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« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind
L'histoire se déroule en
Octobre 2013.


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 La nouvelle association des contestataires : la frontière efface tout ... [Luz, Moïra & Maddhen]

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MessageSujet: La nouvelle association des contestataires : la frontière efface tout ... [Luz, Moïra & Maddhen]   Ven 19 Sep - 20:52


Luz, Moïra & MaddhenTraverser pour oublier


« Les sirènes sont des êtres du fond des océans. On les connaît dans presque toutes les traditions des civilisations dotées d'une façade maritime. Elles sont évidemment célèbres, ces femmes d'une grande beauté jusqu'à la taille et dont les corps se transforment ensuite en queue de poisson brillante et écailleuse », Maddhen était une créature des profondeurs, elle était une sirène. C'était difficile d'accepter la vérité, mais Henry avait raison. Il savait la vérité, il essayait de rétablir la véritable histoire des citoyens de cette ville ou plutôt, la véritable histoire des villageois, des rois, des reines, de tous les êtres qui ont vécu dans la forêt enchantée. Ses deux passées s'entrechoquaient, elle luttait pour rester celle qu'elle était, même si elle était devenue une inconnue. Elle était sa propre intrus, le parasite qui embrouille nos sens. Devait-elle redevenir Hazel ou rester Maddhen ? L'ancienne sirène était une ratée, elle avait trahi les siens en devenant humaine, elle jouait double jeu avec le Capitaine Crochet, avec ses sœurs, avec Clochette, avec Ariel, et même avec Peter Pan après tout. Il y avait tellement de choses qu'elle voudrait laisser derrière elle et la malédiction l'avait aidé à tout oublier. Sa nouvelle identité lui plaisait, son métier était fait pour elle, elle était maman, Luz était la personne la plus importante de sa vie et pourtant, dans l'autre vie, elle était simplement une voleuse. Une arnaqueuse qui l'avait enroulé dans une dangereuse aventure. Tout était devenu si compliquer, même sa famille ne savait pas à qui donner leurs allégeances, rester avec les Nerys ou revenir auprès de leur véritable roi ?

Le retour des véritables souvenirs avait provoqué chez elle de la tristesse, elle n'était plus cette femme qui aimait tellement l'aventure qu'elle en oubliait sa véritable place. L'inconnue était devenue une toute autre personne, une personne qui pouvait se voir dans un miroir sans avoir honte. Elle aimait être Maddhen et détestait être Hazel. Elle avait passé la journée à marcher dans la rue, à boire des verres dans le Rabbit Hole, les habitués parlaient de leurs vies qui étaient la leurs, ils semblaient si fier. Ils riaient tous aux éclats, se souvenant avec gaîté, seul Maddhen se retrouva seul, au fond de la salle. La nouvelle question à la mode était : « Tu étais qui avant ? ». Elle aurait pu s'inventer une autre vie, se faire passer pour une autre sirène, mais elle en était incapable. Hazel était lâche, une menteuse, mais elle n'allait pas laisser son ancienne vie reprendre le dessus. En partant, elle attrapa le journal d'un alcoolique notoire. Tout en avançant, elle se mit à lire, c'était bien la première fois qu'elle se décida de feuilleter le journal de cette ville. Elle ne commença pas par la première page, mais par la dernière, ces feuilles étaient comme sa vie. Un désordre, le chaos, la fin qui était le début de son histoire. Maddhen voulait parler à Luz, mais elle était introuvable. La maison était vide, tout comme le cimetière. Si elle la connaissait encore, son amie qui n'était pas réellement son amie voudrait-elle aussi être seul. La forêt était sans doute le meilleur endroit pour pouvoir réfléchir en paix, sans que personne te pose mille et une question. C'est ainsi que l'ancienne sirène fouilla la forêt, après plus de trois heures de recherches, elle se décida de suivre la lisière des bois et elle continua de la sorte durant deux bonnes heures. Enfin de compte, elle réussit à la retrouver, Luz se trouvait près de la pancarte StoryBrooke. Maddy arrivait derrière elle, elle se racla la gorge pour ensuite demander :

- Je te cherche depuis des heures ... Luz ... ca va ?

Son amie paraissait ailleurs, ce qui n'était pas dans ses habitudes. Après tout, c'était elle la voleuse, donc c'était à elle de toujours être sous ses gardes ... Tout ce qui comptait à ce moment même, c'est qu'elle connaissait toujours sa Luz.

©clever love.
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MessageSujet: Re: La nouvelle association des contestataires : la frontière efface tout ... [Luz, Moïra & Maddhen]   Lun 22 Sep - 18:13


Luz, Moïra & MaddhenTraverser pour oublier


Le pire souvenir de Lumi, ne l'avait jamais quitté, comme une punition de la malédiction, qui ne voulait pas qu'elle oublie l'atrocité de la situation. Nuit après nuit, elle voyait ces personnes mourir, sans comprendre qui ils étaient réellement et pourtant sous ces allures de jeune femme délurées, ce mal ne la quittait pas, ce mal la faisait se réveiller en tremblant. Archie pensait que c'était un souvenir enfoui, mais Luz était persuadée de n'avoir jamais assisté à cette scène, comme elle se trompait. Ce feu avait façonné la femme qu'elle était devenue, celle qu'elle avait construite au fil des années de solitude, de vols à la tire et de noirceur. Elle observait les gens du haut de ses perchoirs et avait réalisé que tout être humain était égoïste et méprisable. La jeune femme était une survivante et elle avait perdu sa conscience en route.

Elle se trouvait dans le musée de la ville, à s'amuser à jouer avec des lasers, quand ses souvenirs lui revinrent en tête. Une minute de battement qui provoqua les alarmes du musée, elle n'eut pas le choix de prendre la fuite et ne s'arrêta pas avant d'être rentré au cimetière, les mains vides, des mains qui tremblaient. Elle ne voulait pas penser à Lumi, et pourtant ce nom se répercutait dans son esprit. Il lui semblait perdre totalement le contrôle et elle préféra s'isoler dans son caveau, ou son trésor y était déposé.

Elle se laissa sombrer parmi ses oeuvres, tremblant de tout son corps. La scène de son cauchemar se répétait sans cesse, Lumi était différente d'elle, elle avait appris à ne rien ressentir et les tortures du croquemitaine, l'avaient poussé dans ce sens. Aucune des deux avaient obtenu ce qu'elles souhaitaient, la jeune Lumi n'avait montré aucune peur au grand désarroi du pitch et celle-ci n'avait pas provoqué sa mort, préférant la libérée, alors que l'enfant n'attendait que ça, mourir, rejoindre sa famille. Oui, c'est ça Lumi était une personne forte, sans peur, mais dans Luz, il existait une part de Lucie, celle qui s'attache aux personnes et a peur de les perdre.

Savoir à présent que ce cauchemar qui la tourmentait, représentait la mort de ses parents, lui brisait le coeur à la faire fondre en larmes, se recroquevillant sur elle-même. Comme elle l'avait toujours dit l'amour rend faible et elle en était la preuve vivante. Ce retour de souvenirs était comme une douche froide qui remettait les idées en place, elle n'avait jamais été aussi sensée qu'à ce moment précis. Elle resta toute la journée dans cet état, jusqu'au moment de ne plus pouvoir pleurer et de se sentir vide.

