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L'histoire se déroule en Octobre 2013.

« Il parait que les personnes âgées se mettent à rapetisser et se tasser
avec le temps. Je ne pensais pas que cela vous arriverait si vite. »
par Ally Brynhild dans À force, cette baraque va finir par s'effondrer

Charming Henry Ruby Mr Gold

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 The pen is mightier than the sword ~ Madeline

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Ally Brynhild
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MessageSujet: The pen is mightier than the sword ~ Madeline   Sam 26 Mar - 17:37


"The pen is mightier than the sword"


Madeline & Ally



J'avais longtemps hésité avant de finalement me décider à acheter l'un de ses romans. Cela faisait déjà un moment que le premier tome me faisait de l'oeil, disposé sur le stand qui lui était réservé dans la librairie de Storybrooke, sans que je ne sorte forcément la carte bleue afin de le rapporter chez moi. Si j'avais toujours été une très grande lectrice, mon budget se resserrait un peu plus chaque jour, me forçant malgré moi à revoir mes priorités -consistant en l'état actuel des choses à réussir ma première année dans l'école d'art hors de prix pour laquelle je m'efforçais de travailler chaque jour en rentrant de cours.

J'avais alors attendu d'accumuler une certaine somme sur mon compte en banque, avant de m'autoriser à jeter un coup d'œil distrait à la quatrième de couverture, découvrant le résumé de l'histoire traitée avec un intérêt non dissimulé, qui acheva de me convaincre. Ni une ni deux, je m'étais empressée de passer en caisse, tentant d'éluder le fait que c'était bel et bien l'une de mes voisines qui était à l'origine du livre que je m'apprêtais à dévorer, ne me rassurant que peu sur la qualité de celui-ci : les grands écrivains ne courraient pas les rues, à l'inverse des auteurs dénués de talents qui osaient se prétendre comme tel pour peu d'être parvenu à vendre un exemplaire; et je devais en toute honnêteté avouer avoir du mal à croire qu'une plume élégante vivait à quelques pas de chez moi. Ce qui ne m'avait pas empêché de laisser sa chance au roman, me forçant à n pas émettre de jugement trop hâtif : si j'avais acquis ce livre, ce n'était certainement pas pour le démolir par la suite, mais afin de prononcer une critique honnête sur ce que je pensais détenir un potentiel indéniable. Alors, une fois rentrée à la maison et montée directement dans ma chambre, j'avais rapidement balayé du bras l'amas de feuilles disposées un peu au hasard sur mon lit pour m'y allonger, et ouvrir l'objet tant convoité à la première page. Plongée dans l'univers envoûtant de l'auteur, dans lequel je n'avais aucun mal à me retrouver, je ne voyais pas les heures passer, si bien que je m'endormis quelques heures plus tard encore dans mes vêtements de jour, ayant manqué le diner.

Quand je me réveillais le lendemain, ma couette avait été déposée sur mon corps, me recouvrant presque jusqu'à la tête -mon père était passé par là. Me redressant lentement pour me changer, j'eus un léger sourire en voyant sur ma table de chevet le déjeuner déposé près de mon lit. Une fois de plus, il avait pensé à moi avant de partir travailler -et surement l'en aurais-je remercié si notre train de vie ne le forçait pas à travailler le week-end. Le seul point positif de l'histoire restait le fait que sans mon père pour m'amener à la boutique d'art dans laquelle je me fournissais en estompes, je n'avais rien à faire de ma journée : il me faudrait attendre ce soir avant de pouvoir commencer mon nouveau projet. Si cela n'était en soi pas bien dramatique, il n'était tout simplement pas question que je passe ma journée à tourner en rond. Aussi pris-je le parti de continuer à lire quelques chapitres de plus, de manière à passer le temps.

