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L'histoire se déroule en Octobre 2013.

« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


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 Relooking express ? [Pv Valentine]

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Jeliza Rose Blackwood
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MessageSujet: Relooking express ? [Pv Valentine]   Jeu 21 Mai - 19:07





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Une journée ne pouvait pas commencer sans une bonne douche, mais aussi une réflexion intense devant son dressing pour savoir ce que j’allais porter aujourd’hui. C’était très important de savoir ! Tout reposait sur le style que vous abordiez ! Quand il pleuvait, il fallait des couleurs sobres parce que, comprenez, la pluie ne rendait pas les gens heureux. Et puis, pour peu qu’il y ait un crétin, qui en roulant avec sa poubelle, passe trop prêt du trottoir et ne vous arrose… Croyez-moi, c’était mieux ! Par contre, s’il faisait beau, alors là, c’était couleur à gogo ! Et aujourd’hui, il faisait un temps radieux. Ce fut donc avec un plaisir immense que je sortis mon mini-short en jean ainsi qu’un haut léger couleur crème. Sans plus attendre, je m’habillais et agrémentais ma tenue d’un collier en or agrémentée d’une plume fantaisiste. Ce style de collier me faisait penser à une époque baba-cool, mais ça m’amusait de le porter. Je brossais ma longue chevelure blonde que je laissais cascader dans mon dos. J’étais prête !

Un sourire venait agrémenter mon visage lorsque je descendis les marches de ma villa pour rejoindre la cuisine. J’avais Miko dans mes bras et le posais en arrivant à hauteur du jardin afin qu’il aille se promener. Je le regardais partir en gambadant dans l’herbe puis demandais à la domestique de me préparer mon petit déjeuné. J’allais me placer sur le canapé et allumais l’écran plasma accroché sur le mur et mis la chaîne télévisée qui diffusait quotidiennement les épisodes d’Amour, Poire et Beauté. Je zappais pendant quelques minutes en attendant que mon émission commence puis lorsque le générique de début commença, je posais la télécommande et me plongeais dans l’épisode. Ce fut à peine si je remerciais la domestique lorsqu’elle me déposa mon plateau repas. Plongée dans mon épisode, je m’imaginais dans la peau de Kim… J’adorerai avoir un petit ami comme Brad. C’était l’homme parfait ! Il avait un corps à dépuceler une vierge et puis… il avait de l’argent, il prenait soin de lui… bref, c’était exactement l’homme qu’il me fallait.

Je me rendis à peine compte que j’avais mangé ma compote et mon muesli. J’étais entrain de terminer ma tasse de thé lorsque l’épisode termina. Je déposais la porcelaine sur le plateau et filais me brosser les dents, encore émue par la magnifique pénultième déclaration d’amour de Brad envers Kim. Et dire qu’avant il sortait avec Brittany… Quelle faute de gout ! Brittany n’avait absolument rien pour elle. En plus, elle disait des choses complètement stupides ! Vivement qu’elle quitte la série parce que je n’en pouvais plus de la voir. Elle m’horripilait. Mais bon, j’étais bien obligée de la supporter si je voulais continuer de regarder cette magnifique série qu’est Amour, Poire et Beauté. La fin de matinée était entrain de débuter lorsque j’enfilais mes escarpins noirs. Après avoir attrapé mon sac à main Louis Vuitton, je quittais la villa après avoir crié à Big Daddy, enfermé dans son bureau entrain de compter notre fortune, pour lui dire que je sortais. Comme d’habitude, je n’attendais pas sa réponse pour refermer la porte et disparaître. Il faisait un temps magnifique.

Il faisait un temps magnifique. Rien de tel pour me mettre d’excellente humeur. Avec la grâce d’une reine et la classe d’une diva, je sortis mes lunettes de soleil que je plaçais sur mes yeux afin de protéger mes magnifiques prunelles bleutées. Si les beaux jours continuaient comme ça, j’allais pouvoir faire ressortir les chaises longues et débâcher la piscine. Mes séances d’UV naturelles allaient pouvoir commencer et ce n’était pas pour me déplaire. Mais pour ça, il me fallait un nouveau maillot de bain pour commencer la saison ! Ce fut donc allégrement que je pris la direction d’un de mes lieux favoris : le centre commercial. Certes, j’avais ma propre boutique, je pouvais m’habiller selon mes propres choix, mais j’aimais bien aussi faire un petit tour chez la concurrence pour voir ce qu’ils avaient et puis aussi parce que je n’étais pas désespérée au point de ne pouvoir porter que les vêtements que je commandais, bien que je possédais un exemplaire de chaque vêtement que je vendais en boutique afin d’en faire un peu la pub, vous voyez ?

Marchant dans les rues de Storybrooke d’un pas léger qui faisait claquer mélodieusement mes talons sur le sol, je me laissais aller à imaginer ce que serait ma vie future lorsque je serais enfin styliste. Bien sur, j’avais encore mes études à faire. J’attendais encore ma réponse d’adhésion pour Boston, mais ce n’était pas bien grave. Je savais qu’ils allaient me prendre. C’était obligé ! J’avais le gout du style et de l’art ! J’étais la mieux habillée de toute la ville ! Ils ne pouvaient pas se passer de moi dans cette école, c’était impossible ! Ils ne pouvaient pas passer à côté de mon sublime talent ! Alors que je m’imaginais déjà quel genre de vêtements je pourrais m’offrir, en dehors du maillot de bain pour la nouvelle saison, je remarquais, au bout de la rue une chevelure rousse flamboyante que je reconnaîtrais entre mille tellement il y en avait peu dans ce bas monde. Valentine ! Sans plus attendre je plaçais mes mains en porte voix et criais :

- VALENTIIIIIIIIIIIINE ! ATTENDS-MOI !!!!

Tout le monde s’était retourné. Et oui, impossible de ne pas faire attention à moi quand je passais ! C’était comme ça ! Je brillais par ma simple présence, c’était ainsi. Je me dépêchais autant que des escarpins de dix centimètres pouvaient le permettre, de rejoindre Valentine qui m’attendait, bien évidemment ! Une fois arrivée à sa hauteur, je lui offris mon plus grand et mon plus magnifique sourire colgate avant de passer mon bras en-dessous du sien, l’entraînant à ma suite.

- Je suis teeeeeeeellement contente de tomber sur toi ! m’exclamais-je. Figures-toi que je suis en route pour le centre commercial pour m’acheter un nouveau maillot de bain. Tu comprends, la nouvelle saison arrive, il va faire beau et je vais pouvoir passer mes après-midi dans mon jardin à prendre le soleil. LE PIED INTERGALACTIQUE, t’es pas d’accord ? Enfin, je me disais, ce serait trop cool si tu venais avec moi pour faire des petites emplettes, qu’est-ce que tu en dis ?

Je lui souris tout en continuant de l’entraîner avec moi vers le centre commercial, ne pensant pas un seul instant que peut-être, elle avait quelque chose à faire. Mais qu’est-ce qui pouvait être plus important que la mode quand la mode vous appelait à grands cris ?!

- Chérie, faut absolument que tu arrêtes de porter des vêtements comme ça ! Ce n’est pas de cette manière que tu arriveras à attirer les regards sur toi ! Tu comprends ?




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Valentine Bellamy
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MessageSujet: Re: Relooking express ? [Pv Valentine]   Dim 28 Juin - 17:53

Relooking express ?

Jeliza Rose & Valentine ~  


Ce matin là, ce furent les rayons de soleil frappant contre les carreaux dépourvus de rideaux de ma chambre étroite qui me réveillèrent, diffusant une lumière aveuglante dans l'ensemble de la petite pièce sans que je n'y puisse rien faire, excepté peut-être me résoudre à maintenir mes paupière ouvertes, et me motiver afin de commencer la journée. Ce que je fis, mais non sans pester quelques minutes, la tête enfoncée dans mon oreiller de plumes, avant de prendre mon courage à deux mains, pour rejoindre la cuisine de manière à nourrir Pooka, mon adorable petite boule de poils. Laquelle m'accueillit comme il se doit, me bondissant dessus, ses pattes avant sur mes cuisses afin d'atteindre une hauteur suffisante pour me lécher la joue en guise de "bonjour"

-Bonjour à toi aussi ma jolie, répondis-je à la bête en la repoussant momentanément de façon à attraper son sachet de croquettes sur l'une des étagère du haut.

Si mon chien laissa échapper un grognement de frustration à l'idée d'être rejeté par sa maitresse, il le ravala rapidement pour japper de plaisir en apercevant sa nourriture préférée  servie dans sa gamelle en métal, vers laquelle il se dirigea à toute allure, sans plus me démontrer à présent aucun intérêt.

-Ingrate, me moquais-je avant de la laisser seule quelques instants afin de prendre une douche, et de m'habiller, avant de décider du programme à mettre en place pour la journée à venir.

En songeant à toutes les possibilités qui s'offraient à moi, je ne pus empêcher un sourire de se dessiner sur mes lèvres. Mes jours de congé étaient rares ces derniers temps, notamment avec la remontée des souvenirs, qui avait eu le malheur de me fournir un double boulot : à la fois en tant que vendeuse au porte à porte, mais également de secrétaire pour l'agence illégale de Dimitri, dont le but était de reformer le plus de familles possibles, moyennant bien évidemment la plus grosse somme possible. Certes, la moralité du geste pouvait être remise en question, mais dans notre cas, cet argent était bien plus que nécessaire; tout du moins si je souhaitait garder ma Pooka.

Le fait est que cette charge de travail supplémentaire, malgré son caractère indispensable, me mettait tout de même sous pression, pression que j'étais heureuse de relâcher, même pour une journée seulement. Quelque soit l'issue de mon après-midi, je comptais bien profiter de ce jour en compagnie de mon compagnon favoris, sans me préoccuper de Dimitri et de ses complots sans queue ni tête.

Peut-être pourrions-nous nous installer sur le toit de l'immeuble, pour observer les nuages, comme nous avons toujours eu l'habitude de faire, ou alors coudre de nouvelles robes, aller au parc... En passant la tête par la fenêtre, baignant ma figure dans la douce chaleur de cette matinée de printemps, je décidais que cette dernière idée serait sans doute la meilleure. Autant profiter des beaux jours pour se balader ! Qui sait combien de temps encore en aurions nous l'occasion. Certes étais-je habituée au temps froid et neigeux de l'hiver, ayant grandi dans un royaume dont ce climat était constamment présent; mais cela ne m'empêchait pas d'apprécier les journées ensoleillées que m'offraient Storybrooke. Sans doute même serait-ce la première chose à me manquer, si je trouver une solution pour regagner mon royaume de glace.

-Pooka ! Revenais-je à la réalité en appelant mon chien, qui se posa près de ma jambe dans l'instant. Lui grattant doucement la tête, je lui ouvris la porte, de manière à ce qu'elle puisse parcourir les escaliers, me précédant tandis que je verrouillais la porte.

Déformation professionnelle. Storybrooke avait beau être une calme bourgade, je ne pouvais m'empêcher de prendre mes précautions. On n'arnaquait pas une arnaqueuse, tout du moins, tant qu'elle savait se montrer prudente. La discrétion, c'était la première chose que Dimitri m'avait apprise. Elle me permettait généralement de passer inaperçue dans les rues, parmi les autres habitants. Le fait que je ne porte aucune couleur que je jugeais trop voyante, ou aucune touche de maquillage aidait à me fondre dans le décor, sans que je n'attire trop l'attention des gens autour. En général, songeais-je en riant lorsqu'une voix féminine retentit au loin, prononçant mon nom afin de me faire noter sa présence. Je secouais la tête en signe d'incrédulité : il n'était pas nécessaire pour elle de faire tant de bruit, son entrée dans quelque lieu que ce soit ne pouvait passer inaperçue -encore moins aujourd'hui, alors que sa bonne humeur transparaissait clairement sur son visage souriant. Il y avait des gens comme ça, à qui il suffisait d'être joyeux pour illuminer tout un lieu; et il était clair que Jeliza en faisait parti.

Ordonnant d'un regard à mon chien de ne pas s'aventurer plus avant sans moi, je stoppais mes pas afin d'attendre que la jeune fille arrive à ma hauteur, et lui adressais un sourire. A peine trouvais-je le temps de la saluer que déjà, mon amie partit dans l'un de ses monologues interminables. Cela constituait certainement l'une de nos seules particularités communes : toutes les deux aimions bavarder pendant des heures, sans interruption.
Cette fois-ci ne fus-je néanmoins pas surprise de l'entendre mentionner une petite visite au centre commercial de la ville, de façon à une fois de plus s'acheter de nouveaux vêtements. La mode, avais-je rapidement comprit, était l'une de ses plus grandes passions, et les boutiques, ses lieux favoris, afin d'effectuer de petites emplettes, de quelques centaines de dollars.

Si je n'avais jamais réellement ressenti d'intérêt particulier à l'idée de l'accompagner, je n'eus pas mon mot à dire, bien que celle-ci m'eut posé la question, alors qu'elle m'entrainait par le bras à travers les rues. Ne voyant aucune raison valable de protester - n'avais-je pas dis moi même ne savoir véritablement quoi faire de ma journée ? -, je me laissais faire sans broncher, et sans émettre aucun commentaire, tout du moins, jusqu'à ce qu'elle n'en fasse elle-même un sur mon accoutrement du jour.

- Qu'est-ce qui ne va pas ? l'interrogeais-je, sincère.

Baissant les yeux sur ma tenue actuelle, suite à sa critique, je cherchais de toutes mes forces l'élément qu'elle aurait pu ne pas apprécier, en vain. J'avais beau tenter, je ne trouvais pas ce qui clochait dans mon choix de vêtements. Je m'étais vêtue comme d'habitude, sans faire d'effort particulier, mais j'estimais que ceux-ci n'étaient pas nécessaires pour une simple petite promenade. Ici, je n'avais pas mon rôle de souveraine, ni les obligations qui en découlaient. J'étais uniquement Valentine, pas la duchesse. Et ma liberté vestimentaire, j'y tenais. Je me souvenais encore de la période de transition qu'il m'avait fallu pour enfin m'habituer à l'horreur que constituaient les talons hauts, qui était bien entendu étrangers à la pauvre paysanne que j'étais encore dans l'âme. Inutile de préciser qu'une fois mes souvenirs revenus, il était hors de question que ces monstruosités retournent dans mon placard, comme l'aurait voulu ma tante et comme certainement aurait apprécié la tête blonde qui, je le sentais, était une fois encore bien décidée à me faire changer d'avis sur ma garde robe.

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Jeliza Rose Blackwood
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MessageSujet: Re: Relooking express ? [Pv Valentine]   Jeu 2 Juil - 20:13





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Souvenirs de retour ou pas, ce n’était pas une raison pour se laisser aller. Que je m’appelle Jeliza Rose ou bien Charlotte, je restais la même personne : une fille noble qui devait absolument faire attention à son apparence. C’était très important car j’étais bien une des seules représentantes de mon statut de noble dans cette ville. Non mais sérieusement, regardez la reine Blanche-Neige… Elle ne se comportait pas du tout comme une reine avec ses vêtements de pauvrette. Elle pourrait profiter de son statut pour demander à être habillée selon la condition qui lui revient de droit, mais non. Madame préférait rester avec ses vêtements simples et sa collection impressionnante de chapeaux et de bonnets. Je ne la comprendrais jamais… En fait, il y en avait plein qui agissaient de cette façon, et je ne comprenais pas du tout ce qui les motivait à vouloir à ce point se fondre dans le décor. Pour rien au monde je ne renoncerai à mon confort. Oh non ! D’accord, je ne tenais plus tant que ça à devenir une princesse, mais était-ce une raison pour renoncer au luxe ? Absolument pas !

Les beaux jours arrivaient, et chose qui n’existait pas dans notre monde d’origine, nous pouvions nous dénuder en portant des maillots de bain afin que la peau prenne une jolie couleur caramel. Les mœurs n’étaient pas du tout les mêmes et honnêtement, je n’étais pas mécontente de celles qui appartenaient à Storybrooke. Qui aurait cru que bronzer était aussi magique ? C’était une magie au naturel, en quelque sorte avec aucun prix à payer. C’était génial. Mais bon, qui disait soleil, disait également maillot de bain. Et il était tout à fait normal que je m’achète un nouveau maillot de bain afin de commencer cette saison de bronzage. Si je pouvais commander mes propres maillots de bain étant donné que j’étais propriétaire du Princess wears Prada, j’aimais aussi sillonner les autres boutiques. Certes, je n’y trouvais pas toujours mon bonheur, mais je pouvais quand même essayer. Alors sans plus attendre, j’avais quitté la villa, marchant d’un pas déterminé en direction du centre commercial, je remarquai une chevelure à la couleur flamboyante.

