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L'histoire se déroule en Octobre 2013.

« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


Charming ೨ Henry ೨ Ruby ೨ August

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 It's only fun if you get a scar out of it ~ Astrid

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Ally Brynhild
Admin ೨ Astrid

✒ Curse :
389
✒ Coeur :
Insensible
✒ Statut :
En couple
✒ Personnage de Conte :
Astrid Hofferson


MessageSujet: It's only fun if you get a scar out of it ~ Astrid    Ven 7 Aoû - 23:00

Welcome to Storybrooke !


   
Nom Brynhild
   Prénom(s) Aline mais tout le monde l'appelle Ally
   Âge 19 ans
   Conte Dragons
   Personnage Astrid Hofferson
   Groupe Storybrooke est ma maison
   Camp Neutre
   Avatar Dakota Fanning
   Image © Snowwhite

Operation Cobra, here I am !

What is in my mind.
   
Hautaine : Si mentir est l’un des plus grands talents d’Aline, manipuler les autres est sa spécialité. Elle trompe souvent les gens, usant de ses charmes pour parvenir à ses fins. Lorsqu’elle ne suit pas la voie de la subtilité, il lui arrive parfois de ne pas prendre de gants quand elle s’adresse à ses camarades. Certaines la trouvent trop dure. La remarque qui lui revient le plus souvent est le fait qu’elle se montre méprisante envers les personnes qui l’entourent. En effet, ne mâchant pas ses mots, il n'est pas rare qu'elle adresse des critiques parfois sévères à ceux qui se considèrent comme ses amis. Ajoutons à cela son manque d'assurance, la poussant à rabaisser ses proches de manière à remonter son estime d'elle même, et voilà les ingrédients parfaits pour se constituer une réputation de gamine narcissique et hautaine, qu'Ally n'a jamais prit la peine de démentir.

  Egoiste : C'est bien là l'un de ses plus gros défauts, mais la jeune fille aurait beau faire tous les efforts du monde qu'elle ne parviendrait à s'en débarrasser, pour la simple et bonne raison que la plupart du temps, elle ne s'en rend pas compte, aussi invraisemblable que cela puisse paraître. Mais le fait est que sa petite personne passe toujours avant tout à ses yeux, ayant été élevée à la dure, elle fonctionne sur le principe du "chacun pour sa peau", et ne serait prête à laisser passer personne devant elle, quelques soient les motivations de celle-ci ou la place qu'elle occupe dans son cœur. Après tout, comment quelqu'un pourrait avoir bien plus de mérite qu'elle-même ?

    Ambitieuse : Ally est une jeune fille qui sait ce qu'elle veut, et comment l'obtenir. Elle s'est fixé un objectif dans la vie, et compte bien l'atteindre, et ce, quelques en soient les moyens. Après tout, ce n'est pas comme si elle avait eu son mot à dire dans toute cette histoire : tout ce qu'elle souhaitait était de pouvoir continuer à mener son train de vie quotidien, sans jamais avoir à s'inquiéter d'éventuels trous dans le compte en banque. Si pour cela elle devait sacrifier un peu de sa personne, ainsi soit-il. Eh oui, le moins qu'on puisse dire, c'est que pour arriver à ce résultat final, la demoiselle devait fournir un travail acharné, et placer la barre très haute, sa situation sociale représentant un obstacle contraignant.

    Manipulatrice : La blonde a toujours été une excellente actrice. Des larmes de crocodiles aux fausses mines boudeuses, la jeune adulte en a toujours fait voir de toutes les couleurs à ses parents, et ce, dès son plus jeune âge. Si sa mère, aussi douée que la demoiselle en la matière savait reconnaitre ses caprices et lui tenir tête, cela n'avait jamais empêché la petite Aline d'utiliser ses talents sur son géniteur qui, ne trouvant pas la force de dire non à sa petite princesse, avait fait d'elle une enfant pourrie-gâtée n'hésitant pas aujourd'hui à user d'artifices et de ses charmes naturels auprès de son cercle d'amis pourvu que cela lui permette d'obtenir tout ce qu'elle peut désirer.

    Superficielle : Si la famille Brynhild vit et a toujours vécu au dessus de ses moyens, cela est du à la passion des deux femmes de la maison pour la mode, les bijoux, l'ameublement, et autres objets futiles qui font le plaisir des deux blondes. En bref, tout ce que l'on peut trouver dans un magasin, et qui fait chauffer la carte bleu de l'homme de la famille. Comme vous l'aurez compris, la jeune Ally attache beaucoup d'importance aux objets matériels qui reflètent à ses yeux le niveau de vie d'un individu, mais également à l'apparence qu'elle peut renvoyer, qui à ses yeux, ne peut être qu'irréprochable. L'avis des autres comptant énormément pour la demoiselle, bien qu'il faudra surement lui mettre un couteau sous la gorge pour qu'elle ose l'avouer, elle se débrouille pour n'acheter que des vêtements de haute couture, et des bijoux de célèbres créateurs, suivant l'exemple donné par sa mère. Si elle ne le faisait pas, se répétait-elle chaque fois, les habitants de Storybrooke se rendraient compte que sa famille n'est pas aussi aisée qu'elle n'y parait, et cela, elle ne pouvait pas se le permettre si elle souhaitait conserver sa position au sein de la ville. Cela aurait de grosses retombées sur sa réputation, et sa popularité, à laquelle elle n'est pas encore prête à dire adieu.

    Vive d’esprit : Si la jeune fille présente, comme tout un chacun, son nombre de défauts, l'ignorance ne fait pas parti de ceux-ci. En effet, Ally aime être au courant de tout ce qui se passe en ville, de manière à connaitre au mieux les personnalités qui l'entourent. Après tout, on n'est jamais assez sur ses gardes ! Non pas motivée par la paranoïa mais plutôt par sa volonté d'obtenir un contrôle total sur sa propre vie qui semble lui échapper, elle a prit l'habitude de se renseigner sur les derniers potins du jour, sans pour autant participer elle même à leur création, se considérant bien au dessus de tout cela. A la place, elle se plait à trouver des liens logique à tout ce qu'elle peut entendre, de manière à reconstituer le puzzle que constitue chaque individu à ses yeux. Intelligente, et douée d'un excellent sens de déduction, rien échappe d'ordinaire à son esprit vif, pas même les réponses aux examens qu'elle réussit toujours haut la main, sans devoir fournir de travail particulier, au plus grand malheur du corps professoral de l'université dans laquelle la demoiselle étudie, qui soupçonne leur meilleure élève de ne pas passer autant de temps qu'elle le devrait sur son travail scolaire malgré son bulletin scolaire proche de la perfection.

    Souriante : Quelque soit son humeur du jour, ou les problèmes auxquels la blonde est confrontée, elle gardera toujours le sourire aux lèvres. Pour ennuyer ceux qui aimeraient me voir au plus bas, et conforter ceux qui tiennent réellement à moi, répondrait-elle si on venait à lui poser la question.
Pas réellement d'un naturel joyeux et enthousiaste dont sont dotées certaines personnes, leur offrant la possibilité prodigieuse de pouvoir s'émerveiller de tout et de rien, la jeune fille s'efforce néanmoins de paraître heureuse en public, de manière à toujours faire bonne impression, en premier lieu, mais surtout de façon à ne pas laisser transparaître quelque preuve de faiblesse en compagnie de ses camarades de classes et voisins, qui ne feraient qu'une bouchée d'elle s'ils avaient le malheur de connaitre ses sentiments véritables.

    Réaliste : La tête sur les épaules et les pieds sur terre, la jeune fille est très pragmatique, vision donné sans aucun doute par son éducation dite "à la dure". Contrairement à la majorité de ses camarades au compte en banque débordant, elle a été malgré elle confrontée à plusieurs reprises aux difficultés de l'existence. Entrée dans la vie active, elle sait à quoi s'attendre concernant son avenir. Sans fabuler en se basant sur de fausses illusions, elle travaille chaque jour à l'amélioration de son futur de manière réfléchie et raisonnée.

    Méfiante : Si une chose est difficile à obtenir de la part de la jeune fille, c'est bien sa confiance. Réticente à l'idée de s'ouvrir aux autres se soumettant alors au risque de la trahison, amenant blessures et souffrances, la demoiselle, sensible, aura tendance à se renfermer sur elle même, portant à elle seule tous les fardeaux sans jamais se confier, pas même à sa famille qu'elle considère encore moins digne de confiance que le restant de la ville. De plus, Aleena a beau être populaire et posséder un grand nombre d’amis à l’université, cela ne signifie aucun cas qu’elle ne leur accorderait sa confiance. Personne ne lui a encore semblé en être méritant. Personne excepté le fils des voisins. Elle le connait depuis des années, déjà. Et, même s’il ne fait pas parti de sa bande, il semble être le seul à se soucier d’elle. Elle a beau ne pas partager ses sentiments, elle sait que le garçon est sincère avec elle, qu’il reste vrai contrairement aux étudiants populaires avec qui elle passe le plus clair de son temps. Elle est consciente du fait qu’il ne la trahirait jamais, quoi qu'il puisse arriver.

    Bienveillante : Si l'on pouvait à première vue considérer qu'Ally n'avait que faire de ses semblables, qu'ils n'étaient à ses yeux que de misérables pions sur l'échiquier géant de la vie, le fait est que cela n'était qu'une façade que la jeune fille s'efforçait de maintenir, une carapace d'indifférence lui permettait d'éviter toute blessure morale. Au fond d'elle toujours loyale et prête à tout pour ceux qu'elle aime, elle fait chaque jour son possible afin d'améliorer leur quotidien, tant que cela n'entre pas en contradiction avec ses propres plans, qu'elle fera toujours passer avant le bien commun.

    Créative : Si une chose est certaine, c'est qu'Ally est une artiste née. Bien évidemment, la jeune fille est consciente de son talent, et n'imagine aucune autre voie possible pour elle que celle du dessin, pour lequel, sans se vanter, la demoiselle pouvait affirmer être un véritable petit prodige pour son jeune âge. Adepte des croquis et du fusain, pour lesquels elle s'est immédiatement senti une inclination; elle est capable de réaliser n'importe quel portrait en un temps record, sans effort particulier ce en quoi elle ne cesse de se flatter.  

    Sociable : La jeune fille est comme dit précédemment extrêmement sociable, ce qui pourrait être traduit par ces deux seules phrases : Ally connait tout le monde. Tout le monde connait Ally -chacun pour des raisons plus ou moins obscures. Toujours à saluer les voisins le matin, le cercle social de la jeune fille s'étend bien plus loin encore que ses amis de faculté. Populaire et adorée par tous pour sa constante bonne humeur et son sens du goût développé, la jeune fille s'est habituée à être au centre de toutes les attentions, et ne changerait cee fait pour rien au monde. La jolie blonde a bien comprit que ses chances de réussite future dépendaient des liens tissés avec les membres les plus importants de la ville, de ses relations, tout simplement. Voilà pourquoi elle prend garde à conserver une certaine notoriété à l'université, en s'entourant de sa bande d'amis riches et privilégiés.

    Passionnée : Toute action effectuée par la jeune fille est faite par passion, sentiment semblant la contrôler totalement depuis sa tendre enfance, le seul qu'elle laisse diriger son existence. Elle le sait : seule une motivation suffisante lui permettra d'atteindre l'objectif social qu'elle s'est fixé. Pas du genre à lacher l'affaire lorsqu'engagée dans un projet qui lui tient à coeur, elle est animée d'une véritable flamme incandescente et ce, quelque soit l'activité à laquelle elle s'adonne. Avec elle, les choses ne sont jamais faites à moitié.
Malgré tout, ce qui peut sembler être une qualité au premier abord peut parfois se transformer en défaut chez la demoiselle qui agit de temps à autre de manière impulsive et violente face aux sentiments qui l'assaillent.

The fairest of them all.

   D'un geste déterminé et précis du à l'aisance de l'habitude, Ally se saisit de sa brosse à cheveux, imitant la même routine qu'elle effectuait chaque matin, en début de journée. Quel que soit le temps qu'il lui restait avant de se rendre à l'université -ou en période estivale, de se diriger vers son poste de travail-, elle prenait toujours quelques minutes afin de donner une forme à ses cheveux lisses mais épais à la couleur semblables aux champs de blé, que, grâce à un soin méticuleux, la jeune fille était parvenue à faire pousser jusqu'au milieu de son dos, à sa plus grande fierté. Elle aurait bien entendu pu les conserver bien plus longs encore, comme on pouvait retrouver dans l'imagination de nombreuses petites filles; mais cela présentait à ses yeux bien plus d'inconvénients que d'avantages. Dans un premier temps parce que cela aurait demandé de sa part une constante attention -elle aimait prendre soin de sa chevelure, mais elle avait bien d'autres responsabilités qui l'incombaient tout de même- et puis surtout, pour la simple et bonne raison que cela lui donnerait un air bien trop enfantin, ce qui était loin d'être son objectif si elle souhaitait se faire une place dans la haute société.  Déjà comparée à une poupée de porcelaine pour cause de son teint pale ajouté à un visage aux traits fin, la jeune fille avait longtemps souffert de son apparence d'enfant, alors même qu'elle avait dépassé le stade des 15 ans. Mais le temps était passé, et la distinction était à présent évidente, on retrouvait sur le visage de cette jeune adulte une trace de maturité autrefois non perceptible : des cernes violettes aux larges poches -crées par la fatigue permanente que la jeune fille subissait en travaillant simultanément à la mairie pour subvenir à ses besoins, et à ses œuvres artistiques- finement dissimulées par une fine couche de maquillage à l'allure naturelle, la demoiselle avait réussi à se détacher de son physique de petite fille.

Lâchant un soupir d'exaspération en constatant la présence d'un épi dans la cascade de cheveux blonds qui la définissait, Aline s'affaira à l'aplatir avant de déposer son objet de prédilection sur la coiffeuse, pour se lancer dans sa seconde activité favorite : le maquillage. Avec de grands yeux bleu glace, il suffisait d'un trait d'eye-liner sombre -dont elle a toujours eu l'habitude de se contenter- afin de donner à son regard une intensité remarquable, admirée par certains, qui ne pouvaient s'empêcher de contempler la teinte profonde de ses pupilles joliment mise en valeur , crainte par d'autres qui considéraient son regard telle une arme redoutable, dont la jeune fille pouvait se servir sans aucun scrupule, à son bon plaisir.

Une fois sa tâche accomplie, la demoiselle observa une fois de plus son reflet dans la glace, avant de prendre quelques minutes afin de choisir le rouge à lèvre assorti à sa tenue du jour - une chemise imprimée blanche soulignant sa taille fine, accompagnée comme d'ordinaire d'une jupe plissée bleu marine qui rehaussait  la couleur claire de son haut, auxquels elle aimait ajouter quelques accessoires tels qu'un long collier de perle, ou l'un des bracelets en or blanc qu'elle recevait pour ses anniversaires de la part de sa famille -ces gens, qu'elle ne voyait qu'une fois par ans, mais semblaient étrangement se souvenir d'elle alors même qu'ils n'avaient jamais souhaité garder contact. Après mûre réflexion -cela lui demandait chaque fois un effort surhumain de n'en choisir juste un à porter la journée durant. Si cela ne tenait qu'à elle, et si surtout ces faibles moyens le lui permettaient, sans doute s'amuserait-elle à changer de teinte toutes les heures - devant se contenter de ce qu'elle possédait, elle choisit cette fois-ci son favoris : un simple prune mat dont elle n'avait jamais pu se résoudre à se séparer, alors même que sa mère lui avait proposé de lui racheter des cosmétiques bien plus en vogue. Recouvrant délicatement mais avec méticulosité ses lèvres fines, il lui suffit de deux mouvements rapides afin d'être finalement prête à se montrer au grand jour.

La dernière étape consistait en le choix de ses escarpins, type de chaussures qu'elle s'évertuait à porter alors même qu'elle savait pertinemment celles-ci inconfortable -leur élégance vaut bien le sacrifice, se répétait-elle chaque fois lorsque son regard croisait la forme fine des talons qui lui faisaient vivre un véritable enfer chaque jour, lorsqu'elle se retrouvait forcée de traverser le campus de long en large, rapidement qui plus est si elle ne voulait pas prendre de retard sur ses camarades déjà installés. De plus, cela contribuait à la grandir, ce qui n'était pas plus mal à yeux de la demoiselle qui considérait son mètre soixante comme insuffisant. Elle avait certes de belles jambes - elle même était forcée de le constater- mais elle aurait préféré les avoir bien plus longues, ce qui lui aurait offert l'opportunité de faire du mannequinat, métier qui l'avait toujours faite rêver, mais qui s'était révélé impossible par la faute de sa taille bien peu élevée par rapport aux critères requis.

