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L'histoire se déroule en Octobre 2013.

« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


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 Parlons travail [ft. Târa Chimay]

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MessageSujet: Parlons travail [ft. Târa Chimay]   Mar 16 Oct - 20:13
Nécessité fait loi



Après trois jours de tempête, la pluie semblait enfin se décider à s'arrêter.
Trop tard, hélas, le mal était fait.
Daniel Lynch était quelqu'un de prudent qui pensait avoir tout prévu. Pourtant, aussi méfiant soit-il, il n'avait su imaginer que le patient 27 était encore assez lucide pour profiter de la coupure d'électricité afin de s'évader de son service psychiatrique.
En cas d'évasion, la manoeuvre était simple. Il fallait appeler la police et attendre que ceux-ci fassent leur travail pour ramener le fuyard au plus vite. Pourtant, il était impossible pour le psychiatre d'appliquer le protocole pour ce cas précis. Michael Moody était un de ces rares patients qui officiellement n'existait pas et la situation devait rester ainsi.
Il ne pouvait donc avertir la police de cette évasion car les flics se montreraient bien trop curieux en plus du risque qu'ils posent des questions gênantes. Du genre, qui était ce Michael Moody qui n'apparaissait sur aucun registre de la ville et que faisait-il dans votre section de l'hôpital... Non, vraiment, il devait laisser les autorités en dehors de cette affaire.

Daniel n'avait pas le choix, il devait faire appel à la détective privée Târa Chimay pour résoudre cette besogne plus que problématique. Ayant toujours été présent au travail largement plus tôt que nécessaire, il n'eut aucun mal à obtenir l'autorisation exceptionnelle de commencer son service un peu plus tard que d'ordinaire aujourd'hui. Il aurait pu prendre congé, n'ayant jamais utilisé les jours de congés payés auxquels il avait droit, mais pour le docteur Lynch, il était impensable de rester une journée loin de son travail. Alors qu'il dirigeait ces pas vers l'agence de la détective, il fit de son mieux pour camoufler son irritation qu'occasionnait cette situation qu'il n'avait su prévoir. Rien que ce simple fait état déjà une source d'énervement. Il n'avait su imaginer qu'entre le court instant qui séparait la panne de courant et la reprise du générateur de secours, un de ses patients aurait pu en profiter pour partir. S'il ne retrouvait pas le malade à temps, et que la personne qui lui avait confié Michael Moody l'a prenait, une tête allait certainement tomber pour cette négligence et Daniel jura que ce ne sera pas la sienne.
Malgré cette menace invisible et l'urgence de localiser l'évadé avant que l'affaire ne s'ébruite, le psychiatre n'était pas venu immédiatement demander les services de mademoiselle Chimay. Il avait déjà employé cette personne et connaissait son énervante manie de vouloir jeter un œil à ces dossiers pour obtenir des informations supplémentaires. Hors, le dossier du patient 27 était un cas assez particulier puisque entièrement cryptés. Il contenait des informations sur les traitements et les expériences qu'il avait fait subir au malade, il ne voulait donc pas que des yeux trop fouineur tombent dessus. Daniel avait pris le temps de créer un dossier plus officiel. Dossier qui se trouvait à présent à l'intérieur de sa mallette.

Les rues étaient quasiment déserte vu l'heure matinale, ce qui était une bonne chose. Les gens avaient tendance à poser trop de questions et il ne voulait pas qu'une personne trop curieuse se demande pourquoi le directeur de la section psychiatrique de l'hôpital se rendait-il vers une agence de détective privé. Bien sûr, quand il songeait à une personne trop curieuse, il avait aussitôt à l'esprit cette journaliste, Louna Nerys. La jeune fille semblait bien décidée à trouver un scoop sur son compte. S'il avait pris, jusqu'à présent, les investigations de cette personne avec un certain amusement, l'évasion récente du patient 27 lui fit réaliser tout le danger que pouvait représenter ce nouveau paramètre.

Quand il ouvrit la porte de l'agence, Daniel avait retrouvé un semblant de calme, du moins assez pour afficher son habituelle expression neutre sur son visage. Un autre avantage à être venu tôt était qu'il n'y avait aucun autre client qui attendait dans la petite pièce qui servait de salle d'attente. Après avoir refermé la porte derrière lui, il se dirigeait vers le bureau de Târa sans attendre.
Devant la porte qui menait directement au bureau de la détective, il ne fut pas aussi cavalier et pris la peine de frapper avant d'entrer.

"Bonjour, mademoiselle Chimay." Salua-t-il alors qu'il rentrait dans le bureau de la détective. Cette phrase de politesse échangée, il passa directement au vif du sujet. "J'aurais une affaire nécessitant vos compétences."

Honnêtement, il venait ici car il n'existait pas d'autres options. Târa faisait du bon travail mais demandait trop en échange de son silence. Mais elle aimait également relever des défis et Daniel avait toujours su lui confier du travail qui sortait de l'ordinaire, bien loin des énièmes affaires de mari trompeur qui devait être les dossiers les plus ordinaires de la détective.

"Je compte évidemment sur votre discrétion."
Précisa-t-il.

Il était hors de question pour Daniel de commencer à discuter de cette affaire tant qu'il n'aura pas la garantie que la détective n'irait pas ébruiter ce qu'il allait lui dire. Qu'importe s'il devra payer un supplément pour garantir le silence de la détective, du moment qu'il l'obtenait. C'était une question de professionnalisme. Le docteur Lynch était très méticuleux en ce qui concernait son travail et il en attendait autant de la part des personnes qu'il côtoyait.

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MessageSujet: Re: Parlons travail [ft. Târa Chimay]   Dim 21 Oct - 0:43
L’amitié ça s’entretient, l’inimitié encore plus.


La passion est un feu si ardent que même un foi éteint, il nous habite encore et encore. Celle-ci est une pulsion si puissante qu'elle nous pousse dans les bras d'amours impossibles. C'est une sensation si flamboyante qu'elle pousse les limites qu'on c'est fixé, elle détruit tout sur son passage, même les différentes barrières qu'on érige pour notre propre sécurité. Cette passion est si intense qu'il réapparaît dès qu'on voit la personne en question. Même avec tous les efforts du monde, tous les efforts déployés, cette ardeur refait surface. Jamais elle ne s'efface, elle est toujours présente, celle-ci hante nos rêves, nos désirs les plus enfouis.
C'était exactement ça que je ressentais auparavant, ce que je ressens dès que mes yeux se posent sur lui. Ce n'est pas tellement la passion qui me ronge petit par petit qui me fait le plus mal, ce qui est le plus terrible c'est l'oubli. Elles sont trop nombreuses les fois où j'oublies la trahison dont j'ai eu la chance d'avoir. On dit de nombreuse fois que la pire des maladies c'est l'Alzheimer, car on oublie qui nous avions été, qui étaient nos amis, nos amours, nos souvenirs. Mais pour moi, l'oublie serait une chose si bénéfique. J'aurais tellement voulu être à la place de cet homme, l'amnésique, il a l'occasion de tout recommencer, sans être infecté par les rancoeurs d'autrefois. Les illusions sont tellement faciles quand il est là, mais la dure réalité de la vie me frappe, dès lors ma mémoire me fait défaut. Après la passion, la douleur, la colère prend la place qui lui est destinée. C'est comme une haine qui se propage, contre lui bien sûr, mais aussi contre cette fille. Si j'aurais été croyante, je ne lui adresserais aucune prière, de toute manière je n'aurais même peut-être pas divorcé, je lui aurais sûrement pardonné et tout ce qui s'en suis . Mais, la vie m'a faite autrement, je suis rancunière et la vengeance est ce qui me permet de ressentir une once de bonheur. Même avec autant de temps qui s'est écoulé, la blessure de cette trahison est à peine cicatrisé et les cicatrices démangent. Ce n'est peut-être pas très futile, ni digne, mais ça me fait du bien. C'est d'ailleurs ce qui était en train de se passer, en ce moment même.
La tempête avait fait rage pendant plusieurs jours, de nombreuses personnes avaient préférés être dans leurs demeures, au sec et au chaud. Personnellement, je voulais vraiment aller travailler mais, la forêt n'était pas du même avis. Ainsi, avec la connexion qui était devenue impossible, j'avais pris comme occupation un cahier et un crayon, annotant toutes les idées qui me traversais l'esprit. Des vengeances multiples et très originales, comme : Résilier sa ligne Internet ou alors de Téléphone, lui donner des PV, l'inscrire sur un Site Porno, lui piraté certains sites, accéder à des informations personneles et les diffusés... Je cherchais des petites choses que je ne lui avais pas encore infligé, avec tout ce que je lui faisais subir. Si j'ai bien un conseil à vous donner, c'est de jamais au grand jamais contrarié une femme avec des relations mais, encore moins une aqueuse. Bien sûr, Bouclette n'appréciait guère mes vengeances mais, que pouvait-il faire ? Me blâmer ? Il le faisait. Or à force de faire la sourde oreille, il s'est joint à ma guerre personnelle. Ce matin-là, j'avais en envie seule de rester au lit mais, il me fallait voir dans quel état était mon agence. Puis, sans aucun doute, je devais à tout prix rattraper le temps perdu. Les affaires ne se règles pas toutes seules. Je n'avais pas eu accès à interne, quel idée d'habiter en forêt! J'en avais deux en cours, une histoire de moeurs et une autre d'escroquerie, enfin comme d'habitude. Les affaires étaient souvent les mêmes malheureusement, pas étonnant que je m'occupe à me venger. Je n'étais pas la seule à ne pas avoir apprécié cette maudite tempête, ma voiture n'avait pas été très coopérative. C'est pour cela que c'est Bouclette qui m'emmena avant d'aller au Lycée, ça fait vraiment étrange de dire ça, avant d'aller au travail, c'est bien mieux ainsi. Du coup, je suis arrivée très tôt à mon agence, encore endormis dans son Impala, qui elle n'avait eu aucun problème pour prendre la route, j'allumais la radio. Au bout de quelques musiques endormante, du genre : Je te promets le sel au baiser de ma bouche, je te promets le miel à ma main qui te touche, je te promets le ciel au-dessus de ta couche...Une chanson me réveilla suffisamment pour que je me mettes à la chanter, c'était une chanson reprise par The Baseball, une très bonne reprise bien meilleur que l'originale.Tellement que je l'avais encore en tête quand je me rendis comptes que rien avait été dérangé pendant la tempête, quand j'allumais mon ordinateur, quand je me mis à lancer des Chevales de Troie à mon ennemi juré, même quand j'entendis la porte s'ouvrir et ce renfermer. Il était bien trop tôt pour que sa soit un client ou alors, celui-ci était vraiment pressé. Alors, je me dépêchais d'envoyer ma malveillance, décidément on peut tous faire avec Internet. Lorsque le mail fut envoyé, j'entendis un frappement à ma porte et je vis, à ma grande surprise, mon psychiatre préféré. Il me salua, une jolie phrase : « Bonjour, mademoiselle Chimay." Mais ceci me fit frissonner, il était vraiment flippant cet homme et je n'aimerais pas être une de ses patientes. Mais au fait, les femmes divorcés, on les appelles plus Mademoiselle, si ?

- Bien le bonjour Monsieur Lynch

Mais que me voulait-il cette fois ? Il faudrait vraiment que j'engage une personne pour m'aider ici, généralement c'est demande sont exubérantes et me pends, hélas, énormément de temps. Mais, il faut le dire, ces demandes étaient toujours excitante à souhaits!

- J'aurais une affaire nécessitant vos compétences.

Normal, sinon tu ne serais pas là de bon matin, ah les hommes, tous des crétins, enfin bref.

- Oh, quel dommage, je croyais que vous veniez simplement pour moi, pour notre amitié si débordante de joie.

Bien évidemment c'était une petite blague, mais il n'aime pas vraiment mon humour celui-là, il faudrait vraiment que je fignole son dossier. Car, je ne sais même pas s'il est marié ? Car, si oui, je la plein vraiment. En poussant ma chaise, il pris le joyeux plaisir de préciser cette chose :

- Je compte évidemment sur votre discrétion.

Ma discrétion, mais, je suis très discrets comme fille! Il faudrait qu'il dise, une phrase plus précise, plus claire : Tu gardes ça pour toi, ou alors, Ce que je vais te dire doit rester entre nous. Là, j'aurais peut-être un peu plus respecté ce qu'il venait de me demander.

- Bien évidemment, cela va de soi !

Quoi ? Vous croyiez que je gagne des affaires en disant que la vérité ? Et bien non! Enfin, c'était qu'un petit mensonge de rien du tout. En exclament cette phrase, j'avais croisé les doigts sous mon bureaux. Je suis un tout petit peu suspicieuse.

- Je vous sers quelques choses ? Non ? Oui ? Au tout cas, moi je prends un bon thé.

N'oublions pas les bonnes manières et puis, il faisait encore froid dans la pièce, le chauffage n'avait pas été mis en route depuis quatre jours. Puis, il y avait une autre raison, un thé pourrait, sans aucun doute, me permettre de restée concentrée. En me levant pour le préparer, je me dirigeais au fond de la pièce, pour le moment, mon garde mangée était au fond de la pièce, cela me permet de ne pas quitter des yeux mes « employeurs». En allumant la bouilloire, le téléphone se mit à sonner, décidément, beaucoup de personnes voulaient me contacter aujourd'hui et la journée n'est pas finit!

- Et oui, mon esclaves c'est enfuit, je suis obligés de faire tous toute seule.

Je me ruais sur cet objet, j'avais deux options qui s'offraient à moi, soit je répondais, soit je mettais cette personne sur mon répondeur. En relevant les yeux sur Lynch, je pris une bonne décision, enfin je croix, je mis cette autre personne sur messagerie.

- Que puis-je faire pour vous ?

