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par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


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 Une trêve parmi les livres ? (pv Lacey)

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MessageSujet: Une trêve parmi les livres ? (pv Lacey)   Ven 6 Fév - 21:27






Aurel & Lacey

~ Une trêve parmi les livres ? ~



Aurel était trop orgueilleux pour l'admettre, mais, depuis le retour des souvenirs, il avait peur. Peur d'aller retrouver Héra pour constater que la malédiction leur avait ôté quelque chose, qu'elle était redevenue la femme détestable qu'il avait toujours connu. Peur d'aller voir sa fille parce qu'il n'était pas certain de quelle attitude il devait adopter avec elle. Il craignait de chercher Indunn car elle appartenait au camp adversaire. Et surtout, il avait peur du temps qui avait recommencé à s'écouler depuis un an déjà. Dans son ancienne vie qui lui manquait terriblement, Héphaïstos avait obtenu l'immortalité grâce aux pommes d'or de l'Olympe. Maintenant, dans cette ville sans magie, il était de nouveau sous l'emprise des secondes qui filaient inexorablement comme pour les personnes qu'il qualifiait avant avec un certain dédain de mortel. La malédiction avait mis tout le monde au même niveau. Il n'y avait plus ni sorcier ni roi, uniquement des habitants aussi perdus les uns que les autres et l'ancien forgeron détestait çà.

Heureusement, le travail lui permettait de camoufler cette peur viscérale qui le hantait. Le travail et une certitude : la guerre allait reprendre. Peut-être avait-il jusqu'au retour hypothétique de la magie pour se préparer, peut-être que certain Olympien n'attendront même pas cela. En attendant, il devait se tenir prêt, car il soupçonnait que les membres de sa famille viendront le retrouver quand ils auront besoin de lui. Dans son ancienne vie, les siens ne venaient le voir que pour lui demander une de ses fabrications pourquoi leurs retrouvailles seraient-elles différentes ?

Avec regret, Aurel avait délaissé ces inventions et ses maquettes de faux dragon qui avait envahi son bureau depuis qu'il avait lu cet article au sujet du mariage Nerys. Le temps filait trop vite, il devait se donner des priorités. Trier le contenu de la casse qu'il gérait, voilà sa nouvelle priorité. Pendant des jours, voir plus, il avait trié avec patience les pièces utilisables de celle dont il ne pouvait rien en tirer. Un travail long et fastidieux qui était loin d'être fini. Les métaux de ce monde ne valaient pas ceux qu'Héphaïstos avait eus pour habitude de manier, mais il devra faire avec.

Lorsque son esprit avait le temps de vagabonder, l'ancien forgeron se demandait qui viendrait le trouver en premier. Arès ? Artémis ? Athéna ? Ou bien serait-ce Zeus, en personne ? Un de ses oncles, peut-être ? Il doutait que sa femme ou sa mère veuille le voir. Ce qui était certainement une bonne chose. Personne ne venait. Devait-il en être soulagé puisqu'il n'était pas prêt ou plutôt inquiet ? Héphaïstos n'était pas naïf, il avait parfaitement conscience de n'avoir obtenu sa place sur l'Olympe que parce qu'il était le meilleur artisan de leur monde. Et si, dans ce monde trop moderne, ces compétences étaient devenues obsolètes ? Une nouvelle crainte qu'il camoufla au fond de son cœur avec les autres.

En débarrassant son bureau de ces croquis, Aurel tomba sur les derniers livres qu'il avait empruntés à la bibliothèque. Une légère moue traversa son visage alors qu'il contempla les ouvrages. La question n'était pas de les rendre ou non mais devait-il affronter de nouveau la gérante de la bibliothèque ou simplement déposé les livres dans la boîte destinée au retour durant la fermeture ?

Peut-être aurait-il eu recours à cette dernière ruse s'il était encore entièrement Aurel Hope, mais celui qu'il avait été soufflait qu'il avait une chose à régler avec Lacey French maintenant que la malédiction avait été rompue.

Les livres dans une main et sa canne dans l'autre, il se dirigea vers la bibliothèque. Il se déplaçait mieux, du moins autant qu'un boiteux pouvait le faire, maintenant qu'il ne cherchait plus à cacher son handicap. La douleur remontait toujours jusqu'au bas de sa colonne vertébrale lorsqu'Aurel restait trop longtemps debout, mais, au moins, il n'avait plus honte de ce qu'il était. Cette jambe plus faible que l'autre à cause de la fureur d'Héra et cette canne définissaient qui il était. Un rappel salutaire en cette période où tous les habitants devaient choisir entre deux vies différentes.

