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« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind
L'histoire se déroule en
Octobre 2013.


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 Les bannis ont droit d'amour (Pv Quasimodo)

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Lacey French
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MessageSujet: Les bannis ont droit d'amour (Pv Quasimodo)   Mer 10 Fév - 20:54

Belle & Quasimodo

   
Des jours. Voilà des jours que Rumpelstiltskin m’avait banni de son château. Je marchais à travers je ne sais quel royaume sans aucun but. Ma vie d’aventure avait réellement pris une toute autre tournure et elle ne ressemblait en rien à l’idée que j’avais bien pu m’en faire quand je vivais encore dans le château de mon père. Être au service du Ténébreux était déjà une aventure en soi, mais la douleur d’avoir été ainsi chassée faisait de ma vie un non-sens. J’ignorais pourquoi est-ce que je m’entêtais à continuer à marcher plutôt que de me rendre directement dans le royaume de mon père. Peut-être parce que je n’avais guère envie d’y retourner ? En fait, ça c’était plutôt certain. Ma vie au château avait été trop terne pour que je puisse à nouveau m’y replonger. Certes, il y avait ma bibliothèque qui recelait une quantité incroyable de livres – que j’avais lu pour la plupart, mais mis à part mes livres, je n’avais aucun moyen d’évasion. Sauf peut-être continuer cette histoire sans fin que j’avais trouvé et qui ne me quittait pas. Je n’avais dévoilé son existence qu’à une seule personne : un employé de cuisine, et je ne comptais le dire à personne d’autre. À l’abri dans ma sacoche, je le gardais sur moi comme le bien le plus précieux du monde. En fait, peut-être que ce livre était beaucoup plus précieux que je ne le pensais… Pour le savoir, j’aurais dû poser la question au Ténébreux… Mais quand je repensais à son désir de faire passer la magie au premier plan quoi qu’il arrive, j’étais plus que fière d’avoir gardé le silence sur ce livre. Qui pouvait prévoir ce qu’il en aurait fait ?

Manquant de trébucher sur des ronces, je me redressais de justesse avant de finir la tête dedans. Ça m’apprendra à ne pas regarder où je vais et à partir dans mes pensées alors que j’étais entrain de faire quelque chose – en l’occurrence marcher. Sans que je ne m’en rende compte, j’avais réussi à regagner une route. Enfin ! Ça faisait un petit moment que je crapahutai dans les sous bois que j’avais cru que jamais je n’arriverai à retrouver une route. Je me dépêchais de la regagner et continuais mon chemin. La matinée se terminait quand j’arrivais enfin dans une ville. Je poussais un nouveau soupire. J’allais enfin pouvoir me reposer un peu après toutes ces journées de marche et de campement. Je crois que j’allais vraiment à avoir du mal à dormir en pleine forêt sans trop savoir ce qu’il pouvait se passer autour de moi… Récemment, pour dormir un peu, j’avais pris l’habitude de monter, tant bien que mal, dans un arbre et de m’attacher pour éviter de tomber au moment où je dormirai. Et encore… être en l’air, ce n’était pas plus sécuritaire qu’au sol parce que je pouvais toujours tomber nez à nez avec une panthère ou un léopard… Dans tous les cas, j’avais autant de chance que si je me retrouvais devant un loup, un ours ou autre bête sauvage dévoreuse d’hommes. C’était plus psychologique qu’autre chose, on va dire. Mais j’avais hâte de retrouver le confort, même minime, d’un lit. Je cherchais une auberge où m’installer. Le prix qu’on me demanda pour une chambre afin de passer deux malheureuses nuits me sembla vraiment astronomique mais j’en payais le prix parce que je n’avais pas le choix…

La première chose que je fis fut de prendre un repas beaucoup plus consistant que tous les repas que j’avais pu prendre ces derniers jours. En prenant la première bouchée, je me rendis compte que j’avais réellement faim. J’avais l’impression que j’avais pu manger trois fois ce que j’avais dans mon assiette mais si je faisais cela, j’allais me rendre malade. Là n’était pas le but. Et si j’étais destinée à continuer ma route comme je le faisais à présent, mieux valait que je ne sois pas trop habituée à avoir autant de nourriture dans l’estomac. Une fois repus, je quittais l’auberge et sortis dans les rues pavées. L’ambiance que je trouvais dans cette ville me fit penser à celle que je pouvais trouver dans le village se situant à l’intérieur des murailles du château de mon père. L’espace de quelques instants je crus être de retour dans mon royaume d’origine, mais rapidement je sus que ce n’était pas le cas parce que je n’avais pas été dans la bonne direction. Me promenant tout en laissant mon esprit divagué, je ne fis pas tellement attention à ce qui se passait jusqu’à croiser un marionnettiste entrain de faire un petit spectacle devant une dizaine d’enfants qui le fixaient, les yeux ronds et la bouche ouverte, signe de captivation totale. De ce que je compris, il s’agissait d’une histoire et l’amante des livres que j’étais s’arrêta pour écouter. Il s’agissait de l’histoire d’un sonneur de cloche. Intriguée, je me retrouvais à écouter beaucoup plus longtemps que ce que je crus. En fait, je restais jusqu’à la fin de l’histoire. Peut-être qu’au final, moi aussi je m’étais retrouvées avec les yeux ronds et la bouche ouverte.

J’étais quelque peu intriguée par cette histoire. Je n’avais pas assisté au début du spectacle mais de ce que j’en avais compris, le sonneur de cloche existait et se trouvait dans la chapelle de la ville. J’étais restée sur place pendant quelques instants. C’était tout de même une bien étrange histoire. La curiosité finit par m’envahir et sans plus attendre, je me mis à la recherche de cette chapelle. Je demandais à quelques habitants où est-ce que je pouvais la trouver. Étant une étrangère, on me regarda d’une façon étrange. Et ce ne fut qu’après quelques instants de fixation sur ma personne qu’on prenait le temps de m’indiquer la direction. Je suivis minutieusement la route qu’on m’indiqua et au bout de plusieurs minutes de marche, je tombais dessus. Mon regard alla du pied du bâtiment jusqu’à son sommet et j’eus l’impression que j’allais me dévisser le cou avant d’atteindre ledit sommet. Cette chapelle était sans aucun doute la plus grande que je n’avais jamais vu auparavant. Pourquoi est-ce que je n’avais jamais eu vent de cet endroit, lui qui était si extraordinaire ? Le regard des statues était dirigé vers moi et cela me fit frissonner de la tête aux pieds. J’avais l’impression qu’on me reprochait quelque chose alors que théoriquement, je n’avais rien fait. Enfin… rien dont je me reprochais en tout cas. J’évitais leur « regard » et me reportais sur les lourdes portes fermées. Je réajustais ma sacoche contenant mon précieux livre et avançais d’un pas déterminé vers l’entrée.