Une centaine de pages plus tard, je trouvais toujours pas la force de stopper ainsi ma lecture. Alors, je décidai de lire un chapitre de plus...puis un autre...encore un autre...Si bien que j'eus du mal à réaliser ce qui avait bien pu se passer temporellement parlant lorsque je tournais finalement l'ultime page de l'ouvrage, que je reposai un instant sur ma couverture, avant de me raviser et de laisser glisser celui-ci dans mon sac à main, que je saisissai au vol. C'était fou, je le savais, mais je ne pouvais laisser passer la chance qui s'offrait à moi : je devais rencontrer l'écrivain qui avait réussi à capter ainsi mon attention, rejoignant presque mes Stephan King dans la bibliothèque déjà bien remplie installée dans ma chambre. Elle avait réussi à me faire voyager comme un artiste ne l'avait fait depuis longtemps. Il fallait que je lui parle, que je connaisse ses projets futurs, que je sache ses intentions. Il fallait que je la complimente et que je lui fasse part de mon avis sur son travail : j'étais bien placée pour savoir qu'un artiste ne pouvait qu'apprécier les critiques faites objectivement. J'espérais seulement qu'elle accepterait de les entendre.

Nous verrons le moment venu, décidai-je en claquant la porte de notre villa afin de traverser la rue me séparant du manoir de la jeune écrivaine, la voisine silencieuse connue pour sa présence discrète et son manque de participation à la vie communautaire qui ne faisait que mythifier son statut d'auteur recluse qui me poussait à l'instant présent à toquer à sa porte, animée d'une véritable et sincère motivation. Et puis j'attendais, parcourant machinalement la tranche de son roman du doigt, attendant une réponse de la part d'une personne que j'étais venue à admirer particulièrement. Que j'adresse quelque compliment à qui que ce soit était déjà une chose rare en elle-même; je n'étais certainement pas prête à poireauter dans le froid toute l'après midi. Epiant discrètement par la fenêtre, j'espérai détecter un mouvement quelconque qui m'aurait permis de déterminer si la personne que je recherchais actuellement était bel et bien au sein de son domicile en ce jour, pour finalement abandonner l'idée lorsque je ne parvins à distinguer qu'un salon désert et inoccupé. Sans doute aurais-je du consulter les pages jaunes afin d'obtenir son numéro et appeler pour prévenir de mon arrivée, songeais-je tout en commençant doucement à faire marche arrière. Quelques seconds plus tard pourtant, mes jambes s'arrêtèrent d'elles-mêmes, comme clouées au sol : j'avais entendu le bruit du parquet grincer à travers les murs de la demeure de l'écrivaine. Prête à lui faire face, je voulais faire bonne figure, tirant doucement sur ma chemise fleurie afin de la rajuster, tout en remettant en place de l'autre main une mèche de cheveux rebelle qui s'était échappée de mon chignon désordonné sous l'effet du vent. Tout ce que je voulais après tout, c'était faire bonne impression à cette personne dont j'ignorais tout, mais qui avait su me toucher bien plus qu'aucun de mes proches n'était parvenu à faire.

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MessageSujet: Re: The pen is mightier than the sword ~ Madeline   Dim 9 Avr - 21:57

Astrid + Mélanie


Chercher et trouver ma robe. C’était tout ce qui m’importait. Je voulais retrouver ma robe de mariée mais il semblerait qu’elle était introuvable. Pourtant elle était Storybrooke, j’en étais certaine. La malédiction nous avait emporté : ma robe était forcément là. Selon cet imbécile de Cricket, nous avions emporté avec nous un élément caractéristique de notre vie précédente et je savais de source sûre que c’était ma robe qui se trouvait là. Elle avait une valeur beaucoup plus importante à mes yeux qu’à n’importe qui. Je ne l’avais pas quitté depuis mon présumé jour de mariage. Elle était preuve de mon deuil envers mon cher et tendre Edward. Il fallait que je la retrouve ! Mais en attendant j’étais obligée de porter ces vêtements que la malédiction m’avait apporté. Dans tous les cas, je ne portais pas des vêtements très tapes à l’œil, mais il me fallait ma robe.

Comme à mon habitude, j’errais dans les pièces de mon Manoir qui était la copie conforme de Thunder Mesa. Je réfléchissais encore et encore à l’endroit où je pourrais trouver ma robe. Peut-être dans cette boutique ? Celle de l’Antiquaire qui faisait peur à tout le monde : M. Gold ou Rumpelstilskin ou je ne sais quoi d’autre encore comme surnom. Pourquoi est-ce que je n’y avais pas pensé plus tôt ? Mais pour ça, je devais quitter mon manoir et me rendre en ville. Je n’avais absolument aucune envie de croiser qui que ce soit dans cette foutue ville. Je savais d’avance qu’on me regarderait passer. Après tout, je ne sortais quasiment jamais. J’aimerai pouvoir attendre que tout le monde soit chez lui pour me rendre chez l’Antiquaire mais celui-ci serait fermé. Problème, problème.

