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« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind
L'histoire se déroule en
Octobre 2013.


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 Il est temps d'être confronté à la réalité [Pv Louna et Will]

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Raphaël Abbot
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MessageSujet: Il est temps d'être confronté à la réalité [Pv Louna et Will]   Ven 2 Jan - 22:23

Louna, Raphaël & William



Un mois s’était écoulé depuis que la malédiction avait été rompue par Emma Swan et la rumeur qui circulait là-dessus, c’était qu’elle l’avait brisée grâce à l’amour véritable. Encore une histoire à faire pleurer les romantiques et à faire vomir ceux qui ne supportaient pas les histoires à l’eau de rose. Au passage, le fils de Madame le Maire (ou d’Emma Swan, au choix) avait repris conscience. Encore grâce à l’amour véritable. Vraiment, cette histoire était vraiment pitoyable. Aucune originalité ! Il était évident qu’on ne combattait pas tout grâce à l’Amour avec un grand A. La force et le pouvoir avaient aussi toutes ses chances. Sauf qu’il fallait croire que cette malédiction ne pouvait être rompue que par un acte de romantisme. Enfin pour en revenir à Raphaël, ou Guy de Gisborne, le retour des souvenirs avait été un choc. Mettez-vous à sa place, il s’était couché en étant persuadé qu’il était quelqu’un et il s’est réveillé le lendemain en étant les deux hommes. Il avait mis quelques instants avant de distinguer où était le vrai du faux et quand il l’avait fait, tout avait été plus clair.

Pour certaines personnes, le retour des souvenirs avait été une véritable libération. Pour Raphaël, ça avait été un véritable cauchemar. Quand la malédiction les avait emportés à Storybrooke, il avait été sur le point de se marier avec Marianne. Ce mariage, il l’avait entendu pendant des mois et des mois. L’arrivée de Robin des bois aurait pu être maîtrisé et n’aurait peut-être pas empêché ce mariage étant donné que c’était le Prince Jean qui l’avait décidé et par conséquent, personne ne pouvait aller à l’encontre d’une telle décision. Hormis peut-être le Roi Richard, mais à ce moment-là, le roi n’était pas présent. Quand il se souvint de ça, un vague de colère l’envahit, mais le pire fut la triste réalité des choses : depuis l’arrivée d’Emma Swan, les événements étaient réels et par conséquent, le mariage de Louna et de William, autrement dit Marianne et Robin des bois, avait vraiment eu lieu. A cela s’ajoutait le stade de gestation de la jeune femme et ce fut l’apocalypse chez l’architecte. Encore pire que la fois où Raphaël avait appris que la femme qu’il convoitait depuis des années était enceinte.

Après avoir fait crier d’horreur la bonne, une nouvelle fois, Gisborne avait fini par se calmer après avoir dévasté encore une fois sa villa. Sa situation était véritablement à l’opposée de celles des habitants de Storybrooke qui étaient partis à la recherche de ceux qu’ils avaient connu dans leur monde d’origine. Pour sa part, la malédiction avait vraiment œuvré chez lui, mais pour ce qui était de Marianne et Robin des bois, celle-ci leur avait été favorable. Le monde était profondément injuste ! Il s’était fortement retenu de se précipiter chez les Nerys et réclamer ce qui lui revenait de droit. Jusqu’à preuve du contraire, ses fiançailles avec Marianne n’étaient pas rompues et par conséquent, ce mariage devrait être nul et représenter un affront pour le Shérif. Cependant, il n’avait vraiment pas le cœur à aller péter un scandale là-bas. Surtout que le juge Nerys n’était nulle autre que le roi Richard en personne. De plus, il n’obtiendrait pas gain de cause puisque suite à la malédiction, pour Louna, il n’était rien de plus qu’un employé de l’entreprise dont elle était héritière.

Il avait attendu quelques jours avant d’aller essayer de parler avec Marianne, mais il n’avait pas pu réellement discuter avec elle. Il avait eu la sensation qu’elle l’évitait. Peut-être était-elle consciente de ce qu’impliquait son mariage avec Robin des bois ? Peut-être pas. Peut-être que c’était lui qui avait tout faux en pensant ça ? Enfin, il n’était sur de rien. Ce n’était que des suppositions. Après tout, peut-être avait-elle mieux à faire que de lui accorder dix minutes. Si c’était le cas, alors ça le blessait profondément. Avec le recul, il avait plus ou moins pris conscience que la jeune femme devait le voir comme un être abjecte. C’était vrai qu’il avait fait souffrir le peuple de Nottingham, mais il ne fallait pas oublier qu’il avait été au service du Prince Jean et que par conséquent, il ne faisait qu’obéir aux ordres. Oh on pouvait lui dire qu’il aurait pu faire comme Robin des bois et se rebeller contre la royauté, mais Guy avait beaucoup plus d’ambition que de devenir un hors la loi. Et depuis toujours, il avait prouvé à tous qu’il était prêt à beaucoup de choses pour obtenir ce qu’il voulait. Alors oui, il était du genre rancunier et avait aussi souhaité faire payer à Robin d’avoir pris le titre qui lui revenait de droit. Mais était-ce une raison de le haïr ?