Au fur et à mesure que je grimpais les marches, j’avais l’impression que ma détermination était entrain de fléchir mais je repris courage et tendis la main vers la poignée d’une des portes. Je pris une grande inspiration et actionnais la poignée. Je poussais légèrement la porte avec l’aide de mon épaule et une fois qu’elle fut assez ouverte, je me faufilais à l’intérieur. Machinalement, je refermais la porte derrière moi et cela résonna dans l’ensemble de la chapelle. Je me figeais pendant quelques instants, laissant mes yeux s’habituer à la pénombre. Une fois que se fut chose faite, je ne distinguais quasiment aucun bruit. Je m’avançais sur le chemin central, entre les bancs installés. Je m’avançais jusqu’à l’autel, espérant y trouver un prêtre, mais il semblerait que les lieux étaient vides. Puis brusquement, un bruit se fit entendre, résonnant dans tout le bâtiment, me faisant sursauter. Je cherchais à voir d’où venait le bruit, mais je ne distinguais rien. Seulement voilà, je ne voyais rien dans les recoins sombres. J’attendis que les battements de mon cœur se calment avant de me diriger vers ce que je croyais être la source du bruit. Je n’étais pas sûre, mais il fallait bien commencer quelque part, non ?

- Wouhou, fis-je avec hésitation. Il y a quelqu’un ?


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Monk Zimmer
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MessageSujet: Re: Les bannis ont droit d'amour (Pv Quasimodo)   Lun 15 Fév - 0:04

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C
inq heures du matin. La citée s’éveillait doucement sous l’appel de la plus grosse cloche de Notre Dame, appelant tous les villageois encore dans leurs chaumières à se rendre sur leur lieu de travail. Pendant quelques minutes, la cloche déchaînée, furieuse, présentait alternativement aux deux parois de la tour sa gueule de bronze, d’où s’échappait ce souffle de tempête qu’on entendait à quatre lieues. Pour Quasimodo, la journée avait déjà commencé à l’aube, quand les premières lueurs de la lumière du soleil vinrent pénétrer la très modeste niche qu’il s’était aménagé dans le clocher et qui lui servait d’habitat. On ne saurait se faire une idée de la joie que ressentait Quasimodo les jours de grande volée. Il montait l’escalier à vis du clocher plus vite qu’un autre ne l’eût descendue. Le cabestan criait, et l’énorme capsule de métal s’ébranlait lentement. Le premier choc du battant et de la paroi d’airain faisait frissonner la charpente. Enfin la grande volée commençait ; toute la tour tremblait : charpentes, plombs, pierres de taille, tout grondait à la fois, depuis le pilotis de la fondation jusqu’aux trèfles du couronnement...

Mais aujourd’hui allait être semblable à hier, sans aucun évènement particulier à annoncer au peuple de ce royaume, à part le temps civil, le début des offices, la célébration de certains Olympiens et le couvre-feu avertissant de la fermeture des portes de la ville. Rien qui ne laissait présager une quelconque animation ce jour-là, mais Quasimodo chérissait la fonction qu’il occupait au sein de la chapelle de Notre Dame, car c’était grâce à lui que toutes les informations importantes étaient diffusées tout au long de la journée aux citoyens de ce royaume. D’une certaine manière, même s’il ne les voyait jamais, il communiquait avec eux par le biais de cette lourde et grave sonorité qu’avaient les cloches. Coupé du monde extérieur, il en était pourtant bel et bien conscient ; il était l’émissaire de tous les habitants jusqu’à leur indiquer en volée l’heure de leur repas de midi et l’heure où ils étaient invité à rentrer à leur logis et rejoindre leur foyer... Lui n’avait pas de foyer. Le ministre Claude Frollo, son maître, et le Doyen de Notre Dame étaient ses seuls contacts humains. Quasimodo avait donc appris à comprendre les choses inanimées qui l’entouraient, à donner des noms propres aux objets du quotidien pour les rendre réels et leur donner vie. Il avait également appris à parler aux animaux qui venaient lui rendre visite que ce soit pour s’abriter de la pluie en hiver ou trouver un coin d’ombre en été. Lui dont on s’occupait si peu, il n’hésitait pas à prendre le moindre petit être affaibli sous son aile si celui-ci avait besoin de soin et de repos.

Mais pour le moment, Quasimodo avait quitté le clocher pour préparer la salle et s’était assuré que tout était en place pour l’arrivée du Doyen qui ne devait normalement plus tarder. Après vérification faite, il était remonté et avait dressé la table pour l’arrivée du juge Frollo avec qui il allait prendre rapidement un petit déjeuner, puis passer à sa leçon du jour. Il allait d’abord s’adonner à sa toilette, car même s’il ne se montrait à personne ou presque, il tenait à être soigné un minimum. Tous les gestes qu’il accomplissait dans la matinée étaient mécaniques et chronométrés ; le rythme de la routine qui régulait sa vie depuis vingt ans lui permettait de mesurer le temps jusqu’à l’intégrer en lui-même complètement. Il était en effet déjà temps de sonner le quart d’heure par un tintement succinct des cloches, ce qu’il fit. Peu de temps après, il entendit Frollo monter les marches de l’escalier à vis menant au clocher. Il reconnut son pas tout à fait singulier ; plutôt lent mais déterminé. En réalité, même ses bruits de pas n’étaient pas rassurants. Ils l’étaient encore moins dans cet édifice de pierre où le moindre bruit était amplifié et résonnait partout. Un panier en osier garni de nourriture à la main, sa silhouette sombre et menaçante apparut dans l’entrebâillement. « Bonjour, Quasimodo », déclara-t-il froidement de sa voix grave.

« Bonjour, mon maître », répondit Quasimodo sur un ton respectueux sans oser le regarder dans les yeux.

Comme d’habitude, les deux hommes se mirent à table sans échanger aucun mot. Un silence pesant planait et les minutes paraissaient interminables jusqu’à ce que Frollo ne décide à prendre enfin la parole pour inviter Quasimodo à suivre sa leçon du jour, ce qu’il accepta volontiers. Le jeune homme difforme aimait apprendre de nouvelles choses et enrichir son vocabulaire, mais se concentrer durablement sur une tâche était compliqué, son ordre de carillonner les cloches l’interrompant tous les quarts d’heure. Frollo ayant également des obligations à tenir en tant que ministre, il n’était pas rare que la leçon du jour soit reprise le soir-même. Une bonne heure plus tard, le juge laissait alors Quasimodo à sa solitude pour se rendre au Palais de Justice. Habituellement, personne, à part le Doyen, ne franchissait le seuil de la chapelle avant le premier office de huit heures, ce qui laissait du temps à Quasimodo pour vaquer à ses occupations personnelles. D’ailleurs, il n’avait pas encore entendu le Doyen faire son entrée, ce qui lui sembla douteux ; en effet, il était souvent là très tôt pour accueillir les premiers visiteurs avant qu’ils ne prennent le chemin du travail. Son âge avancé devait avoir sûrement les raisons de la cadence de sa marche… Il devrait se présenter d’une minute à l’autre, pensa le sonneur de cloches.

