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L'histoire se déroule en Octobre 2013.

« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


Charming ೨ Henry ೨ Ruby ೨ August

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 Homme surpris est à moitié pris.

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MessageSujet: Homme surpris est à moitié pris.   Dim 5 Juil - 10:29




“Homme surpris est à moitié pris.”

“Le monde est un grand bal où chacun est masqué.”


En cette douce matinée, le prince Jean était de fort bonne humeur. Pourtant, il n'aurait pas dû l'être. Il avait beau inventé de nouvelles taxes, de moins en moins d'argent étaient collectés. Par contre, le donjon n'avait plus aucune cellule de libres. Le peuple de Nottingham n'avait, soi-disant, plus rien à donner. Bah, ils n'avaient qu'à travailler plus ! Car les dépenses fait au nom de la couronne, elle, ne diminuaient pas.

D'ailleurs, le prince régent fignolait les préparatifs pour sa dernière dépense. Un nouveau bal. Ce qui expliquait sa joie de vivre alors que Robin des bois courrait toujours et que les caisses ne se remplissaient pas assez vite d'or. Ce bal ne serait pas un bal ordinaire. Jean avait prévu d'y annoncer les fiançailles officielles entre Marianne et son fidèle shérif, Guy. Comme bien souvent, l'idée ne venait pas de lui, mais de son conseiller. Par contre, le prince voulait garder la surprise et ne rien dire aux deux principaux concernés par cette nouvelle. Çà, c'était tout lui !

Après un copieux petit déjeuner au lit, il avait ordonné à ce qu'on fasse venir Guy de Gisborne dès que ce dernier sera revenu de son énième voyage afin de soutirer quelques pièces d'ors en plus à la populace.

En attendant, il s'affairait... Ou plutôt, il donnait des ordres et on emmenait des serviteurs qui s'affairaient en tout sens pour accomplir la moindre de ces volontés. Comme d'habitude, quoi. La vie d'un prince régent était tellement compliquée. Il fallait qu'on l'habille après un brin de toilette, lustré sa couronne un peu trop grande pour lui. Ensuite, il devait s'asseoir sur le trône et parler à tout le monde et crier quand les choses n'allaient assez vite. C'était véritablement épuisant !

Un bal n'était pas non plus une chose simple à préparer. Il fallait penser aux invitations, à la décoration, à la musique, aux repas à servir. Heureusement, Jean avait engagé une personne réputée dans l'organisation de telles cérémonies. Tout ce qu'il avait à faire, c'était donner son avis. Un domaine où il excellait. Rouge et pas bleu. Plus de dorures. Moins de sel. Plus de sel. Trop de poivre. Pas assez. Hé, avez-vous voulu m'empoisser en mettant de la moutarde sur cette dinde ? Garde, envoyer cet assassin en prison. La routine.

Le château débordait d'activités en un rien de temps et lui était au centre de cette fourmilière comme... Comme la reine de la ruche, sauf qu'il était un roi. Bref, passons ces comparaisons hasardeuses.

Un serviteur lui apprit le retour du Shérif, Jean devint excité comme une puce. Il avait hâte de voir sa tête lorsqu'il annoncera la nouvelle. Dommage qu'il doive attendre demain soir pour cela. En attendant que Guy face son entrée dans la sale du trône, le prince essayait de se concentrer sur un choix de tissu concernant la tenue qu'il portera durant ce grand événement. Il releva les yeux de son dilemme lorsqu'il entendit les portes s'ouvrirent.

"Ah, mon vaillant Shérif !" Tonna-t-il, ce surnom donné à celui qu'il pensait être son plus proche ami trahissait la bonne humeur qui l'habitait.

Le prince s'avança, suivit par un serviteur qui essayait de suivre le rythme malgré sa charge de tissu en tous genre.

"J'ai une question d'une importance capitale pour vous." Annonça-t-il avec le plus grand sérieux. Ce qui signifiait que la suite ne pouvait être qu'une bêtise. "Noir à motif doré ou doré à motif noir ?"

Pour illustrer son propos, il fit un geste vers les tissus en question que tenait un serviteur avec le sourire figé de celui qui savait que la moindre erreur lui coûtera sa tête. Bien sûr, ce n'était pas pour cela qu'il avait ordonné que le Shérif vienne le voir, mais puisqu'il était là, pourquoi ne pas en profiter ?

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Raphaël Abbot
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MessageSujet: Re: Homme surpris est à moitié pris.   Lun 13 Juil - 20:30




“Homme surpris est à moitié pris.”

“Le monde est un grand bal où chacun est masqué.”