Pour le coup, il avait l’impression que la seule personne qui l’avait comprise était Morgane. La retrouver était la seule chose positive que la malédiction avait apportée. Elle était partie du jour au lendemain quand il lui avait annoncé ses fiançailles avec Marianne. En même temps, il avait un peu eu tord de lui demander de rester jusqu’au mariage. Aujourd’hui, il trouvait cela stupide. Mais bon. Ce n’était pas le plus important. Les jours avaient continué à filer et cela faisait à présent un mois que tout le monde savait qui il était réellement. Storybrooke avait complètement changé. Certes, c’était toujours la même petite ville ennuyante à souhait, mais le quotidien n’était plus le même. Certains avaient même quitté leurs emplois ou bien ils ne s’y dédiaient plus de la même façon qu’avant que la malédiction ne soit brisée. Enfin bon… Afin d’y voir un peu plus clair, Raphaël était parti au début de l’après-midi pour courir. Déjà pendant la malédiction, l’architecte avait pris l’habitude d’aller courir. Il avait un parcourt assez bien défini.

Après avoir fait un petit tour par le parc en passant par la plage, il finissait par courir en forêt. Cela faisait plus d’une heure qu’il courait et son parcours était presque terminé. En continuant de courir, il emprunta le sentier qui le menait proche de chez lui quand il vit au loin la silhouette d’une femme brune. Se rapprochant un peu plus, il reconnu la femme qui marchait dans sa direction. Il s’agissait de Louna. Bon, il était clair que ce n’était pas lui qu’elle cherchait, mais Raphaël ralentit le pas en approchant de la jeune femme jusqu’à marcher. Il avait le souffle un peu court, mais en même temps, il avait couru pendant plus d’une heure sans s’arrêter une seule fois, on ne pouvait pas lui demander d’avoir une respiration normale comme s’il avait fait que marcher. Il saisit l’occasion qui se présentait à lui afin d’échanger quelques mots avec la jeune femme.

- Bonjour Mar… Louna. Désolé, les habitudes, fit-il quand il fut à sa hauteur.

Il se doutait bien que la jeune femme aurait souhaité rencontrer quelqu’un d’autre sur ce chemin que lui, mais Raphaël osait penser que pour une fois, la chance était un peu de son côté. Passant une main dans ses cheveux, il prit une grande inspiration et se lança :

- Ecoutez, avec tout ça, je ne sais même pas si je dois vous tutoyer ou vous vouvoyez donc ce sera comme il vous plaira, mais je pense être en droit d’avoir une conversation avec vous sur… tout ça. Donnez-moi, simplement quelques minutes de votre temps, s’il vous plait.

Depuis combien de temps est-ce que Gisborne n’avait pas demandé quelque chose poliment et de façon sincère ? Il ne saurait le dire. Bien sur, il lui était déjà arrivé de dire « s’il te plait » à quelqu’un, mais bien souvent, c’était en usant de ses charmes pour obtenir quelque chose. Mais là, il était on ne peut plus sincère avec Louna et il espérait vraiment qu’elle lui offre une chance de pouvoir avoir une conversation avec elle.

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MessageSujet: Re: Il est temps d'être confronté à la réalité [Pv Louna et Will]   Lun 12 Jan - 20:12