Ce fût effectivement le cas lorsqu’il entendit les lourdes portes de Notre Dame grincer fortement en s’ouvrant. Se doutant qu’il s’agissait du Doyen, Quasimodo descendit la vis du clocher pour aller le saluer comme il avait coutume de le faire tous les jours. Il s’arrêta net en chemin lorsqu’il entendit une voix féminine demander avec prudence s’il y avait quelqu’un… Ne s’attendant pas du tout à cela, Quasimodo se figea et ne sut quoi faire face à cette circonstance. Cette personne devait assurément chercher le Doyen… Mais que pouvait-il bien faire de plus important que d’être ici ? Ce n’était pas dans ses habitudes d’être si en retard… Quasimodo décida de rester silencieux et de patienter encore quelques instants. Il finirait bien par se montrer et satisfaire la demande de cette jeune femme qui semblait être un peu perdue…

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Lacey French
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MessageSujet: Re: Les bannis ont droit d'amour (Pv Quasimodo)   Lun 22 Fév - 21:19

Belle & Quasimodo

 
Les mystères étaient faits pour être compris, pour être élucidés d’une manière ou d’une autre. Et moi… moi j’adorais les mystères. Ils avaient un goût d’aventure. Avoir une énigme était vraiment un plus car j’adorais pouvoir tester la culture que j’avais acquise dans les livres, mais s’il n’y en avait pas, ce n’était pas bien grave puisque dans tous les cas, un mystère était un mystère et quand j’en rencontrai un, je ne pouvais pas continuer ma route sans y prêter attention. Alors entendre parler d’un être mystérieux sonneur de cloche, c’était comme m’offrir un nouveau livre. Bien sur, je n’avais pas tant l’opportunité de me faire offrir un nouveau livre, mais c’était tout comme. Ne connaissant pas du tout l’endroit où je me trouvais, j’eus du mal à trouver cette cathédrale mais je pus quand même le faire grâce à l’aide des habitants de la cité. J’avais parfaitement bien senti sur moi leur regard étonné et surtout étrange. J’étais une étrangère pour eux et je pouvais comprendre qu’ils aient une certaine réserve envers moi. Néanmoins, je n’étais pas du style à chercher les problèmes donc du coup, ils n’avaient pas grand chose à craindre de moi. Sauf que ça, ils ne le savaient pas.

Une fois devant la cathédrale, je me retrouvais face à un monument des plus hauts. C’était sans aucun doute le plus haut que je n’avais jamais vu, en fait. Il dépassait largement le château de mon père. Et peut-être même celui de Rumpelstilskin… J’en restais pantoise. Et puis il y avait aussi ses statues dont le regard était dirigé vers moi. Enfin… Leurs regards n’étaient pas dirigés à proprement parlé vers moi mais celui qui les avait créées avait exercé un magnifique travail d’illusion d’optique parce que j’avais vraiment l’impression qu’elles me regardaient, mais aussi qu’elles me reprochaient quelque chose. Mais ce n’était pas le moment de se laisser démonter par des statuts ! Je montais les marches et au fur et à mesure que je les grimpais, je me sentis mal à l’aise. Surement l’effet des statuts et de leur regard. Ça ne pouvait être que ça. Une fois à l’intérieur de la chapelle, l’obscurité m’enveloppa. Je n’avais pas peur du noir, loin de là et ce n’était pas pour cette raison que je restais à la porte. Si je restais là pendant plusieurs instants, c’était afin d’adapter ma vue à l’obscurité. Et quand ce fut chose faite, j’avançais dans l’allée centrale, découvrant ainsi les lieux.

Je verrais sans aucun doute mieux les détails si j’avais de la lumière, mais ce que j’arrivais à percevoir dans la pénombre me suffit pour imaginer le reste. Et si je restais assez longtemps, peut-être que j’aurais la chance de voir cet endroit dans toute sa splendeur ? Je l’espérais en tout cas. Mais pour l’instant, je me contentais d’avancer. Je cherchais le sonneur de cloche, bien évidemment. Sauf que je ne savais pas trop où chercher. Les lieux me semblaient désert. Tout du moins, c’était ce que je croyais jusqu’à ce qu’un bruit retentisse dans les lieux, me faisant sursauter. Je ne criais pas parce que ce n’était pas mon genre de crier. Mais j’aurais pu ! Cet endroit semblait vraiment apaisant mais quelque part, il me filait aussi les chocottes. Qui avait affirmé un jour que j’étais forgée pour l’aventure ? Moi bien sur. Mais ce n’était pas du tout aussi simple que ça. Rien n’était jamais simple de toute manière. Attendant que les battements de mon cœur se calment, je regardais autour de moi mais je n’étais guère plus avancée. Et dire que je n’avais même pas de feu pour allumer une bougie et essayer d’y voir quelque chose… C’était triste ! Et c’était aussi le genre de chose que je ne pensais pas à avoir sur moi…

Une fois remise de mon sursaut, je pris la direction de l’endroit d’où je pensais que venait le bruit. Je n’étais pas trop certaine de la direction mais je n’avais que deux options. J’en choisis donc une sans être réellement sûre, mais c’était mieux que rien. Prudemment, j’appelais en espérant qu’on me réponde. Mais là encore, je n’obtins que le silence comme réponse. Pourtant, je ne pouvais pas être seule. Il y avait le sonneur de cloche. Était-ce lui que j’avais entendu ? Je n’étais pas certaine pour autant même si au fond une petite voix me disait que c’était bien le cas. Et si c’était bien lui, pourquoi ne se montrait-il pas ? Tout le monde semblait le connaître en ville. Avait-il, lui aussi, une certaine réserve sur les étrangers ? Ce ne serait guère étonnant si on considérait la façon dont certain m’avaient regardé quand je leur avais demandé de m’indiquer l’endroit où se trouvait la chapelle… À croire que je souffrais d’une maladie quelconque ou que sais-je encore. Enfin… Continuant d’avancer, j’essayais d’éviter de me cogner et de déceler une porte. Quelque chose qui me permettrait d’avancer dans ce mystère.

