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« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind
L'histoire se déroule en
Octobre 2013.


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 Les joies du protocole [pv Arthur]

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Valentine Bellamy
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MessageSujet: Les joies du protocole [pv Arthur]   Dim 24 Mai - 16:39




Les joies du protocole


ft. Arthur




Le soleil tapait contre les rideaux de la calèche au sein de laquelle nous étions entrés plus tôt dans la journée, afin de rejoindre le royaume voisin, si bien que même animés d'un ennui profond ou d'une curiosité naturelle comme la mienne, il était impossible de discerner quoi que ce soit, les rayons de l'astre brulant nous éblouissant de manière automatique, sans que nous n'y puissions rien faire, ce dont je ne cessais de me plaindre, récoltant des sourires amusés de la part du membre le plus âgé de mes compagnons de voyage, tandis que le second se contentait parfois de lâcher de profonds soupirs dans le but d'exprimer son exaspération à l'égard de mes complaintes.
D'un signe de la main, Vlad m'intima de ne pas en tenir rigueur. Le fait est que contrairement à moi, Dimitri parvenait à masquer son excitation -car je n'étais pas dupe, je savais très bien qu'il désirait tout autant que moi arriver à notre destination. Moi, en revanche, je ressentais le besoin de la partager, de hurler ma joie au monde : pour la première fois de ma vie, j'allais voyager, découvrir le monde ! Et ce n'était en aucun cas son mépris pour ma personne qui allait m'empêcher de conserver ma bonne humeur. L'impatience, en revanche, me semblait plus problématique, me poussant à me plaindre de manière presque systématique à chaque arrêt pour nourrir les chevaux, comme aurait pu le faire un enfant de cinq ans.



Je croisais les jambes, pianotais sur mes cuisses, tapotant dessus divers rythmes de comptines que apprises à l'orphelinat dans mon jeune âge, jusqu'à m'en lasser, et passer à une activité tout aussi productive. Le moins que l'on puisse dire, c'est que je mourrais d'envie que quelque chose arrive. Je venais de commencer mon aventure, que j'avais espéré être fabuleuse, excitante - et toute sorte d'adjectifs du même genre- et voilà où nous en étions, assis dans le fond d'une voiture à attendre que nous ayions atteint la frontière entre les deux territoires...Je voulais qu'il se passe quelque chose, et non pas rester passive comme cela. Je l'avais déjà été bien trop longtemps dans ma pauvre existence !



Néanmoins, loin de moi l'idée ne m'aurait parcouru l'esprit que mon vœux se réaliserait, et ce, bien plus tôt que je ne le pensais. Avant que je n'ai le temps de ne serais-ce songer à cette possibilité, le fiacre subit une secousse inattendue, qui nous fit décoller de nos sièges.
Me prévenant de tomber tout droit sur les genoux de Dimitri, situé face à moi, qui n'aurait sans doute pas apprécié cette intrusion, je m'accrochai comme je le pouvais aux morceaux de bois qui commençaient à s'effriter, tombant au sol dans un bruit sourd.



Ce fut le moment qui me fit remettre en question ma précédente envie d'aventure, qui venait miraculeusement de s'éclipser afin de laisser place à un sentiment d'inquiétude profond, quant à l'issue de mon périple. Etait-ce l'effet d'une attaque de bandits ? Si c'était le cas, les pauvres hommes seraient bien déçus du contenu de nos poches. Nous avions à peine de quoi voyager dans cette calèche -quoi que j'entretienne encore quelques doutes quand à la légalité de notre traversée- alors il ne fallait pas s'attendre à nous dépouiller de nos richesses, pour le moins inexistantes. Le seul objet de valeur que je possédais était le collier d'or que je portais au cou, que je m'empressais de faire glisser sous ma tunique en tissu beige? J'ignorais le prix du bijou; et, disons le franchement, je m'en moquais comme de la dernière pluie. Tout ce dont j'avais connaissance était sa valeur sentimentale, et l'espoir qu'il m'inspirait. C'est avec lui que je retrouverais ma famille; c'est lui qui me mènerait à ma vie rêvée, j'en étais persuadée. Mais pour cela, je devais le conserver bien en sécurité.



En tournant la tête, j'aperçu mes camarades imiter mes gestes, suivant le même fil de réflexion; avant de faire face au chauffeur. Après quelques minutes d'incompréhension, Dimitri nous aida tous à sortir de la calèche qui se trainait comme un poids sur le sol, avant que nous ne la voyions s'écraser un peu plus loin contre un arbre, le cocher disparu.
Alors que nous pensions être définitivement tirés d'affaires, de lourds bruits de sabots cognèrent contre le sol boueux de la forêt supposée vide, attirant notre attention. Les regards des deux hommes croisèrent alors le mien, tandis que nous tentions silencieusement d'élaborer la meilleure stratégie de fuite, qui pourrait nous permettre de vivre quelques années encore, dans l'idéal.



Les pas se rapprochèrent, nous étions pris au piège. Jamais n'aurions nous trouvé le temps et eu la possibilité de courir bien loin, poursuivis comme nous l'aurions été par des cavaliers sans doute armés. Alors nous attendîmes, sans oser bouger d'un pouce, paralysés comme nous l'étions par la peur que notre voyage ne s'achève maintenant.
Je relevais les yeux uniquement lorsque l'homme semblant à la charge du groupe se décida à s'approcher de nous afin de nous observer. Alliés ou ennemis, je n'en avais pas la moindre idée. Tout ce que je remarquais, lorsque mon regard se porta sur lui fut les riches parures qui le recouvraient -sans doute devait-il être un noble, peut-être un prince, s'emballa mon imagination sans bornes.



Emerveillée devant la prestance de ce dirigeant, je restais quelques instants à le fixer bouche bée, avant de remarquer la disparition de mes compagnons. Jetant un coup d'œil alentour, je les repérais finalement au sol, le genoux à terre face au chef de ce déploiement qui nous faisait face.
Mon cerveau mit du temps à analyser la situation, aussi mis-je un long moment avant de réagir, et d'imiter les gestes de mes ainés de manière maladroite, encouragée par Dimitri tirant discrètement sur ma manche, dans le but évident de me sortir de ma transe.



Le mouvement pressant de mon ami de route me fit alors réaliser une chose : le fait est que je ne me trouvais pas devant n'importe quel comte, ou bourgeois du village, mais un personnage très important que j'étais supposée reconnaitre. Mon esprit se mit alors à tourner à cent à l'heure, alors que je tentais de me souvenir de quelques traits distinctifs, ou particularités physiques qui auraient pu m'aider dans mon entreprise. Mais j'avais beau chercher au fin fond de ma mémoire, rien ne me venait en tête, excepté l'oncle Ferdinand et son chat gris, qui était loin de correspondre à la description de l'homme qui se trouvait devant nous.



En désespoir de cause, je me décidais à prendre finalement la parole, tentant ma chance. En tant que princesse, sans doute était-ce ce que les deux hommes qui m'escortaient attendaient de moi.
Je sus que j'eus tord lorsque mon regard se posa sur les visages horrifiés de Vlad et Dimitri. Certes, les quelques mots qui sortirent de ma bouche n'auraient pas pu être plus éloignés de ce que l'on attendait d'un membre de famille royale.



"Euhm...Bonjour, enchantée ! Je suis Anastasia, la princesse du royaume d'à côté...mais vous pouvez m'appeler Anya, lâchais-je en lui tendant la main."




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MessageSujet: Re: Les joies du protocole [pv Arthur]   Mer 3 Juin - 22:11




Les joies du protocole


ft. Arthur




La recherche du Graal prenait un temps fou et permettait à Arthur de penser à autre chose qu’à la trahison de Guenièvre et de celui qu’il avait considéré jusqu’à présent comme étant son meilleur ami. Certes, il s’était passé quelques temps depuis ce jour-là, mais beaucoup dans son entourage n’acceptaient pas qu’il ait été aussi laxiste envers eux. Même s’il n’avait pas un excellent caractère, Arthur n’avait jamais été réellement méchant. Il cherchait simplement à faire ce qui lui semblait le plus juste. Mais il était évident que si Lancelot ou Guenièvre remettaient les pieds dans le royaume de Camelot, ils seraient immédiatement arrêtés pour finir exécuter. Il y avait des lois auxquelles même un roi ne pouvait pas déroger. Il y serait obligé. Et pour cela, il espérait qu’ils auraient assez de bon sens pour ne plus venir dans le royaume. Ce qu’ils devenaient à présent n’était plus de son ressort.

Se plonger dans la quête du Graal avait été la seule solution qu’il avait trouvée pour oublier un peu tout ça. Il s’y plongeait tellement corps et âme que ses chevaliers ne faisaient presque plus rien d’autre que d’essayer de le retrouver. Aux réunions de la table ronde, ils ne parlaient plus que de ça. A chaque fois qu’ils revenaient bredouilles, Merlin pressait Arthur un peu plus, ce qui avait le don d’énerver le roi. Une fois, ils avaient eu une dispute sévère qui s’était terminée par Arthur entrain de répliquer que si le magicien consentait à lui donner un peu plus d’informations sur la localisation du Graal, il l’aurait peut-être trouvé depuis longtemps. Depuis, Arthur et Merlin étaient un peu en froid sur ce sujet-là. Mais cela ne changea rien au fait que le roi recherchait toujours l’objet en question. Selon le mythe, il s’agissait d’une coupe, mais à force de chercher une coupe, il commençait à se demander si ce n’était pas autre chose. Sauf que ça… il faudrait avoir des indications pour le savoir.

A cheval à la tête de quelques chevaliers qu’il avait désigné pour l’accompagner, Arthur avait quitté le château afin de suivre une quelconque indication que le chevalier Perceval lui avait fourni quelques jours auparavant. Cela faisait un petit moment que le roi n’avait plus quitter son château. Des affaires nécessitaient sa présence et il ne pouvait pas toujours faire ce qu’il voulait. Mais là, aucune situation urgente ne nécessitait sa présence au château. Aussi prit-il la décision de partir pendant quelques temps avec quelques uns de ses chevaliers. Et puis, c’était bien pour le peuple de savoir que leur dirigeant s’impliquait également dans cette mission dont il avait chargé chacun de ses chevaliers. Et c’était bien pour lui aussi car de cette façon, il sortait et laissait derrière lui les différentes pressions qu’on lui imposait. A présent qu’il n’y avait plus de reine sur le trône de Camlot, sa mère cherchait absolument à ce qu’il se remarie. Sous les bonnes idées Ygraine, il avait été présenté à plusieurs femmes bonnes à marier mais Arthur avait refusé chacune d’entre elles. Il avait déjà eu le coup avec Guenièvre, il ne voulait plus d’un mariage arrangé. Si un jour il devait se marier de nouveau, se serait avec une personne qu’il aurait choisi et non pas qu’on aurait choisi pour lui.

