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L'histoire se déroule en Octobre 2013.

« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


Charming ೨ Henry ೨ Ruby ೨ August

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 Nous implorons ta grâce, ô roi éternel (ft. monk)

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MessageSujet: Nous implorons ta grâce, ô roi éternel (ft. monk)   Sam 14 Nov - 21:40




Nous implorons ta grâce, ô roi éternel

Je ne sais, Seigneur, si ces mots monteront jusqu'au ciel.
Si tu entendras tout là-haut ce très humble appel


La science avait toujours été une pierre angulaire dans sa vie, que se soit ici, à Storybrooke, ou dans le monde sans couleur dont il était natif. De ce fait, son esprit cartésien à l'extrême avait beaucoup de mal à apprécier des concepts abstraits comme l'art. La religion aussi le laissait perplexe, il croyait que la science pouvait tout expliquer. Pour sa thèse, il avait usé du mot 'âme' mais uniquement pour qu'on puisse plus facilement voir où il voulait en venir. Il espérait pouvoir rationaliser cette croyance lorsque viendra la conclusion de son expérience et, à présent, le résultat se trouvait dans tous les livres portant le titre de 'l'étrange cas du docteur Jekyll et de mister Hyde' comme autant de preuve de son échec.

Mais ce n'était pas la pensée de savoir son histoire couchée sur le papier et a porter de tous qui rongeait l'esprit du pauvre Henry Jekyll. Le docteur était horrifié. Il s'était toujours considéré comme un homme juste, comme une bonne personne. Surtout lorsque tout le mal qu'il avait en lui s'était cristallisé pour donner naissance à Edward Hyde. Cette séparation le déchargeait des mauvaises actions commissent par son double. Même s'il admettait une part de responsabilité (puisque sans cette expérience, son esprit n'aurait jamais été scindé en deux), il s'était toujours réfugié derrière l'excuse d'avoir fait cela pour la science. Oui, il regrettait d'avoir lâché une personne comme Edward Hyde sur le monde, d'avoir fui au lieu de lutter pour garder le contrôle, mais si aucun scientifique ne prenait des risques, aucune découverte n'aurait été faite, n'est-ce pas ?

Un jour plus tôt, ses certitudes avaient pris du plomb dans l'aile. Une ancienne princesse et une guerrière étaient venues dans son service pour libérer ces patients. Le psychiatre en avait été tout d'abord été agacé. Comme si la situation était aussi simple ! C'était bien là le comportement archaïque de héroïnes venant de contes médiévaux ! Il avait réussi à faire parler la raison en trouvant un compromis. Au début, tout s'était bien passé. Puis ils avaient quitté les cas les plus proches de la guérison pour se rapprocher des cellules d'isolement réservé à ces cobayes. Le docteur avait alors vu ce qu'il avait fait pendant la malédiction au nom de la science. Des patients présents de corps, mais plus d'esprit, la bave aux lèvres, le regard vitreux. Bien sûr, il se souvenait de ces expériences, des changements de dosages, juste pour satisfaire sa curiosité, mais il avait cru... Comme c'était pendant la malédiction... Il avait espéré... Que rien n'était vrai. Que c'était juste...

Ce spectacle refusait de s'effacer de son esprit. Il avait l'impression de revoir ces pauvres erres lorsqu'il fermait les yeux. Tout comme il avait l'horrible impression de sentir une présence dans son dos qui attendait le moindre instant de faiblesse. C'était horrible !

Encore une nuit sans dormir. Il avait attendu le lever de soleil pour s'apprêter. Il devait sortir sinon... Il allait devenir fou ! Ce qui serait plutôt ironique pour un psychiatre, non ? Psychiatre d'un service vide. Ah ! Il s'était lavé, rasé, habillé avec des gestes raides, comme un automate. Puis il était sorti, sans but précis.

Dans les rues, des retrouvailles tardives se formaient sans doute grâce au tableau d'avis de recherche. Ces spectacles allaient en totale opposition avec son esprit torturé. Pire, cela l'enfonçait encore plus dans sa mélancolie. Henry Jekyll n'avait aucune affiche à accrocher pour retrouver un être cher.

