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L'histoire se déroule en Octobre 2013.

« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


Charming ೨ Henry ೨ Ruby ೨ August

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 It's plain to see evil inside of me is on the rise

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MessageSujet: It's plain to see evil inside of me is on the rise   Lun 1 Avr - 20:44
It's plain to see evil inside of me is on the rise
Triste Sire & Charivari

Mais des drames, il y en a surtout ici à Nottingham




Il est toujours dangereux de conserver des traces de son passé. Surtout quand on jouait à un jeu aussi risqué que celui qui régissait la cour royale. Le plus cher désir de Triste Sire avait été de pouvoir participer à une partie, afin de prouver quelque chose qui ne regardait que lui et qu'il n'avait jamais partagé avec quiconque. Pour cela, il avait renoncé à tout ce qu'il avait été. Son nom, son monde, sa famille, les rares personnes qu'il pouvait qualifier d'amis, son ancienne vie. Tout. en échange, il avait eu complot, faux-semblant, flatterie et conspiration. Le conseiller ne le regrettait pas, c'était ce qu'il avait toujours désiré. Dans ce monde où la moindre information pouvait se retourner contre vous, il pensait être à l'abri, n'ayant rien le rattachant ici.
Seulement, ces derniers temps, le passé semblait décidé à refaire surface pour se rappeler à son bon souvenir. D'abord par les visites du sorcier Rumpelstilskin qui cherchaient par divers moyens d'alourdir sa dette. Ensuite, ce docteur Facilier, un des seuls à savoir qu'il était recherché dans un autre royaume a cru bon de tenter sa chance à Nottingham. S'il avait toujours su refuser les tentations du premier et rapidement régler le problème qu'offrait le magicien vaudou, voilà qu'un autre fantôme du passé venait le hanter.

Nul besoin de vérification pour s'assurer de l'identité du ménestrel séjournant à présent dans les cachots du château. Il n'y avait vraiment qu'Adam pour être assez stupide pour oser chanter une satire sur le prince Jean. Surtout en cette période où tous les habitants de Nottingham étaient préoccupés par le futur mariage de Marianne. Sans doute la partie la plus délicate que le conseiller allait jouer depuis son arrivée dans ce royaume. Triste Sire ne pouvait se permettre le moindre grain de sable dans ses projets, ce n'était donc pas pour vérifier l'identité du musicien qu'il se rendait aux cachots mais plutôt pour s'assurer que le prisonnier saura garder le silence.

Une manœuvre se présentant comme des plus délicates puisque le musicien avait troqué son intelligence à Rumpelstilskin contre son don pour la musique. Triste Sire pouvait se vanter d'être un grand manipulateur, mais dans le cas présent, il n'y avait aucun esprit à manipuler, seulement du vide. Sauf si son ami avant changer, chose dont il doutait sincèrement.

Alors qu'il descendait les marches menant à la cellule du captif, Triste Sire pouvait déjà entendre des notes de musique résonner. Un faible murmure pour l'instant. Le conseiller ne sut s'il devait sourire devant cette note de nostalgie ou bien en être irrité. Il avait connu Adam (ou plutôt Charivari comme on l'appelait souvent à cause du vacarme de ses prestations ainsi qu'avec la zizanie qui apparaissait immanquablement partout où il osait jouer) quand celui-ci était incapable de produire une note juste. La mélodie qu'il entendait distinctement à présent, à mesure qu'il s'approchait, était à l'opposer de la cacophonique auquel le musicien l'avait habitué quand ils étaient encore à HalloweenTown. Le conseiller continuait tout de même à penser qu'Adam avait été fou de céder toutes ses autres compétences au sorcier en échange de ce don. D'un autre côté, c'était cet acte inconsidéré qui avait poussé Triste Sire à négocier pour payer plus tard son propre pacte avec Rumpelstilskin. Au moins avait-il gagner du temps, même si le menace de cette dette pesait toujours sur ses épaules.

En cette période des plus troubles, les cachots étaient rarement vides, du moins jusqu'à ce que le shérif s’attelait à sa passion de la pendaison. Le conseiller avait réussi à obtenir une cellule à part pour le musicien. Cette suggestion attira sans doute l'attention de ses ennemis mais Triste Sire préférait courir ce maigre risque plutôt que celui beaucoup plus grand que le ménestrel se mette à parler à tout va devant des prisonniers détestant le prince Jean.

"Quelle triste manière de terminer ta carrière." Commenta-t-il après avoir regardé Adam de bas en haut pour constater les contrecoups qu'offrait un séjour prolongé en cellule.

Détendu semblait être le mot qui correspondait le mieux pour décrire le prisonnier. À croire qu'il n'avait pas conscience de la situation dangereuse dans laquelle il avait mis les pieds. Ce qui ne l'étonnait même pas. Le conseiller n'avait pas placé de garde, il ne voulait pas laisser croire que cet espace du château était occupé par un prisonnier, même si l'arrestation du ménestrel n'allait pas tarder à se répandre. pour l'instant, il y avait juste une rumeur portée par les soldats disant qu'une certaine partie des cachots étaient hantés. Cette situation convenait parfaitement au conseiller pour l'instant.

"Que vais-je bien pouvoir faire de toi ?" Demanda-t-il après avoir poussé un soupir irrité.

Qu'allait-il devoir faire d'Adam ? Tel était la question à laquelle il ne parvenait pas à répondre. La prudence lui conseillait d'exécuter le ménestrel avant qu'il ne parle trop. C'était peut-être ce qui attendait Charivari, quelles que soit ses réticences à voir un de ses rares amis condamné à mort. Le prince Jean n'avait pas apprécié la dernière composition du musicien. et le mot "apprécié" était un euphémisme ! Celui qu'il servait voulait faire du musicien un exemple afin que le peuple perde l'envie de le tourner en ridicule. Cette rancoeur farouche rendait toute suggestion de libération du prisonnier caduc. Le mieux qu'il pouvait offrir au prisonnier c'est de terminer sa vie en cellule. Organiser son évasion était envisageable mais il redoutait que son ami ne soit devenu trop bête pour comprendre des subtilités tel que : ne revient plus jamais ici.
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MessageSujet: Re: It's plain to see evil inside of me is on the rise   Mer 10 Avr - 17:00
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Triste Sire & Charivari

Mais des drames, il y en a surtout ici à Nottingham




Jour après jour, dans les souterrains les plus profonds, les plus sombres couloirs, les parties les plus isolées du château de Nottingham, raisonnait de faibles échos telle les chants d’âmes torturées n’ayant pas réussit à trouver le repos, sans doute, condamnées à errer indéfiniment en ce lieu. Mais si on tendait plus attentivement l’oreille, on pouvait s’apercevoir que les sons inquiétants avaient des airs de complainte. Et plus on s’enfonçait dans les méandres des couloirs oubliés du château, plus la complainte se précisait :

« Des baaas,des haaauts, il y en a partouuuut , Mais des draaames, il y en a surtouuut … »

Derrière une lourde porte fermée à clef, au milieu d une grande pièce vide, Charivari était posé là, assis sur un tabouret, la mandoline à la main et les chaines aux pieds.
Le chansonnier avait commis l’erreur il y a peut d’écrire une satire sur le prince Jean et de l’avoir interprété en publique, et cela à quatorze reprises. Le Prince ne tarda pas à l’apprendre, et le fit jeter en prison en attendant son procès. Et pour passer le temps, il Chantait.
Sa chanson était triste et son air aussi. L’état de ses vêtements déchirés et l’aspect délabré de l’endroit, offrait un spectacle affligeant à celui qui venait d’entrer dans la pièce.

"Quelle triste manière de terminer ta carrière." Dit triste sir.

Le ménestrel termina sa complainte et aussitôt qu’elle fut finie, Une transformation s’opéra chez se dernier, il releva la tête, un grand sourire emplit d’espoir et de rêves se dessina sur son visage et tout son être irradia la pièce d’une joie sans borne.
Soudain, il s’aperçu qu'il n'était pas seul.
Il reconnu immédiatement la personne qu’il avait en face de lui, même si cela datait d’une époque lointaine. Une époque où il était un homme différent du musicien joyeux et simpliste qu’il était aujourd’hui. Son Ancien ami avait lui aussi quelque chose de changé, mais Charivari n’arrivait pas à mettre le doigt dessus.

« DAMIEN !! » s’écria Charivari en posant les yeux sur le conseillé du roi, avant d’ajouté : « Comment que ça me fait bien plaisir de te revoir !!! Vraiment chui vraiment content !!! Content ! Content ! »

Il ne semblait pas avoir écouté ce qu’on venait de lui dire, de plus, malgré la situation rien ne laissait transparaitre la moindre trace de sarcasme ou d’hypocrisie chez le prisonnier. Et pour cause, le pauvre homme était idiot, bien trop idiot que pour ne serais-ce que comprendre les subtiles concepts que constituent l’art de la mystification ou de la fourberie. Il respirait cette franchise et cette naïveté dont seul les tous jeunes enfants étaient capables.

Il tira trois notes de son instrument et s’exclama :

« J’ai comme l’envie soudaine d’écrire une ballade racontant les retrouvailles de deux vieux amis de longue date »

Mais alors qu’il s’apprêtait à entonné une nouvelle chanson, son interlocuteur le coupa et dit :

"Que vais-je bien pouvoir faire de toi ?"

Charivari pris un air pensif, ce qui était en soit un paradoxe spatio-temporel de niveau 12 à l’échelle de l’univers, et dit sans malice :

« Ben si tu avais une plume et du papier sur toi, j’ai bien peur d’avoir oublier d’en emporter avec moi ».
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MessageSujet: Re: It's plain to see evil inside of me is on the rise   Mer 17 Avr - 17:46
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Triste Sire & Charivari

Mais des drames, il y en a surtout ici à Nottingham




Le visage du musicien s'était illuminé comme celui d'un enfant. À l'inverse, celui du conseiller s'était refermé davantage. Bien sûr, Triste Sire n'avait pas oublié que le ménestrel avait donné, entre autres choses, son intelligence à Rumpelstilskin en échange de son don pour la musique mais... Mon Dieu, Adam était-il vraiment aussi idiot lors de leur dernière rencontre ? Ou bien est-ce que sa stupidité s'était aggravé au fil des années pour arriver à un tel niveau ?

Il fit une imperceptible grimace quand Charivari l'appela par son vrai prénom. Instinctivement son regard se reporta vers la porte comme s'il redoutait qu'un visiteur indiscret n'ait entendu cette information. Que le prisonnier l'appelle ainsi renforça son idée qu'il devait mettre les choses au clair avec son ancien ami avant qu'un de ses ennemis ne le trouve.

"Ne m'appelle plus jamais ainsi ! Tu m'entends ?" Avertit-il d'un ton tranchant et sans réplique en s'approchant du prisonnier. "Damien n'existe plus."

Voyant l'incompréhension qui se peignait sur le visage de son interlocuteur, le conseiller ne put résister de rajouter une petite note d'humour sarcastique. "Il a été dévoré par un serpent." Ajouta-t-il donc avec un sourire mélangeant froideur et ironie.

Ah, du sarcasme. Sans doute qu'une telle subtilité échapperait totalement à l'esprit désormais vaporeux de son ami. Au pire, son interlocuteur prendrait cette phrase un peu trop au pied de la lettre. L'important était que le musicien oublie ce nom et surtout qu'il ne l'associe plus au conseiller. De plus, Triste Sire estimait ne pas avoir menti même si la métaphore n'amusait sans doute que lui. Le petit naïf qu'était Damien à croire que la magie pouvait résoudre tous les problèmes n'existait plus. Les notes jouées par le ménestrel rompaient le bref sentiment de nostalgie qui l'avait envahi sans qu'il ne s'en rende compte. Le conseiller remercia intérieurement Charivari d'avoir tué tout début de regret dans l'oeuf avec cette interruption. Ce fut avant que le musicien ne reprenne la parole.

Triste Sire émit un nouveau soupir, agacé cette fois-ci, quand Charivari lui parla de composer une ballade sur la rencontre de deux vieux amis. À quoi s'attendait-il en venant ici ? À une conversation sensée ? Le conseiller aurait dû se rappeler que c'était maintenant une chose impossible avec ce prisonnier. Il avait coupé court à toute tentative de chansonnette en essayant de rappeler dans quel contexte leur rencontre se produisait. Il l'avait fait de manière subtile car c'était ainsi qu'il parlait depuis que Damien avait fait place à Triste Sire. Toujours parler en suggérant et non en déclarant, ne jamais dire son avis de manière directe. Jouer sur les mots pour que son interlocuteur comprenne de lui-même toutes les subtilités du non-dit de ses phrases. Les personnes importantes préféraient toujours croire que les décisions provenaient de leur propre réflexion plutôt que grâce aux paroles mielleuses de la personne se tenant à leurs côtés. Une constatation qui s'appliquait particulièrement à son souverain actuel. Quelque chose qui l'avait toujours passionné. Le conseiller aurait dû se douter que ce genre de subterfuge ne fonctionnerait pas sur son ancien ami. Plus maintenant, en tout cas.
Avant, quand son ami avait encore deux sous d'intelligence, Adam lui aurait sans doute déclaré avoir confiance en Triste Sire qui pourrait certainement le faire sortir d'ici. Maintenant, le ménestrel n'avait même pas l'air de réaliser que sa survie dépendait des caprices du prince Jean. Une perspective qui aurait pourtant rendu nerveux n'importe qui.

Triste Sire s'attendait à une réponse insouciante et non aussi absurde et illogique que celle que lui servit Charivari. Inconsciemment, il perdit pied, se retrouvant devant une phrase qui ne lui offrait aucune possibilité de rebondir sur les mots prononcés et encore moins dirigé la conversation comme il le désirait. Plusieurs possibilités s'offraient à lui, dont une, poussée par la curiosité, de lui apporter le papier et la plume réclamée pour savoir ce qu'il pourrait bien en faire.

"As-tu également donné ton sens des réalités au sorcier ?" Demanda-t-il finalement. Il avait hésité à demander s'il réalisait qu'il se trouvait en prison à deux doigts de la corde. Mais le conseiller s'était retenu car la réponse à cette question était évidente : non, bien sûr que non. Adam ne réalisait pas que dans le meilleur des cas, il passerait le reste de sa vie ici. Sa question comportait une pointe de reproche car Triste Sire n'avait jamais compris pourquoi son ami avait accepté de tout donné pour conclure le marché, malgré les protestations du futur conseiller pour tenter de l'en dissuader. "C'est la pendaison qui t'attend ou au mieux la prison à vie. T'en rends-tu seulement compte ?"

Triste Sire parlait doucement et avec calme, cherchant ces mots avec soin comme à son habitude. Sauf que la situation était différente. Là, il n'était nullement question de chercher les mots pour les agencer dans le sens qu'il désirait et qui offrait de meilleur sous-entendu. C'était, en cet instant précis, tout le contraire. Dire clairement les choses, sans détour et avec franchise était aussi déstabilisant qu'inédit pour lui. Toutefois, le conseiller n'avait pas le choix. Il s'agissait du seul moyen de faire comprendre les choses au ménestrel, et encore... sans aucune garantie.
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MessageSujet: Re: It's plain to see evil inside of me is on the rise   Jeu 25 Avr - 20:11
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Triste Sire & Charivari

Mais des drames, il y en a surtout ici à Nottingham





"Ne m'appelle plus jamais ainsi ! Tu m'entends ? Damien n'existe plus."

Damien n’existe plus. Le cerveau de Charivari tenta de traiter les différents mots qui venait de sortir de la bouche de celui qu’il appelait son Ami afin d’en comprendre le sens : Damien n’existe plus… Damien n’existe plus… Damien… Est juste devant toi… Il est devant toi mais il n’est pas là parce que, Damien n’existe plus.
L’esprit diminué du pauvre homme tourna et retourna en boucle l’information sans arriver à l’assimiler. Le processus aurait put durer jusqu’à la fin des temps, mais heureusement, le corps humain est plein de ressource. Et, tel le meunier s’apercevant qu’un branchage venait de coincer la roue à eau de son moulin, le cerveau eu une idée : Balancer cette phrase à l’eau et ne plus jamais en parler.
Ce qui se traduisît par un long silence, un regard fixe, perdu dans le vide, suivit d’un : « Heuuuuuuuu… »
« DAMIEN !!! Comment que ça me fait bien plaisir de te revoir !!! Vraiment chui vraiment content !!! Content ! Content ! »


Le conseillé l’ignora et tenta une autre approche en ces termes :
"Il a été dévoré par un serpent."

Encore une fois, le cerveau de Charivari si mit au travail pour déchiffrer ce qu’on essayait de faire comprendre à son propriétaire. L’information parcourra les différents chemins de son cerveau, sauf que cette fois elle abouti dans la seul partie de son esprit qui était encore fonctionnelle et même plus que fonctionnelle, puisqu’il s’agissait de la partie dédiée à tout se qui avait un rapport de prés ou de loin avec la musique. Il s’agissait d’une METAPHORE. Il en avait bien souvent utilisé, sans trop savoir comment, dans ses nombreuses compositions musicales. Il ne comprenait pas le concept, mais il faisait parti de lui, il faisait partie de la musique !
Une lueur éclaira le regard de musicien, un grand sourire se dessina sur son visage et il s’exclama : « Alors ! Le serpent c’est ton emblème, et Triste Sire, c’est ton nom de scène c’est ca ?!! »
Et il ajouta :
« Oui c’est pas mal, triste sire, pas mal du tout, mais c’est un peut… triste, non !? Pourquoi pas : Le joyeux conseillé avisé, non trop long, le gai conseillé, Ha oui, ça c’est bien ! »

Tous le monde l’appelaient Charivari, mais n’était ce pas aussi un nom de scène en définitif ? Le ménestrel pouvait comprendre cela. Apres tout, un artiste c’était un homme avec un grand talent, mais il ne restait qu’un homme. Alors qu’un surnom bien choisi te faisait entrer dans la légende. Mais ce n’était que secondaire, la vraie utilité d’un pseudonyme, selon lui, s’était d’arriver à passer incognito pour échapper aux hordes de fans en furie qui te pourchassaient à travers le pays à chaque fois que tu montrais le bout de ton nez.
Ha oui ! Les fans… On ne pouvait pas vivre une vie d’artiste sans eux mais dès lors qu’ils étaient là, on ne vivait plus du tout.
« Damien doit avoir de nombreux fans » se dit intérieurement Charivari. « Vous pensez, un type important comme lui ! »

La discutions se poursuivit. Le musicien simple d’esprit et le conseillé aux tournures de phrases tortueuses n’étaient visiblement pas sur la même longueur d’onde. Et, d’incompréhensions en malentendus, Triste Sire fini par dire :
"As-tu également donné ton sens des réalités au sorcier ?"

