu plus vers l’avant en direction de son invité.

« Prêt à entendre ce que je demande en échange ? Enfin, seulement si cette offre vous intéresse. Autrement, comprenez qu'il me reste, moi aussi, beaucoup de choses à faire... » dit-il en retournant le soupçon de sarcasme.



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MessageSujet: Re: « No one ever gets to me, and no one ever will. » [ft. Daniel Lynch]   Mer 8 Mai - 20:55




Mortimer & Daniel

« Les loups ne se mangent pas entre eux,
mais quant est-il de l'ours et du serpent ? »






« No one ever gets to me, and no one ever will. »

Chacun des interlocuteurs n'avait que des brides d'informations et beaucoup de soupçon sur l'autre. Alors, ils essayaient de combler les trous en décortiquant leurs moindres réactions. C'était ce que le psychiatre faisait et il voyait bien au regard perçant que l'avocat lui lançait que ce dernier en faisait de même. Le faux prétexte du retard de Sasha tomba rapidement. Au lieu d'essayer de jouer la carte de l'innocence, Mortimer ne nia pas cette évidence que le psychiatre venait de souligner et ajouta même que cette entrevue resterait entre eux. Ce qui attisa davantage la curiosité du docteur Lynch au sujet de la motivation qui se cachait derrière ce rendez-vous.
On ne prenait pas ce genre de disposition sans idée en tête. À nouveau, Daniel se demandait ce que pouvait bien savoir l'avocat sur son compte. Il n'avait jamais vraiment su par quel moyen Sasha avait obtenu autant d'information sur ce qu'il faisait exactement dans sa section de l'hôpital. L'homme qui lui faisait face travaillant pour mademoiselle Storm, il ne pouvait écarter l'hypothèse que Mortimer en savait autant que sa collègue.

"Ma foi, je ne vois aucune raison de lui en parler." Répondit-il, confirmant de ce fait le caractère secret de cette discussion. "Enfin... tout dépend du contenu de cette conversation, bien sûr."

Daniel Lynch n'était pas le genre d'homme à aimer les surprises. Il était venu dans l'optique d'une entrevue avec Sasha Storm et voilà qu'il se retrouvait dans une discussion qui, de toute évidence, ne devait pas parvenir aux oreilles de la belle avocate. Toutefois, cette situation singulière attirait suffisamment son attention et sa curiosité pour qu'il cherche à en savoir plus.

Mortimer se décida à vider son verre pour prendre place sur le siège en face de lui, signe que la conversation devenait plus sérieuse après les politesses d'usages qui semblaient constituer une perte de temps autant pour l'un que pour l'autre. Si le psychiatre n'était pas certain de se trouver dans le bureau de mademoiselle Storm, il aurait pu jurer que cette pièce appartenait à Mortimer à la manière dont celui-ci s'installait dans le fauteuil. Un détail aussi intéressant que révélateur sur la personnalité de son interlocuteur.

De but en blanc, Mortimer lui déclara qu'il avait besoin de lui. La phrase lui arracha un sourire froid qui traduisait ouvertement les mots : j'en doute fort. Même s'il ne prononça pas clairement cette réponse, elle se sentait de manière beaucoup plus vive que s'il l'avait exprimer à voix haute. Malgré tout, après avoir posé son verre, il prit la carte que l'avocat lui avait fait glisser et la lu avec attention. Avant d'entamer sa lecture, il fit un bref mouvement pour réajuster ses lunettes. Le regard du docteur Lynch se fit songeur en lisant rapidement les coordonnées de son interlocuteur.
Un autre avocat demandait ses services ? Pourquoi pas, il n'avait pas entièrement confiance en Sasha et en vue de la situation, Daniel avait grand besoin de nouvelle garantie. Du plus de garantie possible, même, si on prenait en compte cette étrange sensation qu'il avait depuis ces quelque temps de sentir un piège invisible se refermer sur lui.

Lorsque Mortimer reprit la parole, Daniel retourna toute son attention sur lui. Il ne rangea pas la carte de visite, la gardant en main comme s'il doutait encore de son utilité. Son visage restait impassible bien que Mortimer énonçât ce qu'il redoutait à propos du caractère versatile de l'avocate. C'était une possibilité qu'il avait envisagée, sans pour autant trouver de solution si ce cas de figure venait à se présenter.

L'idée saugrenue que Lya puisse avoir été envoyée faire un stage dans son service pour être les yeux et les oreilles de Sasha l'amusa beaucoup. Le docteur Lynch suspectait plutôt, en vue de la motivation de l'adolescente pour toute forme de travail, que Sasha l'avait forcé la main à ce sujet parce qu'il était sans doute le seul qui pourrait garantir une note positive à cette stagiaire encombrante.

Mortimer enchaîna ensuite sur la confiance. L'avocate et lui n'en plaçait aucune dans l'autre. C'était une évidence. La confiance n'était pour le psychiatre qu'une illusion auquel certaines personnes (souvent faible) aimaient se raccrocher. Il avait la prétention de croire qu'il s'agissait d'un des rares points où mademoiselle Storm et lui étaient d'accord.
Pour l'instant, son interlocuteur se bornait à énoncer des évidences. Malgré tout, Daniel ne montra aucun signe d'impatience, préférant attendre de voir où Mortimer voulait en venir. Celui-ci marqua une pause en feintant de regarder sa montre, ce qui laissa au psychiatre l'occasion d'émettre un commentaire.

"J'espère vraiment que mademoiselle Storm ne me sous-estime pas au point de croire qu'une adolescente plus occupé aux soins de ses ongles qu'à son travail constitue une surveillance suffisante." Commenta-t-il avec une note d'amusement dans sa réponse.

Il était très tentant de déclarer qu'il était très juste de ne pas lui faire confiance puisque le psychiatre se retrouvait ici en pleine discussion avec un autre avocat, parlons sur le dos de Sasha. Mais Daniel n'en voyait pas l'utiliser. Surtout, une telle phrase pouvait révéler plus qu'il n'en désirait et comme il ignorait toujours jusqu'à quel point Mortimer était au courant de ses activités, il préférait jouer la prudence.

Enfin, on en arrivait au vif du sujet. L'avocat lui proposa la même protection qu'il bénéficiait déjà avec Sasha. La formulation lui fit lever un sourcil interrogateur. Se manque de précision l'intriguait. Était-ce une tentative pour lui faire combler les blancs ? Un coup de bluffe ? Ou bien son interlocuteur savait-il véritablement tout de l'accord passé avec mademoiselle Storm ? La suite l'intéressa encore plus. Mortimer lui proposait également une alternative en cas de trahison de la part de sa collègue. Les termes de l'accord lui convenaient mais il était de nature méfiante. Cela semblait... trop parfait. Cette proposition semblait un peu trop tomber à pic.

"Je ne vous insulterais pas en prétextant ne pas savoir de quoi vous parler." Répondit-il finalement après avoir tourné et retourner dans son esprit les paroles que Mortimer venait de prononcer. "Vous dites que mademoiselle Storm me trahira certainement si elle pourrait en tirer profit et c'est une situation que j'ai en effet envisagé. Toutefois, je me demande... quelle garantie ai-je que vous n'en ferez pas de même ?"

Daniel espérait que Mortimer ne lui sortirait pas l'argument de la confiance. Il avait entendu si souvent cette phrase que le psychiatre s'étonnait encore de trouver des gens y prêtant une foi aveugle. Ce n'était pas le genre de chose qui suffisait pour le convaincre.
L'avocat conclut ensuite son argumentation en lui demandant s'il était prêt à attendre ce qu'il demandait en contre-partie. Voilà déjà un terrain qui lui était beaucoup plus familier.

"Vous avez toute mon attention, monsieur O'Donnell." Dit-il en joignant les mains tout en ignorant volontairement que son interlocuteur venait de lui retourner le sarcasme qu'il avait employé quelques instants plus tôt.


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MessageSujet: Re: « No one ever gets to me, and no one ever will. » [ft. Daniel Lynch]   Ven 19 Juil - 19:25





Mortimer & Daniel

« Les loups ne se mangent pas entre eux,
mais quant est-il de l'ours et du serpent ? »








« No one ever gets to me, and no one ever will. »

Ils savaient tous les deux que ce qu'ils faisaient était sans doute mal. Peut-être était-ce même la raison pour laquelle la chose les intriguait tout autant. Rien n'était établi encore, on ne plantait que la petite graine de la curiosité sur le terrain du mensonge et on attendait de la voir grandir. Si Mortimer ne regrettait en rien ses petites intrigues dans le dos de sa chère et tendre camarade du barreau, il ne voyait que les contours flous des possibilités que lui offrait une alliance avec le curieux médecin. L'avocat avait hâte que les pièces du puzzle se mettent en place et qu'il comprenne pourquoi son intuition lui disait de ne pas simplement laisser Daniel Lynch à ses occupations. D'ailleurs, même celles-ci lui étaient inconnues. Un sacrilège pour Mortimer qui avait une très bonne mémoire des visages, des noms et de tous les petits détails croustillants de la vie des habitants de Storybrooke. Par chance, il n'était pas une commère, mais cela aurait sans doute été mieux. Il était surtout un collectionneur. Traquant la moindre bride d'information qui lui permettrait d'avoir le dessus lors d'une conversation, d'un procès et peut-être un jour, des élections à la mairie. Après tout, il ne supportait en rien d'être inférieur à qui que ce soit, même les juges à la limite, il les appréciait un peu moins à cause de ce détail. Cela dit, il continuait malgré tout d'afficher son plus beau sourire aux puissances de la ville.

