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L'histoire se déroule en Octobre 2013.

« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


Charming ೨ Henry ೨ Ruby ೨ August

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 A l'ombre des souvenirs

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MessageSujet: A l'ombre des souvenirs   Lun 22 Sep - 10:55

"A l'ombre des souvenirs" avec Târa et Valentin"






Elle aurait voulu hurler mais sa gorge refusait de lui obéir. Pire encore elle manquait d'air, elle suffoquait. Puisant dans ses dernières ressources, Nahia tenta de se calmer et de réguler son poul.

- Respire Nahia!

Cette voix qui ne savait mentir était celle de sa mère. Elle hésita une seconde puis ouvrit la bouche à la recherche de l'oxygène dont ses poumons manquaient et ce fut la délivrance. Une délivrance complète. Elle savait, elle se souvenait. Le corps en sueur entre ses draps en satin bleu tendre, Nahia commençait à saisir toute l'ampleur de ce qu'elle avait vécu cette nuit avec les habitants de Storybrooke et Morphée. Elle était Laudine, gardienne  et reine de la fontaine de Barenton, épouse de Yvain le Chevalier au Lion. Et ses parents, Astrée et Celadon l'entouraient et semblaient se souvenir aussi de leur histoire, leur légende. Pour l'heure ils s'assuraient que leur fille allait bien et lui posaient mille questions, tentaient de la rassurer, lui expliquaient qu'ils étaient venus lui apporter ses dernières affaires comme prévu et qu'ils l'avaient trouvé criant et suffoquant dans son lit. Mais pour Laudine, cette première nuit passée dans son appartement était le signe d'un mauvais présage pour la suite Pourtant elle aurait bien aimé comprendre comment ils avaient pu se retrouver pris par la malédiction. Elle avait du mal à se concentrer sur ce que lui disait sa famille. La jeune-fille se jeta dans les bras réconfortants de ses parents et ils eurent une longue discussion.

Toute sa vie était remise en question. Quelle était la vraie ? Celle de Nahia ou de Laudine ? La fontainière se glissa péniblement jusqu'à sa salle de bain et fit ce qu'elle avait à faire. Elle passa sa main gauche à la surface de l'eau récitant une formule mais ses pouvoirs étaient absents. Laudine se sentit plus incomplète que jamais.

Nahia avait rendez vous chez Granny pour petit-déjeuner avec Târa et Valentin. Son ex-mari et elle avaient décidé d'expliquer à cette dernière qu'ils voulaient annoncer leur divorce à Lil. Sachant que la cadette des Chimay pouvaient en être très affectée, ils avaient souhaité réfléchir avec Târa sur la façon de faire. Tout cela lui paraissait bien futile à présent. Bippant sa voiture avec sa télécommande, elle resta un moment bloquée devant la marque du véhicule bleu.

- Une i 20 !! J'ai acheté une i20 mais j'y crois pas !!

Un rire nerveux s'échappa de ses lèvres. Préférant ne pas épiloguer d'avantage sur cet èvénement, elle se mit en route pour le snack. Un quart d'heures plus tard elle arrivait à destination. La radio locale lui avait confirmé que tout Storybooke se souvenait à présent et que le petit Henry était effectivement réveillé. Le rouge colora ses joues lorsqu'elle se rappela  que la Dame du Lac avait été jalouse d'elle parce qu'elle pensait qu'elle avait dragué le roi Arthur. Ce qui était totalement faux bien sur mais lui provoquait un certain embarras. En revanche elle ne pouvait se cacher d'éprouver une certaine admiration pour Arthur Pendragon et son charisme. Mais cela restait purement politique. Elle vit Târa lui sourit, heureuse de revoir un visage familier et lui toucha le bras, un peu pour s'assurer qu'elle était bien matérielle.

- Eh salut!

Son sourire se figea lorsqu'elle vit Valentin allias Yvain. Ce mari qui l'avait abandonné et qu'elle avait cherché si longtemps. Si une semaine auparavant ils s'étaient quittés en bon terme et qu'elle  l'aimait toujours maintenant c'était différent. Elle avait plus envie de le tuer ou de lui faire très mal à ce lâche. Aussi, juste au cas où il aurait pensé lui faire la bise elle lui dit sèchement.

- N'y pense même pas!

Le moindre contact physique avec lui la rebutait désormais. Même l'anneau qu'il détenait et la concernait n'avait plus tellement d'importance maintenant. Yvain en tant que chevalier du roi Arthur se devait d'être informé de ce qui s'était passé cette nuit. Aussi elle tempéra ses émotions et demanda.

- Est ce que vous êtes au courant de quelque chose ? Parce que moi je peux vous dire que j'y étais!

Nahia passa une main sur son cou se souvenant de l'emprise de Morphée. Ca avait été vraiment désagréable! Elle pensait que Târa en tant que détective avait du avoir vent de Morphée et de ses frasques.


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MessageSujet: Re: A l'ombre des souvenirs   Sam 27 Sep - 0:01
Morphée ? Ah non, connais pas
Nahia, Valentin & Târa



Très cher lecteur, tout d'abord, je tiens à vous dire bonjour, après tout, ce n'est pas parce que les habitants de cette ville perdent la tête, qu'on ne doit pas rester poli, si ? Ensuite, je vous dirais d'arrêter de me demander qui j'étais avant tout ça, de toute façon, vous ne me connaîtriez pas ! Ma véritable histoire a été malmenée par des dessins animés, la malédiction à même osé la diviser, ma pauvre petite histoire, que dis-je ma grande histoire ! Voyez-vous, je n'étais pas n'importe qui MOI, j'étais un être extraordinaire, possédant les pouvoirs les plus précieux au monde. C'était la belle vie, le bon vieux temps ... mais ça, c'est une toute autre histoire.

Je ne sais pas ce qui s'est réellement passé, tout ce que je savais, c'est que la malédiction avait été mise en échec. Cela s'était produit à mon réveil, alors que mes paupières étaient encore lourdes et que mon réveil sonnait comme une âme en peine. En réalité, je m'y beaucoup de temps à réaliser ce qui se passait dans ma petite tête, que deux vies étaient en train de se battre pour régner en maître. La musique continuait de sonner, encore et encore, et c'est à cause de ça que le drame se produisit. Mon beau poil reçu de la bave de je ne sais quoi, mon corps se raidit, puis, il sursauta tellement fort que je me retrouvai au sol. J'étais là, allongé sur un plancher, avec un chien qui osait poser sa tête sur mon ventre. Non, vraiment, la fée des animaux avait créer des sales bêtes et des moches en plus ! L'animal se mit à gémir, ma main se mit à caresser son poil, comme un automatisme. Cette sale bête était ma sale bête, j'étais en pleine confusion. Pourquoi je rêvais de me prélasser sur un arbre et en même temps de vouloir en couper un ? Pourquoi j'adorais mon chien et en même temps, je détestais tous les animaux ? Pourquoi j'avais l'impression d'être déchirer entre deux vies ? Celle d'un compte pour enfant et celle que j'étais en train de vivre. Mon cerveau me montrait des images qui ne provenaient pas de ce monde, je voyais tellement de choses qui relevaient du fantasque, j'étais réellement un esprit de la forêt ou est-ce que je devenais totalement folle ? Peut-être que moi aussi, j'étais malade, Lilwenn aurait pu me contaminer, puisque après tout, lorsque la bave de Shakey me tomba sur le bras, j'ai tout de suite pensé à mon joli poil. Ce n'est pas étrange ça ?

