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 Une impression de déjà-vu ? [ft. Louna Nerys]

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MessageSujet: Une impression de déjà-vu ? [ft. Louna Nerys]   Sam 15 Sep - 12:24



Daniel Lynch était le genre de personne à être le premier arrivé et le dernier à partir de son travail. Il déteste ce moment inévitable où il fallait passer le relai à l'équipe de nuit. Faire confiance aux autres membres du personnel, délégués les choses importantes qui devaient impérativement être faite. Il faisait tout pour retarder cet instant le plus tard possible. Tandis qu'il traversait l'hôpital pour se diriger vers la section psychiatrie, il se demandait quelle erreur de rapport ou, pire, de traitement, il allait devoir corriger. Une erreur, un mauvais dosage, un manque de précision... Il y allait forcément y en avoir. Peu de personnes dans son service étaient aussi méticuleuses que lui et il le déplorait fortement. Ce moment de la journée le remplissait toujours d'appréhension mais aussi de soulagement ! Il reprenait les rênes pour que la partie de l'hôpital qu'il dirigeait tourne à nouveau rond.
Soulagement qui ne dura que quelques instants puisqu'il eut la désagréable vision d'une personne civile essayant de rentrer dans sa section psychiatrie. Fort heureusement la serrure était électronique et ne s'ouvrant qu'avec l'aide d'un code. Code connu uniquement des employés travaillant dans cette partie de l'hôpital ainsi que de certaines personnes suffisamment influentes pour se permettre une visite auprès des patients qu'elles auraient envoyée ici.
Il s'arrêta pour regarder un instant la demoiselle qui lui tournait le dos, réprima un soupir d'exaspération avant d'enfin prendre la parole.

"Excusez-moi mademoiselle mais cette zone est réservée aux personnelles autorisés uniquement." Dit-il d'une voix qui se voulait neutre. Il insista tout de même sur le 'uniquement' pour bien lui faire comprendre qu'elle n'avait rien à faire ici.

Savoir garder son sang-froid en toutes circonstances était une compétence qui était primordiale aux yeux du docteur Lynch. Les personnes ordinaires avaient trop tendance à laisser exprimer leurs émotions. Ce qui pouvait être désastreux dans son métier. Les patients n'avaient pas besoin d'une personne amicale ou compatissante, ils avaient besoin de quelqu'un sachant garder la contrôle. Et une maîtrise de la situation ne s'obtenait qu'en gardant un calme absolu. Pourtant... Pourtant quand il vit l'intruse se retourner, il eut toutes les peines du monde à réprimer sa surprise.
Ce visage, il le connaissait.
Il y avait un phénomène curieux qu'il étudiait les rares heures où il n'était pas au travail. L'étude de ce phénomène était ce qui se rapprochait le plus d'un hobby chez lui. il étudiait certains rêves de ses patients. Il avait toujours trouvé une signification logique, du moins aussi logique que pouvait le permettre le décryptage du monde onirique. Il y avait bien des détails curieux comme de personnes ne s'étaient jamais parlé et pourtant racontant un rêve étrangement similaire. Mais il ne doutait pas qu'il y ait une explication derrière tout cela et qu'il arrivera à le comprendre un jour. Il y avait toujours une explication, d'une manière ou d'une autre. Toujours, sauf pour un. Un de siens. Un rêve est facile à analyser quand on en connaissait les codes. Le subconscient se nourrit des expériences de la journée pour les remanier et exprimer dans le sommeil ce que notre esprit conscient essaye de refouler. Ce n'était pas le cas de ce rêve-là car il aurait juré ne jamais avoir vu cette personne avant. Il aurait pu le croisé sans y faire attention, StoryBrooke était une petite ville, après tout. Et la chose n'était pas impossible. Mais il se vantait d'avoir une excellente mémoire des visages.

Daniel nota intérieurement la ressemblance frappante. Pourtant, même si cette nouvelle donnée l'intriguait, ce n'était pas le plus urgent. Il trouvera bien une explication plus tard. La priorité pour le moment était de savoir ce que faisait cette personne ici, à essayer d'entrer là où elle ne devrait pas mettre le pied.

"Mais je peux peut-être vous aider ?" Ajouta-t-il finalement.

La phrase d'usage en pareille situation était plutôt : puis-je faire quelque chose pour vous aider. Mais il avait écarté délibérément cette formule. Employer cette tournure de phrase aurait supposé qu'il ferait quelque chose pour aider l'intruse, et ce n'était nullement son intention pour l'instant.



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MessageSujet: Re: Une impression de déjà-vu ? [ft. Louna Nerys]   Dim 16 Sep - 15:42



Les ornithorynques, Louna n'en avait jamais vu et pourtant elle devait faire un article sur ce mammifère, comme si cela intéressait les habitants de storybrooke. Responsable de la page écologie était une grande fierté, mais que dire sur les ornithorynque ? La prochaine fois elle aura le droit de faire sur les paresseux et pourra même le comparer à son patron qui ne fichait pas grand-chose hormis grogner..Louna était loin d'être l'employée modèle, mais elle avait de l'idée surtout pour se mettre dans les ennuis, mais bon entre l'écologie et les nains de jardins, elle n'avait pas vraiment fait ses preuves dans le journalisme, on l'appelait la petite, car c'était la petite jeune des journalistes, heureusement le photographe Liam était encore plus jeune et elle adorait partir à l'exploration d'un prochain article avec lui, pour dire il était aussi maladroit qu'elle et cela provoquait toujours de drôle de situation. Alors qu'elle sortait du journal avec son super sujet d'article sur Orni. Elle avait décidé de suivre son instinct, quelques jours auparavant, une jeune infirmière de la section psychiatrique avait croisé sa route, encore une qui craquait pour son oncle, celle-ci avait divulguée que des choses louches se passaient à son travail, sur le ton de la plaisanterie certes, mais Louna était loin d'être dupe, cela cachait quelque chose et après avoir fait quelque recherche, elle avait découvert que le grand patron un certain Daniel Lynch était bien trop blanc comme si il assurait ses arrières, car tout le monde fait des erreurs puis surtout, on le prétend lié à Régina et tout le monde sait qu'elle ne la porte pas dans son coeur.

Alors, bien décider a découvrir ce que ce cache dans l'asile, Louna prit la décision de s'y faufiler en douce, voir si elle pouvait parler aux personnelles et qui sait peut-être arriverait elle à approcher les patients. Elle n'avait jamais vraiment fait ce genre de filature avant, mais il y a toujours un commencement a tout et puis si elle se faisait prendre elle trouverait bien une excuse.Le plus dure fut de trouver cette satané porte, pour aussi longtemps qu'elle se rappelait elle n'avait jamais mis les pieds à l'hôpital et se retrouvait dans un lieu complètement inconnu, au début elle avait pensé piquer une tenue d'infirmière ou de médecin, mais c'est bien plus facile dans les films que dans la vie réelle, elle pourrait en témoigner. Elle trouva enfin la porte grâce à un patient qui lui montra où était l'entrée. Arf et la grande surprise qui semblait logique maintenant qu'elle la voyait, celle-ci se retrouvait fermer et il fallait un code pour l'ouvrir, Louna se mit à taper n'importe quelles chiffres, comme la date de naissance de sa grand-mère, la vieille avait tellement d'influence et lui barrait tellement fois la route, que cela ne l'étonnerait même pas quel soit liée à cette porte, mais manque de bol la porte et le vieil n'avait pas c'est chiffre en commun. Un soupir derrière elle, la fit s'arrêter, prise la main dans le sac, il fallait qu'elle trouve une excuse et très vite..

"Excusez-moi mademoiselle mais cette zone est réservée aux personnelles autorisés uniquement."

Vu la façon qu'il avait d'insister sur son "uniquement", cela sentait le mec super chiant à fond sur les règles, Louna était vraiment mal tombée, gardant son calme comme si elle ne faisait rien de mal elle se retourna et tomba nez à nez avec un médecin a première vue, lui répondant par un petit sourire cherchant toujours quoi répondre, elle ne pouvait parler de l'infirmière, car révéler ses sources étaient mal vues dans son travail et si elle avait vraiment trouvée une affaire louche, sa vie serait peut-être en danger, non elle devait trouver une autre idée..

"Mais je peux peut-être vous aider ?"

Louna réagit réagit, elle se devait de garder le dessus et si cet homme était un tueur ? Il avait le visage d'un tueur, l'imagination débordante de Louna ne s'améliorait pas avec le stress et souvent elle disait des paroles qu'elle regrettait ensuite, plaçant ses mèches de cheveux derrière l'oreille, elle opta pour la fille débile..

- Désolée pour la porte, je trouvais ça drôle de trouver le code ! O pour moi et 1 pour la porte. Laissant un petit de pause en prenant bien le temps de sourire. Mais oui je pense que vous pouvez m'aider !

