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L'histoire se déroule en Octobre 2013.

« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


Charming ೨ Henry ೨ Ruby ೨ August

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 « This is not what I planned... » ೨ Cliam.

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MessageSujet: « This is not what I planned... » ೨ Cliam.   Jeu 6 Sep - 22:52




Ҩ Cliam

C'était un après-midi un peu nuageux, pour une fois Liam était rentré tôt à l'orphelinat, Louna lui ayant dit que l'on n'aurait pas besoin de lui au Daily Mirror aujourd'hui... C'est sans doute pourquoi le surveillant sembla si surpris d'entendre sa voix lui répondre quand il frappa à la porte de sa chambre ! Liam venait de terminer son devoir de mathématiques, préparant déjà tout un plan pour aborder Cloé plus tard, sachant à quel point elle était nulle dans cette matière. Concernant le devoir de français, par contre, il retardait encore l'échéance mais il fallait dire qu'il n'avait même pas pris la peine de lire le bouquin que leur professeur les faisait étudier alors, forcément, remplir une fiche de lecture sur le sujet... Quoi qu'il en fût, le surveillant informa Liam que la directrice souhaitait le voir dans son bureau le plus rapidement possible, autrement dit maintenant. Le jeune homme fronça les sourcils, se demandant ce que la vieille peau pouvait bien lui vouloir : il avait été plutôt sage cette semaine ! Soupirant, il se leva et suivit le porteur du message jusqu'au bureau de Carmen Time.

Dire que Carmen Time était une directrice attentionnée, vraiment investie dans la cause des orphelins et prête à tout pour les aider à se construire était sans doute l'un des plus gros mensonges de tout Storybrooke. Et, pourtant, c'est l'impression qu'elle réussissait à donner aux gens extérieurs à l'institution. En réalité, cette femme était manipulatrice, froide et intéressée, sans aucune once d'amour pour un quelconque enfant, étant à la tête de l'orphelinat uniquement par intérêt, dépensant les fonds des pauvres gosses à des fins personnelles. À vrai dire, l'un de ses pensionnaires pourrait disparaître du jour au lendemain que cela ne l'inquiéterait pas plus que ça, du moment que cela reste un secret et qu'elle continue à recevoir des subventions au nom du gamin manquant à l'appel ! Inutile donc de préciser à quel point les rapports entre la directrice et les pensionnaires sont tendus. Si les orphelins ont réussi à se constituer une famille, c'est uniquement de leur initiative ; ils s'épaulent, se couvrent et se protègent, pensent aux autres et font des efforts pour leurs congénères et ne comptent que sur eux-mêmes, ce qui doit certainement beaucoup arranger madame Time !

Il était donc normal pour Liam d'avoir une boule au ventre une fois planté devant la porte du bureau de cette dernière. Inspirant un grand coup, il frappa trois coups énergiques et entra sans attendre de réponse. Après tout, elle voulait le voir, non ? Il perdit le peu d'assurance qu'il avait en croisant le regard assassin de la directrice, assise à son bureau. Visiblement, elle ne l'attendait pas tant que ça, ce qui expliqua sans doute le ton sec qu'elle employa lorsqu'elle daigna enfin lui adresser la parole, après un court silence.

▬ Ressors.

Liam fronça les sourcils, qu'est-ce qui lui prenait, à cette peau de vache ? Automatiquement, il redressa le menton fièrement et répondit sur un ton de défi mêlé à de l'incrédulité.

▬ C'est vous qui avez demandé à me voir, à ce que je sache !

Carmen fit claquer le stylo qu'elle tenait dans la main d'un coup sec sur le bureau pour le faire taire, ce qui ne manqua pas de faire sursauter Liam au passage. Elle le refixa quelques instants avec un regard mauvais puis soupira, répondant sur un ton calme qui ne laissait jamais rien présager de bon...

▬ Je ne t'ai pas autorisé à entrer alors tu vas me faire le plaisir de ressortir de cette pièce et revenir avec le respect qui m'est du, petit ingrat !

À ces mots, Liam serra les poings et grinça des dents. Elle n'avait jamais rien fait pour eux, elle ne connaissait même pas les prénoms de la plupart des orphelins, et elle osait réclamer son respect ? Comment pouvait-elle croire qu'ils lui devaient quoi que ce soit ?! Ils restèrent là à se fixer pendant plusieurs instants, aucun des deux ne voulant céder, puis Liam réalisa soudainement qu'il était là uniquement parce qu'elle l'avait demandé, alors il finit par afficher un petit sourire en coin et commença à reculer.

▬ Si vous n'avez rien à me dire, je m'en vais.

Il se retourna et entendit Carmen grogner dans son dos au moment où il posa la main sur la poignée de la porte. C'était une victoire, certes, mais il devrait certainement en payer le prix à grand renfort de corvées ingrates... La directrice ne supportait pas qu'on lui tienne tête, malheureusement, mais Liam ne manquait jamais une occasion de la faire enrager !

▬ Reviens, Liam. Assied-toi.

Le fait qu'elle ait utilisé son prénom le fit grimacer, c'était rare qu'elle se donne la peine de savoir comment s'appelait l'une de ses victimes... Le ton glacé qu'elle venait d'employer s'ajoutant à cela, ce fut donc d'un pas mal assuré qu'il vint s'installer en face d'elle.

▬ Inutile de préciser que tu es de corvée douche et vaisselle pendant deux semaines, jeune homme. Peut-être cela t'aidera-t-il à apprendre le respect.

À nouveau, l'orphelin serra les dents et se contraignit à lui jeter un « merci madame », comme si cette punition avait été donnée pour son bien. Il attendit, ensuite, qu'elle se décide enfin à cracher le morceau, refusant de montrer sa nervosité pour qu'elle ne s'amuse pas à faire durer le suspens. Elle se leva lentement et contourna son bureau pour sortir du tiroir de l'armoire la plus proche un unique papier qu'elle fit glisser lentement vers Liam un fois ré-assise. De toute évidence, il s'agissait d'un fax d'un document plus ou moins officiel. Le jeune homme reconnut le tampon de l'hôpital et arqua un sourcil : il n'était pas allé aux urgences depuis quelques mois...

▬ Qu'est-ce que c'est?

La cruelle Time lui adressa un sourire carnassier et l'invita d'un geste de tête à examiner le document de plus près. L'orphelin fronça les sourcils mais s'exécuta sans protester, sa curiosité l'emportant. Au fur et à mesure que ses yeux parcouraient le papier, son ventre se nouait. Son esprit subitement embrumé ne parvenait plus à associer les mots sous ses yeux, tellement il ne s'attendait pas à cela.

▬ Ne fais pas cette tête, on dirait que c'est une mauvaise nouvelle pour toi... N'est-ce pas le rêve de tous les orphelins de retrouver sa famille, pourtant ?

Relevant les yeux vers elle, il la fixa quelques instants, incrédule, puis se leva d'un bond en brandissant l'acte de naissance à son nom, car c'était bien de quoi il s'agissait, perdant toute contenance.

▬ Où avez-vous trouvé ça ? C'est faux, j'en suis sûr ! C'est encore l'un de vos tours pour nous tourmenter !

Le sourire de Carmen s'évanouit, laissant la place à son habituel regard froid.

▬ Ce document a été retrouvé ce matin dans les archives de l'hôpital. Comme tu peux le lire, il atteste de ton lien de paternité avec Mr Hopkins mais ne t'en fais pas, vous subirez tous deux des tests ADN pour le confirmer.

Liam roula le papier en boule et le lança à travers la salle. Un père ? Lui ? Ce bijoutier alcoolique qui n'aime rien ni personne hormis sa bouteille ? Comment pouvait-il être son père ! Comment cette information pouvait-elle être inscrite sur ce bout de papier alors que la case « maternité » restait vide ? Tout ceci n'avait aucun sens pour lui... C'était forcément un coup monté, il n'y avait pas d'autre explication. Mais pourquoi ? Et pourquoi lui ? Le jeune homme avait abandonné l'idée de trouver une famille depuis de nombreuses années... Il avait déjà une famille ! Les orphelins étaient la seule famille qu'il voulait, à présent, et quitte à partir de l'orphelinat l'année prochaine, il préférait autant s'installer seul dans un appartement plutôt qu'avec cet inconnu reconnu comme son géniteur ! Et puis... Il y avait Cloé... Il n'avait aucune envie d'être traîné loin d'elle, non... Pointant un index accusateur vers la directrice, il commença à reculer en direction de la porte.