Elle reprit sa vie, ne devenant que l'ombre d'elle-même, Luz ne souriait plus, Luz avait dû mal à s'occuper d'Indiana Jones et de Monsieur Homard. Puis, il était hors de question de parler, oui, elle n'avait pas dit un mot depuis qu'elle avait retrouvé la mémoire. Sa vie était devenue chaotique, puis ce fut quand elle entendit parler de la frontière qui enlevait les souvenirs qu'une idée lui vint, oublier le sentiment de regret, de la perte, oui, elle voulait redevenir Luz et faire une croix sur Lumi et les épreuves qu'elle avait traversées pour devenir forte. Luz avait gardé cette force, mais n'avait pas eu besoin de souffrir pour y parvenir. Elle marcha jusqu'à la pancarte de Storybrooke, mais au lieu de traverser la frontière, elle repensa à sa famille, à ses souvenirs avec Mérida etFacilier, c'était tout de même un sacrifice, mais elle ne le perdait pas, ils étaient toujours près d'elle, non le seul choix à faire était d'oublier ses parents, en traversant, ils redeviendraient des inconnus, ils disparaîtraient tout simplement. Perdue dans ses pensées, elle ne sentit pas la présence de Maddy, avant que celle-ci parle.

- Je te cherche depuis des heures ... Luz ... ca va ?

Elle continuait de regarder la frontière, à penser à ses parents, puis à Maddhen. Dans les contes, elle s'était servie d'elle pour pouvoir faire libérer Rumpl, l'ancienne sirène ne représentait rien pour la voleuse et pourtant à Storybrooke, elle représentait tout, c'était son cadeau de la malédiction, enfin, elle le voyait ainsi. Tout en ne lui prêtant aucun regard, elle commença son récit d'une voix calme, sans sentiment, ni même son ton enjouée qu'elle avait si souvent. C'était comme-ci cette histoire ne la concernait pas.

- Il y avait une petite fille, elle s'appelait Lucie, elle avait un bel avenir, des parents qui l'aimaient plus que tout, son père étaitChandeleur, elle chantait en le regardant travailler, elle chantait quand elle aidait sa mère à faire la cuisine. Ils n'étaient pas vraiment riches, mais ils étaient heureux. Un soir, un drôle de bruit interpella la petite fille, elle avait interdiction d'allumer des chandeliers, mais elle voulait savoir d'où vienne ce bruit. Elle laissa le chandelier allumer près d'une fenêtre de la chaumière et elle sortit pieds nus dans l'herbe, cherchant le responsable de bruit qui l'avait réveillé. Des cris retentissaient, quand elle regarda sa maison, celle-ci brulait... Ses parents étaient prisonniers du feu et elle entendit leurs gémissements, leurs appels au secours, sans pouvoir bouger. Tout fut ravagé, hormis le chandelier qui avait provoqué le feu, le chandelier que Lucie avait allumé.

Elle venait de lui raconter le plus grand de ses secrets, ce récit elle ne l'avait fait qu'une seule fois à Belle. Maddhen était la deuxième personne à l'entendre, cela ferait une autre personne qui connaîtrait ses parents, qui seraient comment ils étaient morts. Cette vérité permettrait qu'ils ne soient pas oubliés, qu'ils survivent dans l'esprit de certains. Luz savait qu'elle pouvait faire confiance à son amie, car elles se connaissaient par coeur. Prenant, une nouvelle aspiration, elle continua son récit :

- Elle a appris à vivre avec le poids de la mort de ses parents, elle ne ressentait plus rien, ni l'amour, ni la peur, attendant seulement qu'un jour son heure vienne et qu'elle puisse rejoindre ses parents... Et le jour, où elle allait enfin les rejoindre, pendu pour un vol de pain, le ténébreux vint la sauver, lui proposant un pacte qu'elle ne pouvait refuser, il lui offrait une nouvelle maison, une sorte de famille. Mais la malédiction est cruelle, elle m'a fait ressentir à nouveau la souffrance d'avoir provoqué leurs morts.

Durant sa dernière phrase, où elle avait enfin prouvé que cette histoire était la sienne, des larmes s'écoulèrent sur ses joues. Voilà Maddhen savait tout.

©clever love.
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MessageSujet: Re: La nouvelle association des contestataires : la frontière efface tout ... [Luz, Moïra & Maddhen]   Mer 8 Oct - 0:32


Luz, Moïra & MaddhenTraverser pour oublier


Faire confiance, c'était la base de toute amitié solide, que se soit entre un homme et une femme, une femme avec une femme ou un homme avec un homme. C'était le problème de Maddhen, pour cette jeune femme, tout le monde méritait sa confiance et donc, n'importe qui pouvait devenir un ami proche, un confident. Elle était programmée pour être amicale et devenir l'ami farfelu qui nous manque. L'ancienne sirène, celle qui avait vendu ses nageoires pour des jambes et la croupière du casino partageait se trait de caractère. L'amitié, c'était ce qu'il y avait de plus précieux à Neverland tout comme dans cette ville. C'est dans des petites similitudes du genre qu'elle se retrouvait dans ses deux vies, une manière de reconquérir son moi qui restait encore dans le vague. C'était difficile de se redéfinir, de choisir la personne qu'on veut être et non celle qu'on était. Deux histoires différentes dans une même personne… Est-ce que ça voudrait dire que toute la population de la forêt enchantée ont subi un dédoublement de personnalité ? Au moins, toutes ses mêmes personnes pouvaient comprendre cette perplexité qui embrumait son attention. En temps normal, Madd faisait attention au petit détail des rues, elle laissait ses oreilles traîner lorsqu'elle croisait des passants dans la rue, mais aujourd'hui, elle n'écoutait que ses souvenirs. Ce n'était pas juste, pourquoi avoir une malédiction qui supprimait des anciennes pensées pour les redonner ensuite ? C'est ça la véritable malédiction, leur permettent d'avoir une autre vie et la leur reprendre.

Chercher Luz était la meilleure idée qu'elle est eue, à quoi ça servait d'errer comme une âme en peine ? Maddhen était devenu un zombie, un légume qui luttait pour continuer à marcher. C'était dur de ne pas savoir qu'elle vit lui correspondait réellement. Était-elle réellement la sirène qui avait abandonné sa famille pour une lagune, la sirène qui avait abandonné ses sœurs pour des jambes, la sirène qui avait abandonné sa lagune pour voyager dans un monde qu'elle détestait. Cette femme poisson avait fait un choix qu'elle avait amèrement regretté. D'ailleurs, durant les dernières semaines qui lui restaient avant de devenir la jolie Madd, elle cherchait le moyen de rentrer dans sa lagune. Nager lui manquait, même si elle était terrifiée de revenir, ses amis lui manquaient, même si elle détestait Peter Pan, Capitaine Crochet lui manquait, même si elle l'avait brisé. C'était de sa faute si la princesse au diamant avait fui, si elle avait quitté le pirate. C'était sa jalousie qui l'avait poussé à détruire son bonheur, mais après tout, lui aussi avait briser son bonheur.

En parlant de bonheur, elle avait enfin trouvé son amie. Elle était près de la frontière, la tête baissée, le regard totalement vague. Maddy ne pouvait pas l'approcher sans avoir froid dans le dos. Luz faisait partie des femmes qui souriaient fréquemment, du moins, qui exprimaient autre chose que de la tristesse. La gardienne du cimetière ne bougeait pas, même quand sa colocataire lui demanda comment elle allait. Quelques choses n'allaient pas, elle le sentait. C'était comme-ci elle voyait un film d'horreur, elle avait déjà des frisons. Sans lever la tête vers elle, Luz commença à parler et elle continua pendant longtemps.