Charivari fouilla dans ses souvenirs, et au prix d’un effort de mémoire accompagné d’un long temps de réflexion ponctué de « heu… », « Ho… », « Hum… », Il dit :
« Quel Sorcier ?? Heu… Ha oui, Rompleupleukin ! Le monsieur bizarre qui rigolait pour un oui ou pour un non ?! Ben… Si je me souviens bien, je lui ai tout donné. »

Le ménestrel affichait un grand sourire. Ses attitude était décontractée et naturel. Même si l’on passait ses paroles dans un tamis très fin, on n’y trouverait pas la moindre particule de regret. Son expression changea, et d’un air perplexe, il ajouta :
« Au fait, et toi, qu’est ce que tu lui a donné en échange de… Heu… de ton Truc là ??? »

Charivari savait que son prétendu ami avait passé un contrat avec le sorcier, mais il ne voyait pas ce qu’il y avait gagné. Il n’avait pas l’air plus heureux ni épanoui. Alors que son vœu à lui, avait comblé toutes ses attentes. Et s'il n’était plus le même qu’avant, ce n’était pas grave, il était heureux.

La discussion se poursuivit, de file en aiguille, jusqu'à ce que, finalement, Triste sire demande :
"C'est la pendaison qui t'attend ou au mieux la prison à vie. T'en rends-tu seulement compte ?"

L’expression de Charivari resta figée, affichant toujours et encore le même sourire niais, empreint d’innocence et de sincérité. Ce sourire omniprésent qui semblait impossible à effacer de son visage.
Et sur un ton chargé d’une pointe d’émotion, il dit :
« Ho c’est vraiment gentil de t’inquiéter pour moi. Mais ne te fait pas de soucis, moi temps que j’ai la musique… »

Il tenta de réconforté son ami d’un autre sourire qui se voulait rassurant. Il joua quelque accords sur sa mandoline comme si une force irrésistible l’avait appelé à jouer de son instrument.

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MessageSujet: Re: It's plain to see evil inside of me is on the rise   Sam 4 Mai - 19:45
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Triste Sire & Charivari

Mais des drames, il y en a surtout ici à Nottingham




Un sourire ironique s'était dessiné sur les lèvres du conseiller quand il avait déclaré que Damien s'était fait dévorer par un serpent. Triste Sire s'attendait à revoir la mine stupide sur le visage du Charivari. Il doutait sérieusement que ce dernier comprenne toute la subtilité que contenait sa comparaison. Peut-être le prendrait-il au pied de la lettre, c'était la possibilité la plus probable étant donné le degré zéro d'intelligence que le ménestrel semblait avoir atteint.

« Alors ! Le serpent c’est ton emblème, et Triste Sire, c’est ton nom de scène c’est ca ?!! »

La surprise s'afficha très clairement sur le visage d'ordinaire neutre de Triste Sire devant cette compréhension inattendue. N'avait-il pas vu une lueur de lucidité dans le regard de son interlocuteur ? Se pouvait-il que le sorcier n'eût pas tout arraché de l'homme qu'avait été Charivari lorsqu'il avait conclu le pacte ?

"Hum, oui. En quelque sorte." Répondit-il avec lenteur, quelque peu décontenancé par la soudaine lucidité du musicien.

Le raisonnement était quelque peu tronqué par le point de vue entièrement voué à la musique de son interlocuteur mais il était tout de même étrangement proche de ce que le conseiller avait voulu dire dans sa métaphore. Toutefois, le maigre espoir d'avoir, contre toute attente, une conversation sensée avec Charivari, se cassa quand le ménestrel poussa son raisonnement encore plus loin en proposant d'autres surnoms qui iraient soi-disant mieux au conseiller.

«  Oui c’est pas mal, triste sire, pas mal du tout, mais c’est un peut… triste, non !? Pourquoi pas : Le joyeux conseillé avisé, non trop long, le gai conseillé, Ha oui, ça c’est bien ! »

Triste Sire dût se retenir de pousser un nouveau soupir. Il était impossible de ne pas voir dans les paroles saugrenues que venait de prononcés le musicien une parallèle avec la lettre qu'il avait reçue de Sally. Ces deux anciennes connaissances semblaient bien mal le connaître. Ou avoir des souvenirs erronés de lui. Ce qui était satisfaisant, d'une certaine façon, car ce genre de chose prouvait qu'il avait changé. Changer pour le mieux, du moins selon son point de vue.

"Beaucoup te diront que le nom de Triste Sire me représente parfaitement." Dit-il avec une pointe de cynisme.

Ah, si ses ennemis pouvaient entendre les propositions stupides de Charivari... sans doute auraient-ils du mal à croire qu'ils parlaient de la même personne. Cette pensée ramena le conseiller au véritable but de sa visite : s'assurer le silence du musicien concernant les informations que la tête vaporeuse de son ancien ami contenait sur lui. Il aurait pu entamer le dialogue dans ce sens. Pourtant, le conseiller jugea qu'il n'était pas l'heure de le faire. Cette partie de la discussion était trop importante pour qu'il l'entame sans être certain que le musicien lui obéira. Une conclusion qui semblait difficile puisque le prisonnier ne semblait pas réaliser sa situation plus que précaire. Ce sourire niais qu'affichait en permanence Charivari l'irritait au plus haut point. Dans le but de provoquer une réaction chez son interlocuteur et parce qu'il n'arrivait pas à comprendre comment on pouvait être aussi insouciant devant une mort imminente, Triste Sire avait remis le pacte passé avec le sorcier sur le tapis. Il ne tarda pas à le regretter.

Au début, Adam ne semblait pas se souvenir du sorcier. Ensuite, il se trompa dans la prononciation du nom de celui-ci. La déformation, volontaire ou non, l'aurait peut-être amusé si le sorcier n'inspirait pas une telle peur chez le conseiller. Charivari lui rappela ensuite qu'il avait tout donné à Rumpelstilskin.

"Comment as-tu pu accepté de tout lui donner ?" Demanda-t-il dans un murmure à la limite de l'audible.

Une question. Un reproche. Qui était plus destiné à ses propres pensées qu'à son interlocuteur. Il n'avait jamais compris pourquoi Adam avait accepté immédiatement le prix que lui proposait le sorcier. Sans même tenter de négocier. Comment pouvait-on tout donner ? Même pour la chose que l'on désirait le plus, cela demeurait incompréhensible. Illogique. À quoi bon obtenir ce qu'on voulait si vous n'aviez plus la jugeote pour en profiter, encore moins pour l'apprécier ? Si vous deveniez un parfait étranger, plus que l'ombre que de ce que vous avez été au moment de conclure le pacte, le pacte lui-même perdait son sens. Inconscient du trouble qu'il représentait, Charivari continuait de sourire. Son visage parut soudain perplexe et il mit en évidence, peut-être de manière involontaire, la chose que le conseiller redoutait le plus d'entendre.

« Au fait, et toi, qu’est ce que tu lui a donné en échange de… Heu… de ton Truc là ??? »

Le sang de Triste Sire sembla s'être glacé dans ses veines devant le rappel de ce poids qu'il continuait de porter sur ses épaules. Comme il redoutait le moment où sa dette devra être payée. Pendant ses premiers jours à Nottingham, il avait été si occupé à gravir lentement les échelons du pouvoir pour atteindre sa place de conseiller qu'il avait presque réussi à oublier le pacte et le coût qu'il aura un jour à payer. Sa plus grande crainte était de devoir payer le même prix qu'Adam et de se voir tout retirer par magie. Son intelligence était tout pour lui. Celle qui lui permettait de jouer avec les mots, de les décortiquer et les tordre dans le sens qu'il désirait. Il n'y avait pas de peur plus farouche en son coeur que de s'imaginer devoir la perdre. Impossible d'oublier cette épée de Damoclès qui oscillait continuellement au-dessus de sa tête. Quand il pensait y être arrivé, un élément le lui rappelait, comme maintenant.
Triste Sire se rappela alors pourquoi il avait fui la compagnie du musicien dès leurs arrivées dans ce monde. Le ménestrel lui rappelait continuellement ce qu'il risquait de perdre quand le sorcier jugera que l'heure de payée était arrivée.

"Ce que j'ai dû payer n'a aucune importance." Déclara-t-il avec un semblant de confiance.

Un mensonge. Les habitudes avaient la vie dure. Il s'agissait d'un mensonge clair et net au lieu des demi-vérités dont il se servait continuellement. Même s'il préférait toujours mettre une pointe de vérité dans ces mensonges pour les rendre plus crédible, Triste Sire ne pouvait se résoudre à le faire dans se cas précis. Adam semblait avoir oublié qu'il avait réussi à reporter le prix de la traversée d'un monde vers un autre à plus tard. En avouant que cette dette, qu'il avait alourdie depuis pour devenir conseiller au royaume du roi Maurice, restait impayé, il livrait de lui-même une information importante sur lui. Et qui sait dans quelle oreille indiscrète le musicien ira la répéter ? Non, il était préférable que Charivari croie qu'il avait réglé le problème. De toute façon, ce n'était pas le genre d'aveux qui soulageait sa conscience. Au contraire, quand le conseiller en fuite avait dû avouer cette dette à Mulan sous le contrainte... formulé cette vérité à voix haute n'avait fait qu'empirer les choses. Rendant la menace bien trop réel à son goût.

Le conseiller décida de changer de sujet de conversation en expliquant très clairement les perspectives d'avenir qui attendaient le musicien. Aucune n'était réjouissante et pourtant le sourire était revenu sur le visage de son ami. Incompréhensible. Du moins, jusqu'à ce que le prisonnier ouvre la bouche.

« Ho c’est vraiment gentil de t’inquiéter pour moi. Mais ne te fait pas de soucis, moi temps que j’ai la musique… »

"Ce n'est pas par..." Répliqua-t-il aussitôt sur un ton cassant.

Triste Sire s'interrompit quand il réalisa que le prisonnier venait de dire la vérité. Il ne pouvait en être autrement puisque son interlocuteur était bien trop idiot pour mentir. Bien sûr, le conseiller pouvait se voiler la face et dire que ce n'était pas par gentillesse qu'il avait prononcé ses paroles, encore moins l'inquiétude pour l'avenir de celui qui l'avait guidé vers ce monde. Il pouvait même le penser suffisamment pour s'en convaincre. Ce faisant, il ferait alors une chose inédite : se mentir à lui-même. Le conseiller du prince s'éloigna, tourna même le dos au prisonnier, le temps d'encaisser le contrecoup de la parole innocente que le musicien avait prononcée. Il n'avait insisté sur le sort forcément tragique du ménestrel que pour lui remettre les pieds sur terre. Pour que cet affreux sourire niais disparaissait du visage de son interlocuteur. De cela, il en était certain.
Ce n'était donc pas un geste gentil de sa part. Charivari s'était trompé dans ses intentions. Le conseiller écarta la possibilité d'un mensonge dans l'espoir de le déstabiliser. Ce genre de manoeuvre subtile était hors de portée de l'esprit limité de son ancien ami. Pourtant, cette explication simple et logique dérangeait Triste Sire. Sans doute parce qu'une petite partie de son esprit réalisait froidement que son ami avait raison. Il s'inquiétait pour lui. Peut-être qu'il ne s'agissait pas de sa première motivation quand il avait prononcé ces mots mais il s'agissait sans nul doute possible de la réponse cachée. Tellement bien camouflé que le conseiller ne l'avait réalisé que trop tard, quand le ménestrel la lui renvoya au visage avec innocence.

C'était une vérité bien dérangeante pour lui. En plus d'être ironique. Ne venait-il pas d'affirmer, il y a de cela quelques instants à peine, que Damien n'existait plus ? Et voilà qu'une simple phrase venait de confirmer le contraire, le faisant douter de la métaphore qu'il avait employée. Au fond de lui, peut-être bien caché, Damien existait toujours. Voilà ce qui le dérangeait vraiment. Car Triste Sire ne voulait pas redevenir ce qu'il avait été. Pourtant, en voyant les choses sous ses angles cela expliquait tout. Pourquoi le conseiller avait émis une protestation pour défendre le musicien quand le Prince Jean avait demandé qu'on arrête celui-ci. Pourquoi il avait pris le temps d'écrire au pays, en demandant des conseils à Sally, lui qui n'était pourtant pas nostalgique. Et enfin, cela expliquait pourquoi il se trouvait ici et maintenant à essayer de trouver une solution.

Ces réflexions se retrouvèrent bercées par le son de la mandoline que Charivari avait repris. Il se surprit à y trouver un certain apaisement dans les notes émises, fermant un bref instant les yeux pour en savourer les tonalités que prenait l'instrument entre les mains expertes du musicien. Le conseiller lutta un instant contre ce sentiment serein, y voyant un effet dû à la magie à l'origine du talent musical d'Adam. Malgré tout, Triste Sire le laissa encore jouer quelques notes avant de se tourner vers lui. Il s'occuperait du problème 'Damien' plus tard. Le doute semé par le ménestrel était toujours là, bien sûr. Au fond de lui, Triste Sire sut qu'il ne serait pas aisé de le faire partir. Il était plutôt dérangeant de voir naître ce genre de chose alors que d'ordinaire c'était lui qui s'amusait à créer un doute chez ses interlocuteurs. S'amusant même à le voir grandir dans le regard des autres. Toutefois, il y avait plus urgent. Pour l'instant, il avait entrevu une possibilité de diriger enfin cette conversation absurde.

"Mais si tu es pendu, tu n'auras plus de musique. Tu ne pourras plus en jouer. Même si par chance, tu échappes à la corde pour passer le reste de ta vie enfermé ici, tes chansons tomberont dans l'oubli." Dit-il avec un calme retrouvé. "Le prince Jean n'a vraiment pas aimé ta dernière complainte, cela m'étonnerait fort qu'il laisse circuler à nouveau une de tes mélodies."

La célébrité. L'Adam de la Halle qu'il avait connue ne jurait que par çà. C'était sans doute la motivation qui avait entraîné le pacte du ménestrel avec le sorcier. Peut-être avait-il également vendu son orgueil à Rumpelstilskin mais le conseiller était certain que son ancien compagnon de voyage avait gardé son obsession pour la musique. Aussi, lui faire réalisé qu'il en serait privé était le meilleur moyen de lui faire comprendre la situation. Triste Sire se détendit légèrement. Il revenait sur un terrain connu. Chose dont il avait vraiment, voire désespérément, besoin en cet instant.
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MessageSujet: Re: It's plain to see evil inside of me is on the rise   Sam 18 Mai - 19:39
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Triste Sire & Charivari

Mais des drames, il y en a surtout ici à Nottingham




"Beaucoup te diront que le nom de Triste Sire me représente parfaitement."

Ce à quoi Charivari répondit :
« Sombre Sire serait plus approprié non !?... Oui, Sombre sire, L’homme dans l’ombre ! Oui, je sens que ça vient !!! Ho oui ! Il faut… il faut… il faut que je… CHAAAAAAAANTE !!! »
Sur cela, le ménestrel brandi sa mandoline et commença à jouer comme possédé ! Et sur un rythme pesant mais néanmoins entrainant, il se mit à chanter d’une manière très théâtrale :

« L’homme de l’oooombre… oui… l’homme de l’oooombre !
Rode dans les couloirs, te croise sans un regard !
L’homme de l’oooombre… oui… l’homme de l’oooombre !
Captive son auditoire, il ne faut pas le croire !
Il n’est pas dans la lumièèèèère car Les hommages l’indiffèèèèrent.
La manipulation est plus qu’une passion, pour luiiiiiiiiiii !
Ne soit pas sur son chemin, tu n’es qu’un moins que rien !
Son passé est sinueux, sont silence est précieux !
Si tu es trop bavard tu finiras au mitaaaaard !
L’homme de l’oooombre… OUI… l’hooooomme… de … l’OOOOOOOOOOOOOMBRE ! »


Le musicien repris une grande bouffée d’air comme si il venait de chanté tous du long sans jamais reprendre sa respiration. Et demanda à son auditoire composé uniquement de Damien :
« Alors … Qu’est ce que tu en pense ??? »
On voyait bien que le ménestrel trépignait d’impatience à l’attente de la réponse de celui qui venait d’être témoin de son interprétation.

"Comment as-tu pu accepter de tout lui donner ?"

Charivari n’eu pas l’air de comprendre où le conseillé voulait en venir. La question lui paraissait absurde à vrai dire. Et, bien que perplexe, il lui répondit un peut hébéter :
« Ben… C’est ce qu’il m’avait demandé en échange de mon souhait !... »
Et sur le ton qu’on aurait pu confondre avec celui de la plaisanterie, il ajouté :
« Heureusement qu’il n’a pas demandé plus,… je n’aurais pas pu payer ! »
Un grand sourire s’affichait sur le visage du musicien. Charivari n’était pas très doué pour faire de l’humour, hors chanson, mais il était content de sa boutade et ça se voyait.

"Ce que j'ai dû payer n'a aucune importance."

Après tout, c’était vrai ! Ca n’avait « Aucune importance ». L’important c’était d’avoir réaliser son rêve le plus cher. Et Charivari ne pu s’empêcher de penser à voix haute :
« Hoho oui ! Je suppose que ce que tu a à présent, est à la hauteur de ce que tu a donné au sorcier.»
Il prit un air réjoui et cru bon d’ajouter :
« Si tu es heureux, c’est tout ce qui compte ! »

"Ce n'est pas par..."
Charivari ne compris pas trop la réaction de Damien. Il avait l’air tout d’abord troublé, puis mécontent, et ensuite indécis. Mais il connaissait le remède à ce genre de maladie. Il entreprit de jouer quelque note. Le moment lui semblait opportun. Quand il sentait que s’était nécessaire, il jouait de la musique sans se poser plus de question, c’était ça manière d’être, ça manière de vivre.

