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« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind
L'histoire se déroule en
Octobre 2013.


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 I guess every lonely girl would hope she's a princess [pv Henry]

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Valentine Bellamy
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MessageSujet: I guess every lonely girl would hope she's a princess [pv Henry]   Lun 13 Juil - 23:23

I guess every lonely girl would hope she's a princess




«  Valentine & Henry »


Une fois n'est pas coutume, je me retrouvais de nouveau à errer dans les rues aujourd'hui ensoleillées de Storybrooke, suite à une -bien trop longue à mon goût- journée de travail éreintante. Si j'avais eu la possibilité de savoir ce qui m'attendait, si Mickael avait eu la bonté de me prévenir du fait que j'allais courir toutes les cinq secondes d'un bout à l'autre de la ville, sans doute aurais-je eu l'intelligence de refuser l'offre qu'il m'avait faite des années auparavant, alors que je venais tout juste de quitter le domicile familial et me situais toujours parmi les jeunes sans emplois qui sillonnaient la ville.
A la réflexion, peut-être devrais-je me rendre à l'évidence : il valait sans doute mieux pour moi de jouer le larbin que de finir à la rue sans le sous, comme c'était le cas pour certains, qui devaient être bien plus malheureux que moi.
Le fait est que cela n'aidait pas à apaiser la migraine qui m'avait prise ce matin à mon réveil, qui continuait à me vriller le cerveau depuis de cela des heures. Décidant qu'une petite pause ne serait pas de trop, je fis le choix de m'arrêter au parc de la ville, espace vert le plus proche, et bon point pour lui, l'un des seuls lieux au sein desquels avaient été disposés des bancs, ce dont mes jambes engourdies actuellement avaient le plus besoin, à mon humble avis.
Aussi, mettant de côté les reproches que me ferait sans aucun doute mon boss lorsque je retournerais au bureau, rechignant encore et encore les mêmes salades, celles comme quoi ce n'était pas comme en se permettant ce genre de privilèges que nous pourrions faire fortune, je tentais de faire le vide dans ma tête, seulement quelques secondes, qui furent vite suivies par un retour en puissance des inquiétudes qui me tourmentaient depuis le retour des souvenirs de toutes les créatures provenant du monde enchanté, moi y compris, sans que je ne puisse les effacer de mon esprit : dans un sens, Mickael n'avait pas tord; le moins qu'on puisse dire, c'est que j'avais le chic pour me montrer déraisonnable, et ce, placée dans n'importe quel contexte, n'importe quel type de situation possible. Je n'en faisais qu'à ma tête, et avait tendance à agir dans l'impulsivité, comme bon me plaisait, sans prendre la peine d'écouter les conseils de mon entourage. Pour ma défense, cela n'était pas entièrement de ma faute : après tout, j'avais, lors de mes deux vies qui plus est, toujours vécu seule, ne pouvant me fier qu'à moi-même pour survivre dans un monde m'étant encore inconnu, et parfois même hostile. Pouvait-on alors me blâmer d'avoir suivi ma propre voie solitaire mais néanmoins efficace, tout du moins en ce qui concernait l'aspect "survie" de la chose ?

Une fois de plus, je trouvais malgré moi des excuses au comportement bien peu princier qui était et avait toujours été le mien durant ces dernières années. Après tout n'avais-je jamais occupé réellement le statut de souveraine, comme mes parents l'avaient fait des années auparavant, avant de nous quitter. Contrairement à ma famille, je n'avais jamais été parée de merveilleux atours, n'avais jamais appris la discipline que seule, et ne connaissais rien à l'art de bien vivre en société. Si j'avais écopé du titre de duchesse, je n'en avais certainement pas l'allure. Mais que pouvait-on attendre de plus de la petite orpheline, de la paysanne paumée que j'étais ? Plus important encore : qu'attendais-je de tout cela.
Des mois et des mois avaient passé sans que je n'ose dévoiler mon identité aux yeux de tous -ceux de mon peuple; et cela, pour une raison bien précise : j'avais beau rêver d'être princesse, jamais je ne pourrais atteindre ce but. Je n'étais pas faite pour la royauté, pas faite pour les responsabilités qui accompagnait le rôle qui m'incombait -autant revenir tout de suite à la réalité que de fabuler pour ensuite retomber bien bas, forcée de reconnaitre que je n'avais été rien de plus qu'une déception supplémentaire pour mes sujets dans le besoin...Mes sujets, même ces quelques mots semblaient saugrenus sortis de la bouche de la roturière que j'étais au fond de moi.