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MessageSujet: Re: Parlons travail [ft. Târa Chimay]   Lun 22 Oct - 19:41
Le travail avant tout


Daniel eut un mince sourire devant la plaisanterie de Târa au sujet de sa venue ici. Voilà une autre chose qu'il avait réussie à oublier au sujet de la détective : cette manie de vouloir plaisanter ou tourner tout en dérision.
Peut-être était-ce une déformation professionnelle mais le psychiatre ne voyait dans l'humour qu'un mécanisme de défense, opérant dans le champ du préconscient, visant à s'auto-valoriser en déformant la réalité de manière ironique afin d'en tirer un avantage ou un sentiment de supériorité.
Ou peut-être était-ce simplement dû à la différence du travail : dans son métier, le plus grand sérieux était demandé. De plus, la situation qui l'avait poussé à devoir faire appel à la détective ne le faisait pas rire. En réalité, cette évasion de son service aurait même plutôt tendance à lui faire grincer des dents. Malgré cela, il ne fit aucune remarque, préférant éviter toutes dérives du sujet principal.

D'ailleurs, en parlant de sujets principal, loin de le rassurer, l'affirmation de Târa éveilla sa méfiance. Tout d'abord parce qu'elle n'avait pas clairement répondu qu'elle garderait le silence sur cette affaire et qu'il savait par expérience que la détective aimait jouait avec le sens des mots quand il voulait passer un accord avec elle. De plus, elle avait déclaré que sa discrétion allait de soi, spontanément, sans même émettre une condition pour qu'il en soit ainsi. Pour toute autre requête, il n'aurait sans doute pas relevé cette remarque. Mais la situation actuelle était très pointilleuse, il ne pouvait se permettre que des infos s'échappent de cette agence. Cela l'agaçait quelque peu, même s'il n'en laissa rien paraître, il détestait répéter les choses. Surtout qu'il soupçonnait son interlocutrice de savoir pertinent ce qu'il avait voulu dire quand il lui avait demandé la plus grande discrétion. Il n'aimait pas qu'on le prenne pour un imbécile.

"Parfait." Déclara-t-il d'une voix rassurée. "Je me permets néanmoins d'apporter quelques précisions. Pour les besoins de cette enquête, je vais devoir vous donner des informations qui, en temps normal, ne sont réservé qu'au personnel autorisé. Il serait vraiment fâcheux que ces données circulent librement en dehors de l'hôpital."

Il poussa un mince soupir avant de poursuivre. Il n'aimait pas partager ces notes, encore moins ses dossiers. Hélas, pour avoir de meilleurs résultats, la détective devait bien avoir un minimum de renseignements. Daniel espérait également avoir piqué la curiosité de son interlocutrice en lui faisant miroité qu'elle aurait accès à des informations confidentielles.

"Alors, arrêtons de tourner autour du pot et négocions vos conditions pour que toute cette histoire reste entre nous, voulez-vous ?"


De la part de Târa Chimay, il pouvait malheureusement s'attendre à tout. De l'argent bien sûr, mais aussi de jeter un oeil sur un dossier qui ne concernait pas cette affaire, ou une demande encore plus farfelue. Sans parler du fait qu'elle pouvait détourner la question en y répondant par un de ces traits d'humour si particulier.
Toutefois, aussi farfelue que pourrait être la demande, le docteur Lynch préférait toujours négocier quelque chose plutôt que de devoir faire confiance en la parole de quelqu'un. Une parole donnée pouvait être si facilement brisée. Tandis qu'un marché n'hésitait que les deux personnes concernées remplissent leur part du contrat. Ce qui était beaucoup plus fiable que le fait utopique de faire confiance à quelqu'un.

"Si vous avez du café, j'en prendrais bien un, merci." Répondit-il alors qu'elle lui demandait s'il voulait quelque chose à boire.

Tandis que la détective s'activait au fond de la pièce, Daniel s'assit sur la chaise en face du bureau de Târa et parcourut du regard la pièce servant de lieu de travail à la demoiselle.

"Quelle chance que votre agence n'est pas subi de dégâts suite à la tempête, j'espère qu'il en est de même pour votre domicile." Commenta-t-il par pure politesse.

Il y avait une maigre consolation à voir que la tempête n'avait pas limité ses ravages à l’hôpital et qu'on pouvait en voir les conséquences dans toute la ville à des proportions différentes, certains étant moins chanceux que d'autres. Très maigre consolation puisque même si l'évènement était exceptionnel, cela n'enlevait pas la gravité de la situation. Fort heureusement, son appartement n'avait subi aucun dégât. Certains dossiers uniques s'y trouvaient et le docteur Lynch n'aurait pas supporter de les voir détruit ou perdu.

Que Târa reçoive un appel téléphonique à cette heure matinale l'étonna, il était justement arrivé au matin pour pouvoir discuter sans être dérangé. Pourtant, il ne se formalisa pas de l'interruption quand la détective se rua sur le téléphone pour mettre la personne sur messagerie.

Ignorant à nouveau le trait d'humour de Târa, avec un peu de chance cela la dissuadera de poursuivre sur cette voie et de prendre les choses un peu plus au sérieux, Daniel prit sa mallette en cuir pour en sortir une photo.
Bien qu'il ait le dossier du patient dans sa mallette, il ne le sortit pas. Il était bien décidé à donner le minimum d'informations nécessaires. De plus, s'il donnait les documents de sa propre initiative, la détective risquait de voir immédiatement qu'il y avait anguille sous roche.
Daniel avait spécialement rédigé un dossier contenant seulement une partie des informations sur le patient 27 afin que la détective ne se retrouve pas avec le vrai document qui traitait des expériences. De toute façon, le vrai dossier était crypté et n'aurait été d'aucune utilité pour Târa.

"J'aimerais que vous retrouviez cette personne." Dit-il en tendant la photo à Târa.

La photo datait un peu puisqu'elle avait été prise quand Michael Moody venait d'être transféré dans son service. c'était avant les expériences, il n'avait donc pas encore toutes les cicatrices que son corps affichait actuellement, toutefois, il était suffisamment reconnaissable. Daniel veillait à avoir une photographie de chaque patient interné pour compléter ces dossiers mais aussi pour avoir un appui visuel s'il devait lancer des avis de recherche. Il avait bien fait, puisque cette photo allait lui être utile.

"Il souffre de trouble psychotique et de perturbation de la personnalité. Je ne saurais dire comment il réagirait à un environnement extérieur, il y a un risque pour qu'il soit dangereux. Aussi, je vous demanderais simplement de le localiser, trouver l'endroit où il se réfugie, ensuite mon service pourra prendre le relais pour qu'il retourne là où est sa place."

À l'entendre énumérer froidement les faits, on aurait pu jurer qu'il parlait d'un animal sauvage a capturé et non d'un être vivant, encore moins d'un malade nécessitant des soins pour espérer une guérison.
Pourtant Michael Moody était sans nul doute son patient préféré et sa disparition l'ennuyait beaucoup plus que ce qu'il le laissait paraître. Le malade était le seul qui résistait même aux traitements les plus violents qu'il lui administrait. Il n'avait encore réussi à trouver la limite qui permettrait de briser son esprit. C'était un défi. Un défi qui était maintenant hors de sa portée puisque le malade n'était plus enfermé dans son service psychiatrique.

Il marqua une pause pour que Târa puisse assimiler les informations ainsi que de regarder attentivement la photo qu'il lui avait donnée avant de demander :
"Pensez-vous que se soit possible ?"



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MessageSujet: Re: Parlons travail [ft. Târa Chimay]   Lun 29 Oct - 23:25
Il faut toujours un Héros et un Méchant


C'est dans notre nature de juger les personnes qui vivent près de nous. Il est si facile de trouver des défauts dans chaque homme, de juger la façon dont les autres se comportent, comment ils nous parlent. Généralement, ces jugements nous permettent d'avoir nos « premières impressions » et elles sont très souvent trompeuses. Ce fut le cas avec Daniel Lynch, la première fois que j'avais aperçu cet homme, c'était à la sorti de l'hôpital générale, je m'étais blessé la main. J'avais eu le droit à quatre points de sutures et tout ça, à cause d'une mauvaise chute, enfin là ça rien avoir avec ce que je disais au début. Donc, Daniel Lynch, je l'avais croisé sur le parking, à ce moment-là, je le voyais comme un homme entouré par une famille, un médecin aimé par ces patients mais, un peu timide. Mais, en le côtoyant un peu plus, ma désillusion se brisa. Il est peut-être effrayant, mais il faut avouer qu'il a la classe, il faudrait juste le décoincer un peu. En continuant à l'écouter, il se senti encore obligé de préciser certaine chose, mais quel rabat-joie celui-là! Cette fois c'est sûr, il n'est pas marié, sinon je pleins réellement sa femme.

"Je me permets néanmoins d'apporter quelques précisions. Pour les besoins de cette enquête, je vais devoir vous donner des informations qui, en temps normal, ne sont réservés qu'au personnel autorisé. Il serait vraiment fâcheux que ces données circulent librement en dehors de l'hôpital."

J'en connaîs une qui serait vraiment contente d'être à ma place, je savais que Louna faisait des recherches sur lui et sur son hôpital. Je vais avoir accès sur un quelque chose de confidentiel et elle non. Pour une fois que je suis contente que ma voiture m'ai lâché.

- Monsieur Lynch, j'ai bien compris que cette affaire était importante, alors ne vous inquiétez pas, ces informations seront, comme d'habitudes, détruites après que l'affaire soit bouclée. Et bien sûr que ces divulgations ne quitterons pas cette pièce, vous êtes rassurés ?

Bon, c'est vrai que généralement je garde quelques renseignements dans mes dossiers, histoire de ne pas tout oublier. Mais ce n'est vraiment que le strictminimum, personnes ne pourraient comprendre avec le si peu d'information, quoique ? Et puis, il faudrait soit connaître mes codes ou alors forcer tous les passages. Pour faire tout cela, je connais qu'une seule personne, d'ailleurs, si un jour il me manque quelque chose dans mon agence, j'irais directement la voir. Son soupir me fit rire intérieurement, j'étais persuadée qu'il ne voulaitpas être ici et que me demander de l'aide lui coûtait énormément. Cependant, cela devait être très important pour qu'il décide de venir à moi. Son affaire me paraissait très intéressante, que pouvait-il me demander ? C'est pour ça que je lui adressais toute ma concentration, enfin pour le moment, il y a bien un moment où j'allais encore essayer de le faire rire. Ce qui vraisemblablement c'était impossible, son intonation me fit légèrement sursauté, son « Alors » me faisais penser qu'il avait changé de comportement, l'avais-je mis en colère ? Apparemment, il voulait vraiment que cette affaire reste entre nous deux, sinon, il ne l'aurait peut-être pas redit. Il voulait négocier le prix, mais pas de problème !

- Bien entendu ! La provision d'honoraire est de cinquante pour cents, avec la TVA, en claire, ça donne cents dollars et après ça dépend si j'ai dépassé mon plafond. Je vous baisses mes tarifs car, vous êtes un de mes meilleurs clients et bien sûr je voudrais l'accès à un de vos patients.

Après ma dernière phrase, je lui adressais une petite mine, en déposant ma tête sur mes mains, cet acte ne serait sûrement pas en ma faveur, mais bon, j'aurais essayé. Peut-être qu'il aurait pitié, devant ma petite bouille. Cela faisait plusieurs fois que j'essayais d'aller voir cet homme et à cause de ce chèr Lynch, je n'avais jamais réussi à le voir. Ainsi, mon affaire traîne depuis pas mal de temps. Mais, je le comprends, pourquoi il ferait ça ? Il n'a aucune confiance en moi et moi en lui. Je suis certaine que si l'occasion se présentait il pourrait m'interner ! En allumant l'interrupteur de ma bouilloire, je souris bêtement, il avait bien vu mon sourire forcé avant que je me dirais-je dans mon garde mangé. Je lui avais demandé s'il voulait quelques choses et la réponse fut positive, à ma grande surprise il avait demandé un Café, mais il avait plus une tête à boire du Thé. Encore une fausse croyance! Mon client avait enfin décidé de s'asseoir, mais je ne voyais pas tout ce qu'il faisait et ça ce n'est pas rassurant. Mais je n'osais pas me retourner, il remarquerais que je le surveilles, mais Lynch me donna la solution, puisqu'il me parla.

"Quelle chance que votre agence n'est pas subi de dégâts suite à la tempête, j'espère qu'il en est de même pour votre domicile."

Cette phrase me fit froid dans le dos, Daniel Lynch me parlait pour autre chose qu'une affaire! D'ailleurs, je crois bien qu'il remarquas mon étonnement, je m'étais vite retourné vers lui et mon visage était vraiment expressif. D'ailleurs, même mes paroles montraient ma grande surprise, car mon premier mot fut incompréhensible.

- Coquelicot, heu, oui, j'ai eu énormément de chance, avec tous les dossiers qui sont ici, ça m'aurait fait mal de tous recommencer. Mais au faite, votre hôpital à tenu le coup ? Car avec les coupures de courants, ça n'as pas dû être facile pour vos patients. Du sucre ou du lait ?

Cet homme me fait vraiment perdre tous mes moyens, mais quelle idée de changer de comportement de cette façon. Lui aussi et peut-être atteint, un psychopathe avec un dédoublement de personnalité bien prononcé. Ça doit être comique comme situation, d'avoir son ancien thérapeute dans sa chambre d'hôpital. Un fou furieux, qui se casse des bouteilles sur la tête pour pourvoir se calmer, il est vraiment temps que je boives mon thé et que j'arrêtes de délirer sur cet homme. En courant vers le téléphone et en le regardant dans les yeux, je remarquais pour la première fois, que ses yeux étaient vraiment beaux. Daniel prit sa mallette et en sortit une photo, apparemment il voulait que je le retrouves. Cet inconnu était commun, brun, yeux marrons, un type aux apparences normal. Lynch lui voulait quoi à ce pauvre type ? Et pourquoi voulait-il que je le retrouves ? Je reposais délicatement cette photo sur mon bureau, puis je me dirigeais vers le fond de la salle pour récupérer les boissons. En revenant vers lui, je lui posais une question qui me tracassais.