Cherchant du regard la perle rare, elle fouilla quelques secondes dans un tas de chaussures avant de sortir de son placard deux paires lui semblant convenir le mieux. Du Chanel, pour aujourd'hui, se décida-t-elle finalement. Ses Dior pourraient attendre le lendemain.
Saisissant l'un de ses nombreux sacs à main au vol, la jolie blonde s'autorisa un dernier aperçu dans le miroir avant de finalement tourner sur elle même, jetant sur son propre choix de vêtements un regard appréciateur : Parfait, songea-t-elle, sans pouvoir s'empêcher d'effectuer un dernier petit réglage, passant sa main aux doigts fins entre ses mèches or déjà impeccables. Après tout, que ce soit dans son travail d'artiste ou dans son apparence, Ally ne pouvait accepter que l'excellence.
]
© Méphi.





Sweet Sacrifice

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Mary Margaret Blanchard
Admin ೨ Blanche-Neige

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✒ Statut :
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MessageSujet: Re: It's only fun if you get a scar out of it ~ Astrid    Sam 8 Aoû - 14:38

Storybrooke n'attend que toi !



Si tu veux obtenir une clé chez Granny...
Tout d'abord, laisse moi te remercier de ton inscription au nom de tout le Staff de Once Upon a Curse ! Nous avons tous vraiment hâte de pouvoir t'accueillir en tant que membre validé dans notre belle famille de princes & princesses ! Mais avant, souviens-toi que tu disposes de dix jours pour compléter ta fiche, à moins que tu aies besoin d'un délai supplémentaire... Auquel cas, n'oublie pas d'en faire la demande auprès d'un membre de l'équipe administrative. Prends bien soin de suivre les avancées du contexte pour pouvoir les intégrer dans la partie Storybrooke de ta fiche, si tu fais l'impasse des événements importants du contexte dans ta présentation, nous ne pourrons pas te valider ! N'oublie pas non plus d'aller lire le règlement, si ce n'est déjà fait, et d'en inscrire le code dans le bas de ta fiche sans quoi elle ne sera pas validée ! Pour que tu puisses organiser au mieux l'histoire de ton personnage, tu peux également consulter notre frise chronologique ici, cela t'aidera certainement à mieux situer ton personnage dans l'avancée du forum. Une hésitation concernant ton personnage au niveau de l'avatar que tu voudrais ? Vérifie l'état du bottin ici ! Tu voudrais prendre un personnage en particulier mais tu ne sais pas s'il est libre ? Viens trouver la réponse à ta question ici ! Ces deux bottins sont mis à jour tous les lundi & jeudi. Il s'agit d'un problème avec son métier ? Tous les postes à pourvoir se trouvent , peut-être cela pourra-t-il te donner une idée pour compléter ton histoire, mais il te faudra attendre d'être validé pour aller y recenser ton métier... Si c'est le groupe que tu n'arrive pas à choisir, jette un coup d’œil par ! Nous tenons également à t'informer que tous les personnages de la série sont susceptibles d'être utilisés à un moment où un autre par le staff, et ce dans le but de faire avancer le contexte du forum. Tu devras donc tenir compte de ces faits pour l'avancée de ton personnage s'il est présent dans la série mais, ne t'en faites pas, ces utilisations ne seront jamais abusives. Tu as une autre question, technique ou relative au forum ? Il te reste un problème à résoudre ? Dans ce cas, je te propose de venir le poster sur ce sujet ou bien de contacter le Staff par MP afin que nous fassions tout ce qui est en notre pouvoir pour t'aider ! Ça y est, tu es prêt à rejoindre l'aventure ? Génial ! Il ne me reste donc plus qu'à te souhaiter bon courage pour remplir ta fiche, dans ce cas !

L'accueil du voisinage.
Re bienvenue avec ce super personnage de la mort qui tue pas !

Hâte de lire ta fiche puis notre Crocmou se sentira moins seul comme ça x)

Comme toujours, si tu as des questions, des trucs et des bidules à demander, n'hésites pas

QUE LA FORCE SOIT AVEC TOI !
©️ Méphi.


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« I thought we were doing something brave for our child. And we were brave… but we weren’t king. We were selfish. If anything, we are not heroes anymore… »© Eöl
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Ally Brynhild
Admin ೨ Astrid

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389
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Astrid Hofferson


MessageSujet: Re: It's only fun if you get a scar out of it ~ Astrid    Sam 8 Aoû - 17:56
Merci ! Je compléterai ma fiche dès que possible, j'ai hâte de pouvoir jouer Astrid :uu:






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Ornella "Ella" Curl
Admin ೨ Boucle d'Or

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J'y fais bien attention.
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MessageSujet: Re: It's only fun if you get a scar out of it ~ Astrid    Ven 14 Aoû - 18:23
Re-bienvenue à toi Wink

Bonne chance pour ta fiche, miss


Some may call it a curse, a life like mine. But others a blessing. It's certainly a lonely life. But a fullfilling one and the best. It's my cross to bear. And I'll bear it gladly. Someone has to take a stand against evil, why should it not be me?

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Ally Brynhild
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MessageSujet: Re: It's only fun if you get a scar out of it ~ Astrid    Mer 19 Aoû - 14:09

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Once upon a Time...

This is not a fairytale... Or is it ?



Faire sa place dans un monde d'hommes alors que nous n'étions que femmes : telle était l'épreuve à laquelle chaque jeune fille était soumise dès son plus jeune âge, au sein de notre village. Nées dans un monde égalitaire en tout point, nous devions, pour peu de nourrir un tant soit peu d'ambition, nous montrer fortes -aussi puissantes que les guerriers qui nous entouraient. Pour la petite orpheline que j'incarnais, la tache était d'autant plus ardue compte tenu du fait que le véritable défi qui s'imposait à moi consistait à se faire un nom dans cette communauté sans pitié -sans pouvoir compter sur les compétences de mes parents, qui m'auraient ouvert la voie. Et cela, c'était loin d'être gagné, malgré mon acharnement indiscutable dans le travail qui m'était incombé. Redoublant chaque fois d'efforts lors des entrainements groupés destinés aux jeunes recrues, je faisais de mon mieux dans le but de me distinguer du lot, me faire remarquer, tout simplement, m'étant promis de donner le meilleur de moi-même de manière à prouver à mes camarades que j'étais une adversaire de taille, rien de moins. Je travaillais alors sans relâche, à l'aide des armes forgées par Gueulfort, le forgeron le plus sympathique qu'il m'ait été donné de rencontrer qui me les avait offertes, sans rien me demander en échange que de réussir à "gagner le respect des autres", de manière à atteindre l'objectif final que se fixait tout un chacun : impressionner le chef de la ville de Beurk, que ce soit en combat au corps à corps contre les ennemis de l'île, ou la menace qui planait au dessus de nos tête tel un nuage noir : les dragons. Ils étaient ce pourquoi nous étions surentrainés, la raison de notre rigueur au travail. Leur présence discrète et leurs attaques imprévisibles nous soumettaient à un danger constant, provoquant la terreur des habitants de notre bourgade, qui ne savaient que faire faire à ce péril bien trop puissant pour la force de nos armées.

Forcés de nous replier, nos seules prises de risques consistaient en des offensives nocturnes, durant lesquels les plus courageux de la population prenaient la peine de sortir de leurs maisons barricadés, de façon à éliminer les moins coriaces des créatures qui venaient quotidiennement troubler notre sommeil, détruisant ressources et habitations. En quelques mots : faire de notre vie un véritable enfer. C'est en voulant supprimer ces bêtes affreuses que mes parents ont perdus la vie, il y a quelques années. Ne me reste d'eux à présent qu'un bouclier, que je m'efforce de porter chaque fois que je dois me mesurer à mes camarades, me rappelant chaque fois ce pour quoi je me bats. Alors que n'importe quel individu sain d'esprit aurait considéré la perte d'êtres chers comme un avertissement, une incitation à ne pas faire de nouveau la même erreur, je m'acharnais dans ma conviction de reproduire le même schéma, de suivre les pas de mes géniteurs qui ont donné leur vie pour nous permettre d'en connaitre une meilleure : n'étais-ce pas là le but unique de chaque soldat que nous étions ? Nous ne pouvions pas éternellement vivre dans la peur, nous nous devions de prendre les armes et montrer notre colère. Notre peuple était redouté par tous les villages alentours, pour qui nous prendraient-ils s'ils savaient que nous étions incapables de protéger nos propres terres ? Des débutants. Ce que nous étions loin d'être. Des fainéants tout au plus, qui n'osaient pas sacrifier de leur temps pour le bien commun. Des froussards, qui n'avaient à l'esprit que leur propre confort.

Je n'étais pas comme cela. Je ne l'avais jamais été. Mes actions, bien qu'intéressées et motivées par la gloire n'étaient certainement pas dénuées de bravoure, comme étaient forcés de constater nos maîtres d'armes. J'étais douée dans ce que je faisais, et j'en profitais pour en mettre plein la vue chaque fois, tentant parfois de m'immiscer dans les plans d'attaques des adultes, lorsque venait le moment de tirer sur les dragons au canon. Si l'on me faisait comprendre que je n'avais pas encore le niveau, je me contentais de leur faire remarquer que du haut de mes quinze ans, j'avais des facilités au combat qui me permettaient d'atteindre la puissance des plus compétents d'entre eux. Ils se mettaient alors à rire, me renvoyant dans mon chalet en me disant d'attendre encore quelques années de plus avant de rejoindre les rangs des soldats de Beurk.

Mes talents de guerrière ne passèrent néanmoins pas inaperçus auprès des adolescents de mon âge, à défaut d'impressionner mes supérieurs. Ceux-ci étaient conscients de mes facultés, beaucoup d'entre eux témoignant pour moi une admiration qui contribuait à nourrir mon orgueil. Tous, excepté le fils du chef, qui semblait ne pas partager l'agressivité collective que nous démontrions face aux créatures maléfiques qui nous menaçaient. Le pauvre homme ne devait pas avoir une vie facile avec un fils aussi freluquet que lui, m'étais-je dit en l'apercevant pour la première fois. Non seulement dénué de force physique, mais en plus de cela, constatais-je à présent que nous fréquentions les mêmes salles d'entrainements, de volonté. Jamais il ne pourrait reprendre la place de son père lorsque son heure serait venue, dans ces conditions.

Passionné par l'histoire de nos ennemis, il préférait s'instruire, lire les parchemins qu'il avait réussi à rassembler pendant des heures en s'émerveillant de ce qui avait déjà été découvert. A quoi bon si cela ne nous permettait pas de les éliminer ? Me demandais-je chaque fois, sans comprendre la passion de celui-ci sur ceux qui dévoraient et brûlaient vifs nos voisins. N'avait-il donc aucun instinct de survie ? M'interrogeais-je, lorsqu'il m'arrivait de le croiser dans les couloirs, le nez dans l'un de ses bouquins poussiéreux. S'il passait son temps à se battre, comme je le faisais, au lieu de se dédier à ses ouvrages, sans doute aurait-il pu passer outre ses faiblesses et obtenir un niveau acceptable. Mais non, monsieur n'en avait que faire, profitant de son statut privilégié pour nous donner des leçons de vie sur le respect de ceux que nous haïssions depuis des générations. Aider ceux qui nous avaient humiliés ? Et puis quoi encore ! Durant cette époque, je crois que j'aurais préféré mourir que d'épargner l'une de ces bêtes cruelles. Mais Harold persistait, refusant de frapper quelque dragon que ce soit, échouant misérablement aux tests de nos professeurs, jusqu'aux exercices de groupe, pour lesquels il se révélait être un piètre coéquipier. Mais à quoi donc m'attendais-je ? Il n'avait jamais démontré aucune volonté de blesser ces bêtes pourtant dénuées de raison. Il avait beau n'être doté d'aucune force physique, son mental était d'acier. Aussi borné que je l'étais moi-même, je compris bien vite qu'il lui faudrait bien plus que quelques leçons afin de comprendre la nécessité d'abattre les dragons. Si la mort de sa mère ne lui avait pas suffi, nous ne pouvions plus rien pour lui, songeais-je tristement. Sans doute finirait-il comme elle s'il persistait dans ses convictions idiotes, nous le savions tous. Tout ce que nous espérions, c'était que l'imbécile ne nous entraine pas avec lui dans sa chute. Notre peuple avait déjà assez souffert de l'emprise que les dragons avaient sur nous, nous ne pouvions pas nous permettre d'hériter d'un nouveau chef tel que lui, qui ne pourrait nous protéger. Nous avions tous besoin d'être rassurés concernant le sort de notre village, et ce garçon n'ajoutait qu'à nos problèmes. Ce qu'il lui fallait, c'était une confrontation directe avec les créatures qu'il appréciait tant. C'est ce que chacun d'entre nous attendait, que cette rencontre lui fasse ouvrir les yeux sur ce qu'il s'était évertué à chasser de son esprit. Ce que nous ignorions en revanche, c'est que celle-ci arriverait bien plus tôt que prévue.



Ce jour là, nous avions aperçu les guerriers du village se diriger en masse vers la forge de Gueulfort, sortant les bras rempli de matériel de combat, tels que les masses que nous avions l'habitude d'utiliser, les épées, les haches. Il aurait fallu être bien simple d'esprit pour ne pas comprendre ce qui se tramait parmi les adultes du village : ce soir, une offensive se préparait. Pas n'importe quelle offensive, avions nous apprit un peu plus tard alors que nous nous étions échappés du camp d'entrainement pour les observer préparer leur plan d'attaque, cette fois-ci, nous aussi, jeunes débutants aurions l'opportunité de participer. Alors que l'inquiétude se dessinait sur le visage de nombre de mes compagnons, un sourire fit son apparition sur le mien. J'étais sereine quant à l'issue de cette bataille. Après tout, j'étais Astrid Hofferson, meilleure combattante parmi les jeunes recrues, je ne pouvais que m'en sortir brillamment ! Il me suffirait de réussir à faire tomber à terre l'un des dragons les plus recherchés pour pouvoir rejoindre les meilleurs vikings de la ville, mon rêve depuis toute petite. Alors à présent que j'avais la chance de pouvoir de réaliser celui-ci, je n'allais pas la gâcher, ça non.

Alors, je fis en sorte de me préparer au mieux, allant faire émousser mes lames à la forge, vérifiant la solidité de mon bouclier, et passant l'après midi entière à m'entrainer dans l'espace réservé à cet effet, bien après que mes compagnons aient regagné leur domicile. Je devais tout faire pour briller ce soir.
Mes mains tremblaient d'anticipation lorsque j'observais le soleil se coucher lentement, la lune faisant son apparition afin de baigner notre bourgade d'une mince lueur argenté à l'allure surnaturelle, telle que me paraissait la bataille que j'allais bientôt devoir mener contre les ordures qui avaient dévoré mes parents. J'étais fin prête à dérouiller du dragon, je le sentais jusqu'au plus profond de moi. Le courage ne me manquait pas, la peur se faisait absente en moi; seule une immense impatience s'était emparée de mon être : j'avais hâte de rejoindre la cours des grands. Après tout le travail fourni, je l'avais bien mérité, estimais-je.

Alors, dès que l'on vint me quérir afin de rejoindre le rang des combattants, je ne me fis pas prier. Il ne me fallu que quelques secondes afin de rassembler mon matériel, avant de me mêler à la foule qui s'était amassée sur la grand place, armes en mains, à guetter l'arrivée de ceux que nous avions pour mission d'éliminer, comme la tradition l'avait toujours voulue. Les deux mains serrées sur ma hache, à m'en faire blanchir les jointures, je fixais le ciel, imitant les guerriers les plus anciens, afin de tenter d'apercevoir dans le ciel une ombre qui n'y aurait pas eut sa place, une queue dépassant, un bout d'aile, je ne savais pas trop ce que je recherchais. Uniquement un indice qui aurait pu me permettre d'en déduire la présence de mes cibles. Mais j'avais beau attendre, et attendre, rien ne venait. Tellement que j'eus cru dans un premier temps à une blague qu'auraient pu nous faire nos supérieurs : quoi de mieux pour piéger des p'tits nouveaux que de leur faire croire qu'ils auraient le droit de participer à un pareil plan d'attaque ? Mais avant que cette hypothèse n'ait pu être confirmée, un bruit léger retentit. Intriguée, j'observais mes camarades avec attention, cherchant lequel d'entre eux aurait pu faire tomber quoi que ce soit au sol dans un tel moment, avant de comprendre ce qu'il était réellement en train de se passer, lorsque mon regard se posa sur une tache noire au dessus de nos tête, une tache bien plus noire que le ciel étoilée de cette soirée déjà bien entamée. C'est alors que l'offensive dragon commença.

