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L'histoire se déroule en Octobre 2013.

« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


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 « Brise-moi les os plutôt que le cœur. » feat. Tessa

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MessageSujet: « Brise-moi les os plutôt que le cœur. » feat. Tessa   Lun 27 Oct - 21:39
« Un coeur, ça peut bien se briser,
mais ça continue à battre quand même. »

Mortimer & Tessa

Ce n’était pas le bruit de tic-tac de l’horloge de grand-père dans le couloir ni même le chant des oiseaux qui gazouillaient sous sa fenêtre qui l’avait réveillé. Non, cela s’était fait d’un coup, comme une décharge électrique qui l’avait fait sursauter. Alors que les habitants de Storybrooke se perdraient dans des rêves étranges et révélateurs, un baiser de véritable amour avait été donné. Emma avait accomplie sa destinée en embrassant son fils Henry plongé dans un sommeil magique déclenchant ainsi la fin de la malédiction... Les souvenirs étaient revenus et, pour de rares élus, les cicatrices s’étaient à nouveau ouverte et étaient plus béantes que jamais. Mortimer était assis dans son lit, les draps jetés par terre dans l’agitation. Une sueur froide faisait reluire sa peau dans les minces lueurs de l’aube alors qu’il revoyait dans sa tête les épisodes de sa vie les plus sombres. Son visage enfoui dans ses mains, il essayait de faire tenir le peu de calme qu’il lui restait, mais c’était si difficile… Désormais, les souvenirs de ses frères perdus dans un incendie tragique n’étaient plus. À sa place, l’avocat voyait ses mains se transformer en pattes énormes, velues et aux griffes accélérées avec lesquelles il avait déchiqueté la peau et les entrailles des derniers membres de sa famille. Et il y avait plus. Tellement plus. Des visages déformés par la terreur et des larmes de pauvres gens qui avaient croisé le chemin de Mor’du. Il voulait que tout cela cesse, que ces hurlements dans ses oreilles ne soient plus. C’était trop d’un seul coup. Avec rage, le prince déchu attrapa sa lampe de chevet et la lança de toutes ses forces à travers la pièce. L’objet éclata en mille morceaux, mais ce n’était pas suffisant pour défouler ses instincts sauvages qui faisaient surface.

Ce petit geste ouvrit la porte à bien plus de colère encore. Il était estomaqué de voir toutes ses années perdues dans un corps d’animal sans savoir qui il était. Il était furieux d’avoir causé la perte de son royaume sans jamais avoir pu porter une couronne de roi, mais surtout, son cœur en mille morceaux, brisé par son errance et la trahison, semblait le ronger de l’intérieur tel un monstre qui voulait sortir de sa poitrine. Mortimer sauta en bas de son lit et renversa les commodes en hurlant de rage. Il déchira les rideaux, fit tomber le miroir de la chambre sur le sol et lança les bibelots contre les murs. Dans ce tourbillon de rage, il s’attaqua au reste de la maison et mis en pièce les meubles et déchira les livres qu’il pouvait trouver. De l’extérieur, on pouvait entendre le fracas des objets qui se faisaient démolir où ceux qui tombaient des étagères puis, au bout d’un moment, le silence revint. Le brun repris ses esprits alors que l’épuisement paralysait ses muscles. Il tomba à genoux sur le sol couvert d’innombrables résidus de mobilier et d’éclat de verre. Sa respiration était saccadée et irrégulière. Mortimer fini par relever la tête et regardait en silence ses mains couvertes de marque de coupures qu’il s’était sans doute infligé sans le remarquer tant sa fureur était grande. La fatigue s’installa et, mollement, l’avocat se releva. Il était encore dans un genre de transe créée par une si grande décharge d’émotion, mais l’idée qu’il puisse avoir besoin d’une douche lui effleura l’esprit. Il se dirigea vers l’une des salles de bain du manoir qui avait été épargnée et laissa ses angoisses s’écouler avec l’eau chaude vers le siphon.