"Mais si tu es pendu, tu n'auras plus de musique. Tu ne pourras plus en jouer. Même si par chance, tu échappes à la corde pour passer le reste de ta vie enfermé ici, tes chansons tomberont dans l'oubli."

« … »

« Le prince Jean n'a vraiment pas aimé ta dernière complainte, cela m'étonnerait fort qu'il laisse circuler à nouveau une de tes mélodies."

Charivari pris un air offusqué. Tous lui en reflétaient l’indignation. Et, sur un ton de reproche, il dit :
« Ce n’était pas une COMPLAINTE ! C’était une SATIRE !
Là où la Complainte porte habituellement sur un sujet sombre voire tragique mettant en scène les épreuves d’un personnage dont l’adversité et l’infortune tournent au drame, la Satire, elle, est une œuvre dont l'objectif est une critique moqueuse de son sujet.
Il faut savoir que la satire peut se présenter de quatre manière différente :
- La diminution.
- L’exagération, Proche de la caricature.
- La juxtaposition.
- La parodie.
Pour revenir à la complainte, son opposé est la Chanson de Geste relatant des épopées héroïques et légendaires ! »


Le ménestrel eu l’air satisfait. Il avait rendu justice au noble art qu’il aimait tant. Il paraissait à présent détendu et serein comme si la tempête qui avait fait rage en lui il y a quelque seconde n’avait jamais eu lieu. Il arborait à nouveau son sourire si familier tout en fixant de son regard bête le conseiller.
Et soudain, il ajouta l’air embêté :
« Ho excuse moi, je me suis emporté je crois… Tu disais ??? »
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MessageSujet: Re: It's plain to see evil inside of me is on the rise   Jeu 23 Mai - 18:56
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Malgré sa déclaration selon laquelle le nom de Triste Sire le représentait parfaitement, Charivari crut bon d'encore insister pour imposer une nouvelle suggestion loufoque. Le conseiller leva les yeux au ciel, quelque peu agacé de cette parenthèse inutile dans la conversation. Il n'eut toutefois pas le temps d'émettre une protestation. Adam semblait s'être lancer soudainement dans une sorte de folie créatrice. Triste Sire voyait bien où cela allait le mener et fit une grimace par avance quand son ancien ami brandit sa mandoline pour entamer un nouvel air.

Il connaissait assez le musicien pour savoir que s'il ne l'interrompait pas immédiatement, Charivari n'arrêterait qu'à la fin de cette mélodie ridicule. Le regard du conseiller se porta un bref instant vers la porte. La dernière chose qu'il voulait était qu'une personne trop curieuse ne le surprenne avec le prisonnier et cette nouvelle mélodie pouvait attirer l'attention. Pourtant, les paroles de la chanson le coupèrent dans son élan. Triste Sire porta sur Adam un regard incrédule alors que ce dernier entamait une description du conseiller d'une justesse déroutante. Pendant un instant, il regretta de ne pas avoir été plus attentif lors du pacte conclu entre le musicien et le sorcier. Est-ce que ce genre de chose était dû à la magie ? C'était l'explication la plus 'logique", bien qu'il était étrange d'associer magie et logique dans la même phrase. Il s'agissait de la logique de ce monde.
Adam avait tout sacrifié pour obtenir son talent, il était devenu trop stupide pour dépeindre fidèlement le conseiller grâce à un éventuel sens de l'analyse. Sans doute s'était-il basé sur des rumeurs qui circulaient dans le royaume. Oui, il devait certainement y en avoir à son sujet et Charivari voyageait beaucoup, n'est-ce pas ? Il était impensable qu'une description aussi précise soit uniquement le fruit de leur brève conversation. Personne n'était capable de cerner la personnalité de quelqu'un aussi vite.

*Même moi je...* Songea-t-il.

Il interrompit cette pensée et porta sur le musicien qui entamait les ultimes notes de sa dernière création un regard sévère. Était-il sur le point d'admettre l'éventualité que le sens d'observation d'Adam était supérieur au sien ? Ridicule ! Sauf si Adam jouait les idiots pour tromper le reste du monde, évidement. Il écarta quasiment immédiatement cette possibilité. Une telle manœuvre nécessitait un minimum d'intelligence dont le musicien était dépourvu. C'était un trait de caractère que son ancien ami ne possédait tout simplement pas, même avant que le sorcier prenne son dû.

La chanson terminée, Adam eut le culot de lui demander ce qu'il en avait pensé. Triste sire durcit davantage son regard, le rendant aussi froid que de la glace. Charivari trépignait d'impatience, comme un enfant. Non, il était décidément impossible que cet idiot ait réussi l'exploit de le cerner grâce à ses propres compétences. Il devait y avoir de la magie à l'oeuvre, ou simplement en écoutant les bruits de la rue avant son arrestation. Forcément. Parce qu'il s'en voulait d'avoir pu penser pendant un instant le contraire, il eut envie de faire disparaître cet affreux sourire niais du visage du musicien. Il s'attaqua donc à la chanson, car c'était sans doute la seule chose qui pouvait avoir un impact sur lui.

"Tu as fait une erreur sur la fin." Commenta-t-il. "Ce n'est pas moi qui t'ais envoyé au mitard, comme tu dis. Tu t'es condamné toi-même en croyant que le Prince Jean apprécierait ton dernier chant."

Peut-être était-ce un coup bas, de l'attaquer sur un détail aussi insignifiant de la mélodie. Il le regretta un très bref instant mais pas au point de revenir sur ces paroles. Le désir de savoir si les paroles de cette chanson était dû au hasard ou non était supérieur à une éventuelle culpabilité (qui était déjà très rare chez lui à la base). Aaahhh, la curiosité. Damien avait toujours été curieux. Même les complots qu'il tramait actuellement n'avaient pour autre but que de satisfaire cette curiosité sans fin. Savoir jusqu'où pouvait aller l'être humain avec quelques paroles judicieusement bien placées. Ce n'était pas sa seule motivation mais certainement une des principale.
Hormis ce dernier défi, qui lui prendra certainement une vie entière pour en expérimenté toutes les possibilités, Triste Sire n'aimait pas les mystères. Du moins, pas quand ceux-ci mettaient trop longtemps à se plier à sa volonté. Et une des grandes questions restées sans réponse concernait directement Charivari et son pacte.

Lorsqu'il formula cette question à voix haute, il fut confronté à une incompréhension totale de la part du musicien. À croire qu'il jugeait que tout donner, sans tenter de négocier était quelque chose qui allait de soi.

"Tu aurais pu négocier." S'emporta-t-il. "Obtenir un prix moindre ou payer ta dette plus tard comme je l'ai fait. Ce n'était pas les options qui manquaient."

La suite des paroles du ménestrel lui fit comprendre qu'il n'obtiendra pas de réponse. Adam se permettait même de plaisanter sur le sujet. S'il y avait eu un jour une explication logique pour cette décision absurde, elle était certainement perdue dans les méandres du cerveau de son ami. Autant dire qu'elle était perdue pour toujours. Cette pensée l'irritait d'autant plus.

« Hoho oui ! Je suppose que ce que tu a à présent, est à la hauteur de ce que tu a donné au sorcier.»

Le conseiller fronça les sourcils. Bien sûr, Charivari devait croire que tout ce qu'il avait à présent était dû au pacte avec Rumpelstilskin. Cela en était presque insultant mais Triste Sire temporisa ce sentiment en le mettant sur le compte de l'ignorance de son interlocuteur. Contrairement au musicien, Triste Sire avait gagné tout ce qu'il avait actuellement par lui-même et non grâce à un vulgaire tour de passe-passe. Il en tirait même une certaine forme de fierté. Fierté qui faillit le trahir car il était tentant de préciser ce fait à voix haute. Mais s'il le faisait, il entraînerait la discussion dans un domaine imprévisible. Des détails lui échapperaient certainement. Or, il était justement venu ici pour s'assurer que ce genre de chose ne s'ébruiterait pas.

En plus, ironiquement, Adam avait raison. Du moins... d'une certaine façon. Ces manigances avec le roi Maurice étaient effectivement à la hauteur de ce qu'il avait payé auprès du sorcier : Rien.
Le précédent pacte lui avait servi de leçon. L'influence qu'il avait gagnée auprès du roi Maurice grâce à la magie s'était retourné contre lui et il avait dut partir avant de finir en prison ou au bout d'une corde. L'idée de devoir payer sa dette pour une chose qu'il n'avait plus lui laissait toujours un goût amer quand il y repensait.

« Si tu es heureux, c’est tout ce qui compte ! »

Ce fut au tour de Triste Sire d'afficher une profonde perplexité. être heureux ? Cela était parfaitement hors propos. Quel rapport y avait-il entre le bonheur et ce qu'il essayait de prouver ? Quel importance de l'être ou non ? En y réfléchissant, oui, on pouvait dire qu'il était heureux. Bien que sa définition du mot ne devait pas correspondre avec celle du musicien. C'était sans importance, de toute façon.

Après un nouvel interlude musical, le conseiller vit une opportunité de diriger la conversation là où il souhaitait la mener. Reprenant ces vieilles habitudes, il plaça lentement ces arguments, tablant sur la seule chose qui faisait réagir son interlocuteur : la musique. Alors qu'il pensait avoir bien entamé la partie, Charivari eut une réaction imprévue : il s'emporta brusquement juste parce que Triste Sire, dont les connaissances musicales se résumaient à celle que lui avait apprise Adam quand il était obligé de l'écouter disserter sur le sujet à Halloween Town, avait parler de complainte au lieu de satire.

L'expression qui s'affichait sur son visage parlait d'elle-même tandis que le musicien était entré dans un véritable débat dans le but de l'instruire. Cette expression signifiait très clairement : mais quelle importance ?
Il avait confondu un terme par un autre, et alors ? Il sut tout de même d'instinct qu'il ne devait pas exprimer cette pensée ouvertement sous peine de se reprendre une nouvelle vague explicative du ménestrel.

La tempête s'était calmée aussi rapidement qu'elle avait rugie chez le musicien. Le sourire était réapparu et il lui demandait de quoi il parlait. À croire que la saute d'humeur dont il avait été témoin n'avait jamais eu lieu. Un spectacle des plus étranges.

"Je disais..." Répondit Triste Sire. "Qu'il est important que tu gardes pour toi certaines informations me concernant."

Le conseiller avait hésité avant d'aborder le sujet qui représentait pourtant la raison de sa visite. Il n'était plus aussi certain qu'avant que le musicien représentait une menace. Son esprit était si déroutant que Triste Sire souhaitait bien du plaisir à l'ennemi qui essayerait de soutirer la moindre information censée à son sujet dans la tête vide de Charivari. Toutefois, la discussion lui avait aussi prouvé à quel point Adam pouvait être imprévisible. Et il était bien trop prudent pour laisser ce détail de côté.

"Comme mon véritable nom, d'où je viens et le pacte avec le sorcier." Précisa-t-il. Il réfléchit à la meilleure manière de faire comprendre la situation au ménestrel. Il en vit une mais il répugnait à l'utiliser. Il avait l'habitude des grandes joutes verbales et des allusions astucieuses. Utilisé se stratagème revenait à baisser son niveau, chose qui était à la limite de l'humiliation pour lui. "Certaines personnes aimeraient en savoir plus à mon sujet et voudraient certainement profiter de toi pour les obtenir. Mais tu comprendras certainement qu'un..." Il marqua une pause, cherchant une autre manière d'aborder le problème, en vain.
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MessageSujet: Re: It's plain to see evil inside of me is on the rise   Mer 5 Juin - 13:22
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"Tu as fait une erreur sur la fin. Ce n'est pas moi qui t'ais envoyé au mitard, comme tu dis. Tu t'es condamné toi-même en croyant que le Prince Jean apprécierait ton dernier chant."

D’habitude, Charivari n’était pas réceptif au critique, particulièrement celles qui portaient sur ses œuvres. Mais, au lieu d’afficher une mine frustrée, Il eu l’air surpris. Ses deux yeux tout ronds fixaient son interlocuteur.
Il fini par répondre :
« Je sais que ce n’est pas toi qui m’a jeté en prison… Pourquoi tu … ? »
Il s’interrompit… Fit un rapide calcule dans sa tête, enfin aussi rapide que son esprit le lui permettait. Soudain l’incompréhension fit place à la révélation.
Le ménestrel s’exclama :
« HOHOOOO !! Tu a crut que ma chanson parlait de toi ?!! C’est ça ! »
Il marqua un temps et ajouta :
« Tu n’es pas comme ça ! Toi tu es mon ami !!! Non ! J’ai eu l’inspiration, alors j’ai chanté comme ça me venait, c’est tout ! »

Encore une fois, on ne pouvait lire que la sincérité et la naïveté sur le visage du chansonnier. Comme toujours, Charivari avait été sincère, le sens même du mot « mensonge » ou « sous entendu » lui échappait complètement. Il ne pensait jamais à mal. Pourtant il lui arrivait parfois des choses étranges : des gens se vexaient en écoutant ses chansons, il arrivait même qu’on le pourchassait pour le rouer de coups. Il mettait ça sur le compte de je ne sais quel malentendu, sur L’alcool, la pleine lune, ou tout simplement qu’il devait être un artiste incompris. Au fond ça n’avait pas d’importance, il avait appris à courir vite.

"Tu aurais pu négocier. Obtenir un prix moindre ou payer ta dette plus tard comme je l'ai fait. Ce n'était pas les options qui manquaient."

Charivari était un esprit libre. L’idée même d’avoir des dettes, des responsabilités ou tout autre chose qui viendrait troubler son insouciance lui était insupportable.
Il tira quelque accord de son instrument et répondit :
« Savoir qu’on a une épée de Damoclès suspendu au dessus de sa tête prête à frapper à tout instant voilà qui doit être troublant. Regarde moi, vois mes rires et mes chants, tous ce dont je rêvais, je l’ai à présent. »

Son ami ne semblait pas comprendre.
Une rime ou deux pouvait peut-être le détendre.
Le ménestrel était d’avis que la musique pouvait tout régler.
Il n’avait donc aucune raison de ne pas en user.
Rassurer son compagnon.
C’était bien cela sa mission.

"Je disais... Qu'il est important que tu gardes pour toi certaines informations me concernant. Comme mon véritable nom, d'où je viens et le pacte avec le sorcier. Certaines personnes aimeraient en savoir plus à mon sujet et voudraient certainement profiter de toi pour les obtenir. Mais tu comprendras certainement qu'un..."

L’hésitation de son interlocuteur, fini par pousser Charivari à l’aider à trouver ses mots. Il réfléchit. Soudain, il se redressa, le regard perdu dans le vague, fixant un point sur le mur derrière son ami et, d’une voie remplie d’émotion, il dit :
« Un Artiste !»
Çà semblait tellement évident : l’anonymat, le passé oublié, les origines obscures. Seul un Artiste aspirait à tend de mystère. Sans parler de son nom de scène : Triste Sire.
Connaissant Damien, il devait surement être célèbre à présent et ses Fans étaient probablement nombreux. Pas étonnant qu’il cherche à être incognito.
Entre Artistes, il faut se serrer les coudes ! Son secret sera bien gardé.
C’est alors qu’il fut interrompu dans ses pensées par un bruit de pas venant de l’autre côté de la lourde porte…
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MessageSujet: Re: It's plain to see evil inside of me is on the rise   Ven 14 Juin - 15:22
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Chaque sentiment provoque des répercussions inévitables, Marianne était une personne débordante d'amour, pour son peuple, Robin des bois ainsi que sa famille, même si cela l'avait déçu. Sauf qu'elle se devait de choisir ses priorités et la jeune personne s'était décidé d'épauler le peuple, même si elle se devait de sacrifier. On ne peut jamais toute avoir,Robin des bois était le prix à payer pour que Nottingham s'en sorte, son mariage avec le shérif était le moyen de protéger tous ceux qu'elle aime, même si son avenir n'en serait qui détruit, car comment supporter cet homme si méprisable ?

Durant les premiers mois de ses fiançailles, elle pensait encore pouvoir l'éviter que si jour n'arriverait jamais, mais il était venu, la date était tombée. Tout le château s'activait pour préparer le mariage de leur princesse, sa robe était déjà prête et quand elle s'était vue dans le miroir des larmes s'étaient échappées de ses yeux, sa servante pensait qu'elle pleurait de bonheur, mais il n'en était rien, c'était de savoir qu'une nouvelle prison se tissait petit à petit. Triste sire avait réussi son coup, mais s'il pensait qu'en se mariant elle ne pourrait plus agir, il se leurrait. À présent, elle croyait encore plus à sa cause et mariée, ces pensées n'iraient plus à s'imaginer avec l'homme de ses rêves, non il n'y aurait plus que son peuple. Il avait peut-être gagné une grande bataille, mais leur guerre prenait un nouveau tournant et si elle se devait de chuter sans peine elle emmènerait Triste sire avec elle.

Tous les jours, elle allait au plus haut d'une tour, espérant toujours voir l'armée de Richard, l'espoir d'une chance surement, l'espoir qu'il soit son sauveur, l'espoir qu'ils puissent enfin se pardonner. Marianne avait besoin de lui et s'en voulait de la façon dont elle avait quitté le camp de Richard quelques années plus tôt. Sans doute sont plus grands regrets, mais si elle n'avait pas agi ainsi, jamais elle ne se serait rapprochée de Robin, jamais elle n'aurait découvert sa force intérieure et surtout jamais elle n'aurait pensée découvrir qu'elle était capable de tous les sacrifices pour le bien de tous. Tel était sa place de princesse.