D’ailleurs, il se demandait bien si le psychiatre méritait un de ses sourires, car le docteur ne ressemblait en rien au spécimen de la haute société qu’il avait l’habitude de fréquenter. Déjà, avoir ce fantôme devant lui ne faisait qu’empirer cette impression de n’apercevoir que la pointe d’un iceberg. Un mystérieux spécialiste, un hôpital, des rendez-vous sans but apparent avec sa collègue… C’était trop de signe avant-coureur qu’une tempête approchait. On lui cachait quelque chose et l’avocat souhaitait de tout cœur que cela s’agissait d’un secret qui en vaudrait la peine. Néanmoins, son ignorance ne devait pas se savoir. Il n’aurait sans doute plus l’air aussi convainquant et professionnel. Autant ne pas briser une image qu’on avait passé tant de temps à construire… Alors, toujours derrière le bureau de Miss Storm, le beau brun se redressa sur son siège, écoutant avec attention la réponse de son interlocuteur. Il ne pouvait s’empêcher, c’était une sorte de manie avec le temps, d’analyser chaque mot et chaque intonation de sa voix, mais il devait se rendre à l’évidence, Daniel Lynch savait bien jouer son rôle quel qu’il fut, ou plutôt, donner la sensation de ne jouer à rien du tout. Un vrai bloc de glace, hormis une lueur de curiosité dans son regard de rapace ou quelques traces d’humour sarcastique. Bien. Il ne faisait pas affaire avec un idiot et n’avait donc pas besoin d’en jouer un non plus. Finalement, son interlocuteur lui arracha un petit sourire lorsqu’il lui accorda son attention. Apparemment, cela sonnait comme un privilège.

« Aucune garantie au premier coup d’œil, certes. D’ailleurs, inutile de me donner votre confiance, en vérité, je vivrais très bien sans cette alliance entre nous. Cependant, je ne peux en dire autant de vos activités si le vent venait à tourner…» Il laça sa phrase en suspend faire son petit effet, regardant la carte d’affaire dont le jeune homme ne semblait pas encore savoir si elle valait la peine d’être conservée. « Cela dit, je ne me donnerai pas tous ce mal si j’avais simplement envie de vous regardez de loin. » Pourquoi ne pas ajouter un soupçon de suspicion pour faire grandir l’arbre de la trahison ? On sous entendait par là que l’avocat avait jusqu’à présent été un spectateur des agissements, peut-être louches, du médecin. Comment ? Sans doute grâce à Sasha, après tout, ne s’accaparait-il pas son bureau à l’instant même ? Et si sa collègue était aussi impliquée dans leur intrigue que Mortimer le supposait, alors forcément, l’avocat devait savoir des choses. En théorie. « Mais je comprends vos préoccupations. Rendons la chose plus légale voulez-vous. »

Mortimer redoutait que la conversation s’étire inutilement, ses arguments étaient peu nombreux, quoique son offre était suffisamment tentante pour pardonner ses imprécisions dans son discourt. Cela dit, ignorer la plupart des activités de son potentiel client pouvait se pardonner avec l’utilisation de la prudence. Le choix de mots était donc important. Les fissures de sa tactique devaient être minimes pour ne pas être détectées trop vite. Malgré l’apparence d’homme posé, l’avocat espérait que le docteur finisse par céder, aveuglé par l’opportunité et la sécurité que lui offrait sa proposition. Mortimer pris alors sa mallette qu’il avait laissé près du fauteuil et la déposa sur le bureau qui séparait les deux hommes. Il en sortit un stylo à l’encre noir et quelques formulaires. Prenant son ton froid de fonctionnaire, le stylo s’ouvrit dans un cliquetis sonore. Il était prêt à commencer les négociations.

« Je doute que vous ayez remplit un contrat sur papier avec ma collègue, alors voici : la première page fait de moi votre avocat en toute légalité, un document à mettre à la lumière en cas de besoin uniquement. Je n’aurai donc pas le choix d’être présent lorsque vous aurez besoin de moi. Je garderai donc cette feuille comme preuve de mon engagement envers vous lorsque Miss Storm se défilera. »

Ce n’était pas facile de s’enchainer volontairement à quelqu’un dont on savait qu’il allait surement nous attirer des ennuis. Néanmoins, Mortimer avait pensé à un plan de secours, histoire d’y ajouter une touche d’équité. Le fonctionnaire signa le contrat dans le bas avant de passer le premier bout de papier à Daniel pour qu’il puisse le lire. Il lui tendit également le stylo. Ce n’était rien qui sortait de l’ordinaire, la routine pour un avocat. Ils étaient tout deux des hommes d'affaire, ils trouveraient bien un terrain d'entente. Par contre, l’homme déposa une seconde page entre eux.

« Vous garderez cette autre feuille, l’annexe A que voici, dans vos propres dossiers. Bref, la seconde partie est ce que je demande en échange, c’est-à-dire, un droit de regard sur vos dossiers et avoir connaissance de vos activités en général. Votre emploi du temps, vos patients et vos rencontres d’affaires. Qui. Où. Quand. Le pourquoi et le comment reste à votre discrétion à moins que je l’exige, mais autrement, je compte ne rien vous demandez de plus, hormis de me montrer cette feuille lors de nos futures rencontres, histoire de voir qu’elle est toujours en votre possession. Je ferai de même avec le contrat que je viens de signer. L'annexe A contient toutes les conditions que je viens de mentionner. »

Il y aurait éventuellement leurs deux noms sur chacun des contrats. C’était jouer gros, mais à Storybrooke, les affaires de justice ne se passaient pas sans qu’il en soit au courant. Peut-être qu'il en demandait beaucoup, mais sa signature sur de pareils documents avait un prix. Sinon, il avait plusieurs contacts à la mairie qui sauraient rattraper le coup, peut-être, mais il ne voulait pas aller jusque-là. Donc si Mortimer dévoilait le contrat comme quoi il est l’avocat de Daniel, le secret professionnel le couvrait et la seconde partie n’aurait pas à se savoir. Si Daniel ne respectait pas les termes de l’annexe A et bien, il ne bénéficierait pas de sa protection, car l’avocat fera disparaître le contrat. De plus, si Daniel dévoilait l’annexe A et montrait sa complicité dans l’affaire, il serait dans de beaux draps, mais en l’absence du contrat disparu par ses soins, il pourrait témoigner contre lui et s’en tirer peut-être à bon compte. Et si la découverte de l'annexe A suivait celle du contrat, la Cour exigerait des comptes à tout les deux et ils ne seraient pas plus avancés, car encore une fois, cela faisait un témoignage compromettant de plus contre Lynch. En résumé, une seule partie des formulaires ne pouvait pas vivre sans l’autre, car séparément ou utilisé de la mauvaise façon, ils pouvaient faire du tort à tous.

« Bien entendu, une fois sortit de cette pièce, ni vous ni moi n’avons jamais vu de tel document. Du moins, jusqu'à notre prochaine rencontre. »

L'avocat insista bien sur le fait qu'ils allaient devoir se revoir, préférant de loin garder contact avec un individu dont on ignorait presque tous. Qui sait s'il n'avait pas des allégeances pour d'autres qui n'affectionnaient peut-être pas Mortimer. Rares étaient les gens qui le détestaient, mais on ne peut jamais être trop prudent. Les dits documents avaient été rédigés plutôt rapidement, à la fois très clairs, mais restant suffisamment imprécis pour qu'en cas de problème, il pourrait toujours jouer avec ces zones d'ombre. Du baratin de bureaucrate quoi. Une langue que maîtrisait très bien l'ancien prince...


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MessageSujet: Re: « No one ever gets to me, and no one ever will. » [ft. Daniel Lynch]   Lun 22 Juil - 12:53





Mortimer & Daniel

« Les loups ne se mangent pas entre eux,
mais quant est-il de l'ours et du serpent ? »








« No one ever gets to me, and no one ever will. »

Il était toujours dangereux pour quelqu'un de bénéficier de toute l'attention de Lynch. Bien que la crainte d'un tel privilège s'applique plus spécialement à ses patients auquel il réservait un traitement particulier qu'à ses interlocuteurs. Daniel ne savait d'ailleurs toujours pas quoi penser de la personne en face de lui. Ce qui le rendait méfiant, sur la défensive, bien qu'il réussît à le cacher derrière une neutralité froide et imperturbable. Il avait surtout du mal à croire qu'on lui propose une solution providentielle à son problème. L'alliance qu'il avait formée avec Sasha était à double tranchant. Voilà pourquoi il demanda ce qui empêcherait Mortimer de faire la même chose que sa collègue.
L'avocat répondit qu'il n'avait aucune garantie. Ce qui déplut fortement au psychiatre. Dans sa situation, il n'avait nul besoin d'une autre alliance fragile. Seulement, son interlocuteur parla de vent qui pouvait tourner et de ses activités qui en pâtirait certainement si cela se produisaient. La phrase fit mouche. Le docteur Lynch devait bien reconnaître que l'avocat savait manier les mots aussi bien que lui. Il regarda à nouveau la carte qu'il tenait dans ses mains d'un air songeur. Traverser l'échiquier lui sembla plus difficile qu'au moment où il avait commencé la partie, lorsque monsieur Gold était venu le trouver pour le "mettre en jeu" en tant que pion si on pouvait décrire les événements ainsi. S'il voulait éviter une issue désagréable au jeu... Il laissa cette pensée en suspend pour éviter de se trahir.