Je me souviens de la première remarque que je me suis faite en les distinguant tous débarquer dans notre village, celle-ci concernait leur nombre. Nous avions beau nous entrainer sur de véritables dragons, jamais je n'en avais vu tant à la fois, rassemblés ensemble au même endroit. Me dire qu'ils étaient là pour s'attaquer à notre village n'aidait pas à me rassurer quand au sort des habitants de celui-ci. Pourtant, à mon plus grand étonnement, les bêtes semblèrent se préoccuper uniquement de la nourriture, pour peu qu'on ne cherche à leur barrer la route. A cela, un sourire se dessina sur mon visage : notre mission n'en serait que plus simple.

A la suite des autres guerriers, je me lançais alors, et pistai un dragon qu'il me serait possible d'atteindre sans difficulté, de manière à sauver nos récoltes. Lance en main, et bouclier positionné devant moi, j'avançai à pas de loup de manière à prendre l'une de ces créatures par surprise tout en conservant l'intégralité de mes membres, ce qui, si l'une des flammes venaient à me toucher, ne serait pas gagné d'avance. Prenant une profonde inspiration, je tachai de me remémorer les quelques passages appris par cœur, du livre sur les dragons, espérant pouvoir mettre en pratique tous les enseignements théoriques qui m'avaient été prodigués. Mais malgré ma prudence et ma discrétion, ma première tentative se révéla un misérable échec, chose que je compris dès lors que la tête de la bête se posa sur moi, ses yeux globuleux me fixant d'un air mauvais alors que celle-ci commençait à ouvrir la gueule. Mon premier reflexe fut alors de me replier, sans lâcher mon bouclier qui para une bonne partie des boules de feu crée par mon ennemi qui repartit s'atteler à la tache d'attraper l'un de nos moutons tranquillement en train de brouter dans le pré.

Sur les nerfs, et le moral remonté à bloc, j'en repérais bien vite un autre plus accessible, qu'il me serait aisé de toucher sans me faire repérer cette fois-ci, j'en étais certaine. Me glissant silencieusement derrière un tas de troncs d'arbres étalés à terre, je me penchais de manière à conserver ma position de défense, et, toujours à couvert, tentai de pointer la lance sur ma cible, qui, occupée à récupérer nos ressources, ne m'avait pas encore repérée. Tentant de me concentrer au maximum de manière à ne pas louper mon tir -je savais qu'une seconde chance pareille ne se reproduirait pas avant longtemps-, j'avais usé de toutes mes forces afin de maintenir mon arme droite tandis qu'elle volait à la vitesse grand V en direction de la créature maléfique qui se préparait à nous dérober ce que nous avions de plus précieux, et en conséquence, que nous ne pouvions nous permettre de perdre, surtout dans des contrées comme les nôtres, dont les terres n'étaient que peu fertiles.

Me baissant de manière à éviter toute attaque de la créature à écailles, je m'autorisais quelques secondes plus tard à relever la tête vers la bestiole que j'avais réussi, constatais-je à présent, à toucher à l'aile, l'empêchant de reprendre son envol. Un rictus satisfait apparut alors sur mon visage : elle ne pourrait à présent plus m'échapper. M'approchant sans manquer une seule fois de précaution -bien que blessée, elle restait dangereuse, et en conséquence une menace pour ma vie-, je m'apprêtais à lui donner le coup de grâce. Ca n'avait beau être qu'un simple dragon-vipère, cela restait une bonne prise. J'estimais que cela suffisait bien pour une première fois : en regardant autour de moi, je pouvais remarquer que même les plus anciens d'entre nous trimaient, uniquement pour en faire tomber un à terre. Ils ne pourraient qu'être impressionnés pas mon travail.

Le manche du couteau serré fort dans ma main, j'avançais la lame vers ma proie lorsqu'un hurlement déchira le silence de cette nuit. J'avais beau ne jamais en avoir vu de mes propres yeux, j'aurais su le reconnaitre parmi cent autres. Ce cri était celui d'une furie nocturne, l'un des dragons les plus dangereux existant dans ce monde. Aussitôt que mes yeux croisèrent le regard de la bête, je sus qu'elle était pour moi. Il était hors de question que je laisse la créature à qui que ce soit : ce monstre m'était réservée. Je n'imaginais même pas la tête que tireraient les autres lorsqu'ils me verraient revenir en trainant la carcasse de celle-ci derrière moi. C'était certain : elle m'apporterait gloire et postérité. Je ne pouvais laisser passer cette chance !
Alors, sans prêter plus attention à ma victime, laissée derrière moi, je couru en direction du dragon le plus recherché et détesté de tous les temps, que j'eus tout juste le temps de voir s'échouer au loin, d'une flèche plantée dans le corps. Continuant ma course de manière à féliciter celui qui avait été l'auteur de ce miracle, tout en le maudissant de m'avoir dérobé ainsi ma prise, je fus face à un spectacle qui eut le don de me surprendre : face à moi ne se trouvait pas Stoik ou Spitelout, non...Pire que ça encore, comme si les dieux avaient décidé d'ajouter encore à mon humiliation. Celui qui avait réussi à tuer la célèbre furie nocturne n'était autre que l'incapable Harold.


Ma rage à l'encontre du fils de notre chef ne s'apaisa pas les jours suivants, et ce, même lorsqu'après des recherches intensives de la part des habitants, la furie nocturne qu'il semblait avoir abattue ne fut pas retrouvée. Je lui en voulais encore, et pour de bonnes raison. Il avait tout pour lui, le rang, la richesse, et monsieur souhaitait encore obtenir plus. Il n'avait jamais rien fait pour apprendre à se battre, mais il arrivait à tirer en plein dans le mile dès la première offensive ? Le destin était bien cruel avec moi, qui ne demandait rien de plus que de pouvoir faire honneur à mon village.

Comme si cela ne suffisait pas, il se trouvait que, malgré ses précédentes difficultés, le garçon semblait s'améliorer de jour en jour, les regards qui étaient anciennement placés sur moi changeant de direction pour le suivre lui, qui semblait être plus efficace, sans pour autant se montrer violent envers les créatures contre lesquelles nous nous battions. Je ne savais pas comment le jeune homme parvenait à les éloigner ainsi, c'était comme s'il réussissait à mettre les bêtes en respect, rien que par sa présence, ce qui ne manqua pas de m'agacer. Il ne suffisait pas de leur dire de dégager pour qu'elles nous laissent tranquilles. La meilleure méthode restait la hache, ce que mon camarade semblait avoir du mal à comprendre. Autant sa maitrise des créatures restait excellente, ses talents dans le maniement des armes restaient, eux, inexistants. Tout du moins ne les montraient-il pas face à nous lorsque nous étions pris dans nos exercices auprès du maître d'armes. Alors s'il ne savait pas se battre, comment diable pouvait-il impressionner les dragons de la sorte ? m'interrogeais-je sans cesse en l'observant du coin de l'œil réussir à les dompter. C'était ce que j'ignorais. Et s'il y avait bien une chose que je ne supportais pas, c'était bien de ne pas savoir. Alors, sans me poser plus de questions que cela, je décidai de suivre le plan qui s'était rapidement imposé à mon esprit : s'il refusait de nous dire de quoi tout cela retournait, j'allais le découvrir moi-même.

Je pris donc l'initiative de suivre le jeune homme suite à l'un de nos exercices de groupe, me disant que s'il rentrait simplement chez lui, je pourrai toujours prétendre vouloir discuter avec le chef, ou lui demander quelque renseignement que ce soit. Dans tous les cas, un plan de secours serait toujours possible. Mais cette perspective ne se révéla pas nécessaire, alors que je le vis s'éclipser discrètement après nos cours afin de rejoindre un endroit reculé de la forêt dans laquelle personne n'avait l'habitude de s'aventurer, de peur de croiser l'une des créatures cracheuses de flammes que nous redoutions tant.

Qu'est-ce que cet imbécile peut bien faire ici ? m'interrogeais-je en scrutant les environs de manière à trouver quelque indice concernant les intentions de celui qui, depuis quelques jours déjà, tentait de me voler la vedette, sans pour autant prendre le risque de le perdre de vue. Si j'étais assez douée pour rentrer chez moi seule, sans l'avoir comme guide, je doutais de réussir à suivre ses pas alors même qu'il se trouvait à plus de cent mètres. Il me fallait pourtant garder une distance prudente, si je ne voulais pas me faire prendre. Certes, il était bien plus en tord que moi dans toute cette histoire -je n'étais pas certaine que son père soit au courant de ses virées tardives- mais l'idée de me retrouver mêlée à ces plans ne m'enchantait pas non plus. Tout ce que je voulais était connaitre son secret. Une fois cela fait, il ne me resterait qu'à rentrer à la maison, et faire comme si de rien n'était.

Tout du moins était-ce que je pensais, avant que mon camarade ne s'arrête à l'orée d'une clairière, pour se mettre à parler seul. Alors que je pensais que ce dernier avait totalement perdu la tête, je cherchais tout de même confirmation à mon hypothèse, en observant les alentour, guettant la présence possible d'une seconde personne avec lui -une petite amie peut-être, de ce que j'en savais. Mes doutes furent confirmés lorsque j'aperçu du mouvement près un tas de pierre; néanmoins, ce ne fut pas une jeune fille de mon âge qui fit son apparition pour le saluer, mais un monstre géant qui vint se placer derrière lui. Tout en maudissant son manque d'attention, je n'hésitai pas une seconde pour me précipiter à son secours : j'étais armée, lui non. J'avais beau ne pas l'apprécier, il serait mon chef dans quelques années, je ne pouvais pas le laisser perdre la vie ainsi. Sans un bruit, je bondi afin de me placer entre les deux, bouclier en main, et hache dirigée vers la bestiole, de manière à protéger Harold de tout dégât, face à la créature qui me fixait d'un air meurtrier.

Mon protégé, de son côté, paraissait paniqué. Pas pour sa vie, à mon plus grand étonnement, mais pour celle de celui qui quelques secondes auparavant était prêt à l'assassiner sans aucune forme de pitié. Décidément, l'instinct de survie était véritablement absent chez cet idiot, qui cherchait à nous convaincre tous deux, de ne pas chercher à combattre.

-C'est une amie, utilisa-t-il comme argument auprès de la bête, qui n'en avait visiblement que faire.

Alors que j'hésitais à changer d'adversaire pour l'assommer à coup de hache, pour avoir dans un premier temps balancé une telle énormité, et pour finir, pour le réveiller et le sortir de ses rêves utopiques dans lesquels les dragons comprenaient les hommes; je constatai un changement dans le comportement de la furie nocturne dont le regard était posé sur moi. Si elle me dévisageait de manière mauvaise quelques minutes auparavant, ses yeux, toujours méfiants, ne reflétaient plus aucune trace d'agressivité. Aussi étrange que cela puisse paraître, le dragon s'était apaisé. Je fis alors la seule chose qu'il m'était encore possible de faire dans ce type de situation : je lançais un regard à la fois interrogatif et désespéré à Harold, qui entreprit de me présenter à ce qui semblait être son dragon de compagnie.

Je devais rêver. Cela ne pouvait être qu'une blague. Comment pouvait-il tenter de me faire croire qu'il avait réussi à apprivoiser la race la plus dangereuse des environs. C'était impossible ...Et pourtant, ce que j'avais eu sous les yeux y ressemblait énormément. Non, décidais-je après délibération. Ce n'était pas normal, pas une bonne chose; j'avais le devoir d'en parler à notre chef, quoi que le garçon puisse en penser. Il mettait notre île en danger, et cela, je ne pouvais pas le laisser faire, pas alors que j'avais à présent toutes les cartes en main pour l'en empêcher.

Je m'enfuis donc à travers la forêt, bien décidée à convaincre la population de Beurk d'empêcher cet adolescent de foutre en l'air toutes les bases que nos ancêtres avaient crées, tout ce pourquoi ils s'étaient battus jusqu'à leur dernier souffle. Je devais l'empêcher de faire entrer le mal dans mon village.
Mon action dut être prévisible pour le jeune homme qui, grimpant sur le dos de son dragon, me faisant écarquiller les yeux de surprise -Comment donc pouvait-il tenir là-dessus ? Pourquoi la bête se laissait-elle faire ainsi ? N'était-elle pas supposée être naturellement sauvage ?-  ne mit pas plus de quelques secondes avant de me rattraper, me suppliant de lui laisser une chance de s'expliquer.

Pour tout dire, j'étais plus partagée que jamais, alors que je débattais mentalement du meilleur choix à faire. Pourtant, après un regard au brun, dans les yeux duquel semblait s'être installée une tristesse étrange -certainement due à l'éventualité de la perte de son ami-, je ne pus me résoudre à lui refuser. J'avais beau savoir que je faisais la plus grosse erreur de ma vie, je ne pouvais pas lui dire non, alors que tout deux me lançaient des coups d'oeils semblables à des suppliques silencieuses.


Alors que je pensais en avoir déjà assez vu et entendu pour la soirée, je consentis à écouter les explications de mon camarades, non sans ressentir une certaine anxiété quant à la présence de son dragon tout près de moi, me fixant d'un air curieux. Terrorisée à l'idée d'être totalement à sa merci, sans aucune solution de secours s'il se décidait à attaquer, je n'osais esquisser quelque mouvement, restant aussi immobile qu'une statue -seul mon regard était autorisé à vagabonder aux alentours. Celui-ci finit néanmoins par se poser sur Harold, alors que celui-ci prenait la parole afin de me faire partager son histoire. C'était bien la première fois que cet apprenti chef de village discourait aussi longtemps, ne pus-je m'empêcher de songer, alors que son monologue semblait ne jamais se finir.

Discernant certainement mon manque d'enthousiasme concernant son amitié remarquable avec une créature telle que son Krokmou, tel qu'il l'avait nommé, il finit par me faire une proposition que je refusais d'emblée : chevaucher l'animal, afin de m'emmener faire une balade dans les airs. J'avais beau mourir de curiosité, j'étais partisante du fait que si les hommes avaient pu voler, les dieux les auraient crées avec des ailes, ce qui n'était pas notre cas. Si nous ne pouvions monter haut dans les cieux, il devait bien y avoir une raison, et je n'allais pas défier la volonté de ces transcendances afin de monter sur le dos de mes ennemis de toujours, ah ça non !

Au vu de mon mécontentement face à son idée, le garçon décida de ne pas me laisser le choix, son dragon m'embarquant sur son dos sans même me demander mon avis -ce qui, comme il avait certainement pu le constater, se serait soldé par une réponse négative. Alors que je m'apprêtais à redescendre au sol, je pus constater que celui-ci s'était déjà éloigné de quelques mètres. Par reflexe, je me stabilisais donc en vitesse, me retenant maladroitement à la taille du brun, qui semblait parfaitement maitriser la situation, malgré les circonstances dans lesquelles nous nous trouvions. Il se contenta de me faire une démonstration simple, volant à quelques mètres du sol seulement, avant que son imbécile de bête ne se décide à prendre de la hauteur pour revenir au sol en plongeant, me faisant pousser un hurlement de frayeur : j'avais raison, cette créature était bel et bien malintentionnée, me répétais-je mentalement alors que je m'attendais à m'écraser au sol comme une crêpe. Mais la mort tant attendue ne vint pas. A la place, des éclats de rire retentirent à l'avant du véhicule improvisée, me faisant grimacer : je trouvais cette blague de très mauvais gout. Si son ami tenait à sa peau, il ferait mieux de se montrer coopératif, me disais-je, en dévisageant le dragon d'un regard noir.

Mais celui-ci parut se contenter de cette petite revanche, et nous entraina dans une balade tranquille, nous faisant traverser la mer, passer à travers les nuages. Quoi que j'ai pu penser quelques minutes auparavant, rien que pour cela, l'animal était pardonné. Jamais n'avais-je vu de paysage aussi beau que de ce point de vue-ci ! m'exclamais-je mentalement alors que l'on pouvait apercevoir les côtes de l'île de Beurk, au loin. Si j'avais pu rester ici pour le restant de mes jours, il n'y avait aucun doute, je n'aurais pas hésité à le faire. Mais tout voyage a une fin, et nous nous apprêtions à poser pieds à terre lorsque nous vîmes face à nous un spectacle des plus étranges. Des dragons. Des tas de dragons, agglutinés dans la même zone, chacun portant dans ses petites pattes griffues des restes de nourriture, des moutons, du blé provenant de produits agricole. Tous les dragons pilleurs semblaient se rejoindre au même endroit, s'y cacher.

Sans même prendre la peine de nous consulter, nous primes la décision de suivre la piste de ces créatures au comportement troublant. Qui sait ? Peut-être ce regroupement pourrait-il nous permettre de comprendre la raison pour laquelle les vols parmi ces créatures étaient si fréquents ! Si je ne cherchais à ce moment là qu'à empêcher à notre village de finir dévasté par une autre catastrophe semblable, je savais qu'Harold cherchait bien plus que cela encore : il souhaitait trouver la preuve de l'innocence des dragons, souhaitait prouver à tous que Krokmou n'était pas mauvais comme nous l'avions tous un jour pensé.

