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L'histoire se déroule en Octobre 2013.

« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


Charming ೨ Henry ೨ Ruby ೨ August

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 « To die will be awfully big adventure…» [Sur invitation !]

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MessageSujet: « To die will be awfully big adventure…» [Sur invitation !]   Dim 17 Fév - 20:22





Team Neverland




Le vent se levait doucement... Les arbres agitaient leurs branches frileuses avec paresse, la brise apporta l’odeur de bivouac du camp des indiens, caressa le visage endormit d’un enfant perdu, chatouilla les ailes délicates des fées avant de faire tomber le caillou dans les profondeurs de la lagune des sirènes. Bref, le Pays Imaginaire s’éveillait peu à peu, les rayons timides du soleil matinal étaient encore trop faibles pour venir à bout de la brume qui s’était installée durant la nuit. Sur les eaux entourant l’île magique, il y avait un bruissement à peine audible suivit du craquement sinistre du bois et pour finir, la silhouette sombre d’un imposant navire qui voguait en gonflant ses voiles de ce même vent qui avait déjà parcouru tant de chemin… Sur le pont du Jolly Roger, l’agitation régnait déjà. Les hommes s’activaient à préparer le petit déjeuner et à aiguiser leurs lames, d’autres jouaient aux cartes ou comptaient –pour ceux qui savaient le faire- les piécettes en or de leur dernier butin. Cependant, nul n’était plus agité que le Capitaine Crochet qui faisait les cent pas dans sa cabine. Le cendrier posé sur son bureau était plein de mégots de cigares, certains encore fumants. James n’avait pu trouver le sommeil tant son impatience était grande, un peu comme un enfant qui attendait le matin de Noël et qui refusait le confort de son lit pour ne rien rater. Du bout de ses bottes, le pirate écartait l’une des nombreuses boules de papier fripées qui jonchait le sol. Sur son bureau en chêne s’empilaient cartes, schémas et modèles de piège, mais pratiquement chacune des feuilles étaient sauvagement raturées ou tachées d’encre. La pièce était ensevelie sous les documents comme si le cyclone Crochet avait étalé toute sa haine pour Peter Pan le long des murs...

Quelques temps auparavant, le pirate avait eu une idée lumineuse, que dis-je, époustouflante, pour piéger son ennemi de toujours et sa bande de joyeux lurons ! Tous étaient simplement parfaits ! Voilà des jours et des nuits que le capitaine se remémorait tout son plan en détails, les divers scénarios possibles, les meilleures endroits stratégiques et maintenant, tous s’enchainaient à merveille le plus naturellement du monde ! Il ressassait constamment la mise en scène de la veille dans sa tête, cette comédie qui avait si bien fonctionné… Soudain, il entendit le plancher de la cabine grincer doucement et se retourna sans frayeur. Son Trésor venait apparemment de se réveillée et écartant le rideau qui séparait le bureau de la chambre, elle le regardait en se demandant probablement ce qu’il faisait déjà debout à cette heure. Avec le temps, la présence de sa prisonnière dans sa cabine n’était plus un aussi grand fardeau qu’au début et même s’il ne lui avait rien dit sur le mauvais coup qu’il préparait, elle n’était pas assez idiote pour ne rien remarquer de l’attitude étrange du pirate. Mais malgré tout, si elle auvait fouillé dans les montagnes de papier dans la pièce, c’était si confus que la demoiselle n’aurait probablement pas saisi grand-chose. D’ailleurs, le plan n’était clair pour personne excepté James lui-même et peut-être la sirène blonde à qui il avait demandé de l’aide. Le capitaine sourit à la princesse captive en guise de bienvenue.

« Bien dormit ? » lui demanda-t-il avec une gentillesse si inhabituelle.

Crochet se sentait tout léger, la vie était belle ! Et la joie sur le visage du briguant des mers avait quelque chose d’inquiétant, telle une promesse de vengeance sur le point de s’accomplir. Mais toute cette haine ne concernait aucunement sa belle compagne de chambre vers laquelle il s’avança en sifflotant un air gaie. Sa bonne humeur se devait d’être contagieuse et attrapant la jeune femme par la taille avec sa main valide, le pirate lui fit faire quelques pas de valse avec lui. Sa main délicate se posa sur le poignet de Crochet, juste avant que le membre de métal acéré ne débute, où le pirate pouvait encore sentir l’effleurement de la chaleur humaine. James la fit tourner en riant. Aussi étonnant que cela puisse paraître, ils s’étaient créés entre les deux un accord invisible avec le temps, celui de ne plus ouvrir de blessures et agir le plus naturellement du monde. Ô la paix ne durait pas toujours ! Que ce soit à cause du simple fait que la princesse restait malgré tout une prisonnière ou que le pirate n’était pas un gentleman en tout temps. Par quel miracle ils avaient appris à vivre ensemble, restait un mystère. Comme une danse qui s’improvisait, mais qui se précisait de plus en plus avec les moments passés ensemble... Crochet marmonnait une vieille chanson entendu dans son enfance au rythme de leurs pas. Son étreinte autour de sa cavalière était douce, au moins, les violences physiques dont elle avait été victime voyaient leurs traces disparaître. Il la détaillait un moment dans ses vêtements d’homme beaucoup trop grands en se disant qu’elle avait bien meilleure mine avec les tâches de sang en moins. Son expression à peine réveillée avait aussi un petit quelque chose d’adorable avec ses lèvres pâles et ses yeux profonds…Oh oui c’est vrai ! Il fallait tuer Peter Pan.

« Habille toi chaudement mon Trésor, nous sortons prendre l’air ! » dit-il en la lâchant subitement. « MOUCHE ! »

Le capitaine attrapa son manteau rouge avant de l’enfiler ainsi que son immense chapeau à plume. Ses armes étaient déjà à sa ceinture depuis des heures, car sa main le déménageait de les dégainer depuis que son plan était en cours... Il lui avait été si facile de rassembler ses hommes sur le pont la veille alors que son Trésor était enfermée sous clé dans la cabine, d’attendre que la vigie lui annonce l’approche du farfadet en collant pour sortir de la poche de son habit un parchemin roulé, puis de l’agiter bien haut. De sa voix puissante, James avait proclamé à son équipage qu’il y avait un trésor au Neverland qu’ils n’avaient pas encore découvert et qu’ils partaient à l’aventure une fois de plus ! Son équipage n’étant pas du tout au courant de la manœuvre, ils crièrent leur joie comme les bons hommes de Cro-Magnon qu’ils étaient assez fort pour attirer l’attention de Peter Pan. La suite était tellement évidente, quoique plus rapide qu’il ne l’aurait pensé, car en un clin d’œil, la carte dessinée par ses propres soins ne se trouvait plus dans sa main. Le rire du chef des enfants perdu résonnait dans l’air et le capitaine, feignait la colère, agitait son membre en métal tout en criant des insultes au gamin. Ses hommes vidèrent leur chargeur, mais s’était inutile, Peter Pan s’était à nouveau volatilisé… James ricana tout bas lorsque Mouche vient apporter de quoi manger dans la cabine pour lui et sa compagne avant de repartir en silence. Après tout, le capitaine ne lui demandait plus rien ou presque ces derniers jours, la confiance étant très bancale entre les deux. D’ailleurs, lui et quelques-uns de ses hommes resteraient derrière pour surveiller le bateau. Du coup, la princesse allait l’accompagner, histoire de la garder à l’œil et d’éviter une évasion de plus. Il déjeuna en sa compagnie, mais le pirate s’obstina à ne rien vouloir dévoiler de son plan diabolique. Le temps passait lorsqu’enfin on vient frapper à sa porte, mais personne n’entra. Le signal était donné. Le capitaine sorti brusquement de sa cabine, entraînant la prisonnière avec lui et monta sur le pont. Ses hommes s’approchèrent de lui pour entendre ses directives.

« Cacher le bateau dans la crique, nous ferons le reste du chemin à pied. »

L’effet de surprise serait gâché s’il avait à s’approcher de la lagune avec The Jolly Roger. D’ailleurs, vue la multitude de rochers sur lesquels les sirènes aimaient bien faire potiche en faisant les yeux doux à Peter Pan, autan éviter de s’en approcher avec le navire. Le pirate prit la longue vu que lui tendait un matelot et la déplia avant de la diriger vers la plage où le navire allait accoster d’ici quelques minutes. Regardant au travers, le pirate aperçu la silhouette mi- poisson, mi- femme de la belle sirène Hazel qui l’attendait en lui faisait des grands signes de la main. Sa présence n’indiquait qu’une chose : Peter Pan s’était mis en route vers la lagune…

« Au fait, aujourd’hui mon Trésor, je t’invite à garder le silence lorsque nous serons à terre… Un silence de mort je dirais même. » Renchérit-il avec un rire sadique, digne du grand méchant de l’histoire qu’il était.

Il replia brutalement la longue vu et la mis dans la poche intérieure de son manteau. Non décidément, rien ne pouvait entacher sa bonne humeur, après tout, rien de mieux pour le moral qu’un joli assassinant prémédité avant le petit déjeuner ! Cependant, Crochet n’était pas dupe, il savait que rien n’était encore gagné. Crochet hurla des ordres à ses membres d’équipage qui s’empressèrent de fermer les voiles du trois mats et de s’armer jusqu’aux dents. Hook avait décidé deux choses importantes : les pirates allaient poser pied sur le sable du Neverland et aujourd’hui, ce serait une très bonne journée...

« À nous deux, Peter Pan. »


Spoiler:
 

« La vengeance est une justice sauvage... »

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MessageSujet: Re: « To die will be awfully big adventure…» [Sur invitation !]   Lun 18 Fév - 20:53



To die will be awfully big adventure



Team ۞ Neverland

Ce fut tout d'abord un léger bruit qui tira doucement Lyana de ses songes, la ramenant dans le monde réel. Au fur et à mesure que son esprit s'arrachait à son inconscient, la jeune femme entendait plus distinctement le son, sans pour autant réussir à définir quelle en était sa source. Aux limites de l'éveil, elle prit également conscience de la légère clarté, dissimulée par ses yeux fermés. Enfin, Lyana ouvrit les paupières et son regard tomba aussitôt sur le lit vide du Capitaine avec elle partageait la cabine depuis maintenant plusieurs jours. Auparavant, la jeune femme aurait été sans doute déçue que sa captivité n'est pas été un mauvaise rêve et, qu'au réveil, elle ne se trouva pas près de son époux, dans la sécurité de leur château. Cette déception, elle l'avait ressentie les premiers temps mais, maintenant qu'elle s'y était résignée, Lyana n'affichait plus la moindre surprise ou déception de se trouver encore sur le navire de pirates. La joue reposée sur ses deux mains jointes, la princesse promena son regard jusqu'à la fenêtre où, à travers la brume matinale, de très minces rayons de soleil parvenaient à trouver leur chemin et à envelopper la pièce d'une faible clarté. Le bruit ? Ce n'était rien d'autre que le claquement des bottes de Crochet sur le plancher, dans la pièce d'à côté, qui semblait faire les cent pas. Il était très tôt, depuis combien de temps était-il levé ? Le pirate se levait toujours avant Lyana mais rarement aussi tôt. Au vue du rythme de ses pas, il devait être dans une grande agitation. La princesse captive avait remarqué que, depuis quelques jours, Crochet était constamment agité, la tête plongée dans toutes sortes de parchemins à imaginer quelques stratagèmes de pirates totalement inconnus aux yeux de Lyana.

La jeune femme fit glisser ses jambes sur le sol et elle se mit en position assise sur le sofa où elle dormait. Réprimant un bâillement, elle passa une main dans ses cheveux pour mettre un peu d'ordre dans sa coiffure puis elle enfila les bottes de pirate que Crochet avait mis à sa disposition. Par chance, ces chaussures étaient à sa taille, contrairement aux vêtements du Capitaine qu'elle portait, faute de mieux. Bien trop grand pour elle, elle devait serrer de plusieurs crans sa ceinture pour ne pas avoir le pantalon sur les chevilles. Enfin, elle n'avait pas le choix et, au moins, le pirate avait accepté de lui faire don de quelques vêtements, sans quoi elle aurait été bien ennuyée. Lyana inspecta alors la main qui avait été cassée par le Capitaine juste avant sa tentative d'évasion. Encore douloureuse, elle commençait cependant à reprendre une forme normale et elle pouvait un peu s'en servir.

Après s'être brièvement étirée, la princesse se leva et, d'un pas léger, s'avança vers le rideau qu'elle souleva doucement. Devant elle se trouvait le Capitaine Crochet qui lui adressa un sourire. Ses sourires, il les lui adressait dans ses bons jours et Lyana avait toujours du mal à s'y habituer. C'était comme pour leur trêve; d'un commun accord, ils avaient cessé de se considérer comme des punching-ball et cohabitaient dans une assez bonne attente. Bien sûr, il y avait des jours où Lyana, fatiguée de jouer ce jeu de camaraderie avec celui qui la séquestré, devenait très cassante avec Crochet mais, de façon générale, tout se passait bien, d'un certain point de vue. La question du pirate, posée si gentiment la surpris également. Oui, il était d'une excellente humeur ce jour-là, ça changeait des jours où il était d'une humeur si massacrante que la princesse avait intérêt à se faire toute petite.

« Oui je vous remercie. Vous êtes très matinal... » Répondit-elle en esquissant un léger sourire.

Des perles et des diamants roulèrent sur ses lèvres et ricochèrent sur le sol. Lyana se pencha pour les ramasser et alla ensuite les déposer sur le bureau du pirate. La joie qui habitait que Crochet, bien que bénéfique pour Lyana qui n'avait pas à craindre ses cris, était quelque peu inquiétante. Ce sentiment s'assortissait bizarrement au visage du pirate. La bonne humeur du Capitaine ne pouvait qu'être motivée par une chose qui, aux yeux de la jeune femme, serait forcément négative. Seuls les méfaits emplissaient de bonheur les pirates. Cette soudaine joie avait-elle un lien avec la montage de parchemins qui s'amoncelaient ça et là dans la pièce ? Profitant parfois de l'absence de Crochet dans la cabine, Lyana en avait profité pour jeter un coup d’œil à toutes ces cartes et ces schémas mais elle n'avait pas réussis à comprendre le fil conducteur de tout cela.
Soudain, le pirate s'avança en sifflotant vers la princesse qui le regarda d'un air intrigué. Alors, sans qu'elle comprenne comment, elle se retrouva embarquée dans une valse improvisée avec le Capitaine Crochet. Suivant les pas de ce dernier, Lyana laissa naturellement reposer sa main blessée sur le poignet de Crochet, là où il avait son membre de métal, tandis que son autre main serrait doucement l'épaule du pirate. Il était bon danseur et la jeune femme se surprit à s'amuser de cette petite danse. La joie de Crochet devait être contagieuse car, lorsqu'il partit d'un rire content, Lyana sourit avec amusement à son partenaire. Difficile à croire que ces deux personnes-là ne savaient communiquer par les coups et les blessures des jours auparavant.

Crochet mit fin à ce petit moment en lui recommandant de se vêtir chaudement. La princesse haussa les sourcils. Avait-elle bien entendu ? Ils allaient sortir ? C'est-à-dire qu'ils allaient mettre le pied à terre ? Mais pour quelle raison ? Lyana n'eut pas le temps de poser la question car le Capitaine appelait son second en criant. Bien sûr, s'il débarquait, Crochet n'allait pas faire l'erreur de laisser Lyana derrière lui : la jeune femme en aurait aussitôt profité pour tenter une nouvelle évasion. Mais, apparemment, il ne fallait pas compter là-dessus de ce jour-là ! Obéissant au pirate, la jeune femme alla se trouver un manteau dans l'armoire de Crochet qui lui avait spontanément offert de lui prêter ses vêtements. Dénichant une veste qui ne semblait pas trop grande et assez chaude, la jeune femme l'enfila. Elle alla ensuite se mettre à table en remerciant gentiment Mouche. Crochet et elle dinèrent rapidement. Lyana lança quelques questions au pirate afin de comprendre ce qui le mettait de si bonne humeur mais ce dernier éluda chacune de ses questions. Tant pis... S'il comptait vraiment l'emmener avec lui, elle découvrirait bien ce qu'il mijotait.

Soudain, des petits bruits secs retentirent contre la porte de la cabine. Faisant sursauter la jeune femme, Crochet bondit de son fauteuil et, l'entraînant derrière lui, il alla sur le pont. Lorsque tous les pirates se rassemblèrent autour de leur Capitaine, Lyana se rapprocha de ce dernier : bien qu'ils se furent habitués à sa présence sur le bateau, les hommes de Crochet profitaient des moments d'apparition de la princesse pour l'observer avec insistance, ce qui déplaisait fortement à la jeune femme. Se demandant toujours pour quelle raison ils allaient mettre le pied à terre, Lyana écouta et observa Crochet, essayant de comprendre un peu plus la situation. A la remarque du pirate, la jeune femme fronça légèrement les sourcils.

« Oui, Capitaine. » Répondit-elle en prenant un ton ironique sur le dernier mot.

Il lui disait de garder le silence. Très bien. Mais Lyana n'avait fait aucune promesse et, si l'envie lui prenait de faire une remarque au pirate, elle ne se priverait pas ! Soudain, Crochet nomma Peter Pan. La princesse connaissait cet enfant volant vêtu de vert; elle avait eu l'occasion de le rencontrer lorsque celui-ci, à la recherche d'une "maman" pour les enfants perdus, l'avait enlevé avant de la ramené sur le bateau... Elle savait également que Crochet et lui étaient ennemis jurés et, au ton que pris le pirate, Lyana commença à y voir un peu plus clair. Même si plusieurs choses demeuraient flous, elle était certaine d'une chose : Peter Pan était en danger. Crochet devait avoir imaginé un stratagème pour capturer ou vaincre son ennemi; Lyana ne voyait que cette explication qui pouvait justifier la bonne humeur du pirate. Se mordillant la lèvre, la jeune femme conserva le silence. Elle allait suivre docilement le Capitaine et verrait bien, en fonction de ce qui allait se passer, si elle devrait agir ou non. Une chose était certaine : la journée n'allait pas être de tout repos.

« Crochet si réjoui, ça sent les ennuis ! »



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MessageSujet: Re: « To die will be awfully big adventure…» [Sur invitation !]   Lun 25 Fév - 2:44








To die will be awfully big adventure !








TeamNeverland

Peter Pan avait beau être très courageux, fougueux et intrépide, il restait malgré tout un enfant qui fonçait dans le tas sans vraiment réfléchir. Non, l'intelligence n'était pas vraiment l'un de ses traits de caractère dominant, ayant préféré privilégier son sens de l'aventure et de l'amusement. Aussi lui arrivait-il souvent de laisser ses amis sur la touche pour aller vivre mille et une péripéties seul, quand les autres étaient trop fatigués pour participer, ou simplement parce que l'aventure lui tombait dessus sans prévenir alors qu'il était seul. Il ne cherchait pas vraiment à philosopher sur le sujet, de toute manière : du moment qu'il pouvait devenir le héros d'une nouvelle histoire, sentir son cœur vibrer en plein combat, pousser son célèbre cri après une victoire écrasante face à son ennemi du moment, il était heureux.

Il ne vivait que pour les aventures, et ce fut exactement ce qu'il récolta la veille, voletant distraitement au dessus de l'île Imaginaire. Bordant les côtes pour jouer dans les embruns marins, il arriva naturellement à hauteur du bateau pirate de Crochet, son terrible ennemi. Là, il vit le capitaine rire à gorge déployée en se vantant d'avoir trouvé la cachette d'un nouveau trésor sur l'île, agitant la carte dans les airs à la portée du premier enfant volant venu... Peter ne pouvait pas manquer une occasion pareille d'embêter son vieil ennemi, où il ne méritait plus de pousser son cri ! Comme une tempête verte, il fonça sur le pont et arracha la précieuse carte des mains de Crochet, s'envolant presque aussitôt hors de portée des tirs de son équipage, tellement haut dans le ciel que les insultes que pouvaient lui lancer le capitaine n'étaient plus qu'un murmure incompréhensible.

Particulièrement contente de lui, il était ensuite rentré à la tanière et s'était montré d'humeur excellente tout le reste de la journée. Un dangereux éclat de malice illuminait son regard mais il n'avait pas voulu raconter aux garçons perdus ni à Clochette ce qui venait de se passer, préférant garder la surprise pour un autre jour. La carte était alors venue rejoindre ses trésors secrets : si Peter Pan ne voulait pas que l'on trouve ses affaires, personne ne pouvait y parvenir. Cette nuit là, il s'endormit en rêvant non pas de trésor mais de la mine décomposée que ferait Hook en découvrant que son précieux magot s'était volatilisé. Il fut le premier levé, ce matin là, dans l'arbre creux, et sans doute avait-il déjà complètement oublié toute cette histoire de trésor si, par le plus heureux des hasards, il n'avait pas décidé de jouer de la flûte durant leur petit-déjeuner (qui était fictif, aujourd'hui, au plus grand dam de La Plume). Il fallait dire qu'il s'était réveillé particulièrement de bonne humeur et qu'il aimait beaucoup jouer lorsqu'il était content. Jouer ou pousser son cri... Et dire que le plan si bien ficelé de Crochet serait complètement tombé à l'eau s'il avait choisi de pousser son cri ! Mais non, il avait préféré sa flûte de pan et il était donc parti farfouiller dans ses affaires pour la trouver.