Daniel se félicita intérieurement de cette prudence puisque Mortimer enchaîna avec une phrase qui l'aurait fait certainement tiquer s'il n'avait pas été autant sur ces gardes. L'insinuation ne l'étonna pas. Plus depuis que Monsieur Gold lui avait dit connaître ces activités malgré les précautions qu'il avait prises à ce sujet. Le chef du service psychiatrique en était venu rapidement à la conclusion que toutes personnes suffisamment influentes à Stoybrooke possédaient les moyens de prendre connaissance de ces trafics. Il fallait donc un peu plus qu'un simple sous-entendu pour l'impressionner. Même s'il trouvait toujours la chose ennuyeuse car il devait s'assurer de faire du curieux un allié ou d'au moins acheter son silence.

Le psychiatre plissa légèrement les yeux, comme si ce geste insignifiant lui permettrait de juger si son interlocuteur bluffait ou dans quelle mesure il était au courant pour ces expériences. Il était logique de penser que l'avocat avait attendu patiemment d'avoir suffisamment d'élément en main avant de monter ce faux rendez-vous pour le faire venir. Mortimer se montra un peu plus conciliant en parlant de rendre leur accord plus légal. Cette fois, Daniel ne put cacher totalement sa surprise.

Il n'y avait eu qu'un accord oral avec mademoiselle Storm. Sur le moment, il avait trouvé cette particularité allant de soi, ne voulant pas retrouver son nom sur un contrat pouvant se retourner à tout moment contre lui et constitué ainsi une preuve. Mais maintenant... maintenant, il réalisait également que la chose avait un désavantage fâcheux. Intrigué, le psychiatre regarda l'avocat prendre sa mallette pour en sortir des formulaires et un stylo. Comment pouvait-on rendre légales des actions qui, il en avait parfaitement conscience, ne l'était pas ? Ah, sans doute une spécialisation d'avocat. Le cliquetis du stylo sonnait comme le commencement d'un nouveau cap dans leur conversation : les négociations.

"En effet." Confirma-t-il quand Mortimer douta de l'existence d'un contrat qui officialisait l'accord existant entre lui et Sasha. "Avec mademoiselle Storm, nous avons conclu un accord un peu plus tacite... en quelque sorte."

Il avait prononcé cette dernière phrase avec une nuance dosée de mystère. Pour tester les connaissances de son interlocuteur mais aussi pour lui montrer que l'avocat n'avait pas le monopole des phrases à double sens ou celle permettant de semer le doute dans l'esprit d'autrui.

Il écouta ensuite avec l'attention promise les détails de leur potentiel accord. La certitude d'avoir un avocat quoi qu'il arrive pouvait présenter un côté rassurant. Car, n'ayant pas un tel contrat avec mademoiselle Storm, l'avocate pouvait décliner son appel si par malheur les choses tournaient mal. Méfiant, Daniel nota mentalement cette sécurité offerte pour se concentrer sur le noeud du problème : le prix que demanderait Mortimer en échange de ce service. Il sera certainement élevé, le psychiatre n'en doutait pas. On ne proposait pas un contrat qui vous enchaînait à quelqu'un sans contrepartie... ou sans un plan de secours. À lui de faire baisser les enchères et de prévoir sa propre porte de sortie.

Son interlocuteur signa le contrat. Daniel n'était pas certain de mettre sa geste sur le compte d'une confiance en lui excessive ou bien sur le culot que possédait sans nul doute Mortimer. Le psychiatre, quant à lui, rangea la carte de visite dans la poche de sa veste pour se saisir du papier tendu. Il n'accorda pas un regard au stylo que l'avocat lui tendit en même temps que le contrat, préférant se concentrer sur sa lecture. Si le contrat avait l'air standard, le docteur Lynch chercha instinctivement les phrases pouvant prêter à confusion ou étant assez vague pour offrir une autre interprétation des lignes composant le bout de papier.
Il ne se détacha de sa lecture que lorsqu'une autre feuille fut posée sur le bureau. Le psychiatre laissa Mortimer poursuivre ses explications sans émettre le moindre commentaire. Il était trop occupé à calculer les conséquences de la demande pour le faire, de toute façon.

"Je doute fort que mes dossiers présentent un réel intérêt pour vous." Commença-t-il sur un ton faussement navré de cette constatation. "Ils sont rempli de termes médicaux pouvant sembler quelque peu nébuleux pour une personne ne possédant aucune connaissance médicale. De plus, j'utilise régulièrement un code sténographique. Par facilité d'écriture."

Tout cela était la pure vérité, même s'il extrapolait au sujet du code, qui ne respectait pas les normes de la sténographie mais plutôt la logique d'un code qu'il avait inventé. Pour cacher certaines informations mais aussi véritablement pour condenser ces informations. Daniel détestait qu'on regarde ses dossiers. Même les plus officiels.

"En résumé, sans quelqu'un travaillant dans le domaine hospitalier pour vous aider, ils vous seront incompréhensibles." Daniel se permit un sourire avant de poursuivre, comme si ce qui allait suivre lui semblait absurde à préciser mais qu'il se devait de le faire tout de même. "Et il est bien sûr hors de question qu'une autre personne que vous décortique mes dossiers."

Par son commentaire, en apparence purement informatif, il signalait à Mortimer qu'il n'accepterait pas facilement cette clause de leur accord. Que cette partie sera sujette à des négociations.

En revanche, il ne protesta pas concernant la seconde partie du contrat sur ces activités. Au début, il pensait que de devoir signaler toutes ces rencontres pouvait poser problème. Cela donnerait beaucoup trop d'informations sur lui et sur ces contacts. Puis, il avait repensé aux derniers événements. Sachant qu'il jouait double jeu, qu'une personne extérieure puisse être au courant de ses rendez-vous d'affaire pouvait être une sécurité non négligeable au cas où une des personnes influentes que le psychiatre servait ne décide de le sacrifier pour sauver sa tête.

"Qu'en au reste de notre futur accord, je n'y vois rien à redire." Conclut-il.

Autant que possible, Daniel Lynch évitait de voir son nom sur un contrat ayant un rapport de prés ou de loin avec ces expériences. Il s'était assuré, par exemple, à ce que ce soit son ancien supérieur qui ait signé les demandes d'internement de ses premiers cobayes. Ici, il s'agissait d'un cas particulier. Seul la deuxième partie du contrat pouvait potentiellement lui porter préjudice. La première n'était qu'un accord classique désignant Mortimer O'Donnell comme son avocat de manière officielle. Le docteur Lynch regretta un bref instant de ne pas disposer des connaissances juridiques nécessaires pour mesurer toutes les subtilités de ce double document. Même si son interlocuteur semblait avoir longuement réfléchi à une éventuelle alliance entre eux et était tout aussi professionnel que le psychiatre, ce dernier répugnait toujours à faire confiance à quelqu'un. On ne pouvait avoir entièrement confiance en une personne, ce serait une erreur car les humains sont par nature faillibles. Contrairement aux médicaments qui appliqueront toujours leurs effets quelques soit votre caractère ou votre niveau de résistance.

La discussion se poursuivit sur l'information classique que ce document n'existe officiellement pas en ajoutant un sous-entendu sur leur prochaine rencontre.

"Bien entendu." Répéta-t-il en acquiesçant. "Et je suppose que notre prochaine rencontre se fera dans un lieu plus approprié ?" Demanda-t-il après avoir jeter un regard vers le bureau qui appartenait à mademoiselle Storm et non à son interlocuteur.

Sans le dire, le docteur Lynch pensait à son bureau se trouvant dans sa section psychiatrique de l'hôpital. A vrai dire, le psychiatre avait déjà une petite idée pour "justifier" les rencontres entre lui et l'avocat. L'homme étant un patient du docteur Hopper, il y avait là un angle exploitable pour que les visites de Mortimer ne semblent pas trop curieuses. Toutefois, il n'aborda pas ce sujet pour l'instant, ne connaissant pas encore assez son futur allié pour prévoir sa réaction devant une telle suggestion.


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MessageSujet: Re: « No one ever gets to me, and no one ever will. » [ft. Daniel Lynch]   Jeu 15 Aoû - 23:43





Mortimer & Daniel

« Les loups ne se mangent pas entre eux,
mais quant est-il de l'ours et du serpent ? »








« No one ever gets to me, and no one ever will. »
En fait, Mortimer ferait sans doute un très bon politicien. Il était d’une carrure séduisante, le charisme presque animal et l’habilité des discours à double sens. Les médias raffoleraient sans doute de toutes ses déclarations remplies de jolies phrases qui ne voulaient rien dire. Si tout allait bien, à cette étape, les journalistes ne feraient rien d’autres qu’être de bons pantins. D’ailleurs, la jeune Nerys était elle aussi tombée dans le panneau du gentil avocat au cœur d’or, c’était un début ! Enfin, chaque chose en son temps, on était loin de s’être assit dans le fauteuil de madame le maire, pour le moment, on était dans celui de sa collègue. D’ailleurs, Mortimer n’était pas encore convaincu qu’il tenait les files d’une nouvelle alliance entre les doigts. Rien n’était fait. Cela dit, il avait bien dosé son discourt, obtenant des réactions variées selon les mots qui s’échappaient de ses lèvres charnues. L’important était qu’on l’écoutait avec attention, il avait horreur de se répéter.