Véritablement intriguée, je ne cessais de m'interroger le long du trajet qu'il nous restait à parcourir sur les réelles intentions de ces bêtes sauvages, et en apparence indomptables. Pouvait-elles franchement être douces et bonnes envers les êtres humains ? Je l'ignorais. Ce que j'avais cependant compris, et ne pouvait à présent nier était qu'un lien fort s'était crée entre l'une d'entre elles, et mon camarade. Pourrait-il en être de même pour tous ou ce dragon-ci n'était-il qu'une exception, me demandais-je en caressant sans trop m'en rendre compte la peau écaillée de ladite créature. Elle n'avait pas voulu me faire de mal, alors même qu'elle aurait pu me dévorer toute entière, sans que je n'y puisse rien faire. Bien plus encore, elle aurait pu assassiner cet idiot d'Harold depuis longtemps déjà si elle l'avait souhaité. Pourtant ...une partie de moi continuait à douter : fallait-il remettre en question tout ce que j'avais appris depuis toute petite sur nos cibles, alors même que je savais pertinemment qu'elles avaient tué mes parents sans aucun remord ? Si j'avais appris à apprécier Krokmou, je ne lui faisais pas entièrement confiance -comment le pourrais-je en sachant qu'il suffisait qu'un croc de lui pour que je ne revois plus jamais la lumière du jour ? Cependant, je ne le pensais pas mauvais. Restait à savoir si cette conclusion s'appliquerait pour ceux que nous étions sur le point de rencontrer.

Je ne repris mes esprit que lorsque nous approchâmes de l'immense bâtisse qui semblait abriter les créatures que nous avions détectées tout autour. A l'intérieur, des centaines de leurs semblables déposaient leurs trouvailles au fond d'un gouffre, que nous pensâmes vide, au premier abord. Cela était sans compter les grognements inhumains qui s'en échappèrent quelques secondes plus tard, nous faisant tout aussi bien frissonner nous, que les autres bêtes qui nous entouraient. C'est alors que nous comprimes tout deux la raison de l'agressivité des dragons qui nous attaquaient chaque fois. Nous avions trouvé ce qui les motivait à nous faire du mal, et, avouons le franchement, je crois que chacun d'entre nous aurait fait de même s'il avait été à leur place. Controlés par une entité supérieure, ils n'avaient pas leur mot à dire s'ils voulaient gagner un jour de plus sur cette terre. Ils n'étaient pas dangereux, mais terrorisés -bien plus que nous qui plus est !- par cette autorité mystérieuse, qui paraissait leur donner des ordres, leur imposer ses exigences s'ils voulaient survivre. A cette vue, je ne pus m'empêcher de compatir face au sort de ces pauvres créatures, que j'avais toujours méprisées. Alors Harold avait raison depuis le départ, je m'étais trompée sur leur compte, comme les autres. Ils n'avaient rien de maléfique ou de mauvais. Ils tentaient juste de mener une vie tranquille, tout comme nous. Nous n'avions aucun droit de le leur reprocher.

Encore incrédule face à la scène à laquelle j'avais été forcée d'assister, je me promis d'aider ces animaux à regagner leur liberté. Ils n'avaient pas mérité cela. Il n'avaient jamais mérité toute cette haine que je leur avais porté. Je devais me racheter auprès d'eux, même si cela signifiait me coltiner cet abruti d'Harold durant toute cette aventure. Mais cela devrait attendre : dans l'état actuel des choses -désarmés et sans stratégie d'attaque, tout offensive se serait soldée par un échec cuisant. Il fallait rentrer, et trouver une solution à ce problème. Trouver une solution afin de permettre à Krokmou comme aux autres de jouir de la même liberté que nous possédions nous autres, êtres humains.



Harold demanda à Krokmou de nous redéposer dans la forêt, de manière à ce que nous récupérions nos affaire afin de rentrer de manière moins suspicieuse. Suite à cet évenement troublant auquel nous n'avions pu faire face seul, nous devions continuer à mener une vie normale, sans pouvoir rien faire à la situation critique des dragons, toujours en danger. Mais après tout, que pouvions nous faire, alors que nous n'étions que deux apprentis vikings ? Il nous aurait fallu une armée entière pour combattre le monstre qui les retenait prisonnier, une armée que nous n'avions pas, et ne pouvions rassembler, quelque soit la force de notre volonté. J'avais déjà eu du mal à croire mon camarade, alors tenter de convaincre toute la population, et cela, du jour au lendemain, que tout ce en quoi ils avaient toujours cru, tout ce pourquoi ils s'étaient battus, et avaient donné leur vie était un tissu de mensonge, une simple apparence au delà de laquelle personne n'avait osé regardé, excepté le jeune Harold ? C'était mission impossible. Il serait plus aisé, songeais-je en riant de convaincre Rustik que je n'étais pas folle de lui. Alors comment allions-nous donc faire pour aider ceux qui avaient le besoin de nous en ce moment ? Telle était la question qui se répétait en boucle dans nos deux esprits confus.

Malgré tout, ces inquiétudes furent mises au placard, tout du moins pendant quelques temps, alors que nos exercices avaient repris, nous forçant à redoubler d'ardeur. Comme je m'y attendais, ce fut bien entendu Harold, qui, grâce à son aptitude à amadouer les dragons réussit à finir premier du classement, gagnant l'immense privilège de tuer l'une des créatures devant le village entier, leur offrant le cadavre de la bête en spectacle. Horrifiée, je constatais sans effort que le jeune homme ne savait absolument pas comment réagir face à cette nouvelle épreuve à laquelle il ne s'était pas préparé. Après avoir crée un semblant amitié avec Krokmou, avoir ressenti de la compassion pour les pauvres captifs du monstre de l'île voisine, rien que l'idée de commettre un tel massacre me donnait envie de vomir. Alors du point de vue de mon compagnon ? Je n'osais même pas l'imaginer.

Alors, durant les quelques jours qui nous séparaient encore de ce moment affreux, je tentais de réfléchir à la situation, essayais de venir avec une idée qui pourrait nous épargner à tout deux un tel spectacle, que nous ne pourrions supporter. Je cherchais...En vain. J'avais beau me donner du mal jusqu'à m'en faire bouillir le cerveau, impossible de trouver la solution au problème qui s'était posé à nous. Harold était coincé, il ne pourrait pas se dérober à une cérémonie pareille -officielle qui plus est ! Déjà qu'il venait tout juste de gagner le respect de son père, en remportant ce privilège. Il ne serait pas dans la capacité de le décliner, sans donner de raison précise à son geste. Et le soucis de la confession concernant son dragon revenait sur le tapis, encore, et encore. Quoi que je puisse imaginer, il était impossible d'épargner la pauvre victime sans être forcés d'avouer à tous l'existence de Krokmou, ce qui mettrait inévitablement sa vie en danger, ce que nous ne pouvions pas nous permettre.

La semaine passa, nous menant -bien trop vite à mon goût- au jour fatidique de l'abattage. Aucun de nous n'était parvenu à imaginer un plan de génie, ou une stratégie digne des plus grands généraux. Non, nous n'avions rien, et ne pouvions retarder plus que cela la date de l'épreuve finale, à laquelle nous devions nous confronter. Alors, Harold entra dans la salle, sous la clameur de la population qui le noyait d'applaudissements. Sans doute, en temps normal, aurais-je esquissé un sourire, mais pas aujourd'hui. Pas alors que mon nouvel ami se trouvait forcé d'effectuer un acte qui nous briserait le cœur à tout deux. Il lui suffirait de le calmer, m'avait-il dit. Alors peut-être parviendrait-il à convaincre les habitants de Beurk des bonnes intentions de nos amis les dragons ? Moi, je n'y croyais que peu, bien qu'espérant de toute mon âme que ses prédictions se réalisent, telles qu'il les avait prévues. Alors j'observais, le cœur battant à cent à l'heure, les yeux fixés tantôt sur le brun, tantôt sur l'animal, en priant pour que tout se passe aussi bien que ce qu'Harold imaginait.

Mais bien entendu, tout cela aurait été bien trop beau pour être vrai. Comment avais-je pu m'imaginer une chose pareille ? me rabrouai-je alors que je voyais le dragon se jeter sur mon compagnon. Il avait suffi d'une personne, un seul petit individu pour pousser la foule à l'imiter, tous causant un vacarme affreux avec leurs boucliers, qui avait eut pour conséquence d'effrayer la bête qu'il tentait d'apaiser. A présent, il était inutile de la raisonner, c'était trop tard. S'il ne la tuait pas, c'était lui qui allait y passer. L'esprit confus, je ne savais pas comment réagir à la situation : devais-je lui porter secours ?  La réponse à cette question s'imposa immédiatement à mon esprit : bien entendu ! Je ne pouvais décemment pas le laisser combattre seul et y laisser sa peau. Il était incapable d'abattre quelque être vivant que ce soit, s'il ne pouvait pas faire le sale boulot, je m'y collerai. La question restait de savoir comment aurais-je pu lui être utile dans cette situation. Mes talents en terme de relations humaines et de sociabilités étaient limités, je ne pouvais pas me permettre de me charger moi-même du discours qui aurait pu convaincre le reste de la population d'épargner la créature sans défense.

Je devais gagner du temps, conclu-je suite à une longue minute de réflexion. Je devais le protéger, faisant ainsi diversion, de manière à lui permettre de tenter le tout pour le tout en s'adressant aux habitants. C'était notre seule chance de tous s'en sortir vivants. Alors, sans réfléchir une seconde de plus à mon plan, je bondis dans l'arène afin de lui porter secours, rejointe par Krokmou, son fidèle dragon, ne supportant pas de voir ainsi son maitre face à un combat injuste tel que celui-ci. Je l'observais quelques secondes, surprise par sa loyauté sans faille : alors même qu'il savait la situation dangereuse pour lui, il n'avait pas hésité non plus à porter son aide au fils du chef, quand bien même ce dernier ne désirait que le tuer. Son courage m'impressionnait de plus en plus. Si je parvenai à mettre la main sur une créature semblable, nous pourrions faire des miracles. Nous serions invincibles.

Adressant un signe de tête reconnaissant et admiratif à mon nouvel allié, je me tournais vers Harold, confiante. Je ne pouvais rien de plus pour lui à présent. Je voulais bien retenir le dragon, ainsi que l'attention des habitants de l'île de Beurk pendant quelques minutes, mais le plus dur du travail lui était incombé. Attendant patiemment qu'il prenne son courage à deux mains et s'adresse à nos semblables, je me plaçais à ses côtés, prête à le défendre, quoi qu'il puisse arriver.

Si nous avions tous deux un point commun, c'était que nous n'abandonnions jamais, nous nous battions pour ce en quoi nous croyions. Et au moment présent, je croyais en lui, en sa victoire sur les traditions injustes qui maintenaient les créatures prisonnières. Je croyais au changement et à un nouveau futur prospère basé sur une coopération entre hommes et dragons. Et tout cela, c'était grâce à lui. J'avais beau l'avoir critiqué et jalousé des années durant, je me rendais compte à présent qu'il ne suffisait pas d'avoir des muscles pour devenir chef, mais qu'il fallait avant tout prendre les bonnes décisions, au bon moment. Et, alors qu'il ouvrait la bouche, je compris que c'était justement ce que cet idiot s'apprêtait à faire.


Assise sur le dos d'un dragon vipère aux écailles bleues et vertes étincelantes, je ne pus m'empêcher de lui gratter affectueusement la tête, tandis que mon regard vagabondait autour de moi, se posant sur nos camarades, qui, avec l'aide d'Harold, apprenaient à monter sur les créatures qu'ils avaient toujours considéré comme leurs cibles. Tous. Le chef lui même participait à notre expédition, ayant sélectionné préalablement la bête de son choix. Il avait réussi, mon ami était parvenu à les convaincre, à nous lier afin d'aider ceux dans le besoin, et pour cela, je ne pouvais m'empêcher de ressentir à son égard un profond respect : finalement, peut-être n'en avait-il pas l'apparence, mais il possédait l'étoffe d'un véritable chef, faisant honneur aux dieux.

-Allez Tempête ! ordonnais-je à ma monture qui, sans chercher d'explications plus détaillées, comprit immédiatement ma requête et s'éleva lentement dans les airs, tandis que je m'accrochai à son cou. Ce nom m'était venu comme cela, sans même que je n'ai besoin d'y réfléchir pendant des heures. En voyant cette créature s'approcher de moi, j'avais su que c'était la bonne, et ce, d'un seul regard. Rapide et coriace, elle était faite pour moi, avais-je constaté en imitant les gestes d'Harold afin de l'inciter à approcher, lui répétant d'un ton doux et chaleureux que je ne souhaitais en aucun cas lui faire de mal. La femelle avait alors décidé de m'accorder sa confiance, à ma plus grande satisfaction. Je lui avais alors sourit, tandis qu'elle s'était penchée à ma hauteur afin de réclamer des caresses, comme le faisaient parfois les chats errants qui étaient de passage au village. Certes, cet animal était bien plus dangereux et imposant, mais au fond, il était exactement comme eux : à la recherche d'affection.

Nous entrainer à deux ne fut pas simple : le dragon n'avait pas l'habitude de porter un tel poids sur son dos; quand à moi, je n'avais volé qu'une fois sur le dos d'une telle créature, accrochée fermement à la taille de mon camarade, sans oser desserrer mon étreinte de peur de glisser et de chuter. A présent, j'étais seule sur ma propre bête, et ne savais trop comment m'y prendre. La guider en lui donnant des directives ne fut pas la plus compliquée des taches, ma nouvelle amie possédant des talents de compréhension incroyable, si bien que j'en serais presque venue à croire que celle-ci parvenait à lire dans mes pensées. Lorsque je lui adressais un jour cette remarque, un grognement étrange résonna dans tout son corps, me faisant sursauter et saisir plus fermement ma prise de manière à ne pas la lâcher me faisant réaliser quelque chose que j'avais toujours cru impossible : ma Tempête avait rit.

Notre lien s'approfondissait de jour en jour, tandis qu'Harold nous prêtait son aide, afin de m'indiquer comment garder mon équilibre sur mon dragon tout en gardant mes armes en main, pratique qui me paraissait au premier abord irréalisable : à l'allure à laquelle fonçait mon animal, je me voyais mal lever les bras au ciel sans quitter ma position sur son dos. Pourtant, après plusieurs heures d'entrainements -et de chutes dans la mer qui bordait notre territoire-  nous parvînmes à maitriser cette technique, pour nous atteler à la tache ardue de partager notre savoir, jusqu'à ce que le village entier puisse être dans la capacité de se battre, perchés sur leur dragons. Cette conclusion s'était faite toute seule dans chacun des esprits des habitants de Beurk : si nous voulions avancer, nous devions collaborer avec eux.
Nous nous entrainâmes alors jours et nuits, et ce jusqu'à parvenir à notre objectif final : parvenir à rassembler une armée de guerriers, prêts à en découdre avec la bête qui forçait nos alliés les dragons à piller notre bourgade.

Et voilà où nous en étions arrivés, alignés tous ensemble sur la côte, sur le point de nous mesurer à notre ennemi commun. D'un signe de tête de la part du chef, nous nous étions engagés dans les airs, portant une confiance sans faille à nos destriers à l'allure plus qu'originale, qui avaient promis de nous mener au lieu de la bataille -en un seul morceau qui plus est ! Nous étions fin prêts à achever cette sombre partie de l'histoire de Beurk.

Dix minutes nous suffirent pour arriver devant le lieu que nous avions aperçu avec mon ami lors de notre dernier voyage à dos de dragon. Le repère du monstre n'avait pas changé, les créatures s'amassant toujours autour, les pattes chargées de victuailles, provenant certainement d'un village voisin, à présent que le notre était laissé sous la protection de nos alliés. Sans hésiter un seul instant, Tempête et moi nous jetâmes dans la bataille à la suite d'Harold et de Krokmou afin d'enfin libérer les pauvres bêtes de l'emprise de la créature qui faisait de leur vie un enfer. Mais j'eus beau donner autant de coups de hache que je le pus sur la structure qui l'abritait, celle-ci continua à tenir bon. Je maintenais néanmoins mes efforts, repoussant les dragons qui avaient le malheur de s'opposer à moi, m'efforçant de ne pas leur faire trop de mal, sachant pertinemment qu'il n'y étaient tous pour rien, dans toute cette histoire. Tout du moins, me battais-je sans relâche jusqu'à ce que le pire des scénarios se produise. Harold. Krokmou. Ils étaient au face à face avec la créature, seuls. J'essayai de les rejoindre, en vain : chaque fois que je tentais de me frayer un passage, des dragons revenaient se poster devant nous. J'étais forcée d'assister impuissante au combat que menait mon compagnon.