C'est ainsi que son regard fut attiré par ce rouleau de papier qu'il ne se souvenait pas avoir mis là mais qu'il fut tout de même vraiment très heureux d'avoir découvert lorsqu'il le déroula et redécouvrit la carte au trésor. Comment l'avait-il acquise ? Qui s'en souciait ! Il lui arrivait souvent de sortir des objets de nulle part, bien incapable d'en expliquer la provenance à ses compagnons. Le fameux rouleau de papier ne fit pas exception et, lorsqu'il l'agita sous le nez de ses amis, il ne dit pas un mot sur la manière dont il l'avait acquis. Tout ce qui l'intéressait, à vrai dire, c'était de partir à la recherche de ce trésor fabuleux enterré sur les rivages de la lagune aux sirènes. Organisant ses troupes pour partir en expédition sur le champ, il débordait de joie de vivre et aussi un peu de fierté d'avoir eu la bonne idée de trouver cette carte ce matin.

▬ Les amis, nous allons vivre une sacré aventure !

Poussant son cri, il s'envola hors de leur repère secret et virevolta dans les airs pendant plusieurs minutes. Sans doute aurait-il encore disparu sans plus de cérémonie si la carte serrée dans sa main ne lui rappelait pas ce qu'ils avaient à faire aujourd'hui. Son rire enfantin éclata aux quatre vents, et ainsi toute l'île savait que Peter Pan se préparait à vivre quelque chose d'incroyable. Atterrissant majestueusement devant les enfants perdus qui étaient sortis de l'arbre creux à sa suite, il mit un peu d'ordre dans le groupe avant de convoquer le conseil spécial, qui n'était autre qu'une réunion banale des garçons à al différence près qu'ils formaient un cercle très serré autour de Peter et n'avaient le droit que de chuchoter, selon les règles formelles du complot. Exposant la carte aux yeux de tous, il laissera ses doigts courir sur le papier, esquissant une danse endiablée un peu incompréhensible... D'ailleurs, rien ne garantissait que le jeune rouquin cherchât réellement à exprimer quelque chose de précis en retraçant du doigt les lignes dessinées sur le parchemin jauni, peut-être trouvait-il simplement ça amusant ! Ses mots, en revanche, étaient beaucoup plus sensés.

▬ Nous passerons par ce chemin... Ensuite nous irons là... Et après... Oui ! Nous arriverons directement ici !

Il faillit trouver la carte tellement il avait appuyé fort sur la croix rouge supposée cacher le merveilleux trésor, mais à vrai dire il s'en fichait pas mal, ses trésors à lui étaient les aventures. C'est pourquoi il avait inventé tout ce parcours à travers la nature luxuriante de l'île alors qu'il aurait été dix fois plus aisé et plus rapide de voler tranquillement jusqu'à la lagune. Évoluer dans les airs n'avait jamais fait partie des règles de la chasse au trésor, aussi était-il hors de question que sa petite troupe et lui-même enfreignissent ce code de l'amusement. Qui pouvait savoir quel genre de péripéties vivraient-ils en chemin ? Satisfait de son plan, Peter ré-enroula grossièrement la carte sur lui-même et la balança sans ménagement par-dessus son épaule, estimant qu'ils n'en avaient plus besoin. Heureusement pour la petite troupe, Le Frisé la réceptionna et décida de la conserver, juste au cas où...

▬ Enfants perdus... En avant !

Pointant solennellement son bras en direction de la lagune, il prit la tête de la procession et mena d'un pas joyeux ses camarades à travers la forêt, déterminé et ravi, poussant de temps à autres son cri à défaut d'avoir emporté sa flûte de pan avec lui. Il ne sut pas exactement combien de temps il leur fallut pour rallier le repère des créatures aquatiques avec tous les détours qu'il avait imposé aux garçons perdus et il s'en fichait pas mal, il fallait l'avouer, ayant cessé de compter les heures depuis bien des années... Finalement, cependant, ils arrivèrent à destination et déjà les sirènes se prélassaient à la surface.

▬ Bonjour les filles !

L'éternel adolescent avait prononcé ces mots sur un ton jovial, attirant l'attention des femmes-poissons qui se précipitèrent pour la plupart du côté de la lagune par lequel il venait d’apparaître. Heureux d'être le centre d'attention, il ne put s'empêcher de leur raconter l'histoire merveilleuse du trésor que les enfants perdus recherchaient, totalement ignorant du piège qui venait de se refermer sur ses compagnons et lui-même.




© Méphi.


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MessageSujet: Re: « To die will be awfully big adventure…» [Sur invitation !]   Jeu 7 Mar - 4:04






To die will be awfully big adventure !


Or not ! ☼




Team Neverland


« Chaque fois qu’un enfant dit : “Je ne crois pas aux fées”, il y a quelque part une petite fée qui meurt. » ☼
Le tintement de ses ailes, qui battaient dans l'air frais du matin, semblait réveiller la faune et la flore encore endormies autour d'elle. Si elle se nommait Clochette, c'était tout simplement à cause de ce petit bruit léger qui l'accompagnait à chacun de ses déplacements. Le teint frais, baigné, dés l'aube, dans une goutte de rosée, les cheveux attachés en chignon comme à son habitude, la fée traversait l'île imaginaire à vive allure, pressée de retrouver son cher Peter. Sans doute ne s'était-il pas aperçu de sa disparition, le garçon de son cœur ne faisait pas attention à ces choses là au grand désarroi de Clo', pourtant la jolie fée s'était absentée toute la soirée et toute la nuit. Elle avait pris soin de prévenir un des jumeaux de son absente mais là encore, elle savait pertinemment que le message ne serait pas passé.

Si elle s'était séparée si soudainement des enfants c'était parce que la fée bleue avait demandé la réunion d'un Conseil exceptionnel regroupant toutes les fées disponibles. La réunion portait sur une vague histoire de récolte de poussière, c'était d'un ennui mortel et Clochette ne comprenait pas en quoi cela la concernait. Pour faire bonne figure, elle fit semblant d'être attentive mais très vite les conversations se détournèrent de leur objectif premier, voilà que les bavardages des petites créatures, semblables à des piaillements de petits insectes, se dispersèrent jusqu'à ne former qu'un bourdonnement sourd et fatiguant. Quelles étaient frivoles, futiles et inconstantes ! Alors que la nuit était tombée depuis des heures sur le pays imaginaire, la fée bleue, lassée de ces discussions stériles sur les maléfices de la sorcière "Trucmuche" au fin fond d'une grotte à "Pétaouchnok", décida de mettre fin à la réunion. Enfin ! C'était pas trop tôt ! Pensa Clochette à moitié affalée sur le bout de bois qui leur servait de table.

- Hé Clo' ! Tu viens à la fête d'anniversaire de Nova ? Lui glissa discrètement Ondine à l'oreille. Sa soeur des eaux prenait toujours plaisir à l'accueillir, la mêler aux autres fées, à sa communauté d'origine, mais Clochette bien que toujours partante pour faire la fête, avait constamment cette petite voix au fond d'elle qui ne souhaitait pas leur compagnie et la différenciait des autres. Sa véritable famille, elle se l'était construite seule, et les merveilleuses aventures qu'elle vivait valaient toutes les fêtes féériques de ce monde et des autres.

- Désolée Ondine, je dois rentrée, j'ai le sentiment que demain sera un beau jour, je ne voudrai pas manquer ça ! La blondinette lui sourit et s'envola, reprenant sa route du retour vers l'arbre creux des enfants perdus.

C'est ainsi qu'elle se retrouva à voleter au petit matin. En chemin, une grenouille énorme avait tenté de la gober alors qu'elle reposait ses ailes, assise sur un roseau. Cette fichue bestiole l'avait prise pour un insecte ! Beurk ! Comme elle aimerait pouvoir prendre taille humaine, au moins une fois, et botter les fesses de cette vilaine grenouille visqueuse, mais contrairement à ses soeurs, Clo' n'avait pour le moment jamais réussi à formuler ce souhait. Était-ce sa jeunesse ? Son inexpérience ? Sa personnalité explosive ? Quoiqu'il en fut, pouvoir se tenir debout face à Peter semblait un rêve irréalisable pour l'instant. Soupirant tristement, la fée atteignit enfin le repère de la petite troupe mais elle n'eut pas le temps de s'en approcher davantage que des cris de joies s'élevèrent juste à côté, tout prés d'un buisson. Peter et les enfants perdus se tenaient en cercle et se chuchotaient des informations sur un ton très très mystérieux. Ainsi donc il convoquait le conseil spécial sans elle. Gonflant ses joues, Clochette vola jusqu'aux enfants et se posa sur l'épaule de Peter, tendant l'oreille avec curiosité, zieutant ce qui semblait être une carte.

▬ Nous passerons par ce chemin... Ensuite nous irons là... Et après... Oui ! Nous arriverons directement ici !

Hum...ouiii, quelle bonne idée, une chasse au trésor ! La fée fronça néanmoins les sourcils. Mais...pourquoi devaient-ils faire autant de détours, de plusieurs heures de surcroit, alors que le chemin direct jusqu'à cette croix rouge ne durait que quelques minutes en volant ? Pfff ces garçons ! Clochette n'émit néanmoins aucun commentaire, de toutes manières son héros en collant ne l'avait même pas remarquée, pourquoi s'embêterait-elle à contester les ordres de ce grand nigaud ? La petite créature soupira bruyamment et s’essaya confortablement sur l'épaule de Peter Pan. S'ils devaient marcher des heures, là encore elle ne ferait pas l'effort de les aider, de les guider ou de même s’intéresser au voyage. Elle n'avait pas dormi de la nuit, c'était du repos dont elle avait besoin, aussi folle soit cette nouvelle aventure. La petite blonde sourit néanmoins au Frisé qui avait récupéré la carte, au moins un qui réfléchissait de temps en temps et ferma les yeux, se laissant bercer par les chansons et les cris du cortège.

Ce fut d'autres cris plus détestables qui s'élevèrent bien des heures plus tard et qui réveillèrent une Clochette courroucée. Ces pimbêches de sirènes, qui passaient leur temps à se coiffer, parant leurs longues chevelures idylliques de grosses étoiles de mer, s'étaient précipitées sur Peter dés que celui-ci avait poussé son cri dans la lagune. Quel réveil déplaisant ! Ces idiotes se pavanaient devant lui, le dévoraient des yeux tandis que lui se vantait de son plan si génial, narrant leur chemin jusqu'ici. La petite fée croisa les bras, haussa les épaules et s'envola un peu plus loin pour ne pas voir plus longtemps ce spectacle dégoutant.
C'est ainsi que son regard fut attiré par une silhouette solitaire prés d'un rocher. Clochette reconnut sa bonne amie Ariel et comprit alors que parmi les sirènes qui venaient de troubler son sommeil se trouvaient ses soeurs si superficielles dont elle lui parlaient tant. Le démon ailé s'empressa de la rejoindre, se posa sur son épaule et lança un regard noir aux godiches de son espèce.

- Donne moi une seule bonne raison de ne pas aller leur lancer de la poussière dans l'oeil à ces idiotes ?

Ruminant tristement sa futur vengeance imaginaire, Clochette s'enroula dans les cheveux brun de son amie pour s'en faire une écharpe et demanda alors :

- Comment va ma petite sirène ? Le monde marin se porte bien ? Toujours pas de traces de 'tu-sais-qui" ? La fée jeta un petit regard malicieux à la jeune femme mais n'ajouta rien de plus. Elle savait parfaitement de qui elle voulait parler, pas la peine de lui faire un dessin.

- Nous on est en pleine chasse au trésor ! Mais ne me demande pas où il se trouve, j'ai rien compris ! La blonde se redressa un peu, étira ses bras tout en continuant d'observer Peter, se demandant quand il se déciderait à s'éloigner de cette bande de morues écailleuses, exceptée Ariel bien sur.

Des rires d'enfants l'obligèrent à quitter des yeux le garçon qu'elle aimait et d'un bond elle sursauta en découvrant la scène qui se déroulait non loin d'elles. Les enfants rigolaient, se roulaient par terre, montrant du doigt une peau d'ours qui flottait dans à la surface de l'eau. Malédiction, la Guigne avait glissé, sans doute pour attraper ces baies sauvages prés des rochers qu'il avait cru pouvoir manger ! Quel glouton ! Clochette fit signe à Ariel de venir l'aider, les enfants restaient des enfants et si tous savaient nager, ce n'était pas le cas du plus potelé de la bande. Pauvre petit ! De plus, penser devoir enterrer l'un d'eux retarderait la chasse aux trésors et tout ça ne plairait absolument pas à Peter, ça non !



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MessageSujet: Re: « To die will be awfully big adventure…» [Sur invitation !]   Sam 16 Mar - 17:50






To die would be an awfully big adventure


Un jour viendra je partirai ☼




Team Neverland


Je partirai sans aucun regret ☼
''Allez Ariel, viens avec nous. Tu ne vas pas rester toute seule ici !''

La jeune sirène leva les yeux vers l'aînée de ses sœurs qui l'attendait à l'entrée de sa chambre. Et pourquoi ne resterait-elle pas dans le palais ? Elle n'avait pas envie de voir le monde des hommes, elle n'avait même pas envie de voir le soleil. Le plus triste des paysages était celui où il n'était pas, alors à quoi bon ? Non, elle était bien là où elle était, dans ses appartements de corail. Ses sœurs pouvaient bien sortir si elles le désiraient, remonter à la surface, jouer des tours aux pêcheurs ou s'approcher du port, elle resterait à Atlantica. Pourtant un pincement au cœur se fit ressentir lorsqu'elle prit cette décision. A la surface, là-haut au pays des hommes, il y en avait un pour qui elle serait remontée sans la moindre hésitation. Lui, toujours lui, Ariel ignorait même son prénom et pourtant il était invariablement présent dans chacune de ses pensées, dans chacun de ses rêves. Le moindre battement de son cœur était pour cet humain qui ne savait rien d'elle, et qui mourrait sans ne jamais rien savoir.

Le roi Triton avait remarqué le changement d'attitude de la dernière de ses filles mais n'avait jamais fait la moindre remarque, sans doute pensait-il qu'elle était tout simplement déçue de ce qu'elle avait vu cette nuit-là lors de sa première remontée. Quant à ses sœurs, la petite sirène les soupçonnait de la trouver ridicule. Vraiment, une enfant qui s'éprenait d'un homme, une sirène d'un humain. Les tribus du large aimaient les humains, certes, mais pas les princesses. Et pourtant... Pourtant elle était là au fond de l'océan à prier pour lui, à espérer encore et toujours. Comment avait-elle pu ? Son père lui avait raconté les histoires de ses hommes qui avaient hanté chacune de ses nuits. Ils avaient capturé tellement des leurs. Et puis un jour, la reine avait elle-même disparu. De tous les enseignements qu'elle retenait de son père, celui sur la cruauté de ceux d'en haut était plus que jamais le plus douloureux. Les sirènes ne pouvaient pas pleurer, elles en étaient tout simplement incapables et elle en était heureuse car elle aurait pu en cet instant pleurer toute l'eau de l'océan.

Elle aimait. Elle aimait et son cœur se serra douloureusement. Triton ne lui pardonnerait jamais cette trahison, elle-même n'était pas certaine de pouvoir y survivre. Dans les histoires de sa grand-mère l'amour était beau et délicat, comme une fleur de corail que l'on devait toujours garder contre son cœur pour le protéger de la laideur du monde. Les sirènes y étaient de courageuses et belles créatures et leur aimé l'exemple même de la robustesse et la loyauté du peuple de l'océan. Pourquoi ne pouvait-elle pas être comme elles ? Mais Ariel n'était qu'une enfant, même aux yeux des humains à la vie si courte, alors elle se surprit à penser que ce n'était là que des sentiments de petite fille. Pour lui elle vendrait son royaume, le cœur en sang certes mais le ferait tout de même. Une partie de la brunette espéraient que ce soit le cas, tout aurait si simple alors. Ce n'était pas une trahison si ses sentiments étaient ceux d'une fillette trop facilement impressionnable. Et son cœur de serra davantage à cette pensée.


''Ariel ?''

La petite sirène sursauta, elle n'avait pas réalisé que son aînée s'était approchée d'elle. Elle sentit la main de sa sœur se poser sur son épaule et elle leva les yeux vers elle. Peut-être avait-elle raison et qu'une excursion au Pays Imaginaire lui ferait le plus grand bien. Elle avait beau se dire le contraire, mais le soleil lui manquait, le monde des hommes lui manquait. Et un homme en particulier.

Non, ne pas penser à lui, ne plus jamais penser à lui. Ariel sourit à sa sœur et à toutes celles dont les têtes apparaissaient dans l'entrée de la pièce. Finalement elles se dirigèrent de concert vers l'extérieur du palais et les princesses d'Atlantica prirent le chemin du champ des perles où, au lieu de suivre le bord de la falaise jusqu'à la forêt d'alcyons, elles plongèrent jusqu'au pied des roches et entrèrent dans un passage invisible depuis la route d'en haut. La plus jeune fut la dernière à entrer, et les unes derrières les autres elles nageaient dans un silence total, conscientes que leur chemin croiserait bientôt celui, plus connus, qui menait vers la cité des Atlantes. Les filles de Triton n'avaient le droit sous aucun prétexte de remonter à la surface, quelle qu'elle soit, hormis lors de cette nuit spéciale après leur quinzième anniversaire. Aussi devaient-elle prendre garde à ne pas être vues. L'océan était plus froid à mesure qu'elles s'enfonçaient plus profondément dans le ventre de la terre et bientôt Ariel vit ses sœurs ralentir, signe qu'elles arrivaient au croisement.

Elle se séparèrent alors. Les aînées partirent une à une, laissant finalement la petite sirène seule dans l'étroit passage de pierre tout juste assez large pour la laisser passer. Elle regrettait souvent de ne pas avoir le droit d'emprunter le chemin principal, autrement plus large et agréable à parcourir que ce tunnel clandestin. Il faudrait faire attention à partir de là, car elle devrait nager quelques minutes avant de rejoindre les nombreuses ramifications du chemin qui menaient vers les différents mondes de la surface. Si l'une menait au Pays Imaginaire, l'autre s'ouvrait sur la souterraine Atlantis, une troisième allait jusqu'au pays de l'inconnu et ainsi de suite. Il y avait de la magie dans ces tunnels plus que n'importe où ailleurs dans Atlantica. Ariel s'approcha de l'ouverture du passage et, après avoir vérifié que personne ne s'en venait vers elle, rejoignit la grande route des mondes. Elle nagea vite, si vite qu'elle se trouva bientôt face aux différentes voies et pris celle tout à droite sans jamais ralentir. Elle continua de s'enfoncer dans la terre, ses longs cheveux bruns caressant parfois son dos.

Et enfin, le tunnel remonta. Doucement d'abord, puis de plus en plus. Le passage montait davantage qu'il n'était descendu et la brunette savait que si elle avait toujours été dans son monde, elle aurait déjà atteint la surface depuis longtemps. Mais non, le tunnel n'en finissait plus. Et puis finalement, le chemin s'ouvrit sur l'océan du pays éternel. L'eau était beaucoup plus chaude et claire que chez elle, et Ariel se sentit déjà un peu mieux. Elle aimait venir là, car si ses sœurs n'avaient d'yeux que pour Peter – que lui trouvaient-elles vraiment ? - elle préférait de loin la compagnie de Clochette. La petite fée était devenue en quelques mois son amie la plus proche. En trois battements de nageoire elle atteignit la surface et devant elle s'étendait la lagune dite des sirènes. Ses sœurs étaient déjà là, à se prélasser au soleil, mais elles n'étaient pas seules. Une tribu du large était présente également, l'une de celles qui ne rendait de compte à personne et en particulier à Triton et qui donc se moquait bien de savoir que les princesses avaient désobéi à leur illustre père. Hazel, une bonne amie d'Ariel, était parmi elle.

Elles se saluèrent d'un hochement de tête, mais la brunette ne se joignit pas au reste de ses sœurs. Elle préféra la solitude d'un unique rocher un peu plus au large, son siège favori. D'un coup de nageoire elle se hissa dessus et regarda sa queue de poisson briller au soleil cependant que ses écailles séchaient doucement. Ses longues mèches brunes lui tombaient jusqu'au creux des reins et lui collaient à la peau. La petite sirène resta là sans bouger, à regarder le large en priant pour que Clochette vole au dessus de la lagune et l'aperçoive. Combien de temps était-elle restée là ? Elle cligna une fois, deux fois, et vit que ses cheveux volaient sous la brise légère, complètement secs et légèrement ondulés. Derrière elle, ses sœurs et leurs amies s'étaient mises à minauder comme elles le faisait en présence de l'éternel enfant, et elle sut que Peter venait d'arriver. Des sons de clochettes se firent entendre et Ariel sentit deux petits pieds se poser sur son épaule.