La présence de la foule, de la population, des personnes en règle générale m’insupportait. Je ne désirais pas me mélanger à eux. Appeler la boutique ? Oui, pourquoi pas. Mais ce n’était pas le genre de question que je devais poster : je devais être sur place. M. Gold n’aurait absolument aucune raison de me dire la vérité sur ses possessions. Il pourrait me mentir. Je ne pouvais pas supporter le mensonge. Et pourquoi est-ce que ma robe ne pouvait pas tout simplement se trouver dans mon grenier comme n’importe laquelle de mes appartenances ?! Foutue malédiction ! Foutue sorcière. Était-ce si difficile de laisser quelqu’un vivre en paix ?!

Je poussais un soupire rageur tandis qu’on frappait à ma porte. Vivement, je me retournais dans la direction de la porte de la pièce dans laquelle je me trouvais. Qui toquait à ma porte ? Quel était le malotru qui osait franchir mon portail ? N’était-ce pas assez explicite de trouver un portail fermé ? Fallait-il encore que je crée une pancarte annonçant « Interdiction de rentrer sous peine de mort » ? Que devais-je faire à présent ? Ignorer la présence de cette personne et faire comme si je n’étais pas là ? Après tout, ce ne serait pas la première fois que je faisais une telle chose. Les gens finissaient par se lasser à force. Oui, c’était bien mieux comme ça. Ainsi, je n’aurais pas à m’embêter à aller ouvrir la porte et à demander au gêneur de quitter le pas de ma porte.

Je continuais donc d’arpenter mon manoir en long, en large et en travers dans l’espoir de trouver une piste ou un endroit quelconque où cette foutue robe de mariée pourrait se trouver. Peut-être possédais-je une pièce cachée et je n’en avais aucune idée ? Pourtant, je connaissais absolument par cœur le manoir de Thunder Mesa et si ce manoir là était la parfaite réplique, je connaissais absolument chacun des passages secrets. Il ne pouvait pas y en avoir d’autres. C’était impossible. La magie ne pouvait pas être aussi vicieuse à ce niveau là. Surtout que mon manoir n’était qu’un petit détail dans toute cette ville qu’elle avait crée. Enfin… Je n’y connaissais rien en magie, je n’étais pas bien placée pour parler. Cependant, dès que les autres auront trouvé un moyen de retourner dans notre vrai monde, je serais la première du voyage. Mais pas tant que je n’aurais pas retrouvé ma robe.

N’en pouvant plus de tourner encore en rond dans mon manoir à la recherche d’une robe qui ne se trouvait pas là, je décidais de prendre la direction de l’extérieur. Tant pis si je croisais du monde, il fallait que je demande à M. Gold s’il la possédait. D’après ce que j’avais entendu dire si nous recherchions quelque chose de perdu, il y avait fort à parier que cela se trouvait dans sa boutique. J’attrapais mon gilet et l’enfilais. Je passais devant un miroir et observais mon reflet. Mes cheveux étaient en pagaille. Mais qu’est-ce que j’en avais à faire ? N’étais-je pas la folle de la ville ? Un peu plus ou un peu moins, où était la différence ?

Je pris une grande inspiration, espérant trouver le courage nécessaire pour sortir en ville. Pour moi, il s’agissait d’un véritable défi et non pas des moindres. Je soufflais un grand coup et me dirigeais à grandes enjambées vers la porte. Je refermais mon gilet sur moi et ouvris grand la porte. Aussitôt, je me retrouvais nez à nez avec une gamine aux cheveux blonds. Je sursautais, ne m’attendant pas à ce que la personne qui avait frappé à ma porte soit encore là avec les longues minutes que j’avais laissé filer.

- Qu’est-ce que vous faites encore là, vous ? demandais-je brusquement, lui prouvant ainsi mon sérieux mécontentement de la trouver encore là alors qu’elle aurait dû débarrasser le plancher depuis longtemps.