La récolte des taxes était de moins en moins fructueuse à Nottingham au fur et à mesure que le Prince Jean les augmentait. Moins Guy rapportait de taxe, plus le prince les augmentait. C’était un peu sans queue ni tête pour Gisborne, mais il ne se posait pas plus de question que ça. Son régent lui ordonnait, il exécutait. C’était aussi simple que ça. Et puis, le shérif n’oubliait pas que son ascension sociale, il la devait à ce prince colérique et immature. Sans cela et le départ du Roi Richard, Guy serait encore l’ancien écuyer d’un seigneur décédé. Il avait toujours eu beaucoup de respect pour le Seigneur Garrett et aujourd’hui encore, il respectait sa mémoire et jamais il ne la trahirait. Mais voilà, au fond de lui, il ne pouvait pas empêcher cette rancœur de vivre. Garrett avait fait de Robin un chevalier alors que lui attendait et désirait ce titre depuis des années et des années. Cette opportunité lui avait été retiré par un gamin arrogant qu’il n’hésiterait pas à mettre en pièce le jour où il le tiendrait.

Dans ses rêves les plus fous, Guy se voyait effectuer mille et une tortures sur ce Robin des bois une fois qu’il aurait mis la main dessus avant de le mettre à mort et être débarrassé une bonne fois pour toute de ce parasite. Etre shérif, c’était tout ce que Gisborne pouvait espérer de mieux étant donné qu’il ne pouvait être chevalier pour le moment. Mais il ne perdait pas espoir. Un jour, il deviendrait quelqu’un d’important, il en était certain. Il se battait beaucoup trop fort pour que ça n’arrive pas un jour. Alors il ne perdait pas espoir et se contentait d’être le Shérif du royaume. Certes, c’était à lui qu’incombait les pires tâches et c’était lui que le peuple méprisait et haïssait. Mais de ça, il s’en moquait complètement pour la simple et bonne raison que tant qu’il obtenait ce qu’il voulait, l’amour du peuple, tout ça, il s’en fichait complètement.

Galopant à travers champs et dans la forêt, le Shérif se dépêchait de rentrer au château. Il devait apporter les maigres taxes qu’il avait récoltées au Prince Jean. Bon, le Prince régent n’était pas à une ou deux journées, mais Guy aimait bien se hâter à rentrer après plusieurs jours de voyage. Bien qu’il fût accompagné de quelques membres de la garde royale, il n’était pas à l’abri de tomber sur cet imbécile de Robin des bois et sa bande de joyeux copains, ou je ne sais quel autre surnom il donnait à ses compagnons. Comment ils s’appelaient entre eux n’était pas important pour Guy. Pour lui, tout ce qui comptait, c’était de ramener ces taxes sans encombre jusqu’au château afin de satisfaire les caprices du Prince Jean. Il savait d’avance que ce dernier allait regarder la petite bourse d’un mauvais œil, mais qu’y pouvait-il, lui, si les gens étaient déplumés jusqu’aux os ? Ce n’était pas lui qui faisait les tarifs. Il appliquait simplement les ordres. Avec un certain plaisir, bien sur, mais les gens ne comprenaient pas que outre son plaisir de faire souffrir les gens, il n’était qu’esclave de la volonté de son prince.

Lorsqu’il franchit les portes du château, l’égo de Gisborne se gonfla. Il n’avait eu absolument aucun déboire avec Robin des bois. Il ramenait les taxes à destination. Il avait réussi sa mission. Les échecs le rendaient fou de colère. Là, il n’aurait aucune raison de ravager ce qui se trouvait sur son passage. Non pas que le Prince Jean manque de moyen pour renouveler les meubles cassés, mais la dernière fois, il s’était quand même pris un avertissement donc il s’était donné pour but de rentrer à chaque fois avec l’argent et de ne plus laisser ce misérable voleur s’en tirer à si bon compte. Pour le moment, sa résolution tenait le coup et mieux valait que quelque chose ne vienne pas contrarier celle-ci. Il descendit de cheval et l’emmena aux écuries. Il était soucieux de sa monture et quand rien ne le pressait, il s’en occupait lui-même. Il commença à desceller tout en veillant sur les taxes qu’il avait mises dans un coin du box afin de ne pas le laisser à vue, histoire que personne n’ait l’idée de mettre le nez dedans au risque de se retrouver pendu haut et court.