Il n’y avait qu’une seule personne à Storybrooke possédant cette crinière rousse. Et… et ce style de vêtements complètement dépassé de mode et qui piquait les yeux rien qu’en étant regardé. C’était horrible ! Bref, sans plus attendre, je criais son prénom qui résonna dans toute la rue. Les quelques personnes présentes, en dehors de nous se retournèrent, mais je ne m’en préoccupais pas outre mesure. Accélérant le pas, faisant encore plus claquer mes talons sur le sol. C’était tout un art de marcher avec de telles chaussures, mais après 28 années à les porter, j’étais devenue une véritable experte. Imbattable presque. Avant, les talons portés par les femmes étaient nettement moins hauts que ceux que je portais à présent et c’était fortement dommage car il fallait bien avouer que la féminité qui découlait de ces magnifiques escarpins était bien plus grande que celle avec nos longues robes qui cachaient nos jambes jusqu’à la pointe de nos pieds. Bref, la mode de ce monde-là était vraiment plus passionnante et grisante !

J’arrivais sur ma rouquine préférée presque comme un boulet de canon et l’attrapais par le bras pour l’entraîner à ma suite en direction du centre commercial, ne me préoccupant nullement de l’endroit où elle se rendait, ni même si elle avait une destination. Enfin j’étais entrain de lui expliquer combien il était important que je me trouve un nouveau maillot de bain. Parce que comprenez bien que l’été n’était pas une saison faite pour rester enfermer à l’intérieur. C’était le moment de faire sa cure de vitamine solaire. Ceux qui ne prenaient pas assez le soleil se retrouvaient avec des problèmes de peau, se traduisant parfois par l’apparition de verrues. JAMAIS DE MA VIE JE N’EN AURAIS ! C’était une promesse que je m’étais faite et que je jurais de tenir ! Non, mais vous m’imaginez moi, ressembler à une sorcière ?! BEURK ! Après avoir terminé mon petit monologue, je me concentrais sur les vêtements portés par mon amie. Ces vêtements étaient un cruel manque de gout et heureusement qu’elle passait par là pour changer la donne !

J’écarquillais de grands yeux quand elle me demanda ce qui n’allait pas dans sa tenue. Se moquait-elle de moi ? Etait-elle sérieuse ? Mon dieu… Je clignais les paupières quelques secondes avant de reprendre un air sérieux. Je pris une grande inspiration avant de prendre un air réellement compatissant.

- Valentine… Tu sais, tu as un jolie visage, tu as des cheveux magnifiques, tu pourrais avoir du monde à tes pieds et toi, tu portes des vêtements tellement… tellement… il n’y a aucun mot pour les qualifier réellement, chérie. Même ma femme de ménage porte des vêtements de meilleures qualités. D’où la nécessité de changer les choses, tu ne trouves pas ?

Je lui offris mon meilleur sourire tout en continuant de marcher et l’entrainer avec moi jusqu’à ce que mon regard se pose sur le chien de Valentine qui la suivait comme son ombre. Je nous stoppais net avant de relever les yeux sur mon amie. Après un petit claquement de langue, je lâchais :

- Tu es au courant qu’on ne peut pas l’emmener au centre commercial ? Sinon, crois-moi, j’y emmènerai mon petit Miko à la moindre occasion.

Mon petit Miko avait, pendant 28 ans, conserver la taille d’un petit chiot. Big Daddy me l’avait offert, pensant qu’il m’aiderait à chasser ma peine et à me remettre de l’entourloupe du Dr Facilier. Quelque part, il avait eu raison car ce petit être avait contribué à me consoler et de tous les animaux que j’avais pu posséder, il était le seul dont j’avais pris grand soin. Les autres, Big Daddy avait fini par les donner à des familles de confiances qui en avaient pris soin. De tous, il n’y avait que mon chat quand j’étais enfant, qui m’était resté jusqu’à ce que le ciel le rappelle à lui. Enfin bon, tout ça pour dire que le chien de Valentine allait nous poser problème. On ne pouvait pas rentrer dans les boutiques avec. Cela se saurait sinon !




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Valentine Bellamy
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MessageSujet: Re: Relooking express ? [Pv Valentine]   Dim 5 Juil - 17:26

Relooking express ?

Jeliza Rose & Valentine ~  


Bien entendu, je ne m'attendais pas à ce que mon amie partage mon avis concernant ma tenue : c'était Jeliza, et je la connaissais à présent assez bien pour savoir que toutes les deux n'avions pas la même conception des vêtements. Alors qu'à mes yeux, ceux-ci n'étaient faits que pour nous recouvrir, le confort revêtant pour moi une plus grande importance que l'élégance du tissu ou de la coupe en elle même, pour la demoiselle qui m'accompagnait -ou plutôt devrais-je dire m'entrainait !- la garde robe était sacrée, et ne laissait place à aucune discussion. A l'entendre parler parfois, on aurait pu croire que le centre commercial constituait sa deuxième maison, ce qui était loin d'être mon cas. Il m'arrivait bien évidemment d'y faire un tour, de manière à observer les dernières créations pour m'en inspirer, mais jamais je n'avais pu comprendre l'amour de certains pour la mode, concept qui resterait à jamais un mystère à mes yeux.

Peut-être bien parce que je n'avais jamais pu me permettre d'acheter tous ce que je voulais quand je le voulais, me rendant plus soucieuse de mes économies, gérant mon argent avec un soin presque méticuleux afin de ne pas me retrouver endettée. Même lorsque j'étais rentrée au palais, entourée de couturiers me proposant des tissus des plus précieux, je n'avais pu me résoudre à gaspiller l'argent de la couronne de la sorte, laissant la charge de s'occuper de mes parures princières à ma tante, plus que ravie de pouvoir me rendre un tel service, qui tenait surement de son point de vue bien plus de la récompense que de la punition ou corvée quelconque.

Définitivement, songeais-je, ces deux là s'entendraient à merveille, les femmes semblant avoir un problème avec ma façon de me vêtir, qui me paraissait pourtant plus que correcte. Jamais on ne pouvait voir un seul trou dans mes t-shirts, ni une seule couture ratée sur mes jeans. Certes, j'étais forcée de reconnaitre que le style ne mes vêtements n'entrait pas dans les critères de cette époque, mais était-ce bien important ? Du moment que j'avais de quoi m'habiller chaque jour, je n'avais pas à me plaindre. Après tout, cela n'avait pas toujours été le cas.

Un instant, je me mis à imaginer la réaction de la fashionista blonde à mes côtés s'il lui avait été donné de me voir lorsque je n'étais encore qu'une orpheline sans le sous, trimant chaque jour au marché pour répondre aux exigences de la propriétaire de l'établissement, qui, en remerciement de nos services, nous permettait de posséder au grand maximum deux robes dans nos coffres, qui nous tenaient au moins six ou sept ans. Sans doute Jeliza aurait-elle frôlé la crise cardiaque si on l'avait soumise à de telles conditions, conclus-je en souriant à l'image de son visage déformé par une grimace de dégout si je lui confiais cette anecdote. Venant d'une famille aisée, ses privilèges lui avaient permis d'échapper à toute la misère du monde, si bien que parfois, je ne pouvais m'empêcher de penser qu'elle avait oublié jusqu'à l'existence de celle-ci. Mais je ne pouvais tout simplement pas lui en vouloir, sans doute parce que malgré tout cela, la jeune fille possédait un grand cœur, et se préoccupait des autres...à sa manière. Et même si cela se traduisait par une journée shopping afin de reconstituer ma garde robe, je savais qu'elle n'était motivée que par de bonnes intentions à mon égard. Encore l'une des raisons pour lesquelles je ne protestais pas alors même que mon avis n'avait pas été requit dans l'organisation de ses plans pour la journée, bien que ma présence ait apparemment été considérée comme obligatoire.

Alors qu'elle continuait ses explications concernant mon manque total de style, de manière plus ou moins subtile, je la suivis donc, tout en prêtant attention à ses propos. J'avais beau ne pas être d'accord avec sa conception d'une garde robe parfaite, j'étais toujours curieuse de connaitre son avis sur la question.
Alors, je tendais l'oreille, pour finalement tiquer lorsqu'elle mentionna le fait de pouvoir plaire. Il fut un tant, cette idée ne me serait même pas passée par l'esprit, les seuls hommes auxquels une roturière comme moi pouvait prétendre dans le village se trouvant être les quelques ivrognes qui passaient leur temps à la taverne. Aujourd'hui encore, l'idée de me mettre sur mon trente et un pour quelqu'un me semblait étrangère. Pourtant, il m'était arrivé de faire des efforts, lorsque je me trouvais encore en compagnie de Vladimir et de Dimitri -pour pouvoir prétendre au rang de princesse sans leur faire honte, me justifiais-je par reflexe. Il n'y avait aucune autre raison valable.

Le fait est que désormais, plus rien ne pouvait me forcer la main afin de modifier mon style vestimentaire : je ne comptais séduire personne, n'avais pas de rôle de princesse à assumer. A quoi me servirait-il donc de prêter attention à mon apparence afin que nombre de gens se retrouvent "à mes pieds" comme mon amie l'avait affirmé ? Cela m'était déjà arrivé lorsque j'avais assumé mon rôle de souveraine; et le moins qu'on puisse dire était que ces quelques semaines de règne avaient été les plus perturbantes de toute mon existence. Parfois, j'en venais presque à me dire que tout ça n'était pas fait pour moi. Peut-être n'aurais-je jamais du tenter de prendre en main le royaume dans lequel j'avais grandi : je n'avais ni les manière, ni l'allure d'une princesse, comme le confirmaient encore indirectement les propos de Jeliza.

Peut-être devrais-je suivre ses conseils, me questionnais-je tandis que nous continuions notre chemin. Peut-être serait-elle capable de me transformer en la princesse que l'on attendait de moi? La question restait de savoir si cela était ce que je désirais réellement.

-Très bien, me lançais-je, prenant mon courage à deux mains, bien que je sentais que dans quelques heures, j'en viendrais à regretter amèrement la décision que je venais de prendre.
Je te laisse choisir mes achats du jour, continuais-je, non sans me sentir obligée de rajouter une dernière petite indication, de manière à prévenir toute catastrophe qui découlerait de ma résolution.
Mais je t'en prie, évite tout ce qui est trop court... et trop voyant.

Cela, j'en étais certaine, suffirait à combler de joie la jeune fille: depuis le temps qu'elle me rabâchait mon manque de goût, et tentait de me convaincre de suivre ses recommandations !  Au moins ne pourrait-elle plus me reprocher de ne pas avoir essayé -car il était certain que ce genre d'occasion ne se reproduirait pas deux fois. Une journée de relooking me semblait déjà insurmontable à l'heure actuelle, alors étendue sur la durée ? Plutôt mourir. Quelques soient les arguments que mon amie pourrait utiliser sur moi, aucun ne fonctionnerait.

Surtout si faire les boutiques revenait à laisser de côté mon compagnon favori. Si j'étais bien au courant des règles appliquées dans toute sorte de commerces, j'avais espéré pouvoir y échapper, en essayant de cacher ma petite boule de poil -Pooka n'occupait pas beaucoup d'espace, peut-être aurait-elle pu me suivre discrètement ?
Si j'avais tenté d'imaginer mille-et-une façons de faire passer mon chien à travers les systèmes de sécurité du centre commercial, la dernière phrase de Jeliza acheva de me convaincre : si sa propre bête n'avait pu l'accompagner, il était certain que la mienne ne bénéficierait pas d'un traitement de faveur.

Portant mon regard sur mon animal qui ne s'était pas éloigné depuis le début du trajet, je m'agenouillais près de lui pour lui caresser la tête en geste d'excuse.

-Je suis désolée, mais elle a raison. De toute manière, je suis certaine que tu t'amuseras bien plus que moi, achevais-je ma phrase en riant, de manière à taquiner mon amie.

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MessageSujet: Re: Relooking express ? [Pv Valentine]   Lun 20 Juil - 19:00





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Dans la vie, il fallait savoir se mettre en avant, savoir attirer l’attention des gens. Et ce n’était pas en s’habillant n’importe comment qu’on y arrivait. Ben oui ! Les gens ne regardaient pas les personnes habillées comme un sac. Enfin, si, mais pas de la façon dont on pensait ! Je n’avais pas envie qu’on me regarde avec dégout, mais plutôt avec admiration. C’était ça que je souhaitais susciter chez les gens : de l’admiration. De toute ma vie, je n’avais jamais réussi à être une princesse et ce n’était pas parce que cette idée avait quitté mon esprit qu’il fallait que je me laisse aller ! Je continuais à être une personne noble et par conséquent, ma noblesse imposait un certain style de vie qu’il fallait absolument que je respecte. Il était clair qu’une personne de mon rang ne pouvait pas se laisser aller sinon je ferais honte à mon nom et Big Daddy serait profondément déçu. J’étais donc une reine du shopping dans ce monde et dans notre monde d’origine, j’étais une professionnelle des commandes de robes. Je m’étais toujours montée exigeante là-dessus, faisant recommencer un grand nombre de fois aux couturières.

J’étais bien contente de tomber sur Valentine parce que de cette manière, j’avais trouvé quelqu’un pour faire du shopping avec moi. Je pouvais faire ça toute seule, mais c’était tellement plus amusant d’être à deux. Et puis, Valentine était tellement « hors de la mode » que je me faisais toujours un plaisir de lui trouver des vêtements et de la mettre un peu au goût du jour. Parfois je la croisais avec des vêtements que je lui avais offerts combinés avec ses vieilleries. C’était profondément désespérant pace que j’avais l’impression de me casser la tête pour rien. Bien sur, je ne lui avais jamais caché mon exaspération, mais rien n’y faisait. Il faudrait que j’aille chez elle et jette toutes ses vieilleries si je voulais obtenir quelque chose… Enfin bref ! Je n’avais pas envie de penser à ça pour le moment. Ce qui importait, c’était de trouver ce fameux maillot de bain qui allait m’accompagner pendant la saison. Oh, j’étais loin de dire que je n’en achèterais pas un autre d’ici la fin de la saison, mais ce n’était pas ce qui importait le plus pour l’instant. Ce qui importait, c’était que la journée soit fructueuse !

J’étais particulièrement choquée que mon amie me demande ce qui n’allait pas dans sa tenue. Ne lui avais-je pas fait la leçon plusieurs fois déjà ? A croire que ça rentrait par une oreille pour ressortir par l’autre… C’était probablement ce qu’il se passait d’ailleurs… Restons calme Jeliza Rose ! Je lui rappelais donc les différents atouts qu’elle possédait et qu’elle refusait de mettre en valeur, espérant que cette fois-ci serait la dernière. Elle devrait vraiment accorder de l’importance à son physique parce qu’elle pourrait vraiment être la princesse dont elle portait le titre. A croire que ça n’avait vraiment aucune espèce d’importance… Et dire que moi, j’avais regretté de ne pas être née avec ce titre et m’étais battue pour espérer l’obtenir… Du gâchis ! Le monde était injuste ! Mais bon, c’était comme ça. Heureusement que le shopping existait ! Sinon, la vie serait vraiment moche. Et puis, avouons-le, les vêtements de ce monde-là étaient vraiment plus plaisants parce qu’ils étaient beaucoup plus diversifiés ! On pouvait être une femme et porter des pantalons tout en conservant sa féminité. L’inverse n’était presque pas possible autrefois.

Un magnifique sourire se dessina sur mes lèvres lorsqu’elle accepta que je m’occupe de ses achats. MER-VEI-LLEUX ! Ca c’était une bonne nouvelle. Un rire de contentement s’échappa de mes lèvres tandis que je continuais de l’entraîner vers le centre commercial. Parfois, Valentine pouvait se montrer raisonnable. Mes pas se firent un peu plus rapides. J’étais pressée de pouvoir transformer cette petite poupée rousse en une vraie beauté. Je levais discrètement les yeux au ciel lorsqu’elle imposa ses conditions. Pourquoi est-ce que les gens refusaient les vêtements courts. Bien sur, je ne parlais pas des jupes ou shorts qui arrivaient au raz des fesses, mais le court pouvait être facteur de séduction, surtout lorsqu’on possédait de belles jambes. Il fallait savoir mettre tous ses atouts en avant et jouer de son avantage.