Mon téléphone sonnait encore, je me relevai brusquement pour l'éteindre, Bouclette dormait encore. C'est là que je réalisai, William était Robin des Bois, Robin des Bois était mon Bouclette. Ce n'était pas étrange ça aussi ? Je ressentais des sentiments contradictoires pour lui et à ce moment précis, celui qui remporta était celui de la haine. J'enfilai les vêtements de la vieille, je n'avais pas le temps d'être habillé comme une top-modèle. Ça aussi, c'était étrange, dans mon autre vie, je vivais tout nu. Pourquoi je pensais à tout nu alors que j'aurais du dire toute nue ? Et là, ce fut un deuxième drame, je n'étais pas une femme dans mon autre pseudo-vie, j'étais un homme, pourquoi avoir une moustache si ce n'était pas le cas ? Je trouvais que la malédiction, c'était bien acharné sur moi, ma moustache avait disparut, mon meilleur ami était mon ennemi, j'avais un chien ... Regina alias la méchante reine devait me détester, elle est si susceptible ! Je m'observais dans le miroir, j'étais une femme et non un homme, je me sentais violé dans mon orgueil. Je me dirigeais vers la sortie de ma demeure, laissant le chien derrière moi et entrait dans ma voiture. Tout en roulant, j'observais les arbres et la beauté des feuilles. C'est en roulant que je me rappelai du rendez-vous avec les futurs divorcés, comme quoi, ma mémoire me jouait des tours. Il n'y avait pas beaucoup de monde dehors, même lorsque je me dirigeai vers notre lieu de rendez-vous. Avant d'entrer, je me sentis obligé de faire repousser la plante qui venait d'être arrachée par un sale gamin, mais je n'avais pas de pouvoir. Oui, c'était sûr, j'étais devenu totalement folle, parce que dans ma pseudo-ancienne vie, j'avais des pouvoirs et là, je n'avais rien.

Je m'installai sur la banquette, en face de Valentin qui faisait, je ne sais quoi, je le saluai avec la main. Lui, il allait m'aider à découvrir la vérité, s'il parlait d'une autre vie, c'est que je n'étais pas folle. Du moins, il était loin d'être net, après tout, qui ferait semblant d'être encore avec sa femme alors qu'elle ne voulait plus de lui ? J'allais donc attendre Nahia avant de parler, en plus, je ne savais même pas qui il était. J'ai dû attendre quelques secondes avant de la voir arrivé, toute mignonne, souriante. Je ne me rendais pas compte, mais je souriais aussi, même lorsque que mon ex belle-sœur me touchait le bras, je souriais comme une débile dopé au médicament. Toutefois, son joli petit minois à elle se figea lorsqu'elle vit Valentin se lever.

- N'y pense même pas !

C'était violent comme bonjour, enfin, je n'étais pas bien placé pour dire quoi que se soit. Après tout, moi aussi, j'avais un ex mari, moi aussi, j'avais connu cette phase de haine. J'allais donc rester à ma place, si Valentin avait trompé Nahia, j'aurais réagi, je l'aurais sûrement frappé, mais son véritable tort était d'être lui-même. Se marier avec un membre Chimay était une mauvaise idée, on est des bombes à retardement, un beau jour, on détruit tout sur notre passage. Valentin et moi, nous avons détruit notre future parentalité, Lil allait détruire notre famille, bien sûr, elle était la seule à ne pas être fautive. Je me concentrai sur elle, elle semblait être anxieuse et moi, j'aime bien voir les personnes anxieuses, elles ont toujours des choses à raconter.

- Est-ce que vous êtes au courant de quelque chose ? Parce que moi, je peux vous dire que j'y étais !

Ma bouche forma un cul de poule et pendant qu'elle parlait ma tête faisais un signe positif. Je réfléchissais à ce qui aurait pu se passer, de quoi parlait-elle d'abord ? Au courant de quelque chose ? Avec mon métier, je connaissais beaucoup de choses, mais sa chose à elle ... Elle parlait peut-être de la malédiction, j'étais vraiment un esprit de la forêt ? Je ne cherchais qu'à la croire, puisque ça voudrait dire que je ne devenais pas comme ma petite sœur. Pourtant, sa deuxième phrase remettait tout en cause, elle était où ? Non, elle ne devait pas parler de ça. Dommage, c'était bien tenté. Je me décidai enfin d'arrêter de me comporter bizarrement et à poser la question qui tue.

- Hein ? Je me raclai la gorge et je reformulai mon incompréhension. Toi, tu es au courant de quoi ?

La Târa que je connaissais n'allait sûrement pas balancer toutes ses informations, une autre bonne raison de me croire moi. Tout en attendant ces explications, ma main, comme un deuxième automatique, jouait avec une fausse moustache. Quand je m'en rendis compte, je la coinçai sous ma cuisse, j'allais trahir ma folie et finir dans le même service que ce bon vieux Lynch. Ça, ça ne serait vraiment pas marrant. Je rapprochai de la table et baissai légèrement ma voix avant de poser ma question :

- D'ailleurs, tu étais où ?

En les regardant tous les deux, je compris une chose, j'étais persuadé qu'ils s'entendaient même avec leurs divorces en vue. À moins que là aussi, je faisais fausse route, c'était bon, je n'étais plus un aussi bon détective qu'avant, je me faisais vieux. Toutefois, cette question-là, je pouvais la poser contrairement à celle qui pourrait me donner des réponses sur la malédiction.

- Je croyais que vous avez fait ami ami, non ?

Je les montrais tous les deux du doigt, avec des gestes, tout devenait plus clair.

FICHE PAR STILLNOTGINGER.
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MessageSujet: Re: A l'ombre des souvenirs   Dim 5 Oct - 11:14

 


A l'ombre des souvenirs.



Valentin, Târa et Nahia



Appelle quand tu m'pardonnes. Moi c'que j'ai sur le cœur, c'est pas l'genre qu'on marmonne sur un répondeur.


Lorsque Valentin s'était endormi, son seul problème concernant le lendemain était le petit-déjeuner chez Granny avec son ex-femme et sa sœur. Sa seule préoccupation pouvait alors se résumer en une seule phrase : comment parler de son divorce à Lil.