''Donne moi une seule bonne raison de ne pas aller leur lancer de la poussière dans l’œil à ces idiotes ?''
''Elles iraient se plaindre à père qui par conséquent apprendrait que nous sommes allées à la surface... Tu veux vraiment que je sois confinée un mois dans mes appartements ?''


La princesse sourit en sentant la fureur de son amie. Clochette était une petite fée adorable, mais redoutable. Elle la sentit s'enrouler dans sa chevelure et l'entendit lui poser les questions habituelles. Plus une, plus personnelle, plus douloureuse. La brunette secoua doucement la tête, ne faisant pas confiance à sa voix pour répondre. Elle était reconnaissante une fois de plus de ne pas être capable de pleurer. Clochette reprit la parole, lui annonçant fièrement qu'ils faisaient une chasse au trésor bien qu'elle n'ait pas vraiment compris leur destination. Ces mots firent pouffer de rire la jeune créature. Peter et ces plans étaient devenus le sujet de plaisanterie préféré des deux amies.

Soudain des rires résonnèrent, et elles tournèrent la tête de concert vers l'origine du bruit. Une peau d'ours flottait à la surface... Un peau d'ours ? La petite fée lui avait présenté un enfant perdu du nom de la Guigne qui portait une peau d'ours. Ariel se tendit, savait-il nager ? Clochette lui fit signe de l'aider, et elle comprit que non. Sautant vivement de son rocher, elle nagea rapidement jusqu'à l'enfant qui se débattait pour remonter à la surface et passe un bras autour de sa taille pour l'aider. Une fois la tête hors de l'eau, la princesse s'adressa aux enfants:


''Si quelqu'un pouvait l'aider à sortir, je suis sûre qu'il en serait ravi.''

Une fois la Guigne à l'abri sur le rivage, Ariel se tourna vers Peter.

''Bonjour Peter, tu viens noyer quelques enfants perdus ?''

Elle adorait le garçon, mais des fois il manquait réellement de vigilance. Il était responsable de chacun des enfants qui le suivaient et pourtant il ne cessait de les mettre en danger. Tout n'était qu'un jeu pour lui, il était si jeune. Une poids nouveau sembla accabler la brunette, comme si elle était une vieille âme dans le corps d'une fillette. C'était le cas à chaque fois que Peter Pan venait vivre ses aventures près de la lagune. Elle l'adorait, mais des fois elle se demandait comment Clochette arrivait à vivre avec lui.
 



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MessageSujet: Re: « To die will be awfully big adventure…» [Sur invitation !]   Dim 24 Mar - 13:30

To die will be awfully big adventure






Neverland, un mot à peine murmuré par les Hommes, une île dénouée de sens mais, emplit de privilège. Peu sont les êtres qui ont découvert cet endroit, mis à part les habitants et ceux qui s'y perdre.
Hazel avait découvert cet endroit lorsqu'elle était encore qu'une enfant, elle et ses cinq amies avaient décidés de faire une course poursuite, suivre les poissons clowns était très productifs.
Cette course effréné c'était terminé aux lagunes de Neverland. Cette eau était captivante, à chaque foi qu'elles quittaient Atlantica, c'étaient pour atterrire ici. Depuis lors, ce lieu était devenu leurs chez elles et ce lagon portait désormais le nom de lagune des sirènes.

Cette créature avait profité de chaque moment passé à découvrir ces lieux, à soulever chaque cailloux pour dénicher les trésors qu'ils dissimulaient, à poursuivre les petits poissons, à ce chamailler avec ses sœurs de cœurs, c'était la belle vie. Tout en se laissant porter par les vagues, Hazel se remémorait tous ces instants de bonheur, c'est alors qu'un autre souvenir lui revint en mémoire. C'était le jour où un jeune enfant foula leurs terres, la première foie où ses yeux verts se posèrent sur cette tête rousse. Cette dernière ne pouvait pas le nier, elle aussi était tombée sous son petit charme, son innocence la rendait encore plus curieuse. Mais, dans toutes les belles histoires, il y a toujours un passage à vide. Le nouvel arrivant, qui porte le nom de Peter Pan devenait oppressant. Il volait ce qu'elle avait de plus précieux, ses sœurs. Elle vivait dans son ombre, son quotidien était devenu la transparence. L'adoration pour ce garçon en collant vert devenait de minute en minute de l'exécration. Pourtant, sa personnalité avait fait tourner la tête de nombreux immortels, même Clochette ne pouvait pas retenir sa joie dès qu'elle le voyait. Les sirènes de son clan, avait toutes un même désir, celui de vouloir exister dans les yeux de quelqu'un, dommage qu'elles avaient choisit Peter. Peut-être était-il adepte de la magie ? Cela expliquerait pourquoi tous les êtres de cette île son obsédé par lui. Même si la jeune sirène n'avait plus de sentiment agréable envers lui, elle le haïssait. Dès que la jolie blonde quittait ses rêves, elle guettait son arrivée, elle espérait que sa venu serait pour plus tard, de ne pas entendre son maudit nom, il la rendait folle. D'ailleurs, c'est cette folie qui la força à nager dans d'autres eaux, son idée était d'aller converser avec son ami le crocodile. C'est étrange comment une même personne peu être ami avec des mêmes ennemis.

L'eau glissait sur ses nageoires, ses cheveux se dissipaient dans les courants. Lorsque cet animal ne traquait pas le Capitaine, il se reposait très fréquemment près des rivages du bateau. La tête de la sirène ressortait de cette eau, Tic Tac n'était pas dans les environs, non à la place, il y avait une barque. En regardant de plus près, celle-ci se rendit enfin compte que le Capitaine Crochet était dans cette barque de bois. Était-il devenu fou ? Après tout, le grand crocodile n'était pas si loin, l'équipage allait se faire attaquer. Même si elle voulait garder l'amitié de cette bête, Hazel tenait encore plus à son capitaine. C'est sans doute pour cela qu'elle agita les bras, des gestes assez ridicules d'ailleurs. Or, ceux-ci s'arrêtèrent immédiatement lorsque ses yeux se posèrent sur la femme. La blondinette l'avait oublié celle-là, son beau trésor sur jambe. Lorsque ces deux tourtereaux étaient séparés, elle les adorait mais, ensemble, elle les détestait. Cette femme-poisson pouvait aussi lui offrir des trésors, ses nageoires étaient agréables à voir mais sûrement pas assez, celles de sa princesse devaient être mieux. Hazel voyait cette relation d'un très mauvais oeils, qu'est-ce qu'elle avait plus qu'elle ? Des jambes et alors !
Parfois, elle avait des folles envies de la donner en peinture à Tic Tac, d'ailleurs, si le beau capitaine n'aurait pas était la chercher, en ce moment même, elle ne serait plus de ce monde ! Elle culpabilisait de ressentir tous ses sentiments négatifs. Après tout, les sirènes ne sont-elles pas définis par leurs jalousies excessives ? La princesse était normalement une amie, celle-ci partageait peut-être ces sentiments mais, c'était sans savoir quelle mauvaise amie elle faisait ! Vexé par ce spectacle, elle quitta ces rivages pour rejoindre son doux cocon, la lagune. Ce qui est extrêmement pratique à être une sirène, c'est que lorsqu'elle plonge, en deux trois battements de nageoires, elle peut couvrir des kilomètres d'eau. Une nouvelle foie, sa tête ressortie de cette eau qui avait été réchauffé par le soleil. Ses sœurs se prélassaient sous cette chaleur et la dernière arrivante s'installa à ça juste place, sur son rocher. Pan ne se trouvait pas dans sa vision dû moins, il n'était pas encore arrivé mais, elle profita de ce moment de calme pour profiter de cette pierre brûlante. Malheureusement pour elle, ce temps de repos fut de très courte duré. Des ricanements retentis de tous les cotés, dans un sursaut, elle se releva, les filles de son roi étaient ici, tout comme l'arsenal de Pan. Elle qui voulait être tranquille et bien c'était raté ! Sa tête avait tourné en direction de l'enfant roux, tel un détecteur.

- Bonjour les filles !

Quel charmeur celui-là, Hazel savait qu'il aimait ça, être le centre d'attention de ses soeurs, un goujat de première catégorie ! On pourrait croire que d'être une sirène signifie être une potiche sur son rocher, en réalité, c'était la vérité. Lui était un goujat et elles étaient des potiches, ses soeurs et les filles du roi. Sauf une, la petite sirène ne vint pas à la rencontre des enfants, elle était restée sur un rocher, avec la charmante compagnie de Clochette. Pan avait l'air enjoué, qu'avait-il encore fait ? C'est alors qu'il commença à raconter une histoire et Hazel, en charmante sirène s'écria : Oh oui ! Une histoire !

C'est vrai, même si cette créature n'aimait pas ce maudit garnement, elle se comportait comme les autres, elle lui montrait une visage emplit de joie, tel une enfant devant un jouet. Pourquoi se comporter ainsi ? Pour ne pas être regardé de travers, et à vrai dire, c'était une très bonne couverture, personne ne se douterait que c'est une traître. Mais, aider un ami au détriment d'une personne était vraiment un acte de traîtrise ?
La blonde sentait du mouvement derrière elle, en jetant un regard, elle remarquait Ariel se précipitant vers un des enfants perdus. Elle ne se préoccupait même pas de la personne qui se noyait, de toute manière ce n'était pas son préféré, alors il pouvait bien se noyer. Puis, un enfant mort ferait moins de soucis et plus de nourriture pour les autres bambins. En ce re concentrant sur l'histoire qui était entrain d'être conté, la jeune femme se rendit compte qu'elle venait de faire une très grande erreur. En effet, aujourd'hui c'était le grand jour, c'était la journée de Crochet, c'était l'aube de son piège. Comment avait-elle put oublier ça ? Avec un grand éclat, Hazel faisait apparaître de la joie.

- Comme tu courageux !

Tu parles, Monsieur à de la poussière de fée, il triche ! En plus, Crochet doit se battre avec un membre en moins, qui oserait se battre contre une personne dans cet état ! Ce n'est pas un combat équitable et en plus, il est fier de ça ! Idiot, lâche !
Cette terre n'était plus celle qui était autrefois, les habitants étaient en lutte constante contre le clan adverse.
Les guerres, quand on parvient à les traverser, ne constituent pas forcément un milieu plus traumatisant que les agressions quotidiennes. Oui, cette île avait bien changé, l'arrivée des enfants perdus et de ce Pan avait pervertis cette terre. Neverland, un nom à peine murmuré, une île où les faux semblant son maître.





©Mako
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MessageSujet: Re: « To die will be awfully big adventure…» [Sur invitation !]   Ven 26 Avr - 4:49






« To die will be awfully big adventure…»







TeamNeverland


Depuis la nuit des temps existe un jeu. Un jeu où les gentils sont toujours censés vaincre les méchants. Un jeu où il faut toujours que des vies soient en jeu, qu'il y aient des pertes uniquement dans le clan ennemi, celui des méchants. Et depuis la nuit des temps, le jeu se déroule toujours de la même manière. L'un des clans décide d'attaquer l'autre afin de le prendre en surprise et de le défier en combat à mort. C'est ainsi que j'interprète les choses, et c'est ce que l'on m'a toujours raconté. C'est ce que j'ai compris depuis que je suis arrivé ici, au Pays Imaginaire. Tout est différent de l'endroit où nous vivions avant, James et moi. Mais alors que nos conflits de « méchants » avec ces enfants dont le chef s'avère être Peter Pan, représentant des « gentils » les règles ont changées. Il n'y a pas de morts. Tout cela n'est qu'un jeu aux yeux de cet être enfantin et « innocent ». Comment peut-il comprendre que vivre avec un objet de métal au bout du bras peut s'avérer être handicapant et difficile ? Que cela peut vous ruiner le moral par moments et que cela ne fait qu'attiser votre colère ?

Non, il ne sait rien. Car il ne sait rien de la vie, il n'est qu'un enfant, et il sera à jamais un enfant. Mais au fond, il n'existe ni gentils ni méchants. Vous appartenez à un clan, et vous le défendez coûte que coûte. Chaque clan a ses valeurs. Tout dépend du côté pour lequel vous penchez. Mais généralement, ce n'est jamais celui de ceux que l'on craint. Notre clan. Ce n'est qu'un conflit qui persévère dans ce monde, et dans tous les autres depuis la nuit des temps ; le conflit entre l'adulte et l'enfant. Le conflit entre James Crochet et Peter Pan. Oui, il faut creuser un peu le fond du « problème » pour le comprendre, et c'est par ce moyen que l'on se rend compte que la vie est une boucle. On cherche à fuir ses parents, on fuit enfin, puis on se retrouve à endosser le rôle que l'on s'avérait détester, et ainsi de suite. Nous devenons ce que nous avions autrefois fuit. Mais malgré tout, je ne regrette rien de ce qui m'est arrivé, dans ce monde ou dans l'autre.
« MOUCHE ! »

Et aujourd'hui va avoir lieu un conflit. Me hâtant de ramener deux assiettes, des couverts ainsi que deux coupes dans la cabine du capitaine, je disposais soigneusement tout sur la table après y avoir également déposé une nappe de soie rouge. Je lançai un regard dans la direction de James qui regardait ailleurs, puis de Lyana et lui adressait un sourire avant de sortir à nouveau de la cabine pour ramener de quoi manger à James et à sa captive. Leur souhaitant à tout deux un bon appétit, je m'empressai ensuite de sortir rapidement de cet endroit avant de me faire réprimander pour une quelconque raison par Crochet. Je rejoignis alors l'équipage, mais le voyant se préparer à exécuter le plan mit en place par le capitaine, je finis par retrouver mes appartements. Ce bateau, c'était ma maison, et bien que j'assiste James et que je lui vouais une admiration inconditionnelle, j'étais pleinement conscient que je n'obtiendrai jamais la moindre reconnaissance pour mes actes. Surtout ces temps-ci... Puisque je n'avais pas la permission de James pour faire partie de cette « attaque surprise » étant donné que j'avais essayé d'aider Lyana à fuir le navire.

Attendant longuement dans ma cabine que l'équipage s'en aille, je revoyais leur plan dans ma tête. A vrai dire, je l'avais entendu et vu à maintes reprises, mais comme je n'étais pas censé m'y rendre et en faire partie, personne ne s'était soucié de ce que je pouvais faire, entendre ou voir. Cependant, bien que je ne sois rien supposé faire, je restai a l'affût d'un quelconque ordre de James, car s'il avait besoin de moi pour quoi que ce soit, je restai toujours aux aguets. Néanmoins pour l'heure, personne n'avait besoin de moi. Aussi, je sortis d'une chaussette cachée dans le faux fond d'un tiroir, et le serrait dans mes mains en restant derrière la porte pour savoir si quelqu'un se dirigeait vers ma cabine, juste au cas où. Après m'être assuré que les seuls sons que j'entendais venaient de l'équipage qui était fou de joie de partir affronter Peter et les enfants perdus, je retournai la chaussette dans ma main et en fit sortit un diamant. Les pirates possèdent maints trésors, mais celui-ci m'avait été offert. Par Lyana. Par la première personne au cours de ma vie qui m'ait jamais été reconnaissante.

Patientant une bonne trentaine de minutes que tout le monde soit bien partit, je rangeais soigneusement le diamant là où je l'avais rangé et j'enfilai un pull avec des rayures bleues et blanches, puis j'attrapais mon bonnet rouge en le disposant bien comme il faut sur ma tête. Sortant ensuite une carte de la poche de l'un de mes pantalons, je vérifiai mon itinéraire avant de ne quitter le navire à mon tour. Je vérifiais que celui ci ne risquait rien et guettai l'encre avant de ne rejoindre la terre ferme grâce à une barque du Jolly Roger. Après avoir accosté, je marchai longuement en faisant un détour afin de ne pas me faire repérer ; ni par Peter Pan et ses joyeux lurons, ni par les pirates, ni par les sirènes. Je parvins alors au bout d'un long moment à intercepter une conversation entre deux sirènes proches de l'endroit où je me trouvais.
« Tu ne comprend pas, il m'a regardée puis il m'a adressée la pa-role ! » « C'est juste im-po-ssible, je sais que tu mens ! Il m'a regardé moi ! En plus, il a dit « les filles » mais il me regardait moi, pas toi ! Ni aucune autre fille ! »

Après avoir entendu ces quelques paroles très instructives et passionnantes, je fis quelques pas en arrière afin de m'éloigner un peu des sirènes, comprenant qu'elles parlaient de l'enfant aux collants verts. Je ne le voyais pas de l'endroit où je me trouvai, mais je pouvais aisément entendre les gloussements des sirènes et les voir se précipiter vers lui, quelques unes se disputer et surtout, les voir en pleine admiration du garçon. L'avantage avec la plupart des sirènes, c'était qu'elles se ressemblaient et avaient souvent – quasiment toujours – les mêmes réactions. Tout comme Peter Pan et ses garçons perdus ou encore sa fée Clochette, ils étaient trop prévisibles. C'était pour cette raison que James voulait jouer sur l'effet de surprise en donnant indirectement rendez-vous à la petite troupe de lutins aux parures animalières... Quoi qu'il en soit, je ne pouvais pas me faire repérer. Aussi, sachant que je pouvais tout faire échouer si jamais l'on me repérait – hormis peut-être par Hazel si elle était présente – je décidais de ne plus faire aucun bruit et d'attendre que l'attaque ne se mette en place.


Right here, right now.



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MessageSujet: Re: « To die will be awfully big adventure…» [Sur invitation !]   Dim 2 Juin - 2:13





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Sa bonne humeur s’améliorait de minute en minute alors que le soleil se levait pour éclairer la route des pirates. La brume matinale se dissipa tranquillement et la brise fraiche laissait peu à peu la place à une température plus chaude et humide. Malgré tous ses voyages, le Capitaine Crochet n'avait jamais trouvé un lieu qui égalait le Neverland. Ce n'était qu'une île et pourtant, la végétation y était aussi abondante et étrange qu'ailleurs, à la fois une jungle tropicale et une forêt de conifères où se terrait les indiens. Si la journée s'annonçait pleine de rebondissements, on pouvait dire que tout commençait à merveille en tout cas ! La sirène blonde de la lagune était partie rejoindre les siens et au fond, le pirate espérait qu'elle pourrait se mettre à l'abri si les affrontements devaient déraper. Si lui-même n'avait rien contre le fait de donner la mort, la présence d'allier fidèle lui manquait cruellement ces temps-ci. D'ailleurs, sans nécessairement ressentir un quelconque remord, il n'avait pas l'habitude de partir à l'aventure sans Mouche et cela le fit douter l'espace d'une seconde. Devait-il vraiment le laisser derrière ? Après tout, il n'était pas un mauvais combattant et détestait probablement les enfants perdus autant que lui... Enfin, le supposait-il. Dans la petite chaloupe, le regard de James se posa sur la personne qui avait, en quelque sorte, pris la place de son second dans l'expédition. Les yeux perçants du capitaine détaillèrent la silhouette de son Trésor à la dérober, se demandant s'il n'aurait pas mieux fait de la laisser sur le navire au lieu de s'encombrer de sa présence. Il ne manquerait plus qu'elle essaie de l'empêcher d'avoir la peau du gamin ! Une erreur qui pourrait être fatale, car le pirate ne laisserait plus rien se dresser entre lui et sa vengeance ! Pourtant, Crochet savait qu’il serait difficile de mettre la tête de Peter sur une pique tout en s'assurant qu'on ne lui vole pas son Trésor. Heum. Il devait y réfléchir. Sur ses pensées, le pirate pris le revolver à sa ceinture et le chargea.

La chaloupe accosta enfin sur le sable blanc de la plage. La crique était déserte hormis les pirates et leur sinistre navire plus loin sur les eaux. La chance de James était si bonne en ce jour funeste qu'il n'avait pas encore croisé la route de son ennemi le reptile... Il tendit sa main valide à sa compagne de cabine, histoire qu'elle puisse descendre de l'embarcation sans encombre. Au fond, James n’avait pas oublié les bonnes manières de son enfance. Ses hommes, cependant, ne semblaient pas savoir comment réagir autour de la princesse. Devait-il la traiter comme une prisonnière ou l'invitée du capitaine ? Dure de vraiment le savoir, surtout depuis le sauvetage. Normalement, Crochet aurait laissé périr à peu près n'importe qui au lieu d'aller faire mumuse avec le monstre à sang froid. Bref, elle n'était pas une femme ordinaire et bien que la plupart ne se doutait même pas du don fabuleux de la demoiselle, on se demandait si la soudaine richesse du capitaine n'était pas en lien avec la captive. D'ailleurs, James se croisait les doigts pour qu'aucun diamant ou perle de trop n'attirent l'attention d'un de ses sbires. Une mutinerie était si alléchante si des joyaux inépuisables étaient en jeu et qui ne voudrait pas posséder une aussi belle prise ? Crochet, lui, ne résistait pas à cette tentation, devenant presque paranoïaque depuis son évasion.