- Il y a court et court ma chère. Mais je vais voir ce que je peux faire pour toi. Cependant, promets-moi de ne pas laisser ces vêtements au placard, cette fois ! Je n’ai pas envie de me casser le crâne encore une fois inutilement !

Enfin, qu’elle accepte, c’était déjà une excellente chose. Je me serais presque attendu à devoir batailler avec elle pour obtenir un assentiment. Mais si je n’avais pas à le faire, alors tant mieux ! Je n’en attendais pas tant. Comme tout était réglé, nous pouvions donc passer aux choses sérieuses. Absolument rien ne semblait pouvoir nous freiner jusqu’à ce que je me rende compte que le chien de Valentina continuait de nous suivre. Je posais mon regard sur ce petit être avant de signaler à sa propriétaire qu’il ne pouvait pas nous suivre dans le centre commercial. Ca, c’était une règle que je connaissais plus que bien étant donné que j’avais moi-même un chien que je devais laisser à la villa quand j’allais faire du shopping. Le seul endroit où je pouvais l’emmener, c’était dans ma propre boutique. Valentine accepta l’absence de son compagnon et s’excusa à ses côtés. Sa petite remarque me fit froncer les sourcils.

- Quand on sait faire du shopping on s’amuse. Ce sont les amateurs qui font des séances ennuyantes, répliquais-je.

Je regardais Valentine se redresser, semblant prête à s’en aller pour continuer notre chemin jusqu’au centre commercial mais je restais là à regarder la boule de poils.

- Tu ne vas quand même pas le laisser là tout seul ?

Quoi ?! J’étais une grande partisante de la cause animale. Je ne portais jamais de fourrure et je n’avais pas de sac en peau de crocodile. Et puis, quand je voyais l’attachement que j’avais pour mon petit Miko, il me semblait impossible de le laisser là au beau milieu de la rue. Pour le coup, je croisais les bras sous ma poitrine et fixais Valentine.

- Tu t’imagines si un chauffard l’écrase ? Si quelqu’un lui met un coup de bâton parce qu’il gêne ? Qu’il se fasse attaquer par un autre chien plus gros ? Il peut lui arriver n’importe quoi !

Je repris ma respiration puis ajoutais :

- Tu n’as pas quelqu’un chez qui tu peux le déposer ? Parce qu’il est hors de question qu’on parte en le laissant là !




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MessageSujet: Re: Relooking express ? [Pv Valentine]   Dim 2 Aoû - 1:46

Relooking express ?

Jeliza Rose & Valentine ~  


Comme prédit, la jeune fille ne se sentit pas de joie à l'idée de pouvoir constituer elle-même ma nouvelle garde robe. Non pas que je souhaitais me débarrasser de l'ancienne, c'était hors de question, et ce, quoi qu'elle puisse utiliser comme argument contre les étoffes qui la composaient, et qui, je le savais, la rebutaient, sans que je ne puisse pour autant en comprendre la raison. Ce n'était pas comme si je ne faisais pas attention à ce que je portais. Je me moquais simplement de me vêtir de la dernière création à la mode, comme Jeliza le faisait sans doute au moment même où cette idée me traversait l'esprit. Quelle était donc l'utilité de gaspiller ainsi son argent de manière à attirer l'attention-cela, je ne l'avait jamais compris. N'était-il pas plus aisé et accessible de s'habiller de façon simple et confortable ? Tout du moins était-ce de cette façon là que j'avais toujours fonctionné. Et, ma compagne de shopping le savait bien, il faudrait bien plus qu'une simple virée au centre commercial de la ville pour me faire changer d'avis.

Si elle pouvait se montrer têtue et butée, elle était consciente du fait que je l'étais encore plus, et ne lâcherais pas l'affaire, tant qu'elle ne m'aurait pas laissée m'habiller comme je le souhaitais. J'étais prête à faire des compromis, en effet, tant qu'elle ne dépassait pas les limites que je m'étais trouvée forcée de lui imposer, pour mon propre bien, mais il ne fallait pas s'attendre à faire des miracles. Qu'elle me propose un seul motif fleuri et je m'empresserai de me cacher dans une des cabines d'essayages pour ne ressortir que dans une heure ou deux, alors qu'elle serait trop occupée à observer un rayonnage pour me voir m'échapper de manière plus ou moins discrète dans le but de rejoindre Pooka, qui ne devait se plier à aucune règle, elle.

Ce qu'elle pouvait avoir de la chance : pas de journée shopping, pas de remontrance sur son apparence, juste une liberté totale, dont la petite boule de poil profitait entièrement, en me narguant lorsque des situations semblables à celle-ci se présentaient à moi. Finalement échangerais-je bien ma place avec elle, si une telle chose était possible. Elle avait toujours été bien plus rusée que moi, sans doute serait-elle une humaine intelligente, et une souveraine bien plus efficace, songeais-je en riant, imaginant mentalement la scène dans mon esprit tordu.

Mais trêve de plaisanterie, m'imposai-je, alors que mon amie continuait son chemin. Mon animal devait m'abandonner pour quelques heures, si je voulais pouvoir en terminer au plus vite avec cette -pas si horrible tout de même- besogne. Ce n'était pas en perdant plus de temps que nous pourrions effectuer cette balade au parc que nous avions prévue. Peut-être même pourrais-je abréger notre parcours de boutique en faisant part de l'idée à Jeliza, qui serait surement ravie d'y emmener son propre chien, qui tiendrait alors compagnie au mien, pendant que nous pourrions discuter toutes deux de tout...Sauf de vêtements, par pitié.

Alors que je voyais déjà Pooka esquisser un mouvement pour s'éloigner, et que je m'apprêtai à faire de même, me dirigeant vers le sens inverse, m'engageant sur la route menant au centre commercial, je fus surprise de constater que la blonde s'était arrêtée pour me fixer d'un air presque désapprobateur dont je mis un certain temps à comprendre la raison, qui était loin de m'avoir traversé l'esprit, étais-je forcée d'avouer.

Au moment même où ces quelques paroles s'échappèrent de la bouche de la jeune fille, je ne pus retenir mes éclats de rire. Pooka ? Avoir besoin de moi ? Laissez moi rire ! Dans l'état actuel des choses, depuis mon arrivée à Storybrooke et même bien avant, dans mon royaume d'origine lorsque je m'étais lancée à la recherche de ma véritable famille, la situation avait toujours été inversée entre nous. Ma chienne n'était pas celle sur qui je devais veiller, mais celle qui veillait sur moi, sans que je ne lui ai rien demandé. Rien que l'idée de mon animal perdu en mon absence réussissait à me faire mourir de rire. Peut-être étais-ce le cas de Miko, mais cela ne s'appliquait certainement pas au chien sauvage qu'avait toujours incarné mon propre compagnon, ce que je tentais de lui expliquer.

-Pooka a vécu dans la rue toute sa vie. Elle est parfaitement capable de se débrouiller sans moi, n'est-ce pas ma douce ? Lui demandais-je, pour la forme, confirmation, tandis qu'elle aboyait, comme pour appuyer mes paroles.
Ce n'était pas la première ni la dernière fois que je la laissais mener sa vie à sa guise, sans lui mettre de bâtons dans les roues. Elle était assez grande pour se débrouiller seule, et cela, et me l'avait bien fait comprendre à plusieurs reprises, alors à quoi bon chercher à l'enfermer dans un appartement toute une journée, alors que la ville représentait à ses yeux un immense terrain de jeux ? Elle reviendrait lorsque bon lui plaira, en conclus-je, comme elle l'avait toujours fait.

Mais ces quelques arguments ne suffisaient décemment pas à mon amie qui, paniquée à l'idée qu'il puisse arriver quelque chose à mon animal pendant que nous nous amusions toutes deux, m'énonçait toute une liste de possibilités, de dangers qui pourraient mettre en péril la vie de Pooka durant notre virée shopping.

Une fois de plus, je tentais de la rassurer de mon mieux, en m'efforçant de me mettre à sa place : sans doute n'avait-elle jamais laissé son acolyte se balader sans sa laisse dans la rue de toute sa vie. Pauvre bête ! Si je savais qu'elle aimait les animaux tout comme je les appréciais moi même, nous n'avions une fois de plus jamais eu la même vision des choses concernant la manière de vivre en leur compagnie. Si elle les surprotégeait et les gâtait comme elle aurait pu le faire pour ses propres enfants, j'étais partisante de leur laisser la liberté avec laquelle ils étaient nés, de ne les contraindre en rien, pour mieux les laisser agir à leur bon vouloir. S'ils tenaient véritablement à vous, ils reviendraient vous voir une fois leur balade journalière terminée. Dans le pire des cas, ils réapparaitraient pour manger, une fois affamés.

-Elle sait très bien que rester sur la route est dangereux; elle ne s'y aventurera pas, commençai-je en dépliant mes doigts à chaque idée énoncée, afin de ne pas me perdre dans le fil de mes idées, posant un argument destiné à calmer chacune de ses inquiétudes.
Tout comme n'importe quel autre chien, elle a beau être petite, mais elle a des crocs, crois bien que si quelqu'un lui cherche des noises, elle saura se défendre; et disons le franchement, je plains la personne qui subira sa colère -Mickael s'en souvient encore, ce qui devrait suffire à te convaincre, lui lançai-je avec un sourire, en espérant avoir réussi à persuader la jeune fille qu'il n'y avait aucune inquiétude à avoir quant au sort de ma petite créature adorée.

- Soyons sérieux, je n'aurai jamais permis qu'il lui arrive quoi que ce soit, tu sais bien que je tiens à elle ! Si j'avais su que la laisser se débrouiller par elle même était dangereux, jamais je ne l'y aurait autorisée. Tout est sous contrôle ! Terminais-je en lui adressant un sourire satisfait.


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MessageSujet: Re: Relooking express ? [Pv Valentine]   Ven 7 Aoû - 18:50





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Le shopping était une activité qui pouvait se montrer extrêmement enrichissante quand on savait réellement s’y prendre ou quand on prenait la peine de s’y intéresser un peu. Bien sur, il fallait être une passionnée du shopping et ça, ce n’était pas le cas de tout le monde. Ce qui était fortement dommage d’ailleurs parce que si des gens s’intéressaient un peu au vestimentaire, le monde serait plus beau ! Ah bah oui ! Imaginez deux secondes la population complète habillée en Prada, Chanel, Luis Vuitton, D&G… Un véritable rêve optique ! Mais bon comme les gens ne faisaient parfois pas du tout attention à ce qu’ils mettaient… Ils auraient encore un très long chemin à parcourir. C’était aussi pour ça que j’avais ouvert ma boutique. Princess wears Prada était mon petit bébé d’amour qui donnait un peu de modernité dans cette ville reculée du Maine où les gens n’avaient aucun contact avec la mode, la beauté et le sens du vestimentaire. J’avais déjà pu noter un certain mieux dans l’habillement de certains et j’avais eu la joie de fournir la plupart des robes du mariage qui avait eu en ville et dont les mariés avec eu l’excentricité d’inviter l’ensemble de Storybrooke. Je n’y avais pas participé bien que cela aurait été une occasion pour moi de présenter l’ensemble de mes tenues aux yeux de la population storybrookienne, mais avec toutes les femmes qui étaient venues chez moi pour trouver leur bonheur, il y avait eu assez de représentante comme ça.

Mon objectif du jour avait été de trouver un maillot de bain pour la saison mais celui-ci s’était transformé aussitôt en « améliorons la garde robe de Valentine ». Qu’est-ce que je pouvais être altruiste alors ! Combien de personne ferait ça ? Une personne égoïste aurait laissé tomber pour se trouver ce super maillot de bain qui la ferait briller de mille feux pendant une séance de bronzage alors que moi, même s’il était plus qu’évident que je ne me détournais pas complètement de mon objectif, j’allais aussi aider Valentine maintenant qu’elle m’avait donné son feu vert. Des limites, elle m’en imposait. Ce qu’ils pouvaient être pénibles, les gens, à vouloir à ce point avoir des limites. C’était justement ce qu’il y avait de bien avec les vêtements : il n’y avait pas de limite ! Pourquoi s’en imposer ?! Les gens je ne les comprendrais jamais. J’étais un extraterrestre pour eux ? Et bien ils étaient des extraterrestres pour moi ! Allez hop ! Ca avait le mérite d’être clair ! Enfin bon, pour que Valentine me laisse tranquille, j’acceptais ses limites tout en lui précisant quand même que pour cette histoire de « court », il y avait court et court. Les vêtements qui montraient la raie des fesses, il était évident qu’ils étaient à bannir ! On pouvait être bien habillé en mettant des habits courts sans ressembler à une prostituée !

Le centre commercial n’attendait que nous dès à présent et nous aurions pu nous mettre en marche tout de suite si je n’avais pas été choquée par le comportement de Valentine envers son chien. Elle le laissait là, tout seul. Alors là, c’était non ! Je n’étais peut-être pas végétarienne, mais laisser son animal comme ça, sans défense alors que les gens étaient de véritables malades quand il s’agissait de la conduite… Et puis, les gros chiens aussi ! Mon dieu ! Je préférais ne pas y penser… Je lui fis tout mon petit discours et Valentine eut au moins politesse d’attendre que je termine pour me rire au nez tellement fort que tout Storybrooke devait l’entendre. Quoi ?! Qu’est-ce que j’avais dit de drôle ? Je fronçais les sourcils attendant que Madame daigne cesser de rire à gorge déployée et m’expliquer ce qui provoquait exactement son hilarité parce que moi, il n’y avait rien que je trouvais drôle dans mes paroles. Quand elle le fit, mes sourcils se froncèrent encore plus. Elle avait effectué une bonne action en adoptant Pooka mais de là à la laisser vagabonder en fonction de ses envies… J’étais franchement réticente ! Mais bon, c’était son chien, pas le mien et chacun voyait midi à sa porte selon Big Daddy.

N’empêche que… ça me donnait mauvaise conscience de laisser ce petit animal tout seul, même s’il était tout à fait capable de se défendre, selon Valentine. Mais ce n’était pas une raison. Enfin bon… Je préférais ne pas répondre parce que sinon, on en aurait pour des heures et le centre commercial fermerait ses portes avant que je n’ai pu donner un petit coup de fraîcheur à Valentine et que j’ai pu trouver mon maillot de bain. Ce qui était, bien sur, impensable ! Je laissais donc tomber, attrapant mon amie par le bras pour continuer notre route. Néanmoins, je l’avertissais :

- Si jamais tu la retrouves en mode carpette parce qu’on lui aura roulé dessus, ne compte pas sur moi pour te consoler !

Parce qu’il était bien évidemment impensable que je fasse une chose pareille pour elle avec les risques qu’elle prenait ! Mais passons ! La journée risquait de passer très rapidement si on s’attardait plus en avant là-dessus. Ne faisant plus vraiment attention à Pooka qui avait disparu on ne sait où, je traînais un peu Valentine plus qu’elle ne me suivait jusqu’au paradis sur Terre. Une fois arrivée devant le centre commercial, un grand sourire se dessina sur mon visage tandis que mes pas s’accélérèrent pour rentrer au plus vite à l’intérieur. Une fois dedans, les boutiques nous entourèrent aussitôt. Me tournant vers Valentine, je lui demandais :

- Alors de quoi as-tu besoin ? Pull, t-shirt, débardeur, jupe, robe, pyjama, nuisette, chaussure, sous-vêtement… je vais pas te faire la panoplie ! Dis-moi !

Je laissais derrière nous les boutiques de restauration. Si nous avions faim ou soif un peu plus tard, il sera toujours temps de s’y consacrer mais pour le moment, c’était surtout les vêtements !




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MessageSujet: Re: Relooking express ? [Pv Valentine]   Dim 6 Sep - 17:38

Relooking express ?

Jeliza Rose & Valentine ~  


Le centre commercial n'était plus bien loin devant nous à présent, tandis que mon amie s'était pliée à ma décision concernant Pooka. Bien que je comprenais son inquiétude, je ne pouvais la partager, ce qui ne m'avait pas empêché de tenter de la convaincre : après tout, elle ne faisait que se préoccuper de mon animal, ce qui partait d'une bonne intention. Nous avions beau nous connaitre depuis longtemps déjà, elle ignorait tout de la vie que ma pauvre bête avait vécue avant que l'on ne se rencontre. Sans doute était-elle bien différente de celle de son propre compagnon, qu'elle avait du se procurer dans une animalerie où il avait pu recevoir les meilleures attentions. Quoi qu'elle ait pu trouver comme argument, rien n'aurait pu me persuader d'enfermer mon adorable chien, qui se serait bien vite ennuyé dans un espace clos, sans rien pour occuper son temps.

