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L'histoire se déroule en Octobre 2013.

« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


Charming ೨ Henry ೨ Ruby ೨ August

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 Do you want to be my flatmate ? [With Masha]

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MessageSujet: Do you want to be my flatmate ? [With Masha]   Ven 25 Jan - 21:55
Masha & Aliéna


« J'en ai ras-le-bol de toi ! DEGAGE !!! »
« Aïe ! »

Aliéna tenta de se dégager de l'étreinte de sa mère qui l'avait attrapé par les cheveux et la secouait furieusement, faisant souffrir la jeune femme. La mère Pearl vociféra encore pendant dix bonnes minutes, déversant un flot d'insultes sur Aliéna. Si cette dernière recevait une sévère réprimande, c'était parce qu'elle n'était pas allée faire les courses et qu'il n'y avait pratiquement rien dans le frigo et les placards. La jeune femme avait beau avoir essayé de se défendre, répétant que, ayant été toute la journée à la boutique puis avait du faire deux livraisons, elle n'avait pas eu le temps de se rendre à l'épicerie avant sa fermeture. Une très bonne raison en somme. Mai sa mère n'avait rien voulu attendre et, comme à chaque fois, elle s'était mise à hurler après Aliéna et lui avait donné une redoutable gifle pour débuter les hostilités.

« Lâche-moi s'il te plaît ! » Supplia faiblement la jeune femme.

Ayant très mal à la racine des cheveux, elle tenta de repousser la main de sa mère mais cette dernière, de sa main libre, saisit le bras d'Aliéna si vigoureusement qu'elle lui laissa une belle griffure. Après avoir tiré fortement sur ses cheveux, sa mère finit par la lâcher. Sa fille fit un pas sur le coté en titubant.

« Hors de ma vue ! Dégage ! » Jeta froidement sa mère.

Aliéna ne se le fit pas redire deux fois et partit rapidement vers sa chambre. Dans le couloir, elle tomba sur sa sœur aînée. Les bras croisés et un sourire moqueur en coin, elle jeta un regard dédaigneux à Aliéna lorsque celle-ci s'engouffra dans sa chambre. Elle, elle était restée toute la journée à lézarder à la maison, elle aurait très bien pu aller faire les courses. Mais bien sûr, cela n'était pas grave, elle était toujours innocente ; Aliéna n'avait jamais entendu sa mère réprimander sa sœur. Mais bon... La jeune femme s'était habituée avec le temps. Une fois dans sa chambre, elle referma la porte et s'adossa contre elle. Se laissant glisser sur le sol, elle laissa couler les larmes de douleur sur ses joues. Fermant les yeux, Aliéna essaya d'étouffer le sentiment qu'elle ressentait à chaque fois qu'elle était frappée par sa mère et qu'elle ne ripostait pas : elle se sentait misérable. A vingt-cinq ans, elle était incapable de tenir tête à sa mère, quelque chose l'en empêchait... Et elle se sentait pitoyable pour cela.
Depuis le salon, Aliéna entendait les exclamations exaspérées de sa mère qui continuait à l'insulter. La jeune femme n'avait pas envie de passer la soirée dans cette ambiance. Elle avait besoin de changer d'air. Se levant doucement, elle essuya ses larmes puis attrapa un sac à dos dans son armoire et le posa sur son lit. Elle prit son pyjama et quelques affaires de rechanges puis les fourra dans son sac. Après avoir ajouté quelques objets comme une brosse à dent et une brosse à cheveux, elle ferma son sac et enfila sa veste. Elle fixa brièvement la porte de sa chambre. Non, elle n'allait pas repasser devant sa mère. Faisant volte-face, elle se dirigea vers la fenêtre, l'ouvrit et quitta sa chambre. Elle pouvait très bien sortir par là et rentrer par le même chemin le lendemain : il y avait peu de chances que sa mère vienne faire une inspection de toute façon. Après avoir refermé sa fenêtre, Aliéna contourna la maison et remonta la rue sous le ciel étoilé.

Aliéna passa devant plusieurs maisons d'un pas vif. Elle savait parfaitement où elle allait. Chez son amie Masha. S'il y avait une personne qui accepterait de l'héberger une nuit, c'était elle. Et puis, elle se sentait toujours en sécurité en présence de son amie. Celle-ci était si gentille à son égard qu'Aliéna ne pouvait qu'avoir un bon moral en sa présence. La jeune femme se sentait seule dans la rue ; il n'y avait pas un chat, pas un bruit, seul le murmure du vent froid qui caressait son visage, faisant rosir ses joues. Enfin, elle aperçut le petit immeuble où se trouvait l'appartement de Masha. Elle y pénétra et monta les escaliers sans se presser. Plus elle grimpait les marches, moins Aliéna était sûre d'elle : et si Masha avait quelque chose de prévu ? Si elle ne pouvait pas la loger ce soir-là ? Aliéna ne saurait pas où aller. Elle aurait pu aller prendre une chambre chez Granny mais, dans sa précipitation de partir, elle n'avait pas pris d'argent. Lorsqu'elle arriva devant la porte de son amie, elle hésita encore quelques secondes puis pressa la sonnette. Ça ne coûtait rien d'essayer ! Aliéna entendit quelques instants, puis des bruits de pas retentirent à l'intérieur et la porte s'ouvrit. Masha apparut dans l'embrasure de la porte. Avec un petit sourire gêné, Aliéna désigna son sac à dos d'un signe de tête puis demanda d'une petite voix :

« Bonsoir Masha. Est-ce que... Est-ce que tu veux bien m'héberger cette nuit... ? »
B-NET
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MessageSujet: Re: Do you want to be my flatmate ? [With Masha]   Sam 26 Jan - 20:07
Aliéna & Masha


Montant les escaliers en trombe, un gros sac dans les bras, Masha essayait tant bien que mal de trouver la bonne clé du trousseau qu'elle avait dans la main tandis que Djali, surexcitée, aboyait follement en sautant autour de sa maitresse. Une fois en haut des marches elle poussa un rale et repoussa sa chienne comme elle put avec sa jambe. S'approchant de sa porte, elle disait à son animal de se taire car elle n'avait pas du tout envie de croiser Samara, sa voisine et sa stupide boule de poil. Etait-ce au moins légal de posséder un raton-laveur ? Oh, il ne valait mieux pas chercher à comprendre ! A peine eut-elle tourné la clé dans la serrure que le Pitbull sauta sur la porte et se précipita dans l'appartement, manquant de renverser la jeune femme.

« Hé Djali, du calme ! »

Elle referma la porte avec son pied et poussa un soupir de soulagement lorsque, enfin, elle posa toutes ses affaires sur la table de la cuisine. Elle adressa une caresse sur la tête de son amie puis se chargea de lui remplir sa gamelle pour avoir la paix. Enfin le soir ! Elle avait passé la journée au commissariat comme à son habitude, et en plus de son travail quotidien elle avait effectué quelques recherches discrètes sur Daniel Lynch. Depuis ce qu'il s'était passé avec Louna la dernière fois au poste, la policière n'arrivait que rarement à penser à autre chose car elle savait pertinemment que quelque chose de mal se tramait et elle ne pouvait en parler à personne. Ni à ses autres collègues, et même pas à Emma. D'un mouvement vif elle dénoua ses cheveux et secoua la tête en arrière pour leur faire retrouver une forme libre, puis déboutonna son chemisier qu'elle posa sur le canapé.

L'eau de la douche perlait sur le corps de la demoiselle qui, pourtant totalement détendue, ne pouvait s’empêcher de penser à son enquête. Quelque chose de mauvais allait se passer, elle le sentait. Elle en était certaine. Et si ça devenait grave ? Et si c'était dangereux ? Rah, pourquoi avait-elle choisi ce métier déjà hein ?