▬ Je ne sais pas comment vous avez fait, je ne sais pas non plus pourquoi... Mais il y a une chose que je sais : je ne partirai pas vivre avec lui, et vous pourrez faire tout ce que vous voulez pour m'y contraindre, je n'y resterai pas ! Jamais ! Vous m'entendez ? Je n'ai pas de père !

Il était déjà à côté de la porte quand il lui cria la dernière phrase puis, sans plus attendre, il se précipita hors du bureau et claqua la porte derrière lui.

(c) B-NET
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MessageSujet: Re: « This is not what I planned... » ೨ Cliam.   Dim 9 Sep - 23:48
Ainsi soit je, ainsi sois-tu, ainsi soit ma vie...
T
u rentres tôt dis donc ! Je parie que tu t’es fait virer….

L’homme était trapus, le regard perçant et le ventre proéminant. Il dégageait une aura malsaine, le genre d’homme qui prend un plaisir sadique à voir les autres souffrir, le genre de personne pas du tout indiquée pour travailler avec des gamins…et pourtant, il était l’un des surveillants de l’orphelinat, à croire que la directrice choisissait son personnel parmi les pires âmes de la ville. Cloé se demandait souvent si le casting était préétabli… « Vous êtes un enfoiré sans pitié ? Vous aimez démoraliser les gens ? Vous adorez traumatiser les gosses en leur faisant bien comprendre que le père Noël n’existe pas ? Bienvenue à l’orphelinat de Storybrooke ! Votre rêve de gâcher ceux d’une cinquante d’enfants va se réaliser…. »
Tss…n’était-ce pas une véritable tragédie ? Ne pas avoir de parents représente un handicap majeur pour commencer sa vie, si en plus l’amour et l’affection sont remplacés par du mépris et de la méchanceté gratuite, il est impossible de grandir et de s’épanouir normalement lorsqu’on a à peine 5 ans…

- Cause toujours tu m’intéresses…Répondit sèchement une blondinette nettement plus petite que la moyenne. Son doux visage affichait un air blasé presqu’indifférent face à la remarque du surveillant assis à l’accueil. Le sac qu’elle portait en bandoulière était déchiré par endroits, il était vieux comme le monde et transportait ses affaire depuis de longues années. Ses cheveux mi-longs volaient dans tous les sens, elle n’avait pas eu le temps de vraiment se coiffer et elle s’en fichait pas mal. Trainant des pieds, elle commença à monter les escaliers du hall en soupirant, exténuée par la journée qu’elle venait de passer même si celle-ci était loin d’être achevée.

Elle s’était levée à l’aube pour exécuter les tâches ménagères du week-end. Carmen Time, la directrice, plus vicieuse et maligne que ses employés, avait attribué, depuis le début de l’année, des corvées plus ou moins contraignantes à Cloé Dusty, l’orpheline rebelle qui lui causait bien des « soucis ».
Cirer le parquet de tout l’établissement était le genre de chose que madame « Tic-Tac », comme les gosses aimaient l’appeler, appréciait particulièrement. Une punition parmi tant d’autres qui faisait vite perdre le sourire à celui qui devait l’effectuer. Malheureusement pour cette garce de Carmen, Cloé était du genre obstinée, plus elle lui en demandait, plus elle la défiait avec férocité, une bataille de tous les jours qui obligeait l’ex-fée à rester forte jusqu’au bout !

Sa journée avait donc plutôt bien commencé, s’en était suivi une visite à l’aquarium où sa sœur Diane travaillait. L’orpheline venait la soutenir dans son projet et sa passion pour les animaux marins, l’aidant à nettoyer les enclos, à classer les papiers administratifs…Elle espérait que la jeune femme réussisse à ramener du monde, qu’elle puisse enfin réaliser son rêve ! Quel exemple elle ferait pour tous les autres orphelins en mal de reconnaissance !
Vers 11h, La jeune Dusty s’était rapidement rendue au Granny’s café. La gérante, une vieille bonne femme bougonne mais au cœur généreux embauchait Cloé quelques heures pour remplacer sa petite fille au service. Le Granny étant ouvert tous les jours, toutes les heures, Ruby avait parfois besoin de prendre un peu l’air, surtout le samedi après une semaine bien chargée. Ce job était temporaire et bientôt Cloé devrait sans doute trouver autre chose pour se faire un peu d’argent de poche…

Un des clients lui avait soufflé que le bar de la ville cherchait une danseuse, mais la jeune femme n’avait aucune compétence en danse et se sentait bien incapable d’oser se dandiner devant un public surement très masculin…Cette vision lui avait décroché un sourire gêné, imaginer Liam la surprendre ainsi la rendait particulièrement mal à l’aise. « Je trouverai bien… », Avait-elle répondu en haussant les épaules.

Il était donc 15h30 lorsqu’elle rentra enfin à l’orphelinat. Elle ne s’était donc pas faite virée de son travail, elle avait simplement fini un peu plus tôt, le temps était maussade, les gens préféraient manger au chaud chez eux.

- Parles moi autrement sale gamine ! Ou toi aussi tu vas finir dans le bureau du dirlo’ ! Gueula l’idiot de surveillant dans son dos avant de reprendre la lecture du journal de la ville, sans doute à la rubrique sport, le reste ne pouvait pas intéresser un homme aussi étroit d’esprit.
Cloé grimaça mais se figea tout de même à ces mots.

- Comment ça ? Qui est dans le bureau de la vi….de mademoiselle Time ? Demanda immédiatement la blondinette du haut des quelques marches, redescendant progressivement vers l’homme, les sourcils froncés, inquiète que l’un des gamins se retrouve seul avec cette abominable directrice...

- Hum…ton p’tit copain le rouquin ! Je me demande bien encore ce qu’il a fait celui-là…

Cloé n’attendit pas la fin de sa phrase et fila jusqu’au premier étage, montant les marches deux par deux. Qu’avait encore pû faire Liam pour se faire punir si tôt dans l’après midi ? Était-ce en rapport avec le lycée ? Il se tenait plutôt à carreaux ces derniers temps et il avait de bien meilleures notes qu’elle sans faire le moindre effort alors…Arrivée devant la froide porte de la directrice dont l’inscription était à moitié effacée, détériorée par le temps, l’usure et les nombreux graffitis qui avaient autrefois recouvert le nom, Cloé s’approcha doucement à pas feutrés, le cœur battant à cause de sa course subite. Des éclats de voix surgirent de l’intérieur. Inquiète, Cloé tendit l’oreille et resta silencieuse, essayant de comprendre des brides de conversations…en vain !

- Je n’ai pas de père !

Ah si…ça elle l’avait parfaitement entendu mais n’eut pas le temps de reculer lorsque Liam, les traits déchirés par la colère, sortit en trombe du bureau faisant claquer la porte derrière lui, ce qui fit sursauter Cloé.
La jeune femme ouvrit la bouche, hébétée, cherchant un mensonge pour justifier sa présence…Mais rien ne lui vint et puis d’ailleurs, elle fut tellement surprise par la mine contrariée de son ami qu’elle oublia immédiatement cette idée.

- Liam ? Qu’est-ce que….Liam et elle se disputaient sans cesse, pour tout et pour rien. Ils étaient si proches, si complices au final qu’ils ne passaient pas une journée sans se parler. Mais depuis tout ce temps passé ensemble, jamais l’ex-fée n’avait vu une telle expression sur le visage séduisant du garçon de son cœur. Ses joues avaient perdu de leur couleur, dans ses yeux elle pouvait y lire de la tristesse, de la colère et de l’incompréhension… Était-ce en rapport avec sa dernière phrase ? Qu’est-ce que cela signifiait ?

La petite blonde jeta un regard noir en direction de la porte noire derrière laquelle se cachait le monstre qui leur servait de directrice. Elle soupira en entendant du mouvement du côté de Carmen et prit doucement mais surement la main de Liam histoire de le sortir de sa torpeur.

- Viens ! Dit-elle alors avec ferveur, une idée lui avait traversé l’esprit. L’adolescente attira le jeune homme à travers le dédale de couloirs d’un pas résolu, ne s’arrêtant que pour laisser passer un ou deux gamins qui se chamaillaient…À une intersection, ils tournèrent à droite, s’avançant peu à peu dans un couloir sombre et désinfecté. Ici, plus rien n’était vraiment utilisé, les rares portes existantes ne menaient qu’à des chambres en si piteux état, où l’eau s’y déversait tellement à travers la toiture les jours de pluie, qu’elles étaient à présent inhabitables…Témoignage caché du délabrement de l’établissement.
Ignorant la tristesse du lieu, les gamins en avaient fait leur terrain de jeux, loin du regard des surveillants. Cloé et Liam arrivèrent enfin devant une porte, la plus discrète et la plus banale, une porte qui n’avait plus de raison d’être depuis bien longtemps, oubliée de tous, hormis des deux protagonistes.
Lâchant la main de son ami à regret, la belle plongea son regard dans son sac…Après quelques secondes de recherches intensives, elle finit par trouver son précieux trésor. Un trousseau de clés !
Faisant jouer ces dernières entre ses mains, elle se saisit de l’une d’elle, la plus rouillée de toutes et la brandit devant elle dans un léger sourire malicieux. Sans doute avait-il oublié que c’était elle qui possédait encore le dernier vestige de leur enfance...