L'ancien chevalier n'avait pas renoncé à reconquérir sa belle. Il pensait toujours que cette histoire de divorce n'était qu'une embûche dans leur histoire et non la fin de son histoire. Mais pour cela, il avait décidé de devenir un homme meilleur et la première étape de son nouveau plan était d'arrêter cette comédie visant à faire croire que Nahia et lui était encore marié.

Seulement, à son réveil, la situation s'était incroyablement compliquée. Il n'était plus tout à fait Valentin, il était également Yvain, un chevalier de la table ronde. Pendant une certaine période de sa vie, il avait répondu au nom de Don Quichotte et errer pendant des années en voyant des monstres partout. La migraine le guettait. Heureusement, certaines choses ne changeaient pas. Lil était toujours sa sœur et son mariage n'était pas totalement imaginaire. Son plan, en revanche, n'était plus du tout aussi simple.

Le cerveau bouillonnait d'idées et Valentin passa au crible la pièce à la recherche de quoi que se soit qui lui permettrait de mettre tout çà par écrit. Il y a une dizaine d'heures, ces notes se seraient résumées à cette histoire de divorce. Maintenant, il devait retrouver son lion, son honneur, reconquérir l'amour de sa vie et chercher un moyen de guérir sa sœur. Rien que ne pouvait être vaincu par une analyse sensée, couchée sur le papier !

L'ancien chevalier constata vite qu'il avait utilisé la moindre feuille de papier pour s'improviser des affiches coller un peu partout sur les murs lui rappelant le petit-déjeuner chez Granny. L'heure était souligner trois fois, entourée de note du style 'n'oublie surtout pas' ou 'pas de retard'.

En vidant le contenu d'un tiroir sur son lit, il trouva un carnet et un crayon. C'était tentant de passer la matinée à gribouiller mais il décida de s'apprêter au plus vite pour aller au Granny. Miraculeusement, il fut en avance. Valentin s'installa sur une banquette et commencer à réfléchir. Complètement dans sa bulle, il n'avait pas vu que des retrouvailles touchantes avaient lieu autour de lui.

Lorsque Târa arriva, sa page était noircie d'une écriture serrée et à peine lisible, dans un coin, il y avait une tentative de dessin d'un dragon.

"Târa !" Salua-t-il la détective avant de poursuivre sans transition. "J'ai un truc super important à te demander."

Pour accompagner sa déclaration, il décocha son regard le plus sérieux à celle qui n'était plus tout à fait sa sœur. Dans l'immédiat, son plan était simple : obtenir les informations qu'il voulait et partir avant que Nahia arrive. C'était très important. Pourtant, cette résolution simple fut brisée en un instant puisque sa belle arriva quelques secondes plus tard.

Sur le moment, l'ancien chevalier ne réalisa pas que son joli plan tout neuf venait de se prendre un sérieux coup dans l'aile. Il était trop occupé à admirer la beauté de son ancienne femme, maintenant qu'il se rappelait qui était Nahia, cette dernière lui semblait encore plus belle qu'à leur dernière rencontre.

Il se leva. À ce stade, il hésitait entre un baiser sur la joue ou faire appel à ses nouveaux souvenirs chevaleresques pour faire un baisemain. Hélas, il n'eut le temps de faire ni l'un ni l'autre puisque Nahia lui décocha un tranchant "N'y pense même pas !"

Valentin écarquilla les yeux et ouvrit la bouche comme un poisson qu'on venait de sortir de l'eau. Puis, après un temps qui lui sembla interminable, il se rassit en essayant de masquer le mieux possible son air dépité. Pendant ce temps, la conversation avait repris, mais il avait du mal à se concentrer dessus. Il préférait garder son regard baisser sur la table en tapotant avec son crayon. Même le raclement de gorge de Târa ne le sortit pas de ses pensées. Dire qu'il avait trouvé le plan parfait et que ce dernier n'avait pas survécu une minute ! C'était plutôt déprimant !

- Je croyais que vous avez fait ami ami, non ?

Valentin leva les yeux devant cette question qui le concernait directement. L'ancien chevalier pointa Târa du doigt avec un sourire comme si la détective venait d'établir une vérité universelle.

"Oui !" Répondit-il tout d'abord avec assurance... Avant de croiser le regard de Nahia et d'être prit d'un doute. "Non ?"

Valentin poussa un soupir avant de se passer une main dans les cheveux. Cette histoire de double vie embrouillait son esprit, l'empêchait de se concentrer.

"Çà ne devait pas se passer comme çà." Marmonna-t-il. "Tu ne devais pas être là."

À peine avait-il achevé de marmonner qu'une idée lui traversait l'esprit. Il se souvenait des affiches dans sa chambre concernant le petit-déjeuner. Son regard passa de Nahia à Târa.

"On ne devait pas parler de Lil ?" Hasarda-t-il dans une tentative d'atterrir sur terre.

L'ancien chevalier ne pouvait pas vraiment faire avancer la conversation pour le moment puisqu'il n'avait pas écouté cette dernière avec une oreille attentive.








Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: A l'ombre des souvenirs   Mar 7 Oct - 12:01

"A l'ombre des souvenirs" avec Târa et Valentin"






Nahia…Laudine…Nadine ? tortillait nerveusement une de ses longues mèches noires. Elle avait beaucoup de mal à se concentrer sur ce qui se passait. En fait quelle vie comptait ? Celle de Storybrooke ou celle du livre d’Henry ? Ou les deux ? Cela signifierait alors qu’elle était deux. Et comment devait-elle s’appeler ? Quel était son nom ? Brooke ou de Barenton ? Peut-être que même son physique ne correspondait plus à ce qu’elle devait être. Et si elle changeait complètement ? Tant qu’à tout bouleverser ! Elle regarda Târa et sa chevelure dorée.

- Comme tu es belle !! Tu crois que ça m’irait bien le blond ?

Une autre question s’imposa à elle tandis qu’elle étudiait sa belle sœur et essayait d’être attentive à ce qu’elle lui demandait.

- Mais au fait tu es qui toi dans le livre de Henry ? On s’était déjà rencontrées ?

Elle ne se souvenait pas qu’Elaine ou Yvain lui aient parlé d’une autre sœur. D’un autre côté le sujet famille avait toujours été un point bien délicat à soulever. Nadine, donc,  saisit la carte du snack pour réfléchir à ce qu’elle allait commander. La nourriture au moins c’était une valeur sûre ! Sauf quand on était dans un demi-rêve et qu’elle était immatérielle bien entendu ! Valentin et Târa lui demandèrent alors si les deux divorcés n’avaient pas fait amis-amis ? Tout ça parce que Nadine avait envoyé Valenvain balader et qu’elle avait une vague envie de l’étrangler ? Elle sembla réfléchir à la question.

- Voyons voir…ça fait quoi ? Allez ! Je dirais à peu près quatre années Storybrookiennes que tu as quitté le royaume sans donner de nouvelles. Ce qui fait que je suis partie à ta recherche et paf ! Me voilà prise dans la malédiction.