- Pourquoi vous ne demander pas au Shérif, ça vous coûterai beaucoup moins et Swan à plus de moyen que moi pour le retrouver. Tenez, votre café.

Je m'installais dans mon fauteuil et avala une gorgée dans mon Thé. En ouvrant le tiroir, je sortis une petite pochette et j'y installais la photo. Je cherchais désespérément un trombone, quoi de plus pratique qu'un trombone pour faire tenir une photo sur un dossier. Il faudrait vraiment que j'ailles faire des courses de fournitures et puis d'engager une secrétaire. Oui, je sais je me répètes très souvent, c'est sans doute pour ça que j'attrapais un postite pour noter ce que je devais faire. Quand il recommença à parler je relevais la tête vers lui.

"Il souffre de trouble psychotique et de perturbation de la personnalité. Je ne saurais dire comment il réagirait à un environnement extérieur, il y a un risque pour qu'il soit dangereux. Aussi, je vous demanderais simplement de le localiser, trouver l'endroit où il se réfugie, ensuite mon service pourra prendre le relais pour qu'il retourne là où est sa place."

Après cet aveux je sautais sur la porte pour la fermer, personnes ne devaient entendre ça. S'il voulait mon attention, elle lui était toute consacrée. Il avait dit cette phrase avec une neutralité totale, un fou, je l'avais dit. Bravo, maintenant j'aurais trop peur de sorti de mon agence. Comment je vais faire pour rentrer dans ma maison, s'il se planquait dans la forêt. La c'est sûr que je ne vais sûrement pas divulguer cette information. Je ne voulais plus rire, plus du tout. Je comprends mieux maintenant pourquoi il était aussi froid. Lorsqu'il parlait, j'avais mes poiles de bras qui s'hérissaient, comment un homme peut être aussi froid en parlant d'un homme malade qui pourrait agresser des gens ?

- Cet homme là, qui doit sûrement être sous médicament, à réussit à vous échapper ?

Ce n'est pas tellement rassurant de savoir qu'une personne dangereuse avait réussi à s'échapper de cet hôpital, qui ressemble énormément à une prison. Si une personne à réussit à fuir, alors pourquoi pas d'autres ? Je comprends pourquoi il était comme ça, car je serais très vexé de voir qu'un patient soit plus intelligent que moi, qu'il soit capable de déjouer leurs sécurités. Il eu un blanc, je regardais la photo de cet homme, il avait l'air si... normal. Les apparences sont vraiment trompeuses. Il fut le premier pas dans ce blanc, il me demandait si j'arriverais à le retrouver. Malheureusement je n'en savais rien, généralement, je devais trouver une personne qui fuyait le foyer conjugale. Mais la situation était totalement différente, je devais retrouver un malade mentale. J'avoue que le défis m'excitais au plus au point, mais sans tellement le vouloir, je laissais s'échapper un soupir. Une question me trottait dans la tête, est-ce que j'allais réussir à résoudre son problème ?

- Honnêtement, je ne sais pas du tout, je n'ai jamais eu à faire ce genre de recherche, enfin je veux dire, rechercher une personne qui vient de s'échapper d'un hôpital psychiatrique. Mais je ferais le mieux que je pourrais.

Bon, puisque je venais d'accepter cette affaire, il faudrait peut-être que j'ailles des informations, c'est pour ça que je sortis mon magnétophone du tiroir. Puis, en buvant une gorgée de mon Thé, je m'apercevais de plus en plus que j'allais encore passée des nuis blanches devant des dossiers.

- Ça vous dérange si j'enregistre notre conversation, ça serait plus simple pour moi, car je voudrais vous poser des questions sur cet homme, comme son nom, son âge et j'en passe.

Je repris sa photo dans la main, je me demandais depuis combien de temps cet homme était malade, depuis combien de temps il était enfermé dans une chambre, depuis combien de temps il se devait prendre des médicaments pour l'assommer... Pauvre homme, certaines personnes n'ont vraiment pas de chances dans leurs vies. Avant j'avais peur de cet homme, mais à présent j'avais plutôt pitié, c'est pour cela que je voulais en apprendre plus sur lui.

- Cet homme est dans votre service depuis combien de temps ?




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MessageSujet: Re: Parlons travail [ft. Târa Chimay]   Sam 3 Nov - 18:38
Entrons dans le noeud du problème


De parfait opposé. Voilà comment Daniel Lynch voyait Târa Chimay. Lui était froid, bien qu'il préférait dire qu'il était calme et sérieux plutôt que d'utiliser ce terme, et chaque mot qu'il disait était étudié avec soin avant de franchir ses lèvres. Tandis que la détective était toujours prompte à plaisanter et semblait dire tout ce qu'il lui passait par la tête. Si Târa n'aurait pas fait le métier de détective privé, sans doute ne se serait-il jamais côtoyé tant ils étaient différents. Fort heureusement, l'un et l'autre pouvait faire des compromis quand il s'agissait de parler affaires. Bien que les compromis étaient assez difficiles pour le docteur Lynch qui n'avait jamais été des plus social. Ce qui pouvait s'apparenter le plus à des relations chez lui étaient toutes strictement professionnel. Non qu'il s'en plaigne, bien au contraire. Mais, ici, il n'était pas à une de ces séances psychiatriques avec un de ses patients où il pouvait diriger la conversation à sa guise. Ici, même en faisant attention aux réactions de son interlocutrice, il pouvait avoir des surprises, des choses qu'il ne pouvait prévoir.
D'ailleurs, l'avait-il vexé quand il avait insisté pour qu'aucune information ne sorte de l'agence ? Peut-être. Toutefois, il ne le regrettait pas. Il fallait mettre les choses aux claires car il ne pouvait prendre de risque dans cette situation plus que délicate. Daniel se détendit très légèrement quand la détective expliqua que les informations seront détruites et ne quitteront pas cette pièce de toute façon. Seulement très légèrement puisqu'il savait mieux que personne qu'on pouvait jouer avec les mots quand on voulait vraiment passé outre d'un accord. Mais il n'était pas nécessaire de demander d'autres précisions, du moins pour l'instant.

"Rassuré ? Je ne le serais vraiment que lorsque cette affaire sera terminée, de préférence avec succès, mais disons que dans le cadre de cette discussion, oui je suis rassuré."

Daniel eut un sourire quand il entendit Târa utilisé les mots de meilleur client. Non pas un sourire flatté mais plutôt amusé. Il se doutait que ce genre de phrase cachait quelque chose qu'elle voulait obtenir. On n'amadouait pas quelqu'un quand on n'avait pas une idée derrière la tête. La suite allait lui donner raison.
Le psychiatre détourna les yeux de la petite mine censé attirés sa pitié qu'affichait la détective et se mordit très légèrement la lèvre tandis qu'il pesait le pour et le contre de cette proposition. Ce n'était pas l'acompte qu'elle lui demandait qui l'ennuyait. Dès le départ, il s'attendait à ce que cette regrettable évasion lui coûte une certaine somme d'argent. Le plus important était de récupérer le malade, l'argent qu'il devra dépenser pour cela était un détail insignifiant en comparaison. Mais l'accès à un de ses patients... Est-ce que le jeu en valait la chandelle ?
Bien sûr, il voyait bien qui la détective désirait voir. Elle avait fait plusieurs demandes pour une visite à un certain homme, visite qu'il avait toujours refusé de lui accorder jusqu'à présent. Et voilà que maintenant, il était contraint de céder à ces exigences s'il voulait récupérer son fugitif qui se baladait peut-être quelque part à Storybrooke en ce moment même.

"Très bien pour vos honoraires." Commença-t-il en regardant de nouveau son interlocutrice. "Pour le patient, je vous propose une seule visite avec lui qui sera faite en ma présence."

Nouveau sourire, forcé celui-ci. "Cela pour votre sécurité, bien sûr."

C'était un mensonge, ou plutôt un demi-mensonge puisque avec des patients victimes de maladie psychiatrique, il était toujours conseillé d'avoir un membre du personnel présent lors des visites extérieures. On ne savait jamais comment les malades réagissaient, après tout. Mais il n'avait pas dit cette condition dans ce but. Daniel savait que la détective ne sera pas dupe concernant cette explication et il n'essaya même pas de le cacher. Peut-être était-il un peu trop possessif envers tout ce qui touchait son travail. Possessif ou trop méticuleux pour laisser des éléments extérieurs interféré dans sa section de l'hôpital.

"Toutefois, selon vos résultats pour cette enquête, je pourrais revoir ce dernier point. Cela vous conviendrait-il ?" Puisqu'il s'agissait de négociation, autant laisser une chance à son interlocutrice pour contre-argumenter en sa faveur. Mais Daniel aimait l'idée de changer la donne selon les résultats, c'était le meilleur moyen d'en garantir.

Daniel constata avec amusement que sa remarque sur l'état de son agence avait surpris la détective au point qu'elle avait arrêté ses préparatifs pour se retourner vers lui. Contrairement aux apparences, sa question avait un rapport indirect avec la raison de sa venue ici. Puisque ce sont les dégâts causés par la tempête qui avait conduit à l'évasion du patient 27. Y faire une allusion en constatant que l'agence de la détective n'avait pas été touchée et en demandant ensuite s'il n'y en avait pas eu à son domicile était en quelque sorte une manière de préparer le terrain pour expliquer les dommages causés à l'hôpital et leur conséquence. C'était plus fort que lui, il aimait avoir un certain contrôle, même dans une simple discussion. De plus, il était toujours intéressant d'observer comment les gens réagissaient à certaines phrases.

"Je comprends, j'ai moi-même des dossiers qui heureusement n'ont pas été détruit dans cette catastrophe. Malheureusement, concernant les patients, nous avons été moins chanceux. Bien que le groupe électrogène soit remis en état, les conséquences qu'a eues cette tempête sur le mental de certains malades mettront plus de temps à guérir." Daniel était toujours plus bavard et spontané quand il s'agissait de son travail. Même s'il était curieux de l'entendre parler de guérison tant on pourrait penser que ce n'était pas sa priorité. C'était plus compliqué que cela, en réalité. Le docteur Lynch aimait son travail et faisait son maximum pour le garder. S'il ne s'assurait d'un minimum de résultats positifs, on ne lui aurait pas laissé gardé son boulot aussi longtemps. Bien sûr, il préférait toujours les patients comme Michael Moody ou Evana French qui lui permettait de tester de nouveaux médicaments sans avoir à se soucier des conséquences ou des effets secondaires. Des patients si rares qu'il ne pouvait se permettre d'en laisser un en liberté.

"Non merci, un café noir suffira."
Répondit-il quand Târa lui demanda s'il désirait du sucre ou du lait dans son café.

Venait ensuite la question qu'il attendait : pourquoi ne pas avoir contacté le shérif ? Il ne répondit pas tout de suite, préférant prendre le café que Târa lui apporta et d'en boire une gorgée avant. Bien qu'il ait déjà songé à la réponse qu'il allait formuler quand la question se posera, il voulait vraiment prendre son temps avant de dire quoique se soit. Au cas où une meilleure formulation s'offrirait à lui en dernière minute. il s'agissait d'une question épineuse, après tout.

"Du temps du shérif Graham, je l'aurais sans doute fait." Avoua-t-il finalement. "Le nouveau shérif n'est pas en fonction depuis assez longtemps pour que je puisse juger de ses compétences."
La mort de Graham, encore un grain de sable qui venait perturber le rouage de ses plans. Un élément imprévisible en plus d'être étrange. À croire que quelqu'un s'était amusé à poser lentement mais sûrement les détails qui mèneraient à la situation présente. Ce n'était pas une question de confiance ou de compétence s'il aurait préféré que Graham soit encore de ce monde pour s'occuper de retrouver le fugitif. Ce n'était un secret pour personne que la maire avait une influence sur l'ancien shérif. Daniel aurait pu ainsi se plaindre auprès de Regina si les autorités auraient été un peu trop curieuses sur des détails de cette affaire qu'il ne voulait pas donner. Mais tout cela était hors de question à présent. Le shérif Swan était une personne trop imprévisible pour lui confier quoique se soit qui ne soit rigoureusement officiel.
On pouvait y voir aussi un compliment habillement dissimulé, il n'avait pas confiance dans les compétences du nouveau shérif mais en avait pour celles de la détective puisqu'il était venu vers elle en premier lieu.

"De plus, pourquoi appeler la police pour rechercher un patient qui officiellement n'existe pas ?" Il avait dit cela sur un ton innocent, comme s'il s'agissait de la chose la plus naturelle du monde. Pourtant, il avait vraiment attendu le dernier moment avant de donner cette information. Mais il devait le préciser pour éviter d'autres questions inutiles, tout en espérant piquer encore davantage la curiosité de son interlocutrice.
Bien sûr, cela soulèverait d'autres interrogations auquel il ne répondrait peut-être pas. Sauf si les réponses étaient absolument nécessaires pour le besoin de l'enquête mais Daniel espérait que cette seule information suffirait.

Il fut surpris par la réaction de Târa qui avait été refermé la porte aussitôt qu'il avait fini de décrire sommairement l'affaire qui l'avait contraint à venir ici. Avait-il exagéré un peu trop la situation ? Pourtant, il ne voyait pas en quoi, s'était contenté de réciter les faits qu'il avait à sa disposition. Toutefois, cela n'était pas plus mal qu'elle réalise enfin toute l'importance de cette évasion.
Daniel n'eut pas le temps de se demander s'il devait édulcorer les faits pour la rassurer puisque vint ensuite la deuxième question qu'il redoutait. Le psychiatre essayait toujours de cacher ses émotions au maximum mais devant cette interrogation, il ne put masquer une certaine gêne mélangée à de l'irritation. Qu'un patient s'échappe de sa section psychiatrie était déjà quelque chose d'irritant mais se faire rappeler cette évidence par une autre personne l'était encore plus. Il prit une autre gorgée du café avant de répondre. S'il répondait tout de suite, son ton risquait d'être beaucoup trop cassant.