Regardant à l'horizon, la forêt de Sherwood s'étendait à l'horizon, plus bas près du château des villageois s'activait à leur vie de tous les jours et d'un coup, loin d'imaginer le tourment du coeur de Marianne. D'un dernier soupir, elle se retourna pour retourner à ses appartements. À chaque marche qu'elle descendait, son esprit vaguait, certains membres de la cour la saluaient quand elle passait, leur répondant simplement pour un sourire, elle était réputée par sa douceur et cela ne changerait pas, même si elle épousait la pire des brutes du royaume. Ce fut alors qu'elle le vit au loin dans le couloir, ayant pour l'habitude d'espionner tout ce qui se passait au château pour le rapporter à Robin, elle avança à petits pas. Ils parlaient du ménestrel enfermer pour avoir chanté une satire sur son oncle, le prince Jean. Certes, il était loin d'être ravi, pensant toujours que le peuple l'aimait. Il l'avait donc fait enfermer au cachot à l'attente de sa sentence. Marianne avait essayé de plaider sa cause, mais pour Jean, elle se devait de se concentrer sur son futur mariage.

Arrivée à sa chambre, une superbe plateau-repas l'attendait sur la table, sachant très bien comment étaient traités les prisonniers, elle prit une cape bien chose pour la placer sur ses épaules et attrapa le plateau. Les gardes firent étonner de la voir, mais la laissèrent passer et l'un d'entre eux la suivi. La fraicheur des cachots se faisait déjà ressentir dans l'escalier obscur. Elle avait trouvé cela étrange de découvrir qu'il était enfermé dans cette partie de la prison, car jamais personne n'y était enfermé. Continuant à avancer, Des échos de voix résonnait, s'arrêtant, la garde ne semblait pas du tout rassurer, elle fit surprise d'entendre parler d'un pacte avec un sorcier et surtout de la peur que cette personne avait qu'on découvre des informations à son sujet. Marianne reconnaissait cette voix et pour dire ne comprenait en rien la situation, bien décidé d'éclaircir tout ceci, le garde la fit entrer dans la cellule.

- Vous pouvez nous laisser, je suis sûr que le Conseiller du prince me raccompagnera !

Passant devant Triste Sire, elle plaça le plateau sur une table miteuse, cet endroit faisait vraiment peine à voir. À peine l'avait-elle posé qu'elle offrit un superbe sourire au prisonnier.

- Je vous ai emmené un copieux repas... Tournant la tête vers Triste Sire, elle lui tendit la main, le protocole restait le protocole et il se devait de le respecter. Je ne m'attendais pas à vous trouver là, vous venez lui annoncer que vous avez réussi à le faire libérer ou que vous avez échoué ?
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MessageSujet: Re: It's plain to see evil inside of me is on the rise   Lun 24 Juin - 11:20
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Mais des drames, il y en a surtout ici à Nottingham




Plus cette visite s'éternisait et moins Triste Sire arrivait à saisir s'il restait oui ou non quelque chose de la personne qui avait été un jour son ami. Cette magie qui entourait le pacte liant le ménestrel à sa musique brouillait les pistes. Même quand il essayait de déterminer si Adam lui serait plus utile mort que vif, cela restait délicat. Un instant plus tôt, Charivari avait fait une description précise sous forme de chanson qui trahirait un sens de l'analyse qui pourrait lui être utile. Sauf que lorsque le conseiller fit une réflexion sur une partie de la mélodie, son interlocuteur réfuta le fait que cette composition parlait de lui. Et puis il y avait ce désagréable don qu'avait le prisonnier à mettre en évidence ce qui le dérangeait. Comme lorsqu'il lui dit ne pas avoir voulu reporter le paiement de sa dette auprès du sorcier pour ne pas avoir une épée de Damoclès suspendu au-dessus de sa tête. Un poids qui pesait sur les épaules du conseiller à présent. Surtout quand il regardait dans quel état le deal de Rumpelstilskin avait mis le musicien. Était-ce le sort qui l'attendait aussi ? Cette seule pensée était une motivation suffisante pour écourter cette conversation. Triste Sire en vint alors à la raison principale de sa visite : s'assurer du silence de celui qui en connaissait beaucoup trop sur lui.
Pour cela, il devait comparer la situation avec le seul domaine que son interlocuteur pouvait comprendre : la musique.

« Un Artiste !»

Triste sire étouffa un soupir de soulagement quand Adam compléta sa phrase par le terme adéquat. Il n'avait pas eu à le faire. C'était une bonne chose, car bien qu'il commençât à saisir quelles ficelles il allait devoir utiliser pour manipuler le ménestrel, il n'avait pas voulu employer un mot aussi naïf pour se définir. Même si on pouvait dire que sa compétence à manier les mots pouvaient être un fort d'art, se définir ainsi manquait... tellement de subtilité.

"Oui, c'est çà." Confirma-t-il avec soulagement manifeste.

Il allait demander si son ancien ami avait bien compris et argumenté dans ce sens. La conversation prenait enfin une tournure maîtrisable. La suite lui semblait beaucoup plus simple que lorsqu'il avait pénétré dans cette pièce. Il suffisait au conseiller de pousser les arguments sous la même vision des choses que Charivari et il pourra partir l'esprit tranquille. Hélas, il n'en eut pas le temps. La porte s'ouvrit pour laisser entrer Marianne. Triste Sire eut bien du mal à retenir la crispation qui le gagnait devant la venue de son ennemie. Voilà que la partie se compliquait puisqu'il ne savait toujours pas si le prisonnier allait tenir sa langue. Peut-être aurait-il dû demander au garde de ne laisser entrer personne ? Non, ce n'était pas le genre de chose qui arrêtait la nièce du roi Richard. Cet ordre aurait d'autant plus éveillé les soupçons. Le simple fait qu'il avait demandé aux gardes de sortir de la pièce était déjà suffisamment difficile à justifier comme çà.

Quand la princesse annonça que le garde pouvait partir, il se contenta d'acquiescer pour confirmer l'ordre. Il la suivit du regard quand elle alla déposer un copieux repas sur la table. Inconsciemment la lettre de Sally lui revint en mémoire devant ce geste généreux de la part de la lady. La poupée d'HalloweenTown lui avait suggéré de demander l'aide de Marianne pour obtenir la libération de musicien. Naïve Sally qui était bien loin de s'imaginer quel était la situation dans ce monde. Il lui avait dit que son ennemie profiterait certainement de la chose s'il osait lui suggérer une aide. Triste Sire le pensait réellement. Il ne voyait pas pourquoi une personne qu'il essayait de mettre hors de la partie voudrait l'aider. S'il avouait son désir de voir Adam de la Halle libre et son incapacité à faire céder le prince, cela reviendrait à montrer une faiblesse à l'adversaire. Ce qui serait une bien mauvaise manœuvre de sa part. De plus, le conseiller n'était pas encore tout à fait certain de vouloir la liberté du chanteur. Surtout après le point dérangeant qu'avait soulevé indirectement son ancien ami. Si la mort du musicien était le dernier fil à couper pour faire table rase du passé, n'est-ce pas un faible prix à payer ?

Inconsciente que le conseiller était en train de décider le sort du prisonnier en pensée, Marianne lui tendit la main dès que celles-ci furent libérée du plateau qu'elle avait apporté.

Triste Sire pencha légèrement la tête de côté avec un sourire entendu. Le conseiller trouvait bien inutile de vouloir préserver les apparences alors qu'il n'y avait que le prisonnier comme spectateur. À quoi bon continuer de jouer cette comédie ici ? Toutefois, il se plia au protocole et fit un baisemain à la dame suivit d'une courte révérence. Les formalités d'usage étant faites, il se redressa et fit un pas en arrière pour conserver une certaine distance avec la visiteuse. Marianne ne perdit pas de temps et attaqua directement sur la raison de la présence du conseiller ici.

Je ne m'attendais pas à vous trouver là, vous venez lui annoncer que vous avez réussi à le faire libérer ou que vous avez échoué ?

"Tout comme je ne m'attendais pas à ce que vous ayez encore le temps de vous occuper du bien-être d'un prisonnier." éluda-t-il en jetant un regard vers le repas déposé par la demoiselle. "Vraiment, quelle grandeur d'âme, lady Marianne."

Il ne pouvait pas dire la raison de sa venue sans se compromettre. Ce qui lui laissait deux possibilités : mentir ou détourner la conversation vers un autre sujet. Aussi étrange que cela puisse paraître, Triste Sire n'aimait pas mentir. Du moins, mentir de façon éhontée. Camouflés la vérité dans des paroles habiles en y insufflant une partie mensongère était beaucoup plus satisfaisante.

"Quant au sort du prisonnier..." Continua-t-il en retournant son attention non pas vers la personne concernée mais vers la nièce du prince. "... il me semble que le prince Jean n'a pas encore arrêté sa décision le concernant, n'est-ce pas ?"

Comme si cela pouvait changer quelque chose ! L'enfermer à vie dans un cachot ou bien la pendaison. Voilà les deux seuls choix sur lesquels hésitait le prince concernant Charivari. Comme il l'avait dit dans sa lettre à Sally, une mort rapide était le seul service que le conseiller pouvait rendre au ménestrel. Et il le pensait d'autant plus maintenant. La présence de Marianne auprès du prisonnier tombait on ne peut plus mal, rappelant à Triste Sire combien il pouvait être dangereux de laisser quelqu'un connaissant son passé vivant et à porter de ses ennemis.

Alors qu'il attendait la réponse de la lady, il se demandait se qu'avait pu entendre la princesse avant d'entrer ici. Normalement, il aurait dû partir avant que Marianne ne se pose trop question sur les motivations de sa visite. Toutefois, il ne pouvait pas le faire. Pas avant d'avoir la certitude que son ancien ami avait bien compris qu'il devait tenir sa langue. Quitter cette pièce sans en avoir la certitude serait bien trop dangereux. Cela reviendrait à placer une incertitude dans la partie. Chose qu'il ne pouvait décidément pas permettre alors que le mariage approchait.
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MessageSujet: Re: It's plain to see evil inside of me is on the rise   Lun 22 Juil - 10:29
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Mais des drames, il y en a surtout ici à Nottingham




« Un Artiste !»

Bizarrement, a l’écoute de se mot, le conseiller sembla plus détendu. Charivari nota que son ami faisait partie de ses gens humble qui n’aiment pas prétendre au titre glorieux, mais néanmoins orgueilleux,  d’Artiste. Mais il faut appeler un chat, un chat ! Et la confirmation ne tarda pas, car son compagnon lui donna vite raison.

"Oui, c'est çà."

Charivari était tellement heureux ! Son ami de toujours avait finit par suivre le même chemin que lui. A présent il faisait partie du même monde de rire et de spectacles grandioses.
Bon, c’était de toute évidence un artiste sombre. De ses artistes qui restent dans l’ombre et ne cherchent pas la renommée ni la richesse. Mais c’était quand mêmes un artiste, un vrai !

Mais alors qu’il se réjouissait déjà, à l’avance, de pouvoir parler de sa passion commune avec son meilleur ami, le musicien s’interrompit car la lourde porte de la cellule venait de s’ouvrit pour laisser entrer une jeune demoiselle avec un plateau repas.

- Je vous ai emmené un copieux repas...

Charivari était touché par cette délicate attention et la gratifia d’un :

« Merci ! Jeune demoiselle »
Accompagné d’un grand sourire niais.

Le musicien n’était pourtant pas habitué à ce genre de marques de gentillesses à son égare. Les gens aimaient bien sa musique c’est vrai, et il recevait une piécette ou deux à l’occasion, mais la plupart du temps, il ne récoltait que des sceaux d’eau et de vieille godasses.
Alors pourquoi cet acte gratuit. Pourquoi une jeune fille de bonne famille lui amenait à mange ?
Devant toute ces questions, le cerveau du ménestrel lui répondit : « On s’en fout, MANGE ! ».
Charivari entama donc le repas, en prenant bien garde de ne pas indisposer ses invités.

- Vous pouvez nous laisser, je suis sûr que le Conseiller du prince me raccompagnera !

Charivari nota que la jeune fille voulait surement se retrouver seul à seul avec Tristou. Elle devait surement apprécier sa compagnie. Mais son ami ne semblait pas ravi à cette idée.

"Tout comme je ne m'attendais pas à ce que vous ayez encore le temps de vous occuper du bien-être d'un prisonnier." éluda-t-il en jetant un regard vers le repas déposé par la demoiselle. "Vraiment, quelle grandeur d'âme, lady Marianne."

Marianne… Marianne… Il avait déjà entendu ce nom. Bon… Tant pis, ça lui reviendrait tôt ou tard.

"Quant au sort du prisonnier..." Continua-t-il en retournant son attention non pas vers la personne concernée mais vers la nièce du prince. "... il me semble que le prince Jean n'a pas encore arrêté sa décision le concernant, n'est-ce pas ?"

Charivari, comme souvent, avait perdu le fil de la discussion.
Mais soudain son cerveau se mit en marche. Et, Rassemblant toute se facultés intellectuelles, (plus ou moins la valeur d’une tète d’épingle), il commença à associer les différentes pièces du puzzle : son ami lui révèle qu’il est un artiste sombre ; lady Marianne qui arrive alors que, visiblement, personne ne l’attendait ; Le plateau repas qui lui avait été donné sans raison évidente ; l’intérêt étrange que la jeune fille avait pour le conseiller. C’est ça ! Le plateau n’était qu’un prétexte pour approcher Damien et la jeune fille était en fait : Une de ses FANS !

Toujours là ou on ne les attend pas, ils vous suivent partout et s’inventent des excuses pour vous approcher. Et surtout, il s’immisçait dans votre vie privée, ne vous laissant plus un moment de repos.
Haaaa… la rançon de la gloire… Son ami lui aussi devait composer avec la compagne de tout grand artiste : la célébrité. Charivari savait ce que devait vivre son cher confrère. Mais dans le monde du spectacle, on se serre les coudes. Oui ! Il pouvait compter sur lui !
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MessageSujet: Re: It's plain to see evil inside of me is on the rise   Jeu 25 Juil - 14:16
It's plain to see evil inside of me is on the rise
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Même si depuis quelque temps, la princesse était maussade à cause du mariage qui se préparait, elle ne le montrait pas, ça serait donné de la réjouissance à ses ennemis, enfin surtout à son ennemi, car pour Marianne quasiment tous les plans presque trop bien préparer qui sortait de la bouche de Jean, venaient forcément de Triste Sire. Il avait su trouver en son Oncle, un homme manipulable, mais Jean restait une personne versatile, qui change d'humeur en quelques heures et le vif serpent devait sans doute se méfier, car capricieux comme était Jean, un jour la roue pourrait tourner et c'est lui qui se retrouverait dans ce cachot. Si Richard revenait un jour, son frère serait capable de tout mettre sur le dos du conseiller et Marianne n'irait sans doute pas le défendre, ni même l'aider, il avait choisi ses actes et donc son destin, comme le sien d'ailleurs.

Épousé le shérif, était le plan qu'elle ne comprenait pas, d'accord cet homme était méprisable à souhait. Mais s'il avait été plus malin, il aurait persuadé Jean de l'unir à un prince du pays voisin pour l'éloigner du Royaume, car si un jour elle devait monter sur le trône et devenir Reine, son mari n'aurait aucun pouvoir et si elle venait à avoir un fils de lui, jamais elle ne laisserait Triste sire s'approcher de lui. Ou alors la dernière possibilité était encore de blesser Robin, sauf que pour le coup que pourrait faire l'hors-la-loi pour la sortir de cette situation, oui ils s'étaient décidés de préserver le peuple au prix de leur amour.

Dans la cellule, entourer du conseiller et de troubadour qui attendait surement la sentence de son oncle, elle fit part de son étonnement de trouver Triste Sire ici et surtout le questionna sur sa présence.

"Tout comme je ne m'attendais pas à ce que vous ayez encore le temps de vous occuper du bien-être d'un prisonnier. Vraiment, quelle grandeur d'âme, lady Marianne."

Elle ne savait s'il faisait référence au fait qu'elle devait être occupée par les préparatifs de son mariage, mais de toute façon, dans tous les cas elle aurait répondu, la même chose.

- Il faut bien que certains pensent à eux.

Oui, si elle avait dédié sa vie pour le peuple, ce n'était pas pour les oublier quand l'envie lui en donnait. Il était certain que beaucoup de noble de la cour ne voyait pas les choses comme elle et encore plus ignorait que la princesse possédait ses convictions.Toutes personnes de sangs royales, se doivent de porter un masque, comme une illusion, pour que personne ne sache quoi penser d'eux. Marianne possédait se talent, cacher ses sentiments, ses pensées sa tristesse, sa colère, seulement jouer à la princesse douce, sans aucun caractère, qui ne pense à rien et se la joue âme charitable. L'image ne comptait, mais les actions.

"Quant au sort du prisonnier.... il me semble que le prince Jean n'a pas encore arrêté sa décision le concernant, n'est-ce pas ?"

Pourquoi l'interrogeait-il ? Ce n'était pas un homme ignare et il devait sans doute savoir que Marianne avait déjà plaidé la cause du musicien sans rien obtenir. Était-ce un moyen de l'embrouiller ou alors peut-être le prisonnier ? Observant celui-ci, il semblait perdu dans ses pensées, c'était vraiment un prisonnier étrange, beaucoup clameraient leur innocence, demanderaient d'être libéré, mais là rien. Qu'est-ce qu'il cachait ou surtout qu'est-ce que voulait dissimuler Triste sire ?

- Si je ne me trompe, vous êtes le conseiller de mon oncle, alors pour une fois conseillé le bien ! On n'enferme pas un homme pour une chanson !

Sachant très bien que c'était peiné perdu, que le serpent ne l'écouterait pas. Étaient-ils destinés à toujours se défier ? Tout de même, il avait seulement fait une satire, il y avait pire comme crime. S'approchant de musicien, tout en tournant le dos au conseiller, un sourire s'afficha sur son visage. "Quand il faut chercher des informations, demander à celui qui semble dans les vapes, les réponses viendraient plus vite." Elle ne savait plus qui avait prononcé cela, mais elle allait tester ce fait.

- Vous auriez dû faire une satire sur Triste Sire, le prince aurait adoré et surement demander de la chanter à la cour. Peut-être même à mon mariage, il faut mettre en honneur la personne qui la élaborer.