Louna, Raphaël & William




Louna se sentait entourée par un puissant brouillard, un dont elle ne trouvait pas la sortie. Comment était-ce possible qu'elle en soit arrivée à ce point ? Elle qui pensait que les héros avaient le droit à leur fin heureuse, il fallait croire que ce n'était pas le cas, rien n'allait dans son couple, ils se voyaient encore, dormaient ensemble, mais il était rare qu'ils parlent ou alors simplement de banalité, le genre de discussion routinière qui lui prouvait qu'hormis l'enfant, tout semblait les séparer à présent. Chaque matin, la journaliste voyait son mari partir et elle le suivait du regard sans le moindre mot, un simple baiser sur le front et c'était tout, puis le soir, elle restait le plus souvent devant la télé ou son ordinateur jusqu'au coucher. Elle n'en avait pas parlé à sa famille, faisant comme-ci tout se passait bien, mais rien n'allait, elle perdait l'homme qu'elle aimait pour une différence de point de vue.Était-ce à elle de le suivre dans la forêt enchantée ? À elle de faire le sacrifice de sa vie à Storybrooke ? D'aussi longtemps qu'elle se souvenait, sa vie n'avait que sacrifice pour les autres, mais à présent, elle pensait à l'enfant qui grandissait en elle, il représentait tout pour elle, voulant le meilleur pour lui, et elle était certaine que la forêt enchantée était trop dangereuse pour un enfant, oui elle ne voulait pas de ça pour son enfant, la future mère voulait le voir choisir sa propre vie, son destin. À Nottingham, il serait un enfant de sang royal, une vie dictée par un protocole, des principes et un peuple à protéger. Marianne avait très longtemps rempli son rôle à la perfection, mais n'était-ce pas normal qu'elle rêve de liberté pour son enfant ?

L'après-midi venait de débuter, quand elle commença à ressentir quelques douleurs, mais au lieu de s'inquiéter et de foncer à l'hôpital, la jeune femme supporta les souffrances. Elle se devait de trouver William, de lui dire qu'il était temps de mettre les choses au clair, de prendre une décision pour leur avenir, elle n'en pouvait plus de toutes ces incertitudes, la journaliste voulait de concret, savoir où elle mettait les pieds et surtout se rassurer que son enfant naîtrait dans un monde où ses parents seraient pour une fois d'accord, elle avait tellement peur d'une lutte, d'un combat sans fin. Prenant une veste, elle fila dans la forêt, s'arrêtant quelques minutes quand les douleurs réapparaissaient, pour ensuite reprendre la route. Sa volonté de fer la poussait toujours à aller plus loin, d'un certain sens, elle était terrifiée, allait-elle se retrouver seule ? Will serait-il vraiment capable de partir sans eux ? Elle n'arrivait pas y croire et pourtant cette peur ne la quittait pas, une crainte que les souvenirs de la vie de Louna ne faisaient qu'amplifier, car même si elle savait que son père ne l'avait pas abandonné, il n'en restait pas moins que durant des années, elle l'avait cru.

Elle n'avait encore jamais été au camp d'entrainement, pour plusieurs raisons, déjà pour elle, les armes n'étaient pas le meilleur moyen pour parvenir à ses fins, elle était, de plus, bien enceinte, puis de toute façon, elle ne voulait pas retourner dans la forêt enchantée. Fort heureusement, elle savait où celui-ci se trouvait, ce n'était pas Robin qui lui avait dit, mais une Moïra perplexe qui lui avait dit d'être tombé sur des gens bizarres dans la forêt. Le cas de la jeune femme était à part, celle-ci avait dû traverser la frontière pour tout oublier, Louna ne l'a jugeait pas, elle comprenait vu dans l'état dans lequel elle s'était retrouvée, bon, cela lui avait fait un choc de le découvrir. Une part d'elle aurait voulu que la jeune femme lui en parle, mais d'un sens, ne faisait-elle pas la même chose en ne voulant pas parler de ses problèmes de couples ?

Avançant tout doucement, elle eut la surprise de voir au loin Raphaël, à cause de tous ses soucis et surtout de réaliser tous les problèmes que pouvait engendrer la découverte de son amour pour Robin des bois, elle avait préféré l'éviter, elle n'avait pas le courage de se battre sur deux tableaux, mais pour le coup, elle se disait qu'elle ne pourrait pas l'éviter davantage. C'était tout de même sacrement étrange, elle devait se marier à Guy, Robin coupa court au mariage et aujourd'hui alors qu'elle cherchait Will, elle tombait sur Raphaël, comme-ci leurs destins étaient liés.

Bonjour Mar… Louna. Désolé, les habitudes

Cela se voyait qu'il venait de courir dans la forêt, Louna était si mal à l'aise, jamais, elle n'avait voulu le blesser. En fait, elle gardait que les meilleurs souvenirs de lui, ceux des bons moments, cela avait été sa décision de tout recommencer à zéro, de faire un trait sur le passé, un choix mal perçu par Robin et elle ne savait pas à quoi s'attendre avec son ancien fiancé.