Complètement vidé, il se sentait néanmoins plus serein. Ses petites coupures sur les mains ne saignaient plus et elles n’étaient pas assez profondes pour mériter plus de soin. Sa tristesse restait omniprésente, mais son envie de tout détruire s’en était allée. Il fallait néanmoins qu’il se change les idées et les décombres de sa maison n’étaient pas le meilleur décor pour cela.  Le prince écarta les restants de la porte du placard pour attraper des vêtements propres et décida d’aller se balader dans la forêt loin du monde et des effusions de joie des habitants qui sortaient enfin de l’oubli. Il était distrait malgré tout et oublia de fermer la porte à clé ou même de prendre son téléphone avec lui. Il erra entre les arbres et repensa aux conseils du Docteur Hopper pour gérer sa colère, même si le psychologue n’avait sans doute pas imaginé qu’un seul être pouvait être si brutal. Il perdit vite la notion du temps, mais aussi le sens de l’orientation. Au final, il déboucha en haut de la falaise et son regard émeraude tomba alors sur la dernière personne qu’il avait envie de croiser à l’instant. Le destin semblait continuellement les ramener l’un vers l’autre alors que chacun vivrait sans doute mieux s’ils gardaient leur distance. Oh l’ironie…

Mortimer s’approcha d’elle, mais s’arrêta à mi-chemin et attendit qu’elle remarque sa présence. Lorsqu’elle se retourna, il ouvrit la bouche pour parler, mais aucun son n’en sortit. C’était comme devant la tombe de ses frères : il ne savait pas quoi dire. Décidément, c’était vraiment difficile de parler à des fantômes de son passé. Il referma la bouche, tiraillé entre l'envie de partir en courant, de la pousser en bas de la falaise ou même de la prendre dans ses bras. La vérité était que Tessa restait sans doute la seule personne au monde à se rappeler du prince qui avait vécu avant le monstre pour la simple raison que c’est elle qui avait facilité la transition entre les deux. Seulement, Mortimer ne savait pas à quel point…


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MessageSujet: Re: « Brise-moi les os plutôt que le cœur. » feat. Tessa   Dim 16 Nov - 17:04
« Un coeur, ça peut bien se briser,
mais ça continue à battre quand même. »

Mortimer & Tessa

La voix d'outre-tombe de Morphée, la chaleur des flammes, l'impression du suffoqué, la douleur des brûlures, les scènes vécues du monde des souvenirs d'effilèrent dans mon esprit, jusqu'au moment d'ouvrir les yeux.

Je me révélais d'un coup et remarquais que je me trouvais dans la chambre froide dans laquelle, je m'étais endormie. Pas d'église, personne autour de moi hormis des humains froids, était-ce réel ? J'enlevais ma blouse et aperçus des brûlures sur mes bras, me précipitant vers le miroir, les traces de l'étranglement du fou étaient présentes sur mon cou, cela s'était produit, j'en portais les marques, mais ce n'était pas le pire, mon corps commença à trembler, autant par le manque de médicaments que la vérité qui m'explosait au visage. Je comprenais à présent d'où me venait toute ma culpabilité, j'étais un monstre et j'avais beaucoup de morts sur ma conscience, j'étais Pandore, et même ici mon histoire, certes différentes, m'avait quand même suivi, je me souvenais de ce qu'on racontait sur moi et au lieu d'avoir peur, je quittais la morgue pour me diriger vers les vestiaires. Je changeais des vêtements, sans prendre la peine de camoufler les marques violacées sur mon cou et je vérifiais si j'avais toujours mes drogues dans ma poche. J'avoue que je n'avais qu'une seule envie, en prendre assez pour oublier, mais à ce moment précis, j'avais besoin d'autres choses, me retrouver.

Je me dirigeai à l'extérieur ou des personnes se retrouvaient, je constatais que je n'avais pas de famille à serrer dans mes bras, mon mari, je l'avais déjà vu quelquefois dans la ville et c'était certain que je n'étais plus celle qu'il avait aimée et j'étais persuadée de ne pas l'aimer non plus. Je ne méritais pas d'être aimé, non seulement d'être méprisée et châtiée pour tout ce que j'avais fait. En y réfléchissant, j'avais bien une famille, j'étais la mère du chaos. J'essayais de rester calme, de ne pas pleurer, de me faire la plus petite possible jusqu'à atteindre la forêt où se trouvait mon sanctuaire qui me servait à penser dans le calme, loin de tout.