La surprise du docteur à la mention du coté légal de l’affaire fut très révélatrice. Cela voulait donc dire que ce qui se tramait, ne l’était pas. L’avocat n’était pas vraiment étonné de la chose, mais ce genre de confirmation était très utile, surtout quand on bâtissait une belle toile de mensonge comme maintenant. Il ne comparait pas nécessairement ce cher Daniel à un insecte venu se loger dans ses filets. Non, il ne ferait pas cette erreur. Le médecin n’était qu’une des mailles de cette toile, une près du centre qui débutait une belle spirale, du moins, l’espérait-il. Les pauvres papillons dégoulinant d’innocence qui viendraient si emprisonner n’étaient que les personnes sur qui Mortimer aurait un semblant d’influence désormais grâce à cette maille. Le regard d’émeraude de l’avocat survolait les lettres noire sur blanc des deux documents. Il les connaissait par cœur, inutile de les relire pour bien s’imprégner de leur contenu. Heureusement qu’aucun accord de ce genre avait été fait avec Sasha, sinon cela aurait fait tellement de paperasses supplémentaires et surtout des fouilles approfondies ! Enfin, si Mortimer voulait vraiment quelque chose, il l’obtenait normalement. D’une façon ou d’une autre.


De plus, la phrase du médecin sur son accord tacite ne fit que lui arracher l’ombre d’un sourire. Les défis n’avaient jamais été un problème. Il ne se moquait pas, bien conscient des capacités de son interlocuteur à faire tourner la situation en sa faveur. C’était un peu le but des négociations, voir qui saurait tirer la couverture de son bord, même si Mortimer était peut-être plus confiant que le voudrait la bienséance. Son monologue achevé, il fit tournoyer le stylo entre ses doigts pour s’occuper l’esprit alors qu’il laissait le temps à son voisin de réfléchir à cette proposition, prêt à tendre l’objet pour la signature tant voulu. Il demandait beaucoup et des réticences de la part du docteur ne l’étonnèrent guère. L’ancien prince cessa d’agiter le stylo. Lynch avait des arguments légitimes et bien que Mortimer appréciait le professionnalisme de la chose, il n’en restait pas moins déçu. Inutile d’aller chercher loin pour comprendre qu’on se heurtait à un dragon qui protégeait son trésor. Un reptile et ses secrets.

« Si je n’y comprends pas grand-chose, il y a peu de mal à ce que j'y jette un coup d’œil, m’enfin, je vois ce que vous voulez dire. » dit-il de façon diplomate.

Après tout, le reste des exigences passaient bien. Il n’y avait que cette petite clause à négocier, mais encore là, il valait mieux ne pas risquer d’éclabousser sur le reste de l’accord. Il approcha donc le stylo de l’Annexe A. La suite se déroulait essentiellement bien partant du principe d’un énorme bluff. Pour ce qui était des futures rencontres, Mortimer choisit de s’écarter un peu du plan de base. « Coupons la poire en deux alors... Si je ne peux voir vos dossiers, j’interviendrai à un autre niveau. » dit-il alors qu’il rayait la phrase faisant mention des dossiers, mais n’enlevant aucun autre mot susceptible de lui servir plus tard. Il tenait beaucoup plus aux qui, où, quand… L’ancien ours revint à la charge et tendit à nouveau la plume au Docteur Lynch. Il n’y avait encore qu’une seule signature d’inscrite au lieu de quatre...

 « Bien sûr, l’endroit pourrait varier pour plus de discrétion. C’est bien jolie les rendez-vous clandestins, mais ça devient vite suspect. Je crois que des lieux publics entourés d’inconnu font aussi bien l’affaire. » Voilà ce qu’il proposait, on laissait tomber les dossiers pour un autre genre de contrôle, celui des rencontres. Un terrain plus facile pour cet homme qui avait en dégoût l’hôpital depuis la nuit tragique du décès de ses frères. De plus, il connaissait plusieurs lieux publics qui pourraient répondre à leurs besoins.

« Voyez-vous, le problème avec les petites villes, c’est que les choses se savent rapidement. Il faut donc avoir l’air le plus naturel possible. D’ailleurs… Vous ne sortez pas beaucoup Docteur Lynch, je me trompe ? Ne m’en voulez pas d’être indiscret, je me préoccupe seulement du bon déroulement des choses. » rajouta-il pour rester dans les limites de la politesse tout en se redressant sur le fauteuil. Après tout, il n'avait jamais croisé le curieux personnage malgré ses multiples connaissances parmi les habitants de Storybrooke.


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MessageSujet: Re: « No one ever gets to me, and no one ever will. » [ft. Daniel Lynch]   Lun 26 Aoû - 13:48





Mortimer & Daniel

« Les loups ne se mangent pas entre eux,
mais quant est-il de l'ours et du serpent ? »








« No one ever gets to me, and no one ever will. »

Bien qu'ils avaient quelques points en commun, Daniel Lynch n'était pas comme Mortimer O'Donnell. Il n'aimait pas "s'exposer", être social et toutes les sorties que cela impliquait. Il n'aimait pas se montrer et avait déjà trop de faux sourire à faire pour qu'il s'en impose d'autres. Sa réputation en dehors des murs de l'hôpital ne l'intéressait nullement. Qu'importe qu'une fouineuse suspectait quelque chose, le plus important était de s'assurer qu'elle n'obtient aucune preuve. Il n'avait aucune autre ambition que de garder son travail et ne visait pas un poste plus haut que celui qu'il détenait actuellement. Avant que monsieur Gold ne vienne le lui proposer, Daniel n'avait jamais songé à devenir chef du service psychiatrique. Voyant plutôt un avantage à être au bas de l'échelle. Il préférait rester en retrait et observer, s'assurant juste assez de contact pour maintenir son statut actuel. Rien de plus. Il n'était qu'un pion et l'acceptait. Ne voulait pas être autre chose. Pour survivre sur l'échiquier, il devait s'assurer d'être utile (voire indispensable) pour plusieurs joueurs. Peut-être avait-il un de ceux-ci devant lui en ce moment.

Que ces magouilles prennent des aspects plus légales via cette potentielle alliance avec l'avocat avait un côté rassurant en ces temps difficiles. Malgré cette pensée, il était hors de question pour le docteur Lynch d'accepter toutes les conditions imposées par son interlocuteur sans essayer de négocier. Le psychiatre remarqua bien que sa protestation concernant les dossiers avait déçu l'avocat mais il resterait intraitable sur ce point. Même s'il pouvait cacher à Mortimer ces dossiers les plus secrets, il ne supportait pas l'idée qu'une personne extérieure puisse lire ces notes.

"Je dirais plutôt que si vous n'y comprendrez pas grand-chose, pour reprendre vos mots, il est inutile que vous y jetiez un coup d'oeil." Rectifia-t-il avec calme quand l'avocat déclara qu'il n'y avait aucun risque à ce qu'il regarde les dossiers puisqu'il n'y comprendrait rien.

Pour le reste, il n'éleva aucune objection. L'avenir lui dira s'il eut raison de ne pas chipoter sur la seconde clause de l'accord. Pour l'instant, il voyait cette dernière comme une garantie précieuse au cas où le double jeu qu'il menait avec deux des personnes les plus puissantes de Storybrooke se retournerait contre lui. En voyant l'avocat approcher son stylo du document qu'il nommait Annexe A, Daniel crut à la fin des négociations. C'était mal connaître l'avocat qui proposa un compromis à la place.

Intervenir à un autre niveau ? Le psychiatre leva un sourcil interrogateur devant cette phrase tandis qu'il observait Mortimer rayer une des mentions du document. À nouveau, on lui tendit le stylo. Cette fois-ci, le docteur Lynch le prit. Bien qu'il restât méfiant, il ne voulait pas afficher un comportement qu'on pourrait interpréter comme de l'hostilité. Il n'apposa cependant pas sa signature, préférant attendre de savoir ce que signifiait l'allusion que venait de faire l'ancien prince. N'obtenant aucun détail spontané de la part de l'avocat, le psychiatre prit la parole.

"Qu'avez-vous précisément en tête lorsque vous parlez d'intervenir à un autre niveau ?" Demanda-t-il, à la fois curieux et sur la défensive.

Il ne voulait pas laisser cette partie recouverte de non-dits avec des suppositions. Oui, son interlocuteur parlait certainement des rencontres mais peut-être que non. Peut-être que Mortimer avait placé cette suggestion pour qu'on croit tout naturellement qu'il s'agissait d'intervenir dans les prochains entretiens. Le psychiatre était d'une prudence excessive, il le fallait quand on flirtait avec l'illégalité comme il le faisait. De plus, Daniel avait remarqué que l'avocat avait pris soin de barrer certains mots seulement. Le docteur Lynch était bien placé pour savoir qu'une chose aussi ridicule en apparence qu'une simple virgule pouvait changer tout le sens d'une phrase. Il ne voulait laisser aucune zone d'ombre ou offrir une faille exploitable à son futur allié. Il ne tarda pas à avoir un début de réponse quand le sujet de leur prochaine rencontre entra dans la conversation. L'évocation de lieux publics le fit inconsciemment tiqué. Une petite crispation à peine perceptible.
Voir Daniel Lynch en dehors de l'hôpital relevait du miracle. Bien qu'il fût d'accord sur le fait que des rendez-vous détournés comme c'était le cas aujourd'hui éveilleraient les soupçons, Lynch trouvait tout aussi dangereux de se retrouver dans un lieu public.

"En effet." Confirma-t-il quand Mortimer signala qu'il ne sortait pas beaucoup. "Je dois gérer un service entier de l'hôpital, ce qui demande quelques sacrifices si l'on veut que le travail soit bien fait."