Connaissant son oncle par coeur, c'était sûr qu'il en aurait rigolé et aurait rabâché les oreilles de Triste Sire avec le petit air. C'était peut-être le moyen de le faire libérer après tout, se retournant elle croisa le regard du brun :

- N'êtes-vous pas d'accord Conseiller ?
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MessageSujet: Re: It's plain to see evil inside of me is on the rise   Dim 28 Juil - 9:45
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Des motivations. Il en existe autant que d'être humain dans ce monde. Les plus classiques sont le désir de richesse et de pouvoir. Certains pouvaient aussi faire les pires choses pour assouvir leur ambition. En plus petit nombre, il y a les "idéalistes". Ceux possédant un but (réaliste ou non) et qui consacre leur vie à une cause. Que cette dernière soit juste ou non était secondaire. Pour atteindre leur objectif, ces personnes sont prêtes à tout sacrifier, même leur propre vie. Marianne entrait dans cette catégorie. Son amour pour le peuple était une faiblesse que la plupart des nobles de la cour royale ignorait. Et Triste Sire n'attendait qu'une opportunité intéressante pour l'exploiter pleinement.

- Il faut bien que certains pensent à eux.

Marianne manifestait de nouveau Sa "grandeur d'âme" par ces paroles. Bien qu'admirables, les motivations de la princesse semblaient bien futiles aux yeux du conseiller. Le peuple que la belle défendait si vaillamment avait représenté la plus grosse déception du conseiller depuis son arrivée à Nottingham. Incapable de se rebeller. Attendant que quelqu'un d'autre prenne les risques à leur place. Préférant se cache derrière de soi-disant héros. Quelle tristesse que la demoiselle gâche son potentiel auprès de ces ingrats. Pour une foule anonyme qui se retournera certainement contre elle a la première occasion.

"À nouveau, vous gâchez vos talents." Commenta-t-il, acerbe.

Le ton était peut-être un peu plus cassant qu'à son habitude. Mais l'arrivée de la princesse tombait on ne plus mal. Au moins continua-t-il à faire dériver la conversation pour l'éloigner sur la raison de sa présence ici. Question à laquelle il n'avait toujours pas répondu. Il continua sa manœuvre en précisant que le sort du prisonnier n'avait pas encore décidé. Après avoir eu affaire à un élément aussi imprévisible que Charivari, Triste Sire se retrouvait de nouveau dans un terrain familier. Toutefois, il restait tout de même sur la défensive. L'élément perturbateur était toujours présent. Qui plus est, en présence de son ennemi. Le pire mélange possible, assurément.

- Si je ne me trompe, vous êtes le conseiller de mon oncle, alors pour une fois conseillé le bien ! On n'enferme pas un homme pour une chanson !

Ah, Marianne était sans doute bien loin d'imaginer qu'il avait fait son possible auprès du prince. Dans le cas contraire, le ménestrel se balancerait sans doute déjà au bout d'une corde... ou errerait dans le royaume avec la langue coupée. Quoique le conseiller commençât à envisager cette alternative pour le musicien, tant le silence de ce dernier sur leurs souvenirs communs semblait incertain. Le conseiller savait dès qu'il avait pris la parole pour défendre son ancien ami, qu'il n'en obtiendrait pas la libération. Le prince Jean était loin d'être une marionnette idéale. Mais il restait plus manipulable que son frère au coeur de lion. Il avait donc renoncé dès les premiers signes d'agacement de son souverain, en espérant que Marianne rencontre plus de succès que lui. Hélas, elle avait également échoué. Cette nouvelle l'ennuyait, même s'il arrivait à le cacher. Comme son ennemi, lui aussi avait appris à porter un masque pour cacher ces réelles intentions et motivations. Il bénéficiait d'une plus grande expérience que la demoiselle dans ce domaine. Même si le masque s'était quelque peu fissuré quand il avait servi le roi Richard, Triste Sire avait appris à le reconstruire et, surtout, a ne plus jamais tomber dans le piège de la sincérité.

"Bien sûr qu'on peut le faire." Répondit-il, sur un ton effleurant le reproche devant la naïveté de la nièce du roi Richard. Il ne pouvait décidément pas répondre qu'il avait tenté aussi de plaider la cause du musicien. Ce serait donner une trop grande importance au prisonnier. "Pour en faire un exemple. Qu'aucun autre musicien ne l'imite. Vous êtes bien placé pour savoir que lorsque notre prince à une idée en tête, il est difficile de l'en extraire."

Triste Sire avait joué sur le non-dit pour ses premières phrases. Sachant pertinament que Charivari écoutait leur conversation, ces deux phrases pouvaient passer pour des flatteries au musicien et non des arguments pour le condamner. Il avait aussi glissé qu'il n'était peut-être pas à l'origine du sort du prisonnier, sans toutefois en faire l'aveu de manière directe. Sally lui avait recommandé de demander de l'aide. Il aurait pu suivre ce conseil et faire une trêve avec la princesse, le temps de régler cette situation. Mais se serait fait preuve de faiblesse. Une erreur que la nièce au coeur de lion ne manquerait pas d'exploiter plus tard. Pourquoi en serait-il autrement ? Ils étaient ennemis. On n'aide pas celui qui est responsable de votre mariage avec la personne la plus détester du royaume.

Comme pour confirmer cette pensée, la princesse s'approcha du ménestrel, s'assurant de tourner le dos au conseiller avant de prendre la parole. Triste Sire redoubla de prudence. Ce qui allait suivre l'aiderait certainement à décider du sort de son encombrant ami.

- Vous auriez dû faire une satire sur Triste Sire, le prince aurait adoré et surement demander de la chanter à la cour. Peut-être même à mon mariage, il faut mettre en honneur la personne qui la élaborer.

Le conseiller profita de ce que Marianne lui tournait le dos pour lever les yeux au ciel. Oh oui, son prince adorerait certainement une telle chanson. Triste Sire avait déjà subi suffisamment les sautes d'humeur du souverain pour le savoir. Mais Triste Sire était patient, il savait qu'il trouverait toujours une oreille attentive auprès de lui du moment qu'il savait comment s'y prendre. Alors il baissait les yeux en signe de soumission. Faisait semblant de rire à ces plaisanteries, aussi mauvaise soit-elle. Le noyer sous les flatteries pour qu'il ne puisse percevoir les mensonges. Qu'importe ce qu'il pensait vraiment du Prince Jean. L'important était la partie en cours.

Triste Sire espérait seulement que Charivari n'ait pas l'idée de suivre le conseil de la princesse à la lettre. Ironiquement, si la visiteuse serait venu quelques minutes plus tôt, elle aurait eu la chanson demandée (même s'il ne s'agissait pas réellement d'une satire). Honnêtement, le conseiller ne supporterait sans doute pas d'entendre une nouvelle fois cette complainte. La chanson avait beau être étonnamment juste, l'entendre en présence de son adversaire pourrait lui révéler des informations qui valaient mieux garder sous silence. Dans une partie d'une telle importance, la compréhension de son adversaire était essentielle. Marianne n'avait pas encore saisi ses motivations, tout comme elle n'imaginait sans doute pas que son mariage avec le shérif servait plusieurs objectifs. Il essaya de lancer un regard de mise en garde au musicien mais savait d'avance qu'un geste aussi subtil ne pénétrerait pas le cerveau inexistant de son ancien ami.

- N'êtes-vous pas d'accord Conseiller ?

Un faux sourire de circonstance se figea sur ses lèvres. L'idée semblait beaucoup amuser la princesse et il lui fit pas le plaisir de paraître ennuyé de le voir tourner en ridicule avec une mélodie de la composition d'Adam de la Halle. Bien qu'il était quasiment certain qu'Adam ne chanterait pas les paroles auxquelles s'attendrait son ennemi. Quasiment. Là était tout le problème. On ne pouvait avoir de certitudes quand il y avait de la magie dans l'équation. Et il y en avait à cause du pacte qu'avait passé son ami pour obtenir son don. Avant l'interruption de Marianne, Triste Sire avait commencé à comprendre la logique qui régissait l'esprit du musicien. Hélas, même ainsi, il y avait une part de hasard, en plus de constater que sa marche de manoeuvre était très faible.

"Vous me prêtez dans cette histoire une importance que je ne mérite guère, lady Marianne." Répondit-il humblement.

Cependant, il devait bien admettre que la lady venait d'insinuer une idée intéressante pour obtenir une éventuelle libération du troubadour. Cette possibilité valait peut-être la peine d'être étudié.

"Qui plus est, je suis persuadé que le musicien possède des chansons plus appropriées pour un mariage." Ajouta-t-il, à la fois pour détourner la conversation sur la première demande de satire de la lady mais aussi pour tester la possibilité de la présence du musicien au mariage.

Quoi qu'avec Adam, tout était possible... L'idiot serait bien capable de rechanter la satire du prince Jean au mariage devant tout le monde, ou pire, réciter une chanson sur les exploits de Robin des bois.
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MessageSujet: Re: It's plain to see evil inside of me is on the rise   Ven 30 Aoû - 18:44
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- Il faut bien que certains pensent à eux.

Charivari ne suivait pas très bien la discussion. Beaucoup de mots lui échappaient, non par ce qu’il n’en connaissait pas la définition mais parce qu’une fois assemblé dans une phrase, il n’en comprenait plus le sens.
Mais en ce moment, le musicien se posait une question :
De qu’elle prisonnier pouvaient-ils bien parler !??

"À nouveau, vous gâchez vos talents."

Ha !? Serait-on en présence d’un autre membre de la communauté artistique ? Quel pouvait être le talent de cette jeune fille ? Ce ne devait pas être la chanson étant donné le timbre de sa voix et ses doigts étaient trop courts pour jouer du clavecin. Peut être du jonglage !??
Soudain le musicien réalisa que cette jeune personne n’était pas une fan, mais la rivale de son ami Damien ! Ils devaient sans doute pratiquer la même discipline.
Le ménestrel se souvenait de tous les musiciens ambitieux et sans scrupules qui avait essayé lui prendre son public.
Il jeta un air soupçonneux à la belle Marianne.

- Si je ne me trompe, vous êtes le conseiller de mon oncle, alors pour une fois conseillé le bien ! On n'enferme pas un homme pour une chanson !

La musique était libre ! On ne pouvait ni l’entraver, ni l’ignorer ! Elle franchisait les barrières de l’esprit et était à même d’atteindre le très fond de l’âme de l’homme au du cœur le plus endurci.
C’était le point de vue de charivari et il ne pouvait qu’être d’accord.
Il prit un air approbateur et dit :
« C’est vrai ! »

"Bien sûr qu'on peut le faire. Pour en faire un exemple. Qu'aucun autre musicien ne l'imite. Vous êtes bien placé pour savoir que lorsque notre prince à une idée en tête, il est difficile de l'en extraire."

Certes, la musique était puissante, et même si il y aura toujours un musicien pour faire voyager  son noble art d’un bout à l’autre de la planète, l’homme restait un homme.
Devant cette évidence, il ne pouvait que dire :
« C’est vrai ! »

- Vous auriez dû faire une satire sur Triste Sire, le prince aurait adoré et surement demander de la chanter à la cour. Peut-être même à mon mariage, il faut mettre en honneur la personne qui la élaborer.

A vrai dire, Charivari n’affectionnait pas ce genre musical. Se moquer des gens, ne faisait pas partie de ses habitudes. Néanmoins, il ne savait pas pourquoi certaines personnes s’offusquaient de ses chansons.

« Ben, à vrai-dire… »

"Vous me prêtez dans cette histoire une importance que je ne mérite guère, lady Marianne."

« Ho mais, de tout façon… »

"Qui plus est, je suis persuadé que le musicien possède des chansons plus appropriées pour un mariage."

« Un mariage !?? Ben… »

Le musicien se sentait hors du coup. Comme cela lui arrivait souvent, il avait du mal à suivre une discussion sans perdre le fil à un moment ou à un autre. Mais là, il avait l’impression d’être de trop dans la pièce, comme si ça ne le concernait pas. La tension entre ses deux visiteurs était presque palpable, Charivari ne savait pas l’expliquer, mais il la sentait et cela l’envahissait petit à petit.
Quand soudain, au milieu de ce tumulte grandissant, l’inspiration s’imposa à lui, tel une tonne de briques  lui tombant dessus du cinquième étage. Et, des décombres de son cerveau, naquit rapidement une nouvelle composition musicale. Comme possédé, il prit sa mandoline et commença à en faire vibrer les cordes selon un ordre précis et harmonieux. Une musique captivante envahit la pièce et le ménestrel se mit à chanter :

Deux faces d’une même pièce.
Réuni dans la même pièce !

Un coté noir un coté blanc.
Mais qui sont-ils vraiment !?

L’une est bonne, l’autre est retord.
Mais chacun à ses tords.
Pour savoir qui est le plus tenace.

ILS JOUENT A PILE OU FAAAAACE !
A pile ou face !


Le musicien entama un solo de mandoline avant de poursuivre son chant.

Deux faces d’une même pièce.
Ils se pourchassent sans cesse !

Qui est derrière, qui est devant ?
Ils ne savent pas vraiment.

Mais voilà qu’un orage survient !
Leur petit jeu va prendre fin.
Sans se douter de la menace.

ILS JOUENT A PILE OU FAAAAACE !
A pile ou face !
A pile ou face !
A pile ou face !


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MessageSujet: Re: It's plain to see evil inside of me is on the rise   Dim 1 Sep - 20:49
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Gâcher ses talents ! Marianne ne s'attendait pas à cette remarque, elle estimait agir pour le bien de tous et non pour son profit personnel, jamais elle ne deviendrait une personne aussi sournoise que Triste Sire. Il est toujours difficile de juger une personne qu'on ne connaît que par ses actions, des actions qui provoquaient le malheur du peuple. Durant beaucoup d'occasions, elle avait observé de loin le conseiller, connaissant ses habitudes, sa façon de se comporter face à Jean et d'autres nobles et elle était persuadée d'une seule chose, si lui connaissait son vrai visage, elle, n'avait qu'effleuré celui du serpent et pourtant elle devait être la seule à voir le danger qu'il représentait. Tout ce qu'il voulait : le pouvoir ! Surement ce qui le rapprochait de son oncle, sauf qu'ils se trompaient entre pouvoir et devoir. Le devoir d'un Roi était de protéger ses sujets et ce n'est qu'ainsi qu'il obtenait leur allégeance, leur nourriture et tout ce qu'il fallait pour vivre dans l'aisance. L'un ne va pas sans l'autre. C'est pourquoi à Nottingham, les nobles étaient mal vus, mal traités et que le groupe de hors-la-loi ne faisait qu''accroitre, en même temps Jean était le spécialiste pour condamner une personne. Entre la mort ou une vie d'hors-la-loi, le choix était facile.

Elle ne voulait pas s'attarder sur ses paroles. Marianne était ici pour un plan bien précis, découvrir pourquoi le conseiller s'intéressait au troubadour. Il devait savoir quelque chose, un élément essentiel qui pourrait détruire son ennemi ou du moins simplement l'éloigner de sa famille. Marianne souhaitait la mort de personne, ce n'était pas dans sa nature, mais l'influence du serpent sur Jean, restait la plus grande menace de Nottingham, beaucoup plus que celle des ogres. Vu que le musicien semblait ne vouloir que parler par chant, elle eut la brillante idée de lui demander une chanson sur Triste Sire.

"Vous me prêtez dans cette histoire une importance que je ne mérite guère, lady Marianne."

Elle reconnut de suite se sourire qui sonnait faux, mais le sien était véridique. Pour une fois la situation pourrait l'amuser, peut-être une petite vengeance personnelle d'avoir organisé son mariage. Même si elle ne l'avouerait jamais, il avait gagné une grande bataille, mais elle était fière de se dire, quand épousant le shérif, elle protégerait le peuple, oui le seul moyen d'éviter le mariage, aurait été de fuir, sauf que jamais elle abandonnerait sa mission. Marianne entendait bien parler le musicien, mais celui-ci se laissait facilement couper la parole.

"Qui plus est, je suis persuadé que le musicien possède des chansons plus appropriées pour un mariage."

Pourquoi ne voulait-il pas qu'il chance à son mariage ? De toute façon rien ne pourrait le rendre pire et qui sait, ce musicien apporterait surement un peu de courage à Marianne pour traverser cette épreuve.

« Un mariage !?? Ben… »

Marianne le vit prendre son instrument et l'écouta jouer le début de la mélodie qui lui fit apparaître un sourire plein de compassion. Au fil d'une note, des paroles vinrent rejoindre la musique harmonieuse, des paroles bien troublantes. Il interprétait à sa manière ce qui se déroulait devant ses yeux, comme si elle faisait partie de la même pièce que Triste Sire. Certaine de ses paroles, la plongèrent dans la réflexion, pour lui le jeu prendrait fin, une menace arrivait. De quelle menace pouvait-il parler ? Le retour de Richard ? Non cela ne serait pas une menace pour elle, vu la porter des mots cela devrait être dangereux autant pour elle que Triste Sire. Cet homme était-il devin ou alors trop imaginatif ? Elle n'arrivait à le cerner et pourtant vu la satire sur Jean, elle était persuadée qu'il n'était pas du style à inventer des faits. Quand la fin de la chanson arriva, Marianne frappa dans les mains pour le féliciter et ajouta :

- Je n'avais jamais eu l'honneur de vous entendre, vous êtes doués pour capter la porter des mots.

Elle ne mentait pas, même si la chanson aurait pu la vexer de dire que ce n'était qu'un jeu, alors que cela tenait plus à la survit d'un peuple. Marianne avait son instinct protecteur, ce côté mère poule qui prenait souvent le dessus. Plongeant son regard dans le sien, elle voulait voir sa réaction, le comprendre, une nouvelle idée lui vint.

- Il faudrait m'apprendre à la faire, ma grand-mère estimait qu'il était important pour toute princesse de chanter, un tuteur m'as aidée dans cet art, mais je ne serais écrire de moi-même, m'aideriez-vous à en composer une ?