De même, la confier à qui que ce soit était impensable : non pas que je ne leur accordait aucune confiance. Je m'étais bien entendu entourées de personnes qui en étaient dignes, seulement ...Disons simplement que Pooka avait du mal à se tenir en présence d'étrangers, ou plus généralement, de gens qui n'étaient pas sa maitresse. Si elle avait eu l'occasion à de multiples reprises -possédant toutes deux un représentant de la race canine- de côtoyer la blonde qui m'escortait aujourd'hui, il nous était très rare de passer notre temps en compagnie des habitants de la ville, de qui nous restions généralement éloignées, ce qui les convenait tout autant que cela nous arrangeait à nous. J'avais beau apprécier l'attrait que représentait l'idée de faire connaissance avec des gens qui nous étaient encore inconnus, je n'étais pas prête à adresser la parole à n'importe qui, pas lorsque je savais pertinemment être encore poursuivie par ce monstre de Raspoutine. Je me moquai de devoir l'affronter de nouveau -après tout, notre dernière rencontre s'était terminée sur une victoire de ma part !- mais je ne pouvais tout simplement pas me permettre de mettre en danger ma petite Pooka, qui n'avait jusque là jamais eu affaire à la magie.

Bannissant ces pensées néfastes de mon esprit de manière à me concentrer sur le programme du jour, j'adressai un dernier regard à mon ami qui se dirigeait d'une démarche enjouée vers une parcelle d'herbe sur laquelle un enfant avait du oublier sa balle, avant d'accorder mon entière attention à celle qui me guiderait durant cette quête du vêtement parfait. Accélérant l'allure afin de nous permettre d'accéder plus rapidement à l'endroit vers lequel nous nous dirigions, je me contentais de la suivre en tentant de suivre ses pas sans la laisser prendre trop d'avance. J'avais beau savoir comment me rendre au centre commercial, je ne donnais pas cher de moi si je venais à la perdre à l'intérieur de celui-ci, qui, durant cette période estivale, devait être bondé, remplis d'acheteurs venu constituer leur garde robe pour cet été, que l'on venait tout juste d'entamer -n'étais-ce d'ailleurs cette même raison qui avait poussé Jeliza à se rendre ici avec moi, en premier lieu ?-

C'était sûr : il me serait tout simplement impossible de la retrouver parmi la foule qui se baladait à travers les différentes boutiques proposées par la ville. Consciente de ce fait, je fis mon possible pour ne pas me faire semer par la demoiselle, qui finit par réussir à nous faire passer la porte du bâtiment principal avant de s'arrêter quelques mètres plus loin, de manière à établir ce que j'estimais bien plus ressembler à un plan d'attaque qu'à une liste de course. Néanmoins, je m'efforçai de contenir le sourire amusé qui menaçait de se dessiner sur mon visage, en croisant le regard de la jeune femme, qui prenait visiblement toute cette situation au sérieux. Elle avait l'impression de me rendre service, je ne pouvais pas me permettre de refuser son aide, encore moins de me moquer de ce dont je ne comprenais visiblement pas l'importance.

Alors, je me mis à réfléchir à ses paroles. De quoi avais-je donc besoin ? A mes yeux, rien ne manquait dans mon armoire, ce qui n'était sans doute pas de l'avis de ma camarade de shopping, qui attendait ma réponse avec impatience, excitée à l'idée que nous puissions enfin passer au choses sérieuses en sillonnant les rayonnages. Vérifiant mentalement mon stock de pulls en laine, composant la grande majorité de ma garde-robe, je songeais à lui proposer d'opter pour ce type d'achat, déduisant que cela comporterait bien moins de risques que si je décidai de lui demander de choisir jupes ou robes à ma place. Malheureusement, je savais bien que cette décision ne contenterait pas mon accompagnatrice, qui semblait déjà abhorrer ceux que j'avais "le mauvais gout", me disait-elle, de porter en sa compagnie, lorsque le temps n'était pas aussi agréable qu'aujourd'hui.

Non, je devais trouver autre chose, des étoffes qu'il ne serait pas trop étrange de porter, conclus-je en évaluant la dangerosité de toutes les catégories de vêtements qu'elle venait de me proposer. Les pulls venaient d'être éliminés de la liste, les jupes étaient certainement à bannir si l'on prenait en compte le fait que je n'étais pas celle qui allait les choisir, quand aux sous-vêtements, je préférais également les sélectionner moi-même. J'avais beau ne pas ressentir d'embarras particulier à l'idée d'en acheter en présence de l'une de mes amies -après tout, j'avais vécu des mois avec deux hommes pour seuls compagnons-, je n'aurai jamais pu supporter le fait que quelqu'un les choisisse à ma place -surtout lorsque ce quelqu'un était Jeliza. Je lui faisais confiance, mais l'écart -que dis-je ? Le gouffre !- qui séparait nos convictions quant au style vestimentaire à appliquer avait pour conséquence de me faire redouter ses choix du jour.

Restaient alors possibles les simples jeans et tee-shirts, qui ne représentaient pas une si grande menace à mes yeux, quelques soient les modèles sur lesquels mon amie porterait son dévolu. Cela serait sans doute mieux, me rassurai-je comme je le pouvais, que tous les articles qu'elle avait pu me proposer précédemment. Optant pour cette option, je m'empressai de lui faire part du choix que j'avais fait.

-Je suis certaine que quelques tee-shirts et débardeurs feront l'affaire. Si cela peut te faire plaisir, j'accepte même d'aller jusqu'aux shorts, concédais-je en me mordant déjà les doigts, ce qui ne m'empêcha tout de même pas de tenter ma chance.

-A moins que tu n'acceptes de retourner au rayon pulls, comme d'habitude, lui demandai-je d'une petite voix pleine d'espoir, qui s'apparentait bien plus à une supplique qu'une simple requête.

Après tout, je n'avais rien à perdre à demander, même si je connaissais sans l'ombre d'un doute la réponse qui me serait servie.

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Jeliza Rose Blackwood
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MessageSujet: Re: Relooking express ? [Pv Valentine]   Sam 19 Sep - 13:24





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Je connaissais la route du centre commercial par cœur. J’étais certaine que si on me lâchait n’importe où à Storybrooke, j’arriverai à trouver le chemin qui mènerait à mon lieu préféré. Bon, mon lieu préféré c’était surtout ma boutique parce que c’était quand même mon bébé et ma création. Je n’avais jamais fait grand-chose dans ma vie. J’avais toujours eu des idées qui avaient toujours échouées mais cette boutique c’était le seul truc que j’avais fait et qui tenait encore le coup. Il fallait dire aussi que la vie n’était pas la même ici que dans notre ancien monde. Ici, il y avait plus de possibilités. Déjà rien que la façon de pensée était différente ! Et puis, à l’époque, vous m’auriez vu, moi avec des pantalons ?! C’était même pas envisageable et puis, les pantalons étaient exclusivement réservés aux hommes. Dans ce monde, les femmes portaient des pantalons sans que ça ne soit bizarre ou choquant. Bon, les personnes ne savaient vraiment plus se comporter convenablement. Tous ceux et celles qui avaient un statut particulier et bien défini dans notre monde était assez étranges parce qu’ils s’habillaient comme les gens du peuple. Est-ce que c’était si difficile que ça de s’habiller correctement ?! De se distinguer des petites gens ?! Il fallait croire que oui.

Les vêtements de Valentine étaient vraiment indignes de son rang. Certains se plaisaient à dire qu’ici, il n’y avait ni roi, ni reine, ni prince, ni princesse. Et bien moi je n’étais pas d’accord avec ça parce que même si nous n’étions plus chez nous contre notre volonté, ça ne voulait pas dire que nous n’étions plus ce que nous étions. La malédiction avait été plutôt juste avec moi parce que je n’avais rien perdu de ma noblesse. Mais tout le monde n’était pas dans mon cas. Certes, pendant vingt-huit ans, ils avaient vécu comme s’ils étaient des personnes de classe moyenne, mais est-ce que c’était une raison pour continuer ? Non ! Mais ça, c’était difficile de leur faire entendre parce qu’ils étaient bouchés. Ce n’était quand même pas compliqué, notre vie avait simplement repris depuis quelques mois puisqu’on ne se rappelait même pas avoir vécu vingt-huit années. On avait vécu la même journée en boucle alors au bout d’un moment, on ne savait plus trop où on en était. Je ne pouvais peut-être pas sauver tout le monde mais peut-être que je pouvais essayer de sauver ceux qui me laissaient encore faire, comme Valentine, par exemple. J’avais déjà essayé de lui refaire sa garde-robe quand on ne savait pas encore qui on était réellement mais maintenant, peut-être qu’elle accepterait de s’habiller un peu mieux qu’avant.

Le centre commercial n’était pas spécialement loin de là où j’avais trouvé Valentine, ce qui était plutôt une bonne chose parce que comme ça, on était rapidement arrivé. Dès que je voyais le centre commercial, je me sentais euphorique. Il n’y avait rien de tel pour remonter le moral des troupes ! J’effectuais déjà une liste mentale de tout ce que je comptais acheter quand je demandais à mon amie ce qu’elle voulait. Ou plutôt ce dont elle avait besoin ! J’étais prête à lui offrir tout ça. Après tout ce n’était pas l’argent qui manquait ! Je regardais les boutiques qui se trouvaient dans mon champ de vision, réfléchissant où je pourrais aller pour acheter mon maillot de bain. Je tenais toujours la main de Valentine qui se manifesta en répondant à ma question. Ah oui ! Juste ! J’avais dit que j’allais lui refaire sa garde de robe ! Le centre commercial avait cet effet là sur moi. Ca me faisait oublier. Heureusement que Valentine était douée de parole parce que sinon j’aurais peut-être oublié qu’elle était avec moi. J’aimais bien faire du shopping avec de la compagnie parce que je pouvais demander des avis et des conseils à la ou les personnes qui m’accompagnaient, mais faire du shopping en solo, ça ne me dérangeait pas le moins du monde !

- Des shorts ! Des shorts c’est très bien ! En plus c’est pile poil la saison ! m’exclamais-je. Des hauts et des shorts c’est noté ! Et… Oh ! Tu veux un maillot de bain pour des séances de bronzage dans mon jardin ?

Sa préférence pour les pulls était évidente. Je la regardais pendant quelques instants puis je repensais au magnifique ciel bleu qu’il y avait dehors. Les pulls ce n’était vraiment pas la période, même si elle en portait un. Pourquoi est-ce qu’elle ne voulait pas qu’on voit ses bras ? Ce n’était pas comme si elle s’exhibait toute nue. Enfin bon !

- Si tu veux, mais c’est pour l’hiver ou la mi-saison. Là c’est l’époque des t-shirts, des débardeurs et tout le tralala, d’accord ?

Sur ce, je l’entraînais à ma suite, bien déterminée à me rendre dans une boutique de vêtements quand je passais devant une boutique de chaussures qui me fit m’arrêter net. Je me précipitais vers la vitrine pour regarder les nouveautés. Je repérais une magnifique paire de bottines en daim et aussitôt je les désignais :

- Elles sont pas trop magnifique ?! Puis comme une révélation, je lançais : Hé, t’as pas besoin d’une autre paire de chaussures ? Je suis sure qu’on pourrait te trouver quelques choses de sympa et d’un peu plus neuf que ce que tu as aux pieds, hein ?! Aller, viens !

Je l’entraînais dans la boutique et la lâchais pour me rendre au rayon bottines pour retrouver la magnifique paire que j’avais vu en vitrine. J’avais encore du produit imperméabilisant donc c’était parfait.

- Au fait, hé ! Choisie toi une paire ! C’est Big Daddy qui offre !

Je repérais ma paire de chaussures et cherchais ma pointure. Je commençais à stresser quand je vis les pointures défiler mais pas la mienne. Ce n’était pas possible que toute la ville chausse la même pointure que moi ?! On était quand même divers et variés donc on ne faisait pas tous la même pointure. Et pourquoi est-ce que je ne trouvais pas ma… AH SI ! ALLELUHIA ! LA DERNIERE PAIRE ! Je les brandis comme s’il s’agissait d’un trophée dûment gagné.

- LA DERNIERE PAIIIIRE ! WOUHOUUUUUU ! m’exclamais-je.

Je sautillais sur place avant de me tourner vers Valentina.

- Je les ai !

J’allais vers elle pour voir un peu ce qu’elle avait trouvé.




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MessageSujet: Re: Relooking express ? [Pv Valentine]   Ven 9 Oct - 19:57

Relooking express ?

Jeliza Rose & Valentine ~  


Ca y est, nous y étions. Le centre commercial, bien que je ne pus me vanter de m'y rendre souvent m'avait toujours impressionné. Toutes ces boutiques, ces stands colorés avaient toujours eu le don d'attirer mon attention -sans doute parce que jusqu'à pas si longtemps que ça, jamais je n'aurai songé à me rendre dans un tel endroit. Non pas que je m'en plaigne -j'avais beau ne pas avoir les moyens que je possédais aujourd'hui et qui me permettaient de m'offrir quelque bricole sur laquelle je pouvais craquer, je n'avais jamais réellement manqué de quoi que ce soit. J'avais été nourrie et logée, aussi n'étais-je pas en mesure de critiquer la vie que j'avais menée en tant qu'orpheline. Aujourd'hui, avec le recul, je savais que je n'aurai jamais pu obtenir mieux, quelque soit le chemin sur lequel je m'étais aventurée. Il avait fallu attendre quelques années, quelques années nécessaires pour que je puisse enfin prendre mon envol comme j'étais destinée à le faire. Le destin, cette idée floue et mystérieuse me plaisait bien.

Au delà de l'aspect symbolique de la chose, notre virée shopping me rappelait cette après midi que nous avions passée au centre ville du royaume dans lequel résidait ma tante. Bien qu'agacés par notre séance de lèche vitrine, les garçons nous avaient accompagnés, portant nos sacs tandis que nous choisissions robes et rubans, à la recherche de la perle rare. M'habiller à la hauteur de mon rang, ma tante me l'avait répété maintes et maintes fois. Et à l'époque, j'avais cru cela important, comme le pensait encore Jeliza. A présent je ne savais plus vraiment quoi en penser. Les vêtements n'étaient que cela, des vêtements. Ils ne reflétaient en aucun cas ce que nous étions vraiment. Ce n'étaient pas de vulgaires parures dorées qui allaient faire de moi une souveraine digne de ce nom.

Alors autant m'afficher clairement comme la jeune fille que j'incarnai réellement : une demoiselle de classe moyenne, ne croulant pas sous l'argent sans pour autant en manquer. Une femme tout juste adulte qui se fondait dans la masse, tout en s'en distinguant par son excentricité -qui d'autre irait donc porter des pulls alors que l'été était arrivé et que le soleil pointait enfin le bout de son nez ?

Ca, c'était moi, celle que je continuerai à être, me promis-je, même lorsque -si je- revendiquais un jour de nouveau mon trône. Je voulais être une souveraine proche de mon peuple, en aucun cas l'intimider. Cela, je le réservai aux potentiels ennemis de la couronne : si une chose était sure, c'est que malgré ma bonté naturelle, je ne laisserai jamais personne faire du mal à ceux que j'aime. Je n'étais pas particulièrement audacieuse comme l'était Dimitri, ni spécialement sage comme Vlad, mais j'avais du caractère, et cela, les gens qui se frottaient à moi avaient pu en témoigner assez rapidement.

Heureusement pour mon amie aux cheveux blonds, cela n'avait jamais été son cas. Si d'ordinaire, les petites filles à papa avaient le don de m'exaspérer -mettez donc cela sur le compte d'une enfance à la dure-, j'avais réussi à me reconnaitre en la bonne humeur contagieuse de ma compagne de shopping, et en son incroyable générosité. Certes, elle avait comme tout être ses défauts, mais qui donc aurait pu se vanter de ne point en posséder. Le tout était de les reconnaitre. Moi même en possédai-je tout un tas, dont l'un que la demoiselle qui m'accompagnait avait apprit à distinguer depuis le temps que nous avions passé ensemble, alors même que nous ignorions nos identité respectives : je n'avais aucun sens de la mode.