Elle marqua une pause et fronça légérement le nez en regardant Valenvain qui tenait contre lui ce qui semblait être un carnet.

- Je ne sais pas comment il faut se considérer. Mari et femme ça me parait proscrit.  Dans une vie comme dans l’autre on ne peut pas dire que ça nous réussisse !

Son regard dévia sur Târa

- Alors je ne veux pas rentrer dans le cliché grotesque de l’épouse delaissée mais il se trouve que c’est ce que je ressens et que par extension j’ai un peu de mal à être aimable avec ton frère. Mais j’essaye parce qu’ il faut que vous soyez au courant de…

Nadine stoppa là sentant qu’elle s’emballait un peu trop. Elle aurait intérêt à être claire et concise dans ses explications si elle voulait que les deux autres s’y retrouvent. Aussi elle replongea dans le menu. Une notion telle que « crumble maison » ne pouvait pas la laisser indifférente et ça avait le mérite d’être très concret !

Çà ne devait pas se passer comme çà." "Tu ne devais pas être là."

La jeune-femme posa dans un claquement sec le menu en plastique sur la table. Le rouge de la colère lui montait au visage.

- C’est ça, continue ! l’humiliation me va tellement bien au teint !

Mais une fois de plus elle se contint. Se disputer ne mènerait nulle-part.

- C’est ce que je croyais aussi mais il se trouve que mes parents aussi sont là alors…Et puis je ne te dois aucune explication je fais ce que je veux, je suis libre et indépendante. Voilàààààà!

Rebelle Nadine ? Et pourquoi pas ? Nahia et Laudine ne l’avaient jamais été mais Nadine, elle, avait failli mourir cette nuit et cela semblait lui donner des ailes…ou une crise d’adolescence tardive. La fontainière était encore sous le coup de l’émotion et se sentait partir un peu dans tous les sens. Si cela perdurait elle irait voir le psy du coin. Quoique…il devait lui aussi avoir découvert sa double identité et être bien paumé ! Le chevalier de la tablée demanda alors si on ne devait pas parler de Lil tandis que Târa voulait savoir où se trouvait Nadine cette nuit.

- On était ensemble avec Lil justement. Elle était Elaine et elle avait retrouvé l’usage de ses jambes…ainsi qu’une tapisserie !

Tapisserie, pâtisserie…son ventre se mit à grogner lui rappelant qu’il n’avait pas encore été nourri. Aussi elle appela la serveuse pour passer sa « petite » commande.

- Bonjour ! Je voudrais un chocolat chaud à la vanille ainsi qu’un jus d’orange, un chausson aux pommes, une tartine au beurre de cacahuète et votre magnifique crumble. Ah et un fondant au chocolat-orange. Ce sera tout !

Elle regarda ses compagnons de petit dêjeuner qui ne semblaient toujours pas décidés.


- Vous ne voulez rien ? Ce n’est pas parce qu’on est victimes d’une malédiction qu’il faut faire la grève de la faim !
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MessageSujet: Re: A l'ombre des souvenirs   Dim 4 Jan - 3:05
Morphée ? Ah non, connais pas
Nahia, Valentin & Târa



Très cher lecteur, je continue à croire que le monde marche sur la tête. Non mais c'est vrai, qui croirait qu'une malédiction à frapper notre ville ? D'accord, on est un peu comme dans la série Veronica Mars. On a des tromperies à perte de vue, des escrocs, des kidnappings d'enfants ... mais de là à croire que nous sommes tous des personnages de conte de fée, ça s'était étrange. Le plus étonnant, c'est que moi, Târa Chimay, cartésienne dans l'âme, je croîs plus ou moins à cette idée. Du jour au lendemain, une autre vie s'est implantée dans ma tête. C'est particulier non, moi, je croîs à ça, à la magie, moi ? Alors que je me trouvais en face de Nahia et de Valentin, j'essayais de me persuader que je n'étais pas le Lorax, mais que j'étais la sœur et la belle-sœur de ce couple. Même si du coup, si je vivais vraiment dans cette forêt enchantée, c'est deux personnes seraient des inconnus pour moi.

J'étais assise et une tornade châtain déboula. S'il existait une réelle tornade qui détruirait notre ville, je leur proposerais Nahia comme nom. Elle m'interpella et insista sur le faite qu'elle avait une chose très importante à me demander. Je détestais les personnes qui ne finissaient jamais leurs phrases, c'est comme-ci qu'ils voulaient garder le suspens et moi, je déteste le suspens. Je fais partie de ces personnes qui préfèrent lire la fin des livres avant de lire le début. La femme de mon frère était une preuve que les personnes pouvaient être incroyablement énervantes. Elle me posa une question qui ne semblait pas être la question initiale. À moins qu'elle voulait vraiment savoir si le blond lui irait bien, dans ce cas, je pourrais lui dire que non. Étant un modèle parfait de la femme franche à toute instance, je fis un signe négatif de la tête. Non, elle est très bien en châtain. Je la fixais attentivement en attendant sa véritable question, ce qui l'avait amené à être aussi excité. Toutefois, au final, j'eus le droit à une autre question, une phrase qui me poussait dans le sens inverse de ma raison.

- Mais au fait tu es qui toi dans le livre de Henry ? On s'était déjà rencontrées ?

Si je faisais partie du livre d'Henry, je devais être une petite bête orange, toutes poilues, mais aussi toute adorable. Je ne savais pas non plus qu'ils étaient et je n'allais pas non plus leur demander. Après tout, je n'avais pas encore décidé si cette double existence avait était réel ou non. Alors, pour la deuxième fois, j'allais lui répondre sans aucun bruit de ma part, juste un haussement d'épaule. Je ne lui mentais pas, je ne savais pas réellement si je l'avais rencontré avant et puis, au sens propre du terme, oui, je l'avais déjà rencontré. Puisque après tout, on été dans la même famille. En parlant de ça, je leur demandai ce qui s'était passé entre eux. Après tout, ce n'est pas parce qu'ils divorcent qu'ils ne peuvent pas rester en bon terme.

- Oui ! Non ?

Le regard de Valentin alla des miens vers ceux de Nahia. Celui de sa femme était totalement réprobateur que même moi je n'osais plus rien dire. Je ne parlais pas beaucoup d'avance, mais là, je voulais encore moins ouvrir la bouche. Je me contentai donc de les regarder, puis Nahia brisa ce silence et nous fit un très beau monologue.

- Voyons voir...ça fait quoi ? Allez ! Je dirais à peu près quatre années Storybrookiennes que tu as quitté le royaume sans donner de nouvelles. Ce qui fait que je suis partie à ta recherche et paf ! Me voilà prise dans la malédiction. Nahia marqua une légère pause et recommença à déverser sa colère. Je ne sais pas comment il faut se considérer. Mari et femme ça me parait proscrit. Dans une vie comme dans l'autre, on ne peut pas dire que ça nous réussisse ! Alors je ne veux pas rentrer dans le cliché grotesque de l'épouse délaissée, mais il se trouve que c'est ce que je ressens et que par extension, j'ai un peu de mal à être aimable avec ton frère. Mais j'essaye parce qu'il faut que vous soyez au courant de...

