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L'histoire se déroule en Octobre 2013.

« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


Charming ೨ Henry ೨ Ruby ೨ August

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 Esprits des fantômes, sur vos fiers destriers, escortez dans la nuit la belle fiancée ღ Madeline

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Madeline Rosewood
Admin ೨ La dame blanche

✒ Curse :
39
✒ Coeur :
À tout jamais à Edward
✒ Personnage de Conte :
Melanie Ravenswood, le fantôme de la mariée, la dame blanche


MessageSujet: Esprits des fantômes, sur vos fiers destriers, escortez dans la nuit la belle fiancée ღ Madeline   Dim 5 Juil - 21:33

Welcome to Storybrooke !


   
Nom Rosewood
   Prénom(s) Madeline
   Âge 27 ans
   Conte Légende Populaire
   Personnage Le fantôme de la mariée / la Dame Blanche
   Groupe Je veux renouer avec ma vie passée
   Camp Le mal
   Avatar Emmy Rossum
   Image ©️ Tumblr

Operation Cobra, here I am !

What is in my mind.
Solitaire : S’il y a bien une chose qui décrit Madeline, c’est son côté solitaire. Elle n’aime pas trop être au contact d’autres personnes. Ayant vécu à l’orphelinat une grande partie de son enfance, elle était très souvent entourée si bien qu’elle n’avait presque jamais un moment à elle seule.
    Imaginative : Madeline est une source sans fin d’imagination. Depuis qu’elle a débuté sa carrière d’écrivain, elle n’a vécu que très peu de fois le syndrome de la page blanche. Ce qui est plutôt une bonne chose quand on voit ce que ça donne quand elle fait chou blanc.
    Conservatrice : Elle n’aime pas jeté. Même quand l’objet est cassé, elle le garde parfois des mois avant de se discipliner et de se dire « il faut que je le jette ». Cela est probablement dû aux objets antiques qu’elle possède chez elle et qui ont énormément de valeur à ses yeux.
    Colérique : Quand quelque chose va de travers ou bien qui ne va pas dans son sens, elle se met dans une colère assez noire. La colère qu’elle ressent en elle est inexplicable car elle n’a pas d’origine exacte.
    Mélancolique : Elle n’explique pas d’où peu venir sa mélancolie. Tout ce qu’elle sait, c’est que par moment, elle a une forte envie de pleurer, comme si elle portait en elle tous les malheurs du monde…
    Déterminée : Quand Madeline entreprend quelque chose, elle mènera la chose jusqu’au bout. Elle applique cette loi sur toute chose, notamment quand il s’agit de ses romans. Même si parfois, elle rencontre des difficultés, elle ne baisse pas les bras.
    Sincère : Madeline est plus que franche. Quand elle veut dire quelque chose à quelqu’un, elle le fait sans passer par quatre chemins, ni prendre de gants. Elle n’a pas de temps à perdre avec ces futilités. Autant dire la vérité d’un coup.
    Observatrice : lle est très observatrice. Quasiment rien ne passe à la trappe de son regard. Quand quelque chose change, elle le sait tout de suite.
    Contre le changement : Madeline n’aime pas le changement. Elle préfère quand les choses restent les mêmes. Parfois, elle se met à regretter le bon vieux temps et ça lui fout le moral en l’air.
    Méfiante : Madeline n’accorde pas facilement sa confiance aux gens. Elle en est même méfiante au point qu’elle se méfie de tout ce qu’on lui raconte. Même si on lui dit simplement qu’il fera beau le lendemain, elle préfère constater par elle-même qu’il fera beau que de croire ce qu’on lui a dit.
The fairest of them all.
Madeline est une jeune femme de taille moyenne. Elle n’est ni trop grande, ni trop petite. Elle a un physique plutôt commun. Elle n’a pas une magnifique chevelure blonde, car elle a des cheveux châtains bien souvent ondulés qui ressemblent parfois à une véritable pagaille ; et elle ne possède pas non plus de magnifiques yeux pétillants car ils sont d’un marron des plus communs. En apparence, il s’agit d’une jeune femme banale qui passe absolument partout et sur laquelle personne ne se retourne forcément. Elle pourrait être un peu passe partout si seulement elle n’était pas aussi casanière et solitaire. Quand elle sort de son manoir, les gens ont tellement peu l’habitude de la voir que du coup, on la regarde presque comme si elle sortait de nulle part. Alors que bien évidemment, elle est là depuis le début.
En matière de vêtements, elle porte toujours des vêtements simples sans aucune fantaisie. Non pas qu’elle a un look négligé car elle aime assortir ses vêtements, mais elle ne porte aucune grande marque, bien qu’elle ait les moyen de s’offrir un nouveau vêtement Chanel tous les mois. La plupart du temps, ses cheveux sont attachés à l’arrache quand elle travaille. Ses longs cheveux en viennent à la gêner au bout d’un moment. A force d’avoir le nez rivé sur son écran d’ordinateur, Madeline en est venue à avoir besoin de porter des lunettes quand elle commence à passer trop de temps les yeux rivés sur l’écran. Mais elles ne lui servent qu’à ça. Du coup, il est rare de la voir avec. Ou bien elles sont posées sur ses cheveux et elle a oublié de les avoir. C’est aussi une possibilité.
Pour ce qui est des bijoux, elle n’en porte que très rarement. Le seul bijou qui ne la quitte plus est un médaillon qu’elle a acheté dans la boutique d’Antiquité de M. Gold. Ce qu’elle ignorait jusqu’à ce que la malédiction se brise, c’était que ce médaillon lui appartenait auparavant. C’était un médaillon qu’Edward lui avait offert peu de temps avant leurs fiançailles.

Through the looking glass.

Pseudo NyaNya
   Âge 23 ans
   Comment avez-vous connu Once Upon a Curse ? Il y a très longtemps x)
   Votre avis sur le Forum
   Conseil(s) ; Suggestion(s)
   Votre Présence sur une semaine 7j/7
   Le Code du Règlement Ok by danny
   Le point final
©️ Méphi.


Look at him, look at me. That boy is bad, and honestly he's a wolf in disguise but I can't stop staring in those evil eyes. That boy is a monster. He ate my heart - I love that girl - He ate my heart - Wanna talk to her, she is hot as hell - He ate my heart -I love that girl - He ate my heart - Wanna talk to her, she is hot as hell ©️endlesslove.
MÉLANIE RAVENSWOOD

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Madeline Rosewood
Admin ೨ La dame blanche

✒ Curse :
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✒ Coeur :
À tout jamais à Edward
✒ Personnage de Conte :
Melanie Ravenswood, le fantôme de la mariée, la dame blanche


MessageSujet: Re: Esprits des fantômes, sur vos fiers destriers, escortez dans la nuit la belle fiancée ღ Madeline   Dim 5 Juil - 21:33

Once upon a Time...

This is not a fairytale... Or is it ?


Dans un royaume, pas si lointain que ça, un jeune homme, répondant au nom d’Henry Ravenswood acheta une magnifique propriété qu’il nomma Thunder Mesa. Jeune et ambitieux, il ne tarda pas à faire fortune et à devenir un homme des plus respectables. Sa fortune à son comble et en âge de se trouver une épouse, il fit la connaissance d’une belle demoiselle répondant au nom de Martha. Après quelques mois de fréquentation, les deux jeunes gens se marièrent et la vie ne tarda pas à leur offrir un enfant, après un an et demi de mariage. Martha mit au monde une ravissante petite fille qu’ils prénommèrent Melanie. La fillette était tellement belle que très rapidement, Henry n’eut d’yeux que pour elle. Il ne délaissa pas pour autant son épouse, mais Melanie devint presque sa seule préoccupation. Au moindre de ses pleures, le père qu’il était, accourrait dans la nurserie. Pourtant, la fillette avait une nourrice qui s’occupait d’elle nuit et jour lorsque c’était nécessaire, mais Henry s’investissait tout autant dans le bien-être de sa fille. Pas un soir ne s’écoula sans qu’il n’aille la regarder dormir pendant cinq minutes avant d’envisager aller se coucher.

Pour Henry et Martha, les années s’écoulèrent beaucoup trop rapidement et Melanie devint une charmante jeune fille distinguée, douce et cultivée. Elle incarnait à elle seule la douceur de l’innocence et de la jeunesse. Très jeune, elle s’intéressa aux us et aux coutumes des jeunes femmes de son âge et se passionna pour la broderie et la chanson. Pas un seul jour ne s’écoula sans que Melanie ne chante au moins une fois. Martha lui avait transmit quelques unes des chansons qu’elle-même avait apprise au court de sa vie. Lorsqu’elle eut l’âge de se marier, la demoiselle incarnait déjà l’épouse parfaite. Toujours polie et souriante, elle attirait de nombreux prétendants. Elle se fit très souvent courtiser, mais malheureusement, nombreux furent ceux qui furent éconduit par la jeune femme. Celle-ci avait une conception toute faite dans sa tête du grand Amour. Pour elle, c’était celui qui vous faisait rêver, flâner et voler. Et jusqu’à présent, aucun des hommes qu’elle avait pu rencontrer et ‘fréquenter’ ne lui avait fait ressentir ce genre de sentiments. Elle en avait trouvé des forts sympathiques, bien sur, mais Melanie rêvait de beaucoup plus que ça. Cette conception convenait parfaitement à Henry qui ne souhaitait pas la voir partir trop vite. Il était tellement rempli d’orgueil face à la beauté et à l’éducation de son unique enfant qu’il méprisait tous les hommes qui osaient s’approcher pour la courtiser.