Introduisant la clé dans la serrure, un cliquetis familier se fit entendre et elle poussa la porte en bois qui s’ouvrit sur leur ancienne cachette secrète.
Tout en soupirant de nostalgie, elle entra avant de se tourner vers Liam.

- Ça faisait longtemps ! Dit-elle dans un léger sourire compatissant. On peut parler de tout ici…Si tu…Si jamais t’en as envie !

Sa dernière phrase lui noua un peu la gorge car finalement, elle avait agi sans vraiment réfléchir, comme toujours. Elle s’était dit que cette mesure s’imposait, comme lorsqu’ils n’étaient que des gosses, mais jamais elle n’avait pensé au fait qu’ils seraient seuls tous les deux, loin de tous…Être proche de Liam c'était une joie immense mais aussi une souffrance indescriptible car ils ne partageaient pas les même sentiments depuis bien longtemps.
Grimaçant un peu, elle s'éloigna et s'assit sur un vieux bureau, feignant la décontraction alors que son coeur battait la chamade. Sa stupidité n'avait plus de limite...
code by Mandy
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MessageSujet: Re: « This is not what I planned... » ೨ Cliam.   Sam 29 Sep - 23:16





Ҩ Cliam

Il avait claqué la porte de toutes ses forces, à tel point qu'il pouvait encore sentir le bras vibrer dans sa main bien qu'il ne touchait plus les planches noires qui le séparaient de l'horrible Carmen Time. Malheureusement, c'était loin d'être suffisant pour le calmer, et la porte demeurait intacte même s'il aurait certainement à payer cher pour ce geste de colère. Si seulement il avait pu la faire sortir de ses gonds en la claquant, ça lui aurait apporté un peu de satisfaction... Mais non, le bois restait entier et le narguait bien à l'abri dans son cadre mural. Liam frappa des deux poings en plein dans la porte, visant la plaque à moitié effacée où le nom de sa tortionnaire était inscrit. Lorsqu'il vit la plaque tomber au sol et se briser à ses pieds, cela ne le fit pas se sentir mieux. Le rouquin poussa un long soupir puis se retourna lentement et se figea en voyant qu'il n'était pas seul. Cloé. Depuis combien de temps était-elle restée là à l'observer agir comme le dernier des crétins ? Avait-elle entendu la conversation qu'il avait eu avec le dragon ?

▬ Liam ? Qu’est-ce que...

La blondinette semblait confuse et surprise à la fois, et entendre le son de sa voix eut un effet étrange sur Liam. Sa colère semblait s'envoler, laissant plus de place à la tristesse et l'impuissance que les événements récents avaient provoqué en lui. Cloé, cependant, lui sauva la mise en réagissant à sa place lorsqu'un bruit de crissement de fauteuil de l'autre côté de la porte maudite se fit entendre, présageant que la si peu aimée directrice de l'orphelinat allait rappliquer d'une minute à l'autre et faire regretter au jeune homme son acharnement contre les planches de bois noir qui, jusqu'à présent, servaient de support à sa plaque. Et elle aurait certainement pu s'en prendre à lui autant qu'elle le désirait si Cloé ne lui avait pas pris la main pour le mener loin de cette pièce infernale d'un pas décidé.

▬ Viens !

Elle le guida dans le dédale de couloirs que constituait l'orphelinat et le jeune homme ne fit rien d'autre que la suivre, l'esprit embrumé et pas tout à fait certain de se trouver dans la réalité. Il s'accrochait à la main de la demoiselle qui occupait toutes ses pensées comme seul repère, comme si elle était la seule à pouvoir le sortir de cette situation ou du moins la seule à pouvoir l'aider à y voir plus clair dans cette journée qui avait pourtant si bien commencé et qui venait de virer au cauchemar total. Au fur et à mesure qu'ils progressaient dans le bâtiment, Liam réalisait ce que le fait de se découvrir un père impliquait, concrètement. Il ne serait plus un orphelin, il ne pourrait plus vivre ici, il devrait se séparer de ceux qui comptaient vraiment pour lui, il passerait lentement de membre de la famille à étranger... Il ne pouvait pas l'envisager. Pourquoi la vieille Tic-Tac lui avait-elle fait un coup pareil ? Il avait toujours su que son cœur était plus froid qu'un glaçon mais jamais encore il n'avait songé qu'elle oserait aller aussi loin ! Car, bien sûr, il était impossible pour lui d'accepter l'hypothèse selon laquelle Sebastian Hopkins était son père biologique, c'était forcément un stratagème de la part de la directrice sinon pourquoi cet homme l'aurait-il abandonné pour ensuite réapparaître tant d'années après ? Cela n'avait aucun sens. Le sol se dérobait sous les pieds de Liam, et malheureusement il ne pouvait pas voler. La seule chose à faire pour éviter de tomber c'était de rester accroché à la main de Cloé, et suivre sa lueur dans les ténèbres.

La blondinette les emmena jusqu'à la partie oublié de l'orphelinat, les ruines que la direction n'avait pas jugé utile de rénover, toute une aile du bâtiment qui demeurait ignorée de la plupart des personnes peuplant l'édifice, transformée en terrain de jeu par les plus téméraires des enfants mais plus vraiment fréquentée depuis que quelques éboulements ou inondations avaient provoqué des accidents chez les orphelins. Liam n'avait pas mis les pieds ici depuis de nombreuses années et, à vrai dire, il avait complètement oublié que ces lieux existaient. Son esprit les avait relégués au rang de rêve, trop trouble pour être un souvenir, trop lointain aussi. Mais ils existaient bel et bien, il pouvait se rappeler les nombreuses heures qu'il y avait passé dans son enfance, avec Cloé comme complice de toutes ses aventures et bêtises dans cet endroit délabré. Les deux adolescents parcoururent plusieurs couloirs dans ce triste lieu puis la blondinette les stoppa devant une vieille porte, tout ce qu'il y a de plus banal, légèrement plus petite que ses voisines. Poser les yeux dessus arracha un petit sourire à Liam et ce dernier pressa les doigts de Cloé entre les siens avant que cette dernière ne reprenne possession de sa main pour fouiller son sac et en sortir un trousseau de clefs. Le jeune homme arqua un sourcil en voyant la petite clef rouillée entre les mains de l'ex-fée. Les deux acolytes l'avaient volée il y a de ça des années mais il avait fini par oublier son existence, à cet objet aussi. Se rendre compte que la jolie blonde l'avait encore le fit se sentir bête. Se mordant la lèvre, il se demanda à quel point il avait pu être stupide pour ne pas se rendre compte que tous ces souvenirs en compagnie de celle qui faisait battre son cœur étaient toujours là au fond de lui et n'avaient attendu que cette occasion pour rejaillir dans son esprit !

Cloé entra dans la salle qui se trouvait être le plus gros débarras de l'orphelinat jamais employé. Il ne fallait pas se fier à la taille de la porte d'entrée, il y avait pas mal de place ici, ou du moins y en avait-il eu avant que l'espace n'ait été pris d'assaut par Time et ses sbires pour entreposer tout plein de vieux trucs de toute sorte, allant du vieux lits aux ressorts cassés à la baignoire semblant dater d'une autre ère, en passant par le bureau sur lequel la blondinette venait de s'asseoir. C'était une vraie caverne aux merveilles avec ses vieilles étagères pleines à craquer d'objets divers et poussiéreux. Liam avait toujours été fasciné par cette salle, et c'est sans doute pourquoi, des années auparavant, Cloé et lui avaient volé la clefs y donnant accès, transformant le lieu en leur sanctuaire sacré. Ils avaient passé tellement de temps ici, à l'époque ils pouvaient nommer chaque objet ou presque s'y trouvant. À présent, le jeune homme redécouvrait les lieux sous un nouveau jour et il avait oublié bon nombre des choses qui prenaient la poussière sur les nombreuses étagères qui les entouraient mais il ressentait toujours ce sentiment de fascination par rapport à cette salle et, plus important, elle était toujours à eux. Le temps avait passé mais cela n'avait pas changé. Leur sanctuaire les avait attendus et aujourd'hui ils étaient revenus à lui.