En guise de pyjama, elle enfila un short et un tee-shirt à manches courtes. Une fois les cheveux secs, elle les enroula en un chignon à l'aide d'un crayon puis retourna dans la cuisine pour vider le sac qu'elle portait un peu plus tôt. En rentrant du travail, elle était passée de justesse à l'épicerie s'acheter Méxicain, car elle n'avait absolument plus rien dans son frigo. Elle qui détestait cuisiner et qui avait d'ailleurs un niveau médiocre dans ce domaine, ses plats étaient souvent déjà près ou bien faciles à faire. Elle détestait le feu -ou plutôt en avait une peur bleue- et ne pouvait s’empêcher d'avoir une appréciation à peine touchait-elle une casserole. Sans se faire prier, elle mit ses boites de nourriture dans le micro-onde et parti s'installer confortablement dans son fauteuil. Il faisait déjà nuit noir dehors, et le coin était calme.

Masha alluma la télé et zappait de chaines en chaines dans l'espoir de trouver un programme intéressant. Elle s'arrêta alors un instant sur une chaine pour enfant, le sourire aux lèvres. C'était l'émission que son oncle présentait ! Lui au moins, il adorait son métier. N'aurait-elle pas dû prendre exemple sur celui qui l'a élevé ? Elle continua de zapper et tomba sur un vieux film d'action. Prise par l'écran, elle se mit alors à déguster son plat, Djali allongée au pied du canapé. C'est alors que la sonnette retentit, faisant sursauter les deux compagnes. La chienne se mit à aboyer frénétiquement devant la porte. Qui pouvait bien vouloir leur rendre visite à une heure pareille ? La brunette se leva de son siège et posa son plat sur la table basse. Lorsqu'elle déverrouilla la porte, elle se plaça au dessus de Djali et la teint par le collier, pour éviter qu'elle saute sur la personne qui se trouvait derrière la planche de bois. Elle la tira en arrière et lui ordonna de s'asseoir plus loin. Lorsqu'elle s’exécuta, et seulement là, elle ouvrit à moitié la porte en se plaçant dans l'encadrement de celle-ci.

« Vous ne croyez pas qu'il est un peu tard pour... Ali ? »
Elle se coupa elle-même dans sa phrase lorsqu'elle vit son amie.

C'était Aliéna Pearl, une très bonne amie de Masha à laquelle elle tenait beaucoup. Le fait qu'elle vienne la trouver si tard l'étonna sur le moment mais ce sentiment passa lorsqu'elle se souvint de ce qu'elle subissait sans cesse. La jeune fille vivait toujours chez sa mère et sa soeur et était maltraitée par ces deux-là. La policière était bien évidemment au courant des agissements, ayant plusieurs fois recueilli son amie, mais ne voulait pas intervenir sans son accord. Ali lui montra alors le vieux sac à dos qu'elle portait, et lui demanda timidement si elle pouvait passer la nuit ici. Sans hésiter une seconde, Masha ouvrit grand sa porte.

« Oui, Oui bien sur entre ! Installes-toi... » dit-elle en désignant le canapé. Djali elle, était restée calme et assise dans son coin. Une fois son amie entrée, elle referma la porte et parti s'asseoir à côté d'elle.

Elle fixa Aliéna quelques instant son amie, silencieuse. Sa mère était vraiment une saleté, comment faisait-elle pour rester avec elle, pourquoi ne partait-elle pas vivre de ses propres ailes ? Elle avait toujours l'air fatiguée, surmenée et avait généralement des coups marqués sur sa peau. D'ailleurs, quand les yeux de Masha se posèrent sur les bras d'Aliéna, sa mine se fit grave. Elle attrapa son bras et regarda attentivement la marque, avant de soupirer et de planter ses yeux dans ceux de son amie. Il fallait agir, sinon sa mère allait finir par la tuer.

« Tu es sure que tu ne veux pas que je m'en mêle ? » dit-elle d'une voix sérieuse. « Ali, tu n'as qu'à me donner ton accord et j'aurais les preuves suffisantes pour l'enfermer ! »


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MessageSujet: Re: Do you want to be my flatmate ? [With Masha]   Mar 29 Jan - 20:58
Masha & Aliéna


Plusieurs fois déjà, Aliéna était venue frapper à la porte de son amie pour lui demander de l'accueillir le temps d'une nuit. Si Masha acceptait toujours, la jeune femme ressentait à chaque fois de la gêne de s'imposer de la sorte. Aussi, elle essayait de ne pas demander asile chez elle trop souvent, elle ne venait que lorsque la situation chez elle était insoutenable et qu'elle avait besoin de changer d'air, de peur de craquer. Comme à son habitude, Masha l'accepta sans hésiter à rentrer chez elle. Aliéna entra à l'intérieur et dit à son amie, un mince sourire embarrassé sur les lèvres :

« Merci. J'espère que cela je ne t’ennuie pas trop. »

Suivant son invitation, Aliéna se dirigea vers le canapé. Avant de s'assoir, elle caressa doucement la tête de Djali en lui murmurant des petits mots tendres, puis elle posa son sac sur la sol et s'assit sur le canapé. Aliéna poussa un profond soupir : pour la première fois de la soirée, elle se sentait bien. Chez Masha, elle se sentait en sécurité et apaisée. Le léger affaissement du canapé lui indiqua que son amie prenait place près d'elle. Se mordillant la lèvre, Aliéna se sentit obligée de dire, comme à chaque fois que Masha l'hébergeait :

« Je suis désolée de te demander de m'accueillir aussi souvent. Mais, à chaque fois, je ne sais pas où je pourrai aller »

Sentant quelques larmes pointer au bord de ses yeux, Aliéna baissa la tête, en essayant de les refouler. Elle ne voulait pas pleurer devant son amie, il ne fallait pas qu'elle craque. Tant qu'elle tenait le coup, elle restait forte, alors elle ne devait pas céder à la tristesse. Soudain, la faisant sursauter, Masha prit son bras droit et le tira vers elle. Tournant la tête, Aliéna vit avec horreur la longue griffure que lui avait faite sa mère; elle l'avait complètement oublié. A la question de son amie, Aliéna secoua doucement la tête en signe de négation et retira gentiment son bras de l'étreinte de Masha. Elle aurait du se montrer plus vigilante : à chaque fois que son amie voyait une de ses blessures, elle tentait de la convaincre de la laisser intervenir. Mais, à chaque fois, Aliéna refusait. Elle ne savait pas pourquoi mais elle ne pouvait se résoudre à laisser la justice se mêler de sa relation avec sa mère.

« Non. Je sais que tu dis ça pour m'aider Masha, mais non. Malgré tout ce qu'elle peut me faire, elle reste ma mère. Et je ne peux pas la faire enfermer. Je m'en voudrais terriblement si je contribuais à l'arrestation de ma mère. Et puis... » Soupirant une nouvelle fois, Aliéna se redressa et se tourna vers son amie. « Mon père m'a toujours répété que la famille était ce qu'il y avait de plus important. Avant sa mort, je lui ai promis de toujours prendre soin de ma famille. C'est une promesse que je ne peux pas briser, et surtout pas de la façon que tu le voudrais. »

Beaucoup d'habitants de Storybrooke était au courant des maltraitances que Mélinda infligeait à sa fille et nombre des proches d'Aliéna ne cessaient de lui dire de la dénoncer. Aliéna savait qu'ils avaient raison, que cela ne pourrait pas durer éternellement. Pourtant, quelque chose l'empêchait d'agir. Elle était comme enchaînée à sa mère odieuse et à sa sœur hypocrite. La jeune femme adressa un sourire à Masha qui avait toujours les sourcils froncés.