Bon si elle ne pouvait pas rentrer dans cette section, elle pourrait découvrir certaine chose sur celui qui la dirige, sans révéler qu'elle était journaliste, car très peu répond aux questions dès qu'ils savent, comme si dire la vérité était un crime. Louna ne supportait pas l'injustice et faisait tout pour pouvoir le vaincre entre son association et son travail, elle passait tout son temps à lutter pour un monde meilleur et elle avait appris une chose, il y aura toujours des personnes pour la contrer, enfin elle trouva un moyen d'amener le sujet Daniel Lynch, sans éveiller les soupçons.

- J'ai des problèmes familiaux qui ont le don de me faire péter les plombs..a votre avis, dois-je en parler à Archie ou alors à un certain Daniel Lynch dont on m'a parlé ?

On ne pouvait pas dire qu'elle mentait, vu que c'était vrai elle avait bien des problèmes à régler dans sa famille, certainement pas au point d'en parler à un psy, mais elle n'avait que cela en réserve.



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MessageSujet: Re: Une impression de déjà-vu ? [ft. Louna Nerys]   Lun 17 Sep - 15:34



Daniel Lynch observa attentivement son interlocutrice pour juger si elle mentait ou non. Que la jeune fille ait chipoté au code pour s'amuser était tout à fait possible. Ce genre de porte était très tentant pour les personnes trop curieuses ou même cherchant à tuer un peu de temps libre. Seulement, dans les autres cas, c'était principalement des patients de l’hôpital ou occasionnellement quelques membres du personnel ayant de petits problèmes de mémoire et non des visiteurs. L'excuse était donc valable mais pas excusable.

"Vous trouviez çà drôle ?" Répéta-t-il lentement avec un savant mélange d'incrédulité et de reproche dans la voix.

Ce genre de dispositif n'était pas là pour faire joujou mais pour des raisons évidentes de sécurités. Si certains patients internés en psychiatrie se baladaient par mégarde dans le reste de l'hôpital, cela serait désastreux. Sans parler des malades atteints de paranoïa qui risquerait de voir leurs troubles aggravés par la présence de personnes inconnues. Il fallait déjà plusieurs mois de travail pour leur faire tolérer les infirmiers du service sans que cela n'aggrave leur syndrome de persécution.

Il se détendit tout de même très légèrement quand l'intruse lui parla de la raison de sa visite. Seulement un peu car une personne disant s'amuser à deviner un code et potentiellement détérioré une porte de sécurité ne trouverait jamais entièrement grâce aux yeux d'un homme aussi pointilleux que le docteur Lynch.

Il ne put masquer un sourire amusé quand il entendit le nom d'Archie. Il se plaisait à penser qu'Archie était la manière douce et que lui représentait la méthode de dernier recours. Le genre de méthode qu'on employait uniquement quand celles qui étaient plus classiques et conventionnelles avaient échoué. Bien qu'il respectât le travail de son collègue, il était assez irritant de voir certains patients lui échapper ainsi.
De toute évidence, de simples problèmes familiaux étaient plutôt du domaine de son collège. Il aurait sans doute dû lui conseiller le cabinet d'Archie et partir reprendre son travail. Mais il n'aimait pas voir un patient potentiel lui filer entre les doigts. Sans parler de cette ressemblance troublante de la jeune personne qu'il n'arrivait pas à complètement enlever de son esprit.

"Je suis Daniel Lynch." Se présenta-t-il. "Et vous êtes ?" Il marqua un temps comme pour soupeser la question de la jeune fille. "Quant à votre question, tout dépend exactement de votre problème. Il me faudrait plus de détails pour vous répondre."

Il regarda les alentours. "Je vous proposerais bien d'en discuter dans mon bureau, mais l'interdiction que je vous ai formulée concernant le personnel autorisé est toujours d'actualité. Je dirais que la cafétéria de l’hôpital serait un endroit plus... conviviale pour ce genre de discussion."

Il ne demanda pas si l'idée la dérangeait, car il ne lui laissait pas le choix, mais il fit un geste de la main pour inviter la jeune fille à le suivre.
Daniel n'avait marqué aucune hésitation. Bien que d'ordinaire, il aurait guidé l'inconnue vers son bureau, le fait de la surprendre en train de tenter sa chance avec le code électronique l'avait dissuadé de le faire. Il n'imagina pas un seul instant la possibilité de faire le code devant cette personne. Même si ce dernier était changé fréquemment par mesure de sécurité, il ne voulait pas prendre le risque.
Le docteur Lynch regarda brièvement sa montre. L'inconvénient dans sa démarche était qu'il ne serait pas dans son service lors de l'entretien. Il devra attendre avant de reprendre son travail, ce qui l'ennuyait quelque peu. Pourtant, il ne pouvait se permettre de donner ses directives avec cette inconnue dans le secteur.



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MessageSujet: Re: Une impression de déjà-vu ? [ft. Louna Nerys]   Jeu 20 Sep - 12:16



Personnellement, elle n'aurait jamais cru que son excuse pour la porte pourrait passer, mais il avait l'air de la croire certes, il la prenait certainement pas une gamine qui n'avait rien d'autre à faire, mais c'était le prix à payer, il fallait mieux qu'il croit cela au lieu de la vérité. Etre journaliste pouvait se montrer plus difficile qu'elle ne l'aurait cru se pensant bien incapable de jouer la comédie, mais elle était loin de se douter que dans sa vraie vie où elle n'était encore que Marianne, devoir faire croire qu'elle était une autre avait été son quotidien et d'ailleurs l'homme qu'elle essayait de duper n'était nul autre qu'un de ses pires ennemis, la vie a souvent a tendance à ce répéter, surtout a storybrooke comme si leur destiné était de s'affronter. Alors qu'elle avait eu l'idée d'interroger l'homme sur Daniel Lynch en lui posant une question ordinaire, ce fut la grande surprise d'apprendre qu'elle faisait face au médecin lui-même, n'arrivant à choisir entre manque de bol ou grande chance, elle répondit par un sourire quand il lui demanda qui elle était.

- Je n'aurai jamais cru vous croiser..je m'appelle Louna !

Sans préciser son nom de famille, celle-ci était bien trop connu dans les environs et cela ne l'étonnerai qu'il n'en est pas entendu parler, entre leur richesse et la fait que son oncle Alec était un juge respectable, non il était sûr que Daniel aurait fait le rapprochement et certainement découvrir qu'elle était journaliste. A l'occasion, Louna rêvait d'une vie où elle pouvait passer inaperçu dans la rue, mais il fallait le dire qu'en montant son association et défiant le maire dès qu'elle le pouvait, ce n'était pas près d'arriver, oui on la connaissait mieux comme trouble fait que journaliste.

"Quant à votre question, tout dépend exactement de votre problème. Il me faudrait plus de détails pour vous répondre."

Elle allait devoir se montrer plus maligne que lui, car ce qu'elle voulait c'était des informations et pas divulguer ses problèmes personnelles, un homme comme lui pourrait sans doute sentir si elle mentait, donc aucunement droit à l'erreur. Alors qu'il observa les alentours, Louna ressenti un certain malaise, il cachait quelque chose sans trop pouvoir s'expliquer d'où venait cette certitude.

"Je vous proposerais bien d'en discuter dans mon bureau, mais l'interdiction que je vous ai formulée concernant le personnel autorisé est toujours d'actualité. Je dirais que la cafétéria de l’hôpital serait un endroit plus... conviviale pour ce genre de discussion."

Voulait il l'éloigner de son bureau ? En même temps c'était normal qu'il doute d'elle, dans cette situation elle ferait exactement pareil. Vu qu'il ne lui laissa à peine le choix, elle se mit à le suivre essayant de ne pas paraitre trop stresser et continuer a joué son rôle de fille complètement à l'ouest et tout cela sans qu'il se remarque de rien. L'espoir qu'elle découvre quelque chose ne la quittait pas, le voyant regarder sa montre elle ne put s'empêcher de lui dire..

- Merci de me consacrer un peu de votre temps..

Avançant pour aller la cafétéria, elle observait les lieux ne connaissant pas l'hôpital, elle se devait de prendre ses repères, Daniel Lynch pourrait l'emmener dans une embuscade qu'elle ne se douterait de rien, fasciner par ce qui l'entourait elle ne remarqua pas une infirmière qui courrait dans sa direction et la percuta à l'épaule..

- Excusez-moi ! dit elle a la jeune femme qui était déjà bien loin, s'adressant de nouveau à Daniel. Bah dit donc c'est la vie à 100 à l'heure ici !

La vie à l'hôpital était vraiment active, bien plus qu'au journal. Réalisant qu'il était vraiment temps de tenter une approche, avant qu'ils se retrouvent à la cafétéria où il allait attendre qu'elle lui explique ses soucis.

- Alors qu'elle est la différence entre Archie et vous ? Les traitements peut-être ? J'ai entendu dire qu'il n'y avait que certain psy qui avait le droit d'en proscrire enfin je suis tellement tête en l'air que si ça se trouve je raconte n'importe quoi !