Dans mon ancienne vie, je n'avais jamais eu besoin de m'en préoccuper. Dans un premier temps, l'orphelinat ne m'en avait pas donné la possibilité. Puis princesse, j'avais laissé cela à d'autre, pour ne pas me préoccuper de pareilles broutilles. Tout ce que j'avais voulu était plaire à ma grand mère, que je venais à peine de retrouver. Aujourd'hui, Jeliza se substituait à ces personnes-là, à qui j'avais appris à confier le soin de ma garde robe. Après tout même si je décidai de ne jamais porter ce qu'elle aurait pu me choisir, ce serait toujours un plus de posséder quelques vêtements "normaux" en cas d'extrême urgence -sait-on jamais !

C'était ce que je me répétais tout du moins, jusqu'à ce que je l'aperçoive acquiescer quant à mes propositions d'achats. Moi qui m'attendais à devoir argumenter plus avant, je fus ravie de constater qu'elle restait consciente des limites que j'avais posées. Peut-être que sa sélection ne serait pas SI mal que ça après tout. L'espoir fait vivre.

-Un maillot de bain...pour bronzer ? Je ne peux pas simplement faire ça dans mes vêtements de tous les jours ? lui demandai-je sans comprendre là où elle voulait en venir. A mes yeux, ce genre de tenue n'était réservée qu'à la baignade, chose dont je gardais de très vilains souvenirs, préférant éviter tout contact avec la mer désormais. Mais qui pourrait me blamer ? Entre les cauchemars et plans machiavéliques de Raspoutine, j'avais eu ma dose.

Aussi sautais-je sur l'occasion de pouvoir entrainer ses idées dans une autre direction lorsque son regard se posa sur la devanture simplement décorée d'une petite boutique de chaussures dans laquelle je n'avais encore jamais mis les pieds jusque là. Au moins cela, ça ne présentait pas trop de risque. J'espérai encore qu'elle me laisserait décider seule de la manière dont je souhaitais couvrir mes pieds.

Jetant un coup d'oeil rapide aux chaussures que je portais actuellement, je fus forcée d'admettre que les remplacer serait de mise. Non pas qu'elles étaient trop petites, ou quoi que ce soit du genre, mais il était clairement visible qu'elles n'étaient plus toutes jeunes, et avaient perdu de leur éclat avec les années. Rajouter une autre paire à mon placard ne serait pas de trop.

- Allons-y pour les chaussures, me décidai-je. Tu ne peux pas laisser passer cette opportunité, complétai-je en opinant du chef lorsqu'elle me désignait le modèle qui avait précédemment attiré son attention.

- Quand à moi, je ne dirai pas non à une nouvelle paire.

Sans me laisser le temps d'ajouter quoi que ce soit, elle me fit entrer dans la boutique avant de m'abandonner pour se jeter sur le rayon qui la concernait, me laissant seule et perdu face à tous les étalages qui s'offraient à moi.

Par où donc commencer, me demandais-je en arpentant le magasin, décidant d'attendre tout simplement qu'un coup de cœur se produise. J'avais déjà fait le tour plusieurs fois lorsque la voix de mon amie retentit dans la salle, euphorique. Sans doute avait-elle trouvé sa taille, déduis-je sans avoir besoin de lever les yeux vers elle. Yeux qui étaient restés fixés sur une paire de simples chaussures en tissu sans artifice, ayant pour seule particularité son coloris étrange : on aurait juré que celles-ci avaient été recouvertes de tâches de peinture de diverses teintes, créant un arc en ciel de couleurs. Elles étaient parfaites ! songeais-je, des étoiles pleins les yeux tandis que je me dirigeais fièrement vers mon amie afin d'obtenir son approbation.

-Alors ? Qu'est-ce que tu en penses ? l'interrogeais-je pleine d'espoir.


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MessageSujet: Re: Relooking express ? [Pv Valentine]   Sam 10 Oct - 18:41





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Les gens voyaient difficilement à quel point j’étais vraiment dévouée à leur cause. Je faisais tout pour être serviable, bonne et attentionnée tandis que les gens se plaignaient. Que fallait-il que je fasse exactement ? Je proposais de leur améliorer leur condition de vie et les gens reculaient de dix pas. Je voulais bien que la mode ne soit pas la priorité de chacun mais était-ce une raison pour s’habiller comme si on n’avait pas un sou ? Bien évidemment que non. Et je me dévouais encore plus à cette cause quand il s’agissait de mes amis ; Valentine faisait partie de mes amis et je comptais bien la rendre magnifique parce que sous l’amplitude de ses vêtements se cachait une jeune femme magnifique. Bon peut-être pas autant que moi parce que j’étais vraiment exceptionnelle, mais je savais reconnaître la beauté quand je la voyais. Et puis je ne comprenais pas non plus pourquoi est-ce que Valentine ne voulait pas retrouver son ancien statut… Moi j’étais une noble de naissance et je comptais bien le rester. Et si la malédiction avait fait de moi une roturière à la place de me faire garder mon rang, j’aurais repris ce qui m’appartenait de droit dès que la malédiction eut été levée. Mais il fallait croire que la malédiction avait ramolli le cerveau de pas mal de souverain parce que quand on voyait les vêtements que portaient la si célèbre Reine Blanche-Neige… Et bien moi ça me filait mal au cœur !

Enfin… en tout cas, j’étais bien contente que Valentine accepte de me suivre jusqu’ici. Je voulais vraiment faire des merveilles avec elle. Et aussi faire des merveilles avec moi puisque c’était aussi pour moi qu’on était là. En fait, c’était pour moi en premier temps puisque c’était ma décision de venir au centre. Mais je prenais en note absolument tout ce qu’elle me disait. Je lui proposais également un maillot de bain pour bronzer. Il fallait bien profiter de ces quelques jours de beau avant que l’automne n’arrive qu’on ne soit obligé de ressortir les pulls pour pouvoir sortir. Je l’invitais même venir chez moi pour faire des séances de bronzage comme il se devait. J’avais tout ce qu’il fallait avec mes chaises longues, mon parasol et la piscine pour se rafraichir. Et aussi la domestique pour nous servir des cocktails quand on aurait soif. C’était toujours beaucoup plus amusant quand on avait de la compagnie que lorsqu’on était seul. Même si la solitude ne m’avait jamais faite peur sur ce plan là. Valentine sembla surprise que je lui propose un maillot de bain. Et quand elle me demanda si ce n’était pas possible dans ses vêtements, j’éclatais de rire. C’était bien la première fois qu’on me la sortait celle-là ! Ça se saurait tout de même si on pouvait bronzer avec une couche de vêtements sur soi. Je pris quelques instants pour reprendre mon souffle tout en continuant de rire de sa question.

- Mais non enfin ! Où est-ce que tu as vu que c’était possible ? Il faut se dénuder pour ça. D’où l’invention du maillot de bain afin d’avoir un bronzage des plus parfaits, répondis-je en terminant de rire.

J’essuyais légèrement les larmes qui avaient commencé à parler dans le coin de mes yeux avant qu’elles ne ruinent mon maquillage. Il avait beau être waterproof, je restais quand même méfiante. Surtout qu’actuellement, j’essayais un tout nouveau rimmel alors qu’il coulait pour quelques gouttes d’eau, je pourrais décemment dire que ce produit était une arnaque, mais en attendant, mon maquillage serait ruiné et il était hors de question que je me balade avec un maquillage imparfait. Il en allait tout de même de ma réputation et je n’avais pas l’habitude d’être négligée.

- Bon, je veux bien accorder le fait que le maillot de bain sert aussi à se baigner mais un bronzage ne serait pas joli s’il y avait les marques d’un quelconque t-shirt ou bien un short, surtout quand on met un vêtement plus court par la suite.

Fallait-il réellement tout lui expliquer ? Je voulais bien accorder le manque d’intérêt de Valentine pour la mode mais de là à ce qu’elle ne sache pas comment bronzer, il y avait un monde à ne pas franchir. Je soupirais. Toute une éducation à refaire.

Enfin, explications faites, nous pouvions commencer cette séance de shopping. J’entraînais mon amie à ma suite, bien déterminée à nous emmener trouver notre liste de course. Sauf qu’une boutique de chaussures m’arrêta dans mon élan. Je ne pus m’empêcher de jeter un petit coup d’œil à la vitrine et repérais une magnifique paire de chaussure. Il me les fallait absolument ! Je fis par de mon attention à Valentine tout en ajoutant qu’elle pouvait tout aussi bien trouver un intérêt à cette boutique afin de trouver une nouvelle paire de chaussures. On n’avait jamais assez de chaussures ! Techniquement, il fallait une paire de chaussures par tenue. D’ailleurs, c’était une loi que je m’évertuais à appliquer au pied de la lettre. Mais il me fallait ces chaussures ! Une exclamation de joie s’échappa de mes lèvres quand Valentine accepta qu’on aille faire un tour dans cette boutique.

- Oh non ce serait cruel de ne pas répondre à l’appel lancé par cette paire de chaussures, répondis-je.

J’étais bien contente que Valentine daigne accepter le fait qu’elle nécessitait une nouvelle paire de chaussures. C’était un sacré avancement ! Je l’entrainais à ma suite et l’abandonnais à l’entrée afin de me diriger directement au rayon qui m’intéressait, laissant ainsi Valentine se débrouiller trouver ses chaussures. Elle me montrerait ainsi qu’elle savait choisir sans aide. Je trouvais la paire de chaussures que je convoitais si fort et une exclamation de joie m’échappa quand je constatais qu’il n’y avait plus qu’une paire qui correspondait à ma pointure. J’étais arrivée pile poil à temps ! Et dire qu’une autre personne après moi allait rentrer dans cette boutique pour acheter cette paire de chaussures, chercher une pointure semblable à la mienne… Qu’est-ce qu’elle serait déçue de voir qu’il n’y en avait plus ! Mon dieu, ce que je pouvais être machiavélique parfois… Big Daddy me ferait probablement la morale pour le coup. Mais Big Daddy n’était pas là. J’étais seule… enfin, avec Valentina ! Je quittais mon rayon pour rejoindre mon amie qui se trouvait dans un autre. Je m’avançais vers elle tout en déclarant que j’avais trouvé mon butin.

Valentine aussi semblait avoir trouvé son bonheur. Je jetais un coup d’œil aux chaussures qu’elle avait trouvé. Décidemment pas mon style. Mais si je lui imposais une quelconque paire d’escarpins, elle refuserait de les porter et continuerait à mettre ce qu’elle avait actuellement aux pieds.

- Moui… si elle te plaise… répondis-je. Aller, viens, on va payer !

Je sortis ma carte de crédit – officieusement bien sur parce qu’officiellement elle appartenait à BIg Daddy, d’où la précision que c’était Big Daddy qui payait – et me dirigeais vers la caisse. Je remis la boite de mes chaussures ainsi que celle de Valentina. Ce n’était pas sa paire qui allait faire un trou dans le budget de Big Daddy mais bon, au moins, elle aurait une nouvelle paire de chaussures. C’était déjà ça de gagné. Une fois les chaussures payées et mises dans un sac, nous quittâmes ensemble la boutique pour retourner dans les couloirs du centre commercial.

- Aaaaaaah les premiers achats ont toujours une odeur de bonne journée en perspective, tu ne trouves pas ?

D’un pas dansant, je nous emmenais vers une première boutique de vêtements que j’aimais bien fréquenter. D’ailleurs, la vendeuse me reconnut immédiatement. Je passais une trentaine de secondes à prendre de ses nouvelles avant de lui demander ce qu’ils avaient reçu comme nouveauté. J’entrainais Valentine avec moi tandis que la vendeuse me montrait ce qu’ils avaient reçu récemment. J’écoutais la vendeuse avec attention même si elle ne m’apprenait jamais rien sur la mode et comment porter un vêtement. Je n’étais pas née de la dernière pluie et ma personne était sans aucun doute la définition personnifiée de la mode. Après avoir raconté tout ce qu’elle avait à dire, la vendeuse nous laissa seule, Valentine et moi. Je me tournais vers elle et lui demandais :

- Alors tu as vu des choses qui te plaisent ? Je trouve que ce débardeur turquoise t’irait à merveille, pas toi ? Qu’est-ce que tu en penses ?




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MessageSujet: Re: Relooking express ? [Pv Valentine]   Lun 26 Oct - 21:20

Relooking express ?

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Si j'étais certaine que mon choix ne ferait pas l'unanimité, j'aurais pensé qu'elle aurait tenté de me dissuader d'acheter cette paire de chaussures qu'elle même considérait certainement comme immondes, non pas qu'elle se précipiterait vers la caisse afin de régler nos achats combinés, ce que je n'aurai jamais toléré et ce, même si nous nous connaissions déjà depuis de nombreuses années. Elle avait beau être fortunée comme pas permit, je n'étais pas du genre à profiter ainsi de l'argent de mes amis. Certes, elle même n'avait pas eu à travailler pour obtenir celui-ci, mais cela avait obligatoirement du être le cas pour quelqu'un -en l'occurrence dans ce cas de figure, son géniteur. Contrairement à ce que ma camarade de shopping pouvait penser, l'argent ne tombait pas du ciel, et je ne l'aurais, pour cette même raison, jamais autorisée à dépenser une partie du sien pour moi, si j'avais eu la moindre petite idée de ses intentions. Sans doute le savait-elle pertinemment, ce qui expliquerait sa course effrénée jusqu'aux vendeuses, positionnées au fond du magasin -cela, et le fait qu'elle tenait énormément à la paire de bottine qu'elle avait en main, et qu'elle n'aurait abandonnées pour rien au monde. Satanée Jeliza, soupirai-je. Elle l'ignorait peut-être encore, mais je ne la laisserait pas s'en sortir comme ça. Même la générosité avait ses limites, et elle venait de les franchir : j'étais bien assez grande pour gérer moi même mes économies, et si j'estimais pouvoir me permettre d'acheter une paire de chaussure, c'était que je le pouvais réellement. Je n'attendais pas par là que l'on me les offre gracieusement. Ce n'était pas le monde dans lequel je vivais, et certainement pas le monde dans lequel j'avais vécu auparavant.

Comment donc pouvait-on apprécier un objet lorsque nous n'avions fourni aucun effort dans le but de l'obtenir ? Décidément, et ce malgré les années passées en la compagnie de la demoiselle, jamais je ne parviendrait à la comprendre, elle, qui de nouveau engagée dans le hall du centre commercial, m'entrainait une fois de plus dans un raid "vêtements", non sans revenir, un sourire aux lèvres, sur ma remarque concernant les maillots de bains, dans lesquels je n'étais définitivement pas à l'aise.

-Quelle est l'utilité de bronzer après tout ? m'exclamai-je. J'aime le soleil, mais je préfère de loin me balader quand il fait beau au lieu de rester allongée toute la journée sur une chaise longue à ne rien faire, continuai-je, réfléchissant à voix haute, sans y prêter garde.

Mais la jeune fille semblait déjà être passée à un autre sujet, m'évitant de m'étendre plus avant sur la question, sachant pertinemment qu'une fois de plus nos avis différeraient. Aussi ne tentais-je pas de la couper afin de défendre une fois plus mon point de vue, la laissant à ses réflexions sur les débardeurs et shorts qui manquaient selon elle à ma garde robe, et qu'elle me promit de me dégoter.

Le seul point positif, réfléchi-je, était qu'une fois ces quelques essayages effectués, je serais enfin débarrassée de cette corvée qu'était le rayonnage de boutiques. Je serais libre de vaquer à mes occupations, l'accompagnant si elle le souhaitait dans sa propre recherche de la perle rare, mais exemptée de l'obligation de dépenser la totalité de mon salaire mensuel inutilement. J'avais déjà assez de vêtements dans mon placard -peut-être aucun qui ne correspondait à sa propre vision de la monde mais qu'importait ? Ce n'était pas elle qui devait assumer le fait de porter ces tenues excentriques.

Je lâchai un soupir d'agacement, rien qu'en imaginant la montagne de fringues qu'il me faudrait enfiler dans la journée, alors que j'aurai pu être tranquillement allongée sur l'un des bancs de bois du parc, entourée de ma petite boule de poils.
Valentine, dans quel pétrin t'es-tu encore fourrée ? Me reprocha mon moi-intérieur, déjà ennuyé à l'idée de passer des heures entières dans une cabine d'essayage -car je n'en attendais pas moins de mon amie, pour qui une journée shopping se transformait bien souvent en une véritable expédition.

