Inscrivez votre forum sur notre Top-site !


« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind
L'histoire se déroule en
Octobre 2013.


Partagez | 
 

 The pen is mightier than the sword ~ Madeline

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar

Ally Brynhild
Admin ೨ Astrid

⚔ Curse :
384
⚔ Coeur :
Insensible
⚔ Personnage de Conte :
Astrid Hofferson


MessageSujet: The pen is mightier than the sword ~ Madeline   Sam 26 Mar - 17:37






The pen is mightier

than the sword




Madeline & Ally

J'avais longtemps hésité avant de finalement me décider à acheter l'un de ses romans. Cela faisait déjà un moment que le premier tome me faisait de l'oeil, disposé sur le stand qui lui était réservé dans la librairie de Storybrooke, sans que je ne sorte forcément la carte bleue afin de le rapporter chez moi. Si j'avais toujours été une très grande lectrice, mon budget se resserrait un peu plus chaque jour, me forçant malgré moi à revoir mes priorités -consistant en l'état actuel des choses à réussir ma première année dans l'école d'art hors de prix pour laquelle je m'efforçais de travailler chaque jour en rentrant de cours.

J'avais alors attendu d'accumuler une certaine somme sur mon compte en banque, avant de m'autoriser à jeter un coup d'œil distrait à la quatrième de couverture, découvrant le résumé de l'histoire traitée avec un intérêt non dissimulé, qui acheva de me convaincre. Ni une ni deux, je m'étais empressée de passer en caisse, tentant d'éluder le fait que c'était bel et bien l'une de mes voisines qui était à l'origine du livre que je m'apprêtais à dévorer, ne me rassurant que peu sur la qualité de celui-ci : les grands écrivains ne courraient pas les rues, à l'inverse des auteurs dénués de talents qui osaient se prétendre comme tel pour peu d'être parvenu à vendre un exemplaire; et je devais en toute honnêteté avouer avoir du mal à croire qu'une plume élégante vivait à quelques pas de chez moi. Ce qui ne m'avait pas empêché de laisser sa chance au roman, me forçant à n pas émettre de jugement trop hâtif : si j'avais acquis ce livre, ce n'était certainement pas pour le démolir par la suite, mais afin de prononcer une critique honnête sur ce que je pensais détenir un potentiel indéniable. Alors, une fois rentrée à la maison et montée directement dans ma chambre, j'avais rapidement balayé du bras l'amas de feuilles disposées un peu au hasard sur mon lit pour m'y allonger, et ouvrir l'objet tant convoité à la première page. Plongée dans l'univers envoûtant de l'auteur, dans lequel je n'avais aucun mal à me retrouver, je ne voyais pas les heures passer, si bien que je m'endormis quelques heures plus tard encore dans mes vêtements de jour, ayant manqué le diner.

Quand je me réveillais le lendemain, ma couette avait été déposée sur mon corps, me recouvrant presque jusqu'à la tête -mon père était passé par là. Me redressant lentement pour me changer, j'eus un léger sourire en voyant sur ma table de chevet le déjeuner déposé près de mon lit. Une fois de plus, il avait pensé à moi avant de partir travailler -et surement l'en aurais-je remercié si notre train de vie ne le forçait pas à travailler le week-end. Le seul point positif de l'histoire restait le fait que sans mon père pour m'amener à la boutique d'art dans laquelle je me fournissais en estompes, je n'avais rien à faire de ma journée : il me faudrait attendre ce soir avant de pouvoir commencer mon nouveau projet. Si cela n'était en soi pas bien dramatique, il n'était tout simplement pas question que je passe ma journée à tourner en rond. Aussi pris-je le parti de continuer à lire quelques chapitres de plus, de manière à passer le temps.

Une centaine de pages plus tard, je trouvais toujours pas la force de stopper ainsi ma lecture. Alors, je décidai de lire un chapitre de plus...puis un autre...encore un autre...Si bien que j'eus du mal à réaliser ce qui avait bien pu se passer temporellement parlant lorsque je tournais finalement l'ultime page de l'ouvrage, que je reposai un instant sur ma couverture, avant de me raviser et de laisser glisser celui-ci dans mon sac à main, que je saisissai au vol. C'était fou, je le savais, mais je ne pouvais laisser passer la chance qui s'offrait à moi : je devais rencontrer l'écrivain qui avait réussi à capter ainsi mon attention, rejoignant presque mes Stephan King dans la bibliothèque déjà bien remplie installée dans ma chambre. Elle avait réussi à me faire voyager comme un artiste ne l'avait fait depuis longtemps. Il fallait que je lui parle, que je connaisse ses projets futurs, que je sache ses intentions. Il fallait que je la complimente et que je lui fasse part de mon avis sur son travail : j'étais bien placée pour savoir qu'un artiste ne pouvait qu'apprécier les critiques faites objectivement. J'espérais seulement qu'elle accepterait de les entendre.