En prononçant ses derniers mots elle poussa un petit rire! Bien sûr qu'elle connaissait déjà la réponse, mais elle se devait de voir sa réaction pour mieux le cerner. Un tour au cabinet d'Archie s'imposait, surement qu'il connaissait des points importants sur son collègue et répondrait plus facilement à ses questions. Pour une personne en pleine enquête elle était plutôt sereine, la grande découverte du jour Louna Nerys serait une bonne comédienne.



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MessageSujet: Re: Une impression de déjà-vu ? [ft. Louna Nerys]   Sam 22 Sep - 21:08



"Vous avez de la chance, je viens de commencer le travail."

Si Daniel était contrarié de ne pas avoir le nom complet de la visiteuse, il n'en laissa rien paraître. Il nota intérieurement le prénom de la jeune fille. Louna n'était pas un prénom fréquent après tout, peut-être sera-t-il suffisant pour obtenir quelques informations supplémentaires. Par exemple, il pourrait faire appel à cette détective privée, Târa Chimay. Il l'avait déjà contacté par le passé pour obtenir quelques informations pour ses dossiers. Mais la détective faisait payer cher son silence, en plus d'être un peu trop curieuse, ce qui n'était pas du tout à son goût. Il ne la contactait que lorsque toutes les autres options avaient été épuisé sans succès.
Tandis qu'il pesait le pour et le contre, il guida Louna vers la cafétéria. Contrairement à elle, il savait parfaitement où il allait. L'hôpital ressemblait plus à une maison pour lui que l'appartement où il habitait. Il aurait pu la conduire les yeux fermés à leur destination puisqu'il prenait la plupart de ses repas à la cafétéria.
Il en oublia que se frayer un chemin dans les couloirs n'étaient pas une entreprise aisée pour les personnes étrangères au rythme effréné qui régnait en ces lieux.

"Ici chaque minute compte, chacun doit être à sa place et aucune erreur n'est autorisée." Expliqua-t-il lorsque Louna lui parla de l'ambiance à 100 à l'heure qui régnait dans les couloirs. Une certaine franchise transpirait dans ces paroles car il s'agissait réellement de la manière dont il se représentait son travail. "C'est ainsi partout, même dans mon service. Ce qui n'est pas idéal pour discuter, voilà pourquoi la cafétéria me semble un endroit plus calme."

Là encore, il s'agissait de la vérité. Ou du moins, d'une vérité puisqu'il ne s'agissait pas de l'unique raison qui le poussait à l'éloigner de son bureau.

Il était presque arrivé quand la jeune fille lui demanda la différence entre lui et Archie. Il s'arrêta pour se tourner vers elle et afficha une mine perplexe, intrigué par la question.

"La différence ? Je dirais plutôt que nous sommes... disons... complémentaire." Répondit-il finalement. "Si vous voulez vraiment une différence, elle se situerait au niveau des patients et non des traitements. Mais il s'agit d'une confusion assez fréquente, donc il est tout à fait normal que vous fassiez l'erreur. Mon confrère s'occupe des cas légers et si le patient devient un danger pour lui-même ou pour les autres, le dossier m'est transféré. À l'inverse, si une malade montre des bons signes de socialisation, il pourra retourner auprès d'Archie pour la suite de son analyse."

Daniel Lynch était facilement plus bavard quand il s'agissait de son travail. Malgré tout, il ne baissait pas sa garde pour autant, esquivant volontairement de parler des médicaments pour se concentrer sur la partie humaine de la différence entre les deux psychologues. Même s'il n'aimait pas voir ses patients lui filer sous le nez pour retourner auprès d'Archie, il gardait tout de même une entente qui se voulait amicale (du moins autant qu'il pouvait l'être) mais strictement professionnel avec son confrère. Il respectait son travail, bien qu'il ne fût pas en accord avec lui sur certain point.
Le docteur Lynch eut un sourire embarrassé quand il réalisa que ces explications pouvaient être déroutante pour quelqu'un ne connaissant pas un minimum des méthodes de l'hôpital.

"Navré, il s'agit de procédures essentiellement administratives qui ne doivent pas être des plus passionnants pour une néophyte."

Il reprit sa marche après ces derniers mots, veillant à ne pas distancer son interlocutrice. Quand ils arrivèrent enfin à la cafétéria, il se dirigea automatiquement vers la caisse et demanda un café. La journée allait être longue, un café lui sembla obligatoire.

"N'hésitez pas, si vous voulez prendre quelque chose." Proposa-t-il à la jeune fille pour la mettre en confiance.

Daniel aurait pu directement continuer la conversation sur les problèmes familiaux dont avait parler Louna mais décida de ne pas la brusquer. S'il avait attaqué directement sur ce sujet, elle se serait sans doute mise automatiquement sur la défensive.



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MessageSujet: Re: Une impression de déjà-vu ? [ft. Louna Nerys]   Mar 25 Sep - 11:12



Daniel avait l'air d'être passionné par son travail, vu la maniere dont il en parlait. Comme si son boulot était toute sa vie, sur ce point elle le comprenait car elle ressentait la meme chose pour son association et son travail au journal, laissant souvent sa vie de coté de toute façon elle n'en avait a peine le temps, souvent son oncle lui disait qu'elle allait s'écrouler un jour à courir partout comme ça, mais il n'était guère mieux..Tout le monde savait que l'oncle et la niece avaient beaucoup de points sembables. Mais son oncle n'aurait sans doute pas jouer ce petit jeu pour avoir des informations, non ilaurait poser direct les questions, alors que Louna savait ruser. La cafétaria était devant eux, bientot l'affaire allait se corser.

"La différence ? Je dirais plutôt que nous sommes... disons... complémentaire.Si vous voulez vraiment une différence, elle se situerait au niveau des patients et non des traitements. Mais il s'agit d'une confusion assez fréquente, donc il est tout à fait normal que vous fassiez l'erreur. Mon confrère s'occupe des cas légers et si le patient devient un danger pour lui-même ou pour les autres, le dossier m'est transféré. À l'inverse, si une malade montre des bons signes de socialisation, il pourra retourner auprès d'Archie pour la suite de son analyse."

Tout ce qu'il disait sonnait très profesionnel, Louna savait déjà tout cela et s'attendait à découvrir quelque chose qui pourrait lui prouver qu'elle avait raison sur les mauvaises intentions du psy, mais rien... soit il était vraiment honnete ou alors très doué pour cacher ce qu'il était. Faisant les grand yeux pour être a fond dans son personnage et faire croire qu'elle n'avait pas vraiment tout saisit, il lui répondit par un sourire embarrasé.

"Navré, il s'agit de procédures essentiellement administratives qui ne doivent pas être des plus passionnantes pour une néophyte."

Au moins sur ce point la ca avait marcher, il pensait vraiment qu'elle n'y connaissait rien, plus il s'approchait de la cafétaria plus elle se devait de trouver une bonne histoire a lui raconter, car ses vrais problème familiaux était du niveau d'Archie et pas celui de Lynch, non elle n'était pas si atteinte et ne risquait pas de se faire interner, enfin si cela restait le seule moyen de decouvrir des info pourquoi pas ? Mais elle savait très bien que sa famille la sortirait tres vite de ce lieu qu'elle n'imaginait que lugubre..une certaine pitié l'envahie pour les patients et si il les torturaient ? Qui pourrait s'en douter ? Le regard de l'infirmiere terrifiée ne la quittait pas, complètement partie de ses pensées, elle sursauta quand l'homme lui proposa de prendre quelque chose, ils étaient deja rendu a la caisse. Un peu surprise elle dit la premiere chose qui lui vint a l'esprit

- Non merci ca va aller !

Etant deja une personne très active, elle ne buvait jamais de café par peur de ne jamais pouvoir dormir, allant s'installer a une des tables libres, quand elle vit qu'il restait quelque plateau sur la table, elle ne put s'empecher de debarrasser de de les emmener à la personne responsable, dès qu'elle pouvait rendre service, elle foncait tête baisser..revenant vers la table, elle s'installa face à daniel Lynch et s'expliqua :

- Un de mes petits défault, il faut toujours que j'agisse, ça me permet de pas trop penser !

Et voila elle avait commencer son petit jeu, il était sur qu'elle allait devoir se devoiler un peu, si elle voulait découvrir ce qu'il cachait, n'aimant pas forcement rester en place, elle n'arreyait pas de jouer avec ses mains, ce qui pouvait laisser croire qu'elle était assez stresser de ce qu'elle allait raconter a cette inconnue !

- Pour en venir a mon problème, c'est assez compliqué..ma mère est morte en me mettant au monde, je n'ai jamais eu de pere donc j'ai été elevé par ma grand-mère et le problème c'est qu'elle veut que j'agisse comme elle le ferait et non comme je le voudrais..Et je ne veux pas la blesser, enfin vous voyez ?