Quel mal y avait-il à consacrer sa vie à son travail ? Il savait d'autres docteurs moins méticuleux que lui, comme le docteur Whale qui avait une vie sociale des plus fournies en dehors de ses heures de service. Boulot et loisir pouvait donc cohabiter. Sauf que Lynch avait ses expériences à gérer en plus du travail officiel. Mais çà, il n'allait certainement pas l'avouer à l'avocat. Daniel n'ajouta rien d'autre à ce sujet, jugeant que sa réputation d'asocial le précédait certainement et surtout, il ne voulait pas avouer ses réticences à se retrouver dans un autre lieu que son bureau à l'hôpital ou son appartement impersonnel. Comme quelqu'un lui en avait fait la remarque un jour, il s'était forgé sa cage dorée et ne voulait pas en sortir. Ce qui était de l'autre côté des barreaux ne l'intéressait pas. Ou à peine. Ce qui expliquait pourquoi il savait que Mortimer était un patient de son confrère le docteur Hopper mais ignorait l'aversion de l'avocat pour les hôpitaux.

"Si vous voulez des rencontres moins 'clandestines', je suis certain que nous pourrons trouver une excuse valable pour justifier vos visites dans mon bureau." Poursuivit-il.

Il aurait pu évoquer directement les séances de son confrère mais ne connaissant pas encore suffisamment le caractère de son interlocuteur, il ne voulait pas le brusquer. Daniel avait prononcé ces mots avec politesse, il montrait qu'il n'était pas aussi fermé devant cette proposition qu'avec le cas des dossiers.

"Il s'agit d'un des services les plus sécurisés de l'hôpital et donc le plus isolé des regards trop curieux." Argumenta-t-il. Le psychiatre ajouta avec un sourire amusé : "Bien que je puisse parfaitement comprendre que l'ambiance des lieux ne soit pas au goût de tout le monde."

Il avait simplement du mal à saisir en quoi une rencontre dans un lieu public ferait moins "jaser" qu'un entretien dans son bureau à l'hôpital. Il manifesta cette interrogation à voix haute, étant curieux de connaître le point de vue de l'avocat.

"Mais vous avez sans doute des arguments qui m'échappent pour faire valoir votre point de vue."

Le docteur Lynch laissa volontairement la fin de sa phrase en suspens pour laisser la possibilité à l'avocat d'argumenter son idée. Daniel admettait de manière camouflée son ignorance sur le sujet.


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MessageSujet: Re: « No one ever gets to me, and no one ever will. » [ft. Daniel Lynch]   Jeu 26 Sep - 3:19





Mortimer & Daniel

↘️ « Les loups ne se mangent pas entre eux,
mais quant est-il de l'ours et du serpent ? »







« No one ever gets to me, and no one ever will. »

Inutile de redire encore qu'il était étrange de se lancer en pareil territoire inconnu. Son esprit d’aventure, ou de survie, le guidait dans cette mystérieuse affaire. Cette partie d’ombre que Mortimer frôlait du bout des doigts alors qu’il ajustait quelques lignes des documents. Si seulement il savait à quel point il y avait plus. Plus encore que les problèmes de fonctionnaire et de terme à respecter. Autrefois, bien avant Storybrooke, il avait déjà sous-estimé le prix à payer pour sa part de ténèbres. Une touche de magie. Il entrait dans un jeu dont les règles ne s’appliquaient pas seulement à de vulgaires êtres humains. Même un ours maudit ne pouvait deviner ce qu’il adviendrait vraiment de cet accord. Il ne s’agissait que des mots sur une feuille de papier, mais dans ce monde sans miracle, ils détenaient tout autant de pouvoir que les gribouillis des vieux grimoires de sorcellerie. 

Les changements apportés à l’annexe ne le réjouissaient pas, mais ne l’étonnaient pas non plus. Il restait sur ses positions de bases excessivement trop élevées pour ainsi se permettre d’en retrancher beaucoup sans perdre l’essentiel. Ce blabla de fonctionnaire n’était que la chair autour de l’os, le vrai trésor, c’était la moelle au centre. C’est-à-dire, comprendre quel genre d’importance un être aussi reclus et sans vie sociale comme Lynch pouvait bien trafiquer dans les méandres de l’institution médical. On devenait médecin pour bien des raisons, notamment le prestige et le salaire, mais dans le cas présent, son potentiel allier n’était pas le type à se pavaner dans la société mondaine. Alors, pourquoi ? Si on n’aimait pas aider les autres, car telle était l’impression qui se dégageait de son interlocuteur, quelle satisfaction pouvait-il tirer de la pratique du métier ? Mortimer ne voyait plus qu’une possibilité : la curiosité intellectuelle. Il y avait quelque chose dans les activités de son voisin qui le captivait à l’hôpital au point de devenir un ermite. D’ailleurs, le laisser dans son cocon de confort parmi ses dossiers serait trop facile. Néanmoins, l’ancien prince eut la sagesse de lui donner le dernier mot sur l'idée du regard sur les dits dossiers. Sujet clos. Passons à son interaction à cette ''autre niveau''.


« Je parle bien sûr de discrétion mon cher docteur et je suis convaincu que vous faites un excellent travail en sacrifiant ainsi votre temps à vos patients. Cependant, je crains que ma personne dans votre bureau ne soit aussi compromettante que votre présence sur la scène du casino. Certains de vos collègues ne m’aiment pas beaucoup, vous l’apprendriez bien vite. » La liste de ses ennemis était courte, mais le docteur McAllister était tout en haut. Un détail que Mortimer aurait préféré passer sous silence, mais tôt ou tard, c’était une information facile à dénicher vu les remous que leur petit différent avait causé depuis la mort de ses trois frères. « Ce que je veux dire, c’est que j’interviendrais dans ce qui attrait à nos méthodes pour ne pas attirer les soupçons. Je pense qu’éviter tout contact avec l’extérieur nous rend affreusement suspect. Prenez-le comme des conseils de ma part. »

 Ses doigts se mirent alors à pianoter sur les accoudoirs du fauteuil de Sasha. Non pas qu’il éprouvait de l’ennui ou de la nervosité, mais il choisissait soigneusement ses prochaines paroles, cela l’aidait à réfléchir. Son regard émeraude survolait les feuilles devant lui, puis se reposèrent sur Daniel. Il devait faire bouger les choses, mais ni l’avocat ni le médecin ne voulaient donner une chance à l’autre de retourner ses propres mots contre eux. De plus, utiliser le ''nous'' permettait de ne pas tomber dans l’insulte. Les lèvres de l’ours s’étirèrent en un sourire polit, mais faux. Comme un vendeur qui tentait de vendre son produit. Il aurait besoin de patience, voilà un rat qu’il ne serait pas facile à faire sortir de son trou. 

 « J’ai pour ma part un éventail de contacts me permettant une multitude d’alibi, mais je suis inquiet dans votre cas. C’est bien jolie de faire profil bas, mais on oublie qu’on brille encore plus par notre absence. Nos rencontres se feront pour la plupart, dépendamment de ce que nous avons à nous dire, en public, ne vous en déplaise.  Bien sûr, ce serait louche que, soudainement, vous apparaissiez fraîchement sortit de l’ombre pour venir discuter avec moi. » L’avocat fit une pause, déposant ses coudes sur le bureau, il joignit ses doigts ensembles. « Donc, je vous suggère Doc… Je peux vous appelez Daniel ? Enfin, si ce n’est pas moi, comprenez qu’il faudrait bien une personne dont vous serait suffisamment et amicalement proche pour qu’elle vous appelle ainsi. Être un brin sociable. Un bel homme comme vous doit avoir brisé des cœurs. N’y-a-t-il pas une demoiselle… » Mortimer examina brièvement le docteur de la tête au pied. « … ou jeune homme sous votre charme qui pourrait facilement servir de raison, ou motivation, pour vous montrer à la lumière du jour ? Histoire que la populace s’habitue à votre présence. » fini-t-il avec une demande monstre dont il s’attendait  à quelques obstacles. Cela dit, pour le dernier point, l’avocat songea une autre fois à Suzy. Ce serait trop beau de pouvoir la mettre dans les bras de Lynch et de s’assurer ainsi une surveillance plus accrue de ce curieux personnage. Après tout, après le refus des dossiers, ce serait bien impoli de refuser quelque chose qui, en faite, ne ferait de mal à personne... ou presque.



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MessageSujet: Re: « No one ever gets to me, and no one ever will. » [ft. Daniel Lynch]   Sam 28 Sep - 21:29





Mortimer & Daniel

↘️ « Les loups ne se mangent pas entre eux,
mais quant est-il de l'ours et du serpent ? »








« No one ever gets to me, and no one ever will. »

Pourquoi une conversation bien entamée, pouvant arriver à un accord intéressant, prenait tout d'un coup des airs d'enfer personnel pour le docteur Lynch ? Juste à cause de deux mots en apparence simple : être social.
Quelque chose que Daniel Lynch avait toujours qualifié de perte de temps. En cela, sa manière de pensée était à l'opposé de son ancienne vie. Contrairement au psychiatre qu'il était devenu avec la malédiction, Triste Sire avait compris tout l'intérêt du paraître. D'être présent aux bals, même s'il y demeurait toujours en retrait. Les meilleurs endroits pour entretenir des complots étaient les événements publics. Le regard des autres pouvaient être le meilleur des camouflages pour vos petites magouilles.
L'avocat le savait parfaitement. Daniel, lui, avait encore tout à apprendre dans ce domaine. Cela ne lui plaisait pas que la discussion ait glissé vers un terrain qu'il ne maîtrisait pas. Mais son interlocuteur avait soulevé des arguments trop importants pour qu'il les ignore. Dans sa situation, le psychiatre ne pouvait compter entièrement sur la présence de mademoiselle Storm comme avocate à un éventuel procès. L'intrusion de la jeune Nerys dans sa section de l'hôpital et l'intervention de l'avocate dans cette histoire renforçait cette impression. En ces temps incertains, il n'avait pas le luxe de refuser un nouvel allié potentiel.