Tout du moins l'observais-je jusqu'à ce qu'une explosion retentisse, nous forçant, Tempête et moi à reculer d'un pas, sous le coup de la vague de chaleur qui s'ensuivit. C'est alors que je remarquais que quelque chose clochait dans le paysage. Harold et Krokmou, ils étaient absents. Paniquée je demandais à Tempête de me poser à terre pour partir à leur recherche : ils devaient bien être quelque part, ils ne pouvaient pas disparaitre de la sorte ! Tentant de les repérer parmi les trop nombreux combattants qui nous avaient accompagnés, je finis par tomber sur eux, allongés au centre d'un cercle de vikings qui s'était formé tout autour. Je me rapprochais en vitesse, de manière à vérifier la gravité de leurs blessures, remarquant au passage les figures déconfites de nos compagnons. Non...C'était impossible, ils ne pouvaient pas ...

J'accélérai l'allure, jusqu'à me trouver au pieds de mes deux amis, m'agenouillant sur le sol près d'eux. Ils sont vivants, me répétais-je, tandis que des larmes se formaient dans mes yeux, menaçant de s'écraser sur le sol. Ils venaient de nous sauver, de sauver tout notre village, il ne pouvaient pas nous abandonner comme ça, songeais-je en secouant la tête.

C'est alors qu'un bruit d'aile me surprit. Me forçant à relever la tête, je lançais un regard en biais à Tempête, qui m'observait, immobile, avant de reporter mon attention sur nos deux camarades à terre, qui semblaient ne pas bouger bien plus que celle-ci. Tout du moins étais-ce que je pensais, jusqu'à ce que l'aile de Krokmou se mette à bouger légèrement, tout juste assez pour nous dévoiler le corps d'Harold, dont la poitrine s'élevait doucement alors qu'il reprenait sa respiration. Rien que pour cela, j'aurai presque eu envie de le prendre dans mes bras, cet imbécile. Je m'autorisais enfin à relâcher le souffle que j'avais retenu jusque là, essuyant discrètement mes larmes à l'aide de ma manche. Je n'aurais jamais cru qu'un idiot pareil puisse me faire ainsi la peur de ma vie. Et pourtant ...Il fallait croire que j'avais petit à petit apprit à l'apprécier, quelques puissent être ses défauts, de la même manière que nous avions apprit à aimer les dragons, qui continuèrent à nous accompagner dans nos aventures et ce, sans se plaindre, même lorsqu'une nouvelle menace vint emporter notre village. Après quatre ans passés sans aucun soucis, jamais nous ne nous serions attendu à ce qu'un tel malheur touche notre village. Et pourtant, nous ne pûmes échapper à la malédiction qui nous fut envoyée. Occupée à faire une course de dragons avec Harold, j'eus à peine le temps de lui faire part de mes observations, de le prévenir que quelque chose clochait, que nous fumes happés par le sort d'une sorcière dont nous ignorions jusque là l'existence.




© Méphi.





Sweet Sacrifice

I thank you for the promises you broke. For always watching, watching while I choke. I thank you for teaching me hela.

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Ally Brynhild
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MessageSujet: Re: It's only fun if you get a scar out of it ~ Astrid    Mer 19 Aoû - 14:12

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Once upon a Time...

This was my life... Wasn't it ?


Chapitre 1 : It's a harsh world


  Incarner l'héritière d'un grand empire économique est loin d'être aisé. Mais ne pas occuper cette place alors même que nous avions concentré nos effort sur ce même objectif était encore plus ardu, tout du moins, à mes yeux. Les rendements, voilà tout ce qui manquait à notre famille en atteignant la fin du mois. La renommée y était depuis longtemps déjà - mes grands parents ayant fait fortune dans ce même milieu qui semblait nous être hostile à nous, leur descendants. Il n'y avait qu'à interroger les gens dans la rue pour comprendre que notre nom était célèbre partout en ville : personne n'ignorait l'existence de la maisonnée Brynhilde, qui représentait aux yeux de tous un rêve inaccessible, la représentation même de la réussite.
En effet, de son allure moderne à son aménagement onéreux, le moins qu'on puisse dire était que la résidence dans laquelle nous logions avait de quoi en émerveiller plus d'un, selon les désirs de l'ainée de la famille qui, très attachée au style, avait déclaré ne  pouvoir vivre dans un taudis banal et sans charme. Non, il lui fallait un véritable palace, la plus belle villa que l'on pourrait apercevoir dans le village qu'était Storybrooke pour peu que la honte ne retombe sur elle, ce qui était de son point de vue une chose plus affreuse encore que de porter des rayures accompagnées d'un motif fleuri, c'était pour dire.

Ma mère imposa alors à mon père ses exigences concernant notre lieu d'habitation, allant même jusqu'à engager le meilleur architecte des environs, pourvu qu'il réalise une œuvre d'art -car à ce niveau d'excellence, le mot "maison" ne me semblait plus adapté- qui surpasse jusque même celles des plus grandes fortunes des bourgades avoisinantes; mais surtout du foyer avoisinant, à la fois nos concurrents directs et meilleurs amis, tel que le voulait le protocole qui régissait chaque relation entre nouveaux riches de nos jours. Si le souhait de ma génitrice fut exaucé, l'idée ne lui serait jamais venue à l'esprit que cette coûteuse dépense nous vaudrait de nombreuses dettes, encore aujourd'hui certainement impayées manque de moyens.

On pourrait alors croire que nous étions sans le sous, mais contrairement à ce que le sort aurait pu nous réserver, nous avons toujours réussi à tenir le coup sans ressentir le besoin de modifier notre petit train de vie, occasionnant dans le pire des cas quelques heures supplémentaires ou des nuits complètes à travailler pour le maître de maison, que l'idée n'avait jamais rebuté. Quelques fois il mentionnait que nous lui manquions durant ces laps de temps durant lesquels il se trouvait forcé de nous quitter, rentrant tard, sans nous croiser une seule fois de la journée. Mais il savait pertinemment que tel était le sacrifice à faire s'il voulait nous permettre de conserver notre vie de rêve -ainsi que sa femme, accessoirement.

Car si mon père s'était toujours bercé d'illusion concernant l'histoire d'amour qu'il avait écrite en compagnie de ma mère, j'étais parfaitement consciente de la réalité qui se cachait sous l'apparente tendresse de ces deux-là : les sentiments du premier avaient beau avoir été sincère dès le commencement, ils n'avaient été qu'un moyen de manipulation pour Catherine Brynhilde, qui s'était empressée d'accéder à ses avances de façon à obtenir une position sociale plus élevée, objectif qui semblait être le but ultime de chaque membre de ma famille maternelle, et que l'on me poussait de manière plus ou moins délicate à suivre à mon tour, prétextant que je ne devais pas me reposer dans mes lauriers, que rien était assez pour les femmes incomparables que nous représentions. Après nombre de confessions destinées à me montrer la marche à suivre, il m'était à présent impossible de croire que la harpie me servant de mère avait ne serait-ce qu'un jour nourrit des sentiments amoureux envers mon père, qui l'avait toujours considérée comme le centre de son monde. Alors envisager que leur mariage et bien plus encore, fus-je forcée d'ajouter, ma propre naissance ait été le fruit du hasard ? Cela m'était dorénavant impossible. Je pouvais nier la vérité aussi longtemps que je le souhaitais, mais je savais. Je savais que je n'avais servi qu'à renforcer le lien qui l'unissait à mon père, à renforcer le lien avec sa fortune.

Fils d'un grand entrepreneur, il avait hérité de nombreux avantages refusés à ceux qui n'ont jamais eu l'opportunité de mettre le nez dans le métier. Toutes les portes lui étaient ouvertes, quoi qu'il puisse choisir, il était certain d'être accepté partout. C'est néanmoins la firme familiale que, certainement par sentimentalisme et nostalgie de ses jeunes années à observer son père travailler, l'homme de maintenant quarante ans a décidé de relancer, de manière à renforcer le nom de la maison Brynhild, sans se douter un seul instant que cela se solderait par l'arrivée d'une opportuniste ambitieuse qui viderait la fortune accumulée par ses parents avant lui en quelques temps à peine. Mais l'amour est aveugle dit-on, et je crois qu'encore même aujourd'hui, papa ignore totalement l'emprise que maman a sur lui. Ou alors ne veut-il simplement pas le reconnaitre: vivre dans l'ignorance a toujours été sa spécialité, ce que je lui avais toujours reproché depuis que j'avais atteint un âge suffisant pour comprendre les machinations de la seconde femme de la maison. Ce soucis était récurrent avec lui : il tournait le dos à chaque problème ou difficulté, en espérant que cela passerait avec le temps. J'avais beau aimer mon géniteur de tout mon coeur, il m'était forcée d'avouer une chose, une idée qui rien qu'en me traversant l'esprit suffisait à m'attrister : il avait beau être le père le plus dévoué qu'il m'ait été donné de connaitre, il restait un homme faible.

C'est cette caractéristique non négligeable qui ont rendues si efficaces les avances de ma mère, âgée d'une vingtaine d'année, tout comme lui, lorsqu'ils s'étaient rencontrés à un meeting professionnel, alors qu'elle travaillait comme interprète pour une entreprise étrangère. Outre son physique avantageux, c'est son caractère bien trempé et sa détermination sans faille qui avaient tout de suite séduit l'homme qui, quatre ans plus tard, allait devenir mon père. Me nommant selon le prénom de ma défunte arrière grand mère maternelle, il espérait ainsi m'attribuer le plus de caractéristiques semblables à cette partie de notre famille, dans l'espoir que je puisse hériter de leurs gênes de battante.

Si sa méthode quelque peu douteuse pouvait être remise en cause, les résultats furent pour autant flagrant, et suffirent à convaincre le maitre de maison que sa petite fille s'était transformée, comme prédit, en une version miniature de sa créatrice, qui fière de son enfant capricieuse dès sa plus tendre enfance, n'a fait que renforcer ses traits de caractères pour finalement en faire ce que l'on appelle communément une enfant pourrie-gâtée, ce que je n'ai encore aujourd'hui aucun soucis à admettre. Après tout, ce n'était que la vérité. Toujours choyée et cajolée par mon père, tandis qu'incitée par ma mère à continuer à profiter de la situation, c'est ainsi que je compris que la manière la plus efficace d'obtenir ce que l'on voulait n'était rien d'autre que la manipulation pure et dure, ce que je me fis un devoir d'apprendre auprès de celle que je considérais comme la maitresse en cet art.

Chapitre 2 : It's better to be free, right ?


"Tu es une Brynhild", me répétait constamment ma mère. "Notre famille mérite le meilleur".

Ceci fut son premier discours à mon adresse, destiné à me faire comprendre l'importance de notre nom et de notre notoriété alors croissante. Durant cette époque, nous n'étions plus à cours d'argent comme nous le sommes à présent, et les bénéfices coulaient à flot, nous laissant sans aucune inquiétude concernant l'avenir. Aussi s'efforçait-on d'offrir uniquement le meilleure à la petite fille de six ans que j'étais alors, développant tout juste son égocentrisme sans jamais réussir à comprendre la valeur des choses, tout comme les concepts pourtant simples et naturels tels que l'amitié, qui avaient toujours été inconnue à sa mère, chargée de son éducation.

Des souvenirs me revenaient parfois des instants passées en compagnie de mes camarades, à la sortie de l'école, lorsque je sortais de classe accompagnée d'une petite fille de mon âge, pour continuer à jouer aux poupées à la maison. Tout du moins, était-ce ce à quoi je songeais, avant que ma mère ne nous stoppe dès l'entrée afin de connaitre l'identité de cette dernière. La suite de l'histoire dépendait alors de sa condition sociale : si la grande madame Brynhild était en bon terme avec ses parents, ou était familière avec leur nom, alors ma jeune amie était la bienvenue chez nous. Si en revanche ses géniteurs se révélaient être de simple habitants sans aucun renom, il ne fallait même pas espérer de sa part passer la porte de notre maison. Il fallait se constituer sa propre réputation dès le plus jeune âge, me serinait-elle. Comment espérais-je donc réussir dans la vie si je m'amusais à trainer avec de pauvres misérables, ces individus insignifiants qui de leur vie ne feraient rien, pourvu qu'un miracle ne se produise ? Non, Il fallait que je m'entoure de gens de confiance, de ceux qui pourraient m'assurer un avenir radieux, comme par exemple le fils du voisin, qui était à peine plus âgé que moi. Lui pourrait se révéler être un ami précieux, dans quelques années.

"Les personnes comme nous peuvent pas compter sur n'importe qui. Nous n'avons pas d'amis, mais des alliés pour nous aider à travers les épreuves de la vie".

C'est ainsi que l'on me força à côtoyer le gamin de la famille d'en face, qui me laissa pour seule impression, lors de notre première rencontre lors d'un barbecue auquel nous avaient invité ses parents, une profonde indifférence. A mes yeux, il n'était qu'un garçon insipide, sans aucun intérêt particulier autre que la satisfaction de mes parents alors qu'ils me voyaient en sa compagnie. Sans doute étais-ce parce que malgré les remarques doucereuses de mes parents concernant notre relation amicale, je savais pertinemment ce qu'ils attendaient de moi. Je n'avais pas eu mon mot à dire dans cette histoire : j'avais été forcée de créer des liens avec une personne qui ne partageait rien avec moi, exceptés peut-être des parents strictes et exigeants, qui avaient à notre égard les mêmes attentes.

Mais c'est bien là tout ce que nous avions en commun, ce qui fit que nos réactions face à cette soudaine révélation différèrent de même, nous engageant dans des voix différentes : si celui-ci s'était toujours montré correct et plus que courtois en ma présence, j'avais décidé, afin de témoigner de mon désaccord face à cette situation délicate de me comporter en véritable petite peste, ne lui laissant pas une seule seconde de répit. Plan qui à mon plus grand désespoir ne sembla pas fonctionner sur l'enfant qui malgré tout, persistait dans l'idée de devenir mon ami -pour contenter ses parents ou d'une volonté désintéressée, je l'ignorais alors. Mais j'étais bien décidée à ce que ce moment n'arrive jamais, quoi que nos familles puissent en penser. Le garçon avait beau être adorable, sa présence même me repoussait, telle une force invisible. Je ne voulais de lui ni comme ami, ni comme allié.

Cela, mes parents vinrent à le comprendre rapidement. Ce n'était après tout pas bien difficile à deviner en vue de mon comportement. Désagréable à chaque commentaire du garçon, je m'efforçais à maintenir une certaine distance entre nous lors de chaque visite, construisant autour de moi un mur qu'aussi agréable que le jeune homme ait put être, il n'aurait pu briser. Ainsi passèrent les quatre premières années durant lesquelles on m'infligea sa compagnie, sans daigner écouter mes plaintes.

"Tu es bien trop jeune pour comprendre, Ally. Tu verras plus tard que maman fait cela pour ton bien", m'expliqua ma mère après l'une de mes fréquentes crises de colère qui donnaient lieu à nos visites chez les voisins. "Leur fils est un ange, tu devrais en profiter. Ce genre d'occasion ne se présentera pas plusieurs fois dans ta vie. Rares sont les personnes à qui tu peux réellement faire confiance".

Dans un sens, je fus forcée d'avouer qu'il y avait une part de raison dans les sages paroles de ma génitrice, que je ne comprenais que maintenant. De tous les enfants que je fus forcée de côtoyer, de tous les amitiés que j'avais pu forger dans ma vie tout juste entamée, jamais je ne retrouvais la bonté naturelle, et les attentions que m'avait toujours prodiguée l'adorable petit garçon pour qui je vouais alors une haine incommensurable, mais surtout injustifiée.

Le point sur lequel j'étais, et suis encore en désaccord avec elle concerne le coup de pouce qu'elle a souhaité à tout deux nous donner en nous imposant une compagnie que tout deux ne désirions pas. Tout du moins étais-ce ce que je pensais à l'époque, considérant l'attitude aimable de mon compagnon de galère comme une simple façade, comme celle qu'arborait ma mère lors de chacun de ses entretiens, en présence de ses amis comme celle de ses collègues de bureau comme s'ils n'y avait aucune différence notable à ses yeux entre ces individus, comme si chaque être humain était le même, sans distinction, m'amenant parfois à me demander si papa et moi, nous aussi faisions parti de ce même tout, sans occuper quelque place particulière dans son cœur.