▬ Ça faisait longtemps ! On peut parler de tout ici... Si tu... Si jamais t’en as envie !

Liam lui sourit et referma la porte derrière eux. Malgré le chaos qui caractérisait leur relation ces derniers temps, elle n'avait pas hésité. Rien que d'y penser, le cœur du rouquin battit plus rapidement. Embrassant l'espace d'un regard, il poussa un soupir et murmura, la voix enrouée par la dernière utilisation qu'il en avait faite, devant le bureau de la directrice.

▬ Oui, trop longtemps...

Il n'avait pas répondu à sa proposition tout simplement parce qu'il ne savait pas par où commencer. D'une certaine manière, il aurait aimé pouvoir oublier, enfouir cette horrible nouvelle au fond de lui, l'entourer de silence jusqu'à l'étouffer et la faire disparaître. Mais ça n'était pas possible, il le savait. Aussi fort pouvait-il le vouloir, un problème de cette ampleur ne pouvait tout simplement pas se volatiliser. Et puis... Et puis Cloé avait le droit de savoir. Oui, quitte à choisir, le rouquin préférait qu'elle soit mise au courant par lui plutôt que par un de ces enfoirés de surveillants. Passant doucement près du bureau où elle était assise, il laissa ses doigts se promener sur le bois vieux et décrépi, laissant une trace de poussière derrière lui. Il continua sa progression jusqu'à la vieille baignoire qui, par le passé, avait de nombreuses fois été transformée en vaisseau par les deux gamins à l'imagination débordante. S’assaillant sur le rebord, il garda le silence quelques instants, cherchant à absorber toute la force que ce lieu lui inspirait, toute leur joie passée s'infiltrant dans ses veines comme une injection de courage. Serrant les poings sur la faïence de la vieille baignoire, il finit par baisser la tête et fermer les yeux avant de reprendre d'une voix blanche...

▬ Elle... Elle a trouvé le moyen de me faire partir.

Aussi simple que ça. Il avait pensé à tourner la choses sous une cinquantaine de phrases différentes mais au moment où il avait ouvert la bouche c'était la seule chose qui en était sortie. Il allait se battre, oui, mais ses chances étaient minces et peu de gens se soucieraient de son avis, au bout du compte. Comment croire qu'il orphelin préfère rester dans la misère plutôt que de retrouver sa famille ? Et soudain il se mit à se maudire pour ne pas avoir gardé ce foutu acte de naissance. S'il ne l'avait pas jeté à la figure de Time il n'aurait pas eu besoin de s'expliquer et n'aurait eu qu'à le tendre à Cloé pour qu'elle comprenne par elle-même. Mais cet abruti avait encore agi sous le coup de l'impulsion et maintenant il devait mettre des mots sur l'horreur qui venait de se produire.

▬ Apparemment l'hôpital a fait le tri dans ses archives, mais c'est trop tard... Dix-sept ans trop tard.

Il soupira puis releva la tête vers Cloé, lançant un regard déterminé à la blondinette qui semblait un peu perdue dans cette affaire. C'est vrai qu'elle ne pouvait pas comprendre grand-chose, il lui en disait si peu... Mais il faisait ce qu'il pouvait, vraiment, il voulait tout lui dire, mais certaines phrases n'étaient simplement pas encore prêtes à sortir. Il se rendait compte qu'il devait avoir l'air désespéré mais il n'avait pas vraiment le cœur à se préoccuper des apparences, en particulier considérant le fait qu'il s'agissait de Cloé en face de lui et qu'il s'était promis de rester sincère envers celle qui faisait battre son cœur.

▬ Je ne vais pas me laisser faire, tu sais... Je vais me battre ! C'est des conneries tout ça, encore un de ces pièges !

D'un bond, il se redressa. Le problème, c'est que dans sa précipitation il perdit l'équilibre et bascula en arrière contre le rebord glissant de la baignoire, se retrouvant étalé dedans. Grimaçant car il s'était mal réceptionné, il ne put s'empêcher de rire légèrement : quel soldat il faisait, vraiment !

(c) B-NET
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MessageSujet: Re: « This is not what I planned... » ೨ Cliam.   Jeu 25 Oct - 20:39
La lumière est invisible à nos yeux, c'est ce qu'ils disent en silence quand ils sont deux...
S
es jambes battaient sur un rythme régulier, brassant l'air avec nervosité, dictées par les coups que donnait son cœur contre sa poitrine...Plus elle l'observait de ses grands yeux miels, plus elle comprenait que la situation était complexe et sans issue pour le jeune homme ou presque.... Son Liam, son drôle, arrogant et enfantin Liam se métamorphosait en un double triste et colérique. Le voir dans cet état lui brisait le cœur et l'envie de le serrer fort contre elle prenait le pas sur sa fierté et ses doutes. Que s'était-il exactement passé dans ce bureau ? Pourquoi lisait-elle de l'hésitation lorsqu'elle lui proposa son aide ? Certes, ils passaient un temps incroyable à se disputer à tout bout de champ, néanmoins, ils n'avaient jamais eu de secrets l'un pour l'autre...N'étaient-ils pas, avant toute chose, les meilleurs amis du monde ?
Cloé jeta un regard autour d'elle avec mélancolie, les traces de leur enfance passée à Storybrooke ne pourraient jamais disparaitre totalement, ce monde que personne d'autre ne connaissait était à eux, c'était ensemble qu'ils l'avaient construit et protégé, quoiqu'il adviendrait...

▬ Elle... Elle a trouvé le moyen de me faire partir.

BAM...Le regard de la blondinette revint immédiatement se fixer sur Liam tant la stupéfaction la saisit. Quoi ? Qu'avait-il dit ? Le faire partir ? Liam allait...partir ? Ses pensées fusèrent dans tous les sens, c'était à la fois rapide et extrêmement lent comme lorsqu'on se voit tomber dans les escaliers, les mouvements se font en une fraction de secondes mais notre cerveau les détaille au ralentis. Cloé se sentit presque abrutie par cette nouvelle, ses petites jambes arrêtèrent leur va et vient et sa bouche s'ouvrit légèrement à l'image du poisson hors de l'eau. Elle ne cessait de fixer le jeune homme sans vraiment le voir, tétanisée par l'idée qu'il disparaisse de sa vie à jamais...Cette peur profonde semblait démesurée, tellement, qu'un long frisson lui parcourut le corps et sa gorge se noua sous le choc, l'empêchant de prononcer le moindre mot sous peine d'éclater en sanglot.
La rebelle, l'impulsive et la colérique Cloé n'était plus que l'ombre d'elle-même. On aurait pu lui couper la main qu'elle n'aurait rien senti tant son cœur la faisait souffrir.

▬ Apparemment l'hôpital a fait le tri dans ses archives, mais c'est trop tard... Dix-sept ans trop tard.


Appuyé contre la baignoire, les poings serrés, Liam tentait de s'expliquer mais le sens logique de ses phrases échappait totalement à l'orpheline qui buvait ses paroles sans les comprendre. Heureusement, il fermait les yeux à cet instant précis, parce qu'alors il aurait pu lire le regard plein de détresse que lui renvoyait l'ex-fée et qui n'aurait rien arrangé à sa situation bien au contraire. Pourtant, au fond d'elle, le voir si déprimé rassurait secrètement Cloé, c'était stupide et égoïste mais voilà, il ne désirait pas partir de l'orphelinat, il ne désirait donc pas la quitter dans un sens ! La jeune femme secoua la tête devant cette réflexion extrêmement déplacée, comment pouvait-elle être aussi possessive ? Liam avait besoin d'elle à ce moment précis et tout ce qu'elle trouvait de mieux à faire c'était de se plaindre comme une sale gamine capricieuse...

- Liam...Commença-t'elle en se mordant les lèvres, la voix légèrement enrouée, contente néanmoins de pouvoir reparler sans qu'aucune larme ne vienne embrumer ses yeux. Elle se souvint alors du cri qu'il avait poussé dans le bureau de la vieille Tic-tac. C'était ça n'est-ce pas ? Les archives...l’hôpital...un père...Liam avait un père ! Voilà le fil conducteur de tout ce Schmilblick, Carmen, cette garce de Carmen avait retrouvé le père de Liam, dix sept ans plus tard...La jeune femme soupira lentement, sans pour autant bouger de là où elle se trouvait. C'était un comble, depuis qu'elle était orpheline dans cet établissement, aussi loin qu'elle s'en souvienne, jamais aucun des enfants qui y vivaient n'avaient retrouvé leurs parents ! Tous pensaient qu'ils n'habitaient pas ou plus à Storybrooke et qu'eux-même avaient été abandonné dans ce patelin pommé justement parce que personne ne voulait d'eux ! Liam allait être, le premier et le seul à vivre ces histoires d'orphelins retrouvés comme on en voyait dans de mauvais téléfilms le dimanche après-midi.