- Il y avait une petite fille, elle s'appelait Lucie, elle avait un bel avenir, des parents qui l'aimaient plus que tout, son père était Chandeleur, elle chantait en le regardant travailler, elle chantait quand elle aidait sa mère à faire la cuisine. Ils n'étaient pas vraiment riches, mais ils étaient heureux. Un soir, un drôle de bruit interpella la petite fille, elle avait interdiction d'allumer des chandeliers, mais elle voulait savoir d'où vienne ce bruit. Elle laissa le chandelier allumer près d'une fenêtre de la chaumière et elle sortit pieds nus dans l'herbe, cherchant le responsable de bruit qui l'avait réveillé. Des cris retentissaient, quand elle regarda sa maison, celle-ci brulait... Ses parents étaient prisonniers du feu et elle entendit leurs gémissements, leurs appels au secours, sans pouvoir bouger. Tout fut ravagé, hormis le chandelier qui avait provoqué le feu, le chandelier que Lucie avait allumé.


Cette histoire était si triste, si mélancolique, elle avait bien des frisons, elle voulait même pleurer. Ce n'était pas dans les habitudes de Luz de raconter des histoires aussi déprimantes. Maddhen ne savait quoi dire, ni quoi faire, elle ne savait pas non plus à qui était cette histoire. Toutefois, de nombreux indices l'amenèrent à comprendre. Cette anedocte était celle d'un de ses proches ou était-elle la sienne ? Lumi n'avait pas le nom de Lucie, mais après tout, Maddy ne connaissait pas son ancienne vie, elle ne connaissait pas la personne qui lui avait demandé de l'aide pour faire libérer le ténébreux. Toutefois, elle connaissait cette femme qui était devant elle et l'ancienne sirène savait que ce regard triste signifiait qu'une seule chose. Cette Lucie était l'ancienne Lumi. Sa deuxième tirade lui confirma sa théorie.

- Elle a appris à vivre avec le poids de la mort de ses parents, elle ne ressentait plus rien, ni l'amour, ni la peur, attendant seulement qu'un jour son heure vienne et qu'elle puisse rejoindre ses parents... Et le jour, où elle allait enfin les rejoindre, pendu pour un vol de pain, le ténébreux vint la sauver, lui proposant un pacte qu'elle ne pouvait refuser, il lui offrait une nouvelle maison, une sorte de famille. Mais la malédiction est cruelle, elle m'a fait ressentir à nouveau la souffrance d'avoir provoqué leurs morts.

C'était bien son ancienne vie et c'était la première fois que Maddhen voyait Luz pleurer. Des larmes scintillaient sur ses pommettes. La malédiction n'avait pas fait de cadeau, il devrait avoir une nouvelle association des protestataires. Il y avait au moins deux personnes qui voulaient revenir en arrière, deux personnes qui voulaient oublier pour une deuxième fois. Toutes les deux semblaient préférer leurs anciennes vies, celle qui étaient faites sur-mesure pour elles. Sa main lâcha le journal qui tomba à leurs pieds, une fois libres, elle prit Luz dans ses bras. Toutes les deux n'utilisaient que rarement des gestes affectueux tels que celui-ci, mais cette fois, elle semblait en avoir besoin. Maddhen luttait pour ne pas pleurer, c'était difficile, mais elle se devait d'être forte pour son amie.

- Cette Lucie, c'était toi ?


Elle la serrait le plus fort qu'elle le pouvait, c'était décidé, elle n'allait jamais la lâcher, au sens littéral ou figuré. Sa gorge se nouait par moment, ce qui l'empêchait de réellement parler. Elle dut attendre quelques minutes avant de pouvoir prononcer un mot. Dès qu'elle se sentit moins fragile, elle sauta sur l'occasion.

- Même si tu te sens coupable de leurs morts, je suis sûr qu'ils auraient fiers de t'avoir comme fille, fiers d'avoir mis au monde une enfant telle que toi. Aujourd'hui plus que jamais.


Cette fois, elle ne la tenait plus dans ses bras, mais elle la tenait toujours. De cette manière, elle pouvait voir son visage rougit par le frottement et dégoulinant d'eau salée. Ses deux petites mains essayaient tant bien que mal de les essuyer, puis, elle lui embrassa le front avant de la reprendre dans ses bras.

- On va s'en sortir, je te le promets, croix de bras, croix de fer, si je mens, je me ferai manger par Zoidberg.



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MessageSujet: Re: La nouvelle association des contestataires : la frontière efface tout ... [Luz, Moïra & Maddhen]   Dim 19 Oct - 15:09


Luz, Moïra & MaddhenTraverser pour oublier


La culpabilité est une émotion d'une puissance redoutable. Vous pouvez décider de lui tourner le dos, mais à la première occasion, elle surgira de l'ombre pour vous dévorer tout cru. Certaines personnes se débattent pour comprendre d'où vient leur culpabilité. Elles cherchent à savoir quelle part d'eux-mêmes, consciente ou inconsciente, les a conduit à ce sentiment. Mais, d'autres choisissent de la fuir, s'arrangeant avec leur conscience jusqu'à ne plus en avoir du tout. Lumi s'était retrouvé dans ce cas, et pourtant pour Luz, la culpabilité faisait partie des quelques lanternes qui éclairaient sa route jusqu'à la pancarte de la sortie de la ville. La gardienne de cimetière ne supportait pas ce poids sur son coeur, c'était comme-ci elle suffoquait à chaque instant, comme-ci elle réalisait que survivre n'était pas vivre et que la mort de ses parents l'avait détruite, créant Lumi, une Lumi car lui semblait impossible de redevenir, pas qu'elle ne le voulait pas, mais elle en était dans l'incapacité. La malédiction lui avait appris à s'attacher à nouveau, l'attachement provoque la peur et la peur terrasse, pour ne pas dire paralyse. Luz était comme une petite fille apeurée qui cherchait au moyen de se réconforter et la seule solution était l'oubli.

Elle n'avait pas encore traversé, réfléchissant à l'impact de sa décision, si elle était persuadée de redevenir la vraie Lumi, elle essayerait de vivre avec ses souvenirs, mais à ce moment précis, cela semblait tout à fait impossible, les sentiments de Lucie étaient nichés dans son coeur, la détruisant par la même occasion. C'était décidé, elle allait traverser la frontière et être Luz, simplement Luz. Elle pensait être seule et pourtant, Maddhen se trouvait près d'elle, son amie l'avait cherché et l'avait trouvé. La gardienne de cimetière prit une grande décision, lui raconter son plus grand secret, celui de sa responsabilité dans la mort de ses parents. À la dernière phrase de son récit, les larmes furent les plus fortes et l'ancienne sirène vint la prendre dans ses bras, laissant tomber un journal à leurs pieds. Ils étaient rares que Luz se laisse aller à ce genre de geste affectueux. Mais pour le moment, c'était ce dont elle avait besoin. Après la mort de ses parents, elle avait été seule, entourée par beaucoup de monde, mais ne laissant jamais personne rentrer dans son coeur, pourtant ici, à Storybrooke, c'était différent.

- Cette Lucie, c'était toi ?