- Je ne vous ferais aucun mal, lançais-je à tout hasard. Je désire simplement…

Que désirais-je exactement ? Ces derniers temps, mon cœur semblait assez indécis sur ce que je souhaitais. Mille et une fois l’idée de retourner au château de Rumpel m’avait traversée l’esprit, mais mille et une fois je m’étais disputée en me rappelant douloureusement qu’il m’avait mise à la porte de son château, m’interdisant de revenir un jour. C’était très douloureux, mais je devais me plier à ses désirs. Qui pouvait savoir de quoi il était capable ? Sans doute serait-il capable de me jeter un sort ou quelque chose dans ce goût là si jamais j’osais franchir à nouveaux ses terres. Quoi que… le serait-il réellement ? L’espace de quelques secondes, son visage avait semblé redevenir normal, démontrant ainsi que les paroles de Regina étaient vraies : il ressentait quelque chose pour moi. Mais il n’y prêtait pas assez d’importance pour pouvoir… pouvoir quoi ? Je secouais la tête dans tous les sens et continuais d’avancer, finissant ainsi la phrase que j’avais préalablement commencé :

- Je désire simplement vous parler.

Et connaître également ce mystère qui entourait le fameux sonneur de cloche. À en croire les villageois, cela semblait être « extraordinaire ». Tout du moins, assez pour qu’on en fasse des histoires. Ce n’était pas tout le monde qui avait son histoire de racontée. La mienne, par exemple, qui la raconterait ? L’histoire d’une princesse amoureuse des livres ayant un faible pour le plus grand sorcier de ce monde ? Allons bon… une histoire bonne pour aller à la poubelle !


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MessageSujet: Re: Les bannis ont droit d'amour (Pv Quasimodo)   Sam 12 Mar - 23:54



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D
ans la pénombre de l’escalier à vis, Quasimodo était toujours figé sur place, en équilibre sur une marche, le visage inquiet. Ne pas entendre le Doyen manifester sa présence le souciait encore plus. Il se demandait ce qui pouvait bien le retenir de la sorte... Mais le problème qui l’occupait actuellement et qu’il se devait de résoudre rapidement était de savoir ce qu’il devait faire. En y réfléchissant bien, il n’y avait que deux issus possibles à cette situation si le Doyen n’intervenait pas immédiatement : se cacher ou répondre à cette voix. Le choix pour la première option était une évidence. Frollo lui avait toujours dit qu’il fallait qu’il se protège du regard des autres ; qu’il ne fallait jamais se montrer à personne et que personne ne devait jamais le voir ; que sa difformité et sa laideur étaient bien trop effrayantes pour le monde extérieur ; que c’était à cause de cela qu’il serait à jamais enfermé dans les hautes tours de Notre Dame et que l’escalier qui menait au clocher était caché derrière une porte secrète dont seul Frollo connaissait l’existence…

A cette pensée, Quasimodo fut un peu rassuré. En effet, tant qu’il se trouvait derrière cette porte, seul obstacle vers son refuge, il était en sécurité… Tant qu’aucun visiteur curieux et obstiné n’avait découvert ce passage gardé secret depuis une éternité, il n’y avait rien à craindre. Notre Dame regorgeait de recoins, de renfoncements, de tournants, d’escaliers sans fin, de longues coursives et d’interminables galeries ; un vrai labyrinthe pour quelqu’un qui n’était pas un habitué des lieux comme il pouvait l’être. Quant aux portes, il n’y en avait pas qu’une ou deux, mais un nombre indéfinissable. Mais Quasimodo avait beau se répéter cela, l’idée que cette parfaite inconnue ne franchisse la seule porte que personne ne devait trouver l’effrayait. D’instinct, il remonta donc quelques marches le plus silencieusement possible, s’éloignant donc peu à peu de ce mauvais pressentiment qui l’étreignait. Il fut presque complètement caché par les pierres dans un virage, quand soudain, la porte se mit à remuer, ce qui le fit sursauter.

Saisi par la peur, le sang de Quasimodo ne fit qu’un tour. Il fallait qu’il remonte vite au clocher pour ne pas être vu, ce qu’il s’empressa de faire d’un pas maladroit. A ce moment-là, il ne put s’empêcher de regretter la présence de son maître… S’il avait été là, Frollo n’aurait pas laissé faire la jeune femme. Mais bon sang, que venait-elle chercher ici ? Que voulait-elle au fond ? Si Frollo avait été là, il l’aurait protégé de ses intentions. Il était le seul à vouloir son bien et à le regarder sans peur. Il ne pouvait certainement pas en dire autant des autres. Frollo le lui répétait bien assez… Le monde est cruel, le monde est méchant. Alors que Quasimodo s’était trouvé une cachette dans le clocher qu’il connaissait si bien, cette sorte de dogme résonnait dans sa tête aussi fort que l’écho que les cloches produisaient quand elles se mettaient à sonner toutes en même temps. Si Frollo lui affirmait cela tous les jours, c’était qu’il avait de bonnes raisons… Mais sans même le demander, Quasimodo allait bientôt connaître les motivations qui avaient poussés cette inconnue à pousser les portes de la chapelle : la voix avait dit « Je ne vous ferai aucun mal. Je désire simplement… » et s’était brutalement tue.

Du fond de sa cachette, Quasimodo était dubitatif ; tout portait à croire que cette voix s’adressait à lui… Et pour employer un ton d’une telle douceur, il semblait même qu’elle avait perçu la crainte du jeune bossu qui cherchait à la fuir par tous les moyens… « Je désire simplement vous parler », poursuivit cette voix sans visage qui s’était à priori rapproché de l’antre de Quasimodo... Tapis dans l’ombre, ce dernier guettait son arrivée, et soudain, il vit une silhouette apparaitre dans l’entrebâillement. Même s’il s’en était douté au son de sa voix, il fut subjugué par la beauté qu’elle dégageait… Depuis les tours, il voyait bien des paysannes en bas chargées comme des mules, mais cette demoiselle ne leur ressemblait en rien ; elle avait tellement de prestance qu’elle devait avoir du sang royal…

Toutefois, il fut interloqué par sa requête : alors, ce n’était pas le Doyen qu’elle cherchait, mais lui ? Quasimodo n’y comprenait pas grand-chose... C’était bien la première fois que quelqu’un demandait à le voir de cette façon. Pourquoi donc ? Qu’avait-elle à lui dire ? Après tout, il n’était que le carillonneur hideux de Notre Dame qui n’aurait jamais dû voir le jour. Il n’était rien, ni personne en ce bas monde qui l’avait vu naître... En quoi pouvait-il susciter l’intérêt d’une telle beauté ? Non, ils n’avaient rien à se dire. Quasimodo resta muré dans le silence ; elle finirait bien par partir d’ici n’obtenant aucune réponse de sa part et passer son chemin...