"Disons que j'ai sous-estimé sa résistance au traitement et la coupure de courant nous à tous prit par surprise." Répondit-il finalement, non sans une certaine réticence.

Quelque part, dire à voix haute ce qui s'était passé lui permettait de mettre le doigt sur le problème. Daniel détestait admettre avoir fait une erreur. Il connaissait son travail et supportait mal qu'on remette son efficacité en doute. Mais il devait bien l'admettre, il avait sous-estimé Michael Moody. Même si beaucoup d'éléments conduisant à son évasion étaient impossibles à prévoir, ce simple fait restait véridique. Bien sûr, il pouvait se rassurer en disant qu'il ne commettrait plus une telle erreur de jugement, ni avec ses autres patients ni quand il arrivera à remettre la main sur l'évadé.

Le soupir de son interlocutrice le tira de ses pensées. Il craignit un instant qu'elle refuse de prendre cette enquête, si cela était le cas, il n'avait aucun plan de secours. Quand Daniel devait en venir à demander un service à la détective, c'est que toutes les autres options lui étaient bloquées ou avaient échouées. Aussi comptait-il beaucoup sur la passion qu'avait Târa pour relever les défis, un de leurs rares points en commun, d'ailleurs. Au moins prenait-elle l'affaire au sérieux et répondait avec honnêteté.

"Et je vous en remercie d'avance." Dit-il avec politesse et une infime pointe de gratitude, si mince qu'il était assez difficile de la percevoir. Même s'il était en quelque sorte reconnaissant qu'elle accepte l'affaire malgré la difficulté que celle-ci représentait, il ne voulait pas que la demoiselle s'en rende compte de peur qu'elle veuille aussitôt en profiter.

Ce sentiment ne dura guère longtemps puisqu'il vit d'un œil désapprobateur Târa sortir un magnétophone de son tiroir. Ils avaient vraiment des méthodes de travail différentes.

"Cela me dérange, en réalité, mais je suppose que c'est à moi de m'adapter à vos méthodes de travail et non l'inverse."
Daniel avait toujours préféré les prises de notes par rapport aux enregistrements et de savoir que sa voix allait être enregistrée le mettait mal à l'aise, même s'il ne montrait aucun signe qui trahissait cet état d'esprit. Avec les écrits, on pouvait toujours nier avoir prononcé certaines paroles. Un avantage que n'offrait pas le magnétophone qui pouvait restituer fidèlement les propos tenus. Avec cette journaliste qui s'attardait un peu trop sur lui, il serait dangereux que cette bande enregistrée se retrouve n'importe où.

"Je suppose que cet enregistrement sera détruit comme les autres documents à la fin de l'enquête ?" Questionna-t-il. Quelle que soit sa réponse, il prendra un plus grand soin dans le choix de ses mots si Târa s'obstinait dans l'idée d'enregistrer la suite de la conversation. Il fallait toujours prévoir le pire des cas pour éviter les mauvaises surprises.

"Depuis un certain nombre d'années. Il a été transféré dans mon service quand je venais de reprendre la direction de la section psychiatrique de l'hôpital, c'est un de mes premiers patients."
Expliqua-t-il, toujours sur le même ton froid et calme qu'il avait employé auparavant quand il avait résumé la situation à son interlocutrice.
Daniel crut bon de nuancer sa première description pour rendre le tableau moins dramatique.

"Je vous ai dit qu'il pouvait être dangereux, mais en réalité, il a été privé de stimuli extérieurs depuis si longtemps que je ne peux dire avec précision sa réaction. Il pourrait tout aussi bien rester prostré dans une cachette par peur d'un environnement inconnu. Mais je préfère toujours envisager le pire, pour éviter toutes actions inconsidérées."
Même en faisait des efforts, il ne pouvait enlever cette manière de parler qui faisait qu'une personne extérieure à la conversation aurait du mal à deviner s'il parlait bien d'une personne ou d'un animal. Mais peut-être n'y avait-il aucune différence pour le docteur Lynch puisqu'il avait testé tellement de produit sur le cas du patient 27.

Chieuze



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MessageSujet: Re: Parlons travail [ft. Târa Chimay]   Dim 18 Nov - 14:39
Qu’est-ce qui est plus sournois que la vérité elle-même ?


Dans toute ma carrière je n'avais jamais vue homme comme cela. Lynch était si différents de mes autres clients, les autres étaient souvent gênés, effrayés, en larmes ... Généralement, je pouvais les comprendre, les premières fois sont souvent les pires. On ne sait pas comment l'entretien vas se passer ou même, comment je vais réagir. Puis, il y a les différentes situations, parfois je suis compatissante car, à près tout je suis humaine. Et dans d'autres cas, je suis très sarcastique, c'est sûrement le comportement que j'avais avec lui. Sacré Lynch, je n'avais jamais vu une personne aussi neutre, aussi calme. Parfois j'avais le droit à des soupirs, à des petits sourires forcés. Je suis presque sûr que ces sourires ne sont pas naturels, était-il au moins capable d'avoir des véritables rires. J'aimerais un jour me glisser dans son intimité pour voir comment il ait véritablement. Il est évident que cet homme ne soit pas la même personne, quand il est en dehors du cadre de travail. Enfin, j'espères pour lui, sinon sa vie ne doit pas être très palpitante.
Je ne savais pas s'il était bon menteur, mais dans ce cas précis je suis sûr qu'il me mentait. Il n'était en aucun cas rassuré de savoir que j'allais connaître ces attentions. En même temps, c'était compréhensible, qui aurait une totale confiance dans une détective privée qui a un manque de tact totale et qui est extrêmement curieuse. Lorsque Lynch me demanda mon prix, je repensa instantanément à ma cliente. Celle-ci voulait récupérer un objet, par contre, je ne me souviens plus ce que c'est. Comme quoi, cela fait si longtemps que je n'ai pas mit mon nez dans cette affaire. Cet homme avait caché cet objet avant d'être interné, j'avais été pris de cour et ce cher docteur refusait que je puisses le voir. L'objet n'était pas la seule raison, elle voulait aussi que je le « cuisine » pour savoir pourquoi. On en revient toujours à cette question, le pourquoi est si important. Savoir la vérité est-il un moyen pour pouvoir continuer à vivre sa vie ? Mais apparemment cette fois je touchais au but, mon prix l'intéressait. Ce qui était pour moi une victoire. Mais je ne pu m'empêcher de rire lorsqu'il m'annonça qu'il serait présent pour ma sécurité. Un rire non contrôlé et un peu fort, c'est sans doute pour cela que je mis ma main sur ma bouche. Je n'arrivais pas non plus, à maîtrisé mes paroles.

- Comme c'est touchant, depuis quand vous vous souciez de ma sécurité Monsieur Lynch ?

Oui, dans cette entrevue, Lynch mentait mal, mais au moins j'avais eu le droit à quelques sourires. Alors, soit il était vraiment transit d'amour pour moi ou il voulait me surveiller ? Pour quelle raison voulait-il être avec moi ? Par peur que j'harcèles moralement son patient ou par peur que j'apprennes quelques choses que je ne devrais pas savoir ? Ce Lynch avait le pouvoir de m'auto flageller, de me brouiller la tête qui est rempli de question. Cet homme est un docteur déguisé en sadique. Tellement qu'il s'est senti obligé de rajout un autre point dans l'accord, si je n'y arrive pas je devrais abandonner l'idée d'avoir ma victoire. C'est un méchant petit homme, mais je ne pouvais pas le contrecarré, alors je scella le contrat, mais en marmonnant un peu.

- Alors, j'ai plutôt intérêt à réussir.

C'est vrai que la question de Lynch m'avait impressionné, il peut être sympathique parfois ? Je ne sais pas s'il s'intéressait-il réellement à ma vie ? Mais bon, en lui retournant la question, je ressentis un sentiment de fierté, ma maman serait fière de moi, je suis bien élevée. Même si, je n'aurais pas eu l'idée de lui demander. Pour une foie, on se ressemblaient pour cette raison, notre travail était très important pour nous. Notre travail était ce qui nous permettait de vivre heureux. Même si parfois, son travail était difficile, pour plusieurs raisons, c'était ça qui la rendait de bonne humeur. C'était sans doute la même chose pour lui, car sinon, pourquoi serait il soulagé que ces dossiers soient en sécurité ? On était sans aucun doute des opposés, mais ça c'est sans doute le seul point qui nous rapproche. En me rapprochant de lui, j'avais eu la bonne idée de reposer une question. Je voulais encore savoir la vérité, pourquoi elle m'obsédait celle-là ? Bizarrement, je m'attendais à cette réponse, de nombreuse personnes n'avait pas beaucoup confiance en elle et puis, Graham est mort de circonstance si étrange. Je m'étais permise de regarder ces dossiers médicaux, rien ne présageait cette mort. Puis, il faut dire que la petite blonde était avec lui et elle n'était pas très claire dans ces propos. C'est vrai j'ai aussi lu les rapports, comme je l'ai déjà dit, je suis une personne curieuse. J'avais déjà commencé à pianoter sur mon clavier, j'écrivais les conditions de notre contrat, bien sûr, lui ne pouvait pas voir ce que je faisais. Ça me donnais une position de pouvoir, certaine chose était déjà pré écrit, avec tout le baratin qui s'en suit.

- J'ai déjà fait des recherches sur elle, car je voulais savoir si elle avait des aptitudes à être shérif et ma conclusion est positive.

C'est vrai, je n'avais pas confiance en elle, en premier lieu, je n'aimais pas son prénom, ensuite, son ancien métier se rapproche trop du mien et je ne voulais pas qu'elle me le pique. Puis, elle en avait mis du désordre dans la ville, entre Regina et elle. Il ne faut pas être nette pour attaquer cette femme, surtout faire des attaques de front, encore par derrière, ça passerais. Au moins ça prouve qu'elle a du courage la petite Swan. Il faut dire aussi et je me répète, mais elle était à côté de Graham, alors qu'il était avec notre chère Maire. Oui, il m'est arrivé de la suivre, faut bien savoir si les personnes qui ont le pouvoir son pas corrompu. Mais, pour le moment, je ne dirais rien sur ce sujet. Alors, Swan, oui, je peux lui accorder son courage, c'est sans doute pour ça que j'ai voté pour elle pour être Shérif. Regina se concentrerait uniquement sur elle et moins sur nous, pauvres petit vrai citoyens de StoryBrooke. Alors, j'ai fait des recherches sur elle, son passé, ses études ... J'ai trouvé ce que je voulais et j'avais décidé de lui accordé une chance. Sûrement grâce à son ancien métier et par rapport à son enfance. On se ressembler plus ou moins, à vrai dire, sauf que je n'aurais jamais abandonné mon fils. En rajoutant qu'elle a une voiture cool. J'avais fini le dossier, après avoir corrigé mes fautes d'orthographe, je l'imprima. La machine fit du bruit, un grincement très strident, quelques choses de très agaçant. A la dernière page imprimée, je tapota sur le plastique du dessus, elle ne voulait pas me la donner. Mais à force de persuasion, je gagnas et je la frappas plus fort pour qu'elle arrête ce bruit interminable. Je ne suis pas fière de ce qui s'est passé juste après, j'acclama ma victoire : Vengeance ! Après avoir agressé mon ami plus très fidèle, Lynch ajouta une question très intéressante, le patient n'existait pas officiellement.

- Quoi ?!

Étrange, très étrange... Je cherchais des causes pour ne pas être dans la base de donné. Cet inconnu pourrait être dans le programme des Marshall ? Ou même, à sa naissance, sa mère ne l'avait pas déclaré ? Elle l'aurait caché durant toutes ces années, jusqu'au moment où il est arrivé dans cet hôpital ? Cet homme est vraiment une énigme, comment tout ça pouvait être possible ? Encore l'histoire de la vérité. Lorsque j'exclamais mon interrogation, je lui avais donné les dossiers, un exemplaire pour moi et pour lui. Auparavant, je l'avais agrafé et signé avant lui avant de les tendres. Puis, quand il élucidait les faits, je sautas sur la porte, pourquoi avoir fait ça ? Car je ne voulais pas qu'un client entende ça, bien que je n'aurais sans doute personne aujourd'hui, je préférais être prudente. Si cette information s'ébruitait, ça serait la pagaille dehors, un vent de panique et ça ne serait pas bon pour mes affaires et pour ma famille, mes amies et j'en passe. J'avais des frissons à l'entendre parler, là, il m'avait vraiment pétrifié. Je ne voudrais pas être à sa place, avoir perdu un patient ça ne doit pas être facile à accepter. Surtout pou Monsieur rabat-joie, ça doit l'énervé de voir quelque un lui échapper. Je vous ai déjà parlé de ma mauvaise manie de renfoncer le couteau dans la plaie, je manque de tact. Si j'avais déjà énervé Lynch, j'allais peut-être encore plus le faire.

- Donc, si je vous comprends bien, votre patient, vous ballade depuis que vous lui avez souscrit son traitement ?