Heureusement que j'avais pris la peine d'enfiler des chaussures plates ce matin, me complimentai-je soulagée. Je prévoyais de me balader certes, mais également de m'affaler sur l'herbe verte une fois arrivée au  parc, tandis que mon animal ferait sa petite vie, partant s'amuser avec ses compagnons de fortune -pas de marcher la journée durant.
J'y étais habituée; après tout, cela faisait parti des exigences de ma profession, de me déplacer de maison en maison, mais tout de même ! Aujourd'hui était mon jour de congé. N'étais-je pas supposée me reposer, au lieu d'user de mon énergie restante afin de suivre la boule d'énergie qu'était la jeune blonde ? Avant même que je ne puisse réaliser ce qu'il se passait, je fus une fois de plus trainée le long des vitrines, jusqu'à arriver devant une immense boutique devant laquelle j'étais passée une fois ou deux sans jamais m'y arrêter cependant : j'étais certaine que le moindre tee-shirt me coûterait l'intégralité de ma paye, ce que je ne pouvais vraiment pas me permettre. Je m'apprêtai à en informer mon amie -elle ne pouvait décemment pas continuer à financer ma garde robe ainsi, budget illimité ou non- lorsque amusée, je la vis entamer une discussion avec les vendeuses du magasin en question, qui semblaient apparemment très bien la connaitre, ce dont je ne m'étonnait même plus : cette fille passait tellement de temps au centre commercial que l'on pourrait sans mentir prétendre que celui-ci constituait sa seconde maison.

En tout cas, il aurait été impoli de les interrompre dans leur conversation, songeai-je, en commençant, de manière à m'occuper l'esprit, à observer les rayonnages, passant le temps comme je le pouvais. Si c'était une stratégie pour me forcer à sortir de la boutique avec au moins un article dans les mains, le moins que l'on puisse dire ...C'est que cela marchait. Trop bien. J'avais beau aimer coudre mes propres vêtements, j'appréciais toujours la créativité des stylistes et confectionneurs, et il m'arrivait parfois de craquer pour un modèle pour lequel je m'efforçais d'économiser. Mais certainement pas lorsque celui-ci était à un tel prix ! conclu-je en observant les chiffres imprimés à l'encre rouge sur l'étiquette d'un débardeur qui avait attiré mon regard quelques instants. Si j'en doutais encore auparavant, j'étais certaine à présent que n'importe quel vêtement exposé ici serait bien trop inaccessible pour moi.

Alors, tandis que mon amie quittait ses interlocutrices afin de me rejoindre, je m'avançai pour lui faire part de mes observation, lui confiant non sans gêne qu'il y aurait un léger petit problème quant à son choix de boutique.

-Ce n'est pas que je n'apprécie pas les efforts que tu fais pour moi. Ce magasin est génial mais...disons que cela rentrerait difficilement dans mon budget, si tu vois où je veux en venir, annonçai-je en m'efforçant de chasser le rouge qui me montait aux joues tandis que je prononçai ces quelques mots.

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MessageSujet: Re: Relooking express ? [Pv Valentine]   Ven 6 Nov - 22:51





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Par moment, j’avais l’impression d’être un extraterrestre. A croire que je ne venais pas du même monde que les autres. Pourtant si, je venais bien du même monde que Valentine, ça c’était certain. Nous venions toutes les deux de FairyTale. A ce que je sache, elle ne venait pas du Pays Imaginaire, ni du Pays des Merveilles, donc nous avions bien le même vocabulaire, n’est-ce pas ? C’était à se le demander parfois. Enfin bon, en tout cas, s’il y avait bien une chose qui était certaine, c’était que Storybrooke m’avait apporté pas mal de choses. Avant, je n’envisageais même pas porter de pantalon que je trouvais définitivement beaucoup trop masculin. Mais dans ce monde-là, les pantalons pouvaient être incroyablement féminin. Et puis, ils mettaient plutôt bien mes formes en valeur. C’était clair qu’à FairyTale, si je me promenais comme ça, je risquais de nombreuses critiques. Du coup, c’était peut-être préférable pour moi de rester à Storybrooke et peut-être intégrer réellement cette école de stylisme à Boston. Il fallait que j’en discute avec Big Daddy ! Il dira forcément oui ! Big Daddy ne me disait jamais non en fait. Enfin, il avait essayé de temps en temps, mais ça ne durait jamais longtemps.

Je n’avais pas pu m’empêcher d’éclater de rire quand Valentine m’avait suggéré de bronzer avec ses vêtements. C’était bien la première fois que j’entendais une telle chose. Du coup, j’avais mis quelques temps avant de me remettre de mes émotions et d’entrainer mon amie dans cette boutique de chaussures. À la base, c’était surtout pour m’acheter cette magnifique paire de bottines vue en vitrine, mais je signalais aussi à Valentine qu’elle avait tout à fait le droit de se choisir une paire. Ça ne lui ferait vraiment pas de mal de changer de chaussures, si j’en jugeais celles qu’elle avait aux pieds. Enfin, une fois mes chaussures en main, mon amie eut tout le loisir de me montrer la paire de chaussures qu’elle avait trouvé. Elles ne rentraient pas du tout dans la catégorie des chaussures que j’achèterai, mais si elles lui plaisaient, c’était le principal. Et comme nous avions du boulot, je l’entrainais directement à la caisse pour payer. Je n’attendis même pas qu’elle proteste parce que je savais que c’était ce qu’elle voulait faire et une fois les chaussures payées, je nous fis sortir du magasin, nous engageant dans la galerie marchande pour nous emmener en direction d’une des boutiques que j’avais en tête tandis que Valentine remettait en question le bronzage.

- Et bien bronzer ça permet d’avoir un joli teint et de ne pas ressembler à un mort vivant ! répondis-je spontanément. Je suis sûre que tu peux avoir un magnifique teint de bronzage avec tes cheveux orangés !

J’étais sincère ! Il suffisait de regarder sur internet, il y avait des rousses qui avaient un magnifique teint au bronzage et j’étais plutôt curieuse de savoir ce que ça pourrait donner sur Valentine. Enfin, en attendant, je me concentrai sur le fait de lui trouver de nouveaux vêtements. D’ailleurs, une fois dans la boutique, j’allais trouver les vendeuses qui me connaissaient depuis le temps que je venais leur rendre visite. J’étais leur plus grande acheteuse alors elles ne pouvaient que me connaître ! Celles qui ne me connaissaient pas venaient d’être embaucher. Enfin, en ce moment, les nouvelles embauches n’avaient pas trop lieux donc je n’avais pas à m’en inquiéter. Je leur posais quelques questions concernant les nouveautés du magasin. J’écoutais chacune de leur parole avant de revenir vers mon amie que j’avais un peu abandonnée en arrivant dans la boutique, mais je n’y pouvais rien. Dès que je pénétrais dans une de mes boutiques préférées, j’étais dans un autre monde. J’étais vraiment bien dans ce monde-là qui lui sortait réellement de mon imagination ! Quoi que… Avec tout ce qu’on venait d’apprendre, j’étais presque persuadée qu’un monde comme celui-là existait. Enfin, c’était quand même beau de rêver, non ?

Je lui demandais si elle avait vu des choses qui lui plaisaient dans cette boutique et aussitôt, je lui posais la question sur comment elle trouvait un débardeur couleur turquoise. J’étais certaine qu’il lui irait comme un gant. Peut-être devrais-je le prendre pour le lui faire essayer ? Oh oui, c’était une merveilleuse idée ! Je tendis le bras pour en prendre un à sa taille quand mon amie se mit à parler, me coupant dans mon élan. Je l’observais tandis que son visage devenait aussi rouge qu’une tomate. Je la regardais sans trop comprendre où elle voulait en venir jusqu’à ce que la petite lumière se fasse dans mon cerveau. Mon bras retomba aussi sec tandis que ma bouche s’ouvrit sans que le moindre son ne sorte de ma bouche. Ça alors ! C’était bien la première fois qu’on me coupait le sifflet comme ça !

- Oh… mmh…

Je me mordillais la lèvre sans trop savoir quoi lui répondre. Je restais pensive pendant quelques instants avant d’essayer quelque chose. Je ne savais pas trop comment m’en dépatouiller, mais bon, qui vivra verra.

- Écoute, tu… tu n’as vraiment pas à t’en faire. J’veux dire… Je marquais une pause avant de continuer : Ça ne me dérange absolument pas de t’offrir trois, quatre bricoles. Je peux comprendre que ça te mette mal à l’aise, mais il ne faut pas, d’accord ?

Je lui fis un petit sourire d’encouragement. Je devais bien avouer que ça me contrariait qu’elle puisse voir d’un mauvais œil ces achats, mais ça me faisait vraiment plaisir. Sauf que ça, ça allait peut-être être difficile à comprendre. Du coup, j’attendais un peu de voir ce qu’elle allait me répondre.




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MessageSujet: Re: Relooking express ? [Pv Valentine]   Ven 8 Jan - 23:49

Relooking express ?

Jeliza Rose & Valentine ~  


Lorsque j'avais accepté de l'accompagner dans sa virée shopping quotidienne, je m'attendais bien entendu à recevoir de sa part des conseils sur la mode, sujet qui, je l'avouais, me passait par dessus la tête. Ce en quoi je fus à moitié surprise fut en revanche les conseils beauté qui suivirent alors qu'elle m'expliquait les bienfaits du bronzage sur la peau et les avantages que je pourrais tirer à obtenir un joli teint halé. Si elle paraissait convaincue de ce qu'elle avançait -et en cela, je lui faisait entièrement confiance- je n'arrivais tout simplement pas à m'imaginer autrement que telle que j'étais actuellement, et que j'avais toujours été dans mon royaume d'hiver. Rares étaient les éclaircies là où j'avais toujours vécu, et bronzer lors de ces rares moments de chaleur n'était tout simplement pas prévu dans mon emploi du temps chargé. La seule fois où j'avais vraiment eu l'occasion de profiter un peu du soleil, c'était lors de notre traversée en bateau, alors qu'avec les garçons, nous nous éloignions de nos terres natales pour nous aventurer dans le royaume voisin, aux températures bien plus clémentes que celles que l'on pouvait trouver dans le nôtre. Le fait est que ces quelques jours n'avaient pas suffi à colorer quelque partie de mon corps, qui s'obstinait, encore ici, à rester aussi blanc que la neige qui recouvrait mon royaume. Alors oui, c'est vrai, je ne faisais pas grand chose pour y changer quoi que soit, mais une fois de plus, mes journées chargées n'y aidaient pas -je ne me voyais vraiment pas demander des heures à Alekseï uniquement pour rester à ne rien faire pendant des heures, allongée sur un transat. Je ne rejetais pourtant pas l'idée, allant même jusqu'à proposer un compromis à la blonde qui m'accompagnait.

-Si tu veux, nous pourrons essayer pendant mes vacances, suggérai-je. Si j'étais persuadée que rester immobile trop longtemps finirait par m'ennuyer, je me rassurais dans le fait qu'au moins, je serais en compagnie d'une amie. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que je connaissais assez Jeliza pour savoir qu'à elle seule, elle serait bien capable de tenir toute une conversation. Rares étaient les sujets sur lesquels elle n'avait pas son avis à donner; aussi fus-je des plus surprise lorsqu'elle resta un instant muette, alors que je lui annonçais que j'étais loin d'avoir les moyens de me payer toute la garde robe qu'elle avait prévue pour moi.

Un long silence s'installa en effet, silence durant lequel je ne savais littéralement plus où me mettre, me balançant nerveusement d'un pied à l'autre sans oser croiser ses yeux. Elle savait bien entendu que je ne possédais pas une carte bleue inépuisable comme la sienne, ce qui ne l'empêchait certainement pas de s'attendre à un budget plus important, en sachant que la quantité de vêtements qu'elle devait se procurer chaque jour devait être largement supérieure à la mienne. Je la laissais alors encaisser doucement l'information, attendant qu'elle reprenne la parole en -je l'espérais vraiment- me disant que nous ferions mieux de changer de boutique pour en rejoindre une bien plus adaptée à mes petits moyens.

Mais c'était bien trop en demander à notre jeune fashionista, qui semblait s'être véritablement mis en tête de me constituer une garde robe digne de ce nom. Sans pour autant me proposer de financer entièrement celle-ci -elle me connaissait trop bien pour savoir que j'aurais refusé sans même une seconde pensée, elle me suggéra d'y participer d'un ton hésitant, qui me fit sourire. Pour une fois que la demoiselle cherchait ses mots, je ne pouvais pas m'empêcher de m'amuser de la situation. Sans doute jamais personne n'avait du lui sortir de telles paroles, la prenant totalement de court, comme l'on pouvait aisément le deviner à l'expression qui restait fixée sur son visage.

-Ecoute Jeliza, c'est très gentil de ta part. Je comprends très bien que tu veuilles me rendre service, j'aurais fais la même chose en situation inverse mais ...je ne peux pas accepter, lui expliquais-je, en espérant que mon amie comprenne cette fois-ci mon point de vue.

Ses intentions étaient bonnes, je le savais. Mais comment aurais-je pu cautionner une telle chose ? Lorsque j'avais décidé de prendre mon envol en vivant seule et travaillant pour pouvoir payer mon loyer, c'était pour ne plus avoir à dépendre de qui que ce soit. Si j'acceptais sa proposition, je lui serais inévitablement redevable -et même si j'étais certaine que mon amie n'avait que faire que je lui rembourse un jour ce qui représentait moins encore que l'argent de poche qu'elle pouvait recevoir plus jeune-, je ne supportais pas l'idée d'engendrer des dettes -auprès d'une personne qui m'était chère qui plus est.
Je devais déjà bien trop à mes compagnons de voyage, qui avaient pris soin de moi sans jamais rien me demander que de continuer à incarner celle que j'étais; je ne voulais profiter plus de mes proches en sachant pertinemment que je ne pourrais rien leur offrir en retour.

-Tu pourras faire ça pour mon anniversaire si tu en as envie. Mais pour le moment, je propose de changer de boutique. Je suis sure que ma conseillère sera tout autant efficace dans un magasin aux prix beaucoup moins affolants, conclus-je en riant, essayant du mieux que je le pouvais de détendre l'atmosphère, tout en priant pour que mes arguments fonctionnent sur la jeune fille têtue qu'elle était.


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MessageSujet: Re: Relooking express ? [Pv Valentine]   Mar 12 Jan - 18:30





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Comment pouvait-on demandé quel était l’intérêt de bronzer alors que ça avait vraiment tout son sens ? Valentine n’avait-elle jamais pris le temps d’apprécier le soleil ? C’était tellement bon de s’allonger dans un transat, lunettes de soleil sur le nez, un cocktail à la main, à ne rien faire. Certains prenaient des livres. Moi je prenais les magasines people, me tenant au courant des petits potins et surtout, afin de connaître les nouvelles théories sur la suite d’Amour, Poire et Beauté. D’ailleurs, en y repensant, il faudrait aussi que je vois si le nouveau hors série était sorti à la librairie. Est-ce que le couple Brad / Kimberly allait battre de l’aile à présent qu’ils s’étaient dit « oui » ? Le mariage avait été tellement magnifique que ça m’en avait mis les larmes aux yeux. Ils étaient forts les producteurs de faire passer autant d’émotions dans un feuilleton. Je leur tirais bien bas mon chapeau – que je ne portais pas à l’instant présent, mais si le soleil continuait de taper comme ça, je n’allais pas tarder à le ressortir. Enfin, pour en revenir au bronzage, c’était toujours sympathique d’avoir des compliments de la part des gens sur le teint qu’on abordait. Il n’y avait aucun plaisir à ressembler à un cadavre ambulant ! Dieu merci, dans ce monde, on avait inventé le fond de teint ! Bien mieux que la poudre qu’on avait auparavant ! Ce monde là avait ses petits avantages, je devais bien le reconnaître !

J’étais persuadée que Valentine serait très jolie avec le teint hâlé. J’avais l’œil pour ça. Il fallait me faire confiance quand j’affirmais une telle chose. Mais à en juger la tête de mon amie, elle ne semblait pas particulièrement convaincue, même si au fond, elle me faisait confiance pour mon jugement. Faire confiance et être convaincu était deux choses complètement différentes, qu’on soit bien d’accord ! Enfin, toujours était-il qu’il fallait absolument que Valentine essaie le farniente ! Elle allait adorer ! Et puis, elle contribuerait aussi à parfaire mon savoir ! J’avais lu sur internet que les rousses qui avaient une bonne peau pouvaient devenir magnifiques avec un petit bronzage… Et bien j’avais envie de voir ! En fait, il faudrait que toutes les personnes rousses de cette ville viennent bronzer dans mon jardin pour que je puisse repérer le type de peau ! Nul doute que Valentine finirait avec le teint hâlé mais peut-être pas les autres ? Cette idée était entrain de germer dans ma petite tête blonde pleine de bonnes idées quand brusquement, les paroles de Valentine me ramenèrent à la réalité, me faisant écarquiller les yeux, puis un immense sourire se dessina sur mes lèvres. Je levais les bras au ciel.