Elle avait presquer chuchoter ses paroles, comme si on aurait pu l'entendre dans les alentours, étant persuadée que certains dans les environs, la connaissait elle ou sa famille..Alors si il entendait ça et repetait cela à sa grand-mère, elle allait faire des bons, en meme temps tout ce qu'elle venait de dire était la pure vérité, pour tous, Louna devait reprendre l'entreprise familiale alors qu'aucun de ses deux oncles ne l'avait fait, alors pourquoi elle ?..Ce qui devenait ridicule c'est qu'elle attendait attentivement la reponse de Lynch, comme si il pouvait resoudre ses problèmes.



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MessageSujet: Re: Une impression de déjà-vu ? [ft. Louna Nerys]   Mer 26 Sep - 16:38




Daniel Lynch avait espéré qu'au fur et à mesure qu'il parlait à la jeune fille, il verrait de subtiles différences avec la personne de son rêve. De sorte qu'au final, il n'y aurait eu qu'une vague ressemblance entre les deux personnes. Cela aurait rendu les choses tellement plus simple ! Il aurait mit fin à la conversation en recommandant Louna à son confrère et il reprit tranquillement le cours de sa vie. Inutile de préciser que ce ne fut pas le cas. En réalité, la désagréable impression qu'il s'agissait de la même jeune fille ne voulait pas le quitter.
Pourtant il y avait bien une petite différence à laquelle il pouvait se raccrocher. Dans son rêve, il avait vu la jeune fille en robe de mariée. Ce qui était difficilement envisageable comme un élément réel, il jugeait Louna beaucoup trop jeune pour cela. C'était, certes, une opinion personnelle mais l'absence d'alliance aux mains de son interlocutrice tendait à prouver sa théorie. Hormis ce détail et le visage de la jeune fille, le reste du rêve était brumeux. Il se souvenait juste d'un sentiment de victoire en regardant la mariée ainsi qu'une profonde haine qui l'étonna au réveil puisque cette personne lui était jusqu'à maintenant inconnue. Daniel avait eu beaucoup de théorie sur ce rêve, toute basée sur le fait que la jeune mariée qu'il avait vue n'existait pas. Il n'y avait pas prêté plus d'importance qu'une note en fond de page dans un de ses carnets. Jusqu'à maintenant. Maintenant, sa curiosité était suffisamment piquée pour qu'il creuse la question.
Un prénom et quelques détails qu'il pourrait découvrir au cours de la conversation. Ce ne serait sans doute pas assez. Il devait en découvrir plus pour avoir tous les éléments possibles. Mais les problèmes familiaux n'étaient pas de son registre.
Le docteur Lynch but une gorgée de son café et suivit la jeune fille vers une table de la cafétéria. Il nota mentalement et en silence la réaction de Louna qui s'était empressé de débarrasser la table avant de s'y installer.

"Ce n'est pas vraiment un défaut." Dit-il quand elle s'excuse de son réflexe. Il lui fit à nouveau un sourire rassurant.

Il ne le pensait pas vraiment mais il avait tellement l'habitude d'employer ce ton pour rassurer les rares patients qui n'étaient pas internés dans son service qu'il était devenu très convaincant à ce petit jeu. Certaines personnes devaient être constantes rassurées car elle avait peur que le moindre travers pouvait être interprété comme une pathologie qui conduirait à l'enfermement en psychiatrie.

Tandis qu'il s'assit en face d'elle, son cerveau carburait à cent à l'heure. Que pouvait-il prétendre pour s'occuper du dossier de la demoiselle ?
Il pourrait peut-être diagnostique un trouble obsessionnel compulsif. Le traitement était assez long surtout si on utilisait la méthode psychopharmacologie. Il fallait de six à huit mois pour établir si un médicament était efficace ou non. Et il y avait plusieurs traitements possibles. Ce qui lui offrirait assez de séance pour tirer cette affaire au clair.

"Vous permettez que je prenne des notes ?" Demanda-t-il en sortant son calepin et un stylo de sa blouse blanche.

Non pas qu'il ait vraiment besoin de cela pour retenir les détails, il se vantait d'avoir une excellente mémoire. Mais il avait remarqué que la prise de notes rassurait certaines personnes. Toutefois, ce geste avait parfois l'effet inverse. Certains se sentaient nerveux en le voyant noter chaque détail tandis qu'ils parlaient de leur problème. Voilà pourquoi il laissait pour la première fois vraiment le choix à Louna quand il lui posa la question. En attendant sa réponse, il déposa le carnet et le stylo sur la table.

Il joignit les mains sur la table et fronça légèrement les sourcils tandis qu'il se concentra sur ce que lui racontait Louna. La jeune fille lui donna quelques détails sur sa famille. Il s'agissait de détails intéressants qui pourrait lui permettre de réduire les recherches s'il confiait ses informations à la détective plus tard. Du moins s'il la jeune fille ne lui mentait pas. Daniel ne sut clairement définir d'où provenait ce sentiment de méfiance qui restait tapie dans son esprit. Bien sûr, il n'avait pas totalement oublié le fait qu'il l'avait surpris en train de jouer avec le code la porte sécurisée. Ou bien était-ce encore cette impression provenant de son rêve qui venait parasiter son jugement ?
Il balaya mentalement cette idée pour en revenir à l'essentiel. S'il voulait prescrire son idée pour garder le dossier, il devait observer suffisamment de symptôme. À première vu, il pourrait facilement relier les tics que provoquait une telle maladie avec la grand-mère de la jeune fille qui semblait, d'après ses premières observations, exercé une grande pression émotionnelle sur Louna.
Cette supposition devait être vérifiée.

"Je comprends."
Finit-il par dire, toujours sur un ton calme et rassurant. "Elle met beaucoup de pression sur vous, c'est cela ?"

En disant cela, il concentra toute son attention sur la réaction de la jeune fille. Il avait déjà remarqué qu'elle n'arrêtait de jouer avec ses mains en signe de nervosité, il voulait s'assurer si l'évocation de la grand-mère allait faire apparaître d'autres signes de nerveux.
Daniel ne prêta pas plus d'attention que nécessaire au fait qu'elle avait chuchoté ses dernières paroles. Là encore parce qu'il avait l'habitude de ce genre de réaction. Après tout, il était dans un lieu public où des oreilles indiscrètes pouvaient trainer. Personne n'aime expliquer ses problèmes personnels à voix haute.




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MessageSujet: Re: Une impression de déjà-vu ? [ft. Louna Nerys]   Mer 3 Oct - 11:21



Quand le docteur lui avait demandé s'il pouvait prendre des notes, elle avait d'abord hésité, il était si facile de voler des écrits. Dans son propre bloc-notes, où elle inscrivait tout ce qu'elle trouvait sur les sujets de ses articles, tout était codé, un code qu'elle seule comprenait, ainsi personne ne pourrait découvrir ces informations...Un point la fit sourire, elle-même posait cette question aux personnes qu'elle interviewait où alors elle avait aussi un petit dictaphone...après tous leurs métiers pouvaient se montrer similaires, tous les deux écoutaient des gens, certes pas pour le même but, pendant qu'elle dévoilait la vérité, Daniel Lynch soignait les esprits des personnes, enfin s'il faisait que cela... Le doute ne pouvait la quitter ainsi qu'une crainte non expliquer comme si le danger l'entourait.

- Pas de soucis pour les notes..

Au moins elle pourrait l'observer quand il poserait ses yeux sur sa feuille, tout geste était bon à analyser pour cerner ce personnage, au premier abord il faisait tout pour la rassurer comme tout psy, mais pour trouver la vérité elle devait aller bien plus loin. Lui parler de sa grand-mère fut le meilleur choix, elle avait décidé de ne rien dire pour l'instant sur son oncle Alec, juge respectable de la ville, réellement c'était lui son tuteur, même si sa grand-mère était celle qui s'en était plus occupé, enfin ils étaient souvent absents par leurs travaux respectifs, ayant plus grandisseuls qu'autre chose. Elle pourrait certainement se servir de cette situation, pour sûr, il lui trouverait sans doute une instabilité à cause de ce fait.

"Je comprends. Elle met beaucoup de pression sur vous, c'est cela ?"

Alors qu'elle n'avait pas arrêté de bouger ses mains, elle s'arrêta d'un coup et fit les gros yeux, il avait vraiment tout compris et cela devenait dangereux, ça ressemblait de plus en plus à une séance qu'à une enquête. Et si elle avait vraiment un problème ? Non, elle préférait ne pas y penser, il fallait qu'elle trouve un moyen de faire revenir la discussion sur la section psychiatrique, mais cela paraîtrait étrange si elle en parlait tout de suite, gardant son calme elle ravala sa salive, il fallait qu'elle continue à jouer la jeune fille tourmentée...

- Je ne sais pas si on peut appeler cela de la pression, mais elle veut contrôler ma vie comme si j'étais un pantin !