Ecoutez, avec tout ça, je ne sais même pas si je dois vous tutoyer ou vous vouvoyez donc ce sera comme il vous plaira, mais je pense être en droit d’avoir une conversation avec vous sur… tout ça. Donnez-moi, simplement quelques minutes de votre temps, s’il vous plait.

Elle tombait sur lui durant un moment où elle ne souffrait pas, au moins, elle pouvait lui donner une bonne impression. Un sourire naquit sur son visage, il était temps qu'elle leur laisse l'occasion de discuter, même si ce n'était certainement pas le bon moment, ni le même endroit.

- Tu peux me tutoyer, tu l'as toujours fait à Storybrooke, je ne vois pas pourquoi ça changerait !

C'était lui prouver que dans un certain sens, elle était prête s'il le souhaitait, à garder leur lien créé par la malédiction, mais pas moins réelle. Étant loin d'imaginer que même ici, le jeune homme avait éprouvé de fort sentiments pour elle, elle pensait maladroitement qu'il avait tourné la page, qu'il avait compris que leurs destins n'étaient pas d'être ensemble, mais pourquoi pas reprendre une relation en tout amitié.

- Si tu veux, tu peux m'accompagner, je dois aller jusqu'au camp des entraînements, on pourra parler en avançant si ça te dit ?

 
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Raphaël Abbot
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MessageSujet: Re: Il est temps d'être confronté à la réalité [Pv Louna et Will]   Jeu 22 Jan - 22:22

Louna, Raphaël & William



Le retour des souvenirs avait provoqué une sacrée confusion dans l’esprit des gens. Il avait fallu trouver où était la vérité dans le mensonge et ça n’avait pas été chose facile. Finalement, après quelques minutes, Raphaël avait réussi à trouver ce qui était le fruit de la malédiction et à l’effacer plus ou moins de son esprit. Certains éléments méritaient une certaine explication, mais malheureusement pour lui, il n’avait pas pu obtenir ce qu’il souhaitait. A chaque fois qu’il avait essayé de discuter avec Marianne, elle l’avait un peu ignoré, préoccupée par d’autres choses. Lesquelles ? Si seulement il le savait. On ne pouvait pas dire qu’ils aient pu discuter. Redoutait-elle ce qu’il avait à lui dire ? Allez savoir ! Mais il ne baissait pas les bras. Ce n’était qu’une question de temps et même si la patience n’était pas son fort, il était tout à fait disposé à attendre le temps qu’il faudrait.

D’ailleurs, sa patience avait payé car alors qu’il faisait simplement son jogging journalier, sa route l’avait mené à croiser celle de Louna qui marchait dans sa direction. Enfin, il était évident qu’elle n’avait pas spécialement prévu de le croiser, mais Raphaël ne comptait pas laisser passer cette chance qui se présentait à lui. Les occasions manquées n’étaient pas au programme du moment. Ralentissant sa course, Gisborne ne tarda pas à se mettre à marcher pour venir à la rencontre de la princesse de Nottingham. Même si aujourd’hui, ils se trouvaient encore tous à Storybrooke, il n’arrivait pas à voir la jeune femme autrement que comme une princesse, bien que techniquement, dans cette ville, aucun titre de noblesse n’était de vigueur. Mais c’était difficile de se défaire des bonnes vieilles habitudes. Même s’ils s’étaient retrouvés fiancés, Guy lui avait toujours montré beaucoup de respect.

Une fois hauteur de Louna, Raphaël se fit un devoir de la saluer. C’était aussi une façon d’engager la conversation. La réaction première de l’architecte était d’attendre qu’elle le salue en retour pour savoir ce qui l’attendait venant de sa part. Après tout, jusqu’à présent, elle l’avait ignoré. Voyant qu’elle semblait gênée par sa présence, Gisborne choisit d’enchaîner sur cette conversation qu’il souhaitait vraiment avoir avec elle. Il ne comptait pas l’agresser, juste avoir une conversation civilisée. Mais avant toute chose, il voulait savoir si elle l’autorisait à la tutoyer à nouveau, étant donné que pendant la malédiction, c’était ce qu’il avait fait, ou bien s’il devait continuer à la vouvoyer comme à l’époque où ils étaient dans leur monde originel. L’un comme l’autre lui conviendrait, il voulait simplement savoir, histoire de ne pas faire de boulette. Puis une fois sa question posée, il lui demanda quelques instants pour discuter.