La beauté de Melanie se fit presque savoir dans tout le royaume où elle et sa famille résidaient, mais aussi dans les royaumes voisins. Nombreuses furent les invitations à des bals, à des repas, des pique-niques auxquels elle assista. A ces occasions, la demoiselle se fit quelques amies qu’elle invitait de temps à autre dans la propriété de son père pour des gouters. Sa réputation continuait de grandir et beaucoup d’hommes souhaitèrent faire d’elle leur épouse, mais encore une fois, elle les éconduit et son père ne lui donnait jamais tord. Plus les années passaient, plus Melanie était persuadée que le jour où elle rencontrerait celui qui lui était destiné, elle le saurait rien qu’en croisant son regard. Possiblement l’avait-elle lu dans un des nombreux livres qui lui avaient été donnés de lire au cours de sa vie ? Ou bien était-ce simplement une idée de bonne femme ? Allez savoir. Certains hommes ne prenaient même plus la peine de la courtiser, allant directement voir Henry, mais celui-ci la leur refusait prétextant que si Melanie ne les avait pas choisis, il ne pouvait aller à l’encontre de sa volonté. Mais les gens n’étaient pas dupes. En ce qui concernait Henry, beaucoup disaient qu’il souhaitait garder sa fille rien que pour lui, que son amour paternel était obsessionnel à cause du fait qu’il n’ait pu avoir d’autres enfants. Si seulement ils savaient à quel point c’était vrai… Pendant les premières années de vie de la demoiselle, Martha et lui avaient essayé d’avoir un autre enfant, mais jamais ils n’y arrivèrent. Melanie serait à jamais leur seule enfant et pour cela, il ne souhaitait pas la voir prendre son envol.


L’année de ses vingt ans, pendant le printemps, un bal masqué fut organisé par les Ravenswood. De nombreuses personnes furent invitées à ce bal, des personnes venant de tous les royaumes. C’était la première fois qu’il y avait un bal avec autant de personnes à Thunder Mesa. Melanie se faisait une joie immense de recevoir autant de personne chez elle. Pour l’occasion, Martha avait fait coudre une robe des plus magnifiques pour sa fille. Les couleurs rouge et or dominaient dans sa toilette et un masque doré fut apposer sur le haut de son visage. Le but était de faire découvrir l’identité des invités à minuit. Ses longs cheveux furent coiffés de perle et retombaient lâchement sur ses épaules. C’était une beauté à vous couper le souffle. Henry savait à l’avance que sa fille attirerait tous les regards et qu’encore une fois, il devrait refuser la main de sa fille à des hommes qui souhaiteraient l’épouser sans que celle-ci ne le souhaite. Si seulement les choses s’étaient écoulées ainsi… Des nombreux carrosses franchirent le portail de Thunder Mesa. De sa chambre, par la fenêtre, Melanie regardait les invités arriver puis pénétrer dans le manoir. Son père avait insisté pour qu’elle n’apparaisse que plus tard dans la soirée, lorsque tous les invités seraient présents. Elle avait hâte de rencontrer toutes ces personnes. Peut-être même que son père avait réussi à faire venir un quelconque roi, reine, prince ou princesse ? Melanie n’en savait rien, mais elle avait hâte de rencontrer tout ce beau monde !

Au fil des arrivages, les carrosses se firent de moins en moins nombreux. Le manoir était bruyant, mais la jeune femme ne se débarrassait pas de son sourire, ni de son impatience à apparaître. Sa nourrisse vint la chercher au bout de quelques temps. Il était tant pour elle qu’elle fasse son apparition. Selon les dires de la gouvernante, assurément, Melanie serait la plus belle ce soir. Ce fut son père qui annonça son arrivée et comme un seul homme, toutes les têtes convergèrent vers elle. Les murmures s’élevèrent. La beauté époustouflante de la jeune femme en laissa plus d’un sans voix. Un sourire ravi se dessina sur les lèvres de la jeune femme qui descendit les marches jusqu’à la salle de réception, et de bal pour l’occasion, au bras de son père. Très rapidement, on l’invita à danser et elle accepta avec politesse chacune des danses qu’on lui proposa. Nombreux furent les hommes qui la complimentèrent quant à sa toilette. Certains hommes, qu’elle connaissait déjà pour les avoir croisé et pour avoir refusé leur demande en mariage, retentèrent leur chance, mais toujours avec le sourire, Melanie leur répondait que sa réponse n’avait guère changé. Cette soirée serait-elle semblable aux autres ?

Au cours de la soirée, alors qu’elle terminait une énième valse, la demoiselle trébucha et fut miraculeusement rattrapée par un jeune homme dont le couple avait progressé non loin de celui qu’elle avait formé avec son cavalier du moment. Bien qu’il portait un masque, Melanie fut captivée par ses prunelles grises. Ses yeux noisettes s’y plongèrent et s’y noyèrent sans qu’elle n’ait pu faire quoi que ce soit.
- Vous allez bien ?
La demoiselle ne sut quoi lui répondre. Un temps passa avant qu’elle ne puisse souffler un « oui ». Il l’aida à se redresser et sans se dépêtre de ce sourire qu’elle trouvait on ne peut plus séduisant, le jeune homme se présenta :
- Je me nomme Edward Gracey. Et vous ?
- Melanie Ravenswood.
Edward la mena en dehors de la piste de danse et s’en suivit alors une conversation qui les anima une bonne partie de la soirée. Ils valsèrent également ensemble à plusieurs reprises et le jeune homme devint son seul et unique cavalier. Melanie était tout simplement captivée par cet homme qu’elle venait de rencontrer. Elle n’arrivait pas à détacher son regard de lui. Elle buvait absolument chacune de ses paroles. Elle apprit que ce dernier était un riche héritier qui revenait d’une guerre qui avait fait rage dans un royaume voisin. Aussitôt, la jeune femme admira son courage. En voyant sa fille en compagnie du même homme, Henry devint maussade pendant le reste de la soirée. Lorsque minuit sonna, les masques tombèrent. Melanie détacha délicatement le masque qui dissimulait le haut de son visage et découvrit avec stupeur la beauté d’Edward. Elle en eut même le souffle coupé. Si elle ne sut quoi dire en découvrant le visage de son cavalier, celui-ci ne se priva pas pour la complimenter sur sa beauté. Melanie rougit et passa le reste de la soirée à ses côtés.


Comme dirait le proverbe, Melanie Ravenswood avait trouvé chaussure à son pied en la personne d’Edward Gracey. Celui-ci résidant dans un royaume voisin, il parcourait des kilomètres afin de pouvoir profiter de la compagnie de la jeune femme. Cette dernière était complètement tombée amoureuse du jeune aristocrate et il était plus qu’évident que ses sentiments étaient partagés. L’un comme l’autre pouvait difficilement se passer de l’autre, aussi, Edward en vint à loger dans une auberge pas très loin du manoir. Ils se promenaient longuement, discutaient, apprenaient à se connaître et chaque fois qu’ils se voyaient, l’attachement de Melanie pour Edward grandissait. Certaines fois, le jeune homme était cordialement invité à dîner par les Ravenswood. La jeune femme n’avait absolument pas caché à ses parents ses sentiments naissant pour le jeune homme et Martha était plus que ravie pour sa fille. Henry était bien évidemment contre, mais il ne disait rien. Il savait qu’il ne pouvait pas empêcher sa fille d’avoir une relation, cela serait extrêmement mal vu. Alors il ne disait rien et attendait simplement de voir l’évolution des choses.

Cela faisait quelques mois que Melanie et Edward se fréquentaient lorsque brutalement, Martha tomba malade. Ce fut une période sombre pour la jeune femme, mais aussi pour Henry. Peu de temps avant l’annonce de la maladie de la mère de famille, la jolie Ravenswood avait fait part de son désir d’unir sa vie à Edward. Et avec la maladie qui risquait d’emporter son épouse, la crainte d’Henry était de se retrouver seul à jamais. Mais la discussion du mariage fut reporté pendant la longue période de convalescence de Martha. Melanie veilla sur sa mère quasiment nuit et jour. Edward passait pour prendre des nouvelles, mais leur nouvelle idylle fut mise de côté. Ce qui ne les dérangea nullement étant donné que le jeune homme comprenait parfaitement l’état d’esprit dans lequel se trouvait sa future fiancée. Hélas, malgré tous les bons soins qu’on avait pu apporter à Martha, celle-ci décéda. So enterrement fut l’occasion pour Melanie et Edward d’échanger leur premier baiser. Ce fut principalement un baiser de réconfort pour la jeune femme qui était dans un deuil profond.