▬ Je ne vais pas me laisser faire, tu sais... Je vais me battre ! C'est des conneries tout ça, encore un de ces pièges !

La belle fronça immédiatement les sourcils. Une minute plus tôt, elle aurait trouvé tous les moyens possibles et inimaginables pour garder le garçon qu'elle aimait prés de lui. Elle aurait alors partagé la soudaine combattivité qui animait les traits charmants du rouquin mais un autre sentiment étrange se faisait de la place au fond de son être...De la colère ? De la jalousie ? Non...un dérivé plutôt.

Elle n'eut néanmoins pas le temps de l'exprimer puisque Liam, le maladroit, perdit l'équilibre et se retrouva les quatre fers en l'air dans la baignoire.

- LIAM ! S'écria aussitôt Cloé en se précipitant jusqu'à lui l'air soucieux. Rien de cassé ? S'assurant que c'était le cas, elle lui adressa un faible sourire avant de soupirer, levant ses jolis yeux au ciel dans une expression d'éternelle lassitude. Qu'est-ce qu tu vas devenir sans moi ? Rajouta-t'elle sur le ton de la plaisanterie, le dominant du haut de ses un mètre cinquante sept, même si un picotement dans la poitrine lui rappela à quel point cette possibilité était sur le point de se réaliser...

- Allé pousse toi ! Son ton semblait neutre, quoiqu'un peu plus ferme. Elle ne voulait pas qu'il pense que son départ l'affectait bien au delà de leur amitié, car sa mission s'avérait bien plus délicate si c'était le cas.
Elle ne l'aida pas à se relever, bien au contraire, elle enjamba le rebord de la baignoire, dernier vestige de leurs jeux sans fin, lui donna un léger coup de pied pour qu'il se pousse et se fraya une place tout à côté de lui. Une fois assise, épaule contre épaule, genoux repliés sur elle-même, l'orpheline resta silencieuse, fixant un point imaginaire avec ténacité...Le seul support qu'elle aurait durant les trente prochaines secondes....

- Peut-être que ton père ne savait pas qu'il avait un fils...Elle ne su d'où sortait ce courage. L'ex-fée tentait de respirer à allure constante alors que son cœur bondissait dans sa poitrine et qu'une petite voix égoïste lui hurlait de se taire. Liam...si tu reconsidères les choses, vues d'un autre angle...n'est-ce pas ce que tu as toujours souhaité ? Ce que nous avons tous souhaité un jour ! Elle déglutit sans lâcher prise, sans que sa voix ne faiblisse, parce qu'elle le devait, pour lui ! Tu n'as pas oublié, j'en suis sure....toutes les fois où on voyait ces gamins rentrer après l'école, la main dans celle de leurs parents...Toutes les fois où on a rêvé d'échanger leur place avec la notre, juste pour un jour, une nuit, pour connaitre au moins une fois dans notre vie le sentiment d'être aimé !

Des larmes lui brouillèrent soudainement la vue, mais elle n'osa pas s'arrêter de parler de peur de ne jamais pouvoir continuer, ce n'était pas tant son discours de pauvre petite orpheline qui lui brisait le cœur c'était surtout l'intention qu'elle y mettait. Bien sur qu'elle aurait voulu s’accrocher au tee-shirt de Liam en hurlant de désespoir "Reste avec moi !" mais qui était-elle pour décider d'une telle chose ? Comment pourrait-elle se regarder en face si le garçon qu'elle aimait restait prisonnier de l'établissement juste pour lui faire plaisir, par pitié en somme...d'ailleurs, le ferait-il ?

- Peut-être même qu'il a de l'argent...Dit-elle en tentant de reprendre le contrôle sur ses émotions qui la submergeaient de toutes part, reniflant légèrement pour se donner une contenance. Tu sais qui c'est ? Imagines, tout ce que tu pourrais faire...Sa voix se perdit alors dans un murmure presque inaudible et resta en suspend pendant ce qui semblait être une éternité, ajoutant finalement avec peine: Tu pourrais changer ton Destin !

Cloé se tut enfin, tremblant légèrement, n'osant pas tourner la tête vers Liam de peur de lire l'expression qui devait alors se dessiner sur son visage. Peut-être lui en voulait-il pour ces mots inattendus, il pensait surement qu'elle insulterait la vieille Tic-tac et son géniteur pour ce coup du sort, mais parce qu'elle l'aimait, elle se devait de le laisser partir, si la chance de quitter cet endroit s'offrait à lui, il devait la saisir...Par amour pour le jeune homme, elle brisait sa dose de bonheur quotidienne...

Tout en soupirant tristement, elle se sentit néanmoins plus légère, consciente que ses mots auraient un impact sur les choix du beau roux et qu'elle les avait exprimé à voix haute pour l'aider, même si ce n'était pas exactement ce qu'il attendait, c'était ça une véritable amie non ?
Posant sa tête contre ses genoux, elle tourna lentement la tête vers Liam et le détailla brièvement de peur de s'effondrer, anéantissant tous ses beaux discours par la même occasion.
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MessageSujet: Re: « This is not what I planned... » ೨ Cliam.   Ven 7 Déc - 22:00





Ҩ Cliam

Le jeune homme n'avait pas eu le temps de voir Cloé froncer les sourcils, ni aucun autre signe naissant de protestation suite à son exclamation déterminée où il parlait du fait qu'il refusait catégoriquement l'hypothèse d'avoir un père. Non, il n'avait rien vu, parce que cet imbécile était tombé à la renverse dans la vieille baignoire qui trônait au beau milieu de la salle, entre mille autres objets oubliés qui avaient élu domicile dans cette pièce abandonnée.

▬ LIAM ! Rien de cassé ? Qu'est-ce que tu vas devenir sans moi ?

Grimaçant de douleur, le rouquin se redressa doucement, histoire d'être un peu mieux installé, sans pour autant sortir de la baignoire. Grommelant un peu et, surtout, mort de honte, il répondit doucement à la jolie blonde.

▬ Ça va, ça va...

Il ne releva pas sa dernière question, conscient de passer pour un parfait abruti maladroit. De toute manière, si l'envie d'ajouter quelque chose pour sa défense lui avait traversé l'esprit, il n'avait pas eu le temps de prononcer le moindre mot : Cloé venait d'enjamber le rebord de la baignoire pour le rejoindre dans ce siège de fortune, le laissant un peu confus de la voir si près.

▬ Allez, pousse toi !

Leurs épaules se frôlaient et tous deux restaient silencieux, visiblement mal à l'aise, chacun fixant un point droit devant. L'époque de l'enfance où ils avaient passé des heures à jouer dans la baignoire ensemble était révolue. À l'époque, ils s'imaginaient pirates dans leur navire de faïence, et jamais le fait de se retrouver emmêlé l'un sur l'autre ne leur avait posé de problème. Maintenant, cependant, le simple fait de se frôler engendrait toute une chaîne de sentiments et de réactions bizarres en Liam, un peu comme s'il se prenait un coup d'électricité en pleine poire dès que leurs peaux entraient en contact. Une fois de plus, ce fut la jolie blonde qui rompit le silence, et les mots qu'elle prononça laissèrent le rouquin bouche bée.

▬ Peut-être que ton père ne savait pas qu'il avait un fils... Liam... Si tu reconsidères les choses, vues d'un autre angle... N'est-ce pas ce que tu as toujours souhaité ? Ce que nous avons tous souhaité un jour ! Tu n'as pas oublié, j'en suis sûre.... Toutes les fois où on voyait ces gamins rentrer après l'école, la main dans celle de leurs parents... Toutes les fois où on a rêvé d'échanger leur place avec la nôtre, juste pour un jour, une nuit, pour connaître au moins une fois dans notre vie le sentiment d'être aimé !

Tournant la tête vers la jeune fille, le principal intéressé dans cette sombre histoire de parenté la regardait d'un air incrédule. Les sourcils froncés à un moment, l'air complètement paumé quelques secondes plus tard, il était envahi par un flot d'émotions parmi lesquelles l'incompréhension et un certain sentiment d'abandon se faisaient dominants. Pourquoi lui disait-elle ces choses ? Est-ce qu'elle voulait vraiment le voir partir avec cet inconnu ? Cette pensée lui fit l'effet d'un poignard enfoncé droit dans son cœur. Liam n'arrivait pas à contenir sa colère et ses mains, qui étaient alors posées sur ses genoux, eux-mêmes ramenés contre son torse, se serrèrent jusqu'à n'être que des poings tremblants sous la force qu'il employait à les contracter, les jointures de ses doigts blanchies par la même occasion.