Les longs cours de chant de son enfance n'était pas un mauvais souvenir, non, l'innocente enfant qu'elle était, avait appréciée chanter, pour voir sa grand-mère sourire. Petite, elle s'était souvent imaginé avoir la même voix que sa mère, mais jamais elle n'eut réponse à sa question. Pour le coup, elle avait en partie oubliée Triste Sire et pour lui rappeler le rang qui était le sien, ainsi que le tester à nouveau, elle lui précisa :

- Sa majestée ne pourra refuser si je lui demande comme cadeau de mariage, feriez-vous cette demande pour moi Conseiller ?
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MessageSujet: Re: It's plain to see evil inside of me is on the rise   Lun 16 Sep - 19:37
It's plain to see evil inside of me is on the rise
Triste Sire & Charivari

Mais des drames, il y en a surtout ici à Nottingham




Le musicien devait se retrouver perdu dans cette conversion dont il était dorénavant exclu. Triste Sire en avait conscience et faisait même tout pour intensifier cette impression. Le moindre mot sortant de la bouche d'Adam pouvait être dangereux si le conseiller prenait en compte les informations sur son passé que le ménestrel détenait involontairement. En face de lui, la princesse voulait obtenir des réponses. Ne pouvant les avoir de la part de Triste Sire, elle s'était donc tourné vers le prisonnier à l'esprit plus simple. Honnêtement, il doutait qu'elle puisse obtenir quoi que ce soit de sensé provenant de l'esprit dépourvu de cervelle du Charivari. Même lui n'avait pu recevoir la moindre phrase sensée à ses questions. Le conseiller aurait pu partir rassurer sur le fait que son ennemie n’obtiendrait rien et il fut à deux doigts de le faire. Seulement, le chant était venu sur le devant de la scène. Involontairement, de la magie allait entrer dans le jeu puisque le ménestrel ne devait ses talents qu'à un pacte avec le ténébreux. Le conseiller avait été témoin quelques minutes avant l'arrivée de la princesse d'une petite démonstration des talents du Charivari. Si ce n'était malheureusement pas suffisant pour en comprendre la logique qui régissait l'inspiration du troubadour, Triste Sire savait que les paroles prononcées risquaient de divulguer des renseignements qu'il préférait conservés secrets. Une arme qui pouvait être à double tranchant. Alors il coupa systématique Charivari qui tentait de donner son avis. La chanson ne devait pas parler de lui. Le conseiller tablait sur la mémoire affreusement sélective du musicien pour gommer cette idée de son cerveau. S'il arrivait à orienter la mélodie vers son interlocutrice, peut-être serait-ce lui qui se retrouvait avec des informations intéressantes sur les projets de son adversaire ? Ce fut avec cette éventualité en tête qu'il regarda Adam de la halle prendre sa mandoline pour commencer à jouer.

Le conseiller déchanta vite en entendant les paroles du musicien. Quelle surprise ennuyante de voir que la mélodie ne parlait pas du mariage mais bien des deux adversaires présent dans cette pièce. Le plus 'humiliant' était les effets du sort responsable des dons de son ancien ami. Même lui se surprenait à rester accrocher aux rimes du musicien. Non pas dans la crainte de voir son secret percé à jour mais par simple plaisir pour la mélodie qui était, même lui devait l'admettre, enivrante. Cette constatation lui déplut fortement.

"Maudite magie." Marmonna-t-il entre ses dents dans un murmure à peine audible.

Ce juron aurait pu étonner quiconque ayant connu le conseiller alors qu'il répondait encore au nom de Damien. Il fut un temps où le jeune homme avait été fasciné par la magie provenant du "monde coloré" comme on l'appelait chez lui. Tout semblait si simple avec elle. Rien n'était impossible, même les choses les plus insensées. Surtout pour un habitant provenant d'un monde comme Halloween Town. Et puis, Damien avait découvert que toute magie venait avec un prix. Alors que le plus souvent, elle n'exhaussait pas ce que vous aviez désiré, elle vous privait de choses précieuses. La princesse Elizabeth l'avait prévenu mais il n'en avait pas tenu compte jusque ce qu'il voit ce que devenaient les contractants quand le sorcier venait prendre son dû. Triste Sire en avait un parfait exemple devant ces yeux. Contre un don pour la musique, Charivari avait tout donné. Il n'était même plus l'ombre de la personne que Triste Sire avait connue. Le spectacle de la bêtise du musicien était insupportable. Comme lorsqu'il avait fait un bout de chemin ensemble, le troubadour rappelait sans cesse et de manière inconsciente le sort que Rumplestilskin lui réservait peut-être quand l'heure de payer sa dette arrivera. Et le conseiller devait faire appel à tout son sang-froid pour que cette peur sourde mélangée à du dégoût ne soit pas apparente. Pourquoi était-il ici ? Non seulement, le musicien avait mis en lumière un élément dérangeant mais en plus cette visite au prisonnier avait conduit Marianne vers une potentielle source de renseignements.

Si ses oreilles restaient attentives aux paroles du musicien, le conseiller continuait tout de même de surveiller les réactions de son adversaire du coin de l'oeil. Quand les dernières notes moururent dans l'atmosphère. Triste Sire ne se joignit pas aux applaudissements de la princesse, préférant se concentrer un instant sur la signification des vers du ménestrel. Comme il l'avait redouté, la chanson donnait des indices sur ces motivations en plus de ne rien lui apprendre de nouveau sur celle de Marianne. Dans un jeu où connaître son ennemi était primordial, le conseiller savait depuis longtemps qu'il possédait quelques traits de caractère commun avec la nièce du roi Richard. C'est précisément ce qui les rendait aussi dangereux rien pour l'autre. La principale différence était leur vision du monde. Marianne s'attachait au peuple qui avait tellement déçu Triste Sire. Est-ce que la princesse allait comprendre la métaphore employée par Adam et ce qu'elle impliquait ? Le conseiller espérait que non. Son principal avantage contre la lady était que cette dernière le croyait motivé par le pouvoir et rien d'autre. Or, le pouvoir n'était pas son but, dans le cas contraire, c'était une union entre le serpent et la belle qu'il aurait soufflé à l'oreille du prince Jean et non celle de Marianne et du shérif. Le pouvoir était un moyen et non un but pour lui.

Mais voilà qu’un orage survient !
Leur petit jeu va prendre fin.
Sans se douter de la menace.


En dehors de la symbolique intéressante sur la pièce, le deuxième complet présageait quelque chose de plus inquiétant. D'abord, il pensa au retour du roi Richard mais Triste Sire constata bien vite que l'arrivée du roi au coeur de lion ne correspondait pas. L'éventuel retour de l'oncle de Marianne était une possibilité qu'il avait pris en compte dans ces projets et non une menace. La malédiction de la reine n'était alors qu'à peine plus qu'une rumeur pour un royaume éloigné comme Nottingham. Le plus frustrant était qu'il ne pouvait espérer demander des détails au troubadour. Présence de son ennemie ou non, le conseiller savait que le prisonnier serait incapable de lui répondre. Comme lorsqu'il avait demandé un détail sur la précédente chanson au début de sa visite. La magie qui contrôlait le don du Charivari semblait le plonger dans un état second, il avait à peine conscience de ce qui sortait de sa bouche ni ce dont il parlait. Un potentiel outil qui perdait de son utilité à cause de cette caractéristique incertaine. La suite confirma cette pensée puisque Marianne reprit la parole pour féliciter le ménestrel. Triste Sire ne put empêcher un sourire ironique quand la demoiselle parla du don qu'avait Adam pour capter la portée des mots. Des allusions que Charivari était bien incapable de faire sans un coup de pouce magique.

- Il faudrait m'apprendre à la faire, ma grand-mère estimait qu'il était important pour toute princesse de chanter, un tuteur m'as aidée dans cet art, mais je ne serais écrire de moi-même, m'aideriez-vous à en composer une ?

Contrairement à ce qu'on aurait pu croire, le mince sourire ironique ne quitta pas le visage du conseiller devant la proposition de la princesse au musicien. Composer une chanson. Quelle idée saugrenue ! Sans doute espérait-elle reproduire le spectacle dont ils avaient été témoins il y a quelques instants à peine ou encore obtenir peut-être des détails sur cette dernière composition. Imaginer Marianne s'escrimer à une composition avec Charivari avait quelque chose de presque comique si la scène ne conservait pas un aspect dangereux. La suite lui fit reprendre son visage impassible si familier.

- Sa majesté ne pourra refuser si je lui demande comme cadeau de mariage, feriez-vous cette demande pour moi Conseiller ?

Devant cette question, il ne pouvait décidément plus songer à une échappatoire pour le ménestrel. Encore moins une solution impliquant sa présence en public. Même la perspective de voir le musicien enfermé ici à vie ne semblait plus possible. Il existait un risque que Triste Sire ne pouvait totalement écarté. Triste Sire lança un dernier regard à son ancien ami. À la limite de l'imperceptible, son regard se durcit après s'être montré brièvement suppliant tandis que la décision la plus logique se composait dans son esprit avant de franchir ses lèvres.

"Vous sous-estimez la rancune de votre oncle, Princesse, pour croire qu'il accepterait pareille demande." Répondit-il. "Libre à vous tenter de votre chance mais, en ce qui me concerne, je pense que le seul cadeau que mérite ce musicien est une corde autour de son cou. Et c'est cela que je dirais au prince."

Une mort rapide, c'était tout ce qu'il pouvait offrir. Le conseiller le pensait quand il avait couché ces mots avec de l'encre dans sa lettre à Sally et il le pensait d'autant plus maintenant. Sa venue pour trouver une alternative où quelque chose à sauver chez la personne qu'il avait connue n'étaient qu'une illusion destinée à l'échec. Dès l'instant où les gardes s'étaient saisis d'Adam de la Halle pour l'emprisonner, le ménestrel était condamné. Triste Sire le réalisait maintenant. Songer le contraire trahissait une naïveté qui ne lui correspondait pourtant plus, une preuve que Charivari avait raison de croire que Damien n'avait pas totalement disparu en lui. Cela n'avait plus d'importance. Ce qui restait de jeune homme qu'il avait un jour été avant allait mourrir en même temps que le musicien.

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MessageSujet: Re: It's plain to see evil inside of me is on the rise   Ven 11 Oct - 20:41
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Triste Sire & Charivari

Mais des drames, il y en a surtout ici à Nottingham





Voila, la magie avait disparue aussi vite qu’elle était arrivée. La chanson était à présent finie et comme à chaque fois que ça se produisait, Charivari se sentait : comme sortant d’un doux rêve. Certes, il avait conscience d’avoir chanté et jouer de son instrument, il se rappelait même du texte de sa chanson, mais quand à en comprendre le sens profond, ou expliquer pourquoi il avait prononcé tel ou tel parole, autant demander son chemin à un chimpanzé.
Toutefois, il en tirait une grande fierté. Et il était encore plus heureux quand les villageois ne le pourchassaient pas pour le lyncher.
Cette fois ci, le publique semblait avoir apprécié, tout du moins, la jeune dame, car Damien faisait preuve de retenue. Sans doute son ami lui témoignait  son soutien en tant qu’artiste connaissant les affres de la gloire. Ne voulant pas voir son confrère se reposer sur ses lauriers, victime de son succès, il poussait son ami musicien à se dépasser en lui témoignant un intérêt mitigé certes, mais néanmoins encourageant.

Ha, c’était quand même un véritable ami, se dit le ménestrel.

- Je n'avais jamais eu l'honneur de vous entendre, vous êtes doués pour capter la porter des mots.

Charivari lui répondit par un sourire.
Le ménestrel, comme tout artiste qui se respecte aimait les compliments fait sur son travail. Néanmoins, la marque des grands hommes était sans nul doute et avant tout : la modestie.
Il se dit, qu’il devrait essayer lui aussi à l’occasion. Néanmoins il feint un air gêné fort convainquant.  Il n’avait pas toute les qualités d’un grand homme, mais il faisait bien semblant.
Cela devait représenter, chez charivari, son plus grand point faible, enfin, s’il fallait en choisir un parmi une liste qui donnerait des vertiges aux moines copiste les plus chevronnés.

- Il faudrait m'apprendre à la faire, ma grand-mère estimait qu'il était important pour toute princesse de chanter, un tuteur m'as aidée dans cet art, mais je ne serais écrire de moi-même, m'aideriez-vous à en composer une ?

Charivari était embarrassé. Certes, on voyait souvent de grands artistes prendre un ou plusieurs élèves afin de transmettre leur art à la génération à venir. Charivari était une grand artiste, mais surtout, c’était un artiste de grand chemin, sans attache, sans frontière. He puis, « Important pour une princesse de chanter », « Un tuteur m’a aidée », ce n’était pas l’idée que le ménestrel se faisait d’un élève à qui légué son si précieux savoir. Où est la passion, où est l’amour de la musique  !???
NON !
On n’apprend pas la MUSIQUE ! C’est la musique qui vous prend ! On la vie, On l’épouse, On n’a de place que pour elle dans sa vie ! Pas le temps d’être heu… conseiller…  Bandit ou même princesse !

Les eaux la passion circulant à torrent dans chaque partie de l’être de charivari. Comment ne pas laisser libre court à cette ouragan qui bouillonnait en lui. Mais en face d’une jeune dame de bonne éducation, il fallait garder son sang froid. Et charivari était, certes, quelqu’un d’intense, mais cela ne voulait pas dire qu’il pouvait se conduire comme un malotru. Il parvient donc à dire :

- Hein !?! Mais je…

- Sa majesté ne pourra refuser si je lui demande comme cadeau de mariage, feriez-vous cette demande pour moi Conseiller ?


"Vous sous-estimez la rancune de votre oncle, Princesse, pour croire qu'il accepterait pareille demande. Libre à vous tenter de votre chance mais, en ce qui me concerne, je pense que le seul cadeau que mérite ce musicien est une corde autour de son cou. Et c'est cela que je dirais au prince."

Encore une fois, Son ami avait su le tirer d’un mauvais pas.
Charivari était impressionné de la vitesse à la quelle Damien avait compris sa situation ainsi que l’énergie qu’il avait mis dans ses propos. Le musicien ne put s’empêcher de se dire qu’ils étaient vraiment sur la même longueur d’onde tous les deux.
Grâce à son ami, le ménestrel eu plus facile à dire :

- Je suis malheureusement d’accord avec D… d… déception… Oui ! Je suis déçu, enfin,  au regret de décliner votre offre. Mais notre ami ici présent à raison, je ne peux pas vous donner cours !

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MessageSujet: Re: It's plain to see evil inside of me is on the rise   Lun 14 Oct - 19:02
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Mais des drames, il y en a surtout ici à Nottingham




Elle avait beau être intelligente, il lui semblait que tous les plans pour sauver le troubadour ne fonctionnerait pas. En même temps, ce n'était pas certain qu'il comprenne la situation, le prisonnier était étrange, beaucoup le qualifieraient de fou de faire face ainsi à une mort certaine, mais savait-il qu'il n'allait surement pas s'en sortir, qu'une corde l'attendrait dans les jours à venir. Plus de musique, ni de chanson, non son seul cadeau pour une tirade véridique sur le prince serait la mort.

Après l'avoir entendu chanter, une idée lui était venue pour pouvoir rentrer dans son monde, il aimait musique et ne parlait surement qu'à travers elle, cela sera donc ainsi qu'elle pourrait l'atteindre. Elle avait deux buts le sauver et récolter des informations sur Triste Sire, oui elle n'oubliait pas ses paroles avant qu'elle ne rentre dans la cellule, il avait peur qu'on découvre certains sujets sur lui, mais lesquelles ? Charivari pourrait lui apporter les réponses qu'elle avait toujours attendues, un moyen qui pourrait éloigner le vif serpent de sa famille à jamais.

Demandant un chanteur, s'il pouvait l'aider à composer une chanson pour son mariage, au moment où il allait lui répondre, elle s'était finalement retourné vers le conseiller pour lui proposer son plan, elle avait bien remarqué que ces deux personnes se connaissaient, Alors, pourquoi n'irait-il pas demander à Jean d'engager le troubadour pour le mariage ?

"Vous sous-estimez la rancune de votre oncle, Princesse, pour croire qu'il accepterait pareille demande. Libre à vous tenter de votre chance mais, en ce qui me concerne, je pense que le seul cadeau que mérite ce musicien est une corde autour de son cou. Et c'est cela que je dirais au prince."

Marianne le foudroya du regard, non ce crime ne méritait pas la corde, ni d'être enfermé dans un cachot d'ailleurs, pourquoi voulait-il le voir mort ? Qu'est-ce que savait cet homme de compromettant sur lui ? Et surtout pourquoi avoir peur d'une telle personne qui semblait être une carapace vide de tout bon sens ? Mais le plus surprenant serait la réaction du musicien, la princesse ne savait plus quoi penser.

- Je suis malheureusement d’accord avec D… d… déception… Oui ! Je suis déçu, enfin,  au regret de décliner votre offre. Mais notre ami ici présent à raison, je ne peux pas vous donner cours !

Notre ami ! Déjà ce n'était pas le sien, mais une preuve qu'il était surement un du troubadour, elle se fichait un peu que son plan ne se soit pas déroulé comme elle l'avait pensé, non elle venait d'avoir l'affirmation qu'ils se connaissaient et le pire de tout est-ce qu'il approuvait aussi pour la corde ? Ne voulant surtout pas faire remarquer qu'elle avait compris leurs relations, elle préféra dire d'un ton ironique.

- Et j'imagine qu'il a aussi raison au sujet de dire au prince de vous pendre !

Un homme qui ne se battait pas pour sa propre survie, cela sonnait totalement faux. Est-ce que Triste Sire avait prévu de le faire s'échapper ? Non, si Jean le découvrait, il perdrait tout, ce n'était pas un homme à risquer son dur labeur pour une seule personne. Le conseiller avait les mains recouvertes de sang d'innocent, rien que part ses plans tordus, alors ajouter un de plus ne devrait pas le chagriner, cet homme n'avait pas d'âme.

- Au moins manger le repas que je vous ai apporté pour que je puisse ramener le plateau à ma chambre ni vu ni connu !

