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« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind
L'histoire se déroule en
Octobre 2013.


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 Un chasseur sachant chasser

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MessageSujet: Un chasseur sachant chasser   Sam 14 Nov - 19:46
Un chasseur sachant chasser
Ft. Norman & Valentine


Avec ou sans les souvenirs, Storybrooke restait une ville ennuyeuse du Maine. Clayton n'espérait qu'une chose : le retour de la magie. Au moins, çà mettrait un peu de piquant dans le quotidien. Le jour où cela arrivera, le chasseur s'était promis de prendre un paquet de pop-corn et de monter sur un toit pour ne rien rater. Avec tous les magiciens et les vieilles rancunes qui traînaient, c'est sûr qu'il y aura du spectacle. En attendant, il restait son petit plaisir du dimanche. Clayton n'allait pas à l'église, il n'avait jamais vu l'intérêt de s'enfermer pendant des heures et encore moins de prier. Lui, il préférait arpenter la forêt avec un fusil à la main.

Cependant, il se prêtait à ce petit loisir avec beaucoup moins d'enthousiasme que lorsqu'il pensait s'appeler Norman Fleming. Oh, ce n'était pas parce que se rappeler qui il était lui avait donné une conscience ou des regrets. Ce n'était pas non plus à cause d'une certaine frustration de se rappeler qu'il avait l'habitude de chasser du gibier bien plus intéressant que ce que pouvait lui offrir la forêt d'un monde sans magie. Quoi que, oui, ce dernier point était en partie vrai. Non, ce qui l'agaçait vraiment, c'était cette frontière. Si on la franchissait par mégarde, on perdait sa réelle identité. Bien qu'il n'y eût pas de grandes différences entre Norman et Clayton, le chasseur préférait rester comme il était.

Des patrouilles étaient organisées pour éviter qu'un pauvre quidam ne la franchisse par inadvertance. À cause de cela, son terrain de chasse s'était considérablement amoindri, car ce genre de hobby n'était pas vraiment légal dans ce monde.

La seule proie digne de lui, c'est-à-dire le dragon, était introuvable. Clayton avait espéré se détendre en faisant un joli trou dans le pelage d'un ou deux lapins, mais il semblerait qu'il en demandait trop. Pourtant, il avait cru un instant que la chance lui souriait lorsqu'il vit une biche dans son viseur. Le chasseur l'avait pisté avec un renfort de prudence. Hélas, la bête avait détalé en direction de la frontière. Clayton avait arrêté sa progression en pestant dans sa barbe.

Il était prêt à laisser tomber. De toute évidence, la seule chose qu'il risquait d'attraper dans cette forêt était un bon rhume s'il continuait de s'acharner. Le chasseur fit un pas en direction de sa maison, bien décidé à vider une ou deux bières en maudissant la patrouille quand, soudain, une boule de poil attira son attention.

Aussitôt, Clayton leva son fusil et plissa un œil dans le viseur. Sa joie retomba bien vite lorsqu'il reconnut un chien. Il ne vit pas de collier, mais pouvait-il prendre le risque ?

"La barbe !" Marmonna le chasseur, il relâcha le doigt posé sur la détente avec réticence.

Il tira à côté pour effrayer l'animal domestique et le pousser à courir dans une autre direction. Comme on dit, faute de grives, on mange des merles. Au moins, entendre le cri plaintif du clébard avait calmé un peu ses nerfs. Il repassa la lanière de son arme en bandoulière et vit une rouquine se diriger vers lui.

"Hey ! C'est à vous ce clébard ?" Questionna-t-il sur un ton bourru en pointant un doigt accusateur vers la rouquine puis en direction du clébard en question. "Vous pourriez le tenir en laisse, non ? C'est dangereuse par ici."

Il fallait un certain culot pour parler de danger alors qu'il avait manqué d'abattre le pauvre animal.
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Valentine Bellamy
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MessageSujet: Re: Un chasseur sachant chasser   Dim 20 Déc - 18:36






Un chasseur sachant chasser

Featuring Norman



-Comme au bon vieux temps ! Commentai-je en déplaçant les hautes branches placées devant mes yeux dans l'objectif d'ouvrir un tant soit peu le sentier menant à la forêt avoisinante avant de m'y aventurer; forêt dans laquelle j'avais passé toute mon enfance à faire les quatre cent coups -tout du moins étais-ce le souvenir que j'avais pu en garder, malgré le retour des mémoires.