Elle n'eut pas besoin de répondre, son flot de larmes plus intenses était une façon d'affirmer. Maddhen la serrait plus fort, tandis que Luz laissait toute sa tristesse apparaitre au grand jour. Cette étreinte silencieuse dura quelques minutes, avant que l'ancienne sirène reprenne la parole :

- Même si tu te sens coupable de leurs morts, je suis sûr qu'ils auraient fiers de t'avoir comme fille, fiers d'avoir mis au monde une enfant telle que toi. Aujourd'hui plus que jamais.

Maddhen pouvait à présent voir son visage et ses deux mains vinrent essuyer ses joues. Même si ces paroles voulaient se montrer réconfortantes, la jeune femme n'y croyait pas, ses parents étaient des personnes banales, sans histoire. Ils rêvaient surement de cette vie pour Lucie et pourtant, ce n'était pas la voie qu'elle avait choisie. Finalement, l'ancienne sirène lui embrassa le front avant de la reprendre dans ses bras.

- On va s'en sortir, je te le promets, croix de bras, croix de fer, si je mens, je me ferai manger par Zoidberg.

Il n'y avait rien de mieux pour la faire arrêter de pleurer, que d'appeler son adorable animal de compagnie Zoidberg. S'éloignant doucement des bras de Maddhen, elle retroussa son petit nez et exclama d'un timbre de voix tout innocent et offusquée, qui rappelait tant Luz.

- Monsieur Homard n'est pas carnivore.

Elle passa ses mains sur ses yeux et marcha sur le journal queMaddhen avait laissé tomber. Au lieu de le ramasser, elle le poussa un peu plus loin et d'un coup, elle se demanda ce que Maddhenfaisait ici, avait-elle lu le même article qu'elle ? S'était-elle doutée que Luz se retrouvait là après l'avoir lu ? Car il fallait le dire que c'était bien la première fois que la gardienne de cimetière m'était les pieds ici. Dans un endroit pareil, il n'y a rien à voler et rien d'intéressant.

- Tu as vu l'article du journal, il paraît que traverser la frontière me fera oublier d'avoir été Lumi et Lucie, c'est ce que je veux, être Luz !

Elle lui faisait face, pensant qu'elle devait être au courant de sa décision. Il était clair qu'elle ne lui demandait pas son avis, c'était sa vie et pourtant, une part d'elle espérait que Maddhen pourrait comprendre. Au même moment, alors qu'elle tournait le dos à la frontière, elle vit une personne apparaitre sur la route.

- Intrus en vue !

Sans rire, elle ne pouvait pas traverser la frontière en paix, Maddhen, d'accord c'était son amie, mais cette fille qui semblait arriver vers elle ne devrait pas se trouver ici.

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MessageSujet: Re: La nouvelle association des contestataires : la frontière efface tout ... [Luz, Moïra & Maddhen]   Dim 28 Déc - 15:18


Luz, Moïra & MaddhenTraverser pour oublier


Durant toutes ses supposées années, Maddhen avait obéit à une seule règle. Elle était simple et facile à suivre. Ce précepte était devenu moral et c'était ce code qui l'avait amené ici. Au sens propre comme au figuré. Ici pour Luz, mais aussi le ici de sa propre existence. Alors qu'elle se dirigeait vers la seule personne qui la comprenait réellement, elle se rappelait de cette promesse, être fidèle à tout instant. Rester celle qu'elle voulait être et ne pas quitter le chemin qu'elle voulait suivre, mais surtout, être fidèle à ses amis. Maddy avait respecté son engagement, mais Hazel l'avait rompu. Elle était coupable de nombreux méfaits et c'était difficile pour elle de les accepter. Ce qu'elle ressentait était difficile à contrôler, mais ses propres faiblesses n'étaient rien face à la souffrance de Luz. C'était la première fois qu'elle voyait son visage s’assombrir de la sorte, l'histoire qu'elle lui contait était la sienne. Son cœur se resserrait à chacun de ses mots et son sentiment de culpabilité se renforçait. La sirène de Neverland déplorait son passé, mais elle n'était pas la seule à souffrir, et cela, elle l'avait oublié.

Luz n'avait pas besoin de répondre à sa question, il était évident qu'elle était cette jeune Lucie. Ses bras recouvrèrent les épaules de l'ancienne Lumi, sa propre tête se posa et ses propres larmes tombèrent dans ses longs cheveux. Elle faisait partie des personnes qui pensaient qu'un câlin résolvaient n'importe qu'elle maux et à ce moment précis, toutes les deux n'en avaient besoin. Alors que ses yeux regardaient l'immensité de la forêt, Maddhen se mit à penser à sa famille. Elle se demandait pourquoi la malédiction l'avait autant éloigné de ses parents, était-elle une si mauvaise fille dans cette autre vie ? Était-ce pour cela que sa mère cherchait à la remplacer par Louna et Moïra ? Malédiction ou non, elle avait trahi ses propres parents. Après tout, Hazel les avait fuis en rejoignant la lagune aux sirènes et Maddy avait préféré vivre dans la rue plutôt qu'au près d'eux. Comment pouvait-elle être aussi égoïste ? À cette pensée, elle resserra davantage sa colocataire et ses larmes arrêtèrent de couler. Cette deuxième chance allait lui être bénéfique, elle retournerait vers eux et elle sera reconnaissante de leurs amours. Ils seront fiers de l'avoir comme fille, ils allaient former une véritable famille.

En repensant à sa mère, elle se demandait ce qu'elle ferait si elle était à sa place et c'est tout naturellement qu'elle fixa son regard dans le sien. Ses deux mains essuyèrent les larmes de Luz et elle lui confia sa vérité. Puis, elle reprit sa place d'origine, dans ses bras. A présent, il lui fallait une phrase qui allait la faire sourire et seul le homard pouvait le faire. Il était-ce que les nains étaient pour elle, sa formule magique pour être heureuse. Son amie se poussa légèrement d'elle et s'exclama :

- Monsieur Homard n'est pas carnivore.

Maddhen lui sourit, un grand sourire plein de promesses. Son nez renifla alors que Luz s'aventura vers le panneau de la ville. C'est alors qu'elle se baissa et ramassa son journal.

- Tu as vu l'article du journal, il paraît que traverser la frontière me fera oublier d'avoir été Lumi et Lucie, c'est ce que je veux, être Luz !

Elle fronça les sourcils, elle ne comprenait pas comment une frontière pourrait lui enlever ses anciens souvenirs, ce n'était qu'une frontière. Maddhen ne l'avait pas lu, mais elle se rattrapa en ce moment même. C'était ce que toutes les deux voulaient le plus, oublié leur passer et redevenir les deux amies qu'elles étaient auparavant. Son visage devenait de plus en plus neutre et elle essayait de décrypter les sentiments de Luz. Elle ouvrit la bouche pour lui faire part de son appréhension, mais elle tourna la tête avant et déclara d'une voix forte : « Intrus en vue ! ». Ce fut à son tour de regarder vers l'inconnu et à peine qu'il entra dans la lumière qu'elle le reconnut. Ce n'était pas un simple intrus.

- Mo … Princes … Mo … heu non … Ar … rrrrh. Je dois t'appe ou plutôt vous appeler comment ?

Pour Maddhen, c'était difficile de différencier ses deux personnalités, alors comment pouvait-elle réussir à différencier Ariel et Moïra. Elles étaient la même personne et pourtant, elles étaient si différentes. Une princesse et l'autre lycéenne.

- Alors, petite promenade avec ses pieds ?

