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L'histoire se déroule en Octobre 2013.

« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


Charming ೨ Henry ೨ Ruby ೨ August

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 We need to talk [PV Emma]

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Mary Margaret Blanchard
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MessageSujet: We need to talk [PV Emma]   Dim 23 Avr - 20:36

Emma & Snow


La joie que je ressentais était indéfinissable. Emma avait réussi à briser la malédiction exactement comme nous l’avions espéré Charming et moi quand nous avions pris la décision de la déposer dans l’armoire. Elle avait fait en sorte qu’on puisse se retrouver et je ne pouvais pas être plus fière d’elle. J’étais fière de la femme qu’elle était devenue même si elle avait traversé des choses sans aucun doute très difficile dans sa vie. J’espérais réellement pouvoir nouer un vrai lien mère/fille avec elle mais cela s’annonçait compliqué. Depuis que nous avions retrouvé la mémoire, Emma semblait être distante et je ne comprenais pas pourquoi. Normalement, elle aurait dû être heureuse de retrouver ses parents. Au moins aussi heureuse que son père et moi l’étions de l’avoir retrouvée, mais j’avais l’impression que ce n’était pas le cas. C’était comme si… comme si elle gardait quelque chose au fond d’elle qu’elle ne voulait pas dévoiler.

En parallèle, j’étais également heureuse d’être à nouveau enceinte. La vie semblait me donner une seconde chance avec ce deuxième bébé. Une chance de pouvoir l’élever et vivre tout ce que j’avais manqué avec Emma, car oui, je regrettais de ne pas avoir pu élever ma fille comme j’avais prévu de le faire quand j’avais appris être enceinte d’elle. J’avais prévu tellement de choses pour elle et moi et j’étais passée à côté de ces choses. Aujourd’hui, je me voyais la possibilité de pouvoir les vivre. Certes, ce ne serait pas avec Emma car j’avais parfaitement conscience que je ne pourrais jamais rattraper toutes ces années de retard, mais je voulais vraiment créer quelque chose avec elle. Quelque chose à notre niveau actuel. Sauf que j’avais l’impression qu’elle ne me laissait pas faire.

En ce milieu d’après-midi, je quittais l’appartement après avoir enfilé une veste de mi-saison. Nous étions en octobre et le soleil était encore assez présent, mais la température n’était plus du tout la même qu’en été. Je pris la direction de chez Granny. Là-bas je commandais deux chocolats chauds à la cannelle et tandis que Granny préparait ça, je discutais avec Red. Elle avait été la deuxième personne que j’avais retrouvé quand la malédiction avait été brisée. J’étais heureuse de voir que malgré la malédiction, rien avait changé entre elle et moi. Dans ce monde, on pouvait baptiser les enfants et si nous étions encore ici quand mon bébé naîtrait, j’avais pris la décision de faire d’elle la marraine. Qui d’autre pouvait exercer ce rôle mieux qu’elle ? Elle avait été présente et m’avait soutenu dans de nombreuses périodes de ma vie. Elle était la sœur que je n’avais jamais eue et j’étais la famille qu’elle avait toujours rêvé d’avoir. Granny ferait également une excellente grand-mère pour le bébé, je n’aurais aucun mal à le lui confier étant donné la férocité dont elle faisait preuve pour protéger les siens.

Une fois les chocolats prêts, j’emportais les gobelets cartonnés en direction du commissariat. J’avais pris la décision d’aller rendre visite à Emma sur son lieu de travail. Ce n’était peut-être pas le moment d’aller l’embêter pendant son travail étant donné les quelques manifestations qu’il y avait eu contre Regina, mais aujourd’hui, tout semblait calme à Storybrooke alors j’en profitais car à l’appartement, j’avais l’impression qu’elle faisait exprès de rentrer tard pour que nous n’ayons pas spécialement le temps de parler. Il n’y avait pas à dire mais les soirées entre filles passées à discuter pendant des heures sur mon canapé me manquaient. Nous nous étions confiées pas mal de choses et je n’avais pas envie qu’aujourd’hui elle regrette notre amitié. Bien évidemment, aujourd’hui, je souhaitais être plus qu’une amie pour elle, mais si c’était le seul statut qu’elle voudrait bien daigner m’offrir et bien soit, je ferais avec parce qu’Emma était un des êtres les plus chers que je possédais avec son père et le futur bébé.

La voiture du shérif était garée devant le commissariat, ce qui me confirmait la présence d’Emma en ces lieux. Je poussais la porte et pénétrais à l’intérieur. Avec mes deux gobelets en cartons, je me dirigeais jusqu’à son bureau. Aujourd’hui, les cellules étaient vides. J’espérais voir également Charming, mais il n’était pas là et quelque part, c’était préférable parce qu’ainsi, je pourrais avoir une discussion entre fille avec Emma. Quand j’apparus devant la vitre de la porte du bureau d’Emma, je la vie le nez plongé dans la paperasse. Un petit sourire se dessina sur mes lèvres quand je vis son air concentré. Par des bien des façons, elle me rappelait son père. Tant bien que mal et sans renversé le contenu de mes gobelets, je toquais légèrement à sa porte et l’ouvris tout en lui adressant un sourire chaleureux.

- Salut, lançais-je, je ne te dérange pas j’espère.

Je fis un pas à l’intérieur de son bureau et levais les gobelets contenant le chocolat chaud à la cannelle.

- J’ai apporté du réconfort.