Etendant mes courtes jambes sur les planches de bois vertes de mon siège improvisé, je laissais reposer ma tête contre le dossier, occupant tout l'espace disponible afin d'empêcher qui que ce soit de me rejoindre, absorbée comme je l'étais en l'état actuel des choses dans des réflexions insensées sur l'avenir que ce monde me réservait.
Au moins, songeais-je en laissant échapper un rire amer, mon arrivée à Storybrooke m'avait permit d'échapper -pour quelques temps seulement certes- à ma tâche à venir. Mais je savais pertinemment que je ne pourrais pas continuer à me cacher derrière le personnage de Valentine, de continuer à me dissimuler parmi la foule telle une autruche enfoncerait sa tête dans le sable, dans l'espoir que l'on m'oublie pour de bon, et que je puisse continuer à mener la vie qui m'était la plus agréable, en lieu et place de celle à laquelle j'avais été destinée depuis toute petite, sans que mon avis ne soit pris en compte, même pas même consulté.

Sans doute les conseillers royaux ne se seraient surement pas attendu à un refus de la part de la princesse que j'étais de son statut -il y a quelques temps encore moi même aurais-je pensé ne jamais pouvoir refuser une telle offre. Mais les angoisses avaient fait leurs apparitions plus terribles que jamais, me faisant douter de mes capacités à occuper un tel rôle, alors même que je me contentais de faire subsister ma petite personne uniquement. Le résultat était tout juste bon, alors que donnerait la gérance d'un royaume tout entier, dans les mains d'une personne qui n'y connaissait rien, pas la moindre notion du protocole, ou de ce en quoi pouvaient bien consister des accords de paix ? Désastre, fut le premier mot qui me vint à l'esprit. Sans doute Mickael serait bien plus doué que moi pour diriger un si grand ensemble -ne s'occupait-il déjà pas d'une agence à lui tout seul, en plus de son travail à temps complet au magasin de la ville ? Si ce n'était pas un véritable expert en organisation, c'est que je ne m'y connaissais pas !
En revanche, j'incarnais le contraire de cette image-ci, accumulant retards et maladresse, malgré mes efforts constants. J'avais beau me répéter que j'étais une princesse, que je devais me comporter comme telle, les manières plutôt rustres apprises durant mon enfance à l'orphelinat ne cessaient de se mettre sur mon passage, revenant à moi sans que je n'y puisse rien faire.

Je lâchais un soupir d'exaspération, sachant avec certitude que ce fil de pensées ne me mènerait à rien, à part à la dépression qui me guettait depuis la réapparition de ma mémoire. Je ne pouvais rien y faire, de toute manière. Je ne pouvais pas changer la lignée de succession, ni prétendre pour toujours n'être qu'une pauvre habitante de Storybrooke n'ayant rien demandé d'autre que de continuer tranquillement sa petite existence. En désespoir de cause, je me dis qu'il serait bête de n'avoir pris ces quelques minutes de pause uniquement pour me torturer l'esprit un peu plus au lieu de les utiliser à bon escient, et finit par fermer les yeux, quelques secondes, profitant du soleil déposant ses doux rayons sur mon visage, bien trop pale contrairement à certaines personnes qui présentaient déjà de jolis teints halés, qui m'avaient toujours été refusés -quoi de plus normal lorsque l'on prévenait d'un royaume à dominante hivernale ?
Bien décidée à m'accorder le repos qui m'était du, je m'efforçais d'effacer le décor autour de moi, balayant les murmures des gens promenant leur chien ou jouant avec leurs enfants, pour me concentrer uniquement sur le piaillement des oiseaux, et la chaleur prodiguée par le beau temps de cet après-midi, avant de devoir reprendre mes corvées quotidiennes auprès du grognon Mickael, qui ne m'accorderait pas une seconde de répit sitôt que je passerais la porte de l'agence dont il était le patron.

Quelques minutes de plus ici ne me feraient pas de mal, conclus-je en imaginant sans peine le savon qu'il me passerait dans peu de temps.