Le psychiatre cherchait un havre de paix. Un endroit où il pourrait réfléchir sans redouter la venue d'un fantôme de son passé. Ces pas le conduisirent à l'église de la ville. Peut-être espérait-il inconsciemment y trouver le pardon en plus du silence ? Lorsqu'il s'installa sur un des bancs et joignant les mains en signe de prière, il faillit rire de sa propre bêtise. Il n'avait plus prié depuis qu'il était un enfant et que sa tante l'obligeait à remercier le Seigneur pour le repas. Autant dire que cela remontait à une autre vie !

"Pardonnez-moi, Seigneur, car j'ai pêché..." Commença-t-il maladroitement en baissant la tête. Il redressa bien vite la tête en direction des vitraux et leur adressa un sourire triste. "Es-tu vraiment là-haut, de toute façon ?" Souffla-t-il comme pour souligner sa propre bêtise.

Et si oui, ce seigneur qu'on disait si miséricordieux lui accorderait-il le pardon ? Il en doutait. Lui, en tout cas, n'était pas prêt de se pardonner. Concentré sur ces propres malheurs, il ne réalisa pas tout de suite qu'il n'était plus seul.

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Monk Zimmer
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MessageSujet: Re: Nous implorons ta grâce, ô roi éternel (ft. monk)   Dim 15 Nov - 16:42

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Confiteor Deo Omnipotenti
Beatae Mariae semper Virgini
Beato Michaeli archangelo
Sanctis apostolis omnibus sanctis.

~ I confess to God almighty
To blessed Mary ever Virgin
To the blessed archangel Michael
To the holy apostles, to all the saints.


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♈ Nous implorons ta grâce, Ô roi éternel...
Monk Zimmer ♱ feat. Daniel Lynch


L
e retour des souvenirs dans les mémoires des habitants de Storybrooke eut l’effet d’un ras de marrée en ce qui concernait le cas de Monk. Au fond, il avait toujours été Quasimodo, cet homme craintif, rejeté et mal-aimé, toujours au service et à la merci d’un même individu dans ce monde ou dans l’autre, celle d’un juge en apparence bienfaiteur mais qui n’avait que pour obsession son propre discours. Pourquoi alors avait-il choisi de l’aider à s’en sortir ? Pourquoi dans ce monde lui avoir tendu la main à l’orphelinat, et en même temps, pourquoi l’avoir recueilli lorsqu’il n’était qu’un bébé dans le monde des contes alors que sa mère avait décidé de l’abandonner ? Autant de questions qui restaient sans réponses concrètes, car Monk ne connaissait pas les intentions du juge envers lui, et ne s’en méfiait guère, à vrai dire ; il n’était pas assez intelligent pour cela. Peut-être avait-il des projets pour lui… Monk n’avait pas peur pour lui-même ; en effet, au moment où la malédiction les emportait tous, Frollo ne souhaitait que la mort d’Esméralda, pas la sienne. Il avait juste été reconduit à la tour de Notre Dame. Pourtant, qu’est-ce qui empêchait Frollo de le mettre au même titre que la gitane et de le tuer lui aussi ? Quel était l’intérêt de le garder en vie, lui qui n’avait pas mérité d’être un homme comme les autres et qui, soyons honnêtes, menait une vie plutôt misérable ? Là encore, Monk n’avait pas d’explication sur ce dernier flash qu’il avait de son passé de bossu... Aujourd’hui, il était là, et Mina l’était également. C’était pour elle que Monk s’inquiétait davantage.

L’ambiance était particulière dans les rues de Storybrooke depuis le retour des souvenirs. On croisait des gens que l’on ne regardait plus de la même façon, en se demandant sûrement de quelle contrée ils venaient et quelles identités ils avaient auparavant. Troquant son uniforme de majordome au placard pour une tenue plus civile, Monk s’était rendu à l’église de Storybrooke, lieu qui prenait tout son sens maintenant qu’il savait qui il était. Abandonné dès la naissance et ayant grandi sans repères paternels, ni maternels, cette petite église était devenue sa mère, protectrice et rassurante. Même si elle n’était pas aussi impressionnante que Notre Dame, il s’y sentait bien. Il s’y sentait libre. Libre de se confier, de pleurer, de poser des questions ; d’être lui-même, en somme. La liberté, Monk n’y goûtait pas depuis très longtemps, car le juge Fire ne le laissait jamais quitter sa demeure ; il le voulait constamment sous son emprise, mais les choses avaient changés désormais.