Le fait qu’il demande était un peu une croix à noter sur le calendrier car habituellement, ce que Raphaël souhaitait, Raphaël prenait. Mais quand ça concernait Marianne, c’était une toute autre histoire. Elle était différente de toutes les autres personnes. Après tout, elle et lui se connaissaient depuis des années. Jamais il ne pourrait oublier cette fillette qui courrait partout et qui lui demandait souvent de jouer avec elle. Cette petite fille avait vraiment bien grandi. Tellement grandie qu’aujourd’hui, elle était enceinte. Enfin bon, ce n’était pas là-dessus qu’il souhaitait s’attarder. Quoi que… Une chose à la fois ! Tout viendrait à point pour qui savait attendre. Pour le moment, Marianne l’autorisait à la tutoyer, chose à laquelle il hocha la tête. Pourquoi est-ce que ça changerait ? Et bien parce que les souvenirs étaient de retour et qu’il aurait été légitime qu’elle lui demande de le vouvoyer.

Quelque part, qu’elle accepte qu’il continue à la tutoyer, c’était l’autoriser à avoir une certaine proximité avec elle. Etait-ce censé être rassurant pour Raphaël ? Quelque part, ça l’était. Quand elle lui offrit de l’accompagner, il hocha la tête. Cependant, il avait du mal à imaginer pourquoi elle souhaitait tant que ça se rendre au camp d’entrainement. Qu’est-ce qu’une femme enceinte pourrait faire là-bas ? Apprendre à manier une arme ? Dans son état ? Même si ce n’était pas son enfant, l’architecte était assez terre à terre pour se dire que ce n’était pas conseillé. Puis finalement, il se doutait que Marianne n’était pas du genre à faire ce genre de chose. Elle était beaucoup trop contentieuse et se préoccupait surtout de son bébé.

- D’accord, j’accepte, fit-il.

C’était une occasion qui se présentait à lui, du coup, il la saisissait. Ils se mirent donc en route en direction du camp. Raphaël n’y avait jamais mis les pieds, mais il voyait plus ou moins où il se trouvait. Il enfonça ses mains dans son sweat qu’il avait enfilé pour courir, gardant un peu le silence.

- Qu’est-ce que tu vas faire au camp ? demanda-t-il. Inscrire le bébé à venir ?

Bien sur, ce n’était qu’une bête plaisanterie, mais il ne voyait vraiment pas ce que Marianne pouvait faire là-bas. Hormis peut-être aller voir son Robin des bois ? Si c’était bien le cas, Raphaël ne l’accompagnerait pas jusqu’au camp. Il n’avait pas du tout envie de voir la tête de ce gamin arrogant. Il avait déjà dû supporter sa tête pendant le mariage, il ne fallait pas trop lui en demander non plus. Il voulait bien être gentil, mais il y avait des limites. Surtout que maintenant que les souvenirs étaient de retour, Robin des bois lui avait clairement volé sa fiancée. Et pour faire les choses encore bien, la malédiction avait frappé au moment même où Guy allait se marier avec la princesse. Finalement, parce qu’il n’avait pas envie de tourner autour du pot plus longtemps, Gisborne commença :

- J’aurais souhaité qu’on parle d’avant la malédiction.

Il savait qu’il n’avait pas besoin d’en dire beaucoup plus. Marianne était intelligente, elle comprendrait ce qu’il voulait dire.

 
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MessageSujet: Re: Il est temps d'être confronté à la réalité [Pv Louna et Will]   Dim 8 Fév - 17:51

Louna, Raphaël & William


Les plus belles histoires parlent toujours du grand amour, celui qui surmonte tous les obstacles, les deux âmes soeurs qui se retrouvent toujours, même après des centaines de disputes. Louna aimait Robin et elle souhaitait réellement être en accord avec lui, mais pouvait-elle s'oublier pour y parvenir ? N'était-ce pas ainsi qu'il l'aimait ? La journaliste n'arrivait à croire que son idylle tournait aussi mal, le jour de son mariage, elle pensait qu'ils seraient heureux jusqu'à la fin de leur vie et ils avaient passé les pires mois de leur vie. Louna avait tout d'abord caché sa grossesse, s'éloignant de son mari et maintenant qu'elle était plus que prête à être mère, le retour des souvenirs, les avait éloignés à nouveau. D'un certain sens, elle avait raison, son enfant chamboulait tout, elle voulait le meilleur pour lui, et même si en contrepartie, elle perdait le père.