- HIIIIIIIIIIIIIIIIIII MAGNIFIQUE !!!!!!!!!! Aussitôt, je l’attrapais et serrais mon amie contre moi. TU VERRAS ÇA VA ÊTRE GÉNIAL !!!! Puis, en la tenant à bout de bras, je lançais : C’est quand ces prochaines vacances ?!

J’espérais vraiment que ce ne serait pas dans trop longtemps. Attendre m’était tout simplement insupportable. Au pire du pire, je pouvais toujours aller l’enlever et l’entraîner de force dans mon jardin où j’aurais tout préparé préalablement. Je gardais aussi cette petite idée dans un coin de ma tête. Ça allait être bien ! Ça allait être même très bien ! J’imaginais déjà parfaitement sa tête quand elle me verrait débarquer du haut de mes talons de dix centimètres, ne lui laissant pas la possibilité de négocier quoi que ce soit. Un peu comme aujourd’hui, en fait, quand je l’avais trouvé dans la rue, errant comme une âme en peine, à la recherche d’un quelconque amour perdu. Heureusement que j’avais été là pour arranger les choses. Et puis, je ne pouvais pas la laisser ainsi. C’était contre mes principes. C’était même TRÈS LOIIIIIIIN de mes principes !

Sans gêne aucune, j’avais payé les chaussures de Valentine. Ce n’était pas ce qu’elles coûtaient que cela allait me ruiner, mais elle ne semblait pas voir ça de la même manière. Sauf que ça, elle me le fit savoir que dans la boutique de vêtements quand je lui demandais ce qu’elle pensait du débardeur turquoise. Il fallait viser dans les couleurs qui mettraient vraiment en avant sa personne – couleur de cheveux, teint, caractère... – et le turquoise était réellement une couleur appropriée pour Valentine. ET JE POUVAIS METTRE AU DÉFI QUICONQUE DE ME CONTREDIRE !!!!!!! Mais pour en revenir à mon amie, on pouvait clairement dire qu’elle m’avait coupé le sifflet en refusant que je lui offre quoi que ce soit. Pourtant, ce n’était vraiment pas en pensant à mal que j’avais fait une telle chose. Au contraire, moi, ça me faisait plaisir et elle n’avait aucune gêne à ressentir. Sauf que ça… Et bien elle ne semblait pas vouloir passer au-dessus. Là, c’était moi qu’elle mettait mal à l’aise. Je restais muette pendant quelques instants avant de répliquer :

- Ne me dis pas que tu comptes retourner dans la boutique de chaussures pour les rendre ?

Ce serait vraiment un outrage à ma gentillesse et ma bonté ! Non, vraiment ! Un cadeau, c’était un cadeau ! Elle n’avait pas intérêt à aller les rendre, même si je concevais de ne plus sortir la carte de crédit de Big Daddy pour ses achats. Je les prendrai vraiment mal. En revanche, son idée de la gâter comme jamais pour son anniversaire… Et bien je la gardais dans un coin de ma tête ! Ce n’était clairement pas tombé dans l’oreille d’une sourde ! Un petit sourire en coin se dessina sur mes lèvres tandis que je posais ma main sur ma hanche.

- Très bien alors les chaussures précédentes, on va dire que c’est un cadeau d’anniversaire tardif, d’acc ?!

Hors de question qu’on considère cela comme une avance parce qu’elle me reprocherait de lui offrir quoi que ce soit le jour J. D’ailleurs, je n’avais aucune idée de quel jour était son anniversaire. Un détail ! Un détail très facilement arrangeable. Un petit soupire s’échappa de mes lèvres lorsqu’elle me demanda de l’accompagner dans une boutique plus… discount. Je n’avais jamais mis les pieds dans ce genre de boutiques. Vraiment pas ! Je préférais acheter de la qualité qui me dure des années plutôt que de payer pour des vêtements qui ne dureraient qu’un an. Et puis… Nous n’avions pas la même vision de la mode.

- Très bien, me résignais-je. Mais il est hors de question que j’achète quelque chose là-dedans. Et si c’est moche… Ne compte même pas repartir avec !

Sur ces bonnes paroles, j’attrapais le bras de Valentine et ensemble, nous quittâmes la boutique. Je saluais la vendeuse qui nous avait conseillé avant de retourner dans les allées du centre commercial. Très franchement, je n’avais aucune idée de l’endroit où l’emmener parce que je n’avais jamais mis les pieds dans ces boutiques. Donc je ne savais pas ce que possédait ces magasins…

- Si tu sais où aller, je te suis, fis-je.




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MessageSujet: Re: Relooking express ? [Pv Valentine]   Ven 18 Mar - 17:45

Relooking express ?

Jeliza Rose & Valentine ~  


Il avait fallu du temps à mon amie afin de digérer l'information que je venais nerveusement de lui confier. Pourtant, ce n'était pas comme si j'avais toujours gardé le secret sur ma profession peu rémunérée, qui ne me permettait pas d'effectuer les folies que la demoiselle me proposait avec entrain -le fait est que l'idée que qui que ce soit puisse toucher moins de deux mille euros par mois lui semblait sans doute étrangère. Et pourtant, avec tout juste le smic pour subvenir à mes besoins, j'avais toujours du prêter une très grande attention à mes dépenses, qui ne devaient pas aller au delà du budget que je leur avais accordé. C'est ce que j'avais une nouvelle fois tenté de faire entrer dans la tête de linotte qui m'accompagnait qui, vivant dans son joli petit univers doré avait parfois du mal à se rendre compte de la réalité du monde qui l'entourait. C'est pour cette même raison que je ne parvenais tout simplement jamais à lui en vouloir : elle ne pensait qu'à bien. La preuve, Jeliza avait proposé à maintes reprises de financer entièrement de sa poche notre journée shopping -si ce n'était pas de la générosité !
Mais malgré mon job loin d'être légal et mon passé ombragé, je restais une personne honnête, qui n'aurait pu accepter un tel acte en profitant de la fortune de son amie. Et puis, si cette raison ne suffisait pas, ma fierté de jeune femme indépendante aurait certainement achevé de me convaincre en menant son rôle à bien. Mais ça, c'était encore une autre histoire.

C'est en réfléchissant sur nos sempiternels débats à ce sujet que l'idée m'était alors venue de lui proposer ce principe de cadeau d'anniversaire -je savais que c'était bien là la seule proposition qui lui aurait ainsi fait lâcher l'affaire. Néanmoins, alors qu'elle semblait s'emballer rapidement à cette idée, je commençais moi-même à regretter amèrement mes paroles, sur lesquelles il m'était à présent impossible de revenir. Aussi concédais-je à contre-coeur à son offre de me payer mes chaussures en guise de présent en retard, tout en me permettant d'ajouter une dernière indication -certes inutile auprès de cette adorable enfant de vingt et un an-, de manière à calmer sa pulsion acheteuse.

-Ca ne veut pas dire que tu dois en faire des tonnes, vraiment. Je ne voudrais pas que tu te ruines pour moi. Après tout, je n'ai besoin de rien, conclu-je avec un sourire, bien que sachant pertinemment ne pas avoir convaincu mon amie, aux yeux de laquelle ce n'était certainement pas le cas.

C'était pour la forme, me répétais-je après coup. Néanmoins, je me doutais bien que cette requête ne serait même pas envisagée un seul instant pas la jeune blonde. C'était de Jeliza dont on parlait après tout.

Alors, en désespoir de cause, et tout en me préparant psychologiquement à ses protestations, je la guidai dans une section totalement différente du centre commercial que celle qu'elle avait toujours côtoyée, tout en réfléchissant à la question qui m'avait été posée. Aujourd'hui, et ce, malgré le choc émotionnel que cela pourrait engendrer en elle, Jeliza allait découvrir les marques de prêt à porter les moins onéreuses de sa vie -elle pourrait bien évidemment m'en remercier plus tard à coup de talon aiguille, mais il aurait été bête de ne pas profiter malicieusement du fait qu'elle ne connaissait strictement rien de cet univers afin de la dévier de la trajectoire que nous avions commencé à emprunter, qui était bien loin de correspondre avec mon mode de vie actuel -peut-être  un jour, si je décidais de revenir auprès de mon peuple pourrais-je me permettre de tels extras; et encore, je doutais de ressentir un jour le désir soudain de m'habiller pour des milliers d'euros.

-Mes prochaines vacances, ce sont celles d'été. La boite ferme en août, donc je suis libre tout le mois, lui répondis-je enfin, sortant de mes réflexions afin de me concentrer uniquement sur le moment présent.

Etudiant d'un regard les nombreuses enseignes, mon choix se porta sur une petite boutique dont les promotions affichées en vitrines paraissaient tout de suite bien plus avantageuses que les grands magasins hors de prix qui m'avaient été présentés jusque là. Je passais alors la porte accompagnée de la demoiselle; avant de m'arrêter un instant avant de commencer mes emplettes afin de tenter d'analyser l'expression nouvelle qui se dessinait sur le visage de mon amie.

-Tadam ! Commentais-je avec humour. Maintenant, libre à toi de me donner tous les conseils que tu voudras. Au moins ici, je suis certaine d'en avoir pour mon argent.

Sur ces mots, je l'abandonnai quelques instants de manière à fouiller moi aussi parmi les vêtements proposés sur les étagères de bois, sachant très bien que la jeune fille ne tarderait pas à en faire de même, malgré sa réticence à fréquenter ce genre de commerces. Maintenant que je lui en avait donné le feu vert, rien ne pourrait arrêter la fashion victim à mes côtés. Mais n'en avais-je après tout pas été consciente au moment même où j'avais accepté de l'accompagner faire les boutiques ?  


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MessageSujet: Re: Relooking express ? [Pv Valentine]   Mar 10 Mai - 21:45





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Dans la vie, on ne pouvait pas tout avoir. Ça on l’apprenait à nos dépends et Valentine venait de faire en sorte que je ne puisse pas obtenir satisfaction. Il fallait que je digère le fait qu’elle ne souhaitait plus de cadeau de ma part parce que ça la mettait mal à l’aise. Pourtant, moi, ça me faisait plaisir de lui offrir toutes ces choses. Et puis c’était un peu ma fierté personnelle qui avait été frappée parce que j’aimais bien me dire que si les gens avaient un peu plus de style dans cette ville coupée du monde c’était grâce à moi. Après tout, j’avais ouvert une superbe boutique avec plein de vêtements à la mode. Et il y en avait pour tous les goûts, hein ? Pas seulement les miens ! Mais ce serait toujours mieux que ce que les gens portaient à l’heure actuelle. Enfin j’étais prête à faire des concessions concernant Valentine parce que c’était mon amie et je n’avais pas envie de la vexer encore plus. C’était la première fois qu’on me recalait comme ça alors c’était un peu dur à avaler, mais ça finirait par passer. Et puis, elle avait aussi accepté qu’on se fasse une séance bronzage pendant ses vacances. Du coup j’avais hâte !

J’étais sûre et certaine qu’elle serait magnifique avec un teint de pèche. ET QU’ELLE FERAIT TOURNER LA TÊTE À PLUS D’UN BIEN ÉVIDEMMENT !!! Mais ça j’allais éviter de lui dire parce qu’elle serait capable d’annuler la séance bronzette qui me tenait vraiment à cœur. Tout comme ça me tenait à cœur de lui offrir des petits trucs. Mais je n’allais pas revenir là-dessus, la décision de Valentine était irrévocable. Néanmoins, quand elle évoqua le fait de pouvoir lui offrir quelques cadeaux pour son anniversaire, une petite ampoule s’alluma au-dessus de ma tête. Alors ça, ce n’était pas tombé dans l’oreille d’une sourde ! C’était claire que non ! Du coup, elle ne pourrait pas éviter mes cadeaux à chaque fois. Et puis, il y avait Noël aussi ! Et les jours de fêtes ! Ahah j’étais certaine qu’elle n’avait pas pensé à tout ça, dans ma petite tête blonde y avait pensé, elle ! Du coup, je fis de la paire de chaussures un cadeau en retard à son anniversaire. Ainsi, elle n’avait plus de raisons de refuser mon cadeau. Je voyais bien à sa tête que je l’avais coincée et je ne pus m’empêcher de lui offrir un énorme sourire.

- Me ruiner, moi ? J’éclatais aussitôt de rire. Allons, allons ! Ce n’est pas pour une paire de chaussures achetée que ma fin de mois va devenir difficile. T’en fais donc pas pour ça !

Mon sourire se fit encore plus éclatant. Ce fut juste après qu’elle me précisa quand allait avoir lieux ses prochaines vacances afin qu’on puisse faire cette séance de bronzage. Bon, pour avoir un joli teint, il fallait plusieurs séances de bronzage, mais ça, je le dirais plus tard à Valentine parce que si je commençais à lui dire qu’il allait falloir qu’elle passe une grande partie de ses après-midi dans mon jardin en maillot de bain, je n’étais pas sûre qu’elle accepte finalement. Alala elle était gentille mais elle était super compliquée cette fille. Mais je l’aimais bien ! C’était mon amie après tout ! Au passage, je la suivais dans le centre commercial. Je savais qu’elle voulait m’emmener dans sa boutique discount pour avoir des vêtements qui allaient avec son porte-monnaie, mais moi, j’avais des frissons rien qu’en y pensant… C’était le genre d’endroit qui me donnait de l’urticaire mais pour Valentine, j’étais disposée à faire un énième effort. J’essayais d’oublier ce petit – que dis-je – ÉNORME détail en me concentrant sur ses vacances. Je fis la moue. Nous étions déjà en septembre… Les vacances d’été étaient terminées.

- Tu plaisantes ? Mais on est en septembre !!!! lâchais-je. Tu n’auras plus de vacances d’ici l’année prochaine !! C’est de l’exploitation, Valentine, tu m’entends ?! Je n’avais pas pu m’empêcher de l’attraper par les épaules pour la secouer légèrement. Comment peux-tu accepter ces conditions de travail ?

C’était scandaleux ! Et dire que si c’était moi le Maire de cette ville, on pouvait être certain que jamais ce genre de choses n’arriverait ! Les employés avaient tous le droit à des vacances dans l’année et pas seulement pendant l’été ! Je pris une grande inspiration et passais une main dans ma chevelure blonde. Il fallait rester calme face à ce genre de situation. Valentine était exploitée, Big Daddy ferait le nécessaire pour que ça change. Dès que je rentrerai, j’irais lui parler. Big Daddy avait toujours des solutions. C’était pour ça que je l’adorais, hormis le fait qu’il soit mon père, bien sûr !

Même si j’étais un tantinet en colère contre l’employeur de Valentine, je la suivis dans la boutique qu’elle choisit. Je l’informais qu’il était hors de question que j’achète quoi que ce soit dans cette boutique ni qu’elle reparte avec un article qui n’avait pas passé le stade de mon approbation. Quand je pénétrais à l’intérieur, je ne pus m’empêcher de regarder de tous les côtés. Mon dieu… Comment espériez-vous trouver votre bonheur là-dedans ?! Tout était si… banal ! Je plissais les paupières quand Valentine me lança son « Tadam » significatif de découverte. On ne pouvait pas dire que c’était quelque chose de super ! Le jour où elle m’emmènera dans une boutique Prada, là, elle pourrait faire ça. Néanmoins, mon amie essaya de me consoler par le fait que je pouvais lui donner tous les conseils que je souhaitais en fonction des vêtements qu’elle me montrerait.

- D’accord, fis-je avec un soupire résigné. Je te laisse fouiller dans ce… bazar.

Je croisais les bras sous ma poitrine et laissais Valentine m’abandonner pour aller sillonner les étagères – enfin si on pouvait appeler ça de cette façon. Je la suivis sans grande conviction puis quand je la vis sortir un vêtement des plus horribles, je lui fis comprendre qu’il valait mieux pour elle qu’elle repose ça de suite. Heureusement pour moi, elle le fit aussitôt. Puis je continuais de la suivre. Quand elle prenait quelque chose qui me « convenait », je disais rien et quand c’était l’inverse, j’usais du même procédé.




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MessageSujet: Re: Relooking express ? [Pv Valentine]   Sam 3 Sep - 1:35

Relooking express ?