Le bruit courant que le juge Fire était un séquestreur l’avait fait réfléchir, et ce fut ainsi que Monk put se montrer davantage en ville. Mais ce n’était pas si facile pour le jeune roux d’aller au-devant de l’inconnu. Il avait tout simplement peur de ce monde extérieur qu’il ne connaissait pas, d’autant plus que le juge ne cessait de lui répéter à quel point il était dangereux et hostile. Il préférait donc rester dans ce qu’il connaissait bien, c’est-à-dire la religion, et ne se rendait qu’en ce lieu sûr qu’était l’église. Lorsque Monk entrait dans ce lieu saint, il n’était plus ce majordome obéissant et serviable qu’il se devait d’être au quotidien, mais retrouvait son âme d’ancien sonneur de cloches. D’ailleurs, il avait déjà proposé ses services pour l’entretien de l’église, car il fallait reconnaître que ce n’était pas un point essentiel dans la liste des priorités du conseil général. En effet, on ne pouvait pas dire que l’église de Storybrooke était un monument très fréquenté par les citoyens. Mais son geste était appréciable, et le prêtre de l’église acceptait volontiers son aide.

Il se tenait au-dessus de la grande salle des prières à l’étage de l’église quand il entendit les échos d’une voix résonner jusqu’à lui. Il y avait quelqu’un qui semblait se confesser à voix haute. Il fit chemin inverse pour revenir à l’entrée de l’église pour voir de qui il s’agissait. De loin, Monk reconnut le Docteur Lynch, de dos, les mains apparemment jointes, et assis sur un des nombreux bancs réservés à la prière. Il l’avait entendu parler de pardon. Monk se tenait là, debout, sans bruit à l’observer quand soudain ce dernier s’aperçut qu’il n’était plus seul.

« Oh euh… Bonjour, Monsieur Lynch, commença Monk, d’une voix tremblotante et visiblement gêné. Veuillez m’excuser si je vous ai interrompu ; je ne m’attendais pas à vous voir ici. »

Monk ne connaissait pas très bien le Docteur Lynch personnellement et ne se doutait pas qu’il puisse être croyant et même pratiquant. Il ne l’avait vu que quelques fois au détour d’une conversation avec Monsieur le Juge. Bien sûr, dans son métier de majordome, la discrétion était de rigueur. Monk ne lui adressait la parole que pour lui proposer un rafraichissement ou de le raccompagner à la sortie. Instinctivement, Monk ajouta alors :

« Mais je vous en prie, ne faîtes pas attention à moi. »

Monk fit ensuite mine d’être occupé en se dirigeant du côté des cierges à brûler, mais pour tout dire, n’importe qui aurait trouvé que cette feinte demeurait assez maladroite…

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MessageSujet: Re: Nous implorons ta grâce, ô roi éternel (ft. monk)   Ven 20 Nov - 21:11




Nous implorons ta grâce, ô roi éternel

Je ne sais, Seigneur, si ces mots monteront jusqu'au ciel.
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Aux yeux du psychiatre, raison et croyance n'étaient pas compatibles. Pourtant, l'homme de science qu'il était se trouvait dans l'église de la ville. Grotesque. Tel était le mot qui lui vint à l'esprit alors qu'il tentait d'émettre une prière correcte. Ces connaissances sur ce sujet étant trop vague et remontant à trop loin dans ces souvenirs, son essai fut un échec. Daniel se retint de peu de rire de sa propre bêtise. Il était venu dans ce lieu pour trouver le calme, mais aussi le pardon. Chose qu'il n'obtiendrait jamais auprès de ces confrères, auprès des autres habitants de la ville lorsque ces agissements seront dévoilés.

Alors, il s'était tourné vers l'invisible dans un élan de désespoir ce qui aboutit à cette situation maladroite. Très vite, son esprit critique revint et le docteur Lynch ne put s'empêcher de formuler son doute dans un souffle. Existait-il vraiment un être aussi bienveillant au-dessus du monde ? Si oui, est-ce que cette bienveillance s'appliquait-elle à lui ? La méritait-il ? C'était surtout cette dernière question qui le rongeait.