Elle continuait à murmurer ses mots et commença à jouer avec de ses longues boucles brunes ainsi qu'a bougé sa jambe gauche ce qui faisait trembler la table, oui elle allait peut-être loin, mais ce dernier point n'était pas fictif, elle détestait rester en place et parler de sa grande-mère n'arrangeait rien, c'était vraiment une très mauvaise idée d'être venu à l'hôpital, elle n'arrivait toujours pas à trouver un moyen de contrôler leur échange, se mordant les lèvres un exemple s'imposa...

- C'est comme à l'époque où on faisait des mariages arrangés, c'est comme si je me retrouvais en robe blanche pour me marier à l'entreprise familiale...

Les mariages arrangés l'avait toujours énerver, comme si la femme n'était qu'un objet, même si le droit de la femme avait fait un grand pas en avant, dans certain continent cela n'avait pas changé, la femme ne restait qu'une personne à faire des enfants et s'occuper de son mari. Dès qu'elle voyait ce sujet à la télé, elle était comme envoûté, comme si elle comprenait ses pauvres femmes bafoué..rien qu'en pensant à cette image son regard se fit plus triste et enfin elle sut comment faire pour s'éloigner de ses soi-disant soucis familiales..

- Mais si votre bureau est dans la section psy...ou rencontrez-vous les personnes qui viennent de l'extérieur ? Car tous vos patients ne sont pas internés n'est-ce pas ? Je ne pense pas être rendu au point de me faire enfermer...

Tout le monde s'inquiétait de son sort, surtout quand on parlait à un psy responsable de la section, ces questions étaient légitimes, après tout c'était vrai il lui avait dit ne pas pouvoir la recevoir en bas, alors soit il comptait l'enfermer ou soit il y avait bien un autre bureau ? Un bureau qu'elle pourra aller fouiller à l'occasion, elle ne l'avait jamais fait, mais il y avait un début à tout...



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MessageSujet: Re: Une impression de déjà-vu ? [ft. Louna Nerys]   Jeu 4 Oct - 6:30




Daniel prit son carnet quand Louna donna son accord pour la prise de notes. Le psychiatre avait deux sortes d'annotations. Celles qu'on pourrait qualifier d'officiels. Elles concernaient les patients ordinaires ou une partie des informations sur les cas spéciaux qu'il traitait qui pouvait être lu par la première venue sans représenter de danger pour lui. Ces notes-là n'étaient pas codées, ou si peu que cela n'était pas important. Et il y avait les dossiers officieux. Ceux qui demandaient mille prudences pour qu'un œil trop curieux ne puisse rien en comprendre hormis un charabia indescriptible. Ces dossiers existaient car Daniel était trop méticuleux pour se fier uniquement à sa mémoire, aussi bonne soit-elle. Ces notes-là regroupaient ses expériences quel que soit le patient et aussi le cas des rêves qu'il étudiait véritablement depuis peu. Contrairement aux dossiers ordinaires dont il avait toujours une copie dans son bureau, ces dossiers particuliers ne quittaient jamais son appartement, où ils y étaient enfermés sous clef. Il était très prudent à ce sujet. Le moindre mot écrit dans son carnet concernant les cas spéciaux étaient retranscrits dans les dossiers quand il rentrait chez lui, les pages concernés du bloc-notes qu'il gardait toujours sur lui étaient alors détruite pour qu'il n'en existe pas de double quand il allait au travail écrire ces nouvelles observations. Trop prudent ? On ne l'était jamais assez quand on fessait son métier.
Il tapota un instant sur la feuille blanche avec son stylo. Où classer un cas comme celui de Louna ? Comme la jeune fille n'était pas internée chez lui, il devra éviter d'aller trop loin dans ses expérimentations médicales s'il obtenait le dossier. D'un autre côté, l'intérêt qu'il lui portait était directement lié à son étude sur les rêves. Il pourrait sans doute la mettre dans la même catégorie que sa patiente occasionnelle Crystal Snowy. Un mélange entre des informations codées et lisibles.

Prenant sa décision, Daniel commença par noter le prénom de son interlocutrice. Il inscrivit ensuite quelques phrases, codées celle-ci, au sujet de la ressemblance parfaite entre la personne et la mariée de son songe et souligna même un passage des mots illisibles. Ensuite il laissa quelques espaces avant de poursuivre d'une manière normale, bien qu'employant beaucoup de mots en abrégé pour faciliter la rapidité d'écriture, en notant les symptômes qu'il avait remarqués chez la jeune fille qu'il pourra exploiter pour la suite.

Daniel n'était pas le genre de psychiatre à rester le regard fixé sur ces notes pendant que la patiente parlait. Tout l'intérêt de son métier était de voir sur le visage de l'autre l'effet que pouvait avoir de simples phrases sur le comportement voir même le raisonnement de l'interlocuteur. Ces micros-émotions qui n'apparaissaient que si on savait détecter les signes. Il en retirait une certaine satisfaction même si ce sentiment était parfaitement camouflé derrière une attitude neutre.
Il vit à la réaction de Louna, qu'il avait touché un point sensible. L'histoire qu'elle lui avait racontée n'était donc pas un mensonge. Ou du moins pas totalement, il venait d'avoir la garantie que le lien avec la grand-mère était réel. Le docteur Lynch remarqua également que les tics de son interlocutrice avaient augmenté quand elle lui répondit.

"Intéressante comparaison." Commenta-t-il à mi-voix. Ce qui était vrai, il s'intéressait beaucoup à la manière qu'avaient les patients de formuler leurs problèmes. N'importe qui penserait que les mots étaient lancés au hasard quand on donnait des exemples ou des comparaisons mais il n'en était rien. Il se faisait toujours, certes, de manière inconsciente mais les mots n'étaient jamais choisis à la légère. Il y avait toujours une signification cachée. "Mais ne croyez-vous pas qu'elle essayerait plutôt de garder un contrôle sur vous comme une mère envers sa fille ?"

Il marqua une pause pour laisser à Louna le temps de réfléchir à sa question. Question qui pourrait être assez lourde de conséquences. Daniel savait ce qu'il faisait. Il avait choisi cette question délibérément pour mettre encore un peu de pression sur les épaules de la jeune fille. Naturellement, le ton de la question était faussement sincère et ne laissait pas filtrer la véritable intention de perturber Louna. Mais il s'agissait aussi d'une observation logique, la jeune fille lui avait dit quelques instants plus tôt qu'elle n'avait pas connu ses parents. Sa grand-mère pouvait très bien reporter le temps perdu avec son enfant sur sa petite-fille.
Si les manies de Louna augmentaient suite à sa phrase, il ferait un geste pour qu'elle réalise son comportement. Elle devait admettre qu'elle avait un problème, ce serait très important pour la suite, du moins s'il voulait obtenir davantage de séance comme il le voulait.

"Désolé si je vous semble... trop familier." Dit-il avec un sourire d'excuse. "J'essaye juste de comprendre au mieux votre situation."

Alors qu'il notait une de ses observations, son stylo dérapa quand Louna fit une comparaison avec les mariages arrangés. Daniel avait toujours su garder une grande maîtrise de soi mais l'annotation innocente de la jeune fille l'avait totalement pris par surprise. Daniel quitta ses notes du regard pour observer son interlocutrice. Est-ce une remarque véritablement innocente ou bien... ? Y voir autre chose qu'un simple hasard lui aurait semblé ridicule il y a seulement quelques jours. Et maintenant ? Disons qu'il ne mettait de côté aucune spéculation, même les plus farfelues. Comme pour le torturer davantage, il vit une certaine tristesse un instant dans le regard de la jeune fille. Un regard qui renforça la ressemblance avec la mariée de son rêve et augmenta également son trouble. Fort heureusement, il reprit assez rapidement le contrôle.
Il ne fit aucun geste ni parole pour excuser son comportement, cela n'avait duré qu'un instant, avec un peu de chance, elle n'aura rien vu. Du moins, l'espérait-il. De toute façon, il se voyait mal expliquer sa réaction certes légitime à cette personne.
Quand il voulut retranscrire ce détail étrange dans son carnet, il remarqua la légère rature que la surprise lui avait fait faire et sembla contrariée. Il tourna alors la page du carnet et il reprit son écriture sur une nouvelle page blanche. Il remit la question de la comparaison anodine ou non à plus tard, l'important est qu'elle avait parler d'entreprise familial. Sa famille avait-elle une position importante pour qu'elle utilise le terme d'entreprise ? C'était peut-être un indice qu'il ne serait pas bon d'ignorer.

"Ils sont rares mais j'ai en effet certains patients qui ne sont pas internés."

Il eut un mince sourire amusé devant l'inquiétude de Louna. "Ne vous en faîte pas, je doute que des problèmes familiaux conduisent à être interné chez moi."