Le pirate sortit une carte du Pays Imaginaire d'une des poches de son manteau rouge et demanda à son Trésor de la tenir pour lui, dépliée et à la vue de tous. Enfin, demander était un grand mot ! Comme quoi, les habitudes de gentleman se perdaient aussi rapidement qu’elles refaisaient surface… Mais revenons aux choses sérieuses... L'avantage de la lagune aux sirènes c'est que l'endroit était en forme de croissant de lune. Le groupe de bandits n'avaient qu'à se positionner aux deux extrémités et de resserrer l'étau par surprise. D'un côté, il y avait l'océan et de l'autre, des rochers. Si Peter Pan pouvait s'envoler et prendre la fuite, il ne laisserait certainement pas ses petits amis poilus derrière. Il fallait bien que le lutin est au moins une qualité... De plus, cela servait les intentions meurtrières de Crochet donc tout était parfait ! Il était l'heure de se mettre en route ! L'équipage se divisa en deux groupes, chacun prenant une direction différente pour arriver aux extrémités de la plage à peu près au même moment. Le capitaine donna une deuxième carte à l'équipe qui ferait le plus de chemin, pour sa part, il serait dans les premiers à atteindre la lagune. Posant son index sur ses lèvres pour instaurer le silence parmi sa troupe, il dégaina son sabre et commença à tailler un sentier parmi l'épaisse verdure de l'île immortelle. Du bout de son crochet de métal, le capitaine attrapa la jeune femme qui les accompagnait par la ceinture qui maintenait ses vêtements amples en place. Hors de question qu'il laisse ses hommes s'en approcher de trop prêt...

Au bout d'un moment, les arbres furent moins rapprochés les uns des autres et au lieu de couper les branches pour se frayer un chemin, les pirates les écartèrent du bout de leur lame. C'était sans doute plus discret de cette façon. Cela dit, les balourds qui servaient de main d'œuvre au redoutable Capitaine Crochet n'étaient pas la subtilité incarnée. Inutile de dire que cela irrita grandement le chef tout au long du voyage ! Lui qui avait mis des heures à planifier l'attaque dans ses moindres détails, qui avait tracé des cartes supplémentaires et qui avait tenté d'expliquer le tout à ce troupeau de mollusques, voilà que son plan pouvait échouer parce qu'un matelot venait de raconter une bonne blague ou de siffler son Trésor… Bref, leur périple fut plus ardu que prévu et rageant dans son coin, James planta soudainement son sabre dans le sol, faisant halte. Il attrapera une pierre et la balança en plein visage d'un des idiots qui osaient encore briser le silence. Le message semblait être passé... Au loin, porté par le vent, on entendit des rires féminins et enfantins. Le capitaine fit signe à ses compagnons de s'accroupir sur le sol. Dissimulés derrière un rideau de fougères, les pirates étaient enfin arrivés à destination. James libéra sa captive de son emprise, de toute façon, entourée de pirates, elle ne pouvait pas aller bien loin... Le capitaine pris sa longue-vue et la déplia vers le centre de la lagune. Le sourire de Crochet se fit alors carnassier et son regard s'assombrit lorsqu'il posa les yeux sur son ennemi de toujours qui faisait roucouler les femmes-poissons.

« Ça y est. Les cibles sont là. » dit-il tout bas et ses hommes ricanèrent en guise de réponse. « Est-ce que les autres sont arrivés ? »

Un des pirates sortit alors un miroir d'un de leur sac et faisant face au soleil, il fit miroiter un reflet en guise de message. La lueur n'attirerait pas vraiment les regards, car quasi invisible pour ceux qui ne savaient pas où regarder. James dirigea sa longue-vue vers l'autre extrémité de la lagune où une lumière semblable apparut. Parfait. Aussitôt, les deux groupes de marins se mirent en marche. Le piège se resserrait subitement. À la lisière du bois, à quelques pas du sable où ils seraient à découvert, les hommes chargèrent leurs fusils, mais soudain, un coup solitaire retentit, les prenant tous par surprise. Ils se figèrent et Crochet se retourna vers ses hommes. Un cercle se forma autour d'un individu au pistolet encore fumant. Apparemment, la nervosité et les armes à feu ne faisaient pas bon mélange... Le capitaine ferma les yeux, dépité, puis pris une profonde inspiration, signe de son exaspération. Il était peut-être entouré de crétins, mais les jeux étaient faits. Rien ni personne ne se mettrait entre lui et sa revanche !

« À L’ATTAQUE ! » hurla-t-il suffisamment fort pour que tous ses hommes passent à l’action. Il n’avait pas une minute à perdre, c’était trop risqué que le farfadet lui échappe...

Néanmoins, le signal était donné et les événements s'enchaînèrent rapidement. Les pirates se ruèrent sur la plage, faisant fuir certaines potiches à écaille. Les lames luisaient sous le soleil et les balles pleuvaient déjà. Les pirates n'avaient pas pitié des enfants perdus, au contraire, ces vermines étaient plutôt douées avec leurs lance-pierres, leurs arcs ou leurs couteaux, etc. Malgré tout, ils leur rendaient bien les coups. Le combat promettait d'être intéressant et les vieux ennemis se retrouvaient dans le feu de l'action. Tous sauf Crochet qui laissa ses hommes passer devant lui et qui resta à l'abri dans l'ombre des bois. En fait, il posa la main sur l'épaule de sa prisonnière avant même que celle-ci eut l'idée de profiter de l'agitation ambiance pour s'enfuir. Du bout de son membre de métal, il lui indiqua un arbre massif au feuillage assez épais pour servir de cachette.


« Trésor, il vaudrait mieux que tu montes dans cet arbre. Enfin, soit tu y montes où je t'y attache. À toi de choisir. »

Inutile de murmurer maintenant. Alors que cela aurait pu passer pour une démonstration d'intérêt envers la sécurité de la princesse, s'était dit avec cette étrange ironie qu'utilisait souvent le pirate pour désensibiliser ses propos. James s'approcha donc du tronc et lui offrit de servir d'appuis pour grimper. Après tout, avec une main blessée, ce ne devait pas être facile d'escalader. Quand son précieux petit oiseau fut à l'abri dans le nid, le capitaine fit mine de s'éloigner pour prendre part au combat, mais se ravisa et revient près de l'arbre. James s'accroupit et sortit une dague camouflée dans une de ses bottes et la tendit à la princesse.

« En cas de problème, on ne sait jamais ce qui peut se passer. Essaie de ne pas te couper surtout ! Sur ce, à plus tard ma jolie ! »

Il n’aimait pas trop cette improvisation de dernière minute, mais quand bien même la demoiselle chercherait à lui échapper pendant son absence, il la retrouverait. Le Pays Imaginaire était une île qui était dure à quitter, surtout sans s’être allié à Peter Pan et sa poussière de fée ou au seul homme qui possédait un bateau assez solide pour résister au crocodile : Crochet. Le pirate lui fit un clin d’œil et replaça son chapeau à plume sur sa tête avant de disparaître en direction de la plage où les cris ainsi que les coups formaient un brouhaha mélodieux à ses oreilles. Pourquoi la dague ? Tout simplement parce que les pirates n'étaient pas la seule menace du Neverland. Son regard azuré survola l’attroupement d’hommes et d’enfants, cherchant déjà dans le ciel et sur la terre l’adolescent qu’il aimait haïr de tout son être…



« Every fairytale needs a good

old-fashioned villain... »

© Méphi.





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MessageSujet: Re: « To die will be awfully big adventure…» [Sur invitation !]   Sam 8 Juin - 23:54



To die will be awfully big adventure



Team ۞ Neverland

Lyana ne se sentait guère à l'aise dans cette chaloupe, entourée par des pirates armés jusqu'aux dents qui riaient grassement aux plaisanteries des uns et des autres. En un sens, elle était plutôt chanceuse que le Capitaine Crochet garde toujours un œil sur elle ; s'il n'avait pas été là, la jeune femme ne doutait pas un seul instant qu'elle ne serait probablement plus de ce monde ou alors dans un état plus que misérable... Néanmoins, elle aurait largement préféré rester à bord du navire enfermée dans la cabine du Capitaine. Cela aurait été bien mieux que d'assister au combat entre des pirates sanguinaires, Peter Pan et tous les enfants perdus. Lyana n'avait guère envie d'assister à ce théâtre d'hostilité d'une part parce qu'elle était opposée à la violence, et d'autre part parce que, bien que le souvenir qu'elle avait de Peter Pan n'était pas des plus merveilleux, elle n'aimait pas l'idée que des enfants risquent leur vie à cause de cette stupide guéguerre entre leur chef et le Capitaine Crochet. Mais bon, puisqu'elle n'avait pas le choix... Elle allait devoir suivre le mouvement, et en silence en plus ! Comme le lui avait fait remarqué Crochet, il était sans doute mieux pour elle qu'elle garde la bouche fermée : le reste de l'équipage n'était pas réellement au courant du don de la princesse et il y avait fort à parier que, si quelques diamants sortaient de sa bouche, les pirates oublieraient rapidement leur quête première pour s'intéresser à elle et son pouvoir. Poussant un soupir las, Lyana laissa aller sa tête sur sa main, dont le bras était appuyé sur le bord de la chaloupe, et observa l'immense île où ils n'allaient pas tarder à accoster.

Il y eu une légère secousse lorsque la chaloupe touche le sable fin. Quelques pirates bondirent aussitôt hors de la barque. Lyana allait en faire de même lorsque Crochet tendit sa main valide vers elle afin de l'aider à descendre facilement. Elle le remercia d'un léger signe de tête, glissa sa main dans la sienne et descendit de la barque, un sourire au coin des lèvres : elle n'était pas habituée à une telle courtoisie de la part du pirate, surtout dans un pareil moment où il était sur le point de prendre sa revanche sur son ennemi juré. Cependant, la facette gentleman de Crochet se dissipa vite lorsqu'il mit une carte entre les mains de la princesse pour qu'elle la déploie à la vue de tous les pirates rassemblés autour de leur Capitaine. Le visage caché derrière la carte qu'elle maintenait bien haut – tout en ayant le sentiment de servir de pupitre – Lyana écouta les explications de Crochet. Il semblait avoir tout prévu... La jeune femme se mordit la lèvre en pensant aux enfants perdus qui allaient se jeter dans la gueule du loup sans même le savoir. Cette idée l'insupportait mais elle n'allait pas commettre l'erreur de donner son avis : elle doutait que le Capitaine apprécie qu'elle ouvre la bouche pour le critiquer sur ces agissements... Une fois les explications faites, Lyana rendit sa carte à Crochet et jeta un coup d’œil aux quelques pirates qui s'éloignaient. Elle due bien vite se concentrer sur le groupe dont elle allait faire partie puis qu'elle se sentie brusquement tirée en avant. C'était Crochet qui l'avait attrapé par le ceinture et l'entraînait derrière lui d'un pas rapide. La jeune femme se retint de pousser une exclamation de protestation. D'abord pupitre et maintenant boulet que l'on traînait ! Charmant vraiment !

Le groupe progressait rapidement dans la végétation. Encombrée par les bottes trop grandes que lui avait prêté le Capitaine Crochet, Lyana trébuchait souvent mais tâchait de garder une allure dynamique afin de ne pas avoir le sentiment d'être un véritable fardeau que le pirate tirait par son crochet de métal. Pourtant, la jeune femme ne s'ennuyait pas pendant cette marche ; les pirates qui suivaient leur capitaine ne cessaient de parler à voix haute, et de rire grassement à des blagues qui n'allaient vraiment pas hauts. Ce n'était pas comme s'ils devaient tendre une embuscade à un jeune garçon qui pouvait voler... A un moment, un pirate siffle d'un air appréciateur Lyana ; celle-ci fit brusquement volte-face et lui lança un regard si féroce qu'il n'osa pas recommencer. A moins que ce fut la pierre que lui lança le Capitaine Crochet en pleine face qui le poussa à se taire. Les autres pirates cessèrent aussitôt leur mouvement d'hilarité et redevinrent bien plus sérieux... Enfin, dans la mesure du possible au vue de leurs capacités intellectuelles... La jeune femme se retint de rire devant l'air idiot de l'homme dont le nez saignait abondamment à cause de la pierre, et emboîta le pas à Crochet qui avait repris sa marche après cette pause énergique.

Après quelques pas supplémentaires, Lyana entendit, au loin, des éclats de rire féminins. C'étaient sans doute les sirènes. Elle n'avait rencontré qu'une seule de ces créatures surnaturelles, une femme blonde du nom d'Hazel. La princesse avait été émerveillée par ces êtres mi-humain mi-animal mais, dans les nombreux livres de Crochet, elle avait découvert que les sirènes étaient loin d'être aussi amicales qu'elles le paraissaient et qu'il était préférable de ne pas les approcher de trop près. De toute façon, lorsque la cavalerie de pirates déboulerait dans la lagune, Lyana doutait fort que les sirènes restent sur leur rocher pour assister au spectacle.
La jeune femme s'accroupit près du Capitaine qui finit par relâcher sa ceinture et la libérer de son étreinte. Tandis qu'il prenait en main sa longue-vue, Lyana jeta un rapide coup d’œil autour d'elle pour voir si elle pouvait filer en douce mais les pirates l'encerclaient ; elle allait devoir attendre si elle voulait prendre la poudre d'escampette. Après quelques échanges, ils reprirent leur progression et s'arrêtèrent le temps que les pirates chargent leurs armes. Lyana sursauta brusquement lorsqu'une détonation retentit derrière elle. Elle fut éberluée de voir que l'un des pirates avait tiré par mégarde. Entre les éclats de rires et les coups de feu, ces ballots auraient bien de la chance s'ils parvenaient à prendre qui que ce soit par surprise ! La jeune femme jeta un coup d’œil à Crochet, se demandant s'il allait abréger la vie de l'auteur du tir mais celui-ci se contenta de soupirer et de crier le signal d'attaque. En voyant les pirates foncer vers la plage, Lyana se plaqua contre un arbre pour les laisser passer, juste à temps pour ne pas finir écrasée. Des grosses brutes jusqu'au bout, cela allait sans dire ! L'idée de sauter sur l'occasion pour filer n'avait pas encore traversé l'esprit de la princesse que la main du Capitaine Crochet se poser sur son épaule pour la retenir dans tout mouvement. Avec son tact bien connu, il lui dit de grimper dans l'arbre le plus proche. La jeune femme n'avait guère envie de jouer les écureuils mais le ton de Crochet n'incitait pas à la réplique.

« Toujours aussi gentleman ! » Ironisa-t-elle tout en prenant appuis sur le pirate pour grimper parmi les branches. Les diamants qui franchirent ses lèvres allèrent ricocher sur la tête de Crochet, ce qui lui procura une grande satisfaction.

Lyana savait grimper aux arbres. Aussi, en dépit de sa main encore handicapée, elle escalada avec agilité les branches des arbres, jusqu'à ce qu'elle se trouve au milieu de feuilles, quasiment invisible. Elle observa Crochet s'éloigner aussitôt, mais elle fut surprise de le voir revenir au pied de l'arbre pour lui tendre une dague. La jeune femme la prit sans réellement comprendre pourquoi il lui confiait une arme. S’inquièterait-il pour sa sécurité ? Dans un pareil moment où il avait mille et une chose à penser, cela serait plutôt comique. Lyana suivit le Capitaine du regard jusqu'à ce qu'il soit hors de sa vue et que ses bruits de pas se soient estompés. Plus loin, sur la plage, elle entendait les cris des sirènes en panique, les vociférations des pirates, le cliquetis des armes et les coups de feu, tout cela dans un sacré vacarme.

A présent, Lyana se retrouvait seule, sans Crochet pour la maintenir près de lui du bout de son membre de métal, et sans les pirates aux rires gras et aux regards de fouines. Parfait ! Il était temps de filer ! La jeune femme attaqua la dague à sa ceinture puis redescendit prestement de l'arbre. Une fois les pieds au sol, elle ne perdit pas un instant et se mit à courir en direction de l'endroit où ils avaient accosté. Son plan était simple : elle allait prendre la barque et ramer le plus loin possible, tout en priant de ne pas tomber à nouveau sur ce crocodile de malheur ! Les pirates étaient trop occupés avec Peter Pan et elle n'aurait qu'à faire un détour pour éviter le navire où quelques membres de l'équipage se trouvaient encore. Cela pouvait marcher !

Cependant, quelques dizaines de mètres plus loin, Lyana cessa de courir et finit par s'arrêter. Elle entendait toujours les cris des pirates et des enfants perdus sur la plage. Elle se moquait bien de savoir que certains pirates seraient blessés ou tués mais les enfants... C'était une toute autre histoire. La princesse hésita quelques minutes : la lagune ou la barque ? Fuir ou aller voir ce qui se passait ? Finalement, elle poussa un petit grognement rageur car elle savait qu'elle allait regretter sa décision. Lyana pivota sur ses talons et repartit en direction de la lagune aux sirènes. Il fallait qu'elle sache comment cette histoire allait se terminer. Arrivée au bord de la lagune, la jeune femme se tapit derrière les végétaux afin d'observer la scène sans se faire voir. Elle allait rester là pour le moment et, en fonction de ce qui allait arriver, elle agirait en conséquence...

Croyait-il vraiment que j'allais rester perchée sur mon arbre ?



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MessageSujet: Re: « To die will be awfully big adventure…» [Sur invitation !]   Sam 29 Juin - 0:17









To die will be awfully big adventure !









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La journée commençait merveilleusement bien pour Peter Pan : sa petite expédition de chasse au trésor l'avait conduit à la lagune et il adorait tout particulièrement se pavaner devant les sirènes. Les créatures aquatiques semblaient, en effet, particulièrement sensibles au charme irrésistible de l'éternel adolescent et elles ne manquaient jamais une occasion de lui faire des éloges et de se montrer captivées par ses paroles... Tout ce que Peter aimait, en somme ! Aujourd'hui en particulier, il se trouvait que le jeune homme volant pouvait raconter à ses amies hydrophiles l'incroyable histoire du trésor que les enfants perdus cherchaient. Évidemment, toutes les sirènes étaient pendues à ses lèvres, prenant soin à ne pas l'interrompre lorsqu'il était lancé dans ses monologues tout en veillant à le complimenter à chaque fois qu'il reprenait sa respiration. Oui, les demoiselles à demi poisson étaient bel et bien l'auditoire favori du joueur de flûte.

▬ Comme tu es courageux !

C'était Hazel qui venait de s'extasier de la sorte sur le comportement de l'espiègle garçon à collants. Ce dernier fut particulièrement marqué par l'enthousiasme que la sirène blonde avait mis dans son exclamation, aussi s'autorisa-t-il à faire une petite parenthèse dans son récit initial pour lui répondre... C'était un très grand honneur de voir Peter s'interrompre pour quelqu'un, nul doute que tout le reste de son public serait vert de jalousie de voir Hazel se faire accorder un tel privilège !

▬ Oh, merci ! Tu sais, c'est naturel chez moi !

Voilà, maintenant qu'il avait révélé cette information, sans doute pour la millième fois depuis son arrivée sur l'île mais jamais personne ne lui en voulait pour l'énonciation répétée de ses qualités de toute façon, c'était sûr et certain qu'il allait encore plus impressionner son auditoire ! Eh oui, Peter Pan n'avait pas besoin de se forcer pour être courageux, quel exploit !

Cette petite parenthèse passée et bon nombre de compliments proférés à son égard par les sirènes suite à son petit discours, l’insouciant jeune homme reprit son récit sur le trésor là où il l'avait laissé... Ou, plutôt, il recommença tout depuis le début, car il avait complètement oublié le moment auquel il s'était arrêté et qu'il était tout bonnement hors de question qu'il demande à quelqu'un de lui rappeler cette information ! Son public eut donc la joie d'écouter une seconde fois la majeure partie de son histoire, avec toujours l'obligation d'acclamer le conteur dès que l'occasion se présentait.

▬ ... Et c'est à cet instant qu'on est arrivés à la lagune et que je vous ai dit bonjour !

N'était-il pas adorable, ce Peter Pan ? Assurément, tous les membres qui composaient son assemblée le pensaient car ils l'applaudirent aussitôt en réclamant une autre histoire, comme ils le faisaient toujours... Cependant, l'éternel farceur ne se sentait pas d'humeur à passer la journée à raconter des histoires, préférant se consacrer à l'activité qui l'avait attiré ici en premier lieu : la chasse au trésor ! Aussi s'apprêta-t-il à rassembler les enfants perdus autour de lui pour élaborer un pan infaillible dans le but de dénicher le coffre en question quand une sirène qui était jusqu'à lors restée en retrait sur un rocher de la lagune vint à sa rencontre.