Dans son monde d'origine, il s'était toujours caché derrière sa précieuse Science, déclarant que tous les sacrifices n'étaient de trop en son nom. Sa curiosité ne pouvait se limiter aux règles imposées dans l'expérimentation. Ce n'était qu'en prenant des risques qu'on arrivait à faire des découvertes significatives. Sa vie était la seule qu'il mettait dans la balance. Du moins, jusqu'à ce que son double devienne hors-contrôle. Voilà pourquoi Henry Jekyll avait toujours été persuadé être un homme bien. Cette certitude s'était émoussée à Storybrooke. En tant que Daniel Lynch, il avait expérimenté sur l'esprit de ces patients internés au point que le mot 'torture' s'imposait pour en décrire les détails. Il avait cru à un mirage créer par la malédiction jusqu'à ce qu'ils voient ces malheureux.

Edward devait bien rire de ces tourments ! Le psychiatre prit conscience qu'il n'était plus seul. Il se retourna et se détendit un peu en reconnaissant le majordome du juge Fire. Ce qui ne l'empêcha pas le rouge de menacer d'empourprer ses joues devant l'idée que Monk ait pu assister à sa tentative désastreuse de confession. En tout cas, le jeune homme semblait aussi embarrassé que lui.

"Docteur." Rectifia machinalement Daniel lorsque son interlocuteur l'appela 'monsieur Lynch'. C'était un vieux réflexe datant de la malédiction. En tant que Daniel Lynch, il avait énormément tenu à ce titre alors qu'il l'avait obtenu suite à une magouille avec monsieur Gold et non grâce à ces compétences. À cette pensée, il eut un sourire triste. "Non, oubliez ce que je viens de dire. Monsieur conviendra. Je ne garderais sans doute pas le titre de docteur longtemps, de toute façon."

Ces pensées allaient de nouveau s'assombrir lorsque Monk se dirigea du côté des cierges après l'avoir prié d'ignorer son intervention. Daniel le suivit du regard puis pencha de nouveau la tête vers ces mains qu'il joignit de nouveau comme s'il voulait se lancer dans une nouvelle prière. Hélas, les mots ne vinrent plus maintenant qu'il doutait de l'existence d'une oreille céleste compatissante. Il soupira et se leva avant de se diriger lui aussi vers les cierges.

Machinalement, il en prit un et l'alluma en penchant la mèche au niveau des flammes d'une bougie allumée. On aurait cru que ce geste pourtant simple demandait toute sa concentration. Il ne savait plus pourquoi on faisait çà, si c'était avant ou après la prière ou si c'était pour remercier le Seigneur d'avoir écouté la requête. En tout cas, le geste l'apaisa brièvement. À croire qu'il venait de faire quelque chose de significatif alors qu'il ne venait que d'allumer une bougie parmi tant d'autres. Un geste bien futile, en vérité.

"Et ne vous excusez pas." Finit-il pas dire. "Vous n'avez fait qu'interrompre un moment bien embarrassant."

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MessageSujet: Re: Nous implorons ta grâce, ô roi éternel (ft. monk)   Ven 27 Nov - 15:28



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L
a situation était déjà quelque peu embarrassante, mais elle le fut davantage lorsque le Docteur Lynch reprit Monk sur le fait qu’il l’avait appelé « Monsieur ». Pourtant, il le savait bien que Daniel Lynch était docteur, mais ce titre ne lui était pas venu instinctivement. Il avait tellement l’habitude de recevoir ou servir des « messieurs », ou des « mesdames » lors de dîners chics, de déjeuners très selects ou de cocktails onéreux en compagnie du juge Fire. Confus, il souhaita s’excuser auprès du Docteur Lynch, mais se ravisa après s’être dit qu’il valait peut-être mieux ne pas renchérir sur cette ultime maladresse. Un simple regard vers le bas suffirait à atténuer cette omission. D’ailleurs, c’était souvent un geste qui le sauvait de sa bêtise.

Monk eut bien fait de se taire puisqu’après réflexion, le Docteur Lynch lui demanda d’oublier ce qu’il venait de dire à propos de ce détail. Il s’en suivit une phrase que Monk ne comprit pas très bien. Comment cela Lynch ne garderait pas son titre de docteur bien longtemps ? Qu’est-ce que cela pouvait bien signifier ? Ce n’était sûrement pas le moment de lui demander quoi que ce soit ; il s’était replongé dans ses pensées. Il avait l’air même l’air un peu triste, malgré le sourire très mince qu’il lui avait lancé. De ce fait, Monk préféra faire profil bas en se dirigeant vers les cierges, suivi de loin par le regard du docteur.