L'ancien forgeron de l'Olympe était venu tôt pour être certain de ne croiser personne qu'il connaissait durant le trajet. La liste de personne correspondant à ce critère était mince, mais Aurel ne voulait prendre aucun risque.

Son plan fonctionna trop bien puisqu'il arriva devant des portes closes. À nouveau, laisser les livres dans la boîte de dépôt et partir avant l'arrivée de la bibliothécaire fut une idée très tentante. À la place, Aurel se força à rester, mais décida d'économiser ses jambes en s'installant sur les quelques marches devant la porte, posant les livres à côté de lui.

En voyant Lacey s'avancer avec les clefs à la main, l'ancien forgeron éprouva une hésitation qu'il présentait partagé. Chacune de ces visites à la bibliothèque se soldait par des disputes mémorables et parfois une gifle et pourtant, aujourd'hui, c'était également la première fois qu'ils se rencontraient. Paradoxale.

"Bonjour." Hasarda-t-il en se relevant grâce à l'appui de sa canne.

La politesse n'avait jamais été de mise entre eux, Aurel espérait que ce simple mot montrerait qu'il était disposé à faire bouger les choses. En espérant que Lacey ait gagné un peu de jugeote en se souvenant de qui elle était... À moins qu'elle ne soit encore plus détestable maintenant ! Dans les deux cas, il sera vite fixé.

"Je viens vous rendre les livres empruntés." Commença-t-il bien vite en ramassant les ouvrages en question. Puis il se racla la gorge avant de poursuivre sur un ton bourru : "et je suppose que je vous dois des excuses."



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Lacey French
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MessageSujet: Re: Une trêve parmi les livres ? (pv Lacey)   Dim 1 Mar - 18:18






Aurel & Lacey

~ Une trêve parmi les livres ? ~



Tout se déroulait incroyablement vite et pourtant, il ne s’était pas passé plus de quelques jours depuis le retour des souvenirs. J’avais l’impression que Storybrooke fonctionnait à mille à l’heure si bien que j’étais un peu dépassée par les événements. J’avais retrouvé Rumple, Elana mais aussi d’autres de mes connaissances avec qui j’avais crée des liens dans notre monde d’origine. Et indubitablement, j’étais allée voir mon père dans sa boutique. J’avais quitté notre château presque trois ans avant la malédiction, vingt-huit années maudites s’étaient écoulées et en tant que Lacey j’avais fui mon père comme la peste car je croyais, à l’époque, qu’il était la cause de mon enfermement en hôpital psychiatrique. A présent, je savais que ces souvenirs étaient entièrement faux. Mon père n’avait jamais souhaité que je m’éloigne de lui. Il m’aimait trop pour ça. De trop, même.

Au début, je pensais sincèrement que ça allait bien se passer. Et c’était ainsi que ça avait commencé. Nous nous étions étreint, il avait versé des larmes… moi aussi… et puis, quand il avait voulu savoir tout ce qui m’était arrivé, tout avait volé en éclat. Il m’avait demandé comment est-ce que le Ténébreux m’avait traité pendant ma captivité et il avait presque refusé de me croire quand je lui avais affirmé qu’il était beaucoup plus gentil que ce que laissait croire sa réputation. J’avais même osé lui affirmer que si cela n’avait pas été le cas, je ne serais jamais tombée amoureuse de lui. Que n’avais-je pas dit là… Pour lui, il était inconcevable qu’une personne telle que lui soit gentille, mais qu’en plus de ça, je puisse ressentir des sentiments pour lui. Tout était parti en éclat. Des affirmations selon lesquelles je serais ensorcelée fusèrent alors que je tentais de lui faire comprendre qu’aucune magie n’avait emprise sur moi.

Tout cela avait duré pendant des heures si bien que je crus que cela ne terminerait jamais. J’avais haussé le ton, lui aussi. Nous nous étions fortement disputés et j’étais partie en claquant la porte et en regagnant l’appartement que je louais. Si beaucoup détestait Rumple à cause de sa nature, c’était parce qu’ils ne connaissaient pas l’homme bon qui se trouvait en lui. Lacey avait méprisé cette bonté. Et c’était pour cette raison que j’affirmais qu’elle et moi étions différentes. C’était le bon Rumple que je voulais faire ressortir et je trouvais que j’y arrivais plutôt bien. Certes, il avait des défauts et des mauvais côtés. Mais il était plein de qualités. Tout ce que j’espérais, c’était qu’il arriverait à montrer aux autres qu’il n’était pas que le Ténébreux mais aussi un homme capable d’avoir des sentiments et être bon. Cela mettrait du temps, j’en avais conscience, mais j’étais patiente et déterminée.