▬ Bonjour Peter, tu viens noyer quelques enfants perdus ?

Évidemment, Peter ignorait totalement de quoi elle voulait parler, aussi fronça-t-il les sourcils quelques instants avant de venir se gratter le sommet du crâne. Trop absorbé par son récit, il n'avait pas remarqué un seul instant que l'un de ses fidèles compagnons avait manqu de peu la noyade ! Il voleta doucement autour de la sirène, assis en tailleur dans les airs comme il aimait tellement le faire, lui lançant un regard curieux.

▬ Les noyer ? Mais pas du tout ! Nous cherchons un trésor ! Tu veux que je te raconte l'histoire, toi aussi, Ariel ?

Il se voyait déjà reprendre le début de l'histoire pour la troisième fois, certain que la sirène face à lui serait toute aussi fascinée que les autres par toutes les incroyables aventures qu'il avait incorporé ça et là dans le récit original. Malheureusement pour Ariel, il n'eut pas l'occasion de lui conter cette merveilleuse histoire car, surgissant de nulle-part, un coup de feu retentit. Aussitôt, la lagune se fit plus silencieuse qu'une tombe, Peter Pan se redressa de toute sa longueur, bien qu'il restât dans les airs, à l'affût du moindre signe qui pouvait trahir l'origine de ce son qui lui était si familier. Et ses soupçons ne tardèrent pas à se révéler fondés car, quelques secondes plus tard, ce fut la tonitruante voix du capitaine Crochet qui retentit dans les fourrés qui bordaient la lagune :

▬ À L’ATTAQUE !

À peine ces mots furent prononcés que la majeure partie de l'équipage pirate déboula sur la plage, criant à pleins poumons, armes au poing et n'hésitant pas un seul instant à se ruer sur les enfants perdus. Zut, et Peter qui voulait chercher son trésor tranquillement ! Ces adultes n'avaient vraiment aucun talent pour choisir le bon moment de passer à l'attaque... L'adolescent tout de vert vêtu, par exemple, aurait privilégié le moment juste après le repas du midi, lorsque les ennemis étaient en pleine digestion et donc moins aptes à se défendre... Mais Crochet était bien trop stupide pour réfléchir à tout ceci, évidemment !

▬ Garçons perdus, montrez à ces poulpes puants de quoi nous sommes capables !

Ce fut tout ce que la petite troupe attendait pour se mettre à riposter : un ordre de leur chef bien aimé. Aussitôt, une multitude de lance-pierres, de dagues et de petits arcs apparurent comme par magie dans les mains des enfants, mais il fallait dire qu'ils gardaient toujours leurs armes dans les doublures de leurs vêtements de fourrure. La bataille était rude, quelques sirènes avaient même décidé de replonger dans les profondeurs de la lagune pour ne pas risquer d'être blessées au cours de cet assaut.

Peter se tenait à bonne distance de l'action, obnubilé par une seule chose : mettre la main sur le capitaine pour l'affronter en combat singulier. Il évitait avec aisance les quelques balles que les larbins de Crochet lançaient dans sa direction ainsi que quelques projectiles pour lesquels il pouvait obstruer la trajectoire. Il se fichait pas mal des pirates commun, il y avait bien une chose que chaque habitant de l'île tenait pour acquis : Peter Pan n'acceptait pas de voir un autre que lui s'opposer au capitaine du Jolly Roger. Enfin... Tic-Tac était une exception à cette règle. Ainsi, laissant ses fidèles compagnons mettre une bonne raclée aux pirates, ou du moins était-ce ce qui devait logiquement arriver, de son point de vue, il cherchait du regard son ennemi favori parmi le chaos en contrebas.

▬ Où te caches-tu, poule mouillée... Ah ! Te voilà !

Ces mots, le jeune homme les avait prononcés sur un ton plutôt bas, s'adressant à lui-même plus qu'autre chose, et puis il n'y avait aucune chance pour que quelqu'un l'eût entendu à cette distance, avec le vacarme qui régnait sur les lieux ! Ainsi, il avait enfin repéré l'horrible chapeau à plumes de Hook sorti des bosquets. Pourquoi avait-il mis tant de temps à se montrer ? Peter l'ignorait et il s'en fichait pas mal, à vrai dire. Impatient de se mesurer à son plus grand adversaire, le garçon en collants descendit en piquet au cœur de l'action pour se placer juste devant le capitaine des pirates, à qui il avait rabaissé le chapeau devant les yeux en passant.

▬ Haha ! À nous deux, Cochet !

Adoptant la parfaite position d'escrimeur, Peter pointait sa dague en direction du pirate. Il aurait pu profiter de l'instant nécessaire à Hook pour remettre son chapeau en place mais l'éternel adolescent n'était pas un lâche : il refusait d'attaquer sournoisement ses ennemis. Enfin... Il possédait, évidemment, une définition bien particulière de la sournoiserie, mais l'intension y était ! Aussi patienta-t-il le temps nécessaire pour que son adversaire se mette, à son tour, en position de combat tout en le fixant avec un éclat de malice dans les yeux. Rares étaient les combats opposants ces deux-là qui n finissaient pas en mémorable histoire à raconter encore et encore aux auditoires de l'éternel adolescent !




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MessageSujet: Re: « To die will be awfully big adventure…» [Sur invitation !]   Sam 7 Sep - 18:14




 


To die will be awfully big adventure !



Or not ! ☼





Team Neverland



« Chaque fois qu’un enfant dit : “Je ne crois pas aux fées”, il y a quelque part une petite fée qui meurt. » ☼

Le soleil cognait dur sur la lagune aux sirènes. Il faisait chaud et magnifiquement beau comme chaque jour dans cette partie du Neverland. Les plantureuses sirènes s’exclamaient avec enthousiasme devant un Peter Pan rieur et enjoué. L’exagération avec laquelle elles acclamaient leur héros irritait au plus profond d’elle-même une certaine petite fée.
Néanmoins, Clochette sortit très vite de ses pensées les plus noires et se mit à voleter non loin du rocher que son amie Ariel venait de quitter…Elle n’avait pas eu le temps, ni le réflexe, de se rapprocher de la rive. La princesse des mers était bien plus rapide dans son élément et porta donc secours au petit garçon qui était tombé à l’eau, avant d’interpeller Peter au loin. Le beau jeune homme en collant vert daigna ENFIN se tournait vers la partie de la lagune la moins superficielle et la plus intéressante, mais n’écouta que d’une oreille distraite ce que lui dit la sirène et s’imagina déjà qu’elle voulait entendre l’histoire qu’il ressassait en boucle depuis son arrivée fort remarquée.

La petite fée se souvint alors de la mauvaise humeur qui la tenaillait les minutes précédentes, elle gonfla ses joues et croisa ses minuscules bras. C’était toujours pareil ! Parce qu’elle ne mesurait que quelques centimètres et ne disposait pas d’une chevelure de plusieurs kilomètres de long, il l’oubliait ! « Un jour viendra Peter Pan où la fée Clochette sera à ta taille et ce jour-là tu ne pourras plus la faire disparaître de ta vue d’un simple mouvement de la main comme on chasse un insecte nuisible ! » Voilà ce qu’elle se disait en grognant dans son coin.

La blondinette féerique bouillonnait de l’intérieur, la couleur de ses ailes se changea en un rouge vif, traduisant cette colère qui ne cessait de s'accroître puisqu’elle ne pouvait ressentir que ça à ce moment très précis. Finalement, ce fut un coup de feu au loin qui la sauva d’une rumination sans fin. D’un bond, la fée se redressa en l’air et observa avec appréhension la suite des événements. Très vite, des cris enragés ricochèrent et se dispersèrent en écho dans la lagune, les sirènes apeurées disparurent de la surface pour se cacher au fin fond de l’océan. Après les cris virent les coups, les pirates sortirent des buissons et se ruèrent comme des chiens affamés sur leurs proies.

Une embuscade ! Ils étaient attaqués, pris par surprise par l’ennemi, encore un coup de cet immonde manchot ! Peter réagit presque instinctivement et mobilisa ses troupes. Le garçon en collant scrutait impatiemment la forêt dense à la recherche de son rival de toujours.

- Ariel ! Fais attention à toi ! Cria la luciole à son amie en pointant du doigt les matelots et leurs pistolets.

Clochette savait qu’elle ne devait en aucun cas se mêler du conflit qui opposait son héros au capitaine Crochet, ainsi, elle vola tout droit sur les hommes qui s’en prenait aux enfants perdus. Sournoise, elle rabattit le chapeau de l’un d’entre eux sur ses yeux pour l’empêcher de frapper un enfant qui profita de ce geste pour lui lancer un caillou en pleine poire grâce à son lance pierre. Puis, la minuscule fée se fraya un passage dans la bagarre pour distraire, chatouiller, pincer, griffer, mordre chaque pirate qui croisait sa route.

- Garçons perdus, garçons perdus, faites les tomber à l’eau !

Le petit démon ailé aida le Frisé à pousser l’un des pirates jusqu’à la rive, à grand renfort de tirage de cheveux et de poussière dans les yeux. L’homme était si prés, qu’après quelques pas supplémentaires pour esquiver une flèche, il perdit l’équilibre et tomba à l’eau. Clochette et les enfants poussèrent des cris de joie avant de reprendre le combat. Même si le pirate n’était pas mort, son arme à feu, elle, demeurerait inutilisable, de plus, il restait aux bons soins d’une certaine petite sirène.

Pendant ce temps là, Peter et Crochet s’affrontaient en duel. Il n’était pas rare de voir les autres combattants suspendre leurs actions quelques instants pour s’émerveiller devant cette légendaire joute, les yeux écarquillés, scandant fièrement le nom de leur chef bien aimé. Clochette jetait quelques coups d’œil à Peter Pan, admirative à chaque fois qu’il prenait l’avantage sur son adversaire, elle n’hésitait pas à hurler des « poisson pourri » si Crochet  revenait en force.
L’envie de venir embêter cet adulte si méchant fut si grande qu’elle obnubila jusqu’à n’avoir que ça en tête. Clochette virevolta tout prés de l’épaule de Peter et attendit le bon moment pour entrer en action. Le fer chaud de leurs armes s’abattant l’une sur l’autre provoquait des étincelles lumineuses. Leurs muscles tendus, le sourire goguenard de Peter éclatant sous le soleil, le visage crispé du capitaine, rien n’échappait à l’œil avisé de la blonde, pas même cette grosse et hideuse moustache. Oui, cette moustache épaisse et touffue était un appel à la fourberie de la fée. Ainsi, entre deux altercations, Clochette la fourbe, fonça droit sur cette ignominie de la nature et attrapa, à l’aide de ses deux mains, l’énorme touffe de poil. Prenant appuie sur le gros nez de Crochet avec ses petits pieds, elle tira si fort que lorsqu’elle relâcha ce coin de moustache, elle se sentit valdinguer dans les airs loin des représailles du pirate, loin même de la plage et de sa guerre.

Sa course ne s’arrêta que lorsqu’elle rencontra un obstacle qu’elle heurta de plein fouet. La tête dans les étoiles, elle se laissa tomber à terre non sans entendre un grognement de douleur. Elle se rassit péniblement et releva la tête découvrant devant elle, une Lyana à la joue rougie, portant les traces de son atterrissage forcé.

- Ah, tu pourrais faire attention où tu laisses traîner ta tête, princesse !Dit-elle en fronçant les sourcils, mécontente de revoir ce visage familier. La fée se secoua légèrement, tentant de reprendre ses esprits mais le choc ne lui permit pas de se remettre à voler, ni même de se demander si elle se trouvait devant un ami ou un ennemi.

- Crochet sait que tu n’es plus sur son bateau ? Clochette épousseta un peu sa tenue tout en défiant Lyana du regard, avant de repérer un mouvement derrière la princesse. Ses petits yeux s’écarquillèrent devant l’apparition monstrueuse d’un serpent géant, une autre calamité des lieux dont l’intention était de gober la fée et pourquoi pas l’humaine qui l’accompagnait. Le monstre était suspendu juste à côté de la jeune femme aux cheveux éclatants et n’allait pas tarder à passer à l’action, tout contracté qu’il était. Apeurée, la petite fée pointa du doigt le serpent. N’ayant pas encore récupéré la force nécessaire pour s’enfuir par la voie des airs, elle laissa échapper un faible cri.

- Lyana….sauve nous !



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MessageSujet: Re: « To die will be awfully big adventure…» [Sur invitation !]   Dim 27 Oct - 16:42






To die would be an awfully big adventure



Un jour viendra je partirai ☼





Team Neverland



Je partirai sans aucun regret ☼
Le pauvre garçon perdu retrouva la terre ferme avec plus de peur que de mal. Ces humains... Ariel se demandait comment ils pouvaient vivre sans savoir nager ! Après tout, c'était si naturel chez son peuple qu'elle avait du mal à imaginer qu'eux devaient apprendre ce qu'elle faisait depuis sa naissance. La petite sirène s'était ensuite dirigée vers Peter Pan, le garçon qui se croyait irrésistible. Elle aimait bien Peter, il était drôle et gentil – quand il n'était pas en train de faire le joli cœur avec les princesses d'Atlantica et leurs amies. La brunette soupira et interpella la garçon volant au sujet de ses enfants perdus en espérant que cela serait suffisant pour l'empêcher de parler de sa chasse au trésor. Lorsqu'il s'y mettait, il pouvait parler pendant des heures de la même chose.

Malheureusement pour elle, ses paroles eurent l'effet contraire : il lui proposa de reprendre son histoire du début pour elle. Ariel sentit les regards envieux et quelque peu haineux des autres sirènes quand il s'adressa à elle par son prénom. Comme s'il lui faisait un grand honneur en lui offrant de recommencer son récit pour elle. Ses sœurs pouvaient être tellement insipides quand elles s'y mettaient ! Mais elle en avait l'habitude, alors pourquoi s'en étonner ? Même Hazel faisait parti du groupe qui minaudait après le rouquin. Ça elle ne s'y ferait jamais, Hazel était si... normale d'habitude. Comme elle voyait que Peter s'apprêtait à raconter son histoire pour la énième fois, la petite sirène leva les yeux au ciel, tout de même un peu amusée, et ouvrit la bouche pour l'empêcher de parler quand soudain un coup de feu retentit non loin de là.

Ariel s'immobilisa aussitôt, ils le firent tous. Elle connaissait ce bruit pour l'avoir entendu de nombreuses fois lors des combats entre les enfants et les adultes de Neverland. La jeune princesse sentit plus qu'elle ne vit ses sœurs et amies se tendre, prêtes à plonger au plus profond du l'océan dans le but de mettre le plus de distance possible entre elles et la bataille qui paraissait imminente. Car le coup de feu n'était pas parti du Jolly Roger, mais bien de la terre ferme. Le peuple des mers n'était pas connu pour être très courageux en ce qui concernait le monde de la surface, pourtant si ses amis étaient en danger Ariel resterait pour les défendre.

Au moment où elle prit sa décision, un grand cri se fit entendre suivit par des nombreux autres. L'assaut était lancé. La petite sirène vit ses sœurs et leurs amies prendre la fuite en moins de temps qu'il ne le fallait pour le dire. Pour minauder elles répondaient présentent, mais pour faire preuve de courage il n'y avait plus personne. Enfin si, il restait une sirène mais Ariel ne prit pas le temps de voir qui était resté. Elle entendit vaguement Clochette lui dire de faire attention à elle alors qu'elle se rapprochait de la rive dans le but de ralentir les pirates en attrapant les chevilles de ceux qu'elle pouvait atteindre, les faisant ainsi trébucher. L'un d'eux atterrit sur son nez et bientôt un filet abondant de sang se mit à couler de celui-ci. Malheureusement il n'y avait pas grand chose que la princesse d'Atlantica pouvait faire, puisqu'elle ne pouvait se hisser à terre.

Non loin d'elle, le petit démon qu'était Clochette enjoignait les garçons perdus à pousser les pirates à l'eau. Bien sûr ils savaient nager, mais ainsi elle pourrait s'occuper de les garder à l'eau. Le premier adulte tomba à quelques mètres d'Ariel qui se précipita vers lui pour lui attraper les pieds avant de le tirer sous l'eau juste assez longtemps pour qu'il tousse un peu d'eau une fois la tête à la surface. La brunette s'amusa ensuite à éclabousser le pirate de ses mains et de sa queue. Un sourire étira ses lèvres, c'était exactement le genre de jeu qui pouvait la distraire de ses sombres pensées.

Soudain elle sentit une grande main l'attraper par les écailles. Fronçant les sourcils, Ariel se tourna pour voir son agresseur qui n'était autre que sa victime. Furieuse qu'il ose la toucher, elle se débattit et le gifla à de très nombreuses reprises jusqu'à ce qu'il la lâche. La petite sirène plongea alors, lui agrippa les pieds et se mit à nager vers le large le plus rapidement possible sans vraiment vérifier si son pirate pouvait ou non toujours respirer. Enfin elle jugea qu'elle l'avait suffisamment éloigné de la berge pour qu'il ne puisse pas se joindre au combat avant un petit moment. Il savait peut-être mieux nager que les compagnons de Peter, mais il avait encore de grands progrès à faire !

Satisfaite, elle l'abandonna là et revint à toute vitesse vers la lagune. Un autre pirate avait été mis à l'eau et Ariel s'empressa d'aller s'amuser avec lui aussi. Mais si son premier adversaire n'avait pas été très dangereux, celui-ci en revanche agitait une épée dans se direction tout en tentant de rester à la surface. La jeune princesse n'osa d'abord pas s'approcher de peur de finir embrochée comme un vulgaire poisson, puis elle plongea. De là où elle se trouvait, elle voyait le pirate tourner la tête dans tous les sens afin de l'apercevoir. Ariel l'attrapa par les pieds et le coula lui aussi, l'eau rendant ses mouvements lents et faibles. Il se débattit un moment sans se séparer de son épée mais finalement la laissa couler afin de mieux nager pour remonter à l'air libre. Elle en profita pour le détrousser de ses deux autres lames qu'il avait coincé dans sa ceinture.

Après les avoir laisser couler elles aussi, la petite sirène replongea tout au fond de la lagune et ramassa une pierre avant de prendre son élan et de remonter à la surface. Son élan la fit sortir de l'eau un peu plus que d'habitude et elle put de cette façon lancer sa pierre... Et manqua de peu la tête de La Guigne. Ariel retourna ramasser une autre pierre en se disant que cette fois-ci, elle devrait peut-être prendre le temps de viser avant de lancer son projectile.
 



© Méphi.
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MessageSujet: Re: « To die will be awfully big adventure…» [Sur invitation !]   Dim 3 Nov - 20:35

To die will be awfully big adventure





Le corps de la jeune sirène tanguait avec les remous de l'eau. Ses nageoires et ses bras lui permettaient de faire du sur place et pourtant, elle voulait couler. Se laisser avaler par les flots, s'écraser sur les rochers de la lagune. A la place, elle se forçait à écouter le récit de Peter Pan. Ses oreilles enduraient les pires souffrances qui puissent exister dans cette baie. Hazel feintait une sourire le plus grandiose qu'elle pouvait exécuter. De temps en temps, elle mimait un rire enjôleur. Elle passait ses journées à faire semblant, à se plier en quatre pour satisfaire les désirs du Capitaine Crochet et celle de ce Pan. Entre un qui ordonnait sans cesse des trésors, qui voulait conquérir Neverland et l'autre qui exigent que toutes les sirènes soient à ses pieds et à applaudir ses moindre faits et gestes. Cette femme poisson avait enfin réussit à ne plus entendre sa voix, elle était plongée dans ses pensées, elle l'était, car ce jeune homme s'exclamait tellement fort, qu'elle fut obligée de se remettre à l'écouter. Réellement, elle compris que la fin de sa phrase : naturel chez moi !

Qu'est-ce qui était naturel chez lui ? Son manque de savoir vivre ? Son égoïsme ? Sa stupidité ? Bien sûr, toutes ces merveilleuses qualités étaient naturelles chez lui, il lui en manquait quelques-uns au passage, comme idiot, balourd, manipulateur, rébarbatif ! Hazel ne comprenait pas ce qui s'était passé pour quelle tombe sous son charme. Il n'était pas si beau, son égaux était aussi gros qu'un coquillage de ver, mais il savait voler. En une pensée positive, il pouvait parcourir des océans, découvrir de nouveaux cieux, voir le monde dans son ensemble. Un don des plus magnifiques, le voir voler l'émerveillait, mais cette habilité n'était qu'un leurre. Nager dans les nuages était un présent de la fée Clochette, c'était un faussaire. Ses doigts entortillaient ses cheveux blonds pour faire passez le temps, mais cette technique était loin d'être efficace. Plus son histoire avançait, plus son désespoir la minait, jusqu'au moment où il terminait sa joyeuse histoire et cette fois, il eut le droit à un véritable sourire. Une réjouissance qui fut très vite assombrit par l'arrivée de la princesse Ariel. Ce n'était pas réellement son arrivée qui était fâcheuse, l'altesse était une amie de longue date. Puis, elle avait sauvé un enfant qui allait s'épuiser à se débattre contre l'eau, un acte très louable bien qu'elle aurait pu le laisser se noyer. Hazel avait assisté à cette scène, bouche bée et consterné. Ariel avait déclenché le bouton off de ce monstre à parole, il proposait de recommencer son histoire.