Nous verrons le moment venu, décidai-je en claquant la porte de notre villa afin de traverser la rue me séparant du manoir de la jeune écrivaine, la voisine silencieuse connue pour sa présence discrète et son manque de participation à la vie communautaire qui ne faisait que mythifier son statut d'auteur recluse qui me poussait à l'instant présent à toquer à sa porte, animée d'une véritable et sincère motivation. Et puis j'attendais, parcourant machinalement la tranche de son roman du doigt, attendant une réponse de la part d'une personne que j'étais venue à admirer particulièrement. Que j'adresse quelque compliment à qui que ce soit était déjà une chose rare en elle-même; je n'étais certainement pas prête à poireauter dans le froid toute l'après midi. Epiant discrètement par la fenêtre, j'espérai détecter un mouvement quelconque qui m'aurait permis de déterminer si la personne que je recherchais actuellement était bel et bien au sein de son domicile en ce jour, pour finalement abandonner l'idée lorsque je ne parvins à distinguer qu'un salon désert et inoccupé. Sans doute aurais-je du consulter les pages jaunes afin d'obtenir son numéro et appeler pour prévenir de mon arrivée, songeais-je tout en commençant doucement à faire marche arrière. Quelques seconds plus tard pourtant, mes jambes s'arrêtèrent d'elles-mêmes, comme clouées au sol : j'avais entendu le bruit du parquet grincer à travers les murs de la demeure de l'écrivaine. Prête à lui faire face, je voulais faire bonne figure, tirant doucement sur ma chemise fleurie afin de la rajuster, tout en remettant en place de l'autre main une mèche de cheveux rebelle qui s'était échappée de mon chignon désordonné sous l'effet du vent. Tout ce que je voulais après tout, c'était faire bonne impression à cette personne dont j'ignorais tout, mais qui avait su me toucher bien plus qu'aucun de mes proches n'était parvenu à faire.


ALASKA.



_________________________

grande iconepetite icone

In my field of paper flowers
I lie inside myself for hours

LADY SUR EPICODE
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Madeline Rosewood
Admin ೨ La dame blanche

⚔ Curse :
39
⚔ Coeur :
À tout jamais à Edward
⚔ Personnage de Conte :
Melanie Ravenswood, le fantôme de la mariée, la dame blanche


MessageSujet: Re: The pen is mightier than the sword ~ Madeline   Dim 9 Avr - 21:57

Astrid + Mélanie


Chercher et trouver ma robe. C’était tout ce qui m’importait. Je voulais retrouver ma robe de mariée mais il semblerait qu’elle était introuvable. Pourtant elle était Storybrooke, j’en étais certaine. La malédiction nous avait emporté : ma robe était forcément là. Selon cet imbécile de Cricket, nous avions emporté avec nous un élément caractéristique de notre vie précédente et je savais de source sûre que c’était ma robe qui se trouvait là. Elle avait une valeur beaucoup plus importante à mes yeux qu’à n’importe qui. Je ne l’avais pas quitté depuis mon présumé jour de mariage. Elle était preuve de mon deuil envers mon cher et tendre Edward. Il fallait que je la retrouve ! Mais en attendant j’étais obligée de porter ces vêtements que la malédiction m’avait apporté. Dans tous les cas, je ne portais pas des vêtements très tapes à l’œil, mais il me fallait ma robe.

Comme à mon habitude, j’errais dans les pièces de mon Manoir qui était la copie conforme de Thunder Mesa. Je réfléchissais encore et encore à l’endroit où je pourrais trouver ma robe. Peut-être dans cette boutique ? Celle de l’Antiquaire qui faisait peur à tout le monde : M. Gold ou Rumpelstilskin ou je ne sais quoi d’autre encore comme surnom. Pourquoi est-ce que je n’y avais pas pensé plus tôt ? Mais pour ça, je devais quitter mon manoir et me rendre en ville. Je n’avais absolument aucune envie de croiser qui que ce soit dans cette foutue ville. Je savais d’avance qu’on me regarderait passer. Après tout, je ne sortais quasiment jamais. J’aimerai pouvoir attendre que tout le monde soit chez lui pour me rendre chez l’Antiquaire mais celui-ci serait fermé. Problème, problème.

La présence de la foule, de la population, des personnes en règle générale m’insupportait. Je ne désirais pas me mélanger à eux. Appeler la boutique ? Oui, pourquoi pas. Mais ce n’était pas le genre de question que je devais poster : je devais être sur place. M. Gold n’aurait absolument aucune raison de me dire la vérité sur ses possessions. Il pourrait me mentir. Je ne pouvais pas supporter le mensonge. Et pourquoi est-ce que ma robe ne pouvait pas tout simplement se trouver dans mon grenier comme n’importe laquelle de mes appartenances ?! Foutue malédiction ! Foutue sorcière. Était-ce si difficile de laisser quelqu’un vivre en paix ?!