Maddhen avait réussi à ne pas prononcer son nom, ni de se tromper dans les pronoms personnels. C'était avec grande fierté qu'elle se rendit compte de sa subtilité du moment.

©clever love.
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MessageSujet: Re: La nouvelle association des contestataires : la frontière efface tout ... [Luz, Moïra & Maddhen]   Dim 4 Jan - 1:15


Luz, Moïra & MaddhenTraverser pour oublier


Le rituel du matin, si l'on pouvait appeler cela un rituel, consistait chez Moïra Fisher à se réveiller, éteindre l'alarme de son téléphone et retourner dormir vingt minutes de plus. Une fois ceci fait, elle était suffisamment en retard sur sa journée pour daigner sortir du lit. Les rares fois où elle dérogeait à cette règle étaient les lendemains de cuite où elle n'entendait pas le réveil qui sonnait de longues minutes durant pendant qu'elle dormait les membres pêle-mêle avec Cloé et les jours où elle se réveillait bien avant la sonnerie infernale dans le lit de Matthew prête à jouer à pêle-mêle avec lui...

Pourtant en ce jour d’Été elle fit également une exception qui n'avait rien à voir avec les matins douloureux d'avec sa meilleure amie ou ceux autrement plus agréables d'avec son copain. Non ce matin-là Moïra était aux aguets, éveillée bien avant le début de cette journée de vacances, ce qui constituait en soi un véritable miracle. Seulement ce n'était pas un miracle, c'était une malédiction. Tout, depuis le début, comment l'expliquer autrement ? Le visage de l'adolescente lui paraissait douloureux tant le choc était grand. Elle n'était pas elle-même, elle ne l'avait jamais été. Moïra Fisher était le produit de l'esprit maléfique de la personne qui les avait tous envoyés dans ce monde. Elle sentit ses mains trembler et ses paumes lui brûler.

Comme si elle était sur le point de mourir, la brunette voyait sa vie – ses vies – défiler devant ses yeux. Son enfance de princesse des océans, ses années de primaires avec Maisie pour seule compagnie, la mort de sa mère, sa passion dévorante pour le monde des hommes, son amitié avec Clo qui défiait la malédiction, Eric devenu Craig... Matthew.  Elle ferma les yeux. Ses mains la brûlaient toujours, son visage la faisait souffrir, peut-être était-elle était réellement en train de mourir. Après tout n'était-elle pas en train de rendre son dernier souffle la dernière fois qu'elle avait été Ariel ? Était-elle rattrapée par le pacte qu'elle avait conclu avec la sorcière de la plage qu'elle connaissait désormais sous le nom de Regina Mills ?

Elle allait étouffer. Il fallait qu'elle sorte, qu'elle à quelqu'un mais à qui ? Cloé devait certainement être auprès de Liam, ceux deux-là devaient avoir beaucoup à se dire. Louna ? Elle devait avoir assez de choses à gérer entre sa famille, son époux et sa grossesse. Eric était exclu, le prince ne l'avait jamais vraiment comprise et le médecin ne lui avait jamais témoigné plus que l'intérêt poli que l'on pouvait avoir pour la fille de son patron. La lycéenne envisagea un instant de retrouver Matthew, mais elle était terrorisée. Qui était-il en réalité ? Avait-il quelqu'un dans sa vie ? Et surtout, que penserait son vrai lui de Moïra et d'Ariel ? La jeune Fisher pensa amèrement que personne ne trouverait rien à redire sur la princesse qu'elle avait été tout du moins sur son caractère. Malgré sa tendance déjà présente à désobéir aux ordres, personne ne pouvait lui reprocher d'être une mauvaise personne. Oui elle avait fait des erreurs, mais elle les avait faites par amour, un premier amour si fort qu'elle le pensait indestructible. La sirène qui avait tout abandonné pour l'homme qu'elle aimait plus que tout était une enfant. Les années passées auprès du prince Eric lui avaient ouvert les yeux.

Une bouffée de haine monta en Moïra contre Ariel. C'était un sentiment indescriptible, elle ne se haïssait pas elle-même, et d'une certaine façon elle se haïssait elle-même quand même. Ariel était tout ce qu'elle n'était pas, et Moïra était tout ce qu'Ariel aurait dû être. Si la sirène avait été un peu plus comme l'humaine, elle aurait su comment attirer l'attention de l'homme qui était son monde et si la délinquante avait hérité un peu du caractère de la princesse, sa vie aurait été tellement plus belle. Car si Ariel avait une excuse pour ses erreurs, la jeune Fisher n'en avait aucune si ce n'était celle de n'être qu'une peste. Elle avait du mal à respirer et tenta de se lever pour enfiler quelque chose et sortir respirer de l'air frais. Ce fut à se moment-là qu'elle remarqua que sa jambe la faisait souffrir elle aussi. Un énorme bleu l'ornait et son genou était enflé. La brunette remarqua que la sensation de brûlure sur ses paumes venait de véritable brûlures. Se souvenant de son cauchemar, elle boita jusqu'à son miroir pour constater que des marques de griffures barraient son visage.

S'en était trop. Retirant son pyjama pour enfiler la robe qu'elle avait prévu de porter ce soir-là pour aller faire une surprise à Matthew, la benjamine Fisher sorti de ce chez elle qui ne l'était plus vraiment – s'il l'avait été un jour. L'air était chaud, trop chaud. La tête lui tournait. Elle avait besoin de voir quelqu'un mais ne voulait voir personne. Arrivée dans la rue elle prit un chemin au hasard, se laissant guider par ces pieds qu'elle avait par deux fois payés trop cher. Elle redécouvrait Storybrooke à travers les yeux d'Ariel. Tout l'émerveillait d'une certaine manière, c'était si différent du monde humain qu'elle avait connu avec Eric. Il était encore tôt et bien qu'elle ne doutait pas que tous les habitants avaient été réveillés par le même cauchemar qu'elle, aucun d'entre eux ne semblait avoir eu l'idée de sortir. Très vite l'ancienne sirène se retrouva sur la plage où elle s'immobilisa en apercevant Adella et sa meilleure amie. Oui, sa sœur pourrait la comprendre elle, pourquoi n'y avait-elle pas pensé avant ?

Mais alors qu'elle s'apprêtait à les rejoindre, Moïra aperçut l'air soulagé, libéré en un sens, de Maisie. Elle semblait apaisée, heureuse et aussitôt la lycéenne tourna les talons. La princesse déchue souhaitait à Adella tout le bonheur du monde, mais l'humaine se sentait trahie. Les deux personnes qu'elle était ne pouvaient s'empêcher de jalouser leur aînée qui dans un sens ne pouvait désormais plus les comprendre. Elle enferma la feuille que venait de lui rendre Leevy dans une bouteille qu'elle jeta finalement à la mer. Sans lancer un dernier regard à cette sœur qui serait bien plus heureuse sans elle, l'adolescente longea l'océan dans la direction opposée. Une fois suffisamment loin pour ne pas être reconnue des deux jeunes filles, elle s'assit sur le sable, ôta ses chaussures et laissa l'eau lui chatouiller les orteils. Depuis quand n'avait-elle pas fait cela ? Une éternité et demie au moins. Moïra évitait la plage, Ariel savait pourquoi. Tant de souvenirs oubliés mais pourtant toujours là quelque part. Qu'ils soient douloureux ou joyeux, ils s'étaient terminés par son sacrifice – du moins avaient presque faillis se terminer ainsi.