Son monologue avait eu l'occasion de répondre à une de mes questions, non, je n'étais pas la seule à croire qu'une malédiction était vraiment arrivée. Je n'étais pas si folle que ça après tout, voilà un point qui me rassure. Malheureusement pour moi, Nahia me laissa encore en plein suspens, mais cette fois, ce n'était pas totalement de sa faute, apparemment la carte du menu était bien plus intéressante que moi. Je la fixai davantage et pourtant, elle ne finit pas sa phrase. Alors j'abandonnai l'idée d'avoir la fin de sa phrase et je regardai à mon tour ce fichu menu. Pendant ce temps, Valentin décida de la relancer sur sa colère. Pas malin, le garçon.

- Ça ne devait pas se passer comme çà. Tu ne devais pas être là.

Je ne relevai pas le nez de ma carte, je ne voulais pas encore assister à un de ses regards. Il pourrait tuer une personne s'ils avaient un pouvoir et je ne voudrais pas être la première victime. Puis, je la laissai tomber sur la table et contemplai encore une fois une de leurs scènes. Même si, en fin de compte, lui ne répondait pas. Je ne me rappelais pas qu'il était aussi passif dans les disputes.

- C'est ça, continue ! L'humiliation me va tellement bien au teint ! C'est ce que je croyais aussi, mais il se trouve que mes parents aussi sont là alors ... Et puis je ne te dois aucune explication, je fais ce que je veux, je suis libre et indépendante. Voilàààààà !

C'est sûr que si la malédiction existait réellement, les femmes étaient beaucoup plus libres. Il n'allait jamais finir leurs disputes, enfin, façon de parler, puisqu'on ne peut pas se disputer quand on est la seule à parler. Je me sentais pas à ma place, du moins, je l'aurais été si on parlait réellement de ma petite sœur et non de leurs problèmes de couple.

- Les vieux adorent manger des cacahuètes. Ça leur rappelle leurs dents .... J'ai l'impression d'être votre thérapeute et je n'aime pas du tout être prise pour une thérapeute. Donc, maintenant que l'histoire du marié, non marié est réglée, on peut faire comme ce que Valentin veut, on va parler de Lilwenn.

Je m'enfonçai dans ma chaise et heureusement pour moi, Nahia, piplette comme pas deux, continua de parler. Ce n'était pas un si mauvais terme, puisqu'après tout, c'est grâce à des personnes comme elle que je pouvais récolter des informations sans me fatiguer. Non vraiment, ces personnes m'énervent, mais me passionnent.

- On était ensemble avec Lil justement. Elle était Elaine et elle avait retrouvé l'usage de ses jambes...ainsi qu'une tapisserie ! Elle s'interrompra encore une fois pour se décider à commander. Bonjour ! Je voudrais un chocolat chaud à la vanille ainsi qu'un jus d'orange, un chausson aux pommes, une tartine au beurre de cacahuète et votre magnifique crumble. Ah et un fondant au chocolat-orange. Ce sera tout ! Vous ne voulez rien ? Ce n'est pas parce qu'on est victimes d'une malédiction qu'il faut faire la grève de la faim !

Je ne comprenais pas tout son discours, où était-elle allait avec Lilwenn ? Et puis, si elle pouvait à présent marcher, l'hôpital m'aurait prévenu non ? Je dévisageais Nahia, pour qu'elle m'explique, mais apparemment, elle était bien trop absorbée par son menu. Cette fois, elle avait une excuse, c'est la serveuse qui la gêna. Allait-elle au moins une fois finir ses phrases ?

- Hein hein, je vais prendre heu ... un café svp ... merci.

J'ai dû attendre qu'elle parte pour relancer Nahia sur son histoire. Cette fois, je ne laisserais personne l'interrompre.

- Tu étais où avec Lilwenn ? Et puis c'est qui Elaine ?

Alors que la serveuse nous amena le début de la commande de Nahia et mon café, je me penchai vers Valentin et lui murmurai ma question qui était devenue existentielle. Là, c'était de la curiosité.

- Ta femme a toujours été aussi excitée, même avant tout ça ? Non parce qu'avant je ne devais pas trop m'en rendre compte.

FICHE PAR STILLNOTGINGER.
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MessageSujet: Re: A l'ombre des souvenirs   Dim 11 Jan - 9:21

 


A l'ombre des souvenirs.



Valentin, Târa et Nahia



Appelle quand tu m'pardonnes. Moi c'que j'ai sur le cœur, c'est pas l'genre qu'on marmonne sur un répondeur.


Hier, sa seule préoccupation était d'annoncer son divorce, d'arrêter de faire semblant. Il y a quelques minutes à peine, c'était la localisation de la tanière du dragon qui occupait ses pensées. Et maintenant... Et maintenant... Il n'était plus sûr de rien. La seule pensée qui liait ces trois états d'esprit ensemble était la conviction de vouloir devenir un homme meilleur. Ces sentiments pour sa femme restaient aussi forts que se soit en tant qu'Yvain ou sous le nom de Valentin.

Sauf que ces bonnes résolutions semblaient difficiles à tenir lorsque la personne concernée était dans les parages. Il redevenait gaffeur au possible, disant des paroles qu'on pouvait tourner dans un sens opposé à celui qui l'avait motivé à les prononcer. Il avait espéré avoir son renseignement de Târa avant l'arrivée de sa belle et ensuite filer. Hélas, sa Nahia était arrivée. Ce n'était pas qu'il fuyait l'élue de son cœur, mais il aurait tellement préféré la retrouver en étant auréolé de la gloire d'un haut fait et non comme maintenant en tant que quelqu'un qui avait disparu soudainement pendant des années. Il aurait aimé la voir sans éprouver la honte d'avoir terni sa réputation en même temps que la sienne avec ces frasques causées par la folie.

Dans la froideur des salutations qu'il reçut, le chevalier redoutait d'y voir la confirmation de son pire cauchemar : Nahia le détestait. C'était horrible ! Et injuste ! Non, peut-être pas injuste, finalement. Peut-être qu'il méritait cette froideur... Sûrement. Le mot était plutôt 'frustrant'. À peine Yvain avait terminé de griffonner un plan qui allait tout arranger que son projet venait de prendre un mauvais départ.

Valentin était plus concentrer sur le fait de cacher le contenu de son carnet que de suivre la conversation. De toute façon, le premier sujet abordé ne l'intéressait pas. Târa restait Târa. Qu'importe qui elle était avant Storybrooke, pendant vingt-huit ans, elle avait été sa sœur. L'aîné de tête de la famille puisque le chevalier n'avait pas toujours la sienne sur ces épaules (façon de parler, heureusement). Difficile de voir la détective autrement, même si techniquement le retour des souvenirs signifiait qu'ils n'appartenaient plus à la même famille.