820 mots

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MessageSujet: Re: Les bannis ont droit d'amour (Pv Quasimodo)   Ven 13 Mai - 10:40

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Celui qui se cachait là refusait de se montrer et je ne comprenais pas pourquoi. Je n’allais rien lui faire. Je souhaitais juste lui parler et apprendre à le connaître. Certes je savais ce qu’on racontait en ville : qu’un supposé sonneur de cloche vivait là. Tout du moins c’était ce que laissait supposer ce conteur d’histoire. Mais moi, je voulais savoir la vérité de la fiction. C’était comme ça, c’était plus fort que moi. Même si autour de moi la chapelle était plongée dans un silence religieux, j’étais parfaitement consciente de la présence d’une personne. Cette personne n’était pas si loin que ça, je pouvais le sentir. Sauf qu’elle semblait assez dure à trouver parce que c’était assez obscure pour qu’on puisse bien se cacher. Pour une humaine, j’avais une excellente vue, mais je n’avais pas la vision aiguisée du Ténébreux. Lui pouvait voir dans les recoins les plus sombres de son château tandis que moi il fallait que je m’approche avec une torche ou un chandelier pour voir.

Je ne savais pas trop vers où me diriger alors je prenais des directions au hasard. Peut-être qu’ainsi je tomberais sur l’inconnu qui se cachait si bien de moi ? Je n’étais pas idiote, ce serait trop beau si ça arrivait ! La vie n’était pas aussi simple que ça. Toujours était-il que moi, je continuais à me sentir observée et c’était une sensation fort peu agréable. J’avais ma nuque qui me démangeait alors je décidais de me retourner parce que c’était forcément par là que se trouvait celui que je cherchais. Je replaçais une mèche de cheveux derrière mon oreille et traversais à nouveau la chapelle mais cette fois-ci dans le sens inverse de là où je m’étais dirigée la première fois. Si ce n’était pas de ce côté là, c’était forcément de l’autre. Je marchais d’un bon pas. Mes semelles résonnaient sur le sol en pierre, ne laissant rien supposer sur l’endroit où je l’allais. Peut-être que celui qui se cachait allait paniquer en me voyant venir dans la bonne direction et se montrer pour m’en empêcher ? Allez savoir. Mais on ne refaisait pas le monde avec et « et si ».

J’arrivais à une nouvelle porte et essayais de l’ouvrir mais celle-ci était fermée. À croire que toutes les portes étaient fermées dans cette chapelle. Au moins, le Doyen était un homme consciencieux, on ne pouvait pas lui retirer cette qualité. Habituellement, je croyais qu’on avait accès à beaucoup de salles dans les chapelles, hormis celles qui étaient réservés au Doyen et autres qui géraient les lieux. Je devais bien avouer que je n’y connaissais pas grand chose dans ce domaine là. Et oui, même moi j’avais mes faiblesses et malgré ma culture assez grande, il y avait des choses pour lesquelles j’étais encore innocente. Mais très franchement, je ne demandais qu’à apprendre. Et peut-être que ce sonneur de cloches pourrait me les apprendre, s’il daignait bien vouloir se montrer. Ça, ce n’était pas aussi sûr… Mais il ne pourrait pas rester caché indéfiniment. Il serait bien obligé à un moment ou un autre de se montrer.

Je poussais un soupire. Toutes les portes semblaient être fermées, ne me donnant accès qu’à la pièce principale. Quelque part, je commençais à sentir la résignation arriver quand quelque chose attira mon regard. Une clarté que je n’avais pas vu jusqu’à présent parce que je ne me trouvais pas dans le bon angle. Je plissais légèrement des paupières et me dirigeais dans cette direction. Petit à petit, au fur et à mesure que je m’approchais, je distinguais une ouverture qu’il m’aurait été difficile de voir. Je me mordillais la lèvre inférieure et tandis la main vers celle-ci. Lentement, je l’ouvris et découvris un escalier en colimaçon. Je posais un pied sur la première marche et essayais de voir au-delà mais ça allait être difficile puisque l’escalier tournait. Prudemment, je commençais à grimper les marches. Même si j’essayais d’être discrète, je ne pouvais pas empêcher mes bottes de faire du bruit sur les pierres. Néanmoins, je ne rencontrais personne dans les escaliers.

Lorsque j’arrivais à l’étage après une longue ascension, je découvris une pièce qui ressemblerait presque à des combles. Je levais les yeux vers le plafond mais je ne distinguais rien de précis. C’était tellement sombre qu’on ne pourrait jamais rien distinguer à moins d’avoir une grande source de lumière. Je baissais les yeux pour regarder de nouveau devant moi et m’avançais dans l’espoir de tomber sur quelqu’un, sauf que c’était vide. Tout du moins en apparence parce que j’avais la nette impression que je n’étais pas toute seule ici. Sauf que j’avais beau regarder autour de moi, je ne voyais personne. C’était… pénible.

- Je sais que vous êtes là quelque part, fis-je. Pourquoi est-ce que vous refusez de vous montrer ? Je ne vais rien vous faire, c’est promis.

Tout en parlant, je me tournais sur moi-même, mais il n’y avait rien. C’était toujours vide de présence. Je continuais d’avancer. Plus j’avançais, plus je m’approchais des ouvertures donnant sur l’extérieur. Quand j’y arrivais, je pris appuis sur la balustrade et regardais en bas. Les habitants de la cité étaient minuscules de là-haut et cela m’amusa. Machinalement, je grimpais sur le rebord et m’assis. Au final, peut-être qu’on se lasserait avant moi. J’avais tout mon temps, personne de bien précis ne m’attendait.


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MessageSujet: Re: Les bannis ont droit d'amour (Pv Quasimodo)   Jeu 2 Juin - 0:17




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A
lors que Quasimodo, toujours terré au fond de sa cachette, observait la scène de loin, il remarqua que cette parfaite inconnue avait une manière bien singulière d’explorer les lieux. En effet, la concernée avait presque constamment les yeux plissés, le regard perdu dans le vide, la tête toujours fixe et avançait de façon excessivement prudente ; à tâtons, pour être exact, voire même aveuglément par moments. Ses seules représentations d’un être humain dit « normal » se limitant à des silhouettes vues d’en haut, Quasimodo était bien loin d’être un expert. Cependant, il n’avait jamais vu quelqu’un se déplacer ainsi… Il en vint donc à se poser naturellement la question si la jeune femme était malvoyante.