Elle se laissa tomber en arrière jusqu'à être complètement allongée sur le sable. Une magnifique journée d’Été s'annonçait, la Terre ne s'était pas arrêtée de tourner, l'univers était toujours le même. Seuls eux étaient différents. Différents en redevenant eux-mêmes, qu'elle ironie. Soudain Ariel réalisa que les seules douleurs qu'elle avait ressenties en se rendant à la plage étaient celles provenant des blessures de son cauchemar. Pas de lames dans les pieds, rien du tout. Normal, Moïra n'avait plus à payer pour un pacte qu'elle n'avait en théorie jamais conclu. Après tout, n'était-elle pas capable de parler ? La princesse écarquilla les yeux. Soudain elle ouvrit la bouche et laissa échapper un petit cri, presque timide comme si elle avait peur. Le son de sa propre voix ne lui avait jamais paru aussi beau. Un frisson de délice la parcouru tandis qu'elle se mit à chanter la berceuse que lui chantait sa défunte grand-même quand elle était encore une toute jeune sirène.

Soudain, un objet frôla ses orteils et Ariel se redressa pour voir de quoi il s'agissait. Le courant avait semblait-il ramené la bouteille d'Adella vers le rivage, et plus précisément vers la princesse déchue. Avait-elle le droit de lire ce que sa sœur avait jeté à l'océan ? La curiosité de ses deux elles-mêmes l'emporta et très vite le message fut extirpé de sa prison de verre. Il s'agissait d'une lettre qui semblait résumer les deux vies de son aînée. Ses pensées, ses sentiments, l'histoire entière d'une personne différente de celle que la délinquante pensait connaître. Une personne qui, si elle avait à une époque compris les choix d'Ariel, ne les avait jamais approuvés. Un ressentiment était naît dans son cœur qui n'avait fait que la dévorer davantage lorsque cela avait été au tour de Moïra de partir. Au fond, elle avait toujours aimé sa grande sœur mais n'avait jamais su l'exprimer correctement, au point que celle-ci avait fini par ne plus vouloir d'elle.

Des larmes montèrent aux yeux de la petite sirène lorsqu'elle repensa à la première fois qu'Adella avait vu Mathew. Elle avait été tellement heureuse d'être le témoin privilégié de ce moment, celui où sa sœur tomba éperdument amoureuse d'une humaine tout comme elle. Elle s'était tout de suite imaginé, avec toute la naïveté et l'égoïsme d'une enfant, que bientôt l'autre princesse d'Atlantica la rejoindrait dans le monde des hommes. Elle repensa au jour où elle n'avait pu se rendre à la plage pour aider la jeune sirène, le jour où Ariel avait appris qu'Eric – après qu'il lui ait promis de l'épouser – allait se marier avec la fille d'un roi inconnu. Elle avait passé le reste de l'après-midi et les journées suivantes à errer dans le palais comme une ombre, comme pour s'habituer au néant de la mort. Au moins, quelque chose de beau avait résulté de ce jour pour Adella. En lisant l'histoire de sa rupture avec Ethan, le cœur de la jeune fille se serra douloureusement. En un sens, elle était la raison de cette séparation car elle avait savonné la planche à Maisie en quittant la maison familiale.

Arrivée à la fin de sa lecture, Moïra, Ariel, à ce stade elle ne savait plus très bien, réalisa qu'elle pleurait. Maisie avait écrit quelque chose de tellement vrai : ''Adella sans Mathew n'était plus rien, mais Maisie avait une chance d'être heureuse''. A son image, Ariel sans Eric n'était plus rien, mais Moïra avait Matthew et grâce à lui sa vie s'améliorait. Il lui inspirait la force de changer, de devenir plus forte. Elle buvait beaucoup moins, envisageait un véritable futur. Elle n'était pas parfaite, non, juste moins détruite. Mais le souvenir d'Eric, le souvenir de cet amour dévorant, obsessionnel, plus fort que son amour pour sa famille continuait de hanter Ariel. Elle sentit d'autres larmes venir mais refusa de les laisser couler. Pliant avec précaution la lettre de Maisie – qu'elle avait signé de son nom et non de celui de son alter-ego à écailles – la lycéenne se levant, ramassa ses chaussures et se mit à courir vers la ville. Elle courait, courait à perdre haleine, se moquant bien de ses cheveux emmêlés, de sa robe pleine de sable et de ses pieds nus. Les habitants de Storybrooke avait finalement décidés de sortir de chez eux et ils étaient nombreux à la regarder d'un air étrange mais elle courait toujours et ne les voyait pas.

Une fois chez elle, Moïra s'enferma dans sa chambre, ferma les volets et, dans le noir, se roula sous les draps en serrant toujours la lettre de sa sœur contre elle. Et là, elle pleura toutes les larmes de son corps. Elle ne voulait pas de cette vie. Mais de laquelle ? Voulait-elle être Ariel, douce et pure mais désespérément seule ? Ou bien préférait-elle être Moïra, délinquante avec la pire des réputations mais heureuse avec un homme qui avait accepté plus qu'elle n'aurait dû lui en demander ? La réponse, l'adolescente la connaissait évidemment, mais n'osait y penser car c'était impossible. Elle ne serait tout simplement plus jamais l'une ou l'autre, mais les deux à tout jamais, tiraillée entre deux vies aussi imparfaite l'une que l'autre. Elle pleura jusqu'à l'épuisement et s'endormit. Combien d'heures s'étaient écoulées lorsqu'elle fut réveillée par son téléphone ? La sonnerie retentissait dans la chambre comme si une parade s'était invitée à un enterrement. Sans vérifier l'identité de l'appelant, la brunette raccrocha avant de l'éteindre complètement. Dans la soirée – du moins elle imaginait que c'était le soir – on frappa également à sa porte.

Les jours qui suivirent se déroulèrent ainsi. La jeune Fisher passait ses journées enfermée dans sa chambre, ne sortant qu'une fois certaine d'être seule dans la dépendance. Louna ne frappait plus désormais, elle se contentait de lui laisser à manger sur le pas de sa porte. Elle appréciait le geste, mais ne pouvait se résoudre à lui parler. Parfois elle entendait des coups à ses volets ou à sa porte et elle savait qu'il s'agissait de Clo grâce au son de sa douce et mélodieuse voix qui lui ordonnait de 'bouger ses fesses et de sortir de sa tanière'. Matthew quand à lui avait dû l'inonder de messages et d'appel, mais elle n'avait toujours pas rallumé son téléphone. Moïra l'avait même entendu parler avec Louna un soir avant de tenter de la faire sortir à son tour mais elle n'avait pas eu la force de lui ouvrir. Elle savait qu'elle se montrait égoïste, mais comment faire autrement alors qu'elle l'avait été deux vies durant ?

Et un matin où Louna avait oublié le journal dans la pièce à vivre, une solution inespérée s'offrit à la jeune femme. Un article qui expliquait comment, si l'on sortait des limites de la ville, on oubliait instantanément les souvenirs des vies qui n'étaient plus les leurs. En lisant cela, un espoir fou remua le cœur de Moïra. Elle pouvait oublier, tout oublier et redevenir celle qu'elle voulait être. Ariel avait déjà perdu la partie une fois, elle était fatiguée et ne pouvait se résoudre à lutter davantage. La lycéenne repensa à Maisie qui avait embrassé son identité storybrookienne. Elle avait semblé si heureuse sur la plage. Mais la brunette ne pouvait pas simplement décider de ne pas être la princesse d'Atlantica, sa vie passée, bien que terminée, continuait à faire souffrir son cœur chaque jour et chaque nuit. Ce n'était pas une vie. Elle aurait dû mourir, mais avait eu droit à une seconde chance qu'elle gâchait désormais à repensant à ce qu'elle n'était plus.