Mais pour le moment, il ne pensait pas à se remarier, il pensait surtout à trouver le Graal et à être débarrassé de cette mission. La vie d’explorateur lui faisait du bien parce qu’elle lui permettait de prendre le frais, mais elle ravissait également Kira, sa jument bai brun, qui ne demandait qu’à sortir. S’occuper de sa jument, Arthur le faisait chaque jour. Lorsqu’il vivait chez le Seigneur Hector, il passait énormément de temps dans les écuries avant de devenir l’écuyer de Kay. Et par conséquent, les chevaux, il en avait l’habitude et il aimait s’en occuper. Quand quelque chose le tracassait, le jeune homme se rendait aux écuries pour s’occuper de Kira, ça lui permettait de souffler un peu, d’oublier sa condition seigneuriale. Mais des grandes balades comme celle-ci qui allait durer pendant plusieurs jours, ça faisait longtemps qu’ils n’en avaient pas faites. La jument avait exprimé sa joie en hennissant lorsqu’ils avaient quitté les portes du château. Ce qu’il y avait de moins bien, c’était la nuit. Il ne faisait pas spécialement chaud et puis, les chevaliers surveillaient que des bêtes sauvages n’attaquent pas leur campement ni les chevaux. Mais en règle générale, le voyage était toujours assez plaisant malgré les contraintes.

Une belle journée profilait à l’horizon. Le soleil chauffait, mais pas au point de rendre l’air étouffant. C’était une journée comme Arthur les aimait, ni trop chaude, ni trop froide. Elle était agréable. Absolument rien ne prévoyait qu’ils viendraient à entendre une attaque de bandits contre un fiacre qui voyageait. Un seul mot d’ordre s’échappa de la bouche d’Arthur que ses chevaliers se lancèrent à la rescousse du fiacre. Il n’y eut pas besoin de bataille car en voyant les chevaliers arriver, ils prirent la fuite. Néanmoins, ils ne se détournèrent pas du fiacre. Arthur et ses chevaliers s’approchèrent des trois personnes sorties du fiacre. En les voyant arriver, le roi vit qu’ils cherchaient à s’enfuir et par un mouvement de main, les chevaliers se déployèrent pour éviter toute tentative de fuite. Arthur s’arrêta à quelques mètres de ces personnes. Les deux hommes s’agenouillèrent aussitôt tandis que la jeune femme à la chevelure flamboyante se contentait de le fixer avec des yeux presque aussi ronds que des balles. Puis elle sembla se reconnecter à la réalité pour finalement s’agenouiller maladroitement à son tour.

Un léger sourire se dessina sur les lèvres d’Arthur tandis qu’il mettait pieds à terre. Il lâcha les rênes de Kira, sachant pertinemment qu’elle ne s’enfuirait pas. Elle avait l’habitude d’attendre son maître là où il l’avait laissé parce qu’elle savait qu’il reviendrait toujours.

- Relevez-vous, fit-il simplement à l’adresse des trois voyageurs d’une voix calme.

Quand ils furent sur pieds, Arthur prit quelques secondes pour les observer. Ces quelques secondes semblèrent faire paniquer la jeune femme car elle prit aussitôt la parole tout en lui tendant la main. Le regard horrifié de ses deux compagnons de voyage n’échappèrent pas au jeune homme. Quoi ? Avait-il donc si mauvaises réputations que ça ? Eux semblaient le reconnaître alors que la jeune femme semblait se lancer dans l’inconnu. Néanmoins, il tiqua lorsqu’elle se présenta comme étant Anastasia. Ce nom lui disait quelque chose, mais il ne saurait pas dire quoi dans l’immédiat. Pour cela, il se contenta de prendre délicatement cette main qu’elle lui tendait de façon un peu ‘rustaude’ et la fit pivoter afin de déposer un léger baiser sur ses phalanges. Il lui offrit un sourire avant de se redresser et de répondre :

- Enchanté également. Roi Arthur, pour vous servir.

Il jeta un coup d’œil envers les deux compagnons de voyage de la princesse avant de reporter son attention sur elle.

- Si vous êtes la princesse Anastasia, pourquoi n’avez-vous pas d’escorte royale ? demanda-t-il.

A moins que l’escorte royale ne soit les deux hommes mais étant donné leurs habits, Arthur eut un sérieux doute là-dessus. Tout comme, par exemple le fait que la jeune femme soit une princesse. Il n’avait jamais vu une princesse vêtue aussi pauvrement, bien qu’il ait entendu parler de Blanche-Neige qui avait été recherchée par la reine d’un royaume voisin. A force de chercher encore et encore où est-ce qu’il avait entendu le prénom d’Anastasia, une petite lumière sembla s’éclairer.

- N’êtes-vous pas la princesse disparue ? hasarda-t-il.


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MessageSujet: Re: Les joies du protocole [pv Arthur]   Mar 30 Juin - 16:54




Les joies du protocole


ft. Arthur




Alors que je me maudissais d'avoir tenté l'opération délicate d'entamer la conversation avec une personne bien plus distingué que je ne pourrai jamais l'être, et ce, même avec les plus gros efforts du monde, je vis le jeune homme accepter ma main tendue, sans toutefois la serrer comme je m'y serais attendue. M'y serais-je mal prise ? N'étais-ce pas comme cela que l'on saluait ses semblables dans le monde de l'aristocratie ?
Je l'observais avec une curiosité à peine masquée lorsqu'il prit la peine d'incliner délicatement mon poignet avant de se pencher légèrement de manière à ...Déposer un baiser sur main ? Je m'efforçais de masquer mon incrédulité quand à son action. Peut-être étais-ce une coutume dans ce pays ? Ou alors certaines bases manquaient à l'éducation princière que mes deux compagnons de route s'étaient efforcés de m'inculquer. Bien plus par reflexe que pour me rassurer quand à la réaction de l'homme qui me faisait face, je jetais un coup d'oeil discret -tout du moins espérais-je qu'il l'était assez pour ne pas attirer l'attention de mon interlocuteur- vers Vladimir, mon professeur de fortune, qui, s'étant relevé, suivant l'ordre du noble à qui je venais de me présenter, m'adressa un sourire encourageant, contrastant avec l'expression d'exaspération qui s'était dessinée sur le visage de Dimitri, dont je me détournais, étouffant mon envie irrépressible de lever les yeux au ciel. S'il me pensait si incompétente que cela, pourquoi ne venait-il pas se charger des civilités à ma place ? Après tout, n'étais-je pas la princesse ? S'il le pensait vraiment, il devrait me témoigner un tant soit peu de respect, songeais-je avant de reporter mon attention sur le jeune homme face à moi qui se présenta comme le roi du territoire sur lequel nous avions malgré nous fait escale.



A ces mots, je ne pus m'empêcher d'écarquiller les yeux d'effroi, tout comme mes camarades l'avaient fait auparavant. A présent, je comprenais leur comportement étrange face au dirigeant face auquel je me trouvais -s'il n'avait été que riche bourgeois ou chevalier à la solde d'un puissant, sans doute ne se seraient-ils pas empressés de mettre genoux à terre. Mais un roi, un véritable roi était la dernière personne que nous nous attendions à croiser sur les routes en cet après midi. Reprenant mes esprit, et espérant n'avoir déjà pas trop fait de dégâts en m'exprimant de manière inconvenante devant cette figure importante, je me promis de tourner sept fois ma langue dans ma bouche avant de parler désormais, contrôlant chaque parole qui pourrait s'échapper de mes lèvres -ce n'était réellement pas le moment de faire une bourde, aussi involontaire qu'elle puisse s'avérer être. Je m'étais annoncée en tant que princesse, telle une princesse je me comporterais.  



C'est dans cette optique que j'entrepris de trouver une réponse convenable à son interrogation concernant mes accompagnateurs, qui, aux moment où j'avais le plus besoin de leur aide s'étaient dérobés, tentant de se faire tout petits tandis que je faisais chauffer ma cervelle de façon à trouver une explication n'impliquant pas de partager avec mon interlocuteur les manigances des deux arnaqueurs.
Celle-ci me fut néanmoins fournie par le roi lui-même lorsque, semblant se souvenir de mon nom, ou tu du moins de celui que je m'étais appropriée, il me fit confirmer mon identité.



"En effet ..." commençais-je avant d'hésiter sur le titre à ajouter lorsque l'on s'adressait à quelqu'un de son envergure. "Monsieur" me semblait bien trop familier, "mon roi" inapproprié alors qu'il devinait bien que je venais tout juste de mettre les pieds sur son royaume. Après maintes et maintes réflexions, j'optais pour un "votre altesse", qui me semblait bien plus convenir à la situation que toute autre formule de politesse préconçue, que Vlad m'avait fait apprendre par cœur durant notre traversée.



"Ces deux hommes ont eu la bonté d'accepter de m'escorter jusque mon royaume pour me permettre de rejoindre les miens. Ils n'ont peut-être pas l'allure de chevaliers, mais je peux vous assurer qu'ils en ont l'étoffe", complétais-je sans pouvoir empêcher un sourire reconnaissant de se dessiner sur mon visage.



Sans eux, il est vrai que je ne saurais pas quel tournant mon existence aurait prit. Sans doute aurais-je choisi la voix de la raison en acceptant l'offre du poissonnier avoisinant l'orphelinat dans lequel j'avais grandi, en effectuant les taches ingrates que l'on m'aurait attribuées sans broncher. Après tout, je n'étais qu'une pauvre paysanne avant de les rencontrer. Il avait suffit de quelques minutes de discussion pour qu'ils me donnent un titre, et m'offrent l'opportunité de rejoindre un foyer, sans que je ne leur demande quoi que ce soit. Quoi que l'on puisse dire au sujet de ces deux fourbes, j'étais parfaitement consciente que je leur devais tout.



"Je leur accorde mon entière confiance", conclus-je d'un ton dénué de toute hésitation. Ils avaient beau ne pas être des guerriers-nés, c'est sans doute aucun que j'aurais confié ma vie entre leurs mains. Il n'y avait pas plus fidèles serviteurs que mes deux amis -ils pouvaient me taquiner plus que de raison sur mon ignorance des règles de la société, ou encore se moquer de mes manières de roturières, ils étaient prêts à tout pour m'aider dans ma quête.
Mais si je connaissais avec certitude les intentions de mes amis, en revanche, j'ignorais tout de celles de ce roi, qui bien que connu par mes compagnons, n'était à mes yeux qu'un parfait inconnu.