D’après lui, elle n’était pas complètement aveugle, car elle parvenait à priori à se repérer dans l’espace, mais elle semblait avoir une grosse déficience visuelle. Elle était en fait clairement guidée par ses intuitions. Et les paroles qu’elle prononça tout en tournant sur elle-même confortèrent Quasimodo dans cette idée : « Je sais que vous êtes là quelque part. Pourquoi est-ce que vous refusez de vous montrer ? Je ne vais rien vous faire, c’est promis ». Après tout, c’était sûrement vrai. Qu’avait-il à craindre de la belle si cette dernière pouvait à peine le distinguer ? Ses traits si horribles en temps normal seraient sûrement atténués par le brouillard épais dans lequel elle semblait flotter en permanence…

La voilà maintenant qui se dirigeait vers les extérieurs de la tour, son œil comme stimulé et attiré irrévocablement par la seule source de lumière existante dans cette pièce. Elle s’était apparemment penchée un instant pour regarder en bas, ce qui fit légèrement sourire le sonneur de cloches, car c’était une initiative qu’il prenait quotidiennement lui-même ; c’était plutôt amusant de voir quelqu’un l’imiter de la sorte. La belle choisit ensuite de s’asseoir au milieu de deux gargouilles de pierre sur le rebord de la balustrade. Sous sa longue robe dont le jupon blanc dépassait un peu, on devinait ses jambes qui pendaient dans le vide se balançant très légèrement. La demoiselle n’avait visiblement pas l’intention de quitter le clocher de sitôt… Au contraire, se tenant là avec son petit air malicieux, elle lui faisait parfaitement comprendre qu’elle comptait bien occuper son refuge, prête à attendre tout le temps qu’il faudra…

Il y eut un moment de flottement qui sembla durer une éternité. Quasimodo n’avait pas bougé. Il ne connaissait pas cette femme, mais il pouvait d’ors et déjà affirmer qu’elle était tenace et déterminée. La situation devenait de plus en plus gênante, mais elle devenait aussi de plus en plus dangereuse pour la jeune femme. En effet, si on venait à se rendre compte que les cloches ne sonnaient plus à un rythme régulier, Frollo se douterait qu’il se passait quelque chose d’anormal à Notre Dame et  Quasimodo était bien trop conscient de la colère qui s’emparerait de son maître à coup sûr s’il venait à découvrir qu’une intruse avait découvert le passage secret qui menait jusqu’au clocher… De plus, d’après son accoutrement, elle ne venait pas du village et Frollo détestait les étrangers. Il n’hésiterait pas à la malmener, la faire arrêter, la faire enfermer pour toujours elle-aussi… ou même la tuer pour qu’il ne reste aucune trace de sa visite…

Quasimodo ne pouvait pas lui faire courir ce risque. Il fallait au moins l’en avertir avant qu’il ne puisse être trop tard pour faire marche-arrière… Il n’avait plus le choix. Il devait prendre la parole. Il poussa alors un soupire, puis se résigna à lancer depuis l’obscurité de sa tanière :

« Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ? Vous ne devriez pas rester ici, vous savez... » Il marqua une pause. Elle allait forcément réagir à ces paroles ; en tout cas, Quasimodo l’espérait. Mais en attendant qu’elle se manifeste, il reprit sur un ton doux : « Je vous en prie, s’il vous plaît. Soyez raisonnable. Il faut que vous partiez tout de suite… »

Ceci était loin d’être une menace ou de l’intimidation. Quasimodo était tout à fait incapable de donner un ordre à quiconque ; il était plutôt du genre à les subir. Non, c’était plutôt une alerte qu’il lui communiquait avec bienveillance.

« Mon maître… poursuit-il, inquiet. Vous pourriez le regretter... »

713 mots

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h.j. ça faisait longtemps que je n’avais pas posté de réponse et j’avais trop envie de me remettre dans ce sujet ^^ mais j’avoue que j'ai peiné à faire 600 mots, j’espère que ça ira quand même ! surtout prends tout ton temps pour me répondre, je suis encore dans le rush avec mon travail grr ><'


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MessageSujet: Re: Les bannis ont droit d'amour (Pv Quasimodo)   Ven 3 Juin - 12:20

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La curiosité était sans aucun doute mon plus gros défaut. Mais elle était aussi ma principale curiosité. C’était grâce à des gens comme moi que le monde avançait. Ceux qui n’étaient pas un minimum curieux ne découvraient jamais rien. Pour l’instant, je n’avais découvert quoi que ce soit, mais ce n’était pas bien important parce qu’un jour, j’étais certaine de faire une grande découverte. Peut-être qu’elle ne révolutionnerait pas le monde, mais elle apporterait sans doute quelque chose au monde. On ne pouvait pas savoir. Enfin, dans tous les cas, je ne désespérais pas de devenir une grande aventurière. Mais à l’instant même, mon aventure se trouvait là. Je souhaitais découvrir ce qui se cachait dans cette immense chapelle. L’histoire racontée dans la cité m’intriguait et je voulais savoir à quel point elle était vraie. Sauf que pour l’instant, je ne pouvais pas attester grand chose car la personne qui se trouvait là restait cachée. J’avais beau certifier encore et encore que je ne lui ferais aucun mal, il ne souhaitait pas se montrer.

À tâtons, j’avais fini par trouver un passage qui n’était guère visible dans l’obscurité. Je l’avais trouvé par hasard, selon un angle assez précis. Je grimpais les escaliers, espérant en apprendre plus. Avec prudence, je montais les escaliers de pierre qui semblaient mener tout en haut de la chapelle. J’arrêtais de compter les marches à partir de trente. Je mis plusieurs minutes à atteindre le sommet puis une fois tout là haut, je me retrouvais dans ce qui me semblait être le clocher. Mais ça ne ressemblait pas vraiment à l’idée que je m’étais faite d’un clocher, ça ressemblait plutôt à des combles. J’avais l’impression de me retrouver dans les combles du château de Rumplestilskin. L’espace de quelques instants, j’eus un pincement au cœur. Le Ténébreux me manquait plus que ce que j’aurais pensé. Ma fierté avait pris un sacré coup quand il m’avait mis à la porte mais à présent, il me manquait. Sauf qu’il ne voulait plus me revoir alors je n’avais pas vraiment de raison d’y retourner. Ou peut-être plus tard. Dans quelques années quand il sera passé au-dessus de tout ça.