« Je sais ce que tu penses. Je sais que tu es convaincue que j'ai tort de me laisser faire et je suis d'accord avec toi. Mais... Je n'y arrive pas. Je n'arrive pas à évoluer... »


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MessageSujet: Re: Do you want to be my flatmate ? [With Masha]   Jeu 14 Fév - 22:47
Aliéna & Masha



Comme elle s'y attendait, Aliéna refusa son offre. Lorsqu'elle se justifia grâce aux liens de parentés et aux valeurs de la famille, la brunette équarquilla les yeux.

« Mais tu appelles ca une mère ? Une famille ? C'est plus de l'esclavage qu'autre chose ! »


Cette femme, ca m'étonnerait fort qu'elle aime encore sa fille. On aurait dit ces bonnes vieilles histoires de contes, où la belle-mère congédiait la petite fille pour son profit et celui de ses enfants. Hors là, on était dans la pure et dure réalité, et il semblerait que depuis tout ce temps, si Aliéna ne réagissait pas un peu elle n'obtiendrait jamais sa fin heureuse. La famille, Masha n'en avait jamais eu. Enfin, pas à proprement parlé disons. Elle avait été élevée par son oncle, qu'elle considérait comme son père et qui était surement le plus important pour elle. Elle n'avait jamais connu ses parents où du moins ne s'en rappelle pas. Un accident peu ravager une vie, mais elle n'avait jamais eut à souffrir de l'absence maternelle étant donné qu'elle ne l'avait jamais connue. L'absence paternelle avait quant à elle été substituée par Matthew, et dieu merci, il avait rempli son rôle à merveilles. Mais Masha avait toujours eu la fâcheuse habitude de vouloir se débrouiller toute seule et prendre ses propres décisions. Ainsi, lorsqu'elle voyait la situation d'Aliéna, elle ne pouvait s'empécher de trouver cela totalement idiot de sa part de ne pas vouloir régler les choses, ou du moins partir. Mais elle était son amie, et une amie respecte les choix que l'ont fait, même si ils sont absurdes.

Ali lui avoua après qu'elle avait raison, mais qu'elle n'arrivait pas à se détacher. Elle regarda son amie dans les yeux, pleine de compassion, puis se leva en soupirant. Elle partit dans sa chambre et dans l'armoire, prit un grand plaid tout doux. Ensuite, elle fit un thé bien chaud, et revint vers l'ex Princesse. Elle posa la tasse en face d'elle sur la table basse, et lui posa le plaid sur les épaules. Son état à chaque fois qu'elle venait faisait peur à voir. Sa mine triste, fatiguée et les marques qui apparaissaient sur ses membres, ca ne devait plus continuer. Elle s'assit alors à côté d'elle. Elle savait bien qu'elle avait envie de décompresser, ca se voyait dans ses yeux humides. Le nombre de fois où Masha s'était retenue de pleurer ne se comptait plus. Parfois à cause de simples médidations sur la vie, d'autres fois à cause de douleurs personnelles. Elle détestait pleurer, et peu de personnes l'avaient déjà vu dans un état pareil.

Masha s'empara de la télécommande et baissa entièrement le volume de la télé qui faisait trop de bruit à son goût pour le moment. Alors, elle perdit son regard au sol, soutenant sa tête avec son poing. Elle réfléchit quelques minutes à une possibilité d'aide, quand l'évidence lui vint alors en tête. Il fallait qu'elle déménage. Le fait qu'elle prenne son envol allait surement surprendre sa mère, qui de toute façon ne peut pas refuser la prise d'indépendance de sa fille. Et puis même si elle continuera de travailler avec elle, les rapports auront des chances de changer. Et Ali prendra peut-être enfin les devants.

« Bon... Et que dirais-tu de déménager ? » dit-elle calmement. Puis, se rendant compte qu'elle n'avait pas été claire du tout, elle se permit de rajouter. « Enfin, chez moi. Tu deviendrais ma colocataire, ca t'éloignerais de ta mère et ta sœur sans utiliser la justice. On verra si elles oseront frapper après ca. » plaisanta-t-elle sur la fin.

Elle avait vraiment été sincère dans ce qu'elle avait dit. Masha vivait seule et, bien que cela soit parfois avantageux, c'était aussi un peu lassant. Elle avait bien de longues conversations avec Djali, mais préfèrerait parler à quelqu'un qui puisse répondre autre que part un regard affamé. Elle n'était peu être pas la colocataire parfaite avec son sens culinaire incroyablement développé et sa fénéantise décupplée, mais cela resterait surement toujours mieux que sa maison actuelle ! De plus, elle l'avait elle, elle avait Djali, ainsi que les armes dans le placard (nous ne sommes jamais assez prévoyants, même chez une flic !). Qu'elles osent seulement taper à la porte.

« Vraiment, je serais très heureuse que tu sois ma colocataire. Définitivement ou pour un temps ! »



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MessageSujet: Re: Do you want to be my flatmate ? [With Masha]   Lun 18 Fév - 22:52
Masha & Aliéna


Aliéna baissa honteusement la tête lorsque son amie, ébahie par ses paroles, se mit à dire que sa mère la traitait plus comme une esclave que comme sa fille. Elle avait raison bien sûr. D'aussi loin qu'elle pouvait se souvenir, Aliéna n'avait jamais connu sa mère autrement que ce qu'elle était aujourd'hui : exécrable, paresseuse et violente. Et pourtant, malgré ses vingt-cinq ans, malgré le fait qu'elle était parfaitement consciente que cela ne pourrait pas durer éternellement, la jeune femme ne parvenait pas à se résoudre à partir. Aliéna parlait de façon très sérieuse lorsqu'elle évoquait les dernières paroles de son père qui avait été si cher à son cœur; mais ce brave homme, en mourant, ignorer la haine que sa femme éprouvait pour sa cadette. S'il l'avait su, aurait-il prononcé ces derniers mots à Aliéna ? Probablement pas. Après tout, peut-être était-ce une mauvaise excuse... La jeune femme ne voulait pas faillir à sa promesse, certes, mais elle avait aussi peur de fuir cette maison qu'elle avait toujours connu. C'était idiot car elle était très indépendante et savait parfaitement se servir de ses mains pour travailler. Alors, pourquoi cette crainte ?

Aliéna leva brièvement la tête lorsque Masha quitta le canapé pour aller dans sa chambre. Soupirant, la jeune femme attendit que son amie revienne en offrant quelques caresses à Djali et en lui murmurant des mots gentils. La jeune femme adorait les animaux. Bien sûr, elle n'avait jamais pu en avoir, sa mère haïssant les bêtes de toute forme. Un jour, elle avait entendu qu'il fallait se méfier des personnes qui n'aimait pas les animaux... Une personne sage sans doute, elle avait parfaitement raison en ce qui concernait sa mère. Tout en grattouillant les oreilles de la chienne, Aliéna regardait, sans vraiment la voir, la télévision. Derrière elle, elle entendit Masha quitter sa chambre pour aller à la cuisine. Aliéna enviait son amie. Elle vivait seule, était parfaitement indépendante et menait sa vie comme elle l'entendait. Enfin, pas si seule que cela, elle avait Djali. La couverture que Masha déposa sur ses épaules fit tressaillir Aliéna. En voyant son amie déposer la tasse de thé devant elle, la jeune femme lui adressa un sourire plein de reconnaissance.