Oui, si elle ne pouvait pas l'aider à sortir d'ici, au moins qu'il est un bon dernier repas, un repas digne d'un roi, vu qu'à la base les servantes l'avaient préparé pour elle... Il fallait qu'elle trouve un moyen d'éloigner Triste sire, voire si sans la présence du conseiller, le troubadour se montre plus conciliant, même si elle en doutait fortement. Comme son oncle, il l'avait sous son influence. Il ne lui fallut pas longtemps pour trouver un élément qui intéresserait le conseiller, elle avait obtenu cette information du Prince avant de monter dans la tour. Il lui avait dit qu'il devait voir cela qu'avec Guy, elle ne savait pas du tout de quoi il en retournerait, surement à propos du mariage, la faire revenir à temps ou alors un problème dans sa recherche d'or. Quelle idée ? Si cette terre avait bien tout l'or qui faisait pétillait les yeux des seigneurs, cela ferait longtemps qu'un autre royaume soit partit à sa conquête.

- Vous n'avez plus qu'à faire votre rapport à Jean, enfin pas pour le moment il est en réunion avec le shérif, une affaire urgente à propos sur Lady Radcliffe, étrange qu'il convoque Guy et non vous... En même temps c'est censé, il va devenir son beau-frère. Vous n'avez plus qu'à attendre avec moi et le troubadour..Se tournant vers lui. Allez il faut manger !
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MessageSujet: Re: It's plain to see evil inside of me is on the rise   Mar 22 Oct - 11:36
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Mais des drames, il y en a surtout ici à Nottingham




Pour la première fois, Triste Sire se sentait restreint dans ses décisions. En fait, il ne comprenait pas d'où lui venait cette hésitation. La situation était pourtant limpide : le musicien devait mourir. Toute tentative de la part du conseiller pour le sauver se retournerait rapidement contre lui. S'il essayait de fomenter une évasion et qu'on découvrait son application dans cette affaire, il risquerait de tout perdre. Risquer de perdre tout se pour quoi il avait travaillé durant des années parce qu'il aurait voulu sauver un ancien ami ? Ce serait ridicule !
Le don du musicien lié au pacte magique pouvait être utile mais il était trop aléatoire pour en faire un argument à la survie de Charivari. Après un dernier regard vers celui qui fut un temps son ami, le conseiller annonça la décision de pendre le ménestrel.

En exprimant cette pensée à voix haute, le conseiller se doutait bien qu'un seul de ses interlocuteurs en comprendrait la portée. La réaction de Marianne ne tarda pas puisqu'elle le foudroya du regard. Par contre, si Triste Sire s'était attendu à ce que les conséquences tragiques de sa décision demeurent incomprises par Adam, il ne s'attendait certainement pas à recevoir l'approbation de ce dernier. Sa bêtise n'avait-elle donc pas de limite ?

- Je suis malheureusement d’accord avec D… d… déception… Oui ! Je suis déçu, enfin,  au regret de décliner votre offre. Mais notre ami ici présent à raison, je ne peux pas vous donner cours !

Le conseiller se permit de lancer un sourire narquois à la princesse qui aurait très bien pu signifier : Vous voyez, il est d'accord. Cette réaction lui permettait de camoufler la tension qu'il avait éprouvé lorsque la langue du prisonnier avait failli révéler son véritable nom. Il s'était rattrapé à temps mais Triste Sire n'avait aucune garantie que ce serait toujours le cas. Surtout quand certains de ses ennemis avaient des méthodes beaucoup plus rudes qu'espérer tirer les vers du nez au prisonnier avec de simples mots comme essayait de le faire Marianne. Si, par exemple, lady Radcliffe revenait de son expédition et apprenait l'existence du musicien... La torture avait ce don de pouvoir délier même les langues les plus stupides. Dans ce cas, n'était-ce pas de la charité de vouloir offrir à son ancien ami une mort rapide et sans douleur ? Le conseiller se rangeait de plus en plus à cette sage décision.

- Et j'imagine qu'il a aussi raison au sujet de dire au prince de vous pendre !

De l'ironie à présent ! La déclaration du ménestrel devait avoir énervé ou du moins déstabilisé Marianne pour qu'elle en vienne à utiliser cette carte. Le conseiller ne s'en inquiéta pas, ce genre de subtilité passerait certainement au-dessus de la tête vide du troubadour. Cependant, l'acharnement de la lady à vouloir faire réaliser sa situation au futur condamné soulevait indirectement une autre interrogation. Peut-être n'avait-il pas à demander de l'aide à son ennemie. Elle où le hors-la-loi qu'elle aidait ne laisserait pas un innocent se faire pendre, n'est-ce pas ? Ainsi il pouvait faire taire ces éventuelles inquiétudes au sujet de la mort imminente du musicien. Cette pensée, bien que rassurante, était aussi perturbante. Ne venait-il pas de décider qu'Adam lui serait plus utile mort que vif ? Alors pourquoi réfléchissait-il encore à un moyen de le sauver ? Cela n'avait aucun sens et l'agaçait bien qu'il se fît un devoir de ne rien en laisser paraître. Dans tous les cas, une chose était certaine : Charivari devait quitter Nottingham. Que ce soi les pieds devant ou libre comme l'air n'était qu'un détail sans importance.

- Au moins manger le repas que je vous ai apporté pour que je puisse ramener le plateau à ma chambre ni vu ni connu !

"Inutile de sustenter à l'excès notre prisonnier, princesse." Commenta-t-il avec un demi-sourire amusé. "Il ne s'agit pas de son dernier repas." Il marqua une pause avec de souligner un détail de sa phrase. "Pas encore."

Maintenant que sa décision était prise, il devait partir au plus vite. Laissez le prisonnier seul avec la princesse comportait un risque. Mais un risque bien moindre que si sa présence venait à provoquer une nouvelle inspiration du musicien. Contre toute attention, l'excuse pour son départ lui fut fournie par son ennemie.

- Vous n'avez plus qu'à faire votre rapport à Jean, enfin pas pour le moment il est en réunion avec le shérif, une affaire urgente à propos sur Lady Radcliffe, étrange qu'il convoque Guy et non vous... En même temps c'est censé, il va devenir son beau-frère. Vous n'avez plus qu'à attendre avec moi et le troubadour...

Bien joué. La princesse savait que toutes les informations ayant un rapport avec lady Radcliffe l'intéressaient et que le fait d'être tenu à l'écart d'une réunion piquerait forcément sa curiosité. Si l'information était vraie, elle ne manquerait pas de susciter son intérêt.

"Cela aurait été avec plaisir, lady Marianne." Commença-t-il avec un faux sourire poli. Au moins, avec une interlocutrice comme la princesse, il savait quels mots utilisés pour lui faire croire qu'il rentrait dans son jeu. "Mais hélas, je vais devoir décliner votre proposition. Votre future union avec le shérif demande beaucoup de préparatifs et je dois m'entretenir avec lady Prudence pour les derniers détails."

Une manière de rappeler à Marianne que le mariage approchait à grands pas. Même si la précédente chanson récitée par le ménestrel faisait planer une ombre invisible sur ce futur événement. D'ailleurs, par sécurité, peut-être devrait-il demander à Clopin les rumeurs qui circulaient sur une menace qui pourrait correspondre aux paroles du troubadour.

"Je vous laisse donc en compagnie du prisonnier." Annonça-t-il en reportant enfin son attention vers le troubadour. "Il sera pendu après le mariage."

À croire la détermination qui transparaissait dans la dernière affirmation du conseiller, le sort du musicien ne dépendait que de son bon vouloir et non de celle du seigneur qu'il servait. Après une révérence à la lady, le conseiller quitta finalement les lieux. Triste Sire souhaitait bien du plaisir à Marianne si cette dernière espérait encore pouvoir soutirer la moindre information sensée au musicien.
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MessageSujet: Re: It's plain to see evil inside of me is on the rise   Ven 22 Nov - 20:25
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- Et j'imagine qu'il a aussi raison au sujet de dire au prince de vous pendre !

Charivari devait jouer le jeu jusqu’au bout, il savait bien que Damien n’avait dit ça que pour le tirer d’un mauvais pas ! A présent c’était son tour, néanmoins, mentir, joue la comédie ou tout autre activité qui requerrait chez l’homme un minimum d’activité cérébrale, était un peu compliqué pour le musicien compte-tenu de la platitude de l’encéphalogramme de ce dernier. Et la réponse fut, elle aussi, assez plate, ainsi que sont expression :

- Bin heeeeeeeeeeu…

- Au moins manger le repas que je vous ai apporté pour que je puisse ramener le plateau à ma chambre ni vu ni connu !

C’est vrai qu’entre les discutions et les improvisations musicales, il n’avait pas eu le temps de finir son repas. Pourtant il avait faim et le met était vraiment succulent. Toutefois le ménestrel n’avait pas l’habitude qu’on le regarde manger, surtout quand il était le seul à se nourrir. Ce qui se traduisait par un vrai jeu d’esquive qui consistait à prendre une bouchée et l’avaler quand ses interlocuteurs ne le regardaient pas, la difficulté étant de faire semblant de ne rien avoir au bout de sa fourchette ni en bouche quand, soudain, on se retournait vers lui.

"Inutile de sustenter à l'excès notre prisonnier, princesse. Il ne s'agit pas de son dernier repas…. Pas encore."

Décidément, son ami était vraiment doué, quel sens du dramatique, et de la tragédie. Il était vraiment convainquant !

- Vous n'avez plus qu'à faire votre rapport à Jean, enfin pas pour le moment il est en réunion avec le shérif, une affaire urgente à propos sur Lady Radcliffe, étrange qu'il convoque Guy et non vous... En même temps c'est censé, il va devenir son beau-frère. Vous n'avez plus qu'à attendre avec moi et le troubadour.

- Ménestrel ! dit Charivari en brandissant sa fourchette.

Le mot avait jaillit de sa bouche presque malgré lui.
Dans l’ensemble, Ménestrel et troubadour, c’était globalement pareille. La seule différence était d’ordre géographique. On disait ménestrel pour les régions de langues d’oil et, troubadour pour les régions de langues d’oc. La science et l’histoire des arts de la musique n’avait aucun secret pour le musicien, ce qui le rendait particulièrement tatillon sur certain sujet… en fait, sur tous les sujet qui touchaient de prés ou de loin à la musique ! Bref, on appelait un chat, un « chat » et Charivari tenait à son statut de ménestrel.

- Allez il faut manger !
Dit Marianne en se retournant vers le ménestrel qui se dépêchait de cacher sa fourchette et d’avaler se qu’il avait en bouche l’air innocent.

"Cela aurait été avec plaisir, lady Marianne, mais hélas, je vais devoir décliner votre proposition. Votre future union avec le shérif demande beaucoup de préparatifs et je dois m'entretenir avec lady Prudence pour les derniers détails."

Il était consciencieux. Il devait beaucoup apprécier la princesse pour consacrer autant d’énergie au préparatif de son mariage.

"Je vous laisse donc en compagnie du prisonnier. Il sera pendu après le mariage."

- Ben Salut, c’était sympa ! On se revoit après le mariage ! Dit Charivari avec un grand sourire !

Et bizarrement, il avait hâte de revoir son ami.
On pouvait se demander comment un individu tel que Charivari avait put survivre aussi longtemps. Même si son obsession de la musique le rendait complètement  inconscient du danger en général, il ne vivait pas existence particulièrement risquée. Allant de ville en ville, de place de village en place de village, d’auberges en tavernes, les rares personnes belliqueuses, voleur et brigands qu’il avait croisés au fil de ses aventures, finissait généralement par le bâillonner et l’attacher à un arbre sans lui faire plus de mal.

A présent que le conseillé était partit, il se tourna vers la jeune dame et ne sachant trop quoi dire, déclara :

- Heu… Alors comme ça, vous allez vous marier !?!

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MessageSujet: Re: It's plain to see evil inside of me is on the rise   Dim 24 Nov - 13:41
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Mais des drames, il y en a surtout ici à Nottingham




Les règles du jeu étaient simples, il y avait toujours un gagnant et un perdant. Lequel entre Marianne et Triste gagnerait cette partie ? Pour l'instant, le conseiller du roi l'emportait aux les mains et de toutes les manières possibles la vraie perdante ne serait jamais la princesse, mais bien le troubadour qui ne semblait pas du tout choquer d'être pendu. Soit, il pensait tout de même s'en sortir ou alors il était simplement idiot. Pour le moment, le dernier point l'emportait sur c'est autre théorie, le musicien semblait ne pas comprendre la situation dans laquelle il se trouvait. Alors, comment pouvait-elle le sauver ? La princesse avait besoin de son aide, il fallait qu'il ouvre les yeux sur les risques qu'il courait.

Le terme ami qu'il avait employé pour parler de Triste Sire, la persuadait d'une chose, ils se connaissaient et le prisonnier avait des informations à son sujet, des informations que le conseiller ne voulait pas voir divulguer. Était-ce ces connaissances en médecine ? Le fait qu'un jour il avait dû se soucier des autres ? Était-ce l'ancien Triste Sire qu'avait connu Charivari ? Tellement de questions dont elle aimerait obtenir des réponses, mais il fallait éloigner le conseiller pour qu'elle soit plus tranquille. C'est pourquoi après avoir dit au prisonnier de commencer à manger, elle parla de la réunion entre Jean et Guy. Lady Radcliffe avait toujours intéressé le conseiller, pour une raison qu'elle ignorait, mais pour une fois elle allait se servir de ce point-là pour le faire partir.

Elle avait ignoré les remarques du conseiller, ne se concentrant que sur son plan de l'éloigner de la cellule. Par contre, elle fut surprise de voir le prisonnier la contredire, oui il estimait être un ménestrel et non un troubadour. Dans son royaume, il était courant d'utiliser le terme Troubadour, lui non plus ne venait pas d'ici, comme le conseiller. C'était comme se rapprocher du but sans pouvoir le toucher, une sensation bien désagréable.

"Cela aurait été avec plaisir, lady Marianne, mais hélas, je vais devoir décliner votre proposition. Votre future union avec le shérif demande beaucoup de préparatifs et je dois m'entretenir avec lady Prudence pour les derniers détails."

Le mariage, l'évènement qui faisait enflammer le coeur des dames de la cour, qui rêvait surement d'être à sa place. Lady prudence était la reine des préparations croyant préparer le mariage parfait qui allait plaire à la princesse, même elle, Marianne avait réussi à la duper. Feindre des sentiments pour le shérif n'était pas toujours facile, mais c'était le seul moyen de protéger son peuple. Puis elle aimait se dire qu'il y avait toujours pire que son futur mari, au moins d'une certaine façon il l'aimait et grâce à ses sentiments, il lui donnait toutes les informations dont elle avait besoin. Elle n'était pas fière de l'utiliser, mais en même temps n'était-ce pas lui qui tuait tous ses innocents et les réduisait à la misère ? Pourtant, pour elle le réel ennemi du royaume restait Triste sire, la tête pensante qui préparait toutes ses manigances pour un but qu'elle ignorait, ne voyant que le pouvoir.

"Je vous laisse donc en compagnie du prisonnier. Il sera pendu après le mariage."

- Ben Salut, c’était sympa ! On se revoit après le mariage !

Il lui souriait, trouvait la situation sympa, alors que Triste Sire venait tout de même de lui dire qu'il allait se faire pendre. Mais non, une fois de plus cela ne semblait pas atteindre le prisonnier, au moins il avait commencé à manger, c'est qu'il arrivait à comprendre certains mots. Une fois seul avec le troubadour, Marianne observa la prison qui l'entourait, il était tout de même bien loti.

- Heu… Alors comme ça, vous allez vous marier !?!


En voilà d'une surprise, Marianne qui ne savait toujours pas comment pouvoir dialoguer avec le prisonnier, ce fut lui qui offrit l'occasion. S'installant contre un mur, elle se laissa glisser au sol, loin de penser qu'elle pourrait salir sa robe comme toute princesse digne de ce nom. Tous les moindres détails qu'elle avait récoltés juste là, l'aidèrent à tenter une nouvelle approche.

- Oui, votre ami pense avoir trouvé la personne parfaite pour moi.

Elle espérait qu'au fil de leur discussion elle en serait plus sur son lien avec le conseiller. Il le fallait, non pour le détruire, mais seulement pour l'éloigner de son royaume. Lors d'une attaque dans la forêt, quelques mois auparavant elle avait appris qu'il possédait des connaissances en médecine. Depuis lors, elle s'était doutée qu'un jour il avait été bon et si Charivari voyait encore en lui, la personne qu'il avait connu et non celle qu'il était devenu.

- Nous savons tous les deux à quel point il aime aider les gens, c'est pourquoi je ne comprends pas qu'il ne vous aide pas à sortir d'ici.

Pour le moment, elle avançait dans le noir. Même si le troubadour juste là n'avait pas semblé comprendre sa situation, elle ne voulait pas le voir se retrancher dans le silence. Elle savait ce que c'était de vouloir protéger un ami, alors elle se décida de poser des questions sur lui.

- D'où venez-vous Ménestrel ? Qui vous a enseigné votre art ?
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MessageSujet: Re: It's plain to see evil inside of me is on the rise   Sam 11 Jan - 19:07
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Triste Sire & Charivari

Mais des drames, il y en a surtout ici à Nottingham




- Heu… Alors comme ça, vous allez vous marier !?!

- Oui, votre ami pense avoir trouvé la personne parfaite pour moi.

A l’évidence, outre son talent artistique et son gout pour les vêtements sombres et lugubre, il faisait aussi office d’entremetteur pour les jeunes filles qui n’arrivait pas à trouver d’époux.

Quel grand cœur il avait, se dit Charivari.

Et il cru bon de dire :

- Vous avez de la chance de l’avoir à vos côtés !

Le musicien fit un grand sourire plein d'empathie à la jeune femme.

- Nous savons tous les deux à quel point il aime aider les gens, c'est pourquoi je ne comprends pas qu'il ne vous aide pas à sortir d'ici.

- Ben, je lui ai rien demandé !

Charivari regardait Marianne avec des yeux tout ronds comme une bête curieuse. De toute évidence il ne comprenait pas où son interlocutrice voulait en venir, bien que ce ne soit nullement la faute de cette dernière.

- D'où venez-vous Ménestrel ? Qui vous a enseigné votre art ?