"Tout comme j'espère pouvoir en faire de même avec vous", ajoutais-je alors, en scrutant le visage du jeune homme, espérant pouvoir déceler toute trace de malveillance à travers son regard fixé sur moi.  



Cette phrase, je l'avais prononcée tant pour moi -l'idée de ne pas me faire massacrer malgré mon statut, en compagnie de mes camarades était en effet préférable, bien que jusqu'ici, le roi n'ai pas fait preuve de violence envers nous- que pour le futur royaume que je serais chargée de guider. Après tout, l'idée d'obtenir un allié parmi la haute noblesse n'était pas à rejeter. Certes, ce serait un pari à faire de la part de mon interlocuteur : rien ne lui prouvait de manière certaine mon rang de princesse -moi même ignorais-je si j'en étais la réelle héritière, ce que bien sûr, il aurait été inconscient de lui confier- ; j'étais donc incapable de lui fournir quelque preuve que ce soit. Pourtant, s'il cherchait tout comme je le faisais avec lui à déterminer mes véritables intentions, il n'aurait aucune difficulté à se rendre compte que je ne représentais pas un danger pour son royaume.




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MessageSujet: Re: Les joies du protocole [pv Arthur]   Sam 11 Juil - 21:21




Les joies du protocole


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Depuis qu’il était roi, Arthur avait croisé bien des gens et il ne se souvenait même pas de la plupart d’entre eux. Ils se souvenaient que des personnes qui l’avaient plus ou moins marqué ou bien celles qu’il croisait assez souvent. Néanmoins, il y avait des personnes dont il avait appris l’identité par l’éducation princière qu’il avait reçue sur le tas. Merlin avait été son principal éducateur, mais sa mère Ygraine y avait également pris part car quand il s’agissait de son fils, elle était la première à vouloir tout prendre en main. Le jeune roi n’avait rien contre la femme qui l’avait mis au monde, mais il n’avait pas grandi avec elle et par conséquent il ne ressentait pas d’attache réelle à son encontre. Il la respectait, mais cela n’allait pas plus loin. Mais celle-ci semblait avoir une réelle affection pour son fils. Peut-être parce qu’il était le seul fils qu’elle avait eu parmi ses trois filles ? Difficile de savoir.

Pour en revenir à la situation actuelle, Arthur ne se sentait pas forcément l’âme d’un héro en aillant fait fuir la bande de brigands qui s’en était pris à cette calèche. Il partait simplement du principe que c’était son devoir de protéger les innocents et de veiller à la sécurité du peuple. Que ce soit à Camelot ou dans un autre royaume, s’il était témoin d’une injustice, il devait y mettre un terme. C’était son devoir, après tout. Et puis, aussi parce qu’il avait une conscience et ne se le pardonnerait pas si des gens se faisaient tuer parce qu’il n’avait pas réagi. Les trois personnes face à lui ne semblaient pas vraiment être des guerriers, ce qui n’était pas l’idéal quand on voyageait sur plusieurs lieux. Il était conseillé de prendre une personne capable de vous défendre en cas d’attaque lorsque le voyage était lointain. Bien évidemment, tout le monde n’avait pas les moyens d’engager une personne, bien sur, mais quand on était une princesse perdue, ne pouvait-on pas s’offrir ce luxe ?

Du regard, il jugea les deux hommes qui accompagnaient la jeune femme. Dans le regard d’Arthur, on ne lisait absolument aucune critique, simplement de l’observation. Quand il se présenta comme étant le roi Arthur, la jeune femme écarquilla les yeux comme si elle venait de voir un monstre. Le jeune homme arqua légèrement un sourcil, attendant une quelconque remarque, mais aucun son ne sortit de sa bouche et il ne fit absolument aucune remarque. Se souvenant d’avoir déjà entendu parler d’une princesse Anastasia, il osa poser la question, savoir s’il pensait juste en ce qui concernait la princesse perdue dont on lui avait déjà parlé. Après tout, elle pouvait très bien être une autre princesse Anastasia, un souverain un peu loufoque qui aurait nommé sa fille en l’honneur de la princesse disparue, mais si c’était le cas, se serait un peu étrange considérant qu’elles auraient plus ou moins le même âge.

Intérieurement, Arthur se félicita d’avoir misé juste quant à la personne qui lui faisait face. Néanmoins, il souligna le fait qu’il n’y avait aucun chevalier à ses côtés, ce à quoi, elle répondit que les deux hommes qui l’accompagnaient étaient son escorte. Lorsqu’elle affirma qu’ils avaient l’étoffe de vrais chevaliers, des légers rires se firent entendre dans la troupe de chevaliers qui accompagnaient le roi. D’un regard, il les fit taire. Certains oubliaient qu’avant de devenir chevalier et de gagner un certain honneur ils n’étaient que des paysans. Ce qui était peut-être moins que les deux hommes qui accompagnaient la princesse. Les rires cessèrent et Arthur put se concentrer de nouveau sur la jeune femme et ses deux acolytes. Anastasia ne tarissait pas d’éloge sur les deux hommes qui l’accompagnaient. Un sourire poli se dessina sur les lèvres du roi. Il arqua un sourcil quand la jeune femme lui fit part de son espoir de confiance venant de sa part.

- Je vous trouve bien audacieuse, répondit-il.

Son sourire s’agrandit puis il hocha la tête.

- Vous avez toute ma confiance, à condition bien évidemment que vous m’offriez la votre. L’un ne va pas sans l’autre.

On aurait pu le prendre pour un fou de vouloir faire confiance à une personne qu’il ne connaissait pas. Ou plutôt à trois personnes inconnues étant donné leur nombre. Mais qu’avait-il à craindre exactement ? Ils ne présentaient aucune arme, il avait son épée et quelques uns de ses chevaliers à sa suite. S’il devait y avoir des perdants dans l’histoire, ce ne serait certainement pas lui. Secundo : qu’est-ce qui lui prouvait que cette jeune femme était bien la princesse Anastasia ? Après tout, la ‘légende’ disait que la princesse avait disparu sans laisser de trace et que pendant de nombreuses années, sa grand-mère l’avait faite rechercher désespérément. Aux dernières nouvelles, Anastasia n’était pas encore de retour auprès de sa grand-mère, sauf si Arthur avait loupé cette information. Or, une nouvelle pareille, ça ne se loupait pas comme ça. Du coup, il commença à se demander si elle était réellement la princesse Anastasia. Penchant légèrement la tête sur le côté, il observa la jeune femme. Malheureusement, il ne pouvait pas faire des suppositions aussi hasardeuses car s’il s’agissait vraiment de la princesse, il risquait un incident diplomatique avec Camelot. Il avait eu tellement de mal à faire régner un minimum de paix dans son royaume qu’il se voyait mal tout foutre en l’air tout ce pour quoi il s’était battu.

- Où alliez-vous ? demanda-t-il. Il semble évident que votre moyen de transport ne soit plus vraiment en état de vous y emmener.


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MessageSujet: Re: Les joies du protocole [pv Arthur]   Mar 14 Juil - 15:47




Les joies du protocole


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Ce ne fut qu'en réfléchissant à mes dernières paroles que je me rendis compte de mon culot, qui ne passerait sans doute pas inaperçue parmi les rangs du roi, auquel je m'étais adressée de manière bien trop directe pour la paysanne que j'étais encore, celle, malgré l'annonce de mon statut, qu'il pouvait voir juste sous ses yeux. Dire que je ne savais même pas s'il avait été convaincu par ma brève explication ! -et voilà que je me permettais de lui demander un semblant d'alliance, sans même le connaitre....
Ce qui me paraissait il y a quelques minutes une bonne idée se transforma bien vite en regrets lorsque je réalisais l'aplomb de ma demande, qui pouvait très bien être considérée comme un affront par mon interlocuteur, bien qu'au premier regard, celui-ci ne sembla pas en tenir rigueur, comme il n'avait fait preuve de rudesse lorsque je m'étais présentée à lui de manière peu formelle.



Décidément avais-je eu une chance inouïe de tomber sur un souverain si compréhensif-ce qui d'après les récits qu'avait pu me conter Vlad, n'était pas chose courante. Moi-même commençais-je à m'interroger sur les raisons qui auraient pu pousser un homme aussi distingué à sortir de son confortable palais pour accompagner ses hommes en patrouille -car, c'était bien ce que ces hommes étaient en train de faire lorsque notre fiacre avait été attaqué, non ? Jusque sa présence ici était mystérieuse, néanmoins, je ne le pensais pas l'auteur de l'embuscade que l'on avait tenté de nous tendre, ni un chasseur de prime, ce qui était un bon point pour moi, jusque là. Non...Je n'aurais pu expliquer le pourquoi du comment, mais j'étais certaine qu'il ne m'avait dit que la vérité jusqu'à présent, ce en quoi les armures et les blasons portés fièrement par ses hommes semblaient attester.
Il me restait donc à savoir ce que ce roi pouvait bien rechercher dans les environs -moi-même, à l'imagination débordante, ne m'imaginais-je pas trouver bien plus que quelques chiens sauvages et de brigands dans la zone, ce qui était pour dire !
Mais cette question, décidais-je, devrait être reléguée pour plus tard -après tout, je n'étais pas là pour mener un véritable interrogatoire auprès de ce noble, qui ne s'était certainement pas attendu à ce que sa journée prenne un tel tour en ce levant ce matin, pour sur. Non, j'allais me comporter en fille bien élevée-en princesse, me corrigeais-je, et le laisser vaquer à ses occupations sans plus le déranger. Après tout jusque là n'avais-je représenté pour lui qu'une perte de temps; je ne souhaitais pas le retarder plus avant dans sa mission certainement bien plus importante qu'une discussion maladroite qui ne me mènerait qu'à des ennuis. Je n'étais pas faite pour négocier, ni pour tenir des propos pareils -je savais que j'aurais du laisser ce genre de discours à mon ami, dont l'art de la politique n'avait aucun secret plutôt que de creuser lentement ma tombe en m'enfonçant chaque fois un peu plus dans le ridicule.
 