C’était parfaitement idiot de la part de notre jeune roux de penser que le Docteur Lynch se sentirait davantage en intimité avec le Seigneur s’il se cachait ainsi derrière les cierges à brûler. Même si les nombreuses flammes des bougies qui étaient également disposées près des cierges rendaient les contours de son visage plus flous en dansant devant ses yeux, elles ne le cachaient que très partiellement. En fait, Monk s’aperçut que ce stratagème, qui n’en était pas vraiment un, rendait la situation encore plus gênante. Mais le fait était que notre roux ne savait pas du tout où se mettre. Il n’osait même pas bouger de ne serait-ce qu’un millimètre tellement il était gêné par sa propre enveloppe corporelle dans cet espace. Restant immobile, ses yeux légèrement affolés cherchaient partout meilleur endroit pour ne pas déranger le Docteur Lynch dans ses aveux à haute voix, mais en vain.

Il l’entendit pousser un soupir dont le son en fut décuplé par l’immensité de la salle de prière. Il entendit ensuite le son de ses pas qui se rapprochaient lentement de là où il se trouvait, ce qui le fit un peu stresser. Quand le docteur ne se retrouva qu’à quelques centimètres de lui, il n’osa pas du tout le regarder en face. Il ne comprenait pas ce qu’il faisait ici. Qu’avait-il l’intention de faire à présent, maintenant qu’il avait abandonné sa confession ? Monk l’observa sur le côté, et vit qu’il avait pris un cierge pour le faire brûler. On voyait que Lynch était un scientifique dans l’âme, car il avait fait ce geste comme s’il était calculé de façon mathématique, calibré comme une mécanique. Comme s’il n’y croyait pas vraiment, en fait… En même temps, pouvait-on demander à un scientifique de croire en quelque chose qui ne relevait pas de la raison ? Même en étant peu malin, Monk comprenait cela.

Lynch soulagea la conscience du pauvre Monk en lui disant qu’il n’avait pas à s’excuser. N’ayant plus à s’en faire, le jeune homme leva alors timidement le regard vers le docteur qui ajouta qu’il n’avait fait qu’interrompre, selon lui, un moment « bien embarrassant ». Monk comprit assez rapidement que Lynch parlait de son moment de recueillement quelque peu manqué avec le Seigneur, et ce par sa faute, même s’il venait de le lui pardonner. C’était maintenant à son tour de lui dire qu’il n’avait pas à ressentir de l’embarras ici. Monk laissa passer quelques secondes avant de lui répondre d’une voix douce :

« Oh, vous n’avez pas à avoir honte de quoi que ce soit ici, Docteur. Vous êtes dans la maison de Dieu, vous savez… »

Et il croyait sincèrement en ce qu’il venait de dire. En effet, Monk n’avait pas peur d’être lui-même quand il se retrouvait dans cette église. En ces lieux, Lynch n’était plus un docteur de la même façon que Monk n’était plus un majordome qui se devait de respecter les conventions, la différence de rang social et tous ces codes et autres dictâtes imposés par la société. Il y eut un bref silence quand Monk, invitant le docteur à poursuivre son début de confession, ajouta :

« Si vous ressentez le besoin de faire tomber le masque, c’est ici qu’on ne vous jugera pas. »

789 mots

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MessageSujet: Re: Nous implorons ta grâce, ô roi éternel (ft. monk)   Dim 6 Déc - 20:32




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Docteur. Méritait-il encore ce titre ? Il en doutait et il était certain que ce sentiment serrait partagé dès que ces expériences feront les gros titres du Daily Mirror. Ce n'était qu'une question de temps. L'avenir semblait particulièrement incertain. Daniel voulait éviter d'y penser, car, lorsqu'il y réfléchissait, il réalisait que de finir derrière des barreaux était la perspective la plus réjouissante qui s'offrait à lui. Aucun barreau ne pouvait le protéger de l'ennemi se trouvant en lui. Seule l'absence de magie le protégeait de la réaction du Ténébreux si celui-ci découvrait qu'il détenait de nouveau les informations tant convoitées. Tous ces efforts pour disparaître... Réduis à néant par une malédiction. Pour le meilleur et pour le pire, il était de retour. Pleinement de retour.