Il commençait à peine le pansage qu’on vint le trouver pour lui annoncer que le Prince souhaitait le voir immédiatement. Un soupire d’agacement s’échappa des lèvres du shérif. Il attrapa les taxes et sortit du box tout en hélant un palefrenier afin qu’il vienne s’occuper de son étalon. Il donna quelques recommandations à celui-ci puis il partit en direction du château pour retrouver son souverain. Guy ne se pressa pas pour arriver jusqu’au Prince dans la salle du trône. Secrètement, il espéra croiser Dame Marianne dont le visage réchauffait toujours le cœur glacial du Shérif. Cela faisait presque dix jours qu’il n’avait pas vu la jeune femme qui faisait battre son cœur. Marianne était devenue une véritable obsession depuis qu’il avait posé ses yeux sur elle à son retour. La petite fille qu’il avait connu était devenu une magnifique femme. Sans aucun doute la plus belle de toutes les femmes qui avaient pu croiser sa route. Pourtant, des femmes, Guy en avait souvent croisé. Mais Marianne n’avait pas son égal.

Quand il pénétra dans la salle du trône, il fut déçu de ne pas avoir croisé la princesse. En revanche, le Prince Jean était inévitable. L’expression de Guy resta neutre face au surnom dont le gratifia son souverain. Il semblait être en pleine réflexion sur une question « existentielle » de tissus. Chacun ses priorités ! Arrivé face au Prince qui avait également comblé la distance qui les séparait, Gisborne s’inclina respectueusement face à lui avant de se redresser tandis que le remplaçant du Roi Richard lui annonça avoir une question très importante. Bizarrement il s’attendait au pire. Il jeta un coup d’œil au serviteur qui portait des tissus à la pelle. Encore une fantaisie… Gisborne avait bien fait de s’attendre à tout quand il lui demanda ce qu’il préférait.

- Je pencherai pour doré à motif noir, monseigneur, répondit-il.

Son avis comptait-il réellement ? Il en doutait fortement. A tous les coups, il choisirait l’inverse. Parfois, le Prince Jean était prévisible. S’il était réellement une question de préférence, Guy aurait choisi le noir à motif doré, mais comme le Prince avait tendance à dire l’inverse de ce qu’on lui conseillait… Et bien le système était tout trouvé. Mais le Shérif ne voyait vraiment pas pourquoi est-ce qu’il cherchait absolument à investir dans de nouveaux tissus. Une nouvelle parure de lit ? De nouveaux vêtements ? Les possibilités étaient diverses et variées. Ne portant plus la moindre attention sur le serviteur qui semblait être sur le point de tomber à genoux ou de trébucher au moindre pas, il reporta son attention sur le Prince.

- Est-ce pour cela que vous vouliez me voir aussi rapidement ? demanda-t-il.



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MessageSujet: Re: Homme surpris est à moitié pris.   Mer 11 Nov - 12:13




“Homme surpris est à moitié pris.”

“Le monde est un grand bal où chacun est masqué.”


Jean adorait dépenser l'argent, mais encore plus lorsqu'il s'agissait de l'argent des autres. Échanger une pièce d'or contre un objet parfaitement inutile avait une petite saveur particulière quand il gardait en tête que le paysan a qui il avait extorqué cette pièce avait travailler très dur pour l'obtenir. Il n'avait pas à définir clairement cette sensation, mais cela rendait ces dépenses encore plus jouissives.

Un bal, s'était le sommet de la dépense futile. D'ordinaire, le prince régent se focalise sur les nobles qu'il allait rencontrer, avec quelle dame de la cour il allait valser MAIS le bal de cette semaine était particulier. Il allait faire une surprise à sa nièce et à son fidèle Shérif. Les problèmes de son peuple ou de ce damné Robin des Bois devenaient secondaires. Jean essayait d'imaginer la tête des principaux concernés. Cela s'annonçait très dur de se forcer à garder ce secret jusqu'à demain soir (autant dire qu'il allait devoir attendre pendant une éternité avant de faire son annonce) ! Allait-il résister ou bien tenter une approche discrète afin d'avoir un échantillon de réaction face à la future surprise ? Pour l'instant, il avait reporté son attention sur le choix de la tenue.

Doré à motif noir ou bien Noir à motif doré. Quelle horrible décision ! Plus il inspectait les tissus, plus il avait l'impression qu'il regretterait son choix. Les deux tissus se ressemblaient beaucoup tout en étant différent chacun à leur façon. Était-il à deux doigts de commettre un impair vestimentaire ? Alors que ce doute l'envahissait, dans un timing parfait, Guy fit son entrée.

Jean accueillit celui qu'il pensait être son plus proche ami comme s'il s'agissait d'un chevalier revenant d'une croisade. Le prince était tellement heureux qu'il ne fit pas attention au maigre sac contenant les taxes récoltées. Le prince regarda Guy s'incliner avec le sourire de celui qui ne pouvait plus attendre avant de lâcher une information croustillante. Mais d'abord... Le choix de tissu. Le dirigeant de Nottingham confia son trouble en pointant les motifs fautifs (et, accessoirement, le serviteur qui avait du mal à les maintenir dans ces bras).

- Je pencherai pour doré à motif noir, monseigneur.