Je savais que j’étais toujours observée. On m’avait suivi, d’une façon ou d’une autre. J’ignorais comment il m’avait suivi sans que je ne puisse le voir, mais il l’avait fait. Je tentais une nouvelle fois de le convaincre de mes honorables intentions, mais rien n’y faisait. Alors comme il n’y avait « personne », je pris la décision de visiter un peu. Après tout, il n’y avait personne qui m’en empêcherait, n’est-ce pas ? J’avançais et me retrouvais face à une ouverture. Par-dessus la rambarde, je regardais en bas et constatais que de tout là-haut, les gens étaient minuscules. Un petit sourire se dessina sur mes lèvres. Je passais plusieurs minutes ainsi avant de m’asseoir sur la rambarde, entre deux gargouilles plutôt amusantes à regarder. Si je pouvais, je jurerais qu’elles s’étaient stoppées en plein mouvement. Peut-être que l’architecte avait eu assez d’humour pour ne pas en faire des monstres effrayants. Balançant légèrement mes jambes, j’attendais tranquillement que quelqu’un se montre. Après tout, j’avais du temps devant moi alors peut-être que celui qui se trouvait là se lasserait avant moi.

Plusieurs minutes s’écoulèrent. De longues minutes d’ailleurs. Peut-être même des heures ? Puis, un bruit se fit entendre. Je me redressais légèrement. J’attendis tranquillement, sans bouger de l’endroit où j’étais assise. Et depuis l’obscurité, une voix s’éleva. Un sourire se dessina sur mes lèvres. J’avais gagné ! Nous avions fait un grand pas en avant. Tout ce que j’espérais, c’était que nous n’allions pas fait huit pas en arrière par la suite. Il semblerait que les paroles de l’homme m’incitaient à m’en aller. Mais de ça, il n’en était pas question. Tout semblait porter à croire que son « maître » était un homme assez effrayant et qui ne cautionnerait pas ma présence ici. Très sincèrement, j’avais tenu tête au Ténébreux alors un simple homme ne pourrait pas m’effrayer. Je haussais les épaules, ne sachant pas de trop si on me voyait ou pas.

- Quand on a été la servante du Ténébreux pendant plusieurs mois, on ne craint plus vraiment personne, répondis-je.

Loin de moi l’idée de me venter ! Et puis, au fond de moi, j’espérais que s’il m’arrivait quelque chose, Rumple interviendrait pour me sauver de là. Drôle d’idée du prince charmant sur son cheval blanc, n’est-ce pas ?

- Je m’appelle Belle, continuais-je. Et je suis ici par pure curiosité, je le reconnais. Je laissais un petit temps de silence avant d’ajouter : Et vous, qui êtes-vous ? Et qui est votre maître qui vous fait si peur ?


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MessageSujet: Re: Les bannis ont droit d'amour (Pv Quasimodo)   Lun 31 Oct - 22:48



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L
a jeune femme devait se raviser et l'écouter. Non seulement, elle prenait de grands risques en restant ici, mais elle en faisait courir tout autant à Quasimodo ; en effet, le juge Frollo pourrait lui reprocher d'avoir eu un contact interdit avec l'extérieur alors que ce n'était absolument pas le cas et qu'il n'avait rien à se reprocher. Il ne voulait pas subir la fureur de son tortionnaire, ni la faire subir à quelqu'un d'autre qui ne le méritait sûrement pas... Mais la demoiselle lui répondit « quand on a été la servante du Ténébreux pendant plusieurs mois, on ne craint plus vraiment personne ».

« Qu'avez-vous dit ?! », demanda-t-il apeuré alors qu'il avait très bien entendu.

Le Ténébreux ? Sa servante ? Cette jeune fille était au plus près du mal et de la noirceur incarnée. Quasimodo en eu froid dans le dos et, même du fond de sa cachette, il eut un mouvement de recul, désirant disparaître plus que tout au monde. Les paroles de cette étrangère n'étaient pas à prendre à la légère et l'effrayaient davantage. Peut-être que le Ténébreux avait chargé son employée d'accomplir une mission ou quelque chose de ce genre... Sinon, comment aurait-elle pu savoir qu'il se trouvait ici ? Ceci était peut-être le début d'une explication à sa mystérieuse présence... Et puis, que contenait sa sacoche qui semblait peser un certain poids ? Transportait-elle des objets ayant quelconque rapport avec la magie noire du Ténébreux ? Un grimoire de sorcellerie ? Oui, très certainement ! En tout cas, cela en avait la forme...

Quasimodo n'osa plus s'exprimer. De toute façon, aucun son ne serait parvenu à sortir de sa bouche tellement la peur l'avait soudainement envahi. Toutefois, muré dans son silence, il se mit à réfléchir. Il se répéta plusieurs fois les paroles de la jeune femme dans la tête : quand on a été... Cela voulait-il dire qu'elle avait été la servante du Ténébreux par le passé, mais qu'elle ne l'était plus désormais ? Dans ce cas, que s'était-il passé ? Peut-être qu'après tout, la demoiselle avait réussi à s'enfuir et se libérer de son emprise. Elle était peut-être réellement sincère quand elle lui avait promis de ne pas lui faire de mal...

La brune interrompit ses pensées en reprenant la parole. Quasimodo connaissait désormais l'identité de cette inconnue : elle s'appelait Belle et la simple raison qu'elle évoquait en vue de donner un sens à sa venue ici était la « curiosité »... Rien à voir avec tout ce que Quasimodo s'était imaginé jusqu'ici. Peu à peu, le sentiment de peur qu'il avait éprouvé dès les premiers instants s'estompa. Elle ne semblait pas être venu au nom du Ténébreux, ce qui le rassura. Toutefois, n'inspirant que de la curiosité de la part de la demoiselle, le jeune homme difforme qu'il était se sentit touché et en quelque sorte relégué au rang de simple bête de foire. Que voulait-elle de plus afin de satisfaire sa curiosité ? Au fond de lui, Quasimodo avait bien sa petite idée, mais il n'allait pas se compromettre davantage, car elle en savait déjà trop. Pas selon elle en tout cas, puisqu'elle ne cessait de l'interroger : « Et vous, qui êtes-vous ? Et qui est votre maître qui vous fait si peur ? » Cette jeune personne semblait aimer les questions. Curieux à son tour et demeurant toujours méfiant vis-à-vis de cette intruse, Quasimodo l'amena à répondre à celle-ci :

« Et vous, n'avez-vous jamais eu peur rien qu'une fois dans votre vie ? » Il fit une pause avant de reprendre sur le ton de l'évidence « Non, sans doute pas. Vous sauriez ce que c'est si vous étiez à ma place. »

Elle avait en effet bien précisé qu'elle ne craignait plus vraiment personne. Mais cette fois-ci, elle pourrait bien se tromper, car le Ténébreux était peut-être quelqu'un de terrifiant, mais il avait été un homme avant de devenir une bête tandis que Quasimodo n'était qu'un demi-homme, bossu, borgne, boiteux, une créature incomplète et à peine ébauchée. La vie ne lui avait définitivement pas donné les mêmes chances que Belle. Plus il l'observait depuis sa cachette, plus il avait des raisons de penser que ce monde était bien injuste.