La jeune femme essayait d'oublier la douleur, pour le moment, elle était obnubilée par le faite de retrouver son mari, son enfant ne naitrait pas dans un monde incertain, Louna voulait simplement savoir à quoi s'attendre, savoir si elle allait passer le reste de sa vie à raconter les aventures de Robin des bois, comme une histoire et non la réalité. Alors qu'elle avançait dans la forêt, elle eut la surprise de trouver Raphaël sur le chemin. Elle avait toujours réussi à l'éviter, mais il était surement temps d'avoir une discussion. La future mère l'invita à le rejoindre, lui parlant du camp d'entraînement, fort heureusement, elle n'était pas en phase de douleur à ce moment précis, de toute façon, il était clair qu'elle allait trouver Robin et s'inquiéterait après.

D’accord, j’accepte

Ils avancèrent, l'un à côté de l'autre, comme ils le faisaient beaucoup dans les jardins du château de Nottingham. Comment cela pouvait être si semblable et différent à la fois ? Louna posa ses mains sur son ventre, elle voulait rassurer son enfant, lui faire ressentir que tout se passerait bien.

Qu’est-ce que tu vas faire au camp ? Inscrire le bébé à venir ?

Louna le regarda, surprise, et une chose se passa, elle se mit à rire. Cela faisait très longtemps que ce n'était pas arrivé. Elle ne connaissait pas le sexe de son bébé, mais elle se doutait déjà qu'àStorybrooke, il n'aurait pas besoin de se battre. Tout sourire, elle annonça :

- Non, mon enfant n'aura pas besoin d'apprendre à se battre.

Bien sûr, elle n'allait pas lui dire ce qui l'emmenait au camp. Comment le pourrait-elle ? Cela serait avoué que tout allait mal avec Robin, lui dire qu'elle ne s'était jamais aussi senti seule que ses dernières semaines.

J’aurais souhaité qu’on parle d’avant la malédiction.

Son visage changea, devenant plus sérieux, elle s'arrêta et lui fit face. Robin pouvait attendre, l'ancien shérif de Nottingham méritait la vérité.

- Raphaël, jamais on aurait pu être heureux, je t'épousais pour que mon peuple soit en sécurité, je ne t'aimais pas comme tu pensais m'aimer. J'aimais Robin et je suis sûre que tu l'as toujours su.

Elle imaginait que cela ne devait pas être facile pour lui, Marianne avait été obligée de jouer la comédie, une comédie que beaucoup de princesses sont obligées de suivre. Il n'y avait rien de merveilleux d'être un enfant royal, celle de Nottingham en avait appris la leçon. Voyant son regard, elle posa une de ses mains sur son bras.

- Mais toi, non plus, tu ne m'aimes pas. Je ne représentais qu'une fille que tu ne pensais pas pouvoir avoir, tu voulais prouver aux autres que tu n'étais pas un moins que rien et je pense que pour toi, c'était le moyen, mais pas besoin d'épouser la princesse pour le prouver, je te l'assure. Je suis attachée à toi, mais quelque part, une femme est faite pour toi, une femme qui te comprendra mieux que quiconque, qui pourra vivre avec ton côté obscur, elle existe et je suis sûr que tu vois de qui je parle.

Marianne avait connu Morgane, et pour elle, c'était la femme qui était faite pour Raph. D'un coup, une nouvelle contraction apparut, elle se mordit les lèvres pour ne pas crier et resserra sa main qui tenait le bras de Raphaël. Non, elle était plus forte que la douleur, elle allait le prouver. Pour ce fait, elle continua à parler.

- Nos erreurs à tous, appartiennent au passé, il est temps que tu sois heureux, oublie les autres, vit pour toi...et je serais toujours là, tu seras toujours mon protecteur et je ne veux pas te voir souffrir... Comme je souffre en ce moment. La douleur devenait de plus en plus forte, son visage se crispa, l'ancienne princesse commença à paniquer. Je dois retrouver Robin, je ne veux pas qu'il m'abandonne.


 
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Raphaël Abbot
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MessageSujet: Re: Il est temps d'être confronté à la réalité [Pv Louna et Will]   Jeu 5 Mar - 19:07

Louna, Raphaël & William

S’il y avait bien une chose que Raphaël ne vivait pas, c’était les retrouvailles avec l’être aimé. Pourquoi ? Et bien tout simplement parce qu’il n’avait « pas » d’être aimé. Ou tout du moins, ses sentiments étaient à sens unique. Mais quelque part, ce n’était pas plus mal. Il trouvait particulièrement répugnant la façon dont les habitants de Storybrooke se jetaient dans les bras des autres, en pleurant et en disant à qui voulait bien l’entendre à quel point ils lui avaient manqué. Tout ce qu’il détestait. Lui ne cherchait pas vraiment à fêter des retrouvailles. Certes, il avait eu l’agréable surprise de constater qu’avec la malédiction, il avait retrouvé Morgane, mais il ne lui était pas tombé dans les bras pour lui dire à quel point elle lui avait manqué. L’un comme l’autre n’était pas de ce genre. Ce n’était pas des sentimentalistes et c’était sans aucun doute mieux ainsi.