Cette fois s'en était trop, Hazel ne se sentait pas capable de recommencer à écouter son histoire, qui en somme, n'était pas si extraordinaire. Se forcer à l'entendre une fois ça allait, mais deux fois, c'était hors de question. Elle sauta en arrière dans cette eau froide, son corps tournait sur lui-même avant de remonter à la surface, tout ça pour remettre ses cheveux à leurs places et pour se préparer mentalement à ce lavage de cerveau. A sa plonger, toutes ses soeurs étaient autour de Peter Pan, Clochette et Ariel étaient non loin derrière, mais à sa remonter, les autres sirènes avaient disparu. Il y avait des cercles dans les eaux, elles avaient toutes les cinq plongés. Un certain nombre de pirates se ruaient sur la plage, s’égosillant d'excitation pour cette bataille. Ce sang froid avait mit quelques secondes à réaliser qu'elle avait encore oublié l'attaque surprise du Capitaine. L'adolescent au collant vert l'avait tellement abasourdit avec son histoire de chasse au trésor, qu'elle avait arrêté de réfléchir.

Il y avait des ordres qui fusaient de tous les endroits de la lagune, le jeune rouquin ordonnait aux garçons perdus de se battre. D'ailleurs, pourquoi il n'y avait que des garçons et pas de filles perdues ? Ces humains étaient si étrange qu'elle avait arrêté d'essayer de les comprendre. Clochette conjura Ariel de faire attention à elle. La petite fée s'inquiétait pour la princesse des océans, elle le criait haut et fort. Hazel était resté à sa place initiale, elle observait l'attaque, les pirates qui se faisaient attaquer par les enfants de cette île, par la petite créature magique et même par la fille de Poséidon. Elle ne savait pas comment prendre cet avertissement qui était dû à la charmante sirène brune, pourquoi n'en avait-elle pas eu, elle ? Après tout, elle était aussi vulnérable que leurs amis en commun. Voilà que sa jalousie la reprenait, sauf que cette fois, Ariel en était la victime.

Sa position était assez éloignée pour ne pas se faire attaquer, mais assez près pour tout voir et tout entendre. Son attention fut interpellée par le combat des deux plus grands ennemis, un coup d'épée par là, puis un autre par-ci ... Bien qu'Hazel soit pour le Capitaine, elle ne voulait pas que le rouquin soit blessé, comme aucun des combattants d'ailleurs. Véritablement, elle n'était pour aucune équipe, son seul souhait était que ce maudit garnement parte de cette île, que tout redevienne comme avant. Elle culpabilisait d'avoir aidé le chef des pirates à préparer leurs attaques, mais cette femme au sang froid était piégé dans sa spirale de complaisance. Omnibulé à faire plaisir à cet homme pour qu'il en oubli « son trésor ». Elle faisait toute sorte de choses pour se sentir exister, au risque de se perdre. La blondinette culpabilisait encore plus en voyant son amie voler et atterrir dans la forêt, elle ne put s'empêcher de hurler son nom. Après tout elle, elle s'inquiétait pour la fée.

Hazel remarquait par inadvertance que sa princesse lançait des projectiles sur les ennemis de Pan. En se rapprochant un peu plus d'elle, ses yeux remarquèrent que c'était des pierres qui étaient dans ses mains d'enfant. Une de ses pierres était à deux écailles de percuter la tête d'un enfant perdu, elle venait d'en sauver un et maintenant elle allait en tuer un autre. La sirène à l'étoile de mer analysait la stratégie d'Ariel quand un silex assomma un pirate. Le coup avait été violent, tellement que l'homme tomba à l'eau, il allait se noyer. Il y a à peine dix minutes, elle avait refusé d'aller chercher un des enfants perdus, mais il n'allait pas mourir de sa faute alors que le pirate oui.

- PRINCESSE ARIEL ! Vous êtes devenu folle, vous étiez à deux écailles de percuter la Guigne et maintenant, ce pirate est en train de boire l'eau de la lagune. Oui, cet homme est une vilaine personne, mais mérite-t-il vraiment de mourir ? Depuis quand tu es devenu un bourreau ?

Son regard n'avait jamais été aussi sombre, jamais elle n'avait parlé ainsi à la fille de son roi. C'était la peur qui parlait, peur d'être la cause de la mort d'un d'entre eux, du clan des pirates ou celui des enfants. Elle plongea à son tour dans l'océan, l'homme qui coulait était entouré de bulles d'air. Sa main attrapait le col de son veston et le tira hors de l'eau, son front sourcil saignait abondamment. Hazel vérifia s'il respirai avant de partir aider l'enfant le plus gras, elle avait encore oublié son nom, Plume ? Elle attrapa à son tour la veste du mécréant pour le faire tomber à l'eau. Ce qu'elle avait appris en côtoyant ces hommes, c'est que leurs armes sont inutiles lorsqu'ils ont touché l'eau. Deux pirates s'en allèrent en courant, comme à leurs habitudes. Elle se retourna pour surveiller Ariel, jamais son roi ne lui pardonnerait s'il lui arrivait quelques choses, mais avant qu'elle puisse la trouver, le petit gros lui tomba dessus. Prise par surprise elle coula avec et bien évidemment, le pirate qui était tombé précédemment ne l'aidait pas à remonter à la surface. Heureusement qu'elle pouvait respirer sous l'eau, mais ce n'était pas le cas de l'enfant perdu.






©Mako
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MessageSujet: Re: « To die will be awfully big adventure…» [Sur invitation !]   Lun 13 Jan - 17:57





Team Neverland





James eut une petite pensée pour le trésor qu’il laissait dans un arbre, loin de la portée du premier venu. Il se doutait qu’il y avait peu de chance qu’elle reste immobile tout ce temps, il espérait surtout que personne ne la retrouverait avant lui. Enfin, s’il revenait... Chose certaine, pas vrai ? Il ne pouvait pas plier genou devant un gamin et surtout pas un tel idiot. Le grand Capitaine Crochet ne pouvait pas mourir, sa légende se devait d’être éternelle tout comme l’effroi que procurait sa présence ! Néanmoins, il eut un regard pour sa main manquante… Refusant d’avoir peur une seule seconde, le pirate se mis plutôt à réfléchir à ce qu’il ferait une fois Peter Pan éliminé. Ses pensées se portèrent vers le gros lézard qui lui tournait autour. Il avait entendu parler d’un grand chasseur nommé Clayton, tout aussi corruptible qu’un pirate, ce serait une alliance prometteuse… Bref, si tout se passait bien, bientôt il serait invincible ! Il inspira profondément, bombant fièrement le torse avant de s’approcher de la bataille.

Un mélange de cris de guerre et de rires enfantins remplissait la lagune d’échos. Une cacophonie de coups violents et de balles de pistolet. Le chaos était partout, hommes et enfants se disputaient ce qui semblait être le monopole d’une île, mais en fait, ils se battaient tous pour quelques choses de bien plus égoïste. L’orgueil et l’idéal de leurs chefs respectifs. Une vengeance d’un homme à un presqu’homme. Crochet écarta le feuillage des arbres qui le séparait de la plage grâce à son membre de métal et savoura l’odeur de la poudre à canon dans les airs. Puis, les rayons du soleil l’éblouirent et il sentit sous ses pieds  la terre devenue du sable. Il venait d’entrer dans l’arène en quelque sorte. Les véritables jeux commençaient et le capitaine dégaina son sabre. Il plissa les yeux à la recherche du farfadet volant qu’il désirait ardemment rayer de la surface de ce monde tout en avançant lentement. Soudain, avec rapidité, il bloqua quelques cailloux lancés dans sa direction grâce à son sabre. Le ''vieux poisson pourri'' avait encore quelques redoutables réflexes et d’un regard, ses hommes le laissaient passer, personne encore n’osait vraiment se mettre entre lui et la chose qu’il désirait le plus à ce moment précis, c'est-à-dire, sa revanche.

« Réduisez-moi ces vermines en bouillit ! Pas de quartier et surtout aucun prisonnier !»

Comme l’aileron d’un requin dans une marée de gens, le chapeau à plume du pirate détonnait. D’ailleurs, il ne prit pas longtemps à se faire repérer par son ennemi de toujours. Recevant son couvre-chef sur les yeux, Crochet grogna et replaça le chapeau correctement sur sa tête. Cependant, sa grimace devient un sourire mauvais, pour une fois, c’était presque avec joie qu’il croisait la route de l’enfant en collant vert. Ce dernier se mis en position de combat et soudain, le méchant de l’histoire ricana. Oh il se méfiait quand même du célèbre Peter Pan ! Mais l’image du gamin avec son coupe papier le faisait bien rire... Son plan diabolique avait si bien fonctionné !

« Et bien moucheron, tu es plus stupide de jour en jours… Dit-moi, il te plait ton coffre au trésor ? » dit-il avec un sarcasme mordant et en ouvrant les bras pour montrer ce qui les entourait tous les deux : une attaque surprise et une victoire imminente dans l’esprit du capitaine.

Il n’était même pas convaincu  que son ennemi comprenne de quoi il en retournait. Il croyait peut-être qu’il avait vraiment réussi à subtiliser l’une des précieuses cartes au trésor du capitaine ? Pour flatter l’ego de Peter Pan, il fallait qu’il marche sur la sienne, mais l’inverse était aussi vrai. Au fond, ces deux êtres se ressemblaient drôlement, mais Crochet restait le plus malin bien sûr ! Enfin, passons aux choses sérieuses... James se prépara alors à combattre. Un pied pointé droit devant lui et un derrière en angle. Le sabre pointé vers sa cible et le son crochet légèrement relevé vers leurs visages. Puis, les deux adversaires attaquèrent et leurs lames s’entrechoquèrent brutalement. Le pirate se dégagea pour attaquer en flèche sur le flanc du jeune homme, mais rata sa cible. Un genre de danse macabre débuta alors. Parade, riposte, feinte, tous se passait très vite et avec une adresse impressionnante. Son membre en métal bloqua de justesse un coup de dague près de son visage alors que le farfadet venait de s'envoler pour réapparaître dans son dos. Une mince ligne rouge perla sur la joue de Crochet qui riposta aussitôt. Son sabre frappa de coté et déchira les vêtements de l'enfant sur le devant. Si Peter était plus agile, Crochet était plus fort. Un cercle d’admirateur s’était formé tout autour et les spectateurs appréciaient le spectacle tout en se tapant dessus histoire de mettre de l’avant leurs allégeances. Clochette vint même lui tirer les moustaches ce qui mis James encore plus en colère. Il tenta de faire un croche-pied à Peter qui s’envola plutôt que de basculer vers l’arrière comme prévu. Le pirate leva son membre de métal vers le ciel en rageant. Quand un adversaire défit les lois de la gravité, l’exécuter était plus ardu que prévu… Du coup, il lui lança un défi que son ennemi ne pouvait pas refuser.

« Tu as la tête dans les nuages Peter, laisse-moi te remettre les pieds sur terre et faire sécher tes tripes au soleil ! Je parie que tu ne peux même pas te battre sans que tes pieds quittent le sol ! »



« Every fairytale needs a good

old-fashioned villain...  »

© Méphi.


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MessageSujet: Re: « To die will be awfully big adventure…» [Sur invitation !]   Sam 18 Jan - 23:59



To die will be an awfully big adventure





Team ۞ Neverland

Avant même d'avoir le visuel du combat, Lyana fut assaillit par le bruit. Le fracas des armes qui s'entrechoquent, les coups de feu tirés et les cris des pirates et des enfants mêlés produisaient un vacarme assourdissant sur la plage. A genoux derrière des buissons, Lyana abaissa légèrement une large feuille afin de voir, sans être vue, ce qui se passait dans la lagune aux sirènes. Devant elle, les membres de l'équipage du Capitaine Crochet se ruaient sur les enfants perdus. Ces derniers, sous les ordres de leur chef aux collants verts, avaient déjà dégainé leurs petits armes, prêts à riposter à l'assaut. Les attaques surprises devaient être fréquentes pour qu'ils réagissent aussi rapidement. La jeune femme aperçut son geôlier, facilement repérable avec son long manteau rouge et la plume de son chapeau qui s'agitait furieusement au rythme de ses pas. Elle l'observa se frayer un chemin parmi les combattants pour se diriger tout droit vers Peter Pan qui, voletant dans les airs, s'amusa à rabaisser le chapeau du pirate sur ses yeux. Tout n'était donc qu'un jeu pour cet enfant ? Il adopta soudain une mine plus sérieuse lorsque les deux ennemis débutèrent leur combat. Pendant plusieurs minutes, Lyana fut littéralement hypnotisée par les deux êtres, l'homme et l'enfant, qui se battaient, et elle fut stupéfaite de voir Peter Pan se défendre avec autant d'adresse face au pirate. Néanmoins, elle savait que le fait qu'il puisse voler représentait un argument de taille dans cet affrontement. Immobile, elle ne lâchait pas ce spectacle du regard, ne sachant qui elle voulait voir prendre l'avantage. Malgré son insupportable caractère, le farfadet vert n'était qu'un gamin mais, curieusement, Lyana réalisa qu'elle ne voulait pas voir Crochet se faire tuer, ou même simplement blesser...

Soudain, un mouvement dans l'eau attira le regard de la princesse. Elle repéra alors une jeune femme aux longs cheveux blonds qui saisissait un des pirates par sa veste pour l'attirer dans l'eau. Lyana reconnut la sirène Hazel qu'elle avait plusieurs fois vu rôder autour du bateau du Capitaine Crochet, et parler à ce dernier. Non loin d'elle, une autre sirène à la chevelure châtain prenait le parti des enfants perdus en les aidant du mieux qu'elle pouvait à neutraliser les pirates. Néanmoins, la princesse grimaça lorsqu'elle vit la sirène lancer une pierre, sans doute destinée à un pirate, frôler la tête d'un des enfants. Il valait sans doute mieux qu'elle se contente de rendre les armes des pirates inutilisables... Lyana elle-même, toujours cachée, se demanda ce qu'elle pourrait bien faire. Même si elle intervenait et s'en tirait sans dommage, elle était sûre de se faire étrangler par Crochet au retour sur le bateau ! Elle songea même qu'elle aurait dû rester sur sa première idée et tenter de s'échapper par la voix des mers au lieu de se préoccuper de ce combat. La jeune femme n'eut pas le loisir de prendre sa décision puisqu'un objet non identifié traversa les feuillages qui la dissimulaient pour venir heurter son visage de plein fouet.

« Aïe ! » Grommela Lyana en plaquant sa main contre sa joue endolorie.

Une perle franchit ses lèvres et atterrit juste à côté de la petite fée Clochette qui semblait sonnée par l'impact. « C'est bien ma chance... » Songea la princesse avec amertume. Sa dernière rencontre avec la luciole ne faisait pas partie de ses meilleurs souvenirs et elle n'avait aucune envie de subir une nouvelle fois ses railleries. Elle lança un regard peu amène à la fée, tout en frottant sa joue rougie. « Ce n'est pas ma faute si tu voles n'importe comment ! » Rétorqua Lyana que le souvenir de son aventure dans le repère des enfants perdus ne rendait pas aimable. Elle regarda la fée qui semblait ne pas pouvoir décoller suite à cet atterrissage forcé. Son naturel revenant au galop, la jeune femme laissa l'inquiétude traverser son regard, ignorant la raison qui clouait Clochette au sol.

Tâchant de reprendre ses esprits, Lyana allait se lever lorsque la demoiselle miniature lui lança une question. « De quoi je me mêl...? » La fin de sa phrase mourut sur ses lèvres lorsqu'elle vit les traits de la fée se tordre de frayeur. Clochette pointa du doigt quelque chose qui se trouvait derrière la princesse. Soudain inquiète, celle-ci s'immobilisa, ayant la présence d'esprit de ne pas faire volte-face. Elle tourna très légèrement la tête et perçut du coin de l’œil une grande forme juste à côté d'elle. Le sifflement confirma Lyana dans son supposition qu'il y avait un serpent gigantesque qui était à deux écailles de les attaquer.

Osant à peine respirer, la princesse sentit sa peau devenir moite et une sueur froide lui parcourut le dos. Le cœur battant à tout rompre, la jeune femme réfléchissait à toute vitesse ce qu'elle devait faire. Impossible de s'enfuir : un geste de sa part ou de celle de Clochette suffirait à faire réagir la bête qui les attaquerait. Attendre immobile n'était pas non plus la meilleure solution : ce n'était qu'une question de secondes d'ici à ce que le serpent fasse d'elles son repas. Soudain, la main de Lyana frôla la dague attachée à sa ceinture. Baissant les yeux sur la lame, la jeune femme songea que c'était sa seule option. C'était de la folie, mais elle ne voyait que cela. Elle qui ne s'était jamais servie d'une arme, elle allait subir un apprentissage éclair. Avec prudence, sans geste brusque, elle retira la dague fixée à sa ceinture et l'empoigna fermement. Elle savait que Clochette suivait ses moindres gestes; la princesse croisa brièvement le regard de la fée, comme pour y puiser du courage.

Soudain, d'un geste rapide, Lyana serra fermement la dague et se retourna d'un bloc, l'arme brandit. En une fraction de seconde, elle eut le temps de voir le serpent attaquer avant que, d'un geste, elle décapite le monstre dont la tête vola un peu plus loin. Le corps immense du reptile s'écroula sur le sol en un bruit sourd. Le visage et la chemise éclaboussée du sang de la bête, la princesse resta un moment immobile, le bras levé avec la dague toujours en main, ne réalisant pas ce qu'elle venait de faire. C'est finalement la nausée qui lui monta aux lèvres qui l'a fit lâcher l'arme. Elle s'écroula sur le sol, le corps tremblant. Elle jeta un regard à la dague en bénissant Crochet de la lui avoir donné et, oubliant un moment qu'il s'agissait du pirate qui l'avait enlevé, elle se jura de le remercier. Puis, elle se tourna vers Clochette et demanda d'une voix faible : « Ça va, petite fée ? »

Ce n'est qu'à ce moment-là que Lyana reprit conscience du vacarme de la bataille, à quelques dizaines de mètres de l'endroit où elles étaient. Dans le stress du moment, elle avait complètement oublié que les pirates, les enfants perdus et les deux ennemis de toujours s'affrontaient ! C'est comme si elle avait été déconnectée de la réalité l'espace de quelques minutes. Peinant à croire qu'elle s'était à ce point laissée distraire du combat, elle se mit péniblement debout, ramassa la dague tâchée de sang et alla s'agenouiller près des buissons. Elle arriva juste à temps pour entendre le défi que lança le Capitaine à Peter Pan. La suite du combat s'annonçait fracassante !


« Coupez-lui la têêête ! »



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MessageSujet: Re: « To die will be awfully big adventure…» [Sur invitation !]   Dim 26 Jan - 21:01









To die will be awfully big adventure !









TeamNeverland

Il n'avait pas fallut très longtemps au célèbre Peter Pan pour repérer l'affreux chapeau à plumes de son pire ennemi et, après avoir quelque peu malmené le couvre-chef criard du pirate, l'éternel adolescent avait simplement attendu que son adversaire soit fin prêt à combattre. Ce que les adultes pouvaient être lents ! Crochet avait passé une éternité à replacer correctement son hideux chapeau aux yeux de Peter : était-il âgé à ce point-là, pour mettre autant de temps ? Le ricanement du capitaine manchot n'eut aucun effet sur le garçon volant, encore aurait-il fallut qu'il comprît la raison de cet éclat de voix nasillard pour pouvoir s'en trouver vexer...

▬ Et bien moucheron, tu es plus stupide de jour en jours… Dit-moi, il te plait ton coffre au trésor ?

Le vieux croulant était-il sénile ? Parler d'un coffre au trésor imaginaire, sans raison ! Cela faisait déjà longtemps que le chef des enfants perdus avait oublié cette histoire de trésor, son esprit focalisé sur la bataille en cours avait relégué aux ordures la raison de sa venu sur les plages de la lagune. Pan était comme ça, il vivait au jour le jour et ne se souciait de rien, tant et si bien que sa mémoire n'avait plus rien de rationnel. À son tour, il ricana.

▬ Stupide ? Tu es tellement vieux et ton cerveau est tellement ratatiné que tu es tombé tout droit dans mon piège ! HAHA ! Qui est le plus stupide des deux, maintenant !