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MessageSujet: Re: I guess every lonely girl would hope she's a princess [pv Henry]   Jeu 23 Juil - 22:28
La journée avait bien commencée : soleil, beau temps, mais pas trop chaud et juste ce qu’il faut de nuages pour ne pas avoir à attraper de coup de soleil. Henry avait passé la matinée au collège – décidément, il préférait l’école, avec les cours de Mademoiselle Blanchard. L’après-midi arrivé, il avait mangé seul dans la cours son sandwich crudité préparé – enfin non, préparé – par Emma, puis était repartie en classe. Puis les deux heures d’histoires était arrivés, de quinze heures à dix-sept heures. Trente minutes passèrent, ni trop vite ni trop lentement puisque si l’histoire ne plaisait pas particulièrement à Henry, ce n’était pas non plus la matière préférée d’Henry. Un téléphone sonna, faisant sursauter toute la classe, et avant que le professeur ne puisse dire quoi que soit, il se rendit compte que c’était son propre téléphone qui faisait du bruit et, pour faire court, dix minutes plus tard, toute la classe était libre jusqu’au lendemain. Pour leur plus grand bonheur. Henry envoya un sms a Emma pour lui dire que son professeur serait absent la fin de l’après-midi et qu’il allait profités de sa liberté pour trainer un peu au parc de la ville. Emma lui avait dit de le rejoindre à la station du sheriff après, ce qu’il lui promit de faire.

Il rangea son téléphone dans sa poche, remis son sac sur son épaule et partit vers le parc. La marche fut courte et très vite, il se retrouva sur la grande étendu verte parsemé de parent et de jeunes enfants qui jouaient au ballon ou qui s’amusait sur les toboggans. Souriant, Henry alla s’assoir sur une balançoire, posa son sac par terre et commença à se balancer doucement, d’avant en arrière. C’était apaisant, et lui permettait d’oublier la quantité de devoirs qui l’attendait une fois qu’il serait rentré chez lui le soir. Il ferma les yeux pendant plusieurs minutes, écoutant le bruit léger autour de lui : des rires, des cris de joie. Que du bonheur. Puis un cri strident retenti et le força à ouvrir les yeux. Regardant derrière lui, il fit un petit garçon, en short, allongé sur le sol et le visage plein de terre. Quand une femme le remit debout – surement sa mère – le brun put voir que l’enfant avait le genou bien écorché, plein de terre et de sang. Il ne put s’empêcher de s’imaginer à sa place, quand il avait cinq ans, Regina l’aidant à se relever après qu’il ait fait une mauvaise chute. Lui qui pleurait et elle qui ne pouvait s’empêcher de rire parce que, il faut bien l’avouer, un petit qui tombe puis qui pleure comme s’il s’était cassé une jambe alors qu’il s’est juste égratigné, c’est adorable. Adorablement mignon.

Quand les cris s’arrêtèrent, Henry regarda son téléphone et vit que cela faisait déjà un quart d’heure qu’il était assis là. Il se dit qu’il était peut-être temps qu’il rentre. Il descendit, repris son sac et reprit le chemin de la station. Le brun marchait en balançant sa tête de gauche à droite en rythme avec la musique qu’il avait dans la tête, fredonnant quelque notes de temps à autres, et s’arrêta quand il vit que, sur un banc, une femme était allongée. Sa première pensée fut qu’elle avait peut-être un problème. Coup de chaud ? Déshydratation ? Peut-être qu’elle avait besoin de son aide. Il s’approcha doucement d’elle et laissa échapper un soupir de soulagement quand il se rendit compte que la jeune rousse sur le banc ne faisait que se reposer. Puis, ainsi près de la personne, il se dit qu’elle lui rappelait quelqu’un. Il ne bougea pas pendant quelques secondes jusqu’à ce qu’il arrive à mettre un nom sur ce visage. Valentine. Ou plutôt Anastasia. Il l’avait repéré avant même que la malédiction se brise, mais n’avait jamais trouvé le bon moment pour lui parler. Et puis, ses connaissances sur le compte dont elle était l’héroine était très partielle, et il n’aurait pas pu l’aider en quoi que ce soit. Mais maintenant que la malédiction était rompue, il le pouvait. La jeune fille n’avait toujours pas réclamé la place qu’il lui revenait de droit, et il allait la lui servir sur un plateau.


« Anastasia. » Il remit son sac bien sur son épaule, un grand sourire sur ses lèvres. Aujourd’hui, il allait parler à une princesse. Autre que Blanche-Neige avec qui il vivait, bien sûr.