Evidemment, je ne m'attendais pas là à une réponse quelconque de la part de ma petite boule de poils -dans ce monde là comme celui au sein duquel j'avais vu le jour, celle-ci n'avait pas été dotée de la parole, évidence que je ne pouvais pas m'empêcher de déplorer. Néanmoins, cela ne l'avais jamais empêchée de deviner au ton de ma voix émotions et intentions; et encore une fois prouva-t-elle sa grande intelligence en jappant deux ou trois fois en signe d'assentiment, remuant sa queue avec entrain tandis que nous pénétrions dans la petite clairière au fond de laquelle nous nous réfugiions autrefois lorsque nous ne voulions pas être retrouvées par mon oncle adoptif. Si en lui-même, ce souvenir ne faisait pas parti des plus heureux que j'avais pu forger et constituait en un sens l'un des éléments qui avait bouleversé la vie d'adolescente que j'avais mené à Storybrooke, je ne pouvais -n'avais d'ailleurs jamais pu- considérer la forêt autrement que comme un asile accueillant, un havre de paix que je me réjouissais de retrouver en ce jour. Si ces balades quotidiennes avaient toujours été fréquentes pour Pooka et moi-même, nous avions du les réduire au minimum lorsque je m'étais lancée dans le nouveau projet d'Alekseï, doublant ma dose de travail pour ne me laisser en fin de compte que très peu de temps pour moi. Malgré mon manque d'engouement pour la chose, cela avait été indispensable : lorsque l'on vivait seule d'un salaire au plus bas, on ne rechignait pas quand on venait à nous proposer d'arrondir nos fins de mois sans trop d'efforts, surtout lorsque l'on possédait un autre être vivant dont on devait s'occuper.

Alors autant dire que lorsque j'avais enfin terminé mes heures requises, je m'étais empressée d'aller chercher mon chien, de manière à lui faire profiter tout comme moi du bon air pur de la nature. Sans prendre la peine d'emporter de laisse avec moi -à quoi bon alors que personne n'osait s'aventurer trop près de la limite, aussi profondément dans les bois; et quand j'étais persuadée que mon animal me reviendrait voir ne me quitterait pas d'une semelle en quémandant mon attention. Et ça, j'étais tout simplement incapable de la lui refuser, alors même que je lui imposais d'attendre seule de longues heures mon retour à l'appartement, accompagné d'horaires de repas que peu de bêtes auraient acceptées -gérant seule le contenu de sa gamelle, elle avait su s'y faire. Après tout, n'importe quoi devait être bien mieux que les piètres conditions de vie de chien errant auxquelles elle avait été habituée. Ce qui n'excusait en rien mon comportement, et ne m'empêchait de m'en vouloir de ne pas être bien plus présente pour elle.

-Ne t'éloigne pas trop, lui indiquais-je avec un sourire, tout en gardant un oeil sur sa petite tête blanche qui me dépassait progressivement en poussant son jouet en plastique vers l'avant.

Ayant entièrement confiance en son propre instinct de bête, je ne m'en inquiétais pas plus que de mesure, tout du moins, jusqu'à ce que je vienne à entendre des détonations retentir au loin, alors que mon animal n'était plus dans mon champ de vision actuel.

-Pooka ?! M'exclamai-je paniquée, en espérant les coups de feu dirigés vers un tout autre animal que le mien, malgré la haine que je ressentais à l'égard de la chasse, m'inquiétant en cet instant bien plus de la sécurité de mon chien que de celle de n'importe quelle autre créature -la mienne y compris, alors que je me précipitai en courant dans la direction vers laquelle je l'avais aperçue partir.

Ce qui m'étonna en revanche fut de tomber sur son agresseur, qui, à quelques mètres de l'animal apeuré, ne semblait pas un seul instant regretter son acte inhumain. Sans prêter l'oreille à ses propres remarques, ce fut animée d'une colère profonde que je me détournais pour continuer ma route, non plus vers Pooka, mais vers le quadragénaire au fusil qui se permettait de m'adresser des remontrances alors même qu'il était l'unique coupable dans cette histoire.

-Mais vous êtes malade ! Vous auriez pu la tuer la pauvre ! Y avez-vous seulement pensé ? explosais-je en le toisant d'un air mauvais, pour finalement jeter un regard glacial sur l'arme dont il était équipé.

-Je vous jure que si vous l'avez blessée....Commençais-je avant de perdre mes mots.

-Je ne sais pas... mais ca va chauffer pour vous, ça, je peux vous l'assurer, complétai-je en saisissant dans mes bras la petite chienne, qui était en train d'avancer vers moi d'un pas hésitant, presque craintif.

-Ca va aller, ma douce, entrepris-je de la rassurer en examinant les éventuelles marques qu'aurait pu occasionner le tir du chasseur, avant de lâcher un soupir de soulagement : elle était bel et bien saine et sauve.

-Vous avez de la chance, m'adressai-je de nouveau à mon interlocuteur, le ton radouci à présent que j'étais certaine que ma meilleure amie se portait bien, un mépris loin d'être masqué toujours présent néanmoins, alors que ces quelques paroles m'échappaient.


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