« Merci. »

Resserrant le plaid sur elle, Aliéna prit délicatement la tasse entre ses mains et but une petite gorgée du délicieux breuvage. Il était très chaud mais cela fit du bien à la jeune femme qui laissa la tasse réchauffer ses mains. Du coin de l’œil, elle pouvait voir que Masha était pensive. Aliéna était embarrassée de déranger son amie à chaque fois qu'elle ne se sentait pas bien. Elle avait l'impression d'être un fardeau pour les autres. Soudain, Masha lança l'idée de déménager. Aliéna haussa les sourcils.

« Déménager ? Je n'ai même pas assez d'argent pour payer un loyer... »

Masha apporta alors plus de précision à sa phrase et Aliéna écarquilla les yeux, n'en croyant pas ses oreilles. Aux paroles de son amie, la jeune femme sentit un grand sentiment de joie parcourir son être, comme si elle avait attendu cette proposition depuis longtemps. Cohabiter avec Masha... Aliéna avait souvent rêvé pouvoir partager un toit avec une personne qui lui était chère mais elle n'avait jamais osé trop espérer. Cependant, la jeune femme sentit son enthousiasme retomber : elle ne voulait pas que Masha se sente obliger de lui proposer cela. Vivre avec quelqu'un lorsqu'on est habitué à être seul ne devait pas être simple/

« C'est très gentil de me le proposer Masha mais... » Commença-t-elle.

La devançant, son amie lui assura qu'elle aimerait beaucoup vivre en collocation avec elle. Aliéna se mordilla la lèvre, réfléchissant. La possibilité de fuir sa maison si redoutée s'offrait enfin à elle. Elle devait saisir cette chance ! Et puis, sa mère ne pourrait rien lui dire si elle prenait cette décision. Certes, elle continuerait à la voir au travail mais au moins elle ne la verrait plus vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

«Tu es sûre que cela ne t’ennuie pas... ? »

Un regard appuyé de Masha la dissuada d'insister. Un immense sourire se dessina soudain sur le visage d'Aliéna, balayant son expression de tristesse.

« Je serai plus que ravie de cohabiter avec toi... et Djali ! » Ajouta-t-elle en donnant une petite tape amicale sur la tête de la chienne à ses pieds.

Ne pouvant contenir sa joie, Aliéna serra son amie contre elle en répétant à plusieurs reprises : Merci, merci, merci !.

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MessageSujet: Re: Do you want to be my flatmate ? [With Masha]   Mer 27 Fév - 21:22
Aliéna & Masha



Aliéna ne semblait pas avoir comprit tout de suite où la brunette voulait en venir, mais après plus de précisions, elle se mit à y réfléchir un peu hésitante. Masha l'avait coupée lorsqu'elle essaya de protester. Elle n'avait absolument pas à être gênée par la situation, car si c'était elle qui lui proposait, c'était qu'il n'y avait évidemment aucun problème.

« Oui ! Si je te le propose ! » répliqua-t-elle.

Masha la regardait et lui fit bien comprendre qu'il n'y avait rien qui gênait. Après, restait à savoir si Aliéna en avait vraiment envie. Mais honnêtement, elle ne voyait pas pourquoi elle n'accepterait pas, à moins qu'elle ait un autre plan de secours en tête. Si elle restait un peu plus chez sa mère, elle serait morte avant la fin de l'année ! Elle secoua la tête et lorsque le visage d'Aliéna s'éclaircit pour laisser place à un immense sourire et qu'elle lui annonça que sa décision était positive, la jeune femme ne put s’empêcher de sourire à son tour et de taper des mains. ENFIN ! La fleuriste ne cessa de la remercier, sous le soulagement de Masha qui s'empressa de la serrer doucement contre elle.

« Derien, c'est normal voyons ! » dit-elle en lâchant son étreinte.

Alors, elle se mit debout et faisait des aller-retours devant la télé, tout en réfléchissant. Elle énumérait tout en faisant des gestes avec ses indexes.

« Alors cette nuit tu restes là, je te fourni ce dont tu as besoin. » Elle se tourna vers Aliéna et d'un air motivé, elle continua. « Demain, je t'accompagnerais chercher le reste de tes affaires. Et pas de protestations, j'y tiens ! » Bien sure, elle resterait soit dans la voiture en bas de la maison, ou bien alors elle aiderait à porter les affaires d'Ali. Mais elle n'allait pas sauter à la gorge de sa maudite mère et de sa pourriture de sœur, même si elle en mourrait d'envie ! La policière avait plus de respect pour Ali que ca, et c'est pour cette raison qu'elle tiendrait sa parole et qu'elle n'interviendrait pas. En revanche histoire de leur montrer à qui elle avait affaire, elle hésitait à porter son uniforme demain lors de la petite visite surprise. Mais elle se réserva de le dire à Aliéna, et mettre cette idée dans un coin de sa tête. Elle recommença alors à s'emporter sous l'excitation d'une colocation proche. Elle se remit à marcher, le sourire aux lèvres :

« Ensuiiiite... On ira signer les papiers et voilà, tout sera parfait ! »

Enfin parfait, ou presque. En effet, elle oublia un léger détail. Si elle avait plusieurs fois accueilli Aliéna chez elle pour une nuit, celle-ci avait dormi dans son lit. En revanche, pour une colocation à long thermes, elles ne pouvaient pas s'échanger sans cesse le canapé et le lit ! Cherchant une solution, Masha se rappela qu'elle avait une pièce de taille moyenne qui lui servait de débarra. Peut être qu'en la vidant, cela ferait une bonne chose !

« Par contre pour ta chambre, il faudra débarrasser ma pièce pleine de cartons et de babioles ! » s'exclama-t-elle en riant légèrement.

En effet, dans cette pièce il y avait des montagnes de cartons contenant des objets du temps où elle habitait encore chez Matthew. Par flemme ou par oublie, elle ne les avaient jamais rangé, et dès qu'elle obtenait une babiole ou quelque chose d'inutile, elle le posait là-dedans. Peut être valait-il mieux tout débarrasser demain, avant d'aller chercher les affaires d'Ali ? Enfin, c'était comme elle le souhaitait après tout ! Au pire des cas, il y aurait une densité importante de cartons dans le salon pendant un certain temps, mais tout ceci n'avait pas d'importance lorsqu'il s'agissait d'aider une amie ! Masha était vraiment heureuse qu'Aliéna vienne habiter avec elle, car elle sautait enfin le pas et brisait considérablement la chaîne qui la retenait chez elle en prenant sa liberté, certes à 25 ans, mais elle la prenait.


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MessageSujet: Re: Do you want to be my flatmate ? [With Masha]   Jeu 14 Mar - 22:10
Masha & Aliéna



Les deux amies brisèrent leur étreinte et Masha bondit sur ses pieds et commença à arpenter la pièce en faisant de grands gestes. Sous les yeux amusés d'Aliéna, elle commença à énumérer tout ce qu'elles devaient faire maintenant qu'elles allaient devenir colocataires. Remarquant toute cette agitation, Djali se mit à battre vivement de la queue et poussa un petit aboiement joyeux. Tapotant des mains, Aliéna l'attira vers elle. La chienne appuya ses pattes avant contre les jambes de la jeune femme, et cette dernière la gratta affectueusement derrière les oreilles. Déjà que l'idée de cohabiter avec Masha la remplissait de joie, le fait d'avoir également une colocataire à quatre pattes lui faisait très plaisir. Le regard d'Aliéna alla de droite à gauche, suivant les déplacements de son amie. Le caractère exubérant de cette dernière était une des choses que la jeune fleuriste aimait le plus chez elle : toujours très enthousiaste, il avait suffit qu'Aliéna accepte sa proposition pour qu'elle se montre très dynamique et qu'elle planifie tout dans la seconde. Elle n'allait pas s'ennuyer avec elle au quotidien !

« Ne t'en fais pas pour ce soir, j'ai ce qu'il faut. » Dit-elle avec un sourire et en désignant son sac de sport d'un léger signe de tête.

