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« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind
L'histoire se déroule en
Octobre 2013.


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 Nous sommes des vikings... n'est-ce pas ?

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MessageSujet: Nous sommes des vikings... n'est-ce pas ?    Sam 20 Fév - 3:45
Nous sommes des vikings... n'est-ce pas ?
Ally Brynhild & Jay Frederick Curtis
Je n'avais presque pas dormi de la nuit. À cette heure, en temps normal, je serais en classe, mais depuis le retour de mes souvenirs, je ne m'étais pas rendu une seule fois à l'école. Je n'avais pas le temps pour cela. Vraiment, il y avait des choses bien plus importantes. Déjà, je me devais de retrouver tous les villageois avec mon père, qui me traînait de force dans sa recherche. Il était un chef et il s'agissait-là de son travail, mais moi, je ne m'inquiétais pas tant pour mon peuple. Nous étions des Vikings, après tout ! Il nous en fallait bien plus pour nous atteindre qu'une petite malédiction. Non, je m'inquiétais pour les dragons. Pour Krokmou. Je ne l'avais toujours pas retrouvé et je commençais à m'en inquiéter grandement. Toute cette histoire de dragon qui s'était montré à un mariage me hantait et je ne pensais plus à rien d'autre.

Mes recherches actives ne m'avaient mené nulle part jusqu'à maintenant. Je désespérais de plus en plus de pouvoir retrouver un jour la trace de la furie nocturne. Peut-être était-il encore à Beurk. Je n'aimais pas cette idée. De nombreuses années étaient passées depuis le début de la malédiction et je ne voulais pas m'imaginer ce qu'il lui était arrivé durant ce temps. Il ne pouvait même plus volé. Oh, Odin ! J'étais sur son dos lorsque nous avions été touché. Non, il ne pouvait pas être là-bas... Il devait bien être quelque part en ville. Mon seul espoir se trouvait en ce dragon que beaucoup jurait avoir vu. Je devais enquêter sur cela un peu plus profondément. Je me notais à moi-même de trouver des gens qui avaient assistés à ce mariage et pouvait me raconter exactement ce qu'il s'était passé.

J'attrapai mon téléphone, décidant d'envoyer un texte à Astrid. Ou Ally, je ne savais plus trop comment l'appeler. Toute cette histoire rendait l’identité de chacun bien mélangeante. Je ne savais plus vraiment qui j'étais et je doutais être le seul perdu dans tous ces souvenirs. Tout ce que j'avais vécu ici et à Beurk paraissait si réel et si faux à la fois. Il m'était difficile de démêler le tout. Je n'étais pas vraiment Jay Frederick Curtis, cette cotre-partie de moi inventée lors de la malédiction, mais d'un sens, j'avais tant l'impression qu'il était vrai. Il faisait en quelque sorte partie de moi, maintenant. Je me sentais bien perdu dans tout cela. Ma relation avec Ally était toute aussi étrange, alors que sa personnalité était loin d'être celle que j'avais connu à Beurk. Je n'étais pas vraiment certain de ce que nous étions l'un pour l'autre et mes sentiments pour elle étaient tout aussi ambigus. Je mentirais si je disais ne pas l'apprécier et être attiré par elle, mais son manque d'inquiétude pour la situation m'ennuyait. D'un côté, Jay me criait de ne pas la laisser aller, alors que de l'autre, Harold lui en voulait énormément. J'avais l'impression de vivre avec deux personnes complètement différentes dans ma tête... Mon passé à Beurk était semblable à celui que j'avais vécu ici, mais cela avait changé après que j'eu sauvé mon village avec Krokmou. J'avais l'impression d'avoir fait un énorme bond dans le passé, alors qu'il s'agissait bien plus d'un bond dans le futur à mon avis. J'avais l'impression d'avoir dormi durant toutes ces années et que mon vécu ici n'était qu'un simple rêve.

Mon message était simple. Je lui demandais de me rejoindre dans un petit café du quartier riche, bien que je n'aimais pas particulièrement me rendre à cet endroit. Ce n'était pas tant les prix exorbitants, mais bien plus l'attitude des personnes qui le fréquentait. Bien sûr, avec le retour des souvenirs, certains avaient énormément changé, mais ce n'était pas le cas de tout le monde. Malheureusement, Ally faisait partie de ses derniers et la personnalité d'Astrid semblait presque avoir disparu. Je ne voyais plus une guerrière prête à se battre, à moins qu'une paire de chaussure ne soit en jeu...