De là où j'étais, je pouvais observer les vagues frapper la falaise. Mon corps continuait à trembler et je laissais mes larmes s'échapper. C'était une délivrance de comprendre ce sentiment qui me tourmentait et qui m'avait poussé à plonger dans la drogue et l'alcool. Je sortis le paquet de ma poche, prête à le balancer dans le vide, mais je ne pus y parvenir, une partie de moi ne voulait pas m'en débarrasser, j'étais totalement devenue accro et je voyais bientôt venir la douleur de l'état de manque, mais cette douleur ne serait pas pire que celle de mon coeur qui saignait pour toutes mes victimes. Je revoyais tous leurs visages, la sensation des fléaux qui me quittaient pour entrer dans leurs corps. Quand j'essayais de me souvenir de ce qui s'était passé à Halloweentown, je ressentis un froid autour de moi, mon dernier souvenir était d'avoir paniqué devant une nouvelle lueur, puis de m'être abrité derrière une tombe en pleure. Mais après cet événement, plus rien, et c'était comme une ombre autour de mon coeur, une ombre effrayante et froide. Je fermais les yeux, mais j'avais trop peur de découvrir la vérité. Le retour des souvenirs m'avait ouverte de nouvelles portes, mais d'autres restaient toujours fermés. Ce fut un cri strident, à geler le sang, qui me fit sursauter et lâcher mes médicaments au bord de la falaise. Ouvrant les yeux, je n'étais plus tranquille. Qu'est-ce qui m'était arrivée ?

Je sentis une présence derrière moi et je mis quelques secondes à me persuader de me retourner. Passant mes mains pour sécher mes yeux, je le vis, je fus à la fois effrayée et contente de le voir. Il ne savait pas quoi dire et je le comprenais, j'avais disparu de sa vie sans aucune explication, sans qu'il sache que j'étais la responsable de son état.

- Je suis désolée...

J'avais murmuré ses mots, j'arrivais à peine à le regarder dans les yeux. On s'était retrouvé à Storybrooke, on avait repris nos vies là où on l'avait laissé, sans se douter de notre passé, mais celui-ci nous avait rattrapées. J'aperçus ses blessures aux mains et inquiète, je fis les pas nécessaires pour le rejoindre et attrapai ses mains avec les miennes.

- Qu'est-ce qui t'est arrivé ?

Les miennes tremblaient, mais ce n'était pas grave, j'osais enfin le regarder dans les yeux et encore une fois, je me sentais coupable et heureuse. Il était à la fois mon avenir et ma perte.


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MessageSujet: Re: « Brise-moi les os plutôt que le cœur. » feat. Tessa   Lun 22 Déc - 22:06
« Un coeur, ça peut bien se briser,
mais ça continue à battre quand même. »

Mortimer & Tessa



Il observait avec curiosité le vent soulever ses boucles brunes pour les faire danser. Mortimer avait cette expression presque enfantine d’émerveillement sur les traits, comme s’il ne réalisait pas encore très bien qu’elle existait. Qu’elle était là. Encore là, toujours et immanquablement sur son chemin où qu’il aille. Cette femme avait ce pouvoir sur lui et elle le mettait dans tous ses états. Ce devait être le destin qui lui disait que quelque chose n’était pas terminé entre eux pour les faire se recroiser constamment. Il n’y avait jamais eu de véritable fin à leur relation. Pas d’adieu, juste une disparition, une absence, un fantôme. Comme devant des tombes, l’avocat se retrouva sans mot et c’est Tessa qui débuta la conversation. D’abors, elle lui demanda pardon et l’ancien prince hocha de la tête pour faire comprendre qu’il avait compris, mais qu’il ne savait pas trop quoi répondre à ça. Il ne pouvait pas faire comme si son départ n’était pas grave pour lui pardonner ensuite. Il n’arrivait pas à réfléchir correctement avec le retour des souvenirs qui lui embrouillait l’esprit alors il préférait ne pas prendre de décisions hâtives.  Tessa s’approcha, pris ses mains pour les observer et lui demanda ce qui s’était passé. Un sourire narquois orna les lèvres du prince déchu  avant de détailler le visage de la jeune femme qui, visiblement, avait pleuré. Les marques violacées autour de son cou lui firent froncer les sourcils.

« Je pourrais te retourner la question. Quelqu’un t’a fait du mal ? » Il prit délicatement les mains de la demoiselle dans les siennes, grimaçant légèrement à cause de ses coupures, avant de porter les doigts de l’assistante légiste à sa joue. S’appropriant une simple caresse dans le but de la calmer elle, mais lui aussi.