Machinalement, comme par automatisme, je refermais légèrement la porte au cas où cette intruse souhaitait pénétrer à l’intérieur de mon manoir sans préavis quelconque. Ce n’était pas encore arrivé, mais on ne savait jamais. La ville était partie dans tous les sens depuis que les souvenirs étaient de retour alors on ne savait jamais ce qu’il pouvait se passer dans la tête des autres. Peut-être que cette jeune fille était là pour mettre les points sur les I avec moi ? Quoi que… Cela ne pouvait pas être possible : je n’avais jamais vu cette demoiselle de toute ma vie ! J’en étais certaine. Ou alors mon père avait fait du mal au sien et elle venait me le faire payer ? Aucune idée. Mais dans tous les cas, il était hors de question que je la laisse pénétrer dans mon espace vital.


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Ally Brynhild
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MessageSujet: Re: The pen is mightier than the sword ~ Madeline   Dim 7 Jan - 12:59


"The pen is mightier than the sword"


Madeline & Ally



Si j’avais conscience que le manoir à l’entrée duquel je me trouvais devait être grand, j’aurais tout de même apprécié que l’écrivaine se dépêche. Ma patience avait des limites, tandis que le froid mordant commençait à se faire sentir à l’extérieur. Par réflexe, je resserrais les pans de ma veste contre moi en veillant bien à ne pas froisser le chemisier que je portais en dessous, de manière à récupérer le peu de chaleur qui m’était offerte -si j’avais su que j’aurais du poireauter dehors, sans doute aurais-je songé à opter pour un gilet en laine, qui aurait été pour le coup, un choix beaucoup plus sage. Mais cela dit, rien ne m’avait laissé à penser que l’on m’ignorerait tout bonnement à la porte. C’était inconcevable ! Je l’entendais progresser à travers la demeure toujours sans se rapprocher de la porte d’entrée derrière laquelle je l’attendais. J’avais beau tenter de me convaincre qu’elle ne m’avait pas entendue ou était tout bonnement occupée, mon égo s’en trouvait blessé.
Tellement que lorsque je la vis soudain apparaître face à moi, porte grande ouverte, j’en fus réduite à lâcher un léger soupir de soulagement.

A l’inverse, j’observais la jeune femme sursauter en m’apercevant, confirmant la théorie selon laquelle elle devait sûrement ne pas avoir remarqué ma présence. Je m’excusais mentalement de lui en avoir voulu pour cela. Après tout n’était-ce sans doute pas sa faute ! Les murs devaient être assez épais : il suffisait qu’elle ait décidé d’écouter de la musique ou de prendre une douche pour masquer le son des coups contre la porte.

- Qu’est-ce que vous faites encore là, vous ? 

Fut la première remarque qui me fut adressée, avant même que je n’eus le temps de me présenter. Alors elle m’avait bien entendue la première fois l’effrontée ! - et n’avait même pas eu la décence de m’ouvrir. Eh bien pour une mauvaise impression…

Je décidais cependant de ravaler les insultes qui me brûlaient les lèvres pour achever ce que j’avais entrepris de faire en passant la porte de chez moi. D’une main je saisissai le roman qui reposait encore dans mon sac à main pour le lui montrer, le sourire au lèvres.

- Je suis venue vous dire qu’il est excellent ! Commentais-je, sans oser développer, ne sachant pas si mon interlocutrice serait prône à discuter de cela plus avant.

Prenant les devants sur ses prochaines remarques désobligeantes, je reprenais la parole, regagnant petit à petit une confiance due à la force de l’habitude.

- Mon nom est Ally. Ally Brynhild. J’habite à deux trois patés de maisons, du coup, je me suis dis que c’était l’occasion rêvée pour vous complimenter sur votre travail. Après tout m’a-t-il accompagnée durant deux jours, achevais-je ma phrase avec un sourire colgate.