Très sincèrement, je ne savais pas du tout comment Emma allait réagir à mon arrivée sur son lieu de travail alors je stressais. Sauf que j’essayais de rester le plus naturel possible afin que ça ne soit pas trop bizarre. Quoi qu’avec le sourire que je continuais d’aborder, il y avait toutes les chances pour que ça le soit, en fait…


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Emma Swan
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MessageSujet: Re: We need to talk [PV Emma]   Ven 2 Juin - 18:50



We need to talk
Emma Swan feat. Mary Margaret Blanchard


Depuis la levée du sort sur Storybrooke, Emma avait doucement renoué des liens avec son amie de longue date, sa plus fidèle alliée : la solitude. Elle s'invitait souvent dans les moments de doute ou de tourment et s'installait pour une période indéterminée. Comme une tortue qui rentre dans sa carapace ou un hérisson qui se met en boule face à un potentiel danger, Emma avait l'instinct de se replier sur elle-même. C'était le moyen le plus efficace selon elle pour se protéger, se préserver des autres et de l'extérieur, mais surtout, cela lui permettait d'intérioriser toutes ses émotions pour mieux les contrôler. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que depuis qu'elle connaissait la vérité difficile à digérer au sujet de ses parents, Emma développait un trop plein d'émotions qu'elle comptait gérer seule. Elle avait toujours réglé ses problèmes seule et n'avait pas pour habitude d'accepter les mains tendues. Ce n'était pas du tout son style de parler pour évacuer les soucis comme bon nombre de personnes le feraient avec un psy, par exemple. Au lieu de dire les choses franchement et d'être débarrassée pour de bon du poids qui l'empêchait d'avancer, Emma préférait occuper son esprit à autre chose. Elle faisait partie de ces gens qui essayaient de se changer les idées en se plongeant activement dans le travail.

Ainsi, tôt ce matin, Emma avait enfilé son blouson rouge à la hâte pour partir travailler et quitter l'appartement qu'elle partageait avec Mary Margaret le plus rapidement possible afin d'éviter tout dialogue avec cette dernière. Pourtant, Mary Margaret ne demandait que cela. Seulement, Emma n'avait pas envie de discuter de toutes ces histoires de malédiction, de mondes parallèles magiques, d'abandon et de tout cet espèce de remue-ménage avec elle -- en tout cas pour l'instant. Elle avait besoin de temps pour se recentrer sur elle-même et remettre tous ces éléments à plat. Mais surtout, il fallait lui accorder le temps de pouvoir accepter cette nouvelle "réalité". En effet, avoir des parents tout droits sortis d'un conte de fée ne faisait pas vraiment parti des scénarii possibles et imaginables qu'Emma s'était fait durant son enfance et son adolescence. D'ailleurs, c'était une situation plutôt surréaliste et difficile à envisager pour quelqu'un d'aussi terre-à-terre qu'Emma. Mais il avait juste suffit qu'elle y croit sincèrement juste une fraction de seconde pour que tout soit possible, y compris sauver son fils entre la vie et la mort. Seulement, c'était parce qu'elle n'avait plus aucun n'échappatoire et qu'elle avait le sentiment d'être au pied du mur à ce moment-là qu'elle avait réussi à croire Henry. Confrontée directement à sa mort, elle était en situation de détresse la plus totale et se devait d'agir. Croire était effectivement le seul moyen qui s'offrait à elle...

Désormais, Emma n'était plus au pied du mur et pouvait prendre du recul sur ce moment où elle avait eu foi en tout ce qui lui avait été raconté et qui avait fait d'elle "la Sauveuse". Cela l'isolait forcément du reste du monde, mais c'était vital pour elle. Sauf que tout le monde n'est pas censé comprendre aisément ce type de réaction, à commencer par ses propres parents, David et Mary Margaret, qui ne s'attendaient pas à ce que leur fille prenne autant de distance de cette façon. Tous deux faisaient de leur mieux pour respecter la volonté d'Emma, mais ce n'était clairement pas le climat qu'ils avaient espéré. S'il était vital pour Emma de se replier sur elle-même, il était tout autant vital pour David et Mary Margaret de discuter du sujet de la famille après ce qu'ils avaient traversé. Emma le concevait totalement, mais il fallait aussi que ses parents puissent comprendre à leur tour à quel point elle avait pu souffrir de ne pas les avoir connus durant son enfance.

David était celui qui s'en sortait le mieux avec sa fille, car étant son collègue de travail au commissariat, il y avait toujours ce lien professionnel entre eux qui favorisait quelque part le détachement imposé par Emma. C'était pour Mary Margaret que les choses semblaient plus difficiles à gérer. En effet, par son refus de dialoguer, Emma creusait un peu plus chaque jour le fossé qui les séparait, ce qui était certainement très douloureux pour Mary Margaret en tant que mère. La malédiction les avait déjà une fois éloignées de force l'une de l'autre, et malheureusement, en adoptant cette attitude, Emma les privait une nouvelle fois de ne serait-ce que tenter de construire ce lien de mère à fille... Même si cela semblait a priori un peu tardif pour le faire, tout n'était pas complètement perdu et Emma le savait au plus profond d'elle-même. Le facteur déclencheur serait le moment où Emma accepterait d'avoir une discussion sérieuse avec l'un de ses parents. Débuterait alors un vrai travail d'apprivoisement entre eux...

Sauf que ce matin au commissariat de Storybrooke, les seuls mots d'ordre du jour du shérif Emma Swan étaient boulot, boulot et encore boulot. A peine arrivée, elle réquisitionna un coéquipier au hasard pour aller patrouiller en ville et plus particulièrement vérifier du côté du pavillon de Regina Mills, l'affaire brûlante du moment après le retour des souvenirs des habitants. Cela lui permit d'éviter habilement de croiser son adjoint David qu'elle s'arrangerait pour voir plus tard, peut-être à la pause de midi. Elle fit quelques rondes et alla également aux limites de la ville pour s'assurer que tout allait bien quand elle reçut un appel de la part de David qui lui communiqua un cas urgent en direct depuis le commissariat. Elle se rendit donc à l'adresse indiquée et résolut le problème sur place. La matinée passa ainsi rapidement. Emma regagna le commissariat et mangea un casse-croûte à la va-vite avec ses collègues. Cet après-midi, c'était elle qui était en charge du bureau et de toutes les tâches administratives pendant que David et les autres seraient en patrouille. Elle serait donc tranquille. Tous les dossiers n'étaient pas d'une extrême urgence, mais la jeune femme blonde n'avait qu'une idée en tête, celle de les traiter comme s'ils étaient de la plus haute importance. Elle enchaina donc les lectures de documents, les signatures, les tampons officiels et les classements jusqu'à ce qu'elle ne sût plus du tout quoi faire...