« J’ai fait un mauvais rêve et, quand je me suis réveillé, il était toujours là. Je me suis battu et je me bats encore, mais le passé me rattrape comme on dit… Et le mobilier de ma maison en a souffert. »

Il resta là un moment sans bouger, respirant le parfum de Pandore et essaya de rassembler dans sa tête quelques brides de ce mythe qu’il connaissait à peine. À l’image de cette histoire antique, il se rendit compte qu’au fond, il n’avait partagé la vie de Tessa que pendant une année. Il la connaissait surement très peu au fond. Surtout qu’il s’était écoulé des siècles depuis leur dernière rencontre. Pourtant, son souvenir n’avait jamais pâlit. Elle avait été le seul élément de son ancienne vie qu’il n’avait pas encore déchiré avec sa fureur de bête. Elle était partit au bon moment. Elle était sauve et cette constatation créa une vague de soulagement chez l’avocat et, bien entendu, quelques questions. Il s’approcha encore davantage et posa son front contre celui de la brune, enroulant ses bras puissants autour de sa taille. Les paupières clauses, il frissonna à cause du vent qui colla ses vêtements à sa silhouette. À quelques pas, il y avait la falaise et le vide. À l’image du couple, les deux individus pouvaient basculer dans les ténèbres d’une minute à l’autre, emportés par leurs erreurs. Ils n’avaient que ce mince instant de répit avant que les tourments ne reviennent et ils en profitaient pour rester l’un près de l’autre.

« On est très vieux toi et moi. On a beaucoup de choses à se raconter... »

Ses bras se resserrèrent telle dans une veine tentative de la retenir, peut-être y mettait-il un peu trop de force même. Il ne voulait pas qu'elle disparaisse à nouveau. Qu’elle ne devienne pas juste une des voix hurlantes dans sa tête d’ours. Kenai n’avait pas fait partit des malchanceux qui avaient croisé la route de Morphée la nuit dernière, mais cela ne voulait pas dire que le sommeil avait été réparateur. Mortimer était déjà lasse de cette nouvelle vie, car il n’avait jamais réussi à faire la paix avec l’ancienne.  

« Pourquoi es-tu partie ce jour-là ? »  murmura-t-il enfin, la voix secouée d'une profonde tristesse. Il n’avait plus peur de la réponse, il l’avait attendu trop longtemps pour la craindre.


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MessageSujet: Re: « Brise-moi les os plutôt que le cœur. » feat. Tessa   Dim 28 Déc - 13:43
« Un coeur, ça peut bien se briser,
mais ça continue à battre quand même. »

Mortimer & Tessa

Je m'approchais de l'homme que je devrais fuir et lui attrapai ses mains écorchées, je m'inquiétais pour lui, oubliant que mes propres mains tremblaient, entre le manque de drogue et le choc du retour des souvenirs, je ne pouvais plus les contrôler. Mortimer appartenait à mon passé, près de lui j'avais passé la meilleure année de ma vie et même si des siècles étaient passés, je m'en souvenais comme-ci ceci c'était passé hier. Je m'étais senti humaine dans ses bras, je n'étais plus une femme créée grâce à de l'argile et d'eau, j'étais une femme aimée, mais l'amour ne fait pas tout, malheureusement. J'avais cédé à la tentation, le maudissant et brisant mon coeur ainsi que le sien, au même moment. Il était mon espoir, j'étais sa perte. Je devais m'éloigner de lui et partir très loin, ne plus jamais le revoir, mais le destin semblait toujours vouloir nous faire nous retrouver.

Mes yeux plongés dans les siens, je me sentais si bien, pourquoi fallait-il que ça soit lui mon échappatoire ? Un homme que j'avais jadis maudit et qui avait causé la chute de son royaume, ainsi que la mort de sa famille. Je pouvais bien me dire que ce n'était pas moi, qu'il était destiné à ce fléau, mais la culpabilité ne voulait pas disparaitre, elle s'était ancrée dans mon coeur tel un poison. Mortimer remarqua les traces sur mon cou et prit délicatement mes mains dans les siennes, grimaçant à cause de ses coupures, puis il emmena mes doigts sur sa joue, je lui caressais doucement, mes mains ne cessèrent pas de trembler, mais j'étais rassurée. Rien ne pouvait nous atteindre, hormis nous deux et notre histoire prouvait qu'on pouvait se détruire autant que s'adorer.

Il me raconta qu'il avait fait un mauvais rêve et que de retrouver ses souvenirs fut difficile, à tel point qu'il détruisit le mobilier de sa maison. Je le comprenais, la découverte de nos péchés nous détruisait. Durant des milliers d'années, une noirceur m'avait entouré et en distribuant mes fléaux, je découvris qu'une lumière intacte au fond de mon âme avait survécu et c'était celle-ci qui me détruisait. Ma faiblesse était ma bonté.

- Un homme m'a attaqué dans un rêve qui était réel. Mais ce n'est rien, c'est fini.