Sa décision était prise. Une dizaine de minutes plus tard, l'adolescente se retrouvait à la lisière de la forêt, sur la route qui permettait de sortir de la ville. Cette route, elle avait maintes fois rêvé de l'emprunter avec Cloé pour se rendre à Boston. Tout quitter, ne pas se retourner et recommencer à zéro dans une ville où personne ne les connaissait. Cette route lui offrait désormais une toute autre forme d'échappatoire. Comme des automates, ses pieds avançaient seuls la long de la route. Bientôt elle aperçut le panneau qui annonçait la sortie de la ville et à côté de celui-ci, deux silhouettes blondes. En s'approchant davantage, Ariel reconnut Hazel et Moïra reconnut Luz la folle du cimetière qu'elle croisait parfois en allant sur la tombe de sa mère. Cette dernière dit quelque chose à sa voisine que la benjamine des filles Fisher ne put déchiffrer. Quant à l'ancienne sirène blonde, elle bredouilla en s'adressant à la princesse déchue. Inspirant un grand coup, elle mesura l'importance de ce moment, celui où elle assumait pour la première fois sa décision.


''Appelle-moi Moïra. Et comment je dois vous appeler toutes les deux ?''

A la seconde question de Maddhen, le visage de la brunette se crispa un instant avant de se fermer. Elle regarda son amie et lui répondit d'une voix neutre:

''Je pense qu'on est toutes ici pour la même raison, non ?''

L'adolescente ignorait ce qui motivait les deux blondinettes à oublier leur vie passée, et elle ne le leur demanderait pas tout comme elle espérait qu'elles ne lui poseraient pas la question. Leurs raisons étaient les leurs, mais leur but était le même et pour la première fois depuis ce fameux matin, Moïra ne se sentait plus seule.

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MessageSujet: Re: La nouvelle association des contestataires : la frontière efface tout ... [Luz, Moïra & Maddhen]   Dim 18 Jan - 20:40


Luz, Moïra & MaddhenTraverser pour oublier


D'un certain sens, s'était recommencer sa vie, se donner une seconde chance de faire mieux. La voleuse connue sous le nom de l'Egnima cherchait simplement à être heureuse et de s'accepter comme elle était. Luz aimait sa vie à Storybrooke, autant matériel qu'immatérielle. Ici, elle était libre d'agir à sa guise, elle n'appartenait plus au ténébreux et puis, elle avait obtenu tout ce qu'elle avait toujours souhaité une maison, un lieu où elle se sentait chez elle, son propre refuge. Bien sûr que de la forêt enchantée, elle avait le château du ténébreux ou encore la chaumière de sa grand-mère, mais ce n'était pas réellement à elle, enfin elle ne s'était jamais autant sentie à sa place qu'à la maison du cimetière, là où elle vivait avec Maddhen et tous leurs animaux. La malédiction avait agi plus sur elle, qu'elle ne l'aurait pensée. Déjà, en lui laissant les souvenirs de la mort de ses parents et la rendant aussi plus humaine. Certes, elle restait une personne égoïste, qui ne pense qu'à son or, mais s'il y avait une caractéristique à retenir sur la voleuse, c'était sa loyauté et voilà ou était la différence, dans la forêt enchantée il n'y avait que le ténébreux qui comptait, à Storybrooke il y avait un peu plus de personnes et la principale était Maddhen, en y réfléchissant c'était l'ancienne sirène qui l'avait rendue plus humaine et la malédiction n'avait fait que les rapprocher.

Oublier lui était primordiale, elle ne voulait plus souffrir, se sentir coupable pour la mort de ses parents, et même si le souvenir de cette nuit ne la quitterait pas, vu qu'elle ne l'avait jamais fait, elle oublierait simplement que ces personnes qui crient sont ses parents. Bien sûr, elle continuerait à faire ses cauchemars, mais ne vaut-il pas mieux que de savoir que tout est réel ? Luz avait choisi sa destinée et n'avait pas eu besoin des Feu-follet la guider. Pour une fois, elle prendrait sa décision d'elle-même. Alors qu'elle partageait un moment unique avec Maddhen, elle lui fit part de son envie de traverser, n'oubliant pas de mentionner l'article de journal. La jeune femme n'imaginerait pas que l'ancienne sirène voudrait traverser avec elle, mais elle voulait simplement que celle-ci sache tout d'elle avant d'oublier à nouveau, au moins, ses parents ne seraient pas totalement oubliés.

Alors que Maddhen lisait l'article de la frontière, un intrus apparut dans son champ de vision. L'Egnima ne comprenait pas ce que cette jeune femme faisait ici, elle estimait que celle-ci ne devait pas se trouver là. Fort heureusement, son amie semblait la connaître, évitant à la gardienne du cimetière de se montrer désobligeante.

- Mo … Princes … Mo … heu non … Ar … rrrrh. Je dois t'appe ou plutôt vous appeler comment ?

Luz fut surprise de voir sa soeur de coeur bredouiller autant, qu'est-ce que cette femme lui avait fait pour qu'elle agisse ainsi ? Elle regarda la brunette d'un air suspect. Personne n'avait le droit de faire perdre ses moyens à Maddhen.

''Appelle-moi Moïra. Et comment je dois vous appeler toutes les deux ?''

Pour ne pas changer Luz ne préféra pas répondre, surtout en ignorant le passif en commun des deux jeunes femmes, si cela se trouvait, cette jeune femme était la personne qui avait poussé Hazel à fuir son monde de sirène. Il lui faudrait enquêter, mais qu'une fois passer la frontière, ne pensant pas au fait qu'elle ne s'en souviendrait plus.

- Alors, petite promenade avec ses pieds ?

D'accord, Luz était complètement paumé. Comment se promener sans ses pieds ? Avait-elle à faire à une sérial-killeuse qui coupait les pieds de ses victimes ? Cela expliquerait le comportement étrange de Maddhen. Qui ne flipperait pas devait une collectionneuse de pied ? Hormis Luz bien sûr, elle trouvait cela plutôt cool et si elle était du genre à vouloir aider son prochain, elle lui aurait surementproposé les pieds des morts du cimetière.

''Je pense qu'on est toutes ici pour la même raison, non ?''

Bougeant son petit nez, elle examina la jeune femme, avant de croiser ses bras. C'était impossible que la brunette soit là pour oublier d'avoir tué ses parents, hormis peut-être cette histoire de collectionneuse de pied. Luz était persuadée d'avoir raison et finalement demanda sans trace de doute dans sa voix.

- Tu as pris les pieds de ta famille ?

C'était ce qui paraissait le plus logique, si elle pensait être venue pour la même raison qu'elle, cela devait être au sujet de la famille. Souriant comme une enfant, elle se tourna vers son amie.

- Moi, je suis là pour traverser la frontière. Et toi Maddhen, qu'est-ce que tu vas faire ?