Le garçon aux collants verts avait prononcé ces mots tout en virevoltant autour de sa cible. À présent, il était convaincu que cette extraordinaire aventure résultait de sa propre initiative, qu'il avait tout prévu depuis le départ. Il y avait indéniablement chez Peter Pan cette dimension déconcertante qui rendait chacune de ses paroles imprévisibles. À coup sûr, Crochet ne pouvait pas s'attendre à ce que le leader des habitants de l'arbre creux lui serve un tel discours, s'attribuant les lauriers de l'ennemi, et pourtant... Le farfadet volant y croyait aussi fort qu'il croyait en Clochette !

Crochet semblait enfin prêt à en découdre avec son pire cauchemar, le crocodile excepté, et Peter occulta tout ce qui se passait autour d'eux. Les visages de ses fidèles compagnons, des stupides pirates, des sirènes, de Clochette et de tous ceux qui pourraient se trouver dans le coin à cet instant précis s'estompèrent pour ne laisser place qu'au gros nez bouffi du disgracieux capitaine Crochet. Le combat débuta alors, les deux adversaires s'étaient déjà affrontés tant de fois qu'ils semblaient exécuter une danse parfaitement maîtrisée, une enfilade de coups et de parades qui se répondaient à égale mesure, si bien qu'aucun des deux ne prenait vraiment l'avantage tant chacun d'eux connaissait son opposant. Lorsque Peter parvint à écorcher le visage de l'ennemi, le pirate riposta aussitôt en lacérant ses habits verts et, par la même occasion, blesser l'éternel adolescent. L'estafilade ne représentait pas un danger majeur pour la survie de Pan, cependant, ce dernier ayant reculé à temps pour éviter le pire.

Crochet possédait la force que son grand âge lui conférait, mais Peter avait avec lui la vitesse et la légèreté d'une plume, atouts dont il ne se privait pas et qui rendait le combattant aussi aérien que n'importe quel oiseau. Le roi du Pays Imaginaire ne remarqua pas les spectateurs du combat qui l'opposait au vil maquereau défraîchi mais profita de l'intervention de sa fidèle petite fée pour constater que la blessure que le pirate lui avait infligée relevait plus de égratignure que du coup fatal, à l'image de la griffe sur la joue du capitaine. Ce dernier tenta de faire perdre l'équilibre à Peter mais le rouquin avait échappé à la chute en prenant, une fois de plus, son envol, ce qui figea le visage de Crochet en une expression de colère.

▬ Tu as la tête dans les nuages Peter, laisse-moi te remettre les pieds sur terre et faire sécher tes tripes au soleil ! Je parie que tu ne peux même pas te battre sans que tes pieds quittent le sol !

Pointant l'odieux crochet dans les airs, le capitaine pirate venait de faire mouche avec un tel défi. Insulter Peter Pan de la sorte c'était toucher son orgueil ! Fronçant les sourcils, l'insolent adolescent redescendit sur le sol, face à son adversaire, et lui lança un air mauvais avant de lâcher :

▬ Pieds au sol, une main dans le dos... Je te battrai toujours, infâme poisson pourri !

L'éternel adolescent joignit le geste à la parole, plaçant sa main libre derrière son dos. La provocation et l'exagération donc il faisait preuve le mettait à présent dans une situation délicate mais Pan n'en avait cure, obnubilé par son combat, il ne pouvait imaginer un seul instant que le pirate pouvait triompher... Aussi n'attendit-il pas la réaction de Crochet pour attaquer de nouveau, redoublant de vitalité face à ce nouveau défi qui, il en était persuadé, serait relevé par sa personne en un rien de temps !

▬ L'heure de ta retraite a sonnée, Crochet !

Le rouquin tout de vert vêtu esquiva de justesse le coup que son ennemi venait d'esquisser en direction de son épaule. Un rictus moqueur vint s'accrocher aux lèvres de Peter tandis qu'il tenta à son tour de toucher le pirate, à la jambe cette fois-ci. Le combat le fatiguait bien plus rapidement maintenant que son avantage principal avait disparu et que, en plus, il avait lui-même amoindri son équilibre. Seulement, Peter Pan possédait quelque chose d'inestimable, en plus de sa détermination, quelque chose capable de lui faire venir à bout de n'importe quel défi : Peter avait la foi.




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MessageSujet: Re: « To die will be awfully big adventure…» [Sur invitation !]   Mer 5 Mar - 23:36




 


To die will be awfully big adventure !



Or not ! ☼





Team Neverland



« Chaque fois qu’un enfant dit : “Je ne crois pas aux fées”, il y a quelque part une petite fée qui meurt. » ☼

Le Pays imaginaire, comme tout monde qui se respecte, possédait ses propres lois, son propre espace temps, sa météo étrange et surtout sa propre faune sauvage...La magie de l'île avait influé sur la taille des animaux qui étaient de ce fait bien plus gros que d'ordinaire. À croire que tout dans ce lieu semblait possible! Nourri par les rêves et la foi de l'enfance, Neverland restait un terrain de jeu pour ceux qui n'avaient pas froid aux yeux et qui voulaient vivre la grande aventure...

La grande aventure, justement, se transforma en grand frisson pour deux habitantes de l'île lorsqu'un énorme et immonde serpent suspendu juste derrière la princesse Lyana menaçait de les dévorer toutes crues, elle et la fée Clochette. Plus la créature se rapprochait, prête à bondir sur ses proies, plus la petite fée se demandait comment elles allaient pouvoir se sortir de là. Impuissante depuis son atterrissage forcé, Clochette n'avait pas encore recouvré la force de s'envoler chercher de l'aide et chasser un monstre aussi énorme lorsqu'on ne mesure que quelques centimètres semblait peine perdue. Non, à cet instant, aussi difficile était-il pour elle de l'admettre, Lyana tenait leurs vies entre ses frêles mains de princesse pâlichonne!
La jeune femme, plus maligne qu'elle ne paraissait, comprit immédiatement l'urgence de la situation, elle n'avait eu qu'à lire la peur dans les yeux de Clochette pour en saisir toute la portée. Alors, lentement, elle posa une de ses mains à sa ceinture, tâtant la dague qui s'y cachait sous le regard de la créature ailée qui retenait tout autant son souffle qu'elle. Quelle folie, se dit Clochette! Crochet avait-il eu le temps d'apprendre à son trésor à se servir d'une telle arme? Une once de colère traversa le corps de la fée, si elle seulement elle pouvait prendre taille humaine, elle aurait su comment se débarrasser de leur ennemi commun, elle!
Heureusement pour les deux jeunes femmes, la cracheuse de diamants était déterminée à survivre, et malgré la peur qui la tenaillait, elle réussit en un geste à décapiter l'affreux reptile qui les menaçait. Clochette parvint même à se protéger des éclaboussures de sang projetées, derrière une simple feuille de chêne. À l'inverse, Lyana avait à présent le visage et la chemise souillés d'une texture rouge sombre dégoutante.

- Beurk! S'exclama simplement la fée en constatant les dégâts. quelques frissons la secouèrent lorsqu'elle jeta un coup d'oeil à la tête du monstre qui gisait loin de son corps. Son attention se porta à nouveau sur sa sauveuse qui se laissa tomber sur le sol, choquée par ce qu'il venait de se produire et l'acte héroïque qu'elle avait accompli. À cet instant, la luciole ne su expliquer l'empathie qui la gagnait devant le spectacle pathétique de cette princesse sans couronne, maudite par les fées, loin de son prince, capturée par des pirates dont le chef n'était qu'un rustre de poisson pourri, au beau milieu d'une île lointaine presqu'impossible à trouver, obligée de combattre des créatures terrifiantes à l'aide de sa petite dague dans des vêtements d'homme trop grands pour elle. Clochette avait bien des défauts, sa jalousie maladive occultait souvent sa bonté, néanmoins, la fée se sentit d'un seul coup extrêmement coupable envers Lyana...Personne n'avait le droit de vivre un tel enfer! Il était peut-être temps de compatir un peu au sort de cette fausse maman, surtout qu’apparemment Peter ne l’intéressait pas le moins du monde et par bonheur, c'était réciproque!

 « Ça va, petite fée ? » Demanda la coupeuse de tête de serpents dans un murmure à peine audible.

La fée Clochette hôcha lentement la tête sans rien ajouter, troublée par cette soudaine révélation, ne pensant même pas à remercier pôliment la jolie brune. Cette dernière finit par se relever en entendant les cris de rage qui émanaient de la plage plus bas. Si leur combat à elles s'était fièrement achevé par une décapitation spectaculaire, celui des pirates et des enfants perdus ne faiblissait pas. La créature ailée se donna une tape sur le front histoire de se remettre les idées en place et inspecta soigneusement ses ailes pour voir si sa chute ne les avait pas endommagées. Après quelques battements intermittents, la fée reprit son envole comme si de rien n'était.

- Des adultes qui se battent contre des enfants...As-tu déjà vu pareil spectacle dans ton royaume? Clochette venait de se poser sur l'épaule droite de la princesse et entreprit de lui essuyer un peu sa joue la plus proche avec le col de sa chemise de pirate, une façon un peu particulière pour elle de la remercier de lui avoir sauvé la vie.
La clameur générale en provenance du champ de bataille fit soupirer Clochette d'exaspération teintée d'inquiétude car contrairement à Peter, la fée se préoccupait sincèrement des enfants et de leur chef en collant. Derrière les buissons, les deux femmes pouvaient tout observer sans être vues, elles assistaient impuissantes aux combats. La luciole pu même apercevoir ses amies sirènes menaient leur propre guerre dans les eaux de la lagune.

- Hazel...Murmura Clochette en serrant les dents juste au moment où l'un des enfants tomba sur son amie. C'en était trop pour la fée qui bouillonnait sur place, rageant contre l'inutilité de sa propre petite taille.

- Lyana, il faut faire quelque chose...On ne peut pas rester là, les bras croisés, à les regarder s’entre-tuer...Il faudrait détourner leur attention. Pfff...ces pirates, à part le rhum et l'or rien ne les intere...Clochette sursauta d'un coup et sa lumière scintilla de mille feu, une idée de génie venait de la traverser. Un large sourire espiègle se peignit sur ses lèvres et ses grands yeux dorés fixèrent avec insistance le gros visage innocent de Lyana.

- Princesse! Héla Clochette en virevoltant devant le nez de la brune avec agitation. Pense à quelque chose de joyeux, une pensée positive et heureuse! À ces mots, et tandis que Lyana fronçait les sourcils en cherchant inconsciemment un moment agréable dans ses souvenirs, la fée piocha rapidement dans la petite bourse attachée à sa taille. La créature féérique tendit une main devant elle, gonfla ses minuscules joues et souffla en direction de Lyana. Une fine poussière dorée et brillante s'éleva dans les airs jusqu'à atteindre  la princesse pour se perdre sur son visage et dans ses longs cheveux éclatants.

- Allé viens petit oiseau! Ajouta simplement Clochette en rigolant. La sournoise petite fée s'empara du col de Lyana et contre toute attente, l'attira en direction du ciel. Le corps de la princesse défiait les lois de la gravité et se retrouva bientôt à plus d'une vingtaine de mètre au dessus du sol. La tactique de Clo' était simple, Lyana n'avait qu'à déverser des diamants et des perles au dessus des pirates pour que leur avidité les détourne du combat. Peut-être même que Crochet s'en retrouverait perturbé en voyant sa prisonnière libre dans les airs. Toujours était-il que ce petit tour de magie ferait sans aucun doute son effet!




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MessageSujet: Re: « To die will be awfully big adventure…» [Sur invitation !]   Mer 28 Mai - 20:44






To die would be an awfully big adventure



Un jour viendra je partirai ☼





Team Neverland



Je partirai sans aucun regret ☼
Une chose était certaine : si le monde des hommes fascinait Ariel, il n'en était pas moins compliqué et plein d'agitations inutiles. Au fond de l'océan les adultes n'attaquaient pas les enfants, ils ne se battaient avec des armes et ne s’entre-tuaient pas, les jeunes n'étaient tout simplement pas assez importants aux yeux des plus âgés pour en valoir la peine. Quand deux individus ne s'aimaient pas, ils faisaient en sorte de ne pas se rencontrer, et quand une individu en particulier n'était aimé que par un petit groupe, alors ce groupe partait en exil tout simplement. L'océan était après tout bien assez grand pour permettre à tout un peuple d'éviter les conflits en s'évitant entre eux. C'était un des inconvénients à vivre à la surface : l'espace y était très limité et en particulier sur une île comme le Pays Imaginaire. Sous la surface au contraire le monde était si vaste qu'elle ne connaissait personne qui en avait visité les moindres recoins.

C'était ce qui manquait au monde de la surface, l'espace. Peut-être que si tous pouvaient voler de façon à s'élever loin, loin au-dessus de ceux qu'ils n'aimaient pas alors ce genre de conflit cesserait d'avoir lieu... La sirène devrait peut-être en toucher un mot à Clochette. Si cela pouvait au moins empêcher les affrontements dans la lagune ça serait déjà une bonne chose ! Après tout elle ne venait pas là pour se battre mais pour passer un moment tranquille loin du palais et avec sa meilleure amie. Meilleure amie qui avait d'ailleurs disparu, tout comme les sœurs de la brunette. Peter était désormais occupé par son ennemi de toujours et les enfants perdus se comportaient comme les petits garçons dissipés et inconscients qu'ils étaient tandis que les pirates tentaient tant bien que mal de maîtriser la bande de gamins.

Seule Hazel semblait ne pas prendre part aux réjouissances. Ariel ne pouvait pas vraiment le lui reprocher, elle-même n'aimait pas la violence mais elle ne faisait que défendre ses amis et sa lagune qui avaient été attaqués sans aucune raison. Elle continuait de lancer des pierres en essayant de toucher les pirates sans pour autant viser leur tête mais ce n'était pas là une tâche aisée. Alors qu'elle s'apprêtait à replonger chercher des munitions, la jeune princesse entendit son amie sirène tenter de se poser en voix de la raison. N'était-il pas un peu tard pour cela ? Après tout, c'était bien les pirates qui les avaient attaqué et non l'inverse !

Alors qu'elle se tournait vers la blondinette pour lui répondre, elle vit cette dernière tirer un pirate à l'eau sans prévoir que La Plume perdrait l'équilibre et tomberait à son tour sur elle. Les armes et les vêtements les faisaient couler et si Hazel pouvait respirer sous l'eau comme tous les membres de son peuple, ce n'était pas le cas des deux humains qu'elle tenait. La petite princesse se précipita vers le trio pour les aider. Elle répliqua, de mauvaise humeur, tout en prenant l'enfant perdu que tenait son amie d'enfance.


''Oh pardon, se pourrait-il que je sois trop efficace à défendre nos amis ? Tu faisais moins de manières lorsque c'était La Guigne qui se noyait ! Mais je t'en prie, si tu as une meilleure idée je t'écoute Hazel.''

Sans attendre une réponse de la part de la blonde, Ariel ramena le petit garçon à la surface où elle l'aida tant bien que mal à sortir de l'eau pour rejoindre ses amis – et ses ennemis. Pour qui se prenait Hazel, à lui parler comme si elle n'était qu'une enfant stupide ? Peut-être qu'elle pouvait se contenter de regarder de loin en participant juste assez pour passer pour aventureuse auprès de ses sœurs, mais la princesse pour sa part ne pouvait s'empêcher de vouloir faire plus. Elle n'avait peut-être pas de jambes mais cela ne devait pas la stopper.

Elle ne suivait plus du tout ce qu'il se passait sur l'île. Avant même qu'elle n'ait pu faire quoi que ce soit de plus, elle aperçut du coin de l’œil un mouvement dans les feuilles de la jungle qui entourait la lagune. Quelques secondes plus tard à peine, une humaine accompagnée de Clochette se mit à survoler les combats. Penchant la tête sur le côté, la princesse d'Atlantica observa cet étrange spectacle, trop habituée à ne voir que Peter voler aux côtés de la petite fée. Elle n'eut cependant pas le temps d'apprécier plus longtemps l'incongruité de la scène car une de ses sœurs, la plus jeune après elle-même, venait de lui attraper la nageoire pour lui faire signe de venir sous l'eau. Sans doute avait-elle peur d'être vue par l'un des pirates, et Ariel se retint de lever les yeux au ciel devant pareille attitude mais la suivi tout de même. Une fois tout au fond de la lagune, sa sœur prit la parole tout en les dirigeant prestement vers le passage qui les reconduirait chez elles.


''Père a remarqué notre absence, il nous faut rentrer au plus vite. Les autres sont déjà au palais, j'ai réussi à m'éclipser pour venir te chercher pendant qu'elles racontent que nous étions dans la forêt d'alcyons''
''Un jour, père va réaliser que nous n'avons jamais ramené un seul bouquet de nos sorties et nous serons bien embêtées !''


Sa sœur lui lança un regard désapprobateur par dessus l'épaule avant de prendre son élan pour entrer dans le passage. Soupirant, déçue de ne pas avoir pu dire au revoir à ses amis, Ariel en fit autant. Clochette comprendrait, ce n'était pas la première fois que cela arrivait et ce ne serait certainement pas la dernière non plus. Elle savait qu'elle ne devait pas faire attendre le roi, il était très strict en ce qui concernait le monde de la surface et jamais il ne devait se douter de ce que faisaient ses héritières de leurs journées. S'il venait à le découvrir, elles ne reverraient plus jamais la lumière du jour. La brunette accéléra inconsciemment ses battements de nageoire et bientôt les deux jeunes princesses retrouvèrent leurs appartements non sans avoir été froidement accueillies par leur père qui n'aimait pas savoir ses filles vagabonder où bon leur semblait sans prévenir personne.
 



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MessageSujet: Re: « To die will be awfully big adventure…» [Sur invitation !]   Ven 18 Juil - 20:34

To die will be awfully big adventure





On a tous des dettes à payer et un jour ou l'autre, il faut les rembourser. Celle d'Hazel devenait de plus en plus conséquente et de moins en moins facile à dissimuler. Elle devait s'acquitter de tous ses mensonges, en commençant par son clan, qui l'avait amené à vivre dans cette Lagune. Ses sœurs ne connaissaient qu'une version idyllique de ses départs en expédition, une vérité qui n'était que partiel, puisqu'en réalité, leur sœur n'allait pas découvrir d'autre île, ce temps-là était offert aux Capitaine Crochet. La sirène aux étoiles de mer se devait d'être sincère avec une autre petite créature de Neverland, Clochette, mais comment l'être ? Comment annoncer à une amie qu'on abhorre la personne qu'elle affectionne le plus au monde ? Oui, elle avait peur, terrifié de se faire rejeter par ses sœurs, par ses amis, tous leurs univers tournaient autour de Peter Pan, alors si cette annonce était mal acceptée, serait-elle bannie de la lagune ? Il ne lui resterait plus qu'à retourner à Atlantica et servir la famille royale, comme ses parents avant elle et leurs parents avant eux. Elle était la première à briser cette chaîne de servitude et elle espérait que jamais elle ne serait forcée de devenir comme sa mère. Sa famille n'était pas une honte pour elle, leur travaillent étaient honorables, mais elle voulait autre chose et ce autre chose se trouvait ici. Aujourd'hui, sa dette était devenue plus lourde, elle avait amené les pirates à la lagune, de la même façon que ses sœurs l'avaient fait quelque années plus tôt. Toutes les personnes qui étaient sur cette plage ou dans l'eau étaient devenu sous sa responsabilité. Chacune des blessures infligées, chacune des tombées à l'eau, tout ce qu'ils leur arrivaient, ils le devaient à Hazel. Elle avait sans doute une dette envers cet enfant mal élevé qui ne pense qu'à écraser et gouverner les autres pour se sentir heureux. Cette dernière mettait sans cesse sa vie en danger.

En fin de compte, tous ses mensonges étaient dans un seul but, se protéger des représailles, apprécier un pirate comme celui qui se battait en ce moment même avec le petit roux était de mauvaise augure. Elle aurait sûrement un choix à faire, eux ou lui. La femme-poisson avait l'habitude de fuir les conflits, fuir les problèmes, fuir les responsabilités, c'est ce qui l'avait poussé à suivre ses sœurs, c'est ce qui l'a poussé à ne pas dire la vérité à Clochette. Mentir lui permettait de fuir ses inconvénients, certains appelleraient ça de la trahison, mais pour elle, s'était une échappatoire. Puisqu'en réalité, elle avait aussi une dette en vers elle-même. C'est à des moments comme celui-ci qu'elle s'en rendait compte. La peur d'être laisser toute seule était trop forte pour qu'elle puisse la contrôler et avouer toutes ses erreurs. Dans cette bataille, alors que la princesse Ariel défendait les enfants comme elle le pouvait, Hazel s'octroya une nouvelle dette. Personne n'avait l'autorisation de parler ainsi à une enfant royale, surtout lorsque l'investigateur de la morale est de basse naissance. Son visage se refermait, la petite sirène n'était pas encline à entendre ce genre de monologue, personne n'aimerait se faire remonter les écailles. C'est après qu'elle entendit sa morale à elle, après qu'elle fasse tomber un pirate et qu'un des enfants du pays imaginaire l'emporta dans le fond de la lagune. C'était difficile de remonter les deux futurs noyés, mais avec l'aide de la princesse, ils furent sauvés. Le petit gros était encore dans ses bras alors qu'Ariel commença à la sermonner.  