Les minutes s'écoulèrent et lui parurent une éternité. De plus, le téléphone était plutôt calme aujourd'hui. Alors, histoire de s'occuper, elle se mit à faire des petites bricoles sans intérêt, comme tailler les crayons qui trainaient, vider la corbeille à papier, ranger les trombones, les agrafeuses, les ciseaux, les punaises... Elle fit même un peu de ménage et de nettoyage pour rendre l'atmosphère plus agréable. Le bureau du shérif n'avait jamais été aussi propre et bien rangé. Elle n'avait vraiment plus rien à faire à présent... Elle s'installa de nouveau sur sa chaise de bureau et n'attendit même pas une minute pour aller rechercher dans l'armoire quelques dossiers qu'elle avait pris le soin d'étiqueter et de classer correctement dans des casiers. Elle prit une pile entière et en éparpilla plusieurs sur le bureau pour que celui-ci paraisse plus encombré. Elle saisit un classeur parmi tant d'autres et l'ouvrit en grand devant elle. Elle prit ensuite un stylo dans le pot à crayon qu'elle mordilla et se pencha au-dessus du classeur, faisant mine de réfléchir et de travailler sérieusement alors qu'elle connaissait déjà tout le contenu de l'affaire qu'elle avait sous les yeux, mais qui, surtout, était réglée depuis bien longtemps.

En jetant un rapide coup d'œil vers la porte vitrée à l'entrée du commissariat, elle vit une personne s'approcher. De loin, elle reconnut vraisemblablement les cheveux noirs coupés courts de Mary Margaret. Emma eut alors une légère montée d'adrénaline et se réfugia immédiatement dans son classeur, feignant d'être en plein travail. Elle se muni même d'un post-it, quitte à y noter n'importe quoi pour être encore plus crédible. Que venait faire Mary Margaret au bureau du shérif ? Si elle avait eu quelconque problème, elle aurait directement appelé, comme tout le monde. Il y avait donc forcément une bonne raison qui vaille la peine qu'elle prenne le temps de se déplacer jusqu'ici. Emma allait bientôt découvrir le motif de sa visite, mais pour le moment, elle continuait de faire comme si elle était très concentrée sur ce qu'elle faisait. Elle ignora presque les petits coups retentissant contre la porte et ne releva la tête que lorsque Mary Margaret lui adressa un bref « salut ».

« Ah, tiens, bonjour ! » lui répondit Emma maladroitement, sur-jouant un peu trop l'étonnement, un petit sourire gêné accroché aux lèvres. Il fallait croire en revanche que son air studieux avait été plus convaincant puisque Mary Margaret demanda si elle ne la dérangeait pas, ce à quoi Emma bafouilla : « Eum, non, non ! Pas du tout, t'inquiète ; j'étais juste... enfin, je terminais. »

Tandis que Mary Margaret faisait son entrée dans la pièce, Emma, toujours souriante, se leva et contourna le bureau pour aller à sa rencontre. Ce ne fut qu'à ce moment-là qu'elle remarqua les deux gobelets que Mary Margaret tenait dans les mains. Celle-ci les souleva légèrement en disant qu'elle avait apporté du réconfort. Emma fut sincèrement touchée de cette attention. Elle lui répondit avec gratitude :

« Super, ça va me faire un break. C'est sympa de ta part. » Elle marqua une pause. « Merci. »

Le mot maman à la fin de ce simple remerciement manquait. Emma le savait et y pensa à l'instant même où elle avait terminé sa phrase, mais impossible d'envisager de prononcer un mot si chargée affectivement. A la place, elle préféra esquisser un timide sourire. Pourtant, Emma ne manquait pas d'affection pour Mary Margaret. Elle en avait même beaucoup à son égard. Emma n'oubliait pas qu'elle avait été la première personne à s'être rangé de son côté pendant la malédiction et avec qui elle tissa des liens forts après Henry. Mais ce n'était pas si simple. Emma avait un blocage et ressentait une grande pudeur vis-à-vis de celle qui s'était subitement révélé être sa mère. Tout à coup, alors qu'elles souriaient toutes les deux comme des imbéciles, Emma se rendit compte que Mary Margaret était toujours debout et qu'elle ne lui avait même pas proposer de s'asseoir. Embarrassée et comme frappée par un éclair de génie, elle dit alors :

« Oh, mais reste pas là ! » Elle s'empressa de lui présenter la chaise face à son bureau. « Tiens, assieds-toi. »

Le malaise entre les deux jeunes femmes était palpable. Emma faisait de son mieux pour paraître naturelle, mais elle n'était pas très douée. Elle retourna vite derrière son bureau pour s'asseoir à son tour tout en se disant que cela lui donnerait sûrement un peu de contenance. En effet, debout, Emma ne savait plus où se mettre tant elle était mal à l'aise. Néanmoins, elle tenta de meubler le silence qui s'était instauré en faisant la remarque suivante :

« On ne voit plus la table sous ce bazar ! »

Comme pour illustrer son propos, elle fit de la place sur le bureau en empilant deux ou trois dossiers les uns sur les autres pour que Mary Margaret puisse poser les boissons chaudes qu'elle avait ramenées de chez Granny.

1871 mots.

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MessageSujet: Re: We need to talk [PV Emma]   Ven 9 Juin - 19:07

Emma & Snow


Les choses n’avançaient pas avec Emma. Depuis qu’elle avait rompu la malédiction et nous avait tous sauvé – exactement comme Rumpelstilskin l’avait prédit alors que j’étais enceinte – elle s’était éloignée et semblait tout faire pour nous éviter, David et moi. Pourtant, nous étions ses parents et nous avions eu l’occasion de lui faire comprendre que si nous l’avions abandonné c’était pour qu’elle ait toutes ses chances. Alors oui, l’abandonner avait été la chose la plus difficile au monde que j’avais eu à faire. Je regrettais de ne pas avoir pu être à ses côtés pendant ses vingt-huit premières années. J’avais manqué tellement de choses avec elle. C’était une erreur que je ne referai pas avec ce nouvel enfant qui grandissait petit à petit dans le sein de mon ventre. Malgré cette deuxième chance qui m’était offerte, je ne voulais plus rien manquer de la vie d’Emma et voir qu’elle ne me laissait pas approcher, ça me faisait du mal.