« Ministre Frollo est mon maître », poursuivit-il. « Et bien qu'il soit parfois menaçant, il y a potentiellement bien plus de cent lames dans votre regard que dans le sien qui me connaît par cœur. »

Alors qu'il commençait tout juste à exprimer ce qu'il ressentait, Quasimodo préféra se protéger et referma brutalement le dialogue :

« Mais vous ne pouvez pas comprendre. Allez-vous-en, s'il vous plait. »

775 mots

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MessageSujet: Re: Les bannis ont droit d'amour (Pv Quasimodo)   Mer 14 Déc - 11:51

Belle & Quasimodo

 
J’étais heureuse d’obtenir enfin une réponse. Cela voulait dire que j’avais eu raison d’insister. Il y avait bien quelqu’un dans cette chapelle. Restait à savoir maintenant si cette personne était telle qu’on le racontait. J’avais un peu de mal à croire qu’il était si horrible que ça. Les gens avaient vraiment dû aller trop loin dans leur propos. Et quand bien même, il y avait des gens physiquement beaux qui étaient laids à l’intérieur. Personnellement, je ne me fiais jamais un livre à sa couverture. Et il en allait de même avec les gens. Je préférais prendre le temps de les connaître avant de juger. Pour moi, l’apparence physique n’était qu’une enveloppe qu’il fallait ouvrir pour découvrir ce qu’il y avait à l’intérieur. Et parfois, le contenu était magnifique.

Les paroles de l’homme – car j’avais bien reconnu qu’il s’agissait d’une voix masculine – étaient destinées à me faire peur. Selon lui, j’aurais des problèmes si son « maître » apprenait ma présence dans ces lieux. À l’évocation du mot « maître » je ne pus que penser à Rumple qui se faisait appeler de cette façon par ceux qui se trouvaient dans son château. De moi, il n’avait jamais exigé que je l’appelle de cette façon. Je l’avais toujours appelé par son prénom. Mais pour que cette personne appelle une personne « maître », cela voulait dire qu’il était son serviteur. Je comprenais parfaitement sa situation pour l’avoir vécu quelques temps auparavant. Du coup, je ne pouvais que le comprendre. Et très soyons honnête deux secondes, quand on survivait au Ténébreux, on pouvait survivre à tout le monde.

Mes paroles semblèrent surprendre celui qui habitait là. Je notais une teinte de crainte dans sa voix. Oui, le Ténébreux faisait souvent cet effet là sur les gens. Par moment, je me demandais s’il existait quelqu’un qui ne tremblait pas à l’entente de son nom ou du surnom qu’on lui avait attribué. Je replaçais une mèche de cheveux derrière mon oreille. J’espérais sincèrement que d’apprendre que j’avais été la servante de Rumple ne le rendrait pas encore plus craintif.

- Oui… J’ai été la servante du Ténébreux, fis-je en insistant bien sur le passé. J’ai été renvoyé.

Ce renvoie m’avait fait énormément de mal, je devais bien l’avouer, mais je gardais ce petit détail pour moi car je n’avais pas envie de régresser avec l’homme qui vivait là. Je me demandais même si cet homme avait eu affaire à Rumple. Cela ne serait pas étonnant. Encore une fois, il faudrait que je répare ce qu’il avait fait. Une fois ne serait pas coutume… J’avais l’habitude à force ! Reprenant un peu de contenance, je me présentais et lui offris la raison de ma présence ici. J’étais honnête sur ma curiosité. C’était mon vilain défaut malheureusement. Mais je ne restais pas là-dessus, je souhaitais connaître la personne qui se trouvait là. En revanche, je ne m’attendais pas à ce qu’il me demande si j’avais eu un jour peur de quelque chose. Je fronçais les sourcils. Qu’entendait-il par là ? Je réfléchis quelques instants avant de répondre.

- Si j’ai déjà eu peur.

Je jetais un coup d’œil autour de moi et distinguais brièvement une espèce de fauteuil. Je me dirigeais là-bas et m’installais dessus. La poussière se souleva légèrement quand je me posais dessus, mais je la chassais d’un mouvement de main avant qu’elle ne me fasse tousser.

- Le royaume d’où je viens est en guerre contre les Ogres, commençais-je. Chaque jour, je voyais les soldats du Roi revenir avec des morts et des blessés, chaque jour, de nouveaux villages étaient attaqués ou décimés. Je pense qu’il ne s’est pas passé un seul jour sans que je me demande quand est-ce que ça allait être mon tour.

J’omis sciemment de dire que j’étais la fille du Roi Maurice. Après tout, nous avions coupé les ponts dès le moment où j’étais partie avec Rumpelstilskin. Je n’avais pas vraiment accepté le fait que mon père ait demandé un service au Ténébreux pour faire cesser la guerre parce que pour moi, nous n’avions pas besoin de la magie pour nous en sortir. Même si… même si je devais bien avouer que depuis le pacte, la guerre n’avait pas repris et les Ogres n’attaquaient plus le royaume de mon père.

- Maintenant… Non, je ne sais pas ce que c’est que d’être à votre place car nous avons deux vies totalement différentes, vous et moi. Vous avez vécu vos propres expériences et j’ai vécu les miennes.

Je lâchais un petit soupire tout en regardant un point invisible devant moi. J’ignorais toujours où il se cachait, je pouvais brièvement deviner vers quel endroit il se trouvait mais je ne voulais pas le brusquer. Je voulais gagner sa confiance pour enfin faire sa connaissance. Il se dévoila légèrement en m’apprenait que le Ministre Frollo était son maître. Je ne connaissais pas cet homme, mais bizarrement, la suite de ses paroles me blessa. Je fronçais les sourcils.

- Pourquoi dites-vous cela ? Parce que je suis venue par curiosité ?

Je n’étais pas idiote, j’avais énormément de bon sens. Mais bon…

- Ma curiosité n’a absolument rien de négative, sachez-le. J’ai… J’hésitais quelques instants avant de continuer : J’ai entendu parler de vous, dehors. Et… et je suis juste venue voir si ce qu’on disait dehors était vrai car je ne me fis jamais aux racontars.

Je replaçais une mèche de cheveux et me levais en lâchais un petit soupire.

- Je suis navrée si mon initiative vous a blessé, ce n’était pas mon attention.


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