Se concentrer sur la bougie avait quelque chose de réconfortant. Il n'y avait aucun mystère dans ce geste. On penche la bougie, mèche contre mèche, vers une autre qui était allumée et on regardait la chandelle s'embraser. Le temps où allumer un feu était considérer comme un miracle ou un acte magique ou divin était révolu depuis des siècles. Il n'y avait rien à remettre en doute. Aucune éthique à mettre dans la balance pour savoir si faire cela était juste ou non. Un geste aussi simple était véritablement apaisant. En s'y concentrant, le docteur Lynch avait l'impression qu'on lui offrait une pause dans ces tourments. L'équivalent d'une grande respiration après avoir tenu le record d'apnée.

Cet instant ne dura pas, hélas. Les doutes revinrent dès que le psychiatre posa sa bougie à présent allumée. Surtout ceux concernant sa présence ici. Il se sentait comme un intrus. Lui, un homme de science, dans la Maison de Dieu ? Cela en était à la limite du ridicule. Le docteur Jekyll avait passé sa vie à essayer d'expliquer se qu'on prêtait encore au divin. Son travail sur l'esprit humain tendait à démystifier le concept flou de l'âme. N'était-ce pas le comble de l'hypocrisie de venir demander le pardon d'un Créateur dont il avait toujours mis en doute l'existence ? Daniel avait besoin de briser le silence pour chasser cette pensée honteuse. Il reprit la conversation là où il l'avait laissé en rassurant Monk.

Il était sincère, fait assez rare pour être souligné. De son point de vue, Monk n'avait fait qu'interrompre un moment embarrassant qui l'aurait certainement été encore plus si on l'avait laissé poursuivre. D'ailleurs, qu'aurait-il fait sans l'intervention du majordome ? Daniel l'ignorait. Peut-être serait-il mort de honte ou parti au plus vite. Même maintenant, il ignorait quoi faire, quoi espérer de cet endroit. Le psychiatre baissa les yeux comme s'il voulait continuer de contempler les bougies. Il ne les releva que lorsque Monk prit la parole, autant surpris par le ton doux de son interlocuteur que par ses paroles. La maison de Dieu. Daniel ne pouvait s'empêcher de contempler les alentours avec un certain scepticisme qui se trahissait par un discret froncement de sourcils.

Pour le docteur Lynch, la religion était aussi incompréhensible que l'art. Il enviait la dévotion de Monk. Tout semblait si simple en écoutant le majordome. Pourtant, malgré ces paroles rassurantes, Daniel n'y arrivait pas. Quelque chose le retenait. Comme un gamin ne croyant pas au Père Noël en train d'écrire sa liste de cadeaux. Tomber le masque...

"Ce n'est pas aussi simple." Commenta-t-il lentement en baisant ses yeux. Il doutait vraiment qu'on ne puisse pas le juger, même ici. Il se tourna vers le vitrail le plus proche, plissant légèrement les yeux comme s'il cherchait à en comprendre le sens ou qu'il attendait quelque chose de précis.

"Vous... Vous croyez vraiment qu'il..." Commença-t-il avant de s'interrompre. Le mot existe allait franchir ses lèvres, mais l'embarras qui l'avait envahi et arrêter à temps. Bien sûr que Monk croyait qu'Il existait ! Cela se sentait dans chacune de ces précédentes paroles. Heureusement, qu'il s'était arrêté à temps. Ce n'était ni l'endroit ni le moment de remettre les croyances des autres en doute. "Je veux dire." Se rattrapa-t-il au plus vite avant qu'un silence gênant ne s'émisse dans la conversation. "Vous croyez vraiment qu'il peut..." Encore un arrêt, cette fois motiver par l'hésitation. Il se mordit un instant les lèvres, ne sachant s'il devait poursuivre ou non. Le temps d'une respiration et il sembla en avoir trouvé le courage. "Vous croyez vraiment qu'il peut tout pardonner ?"

Alors qu'il posait cette question qui résumait son tiraillement intérieur, son regard n'avait pas quitter le vitrail. Sartre avait raison, l'enfer, c'était les autres. Plus précisément, le regard des autres et Daniel semblaient vouloir éviter de découvrir celui qu'aurait Monk face à cette question.