Néanmoins, se serait mentir de dire qu’il n’avait souhaité revoir personne. Il avait souhaité revoir Marianne afin de discuter avec elle à propos de leur condition pré-malédiction. Après tout, ils étaient sur le point de se marier (même si Robin avait choisi le mauvais moment pour faire son intéressant), et aujourd’hui, elle se retrouvait mariée avec le pire ennemi du shérif. Il y avait vraiment de quoi avoir une longue conversation. Sauf que voilà jusqu’à présent, la jeune femme avait repoussé ce moment pour diverses raisons. Mais Raphaël têtu. La patience n’était pas son fort, mais quand c’était pour lui, il pouvait repousser ses limites afin d’obtenir ce qu’il voulait. Après tout, comme disait le vieil adage : Tout vient à point à qui sait attendre. Ca lui suffisait amplement pour attendre que Marianne accepte de parler avec lui.

Malheureusement, ce n’était pas la jeune femme qui avait demandé à le voir, c’était le hasard qui les avait fait se croiser en cette magnifique matinée de Septembre. Pour Raphaël, c’était du pareil au même. Il allait obtenir ‘satisfaction’. A quel point, il n’en savait rien, mais il allait avoir sa conversation avec Louna. Même si celle-ci sembla surprise de tomber sur lui, elle ne le chassa pas. Après tout, ils se connaissaient bien, tous les deux. Il la connaissait depuis qu’elle était une enfant et malgré la malédiction, ils n’avaient pas été séparés étant donné qu’il s’était retrouvé à travailler dans l’entreprise Nerys et à être dans les petits papiers de la vieille Nerys, le dragon. Après avoir fait sa demande, la jeune femme lui proposa de l’accompagner jusqu’au camp d’entraînement. L’architecte avait entendu parler de ce lieu, mais il n’y avait jamais mis les pieds. Mais ce n’était pas le plus important. Le plus important, c’était qu’il allait avoir sa discussion.

Raphaël ressentit une pointe d’agacement quand il vit la jeune femme porter les mains sur son ventre. Ce n’était pas tant le fait qu’elle soit enceinte qui l’énervait, c’était surtout qui était le père de cet enfant. Quelle tristesse… Ils allaient avoir un enfant, et ils n’étaient même pas un couple solide ! Si cela avait été son enfant, Gisborne ne passerait pas sa vie dans ce camp d’entraînement, mais plutôt auprès d’elle. A croire que tout le monde n’avait pas les mêmes priorités… Chassant ces pensées négatives de sa tête, l’architecte demanda à Louna si elle comptait inscrire l’enfant à naître au camp d’entrainement. Ce n’était qu’une plaisanterie comme tant d’autres, mais en voyant la tête de la jeune femme, il sut tout de suite que ce n’était pas du tout dans ses attentions.

Quand elle comprit qu’il ne s’agissait là que d’une simple ‘boutade’, elle rit. Raphaël adorait l’entendre rire. Et trouvait qu’elle ne riait pas beaucoup. Pourtant, elle était enceinte. Elle devrait être heureuse. Et pourtant, elle affichait un air triste. Un air qu’il aimerait chasser définitivement. Il avait réussi, temporairement en la faisant rire, mais c’était tout. C’était mieux que rien, bien sur. En tout cas, les paroles de Marianne ne laissaient aucun doute quant au fait qu’elle avait choisi de vivre à Storybrooke. Ainsi donc, la princesse renonçait à son héritage princier. Bizarrement, cela n’étonna pas Raphaël. La jeune femme avait toujours été une pacifique dans l’âme. Il hocha simplement la tête en guise de réponse. Que pouvait-il dire d’autre ? Ce n’était pas son enfant. Il n’avait rien à lui conseiller. Et puis, il la connaissait assez pour savoir qu’elle ferait absolument tout pour le bien de son enfant.