Au réveil, Yvain avait décidé de laisser de côté ces souvenirs en tant que Valentin, comme il l'avait fait avec ceux vécus en tant que Don Quichotte. Mais maintenant, il n'en était plus aussi certain qu'un tri aussi arbitraire soit une bonne idée.

La question de Târa mit en évidence le fait que, même en prenant un compte de garder un peu des deux vies, il y avait des situations qui devenaient confuses. Avec Nahia par exemple, c'était loin d'être simple. Que se soit dans sa vie à Storybrooke ou dans la Forêt Enchanté, son comportement envers elle n'était pas loin du mari indigne, mais la situation ici s'était terminé sur une note optimiste et un Valentin décidé à aller de l'avant. Est-ce que le retour des souvenirs venait de souffler cette lueur d'espoir ?

- Voyons voir...ça fait quoi ? Allez ! Je dirais à peu près quatre années Storybrookiennes que tu as quitté le royaume sans donner de nouvelles. Ce qui fait que je suis partie à ta recherche et paf ! Me voilà prise dans la malédiction.

Un nombre incroyable de sentiments le traversait rien qu'avec ces quatre phrases. D'abord, il voulut s'expliquer sur son absence, qui n'était pas volontaire (en majeure partie, en tout cas). Puis la perplexité sur le fait d'utiliser le mot 'storybrookienne' comme unité de mesure. Est-ce que les années Storybrookiennes étaient plus longues que les années normales ? Fallait-il employer le terme années forêtenchantiennes également ou non ? Qu'elles seraient la différence entre ces deux unités de mesure si c'était le cas ? Pourtant, de toutes ces pensées, celle qui franchit ses lèvres fut :

"Tu es partie à ma recherche ?" Répéta-t-il avec un sourire rêveur.

Même si de son point de vue, ce n'était pas aux demoiselles d'aller sauver leur chevalier, il était tout de même touché que Laudine soit parti à sa recherche avant que la malédiction ne frappe.

- Je ne sais pas comment il faut se considérer. Mari et femme ça me parait proscrit. Dans une vie comme dans l'autre, on ne peut pas dire que ça nous réussisse !

Là, il savait exactement quoi répondre. Mari et femme ! C'était évident ! Techniquement, leur histoire de divorce n'était pas réelle. Sauf qu'alors qu'il ouvrit la bouche pour déclarer ce qui lui semblait une évidence, Laudine changea de cible en s'adressant à Târa :

- Alors je ne veux pas rentrer dans le cliché grotesque de l'épouse délaissée, mais il se trouve que c'est ce que je ressens et que par extension, j'ai un peu de mal à être aimable avec ton frère. Mais j'essaye parce qu'il faut que vous soyez au courant de...

Épouse délaissée ? Le visage de Valentin se décomposa devant cette description. Il avait imaginé sa belle Laudine attristé, outrée, avec son honneur bafouée mais à aucun moment il n'aurait soupçonné le mot délaissée. Sinon il n'aurait pas passé autant de temps à chercher son honneur perdu afin de pouvoir revenir la tête haute.

Le chevalier ne pouvait s'empêcher de penser que tout aurait été mieux s'il avait réussi à commencer son projet, s'il avait pu partir avant l'entrée de Nahia. Tout à sa détresse, il ne se rendit pas compte qu'il venait de prononcer ces mots à voix haute, remettant ainsi de l'huile sur le feu. Puis il se rappela un élément important et s'y accrocha comme à une bouée de sauvetage : ils étaient venus pour parler de Lil !

- C'est ça, continue ! L'humiliation me va tellement bien au teint ! C'est ce que je croyais aussi, mais il se trouve que mes parents aussi sont là alors ... Et puis je ne te dois aucune explication, je fais ce que je veux, je suis libre et indépendante. Voilàààààà !

Surprise et horreur se bataillait en Valentin. Surprise de voir une Nahia si remontée et l'horreur qu'éprouvaient tous ceux réalisant qu'il avait dit la pensée de trop à voix haute. Du regard, il chercha de l'aide en direction de Târa mais la détective parla de cacahuètes et de vieux.

- Les vieux adorent manger des cacahuètes. Ça leur rappelle leurs dents .... J'ai l'impression d'être votre thérapeute et je n'aime pas du tout être prise pour une thérapeute. Donc, maintenant que l'histoire du marié, non marié est réglée, on peut faire comme ce que Valentin veut, on va parler de Lilwenn.

Valentin fit son possible pour réprimer un soupir de soulagement, quelque chose lui disait que de faire une telle chose ne ferait que l'enfoncer. Il avait conscience de n'être qu'en sursis et il n'était pas du genre à fuir ses problèmes, mais... Il n'était pas prêt pour cette inévitable discussion. Pas alors qu'il avait encore l'esprit embrouillé. Mélancolique, il n'osait plus ni parler ni même penser, de peur que sa langue ne fourche à nouveau.

- On était ensemble avec Lil justement. Elle était Elaine et elle avait retrouvé l'usage de ses jambes...ainsi qu'une tapisserie !

Le vœu de silence du chevalier ne dura pas longtemps. À peine apprit-il cette nouvelle qu'il se leva d'un bond, lâchant son précieux carnet.

"Quoi ? Lilly est guérie ?" S'exclama-t-il, prêt à sauter de joie devant la moindre confirmation. "Elle marche à nouveau ? C'est magnifique !"

Déjà, ces pensées se mettaient en branle, il fallait absolument retourner à l'hôpital. Il voulait serrer Nahia dans ses bras et puis Târa, mais l'arrivée de la serveuse lui coupa l'herbe sous le pied. Rapide comme l'éclair, Nahia passa sa commande.

- Bonjour ! Je voudrais un chocolat chaud à la vanille ainsi qu'un jus d'orange, un chausson aux pommes, une tartine au beurre de cacahuète et votre magnifique crumble. Ah et un fondant au chocolat-orange. Ce sera tout ! Vous ne voulez rien ? Ce n'est pas parce qu'on est victimes d'une malédiction qu'il faut faire la grève de la faim !

Décidément, une force invisible devait avoir décidé que Valentin allait passer cette conversation avec un air désemparer. Târa semblait dans le même état que lui, ce qui était rassurant. Lui aussi dévisagea, puis son regard passa de la carte à la serveuse.

- Hein hein, je vais prendre heu ... un café svp ... merci.

L'attention de la serveuse se porta sur lui et le chevalier réalisa qu'il était toujours debout. Être couper dans son élan était la pire chose qu'il pouvait arriver, cela avait le pouvoir de vous vider l'esprit alors que vous en aviez terriblement besoin. Comme un enfant prit en faute, il se réinstalla docilement.

"Euh... moi... rien. Çà ira, merci." Dit-il en regardant fixement la carte devant lui. Son regard s'éclaira d'une inspiration soudaine tandis qu'il redressait la tête. "Ou alors du champagne ? Çà serait de circonstance, si Lilly est guérie, non ? Hum, peut-être que non. Ce ne serait pas convenable de fêter çà sans elle."