Devant cette réponse, Jean prit une mine exagérée qui trahissait une intense réflexion avec frottement de barbe en option.

"Hum... Oui... Oui ! Cela mettrait en avant ma grandeur, mon statut princier, mais, en même temps, les motifs noir donneraient une petite touche humble pour éviter le tape à l'oeil. Tout en soulignant la dorure." Réfléchit-il tout haut. Il se frotta les doigts comme si un détail lui échappait. "Hummmmm...." Continua-t-il avec plus de profondeur. C'était comme s'il portait une pancarte avec l'inscription : souverain en pleine réflexion, ne pas déranger. "Est-ce que le noir serait de circonstance pour une fête ? Cela ne ferait pas un peu trop... Morbide ?" S'inquiéta-t-il sincèrement.

Dans ce royaume, certain s'inquiétait de ne pouvoir arriver à partager une miche de pain en trois pour nourrir leur famille et d'autres se préoccupait du motif de leur tissu horriblement cher. Ainsi allait la vie à Nottingham.

- Est-ce pour cela que vous vouliez me voir aussi rapidement ?

"Mais bien sûr que non ! Vous dérangez pour du tissu ?  Quelle idée saugrenue !" Répondit le Prince Jean en tapant sur la pile de tissu comme pour appuyer sa remarque. Le serviteur émit un faible gémissement. Le pauvre avait de plus en plus de mal à ne pas plier le genou devant cette charge, mais il n'osait imaginer ce qui l'attendait si jamais il faisait tomber un des rouleaux. Bien sûr, le prince l'ignora royalement. Tout comme il ignora tout aussi royalement le fait qu'il avait déjà, par le passé, fait demandé Guy pour des questions aussi futile. Il se frotta les mains avec un sourire espiègle. "Je tenais à vous annoncer personnellement qu'il va y avoir un bal demain soir." Jean s'attendit à un débordement de joie au moins égal au siens. Lui semblait avoir du mal à ne pas sautiller sur place. Hélas, le Shérif ne semblait pas enclin à exprimer son enthousiasme. Sûrement contenait-il sa joie derrière une expression ennuyée factice. Sûrement. "Et je compte sur vous pour vous mettre dans vos plus beaux atours. S'il faut, je peux vous prêtez les services du couturier royale." Au ton, on aurait dit que le prince faisait un grand sacrifice en proposant cela. Son sourire malicieux augmenta d'un cran. "On ne sait jamais... Peut-être que ce bal aura quelque chose de spécial. Ah, Ah !"

Avec ses intonations remplies de sous-entendu, Jean était persuadé d'être subtil. Il alla jusqu'à faire un clin d'œil appuyé et se retint de donner des coups de coude complice à son interlocuteur. Comme il était génial !

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Raphaël Abbot
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MessageSujet: Re: Homme surpris est à moitié pris.   Ven 20 Nov - 21:28




“Homme surpris est à moitié pris.”

“Le monde est un grand bal où chacun est masqué.”


Il y avait des moments où Guy avait vraiment l’impression qu’on ne le laissait pas respirer. Il était souvent en vadrouille à gauche et à droite, parcourant le royaume de Nottingham au bon vouloir du Prince Jean qui avait pris la couronne pendant que son frère, le Roi Richard se battait chez les barbares. Seulement voilà, les choses étaient loin d’être aussi simple car entre deux ou trois récoltes de taxe, le Shérif avait aussi affaire à Robin des Bois et à sa bande. Si un jour on lui avait dit que ce gredin de gamin finirait comme « justicier », Gisborne aurait ri à gorge déployer. Depuis le début il voyait ce gamin comme un moins que rien et sa vision de choses ne risquait pas de changer de si tôt. Surtout depuis qu’il était devenu un hors la loi recherché dans le royaume et au-delà. Son avis de recherche était posé à côté de celui d’une femme que la reine d’un royaume voisin recherchait avidement. Ces deux-là feraient probablement une magnifique paire. Un beau duo que Guy aurait plaisir à voir à la potence.

En revenant à Nottingham ce jour-là, Gisborne espérait vivement qu’une fois ces taxes remises au Prince Jean – ou plus exactement à son conseiller Triste Sire – il aurait un peu de paix, qu’il pourrait aller se poser ou bien même essayer de passer un peu de temps avec la belle Marianne. Depuis qu’elle était revenue et qu’il avait découvert qu’elle était devenue une magnifique jeune femme, elle hantait jour et nuit ses pensées. Il adorerait faire d’elle son épouse, mais il ne fallait pas qu’il se fasse trop d’illusion. Marianne était une princesse et jamais elle n’épouserait un Shérif. Si elle devait épouser quelqu’un, ce serait probablement un chevalier, un prince ou un roi. Pour cette raison, Guy en venait presque à détester ce statut mais c’était le seul qu’il pouvait avoir pour le moment car ce misérable Robin des Bois lui avait pris le titre de chevalier qui lui méritait lorsque Lord Garrett était encore en vie – paix à son âme. Mais il ne désespérait pas d’obtenir un jour ce titre et épouser par la même occasion la femme pour qui il n’avait d’yeux.