Une période de deuil passa durant laquelle Melanie ne porta que du noir. Bien évidemment, cette couleur ne sciait pas du tout à son teint, mais elle respecta cette période. Puis, lorsque le deuil fut terminé, elle s’habilla de nouveau avec des robes colorées. Bien évidemment, sa vie ne fut plus jamais la même, mais ses projets de vie purent reprendre là où ils s’étaient arrêtés. Un petit laps de temps s’écoula avant qu’Edward demande la main de Melanie auprès d’Henry. Poussé par sa fille, il la lui accorda et le mariage fut programmé. La nouvelle se diffusa dans l’ensemble du royaume. Nombreux hommes exprimèrent leur mécontentement, mais c’était ainsi. Melanie avait choisi l’homme avec qui elle se marierait et c’était sans aucun doute le plus beau cadeau qu’on pouvait faire à une jeune femme de son rang étant donné que nombreux mariages arrangés étaient programmés. Melanie était aux anges et vivait simplement dans l’attente d’unir sa vie à l’homme qu’elle aimait. Edward était aussi enjoué qu’elle. Le moins enjoué fut, bien évidemment, Henry. Mais pour pouvoir garder sa fille avec lui, il proposa aux futurs mariés de vivre à Thunder Mesa. Mais les projets de sa fille et de son fiancé étaient autres. L’un comme l’autre souhaitaient parcourir les différents royaumes, voyager et quand ils répondirent qu’ils ne comptaient pas vivre au manoir Ravenswood, la colère d’Henry ne fit que grandir au point de haïr son futur gendre qui allait lui ravir sa seule et unique enfant.


Le jour du mariage arriva. Une fête somptueuse avait été mise en place. Quelques jours avant cette date, Edward s’était installé dans une des chambres de Thunder Mesa. Etant donné que Martha Ravenswood n’était plus, Melanie avait été faire créer sa robe de mariée en compagnie de la mère d’Edward. Elle avait trouvé une main secourable envers Madame Gracey qui avait été une véritable mère. La veille du mariage, la jeune femme eut un mal fou à trouver le sommeil. Elle s’endormit lorsque l’aube fut sur le point d’arriver. Ce fut sa nourrisse qui la réveilla afin qu’elle mange, mais elle ne ressentait absolument aucune envie de se nourrir. Sa nourrisse dût argumenter à diverses reprises jusqu’à ce qu’elle cède et n’avale un morceau. Malgré le fait qu’elle avait plus que hâte de devenir Madame Gracey, Melanie était stressée. Un mariage, ça ne se vivait pas tous les jours. On lui avait assuré que ce jour serait le plus beau de toute sa vie et elle voulait voir ce jour s’accomplir. Revêtir sa robe et se préparer prirent plusieurs heures. A deux reprises, Edward souhaita la voir, mais elle refusa. La tradition disait que ça portait malheur de voir la robe de mariée avant le mariage.

Le moment de la cérémonie arriva. Son père vint la chercher et ce fut à son bras qu’elle se rendit sur les lieux du mariage. Tous les invités étaient là. Ses amies, qu’elle avait choisi pour demoiselles d’honneur, étaient présentes également, pour son plus grand bonheur. Absolument tout s’annonçait parfait. Melanie avait mal aux joues tellement elle souriait. Son père avait vraiment tout donné au niveau décoration. Une magnifique allée s’offrait à elle. Elle était prête pour la marche nuptiale seulement voilà, la cérémonie ne pouvait pas commencer, son fiancé n’était pas encore arrivé. Légèrement désorientée, la demoiselle ne stressa pas immédiatement. Après tout, avoir du retard n’était pas bien grave, n’est-ce pas ? Peut-être qu’Edward avait besoin d’un peu plus de temps pour se préparer ou bien avait-il eu une urgence ? C’était fort possible étant donné que depuis peu, le jeune homme s’était lancé dans une entreprise qui lui permettrait de gagner de l’argent et leur permettrait d’avoir une belle vie dans leur futur ménage.

Melanie attendit donc avec une certaine impatience. Elle continua de sourire puis progressivement, son sourire se flétrissait. Edward n’arrivait toujours pas. Elle acceptait qu’il ait du retard, mais les minutes se transformaient en heure. Tout le monde commençait à se poser des questions. La rumeur commença à circuler comme quoi le fiancé avait abandonné la future mariée, mais Melanie refusait de croire cela. Edward ne pouvait pas avoir agi de cette façon. Il ne pouvait pas lui avoir promis Monts et Merveilles pour l’abandonner ainsi. Son père essayait de la rassurer, mais elle refusait d’écouter. Au fur et à mesure que le temps passait, une boule d’angoisse commença à naître dans le creux de son estomac. Une mauvaise intuition en ce qui concernait son fiancé qui refusait d’apparaître. Beaucoup de temps s’était écoulé lorsque la jeune femme exigea qu’on la ramène au manoir afin de retrouver son fiancé et lui demander la raison de son absence.

Son père voulut l’accompagner, mais elle refusa, préférant s’y rendre seule. Lorsqu’elle arriva à Thunder Mesa, elle n’attendit même pas que le carrosse soit complètement arrêté pour sauter hors du véhicule. Elle ramassa au maximum sa belle robe blanche afin de pouvoir courir jusqu’aux portes du manoir. Les portes claquèrent contre les murs intérieurs lorsque la jeune femme pénétra dans la demeure.
- Edward ?! retentit sa voix dans le hall.
Melanie appela son fiancé à plusieurs reprises, mais elle ne reçut aucune réponse. Comme dirigée par une force supérieure, elle sentit ses pas la mener jusqu’à la bibliothèque du manoir. Qu’est-ce qui la poussa exactement à se rendre dans cette pièce ? Elle ne le sut jamais mais elle s’y rendit. Elle ouvrit la porte de la pièce remplie de livres. Un frisson d’effroi la parcourut. Un hurlement déchira le silence dans le manoir. Juste au-dessus de sa tête se trouvait le corps d’Edward, sans vie, pendu au lustre. La jeune femme sentit son corps s’effondrer au sol tandis qu’elle n’en finissait plus de hurler.


On la retrouva à genoux, sous le corps d’Edward, les joues ruisselantes de larmes. Son père l’aida à se relever et tenta de lui couvrir les yeux afin qu’elle n’assiste pas plus en avant à la scène, sauf que Melanie fixait le corps pendu de son fiancé depuis plusieurs minutes déjà et celui-ci était inscrit dans sa mémoire pour tout jamais. Il la fit conduire par sa nourrisse jusqu’à chambre où on tenta de la consoler. Mais absolument rien ne tarissait ses larmes. Elle refusa de voir quiconque, pas même les parents d’Edward qui, tout aussi effondrés de chagrin qu’elle, souhaitaient partager leur douleur. On fit descendre le corps du jeune homme et on lui prépara une veillée funèbre à laquelle Melanie assista vêtu d’une robe noire, étrangement semblable à sa robe de mariée. La triste nouvelle fit le tour du royaume et certaines personnes vinrent rendre un dernier hommage au jeune homme.

Jour après jour, Melanie pleura son fiancé. Un enterrement fut organisé durant lequel elle apparut au plus bas. Une longue période de deuil s’ensuivit. Une période durant laquelle la jeune femme cessa complètement de vivre, passant son temps dans la bibliothèque à fixer le lustre désormais libérer du corps. Certains hommes tentèrent à nouveau leur chance en souhaitant l’épouser, mais sa décision était unanime : elle refusait d’épouser un autre homme, ni d’en aimer un autre. Pour elle, il n’y avait qu’Edward et il n’y aurait qu’Edward jusqu’à la fin des temps. Cette nouvelle ravie profondément Henry mais celui-ci joua la comédie, compatissant profondément à la douleur de sa fille. Hélas, Melanie ne souhaitait nullement être consolée, elle voulait son Edward, ni plus, ni moins. Mais les morts ne revenaient pas à la vie, c’était connu. Enfermée dans le manoir, la jeune femme restait assise dans un fauteuil à fixer le lustre encore et encore.

Cependant, tout bascula lorsqu’au détour d’un couloir, la demoiselle surprit une conversation entre son père et un associé. Elle n’avait pas l’habitude d’écouter aux portes, mais cette fois-là, quelque chose la poussa à le faire. Toujours vêtu de sa robe noire, elle se glissa dans un coin d’ombre et écouta. La conversation tournait autour d’Edward. A l’entente du prénom de son fiancé, son cœur se serra et elle dût lutter pour chasser les larmes qui commençaient à nouveau à perler dans ses prunelles sombres. Cependant, l’heure n’était pas aux sentiments car la conversation prenait une tournure inattendue. Henry était entrain de féliciter l’homme venu le visiter pour le bon travail qu’il avait fourni. Il disait que jamais de sa vie il n’avait vu un pendu aussi bien pendu. Un sentiment de colère commença à naître au fur et à mesure que Melanie comprenait que c’était son père qui avait commandité le meurtre de son fiancé. Au fond d’elle, elle avait toujours su que l’intention d’Edward n’était pas de mourir, mais d’unir sa vie à elle. S’il était mort, ce n’était pas de son fait.