Valentin n'avait jamais accordé d'importance aux détails de la réalité. La réalité qui lui soufflait que si un tel miracle s'était produit, l'hôpital les aurait contactés. Mais peut-être que les docteurs avaient téléphoné à Nahia ? Et que c'était pour cela qu'elles avaient passé la nuit ensemble ?

- Tu étais où avec Lilwenn ? Et puis c'est qui Elaine ?

Enfin une question à laquelle il pouvait répondre sans paraître complètement perdu. Même si cela lui rappelait avec une pointe de tristesse que Târa et eux ne s'étaient pas connus avant la malédiction, que la famille Chimay n'était qu'un nom factice.

"Elaine, c'est le prénom qu'avait Lilly avant tout çà." Il fit un geste qui englobait la pièce, du moins, il essaya de le faire.

Il n'avait pas réagi à la première question, car Valentin préférait se raccrocher à l'idée que Nahia avait reçu un appel de l'hôpital. Il n'avait aucun moyen de soupçonner la vérité. Yvain fit à peine attention aux commandes de Nahia et Târa qui furent servies. Il voulait... Il voulait... Il y avait tellement de choses à faire ! Pourquoi étaient-ils encore ici ? Sa sœur qui n'était pas vraiment sa sœur se pencha vers lui pour lui murmurer une question.

- Ta femme a toujours été aussi excitée, même avant tout ça ? Non parce qu'avant je ne devais pas trop m'en rendre compte.

Valentin haussa les épaules avec une grimace qui témoignait que lui aussi était totalement perdu. Il aurait voulu assurer que dans cette vie ou dans l'autre, son amour était la douceur personnalisée mais il craignait de déclencher l'apocalypse en prenant de nouveau la parole sur ce sujet. Ou sur tout autre sujet, d'ailleurs. Il se força tout de même à chercher quelque chose, n'importe quoi, qui le ferait participer de manière active à la discussion.

"Donc... Euh..." Commença-t-il en se tournant vers Nahia. "Tu étais avec Lilly cette nuit parce que l'hôpital t'avait appelé en urgence, c'est çà ?"

Tout l'espoir du monde était contenu dans son 'c'est çà' et il lança à Nahia un regard digne d'un enfant qui ne voulait pas apprendre que le Père Noël n'existait pas. Même avec son imagination prompte à imaginer le plus rocambolesque possible, la possibilité que certains habitants se soient retrouvés prisonniers d'un rêve un peu trop réaliste ne lui venait pas à l'esprit.





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MessageSujet: Re: A l'ombre des souvenirs   Mar 27 Jan - 17:39

"A l'ombre des souvenirs" avec Târa et Valentin"






Perdue! Nahia-Laudine était bel et bien perdue! ​Secouée même. Elle avait un mal fou à se poser et à retrouver ses esprits. C'était comme si sa vie n'avait jamais vraiment existé. Les questions que lui posèrent Târa et Valentin, elle avait du mal à y répondre. Par parce qu'elle ne connaissait pas les réponses mais parce que tout était tellement incongru! Quels mots fallait-il employer pour les convaincre de ce qu'elle allait leur révéler ? Elle regrettait presque à présent d'avoir mis le sujet sur le tapis. Horrifiée elle vit Tara parler de vieux et de cacahuètes, tandis que son ex-mari voulait sabrer le champagne. Aussi lorsque la nourriture arriva enfin telle une bouée de sauvetage qui la rattachait au concret, elle eut toutes les peines du monde à ne pas se jeter dessus. Toutefois il fallut reconnaître que boire un peu de jus d'orange lui permit de se sentir bien vivante. Valentin se souvenait de qui était Héléne contrairement à Târa. Cela signifiait-il que dans le monde des contes, ils n'étaient pas frère et soeurs ?  Elle se raccrocha donc à la dernière question de Valentin et secoua négativement la tête

- On était pas à l'hôpital. Mais projetées dans une autre dimension. Celle du monde où l'on vient. Mais il n'y avait pas que nous. La moitié de la ville était là aussi. Tous avec nos vêtements de cérémonie à assister au mariage de Charmant qui est David Nolan et de Blanche Neige qui est Marie Margaret Blanchard.


Voilà c'était dit. Cette fois Târa pouvait parler de thérapeuthe si elle le voulait ce serait logique. Bien qu'inapproprié. D'ailleurs Nahia se demandait si son ex belle soeur n'était pas en train de dérailler. Pourquoi la vouvoyait-elle ?

- C'était cette nuit. Le point commun que l'on a tous c'est que l'on venait de se coucher et que l'on pensait dormir tranquillement dans nos lits. Au début on a tous cru à un rêve. D'autant plus qu'on arrivait pas à toucher le décor ni les mariés. Et puis ensuite Regina est arrivée déguisée en...une sorte de Morticia et a lancé une malédiction.

En état de réflexion, Nahia plissa son petit front. Elle voulait se souvenir au mieux de chaque étape de ce qui c'était passé.

- Et puis une sorte de Dark Vador est apparu et nous a séparé. C'est là que j'ai perdu Lil. D'abord on était dans une sorte de cave avec des potions. Il y  avait M. Gold habillé en sorcier. Il ne nous voyait pas. Et puis ça a disparu aussi.

Au souvenir de la suite, une légère sueur perla sur ses tempes.

- Et là il y avait du feu qui nous entourait. Mais du vrai qui brûlait et tout! Et de l'autre côté de la barrière de feu l'encapuchonné qui tenait le petit Henri séquestré. Il pleurait le pauvre.

Il avait du avoir tellement peur! Elle regarda ses mains qui portaient quelques traces superficielles de brûlures.

- On a essayé de l'éteindre avec nos capes pour délivrer Henry mais il n'y avait rien à faire. Le type qui nous a emprisonné s'appelle Morphée et il voulait se venger de Régina. Je crois qu'elle le retient prisonnier. Il a du s'attaquer à son fils pour l'atteindre elle.

Ce qui nécessitait une grande magie. Où avait-il bien pu la puiser ?

- Et puis je me suis réveillée avec tous mes souvenirs de l'autre monde. Et apparemment c'est le cas pour toute la ville.

Avec ses souvenirs certes mais sans ses dons.

- Je ne sais pas si Lil a retrouvé ses jambes à son réveil. Mais j'espére! Ce serait vraiment cruel sinon!

Elle se tut et laissa les deux autres réfléchir tranquillement. Il n'était pas sûre qu'aprés une aventure pareille elle parvienne plonger sereinement dans le sommeil. Mais surtout...il fallait faire quelque chose! Elle regarda Yvain

- J'étais avec ta soeur mais également avec le roi. Il est coincé à Storybrooke lui aussi.

Est ce que cette dernière information allait changer quelque chose ? De savoir que Camelot se retrouvait sans gouvernement, peut-être livrée au chaos.