Je n'avais pas envie de lui raconter toute l'histoire autour de Morphée et de ce rêve aussi intense que bizarre. Tout ce qui comptait, c'était nous deux, je voulais avoir un moment de paix, à faire comme-ci tout allait bien dans le meilleur des mondes. L'avocat s'approcha davantage de moi, posant son front contre le mien et enrôla ses bras autour de ma taille. Je le retrouvais et j'oubliais mes craintes. On se trouvait au bord de la falaise, non loin du paquet de médicaments que j'avais laissé tomber. Il ne pouvait même pas s'imaginer à quel point j'étais vieille, des milliers d'années de plus que lui, mais je ne voulais pas briser notre moment en lui faisant part de ce fait. Ses bras se resserrèrent, j'avais légèrement le souffle coupé, mais ce n'était pas grave, je me sentais plus que vivante. Puis son murmure, me brisa le coeur, il me demanda pourquoi j'étais partie et je savais que la réponse nous séparerait, mais il méritait de savoir la vérité. Je posais mon nez sur son cou, pour respirer une dernière fois son parfum avant de le regarder droit dans les yeux d'un air coupable.

- Car je suis un monstre, la mère du chaos.

J'avais si longtemps cherché la réponse à Haloweentown, à savoir si j'étais un homme ou un monstre, mais je savais maintenant à quelle catégorie je faisais partie, je n'avais créé que le mal autour de moi. J'étais si désolée pour lui, ma culpabilité ne voulait plus me quitter et fit apparaitre quelques rides sur mon front. Je pris une grande aspiration, avant de lui raconter mon histoire.

- Je viens d'un monde différent du tien, je n'ai pas des parents, mais des créateurs et j'ai été crée dans le but de suivre les ordres. Un jour, j'ai ouvert la Jar des interdits et les fléaux qui s'y échappèrent, pénétrèrent dans mon corps. Zeus m'a banni dans ton monde et la seule façon de pouvoir rentrer, était de distribuer les fléaux aux personnes auxquels ils étaient destinés.

Sachant que la suite de mes paroles provoquerait sa colère, je décidai de m'offrir un dernier présent, j'allai l'embrasser passionnément, le monde tournait autour de nous, comme notre tout premier baiser. Je ne voulais plus quitter ses lèvres et mes larmes vinrent à la rencontre de nos bouches. Au bord du supplice, je coupais le contact entre nos lèvres et posai ma main tremblante sur sa joue.

- Dès notre première rencontre, j'ai su que tu étais destiné à un de mes fléaux, mais je ne voulais pas te le donner, je voulais simplement être près de toi et t'aimer, mais les malédictions en moi furent les plus fortes.

Mon coeur s'emballait, j'avais l'impression qu'il allait exploser, mon corps tremblait de plus en plus, j'avais peur de tomber en le lâchant totalement, mais je n'avais pas le choix. M'éloignant de son étreinte, je me retrouvais vraiment au bord de la falaise.

- Je suis partie après t'avoir donné le fléau de la guerre. Tout ton calvaire est de ma faute.


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MessageSujet: Re: « Brise-moi les os plutôt que le cœur. » feat. Tessa   Mer 21 Jan - 23:14
« Un coeur, ça peut bien se briser,
mais ça continue à battre quand même. »

Mortimer & Tessa

Une journée de moins ou de plus n’était plus une torture pour le monstre, mais plutôt un mal apprivoisé. Il aurait une réponse, peu importe le temps que cela prendrait. Mortimer avait appris la patience de la pire des façons en passant des années coincées dans la peau d’un ours. Et puis, même dans ses rêves les plus fous, il n’avait jamais espéré revoir sa bien-aimée. Tant de malheurs et de dévastations s’étaient écoulés depuis qu’elle avait eu le temps de mourir de vieillesse au moins deux fois… Aujourd’hui, par un tournant inattendu de son destin, il tenait son amour perdu entre ses bras. Il la tenait fort, peut-être même trop fort. Sa cœur cognait dure dans sa poitrine, car quelque chose lui soufflait que ce bonheur ne durerait pas. Mortimer n’était pas un homme qui vivait dans la paix très longtemps. C’était plus fort que lui, il fallait que le chaos revienne. Et ce chaos, il l’enlaçait amoureusement. Tessa enfouie son visage dans son cou, puis plongeait son regard brisé dans le sien si fatigué. Quelque chose n’allait pas, l’avocat pouvait le sentir.