Dans un accord, les deux parties devaient faire certaines concessions. C'était essentiel. Daniel s'était montré intraitable au sujet de ces dossiers. Mais la suite allait lui faire regretter d'avoir été aussi protecteur envers son travail. Peut-être aurait-il pu passer sur cette clause. Ce n'était que des bouts de papier, après tout. Les plus compromettants étaient codés et n'allaient peut-être pas tarder à définitivement disparaître, les autres comportaient trop de termes médicaux pour qu'un novice puisse les comprendre. Pourtant, le psychiatre avait clairement exprimé son désaccord et le sujet était à présent clos.

Quand il demanda ce que l'ancien ours entendait pas le fait d'intervenir à un autre niveau, le docteur Lynch se montra à la fois méfiant et curieux. Il écouta attentivement les arguments de son interlocuteur. Il eut un demi-sourire amusé quand Mortimer parla de l'étrangeté de sa présence au casino. En réalité, le docteur Lynch avait déjà dû quitter sa tanière pour y faire un tour. Le résultat fut tellement désastreux qu'il s'était juré ne plus jamais y mettre les pieds. Il prenait décidément trop de risques à cause de ces fichus rêves. Phénomène dont il ne voyait toujours pas un début d'explication, malgré son acharnement. Quoi de plus normal, puisqu'il s'évertuait à leur trouver une explication logique. Daniel pouvait comprendre que l'avocat n'était pas apprécié de certaines membres du personnel hospitalier, même si la remarque l'intriguait. Toutefois, il tenta sa chance d'argumenter son avis comme il en avait laissé la possibilité à l'ancien prince.

"Vous êtes un patient du docteur Hopper, il me semble. Votre présence dans mon bureau ne serait donc pas compromettante si je me chargeais officiellement d'une partie du traitement." Suggéra-t-il avec calme, comme un joueur d'échecs réfléchissant au déplacement potentiel d'une de ces pièces.

Il ne poussa pas son argumentation plus loin, sachant reconnaître quand une proposition devenait délicate. Il ignorait les détails des séances avec son confrère, tout ce qu'il avait, c'était un nom sur un dossier qui lui était interdit d'accès. Bien que cela reste pour lui une proposition logique pour organiser des rencontres plus officielles, Daniel savait parfaitement que mêler indirectement Archie pouvait représenter un risque. Le psychiatre se forçait à garder des rapports cordiaux avec son confrère, tout en évitant le plus possible à devoir lui rendre visite. Il était toujours dangereux de côtoyer une personne pouvant tirer des informations du moindre geste que vous feriez involontairement durant une conversation.

"Très bien. Vous m'avez prouvé que vous maîtrisiez mieux ce sujet que moi alors je ne vois aucune raison de refuser." Admit-il.

Daniel continua d'écouter le raisonnement de l'avocat qui vantait les mérites d'avoir un éventail de contact à sa disposition. Le psychiatre n'avait jamais jugé son asociabilité comme un obstacle, bien au contraire. Cette réputation permettait qu'ont le laissé tranquille. Sauf envers certaines personnes plus tenaces que d'autres comme Rebecca Doll qui prenait sa froideur comme une espèce d'invitation à pousser plus loin la conversation. Tout ce qui ne touchait pas de près ou de loin à son travail (autant pour la partie légale que celle plus discutable dans son métier) l'ennuyait profondément et signifiait forcément une perte de temps. Malgré le fait évident que Mortimer connaissait bien son affaire et savait comment la vendre, l'idée de rendre ces rencontres publiques lui déplaisait toujours. Comme l'avocat le soulignait si bien, cela semblerait bizarre que le psychiatre donne tout d'un coup signe de vie. Une bonne raison de renoncer à cette idée, non ? Apparemment, l'ancien prince semblait déterminé à rendre le psychiatre plus social. Soi-disant pour la bonne marche de leur accord.

Le docteur Lynch se retint de justesse de répondre par un "non" froid et catégorique quand Mortimer lui demande s'il pouvait l'appeler par son prénom. Le psychiatre veillait toujours à faire preuve d'une politesse excessive. Appeler les gens par leurs noms de famille. Les vouvoyer. Autant de détail qui mettait une distance en apparence respectueuse entre lui et son interlocuteur. Être appelé ainsi évoquait, en outre, de mauvais souvenirs. L'époque où il n'était qu'un sous-fifre, simple infirmier du service psychiatrique, avec qui on pouvait être familier sans se poser de questions puisqu'il n'était qu'un simple employé.

"Étant donné que vous allez être mon avocat." Répondit-il plus diplomatiquement, laissant entendre par la même occasion qu'il était en bonne voie d'accepter l'offre de Mortimer. "Je préfère utiliser une appellation plus formelle, maître O'Donnell."

Par ce simple mot, il reconnaissait son interlocuteur en tant qu'avocat, chose qu'il n'avait pas encore faite lors de cette conversation. Mais surtout, il admettait qu'il avait encore beaucoup de choses à apprendre. Et les paroles qui suivirent lui donnèrent raison. Mortimer ne parlait plus seulement de se faire voir, mais de le faire en compagnie de quelqu'un. Une présence qui justifierait que le psychiatre sorte de son antre. Daniel afficha une mine perplexe quand son interlocuteur parla de "jeune homme" en plus de croire à une mauvaise plaisanterie devant l'évocation des termes "briseur de coeur" potentiellement associé à son nom. Cette expression interdite ne le quitta pas alors qu'il se surprit à réfléchir à cette idée.

Il se massa le menton, le regard perdu dans le vague tandis qu'il était plongé dans ses réflexions.

Du temps où il n'était encore qu'infirmier en service de nuit, il s'entendait bien avec Emilia. Mais une distance s'était créé quand on l'avait nommé chef du service psychiatre. De toute façon, il croyait fermement que l'argument "sous votre charme" prononcé par Mortimer était une erreur. Il s'agissait de jouer la comédie, n'est-ce pas ? Ce n'était qu'une histoire de masque et de paraître. Mêlé de véritable sentiment à cette histoire risquerait de devenir dangereux, voire même retournerait la situation contre lui.

"Il y a peut-être une personne, en effet." Répondit-il d'une voix devenu légèrement songeuse.

Le psychiatre commençait seulement à entrevoir les possibilités qu'offrait le fait de montrer à la ville un aspect de lui inventer de toutes pièces. À croire que les habitudes de son ancienne vie commençaient à lui revenir petit à petit en mémoire.
Il garda le nom secret pour l'instant. Daniel n'était pas du genre impulsif, chaque idée devait être scrupuleusement étudié avant d'être prononcée. Surtout une suggestion pareil ! Pourtant, à mesure qu'il y réfléchissait, les arguments s'ajoutaient à la liste en faveur de Carrie Jones. D'abord, ils se connaissaient par leurs travaux respectifs, ce qui rendrait l'excuse de leur rencontre plus naturelle. Ensuite, ils ne s'appréciaient pas, ce qui excluait donc que de véritables sentiments viennent éventuellement compliqué les choses si la comédie devait durer. Et surtout, la secrétaire était corruptible. Du moment qu'il la payait, Daniel avait la quasi-certitude que Carrie accepte la proposition. Le seul problème était l'approche. Il s'agissait d'une demande peu ordinaire.

Contrairement à ce que pouvait espérer l'avocat, Daniel Lynch n'avait nullement pensé à Suzy comme possibilité. Le psychiatre avait vaguement conscience que la strip-teaseuse avait "flashée" sur lui pour une raison inconnue alors qu'il la rassurait sur une erreur fait par un de ses collègues dans le diagnostic de la demoiselle. Toutefois, même la patience de Lynch avait une limite et l'ancienne Dorothée lui semblait trop "démonstrative" pour convenir au plan proposé par Mortimer.

L'autre raison pour laquelle il avait tu le nom de du potentiel candidate était qu'il voulait forcer l'avocat à dévoiler une partie de son jeu. La proposition et l'argumentation étaient trop parfaites, son interlocuteur devait avoir également un nom en tête quand il avait suggéré cette fameuse compagnie. Certainement un de ses pions. Peut-être n'avait-il pas prévu qu'un asocial comme Lynch allait proposer quelqu'un ?


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MessageSujet: Re: « No one ever gets to me, and no one ever will. » [ft. Daniel Lynch]   Mar 31 Déc - 22:25





Mortimer & Daniel

« Les loups ne se mangent pas entre eux,
mais quant est-il de l'ours et du serpent ? »







« No one ever gets to me, and no one ever will. »

Voilà déjà 28 ans que l’ours avait repris forme humaine sans le savoir, figé dans le temps et dans les méandres d’une malédiction qui ne touchait que la petite ville du Maine. Bien des années à enchaîner les dossiers juridiques qui ébranlaient à peine son intérêt de fonctionnaire. Des histoires médiocres à carrément ennuyantes. Peut-être est-ce ce cruel ennui qui faisait qu’il se lançait si facilement dans une histoire tordue qui pourrait mettre en jeu sa carrière. En vérité, il y avait bien plus. Un désir de conquête, de puissance et peut-être un amer gout de vengeance contre ce destin qui ne lui donnait jamais de trône. Pourtant, il était bien là, assit sur ce grand fauteuil en cuir, imposant de carrure et charmeur par son esprit, mais ce fauteuil n’était pas à lui. Pas encore. Et cela résumait très bien son existence toute entière. Il était prêt à jouer avec le feu jusqu’à ce brûler lui-même ou à devenir un monstre. L’avocat qui défendait les pauvres et les opprimés retournait en simple façade destinée au monde extérieur. Sans son véritable passé en mémoire, le beau brun refaisait les mêmes erreurs qu’autrefois. Des détails importants qu’il ne saisirait peut-être jamais ou probablement trop tard.