Sa résistance au traitement ? Qu'est-ce que cela voulait dire, être résistant ? Prenait-il des calmants ? Mais comment une personne qui est censé être sous traitement peut avoir la lucidité de fuir dans la coupure de courant ? Et puis, il fallait savoir où se diriger ? Le patient était vraiment doué, pour avoir eu l'intelligence de fuir l'endroit et pour avoir mené en bateau cet homme. Je ne pense pas que beaucoup de personnes arrive à duper Lynch, non, il est trop doué dans son métier. Comment j'allais faire pour le retrouver ? Cet homme à surpassé les capacités de Lynch , alors il allait forcément dépasser les miennes. Heureusement qu'il entendait pas mes pensées, il serait flatté de voir mon infériorité. Le patient me fascinais, un malade vraiment intelligent, je ravalais une autre gorgé. J'avais accepté ce contrat par peur de laisser cet homme en liberté dans les rues mais, aussi pour voir l'homme qui à mit en échec le grand Docteur Daniel Lynch. J'avoue que j'eu plusieurs sentiments qui m'ont possédée, la peur, la fascination, l'angoisse, la moquerie ... La manière dont il me regarda lorsque je sortis mon beau magnétophone. Il le « dérangeait », et alors ! Je venais d'accepter son affaire, alors oui, c'était mes méthodes de travails. Je trouve que le magnétophone est utile pour entendre les différences de voix. Rien qu'aux intonations, on peux voir, enfin écouter quand une personne ne dit pas toutes la vérité. En rajoutant que, ça m'évitais d'écrire et de me faire mal à la main. Par contre, j'annotequelques comportements avec un petit cahier qui est toujours près de moi. Je jouais avec un crayon, lorsqu'il rajouta encore une question, il voulait savoir si l'enregistrement serait détruit. Cet homme est vraiment, je ne dirais pas d'insultes, mais on va dire pour être gentille, méticuleux.

- Monsieur Lynch, dois-je comprendre que la confiance que vous m'accorder est très limité ? Si vous voulez, quand cette affaire sera fini, je vous donnerais mon magnétophone et avec cet objet il est impossible de faire des copies. Ainsi, vous pourrez le détruire par vous-même et m'en offrir un autre pour Noël.

À vrai dire, ce n'était pas tellement la vérité, je pourrais faire un enregistrement de cet enregistrement. Mais le résultat serait catastrophique et incompréhensible. Ce Monsieur Lynch était indéchiffrable, c'est peut-être pour ça que moi aussi, je n'avais pas une confiance aveugle en lui. Ce qui était le plus énervant, c'est qu'il ait trop neutre, trop non naturel, trop lui. C'est épuisant d'être avec une personne aussi septique, de toujours devoir le rassurer. Quand je lui posas la question pour le patient, la réponse ne fut pas celle que je voulais. Je voudrais des choses précises, j'en ai besoin pour être clair dans ma tête et puis, avec cette affaire, je vais avoir beaucoup de travail. Alors, autant faire le travail correctement, non ?

- Vous pouvez être précis ? Je voudrais une date en fait.

Le patient était un de ces premiers, c'était étrange, comment Lynch aurait pu être pendant autant de temps baladé par son patient ? Cette affaire vas me rendre folle, je vais avoir besoin d'une tonne de sucre pour tenir le coup mais, aussi un massage, c'est une bonne idée ça. Par contre, je n'ai pas compris pourquoi il était revenu sur la description de l'évadé, mais il aurait pu être plus clair. Ça veux dire quoi « stimulis », je n'ai pas suivi d'étude en psychologie. Mais j'avais compris le principal, il fallait le récupérer à tout prix. C'était étonnant comment Lynch parlait de lui, normalement quand on s'occupe d'une personne depuis très longtemps, on ressent quelque chose pour eux, même un infime sentiment. De l'amour, de l'amitié, du dégoût, de la colère... Mais il y avait aucune expression, aucun mot qui prouverait un sentiment normal pour le patient. Pourquoi cette neutralité ? Il parle d'un homme, pas d'un animal et encore, quand on s'occupe d'un animal depuis longtemps on ressent aussi quelque chose. Ce métier l'aurait-il mit dans cet état ? Ou alors, il est comme les psychopathes, dénué de sentiment, incapable d'en ressentir ? D'un coup, ce n'était plus le patient qui me faisait peur, mais lui. Je n'ose même pas imaginer comment il doit terrifier ces collègues, ces patients, la famille de ces patients. Mais, à force de l'écouter parler de cet homme, j'en avais oublié de demander son nom. Mais comment ça se fait que Lynch ne l'ai pas dit au moins une fois ? L'avait-il fait ?

- Dans tous les cas, cet homme sera perturbé par l'extérieur ? D'ailleurs, quel est son matricule ?

J'espère juste que mon inconnu ne soit pas dans un endroit glauque, je déteste allez chercher des personnes dans des endroits pareils, c'est si lugubre et pas rassurant. Je vais devoir mettre les bouchés doubles pour retrouver ce type, j'avoue que je ne sais pas du tout par où je vais commencer mes recherches. Sûrement dans des endroits où j'ai des couvertures, depuis que je commence à me cacher pour avoir des informations, j'en ai grillé trois. C'est un bon score, j'en ai une où je suis brune, ça me rend plus sombre de visage, mais cette vieille technique fonctionne bien. Mes couvertures sont très originales, sans oublier qu'elles font des boulots les plus variés. Ce n'est pas si facile de faire vivre des faux personnages. Espérons que je n'ai pas besoin de retourner dans la couverture de la brune et je croise les doigts pour qu'il se fasse remarquer. Je sens que je vais regretter d'avoir accepté cette affaire délicate. Pourtant, il y avait quelque chose qui me manquait, son dossier.

- Serait-il possible d'avoir accès à son dossier ? Cela serait beaucoup plus simple.

Pourquoi il ne m'a pas donné le dossier ? Même proposé de le voir ? Il n'est pas stupide, il doit bien savoir que j'ai besoin d'information pour le retrouver. Ou alors, il attendait que je lui demande ? Si un jour je deviens une tueuse, c'est sûr je le tuerais en premier. Il est beaucoup trop compliqué pour moi, à peine quelques temps passé avec lui, j'ai déjà mal à la tête. J'en avala trois gorgés de mon thé, en fait, je le termina. J'en prendrais bien un deuxième ou quelque chose de plus fort. En me frottant les mains contre le visage, je repris ma concentration, ma main gauche massait un peu l'épaule droit, il m'avait épuisé. Alors, le patient, même si j'aurais sûrement le dossier, je voulais l'entendre parler de lui.

- Vous pouvez me parler de lui ? De son parcours depuis qu'il est sous votre responsabilité ?

Je ne l'ai pas tellement fait exprès, mais j'avais un peu insisté sur la fin de ma phrase : sous votre responsabilité. Désolé, manque de tact, je l'avais bien dit. Mais en même temps, c'était la vérité, le patient était sous sa vigilance, sous sa protection ...


Chieuze


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MessageSujet: Re: Parlons travail [ft. Târa Chimay]   Sam 24 Nov - 11:41
Entre mensonge et vérité, la frontière est parfois mince et difficile à cerner



Daniel était un très bon menteur car il avait beaucoup de choses à cacher. Mais il était utile de faire croire le contraire, en glissant des bobards mal dissimulés dans la conversation. Ainsi les vrais mensonges pouvaient passer sans être détecté par l'interlocuteur. Et les fausses vérités étaient légion quand il s'agissait de parler du cas Michael Moody. Un patient qui officiellement n'existait pas, qu'une personne importante lui avait confié afin de le faire disparaître de la circulation.
Toutefois, ce n'était pas uniquement pour cela qu'il n'avait même pas essayé de masquer le mensonge concernant le prétexte de la sécurité pour justifier sa présence lors de l'entretien que voulait obtenir Târa avec une personne internée dans son service. Il aurait été insultant d'essayer de dissimuler un mensonge aussi grossier. Lui aussi était curieux, la question de savoir pourquoi la détective voulait voir cette personne s'était posé à lui dès la première demande de visite. Les autres demandes qu'il avait toutes rejetées n'avaient fait qu'attiser cette curiosité. il s'agissait aussi d'une question de propriété. Daniel n'aimait pas l'idée que quelque chose se passe dans la section psychiatrie sans qu'il ne le sache.
Le docteur Lynch eut un sourire amusé quand elle lui demanda depuis quand il se souciait de sa sécurité.

"Depuis qu'elle est sous ma responsabilité." Répondit-il sans hésitation. "Après tout, la personne que vous voulez voir est interné dans la section de l'hôpital que je dirige. Il pourrait avoir un geste agressif à votre encontre au cours de l'entretien, je suppose que vous ne voudriez pas le voir avec autant d'insistance s'il s'agissait de lui apporter une bonne nouvelle, n'est-ce pas ?"
Il avait dit cela sur un ton détaché, comme si la réponse ne l'intéressait pas vraiment alors qu'en réalité il guetta la réaction de la détective, à la recherche d'un indice ou d'une piste pouvant satisfaire ne serait-ce qu'un peu sa curiosité.
"Il s'agit simplement de la procédure administrative, un membre du personnel doit être présent lors des visites aux patients."

C'était une explication, même s'il ne s'agissait pas de la vraie. Un simple infirmier aurait très bien pu faire l'affaire plutôt que se soit obligatoirement lui qui s'en charge. Qui avait-il de plus à ajouter ? Rien. La détective avait parfaitement compris que si elle voulait vraiment une entrevue privée avec le patient qu'elle désirait, elle devait réussir cette enquête. Aussi se contenta-t-il d'approuver par un hochement de tête pour confirmer qu'elle avait intérêt à réussir.
Daniel était satisfait qu'ils soient arrivés à un accord.

Le psychiatre remarqua que la détective avait fait en sorte de pouvoir travailler à son ordinateur sans que son client ne puisse savoir ce qu'elle écrivait. C'était une position de force qu'il utilisait lui-même lors de certains entretiens, bien qu'il ait rarement recours à l'informatique. Voir cette méthode appliquée à lui était à la fois familier et déroutant. Il était étrange de voir les rôles s'inverser, même pour un court instant.

Heureusement, très vite, un autre élément attira son attention. La détective lui révéla qu'elle avait mené une enquête sur le nouvelle shérif. Plus que ses conclusions, c'était l'éventualité d'avoir les informations obtenues lors des recherches qui l'intéressaient. Mais cela, il le cacha soigneusement. Alors qu'ils étaient enfin arrivé à un accord, devait-il tenter d'autres négociations pour espérer pouvoir jeter un œil dans le dossier qu'avait constitué Târa sur cette mademoiselle Swan ? Il y avait un fort risque pour que celui-ci ne contienne aucune information exploitable pour lui.

"Vraiment ? Malheureusement, je ne dispose pas de vos moyens d'investigation et dans la situation actuelle, je n'ai pas le luxe de prendre le risque de lui faire confiance. Avez-vous trouvé quelque chose d'intéressant sur elle ?"

Le psychiatre ne fit aucun commentaire devant l'interrogation de la détective suite à sa remarque concernant la non-existence officielle du fugitif. Il lui avait semblé avoir été on ne peut plus clair et il n'aurait sans doute pas pu lui en dire plus, de toute manière. Encore une partie épineuse de cette affaire. Il ne pouvait révéler pourquoi ce malade n'existait pas officiellement. Ce serait trahir la confiance de la personne influente qui le lui avait confié. Même en restant dans le vague, il risquait de décimer des indices malgré lui. Le pire serait qu'elle apprendre qu'il avait plusieurs patients dans cette situation particulière. Une personne aussi curieuse qu'elle n'aurait alors plus voulut lâcher le morceau jusqu'à ce qu'elle sache tout dans le moindre détail. Et il avait déjà une journaliste trop fouineuse à gérer, le docteur Lynch n'avait nullement besoin qu'une autre personne ne creuse trop dans ses affaires.
Aussi préféra-t-il reporter toute son attention sur le dossier fraîchement imprimer que Târa lui tendit.

Daniel s'interrompit dans sa lecture lorsque la détective fit une remarque manquant véritablement de tact.

Sous-entendre ou pire affirmer que le docteur Lynch avait fait une erreur ou avait mal exécuté son travail était peut-être la seule chose au monde capable de l'énerver. Surtout quand l'allusion contenait un fond de vérité comme dans ce cas précis. Daniel avait déjà eu beaucoup de mal à admettre qu'il avait sous-estimé le patient 27, la question de Târa enfonça le couteau dans la plaie et la remarque fit mouche.

"Me balade ?" Répéta-t-il en fronçant les sourcils, visiblement irrité par la question et surtout par le terme qu'avait choisi la détective pour le dire. Il dut prendre une grande inspiration pour se calmer et très vite la colère disparue pour faire place à un sourire indulgent. Malgré cela, il ne put contenir totalement un ton sec dans la suite de ses explications. "Hum, peut-être me suis-je mal exprimé. On peut tromper une personne mais pas les médicaments. Un traitement agira toujours quelque soient vos paroles ou vos gestes."

C'était un des avantages non négligeables des injections. On ne pouvait ni les tromper ni leurs mentir. Bien que donnant une grande importance aux mots, le psychiatre admettait volontiers que malgré leur puissance, les mots seuls ne suffisaient pas quand on voulait décortiquer l'esprit de quelqu'un. Le bon traitement pouvait aider à diminuer les défenses que le subconscient bâtissait instinctivement pour préserver la cohérence mentale d'un patient. Certains médicaments à forte dose pouvaient même créer des failles et laisser des séquelles irréversibles. Daniel ne se lassait jamais d'observer comment une simple petite différence de dosage pouvait tout changer ou qu'un même médicament pouvait avoir un effet totalement différent d'un malade à un autre. L'esprit humain ne cessait de l'étonner. Dans le cas du patient 27, il avait employé sur lui tout son art. Si au début, il était heureux de trouver un patient assez résistant pour pouvoir tester ces dosages et mélanges les plus risqués, très vite il fût irrité de voir Michael Moody garder une certaine lucidité malgré son acharnement et certaines méthodes qu'il avait employé sur lui plus proche de la torture que du travail d'un médecin censé le guérir.
Comment avait-il pu le tromper à ce point ? Cela était vraiment une énigme.