Peut-être pourrais-je le convaincre de me remplacer auprès du roi si j'arrivais à lui lancer un regard discret ? songeais-je, en énumérant mentalement les différentes possibilités qui me permettraient de me sortir du pétrin dans lequel je m'étais fourrée sans même y prendre garde.
Ce n'est qu'arrivée qu'au centième plan de secours que je repris mes esprit, en me rendant compte que les rires qui avaient parcouru la foule s'étaient stoppés pour laisser place à la voix du souverain qui s'adressa à moi le sourire aux lèvres afin de prononcer une phrase que je n'aurai jamais cru entendre un jour sortir de sa bouche après le désastre qu'avait été le discours que je lui avais tenu.




Alors il était décidé à m'accorder une chance ? Finalement, malgré l'échec cuisant de mon monologue du à mon charisme inexistant encore, la situation avait plutôt bien tournée pour moi. Rassérénée à l'idée que je ne perdrais pas encore ma tête aujourd'hui, je tentai de reprendre confiance en moi, gardant la tête haute sans pour autant paraitre hautaine auprès de l'homme qui me faisait face -cela aurait bien été la dernière chose que je désirais en ce moment-, et ce, même lorsque j'entendis Dimitri lâcher un soupir de soulagement, après avoir retenu sa respiration tout du long, certainement encore moins confiant en ma personne que je ne l'avais été moi même au cours de la discussion. Si je n'avais pas été en présence d'une personne de si haut rang que l'était le dirigeant de ses terres, sans doute aurai-je pris le temps de me retourner afin de lui tirer la langue de manière enfantine, de façon à provoquer le garçon en me moquant de ses doutes -que je devais néanmoins admettre se trouver justifiés. Mais après tout mes efforts afin de paraitre digne de confiance auprès de notre sauveur, j'estimais que cela serait tout sauf distingué de la part d'une princesse telle que moi, de s'adresser ainsi à ses compagnons de route.



Aussi, je me concentrais plutôt sur la demande du seigneur des lieux. Etais-je prête à lui offrir ma confiance en échange de la sienne ? Je le lui avais certifié. C'était une lourde décision à prendre, mais j'étais prête à parier sur cet homme, qui avait choisi d'en faire de même avec moi en passant outre mon apparence de souillon pour voir en moi la princesse dont j'ignorais encore la véritable existence. Sans doute se demandait-il encore si j'étais cette personne. Moi même me posais-je la question chaque jour depuis le début de notre traversée. Et si Dimitri s'était trompé ? Comment pourrais-je m'en sortir s'il se trouvait que, finalement, je n'avais jamais été la souveraine qu'il avait affirmé que j'étais ? Je doutais franchement de pouvoir échapper à la justice suite à un pareil affront, si tant est que je puisse arriver jusqu'au royaume de ma supposée grand mère.



Mais ce qui était fait ne pouvait être défait, me rappelais-je en me reprochant une fois de plus mon impulsivité qui m'avait toujours causée des ennuis. Et sans doute m'en serais-je voulu toute ma vie si je n'avais pas saisi l'opportunité qui s'était présentée à moi de peut-être retrouver enfin ma famille. Je devais tenter ma chance et y croire jusqu'au bout. Le reste du plan pourrait être improvisé dans un second temps s'il se trouvait que les présomptions de Dimitri avaient été fausses.



"Pardonnez moi ma franchise votre altesse. Je ne suis que peu habituée aux règles du protocole", m'excusais-je lorsqu'il commenta mon comportement audacieux.



"Mais je le suis aux lois de la vie, sachant bien entendu que la confiance fonctionne dans les deux sens. Je serais alors ravie vous offrir la mienne pour peu que vous choisissiez de croire à mes propos. Je me doute que vous devez vous poser tout un tas de questions concernant mon accoutrement; au sujet de ma présence dans ces bois reculés, bien loin du royaume d'où je viens, peut-être. Quelque soient vos interrogations, je serais heureuse d'y répondre, si tel est votre souhait", lui offris-je, espérant que le marché paraîtrait valable à ses yeux -après tout, ce n'était pas comme si je pouvais mieux faire. Je n'avais rien sur moi pour attester de mon identité, pas même une seule pièce d'or démontrant que je provenais d'un milieu bien plus aisé que celui du petit peuple. Mon honnêteté était à présent tout ce que je pouvais proposer au jeune homme, ce que je tentai de lui prouver en répondant sans mentir à la question qu'il m'adressa par la suite.  



"Nous nous dirigions vers les terres se trouvant au nord de votre domaine, lieu au sein duquel ma grand-mère, actuelle souveraine du royaume auquel j'appartiens a été aperçue pour la dernière fois. Nous espérions obtenir une audience auprès d'elle au plus vite, ce qui vraisemblablement se révélera un peu plus difficile que prévu", complétais-je en observant d'une mine dépitée la carcasse que constituait à présent la calèche que nous avions empruntée.




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MessageSujet: Re: Les joies du protocole [pv Arthur]   Mar 4 Aoû - 20:22




Les joies du protocole


ft. Arthur




Des femmes de caractère, Arthur en côtoyait assez souvent. Rien que la présence de sa mère qui avait un caractère des plus forts suffisait au roi. Depuis qu’elle avait retrouvé son fils perdu, Ygraine le surprotégeait et en plus de ça, acceptait difficilement le caractère innovateur de son fils. Elle était traditionnaliste au plus haut point ce qui ne concordait pas toujours avec les décisions d’Arthur quant au bien du royaume. Souvent on avait pu entendre la mère et le fils se disputer à cause d’une décision qu’il avait prise et qui ne lui convenait pas. Mais jamais Arthur n’avait cédé face à sa mère. Il était le roi et s’il avait envie de mettre le royaume à feu et à sang c’était son problème à lui et pas à un autre. Mais sa mère le comprenait très difficilement. Tout comme cette histoire avec Guenièvre qui s’était retrouvée expulsée du royaume face à sa traitrise. Maintenant qu’Arthur n’avait plus d’épouse, Ygraine lui prenait la tête pour qu’il trouve une autre épouse car selon elle, le royaume avait besoin d’un héritier. Ca, il voulait bien le lui concevoir mais ce n’était pas à la seconde. Il s’était fait avoir une première fois avec un mariage arrangé, il était hors de question qu’il se fasse avoir une deuxième fois.

Non pas qu’Arthur était en mal d’amour, loin de là, mais la quête du Graal lui prenait tellement de temps qu’il n’avait pas le temps de rencontrer une femme bien qu’il en voyait assez régulièrement au château. Alors du coup les histoires de mariage et d’héritier lui passaient par-dessus la tête. Il se considérait encore assez jeune pour pouvoir y réfléchir plus en avant. Il avait le temps, dirons-nous. Déjà il devait s’occuper du Graal et dans un premier temps, s’occuper de cette fameuse princesse et de ses deux acolytes qui lui servaient de garde du corps. Il était un peu surpris de se retrouver en présence de la fameuse princesse disparue. Arthur ne connaissait pas toute l’histoire mais elle était la dernière survivante avec sa grand-mère lors d’un massacre et la fameuse grand-maman avait tout mis en œuvre pour la retrouver pendant des années. Etait-ce fait à présent ? Il n’en savait rien, il n’avait jamais réellement cherché à savoir. Si la princesse avait été retrouvée, en théorie, une annonce aurait dû être faite mais aucune annonce ne lui était parvenue. A moins qu’elle ne soit dans le tas d’invitations abandonné quelque part. Parfois il recevait tellement de missive en une seule journée qu’il n’avait pas forcément le temps de tout lire.

Arthur n’avait aucun don pour savoir si on lui mentait ou bien si on lui disait la vérité. La liaison entre Guenièvre et Lancelot lui avait été dissimulée pendant des années qu’il s’était senti particulièrement idiot le jour où sa sœur Morgane était venue le trouver pour lui révéler ce qu’elle avait découvert. Depuis ce jour, il avait tendance à se méfier de tout ce qu’on lui disait mais en ce qui concernait la demoiselle qui prétendait être une princesse perdue, il n’était pas spécialement méfiant. Peut-être l’était-elle, peut-être ne l’était-elle pas. Qui pouvait bien savoir ? Que risquait-il si elle n’était pas la fameuse Anastasia ? Mis à part avoir légèrement sympathisé avec une roturière, pas grand-chose. Pour une potentielle roturière, elle lui apparaissait assez audacieuse pour lui demander une alliance alors qu’il n’était même pas certain d’être en présence d’une véritable princesse. Et puis, les alliances, n’était-ce pas sa grand-mère qui était censée s’en occuper ? Pour le moment, Arthur ne préféra pas relever ce léger point et entra plus ou moins dans son jeu en lui rappelant que la confiance était un jeu à double sens. En sens unique elle ne pouvait exister.

La jeune femme offrit au roi de répondre à toutes les questions qu’il pourrait se poser à son sujet. Arthur opina du chef en guise d’affirmation. Mais il y avait une chose qui fit tiquer le roi dans les paroles d’Anastasia c’était le « peut-être » à propos de son royaume d’origine.

- Pourquoi est-ce vous me dîtes que vous venez peut-être de ce royaume ? Etes-vous entrain de m’avouer implicitement que vous me mentez depuis le début sur votre identité ?

Il n’était pas réellement fâché, il semblait même plus amusé par la situation qu’autre chose mais il était évident qu’il y avait une pointe de sérieux dans sa voix. Et quand il chercha à savoir où est-ce qu’ils allaient, ce qu’il commençait à soupçonner se révéla à lui. Honnêtement, depuis quand les princes et les princesses demandaient audience à leur roi ou reine qui était leur parent ? Morgane avait demandé audience le jour où elle lui avait révélé la trahison de la reine, mais le cas de Morgane était différent car celle-ci avait quitté la cour pendant des années avant de réapparaître brusquement. Arthur suivit du regard celui de la jeune femme, se posant sur la calèche de voyage qui avait fini dans un arbre faute d’avoir un cochet. Il reporta son attention sur la dite Anastasia.

- Vous allez demander audience à votre grand-mère… Pour une princesse, il y a beaucoup de choses qui ne suivent pas la logique. Pourquoi ne pas parler avec votre grand-mère autour d’un repas ? Pourquoi une audience ? Y aurait-il une chose que vous ne me dites pas ?

Au sein de ses chevaliers, Arthur sentit la tension grimper au sein de ses chevaliers mais il ne fit aucun geste. Soyons logique, ils étaient plus nombreux qu’eux. Il n’y avait pas de quoi s’affoler. Pourtant, même si le roi sentait qu’il y avait anguille sous roche il voyait très bien que la jeune femme essayait d’être honnête au mieux.

- Comment arrivez-vous à parler de confiance si dès le départ vous me mentez ?