Au fond, j’étais aussi jalouse de Charming parce que lui, il arrivait à avoir des discussions avec Emma. Pas des discussions sur leur lien parental, mais ils se parlaient, ils échangeaient pour leur boulot. J’avais l’impression d’être laissée pour compte, comme si… Comme si je ne pouvais pas parler avec Emma d’autre chose, alors qu’il était évident que oui. Mais je sentais bien que tant que je n’aurais pas cette fameuse discussion avec elle, ce ne serait jamais naturel entre nous. Ce sera toujours du forcé et je ne voulais pas de ça. Je ne voulais pas non plus qu’Emma me décerne le prix de la meilleure mère de l’année puisque c’était impossible, mais je souhaitais qu’elle nous laisse au moins une chance. Je ne demandais pas la lune. Et si Emma arrêtait de fuir, on n’y arriverait peut-être… De ça, j’en étais moins sûre, mais tant que nous ne le faisions pas, nous ne le saurons jamais. J’avais donc décidé de prendre les devants. Même si nous n’avions pas de discussion aujourd’hui, j’espérais que nous pourrions faire au moins un pas l’une vers l’autre.

J’avais donc pris la décision d’aller voir Emma au commissariat. Mais avant cela, j’avais fait un détour chez Granny pour lui demander deux chocolats chauds à la cannelle. Ma fille avait hérité ça de moi, au moins. Physiquement, je pouvais aisément dire qu’elle était bien la fille de son père étant donné qu’ils se ressemblaient tant. Mais les goûts, ils étaient indubitablement de moi. Pendant que Granny s’occupait de ma commande, je discutais avec Red de l’état de ma grossesse. Dès que j’avais su que j’étais enceinte, j’avais pris la décision de faire d’elle la future marraine. Elle serait parfaite pour ce rôle. J’aurais souhaité qu’elle soit celle d’Emma, mais les circonstances en avaient décidé autrement et je n’avais pas eu le temps de faire baptiser ma fille. Une fois les boissons prêtes, je quittais l’établissement pour arriver au commissariat avant qu’elles ne se refroidissent de trop.

Quand j’arrivais au commissariat, je trouvais Emma dans son bureau, plongée dans la paperasse. Un léger sourire s’était dessiné sur mes lèvres. Je frappais légèrement à la porte avant de la saluer. J’espérais ne pas la déranger dans son travail. Je débarquai un peu à l’improviste, mais j’avais l’impression que si je ne le faisais pas, Emma ne me ferait jamais face. C’était tout de même malheureux que je doive en arriver là, mais elle ne me laissait pas le choix. Ma fille ne semblait pas vraiment à l’aise de par ma présence ici. Avant qu’elle ne se sente trop mal, je levais les deux gobelets de chocolat chaud que j’avais précédemment commandé chez Granny. Oui, j’apportai un peu de réconfort ou une aide quelconque à la situation qui se présentait. Mon sourire s’agrandit lorsqu’elle me remercia pour mon geste. Oh ce n’était pas grand-chose. Après tout, je pouvais bien lui offrir un chocolat chaud de temps en temps. Pourtant, les paroles d’Emma donnaient l’impression qu’il manquait une fin. Comme si elle n’avait pas été au bout de son idée et j’avais l’impression que c’était « maman » qui manquait à la fin de cette phrase. Peut-être que je me faisais tout simplement des idées mais je ne désespérai pas de l’entendre un jour. C’était encore trop tôt pour ça.

Je n’osais pas vraiment bouger de là où je m’étais arrêtée. J’avais toujours peur de faire quelque chose de mal qui ferait reculer encore plus Emma dans son coin. Finalement, ce fut elle qui m’autorisa à bouger et à m’installer sur un des fauteuils qui faisait face à son bureau. Je lui adressais un sourire bienveillant :

- Merci, fis-je tout en m’installant.

Je ne savais pas vraiment où poser les gobelets. J’avais peur de les poser sur un papier important. Le chocolat était excellent, mais ça faisait des tâches. Dans un de mes faux souvenirs, je me voyais renverser une de mes tasses de chocolat sur les copies de mes élèves. Obligée de recommencer leur évaluation… On ne pouvait pas dire qu’ils étaient ravis, mais ça avait permis à ceux qui n’avaient pas travaillé leur contrôle de s’y mettre. Même si je n’avais pas été bête au point de leur donner exactement le même. Emma dégagea aussitôt son bureau afin de faire un peu de place.

- Oh, ne t’inquiète pas, je sais ce que c’est, répondis-je. J’ai un bureau moi aussi et crois-moi, plus en bazar, je crois qu’il n’en existe pas. Les seules fois où il est rangé c’est à la fin de l’année au dernier jour de l’école et à la rentrée scolaire. Enfin… c’est ce que je croyais étant donné qu’en réalité pendant vingt-huit ans, je n’ai fait que vivre la même journée.

Mais depuis que le temps avait repris son cours, je pouvais aisément dire que mon bureau d’enseignante n’était pas un modèle de rangement ni de propreté. Et pourtant, j’ignorais comment, j’arrivais toujours à retrouver ce que je cherchais. Parfois, je mettais un peu de temps, mais je remettais toujours la main sur mes affaires. Je déposais les gobelets sur le bureau d’Emma une fois qu’elle eut terminé de pousser ses dossiers. Je préférais tâcher la surface d’un meuble plutôt que des papiers. Une fois défaite de ma commande, je posais mes mains sur mes genoux. Je ne savais pas du tout comment aborder Emma sur le sujet. La tension était palpable entre nous deux. Nous ne savions pas quoi nous dire. Et dans un autre côté, c’était bien normal étant donné la situation. Mais si seulement elle voulait bien me donner une chance de tout expliquer, ça serait plus facile. Cependant, sans sa collaboration, je ne savais pas trop comment m’y prendre.