Toute son âme criait vengeance. Sans un mot, elle alla s’enfermer dans sa chambre et attendit que le reste de la journée passe. Enfermée dans sa chambre, elle réfléchit un moyen de venger la mort d’Edward. La colère faisait rage en elle. Petit à petit, elle échafauda un plan. Pour faire son idée, elle devait attendre qu’ils soient seuls. Elle passa son temps à préparer les choses et quand la nuit arriva, Melanie était prête. Elle savait parfaitement ce qu’elle risquait, mais elle s’en moquait. Tout ce qui lui importait, c’était de venger Edward. L’heure du dîner sonna. Contrairement à d’habitude, elle ne refusa pas de se rendre dans la salle à manger. Quand Henry la vit arriver, il fut tellement surpris qu’il se leva pour l’accueillir. Il ne remarqua même pas que la demoiselle avait ses mains dans son dos, dissimulant à ses yeux une hache qu’elle avait volé au cours de l’après-midi.
- Melanie ! Je suis heureux de voir que tu vas mieux.
- Oh je ne vais pas mieux, père…
- Au moins tu te joins à moi pour le repas. J’en suis malgré tout heureux.
Un faux sourire se dessina sur les lèvres de la jeune femme.
- Vous êtes heureux père ?
- Bien sur…
- J’en suis ravie pour vous parce que ce n’est guère mon cas.
- Tu retrouveras le bonheur, Melanie, j’en suis sur ! Au fil du temps, la douleur s’apaise.
- Je doute qu’elle s’apaise un jour, néanmoins, je sais que je peux faire une chose pour Edward.
- Laquelle ?
- Venger sa mort…
L’ambiance était lourde, presque suffocante. Et aussitôt, le visage d’Henry s’assombrit.
- Mais enfin… Edward s’est pendu, il ne peut pas être vengé. Ma chérie, je sais que tu es bouleversée, mais…
- Arrêtez ! Je sais pertinemment que vous l’avez aidé ! Je connais la vérité, je vous ai entendu ! Vous l’avez fait pendre, admettez-le ! Dites la vérité ! Je mérite la vérité !
Si les paroles de Melanie avaient commencé dans le calme, très rapidement, le ton était monté. Elle ressemblait à une hystérique mais elle n’en avait rien à faire. Elle était malheureuse. Le jour qui était censé être le plus beau de toute sa vie s’était avéré être le plus malheureux de toute son existence. Bien sur, il y avait eu aussi le jour où elle avait perdu sa mère, mais alors qu’elle s’apprêtait à toucher le bonheur du bout des doigts, elle avait très vite déchanté. Son père lui avait arraché son bonheur alors qu’il était à porter de mains. Il allait payer. Après quelques secondes de bégaiements, il tenta :
- Tu ne peux pas comprendre… Tu… Tu allais partir et… et je ne pouvais pas supporter que tu t’en ailles. J’ai déjà perdu ta mère, je refusais de te perdre toi.
- Me perdre ?! Mais avez-vous seulement conscience que c’est exactement ce que vous venez de faire ?! Vous m’avez perdu, père ! Tout ça pourquoi ? Parce que j’allais vivre ailleurs qu’à Thunder Mesa et que vous ne vouliez pas !
Henry tenta de se confondre en excuses, mais Melanie ne voulait absolument rien entendre. Son seul désir était de venger Edward. Elle ne souhaitait absolument rien d’autre. Au fur et à mesure qu’il tenta de s’excuser et de s’expliquer, la jeune femme se faisait de plus en plus menaçante. En découvrant la hache qu’elle tenait entre ses mains, Henry se mit à genoux, la suppliant de l’épargner. Hélas, Melanie était beaucoup trop résolue pour ça et sans la moindre once de pitié, elle tua son père. Le sang gicla sur son visage et tâcha sa robe noire. Les domestiques étaient alors absents, ainsi, elle put se débarrasser du corps de son père.

Le lendemain, elle renvoya tous les employés de son père. Ces derniers cherchèrent à connaître la raison de l’absence de celui-ci, mais la jeune femme refusa de répondre. Elle leur demanda de quitter le manoir dès que leurs affaires seraient récupérées. Un à un, elle les regarda partir et une fois ce fut chose faite, elle ferma définitivement la porte de Thunder Mesa.


Quelques jours passèrent et beaucoup cherchèrent à savoir pourquoi est-ce qu’Henry Ravenswood avait disparu. Quand ils se présentèrent au manoir, ils se retrouvèrent tous devant une porte close qui refusait de s’ouvrir malgré les insistances. Les anciens domestiques parlèrent, bien évidemment et racontèrent de quelle façon Melanie les avait mis dehors. Eux aussi trouvaient la disparition de leur maître étrange, mais ils n’avaient aucune preuve. De la jeune Ravenswood, on n’entendit quasiment plus parler. Certains affirmaient l’avoir vu à une fenêtre du manoir, vêtue d’une robe blanche. Cette rumeur était on ne peut plus vrai. Après s’être débarrassée du corps d’Henry et avoir mis à la porte tous les domestiques de Thunder Mesa, la demoiselle avait délaissé sa robe de deuil pour mettre la robe blanche prévue pour son mariage et ne plus la quitter.

Melanie vivait en recluse. Elle ne voulait plus qu’on la dérange, elle voulait vivre en paix son deuil envers son seul et unique amour. Un deuil qu’elle souhaitait vivre tout au long de sa vie. Elle errait dans le manoir sans fin, pleurant chaque jour qui passait la perte de son être le plus cher. Elle n’en finissait pas de tourner en rond dans sa robe de mariée. Peu de temps après, une présence néfaste arriva au manoir. Une ombre effrayante plana sur Thunder Mesa. Si au départ il ne s’agissait que d’une ombre indistincte, petit à petit, l’ombre prit une forme distincte. Au départ, Melanie tenta de faire partir cet esprit, mais celui-ci ne semblait pas vouloir partir. Le fantôme d’un homme dont le visage portait un masque sous forme de squelette la tourmentait.

Dès le départ, l’esprit la tourmentait. Il apparaissait à chaque fois qu’elle pleurait et riait, se moquait d’elle et de son malheur. Elle tenta de le chasser à diverses reprises, mais il disparaissait à chaque fois pour mieux réapparaître ensuite. Melanie songeait vraiment qu’elle allait devenir folle à force d’être ainsi tourmentée. Plusieurs fois elle lui demanda de s’en aller, mais il n’y avait rien à faire, il restait, la tourmentait et elle devenait folle. Cet esprit, qu’elle baptisa Phantom faute de connaître sa véritable identité, devint un quotidien. Chaque jour qui passait faisait qu’il était là, à lui tourner autour. De l’extérieur, on entendait parfois les cris de la jeune femme. Ces hurlements terrifiaient ceux qui osaient s’aventurer trop près du manoir. Surtout qu’au fil du temps, Thunder Mesa s’était dégradé. Les jardins étaient à l’abandon, les rosiers étaient devenus des ronces et  les mauvaises ondes planaient sur la propriété.

Les années s’écoulèrent et tout le monde en vint à croire que Melanie Ravenswood était à son tour décédée. Elle ne faisait plus entendre parler d’elle et plus personne ne l’avait vu. Très rapidement, la jeune femme devint une « légende », même si sept années s’étaient écoulées. Personne n’avait osé franchir les portes de la propriété. Ceux qui affirmaient avoir vu la jeune Ravenswood disaient qu’ils avaient vu son fantôme. Quant à ce fameux Phantom, bien que Melanie l’ignorât, il s’agissait en réalité de son cher Edward, contraint à porter un masque pour ne pas dévoiler à sa fiancée que c’était lui. Peu de temps après sa mort, Madame Leota, une pratiquante vaudou était entrée en contact avec lui, et ensemble, avaient passé un pacte. Elle l’autorisait à retourner auprès de sa fiancée, mais il ne lui en était en aucun cas permis de lui dire qui il était réellement sinon, il repartirait dans l’au-delà et serait à jamais privé de la demoiselle a qui il avait donné son cœur. Pour cela, il refusait de partir de Thunder Mesa et pour cela, il était obligé de la tourmenter.


Au fil des années, Melanie s’était faite à la présence de Phantom. Elle ne lui prêtait plus réellement attention, sauf quand il la faisait sortir de ses gonds. Il avait le don de frapper là où ça faisait mal. Et pourtant, par moment, il lui semblait sympathique. C’était la seule présence qu’elle acceptait à la rigueur. Mais la plupart du temps, elle préférait être seule. Lorsqu’elle souhaita s’intéresser à la présence de l’esprit, celui-ci se révéla être d’assez bonne compagnie. Pendant ses quelques moments, la jeune femme oubliait brièvement son chagrin, mais quand elle se retrouvait seule, elle retombait dans la mélancolie. Pendant sept ans, elle porta sa robe blanche, sans jamais la retirer. Elle dormait même avec. Le blanc pur de sa robe avait bien sur disparut car la poussière s’était accumulée, ainsi que la saleté. Mais elle était toujours aussi belle. Une fois, Phantom tenta de la convaincre de changer, mais Melanie s’était mise dans une colère si noire qu’elle tenta à nouveau de le chasser.