Elle se traitait de monstre. Mortimer eut vaguement envie de lui sourire et de lui dire ''bienvenue dans le club'', mais l’inquiétude sur ses traits le fit changer d’avis. Il était mal placé pour le juger sur ses mauvaises actions puisque sa liste à lui était longue. Patience. Il l’écouta parler et, au fur et à mesure que les paroles s’échappaient de cette bouche tentatrice, la prise du prince se desserra autour de Pandore. Zeus, l’Olympe, les dieux… Tout cela lui parut bien irréel malgré son appartenance au monde des contes. Il ne doutait pas de la sincérité de ses paroles néanmoins. Au milieu du récit, la jeune femme l’embrassa passionnément, désespérément même, et le doute se forma alors dans l’esprit de Kenai.

Il goutta aux larmes salées de Pandore sur ses lèvres et profita de la caresse sur sa joue. Il sentait doucement la terre sous ses pieds se dérober, le précipice n’était pas loin. Tout était dit et l’avocat ne sut pas si le craquement sinistre en lui venait de son cœur ou de sa raison. Il avait été maudit par la femme qu’il aimait. Maudit une seconde fois, non,  une première fois par Pandore. La guerre. La guerre l’avait plongé dans la folie. Devinant l’effet d’un pareil aveu, Tessa l’avait laissé se soustraire à ses bras. Il recula de quelques pas, encore sonné. Elle devait se douter qu’elle l’avait conduit à sa perte, mais avait-elle la moindre idée à quel point ? Il la regardait sans la reconnaître. Elle n’était plus juste un doux souvenir, elle était son bourreau. La tête lui tournait un peu. La bête était peut-être blessée, mais l’homme avait mal. D’une voix tremblante, il tacha de lui rendre son cadeau d’une vérité dure à entendre.

« Après ton départ, je me suis senti humilié par la dernière volonté de mon père de diviser le royaume. C’est devenu une obsession. Je voulais être le seul roi au point où j’ai déclaré la guerre à mes frères. Les combats ont duré longtemps, mais je refusais d’abandonner. Je suis allé voir une sorcière en lui demandant de me donner la force de dix hommes pour gagner la bataille. Elle m’a donné une potion et après avoir rassemblé mes frères en prétextant la signature du traité de paix, je l’ai bu et… et… Je suis devenu une créature énorme, puis je les ais tué. J’ai tué tout le monde. »

Des remords, il en avait pour dix hommes réunis. Mortimer essayait tant bien que mal d’être fort, mais cela n’empêchait pas les larmes de brouiller sa vision. Il ne pleurerait pas, il ne laisserait aucune larme couler. Le prince n’avait jamais compris d’où venait cette immense fureur qui l’avait foudroyée après la mort de son père. Kenai avait supposé que c’était le chagrin du deuil et la jalousie causée par le partage du royaume qui l’avait rendu fou. C’était une hypothèse qu’il avait fini par accepter même s’il ne se considérait pas comme un homme très sentimental. Autrement, comment pourrait-il expliquer que la victoire lui avait paru plus précieuse que sa famille et son existence d’être humain ? La culpabilité le rongeait depuis ce jour, mais pas uniquement, le fléau de Pandore le gardait immanquablement du côté des méchants. L’avocat était incapable de se tenir loin des ragots, des jeux de pouvoir et de cette idée persistante qu’il méritait une couronne. Plus le pouvoir était dure à obtenir et risquait de provoquer des conflits, plus cela l’attirait. Sa respiration était soudainement difficile devant des images qui lui revenaient en tête. Les mêmes qui l’avaient réveillé ce matin-là. L’avocat regarda ses paumes, y voyant d’immense pattes avec de longues griffes.

« J’ai tellement de sang sur les mains Pandore! Tellement de sang ! Reprends-le ! Reprends ton fléau je t’en supplie ! » dit-il en l’implorant du regard. Il s’approcha vivement, posant ses mains sur ses épaules comme pour la raisonner et l’empêcher de fuir devant sa responsabilité. Mortimer avait envie de la secouer pour qu’elle lui dise enfin comment se débarrasser de ses malédictions au plus vite. Y avait-il encore un peu d'espoir pour l'homme maudit qu'il était ?