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MessageSujet: Re: Les joies du protocole [pv Arthur]   Lun 7 Sep - 12:02




Les joies du protocole


ft. Arthur




Si j'avais espéré que mon offre conforte le roi qui me faisait face dans l'idée que j'étais véritablement la princesse que je prétendais incarner, c'était raté. A mon plus grand désespoir, ce n'eut pour conséquence unique, que de le rendre plus soupçonneux encore quant à ma situation actuelle. Malgré le fait que toutes les questions qu'il se posait étaient vraisemblablement justifiées, j'avais secrètement espéré qu'il relègue ses informations à plus tard, ou tout simplement, oublie de les remarquer. Mais à quoi m'attendais-je après tout ? Il était là pour protéger son royaume. Quel souverain serait-il donc s'il ne s'inquiétait pas de ceux qui tentaient d'y pénétrer ? Sa réaction était plus que normale, dans un tel cas de figure.



La mienne en revanche n'aidait apparemment pas à nous laver de tout soupçons, ce qui, à la réflexion, ne m'étonnait pas plus que ça. Malgré les conseils et les cours de bonnes manières prodigués par Vlad, j'étais loin d'atteindre le niveau des membres de l'aristocratie. Dans le meilleur des cas pouvais-je passer pour une paysanne instruite, ou une petite bourgeoise. Mais là s'arrêtaient mes compétences, expliquant certainement les erreurs de formulation qui ont pu faire douter mon interlocuteur quant à nos intentions. Moi qui voulait seulement lui faire comprendre que nous n'étions pas une menace, et quitterions son territoire au plus tôt, j'avais bien raté mon coup ! Dans l'état actuel des choses, nous étions partis pour un interrogatoire sans fin, auquel j'avais volontairement accepté de participer -après tout, en avais-je véritablement le choix ? S'il l'avait voulu, nous aurions déjà était retenus depuis longtemps dans les cachots de son palais, alors je devais m'estimer heureuse.
 



Priant silencieusement pour une intervention bien placée de mon professeur improvisé, je me jetai à l'eau, et tentais une fois de plus de rassurer l'homme de qui dépendrait le reste de notre périple, de qui dépendrait mon avenir. Cela avait beau se révéler une étape compliquée, elle restait nécessaire, si je souhaitais retrouver ma grand-mère. S'il y avait eu un autre moyen d'accéder à mon propre royaume, Dimitri nous y aurait guidé. Ce qui signifiait que la seule issue qu'il nous restait était de persuader cet homme de nous laisser continuer notre route. Ce qui était, à mon humble avis, plutôt mal barré, depuis que j'avais décidé de prendre la parole pour m'exprimer. Malgré ce que mes amis ne cessaient de me répéter, sans doute n'étais-je simplement pas faite pour être princesse, si je ne parvenais pas à m'adresser à ceux qui appartenaient au même que celui dans lequel j'allais me trouver forcée d'évoluer.



Alors que l'idée d'abandonner et de rebrousser chemin me titillait l'esprit, la possibilité me paraissant tout de suite bien plus alléchante et sûre que celle de rester ici à batailler verbalement, ma main se posa par reflexe sur le médaillon que l'on m'avait offert, seul souvenir qu'il me restait de mes proches, qui m'attendaient peut-être là bas, par delà les terres sur lesquelles nous nous trouvions actuellement. Pouvais-je supporter la perspective de laisser tomber tous les rêves qui avaient motivé mon voyage jusqu'ici aussi facilement ? La réponse à cette question me vint automatiquement à l'esprit : non, je ne le pouvais pas. Pouvais-je, de même, me permettre de faire attendre des années de plus la seule famille qui me restait ? Je n'imaginais même pas toutes la souffrance que ma grand mère avait pu ressentir lorsqu'elle m'avait perdue. Si j'avais eu la chance de devenir amnésique -car dans ce cas de figure, cela s'apparentait bien plus à une bénédiction qu'à un malheur-, elle avait du surmonter la perte de sa petite fille, qu'elle pensait peut-être déjà morte.



J'ignorais si j'étais celle qu'elle recherchait : je ne savais même pas qui j'étais, exceptée Anya, la petite orpheline, mais si une chose était certaine, c'était que si aider cette pauvre femme était en mon pouvoir, alors, je devais essayer. Si je ne voulais pas continuer cette aventure pour moi, je devais le faire pour elle, qui n'avait pas perdu espoir, depuis toutes ces années déjà.



"Ces quelques mots ne sont pas là pour vous avouer ma malhonnêteté mais pour vous prouver ma sincérité, votre altesse. Je ne pouvais décemment pas affirmer venir de ce royaume si je n'en étais pas certaine moi même."



Je ne savais pas ce qu'il connaissait de l'affaire Anastasia. Moi même n'en avais-je entendu parler que lorsque les deux hommes qui étaient à présent devenus mes meilleurs amis étaient venu me recruter afin de jouer son rôle devant la duchesse. Sans eux, jamais je n'aurais eu connaissance de l'avis de recherche qui avait été mis en place afin de retrouver la petite fille de cette dernière, à qui, d'après Vlad et Dimitri, je ressemblais en tout point. Alors de là à ce que jusqu'aux royaumes les plus éloignées la nouvelle se soit répandue, j'en doutais fortement ! Attention, je ne remettais pas en cause les moyens déployées par grand maman, j'estimais simplement que la tache se serait révélée bien ardue pour cette souveraine qui avait du agir seule. Aussi ne fus-je pas étonnée de constater que le roi Arthur n'était pas familier avec ce fait divers, qui s'était produit il y a de cela quelques années. Néanmoins, la courtoisie voulu que je lui pose la question avant de lui expliquer de manière brève -je me doutais qu'il n'avait pas toute sa journée à perdre- la raison pour laquelle je ne pouvais lui certifier qui j'étais, en priant pour qu'il prenne mon histoire au sérieux et ne me rit pas au nez, comme l'avaient précédemment fait ses soldats.



"L'histoire raconte qu'en échappant au soulèvement qui a eut lieu dans mon royaume, ma grand mère et moi avons été séparées. Tandis qu'elle a pu rejoindre un fiacre afin de la mener dans un endroit sécurisé, sa main qui tenait la mienne a lâché, me faisant tomber au sol, inconsciente. Mais tout cela, je ne le sais qu'à travers les racontars qui circulent, moi même, je ne me souviens de rien" lui expliquais-je, énonçant les faits dont j'avais eu connaissance.



Je lui laissais quelques secondes afin de digérer les informations que je venais de lui fournir, en profitant pour reprendre mon souffle, que j'avais retenu jusque là, anxieuse. J'espérai cette fois-ci n'avoir prononcé aucun mot de travers. Tout du long, j'avais tenté de me montrer honnête envers lui, ce qui je l'espérais, n'était pas passé inaperçu.



"Lorsque mes compagnons de voyage m'ont rencontrée, ils m'ont fait part des recherches que menait ma grand mère afin de me retrouver, et m'ont proposé de m'amener jusqu'à mon royaume natal. Après tant de temps passé loin d'elle, je ne pouvais pas me permettre de pénétrer ainsi dans le château. De nombreux imposteurs ont tenté de la duper, elle seule pourra confirmer mon identité avant de m'autoriser à rejoindre la Cour."



Mon histoire terminée, je pensais avoir brillement réussi à lever les soupçons qui pesaient sur moi. Mes arguments avaient beau être faibles, ils avaient le mérite d'être la simple vérité, ce que je lui avais promis dès le commencement de notre discussion. Ne restait plus qu'à prier pour que cela suffisse au souverain dans les mains duquel reposait mon futur.



"J'espère que ces quelques paroles auront réussi à vous convaincre monseigneur que jamais je n'ai proféré de mensonges en votre présence.





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MessageSujet: Re: Les joies du protocole [pv Arthur]   Jeu 1 Oct - 16:30




Les joies du protocole


ft. Arthur




Beaucoup de choses clochait dans les paroles de la dite Anastasia. Dans un premier temps, elle affirmait être la princesse qu’elle prétendait être et la seconde d’après, elle semblait être une simple fille perdue à la recherche d’une identité. Même si Arthur savait à présent qu’elle lui mentait probablement depuis le début, il n’avait eu aucun geste qui pourrait croire à une arrestation pour mensonge envers la royauté. C’était probablement ce que ses hommes attendaient depuis le début, mais ça ne venait pas et ça ne viendrait probablement pas. Même si elle avait menti, le jeune homme ne voyait aucune mauvaise attention chez elle. Peut-être était-elle simplement une « petite fille » complètement perdue qui cherchait désespérément une famille. Si c’était le cas, alors qu’est-ce qu’elle faisait avec ces deux-là ? La confortaient-ils dans l’idée qu’elle était peut-être la dite Anastasia alors qu’elle n’était qu’une pauvre orpheline ? Si c’était le cas, Arthur se ferait un plaisir de les faire arrêter. Seulement voilà, eux non plus ne semblaient pas spécialement dangereux. En apparence, ils ne portaient pas d’armes sur eux mais peut-être étaient-elles dissimulées ? Si c’était le cas, il faudrait qu’il réagisse le temps venu. Mais pour l’heure, il n’avait absolument aucune preuve de maltraitance sur la jeune femme.

Croire ou non cette dernière était encore quelque chose qu’Arthur devait définir. Il voulait qu’elle lui dise la vérité. Ce n’était pas bien compliqué à comprendre et il savait pertinemment que même s’il n’avait pas posé explicitement la question, la jeune femme l’avait très bien compris. Elle voulait sa confiance, Arthur était disposé à lui donner à l’unique condition qu’elle lui dise la vérité. Il ne les considérait pas du tout comme une menace pour son royaume et il ne craignait pas grand-chose si la jeune femme s’avérait être une fausse Anastasia. Par contre, si elle s’avérait être la vraie et bien il se doutait qu’elle ne lancerait pas une guerre ouverte parce qu’il l’avait soupçonné de ne pas être ce qu’elle essayait d’être. Elle-même n’avait aucune certitude quant à son identité alors pouvait-on le reprocher, lui, de ne pas être sur de qui elle prétendait être ? Anastasia – faute d’avoir une meilleure façon de la nommer pour l’instant – sembla vraiment déterminée à lui prouver qu’il n’avait rien à craindre d’eux. De ça, Arthur n’en doutait pas étant donné qu’ils n’étaient que trois contre un roi et quelques uns de ses chevaliers. Et faute d’armes, il n’y avait pas besoin d’être très instruit pour comprendre qu’ils ne pouvaient rien contre eux. L’un de ses chevaliers avait même combattu un dragon alors trois clandestins étaient très loin de les effrayer.