Enfin, toujours était-il que contrairement à ce qu’il espérait, à peine avait-il mis un pied au château qu’on était venu le trouver pour lui signaler que le Prince Jean souhaitait le voir immédiatement. Il se rendit donc directement dans la salle du trône pour obéir aux ordres de son souverain. Malgré les excentricités du Prince Jean, Guy lui était fidèle. C’était grâce à lui qu’il était devenu ce qu’il était et il ne l’oubliait pas. Et pour cela, il ne sourcilla même pas lorsque le Prince le gratifia du surnom de « vaillant Shérif ». C’était de coutume quand on avait affaire au frère du Roi. À force de surnom, Guy n’y prêtait plus vraiment attention. Quant aux questions « existentielles » de celui-ci… Et bien elles n’avaient sans aucun doute pas leur égal ! À chaque fois, il découvrait quelle nouvelle lubie avait traversé l’esprit du suzerain et à cet instant-là, tout ce qui le préoccupait était quel motif choisir pour une future tenue. Il se retint de soupirer et lui répondit d’une voix calme et posée, sachant d’avance que son avis ne serait pas vraiment pris en compte car le Prince Jean se débrouillait souvent pour choisir l’inverse de ce que Guy lui conseillait.

Toujours aussi sereinement que le masque qu’il avait appris à forger lui permettait d’afficher, il écouta d’une oreille ce que le Prince avait à dire au sujet de sa proposition. Le Shérif n’était pas la personne la plus qualifiée en matière de ‘mode’ contrairement à l’homme qui se tenait face à lui qui semblait passer son temps à choisir de nouvelles parures et de nouvelles tenues pour compléter sa folie dépensière. Viendrait bien un jour où il n’y aurait plus d’argent dans le royaume et ce jour-là, qu’adviendrait tous ces pauvres gens ? Oui, il arrivait que derrière son cœur de pierre, Guy voyait parfaitement à quel point le peuple de Nottingham déclinait à force de taxes. Tandis que le Prince Jean semblait être en pleine réflexion, le Shérif resta debout, droit comme un I, attendant qu’il prenne la parole. Ce qu’il ne tarda pas à faire mais ses paroles relevaient surtout de la réflexion. Et il ne semblait pas spécialement pressé, au plus grand damne du pauvre serviteur qui tenait dans ses bras frêles cette montagne de tissus.

- Et bien, monseigneur a raison dans sa logique, répondit-il. Le doré serait tape à l’œil. En revanche, le noir à motif doré ne paraîtra pas morbide à cause du doré. Un feutre noir aurait semblé morbide.

Il marqua une petite pause avant de continuer :

- Mais qu’importe le choix que fera mon seigneur, celui-ci sera audacieux et ne passera pas inaperçu.

Il ponctua sa phrase d’un léger sourire, voulant paraître tout à fait intéressé par la conversation. Très sincèrement, Guy se moquait bien qu’il s’habille en doré à motif noir ou en vert à motif rose, de toute manière, il ferait parler de lui quoi qu’il arrive. D’ailleurs, pourquoi tenait-il tant à avoir son avis ? C’était un grand mystère qui s’ajoutait à la complexité de l’être qu’était le Prince Jean. Cependant, parler tissu ne l’intéressait pas du tout alors il demanda si c’était bien pour cette raison qu’il souhaitait voir le Shérif en toute hâte. Si le Prince lui répondait par l’affirmative, Gisborne n’en serait nullement choqué car c’était tout à fait le style de celui-ci, mais cela l’agacerait profondément car cela voulait dire qu’on lui avait fait perdre son temps, mais signaler cela à son souverain était sans aucun doute la mauvaise chose à faire. Sauf que le Prince Jean lui répondit par la négative, rendant la position du serviteur encore plus délicate lorsque le souverain se mit à tapoter la pile de tissus que celui-ci tenait de plus en plus difficilement. Il hocha poliment la tête, attendant qu’on lui en dise plus sur la raison de sa présence en ses lieux.

Un bal allait avoir lieu. Très bien. Mais en quoi est-ce que cela concernait Guy ? Tranquillement, il hocha la tête, faisant comprendre qu’il avait bien compris l’information. Par contre, la suite des paroles du Prince l’intrigua, provoquant un froncement de sourcil au Shérif qui n’était pas sûr de bien comprendre. Une annonce allait être faite durant ce bal. Mais quelle annonce ?