L’hiver était rude le jour où la vie de la jeune femme prit un autre tournant. Assise devant sa coiffeuse, Phantom apparut dans le miroir. Melanie sursauta lorsqu’elle se rendit compte de la présence de l’esprit. Celui-ci afficha un air triste, mais néanmoins, il lui parla avec sérieux. Il lui annonça avoir quelque chose de très important à lui dire. Elle se tourna vers lui et accepta de l’écouter. Avait-elle autre chose à faire de toute manière ? Bien évidemment que non ; mis à part attendre que le temps passe. Celui-ci lui dit alors qu’il existait un moyen pour elle et son fiancé d’être réunis à tout jamais. L’était d’esprit de Melanie s’assombrit avant de se mettre en colère à nouveau. Elle était persuadée que le Phantom lui racontait cela uniquement pour la faire souffrir un peu plus. S’ensuivit une violente dispute entre les deux habitants de Thunder Mesa. Une dispute que certains passants purent entendre avant de s’enfuir en courant.

Plusieurs jours passèrent encore et Melanie était profondément malheureuse. Le fait que Phantom ose jouer avec ses sentiments la peinait énormément. Surtout qu’Edward était et serait un sujet sensible à tout jamais. Elle ne croyait pas du tout au fait qu’il soit possible pour eux deux d’être réunis. Il était mort après tout. Comment est-ce que ce serait possible. L’incitait-il à mourir ? Oh, elle y avait songé plus d’une fois étant donné qu’Edward était sa raison de vivre, mais elle n’était pas assez ‘courageuse’ pour oser faire ça. Quelque part, elle s’accrochait à la vie et ça personne ne pouvait le lui retirer. Néanmoins, Phantom ne désespérait pas de pouvoir dire à la jeune femme cette fameuse possibilité mais elle refusait d’écouter. Surtout qu’elle se doutait qu’il lui dirait de se suicider à son tour.

Mais Melanie était très loin de la vérité car lorsque l’esprit réussit enfin à lui parler, elle tomba de haut. Selon ses dires, il existait un monde où les morts pouvaient revenir à la vie. Etait-ce possible ?! Encore une fois, elle lui demanda s’il se moquait d’elle, mais Phantom lui assura que si elle voulait revoir son Edward, elle devait se rendre dans ce fameux monde. Intriguée, elle souhaita en savoir un peu plus quant à ce monde et fort heureusement pour elle, l’esprit sembla en savoir assez pour satisfaire sa curiosité. Il lui apprit qu’il existait divers mondes et que celui qu’elle devait convoiter ne possédait qu’un seul et unique passage dans une forêt. Attentive, la jeune femme écouta. Il lui informa également qu’elle devait trouver un certain Docteur Frankenstein. Lui seul pourrait faire en sorte qu’elle et son Edward soient réunis de nouveau. Cela lui semblait profondément invraisemblable, mais au fond, Melanie avait envie d’y croire.

Après avoir pris quelques temps pour réfléchir, elle accepta de se lancer à la recherche de ce passage menant à cet autre monde. Elle ne prépara aucun bagage, se lançant dans cette aventure. Elle quitta le manoir pendant la nuit, et aussitôt, Phantom ne lui fut plus visible. Néanmoins, elle sentait sa présence à ses côtés. Quitter Thunder Mesa lui fut assez étrange, mais elle comptait bien y revenir une fois que son Edward serait de retour à ses côtés. Personne ne se rendit compte qu’une femme vêtue d’une robe de mariée était passée. Et personne ne soupçonnait qu’il s’agissait de Melanie Ravenswood, déclarée comme morte depuis maintenant des années. Son voyage termina de salir sa robe blanche, mais pour rien au monde elle ne la retirerait.

Trouver ce fameux arbre lui prit des mois. Même si elle ne voyait pas Phantom, celui-ci manifestait sa présence à ses côtés. Il la guidait jusqu’à la porte qui la mènerait à ce nouveau monde. Pendant son voyage, elle croisa plusieurs personnes, curieux de voir une mariée déambuler dans les royaumes, mais elle ne s’en préoccupait pas. Bien sur, à de nombreuses reprises on l’arrêta pour lui demander où est-ce qu’elle se rendait et les raisons de son accoutrement, mais à chaque fois, elle répondait : « Je m’en vais retrouver mon fiancé ». Des ennuis, elle en eut mais elle pouvait compter sur la présence de Phantom pour repousser les enquiquineurs. Heureusement qu’elle l’avait à ses côtés, sinon, elle n’aurait sans doute jamais pu arriver jusqu’à la fin de son voyage, face à un arbre portant un dessin de citrouille.


Le grand moment était arrivé. Melanie posa sa main sur la poignée de la porte et ouvrit le passage. Néanmoins, avant de s’engouffrer, elle sut que Phantom ne la suivrait pas au-delà. Quelque part, cela lui fit de la peine car après avoir passé plusieurs années avec lui, elle avait fini par réellement s’habituer à sa présence. Avant de franchir le portail, elle souffla un « Adieu », ne se doutant pas un seul instant qu’elle disait également adieu à Edward, et non au-revoir. La sensation de la traversée fut étrange. La jeune femme eut l’impression de tomber dans le vide, mais lorsqu’elle arriva à destination, elle était sur ses pieds et debout. Il lui fallut un petit temps avant de s’adapter car le voyage n’avait pas été des plus agréables. Et surtout, elle fut déstabilisée car le monde était en noir et blanc. Les couleurs avaient disparu. Troublée, elle s’observa pendant plusieurs minutes avant de regarder autour d’elle. Elle avait atterri au beau milieu d’un cimetière. Curieuse, elle avança le long de l’allée, remontant les tombes jusqu’à arriver à l’entrée d’une ville où il était inscrit « HalloweenTown ».

L’endroit était un véritable mystère pour Melanie. Jamais elle n’avait vu d’endroit pareil. Marchant dans les rues, elle croisa plusieurs personnes tout en noir et blanc. Si elle les trouvait étrange, tout le monde la fixa en retour. Elle était nouvelle et en plus de ça, elle était vêtue d’une robe de mariée. Après quelques instants à marcher à l’aveugle, elle arriva dans une autre partie de la ville. Les êtres humains n’étaient plus en majorité. A diverses reprises, elle tomba nez à nez avec des créatures étranges qui manquaient de la faire fuir à chaque instant. Elle croisa, par exemple, une femme recousue de partout. Les ‘monstres’ la regardèrent également avec curiosité et au détour d’une rue, elle tomba nez à nez avec une espèce de créature avec la banderole « Mayor ». Elle venait de tomber nez à nez avec le maire d’HalloweenTown. Malgré son aspect repoussant, celui-ci se montra fort sympathique et l’accueillit chaleureusement malgré les réticences de Melanie à trop s’approcher.

Le maire la considéra comme étant une nouvelle venue et commença à lui parler de l’endroit, mais la jeune femme l’arrêta en lui expliquant la raison de sa présence : elle était à la recherche du docteur Frankenstein. Le maire la fixa pendant quelques instants avant de reprendre un peu de contenance pour lui indiquer son lieu d’habitation. Sans plus attendre, la demoiselle prit la direction indiquée par le maire. Elle mit sans aucun doute beaucoup plus de temps à trouver son chemin que si elle avait été native de ce monde, mais elle réussit tout de même à trouver la demeure de ce fameux docteur. Sans plus attendre, elle grimpa les escaliers de cette étrange demeure au style particulier et utilisa l’heurtoir sur la porte. Les coups qu’elle donna à la porte résonnèrent dans la demeure et nerveusement, Melanie attendit qu’on vienne lui ouvrir. En l’attente qu’on lui ouvre la porte, une petite boule d’angoisse se nicha dans le creux de son ventre. Elle appréhendait sa rencontre avec le docteur Frankenstein, appréhendait également comment cet homme allait accéder à sa demande.

Au bout de plusieurs minutes, un homme étrange à l’allure décharnée vint lui ouvrir. La jeune femme retint son souffle lorsqu’il lui demanda ce qu’elle voulait. Nerveusement, elle demanda à voir le docteur. La ‘créature’ s’écarta et lui fit signe d’entrer. Melanie obéit et pénétra dans la demeure. Elle était déconcertée de voir que tout était vraiment en noir et blanc. L’aspect de la demeure était négligé, on pourrait presque croire que c’était un lieu abandonnée. L’homme qui était venu lui ouvrir était parti, sans doute pour prévenir le propriétaire des lieux de sa présence. Curieuse, elle observa autour d’elle la décoration quand on toussota derrière elle. Surprise, elle sursauta avant de se tourner pour découvrir un homme vêtu d’une blouse blanche. Comme tout le monde, il la fixa de façon étrange. Et oui, elle était vêtue d’une robe de mariée. Néanmoins, il ne posa pas la moindre question, il se contenta de la saluer et de lui demander ce qu’il pouvait faire pour elle. Sans passer par quatre chemins, Melanie lui exposa la raison de sa visite, mais au fil de son récit, elle vit le visage du docteur s’assombrir. Aussitôt, elle sut que sa demande allait poser problème.