Des questions ! Il se devait de respecter la vie privée de son confrère et ami, mais rien ne l’empêchait de parler de lui-même. Néanmoins, on lui demandait rarement d’où il venait et c’est pourquoi, il lui fallut quelques instants afin de réfléchir par où il allait commencer son histoire. Son souvenir le plus ancien remontait à l’âge de ses quatre ans quand il découvrit le son que faisaient un objet métallique et une casserole quand on les fessait se rencontrer violemment. Par la suite il expérimenta d’autre son avec tout se qui lui passait entre les mains jusqu’au jour où il parvint à se procurer une mandoline. Il ne lui restait qu’une seule corde mais en entendant le doux tintement sonore qu’elle produisait il fut émerveillé. C’est ce jour qu’il décida de devenir MUSICIEN !

- Je viens d’une Région montagneuse voisine, je me rappelle plus le nom et j’ai appris à jouer tout seul !

Il marqua une pose et précisa.

- En fait, je jouais déjà très bien, mais le sorcier m’a rendu encore meilleur… heu… Enfin après que j’ai voyagé dans le chapeau et que j’ai échappé aux trolls !

Après un bref instant de réflexion toute personnel. Charivari senti qu’une explication s’imposait.

- Oui ! Heu… Les trolls ! Ceux de la forêt ! Qui m’avait attaché dans leur marmite et puis ils ont été cherché du bois et j’ai rencontre mes trois amis musiciens. On a fait fuir les bandits de la cabane, mais je m’ennuyais et je suis parti ! Il y avait se type bizarre avec son grand chapeau, il m’a fait rentrer dedans et j’ai pris la porte avec la citrouille. Mais ils n’aimaient pas ma musique là-bas, alors on à décidé de rentrer et c’est là que j’ai rencontré le sorcier. Je me suis retrouvé tout seul et j’ai voyagé dans tout le royaume pour faire entendre ma musique au gens. Les soldats sont venu et il m’ont amené ici et vous m’avez apporté à manger puis vous m’avez demandez d’où je venais et je vous et dit que je venais d’une région montagneuse que j’ai oublié le nom et que c’est le sorcier qui a amélioré ma musique après que les trolls soit partit cherché du bois et que j’ai rencontré trois amis musiciens. Mais comme je m’ennuyais dans la cabane…

Le pauvre ménestrel semblait pris dans une boucle infernale. Incapable de réaliser que ce qu’il disait n’avait pas de fin. Il était partit pour répéter son histoire jusqu’à la fin des temps, ou tout du moins jusqu'à se qu’il n’ait plus assez de salive pour articuler un mot !
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MessageSujet: Re: It's plain to see evil inside of me is on the rise   Dim 19 Jan - 23:04
It's plain to see evil inside of me is on the rise
Triste Sire & Charivari

Mais des drames, il y en a surtout ici à Nottingham




Marianne ne réalisait pas encore à quel point le ménestrel connaissait des secrets sur son ennemi. C'était seulement une sensation étrange qui parcourait son être, qui lui soufflait de devenir proche du prisonnier, que vu ce qu'elle avait entendu à son arrivée Triste sire s'inquiétait qu'il parle de tout ce qu'il savait d'où il venait et d'un certain pacte avec le sorcier. Marianne n'avait pas eu le temps de trop réfléchir sur le sujet, en fait elle s'était tout d'abord inquiéter du sort du prisonnier. Un homme qui ne semblait pas s'inquiéter de ce qui pouvait l'attendre, il éprouvait une réelle fierté d'être ami avec le conseiller. Comment ne pouvait-il pas réaliser qu'il était prêt à le faire tuer pour que ses secrets disparaissent avec lui ?

Elle était dans l'impossibilité de se montrer honnête envers lui, il ne comprendrait surement pas où elle voulait en venir. Non, le seul moyen était de lui faire croire qu'elle était proche de Triste Sire, étant même prête à prétendre qu'il était son ami, qu'elle ne voulait que son bien. Alors qu'en fait, elle espérait qu'une seule chose qu'il quitte son royaume. Tout d'abord, elle commença à le questionner sur lui, si sa vie était reliée à celle du conseiller, certainement qu'il lui donnerait quelques détails intéressants, puis elle ne voulait pas qu'il se retranche dans sa carapace si elle l'interrogeait directement sur leur soi-disant ami.

- Je viens d’une Région montagneuse voisine, je me rappelle plus le nom et j’ai appris à jouer tout seul !

D'accord, ça ne lui apprenait rien de plus, des régions montagneuses il y en avait dans beaucoup de royaume. Elle avait dû poser les mauvaises questions, du moins il semblait que Charivari soit en confiance, vu qu'après une légère pause il continua :

- En fait, je jouais déjà très bien, mais le sorcier m’a rendu encore meilleur… heu… Enfin après que j’ai voyagé dans le chapeau et que j’ai échappé aux trolls !

Le sorcier ? Parlait-il du ténébreux ? Cela faisait des années qu'il voulait obtenir un pacte avec la princesse, mais elle avait toujours refusé. La magie n'avait rien de fiable et elle pouvait obtenir ce qu'elle souhaitait le plus au monde sans en avoir recours. Il fallait croire que très peu pensaient comme elle, par contre son histoire de chapeau, elle n'arrivait pas à voir de quoi il parlait.

- Oui ! Heu… Les trolls ! Ceux de la forêt ! Qui m’avait attaché dans leur marmite et puis ils ont été cherché du bois et j’ai rencontre mes trois amis musiciens. On a fait fuir les bandits de la cabane, mais je m’ennuyais et je suis parti ! Il y avait se type bizarre avec son grand chapeau, il m’a fait rentrer dedans et j’ai pris la porte avec la citrouille. Mais ils n’aimaient pas ma musique là-bas, alors on à décidé de rentrer et c’est là que j’ai rencontré le sorcier. Je me suis retrouvé tout seul et j’ai voyagé dans tout le royaume pour faire entendre ma musique au gens. Les soldats sont venu et il m’ont amené ici et vous m’avez apporté à manger puis vous m’avez demandez d’où je venais et je vous et dit que je venais d’une région montagneuse que j’ai oublié le nom et que c’est le sorcier qui a amélioré ma musique après que les trolls soit partit cherché du bois et que j’ai rencontré trois amis musiciens. Mais comme je m’ennuyais dans la cabane…

Marianne, toujours adossé à son mur, écarquilla les yeus face à la tirade du musicien. Il fallait qu'elle en mémorise les moindres détails pour bien faire le rapprochement avec Triste Sire. Elle était persuadée qu'il avait joué dans l'histoire de prisonnier. Donc, elle l'écouta sans le couper, déjà vu le début il avait voyagé avec un chapeau, qui l'avait conduit à un endroit qui n'aimait pas sa musique et où il y avait des soldats. Ces termes pourraient correspondre à beaucoup de royaumes, mais la porte avec la citrouille ne lui disait rien du tout, il faudrait qu'elle se renseigne à ce sujet, était-ce le secret de Triste sire, cette porte ? Toute façon, ce qui l'avait le plus interpellé était leur lien avec le sorcier. Quand il avait parlé de celui-ci, Marianne s'était souvenue des mots de Triste sire quand elle était arrivée dans le couloir. Elle devait savoir ce qu'il en retournait, alors elle se décida de couper le prisonnier dans son histoire qui tournait en boucle.

- Vous avez fait un pacte avec un sorcier ! L'homme qui a une peau bizarre ? Dans les tons vert ?

Quelles bandes d'idiots ! Toutes personne saine d'esprit n'allait pas faire un pacte avec cet homme, encore vu le prisonnier cela ne l'étonnait pas de sa part, mais Triste Sire était intelligent, un homme comme lui n'aurait pas tout risqué pour de la magie. À moins que ça soit ce qui l'avait changé en cet homme méprisable. Elle avait toujours su qu'il ne venait pas de son royaume, mais ne connaissait-il pas la rumeur sur la magie ?

- C'est donc de cela que parlait Triste sire, vous avez tous les deux faits un pacte avec Rumpelstiltskin.

Ce n'était pas une question, mais une affirmation. Beaucoup de stratagème se mélangeait dans son esprit, puis très vite une façon d'opérer se façonna dans son esprit. Prenant un air très inquiet, elle se releva pour s'approcher du prisonnier et commença à tourner en rond dans la prison, sa grand-mère faisait souvent cela quand un sujet la tracassait.

- Le sorcier est dangereux, je pense que Triste Sire pourrait être en danger. Je sais qu'il vous fait confiance, que le sorcier vous a aidé à devenir meilleur musicien, mais vous ne trouvez pas étrange que Triste Sire semble vouloir cacher son ancienne vie ? C'est pour se cacher du sorcier. Arrêtant de bouger dans la cellule, elle se rapprocha de Charivari et se positionna à la hauteur de celui-ci, ne le quittant pas du regard. Je suis la princesse de ce château, je peux le protéger. Vous ne voulez pas qu'il souffre ?Alors, dites-moi ce qu'il s'est passé entre Triste Sire et le sorcier ?
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MessageSujet: Re: It's plain to see evil inside of me is on the rise   Ven 21 Fév - 18:42
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- Vous avez fait un pacte avec un sorcier ! L'homme qui a une peau bizarre ? Dans les tons vert ?

Vert ? Bizarre ? Pour ce qu’il s’en souvenait, Le ménestrel avait plutôt noté, chez le magicien, une teinte de peau tirant vers l’argenté avec une touche cuivrée. C’est vrai que ce n’était pas courant, mais ce n’était pas vert. Pour le reste, l’homme était certes un peu excentrique et théâtrale, ce qui du point de vue de charivari, n’était pas un défaut en soi. Mais, tout cela ne correspondait pas la conception que se faisait le ménestrel, du mot ‘’Bizarre’’.
Il faillait bien avouée que la seule existence de Charivari dans ce monde, donnait une dimension nouvelle à ce mot.

Il réfléchi quelques secondes et répondit :

- Bizarre ? Non ! En vérité, il était fort sympathique ! Peut être parlez vous d’un autre enchanteur !?

- C'est donc de cela que parlait Triste sire, vous avez tous les deux faits un pacte avec Rumpelstiltskin.

Encore une fois l’esprit sélectif du musicien n’enregistra pas ce qu’on lui disait. Non parce qu’il ne voulait pas écouter mais parce qu’il était tout simplement incapable de traiter plus d’une idée à la fois. Tout son attention se focalisa donc sur ce qu’il lui paraissait être le plus important : ‘’Rumpluspluskinne’’
Charivari avait déjà entendu ce nom ! Peut être parlaient-ils tous les deux de la même personne après tout. Mais où la jeune femme avait bien put croiser son bienfaiteur. Cela faisait longtemps que le musicien voulait remercier le magicien pour le cadeau qu’il lui avait fait. Peut être que, si Marianne le connaissait, aurait-il enfin l’occasion de lui faire passer un message.
Et, coupant presque la parole à son interlocutrice, il s’exclama avec enthousiasme :

- RUMPLUSPLUSKINNE !!!  Vous le connaissez !?! Où l’avez-vous rencontrez  ?? Il va bien ???
Ho ! Vous allez bientôt le revoir ? Vous pourriez lui passer un message pour moi !?


- Le sorcier est dangereux, je pense que Triste Sire pourrait être en danger. Je sais qu'il vous fait confiance, que le sorcier vous a aidé à devenir meilleur musicien, mais vous ne trouvez pas étrange que Triste Sire semble vouloir cacher son ancienne vie ? C'est pour se cacher du sorcier.
Arrêtant de bouger dans la cellule, elle se rapprocha de Charivari et se positionna à la hauteur de celui-ci, ne le quittant pas du regard. Je suis la princesse de ce château, je peux le protéger. Vous ne voulez pas qu'il souffre ? Alors, dites-moi ce qu'il s'est passé entre Triste Sire et le sorcier ?

Charivari était perplexe. Elle disait qu’elle voulait le protéger et qu’elle s’inquiétait pour lui.
Les propos de sa jeune amie cachaient quelque chose, Quelque chose d’évident en fait. Comment ne s’en était t-il pas rendu compte plus tôt ?! Les questions détournées, son intérêt pour Triste Sire et son passé, et même son arrivée à l’improviste alors qu’il se trouvait en compagnie de son ami.
La conclusion était simple : Marianne était amoureuse de Damien !!!
Un amour caché, obscurci par la perspective d’un mariage probablement sans amour.
En temps que ménestrel, Charivari se voyait naturellement comme un expert en relations amoureuses, et ce, même si lui même, n’avait jamais rencontré la femme de sa vie.
Il continua dons son raisonnement en notant que, pareillement, Triste Sire semblait très proche de Marianne. On voyait qu’il la connaissait bien et se préoccupait de ses faits et gestes. Il s’occupait, notamment, de son mariage, privilégiant certainement son devoir à ses sentiments, en homme professionnel et empreint d’abnégation qu’il était. Cela expliquait sans doute sa froideur vis-à-vis de la jeune femme et son air triste et sombre. Était-il seulement au courant que son amour était partagé ?
Le musicien voulait chanter son désarroi vis-à-vis de cette romance sans lendemain étouffée par les chaines des responsabilités. Et donner une chance à cet amour. Mais pas sans la présence de Damien.
En attendant, peut être pouvait-il ouvrir les yeux à cette jeune fille.

Le musicien pris un air compréhensif, il posa une main amicale sur l’épaule de la jeune femme et dit d’un ton plein de compassion :

- A mon avis, vous ne devriez pas avoir peur de lui faire part de vos sentiments. Parlez lui, je suis sur qu’il vous écoutera. Il n’est pas aussi froid et renfermé qu’il veut bien le laisser croire.

Il termina en lui faisant un sourire qui se voulait rassurant.

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MessageSujet: Re: It's plain to see evil inside of me is on the rise   Ven 28 Fév - 23:01
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Mais des drames, il y en a surtout ici à Nottingham




Prendre son temps était surement la clé pour comprendre l'individu qui se trouvait près d'elle. Cet homme était déjà incapable de saisir qu'il allait bientôt mourir, mais surtout il ne semblait pas avoir la capacité requise pour avoir une discussion normale. Elle allait devoir se servir de sa ruse pour obtenir des informations de Triste Sire, usant de plusieurs stratagèmes qui ne furent pas glorieux, elle décida d'utiliser une dernière carte, se faire passer pour une amie qui s'inquiétait du conseiller, ce qu'il faut avouer était totalement fausse. Tout ce qu'elle souhaitait était de découvrir ses cachotteries et savoir s'il y avait un moyen de lui faire quitter son royaume, Marianne ne voulait pas sa mort, elle ne l'avait jamais voulu, mais sa simple présence menaçait son peuple.

Durant la tirade du ménestrel, elle apprit quelques détails croustillant, une porte avec une citrouille, une histoire avec un sorcier, un lieu où on n'aimait pas la musique du prisonnier. La certitude que ce récit avait pu être vécu pour le conseiller ne la quittait pas, s'il s'était intéressé au musicien, il y avait une raison surtout de leur échange avait qu'elle rentre dans la cellule. Elle vint très vite à s'interroger sur le sorcier dont il avait parlé, pour elle, il ne pouvait s'agir que du ténébreux et lui demanda si l'homme avait qui il avait fait un pacte avec une peau bizarre. De suite, il lui affirma que c'était une personne fort sympathique lui demandant même si elle ne s'était pas trompée d'enchanteur, sauf que Marianne n'entendit pas sa question, pensant à haute voix, elle affirma qu'ils avaient fait un pacte avec Rumpelstilskin.

Couper par enthousiasme du ménestrel, elle fut étonnée de le voir si avide d'avoir des nouvelles du sorcier. Au moins, elle ne s'était pas trompée, il s'agissait bien de lui, comment une personne pouvait-elle l'idolâtrer à ce point ? Marianne n'avait pas envie de lui parler de leur première rencontre, ni du fait que le sorcier cherchait encore et toujours un moyen de faire un pacte avec elle. La princesse avait refusé toutes ses propositions, elle ne lui faisait pas confiance et savait qu'il y avait toujours un prix à payer, toute personne intelligente éviterait de fréquenter ce genre d'individu et surtout de se fier à lui.

Finalement, elle rentra dans le rôle de la princesse qui s'inquiétait du sort de triste sire. Il était vrai que le sorcier était dangereux, d'une façon ou d'une autre le conseiller avait misé sur la mauvaise carte, mais elle se devait de découvrir de quoi il en retournait. S'approchant de lui, elle s'installa à sa hauteur et lui posa quelques questions sur la relation du ténébreux et du conseiller. Voyant son air pensif, Marianne doutait une nouvelle fois qu'il allait lui répondre, surtout quand il vint poser sa main sur son épaule pour annoncer :

- A mon avis, vous ne devriez pas avoir peur de lui faire part de vos sentiments. Parlez lui, je suis sur qu’il vous écoutera. Il n’est pas aussi froid et renfermé qu’il veut bien le laisser croire.

Sans pouvoir se retenir, elle éclata de rire. Impensable, elle amoureuse de Triste Sire, elle ne savait pas si elle était bonne actrice ou alors si Charivari réalisait vraiment ce qui se passait autour du lui. Du moins rire lui faisait le plus grand bien, cela faisait si longtemps qu'elle n'en avait pas eu l'occasion. Après quelques minutes, elle arriva enfin à se calmer, quelques larmes de joie avaient coulé sur ses joues, il était temps qu'elle soit sincère avec le prisonnier tout en sachant qu'il ne comprendrait surement pas ce qu'elle allait lui expliquer.

- J'aurais pu vous dire que je l'aimais pour obtenir des informations, mais vous m'avez déjà beaucoup renseigné et je vous en remercie.

Oui, elle avait beaucoup trop joué avec lui, puis le coup de son amour pour le conseiller prouvait qu'elle avait été trop loin, il était temps qu'elle se contente de ce qu'elle avait obtenu, ce qui était déjà un grand pas vers les secrets de Triste Sire, elle en avait la certitude. Se relevant, elle replaça correctement sa robe et avança vers la porte sans reprendre le plateau.

- Même si vous ne sembliez pas comprendre ce qui se passe, je ferais tout pour vous éviter la corde.

Son visage état plus que sérieux, redevenu la princesse que tout le monde croisait dans les couloirs, oui, elle ferait tout pour le sauver pour lui et contre triste sire. Sortant de la cellule, elle retourna à sa chambre tout sourire en repensant à ce que lui avait dit Charivari.
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