C’était pleine de pensées positives que je continuais ma petite vie en ouvrant la Bibliothèque chaque matin et en fermant ses portes une fois le soir venu. Je continuais de travailler alors que d’autres avaient des préoccupations par-dessus la tête. Certains cherchaient même un moyen de rentrer chez nous alors que la magie était absente de ce monde et que seule la magie pourrait nous renvoyer chez nous. Que voulais-je moi ? Je n’en savais rien. Elana était pleine de conviction quant à ça. Elle voulait être Noelia. Je respectais son choix et l’appelais donc par ce prénom que la malédiction lui avait donné. Ce dont j’étais certaine me concernant, c’était que je ne voulais pas qu’on m’appelle Lacey. Je m’appelais Belle. J’étais Belle. Je n’étais personne d’autres. Les personnes que j’avais rencontrées en tant que Lacey French m’appelaient ainsi, dorénavant. Et c’était bien mieux.

J’étais en retard, ce matin-là. Chose qui ne m’arrivait absolument jamais. Mais durant la nuit, il y avait eu une panne d’électricité qui avait désactivé mon réveil matin et je ne m’en étais rendue compte que lorsque j’ouvris les yeux. Ce fut très rapidement que je me préparais en enfilant des collants noir ainsi qu’une jupe de la même couleur. J’enfilais un débardeur bleu nuit et une paire d’escarpins de la même couleur. Je coiffais mes cheveux que je laissais retomber sur mes épaules tandis que je calais une mèche de cheveux sur le côté afin de faire un semblant de frange. Je calais le tour avec une épingle à cheveux et une fois prête, je me dépêchais de me rendre à la Bibliothèque. Aujourd’hui, Noelia ne venait pas travailler. Elle avait souhaité une journée pour passer un peu de temps avec Aelen qui s’appelait en Gauvain en réalité. C’était donc tout naturellement que je lui avais accordé sa journée. J’espérais qu’entre eux les choses se feraient. Noelia méritait d’être heureuse. Je me souvenais d’elle, et surtout de ses sœurs, complètement amoureuse de Gaston qui, à mon plus grand désespoir, n’avait eu d’yeux que pour moi…

Quand je repensais à mon ancien fiancé, je ne pouvais pas m’empêcher d’avoir mon cœur qui se serrait. Qu’était-il devenu aujourd’hui ? Etait-il toujours sous sa forme de rose, figé dans son évolution ? La rose avait-elle fini par faner ? Je n’en savais rien et je ne voulais pas savoir… L’état de Gaston avait été sujet de dispute avec Rumple et je n’avais pas envie que ça recommence. Pas maintenant que nous nous retrouvions. C’était pour moi une grande chance et je préférais fermer les yeux… Même si cela n’empêchait aucun questionnement de ma part. Je me taisais. Peut-être un jour aurais-je la réponse. Qui vivra verra ! En attendant, je devais aller de l’avant tout en regardant droit devant moi. Exactement comme j’étais entrain de le faire tout en me rendant à la Bibliothèque. Je me dépêchais et quelle ne fut pas ma surprise en voyant qu’une personne attendait.

Machinalement, j’accélérais le pas afin de ne pas le faire attendre trop longtemps. Je me préparais déjà à lui sortir un discours d’excuse mais quand je reconnus de qui il s’agissait, je me figeais presque. Mes pas ralentirent considérablement avant d’arriver en face de mon visiteur. Une des nombreuses victimes du mauvais caractère de Lacey. Pour le coup, j’ignorais comment me comporter. Je restais silencieuse pendant quelques secondes, clés en main, ne sachant pas trop si je devais ouvrir la Bibliothèque ou pas. Etant donné les élévations de voix que nous avions coutumes d’échanger, ne devrions-nous pas entrer à l’intérieur pour éviter d’attirer l’attention ? Aurel profita de mes quelques secondes de silence et de battement pour me saluer. Je restais interdite. Quel revirement de situation ! Quelle mouche le piquait ? Puis, le fait que nous étions de nouveau nous-mêmes me revint en mémoire.