N’étant pas du genre à traîner en longueur sur les civilités, Raphaël lui fit par de ce à quoi il souhaitait discuter. La jeune femme devait bien s’en douter, mais il était certain que s’il ne relançait pas les choses, elle n’aurait pas pris les devant. Il lui jeta un coup d’œil discrètement et vit son visage devenir sérieux. Lorsqu’elle s’arrêta de marcher, l’architecte fit de même et se tourna vers la jeune femme. Les paroles de la princesse de Nottingham lui firent l’effet d’une enclume sur sa tête. Pourtant, il le savait que Marianne ne l’aimait pas de cette manière, à l’époque. Mais il avait eu espoir que les choses évoluent suite à leur mariage qui finalement n’avait jamais eu lieu. Malgré le coup qu’il venait de recevoir, Gisborne resta neutre, comme il avait l’habitude de le faire quand on lui annonçait quelque chose qui le contrariait. Il avait plus l’habitude de péter son câble une fois seul.

Comme figé, il ne réagit même pas quand elle posa sa main sur son bras. Il n’en revenait pas qu’elle ose lui dire que les sentiments qu’il avait eu pour elle étaient faux. Etait-elle sérieuse ?! Comment pouvait-elle dire une chose pareille ? Gisborne avait toujours été sincère quand il lui disait qu’il l’aimait. Parce que c’était bien le cas. Sauf que voilà, s’il y avait bien une chose qu’il ne savait pas, c’était distinguer les différentes formes d’amours. En même temps, il n’avait jamais vraiment eu le droit à des élans d’affection, sauf quand c’était pour une nuit de débauche et de sauterie. Un sentiment complètement différent l’habita ensuite quand la jeune femme lui assura avoir malgré tout de l’affection pour lui. Pour le coup, Raphaël retrouvait la petite fillette qu’il avait connu et dont il avait été chargé de surveiller à une époque qui lui semblait si lointaine. Un air pensif vint se dessiner sur le visage de l’architecte quand Marianne lui assura qu’il savait de qui elle parlait lorsqu’elle évoqua l’existence d’une personne qui était faite pour lui.

- C’est de Morgane que tu me parles ? Qu’est-ce qui te fait croire qu’elle voudra de moi ?

Il était évident que c’était bien d’elle. Après tout, qui d’autre était aussi pervers que lui dans le coin ? Gisborne avait toujours su que Spencer et lui avaient plus ou moins été faits dans le même moule. Mais de là à affirmer qu’ils étaient fait l’un pour l’autre… Raphaël n’y avait jamais pensé. En tant que Guy, il avait été sur le point de se marier à Marianne et en tant que Raphaël, la malédiction avait entretenu cette obsession qu’il avait pour l’héritière Nerys. Mais à chaque fois, Morgane avait été présente dans sa vie. Il se souvenait parfaitement de la tristesse qu’il avait ressenti quand Morgane avait décidé de mettre un terme à leur « relation » lorsqu’il lui avait annoncé ses fiançailles avec la princesse de Nottingham. Mais il l’avait laissé partir. Du coup, il s’était dit que peut-être, son attachement pour la jeune femme n’était pas aussi fort que celui qu’il ressentait pour Marianne.

Il s’apprêtait à lui répondre autre chose quand il sentit la main de Louna se resserrer encore plus sur son bras. Inquiet, il souhaita savoir si elle se sentait bien, mais la jeune femme continua de parler, lui demandant d’une certaine façon de tourner la page et d’en commencer une nouvelle. C’était des paroles pleines de sagesse, certes, mais la pilule restait dure à avaler malgré tout. Par contre, l’inquiétude de Raphaël refit surface quand il vit le visage de Marianne se crisper. Quelque chose n’allait pas. Etant donné la façon dont elle se tenait à lui, il était évident qu’il se passait quelque chose avec le bébé. Mais une chose l’alerta c’était le fait que Robin voulait l’abandonner. Un sentiment d’exaspération naquit en lui. Et dire que ce morveux avait toujours clamé haut et fort avoir des valeurs irréprochables et voilà qu’il voulait abandonner femme et enfant. Ce gars était vraiment une tête à claque.

- Tu es sure de vouloir aller jusque là-bas ? demanda-t-il. C’est pas vraiment à côté…

Pour le coup, Raphaël n’était vraiment pas sur que la jeune femme arriverait au bout de son chemin. Mais il n’était pas le père de l’enfant, donc il doutait avoir son mot à dire dans cette histoire, même s’il s’inquiétait vraiment pour Louna.

 
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Raphaël Abbot
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Il est temps d'être confronté à la réalité [Pv Louna et Will]

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