Masha déclara ensuite que, dès le lendemain, elles se rendraient toutes les deux chez Aliéna pour prendre le reste de ses affaires. La jeune femme ouvrit la bouche pour parler mais son amie la coupa net. Aliéna se tut mais se dit qu'elle ferait en sorte que Masha ne l'accompagne pas à l'intérieur de la maison; la pièce risquait de devenir sanglante si son amie policière se retrouvait face à sa mère ! Aliéna savait que Masha ne pensait qu'à son bien mais elle se devait de tempérer le caractère énergique de son amie. Si elle ne s'y était pas opposée d'entrée, Masha aurait mis la mère d'Aliéna sous les verrous dès le premier jour où elle avait remarqué les larges bleus sur les bras de la jeune fleuriste.

Aliéna se demanda alors quelle allait être la réaction de sa mère lorsqu'elle lui annoncerait qu'elle quittait définitivement la maison. Sans doute serait-elle ravie ou bien se moquerait-elle d'elle en la traitant de bonne à rien tout en déclarant qu'elle serait incapable de vivre ailleurs. Mais, après un temps, sans doute insisterait-elle pour qu'elle ne parte pas : qui ferait les corvées si Aliéna quittait la maison ? Pas sa sœur ainée en tout cas. Le changement allait être grand pour Aliéna comme pour les deux autres femmes de sa famille.

« Tout sera parfait ! » Répéta Aliéna avec un immense sourire.

Lorsque Masha parla du problème de la chambre, Aliéna s'esclaffa avec elle. Elle n'avait pas pensé à la chambre et c'était une chance que son amie est une pièce disponible, un peu encombrée certes mais avec possibilité d'en faire une chambre !

« Tu pourras laisser un peu de ton bazar dans la chambre. Ca ne presse pas ! Et puis, je n'ai pas énormément d'affaires. Je me ferais discrète. »

Des affaires, c'était vrai qu'Aliéna n'en avait quasiment. Il y avait bien sûr ses vêtements - mais pas en grande quantité - et puis quelques livres et objets que son père lui avait offert ou qui avaient appartenu à ce dernier. Ce n'était pas plus mal : elle n'aurait qu'un seul voyage à faire entre la maison de sa mère et l'appartement de Masha. De plus, même si elles allaient être colocataires, c'était tout de même l'appartement de Masha à la base et elle ne voulait pas s'imposer d'entrée. Aliéna finit sa tasse de thé en quelques gorgées puis se leva, le plaid toujours sur ses épaules.

« Tu veux qu'on commences à débarrasser la chambre ?»


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MessageSujet: Re: Do you want to be my flatmate ? [With Masha]   Lun 17 Juin - 0:48
Aliéna & Masha



Il était assez tard, mais Masha était plus enthousiaste que jamais. Comme si toute la fatigue de sa journée venait de s'évaporer, elle se sentait prête et motivée à aider Aliéna à s'emménager. C'était super excitant d'avoir une colocataire ! Et désormais, elle allait pouvoir voir son amie sans qu'elle ait de nouveaux bleus ou de nouvelles marques à chaque fois ! C'était parti pour une longue nuit de remue-ménage ! Il y avait toute une multitude de cartons dans la pièce à débarras. Quand sa nouvelle colocataire lui dit qu'elle ne prenait pas beaucoup de place, la bohémienne fut vexée et riposta a la seconde.

« Non mais ca va pas ? C'est TA chambre désormais, hors de question d'encombrer ! »
dit-elle en mettant ses poings sur les hanches.

Il ne manquerait plus que ca ! Le principe de la colocation, c'était que l'appartement était à elles deux. Peut être qu'Ali n'avait pour le moment aucun meuble ou aucune décoration à elle, mais son avis comptait désormais autant que celui de l'ex-gitane pour les décisions à venir concernant l'appart. Ainsi, il fallait dégager la chambre, qui serait la totale propriété d'Aliéna, et hors de question de laisser des trucs trainer ! Les affaires si elle n'en avait pas beaucoup, cela n'allait pas tarder à changer, croyez-là ! Aliéna se leva ensuite, toujours le plaid sur les épaules et proposa de commencer à faire le ménage. Masha sans perdre son sourire, jeta un bref coup d'oeil à l'horloge sur le mur avant de reposer ses yeux sur son amie.

« Et bien... Pourquoi pas ! C'est parti ! » dit-elle, motivée.

Malgré l'heure et le repos raté de la bohémienne, celle-ci se motiva rapidement et une fois qu'elle commençait quelque chose, impossible de l'arrêter tant que ce n'était pas fini ! Elle posa sa main dans le dos d'Ali en la poussant doucement, l'entrainant ainsi vers la fameuse chambre. Lorsqu'elle ouvrit la porte, elle sentit le sol s'écrouler sous ses pieds et son visage se décomposa. Elle ne se rappelait pas que la pièce était tant en désordre ! Il y avait des cartons et des objets de partout ! Comme des grosses pyramides de cartons de déménagement, avec pleins d’inscriptions indicatives. Elle prit alors un air gêné.

« Bon bah... on va y aller doucement hein ! » ajouta-t-elle d'une petite voix. « En tout cas cette nuit, je pense que tu devras choisir entre partager mon lit ou aller sur le canapé ! » plaisanta-t-elle. « Mais le salon n'est pas très sûr avec Djali, elle pourrait venir t'écraser pendant la nuit !  »

En effet, la chienne avait la fâcheuse habitude de dormir sur sa maitresse lorsque celle-ci s'endormait sur le sofa. Ainsi, elle se faisait écraser par une grosse masse baveuse, qui s'empressait de la réveiller à coup de langue lorsqu'elle avait faim. Et elle doutait fortement qu'Ali, surtout pour sa première nuit ici, avait envie de tenter cette si désagréable expérience. Même si Djali était adorable avec elle. Elle s'extirpa de ses pensées, et se remit à réfléchir au désordre. Il était vrai qu'elles n'auraient jamais fini de tout débarrasser en une heure ou deux, et puis il fallait aussi un lit... chose qu'elle n'avait pas en stock. Elle entra dans la pièce, dégagea quelques livres empilés du milieu et attrapa le carton « vaisselle » en le soutenant avec sa jambe. Elle se dépêcha alors de l'emmener dans le salon et le déposa près de la télé.

« Pour l'instant on dépose tout là, on les videra plus tard ! »


Il fallait attaquer les piles de cartons petit à petit, mais elles seraient au final rapidement transférées dans le salon ! Les trier, ranger, vider était une toute autre histoire, et elles verraient surement ca demain ! Djali curieuse, n'arrêtait pas de venir dans les jambes des deux jeunes femmes pour voir ce qu'elles faisaient. Au bout de quelques congédiements, le Pitbull repartit s'allonger sur le tapis en boudant. Ce qu'elle pouvait être embêtante parfois à rester toujours au milieu !  Il y avait toutes sortes d'objets ou de vêtements en vrac, des choses si hirsutes dont elle n'aurait jamais soupçonné l'existence ! Mais pourquoi avait-elle tout cela ? A croire qu'elle venait de découvrir une pièce de sa maison (ou du moins, la voir dans un autre angle). Avait-elle réellement possédé tout ca lorsqu'elle était encore chez Matthew ? Ce petit moment nostalgique lui fit un pincement au coeur qui s'accentua lorsqu'en fouillant rapidement dans un des cartons, elle retrouva une des vieilles marionnettes que son oncle utilisait pour ses émissions téléviser et pour lui raconter des histoires le soir. Elle avait vraiment de vieux trucs, mine de rien ! Le déménagement de cartons risquait d'être long et riche en découvertes !