Oh pardon, se pourrait-il que je sois trop efficace à défendre nos amis ? Tu faisais moins de manières lorsque c'était La Guigne qui se noyait ! Mais je t'en prie, si tu as une meilleure idée je t'écoute Hazel.

Tout en parlant, elle avait emporté La plume et le déposa sur la terre ferme pour ensuite disparaître dans l'eau sombre. Hazel observa quelques instants les remous de l'eau laissée sur son passage. La culpabilité pousse à faire des choses étranges. Et puis, La guigne n'était pas son préféré. Cette dernière continuait à faire tomber les assaillants dans l'eau, volant les armes et observer les combats entre le capitaine Crochet et le gamin en collant vert, mais aussi des choses invraisemblables qui se passait juste devant elle. Clochette avait de la suite dans les idées. Elle voguait entre d'Est en Ouest pour aider et c'est là qu'elle vit ses sœurs de cœur. Toutes refusaient de la laisser continuer et la tirèrent loin de l'attaque. Malheureusement, elle dut raconter les exploits de Peter Pan. Le capitaine de toute cette petite bande de voleurs avait aussi une dette en vers elle. Pour lui, elle avait volé les trésors de la mer, elle l'aidait alors que ses amis auraient pu être blessés et pour la remercier, il l'a remplace par une autre fille. Un simple retour des choses.






©Mako
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MessageSujet: Re: « To die will be awfully big adventure…» [Sur invitation !]   Sam 11 Oct - 18:06





Team Neverland




Si l’orgueil du capitaine était aussi immense que le crocodile qui le pourchassait, celle de Peter Pan lui faisait compétition. Le moustachu était peut-être le plus malin des deux, mais sa vengeance lui empoisonnait tellement l’esprit qu’il en était devenu un personnage cruel et colérique. Dans les faits, il était sans doute une bien mauvaise personne longtemps avant que ses pieds ne se posent au Pays Imaginaire. Ce n’est pas tout le monde que la vocation de pirate enchantait aussi longtemps ! C’est bien jolie de parcourir les mers à la recherche de trésors engloutis, mais il faut avoir le cœur assez solide pour se débarrasser de la compétition. Bref, sa rencontre avec Peter n’avait fait que décupler son côté sombre. Une tâche noire sur son cœur qu’il pensait totalement indélébile...

Il ne fallait surtout pas sous-estimer Peter Pan car sa vantardise et son QI de moucheron en faisaient un adversaire des plus irritants.  Toutes les occasions étaient bonnes pour essayer de le rayer de la surface de ce monde et le pirate n’en manquait pas une ! Avec le temps, Crochet supposait que les habitants de l’île pourraient même lui être reconnaissants suite à la disparition de son ennemi juré. Un jour, il ne serait plus le seul à voir le vrai visage du rouquin ! Cet être si méprisable ! Le capitaine se jeta donc corps et âme dans un combat épique. Ses prouesses étaient dignes de mention et les coups du farfadet n’étaient pas mal non plus… C’est facile d’esquiver quand on défi les lois de la gravité ! C’était un avantage de taille dont le pirate avait fait souvent les frais. C’est à ce moment que Crochet leva son menaçant membre de métal dans les airs et proposa un défi à son adversaire. Cette proposition lancée avec suffisamment de sarcasme fit mouche et ramena les pieds du farfadet sur terre. C’était encore plus facile qu’il l’avait imaginé ! Néanmoins, cela ne suffit pas à lui clouer le bec, mais sa défaite le ferait assurément...


« C’est ce que nous verrons vermine ! »

James ragea encore plus lorsque le moustique esquiva son attaque, mais il n’avait toujours pas dit son dernier mot. Leurs lames s’entrechoquèrent à plusieurs reprises, le métal grinça et fit même parfois des étincelles. Entre deux feintes, le pirate observait le visage de son adversaire et la haine bouillait encore plus en lui. À croire que cet enfant venu de nulle part n’était en vie que pour l’humilier, lui rappeler constamment son cuisant échec et lui pourrir l’existence tout entière. Parfois, il enviait  le manque de neurone de Peter, se disant que ce dernier dormait surement mieux la nuit que lui. Il n’était sans doute qu’un adulte comme les autres pour le garçon alors que le lui l'avait hissé au plus haut sur sa liste noire. Cependant, Crochet ne cherchait pas de la reconnaissance, ni des excuses, il voulait sa mort ! Accessoirement, s’il pouvait souffrir au passage, cela agrandirait son sourire... Tout à coup, il réalisa que l’adolescent commençait à fatiguer et une décharge d’adrénaline poussa le capitaine à redoubler d’effort.

« Tu parles trop et tu ne bouges pas assez l’asticot ! »

Toutefois, Crochet fut distrait par la plus étrange des visions. Alors qu’il essayait d’écraser le moustique, quelque chose de brillant attira son attention. Au début, il fut trop absorbé par le combat pour s’en préoccuper, mais lorsqu’une ombre passa devant le soleil, James leva les yeux.

« Qu’est-ce que… ? »

Il fronça les sourcils et réalisa soudain à qui appartenait cette silhouette dans le ciel. Son Trésor ! Mais par quels sortilèges se retrouvait-elle là-haut ? La chose brillante se révéla être la fée Clochette et le pirate s’inquiéta vaguement qu’elle puisse laisser tomber la jeune femme. Hélas, il n’eut pas vraiment le temps d’approfondir ses réflexions sur le sujet, car le lutin profita de son inattention pour le renverser sur le sol. Il tomba lourdement assit sur le sable, appuyer sur ses coudes. Il ne pouvait pas se relever avec ses mains, car les deux étaient occupées par une arme. Il para du mieux qu’il put les attaques de Peter avec son sabre, mais ses mouvements furent limités par sa position et le coupe-papier de l’adolescent se rapprocha dangereusement de sa magnifique moustache...

« Every fairytale needs a good

old-fashioned villain...  »

© Méphi.
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MessageSujet: Re: « To die will be awfully big adventure…» [Sur invitation !]   Mer 19 Nov - 22:52






Team ۞ Neverland

Toujours abasourdie par son acte héroïque mais totalement inattendu, Lyana ne retrouva ses esprits que lorsque le fracas des épées qui s'entrechoquent et les cris mêlés des enfants perdus et des pirates  parvinrent à ses oreilles. La décapitation du répugnant reptile lui avait fait complètement oublié la bataille qui se déroulait près d'elles. Parvenant à se remettre sur ses jambes tremblantes, la princesse s'approcha des buissons pour avoir une vue de l'affrontement qui ne faiblissait pas. Tout en observant, impuissante, le combat, la jeune femme tenta d'essuyer son visage barbouiller de sang : l'odeur et la sensation du liquide épais sur sa peau lui donnaient horriblement la nausée. Si, des mois auparavant, on lui avait dit qu'elle serait un jour captive d'un pirate dans un pays aussi étrange et finirait couverte du sang d'un énorme serpent, il est clair qu'elle aurait rit. Aujourd'hui, elle ne serait même pas étonnée de voir une armada de fourmis géantes débarquer sur la plage pour danser la samba avec les pirates !

« Disons que tout est tellement étrange sur cette île que je ne pense pas un jour trouver un royaume qui puisse tenir la comparaison... » Répondit Lyana en dispersant d'un mouvement du pied les perles qui avaient jaillis de sa bouche.

Elle jeta un coup d’œil à la petite fée posée sur son épaule et fut surprise de la voir entreprendre de lui essuyer la joue. Cette sacrée luciole ne cessait de l'étonner ! Un instant elle se montrait particulièrement agaçante, et la seconde d'après elle manifestait de la reconnaissance. La princesse esquissa un rapide sourire en coin avant de reporter son regard sur la plage et la bataille qui s'y déroulait. Ses yeux se posèrent presque aussitôt sur le lutin vêtu de vert qui volait en tout sens autour de la silhouette au manteau rouge du Capitaine Crochet. Tout deux ne cessaient de faire s'entre-choquer leurs armes et d'éviter les coups qu'ils se portaient mutuellement, tout en gratifiant leur adversaire de divers surnoms et insultes. A plusieurs reprises, Lyana vit le couteau de Peter s'approcher dangereusement du visage du pirate et, sans s'en rendre compte, la jeune femme serra avec force la dague dans sa main. Elle finit par lâcher un soupir d'exaspération : elle se sentait complètement inutile. Elle aurait préféré rester enfermée sur le bateau plutôt que d'assister à tout cela. Visiblement la fée Clochette partageait son avis.

« Je veux bien mais quoi ? Ce n'est pas avec ça et mes talents de guerrière que je vais arranger les choses ! » Tout en parlant, la princesse brandit sa dague poisseuse de sang pour en souligner sa faible utilité dans pareil combat. Elle entreprit ensuite de d'ôter les pétales de roses qui venaient de s'accrocher dans sa chemise lorsque le silence soudain de la fée lui fit lever la tête. Près d'elle, la luciole l'observait avec un air qui n'annonçait rien de bon. « Heu... Qu'est-ce qu'il y a ? »

Habitée d'une folle énergie, Clochette se mit à voleter devant le nez de la jeune femme qui loucha pour l'observer. Elle allait demander à quoi elle devait cette excitation soudain lorsque la fée l'enjoint à penser à quelque chose d'agréable. Automatiquement, des images défilèrent dans l'esprit de Lyana; des souvenirs de sa vie avant sa captivité, lorsque son quotidien ne rimait pas avec pirates imbéciles et exécutions de serpents. Soudain, une fine poussière dorée fut projetée sur le visage de la jeune femme qui éternua. Elle sentit ensuite ses pieds quitter le sol et ne put s'empêcher de grimacer.

« Oh non, pas encore ! » S'exclama-t-elle tandis qu'elle filait vers le ciel, conduite par cette crapule de luciole.

Voler n'était pas étranger à Lyana puisqu'elle avait déjà expérimenté la chose lorsque Peter était venu la chercher sur la bateau pirate afin de la conduire au refuge des enfants perdus. Et, exactement comme la première fois, la jeune femme n'appréciait pas particulièrement défier les lois de la gravité. Plus particulièrement lorsque Clochette la conduisait au-dessus de l'eau alors qu'elle ne savait pas nager ! Sentant la panique la gagner, Lyana s'accrocha à sa pensée agréable pour éviter un plongeon dans l'océan. « Sérieusement ? C'est la seule idée qui t'es venue ?! » Cria la princesse à la fée qui semblait s'amuser follement. Des diamants brillants roulèrent sur ses lèvres avant d'entamer une chute qui se termina dans l'eau claire. Une sueur froide lui parcourut le dos. « Ne me lâche surtout pas ! » Ajouta-t-elle précipitamment.

Heureusement, la luciole conduisit la princesse au-dessus de la plage, là où quelques combattants levèrent des yeux interloqués vers le ciel. Malgré sa panique, Lyana avait saisit le manège de Clochette : elle marmonna donc quelques mots et un flot de perles, de roses et de diamants se déversèrent sur la plage, occupant soudainement les pirates qui se désintéressèrent des enfants perdus pour récolter quelques trésors.
Enfin, les deux ovnis passèrent près de Peter et Crochet qui livraient toujours un combat acharné. Leur présence attira l'attention du pirate dont le regard croisa celui de la princesse au moment où il levait les yeux vers le ciel. Ce fut une erreur pour le capitaine puisque son adversaire en profita pour le mettre à terre et rapprocher son arme du visage de son éternel ennemi. Soudain paniquée que Crochet puisse être blessé, Lyana leva légèrement la dague qu'elle tenait toujours à la main avant de la baisser. Elle ne pouvait pas lancer son arme sur Peter ! Tout d'abord parce qu'elle ne voulait pas risquer de le tuer, et ensuite parce qu'elle risquait bien de manquer sa cible et de toucher le pirate ! Elle avait eu de la chance avec le serpent et elle ne pensait pas qu'elle en aurait autant cette fois encore. A la place, elle se mit à prononcer des phrases dépourvues de sens et récolta dans ses mains les pierreries. Se doutant que Clochette allait probablement la tuer - ou du moins la lâcher - après cela, Lyana tenta néanmoins de viser et se mit à lancer diamants et perles droit sur le lutin vêtu de vert, en espérant que cela suffirait à le distraire assez longtemps pour que Crochet puisse se dégager...


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MessageSujet: Re: « To die will be awfully big adventure…» [Sur invitation !]   Lun 8 Déc - 15:59









To die will be awfully big adventure !









TeamNeverland

Peter Pan et Crochet étaient ennemis depuis aussi longtemps que l'éternel jeune homme se souvenait. En réalité, la mémoire du rouquin n'était peut-être pas des plus fiables, mais leur rivalité était si ancienne qu'aucun habitant de l'île aurait pu dater avec précision les origines du conflit. Le Pays Imaginaire ne serait pas tel qu'il était sans ces deux personnages... D'ailleurs, il ne serait rien du tout sans Peter, l'âme de ce petit monde. Bien sûr, personne n'avait jamais songé à ça, pas même le principal intéressé ! Qui aurait pu prévoir que le farfadet volant était l'âme du Neverland ? Et pourtant... Si, un jour, le capitaine pirate parvenait à mettre fin à ses jours, ce serait toute l'île qu'il condamnerait.

Pour le moment, les ennemis légendaires étaient, une fois de plus, en train de s'affronter. Au bord de la lagune, le combat faisait rage entre pirates et enfants perdus, mais Peter ne voyait rien d'autre que l'adulte à moustache qui le provoquait. Hook lui lança un défi, chose que l'orgueil du garçon en collants verts ne pouvait pas refuser ! Ainsi se retrouvaient-ils sur un pied d'égalité, les deux adversaires cloués au sol. Enfin, peut-on vraiment parler d'égalité lorsqu'un adulte s'oppose à un frêle adolescent ? Cela dépend sans doute de l'adolescent en question... Peter Pan possédait bien assez de ruse et croyait suffisamment en lui et en tout ce qui l'entourait pour se révéler digne d'affronter un homme tel que Crochet !

▬ Tu parles trop et tu ne bouges pas assez, l’asticot !

Il était vrai que le fait de ne pas voler diminuait les capacités de riposte du rouquin... Lui qui passait plus de temps dans les airs que sur la terre ferme ! Ainsi, le capitaine voyait ses chances de remporter le duel s'accroître un peu plus à chaque geste qu'il esquissait. Chaque parade du jeune homme se faisait plus tremblante, chaque attaque moins puissante... La fatigue commençait à se faire ressentir, et sans doute Crochet lui-même percevait-il la faiblesse de l'éternel adolescent car il semblait alors redoubler d'ardeur ! Peter Pan n'était pas du genre à paniquer : bien qu'étant en difficulté, jamais il ne perdrait espoir et renoncerait ! Visiblement, sa détermination s'avéra payante car, alors que Crochet avait une occasion en or de blesser son adversaire, le pirate détourna les yeux du duel ! Le rouquin, lui, ne leva pas le regard en direction du ciel, profitant plutôt de l'inattention de son ennemi pour lui asséner un coup de pied dans le torse, ce qui fit basculer le pirate au sol.

▬ Ha ! Les nuages te perturbent, Crochet ?

Oui, cette ombre qui avait survolé le ciel, Peter Pan l'avait pris pour un simple nuage évoluant près du soleil. Après tout, cela était parfaitement plausible ! Et, grâce à ce nuage, il allait pouvoir, une fois de plus, triompher de l'infâme pirate ! Le rouquin s'était positionné de sorte à tenir son ennemi en échec, incapable de se relever, et cet avantage lui apporta un regain de vigueur qui lui permit d'enchaîner attaque sur attaque comme s'il était une guêpe et que sa dague était un dard rapide et menaçant. Il évoluait ainsi contre un Hook limité et, bientôt, l'éternelle guerre qui les opposait prendrait fin...

Le couteau de Peter se trouvait à quelques centimètres du visage du pirate, et il ne résista pas à l'envie de l'humilier encore une fois avant de passer aux choses sérieuses... Ainsi, éclatant d'un rire triomphant, le jeune homme effila avec malice le côté droit de la moustache de son ennemi, tant et si bien qu'elle était totalement fichue, à présent ! Mais l'éternel adolescent ne s'était pas préparé à la suite des événement. En effet, alors qu'il se complaisait dans sa victoire, il fut subitement assailli par une pluie de cailloux pointus et brillants ! Poussant un cri ou surprise et indignation se mêlaient, le prince des lutin se redressa d'un bond pour voir d'où provenait cette attaque fourbe.

Dans les airs, la fausse princesse s'amusait à leur lancer des pierres précieuses. Peter Pan haussa les sourcils. Non seulement la demoiselle s’immisçait dans un duel sur lequel elle n'avait aucun droit, mais en plus elle bougeait tant et visait tellement mal que les deux adversaires se retrouvaient touchés par ses projectiles : le rouquin recevait un diamant sur le crâne quand Crochet écopa d'un rubis dans l’œil ! Complètement révolté contre cette interruption, l'éternel adolescent se retourna vers Crochet et déclama d'une voix forte :

▬ Tu as triché, poisson pourri ! Notre accord ne tient plus !

Sans attendre de réponse de la part de son ennemi, le garçon tout de vert vêtu s'envola alors hors de la portée du pirate. Là, il vit alors la scène qui se déroulait dans la lagune : enfants perdus et pirates avaient cessé le combat, les adultes se trouvant bien trop intéressés par les richesses que la fausse princesse leur envoyait que par l'honneur du combat... Ah, ces adultes ! Ce que Peter pouvait les mépriser ! Il était temps de mettre fin à tout ceci, puisque Crochet et ses sbires se montraient incapable de suivre les règles du jeu ! Le jeune homme poussa alors son célèbre cri pour attirer l'attention de ses fidèles compagnons.

▬ Enfants perdus, dispersez-vous !

Tous les enfants se mirent alors à courir dans tous les sens sans laisser le temps aux pirates éberlués de réagir et, en quelques temps, ils semblaient tout bonnement avoir tous disparus ! Peter était particulièrement fier de cette tactique de repli qu'il avait lui même mis au point même si le Frisé l'avait un peu aidé pour trouver l'idée... Juste un petit peu. Une fois ses amis à l'abri, Peter vola à tout vitesse jusqu'aux côtés de la fausse princesse et la saisit par le bras avant de reporter son attention sur le capitaine ennemi.

▬ Tu aimes les chasses aux trésor, Crochet ? Va donc chercher ta maman !

Il avait proféré cette menace sur un air de joie non contenue, parfaitement conscient qu'il détenait l'avantage sur ses ennemis. Ni une ni deux, il vola en direction de l'océan, à quelques dizaines de mètres de la lagune, entraînant la baveuse de diamants à sa suite. Une fois qu'il estima se trouver suffisamment loin, il la fit descendre jusqu'à la surface de l'eau et l'abandonna là. La poussière de fée fut chassée du corps de l'usurpatrice royale par l'eau, si bien qu'elle ne pouvait que nager pour espérer s'en sortir ! Peter Pan, lui, hilare, se hissa de nouveau dans les airs et poussa son cri une seconde fois. Cela permit à Crochet de savoir exactement où chercher : après tout, les chasses aux trésor n'en était pas vraiment sans carte ou sans indices... Finalement, il voleta quelques instants loin de tout ceci, ignorant royalement les cris de rage de Crochet et de ses stupides pirates qui auraient mieux fait de surveiller la captive du Jolly Rodger au lieu de se laisser prendre par leur avidité !

Au bout de quelques mètres, le garçon remarqua la petite fée qui volait autour de lui. Il lui adressa alors un sourire ravageur, heureux de constater que sa plus fidèle amie avait assisté à son triomphe.

▬ Clo ! Où étais-tu passée ? J'ai encore gagné, tu as vu ?

Il n'avait aucune idée des aventures que la fée venait de vivre en parallèle à son combat. Il ne savait pas le rôle qu'elle avait joué dans sa victoire car, après tout, sans son intervention, comment Peter Pan se serait-il sorti de ce mauvais pas ? Sans doute cette question demeurera sans réponse à jamais... Pour le moment, le jeune homme ne pensait qu'à retrouver son foyer, l'esprit rempli par cette aventure incroyable qu'il ne manquerait pas de raconter encore et encore à travers l'île, changeant de version à chaque fois ! Pour l'heure, cependant, il était disposé à écouter le récit de sa petite amie dorée, bien qu'il ne put s'empêcher de la couper en plein milieu d'une phrase :

▬ Rentrons, maintenant, Clo... Tu peux me raconter tout ça sur le chemin.




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