- Sa Majesté me voit flatter par sa proposition, répondit-il. Mais je pense avoir ce qu’il faut dans mes vêtements, merci.

Étant donné la dose de tissus que le Prince Jean possédait, il n’y avait aucun doute qu’il pouvait se permettre de faire créer une tenue pour son Shérif mais étant donné l’extravagance des tissus, Guy préférait amplement faire le tour de ses tenues avant d’oser le diable en demandant au frère du Roi, son couturier.

- Si monseigneur me permet de poser la question : cette chose spéciale que vous prévoyez pour le bal mérite-t-elle un déploiement de la sécurité ? Si c’est le cas, bien évidemment, je m’en chargerai volontiers.



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MessageSujet: Re: Homme surpris est à moitié pris.   Jeu 26 Nov - 10:14




“Homme surpris est à moitié pris.”

“Le monde est un grand bal où chacun est masqué.”


Le prince Jean avait beaucoup du mal à contenir sa joie. Il était impatient d'être à ce fameux bal. Si seulement on pouvait contrôler le temps comme on dirigeait un royaume ! Le temps obéirait au moindre de ces désirs. Revenir en arrière ou accélérer son cours selon ces désirs. Au lieu de trépigner d'impatience en attendant le jour J, il y serait déjà ! Comme se serait merveilleux !

En attendant, puisqu'il était soumis à la dictature de l'horlogerie, le prince allait mettre chaque minute à profit pour rendre cet événement parfait. Il avait déjà donné des ordres partout dans ce sens. Le seul problème qui occupait son esprit était le choix du tissu à confier au couturier royal. Heureusement, le Shérif avait fait son entrée à ce moment précis. Tel un héros arrivant au bon moment pour le délivrer de ce fardeau. Oubliant temporairement la raison première de cette venue, Jean expliqua ces hésitations à celui qui était presque aussi bon conseiller que... Son conseiller officiel.

La réponse tomba, aussi judicieuse qu'il l'avait espéré. Maintenant qu'il avait entendu l'avis de son interlocuteur, le choix semblait tellement évident. C'est fou comme il suffisait d'un petit quelque chose pour vous faire voir la vie sous un angle totalement différent. Jean soupesa l'idée à voix haute. Soudain, il craignit que le noir ne fasse trop lugubre. Bien sûr, il ignora royalement tout les signes indiquant que son serviteur avait grand hâte que son dirigeant arrête son choix pour pouvoir se délester de son fardeau.

Guy effaça cette crainte en déclarant que le noir ne serait pas morbide grâce à la présence du doré. Devant cette explication, le visage de Jean s'illumina.

"Bien sûr. Une harmonie parfaite !" Conclut-il, visiblement aux anges. Aux intonations joyeuses, un spectateur ignorant aurait pu croire que le prince félicitait le shérif pour un acte héroïque et non à cause d'un choix de tissu. "Excellente décision, shérif. Je savais que je pouvais compter sur vous." Une lueur malicieuse apparut dans son regard. "Vous voyez, il m'arrive de vous écouter."

Sur ce fait, il inspecta une dernière fois le tissu choisi. Le prince était tellement concentré qu'il ne fit pas attention au dernier compliment de Guy. Un fait rarissime, lui qui aimait pourtant recevoir des compliments, qui trahissait le fait que les préparatifs du bal et surtout de sa surprise monopolisaient ces pensées.

Une question l'en tira. Jean parut choqué et donna un coup sur la pile bancale que tenait le serviteur. Non, il n'avait pas fait venir le shérif pour une affaire aussi triviale. Mais comment expliquer les faits sans vendre la mèche ? Jean choisit ces mots avec soin. Il pensait avoir fait preuve de toute la subtilité dont il était capable. Cela représentait un véritable supplice de ne pouvoir rien dire ! Au moins, il pouvait proposer les services de son tailleur. Ce serait tellement dommage que son fidèle Shérif ne porte pas une tenue appropriée pour la grande surprise !

Il fut quelque peu déçu que Guy refuse sa proposition. Lui qui avait fait le sacrifice de proposer son couturier personnel ! Son interlocuteur était-il ingrat ? Jean décida de mettre de l'eau dans son vin. Guy ignorait tout de l'idée géniale qu'il avait eue, de l'ampleur de la surprise qui l'attendait. Donc, exceptionnellement, il allait se montrait magnanime.

"Fort bien." Répondit-il tout de même sur un ton boudeur. "J'ai confiance en vous. Je sais que vous porterez vos plus beaux atours. Parce que sinon, lorsque des années plus tard vous vous rappellerez avec nostalgie de ce grand jour, nous diriez : quel dommage que je n'étais pas suffisamment élégant."