Arthur essayait vraiment de comprendre la logique qui animait la jeune femme, cherchant à obtenir des réponses verbales à ses questions. Il se doutait déjà de ce qu’elle allait lui dire, mais il voulait l’entendre de sa bouche parce que tant que ce ne serait pas elle qui donnerait la réponse, même si ce à quoi il croyait était vrai, cela ne resterait que des suppositions tant qu’elle ne les aurait pas formulés elle-même. Il la vit pendre le médaillon qu’elle portait autour du cou. Il semblait avoir une signification particulière pour elle, comme chaque personne qui portait un médaillon et qui y tenait un tant soit peu. Il attendait patiemment alors que derrière lui, ses chevaliers semblaient s’être désintéressés de la scène. Converser avec les « gens du peuple » ne semblait pas les passionner. Pourtant, c’était tous des hommes d’honneur mais si actuellement, ils étaient en la compagnie de leur roi, ce n’était pas pour défendre la veuve et l’orphelin mais plutôt pour essayer de trouver le Graal qui se faisait sérieusement désirer depuis le jour où Merlin lui avait demandé de le chercher et de le trouver. Par moment, Arthur avait envie de laisser tomber et avait l’impression que cette quête était plus utopique que concrète.

- Certes mais à ce moment là pourquoi ne pas avoir commencé par-là ? demanda-t-il. Si vous n’êtes pas certaine d’être la princesse Anastasia, pourquoi vous présenter en tant que telle ?

Il n’était pas là pour jouer aux donneurs de leçon parce qu’avant d’être roi, Arthur n’avait été que l’écuyer de son frère adoptif et n’avait pas connu beaucoup de moments heureux. D’ailleurs, il s’était toujours cru orphelin avant que Merlin ne le ramène à sa famille. Donc il savait ce que c’était que de se poser des questions sur sa vraie famille. Bien sur, jamais il n’aurait cru que ses questions le mèneraient à un jour à monter sur le trône de Camelot, mais c’était bien ce qu’il s’était passé. Parfois, il regrettait sa vie d’avant qui était beaucoup plus simple qu’à présent, mais c’était ainsi. Il avait des obligations qu’il ne pouvait pas laisser tomber. Et puis, tant de gens dépendaient de lui qu’il ne pouvait pas les abandonner. Il aurait trop mauvaise conscience s’il laissait tomber la couronne, même si certains se seraient fait un plaisir de prendre la relève, comme sa sœur Morgane, par exemple. Heureusement qu’aucune femme ne pouvait monter sur un trône pour gouverner sans prendre un homme pour époux. Sauf que si sa sœur trouvait quelqu’un à épouser, ce qui ne devrait pas être compliqué pour elle, elle finirait par gouverner Camelot et y ferait régner une tyrannie peut-être pire que cette Evil Queen dans un royaume voisin. Du coup, Arthur continuerait d’assurer cette fonction, même si ce n’était pas tous les jours la grande joie. Être roi, ce n’était pas du tout avoir la belle vie, comme on pouvait le penser. Et ça, il fallait vraiment en devenir un pour s’en rendre compte.

La jeune femme se chargea de lui rappeler les événements qui avaient eu lieu lors du massacre de la famille royale. Arthur ne connaissait pas tous les détails sur cet épisode, mais il avait eu vent des cherches mises en place pour retrouver la princesse disparue. Selon les dires de la jolie rousse, elle était devenue amnésique après son accident. Si elle était vraiment amnésique, il n’y avait rien d’étonnant à ce que les deux hommes aient réussi à lui faire croire qu’elle pourrait être cette princesse perdue. Surtout si elle était en quête d’identité. Arthur ne l’interrompit pas, écoutant ce qu’elle avait à dire jusqu’au bout. Même si elle n’était pas certaine d’être celle qu’elle avançait être, elle semblait vraiment convaincu de ce qu’elle faisait. Tant mieux, dans un sens. Mais de ce qu’il savait, la mère du défunt roi s’était toujours montrée extrêmement sévère dans ses rencontres avec les potentielles Anastasia. Elle avait eu de tout et n’importe quoi. A sa place, Arthur aurait déjà laissé tomber les recherches en se faisant une raison. Mais tout le monde n’était pas comme lui et puis, il n’était pas non plus de cette situation.

- Et bien maintenant que tout est clair, et que vous n’êtes visiblement pas encore la vraie Anastasia, je comprends les raisons qui font que vous avez essayé de traverser Camelot de manière clandestine. Visiblement, nous avions la même destination donc pourquoi pas vous accompagner sur un bout de chemin ? Ce sera sans aucun doute moins dangereux que si vous essayiez encore de traverser le royaume comme ça vous aurez sans doute moins de chance que cette fois.

Il fit signe à ses chevaliers pour leur annoncer un départ imminent. Il échangea quelques paroles avec deux de ses chevaliers qui libérèrent les trois chevaux qu’ils avaient pris avec eux pour porter les ravitaillements. Ils chargèrent les autres chevaux suffisamment pour que les trois chevaux puissent accueillir des cavaliers. Arthur se tourna vers les trois compagnons dont les deux hommes semblaient avoir perdu leur langue.

- J’espère que voyager à cheval ne vous dérange pas. A moins que vous ne préfériez suivre à pieds ?


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MessageSujet: Re: Les joies du protocole [pv Arthur]   Mer 23 Déc - 14:30




Les joies du protocole


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Sans doute avais-je surestimé mon talent de conviction, me rabrouais-je, alors que je voyais le souverain de Camelot de plus en plus perplexe quant au motif de notre voyage. Mais le fait est qu'à ce moment là, je n'avais trouvé rien de plus clair et concis afin de lui exprimer mes intentions, tout en m'efforçant de rester sincère, comme j'avais pu lui promettre. J'étais bel et bien consciente que la moindre erreur aurait pu à tous nous être fatale, et cette idée suffisait à me redonner le courage dont je pouvais manquer -il n'y avait pas que ma vie en jeu, mais celle de mes compagnons également, qui comptaient sur moi pour nous sortir de ce mauvais pas. Aussi attendis-je la réponse du roi sans le brusquer, me contentant de lever timidement les yeux vers lui lorsqu'il venait à me poser une question, essayant d'éviter au possible tout malentendu pouvant se créer face à cette situation singulière.



"M'auriez vous accordé de votre temps si je ne l'avais pas fait ? Sans doute vous seriez vous empressés de nous faire arrêter si ce n'est pire...sauf votre respect", ajoutais-je en observant mes amis s'affoler suite à mon discours. "Je vous ai dis tout ce que je savais, alors dites moi : comment aurais-je pu me présenter à vous quand j'ignore encore qui je suis. Je n'ai fais que répéter ce que l'on m'a appris monseigneur. "
 



De fait, mon amnésie m'avait depuis toujours forcée à endosser une identité que peu définie. A l'orphelinat, ignorant mon propre nom, on m'avait attribué celui d'Anya. Je ne savais si cela avait un jour été comme ça que mes parents avaient choisi de m'appeler, ou si ce sobriquet ne m'avait été donné que par pur hasard par notre gouvernante. Je n'avais jamais réellement su qui j'étais, alors comment aurais-je pu l'expliquer à quelqu'un d'autre ? Quelqu'un d'important qui plus est, qui commencerait certainement bientôt à s'agacer de mon flot de parole presque interminable. Si seulement je pouvais gagner sa confiance, me soufflais-je à moi-même, tout irait tellement mieux. Il nous suffirait de nous enfuir sans demander notre reste, et tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Nous ne souhaitions pas nous installer dans son royaume, encore moins lui demander un geste de charité quelconque : tout ce que nous désirions était traverser son territoire de manière à accéder à celui auquel nous avions décidé de nous rendre. Rien de plus simple, en apparence. Mais tellement plus compliqué dans les faits.



Autant dire que je fus alors des plus surprises quand finalement, le roi sembla se ranger de mon avis -ou tout du moins, accepter de le feindre- après ma petite explication, proposant même jusqu'à nous escorter dans la direction vers laquelle nous nous rendions. Certes, j'étais consciente que cela lui permettait avant tout de garder un oeil sur nous, en qui il n'avait encore pas accordé une totale confiance -ce que je comprenais parfaitement, après ma piètre démonstration de diplomate- ; mais je me rendais également compte que cela signifiait que le monarque avait décidé de passer l'éponge sur mon passé quelque peu trouble pour me laisser faire mes preuves, ce en quoi je ne pourrais jamais le remercier assez.



"Etes vous certain de vouloir nous accompagner ? Nous ne voudrions abuser de votre générosité", m'exclamai-je tout de même lorsqu'il nous soumettait l'idée.



Il aurait été idiot de ne pas se rendre compte quel privilège nous était ici accordé, privilège dont peu de membres du peuple n'auraient pu se vanter. Faire un bout de chemin avec le roi n'était en effet pas chose commune, et je ne pensais pas me rappeler de quelque épisode similaire que Vlad ait pu me raconter durant notre trajet jusqu'ici, augmentant de nouveau la pression qui pesait sur mes épaules depuis notre accident.



Mon interlocuteur semblant avoir pris la décision pour nous fit libérer trois chevaux qu'il nous confia, avant de nous proposer -avec humour ou pas, je n'aurais su le certifier- de continuer la route à pieds si le cœur nous en disait. Evidemment, mes compagnons ne se firent pas prier pour grimper sur la monture qui leur avait été prêtée, rejoignant le cortège du seigneur de ces terres, qui n'attendait alors plus que je prenne moi même l'initiative de monter sur la selle.



Aussi heureuse que j'ai pu être à l'idée de ne pas avoir à parcourir le reste de notre périple à pieds, je ne pouvais m'empêcher d'hésiter à monter sur l'immense cheval qui m'avait été confié. Si j'aurais préféré monter derrière l'un de mes amis, je n'avais néanmoins pas d'autre choix que de les imiter en dirigeant seule mon canasson, priant pour que les cours qui m'avaient été donnés en quelques heures à peine me soient restés en tête -il ne manquerait plus que je me prenne lamentablement un arbre devant un personnage aussi important que le Roi Arthur. L'humiliation avait déjà été là lorsque notre calèche était allée s'exploser le long de la route, je devais tout de même me montrer un peu plus digne de mon rang, en démontrant mes talents de cavalière -Vlad m'avait assuré que j'avais toujours été douée pour ça, et j'espérais aujourd'hui plus que jamais qu'il ne se trompait pas sur mon compte. Prenant une profonde inspiration, je me hissais difficilement jusque sur la selle qui avait été installée pour moi, et en tentant d'afficher une expression sereine qui contrastait fortement avec mon état de panique intérieur, remerciais une fois de plus le souverain pour ses attentions à notre égard.