- Bonjour, répondis-je simplement sans trop savoir à quoi m’attendre venant de lui.

En l’observant, je remarquais qu’il avait en main les derniers livres qu’il avait empruntés la dernière fois qu’il était venu. Cette fois-là, nous nous étions disputés, pour ne pas changer de d’habitude. Il sembla voir mon regard car il précisa venir me les rapporter. Je hochais la tête et incérais la clé dans la serrure. Je la fis tourner deux fois et m’apprêtais à ouvrir la porte lorsqu’Aurel ajouta me devoir des excuses. Je restais interdite pendant quelques secondes avant de reprendre une certaine contenance.

- Oh ! C’est… euh… un sourire gêné se dessina sur mes lèvres. Je vous en dois aussi.

J’ouvris la porte de la Bibliothèque et m’excusais auprès du visiteur pour aller vite couper l’alarme que j’avais faite installer. Une fois que le ‘bip’ annonciateur de la désactivation eut sonné, j’ouvris un peu plus la porte pour permettre à Aurel de pénétrer dans la Bibliothèque. Je refermais la porte derrière lui et lui offris un sourire.

- Et si nous partions sur de nouvelles bases ? demandais-je. Je m’appelle Belle, et vous ?




Beauty and the Beast

Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. by Anaëlle
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MessageSujet: Re: Une trêve parmi les livres ? (pv Lacey)   Mer 4 Mar - 23:01






Aurel & Lacey

~ Une trêve parmi les livres ? ~



Aurel se surprit à penser que cette discussion aurait été bien plus simple s'il n'y avait eu le retour des souvenirs. La conversation aurait alors commencé sur une remarque concernant le retard de Lacey, puis l'ancien forgeron aurait certainement enchaîné sur un commentaire acide sur la tenue de la bibliothécaire. Enfin, les prémices des hostilités se seraient sans doute clôturé (dans un premier temps, du moins) sur une spéculation concernant les occupations nocturnes de Lacey permettant de justifier à la fois le retard et sa tenue. Ou alors il aurait attendu d'être à l'intérieur pour lâcher ce genre de remarque... Ensuite seulement, il aurait abordé le fait qu'il attendait pour lui rendre les livres empruntés.

Au lieu de cela, cette conversation avait commencé par un bonjour. Une politesse qui n'était jamais arrivée avant. Héphaïstos estimait que c'était le premier pas à faire afin de repartir sur de bonnes bases, en espérant que la véritable identité que Lacey soit celle d'une personne moins horripilant que sa 'partenaire' de joute verbale habituelle.

Il crut comprendre que son interlocutrice était tout aussi perdue que lui dans ce tournant imprévu de la discussion. Ce qui le rassura un peu. Dans cette vie ou dans l'autre, les excuses n'étaient pas son fort. Un Olympien était trop orgueilleux pour faire ce genre de concession. Alors Aurel parla tout d'abord des livres qu'il venait rendre avant de lâcher les fameuses excuses. Un autre pas nécessaire pour repartir à zéro, même si une part d'Aurel restait persuadée que Lacey méritait toutes les paroles déplacées qu'il avait pu avoir sur son sujet.

Après avoir formulé ces excuses, Aurel ne quitta pas l'ancienne princesse des yeux, comme s'il voulait la mettre au défi de remettre de l'huile sur le feu. Peut-être aurait-il préféré que se soit le cas, car, honnêtement, il venait de lancer ces dernières cartes dans la partie et ne voyait pas du tout comment la poursuivre. Les choses étaient décidément bien plus faciles lorsqu'il se contentait de trouver tout les prétextes possibles pour critiquer la manière de travailler de la propriétaire des lieux.

D'ailleurs, si Lacey n'avait pas déclaré lui devoir aussi des excuses, l'ancien forgeron aurait trouvé cinq manières différentes d'être vexé par le fait qu'elle le laissa à la porte pendant qu'elle coupait l'alarme et presque autant de remarques blessantes. D'ailleurs, il ne put s'empêcher d'en dire une à voix haute :

"Je n'aurais pas été obligé d'attendre sur le pas de la porte si vous aviez ouvert à l'heure." Commenta-t-il sur le ton irrité qu'il employait toujours en s'adressant à Lacey et en haussant la voix pour se faire entendre malgré le 'bip' de l'alarme.