La suite de sa réponse sortit naturellement de sa bouche, même s'il s'agissait en grande partie d'un mensonge. Il recevait les autres patients en règle générale dans son bureau mais il avait menti à Louna car il ne voulait pas qu'ELLE mette un pied dans son service. Pas après les circonstances de leur rencontre. Peut-être que ce sentiment changera au fil du temps mais pour l'instant, il eut l'impression qu'il ne pouvait en aucun cas prendre le risque.

"Hé bien, cela dépend du patient, surtout pour les premières séances. Il est important que la personne se sente en sécurité. Mon bureau peut paraître inquiétant pour certains, aussi j'aime les laisser choisir l'endroit des séances dans la mesure du possible."

Ce n'était pas vraiment un mensonge à la réflexion, plus un patient était apaisé et moins il lui sera difficile de se confier. Daniel sentit que, même si cette réponse avait pour but de la rassurer, Louna s'écartait, délibérément ou non, du sujet. Était-ce une manière de se défendre ? C'était tout à fait possible. Mais il ne pouvait écarter l'idée que la jeune personne s'intéressait peut-être à entrer dans son bureau. Il décida de la tester.

"Évidement quand la confiance est établie, les séances peuvent alors se dérouler dans mon bureau sans difficulté." Ajouta-t-il sur un ton purement informatif.




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MessageSujet: Re: Une impression de déjà-vu ? [ft. Louna Nerys]   Sam 6 Oct - 13:52



Il y a toujours des moments de doute, quand on entreprend de faire éclater la vérité. Avait-elle raison d'écouter son instinct ? De continuer à jouer avec ce psy ? La peur dans les yeux de l'infirmière ne pouvait la quitter et faire parler une personne qui peut analyser le moindre de ses mouvements n'étaient pas chose facile, même pour Louna... Daniel Lynch se comportait comme tout médecin, pour ce qu'elle avait pu voir, elle n'avait aucune information pour prouver qu'il trafiquait soit avec ses patients, soit de l'argent où alors testait des médicaments, oui il y avait tellement de faits possibles qu'ils faudraient les éliminées un par un. Pour sûr il n'allait pas lui donner ce qu'elle attendait, Louna continuait donc de parler de ses problèmes avec sa grand-mère, tout en essayant d'esquiver certaines questions, comme celle qui venait de poser sur le fait que sa grande-mère voulait garder le contrôle sur elle, comme une mère envers sa fille, sauf que pour le coup Louna savait très bien que ce que voulait la Matriarche de sa famille, c'est quel continu dans sa voix et ne laisse pas mourir ce que ses ancêtres avaient bâtie... Si ces oncles n'avaient pas fait leur tête de mule, elle ne serait pas dans cette situation, mais elle avait plus d'un tour dans sa poche et essayait de persuader son oncle Amaury de revenir dans le droit chemin pour reprendre le flambeau, mais cela était une tout autre histoire !

Quand elle lui avait parlé de mariage arranger, elle vit bien sa réaction étrange, une réaction qu'elle n'arrivait à expliquer, serait-ce son point faible ? Si c'était le cas, elle allait devoir jouer avec ça pour pouvoir mieux le cerner, parler mariage tout ce qu'elle détestait, plus jeune elle était persuadée qu'un jour elle porterait une belle robe blanche pour rejoindre la seule personne qui avait fait battre son coeur, William, mais ce rêve fit briser et était devenu inaccessible, la seule raison c'est que le jeune homme ne faisait plus partie de sa vie, au grand soulagement de sa famille qui ne le portait pas forcément dans leur coeur... C'est assez étrange de se dire que le fait d'avoir été abandonné par Will l'avait mené à ce qu'elle était aujourd'hui, une jeune femme qui se battait pour les autres, plaçant tout au-dessus d'elle, quitte même à s'oublier ...toujours penser aux autres était très fatiguant et Louna en payait souvent le prix, s'écroulant dans son lit chaque soir exténué autant moralement que physiquement et dès le réveil recommencé une journée de lutte... Sa lutte du jour, découvrir ce que cachait l'asile et très habillement elle avait réussi à détourner la discussion sur le point qui l'intéressait, le bureau du docteur Lynch.

"Ils sont rares mais j'ai en effet certains patients qui ne sont pas internés. Ne vous en faîte pas, je doute que des problèmes familiaux conduisent à être interné chez moi."

Soupirant de soulagement comme toutes personnes auraient fait, mais elle ne pouvait s'enlever de la tête, que leur discussion était à double tranchant, car elle était en train de s'ouvrir à l'homme dont elle voulait des informations, beaucoup auraient sans doute agi autrement, mais Louna n'avait vu que ce moyen-là quand il l'avait vu essayer d'ouvrir la porte coder.

"Hé bien, cela dépend du patient, surtout pour les premières séances. Il est important que la personne se sente en sécurité. Mon bureau peut paraître inquiétant pour certains, aussi j'aime les laisser choisir l'endroit des séances dans la mesure du possible."

Arrêtant de bouger la jambe, essayant de se contrôler un minimum, il parlait vraiment en médecin qui pense à ses patients, arf même si elle savait que quelque chose clochait elle n'arrivait à comprendre quoi.

"Évidement quand la confiance est établie, les séances peuvent alors se dérouler dans mon bureau sans difficulté."

Hochant simplement la tête pour ne pas montrer que ce sujet l'intéressait plus que le devrait, mais ses derniers mots se répétaient dans son esprit, il triait donc ces patients et n'emmenait dans son bureau que ceux qui pourraient sans doute contrôler, il cachait donc vraiment quelque chose, personne ne camouflerait son bureau autrement... Que devait elle faire ? Continuer à jouer son petit rôle et devenir une patiente exemplaire, pour sûr il trouverait bien un problème chez elle, mais cela pouvait la mettre en danger, car dévoiler ses faiblesses à une potentielle ennemie n'était pas la chose à faire non plus.

- A vrai dire vous pourriez même avoir des séances en pleine nature  ?

Lançant place à un petit rire, elle joua avec l'humour pour éloigner le sujet du bureau, sur lui elle avait eu toutes les informations qu'elle voulait, alors qu'elle plaçait quelque mèche derrière ses cheveux, elle reconnut un collègue à son oncle qui pourrait bien causer des soucis s'il venait vers elle, mais pour l'instant il ne l'avait même pas aperçu, détournent très vite son regard pour que le docteur ne s'en aperçoive pas, elle allait devoir faire plus vite que prévu. Se mordant les ongles elle continua son rôle de fille perdue et relança la discussion sur sa famille, elle avait un plan et espérait qu'il plongera en plein dedans...

- Ma grande-mère n'est pas le mal incarné, elle a juste de grands projets pour moi, car ces enfants n'ont pas pris pris la relève, je comprends que je sois son dernier espoir, mais j'ai peur qu'en suivant le but qu'elle m'a fixé, bah que je ne sois plus moi...Je suis une personne normale qui est terrorisée par l'avenir

Là elle parlait vraiment avec son coeur, comment pourrait-il se servir de ça ? Sa grand-mère elle-même devait se douter que sa petite fille pensait cela, mais le dire à haute voix lui fit un bien fou, comme si ça lui enlevait un poids qu'elle avait trop longtemps porté...Elle espérait qu'en lui aillant confier un bout de ses inquiétudes, elle attiserait la curiosité du médecin, sans attendre elle lui posa les questions qui déterminaient la suite des événements sur le choix qu'elle aurait à faire, à savoir s'infiltrer ou chercher des réponses ailleurs...

- Mais vous croyez que j'aurai besoin de séance ? Que j'ai vraiment un souci à cause de ma famille ?

À peine avaient elle dit ses mots, qu'elle regarda l'heure à son portable, comme pour lui prouver qu'elle n'avait pas forcément le temps de s'étendre sur ses problèmes et qu'il soit obligé de lui répondre de suite sans vouloir lui demander plus d'informations...



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MessageSujet: Re: Une impression de déjà-vu ? [ft. Louna Nerys]   Lun 8 Oct - 17:07






Daniel vit que la situation dérivait vers un autre sujet et, malgré tout, il ne fit rien pour corriger cela. Que la jeune fille demande des précisions sur les séances l'arrangeait puisqu'il voyait bien que dans le cadre particulier de cet entretien, il n'obtiendrait pas les informations qu'il désirait. Il fallait qu'il obtienne au moins une vraie séance avec Louna. Il déplorait intérieurement qu'avec le peu d'information dont il disposait, il ne puisse contrôler efficacement les réactions de son interlocutrice. Elle n'avait pas réagi comme il le désirait quand il avait suggéré un rapport mère/fille avec sa grand-mère. Daniel ne s'en formalisa pas. Cette esquive venait certaine du fait qu'il n'avait à disposition qu'une petite partie du problème familial.
Cette personne était une véritable énigme. Une énigme qui pouvait sembler ordinaire à première vue mais qui comportait juste assez d'élément mystérieux pour attirer sa curiosité et vouloir tenter de la résoudre. Surtout cette comparaison avec le mariage arrangé. Il n'arrivait pas à sortir cette phrase de son esprit. Était-ce vraiment un hasard ou bien devra-t-il remettre sur le tapis l'hypothèse du rêve partagé dans sa théorie ? La dérive de la discussion était-elle volontaire parce que cette jeune fille cherchait quelque chose ou bien était-ce la réaction classique de quelqu'un ayant peur de parler de ses problèmes ? Comme pour cette patiente, Evana French, a chaque fois qu'il pensait en savoir assez pour établir la marche à suivre, la demoiselle avait une parole ou une action qui allait à l'encontre de son diagnostic. Malheureusement, contrairement à ce cas particulier, le docteur Lynch devra avancer beaucoup plus lentement avec Louna et ne pourra sans doute pas se permettre de petites expériences avec elle pour accélérer les choses.
Bien sûr, il avait toujours un plan d'urgence pour parvenir à... disons... précipiter un peu les évènements. Mais ce n'était pas prioritaire pour l'instant.