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MessageSujet: Re: Les joies du protocole [pv Arthur]   Jeu 24 Déc - 12:59




Les joies du protocole


ft. Arthur




Des voyageurs, Arthur en avait croisé plus d’un et jamais il n’avait réellement pris la peine de s’arrêter, surtout quand il était en recherche du Graal. Cette quête était devenue une véritable obsession et Merlin ne l’aidait pas du tout dans la recherche. C’était à se demander si cet objet existait ou pas. Tout ce qui se savait sur ce mystérieux Graal n’était que des légendes qu’il n’avait eu de cesse à éplucher et à essayer de découvrir où était la part de vérité et la part de mensonge. Sauf que jusqu’à présent, il n’avait absolument rien trouvé. Encore une fois, le roi était parti accompagné de certains de ses chevaliers de la Table Ronde à la recherche du Graal mais cette fois-ci, il avait pris le temps de s’arrêter pour accorder quelques instants à ces voyageurs qui avaient eu quelques soucis au cours de leur voyage. Et ces voyageurs ne semblaient pas être n’importe qui puisque l’une d’entre eux prétendait être la princesse Anastasia. La princesse disparut lors du siège de son royaume. Comment Arthur savait tout cela ? Et bien ce n’était pas auprès du Seigneur Hector qu’il aurait su tout ça. En devenant roi, il avait été obligé d’apprendre pas mal de choses sur les histoires des royaumes. Sauf qu’au fil de sa conversation avec elle, il s’avérait que ladite princesse n’était pas tout à fait princesse. Elle était plutôt une jeune femme en quête d’identité. Qui lui avait mis dans la tête qu’elle était la princesse ? Arthur était persuadé d’avoir les responsables sous le nez. Cependant, il préféra ne rien dire pour le moment, attendant de voir s’il s’agissait uniquement d’un abus de faiblesse de leur part ou pas.

- Je suis bien venu à votre aide sans savoir qui vous étiez, répondit-il avec un petit sourire. Et aussi, même si je savais que vous étiez entrain de franchir mon royaume de manière clandestine.

Arthur aurait très bien pu faire fi de ce qui se déroulait sous ses yeux et continuer sa route. Après tout, ils étaient clandestins sur son royaume. Mais il avait choisi d’aller les aider. Ils auraient pu être des paysans ou autre, cela n’avait pas eu vraiment grande importance.

- Pour ce qui est de votre identité, prétendre être une princesse reste quand même présomptueux. Avant de devenir la possible Anastasia, vous deviez bien être quelqu’un ? Vous ne pouviez être personne.

Le jeune roi n’était pas partisan du mensonge, celui-ci ayant été beaucoup trop présent dans sa vie. Tout d’abord en présence de sa sœur Morgane, puis en présence de son meilleur ami, Lancelot, et de sa reine, Guenièvre. Et il n’y avait pas que ça parce que même sa conception avait été un mensonge. Son père avait pris l’apparence du seigneur Gorlois pour avoir le droit à une nuit avec son épouse. La vie d’Arthur était basée sur le mensonge, alors il n’y avait rien d’étonnant à ce qu’il ait du mal à l’accepter. Cependant, il était disposé à fermer les yeux sur les mensonges de cette jeune femme. Étonnant, il n’y avait pas à dire parce qu’en temps normal, le jeune homme avait tendance à s’énerver très rapidement, mais là, il se sentait calme. Peut-être parce qu’il avait la sensation d’aborder la quête du Graal sous un autre angle ? Et pourtant, malgré ça, Arthur n’avait pas du tout l’impression que cette nouvelle quête allait aboutir sur quelque chose. Alors comment expliquer ce calme qui l’habitait à l’heure actuelle ? Il n’en savait rien. Mais toujours était-il que son visage ne traduisit aucune colère. Il affichait même un visage calme et serein. À croire qu’il commençait à acquérir une certaine sagesse. Quoi que… Ça c’était nettement moins sur. S’il devenait sage, Merlin serait parti. Or, Merlin était toujours présent dans la vie du roi. Présent, mais inutile dans la quête du Graal. Ce qui remettait en doute son utilité dans le cas présent. Mais il ne pouvait pas le chasser de son entourage parce que malgré tout, l’enchanteur avait son grain d’utilité.

Arthur chassa Merlin de ses pensées pour revenir sur l’instant présent. À présent que tout était clair entre lui et les trois voyageurs qui se trouvaient juste en face de lui, le roi prit la décision de faire un bout de chemin avec eux. Même si elle n’était pas encore la vraie Anastasia, qu’est-ce qu’elle avait à y perdre en essayant ? Ce serait à l’Impératrice de juger si oui ou non cette fille était sa petite fille, pas à lui. Il ne savait même pas à quoi la princesse ressemblait avant la révolte donc il ne pouvait encore moins savoir ce qu’elle était devenue aujourd’hui. Arthur adressa un petit sourire à la jeune femme quand elle afficha un air surpris suite à sa proposition de faire un bout de chemin en leur compagnie. Il ne mentait pas quand il affirmait qu’ils avaient la même direction.

- Oh, ce n’est pas de la générosité, répondit-il. Il s’avère que malgré vos bafouillages, je vous aime bien.

Il ordonna à ses soldats de libérer les trois chevaux qui portaient leur vivre, chargeant un peu plus leur monture, se répartissant le poids de façon plus ou moins équitable. Lui-même prit un chargement en plus afin que les trois voyageurs puissent monter à cheval sans que cela ne fasse trop de poids pour les montures. Si certains rois n’avaient rien à faire de leurs montures, ce n’était pas le cas d’Arthur. Quand il vivait chez le seigneur Hector, le garçon avait passé énormément de temps dans les écuries à s’occuper des chevaux que son père adoptif et son fils négligeaient. C’était lui qui avait pansé, brossé, nourri et abreuvé les chevaux, créant ainsi un lien très fort avec ces derniers. Mais quand il avait dû partir avec Merlin, il avait dû les abandonner. Néanmoins, en ce qui concernait les chevaux qui se trouvaient dans ses écuries, les palefreniers et les garçons d’écurie avaient pour ordre de bien s’en occuper. Lui-même venait s’occuper de sa jument et quand il revenait, il s’occupait d’elle avant de s’occuper de lui. C’était une mentalité que même ses chevaliers devaient posséder. Il était évident qu’Arthur avait plus de respect pour le genre animal que pour le genre humain. Mais là n’était pas la question. Une fois les trois chevaux aptes à accueillir leurs cavaliers, le jeune roi osa émettre la supposition que peut-être ils préféreraient continuer la route à pieds plutôt qu’à cheval. Ces paroles eurent pour effet de réveiller les deux hommes qui accompagnaient la jeune femme. Ils choisirent leurs montures, laissant la troisième à ladite Anastasia.

Arthur attendit patiemment que la jeune femme se lance. Elle sembla peu sure d’elle là-dessus. Peut-être n’était-elle jamais montée à cheval auparavant ? C’était fort possible… Cependant, il choisit de ne rien dire pour l’instant. Il la regarda s’avancer vers le cheval puis prendre une grande inspiration avant de se hisser tant bien que mal sur la selle. Un petit sourire vint à nouveau se peindre sur le visage du roi.

- Ne vous inquiétez pas, Pal est du genre docile, ce n’est pas lui qui vous mettra par terre, fit-il en ordonnant Kira, sa jument, de se mettre en route.

Il se plaça à côté de la jeune femme tandis que la moitié de ses chevaliers se plaça en tête tandis que l’autre moitié se plaça à l’arrière, fermant ainsi la marche. Étant donné que la jeune femme se rendait vers le royaume voisin, Arthur savait précisément dans quelle direction se diriger pour que les trois voyageurs puissent y accéder le plus vite. Tout en laissant les chevaux marcher à leur rythme, le jeune homme demanda :

- Alors dites-moi, comment comptez-vous aborder votre possible grand-mère ?


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MessageSujet: Re: Les joies du protocole [pv Arthur]   Ven 26 Fév - 17:16




Les joies du protocole


ft. Arthur




J'avais beau réfléchir aux quelques mots que j'adressais au roi, je ne pouvais m'empêcher de penser qu'il était bel et bien le seul à diriger et maitriser la conversation que nous tenions; qui parvenait à diriger et maitriser la conversation que nous tenions, qu'il orientait selon son bon vouloir. En tant que monarque, rien de bien normal après tout qu'il sache sans difficulté aucune jouer avec les mots, les manipuler de manière à atteindre ses objectifs - à l'inverse de mes propres capacités limitées. Pourtant, quels qu'ils soient, ils ne semblaient pas être à notre désavantage au moment présent, malgré la suspicion certaine que nous lui inspirions moi et mes origines douteuses ajoutées à notre statut de clandestins. Il était par conséquent parfaitement en droit de se méfier, je ne pouvais décemment pas lui en tenir rigueur. Pas alors qu'il semblait étrangement passer outre ces détails douteux.  



"Et je vous en remercie mon seigneur. J'ignorai qu'un membre de la famille royale pouvait être assez proche de son peuple pour effectuer un tel geste. Vous êtes vraiment surprenant", réfléchis-je à voix haute, avant de préciser mes propos de manière à éviter tout malentendu.
 



"Dans le bon sens du terme, évidemment. On m'a raconté que ma grand mère l'est également; mais outre ces deux exemples, jamais je n'ai pu entendre de telles histoires. Sauf votre respect, la noblesse a pour habitude de rester cloitrée derrière les portes de son château. Je trouve cela vraiment dommage, vous ne trouvez pas ?" Le questionnais-je dans l'espoir d'obtenir une réponse positive de sa part. Je souhaitais réellement me tromper sur ce point, moi-même n'étant définitivement pas prête à abandonner si facilement la liberté que je possédais aujourd'hui pour me conformer au protocole sévère et rigide de la vie de Cour; si tant est que j'y sois un jour admise.



"Sans doute, continuai-je notre conversation, réfléchissant sur la remarque qu'il avait pu m'adresser. Sans doute que je m'avance bien trop. Mais j'ai besoin d'y croire pour continuer mon voyage. Je veux croire en la possibilité de retrouver enfin ma famille, ma véritable identité un jour -paysans ou membres de la royauté, je n'en ai que faire. Je veux simplement rejoindre les miens, achevai-je de lui expliquer mon point de vue avant de revenir vaguement sur mon passé afin de combler sa curiosité grandissante.  