Pour l’heure, il venait de terminer un long monologue destiné à convaincre son futur associé. De son point de vue, il n’y avait rien d’excessif au fait d’avoir une vie sociale, du moins, quand on sait bien la gérer et à en tirer profil.  Les choses sombres demeuraient dans l’ombre, mais pour ne pas attirer l’attention, il valait mieux faire croire qu’on avait aussi un coté de lumière. On devait convaincre le monde qu’on était normal et qu’on vivait nous aussi sous les rayons du soleil et pas au fin fond d’un sous-sol miteux. Normal était un terme vague, il va s’en dire, mais s’attribuer ce mot servait à bien se fondre dans la masse. Et il était là l’intérêt, ne pas avoir l’air coupable de rien, pas plus que l’individu qui vivait à coté ou encore celui qu’on croisait dans la rue. N’être qu’un parmi tant d’autres sans jamais oublier qu’on restait supérieur grâce à une simple chose : le savoir. De plus, Mortimer savait que le dénommé Daniel n’était pas un idiot, d’où la complexité à lui faire signer ses quelques papiers. Enfin, ce n’était qu’un défi de plus qui divertissait l’avocat et qui piquait la curiosité du docteur… Sauf qu’il s’attendait à bien des protestations, mais pas à ce genre de proposition. Lui, un de ses patients ? Aussi bien balancer sa santé mentale par une fenêtre. Pas qu’il connaisse précisément le domaine d’expertise de Lynch, mais le cadre de l’hôpital et les tendances suspectes de son interlocuteurs étaient loin de le mettre en confiance. De plus, Mortimer n’exposait pas ses faiblesses au premier venu…

« Je préfère ne pas mêler vie privée et vie professionnelle. »

Phrase courte, sèche et sans marque de politesse. Un ''non'' déguisé en argument. Mortimer s’était tut avant d’être condescendant et de remettre en lumière de façon peu flatteuse l’absence de vie privée, au sens sociale, chez Daniel Lynch. Après tout, il aurait été exagéré de prétendre que le docteur savait ce que voulait dire d’avoir autre chose qu’une vie professionnelle… Ce qu’il y avait à négocier se trouvait sur le papier donc. Cela aurait pu servir de motif pour leur rencontre, mais l'accès à son passé le dérangeait. Sinon, niveau apparition en public, il semblerait qu’il le convainquait petit à petit. L’avocat n’eut pas besoin d’allonger sa tirade plus que nécessaire. Toutefois, la possibilité de se faire appeler par son prénom semblait être une insulte pour Daniel. Le fonctionnaire se le fit bien souligner alors qu’il plongeait son regard dans celui du docteur en quête de la moindre frustration. Comme mentionné plus tôt, l’irritation était une réaction bien plus révélatrice que l’indifférence.

« Ce n’était qu’un exemple docteur, j’aimerai moi aussi que tout ceci reste professionnel jusqu’au bout. Pour le moment, nous sommes du même avis j’ai l’impression. Ce ne sont pas les occasions qui vont vous manquez dans les prochains mois d'ailleurs... » dit-il en remarquant un carton d'invitation sur le coin du bureau de Sasha. « Il y a les festivals, le temps des fêtes de Noël, le mariage chez les Nerys, sans parler de toutes ces autres soirées de charité qu’organise la mairie… »

Le docteur venait de sous-entendre que Mortimer serait son avocat, preuve que leur accord était presque signé. Il était temps ! Bien que la patience soit une vertu de Mortimer, au dehors, la nuit s’installait. Malgré tout, il avait le sentiment qu'il valait mieux ne pas trop pousser son interlocuteur plus qu’il ne le fallait. Histoire qu’il ait l’impression qu’il pouvait y réfléchir… En vérité, ce fut l’avocat qui fut surpris par les paroles du docteur et leva un sourcil de manière interrogative. Une personne en tête ? C’était un peu décevant, mais en même temps, il imaginait bien le docteur comme quelqu’un qui sortait rarement de sa zone de confort. Aussi pensa-t-il immédiatement que son allié songeait soit à un membre de sa famille, soit à une personne qu’il croisait souvent, peut-être même à l’hôpital qui sait…

« J’espère que cette personne saura remplir son rôle. Le but n’étant pas non plus de se montrer en spectacle plus que nécessaire. »

Suzy lui semblait alors une moins bonne idée. Quant à l’identité de la personne mystère, il le saurait bien assez tôt. L’envie était forte de le demander dès maintenant et, peut-être qu’en posant des questions, d’y aller par élimination, mais il n’avait qu’à attendre. L’Annexe A ou encore ses multiples connaissances en ville pourraient lui fournir l’information voulue. Pour le moment, il devait laisser les choses se faire avant même de commencer à être trop exigeant. Mortimer se redressa sur le fauteuil et posa le bout de ses doigts sur les deux documents avant de doucement les pousser vers son interlocuteur. Assez de blabla, passons aux choses sérieuses…

« Alors… Affaire conclue ? »



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MessageSujet: Re: « No one ever gets to me, and no one ever will. » [ft. Daniel Lynch]   Ven 17 Jan - 13:21





Mortimer & Daniel

« Les loups ne se mangent pas entre eux,
mais quant est-il de l'ours et du serpent ? »








« No one ever gets to me, and no one ever will. »

Daniel Lynch venait d'avoir un autre exemple concret d'une vérité qu'il avait apprise depuis longtemps : il n'avait pas la même manière de pensée que les autres. Pour lui, prétexter que l'avocat soit un patient occasionnel n'avait pour but que de facilité les futurs rendez-vous en leur fournissant une excuse logique. Ainsi leurs futurs discussions auraient lieu dans une certaine zone de confort pour le psychiatre à la place de se tenir, comme l'avait suggérer Mortimer, dans des endroits où n'importe quelles oreilles indiscrètes pouvaient les entendre. N'allait-on pas trouver trop curieux qu'un asocial comme Daniel Lynch se mette à être vu loin de l'hôpital ? D'ordinaire, le docteur Lynch n'accordait que peu (voir pas du tout) d'importance aux 'on dit', cependant il pressentait que l'argumentation de Mortimer à propos de la nécessité d'avoir une vie sociale soulèverait plus de problème que de solution. D'où sa suggestion qui lui semblait couler de source. Il n'avait nullement l'intention de vraiment prendre son allié potentiel comme patient. Ce n'était que pour les apparences. Peut-être avait-il mal choisis les mots ou bien cette incompréhension de la part de son interlocuteur provenait du fait que Daniel n'avait pas la même logique que les gens qui se qualifiaient de normaux. Dans tout les cas, cette idée ne semblait pas au goût de son futur avocat puisqu'il lui rétorqua qu'il préférait ne pas mêler le travail et la vie privée.

Ce commentaire provoqua un léger haussement de sourcils de la part du psychiatre, comme s'il s'étonnait que l'ancien prince fasse la séparation entre ces deux aspects de la vie. Il ne fallait pas être un génie pour deviner que le docteur Lynch ne faisait pas une différence entre les deux. Ou plutôt, qu'il consacrait sa vie au côté professionnel en délaissant volontairement l'aspect 'privé et social' du reste.

"A votre guise." Répondit-il simplement.

Bien sûr, il aurait pu continuer d'argumenter en sa faveur comme Mortimer le fit ensuite pour mettre en évidence l'importance d'avoir une vie 'publique'. Daniel abandonna vite cette option car il savait le débat perdu d'avance. Il n'était pas têtu et voyant bien quand il devait se plié à l'opinion de son interlocuteur. Qui plus est, il comprenait parfaitement la logique des arguments placés par l'avocat, réalisant par la même occasion qu'il avait encore beaucoup de chose à apprendre et ignorant que l'ancien prince ne faisait qu'exposer une méthode que le psychiatre avait bien connu et appliqué avec soin dans son ancienne vie. Avec la malédiction, des réflexes comme jouer avec les apparences avaient totalement disparus de ses habitudes. Y revenir, même de manière inconsciente, paraîtrait forcément étrange et son interlocuteur en arriva à la même conclusion.

Un prétexte s'imposait pour justifier qu'il se mette soudainement à sortir de son service pour participer à des événements sociaux qui l'avait toujours indifférer. Mortimer suggéra que l'excuse soit la rencontre avec une certaine personne prétendument proche. L'idée d'être appelé par son prénom lui rappela l'époque où il n'était qu'un simple infirmier, un maillon insignifiant du système, qu'on pouvait tutoyé à loisir sans risque de paraître grossier. A l'époque, cela lui suffisait... avant qu'on ne lui fasse miroiter bien plus. Il avait prit tellement de risque pour obtenir le titre tant convoiter de docteur. Depuis, il éprouvait quelque réticences à recevoir ce genre de familiarité qui lui rappelait une période révolue de sa vie. Il signala le plus poliment possible qu'étant donné que Mortimer allait devenir son avocat, il préférait sans tenir à un ton strictement professionnel. C'est-à-dire aucune tentative de familiarité, il n'était pas ami mais potentiellement associé. Le psychiatre tenait beaucoup à cette nuance.

Le docteur Lynch se détendit légèrement lorsque l'avocat lui assura que ce n'était qu'un exemple. Ensuite, Mortimer poursuivit avec des exemples de fêtes en tout genre durant lesquelles la populace de Storybrooke avait l'habitude de se rassembler. Des événements qu'il avait toujours réussi à éviter, malgré les allusions plus ou moins franches que lui faisait régulièrement Rebecca Doll. Un des exemples cités attira son attention.