Le docteur Frankenstein eut la politesse de la laisser terminer de parler avant d’exprimer son refus. Même si la jeune femme s’en était doutée en voyant l’expression de son visage, elle ne put s’empêcher de sentir ses jambes trembler, prête à s’effondrer. Néanmoins, elle tenta de conserver tout son courage et son honneur en ne fondant pas en larmes devant lui. Quelques minutes passèrent avant qu’elle n’ose demander pourquoi et celui-ci lui répondit tout simplement que l’expérimentation était encore trop théorique pour pouvoir être appliquée. Si Melanie avait bien tout saisi, les personnes qu’il ‘réussissait’ à ramener à la vie avaient des louper et avaient perdu toute humanité. La jeune femme tenta de le persuader d’essayer avec Edward. Elle était certaine que celui-ci la reconnaîtrait et redeviendrait normal. Seulement voilà, elle se leurrait et fort heureusement, le docteur Frankenstein ne se laissa pas convaincre par ses yeux larmoyants et son regard de chien battu. Melanie aurait été prête à beaucoup de chose pour avoir son fiancé à ses côtés. Mais argumenter ne servait à rien, Frankenstein avait pris sa décision, il n’aiderait pas la jeune femme à commettre cette folie.

L’homme à l’allure décharnée la reconduisit à la sortie. Malheureuse comme les blés, elle quitta HalloweenTown dans le but de rentrer chez elle mais elle ne trouva pas le passage de retour. Celui-ci semblait avoir disparu car il ne se trouvait guère se trouver à l’endroit où elle avait atterri. Son malheur continua et Melanie fondit en larmes et pleura durant de nombreuses heures. Adossée contre une tombe, elle avait ramené ses genoux sous son menton et fixait un point invisible, laissant ses larmes ruisseler le long de ses joues. Elle passa plusieurs heures assise là, sans bouger jusqu’à ce que des jambes viennent perturber le paysage. Lentement, elle releva la tête pour découvrir une espèce de créature indéfinissable. En temps normal, peut-être que Melanie aurait fuit en courant, mais elle n’en avait malheureusement pas la force. Dans un langage plus ou moins correct, celui-ci chercha à savoir ce qu’elle faisait là. D’une voix lasse, elle lui répondit qu’elle cherchait à rentrer chez elle, dans un autre monde, mais l’être lui répondit qu’il n’y avait pas de passage menant à un autre monde ; sinon, cela se saurait !


Faute de pouvoir rentrer chez elle, Melanie s’était installée dans un manoir. Elle vivait dans la partie ‘monstres’ d’HalloweenTown. Elle ne souhaitait nullement vivre avec les humains, elle-même ne se voyait plus comme tel. Vivre dans ce monde s’avérait être un nouvel apprentissage de la vie car personne n’avait les mêmes us et coutumes qu’à FairyTale. Elle dut faire pas mal d’effort pour s’intégrer. A cause de sa robe blanche, elle avait hérité du nom de la Dame Blanche. Très peu de personnes connaissaient sa véritable identité. Elle se gardait bien de la donner d’ailleurs. Souhaitait-elle réellement faire un trait sur son passé ? Peut-être bien. Mais elle n’arrivait pas à oublier son cher Edward qu’elle avait définitivement perdu. Phantom lui manquait également, mais ce dernier l’avait quitté à peine eut-elle franchi la porte menant à ce monde dépourvu de couleur.

Son histoire intrigua plus d’un curieux et plus d’une « homme » souhaita la connaître plus en avant, mais elle refusait de se laisser approcher par ces derniers. Une folie l’avait prise. Certains hommes avaient tenté de l’approcher pour la convoiter. Après tout, elle était encore une belle femme dans la fleur de l’âge, n’avait jamais été mariée (c’était ce que beaucoup en avaient déduit étant donné les vêtements qu’elle portait), et méritait qu’on continue de la courtiser. Mais Melanie ne voulait pas d’un autre homme ou ‘monstre’. Au contraire, elle n’en éprouvait que du « dégout ». Un jour, un homme avait pénétré chez elle afin de la voir et avait fini réduit en plusieurs morceaux. Sa robe se retrouva tâchée de rouge, mais elle s’en moquait. Sans plus attendre, elle balança le cadavre en dehors de chez elle, face au regard des passants. Beaucoup la dévisagèrent mais aucun ne réclama justice. D’un claquement sec, elle ferma la porte de chez elle.

Plusieurs morts suivirent. Certains petits plaisantins avaient voulu braver la mort en s’introduisant chez Melanie. Tout comme les autres, leurs cadavres furent retrouvés dans la rue. Tout le monde savait que c’était elle qui faisait des morts, mais personne n’osait se rebeller réellement. Elle faisait un parfait monstre à l’apparence humaine. D’ailleurs, elle en vint même à participer à la parade des monstres, tous les ans. La Dame Blanche était un pseudonyme qui lui convenait parfaitement. C’était d’ailleurs ainsi que les enfants l’appelaient. Aussi étrange que cela puisse paraître, les enfants l’aimaient bien. Ils restaient respectueusement en dehors de sa propriété et ne lui parlaient que lorsqu’elle mettait le nez en dehors du manoir. Aussi étrange que cela puisse paraître, Melanie était toujours gentille avec eux, même s’ils n’avaient rien des enfants que l’on pouvait voir « habituellement ». Certains ressemblaient plus à des monstres qu’autre chose…

Cette vie à HalloweenTown s’acheva alors qu’elle fut emportée par un nuage noir, épargnant ainsi la victime qu’elle comptait abattre pour s’être introduit chez elle alors qu’il n’y était guère convié…

© Méphi.


Look at him, look at me. That boy is bad, and honestly he's a wolf in disguise but I can't stop staring in those evil eyes. That boy is a monster. He ate my heart - I love that girl - He ate my heart - Wanna talk to her, she is hot as hell - He ate my heart -I love that girl - He ate my heart - Wanna talk to her, she is hot as hell ©️endlesslove.
MÉLANIE RAVENSWOOD

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Madeline Rosewood
Admin ೨ La dame blanche

✒ Curse :
39
✒ Coeur :
À tout jamais à Edward
✒ Personnage de Conte :
Melanie Ravenswood, le fantôme de la mariée, la dame blanche


MessageSujet: Re: Esprits des fantômes, sur vos fiers destriers, escortez dans la nuit la belle fiancée ღ Madeline   Dim 5 Juil - 21:33

Once upon a Time...

This was my life... Wasn't it ?


Madeline Rosewood, une jeune femme de 27 ans que la vie n’a guère épargné. Née de deux parents aimant, elle avait absolument tout pour être heureuse. Elle a toujours été une enfant calme et surtout très obéissante. Jamais elle n’eut un mot de travers envers eux. Quand ils disaient « non », elle ne faisait pas de caprices pour obtenir son désir. C’était non et puis c’était tout. Une enfant comme Madeline, on en rêverait presque. D’ailleurs, les Rosewood étaient on ne peut plus fiers de leur petite fille. C’était d’ailleurs la seule enfant qu’ils purent avoir car juste après sa naissance, les médecins leur annoncèrent que l’utérus était trop abimé pour pouvoir concevoir un deuxième enfant au risque d’enchaîner les fausses couches et au pire des pires, provoquer la mort « prématurée » de Madame Rosewood. Il était tout simplement hors de questions de laisser Madeline orpheline. C’était leur seule enfant et ils comptaient bien s’en occuper jusqu’au bout. Surtout qu’elle était le petit trésor de son père. Il l’adorait et l’aimait sans aucun doute plus que de raison. Bonne ou mauvaise chose ? Malheureusement, on n’aurait jamais su le dire…

Agée de douze ans, Madeline se retrouva malheureusement orpheline. Ses parents moururent suite à l’éboulement dans les sous sols de la ville. Que faisaient-ils là-bas ? Nul ne saurait le dire car il n’y avait aucune explication sur la raison de leur présence. Mais les lieux étaient interdits et malgré tout, ils s’étaient rendus là-bas. Faute d’avoir une famille pour la recueillir, la jeune fille se retrouva placée à l’orphelinat. Elle se retrouva entourée de plein d’enfants, ainsi que de bébé. Madeline ne faisait pas partie des enfants les plus âgées, mais un nouveau style de vie s’imposait à elle, notamment sur le fait que comme elle était ‘grande’, c’était à elle qu’incombait aussi le rôle d’aider les plus petits. Autant dire tout de suite qu’elle n’était pas à l’aise avec les plus petits. Plus petite, elle avait joué à la poupée, comme n’importe quelle petite fille, mais avoir affaire à des enfants en vrai, ce n’était pas pareil. Pourtant, même si Madeline n’appréciait pas forcément les enfants, ces derniers l’aimaient bien. Il fallait croire que plus on fuyait quelqu’un, plus la personne vous poursuivait…

De sa vie d’avant, la petite Madeline n’avait conservé que la peluche d’un chien au tissu recousu d’un peu tous les côtés. C’était, selon ses souvenirs, son plus vieux jouet, un doudou qui ne l’avait jamais quitté. Une fois, durant son séjour à l’orphelinat, un enfant avait voulu le lui piquer et pour la première fois de sa vie, la fillette s’était mise dans une colère noire. Elle n’avait pas hésité un seul instant à frapper le dit enfant à tel point que des surveillants durent la séparer du pauvre enfant dont les contusions furent tellement sévères qu’on dut l’emmener à l’hôpital afin de le faire soigner. Madeline paya assez cher son comportement car des mesures furent prises avec le directeur et les encadrant de l’orphelinat. La fillette devait être suivre par un psychiatre. L’excuse prise fut bien évidemment la perte soudaine de ses parents et une évolution de son mal-être, mais était-ce réellement cela ? Bien sur, elle regrettait ses parents, principalement sa maman, mais de là à en dire qu’elle en était devenue malade… elle n’y croyait pas une seule seconde. Ils cherchaient une excuse… Elle, elle aurait préféré qu’on la vire de l’orphelinat, elle aurait été beaucoup plus tranquille. Elle n’aimait pas cet endroit. Elle le trouvait effrayant.