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MessageSujet: Re: Do you want to be my flatmate ? [With Masha]   Dim 23 Juin - 22:33
Masha & Aliéna


En déclarant qu'elle n'avait pas besoin de beaucoup d'espace au vue des maigres possessions qu'elle avait, Aliéna ne pensait pas que son amie afficherait aussitôt une mine vexée. Celle-ci rétorque dans la seconde qu'elle n'avait l'intention de laisser trainer ses propres affaires par égard pour Aliéna puisque, désormais, cela serait sa chambre. A la fois amusée et empressée de rassurer Masha, la fleuriste acquiesça d'un vigoureux signe de tête pour lui faire comprendre qu'elle ne protesterait pas plus. Cette situation était assez étrange pour la demoiselle qui n'était pas habituée à avoir un espace qui lui était exclusivement réservée. Bien sûr, chez sa mère, elle avait toujours eu sa propre chambre - sa sœur refusant catégoriquement de partager la sienne - mais c'était une pièce très petite dans laquelle les deux autres membres de la famille Pearl ne se gênaient pas pour y laisser des affaires qui les encombraient ou pour débarquer sans prévenir pour lui demander - ou plutôt ordonner - quelque chose. 

« Entendu chef, je m'incline ! » Dit-elle avec un léger sourire.

Aliéna se leva ensuite, toujours enroulée dans le plaid chaud et proposa à Masha de débarrasser la fameuse pièce qui serait désormais sienne. Elle savait que l'heure était tardive et elle comprendrait que son amie désire prendre un peu de repos après sa journée de travail; mais, curieusement, l'idée de venir vivre avec sa meilleure amie donnait à Aliéna un tel regain d'énergie que le sommeil l'avait déserté. Apparemment, cela était aussi le cas de Masha qui s'empressa de guider la fleuriste jusqu'à la chambre. Après un instant, Aliéna se demanda si c'était une bonne idée d'avoir proposé de désencombrer la pièce : elle savait que, lorsque Masha se lançait dans quelque chose, elle ne faisait jamais semblant ! Ce n'était pas du tout pour déplaire à la jeune femme mais elle se doutait qu'elles n'étaient pas prête de se coucher.

Fièrement, Masha ouvrit grand la porte de la pièce et Aliéna dû se mordre la lèvre pour s'empêcher d'éclater de rire. Dire que la chambre était encombrée était un euphémisme ! Des piles de cartons s'entassaient dans la pièce. Une vraie forêt de boîtes sans doute pleine à craquées de divers objets que Masha n'avait jamais rangé en s'installant dans cet appartement ! Si Aliéna n'avait pas beaucoup de souvenirs ou d'objets qui lui appartenait, c'était loin d'être le cas de son amie. Un vrai écureuil, elle semblait accumuler les choses depuis un certain temps.

« Bravo Agent Grey ! Je crois que nous avons une belle scène de crime à inspecter ! » Rit-elle en adressant un clin d’œil à sa complice. « Oui, et puis, rien ne nous empêche de continuer demain si on en a marre. » Masha lui expliqua alors qu'elle allait devoir choisir entre partager son lit ou dormir sur le canapé pour cette nuit-là. Aliéna allait porter son choix sur le canapé, afin de ne pas ennuyer son amie, lorsque celle-ci mentionna Djali. « Hum... Oui, je pense que je vais dormir avec toi pour cette nuit. J'aimerai autant ne pas me réveiller couverte de bave ! » Dit-elle tout en observant la chienne qui les avait suivis. « Tu ne m'en voudras pas, j'espère ? » Demanda-t-elle à Djali qui se contenta de la regarder en agitant la queue.

Tandis que Masha s'infiltrait dans la pièce, Aliéna posa le plaid sur le canapé. Elle songea que, le lendemain, il faudra qu'elle récupère son lit en plus de ses affaires; le tout sans que sa mère lui fasse une crise de nerfs... Ce qui arriverait à coup sûr. « D'accord. » Répondit-elle avant de retrousser ses manches et s'engouffrer dans la pièce pour prendre des cartons. Elles firent plusieurs allés-retours; Aliéna déplaça un certain nombre de cartons tandis que Masha replongeait dans ses souvenirs. Il était assez impressionnant de voir la tonne d'affaires qu'elle possédait !

Alors qu'elle déposait un carton plutôt lourd près de son amie, la jeune fleuriste vit que cette dernière observait une petite marionnette. « Tu as tellement de souvenirs avec toi... C'est merveilleux que tu es tout conservé, et en bon état en plus ! » Aliéna avait dit cela avec un ton légèrement mélancolique. Elle n'avait pas grand chose chez sa mère, et tout ses souvenirs d'enfance se résumaient à des cadeaux de son père ou des choses qui lui avait appartenu. La jeune femme se souvint également que, au fond d'un tiroir, elle avait un grand foulard violet mais elle n'avait jamais su d'où elle le tenait. Sortant de ses pensées, Aliéna demanda à son amie : « Ton oncle... Il te racontait quels genres d'histoires avec ces marionnettes ? » La fleuriste n'avait jamais fait la connaissance de Matthew Grey - elle ne le connaissait que par ses émissions - mais elle savait que Masha et lui étaient particulièrement liés. « Tu ne m'avais pas dis qu'il avait une marionnette en particulier qu'il utilisait beaucoup ? »
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MessageSujet: Re: Do you want to be my flatmate ? [With Masha]   Mar 30 Juil - 4:08
Aliéna & Masha



Aliéna avait fini par accepter l'évidence, et admit que désormais son ancien débarras deviendrait sa chambre ! En plus, Masha était vraiment contente de passer du temps avec sa nouvelle colocataire, même en sachant l'heure qu'il était, et même en sachant que de toute façon elles auraient tout le temps de passer du temps toutes les deux. Peut être, mais elles auraient moins le temps de faire le ménage de printemps de cette horrible pièce ! D'ailleurs, lorsque l'ex-gitane ouvrit la porte de la future chambre, elle était restée bouche bée devant tant de désordre.

Aliéna lui adressa une petite plaisanterie liée à son travail et Masha y répondit par un sourire amusé. Si seulement elle pouvait en avoir des vrais, des scènes de crime ! Cela lui changerait bien des vols quotidiens...  Puis, celle-ci avait alors proposé à la fleuriste de partager son lit pour la nuit, pour éviter de se réveiller avec le visage trempé de bave. Au début réticente, la jeune femme ne put qu'accepter face aux arguments de choc de Masha  ! Celle-ci sourit de nouveau lorsqu'Ali parla à sa chienne. C'était vraiment une femme gentille, incapable de faire du mal à une mouche. Le fait qu'elle aime les animaux, et qu'elle n'ait pas peur de son pitbull allait surement faciliter la cohabitation de beaucoup !

Après avoir indiquer où poser les cartons et en avoir déplacé, l'ex-gitane avait replongé dans ses souvenirs d'enfance au milieu de ses babioles. Elle-même ne savait pas d'où tout ca venait, pour la plupart. Mais là, elle était retombée sur un carton d'affaires qu'elle avait eut chez Matthew, dont une de ses fameuses marionnettes. Matthew était quelqu'un de très attentionné qui adorait les enfants. Aussi s'était-il occupé à merveille de sa nièce, toujours là pour elle et présent dans tout les moments. Même aujourd'hui encore, après avoir quitté le nid familial, elle sait qu'elle peut compter sur lui et l’appeler n'importe quand. Le lien qui l'unissait à son oncle était très fort, et invincible. Délicatement, elle avait prit la marionnette dans ses mains pour mieux la voir. Elle représentait une princesse à la longue et hirsute chevelure rousse. Yeux bleus, traits fins... Le tissu de la robe était usé par le temps, mais pas les souvenirs ! Matthew avait toujours raconté des histoires à sa nièce à l'aide de sa panoplie de marionettes ! Des chevaliers, des princesses, des voleurs, des dragons... toutes sortes d'histoires chevaleresques, toutes plus originales les unes que les autres, qui ouvraient l'esprit des enfants.