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MessageSujet: Re: Nous implorons ta grâce, ô roi éternel (ft. monk)   Lun 4 Jan - 19:16



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Q
Quand Monk essaya tant bien que mal de réchauffer le cœur du docteur en lui rappelant qu’il se trouvait dans la maison de Dieu, celui-ci se mit à regarder les alentours comme s’il doutait que cet édifice de pierre appartenait réellement à cet entité mystérieuse que l’on appelait Dieu, Seigneur ou plus rarement, Notre Père. Il faut dire que dans ce monde dépourvu de toute magie, c’était vers cette entité mystifiée que l’on se tournait ; c’était ainsi que l’on faisait commune référence à l’église. Malgré toute la discrétion qu’il y avait mit, Monk perçut le léger froncement de sourcil du docteur Lynch qui marquait alors son scepticisme grandissant.

Il était évident que Lynch était bloqué pour pouvoir aller plus loin. C’était visiblement un homme qui ne croyait qu’à ce qu’il voyait, et comment lui en vouloir ? Il était médecin. Il l’avait clairement souligné en reprenant Monk sur sa maladresse. Contrairement à lui qui savait se défaire de son métier de majordome pour ne redevenir qu’un simple croyant, Lynch revendiquait son titre de docteur dans l’enceinte d’une église, ce qui était parfaitement normal, quand on a fait autant d’études pour y parvenir… Cette profession, c’était forcément toute la vie de Lynch. Il a sûrement sauvé de nombreuses vies, et ce uniquement grâce à ses capacités cérébrales. Il devait tout à ses connaissances, sa raison… alors, comment lui en vouloir ? Il avait très certainement vu de pauvres âmes en perdition dans la section psychiatrie dont il était en charge, et les miracles, Lynch ne devait pas en voir beaucoup… Dans un contexte comme celui-ci, où Dieu semble avoir abandonné ces « abjectes rebus de l’humanité » ou autres « traines misère », comme le ministre Frollo aimait à les appeler, pas simple d’y croire.

Ce fut d’ailleurs ces premières paroles après que Monk l’invita à laisser « tomber le masque » s’il en avait besoin. Non, ce n’était pas simple, d’autant plus que maintenant, il y avait, malgré lui, le regard de Monk posé sur lui. Finalement, le jeune roux s’était trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. S’il avait demeuré seul, sans être perturbé par sa présence, peut-être que le docteur aurait été à même de « tomber le masque »… En effet, Monk le regardait à l’instant présent. Lynch contemplait un des vitraux de la petite église en plissant les yeux, comme pour le déchiffrer. Ce que le docteur ne comprenait pas, c’était qu’il n’y avait rien à décoder, rien à anticiper, aucune statistique, aucune question à se poser, pas même l’existence de Dieu, car c’était la question sous-jacente que Lynch se posait inévitablement et qu’il faillit prononcer. Il avait tout à fait le droit de se la poser, à vrai dire. Il s’était interrompu pour poser une autre question à la place. Mais pour Monk, elle ne se posait pas et ne l’importait pas, car c’était justement parce qu’on ne savait pas que l’on tirait tout le bénéfice de « l’expérience » de la foi : croire aveuglément, sans preuve, sans s’interroger, et en n’accordant aucune place au doute même s’il subsiste. Après multiples hésitations, Lynch finit par demander ce qu’il voulait savoir tout en scrutant le vitrail :

« Oui, je le crois vraiment, répondit Monk sur un ton on ne peut plus simple. Oui, car, contrairement au docteur qui savait, lui ne savait rien. Alors, croire, oui. C’était dans ses compétences. J'irais même jusqu'à dire que le simple fait d'être entré ici, c'est déjà un pas vers le pardon en soi. »

Le bien a besoin du mal pour exister, de même qu’il faut de la laideur pour pouvoir juger de ce qui est beau ; de la haine pour savoir ce qu’est l’amour ; des sots comme Monk pour pouvoir attester de l’intelligence des têtes bien pensantes comme le docteur Lynch ou le juge Fire ; des guerres pour connaître la paix, et ainsi de suite. Penchant légèrement la tête pour chercher le regard de Lynch et le détourner du vitrail, Monk ajouta :

« Et puis, il vous pardonnera parce qu’il vous a fait imparfait, comme nous tous. »

686 mots

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