C’est ainsi que commencèrent ses séances avec un jeune psychologue qui commençait dans le milieu : le docteur Hopper. Madeline le trouvait simplet. Il lui posait des questions étranges et elle était obligée de répondre. Elle ne comprenait vraiment pas le but de ses questions. Ca partait parfois dans tous les sens. Il allait de ses parents à ce qu’elle avait pris comme petit déjeuné le matin… Comme si savoir que vous aviez mangé des cornflakes changeait quelque chose à votre vie… n’importe quoi ! Mais bon, elle n’avait pas le choix. Il fallait qu’elle assiste à ces séances. Elle trouvait qu’elle payait beaucoup trop cher pour un simple séjour de trois jours pour l’enfant qu’elle avait frappé pour lui avoir volé son bien. Enfin toujours était-il qu’elle n’avait guère le choix. A l’orphelinat, elle passait le plus clair de son temps assise à une table à écrire dans un cahier qu’un des surveillants avait bien voulu lui donner. La jeune fille se mit à écrire tout ce qui lui passait par la tête, elle écrivait parfois à quel point elle ressentait un manque dans sa vie, sans réellement savoir ce qui pourrait combler ce manque. Elle affirmait que par moment, elle sentait une présence à ses côtés, mais elle ne voyait jamais personne. Madeline s’estimait beaucoup trop grande pour avoir un supposé ami imaginaire. Et puis, petit à petit, à force de noircir les feuilles du cahier, elle se mit à écrire une histoire.


Madeline grandit à l’orphelinat, faute d’avoir un autre endroit où aller. Après l’incident avec l’enfant, elle ne se mélangea presque plus aux autres. Elle préférait la compagnie de ses cahiers qu’elle avait empilés au fil de ses écritures. D’une histoire, elle en écrivit deux, puis trois. A l’école, elle se montra assez assidue pour réussir, mais elle ne fournit jamais tous les efforts qu’elle était capable de fournir. Avoir un métier reconnu ne l’intéressait pas. Dès l’adolescence, elle souhaita devenir écrivain, afin de faire publier ses histoires. Quand elle eut dix-huit ans, la jeune femme trouva un petit boulot pour lui permettre de prendre son indépendance. Elle n’était guère motivée par ce qu’elle faisait, car serveuse n’était pas du tout son objectif, mais elle le fit des mois durant jusqu’à obtenir assez d’argent pour prendre un appartement. Ce fut sans regret qu’elle quitta l’orphelinat. Certains enfants lui demandèrent de donner des nouvelles, ainsi que son adresse pour pouvoir lui écrire, mais elle ne le fit pas. Elle ne voulait pas avoir des nouvelles de ces mioches qui espéraient encore et toujours qu’une famille l’adopte. Il y avait même un des petits garçons qui lui avait demandé si elle ne voulait pas l’adopter, ainsi, lui aussi partirait de là. Elle lui avait ri au nez. Elle, adopter un enfant ?! Non ! Elle avait vu trop d’enfants pour le reste de sa vie !

Une fois dans son appartement, Madeline put savourer la joie d’être enfin au calme. Elle n’avait jamais trouvé le silence aussi reposant de toute son existence. Bien qu’elle continua de travailler quelques temps en tant que serveuse, elle revit la première histoire qu’elle avait écrite, dans son intégralité avant de l’envoyer dans une maison d’édition afin de savoir ce qu’ils en pensaient. Ce fut avec beaucoup de trac qu’elle attendit la réponse. Il s’écoula plus de deux semaines quand elle reçut un courrier lui annonçant que la maison d’édition était intéressée par son histoire. Ce fut donc ainsi que commença la carrière d’écrivain de Madeline. Son livre fit un tabac qui lui rapporta assez d’argent pour qu’elle puisse arrêter son petit travail de serveuse. Elle enchaîna donc avec un deuxième puis un troisième livre qui lui rapportèrent presque autant que le premier. Sa carrière d’écrivain était lancée et presque un an après, elle eut assez d’argent pour trouver un logement un peu plus confortable. Elle acheta une parcelle de terrain et fit construire grâce à l’aide de l’entreprise d’architecture de Storybrooke, un manoir. Ce manoir fut construit à l’identique du manoir de Thunder Mesa qu’elle avait habité lorsqu’elle vivait encore à FairyTale, mais ça, Madeline l’ignorait, bien évidemment.

Etant très casanière depuis qu’elle avait quitté l’orphelinat, la jeune femme ne sortait que très rarement de son manoir qu’elle avait décoré avec des objets d’époque. Elle avait trouvé plusieurs de ces objets dans la boutique d’antiquité de M. Gold et elle en était très contente. Du même que ce médaillon qu’elle portait autour du coup et qui ne la quittait plus depuis l’instant où elle l’avait mis autour de son cou. Madeline passait le plus clair de son temps assise à son bureau, les yeux rivés devant son écran d’ordinateur à écrire encore et encore, presque parfois sans s’arrêter de la journée. Les pannes d’inspiration l’embêtaient vraiment plus qu’autre chose. Elle lui faisait faire parfois des crises de colère. Néanmoins, elle redevenait calme dès qu’une idée lui revenait en tête et qu’elle pouvait exploiter. On pourrait presque croire qu’elle cassait des objets, mais ce n’était pas le cas. Chacun de ses bibelots était trop précieux pour qu’elle ose faire une telle chose.

Sentimentalement parlant, Madeline ne s’intéressa nullement aux hommes. Ni aux femmes d’ailleurs ! Elle n’était guère homosexuelle, mais elle n’éprouvait pas le besoin d’avoir auprès d’elle un homme pour être bien. Non pas qu’elle n’avait pas ‘essayé’ dans le sens où elle avait répondu positivement à des invitations, mais à chaque fois il y avait eu quelque chose qui faisait que ça la bloquait. Peut-être n’avait-elle pas trouvé la perle rare ? Allez savoir. Mais elle en était venue à laisser tomber. Et puis, elle n’était pas si mal que ça toute seule. Le docteur Hooper, qui tenait à ce que les consultations durent, essayait de la convaincre de développer sa sociabilité, mais c’était à chaque fois un échec. Il fallait avouer que Madeline ne cherchait pas à faire d’effort non plus. Il y avait quelque chose qui faisait qu’elle ne pouvait pas être en couple avec quelqu’un. Elle ignorait quoi. Du coup, elle en avait simplement déduit que la vie de couple n’était pas pour elle. Bien sur, elle avait connu des hommes, mais ces hommes là, ce n’était que l’histoire de quelques instants de plaisir et c’était tout. L’Amour n’était pas pour elle. D’ailleurs, ce n’était même pas un sujet qu’elle traitait dans ses livres. Ses personnages ne tombaient jamais amoureux. Ou s’ils étaient couples, il n’y avait jamais de débordement d’affection.


L’arrivée d’Emma Swan à Storybrooke ne changea pas grand-chose à la vie de Madeline. Elle ne prêtait pas beaucoup d’attention à ce qu’il se passait en dehors de son manoir. Elle savait simplement que cette femme blonde provoquait pas mal de chamboulement en ville. Surtout depuis qu’elle était devenue Shérif à la place de Graham qui était mystérieusement décédé. D’après les journaux de la ville, Regina et Emma ne s’entendaient pas du tout. Surtout qu’elles étaient toutes les deux mères du petit Henry. Mère biologique et mère adoptive. Un conflit pour un gamin… Madeline trouvait ça pitoyable. Pour elle, c’était la preuve même qu’un enfant était une source à problème. Elle n’en voulait pas de toute manière. L’orphelinat l’avait vacciné des enfants à tout jamais. Du coup, quand le garçon tomba mystérieusement dans le coma, elle n’en eut absolument rien à faire.

Lorsque le docteur Hopper se fit attaquer par un maboule échappé de l’asile répondant au nom de Michael Moody, Madeline vit avec bonheur son rendez-vous trimestriel annulé. Elle songeait depuis quelques temps à faire cesser ces consultations idiotes qui ne changeaient absolument rien à sa vie. Elle n’était pas malade après tout ! Quand le docteur Hooper reprit son service convenablement, elle se rendit à son cabinet pour lui annoncer que les consultations avec elle étaient terminées étant donné l’inutilité de la chose et surtout de l’argent dépensé pour rien. Non pas que Madeline était en manque d’argent, mais pour elle, c’était du gâchis et elle n’était pas gaspilleuse pour deux sous. Son argent, elle le dépensait intelligemment et il était temps que sa soi-disante ‘maladie mentale’ cesse d’exister.