Il prit le temps de réfléchir comme pour trouver les mots justes. "Le mot résistance pourrait porter à confusion, également. Le terme exact serait plutôt que j'ai sous-estimé sa volonté ?" La phrase sonnait comme une interrogation intérieure, il n'était pas certain que le terme soit le plus judicieux. Mais cela sembla le convaincre. "Oui, je crois qu'à ce stade, on peut parler de volonté."

Il avait détourné les yeux de son interlocutrice pendant qu'il avait prononcé ces paroles. Donnant l'impression qu'il réfléchissait à voix haute plutôt que de répondre à sa question. Mais finalement, il reporta son regard sur la détective.

"Comment expliquer autrement qu'un patient sous médication à réussit à profiter de la coupure générale d'électricité pour s'enfuir ?" Conclut-il.

Il devait bien admettre son incapacité à trouver une explication logique à cette évasion. Quand il avait appris la nouvelle, alors que la situation semblait s'être calmée, cela l'avait surpris. Mais d'un autre côté, s'il y avait une personne parmi ses malades capable de réussir une évasion par ses propres moyens, il n'aurait pu s'agir que de celui-ci.

Le docteur Lynch ne s'attendait pas à une réaction aussi exagérée pour une remarque qu'il jugeait légitime concernant le magnétoscope. Décidément les réactions de la détective n'étaient pas toujours évidentes à prévoir. Ce qui lui rappela qu'il n'était pas à une de ces séances de psychologie ou garder un certain contrôle sur la conversation était nécessaire, voire même obligatoire selon les cas. Il allait devoir faire des concessions sinon il devra subir les remarques acides de la jeune fille jusqu'à la fin de l'entretien. Le psychiatre en vain presque à regretter les blagues douteuses de Târa, car il fallait bien le lui céder, son interlocutrice savait viser juste quand il s'agissait d'envoyer des piques à la personne en face d'elle. Une autre personne que Lynch se serait sans doute emporté, fort heureusement, il savait garder la tête froide, même si la première remarque l'avait irrité, et ne laissait que très rarement la colère l'emporter sur ses paroles ou ses actes.

"Comme je vous l'ai dit, c'est à moi à m'adapter à vos méthodes de travail et non l'inverse. Si mes propos ont pu vous vexer, j'en suis désolé." Des excuses. Voilà une grande concession qu'il ne renouvellera certainement pas de sitôt. "Je ne doute pas de vos compétences et j'ajoute que si je n'avais pas confiance en vous, je ne serais pas ici."

Ce qui n'était pas entièrement vrai, Daniel était là uniquement parce que toutes les autres solutions avaient échoué ou hors des portées. Mais il était vrai qu'il lui avait fallu faire une minimale confiance à Târa pour décider de lui confier cette enquête. Cette fois-ci, il avait soigneusement bien dissimulé se mensonge pour lui insuffler une dose de sincérité. Il voyait bien qu'il avait été trop loin en critiquant ouvertement le magnétoscope de la détective. Sans doute aurait-il mal pris également que quelqu'un n'ait pas confiance en ses méthodes de travail. Il soupira, non pas d'un soupir excédé dont il avait déjà gratifié la détective quand elle tenter une note d'humour mais plutôt un soupir désolé. "Cette affaire et les autres conséquences qu'on eut la tempête sur mon service, on rendit les membres du personnel un peu nerveux, ce qui me donne beaucoup de travail supplémentaire. Il se peut que cette irritation ait déteint dans mes paroles sans le vouloir et que vous en ayez fait les frais. Mais vous n'êtes en rien responsable de cela et il serait injuste que vous en subissiez les conséquences. Je ferai plus attention à l'avenir."

Heureusement, Târa revint sur un terrain plus sûr puisqu'elle lui demanda la date exacte d'internement du patient.

"Bien sûr." Répondit-il. Daniel déposa son café sur le bureau de la détective pour avoir les mains libres. Ensuite, il sortit le dossier de sa mallette, bien qu'il connaissait la date, il voulait garantir de donner la réponse précise qu'exigeait la détective. Il ouvrit le dossier et en regarda la première page. "Le 8 janvier 2002." Ce qui faisait une dizaine d'années d'enfermement. La date aurait pu paraître étrange, incompatible avec l'âge qu'avait Daniel par exemple. Mais Storybrooke n'était pas une ville ordinaire, la ville avait été figé dans le temps depuis 28 ans, sans que ses habitants n'en prennent conscience ou ne se posent des questions à ce sujet.

Une autre chose qui pouvait paraître étrange était le manque d'émotion qu'avait Daniel à parler d'un patient à sa charge depuis plusieurs années. Contrairement au mystère de la ville, celui-ci avait une explication on ne peut plus logique. Le docteur Lynch avait des émotions évidemment, il veillait seulement à ne pas les trahir, surtout en ce qui concernait son travail. Les émotions avaient trop tendance à parasiter votre jugement.
Et savoir garder son sang-froid en toutes circonstances était une compétence qui était primordiale aux yeux du docteur Lynch. Les personnes ordinaires avaient trop tendance à laisser exprimer leurs émotions. Ce qui pouvait être désastreux dans son métier. Les patients n'avaient pas besoin d'une personne amicale ou compatissante, ils avaient besoin de quelqu'un sachant garder le contrôle. Et une maîtrise de la situation ne s'obtenait qu'en gardant un calme absolu.

"C'est fort probable oui, bien que je n'en aie aucune garanti." Répondit-il quand Târa lui demanda si le malade sera perturbé par l'extérieur. "En réalité, cet homme est un mystère, même pour moi." Une certaine fascination filtra tout de même dans cette dernière phrase, malgré le sang-froid qu'affichait d'ordinaire le psychiatre. Lynch aimait les défis et Michael Moody en était un. Ce qui rendait son évasion d'autant plus regrettable.

"Ah, je pensais vous l'avoir dit." Dit-il quelque peu décontenancé par la question concernant le nom du patient. Daniel aurait pourtant juré y avoir fait mention mais constata que ce n'était pas le cas. Il fallait dire qu'il avait pris l'habitude d'appeler l'évadé le patient 27, le privant ainsi de son nom et d'un repaire psychologique pouvant constituer une stabilisation sociale, un point d'encrage en quelque sorte. Daniel aimait mélanger les anciennes et nouvelles méthodes quand il devait briser l'esprit de quelqu'un. C'était ce qu'on lui avait chargé de faire avec Michael et il faisait toujours son travail avec application.

"Il s'appelle Michael Moody." Le nommer par son matricule officiel de patient 27 n'aurait servi à rien et entraînerait beaucoup trop de questions, aussi avait-il préféré aller droit au but.

Ensuite vint le moment qu'il avait essayé de retarder le plus longtemps possible. Elle lui demanda le dossier. Daniel savait bien que Târa aurait besoin des informations inscrites à l'intérieur, il n'était pas naïf au point de s'imaginer qu'elle n'allait pas en faire la demande. Mais le dossier de Michael Moody était particulier au point que le psychiatre avait dû en faire une copie disons plus officiel avant de se rendre ici. Enlever toutes les annotations concernant ses expériences, par exemple. Ce dossier contenant ces notes-là devait rester à tout prix officieux. Il craignait que la détective ne devine qu'il manquait des informations s'il l'avait proposé de lui-même. Daniel avait toujours affiché une certaine réticence quand on lui demandait de consulter ses notes.

"Le voici." Dit-il en tendant le dossier qu'il avait ouvert précédemment pour vérifier la date d'hospitalisation du malade.

Il était très peu probable voire même impossible que la détective ne se rende compte que le dossier qu'il lui tendit n'était qu'une copie. Daniel avait été des plus méticuleux en l'écrivant, se disant qu'un tel dossier pourrait certainement resservir si cette affaire tournait mal. Dedans était inscrit le parcours médical du patient 27 ainsi que ces réactions au traitement, bien sûr il ne s'agissait que des médicaments ordinaires et non de ceux qu'il testait sur le malade. Il y avait aussi plusieurs analyses psychologiques qu'il avait faits après chaque entretien. Il avait également mis quelques données cryptées concernant les dosages pour que l'ensemble soit plus crédible. C'était également le meilleur moyen d'empêcher une personne curieuse d'aller trop loin. Lui donner quelque chose à découvrir pour qu'elle soit persuadée qu'il s'agissait de la seule chose de cacher. Alors que ces petites notes sur les dosages n'étaient même pas la partie émergée de l'iceberg qu'était le cas Michael Moody encore moins de ce que trafiquait véritablement le docteur Lynch avec certains malades.
Peut-être devrait-il songer à tisser une stratégie similaire pour Louna Nerys afin de fournir à cette journaliste un os à ronger ?

"Vous y trouverez son analyse psychologique, ses traitements et ses réactions aux médicaments. Il contient beaucoup de terme technique, je le crains. Mais, comme je vous l'avais annoncé, ce dossier n'était pas destiné à sortir de l'hôpital." Expliqua-t-il du ton professionnel qui transparaissait toujours quand il parlait de son travail.

Daniel accusa le coup quand Târa insista sur le fait que le patient avait été sous sa responsabilité. Il s'attendait à une remarque de ce genre, sans doute la riposte parce qu'il avait signalé sa désapprobation à l'enregistrement de leur conversation. Il acquiesça à la demande bien qu'il ne comprenait pas pourquoi elle voulait qu'il lui parle de choses se trouvant de manière bien plus précise et détailler dans le dossier qu'il venait de lui donner. Voulait-elle comparer ses dires avec les écrits pour s'assurer de l'authenticité des notes ou de ses paroles ? Qu'importe, cela dérangeait rarement le docteur Lynch de parler de son travail.

"Pour vous parler du parcours de Michael Moody, il faudrait tout d'abord que je précise un aspect de mon métier. Voyez-vous chacun de nous possède une limite. Ou une frontière, appelez-la comme vous le voulez. Elle est peut-être bien caché, brisé où simplement endommagé mais elle existe. Toujours. Quelle que soit la personne. C'est mon métier de la découvrir et de la réparer dans la mesure du possible. Mais chez cette... personne... Je n'ai jamais réussi à voir avec précision cette limite."

Il avait hésité avant de qualifier le patient de personne, comme si ce mot n'était pas le plus adéquat pour le décrire. En dehors de cela, ce qu'il venait de dire était la pure vérité. C'était ainsi qu'il voyait son métier et c'est parce qu'il n'arrivait pas à trouver cette limite chez Michael Moody que le cas était si fascinant. Par contre, ce que ne disait pas Daniel Lynch, c'est qu'il aimait brisé personnellement cette limite de l'esprit, trouver le point de rupture qui maintenait une certaine cohérence dans le cerveau et qui faisait basculer vers la folie lorsqu'elle était détruite. La détruire lentement, de préférence. Et parfois essayer de recoller les morceaux pour en observer les résultats. C'était pour cela qu'il aimait véritablement son métier. Mais cette partie-là, il la cachait. Sachant pertinent que personne ne comprendrait son point de vue. Il savait si bien la cacher, à force d'habitude, que personne ne pouvait deviner que cette motivation existait. Pour le reste du monde, Daniel était quelqu'un de consciencieux qui se consacrait à son travail avec application. Et il valait mieux que les choses restent ainsi.

"Il souffre notamment de crises hallucinatoires qui peuvent surgir à tout moment. Selon l'impact de cette vision, il pouvait se montrer plus ou moins agressif. En ce qui concernait sa médication..."
Il marqua une pause, coupant par la même occasion son récit.
"Résumé une dizaine d'années de thérapie risquerait d'être long. Y a-t-il quelque chose de précis que vous voudriez savoir ?"


Chieuze



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MessageSujet: Re: Parlons travail [ft. Târa Chimay]   Ven 28 Déc - 21:51
Le manque de tact est ma marque de fabrique


Le temps s'écoulait remarquablement vite, ce n'est pas parce que Lynch est passionnant, mais le cas qu'il me présentait lui l'était. Il est vrai qu'il me faisait beaucoup rire aujourd'hui, bien que j'essaie de le cacher. Ce qui me faisait encore plus rire, c'était le fait qui voulait me protéger, il voulait surtout me surveiller et puis, pourquoi il faudrait que sa soit lui ? Une autre personne pourrait tout aussi bien me « protéger ». Je pris la décision de ne pas lui répondre, je lui adressais seulement des sourires. Après tout j'avais ce que je voulais, j'avais mon entretien et qu'importe s'il m'entend. Après tout, ce n'est pas une affaire si importante. Cet homme était comme moi, à l'affût. Il rebondissait sur tout ce que je disais, c'est d'ailleurs ce qui fit lorsque je parlais de mon enquête sur notre nouveau shérif. Ce psy à le don de brosser les personnes dans le sens du poil. Bien sûr qu'on n'avait pas les mêmes moyens, mes recherches l'intéressait. Ce n'est pas étonnant, j'aurais fait la même chose si la situation était inversée. J'avais plusieurs choix qui m'étaient offerts, soit je pouvais tous garder pour moi, soit troqué mes informations ou alors tous lui dire. J'aurais pu être sadique, c'est vrai. Mais, il m'avait égayé ma journée, alors pourquoi pas lui faire part de tout ça.

- Sa vie n'est pas banale, elle a été abandonnée par ses parents, en attendant un foyer elle a été dans une famille d'où son nom, ensuite elle a traîné de maison en maison. Swan est tombé enceinte très jeune, elle à refait le schéma familiale en abandonnant son fils. Mais ça tout le monde le sais, tous comme le reste. Rien de très intéressant en fait.


De fil en aiguille la conversation venait de fâcher mon Lynchounet. Enfin, plus précisément je venais d'énerver mon client. Ce n'était pas tellement mon intention, mais au moins, j'étais très proche de trouver son point faible. Son patient ou bien son travail ? Je pencherais plus pour le travail, mais pourquoi son changement de comportement, ces haussements de sourcils, son visage qui se durcit ... Sa façon de se justifier amena bien d'autres questions. Quelle importance avait-il pour lui ? Pourquoi vouloir se justifier autant ? Comment ça se fait qu'un homme est autant confiance dans les médicaments ? Personnellement je n'aime pas ces remèdes, on soigne le mal par le mal. Toutefois, j'admirais ces convictions, comment il défend son métier. Je suis plus que persuadé qu'il n'est pas marié.