Le prince Jean émit un soupir de nostalgie, comme si ce bal avait déjà eu lieu et qu'il ressassait ces souvenirs. Aaahhh, comme il avait hâte d'y être. Un petit tas tremblant à sa droite le coupa dans sa rêverie. "Vous êtes encore là, vous ?" S'agaça-t-il en direction du porteur de tissu. "Déguerpissez, allez porter tout cela au couturier." Ordonna-t-il avec un geste de la main invitant le serviteur à disparaître au plus vite. "Et ne faite rien tomber où je vous fais couper les bras, maladroit !" Hurla-t-il alors que le serviteur disparaissait dans le couloir.

Il émit un 'chuuuuut' appuyé à l'intention de son Shérif et tendit l'oreille de manière exagérée, guettant un bruit en particulier qui, hélas, ne vint jamais. Au bout d'un moment, il se redressa, visiblement déçu de n'avoir aucune excuse pour faire couper les bras à quelqu'un. Il n'aurait pas dû dire sa sentence à voix haute, à cause de cela le serviteur avait fait preuve de prudence.

Jean poussa un soupir déçu en se redressant et réajustant sa couronne puis sembla de nouveau remarqué la présence de Guy. Le prince sembla un peu perdu puis il se repassa le fil de la conversation et son visage s'éclaira.

"La sécurité ? Oh, oui, bien sûr." Il se frotta la barbe d'un air songeur. "Oui, oui, oui, bien évidemment, il ne faudrait pas qu'un gêneur interrompe ce grand moment." Sauf que le Shérif ne pouvait pas se charger de la sécurité, sinon il raterait l'annonce des fiançailles. Ce qui serait dommage puisqu'il était le principal concerné dans cette histoire. Il raterait la tête que Guy ferait devant l'annonce si ce dernier restait coincé à surveiller une stupide porte. Comment faire ? Jean allait devoir recourir pour la deuxième fois à sa légendaire subtilité. "Déployer autant de garde que vous jugerez nécessaire, mais je vous veux à mes côtés à chaque instant de ce bal. Pour ma sécurité personnelle. Au cas où... Quelque chose de spécial qui mériterait toute votre attention se produirait."

Voilà. Il s'en était sorti comme un chef. Logique, puisqu'il en était un, de chef. Bientôt roi... Dès que Richard perdra la vie dans sa stupide guerre.

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Raphaël Abbot
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MessageSujet: Re: Homme surpris est à moitié pris.   Sam 12 Déc - 19:38




“Homme surpris est à moitié pris.”

“Le monde est un grand bal où chacun est masqué.”


Être convoqué par le Prince Jean n’était pas toujours une partie de plaisir. Guy ne savait jamais ce qui l’attendait et ce qui l’exaspérait le plus, c’était quand il le faisait venir à toute vitesse pour une raison complètement risible. Alors oui, c’était déjà arrivé qu’il le fasse venir pour rien. Et en l’occurrence, actuellement, le Shérif pensait sincèrement que s’il était là, c’était uniquement pour une question de choix de tissus et cela l’énerva beaucoup. Sauf qu’il ne pouvait décemment pas s’énerver en face de son seigneur alors il conserva son visage neutre, comme il savait si bien le faire et répondit à son interrogation. À force de côtoyer le prince, Gisborne avait appris l’art de manipuler les mots et celui de la flatterie. Le Prince Jean adorait quand on gonflait son égo et le serviteur qu’il était répondait à ses attentes sans pour autant partir dans l’excès. Flatter quelqu’un, certes, mais en faire de trop n’était pas dans les habitudes de Guy. Il ne fallait pas oublier qu’il s’aimait bien avant les autres et s’il y avait quelqu’un pour qui il ferait ça, c’était uniquement pour lui, pas pour un prétendu souverain dont la couronne était trop grande pour qu’elle tienne correctement sur sa tête. Seulement voilà, le Shérif ne pouvait décemment pas oublier que son statut, il le devait à ce prince et non au Roi Richard qui avait préféré valoriser un gamin moins que rien plutôt que lui.

Comme à son habitude, Guy choisit ses mots avec soin et assura à son souverain que peu importait le choix qu’il ferait, ce choix serait judicieux. Sa flatterie eut l’effet escompté car le visage du Prince s’illumina comme un enfant découvrant une ribambelle de cadeaux. Il en fallait vraiment peu pour satisfaire le prince régent et ça, Gisborne l’avait appris à force de le côtoyer quotidiennement. Même si en fin de compte il n’était qu’un soldat à la solde d’un tyran, Guy était intelligent et savait très bien comment caresser dans le sens du poils son souverain. Très sincèrement, il se moquait complètement si les vêtements du Prince Jean serait dorés aux motifs noirs ou noirs aux motifs dorés, mais il fallait quand même faire avec et il essayait d’être plaisant. Un petit rictus se dessina sur les lèvres de Gisborne et feinta la joie quand il lui assura qu’il l’écoutait de temps à autre.