Un mois plus tard, Storybrooke était fier d’annoncer à tous et à toutes qu’elle célébrait un mariage. Un mariage qui promettait d’être somptueux et pompeux. A cette annonce, Madeline eut envie de vomir. Un mariage… Elle détestait cela. Pourquoi ? Elle-même l’ignorait. Elle trouvait cela gniangnian à souhait. Elle refusa l’invitation qui lui parvint. Etrangement, elle se sentit profondément mal de savoir que deux personnes allaient se marier. Le jour des noces, la jeune femme s’était, machinalement, vêtue de noir. Pourquoi ? Elle-même n’en savait rien. Elle sentait qu’il fallait qu’elle s’habille de cette couleur. Non pas pour montrer son mécontentement parce qu’à quoi bon ? Elle n’allait pas au mariage et personne ne la verrait. En tout cas, ce jour-là, Storybrooke fut calme étant donné que tout le monde, ou presque, assistait au mariage. Une espèce d’amusement malsain lui vint quand elle apprit qu’un « dragon » avait ruiné le mariage. Ca l’avait bien fait rire. Déjà le fait que les mariés n’aient pas eu leur journée parfaite et puis cette histoire de dragon. Non mais sérieusement… Les gens étaient prêts à inventer n’importe quoi. Un dragon, à Stroybrooke ? Pourquoi pas le Léviathan tant qu’on y était ?! En tout cas, une chose était sure, Madeline n’y croyait pas une seule seconde. Pour elle, c’était quelqu’un qui voyait d’un mauvais œil  ce mariage et qui avait eu le cran de tout ruiner. Madeline ne l’aurait pas fait parce que ce n’était pas dans son tempérament mais elle félicitait cette personne.

Et la vie reprit son cours pour Madeline jusqu’à ce qu’elle se couche un soir pour se réveiller le lendemain la tête remplie de ‘nouveaux’ souvenirs et une identité qui lui était propre…

   
This is who I am, now... Isn't it great ?


Melanie Ravenswood est de retour. La première chose qu’elle fit en se réveillant, ce fut de faire un tri entre tout ce qui était réel et qui ne l’était pas. Ses souvenirs de petites enfances à l’orphelinat étaient bien évidemment  faux, du coup, elle n’avait jamais mérité ses consultations chez le docteur Hopper. Et ses parents n’étaient pas morts dans un accident. Sa mère était bien morte d’une maladie et son père, elle l’avait tué de sang froid. Très rapidement, la jeune femme fit le tour de ses vrais et faux souvenirs. Elle savait qu’elle avait vécu la même journée pendant vingt-huit longues années. La vie avait commencé à bouger avec l’arrivée d’Emma Swan. Melanie lui était-elle reconnaissante d’avoir brisé la malédiction ? Oui et non. Non car la douleur de la perte de son Edward revint au grand galop. Il était évident que la jeune femme ne ferait jamais le deuil de son amour perdu. On le lui avait arraché et elle en souffrirait probablement toute sa vie. Mais quelque part, elle était contente que ses souvenirs soient revenus car en tant que « storybrookienne », elle avait toujours trouvé qu’il manquait quelques explications à son existence, aux impressions qu’elle avait etc…

Le plus douloureux dans cette histoire, c’était que Melanie n’avait plus sa robe de mariée qui ne l’avait pas quitté pendant plusieurs années à FairyTale. Elle pourrait redevenir cette fameuse Dame Blanche en portant une autre robe de mariée qu’elle pourrait aisément trouver, mais il était hors de question qu’elle porte une autre robe de mariée que celle qui avait été la sienne lors du jour de ses noces avec Edward. Elle avait espoir de la trouver. Peut-être chez M. Gold ? Elle compte bien le lui demander. Sa robe ne pouvait pas être restée dans leur ancien monde. Elle la portait sur elle quand elle avait été envoyée ici. Il n’y avait donc pas de raison qu’elle soit là-bas. En attendant, Melanie porte donc des vêtements du monde actuel, dans l’attente de retrouver son habit.

Tout le monde s’est lancé dans la recherche de ses proches et de ses amis. Melanie ? Bien évidemment que non ! La seule personne qu’elle souhaite retrouver est et restera toujours son cher et tendre Edward Gracey. Mais son fiancé était décédé et elle ne pourrait pas le retrouver dans ce monde. Pour cette raison, elle fait partie des gens qui souhaitent retrouver dans leur ancien monde. Elle est persuadée qu’elle pourra trouver un moyen de ramener son Edward à la vie. La magie avait soi-disant des limites, mais celui qui en savait assez pouvait braver l’au-delà des limites. Les pratiquants vaudous côtoyaient souvent les âmes de l’au-delà. Le vaudou existait dans leur monde d’origine. Il suffisait qu’elle trouve un pratiquant qui était prêt à exaucer son souhait le plus cher. Mais pour cela, elle devait retourner là-bas. Une rumeur circule sur le fait que des élections ne vont pas tarder à arriver. Qui sera élu maire ? Qui sont les candidats ? Melanie l’ignore et s’en moque complètement. A moins que l’un des candidats soit une personne qui souhaite retourner dans leur ancien monde. Auquel cas, elle sera surement la première à aller voter.

© Méphi.


Look at him, look at me. That boy is bad, and honestly he's a wolf in disguise but I can't stop staring in those evil eyes. That boy is a monster. He ate my heart - I love that girl - He ate my heart - Wanna talk to her, she is hot as hell - He ate my heart -I love that girl - He ate my heart - Wanna talk to her, she is hot as hell ©️endlesslove.
MÉLANIE RAVENSWOOD

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MessageSujet: Re: Esprits des fantômes, sur vos fiers destriers, escortez dans la nuit la belle fiancée ღ Madeline   Dim 5 Juil - 22:03
Hey bah dis donc tu nous a écrit un véritable compte. En tout cas, super choix d'avatar
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Madeline Rosewood
Admin ೨ La dame blanche

✒ Curse :
39
✒ Coeur :
À tout jamais à Edward
✒ Personnage de Conte :
Melanie Ravenswood, le fantôme de la mariée, la dame blanche


MessageSujet: Re: Esprits des fantômes, sur vos fiers destriers, escortez dans la nuit la belle fiancée ღ Madeline   Dim 5 Juil - 22:13
Merci Michou


Look at him, look at me. That boy is bad, and honestly he's a wolf in disguise but I can't stop staring in those evil eyes. That boy is a monster. He ate my heart - I love that girl - He ate my heart - Wanna talk to her, she is hot as hell - He ate my heart -I love that girl - He ate my heart - Wanna talk to her, she is hot as hell ©️endlesslove.
MÉLANIE RAVENSWOOD

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MessageSujet: Re: Esprits des fantômes, sur vos fiers destriers, escortez dans la nuit la belle fiancée ღ Madeline   Dim 5 Juil - 23:20
Alors comme çà; on va voir Archie plutôt que moi Sad Bon pas grave, je te pardonne Razz


Bravo, tu y as cru assez fort !



À toi de percer les secrets de Storybrooke...
Ça y est, tu as réussi à te retrouver parmi les amnésiques maudits ! Alors, qu'est-ce que ça fait ? Tu n'as pas peur des gros nuages magiques, au moins ? Ce serait vraiment dommage ! Bon, trêve de plaisanterie, c'est maintenant que les choses sérieuses commencent ! Tu es validé, ce qui signifie que tu peux désormais aller poster dans les autres parties du forum : la catégorie où tu établis tes liens & tes RPs, celle où tu peux flooder et jouer, mais surtout la partie RP ! Bah oui, c'est quand même pour ça que t'es là à la base, non ? Surtout, n'oublie pas d'aller recenser ton métier ici, si tu es en âge de travailler, sinon il ne sera pas pris en compte et quelqu'un d'autre pourrait prendre ta place ! En tout cas, encore un gros merci de la part du Staff pour tenter l'aventure parmi nous... Le forum t'ouvre ses bras, c'est maintenant à toi de jouer !

PRENDS GARDE À LA MALÉDICTION !
©️ Méphi.
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Valentine Bellamy
Admin ೨ Anastasia

✒ Curse :
441
✒ Coeur :
Encore incertain
✒ Personnage de Conte :
Anastasia


MessageSujet: Re: Esprits des fantômes, sur vos fiers destriers, escortez dans la nuit la belle fiancée ღ Madeline   Lun 6 Juil - 21:42
J'adore ton personnage, j'adore ton histoire, et j'adore l'avatar que tu as choisi. En bref, j'adore toute ta fiche



I am a dreamer
nothing could be worse

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Mary Margaret Blanchard
Admin ೨ Blanche-Neige

✒ Curse :
10071
✒ Coeur :
Mariée à son Prince Charmant
✒ Statut :
Enceinte de trois mois
✒ Personnage de Conte :
Blanche Neige


MessageSujet: Re: Esprits des fantômes, sur vos fiers destriers, escortez dans la nuit la belle fiancée ღ Madeline   Mar 7 Juil - 19:52
Merciiiiiiii


I make a mistake

   

« I thought we were doing something brave for our child. And we were brave… but we weren’t king. We were selfish. If anything, we are not heroes anymore… »© Eöl
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MessageSujet: Re: Esprits des fantômes, sur vos fiers destriers, escortez dans la nuit la belle fiancée ღ Madeline   
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Esprits des fantômes, sur vos fiers destriers, escortez dans la nuit la belle fiancée ღ Madeline

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