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MessageSujet: Re: « Brise-moi les os plutôt que le cœur. » feat. Tessa   Dim 25 Jan - 17:07
« Un coeur, ça peut bien se briser,
mais ça continue à battre quand même. »

Mortimer & Tessa

Un seul faux pas et c'était la chute, je ne deviendrais qu'un humain froid, perdu dans le fracas de l'océan, une punition que je méritais. J'avais tellement fait de mal autour de moi, les âmes emportées par mes fléaux me hantaient, comme des enfants qu'on n'oublie jamais. Je pensais pouvoir me recueillir, être en paix avec moi-même, mais comment l'être ? J'avais causé la perte d'un homme que j'avais aimé, que j'aimais. Je ne pourrais jamais me le pardonner, j'étais un monstre, une création du malin. Quand je vivais au monde ancestral, je pensais être une femme normale, pleine de bonté, mais je me trompais lourdement, à l'image des sorciers, je possédais leurs défauts de pouvoir et de mort.

Je m'étais éloigné de Mortimer, sachant que mes paroles le blesseraient, il pouvait réagir très violemment, mais je n'avais pas peur, s'il me poussait dans le vide, cela serait mérité. Avais-je le droit de l'aimer et de le détester ? Tant qu'il serait dans ma vie, je ne pourrais pas tourner la page, un rappel constant de ce que j'avais fait, mais il mettait impossible de ne plus le voir, la malédiction m'avait fait retomber amoureuse de cet homme si imparfait et pourtant idéal à mes yeux. On se complétait, aussi néfaste que bienfaiteur.

Je lui racontais mon histoire, lui avouais la vérité sur lui, sur nous. Je l'avais maudit, devenant le propriétaire du fléau de la guerre, je me rappelais encore ce qu'il me faisait subir, de la colère qui pouvait m'emporter, des envies de meurtre qui me terrassaient, mais j'avais réussi à le surmonter, car il ne m'appartenait pas réellement. Personne ne pouvait imaginer la souffrance que j'avais ressentie durant des centaines d'années à cause des fléaux en moi, une torture sans fin et je ne pouvais m'en plaindre, car j'avais causé bien des torts pour pouvoir m'en libérer.

Mes larmes prouvaient mes remords, je remarquais qu'il souffrait et je ne pouvais rien faire pour le soulager, vu que j'étais la cause de ses tourments. Il me raconta d'une voix tremblante ce qui s'était passé après mon départ, j'appris que la transformation ne venait pas de ma malédiction, mais du sort d'une sorcière. Je restais inerte, sentant le vide dans mon dos, pensant qu'au moindre coup de vent, je pourrais dégringoler. Sa respiration changea, il regardait ses mains, comme hypnotisé et moi, je continuais à trembler comme une feuille, pensant que prendre des médicaments serait sans doute le seul moyen d'oublier cette douleur, c'était soit ça soit la chute. Il m'implorait du regard, me demandait de reprendre le fléau et moi, je ne pouvais que pleurer, ce qu'il me demandait était impossible. Quand il m'attrapa les épaules, je pus me sentir tanguer vers la falaise, j'étais à sa merci.

- Je ne peux rien faire, tu es née pour le recevoir, j'ignorais les dégâts que ça provoquerait, avant de voir la ruine de ton royaume de mes propres yeux.

J'aurais pu l'embrouiller comme les sorciers me l'avaient enseigné, mais cet homme méritait la vérité, j'avais besoin qu'il la sache. Jamais, je n'avais voulu lui faire du mal et voir les répercussions de ma malédiction sur son royaume m'avait brisé le coeur. C'était la première fois que j'étais restée pour observer ce qui allait se produire. Je faisais enfin face à mes propres péchés et j'étais horrifiée.

- Durant des années, j'ai gardé les autres fléaux en moi pour ne plus faire de mal, mais à la fin, j'ai craquée. Il m'en reste plus qu'un, ma punition pour avoir agi égoïstement.

Je le regardais dans les yeux, je ne cherchais pas sa pitié, je voulais qu'il me connaisse, qu'il sache à qui il avait à faire. Il n'était pas le seul que j'avais maudit, certains étaient déjà morts, d'autres se trouvaient à Storybrooke, mais entre tous, il était le seul à savoir ce que je leur avais fait subir.

- Tu peux faire ce que tu veux de moi, je ne serais plus jamais la femme que tu as aimée, car celle-ci était sous l'influence des chaos, que je ne possède plus. Alors, si cela peut te soulager, venges-toi !