Les tics de la jeune fille semblaient avoir disparu. Daniel se demanda un bref instant si Louna n'avait pas feint ses gestes pour attirer son attention. Toutefois, il y avait d'autres explications alors il ne s'attarda pas particulièrement sur celle-ci. Cela pouvait aussi être dû au fait que la conversation s'était éloignée du sujet de stress. Et puis, avaient-ils totalement disparu ? Pour un oeil aussi attentif que le sien, et surtout sachant où regarder, il devina certains indices tendant à prouver que Louna essayait de contenir ses gestes nerveux.

"Pourquoi pas." Dit-il avec un sourire quand Louna plaisanta en proposant de faire des séances en pleine nature. "S'il s'agit de l'endroit qui vous met le plus à l'aise."

Daniel Lynch remarqua que la jeune fille avait détourné rapidement le regard toutefois il ne fit aucun geste pour regarder qui ou quoi était à l'origine de cette réaction. À la place, il rebut une gorgée de son café pour laisser croire qu'il n'avait pas remarqué cette réaction. Il remarqua que la demoiselle présentait de nouveau des signes de nervosité. Comme elle expliqua ensuite son problème avec sa grand-mère, Daniel ne sut dire si cet empressement provenait de cette reprise de la conversation sur un sujet sensible ou bien si ce comportement était directement lié à ce qui lui avait fait détourner le regard. Il préféra toutefois se concentrer sur les mots qu'avait choisis son interlocutrice.

"Je n'ai jamais dit que vous n'étiez pas une personne normale, mademoiselle..." Remarqua-t-il d'une voix rassurante avec un mince sourire. "Et il est tout à fait compréhensible d'être inquiet au sujet de son avenir."

La question soudaine de Louna le surpris. Il hésitait sur la réponse à donner, tout en sachant que la suite des évènements en dépendra. Vu l'empressement de la jeune fille à poser la question, il n'obtiendra plus rien d'elle pour l'instant. Était-ce intéressant pour lui de l'avoir comme patiente ? Ne pas avoir autant de marge de manoeuvre qu'avec ses autres patients pourraient être un frein, mais d'un autre côté, il était quasiment certain que la jeune fille détenait, même de manière inconsciente, des indices importants pour ses recherches. Il ne pouvait se permettre de l'ignorer. Toutefois, il ne pourrait montrer son empressement à vouloir continuer l'entretien avec Louna. Cela semblerait trop curieux et éveillerait certainement la méfiance de la jeune fille.
Tout en réfléchissant aux différentes options dont il disposait, Daniel retira ses lunettes et les essuya comme si ce simple geste consciencieux pouvait lui permettre de mettre ses idées aux claires.

"Hé bien, je pense pouvoir vous aider, mais je dirais que cette décision vous appartient." Finit-il par répondre en remettant ses lunettes sur le bout de son nez. "Parfois un avis extérieur ou encore tout simplement exposé un problème à voix haute permet d'y voir plus clair. N'étiez-vous pas soulagée en exprimant ce qui semblait peser sur votre coeur depuis un certain temps ?"

La jeune fille avait parlé avec son coeur et cela s'était ressenti, il avait donc décidé de s'en servir pour influencer sa décision. Hélas, il ne pouvait pas forcer la décision de Louna à poursuivre ou non. On ne pouvait forcer une personne à suivre des séances psychiatriques que lorsque celle-ci pour représenter un réel danger pour elle-même ou pour son entourage. Hors des problèmes de stress dû à la famille n'entraient pas dans ce registre.

Le docteur Lynch fronça les sourcils lorsqu'il vit Louna regarder l'heure sur son portable. Il aurait pourtant juré qu'il y avait de nombreux panneaux indiquant d'éteindre les GSM à l'intérieur de l'hôpital. Les ondes du portable pouvaient perturber certains appareils médicaux, pourtant malgré cela, beaucoup de personnes oubliaient de faire ce geste simple. Toutefois, il n'en fit aucune remarque car ce simple geste lui rappela qu'il n'avait pas non plus le temps de poursuivre. Le travail l'attendait, un travail qui commencerait par examiner les rapports du service de nuit.
Daniel prit quelques notes supplémentaires dans son carnet avant de le ranger dans la poche de sa blouse blanche.

"Je peux vous proposer une première séance à titre d'essai et vous pourriez ensuite prendre votre décision de poursuivre ou non, qu'en pensez-vous ?"




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MessageSujet: Re: Une impression de déjà-vu ? [ft. Louna Nerys]   Mer 10 Oct - 18:18



La richesse apporte beaucoup, mais pas tout, la famille Nerys était connue pour leur générosité, leur savoir-vivre et surtout pour leur combat pour la justice... Alors que le nom Nerys peut faire refléter de l'envie ou du respect dans certains regards, ceux qui connaissant la ténacité du Juge Nerys craignent plus ce nom qu'autre chose, surtout avec la matriarche encore plus terrible qu'un dragon, Amaury restait le petit vilain canard de la famille qui dépensait tout son héritage et ne s'occupait que de son bien-être, beaucoup pouvaient se demander ce qu'il clochait chez lui, mais personne n'avait jamais réussi à trouver la raison, sauf Louna ce n'était que jalousie envers Alec, préférée de sa mère. Elle n'avait jamais su qu'elle était la relation de sa propre mère avec son frère, mais Louna était toujours présente pour Amaury, même s'il la désespérait à souhait...

Louna divulguait très peu son nom de famille, avant d'avoir créé son association trois ans plus tôt, elle était presque invisible, mais à présent si on parlait de Louna Nerys, tout le monde pensait à cette fille de riche, presque intouchable qui avaient décidé de se battre contre la maire de la ville et qui n'avait pas lâché l'affaire, comme dit au-dessus la richesse apporte beaucoup, ce sont les puissants que règne et cela Louna l'avait compris, mais puissance ne veut pas dire cruauté. Non elle se servait de la réputation de sa famille pour aider son prochain, car certain n'avait pas eu la chance de naitre dans une bonne famille, même si souvent elle aurait aimé ne pas naitre Nerys, c'était ainsi et elle aimait sa famille.

"Hé bien, je pense pouvoir vous aider, mais je dirais que cette décision vous appartient. Parfois un avis extérieur ou encore tout simplement exposé un problème à voix haute permet d'y voir plus clair. N'étiez-vous pas soulagée en exprimant ce qui semblait peser sur votre coeur depuis un certain temps ?"

C'est vrai qu'elle avait parlé avec son coeur pour mieux pouvoir observer l'homme qui lui faisait face, qui avait tendance à beaucoup toucher ses lunettes à son gout, il était très doué et ne se laisserait pas longtemps berner, elle en avait la certitude. En sortant son portable pour le précipiter, elle eut la réponse qui lui permit de décider ce qu'elle devait faire, même si depuis le début elle savait très bien comment cette entrevue devait finir...

"Je peux vous proposer une première séance à titre d'essai et vous pourriez ensuite prendre votre décision de poursuivre ou non, qu'en pensez-vous ?"

Elle entendait déjà son oncle lui dire qu'un homme du genre de Daniel serait toujours plus malin qu'elle et qu'elle devait donc le surprendre, depuis le coup de la porte elle avait retourné la situation dans la tête et le fait d'avoir vu l'ami de son père, lui prouva qu'il ne faudrait pas longtemps au médecin de découvrir qui elle était. Il était donc temps qu'elle passe à l'attaque, arrêtant tous ses tics nerveux d'un coup, en revoir jeune fille épeuré bonjour journaliste...

- C'est quand même étrange, vous avez tout de même pas mal de patient et vous voulez vous occuper de simples problèmes familiaux !

Elle était sûre d'elle, le fixant direct dans les yeux elle devait lui prouver qu'elle était aussi forte que lui. À présent il était trop tard pour reculer le dé était lancé, Louna Nerys allait devenir sont pires cauchemars...