Si celle-ci n'en donnait pas l'impression, en revanche, les efforts du fils de nos amis afin de me mettre à l'aise en sa présence, ou de m'inciter à jouer avec lui -de manière à me détendre un peu et me permettre de ne pas rester assise durant des heures sur la chaise de la véranda à ne rien faire d'autre qu'observer les aiguilles de l'horloge tourner dans l'espoir que l'après midi ne mettrais plus longtemps à s'achever- semblait dénoter un certain intérêt de celui-ci à mon égard, chose à laquelle je n'avais jamais encore été habituée, et qui pour cause, me laissa déboussolée, pour la première fois de ma vie déjà toute tracée, sans savoir comment agir. Devais-je continuer à l'ignorer ou me laisser aller à m'attacher à cet enfant qui semblait, à l'inverse de toutes les personnes de mon entourage -exception faite de mon père, constamment absent- se soucier véritablement de moi ? Cette question résonna longtemps dans mon esprit, alors qu'il venait chaque début d'après midi prendre des nouvelles de la famille, et m'inviter à jouer dans sa cour. Ne désirant m'aventurer dans une amitié que je pourrais par la suite regretter amèrement, je me contentais chaque fois d'inventer quelque excuse plus ou moins crédible, mais qui suffisait à convaincre le jeune homme qui rentrait chez lui, non sans me souhaiter une excellente fin de journée, le sourire aux lèvres.
Décidemment, je ne savais véritablement pas quoi faire de lui. Sans doute aurait-est-ce été plus simple sans la présence constante de nos parents nous poussant l'un vers l'autre. Sans doute aurait-est-ce été bien plus simple d'être libre.

Chapitre 3 : The boys and girls in the clique, the awful names that they stick


J'entrais au collège quelques années plus tard, armée en tout et pour tout d'un chemisier prada et de mon sac à main favoris, mon gucci qui m'avait couté une petite fortune, qui me valurent tout de suite d'entrer dans la catégorie des enfants de riches, comme on les appelait communément à l'école. Je le savais très bien lorsque j'avais passé la grille de l'établissement : c'était maintenant qu'il me faudrait forger une solide réputation, qui devrait me durer encore dans les années à venir sans que je n'ai rien d'autre à faire que de l'entretenir. Ce fut également la période durant laquelle mon voisin, malgré l'attachement étrange qu'il me portait, décida de me laisser m'éloigner de lui, nos rares rencontres désormais consistant aux barbecues qu'organisaient ses parents, ou les brunchs dont s'occupaient les miens. Je mis longtemps à comprendre sa démarche plutôt inattendue, pensant que le jeune homme avait enfin tiré un trait sur moi : le fait est qu'il ne souhaitait juste pas s'approcher de plus de quelques pas lorsque je trainais avec mes nouveaux amis, ce qui, avouons le, était plutôt à mon avantage. Il n'avait rien à faire avec nous, et il le savait. S'ils avaient déjà tenté, de par la fortune que possédait sa famille et son compte en banque supposé plein à craquer, de le faire rejoindre notre groupe, le garçon n'en avait démontré aucune volonté, préférant la compagnie d'habitants simples et aux revenus moyens, sans nous accorder plus qu'une indifférence à laquelle j'appris à m'habituer : s'il voulait gâcher son avenir avec des gens qui n'en méritaient même pas la peine, alors qu'il le fasse. J'avais beau désormais maintenir des relations courtoises avec le brun, je n'étais certainement pas prête à salir ma réputation pour passer du temps avec lui, et ce, même lorsqu'il m'arrivait de l'apercevoir seul sur les marches de l'escalier lorsque venait l'heure du déjeuner. C'était son choix, me rappelais-je alors que je rejoignais les miens sans lui accorder un regard de plus, de peur de craquer, et de laisser tomber tout ce pourquoi je m'étais battu jusque là.

Alors je m'efforçais de me trouver quelques centres d'intérêts communs avec ces personnes qui vivaient dans le même monde que moi depuis l'enfance : l'amour du shopping s'imposa évidemment, et dans les premiers temps, nous consacrâmes tout notre temps à cette activité délicieuse, qui nous permit rapidement de resserrer les liens de notre bande, qui n'en brilla que plus face aux minorités présentes dans notre établissement, dont nous ne faisions qu'une bouchée. Il suffisait de claquer des doigts pour que certains élèves, un peu faibles d'esprit, ne vienne nous rendre service, ou nous tienne compagnie, lorsque les autres membres de notre clique étaient absent. Si nous avions une règle d'or, c'était de ne jamais rester seuls, et bien entendu, j'aurais bien été la dernière à souhaiter désobéir à cette loi. Mais pourquoi, alors même que j'étais constamment entourée de ces personnes avec qui je passais l'intégralité de mes journées, me sentais-je plus solitaire que jamais ?

Chaque fois, je reléguais cette question à plus tard, sans trop m'en préoccuper, justifiant cette réaction d'exagérée pour une demoiselle de mon statut. Après tout, tel était le destin que subissaient les gens comme moi, ma mère m'avait prévenue, me rappelais-je amèrement.
Des alliés, voilà tout ce qu'ils étaient. Aussi dès ce moment là pris-je conscience du fait que jamais je ne pourrais laisser échapper quelque sentiment que ce soit en leur présence. Une statue de glace, telle est la personne que je devrais incarner. Toute preuve de faiblesse devait être intériorisée, tous les problèmes que je pourrais rencontrer, je devais les garder pour moi. Ils avaient beau constituer en principe un groupe d'ami, j'avais vite compris que je ne pourrais certainement pas me permettre de leur faire confiance si je voulais survivre longtemps dans le monde de la haute société. Ils ne me le permettraient pas.
Alors, tout en barricadant l'accès à mon cœur, et plaçant un masque de bonne humeur sur mon visage d'enfant, j'avais appris à suivre le courant sans m'y opposer jusqu'à parvenir à moi même déclencher celui-ci, à créer les phénomènes de mode pour lesquels tout le monde se bousculaient. La garde robe sur mesure que j'envoyais fabriquer à partir de mes croquis au fusain se vit imitée, multipliée, jusqu'à ce que je retrouve un jour au croisement d'une rue de jeunes filles pas plus jeunes que mois arborant fièrement leur nouvelle trouvaille : rien de moins que le t-shirt à motif fleuri dessiné quelques semaines auparavant sur mon carnet, que je possédais déjà en plusieurs exemplaires dans mon armoire. Ce succès déroutant contribua à la construction de ma propre renommée parmi les collégiens de la ville : j'étais LA personne à suivre.

Si ma mère s'en réjouit, fière de la réussite de son enfant, j'étais belle et bien lucide quant aux attentes que l'on avait à présent à mon égard. Cette première, et ses rêves de gloire qu'elle n'avait pu atteindre et transposaient aujourd'hui sur moi son enfant; mes amis, à l'affut du moindre faux pas qui ensuivraient la perte de la place que j'occupais actuellement parmi eux. J'avais seulement treize ans, et avais déjà l'impression de porter tout le poids du monde sur mes épaules.
Mon unique exutoire, je le retrouvais dans le dessin. Quand l'atmosphère était trop tendue, la pression sur moi trop forte, je saisissais un crayon, une feuille, et je laissais enfin s'exprimer tous les mots qui étaient restés coincés au fond de ma gorge, toutes les émotions que je conservais dans un petit coin de moi-même se libéraient dans la création de mon Art, la seule chose que personne ne pouvait me retirer, qui n'était ni censurée, ni muselée. Alors je griffonnais, esquissais, hurlant mon désespoir, pleurant sans larmes. Le dessin n'avait pas besoin de mot, pourtant, les miens parlaient pour moi.

C'est ainsi que je me découvrais une réelle passion pour cet activité qui n'appartenait qu'à moi, la seule chose que l'on ne m'avait imposé, mais qui attira rapidement l'attention de mon géniteur pour qui me retrouver le soir endormie sur une pile de feuilles griffonnées était devenu une routine. Alors, en père aimant qu'il était, il vint un jour me trouver avec un présent enveloppé dans du papier cadeaux dont la taille dépassait la mienne et dont le contenu eut le don de me surprendre : si ma mère n'avait jamais fait aucune remarque concernant mon hobby, je m'attendait à ce qu'il fasse de même, et ne cherche pas à me soutenir. Pourquoi l'aurait-il fait ? Le dessin ne suffit pas à gagner sa vie. Pourtant, je fus surprise de constater que le quadragénaire avait prit la peine de m'offrir toiles, pinceaux, carnets, estompes; tout le matériel nécessaire à l'application de mon nouveau loisir.

"Tout cela est ridicule, ça lui passera bien vite", avait rétorqué ma mère, prête à lui faire des remontrances, comme à son habitude.

Mais il l'ignora, et fut le premier à admirer mon travail lorsque je venais à présenter mes premiers brouillons, s'efforçant de calmer sa femme à l'esprit bien trop critique pour l'enfant de quatorze ans que j'étais encore, toujours prêt à m'accompagner lors d'expositions de manière à essayer tant bien que mal -et avouons-le, moyennement une certaine somme- de me permettre de rencontrer un grand nombre d'artistes qui me permettraient de m'améliorer et de me perfectionner dans ce que je voyais désormais comme le seul chemin possible s'ouvrant à moi. Je deviendrais une artiste, pensais-je alors. Je deviendrais une artiste dont même maman ne pourrait nier le talent.

Chapitre 4 :It's fun to lose and to pretend


Dessiner fut alors ce que je m'évertuais à faire durant mes trois années lycées, qui me permirent de prendre un tournant décisif dans ma carrière artistique. Suivant des cours particuliers en parallèle à ceux que je recevais de mon établissement scolaire, j'avais décidé de me dédier à mon art, et qu'à cela, mon niveau dans les autres matières suffisamment élevé pour que je puisse laisser de côté quelques sujet auxquels je ne portais aucun intérêt, ce qui me valut à plusieurs reprise des remontrances de la part de mes professeurs, se plaignant qu'une élève douée comme moi ne prenne pas la peine de faire le moindre effort. A cela, je leur répondais que je n'en avais tout simplement besoin, ce qui me valut rapidement l'image d'étudiante orgueilleuse que l'on collait si souvent aux adolescents doués comme je l'étais. Le fait est que je ne voyais pas pourquoi j'aurais du nier les compétences que j'avais acquises dès ma naissance : je possédais des facilités de compréhension, voilà tout. Cela me suffisait à maintenir des notes correctes, et j'avais décidé de m'en contenter. L'objectif principal que j'avais en tête n'était pas d'aller jusqu'au doctorat, mais de faire carrière dans ce en quoi j'étais la plus méritante.

Ces nombreuses heures passées devant une page blanche, une tasse de café sur les genoux afin de rester éveillée jusqu'à trouver une once d'inspiration ne réduisirent pas pour autant la vie sociale que je maintenais à force de soirées et de sorties nocturnes, idées que ma mère approuvait chaque fois, acceptant de nous laisser la maison sans aucune protestation, sachant pertinemment que cela n'aiderait qu'à agrandir encore un peu plus le cercle social qu'elle avait elle même commencé à crée dès mon plus jeune âge, ce qui n'était par conséquent que mieux pour la notoriété de notre famille en ville. Aussi étais-je dès mes seize ans connue pour organiser les fêtes étudiantes les plus populaires, que tous nos camarades jalousaient, donnant n'importe quoi pour pouvoir juste mettre un pieds dans la résidence qui était la mienne. Collectionnant les amis et connaissances un peu partout en ville, je pouvais affirmer désormais avoir rempli la mission que m'avait donnée ma mère : mon cercle relationnel n'avait jamais été aussi large que durant cette époque, me permettant à la fois d'obtenir une liberté de mouvement dont j'avais souvent rêvé, tout en me maintenant étriquée dans la conformité que m'imposait ma popularité qui ne cessait de croitre, jusqu'à m'étouffer parfois. Telle était la contrepartie de la gloire, que j'avais des années durant apprise à accepter.

Ce succès notable auprès du lycée dans lequel j'étudiais s'accompagna également d'un succès auprès des jeunes hommes de l'établissement, que je ne laissais pas indifférents, de par mon nom de famille, qui était dans toutes les bouches, mais surtout -je restais tout de même lucide- le contenu de mon portefeuille, qui aurait intéressé n'importe quel opportuniste venu. Aussi, malgré les prétendants qui s'accumulaient, je m'efforçais d'effectuer une sélection préalable, non seulement pour éviter de futurs ennuis, mais également pour maintenir cette notoriété après laquelle tous semblaient courir : si celle-ci semblait s'être ancrée dans les mentalités de mes camarades de classe, il aurait suffit d'une amourette non-approuvée par ma bande d'amis pour que je me retrouve reléguée à la catégorie de paria, ce que je n'étais pas encore prête à accepter après tous les sacrifices que j'avais du effectuer uniquement pour préserver une bonne image auprès de la société que je côtoyais quotidiennement.

Je profitais alors des propositions qui m'étaient faites pour tenter de forger une véritable relation amoureuse -dans les premiers temps tout du moins. Encore naïve, et croyant à l'amour véritable qui semblait manquer au couple que formaient mes parents, je m'étais promis de chercher quelqu'un qui contrairement au seul exemple qui se présentait devant moi, m'apprécierait pour celle que j'étais, et non par pour celle que je prétendais être. Certes, j'étais consciente d'affectionner sans doute un peu trop pour mon propre bien le second visage que je m'acharnais à présenter en la compagnie de ma clique, mais il y avait encore au fond de moi une petite fille cachée dans un recoin de mon esprit, rêvant au prince charmant qui viendrait la sauver un jour. Durant les premiers temps en effet, je guettai le petit ami parfait, un jeune homme charmant et attentionné qui se préoccuperait de moi, et me traiterait comme une reine. Néanmoins, la réalité s'imposa vite à mon esprit, à force de nombreuses peines de coeur : l'amour, cela n'existait tout simplement pas.

Une fois cette idée gravée dans mon esprit, je décidais d'envoyer valser tous mes rêves de gamines afin de me laisser porter par le courant général, préférant le plaisir à la stabilité que j'avais dans un premier temps mise en première place dans ma liste d'exigence. Je voulais m'amuser, pour une fois. Je voulais des sensations fortes, de l'adrénaline, et non pas la pression constante que l'on m'infligeait et plus encore, que je m'infligeais moi-même. Je voulais vivre, tout simplement. De cette déclaration s'ensuivit de nombreuses beuveries entre amis, menant à des relations à courts termes dont je ne gardais parfois aucun souvenir. J'étais jeune, et je voulais profiter de mon existence pendant quelques heures le soir, avant de retourner dans la réalité du monde qui s'offrait à moi chaque matin. Alors sans me préoccuper des conseils de mon voisin, qui pouvait parfois me voir traverser les rues, tard le soir, vacillante, essayant tant bien que mal d'ouvrir la porte d'entrée, s'inquiétant de mon état, je continuais à mener la vie extrême et intense que j'avais choisie, sans me préoccuper du lendemain. Je n'avais peut-être pas trouvé le prince charmant, mais j'étais heureuse pour quelques instants. Ma liste de chasse était remplie, et cela suffisait à alimenter mon orgueil : même si jusque là aucun homme n'avait réellement attisé mon intérêt, j'aimais jouer de mes charmes, et avant tout autre chose, j'appréciais la compagnie que constituaient mes copains du moment, aussi courtes que puissent être nos relations. Je n'aimais pas être seule, déduis-je aisément. Après l'avoir été toute mon enfance, je ne supportais pas de l'être à nouveau, du haut de mes seize ans. Alors je misais sur mes amourettes, supportant fils à papa inintéressants jusqu'aux nouveaux riches méprisants, qui regardaient de haut toutes les personnes ayant le malheur de se placer plus bas que leur famille dans la société. Ceux-là, je me contentais de les lâcher lorsque leurs discours égocentriques venaient à me lasser. Certains, suivant mes nombreuses histoires d'amour avec intérêt me considéraient sans doute comme une fille facile, cela était inévitable. Mais pour autant, je n'en avais que faire. Qui pouvait donc me reprocher de prendre du bon temps ? Bien entendu, lorsque mes frasques n'étaient pas purement intéressées.

Bien que peu apprécié, mon comportement ne fut pas reporté par mon voisin de palier, qui au lieu de s'empresser d'aller en toucher un mot à mes parents comme l'aurait fait n'importe quel autre sain d'esprit, s'était donné pour mission de me tendre la main, me portant son aide lorsque je rentrais éméchée, ou complètement épuisée de la dernière fête organisée. Le pauvre s'était déjà retrouvé forcé de me porter jusqu'à ma chambre, mes jambes refusant de me soutenir alors que j'avais un petit peu trop forcé sur la bouteille, et que tous mes soit disant amis m'avaient salement lâchée étalée sur le sol. Dans ses moments là, je ne cherchais même pas à savoir pourquoi ou comment il parvenait à être là à chaque fois que j'avais besoin de lui. Pour tout dire, lui en être reconnaissante ne m'était jamais passé par l'esprit. Il avait toujours été là, alors il devait continuer à l'être. A mes yeux, le garçon était acquit depuis longtemps, sans même que je n'eus besoin de lui offrir une montagne de présents, comme j'avais du le faire pour d'autre. Il n'était pas mon ami, ni mon allié. Il n'était rien, pourtant, je ne savais pas ce que j'aurais pu devenir s'il n'avait pas été là. Après tout, il m'avait protégée durant toute cette sombre période de ma vie, alors que j'en étais moi-même incapable et ce jusqu'à ce que je parvienne à me sortir du pétrin dans lequel je m'étais embourbée.