Sans attendre de réponse, je me dirigeai vers la porte de ma maison et pris le chemin de l'endroit où j'avais fixé notre rendez-vous. Ce n'était pas très loin de chez moi et un rien de temps, j'y étais déjà arrivé. J'attendis patiemment à côté de la porte, à l'extérieur. Si elle ne pouvait pas venir, je me rendrais surement au Granny's Dinner posé quelques questions à tout ceux que je pouvais bien croiser. Éventuellement, j'allais en rendre certains fous, mais je n'arrêterais pas tant que je n'obtiendrais pas de réponses.

by Epilucial



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Ally Brynhild
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MessageSujet: Re: Nous sommes des vikings... n'est-ce pas ?    Mar 1 Mar - 20:28





Jay & Ally
“Nous sommes des vikings... N'est-ce pas ?”



A
llongée sur le sol de ma chambre actuellement tapissée de feuilles cartonnées écrasées sous forme de petites boules de papier suite à une erreur indélébile de ma part, je tentais de terminer les détails de mon dernier projet, me concentrant du mieux que je le pouvais de manière à recréer à la perfection le portrait de mon dragon, depuis longtemps perdu de vue par la faute de la malédiction qui nous avait séparées. Le retour des souvenirs m'avait permis de me rappeler de celle pour qui j'aurais tout donné il y a de cela des années, pour qui j'aurais tout donné encore, si je parvenais à la retrouver. Néanmoins, la situation était bien plus complexe qu'elle n'avait pu l'être à l'époque. S'il avait suffi à Harold de me convaincre du bienfondé de ses idées sur les dragons pour me faire changer d'avis sur leur cas; aujourd'hui, l'idée était bien là en théorie, mais en pratique, il me restait beaucoup. J'avais bien entendu mené mes propres recherches dès que j'en avais eu la possibilité -mais contrairement à Jay qui passait tout son temps sur cette nouvelle quête, j'avais une vie à mener en tant qu'Ally, qui avait à mes yeux toute son importance. Je restais Astrid, bien sûr. Cette part de moi était toujours présente -mais j'étais également Aline, ce que le garçon semblait parfois oublier. Il avait choisi de laisser prédominer l'une de ses existences, soit -moi, j'avais choisi de cohabiter avec les deux, et ne reviendrais surement pas sur mon choix pour lui. De toute les vies que j'avais pu mener, jamais je n'avais été libre comme j'avais l'opportunité de l'être aujourd'hui. Coincée sur l'île de Beurk, cloitrée dans une prison dorée à Storybrooke, j'étais à quelques pas de pouvoir enfin m'enfuir de toutes les obligations qui m'avaient toujours retenues. Il attendait le retour de la magie pour rentrer chez lui, je l'attendais pour enfin trouver mon foyer.

Je n'oubliais pourtant pas Tornade, celle aux côtés de qui j'avais passé de longues années déjà. J'espérais secrètement la retrouver ici, parmi les habitants de la ville, et la convaincre de rester à mes côtés si la situation se présentait. J'aurais voulu convaincre Harold également -la vie qu'il menait ici était parfaite, je ne comprenais pas pourquoi il tenait tant à rentrer dans le trou perdu ou nous logions autrefois-, mais je savais que cela était parfaitement inutile. Il y a de cela des années, je souhaitais que le jeune homme prenne ses responsabilités en main et assume le rôle de chef qui lui serait attribué- maintenant, j'aurais été bien mal placée pour le lui reprocher. Je savais qu'il avait raison de faire ce qu'il faisait à présent. En tant que leader, il rassemblait ses troupes, son village pour leur reconstituer l'asile qu'ils recherchaient tous, pour les ramener là où tout avait commencé. Avec ou sans moi, le résultat resterait le même. Ils repartiraient à Beurk, et je les perdrais une nouvelle fois. Telle allait la vie. Aussi difficile que ce choix se fut révélé pour moi, je pensais pouvoir l'assumer, supporter la distance astronomique qui me séparerait de mon peuple d'origine -mais tout ceci ne serait pas possible si elle aussi s'en allait. Le départ d'Harold signifiait déjà celui de l'un de mes appuis les plus fiables, je ne pouvais pas laisser ma meilleure amie s'envoler loin de moi elle aussi. Quoi qu'il puisse arriver, je ne voulais pas l'oublier.

C'est pour cette même raison que je m'étais lancée depuis des mois sur ce croquis délicat. Si j'avais l'habitude de dessiner toutes sortes de créatures fantastiques, celles-ci venaient tout droit de mon esprit à l'imagination débordante -quand aux portraits réalistes, j'avais toujours eu le modèle en lui-même sous les yeux, me facilitant la tâche. Mais lorsque le sujet de mon œuvre d'art faisait parti des souvenirs lointain que l'on nous avait retirés, la difficulté s'en trouvait accrue, si bien que je dus m'y prendre à plusieurs fois avant de réussir à capter ne serais-ce que le bon angle selon lequel dessiner la bête qui m'avait toujours accompagnée, me faisant à plusieurs reprises grogner de frustration. Parce que mon dessin n'était pour une fois pas parfait à mes yeux ? Parce que je m'en voulais tout simplement de ne plus être aussi proche de ma Tornade que j'avais pu l'être à Beurk ? Je l'ignorais. Ce que je savais en revanche, c'est que je n'étais pas prête à abandonner ce projet qui me tenait particulièrement à cœur. Si je n'avais plus une seule chance de la revoir en bonne et due forme, je voulais au moins garder ce maigre souvenir de ma camarade d'aventures.