- Mais je n’en ai jamais douté, monseigneur, répondit-il.

Seulement voilà, avait-il été convoqué uniquement pour une question aussi futile ? C’était fort possible. Néanmoins, Guy posa la question au Prince qui le regarda comme s’il venait de prononcer la pire des injures. L’espace de quelques instants, il craignit d’avoir été trop loin en posant la question et craignit par la même occasion une quelconque réaction négative de sa part. Les dieux seuls savaient de quoi était capable le Prince Jean quand il se sentait offensé. Fort heureusement pour lui, Gisborne était essentiel au prince régent et rien de grave ne pourrait lui arriver. Peut-être une remontrance, grand maximum, mais rien de bien méchant si on comparait aux sentences qu’il avait déjà pu proférer. Mais ça c’était sans oublié que c’était le Shérif qui mettait à exécution les sentences. Encore un fait qui ne semblait pas du tout préoccuper le Prince Jean, ce qui n’était guère étonnant ! Mais pour en revenir à l’instant présent, le Prince Jean le rassura quant à la raison de sa présence. Alors pourquoi était-il là ? La réponse arriva bien vite. Le Prince Jean était entrain de planifier un bal. Très bien… Mais pourquoi avait-il besoin de lui dans ces cas-là ? Il espérait une réponse, mais au lieu de quoi, dans son extrême magnanimité, le prince régent lui proposa le couturier royal pour lui faire de magnifiques atouts. Guy déclina la proposition tout en le remerciant avec soin. Il savait très bien que le Prince n’aimait pas qu’on lui refuse quoi que ce soit mais il possédait déjà un certain nombre de tenues qui seraient appropriées pour un bal, nul besoin d’en rajouter une de plus.

Les paroles du Prince Jean piquèrent la curiosité du Shérif si bien qu’il en arqua un sourcil, marquant ainsi son questionnement. Bizarrement, il avait la sensation que soit il en savait de trop, soit il n’en savait pas assez. Il s’apprêta à ouvrir la bouche pour poser une question mais son souverain sembla se souvenir qu’il y avait toujours ce pauvre homme portant une pile de tissus pour le choix de sa tenue. Il le chassa presque aussitôt tout en le menaçant. Le serviteur ne se fit pas prier pour détaler comme un lapin. Mais la remontrance ne s’arrêta pas là car le Prince Jean ordonna à son Shérif de ne pas prononcer un mot pour écouter si le serviteur perdait l’équilibre ou pas. Mais le silence fut la seule réponse qu’il obtint. Le Prince Jean venait de louper une occasion de couper les membres à un innocent.

Pour le moment, Guy laissa de côté ces questions qu’il avait en tête à propos de la raison qui le pousserait à regretter de ne pas être paré de ses meilleurs atouts, et préféra s’intéresser à la sécurité qui entourerait le bal. Il hocha la tête comme quoi il prenait bonne note des consignes du Prince. Mais encore une fois, il fut curieux de savoir pourquoi il devrait être présent et pourquoi il se passerait quelque chose de spécial. Trop de questions se bousculaient dans la tête de Gisborne qui plaça ses mains dans son dos.

- Il en sera fait comme monseigneur le désir, dit-il. Cependant… si monseigneur me permet une question : pourquoi suis-je si important pour ce bal ?

Le Shérif avait la désagréable impression qu’il allait se retrouver dans quelque chose qu’il ne pourrait malheureusement pas contrôler. Et il n’aimait pas ça ! Il n’était pas forcément un maniaque du contrôle, mais il préférait savoir exactement ce qui l’attendait plutôt que de rester dans le flou et découvrir ce que le Prince manigançait parce que la plupart du temps, c’était des plans complètement foireux qu’il était obligé de réparer avant que ce ne soit pire.

- Ne vaut-il mieux pas que je sois avec les soldats au cas où quelque chose se passerait ?

Et par ce « quelque chose », Guy parlait, bien évidemment, de Robin des Bois qui ne manquait jamais une occasion de faire parler de lui ! En tout cas, une chose était sure, le Shérif continuait de rêver du jour où il tuerait ce vaurien. À force d’en rêver, il avait mille et une idées de comment il fallait faire pour effectuer ce rêve qu’il continuait de voir un jour se réaliser rapidement. Parfois même, il en rêvait la nuit, quand il n’était pas occupé à rêver de la Belle Marianne bien sur !



Shérif de Nottingham
Raphaël Abbot

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Homme surpris est à moitié pris.

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