En effet, tout à une fin, et ma propre déchéance s'acheva de manière plutôt imprévisible, poussée par une force bien supérieure à celle que j'incarnais moi-même : l'économie de notre pays. Aussi improbable que cela puisse paraitre, ce fut le cours de la bourse qui me réveilla de ma torpeur, lorsqu'il entraina avec lui l'entreprise de papa dans une faillite inévitable. Malgré les efforts de celui-ci afin de tenir bon, j'étais consciente que cela signifiait pour nous la fin de beaucoup de privilèges dont nous profitions jusque là. Désormais, les soirées n'étaient plus organisées à la maison, et mes cigarettes n'étaient plus financées par maman. Nous étions fauchés, et mon unique préoccupation était de faire en sorte que ce secret ne passe pas la porte de la maison.

Chapitre 5 : What the hell I'm doing here ? I don't belong here.


Travailler : je n'aurai jamais cru entendre un jour ce mot sortir de ma bouche après que l'on m'ait rabâché maintes et maintes fois le succès de notre famille. Pourtant, c'est ce que je m'apprêtais à faire, sans que l'on ne m'ait laissé dire quoi que ce soit à ce sujet là. A vrai dire, la question avait rapidement été réglée : ma mère avait refusé de financer l'école d'art dans laquelle j'avais été acceptée à force de travail intensif et de nombreuses nuits blanches, pour la simple et bonne raison qu'elle avait liquidé une grosse part de l'argent réservé à cette effet lors de ses escapades au centre commercial de la ville. Cela ne lui semblait que juste de supprimer alors ce qu'elle considérait comme une distraction inutile de la voie que je devrais suivre pour devenir une "fille bien", comme elle l'exprimait elle-même. Une école de commerce, cela, elle l'aurait accepté. D'économie ? Quoi de mieux. Mais m'encourager dans une voie sans issue qui ne nous apporterait que plus de soucis financiers ? Hors de question. J'étais adulte à présent, je devais prendre mes responsabilités, et faire ce qui me semblait le plus raisonnable.
Alors qu'elle s'attendait certainement à ce que je me rende à l'évidence et remballe mon matériel de dessin, la réaction qui suivit fut loin d'être celle à laquelle elle s'était préparée. Sans perdre mon calme une seule seconde -après tout à quoi bon ? Si elle était déjà parvenue à convaincre mon père du bienfondé de sa décision, ce dont je ne doutais pas un seul instant, il était inutile de chercher à négocier plus longtemps, j'avais déjà perdu-, je m'étais efforcée de placer un sourire faussement compréhensif sur le visage, en leur annonçant d'une voix nonchalante que j'allais commencer à rédiger mon cv.

"Je vois que tu as compris que le meilleur moyen d'aider ta famille est de rejoindre ton père", approuva ma mère d'un hochement de tête enjoué.

"Mais de quoi parle-tu maman ?" L'avais-je interrogée bien que pouvant sans difficulté aucune suivre le chemin de ses pensées.

"Ton désir de passer à l'étape supérieure en rejoignant le monde du travail", s'était-elle exclamée, prête à continuer dans ses louanges de sa voix mielleuse qui me donnait envie de vomir.

"Mais maman, je ne fais pas ça pour toi", riais-je amèrement. "Tu l'as dis toi même, je suis adulte, je dois m'assumer seule. C'est pour cela que l'argent que je gagnerai sera pour payer ce que tu me refuses".

Ces simples phrases signèrent le début de la guerre froide qui prit place dans la maisonnée. Papa travaillant désormais l'intégralité de la journée dans l'espoir de faire avancer l'entreprise qui étaient lentement en train de couler, ma mère et moi même restions toutes deux seules à la résidence familiale sans nous adresser un seul mot, si bien que je m'efforçais de passer toutes mes journées hors de mon logis, de manière à ne pas avoir à supporter le silence étouffant qui s'installait chaque fois que je passais la porte. Elle voulait me faire craquer, je le savais. Mais je n'étais pas papa, je n'allais pas céder au moindre de ces caprices, surtout quand ceux-ci concernaient de manière directe mon avenir. Ce qu'elle avait décrété être la meilleure chose qui me fut arrivé -hériter de son caractère de femme forte- se révélait à présent être son pire cauchemar : j'étais aussi têtue qu'elle, et n'était pas prête à laisser tomber tous les efforts que j'avais fourni pour en arriver la où j'étais. J'avais ma place dans cette école, je n'allais pas la laisser m'échapper.

Alors, en parallèle aux études dont j'avais toujours rêvées, je m'étais attelée à la recherche d'emploi, étape en laquelle j'étais une véritable novice ne bénéficiant d'aucune aide extérieure possible. Ma mère me vouait une haine incommensurable, mon père était constamment absent, quant à mes amis ? Il était tout simplement hors de question que je leur touche un mot à propos de cette histoire. S'ils venaient à apprendre la ruine de notre famille, je pouvais dire adieu à la place que j'occupais depuis des années dans la bande, et ce, sans aucune forme de pitié. Je devais maintenir mon train de vie, et donner l'apparence que tout allait bien, comme je l'avais toujours fait. Ils ne doivent pas savoir, me promis-je le jour où je mis les pieds pour la première fois dans un bâtiment dans l'espoir d'être prise suite à l'entretient d'embauche qui donnait lieu à ma demande d'emploi. Entretient qui, tel que je l'avais prédit, se révéla être un échec total. J'avais dix huit ans, pas d'expérience et aucun moyen de faire jouer mes relations si je voulais garder toute cette histoire discrète. Seul un imbécile aurait accepté d'embaucher une débutante pareille, sans craindre pour la santé de son entreprise.

A ma plus grande honte, je fus obligée de ravaler mon orgueil, en visant bien plus bas comme catégorie sociale. Après de nombreuses recherches, mon choix se porta sur la mairie de la ville, dans laquelle je pourrai sans doute prétendre à un poste -pas forcément prestigieux, j'en étais consciente, mais qui me sauverait de l'humiliation de n'avoir plus de quoi payer mes cours pour le restant de l'année. La mairie, cela avait beau être au centre de la ville, et donc, des rumeurs, il ne me serait pas bien difficile de m'en sortir sans subir les conséquences qu'engendrerait l'acceptation d'un emploi pour la jeune femme que j'étais. Mes camarades n'avaient pas besoin de connaitre en détail les caractéristiques exactes du travail réel que j'effectuerais. Si je ne pourrai évidemment pas leur cacher, prétendre donner un coup de main là bas, dans l'administration ne ferait qu'augmenter le prestige que je possédais déjà auprès d'eux. Restait à maintenir le secret bien gardé, et ma réputation n'aurait rien à craindre, me rassurais-je, répétant ces quelques mots tel un mantra.  

Je postulais alors, résignée à la perspective de perdre le temps que j'aurais pu utiliser à des fins productives -le dessin par exemple- à trier de la paperasse des heures durant. Néanmoins, plus les jours passèrent, plus ma colère envers ma mère qui m'avait placée face à cette situation périlleuse s'amplifiait. La tâche que je devais accomplir n'avait désormais plus aucun secret pour moi, aussi mécanique qu'elle était. Même si j'avais conservé une once d’espoir dans mes débuts à la mairie quant aux attributions que l'on me confierait, j'ai rapidement déchanté et du me résoudre à l’évidence : mon travail était d’un ennui total. Mais bon, je savais pertinemment que si je voulais continuer ma scolarité à l’école d’art de Storybrooke, qu’il me plaise ou non, je me devais de garder ce job. Alors, sans jamais me plaindre une seule fois, je faisais en sorte de suivre les ordres de mes supérieurs, même si cela signifiait battre le record de collage de timbre. Et oui, le moins qu’on puisse dire, c’est que mon travail aux bureaux de la mairie était dénué d'intérêt, et je crois, que dans toute cette affaire, c'était bien cela qui me dérangeait le plus, me dire qu'au lieu de terminer les devoirs sur lesquels je serais obligée de passer la nuit, j'étais là à ne rien faire d'autre qu'à trier des enveloppes. Jamais je n'aurais cru un boulot aussi machinal se révéler être aussi éreintant, de par son manque de changement. S’il n’y avait pas le café pour m’aider à tenir, sans doute mes yeux se fermeraient-ils tout seul, chaque soir, lorsque l'aiguille de l'horloge se rapprochait des dix-huit heures, sans que je n’ais mon mot à dire dans l’histoire. La machine devint alors ma meilleure alliée afin de conserver le peu de motivation qu'il me restait, ou plutôt devrais-je dire afin de conserver l'emploi dont j'avais réellement besoin si je tenais à conserver le train de vie que j'avais toujours mené.


© Méphi.





Sweet Sacrifice

I thank you for the promises you broke. For always watching, watching while I choke. I thank you for teaching me hela.

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Ally Brynhild
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MessageSujet: Re: It's only fun if you get a scar out of it ~ Astrid    Mer 19 Aoû - 14:16

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Once upon a Time...

This is who I am, now... Isn't it great ?



Je m'écroulai dans mon lit tandis qu'une migraine affreuse s'emparait de moi. Tout était revenu d'un coup, sans que je n'y puisse rien faire, sans que je n'eus même le temps de comprendre ce qu'il se passait. Il y a quelques minutes à peine, je n'étais qu'Ally, une jeune adulte à la vie compliquée, mais néanmoins gérable, une jeune fille sans histoire particulière. Et puis tout m'était revenu, comme dans un rêve. Mes souvenirs, ou mon imagination débordante ? Je mis du temps avant de pouvoir discerner le vrai du faux. Tout cela me semblait tellement irréel. Moi ? Une viking ? Et puis quoi encore ? Mon nom de famille avait beau avoir quelques consonances nordiques, je n'avais rien de ce peuple de barbares. Pourtant, je me rappelais : du bouclier de mes parents, de Tempête mon dragon, d'Harold. J'ignorai ce que je devais faire de toutes ces informations. J'ignorai si je voulais y croire. La seule chose que je savais, dans toute cette histoire était le nom de la responsable de cette situation problématique. Il était évident que c'était cette nouvelle arrivante, cette Emma dont l'on m'avait énormément parlé. Sans doute aurais-je pour une fois du prêter oreille aux rumeurs dont l'on m'avait fait part, il y a quelques mois déjà, sans doute aurais-je du prendre en compte les propos du jeune Henry, que j'avais souvent entendu déblatérer sur l'existence de la magie, lorsque je surprenais certaines conversations, à la mairie. Après tout, malgré tout ce que les gens avaient pu dire sur lui, il était celui qui depuis le début détenait la vérité.

Je ne savais pas quoi faire de ce que je venais d'apprendre. Il était certain que je ne pourrai pas reprendre ma vie d'avant : l'île dans laquelle j'avais grandi se trouvait dans une toute autre dimension. Et puis, même s'il m'était possible de rentrer chez moi, le souhaiterais-je réellement ? me demandais-je, tandis que je tentais de me concentrer sur le problème qui se posait à moi.
Là bas, je n'avais personne : pas de famille, deux ou trois amis. Je n'étais qu'un soldat comme un autre -douée, certes- mais certainement pas reconnue. Ici ...bien que je n'ait jamais véritablement apprécié l'existence que j'avais menée jusque là, j'étais quelqu'un. Les habitants connaissaient mon nom, mes camarades me respectaient. J'avais gagné la notoriété que je n'étais pas parvenue à obtenir à Beurk. Non... quand bien même l'on parvienne à nous faire tous rentrer chez nous, je ne voudrais pas retourner là-bas. Je voulais tout simplement partir de cette ville, m'enfuir de tout ce que j'avais pu connaitre auparavant -autant mon ancien village, que Storybrooke. Néanmoins, je n'étais pas prête à dire au revoir à ma mémoire. Elle faisait partie de moi, et me rendrait plus forte encore. J'en avais besoin pour avancer, je le savais. J'en avais besoin, même si cela signifiait manipuler délibérément celui qui avait autrefois été un ami.
 

Son regard croisa le mien, sans volonté aucune de briser notre contact visuel. Forçant un sourire sur mes lèvres rosées, je masquais mes mains, qui, sous l'emprise d'une pression énorme, ne pouvaient s'empêcher de se tordre d'appréhension, unique signe de ma nervosité grandissante.
Je ne pus me retenir de soupirer quant à l'ironie de ma situation actuelle : si un jour l'on m'avait dit que moi, Ally, j'aurais un jour du mal à trouver le cran nécessaire pour demander à un garçon -un timide comme l'était mon voisin, qui plus est- de sortir avec moi, sans doute en aurais-je pleuré de rire. Jusque là, personne ne m'avait jamais éconduite, jamais mes avances n'avaient été refusées ; j'étais l'une des filles les plus populaire de la fac, la plus douée dans mon art, et, sans vouloir me vanter, majoritairement gâtée par la nature. Il n'y avait aucune raison pour que le jeune homme refuse. Et, à l'inverse de ce à quoi l'on pourrait s'attendre, c'était bien là ce que je redoutais. Si une chose était certaine, c'était que je ne l'aimais pas comme il m'aimait lui. Je ne le détestais pas comme dans mon plus jeune âge, loin de là. Le garçon était sympathique et ...Gentil. Là s'arrêtait la liste. C'était un ami, rien de plus -si, dans cette vie, nous pouvions aller jusqu'à cette appellation. Nous avions vécu dans le même village, dans les mêmes quartiers, avons fréquenté la même école primaire, nous nous étions suivis au collège, jusqu'à finalement atterrir dans la même école d'art appliqué. Je n'avais donc décemment pas pu l'ignorer. Aussi, depuis le premier semestre m'étais-je contentée de lui adresser sourires et signes de mains, m'amusant malicieusement de la voir rougir de manière gauche et maladroite.

Mais des circonstances atténuantes m'avaient fait malgré moi revoir mon avis sur la question. Un sentiment bien connu de tous, non pas la passion amoureuse -à son égard ? Laissez moi rire- mais plutôt l'envie. Le garçon était né avec une cuillère d'argent dans la bouche : tous les chemins s'ouvraient à lui, dans cette réalité-ci, tout comme la précédente. Tout le monde connaissait sa famille, son père se trouvant être rien de moi que l'un des plus grands businessman de son temps, ce que l'on pouvait aisément deviner d'un seul regard sur leur villa de rêve qui ferait pâlir d'envie le président lui-même. Tout cela, c'était ce que j'avais toujours désiré : une vie sans soucis financiers, qui laisserait libre court à toutes mes fantaisies : faire du croquis mon métier, une véritable profession et pas seulement un loisir "puéril" comme le qualifiait ma mère, "qui ne faisait que puiser dans nos revenus annuels".
Je voulais devenir une artiste, prendre mon carnet à dessin, ma trousse de crayons et d'estompes, et m'enfuir. Partir d'ici, de l'horreur qu'était devenu mon foyer, et faire, pour une fois dans mes deux vies combinées ce que j'avais moi-même choisi de faire, prendre mes propres décisions dans être sans cesse jugée et critiquée. Devenir cartographe, l'emploi dont j'avais toujours rêvé, retrouver Tempête, et voyager ensemble à travers le monde, terres et ciel sans me préoccuper de ce que je pourrai bien devenir si je ne commençais pas sérieusement à économiser la somme mensuelle que l'on versait sur mon compte chaque moi en échange de mon aide à la mairie de la ville.

Moi ...Travailler. Sans doute me ferais-je lapider sur la place publique par mes si précieuses amies si elle savaient exactement en quoi consistait mon "extraordinaire stage d'apprentissage politique", tel que je leur avait méliorativement présenté..
Cette dernière réalisation finit par me conforter dans mon projet : s'il pouvait me fournir la vie dont j'avais toujours rêvé, celle que je m'étais imaginée quelques centaines de fois auparavant, alors je pouvais bien faire ce léger sacrifice. Ce n'était pas un mauvais garçon, je savais qu'il ne me ferait jamais de mal, doux comme il l'était. J'étais déjà sortie avec des individus bien plus méprisables dans leurs actions et l'essence même de leur personne; il me serait aisé de jouer la comédie, comme je l'avais toujours fait en leur compagnie. Il ne serait pas difficile de le faire succomber à mes charmes, déduisis-je sans mal - si tant est que cela n'ait pas déjà été fait : le jeune homme me dévorait chaque jour du regard, tentant de se dissimuler derrière l'une des colonnes formant les piliers architecturaux de l'école, feignant de discuter avec son meilleur ami, avec qui il semblait toujours fourré.