Alors je tramais, cassais les mines de mes crayons favoris sur le papier recouverts de traits noirs brouillon. Je persistais, et j'avançais -progressivement, certes, mais à mon rythme. Si bien que lorsque j'entendis un son strident s'échapper de mon portable posé quelque part sous les couvertures de mon lit, je fus tentée de ne pas répondre. J'avais déjà après tout perdu assez de temps hier soir en faisant des heures supplémentaires afin de me payer les craies colorées qui me permettraient de colorer de bleu et de vert le dragon que je tentais de représenter, je ne souhaitais pas me faire déranger dans un moment pareil, alors que je semblais enfin avoir trouvé l'inspiration nécessaire à l'évolution de ce qui n'était de base qu'une simple esquisse tracée à la vas-vite. Néanmoins, la sonnerie particulière qui retentit suffit à attirer mon attention quelques secondes, les quelques secondes nécessaires pour me faire poser mon crayon au sol, et me redresser. Me levant finalement, j'avais saisi mon téléphone sans même avoir besoin de consulter de qui le message reçu provenait : il n'y avait qu'une seule personne à qui ce son avait été attribué, la seule personne que j'aurais aimé éviter à ce moment précis. Comme si le destin avait décidé de se jouer de moi, celui-ci m'invitait comme par hasard à le rejoindre au sein d'un café huppé de la ville. Si le choix du lieu de rencontre m'étonna quelques instants, je reconnu bien le caractère de Jay, toujours prêt à faire des concessions pour celle qu'il aimait.

Je lui avais répondu d'un message bref que j'étais ravie de le revoir, bien que cela ne soit pas exactement le cas, et avais enfilé rapidement la dernière paire de chaussures que je m'étais achetée. J'avais beau ne plus savoir comment me comporter à ses côtés après ce que j'avais du faire pour conserver le plus longtemps possible mon compte en banque rempli, je ne pouvais m'empêcher de conserver la façade que j'avais toujours portée en sa présence -ce n'était pas parce qu'il n'était rien de plus qu'un porte-monnaie sur pattes que je devais relâcher mes efforts, j'avais une réputation à conserver, moi. Et celle-ci avait chuté plus que jamais lorsque j'avais proposé au garçon de sortir avec moi. Jay avait toujours été adorable et sympathique, mais d'une affreuse timidité associée à un sens moral aux antipodes de celui que j'avais été forcée de me constituer afin de conserver ma place au top du classement à l'université. Il était gentil, bien trop gentil pour seulement vouloir accéder à la popularité qu'il aurait pu atteindre; et cela me portait également préjudice. Ce qui ne m'empêchait pas d'apprécier réellement les moments passés en sa compagnie, qui me permettaient pendant quelques heures de relâcher la pression quotidienne, chose que j'avais du mal à m'avouer ces derniers temps, rejetant la cause sur le lien qui existait entre nous avant la malédiction. Mais tout avait changé depuis, et nous ne pouvions décemment pas faire comme si de rien était, tel que le jeune homme semblait le faire. Si j'ignorais ce pourquoi il souhaitait me voir aujourd'hui, ce dont je me doutais en revanche, c'est que cela concernait notre ancienne vie. Et je n'étais pas sûre d'être prête à y faire face.

Pourtant, je n'en avais plus le choix désormais, ayant déjà ignoré plus tôt dans la semaine les quelques textos qu'il m'avait adressé, prétextant des problèmes de réseau. Je ne pouvais pas toujours fuir les problèmes-parfois, il fallait simplement les affronter une bonne fois pour toute. Alors j'avais pris mon sac, rangé mes clés et avais marché les quelques kilomètres qui me séparaient du café, malgré les talons hauts ralentissant de quelque peu mon allure. J'étais entrée, et je l'avais aperçu, debout à m'attendre dans un coin, à l'extérieur. Ne pouvant plus reculer, j'avais arboré mon plus joli sourire, et l'avais rejoins, lui adressant les politesses attendues.

-Salut toi ! Je suis contente de te revoir, lui dis-je tout en déposant un baiser sur sa joue.

J'ignorais si ce serait le cas dans quelques secondes, mais le fait est que la phrase que j'avais prononcée était sincère. Si je redoutais le discours qu'il me tiendrait certainement, je ne pouvais m'empêcher d'avouer qu'il m'avait manqué -sans doute avais-je déjà passé trop de temps en sa compagnie pour mon propre bien.


           
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