Jeliza Rose & Valentine ~  


Ma plus grande satisfaction fut de constater que malgré son manque d’engouement concernant notre petite déviation, Jeliza n’était pas morte suite au choc d’entrer dans une boutique banale de centre commercial qui n’était ni Dior ni Prada. Certes, elle avait bien écarquillé les yeux de surprise, et manifesté sa désapprobation de maintes et maintes manière, mais avait dans le fond fait un gros effort pour moi –cela, j’en étais plus que consciente.

-Ce n’est pas parce que tu baignes dans l’argent que tu dois le dépenser à tout va. Ce n’est vraiment pas nécessaire, insistais-je une fois de plus, quitte à agacer la blondinette qui m’accompagnait aujourd’hui.

Puis, alors que je fouillais dans un tas de t-shirts tous plus colorés les uns que les autres vint la question du travail –sujet qu’elle maitrisait sans doute autant que la façon de gérer son compte en banque.

-Je ne suis pas exploitée, ce sont des horaires normaux, lui expliquais-je calmement en souriant. Et puis, ce n’est pas comme si je n’en avais pas besoin. Rappelle-toi donc, riais-je en faisant mine de lui ébouriffer les cheveux, sans oser toucher à sa chevelure bien coiffée à côté de la mienne, presque indomptable comme toujours, à travers laquelle mêmes les peignes craignaient de passer. Si je ne travaille pas, je ne mange pas. Ce qui serait plutôt problématique, tu ne crois pas ?

Lui remémorer les obligations de tout un chacun était une chose que je faisais fréquemment, et que j’avais fini par faire avec humour. Là où certains ne voyaient qu’une demoiselle arrogante et dépensière, je trouvais une jeune femme attachante qui ignorait tout de la réalité et du monde qui l’entourait, en dehors de son petit univers de princesse. Une grande enfant adorable mais encore naïve sur certains sujets. Autant dire que je m’amusais beaucoup à lui apprendre ces petits détails quotidiens véritablement banals qui représentaient pour elle une vraie révolution dans sa manière de voir le monde. Une fois de plus, le fait qu’elle s’offusque à l’idée de mon manque de vacances à ses yeux me donnaient le sourire : j’espérais sincèrement qu’elle n’ait jamais à connaitre ce mode de vie. Si j’y étais familière et habituée depuis des années de façon à n’y même plus prêter attention, sans doute la jolie blonde ne se remettrait jamais de cette transformation. L’idée d’imaginer Jeliza porter ne serais-ce qu’un article de cette boutique déclancha chez moi un nouvel éclat de rire, que je masquais en faisant mine d’observer avec attention un débardeur à l’imprimé fleuri.

-Hmmmm…Qu’en penses-tu ? L’interrogeais-je, distraitement, afin de me changer les idées et d’oublier un moment cette image même qui m’avait fait rire quelques secondes auparavant.

Evidemment, je ne doutais pas un seul instant que sa réponse serait négative, aussi avais-je prévu le coup, en jetant un coup d’œil au loin à une jupe féminine que je n’aurais certainement jamais l’occasion de porter, mais qui était assez simple pour me plaire, tout en étant assez élégante pour les goûts de luxe de ma conseillère en mode. Par reflexe, je l’abandonnais quelques minutes afin de vérifier le prix –hors de question de lui présenter quoi que ce soit qui soit hors budget et qu’elle tenterait de financer de sa poche malgré mes protestations- qui était heureusement plus qu’abordable à côté des créations aux prix exhorbitants qu’elle avait tenté de m’offrir.

-Pas trop chère, commentais-je, et ce n’est pas un jean ! Insistais-je le sourire aux lèvres, me référant aux nombreuses conversations que nous avions eues à ce sujet précis. Mademoiselle trouvait évidemment que je ne portais pas assez de tenues mettant en valeur mes courbes et ma féminité, tandis que je tentais de lui faire entendre que l’agréable était préférable à l’esthétique, d’où la présence en nombre de pulls et autres tee-shirts larges dans mon armoire, dans laquelle elle n’aimerait sans doute pas mettre son nez après tout ce que je lui avais raconté, et selon l’idée qu’elle se faisait de la garde robe d’une personne à la carte bleue limitée. Sans doute en ferait-elle des cauchemars !

Aussi ne doutais-je pas un seul instant que l’ajout de cette jupe provoquerait en elle une immense satisfaction et un sentiment de fierté non dissimulé. Je la connaissais à présent assez pour affirmer avec certitude que ce qui n’était pour moi qu’un simple compromis représenterait à ses yeux une victoire personnelle dont je ne me sentais pas le cœur de la priver. Après tout faisait-elle cela avec le sourire, uniquement pour mon bien. Si j’aurais aisément m’en sortir seule, la jeune femme ne le voyait pas de cet œil et s’était mise en tête de me conseiller –jusque là, je n’avais pas eu à m’en plaindre. Au contraire, même pour moi qui n’étais pas une grande amatrice de shopping, je devais avouer prendre du plaisir à parcourir les magasins aux côtés de mon amie, à la recherche de nouveaux vêtements et accessoires à dénicher.

A cette idée, ma main se ressera machinalement sur le médaillon que je portais au cou, dissimulé sous mon t-shirt trop grand. Peut-être pourrais-je trouver une robe à porter assortie à son contour émeraude et son cœur doré ?
Faisant confiance à la spécialiste, je consultais celle-ci afin de répondre à mes interrogations.

-Tu penses pouvoir m’aider à trouver quelque chose de sympa pour aller avec ça ?

C’était sans doute la première fois que je laissais apercevoir le collier en sa présence, et sans doute la seule et unique fois que je l’exposais ainsi, mais le fait est que j’étais certaine que la demoiselle était la plus à même pour la tâche qui lui était confiée. Force était de constater que je devais faire des efforts, et ne pas me présenter à ma grand-mère habillée comme un sac quand je la retrouverais enfin. Ma grand-mère …Mais aussi Dimitri. Je niais les faits, mais je ne pouvais pas me mentir à moi-même. Je le cherchais dans chaque coin de rue, sans même y prêter attention. C’était plus fort que moi, alors même que j’ignorais pertinemment si lui aussi avait été pris dans la malédiction : aux dernières nouvelles, le garçon avait pris la première calèche pour quitter le royaume. Il y avait de grandes chances pour qu’il soit sain et sauf dans notre monde d’origine, mais une part de moi-même espérait égoistement que ce ne soit pas le cas. Ici dans ce monde, je n’étais qu’Anya. Il ne serait pas forcé de me quitter.
La réponse de mon amie me sortir brusquement de mes rêveries pour revenir au moment présent. Surprise, j’en lachais presque l’article que je tenais en main, pour m’empresser de me reprendre, accordant aux paroles de Jeliza une attention totale. Pour ce domaine, je ne doutais absolument pas de ces compétences, et lui offrait une totale confiance. J’étais forcée de m’incliner : son sens de la mode était définitivement meilleur que le mien.


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Jeliza Rose Blackwood
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Charlotte


MessageSujet: Re: Relooking express ? [Pv Valentine]   Mer 19 Oct - 10:59





« Schon, John, Kelvin Klein, Donna Karan’s fashion line, Valentino, YSL, Ferré, Camal and Channel. Halston, Gucci, Fiorucci, Fendi and Armani ! »









La ruine. Parlons en justement ! Ce n’était pas demain la veille que j’en verrais la couleur et pour cause, Big Daddy avait de l’argent à revendre. De plus, il faisait tellement attention à notre richesse que je savais à l’avance que nous n’en manquerions jamais. À cela s’ajoutait également l’argent que je gagnais grâce à ma boutique. Bien évidemment, je ne niais pas que pour mettre en place mon projet, Big Daddy avait dû investir une grosse somme mais petit à petit, je remboursais cette somme. D’ici peu, j’avais bon espoir d’accroitre un peu plus la somme présente dans le compte en banque. Du coup, Valentine n’avait vraiment pas à s’en faire pour l’argent que je dépensais pour lui offrir un bête cadeau d’anniversaire en avance ou en retard selon le point de vue. Sauf qu’elle ne voulait rien entendre : elle ne voulait pas que je lui fasse de cadeaux. Pourtant, ça me faisait plaisir à moi !!! Je levais les yeux au ciel face à sa remarque. À quoi bon avoir de l’argent si ce n’était pas pour le dépenser ? C’était complètement idiot comme concept !

- Alors même si tu étais riche, tu préférerais apparaître comme pauvre ? demandais-je avec un profond agacement.

Je n’aimais pas du tout la tournure de la conversation parce que je savais que si elle continuait sur cette lancée là, elle finirait par provoquer une dispute. Une dispute que je ne souhaitais pas voir car je l’appréciais beaucoup. La preuve : je me trouvais dans une boutique pour pauvres ! Jamais de ma vie je n’aurais mis les pieds là-dedans si ça n’avait pas été pour elle. Et c’était aussi parce qu’elle avait grandement insisté. Je voulais bien concevoir qu’il en fallait pour tous les goûts et tous les portemonnaies, mais il y avait des limites. Personnellement, je trouvais les vêtements de cette boutique particulièrement miteux. Pourquoi est-ce qu’on irait acheter de la sous-qualité quand on pouvait avoir ce qu’il se faisait de mieux dans ce monde ? Je n’arrivais décidemment pas à le comprendre. Mais ce qui m’agaça le plus ce n’était pas de me trouver en ces lieux, c’était d’apprendre que Valentine n’aurait pas de vacances avant Août prochain. Un an sans vacances, sans faire une pause. Était-ce possible ?!

Apprendre cela m’était fortement fâcheux ! Valentine avait très sérieusement besoin de mon aide ! Je ne pouvais pas la laisser se faire exploiter à ce point – même si elle affirmait le contraire parce que j’étais certaine qu’elle disait cela uniquement pour que je ne m’inquiète pas pour elle ! Mais que pouvais-je bien faire pour l’aider ?! Je me creusais la cervelle faisant momentanément plus trop attention à elle. Je ne prêtais d’ailleurs pas attention à sa main qui fit semblant de m’ébouriffer les cheveux. Peut-être que si elle avait réellement touché ma chevelure blonde, elle m’aurait tiré de mes pensées. Mais mieux valait aussi pour elle qu’elle n’y touche pas. Je ne supportais pas qu’on me touche les cheveux et je supportais encore moins qu’on me décoiffe. Je passais des heures devant mon miroir pour apparaître impeccable, ce n’était pas pour qu’on me décoiffe au premier tournant ! Soudain, je pensais à quelque chose…

- Mais alors… tu n’as pas de vacances payées ? OH MAIS JE SAIS !! lançais-je lorsqu’une idée lumineuse vint éclairer mon cerveau. Et si je t’embauchais ? Quitte ton boulot et viens jouer à la vendeuse au Princess wears Prada ! Je t’offrirais des vacances à plusieurs moments de l’année ! Et vacances payés ! Parce que les vacances non payées sont purement illégales ! Je suis certaine que si tu désirais attaquer ton employeur, Big Daddy pourrait trouver tous les éléments qui l’incriminent et tu pourrais gagner ton procès haut la main ! Et tu pourrais même réclamer un paquet d’indemnités ! Qu’en penses-tu ?!

Le Moyen-âge était passé ! Les vacances étaient payées à présent ! Sinon, jamais personne n’en aurait parce qu’il fallait payer des factures – comme Valentine le disait si bien. Je continuais de réfléchir, laissant Valentine fouiller dans le bazar que représentait cette boutique. J’étais plantée au milieu d’une allée, sans faire attention aux clientes qui voulaient passer. J’entendais vaguement des « excusez moi », mais mes talons étaient solidement plantés dans le sol, je ne bougeais pas d’un pouce. Je ne relevais même pas quand on râla parce que je ne me poussais pas. Sérieusement, qu’est-ce que ça pouvait me faire que je dérange ou pas ?! Ce n’était pas comme si j’étais grosse ! On pouvait aisément passer si on s’en donnait un minimum la peine. Ou au pire, faire le tour ! BREF ! Je revins un peu sur Terre quand Valentine attira mon attention sur un débardeur à fleur.

- OH MON DIEU QUELLE HORREUR ! VALENTINE, JE T’INTERDIS D’ACHETER CE GENRE D’HORREUR EST-CE QUE TU M’AS BIEN COMPRISE ?! m’exclamais-je.

Nul doute que toutes les personnes présentes dans ce magasin venaient de m’entendre, mais je m’en fichais complètement. C’était moche et je ne me cachais pas pour le dire ! D’ailleurs, il n’y avait pas grand chose de « potable » ici. Valentine prit mon conseil au pied de la lettre car elle abandonna aussitôt ce débardeur datant de l’ère des dinosaures. Je fis un léger tour sur moi-même pour voir un peu autour de moi avant de me mettre à la suivre. Il semblerait qu’un autre article ait attiré son attention. Le temps que j’arrive, elle semblait avoir choisi une jupe. Une grande première. J’arquais un sourcil quand elle me la présenta comme n’étant pas chère et n’étant pas un jean.

- Non, ce n’est pas un jean, répondis-je. Mais ce n’est pas du grand Dior non plus. Enfin c’est quand même un progrès, j’approuve.

Je m’avançais vers le vêtement pour le voir un peu mieux. Du bout des doigts, je tins le tissu. Qu’est-ce qu’on pourrait faire ça ? Elle n’était pas hideuse non plus ! Ce serait toujours mieux que les tenues qu’elle mettait habituellement. Au moins, elle ferait un peu plus féminine. Pour une fois, je ravalais un quelconque commentaire et acceptais le vêtement qu’elle me proposait grâce à un mouvement de tête. Même si nous étions dans une boutique qui était plus accessible à son porte monnaie, ça ne voulait pas dire que je la laisserai repartir avec n’importe quoi ! Un minimum de goût était requis pour cette séance shopping. Enfin, j’étais quand même heureuse qu’elle ait jeté son dévolu sur une jupe. Depuis le temps, je désespérais de la voir en acheter une un jour. Chose que je ne faisais jamais, je pris la jupe pour la porter le temps que Valentine trouve autre chose.

Je m’attendais à ce qu’elle continue son tour de magasin pour voir ce qu’elle pouvait trouver d’autre, mais au lieu de quoi elle fit apparaître un médaillon au couleur émeraude et doré. C’était un beau bijou qu’elle portait là ! Pourquoi est-ce que c’était la première fois que je le voyais ?! Elle me demanda quelque chose qui irait avec. Je la regardais, surprise, avant qu’un sourire en coin se dessine sur mes lèvres.

- Chérie, tu viens de t’adresser à la bonne personne ! lançais-je. Il faut quelque chose en harmonie avec la couleur dominante de ton médaillon. Emeraude. Sauf si tu préfères porter du doré ! Mais je doute qu’on trouve quelque chose d’aussi chic ici. Enfin, peu importe. Je vais trouver, mais tu as intérêt à me laisser quartier libre, parce que je ne m’appelle pas Mama Oodie. On va voir ce qu’on peut trouver dans cette brocante !

Sans m’en rendre compte, je venais de balancer ça juste à côté d’une vendeuse qui passait par là, mais je m’en moquais ! Autant appeler un chien, un chien, hein ? Aussitôt, mon côté chasseuse de vêtement se mit en route et je me lançais à la recherche de quelque chose qui mettrait en valeur le médaillon.

- Attend toi à ce qu’on le voit, parce que si c’est pour le garder cacher, continue de faire comme avant, fis-je en prenant quelques vêtements – toujours du bout des doigts – pour regarder un peu ce qu’ils proposaient.

Je n’étais pas du tout certaine de trouver quoi que ce soit dans cette boutique. Dans la mienne, j’aurais trouvé aussitôt. D’ailleurs, je savais déjà quelle robe je lui aurais proposé. Bien sur, je lui aurais offert, mais elle aurait refusé et du coup, nous aurions recommencé notre speech précédent. Un vrai cercle vicieux ! Finalement, je dégotais une robe émeraude avec un décolleté assez sage qui arrivait au-dessus de la poitrine. Ce n’était clairement pas le genre de vêtements que je porterai, mais je doutais fortement que Valentine soit partante pour montrer ne serait-ce que le haut de ses seins. Quoi que… qui pouvait savoir ?! Mais étant donné les vêtements qu’elle portait, c’était la seule déduction que je pouvais faire. Je la montrais à Valentine et demandais :

- Qu’en penses-tu ? Elle est encore de saison ! Si tu veux quelque chose pour l’hiver, je peux aussi chercher.




Jeliza Rose ◈ Valentine


© Méphi.





Everybody needs inspiration. Everybody needs a song. A beautiful melody when the night's so long, because there is no guarantee that this life is easy.
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Relooking express ? [Pv Valentine]

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