▬ Tu ne le penses pas vraiment, Cloé... Dis moi que tu dis juste ça par obligation ! Bien sûr que je me rappelle de toutes ces fois-là, tout ce temps qu'on a passé à rêver d'une famille. On y a mis tant d'énergie ! Puis on a grandi et je ne pense pas me tromper en disant que ce que je vais dire est valable pour nous deux : les années ont passé, j'ai fini par réaliser que j'avais déjà une famille. C'est toi, ma famille. Toi et tous les petits monstres qui vivent entre ces murs. Je suis déjà aimé ! Je n'ai besoin de personne d'autre dans ma vie que les orphelins ! Le rêve d'avoir des parents appartient au passé, désormais.

Il n'avait pas été très tendre dans sa manière de dire les choses, mais le simple fait que la blondinette le pousse à partir l'avait blessé profondément. Il le prenait un peu comme une trahison, d'ailleurs, se pourrait-il qu'il ait été le seul à ressentir que sa famille résidait entre ces murs ? Évidemment, quand cela concernait Cloé, il ressentait bien plus qu'une amitié fraternelle, mais comment lui dire ? Elle ne ressentait certainement pas la même chose puisqu'elle l'encourageait à quitter les lieux, à s'éloigner d'elle et de tout ce qui pouvait la rappeler à lui... C'est à cet instant précis qu'il remarqua les larmes dans les yeux de celle qu'il aimait, et savoir que c'était lui qui en était la cause le fit perdre subitement toute once de colère. Se sentant soudainement déprimé et honteux d'infliger ça à Cloé, il baissa la tête et sa voix se transforma en murmure lorsqu'il reprit.

▬ Pardon, je n'aurais pas du réagir comme ça...

Il poussa un long soupir mais n'osait toujours pas affronter le regard de celle qu'il aimait et que, d'une manière ou d'une autre, il finissait toujours par décevoir. Peut-être était-ce mieux, finalement, s'il s'éloignait d'elle, s'il arrêtait d'être ce garçon chiant qui la faisait pleurer et qui n'était pas à la hauteur de ce qu'elle méritait.

▬ Je suppose que j'ai passé trop de temps à prévoir une vie où les parents étaient exclus pour envisager d'en avoir maintenant. C'est comme si... Tout était chamboulé, subitement.

Un petit rire gêné passa la barrière de ses lèvres. Il était calme à présent, bien qu'il n'eût pas changé d'avis sur la question, il s'était juste rendu compte que sa colère n'avait pas à être exposée aux gens qu'il aimait. Non, seules deux personnes méritaient de subir ses foudres : Carmen Time & Sebastian Hopkins. Histoire de détendre un peu l'atmosphère, il releva la tête en direction de la jolie blonde et lui donna un léger coup d'épaule, souriant timidement. C'était sa façon de s'excuser. Parfois, entre eux, les mots étaient superflus, il savait qu'elle comprendrait... Ou, du moins, il l'espérait. Une fois de plus, ce fut Cloé qui eut le courage de relancer la conversation.

▬ Peut-être même qu'il a de l'argent... Tu sais qui c'est ? Imagines, tout ce que tu pourrais faire... Tu pourrais changer ton Destin !

Liam devait bien avouer que voit la jeune fille dans cet état le perturbait un peu. Elle tenait un discours contraire aux émotions qu'elle laissait apparaître, mais le rouquin ne savait pas s'il était censé se fier à ses mots ou à ses actes. Quoi qu'il en fut, il ne put s'empêcher de laisser un ricanement sarcastique retentir quand elle parla de la condition de son père. Mais oui, elle ne savait pas encore qui il était, contrairement à lui, elle avait encore quelques illusions. Liam, de son côté, aurait perdu son enthousiasme, si jamais il en avait eu suite à l'annonce de la grande nouvelle, en entendant le nom de son géniteur. Regardant à présent Cloé qui venait de tourner la tête dans sa direction, il lui adressa un sourire triste.

▬ Oui, je sais qui c'est... Et non, je ne crois pas qu'il va changer mon destin...

Soupirant de nouveau, Liam laissa sa tête basculer en arrière, sa nuque posée contre la faïence froide et terne de la baignoire. Il ne s'était jamais demandé si Sebastian était riche, en fait. Il ne s'était jamais intéressé à lui. En y réfléchissant bien, même à l'heure d'aujourd'hui il n'aurait pas pu dire quelle était la situation du bijoutier. Certes, il possédait son propre commerce et avait les moyens d'employer du personnel. Et puis il n'avait pas de concurrence et beaucoup de monde achetait des bijoux... Mais, d'un autre côté, il semblait dilapider tous ses revenus dans l'alcool et il avait besoin d'un colocataire pour payer son loyer. Difficile de savoir donc.

▬ Sebastian Hopkins, le bijoutier alcoolique et handicapé. Le mec pour qui la vieille Tic-Tac en pince, comme par hasard. Je... Je n'y crois pas. Je ne lui ai même jamais parlé !

Il avait balancé son nom comme ça, sans prélude ou quoi que ce soit. Le fait de le prononcer lui avait arraché une légère grimace, penser qu'ils pouvaient être liés semblait surnaturel. Il fallait bien avouer que, de tous les pères potentiels vivant à Storybrooke qu'il s'était imaginés, jamais il n'avait pensé à lui. L'image du bijoutier passait en boucle dans son esprit.

▬ Tu trouves que je lui ressemble ?

Il ne savait pas pourquoi il posait cette question. Quelques minutes plus tôt, il avait été prêt à tout nier en bloc, rejeter cette annonce, ce coup monté. Mais voilà qu'à présent il commençait à douter, à se poser des questions. Et s'il était vraiment le fils de Sebastian, qu'allait-il se passer ?

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MessageSujet: Re: « This is not what I planned... » ೨ Cliam.   Dim 24 Fév - 22:41
Derrière les fenêtres j'envie des mondes qui ressemblent aux songes.
▬ T
u ne le penses pas vraiment, Cloé... Dis moi que tu dis juste ça par obligation ! Bien sûr que je me rappelle de toutes ces fois-là, tout ce temps qu'on a passé à rêver d'une famille. On y a mis tant d'énergie ! Puis on a grandi et je ne pense pas me tromper en disant que ce que je vais dire est valable pour nous deux : les années ont passé, j'ai fini par réaliser que j'avais déjà une famille. C'est toi, ma famille. Toi et tous les petits monstres qui vivent entre ces murs. Je suis déjà aimé ! Je n'ai besoin de personne d'autre dans ma vie que les orphelins ! Le rêve d'avoir des parents appartient au passé, désormais.

Arf ! Ça faisait mal, si mal ! Les mots de Liam transpiraient la colère, son ton était froid et désabusé, le pauvre ne comprenait pas à quoi jouait la jeune fille. De son côté, elle se sentait stupide, impuissante, bien sur qu'elle lui avait dit tout ça pour ne pas craquer, pour réagir en adulte et pas en gamine capricieuse, bien sur qu'elle considérait les enfants de l'orphelinat comme sa véritable famille, lui y compris, sans compter Diane, et bien sur qu'à cet instant la dernière chose qu'elle souhaitait était de le voir partir...Pas lui, pas son Liam, son meilleur ami, sa moitié...Néanmoins, elle souhaitait le meilleur pour lui et elle s'infligeait le pire, le trahir, le voir disparaitre de sa vie pour qu'il puisse enfin aspirer à un meilleur avenir. Lorsque le silence s'installa entre eux et que les larmes lui vinrent, Liam baissa la tête et s'excusa, prétextant que tout ça le chamboulait, et c'était bien normal ! Il lui donna même un petit coup d'épaule qui fit grimacer tristement Cloé, elle commençait à analyser chaque petit geste de sa part comme si c'était la dernière fois qu'elle le voyait, comme si elle voulait marquer à jamais dans son esprit tout ce qu'elle aimait chez lui, capturer ces moments pour les emprisonner au plus profond de son être, ses sourires, sa voix, son odeur...C'était stupide, il ne partirait pas du jour au lendemain, néanmoins cette nouvelle allait provoquer un tel chaos dans leur vie qu'il ne fallait pas perdre une seule seconde des instants partagés ensemble.