- Et pour vous ça c'est passé comment ? Vous vous êtes réveillés d'un coup comme ça ou bien vous avez été à quelque part ?

Deux solutions avec ces deux là. Soit ils allaient la prendre pour une folle, ce qui finirait par leur passer quand ils auraient eu les versions de tout le monde. Soit ils allaient partir dans les théories les plus folles. Nahia s'attendait à tout. Elle avait bien conscience que ce n'était pas facile à croire.
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MessageSujet: Re: A l'ombre des souvenirs   Ven 27 Mar - 9:58

 


A l'ombre des souvenirs.



Valentin, Târa et Nahia



Appelle quand tu m'pardonnes. Moi c'que j'ai sur le cœur, c'est pas l'genre qu'on marmonne sur un répondeur.


Il était difficile de trouver un sens logique à la réalité lorsqu'on apprenait un beau matin que cette réalité était composée de magie, de créatures enchantées en tous genre et d'objet légendaire à retrouver. Valentin venait de se souvenir de qui il était vraiment, pourtant, il ne chercha pas immédiatement une explication magique ou mystique dans le récit de sa Nahia chérie. Une explication parfaitement logique s'offrait à lui : l'hôpital avait dû appeler en urgence Nahia concernant la guérison miracle de Lilly. Cette vision des choses avait des failles, bien sûr, comme le fait qu'il était peu probable qu'on téléphone seulement à Nahia pour annoncer une telle nouvelle. Pourtant, l'ancien chevalier voulait désespérément croire en cela. A tel point que cela lui faisait rater les indices évidents que les événements ne pouvaient pas être aussi simples. C'était çà ou bouder comme un gamin parce que son ex-femme était arrivée avant qu'il ne puisse entamer son super plan concernant le Graal.

Ces retrouvailles avaient lieu trop tôt. Valentin avait espéré soutirer quelques infos à sa sœur adoptive pour ensuite filer avant que Nahia n'arrive. La chance ne lui avait pas souri sur ce point, mais, tout ce qu'il pouvait faire, c'était de cacher son carnet et d'essayer de se concentrer sur cette conversation. Ce qui n'était pas simple lorsqu'on réalisait que l'amour de sa vie vous en voulait à mort. Bien sûr, c'était logique. Yvain avait disparu pendant des années sans oser donner des nouvelles lorsqu'il avait retrouvé la raison. Sa Laudine avait raison de lui en vouloir. Cependant, l'ancien chevalier ne pouvait s'empêcher d'être déçu. Surtout parce que les derniers souvenirs lui avaient laissé l'espoir que les choses allaient s'arranger.

En attendant, sa belle théorie de guérison miracle allait voler en éclats juste après que la nourriture fut servie. Autre dimension. Mariage de Blanche-Neige et du Prince Charmant. Heureusement que l'aîné des Chimay venait de retrouver ces souvenirs, sinon, il aurait du mal à croire une histoire pareille !

Selon les dires de Nahia, paroles qu'il n'oserait jamais remettre en doute, la moitié de la ville avait affronté de terrible danger pendant que lui dormait paisiblement. Honte et culpabilité l'envahirent, lui faisant presque oublié à quelque point l'élue de son cœur était mignonne quand elle plissait son front délicat lorsqu'elle réfléchissait. C'était terrible ! Parce qu'il avait passé une nuit normale, le chevalier au lion n'avait pu être là pour protéger Laudine. Encore. Ce genre de constatation lui faisait douter de mériter le titre de chevalier. D'ailleurs... Était-il encore chevalier à ce stade ? Même en se souvenant d'être Yvain, il n'était pour l'instant que Valentin Chimay, une personne qui n'avait même pas de travail fixe, hormis une aide occasionnelle au zoo grâce à Bran.

Morphée, çà ne sonnait pas très maléfique comme nom, plutôt gros rondouillard qui passait son temps à somnolé sur une montagne de matelas, mais le chevalier en voulut à cette créature de l'avoir exclu de ce rêve partagé. Certes, motivé ou non, il n'aurait rien pu faire contre des barrières de flammes, mais, au moins, il aurait pu essayer de faire quelque chose ! Tout cela était fort déprimant. Ce qui rendit Valentin étonnement silencieux pendant tout le récit de Nahia.

C'était à peine s'il hochait de temps en temps la tête pour signaler qu'il suivait toujours la conversation. La liste de ces priorités se retrouva chambouler avec cette histoire. Est-ce que Lilly était guérie finalement ? Ou bien n'était-ce qu'un rêve ? Devait-il aller la voir ? Ou bien est-ce que cette dernière lui en voudra tout comme lui-même s'en voulait de ne pas avoir été là ?

Valentin sortit de ces pensées lorsqu'on lui apprit que le roi Arthur se retrouvait aussi à Storybrooke. Oh non ! Encore une personne présente qu'il risquait de croiser avant de réussir son projet ! Mais un autre problème plus grave se posait devant une telle révélation. Cette nouvelle semblait enfin lui redonner l'usage de sa langue.

"Il est ici ? Cela veut dire que Camelot se retrouve sans personne sur le trône ?" S'inquiéta-t-il immédiatement.

Dans quel état allaient-ils retrouver le royaume, s'ils parvenaient à rentrer chez eux ? L'imagination fertile de Valentin ne pouvait qu'imaginer le pire. Un royaume laissé à l'abandon, dans le meilleur des cas, avec un vil gredin s'appropriant le trône laissé vacant dans le pire. Ces poings se serrèrent avec détermination. Il devait vraiment retrouver le Graal au plus vite !

"Euh... Oui." Répondit-il d'une voix hésitante à la question sur le réveil. "Je me suis réveillé en me souvenant de qui j'étais. Humm... Pour tout dire, si je n'avais marqué ce rendez-vous partout sur les murs de ma chambre, je l'aurais certainement oublié tellement ma tête était remplie de..."

Il fit un geste vague en direction de ces tempes. Il n'y avait pas que ces gestes qui étaient vagues, d'ailleurs, son regard aussi y semblait perdu ! Comme s'il n'arrivait pas à se concentrer sur le présent, car toute sa capacité de réflexion était fixée sur un autre objectif, plus lointain. Finalement, il n'y tint plus.

"Je... Je dois y aller." Affirma-t-il en se levant brusquement. "Désolé. Il faut vraiment que j'aille vérifier quelque chose."

Quoi ? Il n'en savait trop rien. Son cerveau bourdonnait d'idée et d'objectif à vérifier sans arriver à leur donner des priorités. Ce qui était certain, c'est qu'il n'arriverait pas à suivre correctement la conversation avec toutes ces idées qui lui vrillaient le cerveau pour se faire une place. L'ancien chevalier farfouilla ses poches à la recherche de pièce afin de participer à l'addition puis, il se souvint n'avoir rien commandé et donc ne rien n'avoir à payer. Alors il fila après avoir bredouillé des excuses.





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