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MessageSujet: Re: « Brise-moi les os plutôt que le cœur. » feat. Tessa   Dim 1 Mar - 16:53
« Un coeur, ça peut bien se briser,
mais ça continue à battre quand même. »

Mortimer & Tessa


Il la tenait entre ses mains écorchées, s’y agrippant comme à une bouée de sauvetage. Sa poigne était solide et ses ongles étaient enfoncés dans sa peau de porcelaine, juste à côté des autres marques laissées par l’épisode de Morphée. Le bruit des vagues en contrebas se mêlaient aux sanglots de Pandore, mais Mortimer ne les entendait même pas. Essoufflé par le poids de sa douleur qui oppressait sa poitrine, il guettait anxieusement le moment où les lèvres de la brune lui donneraient enfin la solution. Il devait forcément avoir un moyen de cesser le fléau d’agir sur lui. Cette spirale infernale qui le gardait toujours affamé, toujours en colère et révolté, il voulait s'en débarrasser. Il ne voulait pas tenter sa malchance et redevenir cet animal fou qui courait après des victoires qu’il ne pouvait pas toujours obtenir. Il ne serait jamais heureux, à moins de remporter toutes les guerres. Absolument toutes. Et quand il n’y aurait plus de bataille, l’avocat se savait suffisamment atteint par l'envoûtement pour en déclencher d’autres. Peut-être qu’elle avait raison, le destin avait très bien choisi le porteur de ce fléau... Quand Tessa lui avoua qu’elle ne pouvait rien faire, l’avocat eut l’impression qu’on venait d’effacer la dernière trace de lumière sur son âme. Cet amour qu’il croyait si pure n’était qu’une tromperie des plus cruelles. On le dépossédait du seul drapeau blanc qu’il aurait pu soulever, celui de l’abandon amoureux. Soit. Il n’abdiquerait plus jamais devant personne !

« Je t’aimais… Comment as-tu pu me faire ça ?! Je te faisais confiance et toi… Et toi tu m’as maudit! Tu m’as maudit et tu m’as abandonné avec tes démons ! » cracha-t-il sur un ton de plus en plus acide. Mortimer abaissa la tête vers le sol, ne supportant plus de faire face à ce visage d’ange qui l’avait destiné à l’enfer. Là, tout de suite, il pourrait la jeter du haut de cette falaise et en finir avec la mère du chaos. Elle cesserait d’être là, avec ses grands yeux larmoyants, pour lui rappeler à quel point il était foutu d’avance. Aurait-il connu un destin aussi tragique si, au moins, il avait compris le mal qui le rongeait ? Aurait-il commis les mêmes erreurs ? « Tu aurais pu me le dire que j’étais damné ! Tu aurais pu faire n’importe quoi d’autres que de m’arracher le cœur et y mettre un fléau à la place ! » Il hurlait à présent, sa voix ricochait en écho sur le vide derrière Tessa, faisant trembler encore plus sa fine silhouette.

Quelques temps auparavant, ils avaient plaisanté sur la meilleure façon de s’assassiner l’un et l’autre. C'était alors une après-midi inoffensive où Mortimer rentrait du cimetière, y croisant par hasard la brune qui avait trouvé les mots justes pour piquer son intérêt. Des rires qui cachaient une tragique vérité. Au fond, ils avaient toujours été destiné à se déchirer l’un et l’autre. Les mains de l’ancien ours poussèrent légèrement son bourreau vers l’arrière, laissant la jeune femme en suspend à moitié au-dessus du vide. Il la tenait toujours, détenant son sort entre ses mains. Toutefois, la notion de vengeance fit réfléchir l’avocat. Un meurtre de la sorte ne serait pas difficile à cacher, car l’eau en bas enlèverait ses empruntes. Mieux encore, celui qui l’avait blessé au cou en premier pourrait facilement être inculpé. Sauf que Mortimer avait l’impression que si elle tombait, il tombait lui aussi. Son cœur était encore lié à cette femme qui lui avait fait tant de mal, le prince déchu s'en rendait bien compte et cela le fit enrager encore plus. Avec violence, il jeta Tessa dans la poussière derrière lui, loin du précipice.  

« Ce serait trop facile… Ce serait trop facile ! » se répéta-t-il en boucle pour se convaincre d’avoir fait le bon choix. Il n’osait se retourner et fixait gravement l’horizon. Sa peine l’aveuglait et, même s’il avait compris qu’il n’était pas le seul à avoir été maudit et que Pandore n’avait pas le choix, le résultat était le même. Tout cela était de sa faute et Kenai était bien trop égocentrique pour lui permettre de s’en tirer. Cette fois, il ne sera pas le seul à affronter la tempête qui approchait. Il ne lui ferait pas ce cadeau. « Profites que j’ai le dos tourné pour t’enfuir Tessa, pars avec lâcheté comme tu l’as toujours fait ! Je ne veux plus te voir! Disparaît ! »


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« Brise-moi les os plutôt que le cœur. » feat. Tessa

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