Puis il se dit qu’il allait sûrement l’effrayer à parler comme ça, sans prévenir, et son sourire disparu pour laisser place à la gêne. Pas très intelligent pour le coup.
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MessageSujet: Re: I guess every lonely girl would hope she's a princess [pv Henry]   Dim 2 Aoû - 0:49

I guess every lonely girl would hope she's a princess




«  Valentine & Henry »


J'avais entendu sans mal des bruits de pas s'approcher du banc sur lequel je me trouvais actuellement allongée, sans m'en préoccuper plus que nécessaire. Tant que la personne qui passait près de moi ne s'attardait pas, je ne voyais pas de quoi en faire tout un plat; il en aurait en effet fallu beaucoup plus pour me troubler alors que j'essayais ainsi étendue de tout mon long de profiter un tant soit peu de cette journée ensoleillée avant de me retrouver forcée à effectuer une fois de plus quelque tâche ingrate, idée qui en ce moment même plus que de coutume, me rebutait au plus haut point. Pourquoi ne pouvait-on donc pas me laisser une minute de répit ? Sans doute aurais-je préféré passer mon après midi au parc en compagnie de mon chien plutôt qu'à me rappeler les futures missions qui me seraient attribuées une fois de plus sans que mon avis ne soit prit en compte, dans toute cette histoire. Mais telle était la vie que je menais à défaut de trouver un métier moralement bien plus convenable que celui que j'exécutais chaque jour, qui m'apportait tout juste de quoi nous nourrir, Pooka et moi.

Préoccupée comme je l'étais depuis le début de la journée, ce n'était pas un petit bruitage de plus, accompagnant l'orchestre de hurlements d'enfants auquel j'avais toujours été habituée depuis mon enfance, et qui dorénavant n'avait plus aucun effet sur moi que celui de l'indifférence pure, qui gênerait la sensation de torpeur dans laquelle je m'étais involontairement plongée pour un temps. Les yeux toujours fermement clos, je me contentais de lâcher un soupir d'agacement en constatant que les chaussures de l'individu se trouvant proche de mon lieu de repos ne couinaient plus, m'indiquant que celui-ci n'avait vraisemblablement pas l'intention de partir d'ici peu.
Exaspérée, je commençais à m'impatienter, attendant le moment ou celui-ci se déciderait à m'accorder le peu de paix que je quémandais -compter les minutes ainsi en sachant que quelqu'un pouvait très bien m'observer depuis le début me foutait la chair de poule, me rappelant trop bien l'homme que je pensais avoir réussi à fuir durant toute mon enfance, cachée parmi les paysans de mon royaume, qui semblait à mon plus grand désespoir avoir franchi en même temps que moi la barrière invisible entre les deux monde pour atterrir à Storybrooke, rétrécissant de beaucoup la marge de distance restant entre nous deux.

Si seulement Dimitri et Vlad étaient là, ils sauraient quoi faire, eux, me serinai-je en m'efforçant d'agir comme il m'était demandé de faire en tant que princesse, plutôt que de lézarder, de rester figée comme un légume attendant idiotement que quelque chose se passe.
Alors que j'allais forcer mes paupières à s'ouvrir pour constater de la situation présente, et mes articulations à m'obéir afin de me redresser un tant soit peu -pour la prestance, dira-t-on-, j'entendis une voix enfantine résonner à mes oreilles. Une voix loin de sonner comme celle, lugubre et gutturale que je m'attendais à percevoir de la part de l'inconnu qui s'était stoppé à quelques mètres de moi seulement.

Serait-ce un maléfice provenant de l'ennemi de ma famille, Raspoutine ? fut la première question qui me vint à l'esprit alors que je m'interrogeai sur le fait qu'un petit garçon d'une dizaine d'années cherche à attirer mon attention. De ce que je me rappelais, je n'avais jamais croisé qui que ce soit correspondant à ce profil ces dernières années, pas depuis mes seize ans, lorsque, prise d'un accès de colère et de désespoir, j'avais décidé de couper tous les liens que je conservais encore avec les gamins de l'orphelinat. Alors qui donc pouvait bien me reconnaitre parmi toutes les têtes présentes dans le parc. Certes, ma chevelure ne passait pas inaperçue parmi les petites blondes qui faisaient de la corde à sauter ou les boucles brunes de la mère qui supervisait leur jeu depuis un banc en bois semblable à celui sur lequel je me trouvais.