Prenant une profonde inspiration, je me forçais à avancer en direction du garçon aux mèches brunes qui, fidèle à son habitude, attendait à l'arrêt de bus, assit sur la planche en bois inconfortable servant de siège de fortune; me lançant de temps à autres des coups d'œil loin d'être discrets.
Remettant ma chevelure en place d'un mouvement de la main, arrachant à ma future victime un sourire involontaire qui m'aurait, en temps normal, fait lever les yeux au ciel; je traversais les quelques mètres qui me séparaient encore de lui, l'observant devenir de plus en plus nerveux à mesure que j'approchais, montrant à la fois une expression surprise et incrédule qui ne m'échappa pas. Sans me démonter, je pris place à ses côtés, riant lorsqu'il se décala légèrement vers la gauche, de manière à laisser suffisamment d'espace entre nos deux corps, évitant ainsi que la situation ne devienne plus embarrassante qu'elle ne devait déjà l'être à ses yeux. Tellement que je fus dans l'obligation de commencer moi-même la conversation que je redoutais le plus. Lui adressant un sourire -sincère cette fois-ci- je me retournai vers lui.

-Ca faisait un moment qu'on ne s'était pas vus. Depuis le retour des mémoires ....continuais-je en entreprenant de calmer les battement de mon cœur, qui menaçait d'exploser à tout moment. Je savais pertinemment que ce que je faisais était mal, immoral... Pourtant, à présent engagée dans ce combat contre ma conscience, je ne me sentais pas l'envie de revenir en arrière.

Je suis désolée, songeais-je amèrement en prononçant mes prochains mots :

-En fait, j'avais vraiment envie de te voir.

A ces mots, mon compagnon ne se sentit plus de joie, laissant apparaitre un large sourire sur son visage enfantin. Cherchant difficilement ses mots, il mit du temps avant de me répondre, bafouillant :

-C'est ...C'est vrai ? Lâcha-t-il finalement après au moins deux essais désespéré.

Adorable fut le premier mot qui me vin à l'esprit, me faisant presque regretter le manège que j'étais en train de jouer avec lui, à son insu. Presque ...
Mais l'attrait de toutes les possibilités qui s'ouvriraient à moi en cas de victoire finirent d'abattre les dernières barrières de ma raison : nous ne rentrerons jamais chez nous, alors autant préparer dès aujourd'hui notre futur. La magie était peut-être partiellement revenue - le dragon dont tout le monde parlait en était la preuve !- il n'y avait qu'un imbécile pour croire que nous regagnerons tous un jour nos places d'origine.
Alors j'avais beau l'apprécier et ne pas lui vouloir particulièrement de mal, je désirais mener à bien mon plan, ne serais-ce que pour pouvoir m'échapper de mon existence étouffante et oppressante. Alors, mettant mes regrets de coté, je n'hésitais pas à lui répondre d'un ton faussement gêné :

-Pourquoi te mentirais-je ?

C'étaient les paroles les plus hypocrites que j'avais pu laisser échapper depuis le début de cette conversation, j'en étais consciente; pourtant, en voyant son regard empli d'espoir, mes remords s'évaporèrent instantanément, pour être remplacée une sorte de fierté déplacée : il avait déjà mordu à l'hameçon, déjà accepté ma proposition avant même que je n'ai l'occasion de la formuler. J'avais gagné.

Alors que j'allais à présent passer à la seconde partie de mon programme -la plus importante, et délicate-  le bus vint nous couper dans notre discussion, s'arrêtant dans un énorme vrombissement de moteur accompagné d'un nuage de poussière grise.
Jetant à mon camarade de classe un regard à la dérobée, je pus constater que le garçon fut aussi déçu que moi de son arrivée prématurée, détruisant en moins de deux minutes l'atmosphère presque intime qui s'était créée entre nous, amplifiée par le lieu à demi-clos dans lequel nous nous étions rejoints.
Je ne pouvais définitivement pas laisser cela se faire, pas alors que j'avais, jusque là, fourni tant d'efforts afin de le faire manger dans ma main. Alors, sous le coup d'une impulsion, lorsque les portes s'ouvrirent, je fis la première chose qui me passait par l'esprit et saisissai la main de mon compagnon, le tirant avec moi à l'intérieur du véhicule rouillé qui nous servait à tout deux de moyen de locomotion. Sur le coup de la surprise, celui-ci eut presque un mouvement de recul instinctif. Heureusement pour moi, celui-ci sembla s'acclimater à la situation, m'évitant de passer devant tous les élèves déjà installés, pour la dernière des cruches. J'avais tout de même une réputation ! -il ne manquerait lus que le dernier des blaireaux vienne à me rejeter sous les yeux des personnes que j'avais appris à appeler "amis" malgré le peu d'estime que nous nous accordions les uns les autres.

En levant les yeux, je vis que l'une de mes compères m'indiquait d'un signe de la main une place libre à ses côtés - ...Quand on parle du loup. Cela faillit gâcher mon stratagème, n'échappant pas à mon prétendant qui, déliant la mort dans l'âme ses doigts des miens, s'attendait à ce que je l'abandonne pour rejoindre ma bande habituelle. A la place, je le forçais à avancer vers l'unique autre chaise disponible, m'attendant à ce qu'il s'assoit, sans y réfléchir plus que cela. C'était sérieusement se tromper sur son compte. Tel un gentleman, il me laissa remplir le dernier siège, se contentant lui-même de rester debout en équilibre qu'à l'aide de la barre en fer plantée sur le sol à quelques centimètres de mon emplacement, nous permettant de continuer notre dialogue sans difficulté aucune.

Cela n'empêcha pas un silence embarrassé de s'installer. Des dizaines de regards fixés sur nous, une audience avide d'écouter chacune de nos paroles pour pouvoir par la suite les déformer à leur guise. Autant dire qu'aucun de nous n'osait piper mot.
Lorsque je n'en pus plus, je sortis par reflexe mon téléphone portable de la poche extérieure de ma chemise en jean, et, saisissant les écouteurs près de celui-ci, les combinant ensembles, proposai une oreillette au jeune homme qui m'accompagnait. Celui-ci hocha uniquement la tête, me faisant comprendre qu'il acceptait ma proposition; tandis que j'approchai mon visage du sien, décrochant une fois de plus un rougissement de la part du timide garçon, qu'il tenta, de son mieux, de contrôler et de chasser de son visage troublé.

-Détends toi, lui soufflais-je de manière à le rassurer, je ne mords pas.

A cela, il ne trouva rien à répondre, se contentant de glisser le bout de plastique dans son oreille, profitant du son qui s'en échappait sans faire aucun commentaire sur mon choix de chanson. Aussi légère que fut cette attention, celle-ci réussit à me surprendre agréablement. Généralement, les personnes avec qui je trainais ne manquaient pas de gâcher la mélodie avec leurs babillages incessant, ne portant aucun intérêt à la création artistique en elle même. De temps à autres, il leur arrivait de prêter oreille, mais cela, uniquement pour critiquer mes goûts et choix musicaux. Au final, j'en venais à ne plus tenter de sauver ces insensibles incultes : si c'était de cette manière qu'ils recevaient l'Art, je ne pouvais rien pour eux.

Aussi fus-je stupéfaite, dans le bon sens du terme, de constater que ma future conquête possédait ce lien étrange mais non pas moins étroit avec une part du monde auquel j'appartenais.  Cela le rendrait, à mon sens, sans doute moins difficile à supporter.

Mon camarade me sortit de la transe dans laquelle j'étais malgré moi plongée en me saisissant délicatement le bras, m'indiquant d'un signe de tête les portes qui s'apprêtaient à se refermer. Reprenant mes esprits, je me relevais, saisissant une fois de plus la main de mon ami, et, ensemble, nous rejoignîmes la terre ferme. Avant qu'il ne songe à me quitter prématurément, je me tournais vers lui, remettant une fois de plus mes mèches indisciplinées en place.

-Tu me raccompagnes ? lui demandais-je avec optimiste.

Si cette dernière étape fonctionnait, le sort en serait fait, et le tourment que je vivais actuellement s'achèverait enfin, à mon plus grand soulagement.

En déglutissant nerveusement, il opina du chef et, sans oser lâcher ma main, avança en direction de la villa familiale. C'était le moment ou jamais pour lui faire ma déclaration.

-Ecoute Harold... Commençais-je.

En entendant le nom par lequel je l'avais toujours appelé alors que nous vivions à Beurk, il ne put retenir un sourire. Sans me laisser une seconde de plus pour réfléchir, j'enchainai.

-Ca te dirait de sortir avec moi ?

Le jeune homme sembla avoir du mal à assimiler les mots que je venais de prononcer. Tel un poisson rouge, il ouvrait et refermait la bouche sans paraitre comprendre. Puis, toute couleur disparut de son visage, lorsque mes paroles eurent enfin atteint son cerveau.

-Qu'est-ce que tu ne comprends pas ? le taquinai-je en riant. Je suis en train de te demander de devenir mon copain.

Et les bégaiements furent de retour. Il fallait franchement qu'il arrête s'il souhaitait un jour avoir du succès auprès des femmes. S'il n'arrivait pas à contrôler sa timidité, il n'irait pas bien loin dans la vie -nous n'irions pas bien loin.
Cela me ferait de la peine d'avoir à me débarrasser de lui alors même que je m'étais habituée à sa présence. J'aurai eu du mal à trouver meilleure cible pour mon plan. Non pas que personne ne se serait porté volontaire; mais peu de gens étaient, comme lui, riches, et fous amoureux de moi.  La plupart des hommes de mon âge se fichaient de la personne que j'étais.

Lui ...Je doutais même que l'idée d'une histoire d'amour sans aucun sentiment l'ait un jour effleuré. Il était bien trop correct et romantique pour me voir autrement que la viking qu'il avait connu depuis son plus jeune âge. S'il savait seulement l'influence que le monde pourri dans lequel nous vivions aujourd'hui avait eu sur moi. Sans que je n'y puisse faire quoi que ce soit, progressivement, il m'avait poussée à me transformer en la personne que j'étais à présent. Piégée dans une société de manipulateurs et d'hypocrites, comment aurais-je pu survivre si j'étais restée moi-même de manière permanente ? Pour m'intégrer, il m'avait fallu vendre mon âme, détruire tout ce en quoi j'avais toujours cru, tous les idéaux que nous partagions, lorsque nous vivions encore tout deux sur notre île. Si lui gardait encore espoir en l'avenir, j'avais vite abandonné toute issue de secours. C'était trop tard pour moi: j'avais fait mon choix. A présent, je resterai bloquée dans l'image de petite pétasse arrogante que je m'étais crée. Personne n'a jamais droit à une seconde chance, tout ca, ce ne sont que des conneries. On ne peut pas revenir en arrière : nos choix, le chemin que nous avions tracé étaient définitifs. Il ne pouvait en être autrement.

-Oui, prononça difficilement celui que je pouvais désormais qualifier de petit ami, le son de sa voix me tirant de mes sombres réflexions.

Je forçai alors un sourire sur mon visage, pour ce qui me semblait être la centième fois de la journée -et dire que ce ne serait qu'un début !-, sans y réfléchir à deux fois, déposai un léger baiser sur l'une de ses joues teintées de rouge.

-Génial, soufflai-je avant de l'abandonner seul sur le trottoir, regagnant en quelques pas la résidence de mes parents, devant laquelle nous nous étions stoppés; laissant dehors un garçon déconcerté, mais plus heureux que jamais.


Un verre de tequila à la main, ma génitrice m'attendait, assise sur l'un des fauteuils en cuir du salon. Lorsqu'elle aperçu ma tête blonde passer la porte d'entrée, elle perdit brusquement l'attention qu'elle portait tout particulièrement à la large baie vitrée pour fixer ses yeux bleu glace sur moi. Au lieu du regard froid habituel auquel je m'attendais, je fus accueillie par un clin d'oeil amusé de sa part.

-Qu'y a-t-il de si drôle ? L'interrogeais-je tout en me déplaçant à ses côtés, la rejoignant face à la table basse. Sur celle-ci avait été préalablement disposée une coupe empli d'un breuvage semblable au sien. Je lui lançais un regard interrogatif : si elle ne m'empêchait pas de boire, jamais encore elle ne m'y avait ouvertement incitée.

-Tu as réussi à gagner le coeur du garçon, ça se fête, répondit-elle simplement en haussant les épaules avec nonchalance.

Ma main se posa sur le contour du verre, suivant les rebords du bout des doigts avant de finalement le saisir fermement afin d'avaler son contenu d'une seule gorgée, sans prendre en compte l'alcool me brûlant le fond de la gorge. Bientôt, la boisson me réchaufferait autant d'un point de vue physique -me faisant regretter de ne point avoir préféré une bouteille d'eau- que d'un point de vue moral. Cela ne suffirait pas à me faire perdre tout jugement face à la situation, mais tout du moins, m'éviterait momentanément d'avoir à y réfléchir



Through the looking glass.

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MessageSujet: Re: It's only fun if you get a scar out of it ~ Astrid    Dim 23 Aoû - 23:16
Hey re bienvenue ... J'adore ta signature au passage. Bonne chance pour ta fiche
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MessageSujet: Re: It's only fun if you get a scar out of it ~ Astrid    Dim 23 Aoû - 23:16
Hey re bienvenue ... J'adore ta signature au passage. Bonne chance pour ta fiche
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Valentine Bellamy
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MessageSujet: Re: It's only fun if you get a scar out of it ~ Astrid    Lun 24 Aoû - 0:29
Merci à toi ! :uu:



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Mary Margaret Blanchard
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MessageSujet: Re: It's only fun if you get a scar out of it ~ Astrid    Dim 30 Aoû - 22:50
On a tout lu ! On est des warriors ! \o/

On a beaucoup aimé mais on a trouvé qu'il manquait une partie entre la partie malédiction et la partie retour des souvenirs xD On a un peu mis de temps à comprendre que les souvenirs étaient revenus du coup, il faudrait que tu nous parles du moment où Ally se souvient être Astrid. Puis aussi, mis à part le dragon dont tu fais mention, tu ne parles pas de l'influence qu'à Emma à Storybrooke. Ce sont des petits détails, mais c'est bien indiqué qu'il faut prendre en compte la chronologie dans la fiche de présa x)

Une fois ces petites modifications apportées, ce sera bon ^^


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Ally Brynhild
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MessageSujet: Re: It's only fun if you get a scar out of it ~ Astrid    Lun 31 Aoû - 18:25
Pas de soucis, je m'en occupe ce soir :uu:
C'est vrai que je suis restée assez vague par rapport au retour des souvenirs étant donné que cela ne l'affecte pas beaucoup. Mais je rajouterai quelques lignes pour expliquer tout ça. Pareil pour la chronologie : Ally ne se préoccupe que de ce qui la touche directement étant donné que les ragots, elle en entend tous les jours à la fac. Mais encore une fois, ce n'est pas méchant, et cela peut-être réglé en quelques lignes

En tout cas, bravo a vous d'avoir eu le courage de tout lire
Je suis contente que cela vous ait plu, malgré les petits détails qu'il manque.





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Mary Margaret Blanchard
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MessageSujet: Re: It's only fun if you get a scar out of it ~ Astrid    Lun 31 Aoû - 20:16
Y'a pas de problème Very Happy MPotte moi quand tu auras fait tes changements Smile


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Ally Brynhild
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MessageSujet: Re: It's only fun if you get a scar out of it ~ Astrid    Lun 31 Aoû - 20:18
Ca marche ^^





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Mary Margaret Blanchard
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MessageSujet: Re: It's only fun if you get a scar out of it ~ Astrid    Mer 2 Sep - 20:12

Bravo, tu y as cru assez fort !



À toi de percer les secrets de Storybrooke...
Ça y est, tu as réussi à te retrouver parmi les amnésiques maudits ! Alors, qu'est-ce que ça fait ? Tu n'as pas peur des gros nuages magiques, au moins ? Ce serait vraiment dommage ! Bon, trêve de plaisanterie, c'est maintenant que les choses sérieuses commencent ! Tu es validé, ce qui signifie que tu peux désormais aller poster dans les autres parties du forum : la catégorie où tu établis tes liens & tes RPs, celle où tu peux flooder et jouer, mais surtout la partie RP ! Bah oui, c'est quand même pour ça que t'es là à la base, non ? Surtout, n'oublie pas d'aller recenser ton métier ici, si tu es en âge de travailler, sinon il ne sera pas pris en compte et quelqu'un d'autre pourrait prendre ta place ! En tout cas, encore un gros merci de la part du Staff pour tenter l'aventure parmi nous... Le forum t'ouvre ses bras, c'est maintenant à toi de jouer !

PRENDS GARDE À LA MALÉDICTION !
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MessageSujet: Re: It's only fun if you get a scar out of it ~ Astrid    
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It's only fun if you get a scar out of it ~ Astrid

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