Son regard avait changé de direction lorsqu'il prononça sa dernière phrase mais celle-ci me paraissait bien étrange. Comme-ci qu'il attendait mon approbation mais, je n'étais pas aussi torturé d'esprit que lui, ma conclusion était tout autre, pour moi, il était résistant, tous simplement. Décidément je serais une très mauvaise psychiatre. Cependant, je n'allais pas le contredire.

- De volonté alors, impressionnant.

C'est vrai que ce patient était impressionnant, intelligent et tout ce qui s'en suit ... Mais il doit aussi être terrifiant. Bien que j'exaspérais légèrement mon client, je reçue tout de même des excuses. Ce n'était pas normal, mais je l'ai accepté bien volontiers. Ce n'est pas tous les jours que le grand docteur Daniel Lynch s'excusait. Et puis, j'avais sa confiance, pourtant je n'avais rien fait pour l'obtenir, je fais simplement mon travail. Est-ce du sarcasme ?

- Heu, d'accord mais ce n'est pas grave.

Je n'avais pas pris ces remarques comme une insulte ou autre. Il était tendu, ce cas le perturbait à ce point ? En même temps, il risquait sûrement sa place et puis, si le shérif venait à apprendre la disparition de cet homme, il y aurait une enquête. Ce ne serait pas profitable pour lui, ni pour son hôpital, depuis quand je défends son hôpital ? A présent, je ressentais de la compatis et de la pitié. Roh, cet homme m'énervait, comme quoi le pouvoir des mots peuvent faire du carnage sur les personnes communes. Mais c'est vrai que je n'ai pas à subir son mécontentement, quoique. J'ai comme donné le coup de pied dans la ruche.

C'est étrange comment une personne peut autant changer de comportement dans une dizaine de minutes, il était devenu froid, glaciale. Alors, je dirais que son travail est son point faible et ce patient est son « caillou dans la chaussure ». La façon dont il avait dit son nom me faisait penser qu'il ne l'avait pas souvent prononcé. Serait-il possible que cet homme soit appelé par un autre patronyme ? Lynch me sorti de mes diverses interrogations lorsqu'il tendit le dossier, je l'avais enfin. J'étais contente d'avoir ce petit calepin, même si je savais pertinemment qu'il y avait que l'essentiel. En ré affichant mon plus beau sourire, j'articulais un merci digne de ce nom. Je souriais beaucoup trop dans cet entretien, il va croire que je suis une potiche, ou alors, que je me moque de lui. Bien qu'au départ la discussion était intéressante, là sa devenait un petit peu barbant. D'ailleurs, j'avais légèrement arrêté de l'écouter, on peut dire merci à ma tasse de thé, ça paraissait plus discret. Il aurait peut-être mieux fallu que mon attention reste perturbée. Ma phrase qui allait suivre me tamponna moi-même, mais d'où je sors ce vocabulaire ?

- ça vas de soit, vous pouvez ajouter qu'une volonté de fer rend les médicaments beaucoup moins performant. Désolé, c'était déplacé.

Je me mordillais la lèvre, le pauvre, il me disait simplement ce qu'il y avait à l'intérieur de son fameux dossier. Pourquoi je revenais à la charge ? Aucune idée. Il continua à parler de son travail et de cette frontière. Puisque une limite est dans chaque esprit de chacun, je me demande qu'elle serait la mienne ? Et puis sa ressemble à quoi une frontière ? ça doit sûrement être comme le rideau de Fer, une limite invisible. Tandis que je voulais ravaler une gorgée, je remarquais qu'aucune goûte avec coulé, elle était vide. Une vrai alcoolique de l'eau chaude !

Lynch voulait savoir ce que je voulais précisément savoir sur lui, la réponse était simple je voulais tout savoir. Quel était le terme précis pour savoir ce genre de choses, c'était eux ... oui, une anamnèse ! On peut dire merci au fil d'attente et au magasine de psychologie.

- En fait je voudrais avoir l'anamnèse de ce patient, c'est bien ce qu'on dit ?


Cet homme avait bien une vie avant, il devait connaître des personnes, avoir un travail mais, au fait qui a amené ce Moody en thérapie ? Qui ensuite, l'a emmené dans l'hôpital ?

- Ah oui ! Et je veux aussi savoir qui à demandé l'internement de cet homme ? Même s'il n'existe pas dans les fichiers, une personne doit bien le connaître et de ce fait je voudrais m'entretenir avec.



Chieuze


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MessageSujet: Re: Parlons travail [ft. Târa Chimay]   Dim 6 Jan - 9:35
Les écrits sont souvent plus précis que les paroles



Daniel s'attendait à devoir négocier les informations sur le nouveau shérif, quel ne fut donc pas sa surprise quand Târa lui donna les résultats de son enquête sans aucun compromis. Attentif aux renseignements qu'on lui donnait, il n'y vit hélas rien d'intéressant pour lui, du moins pour l'instant. Que le shérif est reproduit inconsciemment le schéma familial pouvait être un début de piste exploitable. S'il s'agissait bien d'un symptôme prouvant une personnalité du type abandonnique. Abandonner les autres par peur que ceux-ci l'abandonnent en premier... Cela pourrait peut-être lui servir. Fort heureusement, il avait encore du temps pour y réfléchir, miss Swan étant plus occupée à s'attaquer à madame la maire que de reporter son attention sur les autres habitants de la ville.

"Un cas d'abandonnisme, peut-être... Intéressant. Merci pour ces informations."

Même si ces informations lui serait sans doute inutiles, il n'allait pas faire preuve d'impolitesse. On pouvait dire du docteur Lynch qu'il était poli, bien trop poli peut-être mais jamais qu'il était discourtois. Même les rares fois où on arrivait à le mettre en colère, ses paroles étaient acerbes mais restaient tout de même correctes.

Que Târa affiche un grand sourire quand il lui donna finalement le dossier ne l'étonna pas. Évidemment qu'elle en était ravie, elle savait pertinemment qu'il n'aimait pas qu'on chipote à ses notes. Même dans ce cas précis où il s'agissait d'une version quelque peu édulcorée du véritable dossier, il l'avait donné avec une certaine réticence. C'était, hélas, un geste obligatoire pour le bien de l'enquête.

Il pensait l'affaire réglée et pourtant la détective ne put s'empêcher d'enfoncer de nouveau le couteau dans la plaie. Daniel fit tenter de répondre froidement que dans ce cas, il suffisait de forcer les doses des médicaments pour obtenir le résultat désiré. Mais il se retint, ne voulant pas devoir refaire des excuses parce qu'il se serait emporté. De plus, il devait bien reconnaître que l'augmentation des dosages n'avait rien changer concernant le patient 27. Mais surtout, dire un tel propos révèlerait un aspect de son travail qu'il ne voulait surtout pas dévoiler au grand jour. La colère pouvait vous faire dire des choses que vous préfériez garder cacher, sans doute était-ce pour cela que la détective avait développé un caractère si... piquant. Daniel avait déjà laissé échapper son sang-froid, il y a peu, il ne voulait pas refaire cette erreur.

"Ce n'est rien." Répondit-il à la place. Il voyait bien que Târa regrettait également ce qu'elle venait de dire. "Et vous avez raison, d'une certaine façon. Pour certains traitements, l'état psychologique du malade peut changer complètement l'effet des médicaments."

Alors qu'il demandait quel évènement précis il devait détailler à son interlocutrice, celle-ci lui répondit par un mot technique. Si Daniel fut étonné ce ne fut pas d'entendre Târa utilisé le mot 'anamnèse' mais surtout de ce qu'elle lui demandait. Il pensait qu'elle poserait plutôt des questions sur des faits particuliers et non qu'elle lui demande de tout lui dire.

"Tout dépend de ce que vous voulez obtenir." Dit-il avec un sourire indulgent. "Si vous parlez du bilan médical, la liste des traitements prescrit au patient, les dosages ainsi que ses réactions se retrouvent dans le dossier que je vous ai donné. De manière certainement plus précise que si je vous les disais de mémoire."

Il marqua une pause, se retenant de faire une allusion au fait que le terme 'anamnèse' pouvait aussi avoir une signification ésotérisme pour se moquer de l'utilisation maladroite de ce mot technique que venait d'employer son interlocutrice. Il venait de présenter ses excuses, ce n'était pas pour déterrer aussi rapidement la hache de guerre.
Daniel Lynch ne comprenait toujours pas pourquoi Târa ne pouvait se référer uniquement au dossier qu'il venait de lui donner. Si la détective voulait obtenir des impressions plus personnelles en supplément des notes, elle avait sonné à la mauvaise porte. Le psychiatre n'était pas du genre à ajouter ce genre de commentaire quand il fessait un diagnostic.

"Maintenant, s'il s'agit de l'aspect psychologique. Son dossier commence par son hospitalisation en psychiatrie, on ne m'a fourni aucune donnée concernant d'éventuels antécédents. Quant aux séances psychologiques avec le malade..." Il marqua une nouvelle pause pour réfléchir. Les traitements qu'il avait fait subir à Michael Moody avait quelque peu endommagé ses informations. Il devait se rappeler des premières séances, avec les expériences s'il voulait répondre de façon correcte et surtout précise à Târa. "... les propos du patient sont décousus et souvent trop irrationnels pour s'y fier entièrement. Ce qui est fréquent avec les malades souffrant de troubles de la personnalité. Toutefois, il y a une certaine redondance concernant ces hallucinations qui pourrait vous être utile. La présence omniprésente de sang, hurlements, de foule en colère et de personne ensanglantée. En résumé, le patient était loin d'être un ange avant son internement."

Peut-être que ces dernières paroles ne rassureraient pas son interlocutrice mais Daniel se devait de répondre honnêtement à cette question pour ne pas conduire l'enquête vers une fausse piste. Enfin, honnête jusqu'à un certain point en tout cas.

"Il y a aussi des choses plus anecdotiques comme un ciel nocturne et une pleine lune ainsi qu'un loup blanc. En matière de décor, le forêt est très présent." Poursuivit-il calmement. "Parfois, il y a une voix féminine dans ses divagations mais ses troubles s'intensifiaient quand j'essayais d'avoir des précisions sur ce sujet, au point de ne pouvoir en dresser un portrait exact."

La détective lui demanda ensuite qui avait demandé l'internement du patient. Décidément, son interlocutrice avait le don de poser les questions problématiques. Daniel n'hésita pas un seul instant avant de répondre. Il était hors de question de donner cette information à une personne aussi curieuse que Târa, même si cela devrait constituer un frein à l'enquête.

"Hélas, je ne vais pas pouvoir satisfaire votre curiosité sur ce sujet. Même en ces circonstances, je me dois de respecter le désir d'anonymat de mes clients." Répondit-il poliment.

Client n'était pas le terme le plus adéquat mais Daniel voulait faire un rapport direct avec le travail de son interlocutrice. En réalité, le mot exact était 'demandeur', c'était le mot qu'il employait quand il parlait de la personne qui avait demandé l'internement d'un des patients, quand il s'agissait de patient ordinaire. Dans un cas comme Michael Moody, le mot 'fournisseur' était bien plus proche de la réalité mais Daniel voulait éviter de l'employer, ce terme paraîtrait immanquablement louche quelques soit sa formulation. Rendre des services à des personnes puissantes comme Regina ou Gold était à double tranchant. Daniel en avait toujours eu conscience mais ne le réalisait pleinement que maintenant en cette situation plus que délicate. Le psychiatre ne pouvait se permettre de dévoiler leurs identités. Il jouait même à un jeu dangereux en jouant sur les deux tableaux, chacun ignorant que le docteur Lynch acceptait également de rendre des services à son adversaire. Un jeu dangereux, mais qui en valait la peine. Du moins, tant qu'il continuerait à bien faire son travail. Il serait fâcheux que monsieur Gold apprenne que le patient qu'il lui avait confié s'était évadé, ou même de se retrouver obliger de lui annoncer la nouvelle en personne. Idéalement, il espérait que Târa retrouve le fugitif avant qu'il ne soit obligé d'en venir à cette extrémité.

"Vous savez ce que sait." Ajouta-t-il.

Quelque soi sa réponse, la curiosité de la détective s'en retrouvera à titiller, Daniel en était quasiment certain. Tout ce qu'il pouvait faire était de limiter au maximum les dégâts. En fessant référence au travail de son interlocutrice et au fait qu'elle devait parfois également respecter l'anonymat de ses clients, il espérait calmer le flot de questions qu'aurait pu provoquer sa réponse.

"Concernant le patient en lui-même, tout ce que je sais, c'est qu'il n'est pas originaire de cette ville et à présenter des profonds troubles mentaux dès son arrivée à Storybrooke, ce qui l'a conduit aussitôt dans mon service. Il n'a donc aucune attache ici, personne ne le connaît."

Daniel ignorait qu'il se trompait sur ce dernier point. C'était ainsi qu'on lui avait présenté le malade et il n'avait pas cherché à en savoir plus. Bien que de nature curieuse, le psychiatre savait quand il devenait dangereux de poser trop de questions. Ce qu'on lui avait dit au sujet de Michael Moody lui suffisait. C'était un patient sans attache, qui n'avait reçu aucune visite depuis son internement. Personne ne se souciait de son sort, ou en tout cas, n'était au courant qu'il était interné dans son service. Le candidat parfait pour quelques expérimentations.


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MessageSujet: Re: Parlons travail [ft. Târa Chimay]   Mer 9 Jan - 22:37
Ne vous faites pas embobinez, Lynch cherche à nous rembobiner !