- Nous savons tous les deux que vous êtes loin d'être le gentil psy... Et je vous jure que j'arriverais à le prouver comme tout journaliste !

Elle décala sa chaise pour pouvoir se lever, leur entrevue ne servait plus à rien, à présent elle irait rechercher des indices sur des personnes qui lâcheraient plus facilement le mot que ce vif serpent, fait assez étrange à ce moment précis elle eut une impression de déjà-vu, mais la laisser vite de coter, passant à côté de lui, elle se pencha à son oreille et lui murmura

- Je ne suis pas comme vos patients sous médicament, vous ne pourrez pas me réduire au silence...

Alors qu'elle allait ajouter quelque chose, un Louna Nerys se fit entendre dans le réfectoire, l'ami de son oncle l'avait vu, heureusement que la jeune fille avait agi, laissant Daniel Lynch à son café. Elle se dirigea vers l'homme, son corps ne tremblait pas, car elle se retenait, mais c'était la première fois qu'elle menaçait quelqu'un, une personne qui pouvait lui faire beaucoup de mal elle en avait la certitude, mais une petite voix intérieure lui murmurait qu'elle lui en infligerait autant s'il osait s'attaquer à elle, au moins s'il le faisait prouverait qu'il manigance quelque chose de louche et qu'elle représentait une menace, voilà sur quoi reposait son plan maintenant, le voir agir à ce qu'elle venait de lui balancer... Comme elle avait pu lui prouver dans leur petit échange, Louna était prête à tout pour la justice et la liberté, même se mettre en danger, après tout, que vaut sa vie par rapport aux bien-être des patients de cet homme, enfin pour sûr le soir même elle aurait une discussion avec son oncle et sa grand-mère, leur dire ce qu'elle avait divulgué pour avoir des informations, mieux valait qu'ils ne l'apprennent par elle que par un inconnu...



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MessageSujet: Re: Une impression de déjà-vu ? [ft. Louna Nerys]   Jeu 11 Oct - 21:48




Alors qu'il attendait la réponse finale de la jeune fille, Daniel essayait de calculer les différentes options qui s'offraient à lui. S'il obtenait une séance d'essais avec Louna, il devrait contacter d'urgence la détective privée pour obtenir un maximum d'informations sur elle avant. Ensuite, il avisera selon les informations récoltées.
Mais l'arrêt soudain des tics nerveux de son interlocutrice stoppa net le cours de ses pensées. Ce ne fut pas comme lorsqu'elle avait évoqué le mariage, le prenant totalement par surprise. Cette fois-ci, il ne trahit aucune émotion car il avait déjà imaginé la possibilité que tous les gestes nerveux de la jeune fille étaient de la comédie.

"Non, le plus étrange est de tirer des conclusions sans attendre le diagnostic comme vous le faites."
Souligna-t-il quand Louna essaya de retourner sa proposition d'une séance d'essai contre lui.

Il soutint le regard de Louna sans ciller. Qu'espérait-elle obtenir en dévoilant aussi vite son petit manège ? Loin de la surprise, un sourire amusé se dessina sur son visage alors que Louna lui révéla que tout ceci était de la comédie et qu'elle était une journaliste. La tournure de la situation l'amusait beaucoup.

"Donc vous êtes venue ici, faire croire que vous présentiez les symptômes d'un cas psychiatrique pour obtenir des séances avec moi et pouvoir réussir à me soutirer des informations mais au moment où je vous propose la dite séance que vous désirez, vous... dévoilé votre identité et vos intentions à mon sujet. Votre méthode d'investigation est assez intéressante, je dois dire." Résuma-t-il avec un grand calme.

Il lui laissa faire son petit jeu de grande vérité murmurée à l'oreille sans réagir, s'empêchant de lever les yeux au ciel devant cette comédie.
Croyait-elle réellement qu'il allait commettre une erreur juste parce qu'elle avait révélé qui elle était ? Bien sûr, n'importe qui d'autre, découvrant qu'une journaliste aller s'intéresser d'un peu trop près à ses affaires, irait sans doute se presser d'assurer ses arrières, faisant ainsi des erreurs. N'importe qui d'autres, mais pas lui. Il n'avait pas besoin de faire çà, il avait pris les devants dès qu'il avait repris en charge la section psychiatrique. Le docteur Lynch avait une confiance absolue en ses compétences. Surtout envers sa prudence. Les dossiers accessibles dans son bureau ne comportaient aucune information compromettante. Les dossiers chez lui étaient cryptés. Il avait aussi veillé à avoir une explication officielle pour chaque médicament qu'il prescrit. D'éventuels témoignages de ses patients ? Ceux qui lui servaient de cobaye étaient des personnes instables et sans attache. Ce serait leurs paroles contre la sienne et dans ce cas précis, c'était les dires du docteur qui avaient le plus de poids. Il n'était pas inconscient au point de faire des expériences sur les patients qui n'était pas interné en psychiatrie. Dans le pire des scénarios, il pouvait compter aussi sur les services rendus à des personnes influentes de la ville. Certaines personnes voulaient qu'il garde son poste et tant que cette vérité ne changera pas, il sera à l'abri.
Qu'avait-elle contre lui ? La réponse était simple : Rien. Rien que des suppositions, des doutes et l'obstination de vouloir trouver absolument quelque chose contre lui. Si elle attendait qu'il fasse une erreur, cette journaliste avait tout intérêt à s'armer de patience.
Hors, la jeune fille venait de lui montrer, en dévoilant brusquement son identité, qu'elle n'en avait pas. Elle ferait certainement une erreur avant lui, ne serait-ce que dans son obsession de vouloir à tout prix trouvait quelque chose de louche sur lui. Il était fâcheux de remettre le mystère du rêve à plus tard mais il n'avait plus qu'à attendre qu'elle fasse une faute et s'en servir pour obtenir ce qu'il désirait.

"Louna Nerys..." Murmura-t-il comme pour retourner dans tous les sens cette information.

Le nom de famille ne lui disait rien, il était sans doute le seul dans tout Storybrooke dans ce cas. Il fallait dire que la préoccupation première de Daniel Lynch était son travail, tout le reste était secondaire. De plus, il n'était pas assez social pour s'intéresser véritablement aux affaires de la ville. Sans doute, ce nom de famille était-il important, vu le comportement de Louna à ce sujet. Était-ce pour cela qu'elle avait tombé le masque aussi vite ? Parce qu'elle se pensait intouchable . Si c'était le cas, elle découvrirait vite qu'elle n'est pas la seule dans ce cas. Bien qu'asocial, Daniel savait entretenir des liens quand il le fallait. Contact qui se limitait généralement par des échanges de bons procédés.
Dans tous les cas, il devait pallier son ignorance d'urgence pour savoir discrètement qui voulait s'attaquer à lui. Il pourrait commencer par acheter le journal, chose qu'il ne faisait jamais d'ordinaire, pour rechercher les futurs articles de cette journaliste. Lire ces textes lui donnerait certainement des compléments d'information sur la personnalité de Louna qui permettrait de parfaire son analyse.

Daniel se leva et suivit Louna du regard, toujours son sourire amusé sur les lèvres. Il allait donc changer ses plans. Ironiquement, la dernière intervention de la jeune fille allait lui éviter de faire l'erreur qu'elle espérait le voir faire. Le psychiatre était sur le point de contacter cette détective privée pour obtenir des informations supplémentaires sur la jeune fille. Et ces infos, elle venait de les lui livrer sur un plateau. Quelque part, il aurait sans doute dû la remercier de lui avoir fait économisé de l'argent et du temps qui lui était précieux.
Même s'il pouvait toujours contacter la détective pour rassembler des informations sur une potentielle source d'ennui, il ne le ferait pas. Pas tout de suite en tout cas. Le faire, en prenant en compte ce qui venait de se passer, serait un faux pas. La confirmation qu'il tramait bien quelque chose et qu'une jeune fille trop fouineuse serait un danger. Et il ne fera pas ce plaisir à la journaliste.

Quand il croisa Louna alors qu'il quitta la cafétéria pour retourner à son service, il fut tenté de lui lancer une ultime provocation pour mettre en mal sa patience, mais il n'en fit rien, se contenta simplement d'un petit hochement de tête avant de continuer sa route.
Alors qu'il se retrouva devant la porte sécurisée de sa section de l'hôpital, Daniel nota tout de même un détail curieux. Lorsqu'il avait fait son rêve, il n'avait pas compris le sentiment de haine qui resurgissait du songe. Maintenant qu'il avait rencontré cette mystérieuse jeune fille, il commençait à mieux comprendre cette impression. Mais cette option révélait un point intéressant : son rêve était-il une sorte de rêve prémonitoire pour l'avertir d'une future rencontre ? C'était une éventualité qu'il s'empressa de noter avant de franchir la porte et de commencer sa journée de travail.




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Une impression de déjà-vu ? [ft. Louna Nerys]

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