"Avant, je n'étais qu'une orpheline. Anya, qu'on m'appelait, si c'est ce que vous désiriez savoir. Le reste de mon histoire serait sans doute bien dérisoire pour un homme tel que vous."



De fait, il avait du en entendre des plus intéressantes durant tout le temps de son règne. La pauvre paysanne que j'avais toujours été n'avait rien à lui apprendre, et possédait encore moins d'anecdotes croustillantes à raconter. La routine de l'orphelinat, voilà les seuls souvenirs que je conservais de mon enfance, songeai-je tout en m'efforçant de comprendre comment diriger ma monture, qui, loin d'être impatiente, me laissait comme indiqué par mon interlocuteur doucement prendre mes marques, jusqu'à ce qu'imitant mes compagnons de route, je me fasse à la démarche à adopter, maitrisant bientôt le cheval sans pour autant le brusquer. Je me contentais de tirer délicatement sur les rennes, de peur de blesser la bête -mais cela constituait déjà un immense progrès pour la débutante que j'étais; ou tout du moins que je pensais être, selon Vlad.



Je souriais de ma petite victoire lorsque le commentaire du souverain me prit de court. Si je ne pensais pas avoir fait mauvaise impression jusque là, jamais je n'aurais pu ne serais-ce que songer une seconde m'être attiré la sympathie de celui-ci. Aussi, en tentant de masquer le rouge qui me montait aux joues, et de contrôler mon sourire qui s'était encore élargi à cette idée, j'essayai tant bien que mal de lui retourner le compliment.



"Vous aussi vous êtes sympa pour un roi", lachai-je naturellement avant d'enchainer sur sa prochaine question, y réfléchissant de longues secondes dans un état de profonde concentration, avant de m'exprimer en une simple phrase, certes ridicule, mais parfaitement sincère.  



"Honnêtement ? Je n'en ai pas la moindre idée ..."



Ayant laissé ma phrase en suspens faute de savoir comment je pouvais bien la compléter, je me sentis tout de même forcée d'y ajouter une justification.



"Ce n'est pas simple de s'adresser à quelqu'un que l'on ne connait pas réellement; mais qui de son côté nous connait peut-être. Je ne voudrais surtout pas causer de tord à la pauvre femme qui ne cherche après tout que la même chose que moi. Tout ce que je pense faire, c'est lui exposer ma situation sans chercher à la convaincre par le mensonge. Elle seule est capable d'offrir une réponse à mes interrogations : qu'elle soit positive ou négative, je n'insisterai pas. Je continuerai mon chemin avec mes camarades. Enfin, cela ...Ce ne sera uniquement que lorsque Dimitri parviendra à obtenir une audience avec ma possible grand mère, et ça, ce n'est pas gagné. J'ai entendu dire que de nombreuses jeunes femmes s'étaient présentées avant moi; j'ignore si elle acceptera de me recevoir après tout cela. Ca doit être vraiment épuisant pour la pauvre duchesse. Mon but n'est pas d'ajouter à sa peine. Quoi que celle-ci puisse en penser, je n'ai pas de mauvaises intentions. Je suis simplement une orpheline à la recherche de ses proches."






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MessageSujet: Re: Les joies du protocole [pv Arthur]   Mar 17 Mai - 19:26




Les joies du protocole


ft. Arthur




Arthur n’avait pas réputation d’être un roi injuste. Bien évidemment, il s’agissait d’une question de point de vue parce qu’il lui était déjà arrivé de prendre des décisions relatives au royaume, créant ainsi une ‘injustice’ auprès des personnes auxquelles cette décision n’avait rien d’arrangeante, mais qu’y pouvait-il ? Le bien du royaume valait mieux que le bien de quelques personnes. Alors oui, il arrivait qu’on trouve Arthur comme étant quelqu’un d’injuste, mais ce qui comptait c’était ce qu’il pensait lui. Il s’était toujours refusé d’être un roi tyran et il pensait vraiment qu’il en était loin. Son peuple ne s’était jamais soulevé contre lui et personne ne craignait d’exprimer ses demandes lorsqu’il recevait ses serviteurs dans son château pour les doléances trimestrielles, contrairement à ce royaume quasi-voisin où sévissait une méchante reine et où la princesse était activement recherchée. Blanche-Neige, si ses souvenirs étaient exacts. Arthur avait reçu un avis de recherche qu’il aurait dû faire poser dans l’intégralité de son royaume mais il ne l’avait pas fait pour la simple et bonne raison que ce qu’il se passait dans les royaumes voisins ne le concernait pas ; sauf si cela concernait une guerre quelconque ou l’avancée de la guerre des ogres qui sévissait toujours violemment dans le royaume du roi Maurice.

Le jeune Pendragon se montrait clément envers cette jeune femme et ses deux accompagnateurs. N’importe quel roi les aurait sans doute faits arrêter pour avoir essayer de traverser leur royaume de façon clandestine, mais pas lui parce qu’il était persuadé qu’il ne s’agissait nullement de menace. Il les avait aidés à s’en sortir face aux brigands qui s’en était pris à leur calèche, chose qu’il rappela sans aucune menace dans le son de sa voix. Il ne souhaitait pas les mettre mal à l’aise. Il désirait juste leur faire comprendre qu’ils n’avaient rien à craindre de lui, bien que cela se soit vu depuis le début étant donné qu’ils étaient encore libres de leurs mouvements. La jeune Anastasia semblait surprise de voir que les rois et les seigneurs n’étaient pas tous des personnes tyranniques qui exerçaient leur pouvoir à tire larigot. Surement venait-elle d’un royaume où le souverain était tyrannique ? Peut-être même venait-elle du royaume de cette méchante reine. Auquel cas, la gentillesse dont faisait preuve Arthur lui était sans doute étrangère jusqu’à aujourd’hui. Il pouvait le comprendre. Il écouta la supposée princesse lui raconter que sa supposée grand-mère semblait être faite du même bois que lui. Il hocha la tête, quelque peu ravi de ne pas être le seul à préférer être un souverain juste plutôt qu’un souverain haï par l’ensemble de son peuple.

- Seuls les mauvais souverains agissent ainsi, répondit-il. Tout du moins, je le suppose. Je pense qu’un roi se doit d’être présent lorsqu’un problème survient dans son royaume afin de montrer à son peuple qu’il peut compter sur lui à tout moment. Il fit une légère pause dans ses paroles avant de reprendre : Si vous êtes la princesse disparut et que vous êtes amenée le jour de demain à régner, je suis certain que vous saurez vous y prendre et que vous saurez choisir les personnes pour vous guider.

Les conseillers avaient une certaine importance dans la royauté. Certains pouvaient s’avérer être de bons conseils tandis que d’autres ne l’étaient pas. Arthur s’était déjà vu devoir retirer le rang de conseiller à certains qu’il jugeait non apte à le conseiller dans l’optique qu’il désirait. Il ne fallait pas se sentir mal quand il s’agissait du bien être du royaume. Le jeune Pendragon demanda à Anastasia qu’est-ce qui la poussait à prétendre qu’elle était la princesse perdue si elle-même n’était pas sûre de l’être. La réponse de cette dernière tenait debout. Certaines personnes avaient besoin de savoir qui ils étaient et d’où ils venaient pour avancer et passer à autre chose. Sauf que si cette fille était bien Anastasia, il doutait fortement qu’elle pourrait passer à autre chose. Elle se retrouverait plutôt coincée dans le rôle de future Impératrice. D’ailleurs, Arthur ne comprenait pas trop pourquoi dans le royaume de l’Impératrice celle-ci n’a pas le titre de Reine. Parce qu’au fond, il n’y avait personne au-dessus d’elle, donc c’est ce qu’elle devrait être non ? Ou alors, ce royaume avait une juridiction différente ou des traditions autres… À l’occasion, Arthur se renseignerait afin d’en savoir un peu plus là-dessus.

Il souhaitait en savoir plus sur la jeune femme et lui demanda qui elle était avant de se mettre en route pour essayer de trouver sa famille : une orpheline appelée Anya. Il n’y avait rien d’étonnant à ce qu’elle désire savoir d’où elle venait. Lui aussi avait été orphelin pendant des années. Il avait été séparé de sa mère lorsqu’il n’était qu’un nourrisson et avait grandi dans une famille qui n’était pas la sienne autrement que par le cœur, bien qu’Arthur ne porte pas dans son cœur Hector et Kay qui s’étaient toujours montrés méprisants auprès de lui avant qu’ils n’apprennent qu’il était leur roi. Mais ils avaient été leur famille pendant des années alors… Enfin bon, sa situation n’avait rien à avoir avec celle d’Anya, vu que c’était ainsi qu’elle s’appelait pour le moment.

- Je ne dirais pas que votre histoire ne m’intéresse pas, répondit-il. Je ne désire simplement pas vous forcez à dire quoi que ce soit. C’est à vous de juger ce que vous désirez me dire ou pas. Mais je sais ce que c’est que de ne pas savoir d’où l’on vient.

Pour cette raison, il espérait vraiment qu’Anya finirait par trouver les siens, que ce soit chez l’Impératrice ou bien dans une autre famille. Pourvu qu’elle y soit heureuse. Arthur la regarda tenter de diriger son cheval et lui assura la gentillesse de Pal. Il avait grandi au milieu des chevaux donc il n’avait pas eu besoin de monter à cheval mais il savait reconnaître un cheval calme d’un cheval nerveux. Pal était du genre à n’être perturbé par rien au monde. C’était une valeur sûre. Même si cela faisait peu de temps qu’ils se connaissaient, le jeune Pendragon éprouvait vraiment de la sympathie pour Anya. Arthur n’accordait quasiment jamais sa confiance aussi vite, mais il avait la sensation qu’il pouvait lui faire confiance, qu’elle soit future Impératrice ou pas du tout. D’ailleurs, il lui demanda comment elle comptait aborder sa potentielle grand-mère et ce ne fut pas étonnant qu’elle ne sache pas comment s’y prendre. Il l’écouta religieusement sans rien dire. Il comprenait bien la situation dans laquelle elle se trouvait.

- Je pense que tu as raison de vouloir lui exposer ta situation plutôt que de débarquer et de lui dire de but en blanc qu’elle est ta grand-mère. Cette pauvre femme a dû en voir pas mal des filles qui prétendaient être Anastasia. Et des peut-être beaucoup plus convaincantes que vous, sans vouloir vous vexer.

Il regarda les dits camarades qui se trouvaient derrière et reporta son attention sur Anya :

- Comment avez-vous connu ces deux-là ? demanda-t-il.


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