"Hummm, désolé, cela m'a échappé." Avoua-t-il avec un air sincèrement gêné lorsque l'ancienne princesse revint lui ouvrir un peu plus la porte. "Les vieilles habitudes ont la vie dure, comme on dit ici."

Il fit ensuite quelques pas à l'intérieur. C'était moins douloureux de marcher maintenant qu'il pouvait s'appuyer sur sa canne au lieu de s'entêter à cacher la faiblesse de sa jambe comme il l'avait fait pendant des années en tant qu'Aurel Hope.

"Héphaïstos." Se présenta-t-il à son tour lorsque Belle proposa de repartir sur de nouvelle base.

À nouveau, il regarda l'ancienne princesse droit dans les yeux comme s'il la mettait au défi de rire devant cette révélation. Aurel n'avait pas honte de son véritable nom, mais savait quelles idées saugrenues y était attaché dans ce monde sans magie. Enfin, Lacey devait connaître plus de détails que lui sur la mythologie grecque puisque l'Olympien ne s'y était jamais intéresser durant les vingt-huit années qu'avait duré la malédiction.

Il tourna le dos à la bibliothécaire pour avancer vers le comptoir et y déposa les livres qu'il devait rendre.

"Belle..." Répéta-t-il d'un air songeur.

En tant qu'Aurel Hope, il se souvenait avoir regardé le film parlant de cette princesse en compagnie de sa jeune fille. C'était une de ses tentatives maladroites en tant que père qui lui faisait penser que toutes les petites filles aimaient les Disney. Un souvenir faux, mais qui lui était revenu spontanément en mémoire lorsque Lacey avait dit son véritable nom.

"Même si nous ne nous sommes jamais rencontrer dans notre ancienne vie. Ici, il suffit de dire son nom pour que votre interlocuteur sache tout de votre histoire." Commenta-t-il sur un ton qui demeurait songeur. "N'est-ce pas déroutant ?"

L'Olympien parcourut du regard les rayonnages chargés de livres. Même si certaines personnes ne faisaient pas partie des contes les plus classiques ou populaires, il existait certaine un ouvrage qui en retraçait l'histoire. Lacey... Ou plutôt Belle avaient sans doute à sa disposition le passé de tous les habitants de Storybrooke, consciencieusement couché à l'encre sur du papier. Héphaïstos trouvait cela plutôt dangereux. Cependant, il garda cette réflexion pour lui, même s'il n'arrivait pas à totalement cacher que ce fait ne lui plaisait pas.


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MessageSujet: Re: Une trêve parmi les livres ? (pv Lacey)   Mar 31 Mar - 19:13






Aurel & Lacey

~ Une trêve parmi les livres ? ~



La gêne planait entre Aurel et moi. Nos deux personnages maudits s’étaient retrouvés à presque s’insulter et aujourd’hui, nous peinions à peine à nous dire bonjour. Je pouvais le comprendre puisqu’enfin de compte, nous ne nous connaissions pas vraiment. Il connaissait Lacey. Or, moi, je n’étais plus Lacey. J’étais Belle. Même si, je devais bien l’avouer, Lacey sortait bien de quelque part. Peut-être était-ce quelque chose que j’avais toujours eu d’enfouit au fond de moi ? Fort probable ! Il fallait bien que ça naisse de quelque part, ça ne pouvait pas sortir du vent, n’est-ce pas ? Mais aujourd’hui, une chose était sure, j’étais de nouveau moi-même. Lacey n’avait laissé aucune trace permanente sur moi. Elle était retournée d’où elle venait : mon subconscient. Mais ça… pour une personne qui n’avait vu que votre mauvais côté… C’était difficile à assimiler. Néanmoins, j’étais reconnaissante envers lui de ne pas me sauter dessus et de me traiter de la même façon qu’auparavant.

Le retour des souvenirs laissait sérieusement planer un doute sur l’identité et la personnalité des gens. Etait-ce une occasion pour nous de repartir à zéro ? J’espérais bien que oui. Néanmoins, la surprise était présente, surtout en ce qui concernait notre civilité. J’avais toujours été quelqu’un de poli. Je ne m’énervais presque jamais. Tout le contraire de Lacey, qui se laissait souvent porter par ses émotions. Je ne préoccupais presque plus des livres qu’il me ramenait. Avant, il avait beau me paraître exécrable, s’il y avait bien une chose que je n’avais jamais pu lui reprocher, c’était sa ponctualité concernant le retour des livres. Autant certaines personnes, j’étais obligée de leur courir après, autant, pour d’autres, je n’avais aucun souci à me faire. Aurel faisait parti de cette seconde catégorie. Déclarant que je lui en devais également, je me dépêchais d’ouvrir la bibliothèque afin que nous puissions éventuellement discuter plus calmement.