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MessageSujet: Re: La nouvelle association des contestataires : la frontière efface tout ... [Luz, Moïra & Maddhen]   Mer 4 Fév - 12:20


Luz, Moïra & MaddhenTraverser pour oublier


Tous les habitants de StoryBrooke avaient un seul mot à la bouche : la malédiction. Il est vrai que la ville ne manquait pas d'animation, mais cette fois-ci, Regina avait fait fort. Lorsque l'ancienne sirène déchue était dans le bar, elle avait entendu de nombreuses discussions qui parlaient de cette méchante reine. Certains voulaient se venger, ils préféraient leurs anciennes vies, leurs anciens noms, leurs anciennes routines ... D'autres voulaient la remercier, ils avaient été heureux et contrairement aux autres, eux étaient en colère contre Emma. Après tout, c'était elle qui avait brisé leurs nouvelles vies. Ils préféraient vivre dans l'illusion, plutôt que se rappeler d'avoir été des paysans quelconques qui étaient exploités et qui vivaient dans la pauvreté. Maddhen faisait partie de ces gens-là, elle aurait préféré laisser les choses comme elles étaient. Cette ville leur avait offert de nouvelles perspectives, ici, la nourriture était abondante, la plupart des maladies n'étaient plus mortelles ... Certes, la pauvreté existait encore, mais il y avait moins de précarité que dans l'autre monde. La magie n'existait plus et cela ne la dérangeait pas, au moins ici, tous les hommes étaient égaux. Si une personne a un différend avec une autre, elle peut utiliser ses poings ou la parole, mais les anciens magiciens ne pourront plus transformer les autres en grenouille. Bien sûr, la malédiction n'avait pas apporté que des biens faits, des familles avaient été séparées, mais après tout, ils ne le savaient même pas, alors à quoi bon y penser.

La situation était délicate et dans tous les sens du terme. Maintenant, Maddhen ne savait plus comment appeler les gens, par leurs anciens prénoms ou leurs nouveaux ...

- Appelle-moi Moïra. Et comment je dois vous appelez toutes les deux ?

Luz n'était pas une personne très expressive et encore aujourd'hui, elle le prouvait.

- Comme tu veux ...

Elle-même ne savait pas qui elle était, une version mutante d'elle-même apparemment. Une part de son esprit voulait rester cette jeune sirène insouciante, celle qui voyageait entre le monde à la recherche de trésor pour son beau pirate. Une autre voulait effacer ses souvenirs et tout recommencer et encore une autre qui était perdue. Toutefois, à ce moment précis, elle n'oubliait pas l'identité d'Ariel et le respect qui lui était dû, mais avec deux personnalités, ce n'était pas facile de se contrôler. Et apparemment, c'était la personnalité de Maddhen qui était ressorti, elle lui posa une question qui fut répondue par une autre.

- Je pense qu'on est toutes ici pour la même raison, non ?

Avait-elle eu un problème avec ses deux pieds ? Est-ce pour cela qu'elle n'avait pas répondu ? Peut-être que oui, peut-être que non ... En tout cas, cette histoire de pied intrigua la gardienne du cimetière. Maddy arqua un sourcil, pourquoi devait-elle avoir les pieds du roi ?

- Tu as pris les pieds de ta famille ? Dit-elle, puis se retourna en souriant Moi, je suis là pour traverser la frontière. Et toi Maddhen, qu'est-ce que tu vas faire ?

Maddhen ressassait le passé, elle n'arrivait pas à se détacher de lui. Elle avait essayé d'arrêter de penser, de contrôler ce flux de souvenir qui parasitait sa raison, mais c'était difficile. Aujourd'hui, deux choix s'offraient à elle. Fuir ou se battre. C'était avec ironie qu'elle se rendit compte qu'Hazel s'était déjà retrouvé dans cette situation et cette fois-là, elle avait choisi la fuite. Sur le moment, ça lui avait paru être la meilleure solution, même si plus tard, elle avait regretté son choix. Le monde des humains était si froid et peu hospitalier, les Hommes étaient trop différents des sirènes. Avant que la malédiction l'emporte, elle avait fait un tout autre choix, elle voulait reprendre sa vie en main et revenir parmi les siens. C'était cette décision qui lui avait permis de rencontrer Lumi. Si elle décidait de traverser la frontière, c'était une fuite. Une échappatoire qui effacerait la vie d'Hazel, pas seulement sa vie, mais toute son existence et une fois encore, elle ferait preuve de lâcheté. Toutefois, si elle décidait de reculer et de rentrer chez Luz, cela signifierait qu'elle avait décidé de se battre contre sa culpabilité et sa jalousie malsaine. Il était évident qu'elle était capable de le faire, mais comment pouvait-elle regarder Sebastian, son Crochet sans ressentir de la peine ? Il y avait peut-être une autre raison qui pourrait la pousser à traverser, si le pirate savait que c'était de sa faute si son trésor avait fui, personne ne pourrait la protéger. Maddhen le connaissait suffisamment pour savoir de quoi il était capable. Même si aujourd'hui, le destin les avait rapprochés, dans une autre vie, ils avaient été séparés. Elle était profondément attachée à cet homme et elle n'était pas capable d'affronter son regard, d'y voir de la colère à son égard, mais aussi du mépris.

Elle se rapprocha de la frontière et laissa tomber le journal en dehors la limite de StoryBrooke. Il ne fut pas électrocuté, ni changer en pierre, rien de tout cela. La frontière pouvait la libérer de ce poids qui avait poussé Hazel à fuir Nerverland. Même si aujourd'hui, le destin les avait rapprochés, dans une autre vie, ils avaient été séparés.

- Jamais Crochet ne me pardonnera ... J'ai été son ouragan, dit-elle. Elle plongea son regard dans celui de Luz. Je traverse, on part pour une nouvelle aventure ...

Quelques jours auparavant, des milliers d'heures avant que tout cela arrive, les deux colocataires avaient regardé un film. Une jeune femme avait utilisé une métaphore qui l'avait marqué, elle s'était décrite comme un ouragan qui détruisait des vies. En étant Maddhen, elle n'avait pas réellement compris ce qui se cachait derrière ce mot, mais en étant Hazel, elle le comprenait. Ce mot était lourd de sens.

Maddy se planta devant la ligne de démarcation et tendit ses deux mains. Elle sentit très rapidement celle de Luz, mais pas celle de Moïra. Puis, elle tourna sa tête vers sa princesse.

- Toujours partante ?

En attendant qu'elle se décide, elle posa une autre question, mais cette fois, cette question était pour Luz.

- Tu veux dire quelque chose avant de récupérer notre vie ? Parce que moi, j'ai beaucoup de choses à dire, comme je suis heureuse que la malédiction nous aient autant rapprochées et je sais qu'Indiana sera bien élevé, parce qu'on est des mères formidables et et ... Moïra, je te trouve magnifique avec tes jambes. D'ailleurs ... Je sais pourquoi moi, je veux oublier, je sais pourquoi Luz veut traverser, mais toi, pourquoi tu veux le faire ?

Maddhen savait trouver les moments idéals pour poser des questions. Sa tête n'était plus dirigée vers la route, mais vers Ariel. Son regard était interrogateur, pourquoi une princesse voulait oublier son ancienne vie, qu'avait-elle fait ? Elle avait baissé sa main, pas parce qu'elle ne voulait plus tenir celle de Moïra, mais parce que la maintenir en l'air devenait douloureux.

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La nouvelle association des contestataires : la frontière efface tout ... [Luz, Moïra & Maddhen]

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