Durant tous les arguments, toutes les questions diverses, toutes les cachotteries de Lynch, tout ceci n'était qu'un prologue à ce que allait se passer. Dans toute ma carrière, je ne me suis jamais autant creusé la tête pour un client. Le profil de Moody était étonnant mais aussi effrayant. Il allait me donner énormément de fil à retorde. J'espérais juste de ne jamais tomber sur cet homme, ce cher Docteur n'allait pas de main morte, spécialement avec les détails du sang et puis encore du sang ... Surtout que, ce n'est pas comme-ci que j'habite dans cette foutu forêt et que je risque de me faire tuer. Ou même que ce fou tue Bouclette ou Maël, oh mon chien !
Je retins surtout sa dernière phrase : Le patient était loin d'être un ange avant son internement. Et s'il avait fait des victimes, agression ou même meurtre. Cet homme ne s'est jamais fait interpellé par la police ? Si seulement il pourrait être dans les fichier de la police, ça pourrait me donner un coup de pouce pour cette enquête. Les nombreuses pauses du doc me permettait de réfléchir et de paniquer, surtout sur la présence du loup. En réfléchissant bien, je me rappelais que Swan avait eu son accident à cause d'un loup blanc qui s'était mit sur sa route. Je n'ai jamais cru au coïncidence mais là, c'était tout à fait étrange. Je voulais quand même faire part de mon idée à Lynch, à deux on arriverait mieux à régler cette histoire. Sans conter qu'il pourrait me résonner.

- Donc, il est possible qu'il se soit réfugié dans la foret ? Au fait, vous croyiez au coïncidence ? Car, je trouve ça étranges que ce patient est obnubilé par un loup, qui est blanc. Et que Swan dit avoir vu un loup blanc à Storybrooke, bien évidemment il n'y a pas beaucoup de personnes qui la croient. Il est possible que Moody ne soit pas si fou que ça ?

Puis, après avoir posé mes différentes questions, je rebondissais sur la voix féminine, était-il possible qu'il soit marié ? Ou peut-être une fiancée ? Ou alors il était tout simplement dingue ? Je ne sais pas ce qui est le pire entre sombrer dans la folie ou alors sombrer dans l'oublie, l'Alzheimer. Dans tous les cas, ce n'est pas une vie d'être enfermer dans son esprit.
Honnêtement, la réponse de Lynch m'énerva quelque peu, d'ailleurs cela à dû s'entendre à la façon dont j'allais répondre.

- Alors, si je comprends bien, vous préférerais que votre Moody agresse une personne plutôt que j'arrive à avoir plus d'information de votre précieux client ? Je croyais que le retrouver était votre priorité, apparemment je me suis lourdement trompé !

Ce client ne devait pas être n'importe qui, je ne voyais pas Daniel protéger une personne secondaire. Mais qui pouvait être ce fameux citoyen ? C'était forcément un individu de cette ville. Et puis, le terme client, je l'avais toujours mis en relation avec l'argent. Comme un vendeur et son client, un masseur et leurs clients, moi et mes clients. Il y a toujours des rapports avec la trésorerie ou même avec des services communs. Serait-il possible que Lynch ait ce lien avec une personne importante ? Merci Daniel ! Maintenant, je me pose encore plus de questions sur toi et je meurs d'envie de creuser mon enquête sur toi !
Un rire méfiant s'échappa de ma gorge, je ne le croyais pas lorsqu'il me dit que je savais ce qu'il savait. Car, bien évidemment, il y avait forcément des détails, des informations même futiles que je ne savais pas. On ne serait jamais sur des pieds d'égalités, pour quoi que ce soit. Je savais qu'il essayait de changer de conversation, cependant je joua à son jeu.

- Donc ... enfin pourquoi il est venu dans cette ville, il doit bien y avoir une raison, surtout qu'ici il n'y a ni de bus, ni de train qui passe par ici ?

C'est vrai que toutes les personnes qui veulent quitter cette ville, a besoin d'avoir un permis de conduire. Mais apparemment, personnes n y prêtait attention, même moi, c'était normal, naturel. En fait, je m'étais jamais posé de question à ce sujet. Sauf sur le cas du fils du maire, lorsqu'il a fugué, comment il a réussi à partir ? Il avait marché ? Fait du stop ? Il s'était caché dans une camionnette ? En regardant dans mon thé, je vis qu'il était fini, je n'avais plus de questions et puis, si j'en avais d'autres, je connaissais son numéro de téléphone.

- Je crois que j'ai toutes les informations que vous avez bien voulue me donner alors je vais mettre fin à notre discussion, à part si vous voulez rajouter quelque chose ?

Non, c'est faux, je ne suis pas rancunière. Mais je ne supporte pas qu'on enrobe la vérité, qu'on essaie de la modifier. Lynch a un don, une très grande habilité pour le mensonge, les stratégies, l'espièglerie. C'est vrai que je ne voudrais pas l'avoir en ennemis, je crois même que je le placerais au même rang de Régina et de Gold. Trois personnes à ne pas croiser dans la Rue !
Sans même rendre le temps d'éteindre mon magnétophone, je contournais mon bureau et ouvris la porte. Il n'y avait personne dans la file d'attente et ma secrétaire n'était même pas encore là. C'était tout aussi bien, comme ça je pourrais me concentrer pour commencer mon travail. En regardant la main gauche de Lynch je ne remarquais aucune bague, ce qui me remis dans ma pensée que Lynch n'avait pas de femme dans sa vie. Ce qui arriva comme un cheveu sur la soupe, c'était ma question qui allait paraître déplacé.

- Au fait vous avez déjà était marié ?

Espérons juste que Daniel ne croit pas que c'est une proposition. Tout en lui souriant, je faisais grincé la porte. Vous vous imaginez vous Lynch marié, avec deux ou trois enfants ? Ça serait comme un psychopathe qui essai d'avoir une vie normal, ça ressemblerait à un alibi.

- C'est bien ce que je pensais, bonne fin matinée Monsieur Lynch.

Chieuze


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MessageSujet: Re: Parlons travail [ft. Târa Chimay]   Sam 12 Jan - 16:26
Un dernier mot avant de partir


"S'il se sent perdu et sans repères, il recherchera inconsciemment des endroits familiers. Dans ce cas, oui, il est possible qu'il se réfugie dans la forêt." Répondit-il, ignorant que Târa vivait justement dans la forêt.

Même en connaissant ce détail, il n'aurait pas songé à adoucir ses paroles pour la rassurer. Peut-être même aurait-il insisté davantage sur les détails. La peur pouvait être une excellente motivation, surtout quand il s'agissait de la peur pour sa propre sécurité ou celle de ses proches. À peine avait-il répondu à cette question que son interlocutrice lui demanda s'il croyait aux coïncidences. Si la formulation l'intrigua, les paroles qui suivirent piquèrent encore davantage sa curiosité. Swan aurait vu un loup blanc à Storybrooke ? Ce détail était vraiment curieux et il ne croyait pas aux coïncidences. Le psychiatre avait toujours vu une métaphore ou un symbole quand Michael Moody parlait de cet animal dans ces délires. Et maintenant la détective lui annonçait que cet animal existait bel et bien et se trouvait peut-être dans les environs. C'était vraiment très intéressant et il était dommage qu'il ne puisse aller questionner le nouveau shérif pour en savoir plus sans que cela paraisse curieux.

"J'ai toujours cru qu'il s'agissait d'un symbole comme il n'en parlait que pendant des crises très violentes."
Avoua-t-il. "Mais maintenant que vous me dites qu'une autre personne parle de cet animal, les deux évènements doivent avoir forcément un lien."

Lorsque Târa osa suggérer que le patient n'était pas aussi fou que çà, la réponse du psychiatre se fit plus tranchante.

"Vous savez, je suis responsable de la section psychiatrique depuis une dizaine d'années et avant cela je travaillais dans ce service en tant qu'employé. Je pense donc savoir reconnaître un patient mentalement instable quand j'en vois un."

Il n'avait pas apprécié la remarque, bien qu'anodine, elle sous-entendait qu'il avait mal fait son travail et avait commis une erreur dans son diagnostic. Il parut tout de même plus indulgent quand il poursuivit.

"Et cela vous paraîtra également évident quand vous arriverez à le localiser." Remarqua-t-il. Pas de 'si' dans sa phrase car l'échec n'était pas une option envisageable dans cette affaire.

Le psychiatre savait quand il avait formulé sa réponse au sujet de la personne responsable de l'internement de Michael Moody que celle-ci ne plairait pas à son interlocutrice. Seulement, il aurait espéré qu'elle comprendrait ou se montrerait assez professionnelle pour comprendre dans quelle situation il se trouvait. Les mots étaient piquants et choisis avec justesse pour essayer de le faire réagir, Daniel devait bien reconnaître cette qualité à la détective. Seulement, que Michael Moody tue ou agresse quelqu'un n'était pas ce qui l'inquiétait le plus. Il s'agissait même du cadet de ses soucis. Il devait remettre la main dessus avant la police et avant que cette évasion ne parvienne aux oreilles de monsieur Gold. La dangerosité du malade n'avait été souligné que pour pousser Târa à ne pas prendre cette affaire à la légère.

"Je suis étonné par votre réaction, mademoiselle Chimay." Commença-t-il, toujours avec calme. "Je pensais que, de par votre travail, vous comprendriez mieux que quiconque que le désir d'anonymat d'un client était prioritaire sur tout le reste."

Il afficha une mine songeuse avant de reprendre la parole.

"Même s'il est vrai que le mot client n'est pas le plus approprié dans ce cas précis."
Corrigea-t-il. "Mais je voulais éviter les termes techniques pour simplifier l'information. Pour le reste, vous ne faites pas d'erreur, retrouver le patient est bien évidemment ma priorité. J'ajoute que j'ai déjà montré ma bonne foi en vous confiant des documents qui n'étaient pas censés sortir de l'hôpital."

Le docteur Lynch aurait pu ajouter que d'obtenir le nom du client n'était pas nécessaire ou qu'il avait des engagements à respecter mais il soupçonnait que c'était ce genre de détails que la détective recherchait et il voulait éviter qu'elle ne pose encore d'autres questions auxquelles il ne pouvait pas répondre. Comme par exemple, celle qu'elle venait de poser sur le but de la venue à Storybrooke du malade.

"Pour fuir quelque chose... sans doute." Répondit-il en haussant les sourcils, bien qu'il ne connût pas lui-même la réponse exacte. Les troubles du patient étaient trop profonds pour obtenir des réponses correctes et ses expériences sur le malade n'avaient pas arrangé les choses. Vu ces observations, la fuite était l'option la plus probable. Peut-être s'était-il déjà évadé d'un autre hôpital ? Daniel ne s'était jamais véritablement posé cette question car la réponse n'était que secondaire et il savait qu'il ne pouvait pas être trop curieux sur cette affaire. "En vue des troubles qu'il présentait lors de son internement, ce n'était certainement pas pour faire du tourisme." Ajouta-t-il avec une pointe de sarcasme. Il fallait croire que l'humour si particulier de la détective était contagieux.

Daniel nota intérieurement la remarque de la détective concernant les informations qu'il lui avait transmises mais ne fit aucun commentaire. Même lui ignorait certains détails du dossier Michael Moody sauf que, contrairement à son interlocutrice, il savait quand il était dangereux de poser des questions. Il faillit lui donner un avertissement dans ce sent mais s'arrêta à temps. Il ne voulait pas rendre le cas plus curieux qu'il ne l'était déjà. De plus, Târa était le genre de personne à forcer d'autant plus le passage quand on lui déconseillait d'aller dans une direction. Avouer qu'il n'avait pas tous les renseignements serait attirée l'attention de Târa sur le mystérieux commanditaire qui lui avait confié le patient et il avait déjà suffisamment attisé la curiosité de la détective ainsi.

"Non, je n'ai rien à ajouter." Dit-il en se levant après s'être assuré que sa mallette était bien fermé. "Si vous avez besoin d'autres renseignements, vous savez où me contacter."

Alors que Târa contourna le bureau pour ouvrir la porte, le docteur Lynch posa sa mallette pour chercher son portefeuille. Heureusement, il avait prévu que la détective demande une avance pour cette affaire et avait pris assez d'argent à la banque avant de venir.

"Votre avance, comme convenu."
Commenta-t-il calmement en déposant sur le bureau les cent dollars pour la provision d'honoraire comme son interlocutrice lui avait expliqué au début de leur conversation.

Ensuite, il récupéra ses affaires, regarda un instant le bureau de la détective pour être certain de n'avoir rien oublier et se dirigea vers la porte ouverte. Il croyait la conversation terminée quand Târa lui posa une dernière question. Cette interrogation le surprit et il lança un regard perplexe à la détective. En quoi cela la concernait qu'il était marié ou non ? Le psychiatre n'était pas obligé de répondre à une question aussi saugrenue, pourtant il le fit.

"Non, jamais."
Répondit-il simplement et, pour la première fois depuis le début de cette conversation, en toute franchise.

Daniel était entièrement consacré à son travail. Amour, mariage et autres choses du même genre n'était qu'une perte de temps pour lui. Apparemment, son interlocutrice s'attendait à cette réponse.

"Bonne journée, mademoiselle Chimay."

Cette phrase de politesse échangée, il quitta l'agence pour retourner à son travail. Était-il soulagé d'avoir enfin conclu cette affaire ? Oui et non. C'était un premier pas pour récupérer le fugitif mais il ne sera totalement satisfait que lorsqu'il aura de bonne nouvelle de la part de la détective. La situation était épineuse et semblait vouloir se compliquer davantage à mesure que le temps passait. Daniel Lynch espérait ne pas avoir fait une erreur et que la détective saura rester à sa place et ne pas fouiner plus loin. De toute manière, c'était la seule option qu'il lui restait s'il voulait récupérer ce patient avant que l'affaire ne s'ébruite.

Chieuze



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Parlons travail [ft. Târa Chimay]

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