Néanmoins, cette réflexion fut rapidement balayée par l'inquiétude, lorsque je me rendis compte d'un détail ne m'ayant pas frappé au premier abord, mais qui revêtait pourtant toute son importance : le jeune écolier ne m'avait pas appelée par mon nom d'emprunt, celui sous lequel les quelques amis et connaissances que je m'étais faites à Storybrooke me connaissaient, mais bel et bien par mon véritable patronyme, provoquant une réaction interne de panique dans mon esprit déjà suffisamment soumis à une pression quotidienne certaine.

Alors, reprenant doucement ma respiration afin de faire face à cette nouvelle menace imprévue, se présentant sous la forme d'un innocent petit garçon, je me contentais de maintenir mes yeux fermés, m'exprimant d'une voix que j'espérais assez nonchalante et détachée afin de convaincre mon interlocuteur.

-Tu dois te tromper, lui indiquai-je réprimant tout tremblement qui aurait pu trahir mon hésitation à lui répondre ainsi, lui mentant alors sans aucun scrupule. Certes, ce gamin était inoffensif, et ne me voulait certainement aucun mal; mais en divulguant ainsi mon identité dans un lieu public, il réduisait à néant tous mes efforts afin de masquer celle que j'étais véritablement à la population du village, qui, je le savais, attendrait de moi que je me place en statut de sauveuse, comme l'incarnaient si bien la reine Blanche neige et son époux...Comme l'impliquait le rôle de souveraine, me remémorai-je amèrement, doutant de manière évidente de mes capacités à pouvoir effectuer le travail que cette première fournissait chaque jour afin de rendre meilleur le monde dans lequel nous vivions. Moi qui avait déjà du mal à échapper à l'emprise maléfique de Raspoutine, je me voyais mal aider les habitants de Storybrooke -dont une minorité de mon royaume faisait parti- à rentrer à la maison.

A la réflexion, peut-être ne le souhaitais-je même pas. Après tout, que m'apporterait un retour dans le passé dans lequel je vivais, exception faite des responsabilités que je ne pourrais sans doute pas endurer ? Mes sujets mèneraient sans doute une existence bien plus tranquille ici, sous la protection de véritables dirigeants, de personnes qui, malgré tout ce qu'elles pourraient affirmer, avaient cela dans le sang. Ce n'était pas mon cas, et ne le serait jamais. J'étais une paysanne, une roturière, et même si je désirai de tout mon cœur prouver mes véritables valeurs aux gens qui depuis toujours m'avaient considérés comme une moins que rien, je savais que le chemin vers lequel m'entrainait la lignée à laquelle j'appartenais n'étais pas le bon moyen de le faire. Tout ce que je désirais était retrouver les êtres qui m'étaient chers, avant de continuer à mener la même routine -éreintante certes, mais rassurante- que je m'étais fixée dès mon arrivée dans cette ville, et qui n'avait été altérée par le retour des souvenirs.

Mais cela ne signifiait pas pour autant que je devrai me montrer mauvaise avec cet enfant qui n'avait rien demandé. Le fait qu'il connaisse ma véritable identité était suspect, et attirait ma méfiance, mais malgré toutes les raisons qui pouvaient me pousser à craindre ce petit être, je ne pouvais m'empêcher de retrouver mes reflexes passés, datant de mes deux séjours à l'orphelinat, lors de chacunes de mes vies. Ce garçon aurait pu être n'importe quel enfant perdu avec qui j'avais vécu, et méritait tout de même une présentation un tant soit peu plus chaleureuse. A présent que les battements de mon cœur s'étaient calmés, et que la raison avait reprit ses droits, je m'empressai de continuer mon discours, de manière à rendre bien moins fermes les paroles que je prononçais devant ce bonhomme qui me faisait face.

-Moi c'est Valentine, continuais-je en tournant finalement la tête vers lui pour finalement réaliser l'identité du jeune homme qui avait cherché à entamer une discussion avec moi. Et toi tu dois être Henry, le fils du maire. Enchantée, lui souris-je, sans pour autant changer de position afin d'aller à sa rencontre, croisant secrètement les doigts pour qu'il en reste là, et retourne vaquer à ses occupations sans se préoccuper plus que cela de moi.


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