"Le mariage chez les Nerys ?" Répéta-t-il, curieux.

Peut-être supposait-il mal, mais il était difficile pour lui de ne pas faire un lien entre cette information et l'étrange première rencontre qu'il avait eu avec Louna Nerys, cette journaliste trop curieuse qui l'avait prit en grippe pour une raison mystérieuse. Quoi qu'il devait forcément se tromper, son pressentiment devait être faussé, la famille Nerys devait être très grande. Une telle annonce n'avait certainement aucun lien avec cette fouineuse. Quoi qu'il avait vu une bague de fiançailles quand il avait surprit la journaliste dans son bureau... Mais ce genre d'événement mettait un certain temps à se mettre en place, n'est-ce pas ? Il ne pouvait pas déjà s'agir de CE mariage-là, n'est-ce pas ?
Le docteur Lynch laissa de côté cette interrogation pour se concentrer sur un autre problème : sa potentielle cavalière. Daniel savoura intérieurement la surprise de son interlocuteur lorsqu'il sous-entendit avoir peut-être un nom en tête. Le psychiatre soupçonnait que l'avocat aurait préféré qu'il réponde par la négative pour pouvoir suggérer un de ses pions. Ce qui était hors de question, même si Daniel aurait été curieux de savoir le nom de cette personne que Mortimer aurait conseillé.

Daniel ne put contenir une légère grimace devant l'allusion que cette fameuse personne avait intérêt à tenir son rôle. Aussi pratique que pouvait s'avérer le choix de Carrie Jones en tant que cavalière, il pouvait s'agir d'une arme à double-tranchant. Déjà l'inviter allait certainement provoquer un moment embarrassant. Cependant, le psychiatre restait optimiste, l'appât du gain de sa secrétaire lui laissait penser que s'il se montrait très précis concernant les termes de leur accord, son employée respecterait le contrat.

"Elle conviendra." Conclut-il finalement. "Sauf si vous avez un autre nom à me suggérer ?"

L'ancien prince attira son attention sur les documents avec un mouvement. C'est vrai que le temps filait et Daniel avait encore beaucoup de travail à faire, de précieuses notes sur ces expériences à consigner et coder par écrit. Le psychiatre daigna se saisir des documents et les relus une dernière fois alors que Mortimer lui demanda si l'affaire était conclue. Il pouvait tourner et retourner mentalement chaque mot écrit, la conclusion restait la même : en ces temps d'incertitudes, il avait besoin d'un maximum d'allié. L'alliance avec Sasha pouvait se fragiliser d'un instant à l'autre, selon les bons vouloirs de l'avocate qui jouait dans les deux camps. Même s'il devait faire quelque concession, Daniel avait grand besoin de s'assurer les services d'un autre avocat si le vent tournait en sa défaveur.

"Affaire conclue." Approuva-t-il en signant finalement les deux documents que son interlocuteur avait déjà signés.

Ensuite il posa le stylo et prit l'annexe A qu'il devait conserver. Il hésita un instant à plier le précieux document mais opta finalement pour le ranger intact dans sa mallette. Etant donné la petite intrusion qu'il avait eue récemment dans son service, sans doute serait-il plus prudent de toujours conserver le contrat sur lui... quoi qu'il ne quitte jamais sa mallette très longtemps à cause des contenus expérimentaux qui y était enfermés. Quoi qu'il en soit, il avait tout le temps de se pencher sur la question maintenant que le papier avait été signé.

"Bien... Je ne vais pas vous prendre plus de votre temps." Continua-t-il en se levant. "Nous allons très vite nous revoir de toute façon."

Du moins, il supposait que c'était dans l'ordre logique des choses maintenant que l'accord était officiel. Serrant sa prise sur la poignée de la mallette contenant le contrat fraîchement signé, le psychiatre tendit sa main libre pour serrer celle de l'avocat.

"Ravi de faire affaire avec vous." Conclut-il poliment.


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MessageSujet: Re: « No one ever gets to me, and no one ever will. » [ft. Daniel Lynch]   Ven 31 Jan - 18:30





Mortimer & Daniel

« Les loups ne se mangent pas entre eux,
mais quant est-il de l'ours et du serpent ? »







« No one ever gets to me, and no one ever will. »

Son précieux temps s’écoulait, mais en contrepartie, le suspense attisait sa curiosité. Qu’est-ce qui pouvait bien faire hésiter le docteur tout ce temps ? Quels étaient les véritables enjeux des négociations ? Son bluff avait fait mouche, mais la vraie récompense restait avec un désagréable gout de mystère. Il y avait quelque chose dans cet hôpital qui n’était pas net, hormis ben sûr le souvenir tragique du décès de ses frères et l’avocat désirait ardemment mettre le doigt dessus. Si son égo ou son sens de l’aventure n’était pas si démesurés, il aurait presque trouvé que Daniel Lynch donnait froid dans le dos. Il fallait donc s’attendre au pire, mais cela ne faisait que rendre l’affaire encore plus attrayante. Mortimer avait indéniablement un gout pour les choses tordues, car elles entraînaient au chaos et le chaos à la guerre. Et dieu seul sait comment l’ancien ours aimait la guerre !  Enfin, quand celle-ci menait à la victoire. D’ailleurs, son choix de profession n’en était que le reflet et gagner procès après procès ne faisait que gonfler son envie de pouvoir de plus en plus. Pour l’heure, il sentait que la joute verbal entre son interlocuteur et lui tirait vers une fin prometteuse.

Il avait énuméré certaines options pour que son futur allié se fasse bel et bien à l’idée qu’il devrait sortir de son trou pour se pavaner en société. En était-il capable ? Ça restait à voir, mais faire quelques apparitions en public n’étaient pas sorcier non plus. Ce n’est pas comme s'il était obligé d’être agréable avec son entourage pour autant, mais au moins, il n’aurait pas l’air d’un animal de foire échappé du zoo à chaque sortie. On s’habituait à tout, même à l’hypocrisie. Le médecin sembla intrigué à la mention du mariage, certes ce genre d’évènement ne se produisait pas souvent dans la petite ville du Maine, mais il n’en restait pas moins qu’il devait être bien isolé pour ne pas en avoir entendu parler. Bon, la cérémonie ne se ferait que dans quelques mois, mais le Daily Mirror ne cessait de commenter les moindres détails sur le sujet. Choix de la robe, du traiteur, des demoiselles d’honneurs… Mortimer n’avait pas lu ces articles par plaisir, mais sachant qu’il ne pourrait pas assister au mariage à cause d’un procès en cours, il s’était fait un devoir d’en savoir le plus possible. Après tout, les jardins des Nerys ne seraient qu’une immense arène pour les jeux d’apparence. Ce serait un très bon choix pour tester les habilités de Daniel à se fondre dans la masse. Bien entendu, l’avocat était loin de se douter qu’un dragon volerait la vedette !

« Louna Nerys et William Knightwood vont se passer la bague au doigt bientôt. Le journal ne cesse de faire l’éloge de la splendeur de ce futur mariage. Je crois que toute la ville y ait invité, à condition de faire bonne figure. »

Le choix de sa cavalière l’intriguait encore, mais vu la grimace que Lynch fit au fait d’éviter de se donner en spectacle, l’avocat en conclu qu’il hésitait encore sur le sujet. Ne connaissant ni le nom, ni la personnalité de Carrie Jones, il ne pouvait comprendre les tracas de son pauvre acolyte. Il n’y avait rien de plus imprévisible qu’une femme aux yeux de Mortimer qui, malgré tous ses efforts, ne pouvait déloger Regina de son poste de Maire. Quant aux personnes à proposer à Daniel, il préféra garder son réseau de commérage sous silence. Avec un peu de recul, il lui semblait plus prudent de ne pas inclure n’importe qui dans cette magouille. Du moins, aussi longtemps que lui-même en ignorait l’étendu.

« Oh des personnes sans importances, de jolies filles qui ne posent pas trop de questions, mais je doute que vous soyez désespéré à ce point. »

La discussion sur le mariage s’arrêta là, dur d’anticiper quoique ce soit pour l’instant. Mortimer ne  pouvait pas tout contrôler après tout, certaines choses se feront sans lui et c’était parfois dur à accepter. Malgré tous ses efforts, il ne pouvait pas être omniprésent dans la vie de tout le monde et tout savoir. Il y avait toujours une marge d’erreur à tout résonnement. Les deux feuilles de papier entre eux en étaient un bon exemple. Si les contrats étaient impeccablement ficelés, ils n’en restaient pas moins des chances que leur alliance échoue. Néanmoins, il serait toujours temps d’agir en conséquence ensuite. Bref, la patience restait la clé et la foi aussi. Il fallait espérer que tout se déroule dans les lignes tracées d’avance, sinon, ce serait apprendre à marcher droit malgré le sol qui s’écroule tout autour. Soudain, un stylo s’agita et le médecin signa les deux documents. Un sourire triomphal étira les lèvres de l’avocat.

« Félicitation Docteur, vous n’avez plus à vous préoccuper des vents contraires maintenant. » Puis, son client se leva, le départ avait sonné. Mortimer tendit le bras et ils échangèrent une poignée de main qui scella leur accord de façon définitive. « Mais le plaisir est partagé… À bientôt Docteur Lynch. » Il le regarda s’emparer de sa part des documents et le raccompagna jusqu’à la sortie. Lorsque la porte se referma derrière le médecin, Mortimer alla mettre sa part du contrat dans sa propre mallette et se resservit un verre de whisky, satisfait.  Aujourd’hui avait été une bonne journée.


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