- Alors comment se passe ta journée de travail ? demandais-je.

La réponse m’intéressait réellement, mais à l’heure actuelle, je posais la question presque uniquement pour combler un peu ce blanc qui nous entourait et qui visiblement nous gâchait un peu la vie à toutes les deux. Il fallait crever l’abcès et pour y arriver, le chemin allait être long, suivant la coopération d’Emma ou pas. Néanmoins, j’avais bon espoir qu’elle et moi on finisse par avoir un lien un peu plus solide que celui qui nous unissait en ce moment. Peut-être qu’elle ne me considérerait jamais comme sa mère étant donné l’étrangeté de la situation, mais je voulais qu’au moins on redevienne les bonnes amies que nous étions devenues quand elle est arrivée à Storybrooke.

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MessageSujet: Re: We need to talk [PV Emma]   Sam 10 Juin - 23:01



We need to talk
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Faire de la place sur le bureau. Quelle ironie ! Il y avait à peine quelques minutes, avant que Mary Margaret ne débarque au commissariat, il était vierge de toute poussière ou paperasserie encombrante tellement Emma l'avait ordonné. Elle voulait faire celle qui était surmenée par le travail et qui n'avait pas le temps de faire du rangement alors qu'elle n'avait en réalité très clairement que cela à faire. Elle reconnaissait intérieurement que c'était stupide de sa part et que cela n'avait aucun sens. A tellement vouloir être active pour ne pas penser à ses problèmes personnels, elle arrivait à les ruminer sans cesse en faisant tout et n'importe quoi -- surtout n'importe quoi, à vrai dire.

En tant qu'institutrice à l'école de la ville, Mary Margaret se montra compréhensive vis-à-vis de ce faux désordre savamment mis en scène par Emma. Elle évoqua son propre bureau en précisant que les seules fois où il était rangé, c’était à la fin de l’année au dernier jour de l’école et à la rentrée scolaire. Emma avait étrangement rangé le sien comme s'il s'agissait effectivement de la fin d'une année scolaire. Voir la surface de son bureau aussi lisse et nette lui avait donné cette impression bizarre. Comme si elle désirait tourner la page et passer à autre chose. Peut-être était-ce là la façon d'Emma de faire le bilan, redémarrer sur des bases saines et repartir du bon pied. N'était-ce pas finalement cela que signifiait la fin de l'année pour n'importe quel enseignant ? Le temps des bilans et de la réflexion. Même si le parallèle avec sa profession de shérif ne sautait pas aux yeux, Emma était en plein dans cette phase.

Mary Margaret reprit : « Enfin… c’est ce que je croyais étant donné qu’en réalité pendant vingt-huit ans, je n’ai fait que vivre la même journée. » Ah, ça y est. On y venait enfin ; la véritable raison pour laquelle elle avait fait le déplacement pour voir Emma. Par cette simple allusion, Mary Margaret venait d'évoquer le sujet qui était la cause de tous les maux : la malédiction. Emma savait depuis le début, à l'instant même où elle avait aperçu la silhouette de la jeune femme dans la vitre de la porte d'entrée, qu'elle désirait lui parler de cela seule à seule. Tout en fixant Mary Margaret du regard, Emma demeura silencieuse face à cette remarque. Elle hocha rapidement la tête en signe d'approbation et d'écoute, puis détourna les yeux, et avec sa main, approcha plus près d'elle un des deux gobelets en carton posé sur la table. Tandis que Mary Margaret posait les mains sur ses genoux, Emma gardait le gobelet dans la paume de sa main, ce qui lui réchauffait un peu le bout des doigts.

Le silence... Froid et limite pesant. Voilà ce à quoi les deux jeunes femmes étaient désormais condamnées. C'était triste d'en être arrivé à ce stade. Ce n'était pourtant pas cela qui caractérisait leurs échanges auparavant. Il fut un temps où il n'y avait pas de place pour les non-dits et l'une comme l'autre trouvait toujours les bons mots. Mais il semblait qu'aujourd'hui, maintenant que la vérité avait éclaté au grand jour, elles ne savaient plus comment se parler. Comme si elles étaient redevenues deux étrangères l'une pour l'autre alors qu'au contraire, elles étaient unies par le lien le plus indéfectible au monde. Cette malédiction avait tout gâché. Elle avait brisé des existences entières, détruit des familles. Elle avait d'ailleurs été précisément créée et lancée dans ce but. L'avoir anéanti était une chose, mais vivre avec et aller de l'avant en était désormais une autre. Ce n'était toutefois pas impossible, il fallait du courage.

Mary Margaret en eut assez pour reprendre la parole et ainsi mettre fin à ce blanc interminable : « Alors comment se passe ta journée de travail ? » demanda-t-elle. Habile façon de changer de conversation -- en tout cas pour le moment. Soulagée que le dialogue reprenne, Emma releva la tête et répondit simplement : « Ça va. Il y avait de l'agitation du côté de chez Regina ce matin, mais sinon, c'est le train-train quotidien, tu sais... » Emma esquissa un petit sourire avant de porter à ses lèvres le gobelet cartonné et de boire une gorgée de chocolat chaud.

715 mots.