Elle s'en voulait tellement de n'avoir pas su lui remonter le moral comme une amie devait le faire, pensant bêtement qu'elle lui faciliterait la vie si elle lui montrait le bon cotés des évènements futurs. Mais rien ne serait facile maintenant, si tout cela s'avérait vrai, car Cloé gardait encore un infime espoir d'une mascarade orchestrée par Carmen dans le seul but de les emmerder, Liam quitterait peut-être pour toujours son ancienne vie...Alors combien de temps mettrait-il avant de l'oublier ? Est-ce qu'avoir un père le changerait ? Et si ce dernier voulait l'envoyer faire ses études plus loin, dans une autre région ou pire, à l'étranger ? Penserait-il encore à la pauvre gamine rebelle qui ne partirait jamais de Storybrooke faute d'argent, destinée à cirer éternellement le parquet pourri du vieil orphelinat de la ville ?

Ce fut le rire ironique du jeune homme qui ramena Cloé à la réalité. Sa tête sur ses genoux, la gamine fronça les sourcils, qui avait-il de si drôle ? Elle lui avait demandé l'identité de son géniteur, et cette brève illusion dans laquelle elle s'était bercée en se disant qu'il pouvait s'agir de quelqu'un de bien disparut aussitôt que Liam prononça son nom.

▬ Sebastian Hopkins, le bijoutier alcoolique et handicapé. Le mec pour qui la vieille Tic-Tac en pince, comme par hasard. Je... Je n'y crois pas. Je ne lui ai même jamais parlé !

Le beau roux se laissa tomber en arrière, pensif, Cloé, elle, serra les poings. Un nouveau sentiment la submergea et l'ex fée avait toujours bien du mal à se contrôler dans ces moments là. Sebastian Hopkins, Sebastian...Cet affreux vendeur de bijoux jamais aimable ? Ce type acariâtre qui ne souriait jamais que pour vendre ses précieux colliers hors de prix ? L'argent semblait la seule chose qui l’intéressait, ça et l'alcool, comment pouvait-il être le père de Liam ? Qui aurait envie de s'abandonner dans les bras d'un mec pareil ? Ses manières étaient détestables, combien de fois la jolie blonde était passée devant son magasin avec des petites filles de l'orphelinat, ne serait-ce que pour admirer la vitrine, fantasmant brièvement sur les pierres précieuses ? Combien de fois leur avait-il crié de dégager, que tout ceci était bien trop chers pour des "traines-misères" ? Enfin, combien de fois Cloé aurait voulu taguer sa saloperie de vitrine, juste pour la beauté du geste ? Ce gars là était le pire enfoiré de Storybrooke et le père du garçon qu'elle aimait ! Merde alors !

▬ Tu trouves que je lui ressemble ?

Cloé releva d'un seul coup la tête et fixa son compagnon d'un air ahuri. S'il y avait une ressemblance entre ce type et Liam ? Autant qu'entre une hyène et un lion ! Autrement dit, aucune ! Une douce colère commença à se répandre dans tout le corps de Cloé. Carmen, enfoirée, tout ça c'était de sa faute, l'orpheline en jurait ! Comme disait Liam, ça ne pouvait pas être qu'une coïncidence ! Il manquerait plus qu'elle avoue être sa mère et c'était le pompon ! C'était une machination soit d'elle, soit de l’hôpital, ça ne pouvait en être autrement ! Ils n'en bavaient surement pas assez depuis leur naissance, non, il fallait sans cesse inventer de nouveaux moyens de les torturer. "Tiens, si on retrouvait le père de Liam ? Oh je sais on va lui donner le type le plus exécrable du coin qui ne voudra certainement pas de lui !" "Super idée, Roger!". Cloé serra les dents, au bord de la crise de nerfs, néanmoins, elle tenta de regagner la ligne de conduite qu'elle s'était fixée, de positiver à fond pour que le garçon cher à son coeur ne déprime pas davantage. Soufflant doucement elle détourna le regard, si elle devait mentir, elle ne pourrait pas le faire en le regardant dans les yeux.

- Euh...peut-être un peu...au..au niveau des yeux ou...

C'était pathétique ! La rage qu'elle tentait de contenir lui faisait trembler la voix, non, non, elle ne devait pas craquer, elle n'avait pas le droit...Une succession de sentiments lui nouèrent la gorge, après la colère c'était la souffrance et la peine qui dominaient. Avouer ce lien de parenté c'était l'éloigner un peu plus d'elle. Son but premier consistait seulement à l'apaiser lui, mais au final la frustration, la peur de l'abandon prenait le pas dans son petit coeur et très vite des larmes se mirent à perler le long de ses joues secouant tout son corps de sanglots nerveux.

- NON ! Vous n'avez rien en commun ! Ce n'est qu'un alcoolique notoire, surement coureur de jupons, qui déteste les enfants ! JE LE DETESTE ! LIAM ! JE NE VEUX PAS QUE TU PARTES LOIN DE MOI ! JE SUIS SURE QUE CARMEN SE TROMPE ! TU NE PEUX PAS PARTIR ! JE LE DETESTE ! JE LES DETESTE TOUS ! NE M'ABANDONNE PAS ! Qu'est...qu'est-ce que je vais devenir sans toi ?

Cloé enfouit sa tête dans ses mains, ramenant un peu plus ses genoux contre elle. Honteuse, rougissante, elle venait de lacher, telle une bombe à retardement, tout ce qu'elle avait sur le coeur depuis la révélation de son ami. Ce spectacle lamentable, auquel Liam venait d'assister, la plongea dans un parfait embarras, c'était exactement ce qu'elle avait voulu éviter depuis le début. Ses larmes continuaient de couler, bien qu'elle tenta de les sécher en vain, ses sanglots non plus ne souhaitaient pas s'atténuer, elle fut prise d'une série de hoquets nerveux, trop d'émotion l'assaillait de toute part, trop de chagrin, trop de dur réalité à encaisser.

- Pfff...Pa..pardon ! Je ne..de..vrais pas dire ça ! C'est tellement égoïste ! Je...Doucement, elle redressa la tête pour l'observer, voir ce qu'il pensait de son attitude tout à fait indigne d'une véritable amie. Cloé grimaça comme une enfant et ajouta tout simplement :

- N'essayes même pas de te moquer de moi ! La blondinette renifla bruyamment et soupira exagérément, quelle humiliation !
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MessageSujet: Re: « This is not what I planned... » ೨ Cliam.   Mer 13 Mar - 19:10





Ҩ Cliam

Liam était perdu. Il ne savait plus que croire ni quoi faire. Pouvait-il seulement lutter contre tout cela, lui qui n'était personne aux yeux de cette ville ? Il en était même parvenu à douter de son propre jugement, trop habitué aux coups montés de Carment Time jusqu'à lors, mais peut-être que, pour une fois, elle ne mentait pas... Ou bien était-ce vraiment un piège. Quelle autre alternative s'offrait à lui ? Aucune. Dans les deux cas, le lycéen aurait préféré rester orphelin, avec sa vraie famille, avec les enfants, avec Cloé. Mais cette vie-là semblait lui être définitivement arrachée... Ah, vraiment, il haïssait les adultes responsables ! Dans cet instant difficile, Cloé était la seule avec qui il voulait rester, la seule qui avait le droit d'apprendre l'ignoble nouvelle par lui avant que la rumeur se répande à travers la ville comme une traînée de poudre. Il avait besoin de sa présence, même si elle se trouvait aussi impuissante que lui face à la situation, la savoir près de lui l'apaisait et ses paroles maladroites lui redonnait du courage.

Laissant ses doutes prendre de plus en plus de place dans son esprit, il avait demandé à l'élue de son cœur s'il ressemblait à Sebastian Hopkins, son soit-disant géniteur. Il fixait droit devant lui mais il avait bien remarqué, du coin de l’œil, la réaction de la blondinette. Elle avait commencé par relever la tête d'un coup en entendant sa question puis, après quelques secondes de silence et un soupir douloureux, avait détourné le regard pour lui répondre, fixant désormais le mur en face d'eux tout comme Liam était en train de le faire. Rien que cette gestuelle exprimant la peine de l'ex-fée donnait envie au rouquin de tout envoyer valser dans la pièce et de hurler de rage.

▬ Euh... Peut-être un peu... Au... Au niveau des yeux ou...