Si mon expression ainsi que mon discours étaient inévitablement construits, mes paroles en restaient néanmoins sincères. J’avais toujours été une lectrice exigeante, et le fait que cette auteur ait attiré mon attention relevait d’un véritable miracle -ou dans ce cas de figure, d’un véritable talent. Et si Harold plus que personne n’aurait sans doute pas vu l’intérêt à encourager qui que ce soit dans cette vie qu’il voyait comme un mensonge, je comptais bien continuer mon existence dans cet univers. Dans ce cas de figure n’était-il pas normal de continuer à tisser des liens ? Madeline ne serait sûrement pas une amie, mais si elle avait l’occasion de continuer à écrire quelques histoires destinées à reposer sur ma table de chevet, j’aurais été la dernière des imbéciles à refuser.

- J’aurais adoré en discuter avec vous, lorsque votre emploi du temps vous le permettra, ajoutais-je.

Je ne laissait pas le doute s’installer en évoquant la probabilité qu’elle accepte. C’était une affirmation. C’était mal me connaître de croire que j’aurais accepté un refus.

Sans compter que ce n’était pas non plus la mer à boire. Je lui volerais simplement quelque trente minutes de son temps autour d’un café, ce qui, au vu des cernes dessinées sous ses yeux ne lui ferait pas de mal. Dieu sait qu’elle paraissait encore plus pâle que je ne l’étais ! Face à face à la faible lueur du soleil notre manque de sommeil nous faisait apparaître toutes deux telles des zombies. A l’exception près que j’avais eu la décence de me maquiller un tant soit peu afin d’atténuer l’effet mort vivant qui me suivait chaque fin de semaine. Sans cela sans doute moi aussi aurais-je donné l’impression de ne pas avoir dormi durant des mois. Je me gardais néanmoins bien de le lui faire remarquer.

-Nous pourrions nous installer dans un café sympa et échanger un peu. Je suis certaine que vous avez tout un tas d’anecdotes à partager sur votre livre, et je serais plus que curieuse de les découvrir. Qu’en dites vous ?

Une simple question, pour lui donner l’illusion qu’elle avait le choix, alors qu’à mes yeux, tout était déjà décidé. Je ne pouvais pas laisser passer une occasion pareille de m’enfuir de chez moi pour replonger avec bonheur dans l’univers de l’artiste. Si j’avais de la chance, peut-être même m’autoriserait-elle à dessiner ses personnages. Dans le doute, je me dis qu’il valait sans doute mieux que je ramène mon carnet à dessin demain demain. Il me servirait, au pire des cas, à griffonner en attendant que nos commandes arrivent. Ce n’était jamais une mauvaise idée.

-A moins que vous ne préfériez un thé ?

Une alternative, augmentant mes chances de réussite. C’était peu, mais si cela me permettait de gagner des points je n’allais pas rechigner.  

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MessageSujet: Re: The pen is mightier than the sword ~ Madeline   Lun 29 Jan - 17:57

Astrid + Mélanie


C'était comme une nécessité. Je me devais de retrouver ma robe. Elle ne pouvait être loin de moi : dernier vestige de mon amour perdu. Il était hors de question que j'y renonce. J'avais fouillé de fond en comble l'ensemble de cette imitation de Thunder Mesa où je résidais à l'heure actuelle. Chaque recoin avait été passé au peigne fin, même les combles et le grenier. Rien. Ma robe de mariée avait disparu. Je ne l'avais pas quitté pendant des années. J'avais été emportée par la malédiction de Regina Mills tout en la portant donc elle était forcément à Storybrooke. Sauf que pour la chercher, je devais sortir de chez moi pour me rendre chez cet antiquaire qui soi-disant avait tout : M. Gold ou je ne sais trop quoi. Quel nom ridicule. Enfin ce n'était pas le plus important. Le plus important c'était ma robe et il était " mon dernier espoir ".

Il m'avait fallu tout de même un moment pour me motiver à sortir de chez moi. J'avais une sainte horreur de la foule et rien qu'à l'idée de me retrouver au beau milieu de la population, j'en avais des frissons d'effrois. Mais il fallait que je prenne sur moi. Une fois que j'eus réussi à prendre sur moi et à me lancer dans ma motivation, je me retrouvais nez à nez avec la personne qui avait frappé à ma porte bien des minutes auparavant et que j'avais royalement ignoré parce que je n'avais pas envie de discuter avec qui que ce soit. Je me retrouvais donc face à une jeune fille blonde aux grands yeux bleus. Je la regardais de haut en bas avant de lui demander ce qu'elle faisait encore là. Depuis le temps, j'espérais qu'elle avait débarrassé le plancher, mais visiblement, ce n'était pas du tout le cas. Ce que les gens pouvaient être têtus parfois.