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MessageSujet: Re: We need to talk [PV Emma]   Dim 25 Juin - 23:43

Emma & Snow


Pour un bureau en bazar, je pouvais aisément dire que le bureau d’Emma était très loin d’être un bureau en bazar. Je le trouvais même plutôt bien rangé. Peut-être l’avait-elle rangé peu de temps avant que j’arrive, mais en tout cas, si j’avais un bureau aussi bien rangé que le sien, on verrait le bois de mon bureau d’enseignante. Néanmoins, je n’insistais pas sur ce point-là. Je rentrais plutôt dans son jeu en lui racontant ce qui était visiblement un faux souvenir que la malédiction m’avait donné. Parfois c’était dur de faire la part entre les faux souvenirs de Storybrooke et les vrais. Pourtant ce n’était pas dur, les souvenirs d’avant l’arrivée d’Emma étaient faux. Ceux de Fairytale étaient vrais. Quand un souvenir arrivait, je savais ce qu’il en était, mais parfois c’était dur de ne pas en faire mention parce qu’ils faisaient malgré tout parti intégrante de ma mémoire.

Je ne pus m’empêcher d’énoncer le fait que les souvenirs que j’étais en train de partager avec Emma sur mon bureau d’institutrice étaient faux puisque j’avais vécu la même journée pendant vingt-huit ans. C’était un fait. Bien sûr, j’essayais de tendre une perche à ma fille pour qu’on se lance dans la discussion que je souhaitais avoir avec elle ; mais d’un autre côté, j’énonçais une réalité. Si Emma ne saisissait pas la perche que je lui tendais, je n’insisterai pas. Je sentais bien que si j’insistais de trop, Emma montrait au quart de tour et nous aurons une discussion que nous regretterions toutes les deux. Encore une fois, j’enviais réellement Charming qui pouvait parler avec notre fille sans qu’elle ne prenne la fuite dès qu’il tournait légèrement le regard sur le côté. Qui pouvait croire qu’un jour je deviendrais jalouse de David ?! Emma resta silencieuse à ma remarque. Je voyais clairement dans ses yeux qu’elle avait compris. Mais je n’insistais pas. Je restais silencieuse.

Finalement, Emma hocha la tête sans prononcer le moindre son. Elle détourna le regard et aussitôt, je sentis toutes mes chances de parler avec elle s’envoler. Pourquoi fallait-il qu’elle soit aussi bornée là-dessus ? Mettre les choses à plat n’était pourtant pas si compliqué en soit… Il fallait croire que si. En tout cas, elle n’avait pas spécialement l’air de vouloir comprendre que moi je souffrais de son silence et très sincèrement, je ne pensais pas mériter cela de sa part. Je l’avais peut-être abandonnée mais c’était pour des bonnes raisons. Et je voulais aussi qu’elle sache à quel point ça m’avait fait du mal de me séparer d’elle alors que je ne l’avais tenu dans mes bras que quelques malheureuses minutes – pour ne pas dire secondes. Toujours en silence, Emma se saisit d’un des gobelets que j’avais rapporté tandis que moi, je posais mes mains sur mes genoux.

Comment pouvais-je relancer la conversation à présent ? Le silence était si froid et pesant entre nous. Qui aurait cru que ce serait à ce point ? Certainement pas moi. De toute manière, je m’imaginais beaucoup de scénarios sur nos retrouvailles mais certainement pas celui qui était en train de se dérouler. Elle me faisait payer son abandon et pourtant, je ne pouvais pas lui en vouloir. Finalement, après ce qui me sembla être des heures, je repris la parole et lui demandais comment ça se passait le boulot. Autant parler météo si elle refusait de discuter sérieusement de ce qu’il en était sur nous. Disons simplement que cette situation écourterait peut-être ma visite, du coup. Emma me fit par de l’agitation qui régnait par chez Regina depuis que la malédiction avait été brisée par le baiser d’Amour véritable qu’elle avait donné à Henry. Je hochais la tête avant de me saisir moi aussi de mon gobelet. J’entourais le carton de mes doigts, les réchauffant ainsi. Non pas que la température était froide mais nous arrivions progressivement à l’automne.

- Il fallait s’attendre à ce qu’une fois la malédiction brisée les habitants iraient protester contre elle. Mais il semblerait que tu n’étais pas dans ses plans et c’est vraiment une bonne chose. Ça prouve encore une fois que le bien l’emporte toujours.

Étrangement, je ne me sentais pas heureuse que toute la ville se soit retournée contre Regina. Elle le méritait amplement – de ça, je ne pouvais pas dire le contraire – mais elle ne pouvait pas être lapidée sur la place publique non plus. Je portais mon chocolat à mes lèvres et en bus une gorgée – tout en veillant à ne pas me brûler la langue.

- Le docteur Whale semble être à la tête de cette rébellion d’après ce que ton pè… David m’a dit, me rattrapais-je. Peut-être que ce serait bien de rappeler à nos rebelles que ce monde n’est pas sans loi même si elles sont différentes de celles de notre monde.


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MessageSujet: Re: We need to talk [PV Emma]   Jeu 10 Aoû - 17:07



We need to talk
Emma Swan feat. Mary Margaret Blanchard


Depuis que Regina Mills avait été destituée de ses fonctions de maire à Storybrooke, c'était presque tous les jours l'effervescence devant sa luxueuse maison. Celle-ci ne pouvait plus mettre un pied dehors sans être immédiatement attaquée par des manifestants qui restaient plantés là presque jours et nuits. A force d'intervenir, Emma fut contrainte d'instaurer un périmètre de sécurité tout autour du domicile de l'ancienne maire afin d'éviter tout acte de vandalisme ou de dégradation. Cela était également efficace contre les intrusions, car Regina en avait été malheureusement victime avant de mettre en place ce dispositif.

Alors que toute la ville était à dos contre elle, Emma était la seule personne ayant un réel contact avec Regina. Elle lui remettait son courrier en main propre, lui faisait quelques courses et lui apportait ce dont elle avait besoin. Cela était l'occasion de prendre de ses nouvelles, d'avoir une conversation avec elle. Emma était persuadée que cette femme était malheureuse et qu'elle dissimulait un profond mal-être qui n'avait jamais cessé de la ronger. En effet, selon elle, on ne se réveillait pas un matin en voulant anéantir le bonheur de tous par hasard. Alors, au lieu de l'accabler comme tous les habitants de Storybrooke, Emma était plutôt d'avis à essayer de la comprendre. Toutefois, cela ne l'empêchait pas de rester méfiante vis-à-vis d'elle. Emma acceptait en effet que Regina puisse voir Henry, mais uniquement en sa présence. Même sans magie, Emma ne savait pas de quoi elle était encore capable de faire et ne souhaitait pas exposer Henry à un quelconque risque -- surtout pas après le coma dans lequel il avait été plongé pendant huit mois...