Pendant sa rêverie, Masha ne remarqua pas tout de suite la venue d'Aliéna auprès d'elle, mais elle fut cependant tirée de ses pensées lorsque celle-ci prit la parole. « Oui... » dit-elle en esquissant un faible sourire. « Et le pire, c'est que je ne sais plus d'où vient la moitié des choses... » Elle tourna ensuite la tête vers son amie, qui semblait à son tour perdue dans les souvenirs de son enfance. Avait-elle autant d'objets qu'elle ? De son père au moins ? Elle se sentit quelques instants désolée d'avoir rêvassé de la sorte devant ses objets, alors que l'enfance de la jeune fleuriste n'avait pas dû être rose tout les jours... Certes Masha avait perdu ses parents, mais elle était très jeune et n'en avait pas grand souvenir... Mais Matthew, comparé à la mère de la demoiselle, était un gentil homme. Peut être donc que se remémorer d'agréables souvenirs d'enfance était un peu déplacé vu la situation... Alors qu'elle allait changer de sujet, Ali se mit à parler de Matthew. Tournant la tête vers elle de nouveau, elle reposa délicatement la marionnette dans le carton, avant de s'accouder sur celui-ci, la pile étant désormais à sa taille. « Oh, il en inventait chaque jours ! Ca parlait de princesses, de méchants brigands, de nobles chevaliers allant combattre les dragons, de héros en quête d'aventures et d'amour... » elle émit un petit rire, puis se décolla de la pile de cartons et commença à retourner vers le débarras. « Tout pleins d'histoires débordant d'imagination ! Et souvent, il y avait des sens cachés, comme des morales, mais plus abstraites. Enfin... je ne sais pas comment expliquer... » fini-t-elle, gênée. Il était vrai que l'oncle de Sasha, n'inventait jamais une histoire pour rien. Il s'inspirait parfois de vrais personnes, puis suivant sa créativité, mais il y avait toujours une morale cachée, qui disait que l'apparence n'était pas importante pour être gentil, ou toutes autres choses du genre. Elle-même ne savait pas où il s'inspirait de tout ca. Masha se saisit d'un nouveau carton, puis Ali reposa une autre question, à propos des marionnettes cette fois-ci. Masha lui avait parlé de son oncle à de maintes reprises, et aussi fut-elle étonnée qu'elle se souvienne d'un détail comme celui-là. « Hum... Oui je crois ! Il avait souvent l'habitude d'utiliser une marionnette d'un homme aux habits multicolores, et masqué. Une sorte de barde je crois, ou d'amuseur de galerie, je m'en souviens plus trop. Mais c'était toujours celui qui mettait du comique dans l'histoire. Je crois même que c'est la plus usée ! Mais il ne l'utilise pas pour la télé. » dit-elle, en posant lourdement son carton sur le sol.

Désormais, la salle était presque vide ! Le salon ne ressemblait plus à rien avec toutes ses piles de cartons ! On aurait dit une vieille salle d'archives que l'on trouvait au sous-sol d'une bibliothèque. Tout en s'emparant d'un des deux derniers cartons, Masha posa à son tour une question à Ali. « Et toi, ton père ? Tu as des objets qui lui appartiennent ? Vous faisiez quoi, quand vous vous retrouviez tout les deux ? » demanda-t-elle d'une voix douce et tendre. Peut-être n'aurait-elle pas dû évoquer le sujet, elle savait comment le père de son amie lui manquait. Mais sa curiosité n'avait pas pu s'en empêcher.


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MessageSujet: Re: Do you want to be my flatmate ? [With Masha]   Jeu 8 Aoû - 23:33
Masha & Aliéna


Tandis qu'elle transvasait les cartons remplis d'objets d'une pièce à l'autre, Aliéna remarqua que son amie avait peu à peu ralentit le rythme au fur et à mesure qu'elle regardait ce que contenait chaque carton. La fleuriste comprit qu'elle se replongeait dans ses souvenirs, se remémorant son enfance au travers des divers objets qui lui tombaient sous la main. Aliéna resta silencieuse et poursuivit ses allées et venues, ne désirant pas déranger Masha dans son petit moment nostalgique; elle savait très bien combien on pouvait apprécier les émotions - plus ou moins heureuses - qui surgissaient en soi lorsque l'on redécouvrait ce qui faisait partie de son passé. Aliéna elle-même aimait se perdre dans ses souvenirs de temps en temps lorsqu'elle prenait en main des vieux jouets ou des cadeaux que lui avait offert son père et qu'elle avait précieusement conservé. Elle se contenta juste de féliciter Masha pour avoir conservé tant de choses et en si bon état, avant de reprendre un carton en main.

Au bout de quelques minutes de silence, durant lesquelles on n'entendait plus que les cartons soulevés et déposés sur le sol et leur contenu qui était remué, la jeune femme remarqua que son amie tenait entre ses mains une marionnette. Alors, Aliéna ne put s'empêcher de questionner Masha sur ce jouet, sachant que son oncle l'avait divertis avec maints autres pantins de bois lorsqu'elle était enfant. Faisant une petite pause pour écouter son amie, la fleuriste s'assit sur l'accoudoir du canapé et l'écouta avec grand intérêt. Un sourire se dessina sur son visage tandis que Masha lui expliquait quelles histoires son oncle lui racontait dans le passé. Celle-ci parut un peu s'embrouiller dans ses explications mais Aliéna hocha la tête. « Oui je vois ce que tu veux dire. J'ai déjà regardé l'émission de ton oncle et j'aime beaucoup ce qu'il fait ! Il a une telle imagination, cela devait être fantastique pour toi d'écouter toutes ces histoires fabuleuses ! » Plus d'une fois, la jeune femme avait profité d'un moment de détente pour regarder l'émission pour enfants présentées par Matthew; bien qu'elle soit destinée au plus jeune âge, ce programme était très divertissant et porteur de beaucoup de morales et de messages, ce qui plaisait beaucoup à Aliéna.

La jeune femme se remit sur ses pieds et suivit Masha dans le déménagement. Se souvenant d'une conversation qu'elle avait eu avec son amie dans le passé, Aliéna posa une nouvelle question sur les marionnettes. La jeune femme policière confirma ce que pensait la fleuriste sur cette marionnette fétiche. « Oui ! La marionnette multicolore et comique ! C'est bien ce qu'il me semblait ! » S'exclama-t-elle en riant. L'utilisation de cet objet, surtout dans une émission télé, était vraiment très originale. Les marionnettes pouvaient paraître démodées mais, Aliéna l'avait bien vu, Matthew parvenait à rendre ces pantins de bois extrêmement vivants. « Et tu l'as conservé ou bien c'est ton oncle qui l'a chez lui ? » Demanda-t-elle en déposant un nouveau carton. Il ne restait que deux cartons dans sa future chambre mais, en revanche, le salon était désormais envahis ! Aliéna se promit d'aider Masha à ranger le plus vite possible tous ses objets.