Ce genre de conversation n’avait pas lieu d’être sur le pas d’une porte. N’importe quel passant pourrait entendre et je détestais ça. Je m’apprêtais à composer le code de désactivation quand j’entendis une remarque provenant de l’homme. Je me mordillais la lèvre inférieure puis repris mon action avant d’inviter Aurel à entrer.

- Vous avez raison, je suis en retard.

Je ne cherchais pas à justifier la panne électrique qui était survenue, désactivant mon réveil matin. Non pas que ce soit inutile, mais qu’en avait-il à faire ? Absolument rien. J’étais en retard, c’était la seule chose à retenir et je l’avouais bien volontiers. Je lui offris un léger sourire quand il s’excusa malgré tout de ses paroles. Les vieilles habitudes… peut-être bien que oui. Je refermais la porte derrière lui et me replaçais devant lui. Je déclarai vouloir partir sur de nouvelles bases. Je ne parlais pas d’une amitié quelconque, ou quoi que ce soit, mais au moins nous traiter comme des personnes civilisées et non des espèces d’homme de Cro-Magnon. La base numéro un, c’était que je lui offre mon véritable prénom. Lacey ne me sciait guère, même si je comprenais aisément que certaines personnes qui ne me connaissaient qu’à Storybrooke continuent de m’appeler ainsi. Mais quitte à ce qu’on reparte sur de bonnes bases, autant donner mon véritable prénom, celui que ma mère avait choisi pour moi.

J’arquais un sourcil face à la véritable identité d’Aurel. Héphaïstos. Dans ce monde-ci, il s’agissait du dieu grec qu’on associait au feu. Dans le monde où nous avions vu le jour, l’histoire était plus ou moins la même, mis à part le côté dieu grec. Il s’agissait d’un olympien. Mes connaissances étaient tellement diverses et variées que du coup, je connaissais certaines personnes sans réellement les connaître, en fait. Jamais je n’aurais cru rencontrer une telle personne.

- Enchantée, répondis-je. Vous préférez qu’on vous appelle comment ?

J’avais remarqué que certaines personnes préféraient leur prénom de malédiction à leur véritable identité et inversement. C’était mon cas. Alors que pour certains, peu importait comment on les appelait, ils se retournaient malgré tout. Oh, moi aussi, je me retournerai si on m’appelait Lacey en pleine rue, mais ça ne serait pas pareil. Enfin, mes préférences ne regardaient que moi. Je suivis Aurel du regard lorsqu’il alla déposer les livres sur le comptoir. Je m’avançais légèrement tandis qu’il répétait mon prénom, un peu plus pour lui-même qu’autre chose, même si machinalement, je hochais la tête. Par rapport à mon prénom, Aurel m’avait immédiatement associée au conte de La Belle et la Bête. Ce qui était on ne peut plus vrai. C’était étrange de voir que dans ce monde, nous appartenions à une histoire. Cela me faisait un peu penser à mon livre de L’histoire sans fin. Je ne l’avais pas retrouvé dans cette bibliothèque… Peut-être le livre avait-il été épargné suite à sa magie ? Je n’en savais rien.

- Et bien… Toute l’histoire, je n’en suis pas si sure car ma bête à moi ne ressemble pas un animal et le mobilier ne parle pas, fis-je avec une pointe de sourire.

Une version édulcoré et pour les enfants, ni plus ni moins. Quoi que j’avais eu l’occasion de voir le film de Jean Cocteau et j’avais trouvé cette version particulièrement effrayante. Des bras qui sortent des murs… On aura réellement tout vu ! Je préférais amplement la version avec le chandelier et l’horloge parlants.

- Et vous ? Où se trouve votre part de mensonge ? demandais-je curieusement en voyant son air un peu contrit.

Toute vérité n’était certes pas bonne à dire, mais il devait bien y avoir certains éléments dans la vie d’Héphaïstos qui n’existent pas réellement. Rumple avait peut-être une peau verte et certains s’étaient amusés à le surnommer crocodile ou tortue, mais était-ce une bête pleine de poils et des cornes de démon ? Absolument pas. La réalité était autre.




Beauty and the Beast

Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. by Anaëlle
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Une trêve parmi les livres ? (pv Lacey)

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