A présent, Emma avait resserré ses deux mains autour du petit gobelet en carton encore fumant tandis que Mary Margaret reprenait la parole : « Il fallait s’attendre à ce qu’une fois la malédiction brisée les habitants iraient protester contre elle », soulignât-elle avec pertinence. C'était tout à fait vrai : si on y réfléchissait bien, Regina ne récoltait que ce qu'elle avait semé. Elle n'était donc pas à plaindre ; pourtant, Emma arrivait tout de même à se mettre à sa place et comprenait qu'elle pouvait mal vivre cet isolement imposé par les circonstances. Mary Margaret poursuivit : « Mais il semblerait que tu n’étais pas dans ses plans et c’est vraiment une bonne chose. Ça prouve encore une fois que le bien l’emporte toujours. »

Emma esquissa un sourire à cette dernière remarque avant de retourner à la contemplation de son gobelet en carton qu'elle tripotait. Le bien, cela sous-entendait elle ainsi que ses parents. Etait-elle vraiment à associer au bien ? Tout portait à croire que la réponse était oui bien qu'elle n'avait pas toujours fait de bonnes choses dans sa vie... Cela ne devait sûrement pas importer Mary Margaret, car en relevant les yeux vers sa... « mère », Emma semblait discerner dans son regard une pointe de fierté. Mais peut-être se faisait-elle des idées.

Mary Margaret continua au sujet de l'émeute qui cherchait à s'en prendre contre l'ancienne maire : « Le docteur Whale semble être à la tête de cette rébellion d’après ce que ton pè… David m’a dit », se rattrapait-elle. Oui, aussi bizarre que cela pouvait paraître, le lapsus manqué de Mary Margaret révélait la vérité. Emma avait l'habitude de l'appeler David, mais ce dernier était bien son « père ». Seulement, le désigner comme tel était encore trop compliqué pour elle, alors elle préférait s'en tenir à la relation qu'elle avait avec lui avant de connaître toute la vérité. Mais faire comme si de rien était n'allait pas pouvoir durer dans le temps, Emma le savait bien. Le jour où elle promut David shérif adjoint à juste titre, il était si heureux qu'il la prit instinctivement dans les bras. Emma fut plus que surprise ne s'attendant pas à une telle réaction de sa part, mais avec le recul, la jeune femme comprit que son envie de se comporter comme un père pour elle avait été plus forte que lui... Depuis ce fameux jour, David n'a plus été aussi démonstratif à son égard. Mais ce n'était pas le sujet.

« Peut-être que ce serait bien de rappeler à nos rebelles que ce monde n’est pas sans loi même si elles sont différentes de celles de notre monde. » Mary Margaret disait juste. Le shérif Swan ne pouvait d'ailleurs rien faire d'autre que de faire des rappels à l'ordre aux manifestants les plus acharnés. Quant à Regina, il n'était inscrit nul part dans les lois de ce monde que l'on pouvait mettre une personne en prison sous prétexte qu'elle avait lancé un mauvais sort il y a vingt-huit ans...

« Oui, confirmait simplement Emma. Tant que la situation est comme ça, c'est malheureusement tout ce qui est en mon pouvoir. » Elle marqua une pause. Le dernier mot qu'elle avait utilisé lui fit penser à quelque chose. « En parlant de pouvoir, j'ai lu ton interview dans le Daily Mirror récemment », fit-elle remarquer en regardant Mary Margaret d'un petit air malicieux. Elle faisait référence à l'article de journal dans lequel Mary Margaret avait effectivement répondu à quelques questions dans l'optique d'une potentielle élection municipale. Emma reprit son sérieux avant d'ajouter sur un ton très sincère : « Tu ferais sans doute une bonne maire », disait-elle en hochant la tête tellement elle était sûre de ce qu'elle avançait.

Emma ne se rendit compte de son jeu de mot entre maire et mère qu'une fois qu'elle l'avait prononcé. Le sourire qu'elle continuait d'afficher se figea progressivement d'embarras jusqu'à ce qu'elle ne finisse par baisser les yeux et regarder un peu n'importe où...

942 mots.

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MessageSujet: Re: We need to talk [PV Emma]   Jeu 14 Sep - 18:46

Emma & Snow


Je ne pouvais pas nier que Regina avait cherché ce qui lui arrivait. En lançant sa malédiction, elle n’avait pas pensé un seul instant qu’il existait sans aucun doute un moyen pour la briser. Pendant vingt-sept années elle avait eu le plein pouvoir sur les habitants de Fairytale. Nous lui avons tous été soumis sans nous en rendre compte. C’était elle qui avait tracé la journée que nous avions vécu indéfiniment. Grâce à Emma, nous étions libres de ses machinations et il était évident que certains ne perdraient pas de temps à se rendre chez elle pour lui demander des comptes ou tout simplement pour la détruire. Personnellement, j’avais toutes les raisons du monde de lui faire payer ce qu’elle avait fait, mais dans un autre sens, je me sentais responsable de ce qui était arrivé à tout le monde car c’était à cause de moi que Regina avait lancé sa malédiction. C’était uniquement pour me faire payer moi et pas les autres. Quoi que pour ce qui était des autres, peut-être qu’elle avait des raisons de les faire payer puisqu’ils avaient refusé de se rallier à sa cause. Mais j’étais la principale personne visée dans tous les cas.