La jeune femme s'empara du dernier carton avec un sourire lorsque son amie lui posa une question à laquelle elle ne s'attendait pas. « Oh... » Aliéna avait remarqué la douceur dans la voix de Masha, se doutant qu'elle ne voulait surtout pas lui faire de peine en lui posant cette question. La mélancolie serrait toujours le cœur de la jeune fleuriste à l'évocation de son père mais s'en souvenir était toujours un doux moment. Et puis, elle n'avait rien à cacher à Masha, au contraire, elle n'avait pas de tabou avec elle. Aussi, c'est avec un sourire tendra qu'elle répondit : « Oui j'ai gardé quelques affaires dans un carton. Il est caché au fond de mon placard : j'ai toujours peur qu'elle me le prenne... » Aliéna serra les dents en pensant à sa mère qui n'hésiterait pas à détruire tout objet ayant appartenu à son père, dans le seul but de la blesser. Se ressaisissant, elle répondit d'une voix détendue : « J'ai gardé mon premier ours en peluche, il me l'avait acheté à ma naissance ! J'ai aussi un bracelet qui m'est trop petit maintenant et une boîte à musique ! Elle est vieille mais elle est très jolie et sa musique est si douce ! Je te ferai écouter si tu veux ?! » Dit-elle en relevant la tête, les yeux brillants. « J'ai réussis à garder une de ses chemises avant qu'elle ne les jette toutes et aussi une bague qu'il mettait toujours... » Aliéna se tut un instant, pensant à ces objets précieusement dissimulés dans son placard. Jusqu'alors, elle n'avait jamais porté la bague de son père, craignant que sa mère ne la lui prenne et la revende; mais, à présent, elle pourrait la porter. Peut-être pas au travail mais à l'appartement au moins.

Aliéna se rendit compte qu'elle s'était tue un moment et leva les yeux vers Masha qui l'observait. Elle lui adressa un sourire puis posa le dernier carton avant de poursuivre : « Oh on faisait plusieurs choses tous les deux ! C'est lui qui m'a donné la passion des fleurs et de la Nature en général ! Il m'apprenait le nom de chaque plante, m'emmenait de temps en temps dans la forêt pour me sensibiliser à la Nature ! Et il me racontait des histoires aussi ! Pas aussi bien que ton oncle sûrement... » Ajouta-t-elle en adressant un clin d’œil à son amie. « Mais il me lisait les contes de fées d'un livre - que j'ai toujours d'ailleurs - et, après, si je n'étais pas encore endormie, il mettait en route ma boîte à musique et fredonnait la mélodie près de moi, en attendant que je... que je m'endor... me... » La gorge d'Aliéna s'était nouée et elle se détourna soudain lorsqu'elle sentit les larmes monter à ses yeux. « Pardon... » Marmonna-t-elle avant d'essuyer ses larmes et de respirer à fond à plusieurs reprises pour se reprendre. Une fois certaine que sa voix était redevenue posée, Aliéna refit face à Masha et dit avec son sourire habituel retrouvé, mais les yeux toujours brillants : « Eh bien voilà ! La chambre est vide ! »

Devant les deux jeunes femmes, la pièce était désormais nue, tous les cartons se retrouvant ça et là dans le salon. « Je n'aurai plus qu'à amener mes affaires ! Et je t'aiderai à tout ranger bien entendue, chère colloc' ! » Assura-t-elle avec un sourire.
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MessageSujet: Re: Do you want to be my flatmate ? [With Masha]   Dim 30 Mar - 15:31
Aliéna & Masha



Les deux jeunes femmes rangaient toujours leurs affaires avec une motivation extrême, tandis qu'elles se remémoraient avec émotions leurs souvenirs d'enfance. Masha avait trouvé une marionette dans un carton qui appartenait à Matthew. Elle avait surement dû en prendre avec elle lorsqu'elle avait déménagé ! Et a vrai dire, elle se sentit fière au moment où Ali lui dit qu'elle aimait l'émission de son oncle. Fière de lui. Masha ne se rapellait que très vaguement de ses parents, et ils ne lui manquaient presque plus aujourd'hui, car elle avait eu un tuteur bien plus merveilleux que toutes ses espérances. Il était devenu son père, en quelques sortes.

« Oh non, je lui ai laissé ! Je pouvais pas lui prendre celle-ci, elle a trop d'histoires ! » dit-elle en souriant pour répondre à Aliéna qui lui avait demandé si elle avait embarqué avec elle la marionette multicolore.

Et la curiosité de la bohémienne l'avait amenée à poser des questions sur le père de sa nouvelle colocataire. Elle savait qu'il était décédé, mais n'avait jamais vraiment demandé de détails. Et avoir une conversation nostalgique comme celle-ci n'aidait pas, elle n'avait pas pû se retenir plus longtemps. Masha s'empara de l'avant-dernier carton, tout en regardant attentivement Aliéna.

Elle commença donc à parler, en lui racontant qu'elle avait en effet des affaires, mais qu'elle les cachait à cause de sa mère. Qu'elle plaie celle-là ! Comment pouvait-on rejeter son enfant ainsi ? Si Masha aurait encore plus têtue qu'elle ne l'était déjà, cette vieille vipère serait déjà derrière les barreaux de son commissariat ! En énumérant tous les objets qu'elle détennait, un grand sourire s'étira sur les lèvres de la policière. « Oui si tu veux, j'en serais ravie ! » répondit-elle d'une voix compatissante à propos de la boite à musique. Mais elle pensait toujours à son horrible marâtre. Masha n'osa rien dire en voyant qu'Ali ne parlait plus, et posa le dernier carton en même temps qu'elle. Puis Ali reprit les racontar de ses souvenirs.

Les yeux de la gitane brillaient à l'énumération de tous ces bons moments passés, cela lui rapellait encore les siens avec Matthew, qui ne l'avait jamais une seule fois délaissée et lui avait appris avec grande conviction les valeurs de la liberté et la loyauté. Mais au bout d'un moment, Ali commença à bégayer, puis se tourna soudainement. Se mordant les lèvres, Masha mit sa main devant sa bouche d'un air inquiet. « Ali, je... » Elle se rapprocha alors d'Ali et posa une main douce sur son épaule. « Tu n'as pas à t'excuser, c'est moi qui ai commencé à t'en parler ! C'est de ma faute excuses-moi... »

Aliéna se ressaisit, au plus grand soulagement de la gitane. Elle n'était pas très douée pour réconforter les gens ! La chambre était désormais vide, au plus grand plaisir des deux compagnes ! Elles avaient enfin tout débarrassé, désormais il ne restait plus qu'à ranger et trier tout ce qui était dans le salon, et aménager la nouvelle chambre d'Aliéna! « Oui ! Et tu seras définitivement hors d'atteinte de cette sorcière ! » dit-elle en riant. Enfin du moins, elle ne la verrais plus qu'au travail, mais elle n'aurait plus le droit de la traiter ainsi. En partant et en acceptant de vivre chez Masha, Aliéna avait définitivement rompu les chaines qui la liait avec sa mère. Elle était adulte, et avait décidé de partir en emmenant toutes ses affaires avec elle. Plus rien ne pourrait la rendre faible de nouveau !

Masha jeta un coup d'oeil vers l'horloge au-dessus de la porte d'entrée, et crû halluciner en voyant l'heure ! « Enfin bon, demain sera une dure journée ! Faudrait mieux aller se coucher pour pas ressembler à des zombies ! » dit-elle entrainant Ali avec elle vers sa chambre. « … Quoique, si ca peut effrayer un peu plus ta mère... » marmona-t-elle d'un air sarcastique. Elle ferma ensuite la porte de la chambre et mit une caisse devant, avant de se retourner vers Ali en se grattant la tête. « C'est pour éviter que Djali entre... elle sait ouvrir les portes malheureusement. » Et elle parti enfin se coucher. Parler des souvenirs avec son ami lui avait fait énormément de bien. « Bonne nuit Ali ! » Elle se sentait désormais encore plus proche de sa nouvelle colocataire, et n'eut pas de mal à s'endormir ce soir là... Demain sera une journée intense !

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