Je poussais un soupire rageur tandis qu’on frappait à ma porte. Vivement, je me retournais dans la direction de la porte de la pièce dans laquelle je me trouvais. Qui toquait à ma porte ? Quel était le malotru qui osait franchir mon portail ? N’était-ce pas assez explicite de trouver un portail fermé ? Fallait-il encore que je crée une pancarte annonçant « Interdiction de rentrer sous peine de mort » ? Que devais-je faire à présent ? Ignorer la présence de cette personne et faire comme si je n’étais pas là ? Après tout, ce ne serait pas la première fois que je faisais une telle chose. Les gens finissaient par se lasser à force. Oui, c’était bien mieux comme ça. Ainsi, je n’aurais pas à m’embêter à aller ouvrir la porte et à demander au gêneur de quitter le pas de ma porte.

Je continuais donc d’arpenter mon manoir en long, en large et en travers dans l’espoir de trouver une piste ou un endroit quelconque où cette foutue robe de mariée pourrait se trouver. Peut-être possédais-je une pièce cachée et je n’en avais aucune idée ? Pourtant, je connaissais absolument par cœur le manoir de Thunder Mesa et si ce manoir là était la parfaite réplique, je connaissais absolument chacun des passages secrets. Il ne pouvait pas y en avoir d’autres. C’était impossible. La magie ne pouvait pas être aussi vicieuse à ce niveau là. Surtout que mon manoir n’était qu’un petit détail dans toute cette ville qu’elle avait crée. Enfin… Je n’y connaissais rien en magie, je n’étais pas bien placée pour parler. Cependant, dès que les autres auront trouvé un moyen de retourner dans notre vrai monde, je serais la première du voyage. Mais pas tant que je n’aurais pas retrouvé ma robe.

N’en pouvant plus de tourner encore en rond dans mon manoir à la recherche d’une robe qui ne se trouvait pas là, je décidais de prendre la direction de l’extérieur. Tant pis si je croisais du monde, il fallait que je demande à M. Gold s’il la possédait. D’après ce que j’avais entendu dire si nous recherchions quelque chose de perdu, il y avait fort à parier que cela se trouvait dans sa boutique. J’attrapais mon gilet et l’enfilais. Je passais devant un miroir et observais mon reflet. Mes cheveux étaient en pagaille. Mais qu’est-ce que j’en avais à faire ? N’étais-je pas la folle de la ville ? Un peu plus ou un peu moins, où était la différence ?

Je pris une grande inspiration, espérant trouver le courage nécessaire pour sortir en ville. Pour moi, il s’agissait d’un véritable défi et non pas des moindres. Je soufflais un grand coup et me dirigeais à grandes enjambées vers la porte. Je refermais mon gilet sur moi et ouvris grand la porte. Aussitôt, je me retrouvais nez à nez avec une gamine aux cheveux blonds. Je sursautais, ne m’attendant pas à ce que la personne qui avait frappé à ma porte soit encore là avec les longues minutes que j’avais laissé filer.

- Qu’est-ce que vous faites encore là, vous ? demandais-je brusquement, lui prouvant ainsi mon sérieux mécontentement de la trouver encore là alors qu’elle aurait dû débarrasser le plancher depuis longtemps.

Machinalement, comme par automatisme, je refermais légèrement la porte au cas où cette intruse souhaitait pénétrer à l’intérieur de mon manoir sans préavis quelconque. Ce n’était pas encore arrivé, mais on ne savait jamais. La ville était partie dans tous les sens depuis que les souvenirs étaient de retour alors on ne savait jamais ce qu’il pouvait se passer dans la tête des autres. Peut-être que cette jeune fille était là pour mettre les points sur les I avec moi ? Quoi que… Cela ne pouvait pas être possible : je n’avais jamais vu cette demoiselle de toute ma vie ! J’en étais certaine. Ou alors mon père avait fait du mal au sien et elle venait me le faire payer ? Aucune idée. Mais dans tous les cas, il était hors de question que je la laisse pénétrer dans mon espace vital.


© Méphi.

_________________________
Look at him, look at me. That boy is bad, and honestly he's a wolf in disguise but I can't stop staring in those evil eyes. That boy is a monster. He ate my heart - I love that girl - He ate my heart - Wanna talk to her, she is hot as hell - He ate my heart -I love that girl - He ate my heart - Wanna talk to her, she is hot as hell ©endlesslove.
MÉLANIE RAVENSWOOD
Revenir en haut Aller en bas
 

The pen is mightier than the sword ~ Madeline

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» [Présentation] Sword Art Online/ALfheim Online
» [Sword Art Online] Présentation
» Sword Art Online RPG
» Rpg Sword Art Online
» Konno Yuuki | Absolute Sword (絶剣, Zekken?).

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Once Upon a Curse ::  :: Les Rues :: Quartiers Riches :: Le manoir de Madeline-