Je savais à quel point Emma avait du travail à cause de ça. Elle devait sans arrêt essayer de rétablir la paix à Storybrooke. Et ce qui devait être le plus dur encore, c’était de rester impartiale. Je savais ce que c’était parce que moi aussi j’avais dû me montrer impartiale vis-à-vis de certaines personnes lorsqu’il avait fallu que je prenne une décision pour le bien de mon royaume. Ce n’était pas toujours facile. Surtout quand il s’agissait de donner raison à ses ennemis ou bien à s’associer avec eux pour une raison ou une autre. J’admirais Emma pour la volonté tt le sang-froid dont elle faisait preuve en ce moment. Elle agissait exactement comme la digne héritière qu’elle était et Charming et moi ne pouvions qu’être fiers d’elle. Si elle était cette personne aujourd’hui, c’était bien évidemment à cause de la vie qu’elle avait mené pendant vingt-sept ans, mais je ne doutais pas qu’elle aurait été similaire si Regina n’avait pas lancé cette malédiction. Emma avait du sang royal dans les veines.

Je ne pus m’empêcher de souligner à nouveau que le bien l’emportait toujours. C’était une loi que j’avais eu l’occasion d’expérimenter bien des fois. Le monde ne pouvait pas être mauvais au point de laisser le mal remporté la victoire. Parce que c’était ça : le mal pouvait remporter des batailles, il ne remporterait pas la victoire. Je tenais à ce qu’Emma le comprenne bien, même si elle aurait l’occasion de l’expérimenter par elle-même à diverses reprises. Et puisque le sujet de conversation était les émeutes, je continuais sur cette lancée en précisant que selon ce que m’avait dit Charming, il s’agissait de Whale qui était à la tête du groupe. Cela ne m’étonnait pas un seul instant de lui. Mais en même temps, j’étais déçue que celui-ci ait pu penser avoir le droit de prendre la tête d’une révolte. Je ne connaissais pas spécialement cet homme, mais de ce que je savais, celui-ci n’avait pas été forcément très correct vis-à-vis de certains habitants de la ville.

En parlant de Charming, j’avais bien évidemment commencé à parler de lui comme étant le père d’Emma. C’était un automatisme, je ne pouvais pas nier cette réalité qui faisait de nous ses parents. Ce n’était pas qu’elle ne savait pas qui nous étions, mais elle semblait plutôt nier l’évidence. Je pouvais comprendre la raison qui la poussait à agir de cette façon, mais je voulais au moins une occasion de m’expliquer : de dire pourquoi nous avions dû la laisser au moment où la malédiction nous avait frappé. Je n’avais eu la chance d’être sa mère que pendant cinq minutes et aujourd’hui, je voulais être sa mère pour les jours à venir. Je ne voulais plus louper un seul instant. Je voulais partager chaque moment qu’elle allait être amené à vivre à présent. Mais pour cela, il faudrait qu’elle me laisse entrer dans sa vie et pour l’instant, elle m’accordait encore moins de place que lorsque nous étions amies. Pourtant Henry ne lui avait jamais caché ma véritable identité, mais il semblerait qu’il était plus facile de nier la vérité plutôt que de l’accepter. Quelque part, j’étais jalouse de David car il arrivait à avoir une relation normale avec Emma. Ils n’étaient pas forcément père et fille, mais il semblerait qu’elle était moins sur la réserve avec lui qu’avec moi. J’étais jalouse et à la fois heureuse pour Charming. Il avait la chance que je n’avais pas.

Je préférais laisser de côté le sujet parental et continuer avec l’actualité de la ville. En tant qu’ancienne souveraine, je ne pus m’empêcher de donner un conseil à Emma sur ce qu’elle devait faire envers nos rebelles. En l’absence de Maire, c’était Emma qui faisait régner l’ordre dans la ville. À croire que son rôle de future souveraine la poursuivrait toujours.

- Je suis sûre que tu t’en sortiras très bien, répondis-je lorsqu’elle précisa faire tout ce qu’elle pouvait.

Nous ne pouvions pas en attendre moins d’elle. J’eus une envie furieuse de poser ma main sur la sienne, mais malheureusement, je dus me retenir car je n’avais pas envie qu’Emma me repousse. Surtout qu’elle risquerait de renverser son chocolat chaud à la cannelle. Je jetais un coup d’œil à mon propre chocolat. Je songeais à cet instant que je n’avais pas encore bu une seule gorgée. Je levais mon gobelet le portait à mes lèvres pour faire ce pourquoi j’avais acheté cette boisson. Je relevais la tête vers ma fille quand elle m’annonça avoir lu mon interview. Je penchais la tête sur le côté. Mon interview. Oui… Cet interview était un coup des nains qui avaient suggéré de faire de moi le nouveau Maire de Storybrooke afin que je reprenne le rôle qui m’incombait. Un léger sourire se dessina sur mes lèvres lorsqu’Emma m’assura que je serais douée dans ce rôle-là.

- C’est gentil à toi de penser ça, répondis-je. Mais je ne sais pas. Je l’ai fait car il semblerait que certains voient encore en moi la reine que j’ai été. Mais aujourd’hui ? Tout est différent ici, la gouvernance n’est pas la même – bien que je saurais sans doute m’adapter – mais en ai-je réellement envie ? Je marquais une courte pause avant de continuer : Gouvernée un royaume n’était pas facile. C’était prendre des décisions en essayant d’éviter du faire du mal à une grande majorité de la population. Mais malheureusement, on ne peut pas faire plaisir à tout le monde… Nous verrons bien le jour des élections.

Je posais mon gobelet sur le bureau d’Emma et pris une grande inspiration. Nous ne pouvions pas attendre vingt ans avant d’avoir cette conversation. Pour moi il semblait de mise de crever l’abcès une bonne fois pour toute afin que nous puissions avancer. Je redoutais bien sûr qu’Emma me dise non mais qui ne tentait rien n’a rien.

- Emma, commençais-je. Est-ce que tu accepterais que nous discutions de… tu sais… de notre parenté ? Je ne veux pas te forcer à quoi que ce soit, mais il faudrait qu’on discute sérieusement et comme tu m’évites… Je t’avoue que j’ai un peu pris les devants en venant ici. Mais je pense que tu l’as compris par toi-même.


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