Pour toute première réponse, je me retrouvais avec un bouquin brandi sous le nez et je reculais légèrement pour constater que c'était un des miens. Enfin… un des miens c'était vite dit étant donné que je n'avais jamais écrit le moindre livre de ma vie. La malédiction avait créé ce livre, pas moi. Et je me retrouvais avec une fan sur le pas de ma porte qui m'annonçait qu'il était excellent. Je fronçais les sourcils tandis qu'elle se présentait comme étant une " voisine " et qu'elle avait décidemment une grande détermination à me parler de sa lecture. Je savais parfaitement de quoi parlait le livre qu'elle avait brandi sous mon nez puisque la malédiction m'en avait incorporé le souvenir. Je lâchais un profond soupire. De quoi voulait-elle donc parler puisque ce n'était que l'issu d'une malédiction ? Etait-elle donc restée sans souvenir ? Si c'était le cas, c'était bien triste pour elle. Et si ce n'était pas le cas…

Je crus sincèrement devenir folle quand elle insista pour en discuter. Je collais ma tête contre le chambranle de la porte, agacée de son insistance à vouloir à tout prix discuter de ce ramassis de bêtises. Pourquoi avait-il fallu que je sois auteur dans cette vie ? Comme si j'avais la moindre once d'imagination pour écrire ça. Je ne vivais que d'une mélancolie certaine et pourtant je me retrouvais avec une jeune fille collée aux basques… Moi qui désirais seulement retrouver ma robe… C'était peine perdue. Ma motivation à quitter Thunder Mesa version 2.0 semblait être compromise. Or, plus je retardais ma recherche, moins j'aurais l'occasion de la trouver. Et si… Et si une femme avait décidé de l'acheter pour son mariage ?! Hors de question ! C'était ma robe, à moi ! Cette robe était la preuve de mon engagement envers mon bel Edward et je ne laisserai personne me la retirer. Mais j'avais un obstacle en face de moi et il fallait que je m'en débarrasse.

- C'est bien gentil tout ça… commençais-je à répondre mais elle me coupa la parole en hasardant que je préférais peut-être le thé.

Il n'était pas question de thé ou de café ou de quoi que ce soit, ne voulait-elle pas comprendre que je ne voulais pas discuter avec elle de quoi que ce soit ? Ladite Ally semblait être beaucoup trop têtue pour son propre bien et je détestais avoir affaire à des personnes insistantes.

- Mademoiselle Brynhild, c'est ça ? repris-je une fois sure et certaine qu'elle allait me laisser parler. Vous avez l'air d'être une fille intelligente et je suis certaine que vous comprendrez très bien le sens de mes paroles : vous êtes au courant que nous avons subi une malédiction, n'est-ce pas ? Que nous avons vécu la même journée pendant 28 longues années sans nous en rendre compte ? Que la malédiction a été brisée très récemment par une espèce d'enfant héros née de je ne sais quel amour mielleux à souhait ?

Je voyais bien au fil de mes paroles qu'elle comprenait très bien de quoi je parlais, qu'elle était au courant de la situation. Aussi continuais-je :

- Bien, si vous savez tout ça, répondez simplement à cette question : à quel moment ai-je bien pu pondre ce foutu bouquin ? Je laissais un petit temps de battement avant de reprendre : A aucun moment, nous sommes bien d'accord. Alors si vous souhaitez féliciter quelqu'un, rendez-vous donc chez Madame le Maire qui sera sans aucun doute enchantée d'apprendre que sa malédiction a crée un livre aussi fabuleux avec mon faux nom dessus. Oh et ne vous privez pas à l'inviter pour un café ou un thé, comme bon vous semblera.

J'attrapais les clés de chez moi et sortis, bien décidée à me rendre chez cet antiquaire.

- Maintenant si vous voulez bien m'excuser, mais j'ai quelque chose à retrouver et ce n'est pas en parlant littérature que j'y arriverai.


©️ Méphi.


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