Liam grimaça en entendant ces mots. Il aurait certainement préféré qu'elle nie toute ressemblance avec le bijoutier... Mais le pire pour lui fut d'écouter les tremblements dans la voix de Cloé. Il s'en voulait de lui infliger cela... Non, que quelqu'un leur inflige ça à tous les deux ! Qu'il souffre de la situation était une chose normale, il était le principal concerné dans cette affaire, mais que celle qu'il aimait en pâtît était tout à fait impardonnable ! Pour qui se prenaient les gens de l'hôpital et cette affreuse directrice ?! Pensaient-ils avoir tous les droits sur eux, par simple prétexte qu'ils n'étaient que des orphelins ? Le monde entier semblait soudainement si noir et malfaisant, Liam désirait tellement pouvoir rester dans cette vieille baignoire avec Cloé, à l'abri de tout et de tous... Mais c'était impossible, n'est-ce pas ? Désirer de toutes ses forces que le monde nous oublie ne suffisait pas à disparaître, cela ne figeait pas le temps. Fronçant les sourcils, il tourna la tête vers sa camarade de toujours au moment même ou de grosses larmes vinrent perler le long des joues rougies par l'émotion de cette dernière, juste avant qu'elle n'éclate telle une petite bombe qui n'a plus rien à perdre.

▬ NON ! Vous n'avez rien en commun ! Ce n'est qu'un alcoolique notoire, sûrement coureur de jupons, qui déteste les enfants ! JE LE DÉTESTE ! LIAM ! JE NE VEUX PAS QUE TU PARTES LOIN DE MOI ! JE SUIS SURE QUE CARMEN SE TROMPE ! TU NE PEUX PAS PARTIR ! JE LE DÉTESTE ! JE LES DÉTESTE TOUS ! NE M'ABANDONNE PAS ! Qu'est... Qu'est-ce que je vais devenir sans toi ?

Le discours de Cloé laissa le rouquin abasourdi. Profitant sans doute de son étonnement et de son immobilité, la petite blonde enfouit son visage inondé de larme entre ses genoux. Elle paraissait si fragile ainsi recroquevillée, Liam avait l'impression qu'elle se briserait en mille morceaux et disparaîtrait pour toujours s'il esquissait le moindre mouvement ou prononçait le moindre mot, il osait à peine respirer. Les paroles de son amie résonnaient en boucle dans son esprit. Elle voulait qu'il reste avec elle, elle venait de lui avouer. Sans doute n'était-ce pas grand-chose, au final, elle ne voulait certainement pas perdre l'ami qu'il représentait à ses yeux, mais pour lui, qui en était éperdument amoureux comme tout adolescent qui aime pour la première fois, il s'agissait d'une révélation incroyable, et cela avait contribué à son ébahissement. Il imaginait déjà toutes sortes de réponses qu'il pourrait lui faire mais, malheureusement pour lui, il n'avait pas été assez rapide et il était encore planté là à la fixer bêtement en rêvant à ses multiples réactions lorsque la demoiselle reprit la parole.

▬ Pfff... Pa... Pardon ! Je ne.. De..vrais pas dire ça ! C'est tellement égoïste ! Je...

Oh... Cela voulait-elle dire qu'elle regrettait les mots qu'elle avait laissé échapper quelques secondes plus tôt ? Que devait-il faire ? Que pouvait-il dire, désormais ? Voilà que Liam venait de laisser sa chance de parler de ses sentiments avec Cloé lui filer entre les doigts et il se sentait tellement stupide de ne pas avoir réagi plus tôt ! Poussant un léger soupir, il baissa la tête alors même que la jolie blonde relevait les yeux vers lui. Il ne vit pas la grimace qu'elle esquissa, par conséquent, l'esprit morose et mourant d'envie de se taper la tête contre le rebord de la baignoire en se traitant d'abruti.

▬ N'essaye même pas de te moquer de moi !

Liam fronça les sourcils et se redressa. Lançant un regard curieux à Cloé, il cherchait le sens de ses paroles. Et puis il comprit. Il était vrai que ces deux-là passait plus de temps à se lancer des piques et se vanner que discuter, leur relation était ainsi faite. C'était pourquoi la blondinette devait certainement penser qu'il avait envie de lui lancer une petite remarque moqueuse après une telle scène... Mais il n'en était rien. Observant la jeune fille assise contre lui reprendre ses esprits, un bref éclair de courage vint illuminer le regard de Liam et, à peine un quart de seconde plus tard, il réagissait en conséquence.

Il n'avait pas réfléchi pour éviter au doute de venir gâcher sa résolution. Non, il s'était laissé emporter par son impulsion et s'était contenté d'agir. Sans un mot, et sans prévenir, il venait de se tourner vers Cloé et de passer ses bras autour d'elle avant de la ramener contre lui. Le cœur battant, il l'enlaçait sans fléchir, refusant de penser qu'il s'agissait d'une erreur. Lentement, il vint appuyer sa joue sur le sommet du crâne de l'ex-fée et la berça doucement. L'étroitesse de la baignoire les serrait encore plus l'un contre l'autre, entremêlant leurs corps mais si la démarche de Liam et leur nouvelle situation restaient innocentes. Il refusait de la lâcher, fermant les yeux, il respira lentement pour tenter de calmer les palpitations effrénées de son cœur.

▬ Cloé, je... Je ne veux pas partir. Je ne peux pas tous vous laisser ici, je refuse de m'éloigner des enfants, de... De toi... Est-ce que j'ai le choix ?

Il grimaça légèrement et rouvrit les yeux, il devait faire attention à ce qu'il disait, malgré tout. Impossible de lui déclarer ses sentiments maintenant, alors qu'il n'était qu'un ami pour elle, alors qu'il allait partir et qu'avouer son amour à la blondinette pouvait l'éloigner de lui à jamais. En effet, il était persuadé qu'elle profiterait de ce foutu déménagement pour faire comme s'ils n'étaient plus amis, au final, si jamais elle se sentait trop mal à l'aise en sa présence, s'il lui disait ce qu'il pensait réellement d'elle. Il soupira, gardant jalousement Cloé contre lui. Si c'était la dernière fois qu'elle accepterait de lui parler, il ne laisserait pas passer ce moment.

▬ Tu... Tu crois qu'il voudra de moi ? Tu penses qu'il y a une chance pour qu'il me laisse rester ici, plutôt ?

Il avait beau faire tous les efforts du monde pour ne pas y penser, le fait était que cette histoire de père ne quittait plus son esprit. La seule chose qu'il pouvait désormais espérer c'était de voir Sebastian Hopkins renoncer à son droit de parenté... Il pouvait le faire, assurément ! Que chacun reprenne sa vie comme avant, le plus loin possible l'un de l'autre. De toute manière, l'ivrogne n'aurait rien à attendre de Liam, le rouquin était bien résolu à continuer sa vie sans se préoccuper de son père, il se fichait pas mal de son avis concernant sa scolarité, ses petits boulots, ses choix, ses amis, etc... Il l'arrachait à son chez lui, c'était déjà beaucoup ! Ils pourraient peut-être cohabiter mais jamais il ne lui accorderait le droit d'entrer dans sa vie pour en chambouler le cours avec des règles absurdes, jamais !

▬ Dis, Clo... Tu viendras me voir ?

Se laissant glisser le long de la paroi pour arriver à la même hauteur que son amie, il plongea son regard dans celui de l'ex-fée et esquissa un petit sourire gêné. Il la tenait toujours dans ses bras, évidemment, et jusqu'ici elle n'avait pas tenté de s'éloigner, mais il n'avait pas encore pu observer l'expression de son visage, peut-être restait-elle uniquement pour ne pas le froisser ? Il craignait vraiment sa réaction, il fallait l'avouer, et si elle décidait de le bannir de sa vie à jamais c'était en cet instant précis que tout se jouait...

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MessageSujet: Re: « This is not what I planned... » ೨ Cliam.   Jeu 9 Mai - 1:11
Tu vois ce moment entre le sommeil et le réveil, ce moment où on se souvient d’avoir rêvé ? C’est là que je t’aimerai toujours Peter Pan, c’est là que je t’attendrai..
O
n prend conscience de l'importance des gens uniquement lorsqu'on les perd ! Lorsque tout s'écroule autour de vous, on se dit alors pourquoi n'avons nous pas agis quand il en était encore temps ? Le temps s'écoulait tellement vite, les années passées ensemble s'étaient volatilisées comme des grains de sables balayés par les vagues et ils avait grandi pour leur plus grand malheur !

Tout était si compliqué entre eux à présent ! De l'amour, ça il y en avait ! Pas exactement le même, assurément. Liam considérait Cloé comme sa soeur, son amie d'enfance, la blondinette le savait fort bien tandis qu'elle nourrissait un amour bien différent et infini pour le beau roux. Elle séchait ses pleurs de sa main frêle et pâle, elle se sentait stupide, elle aurait voulu tenir bon, contenir sa colère et ne pas exploser comme une gamine égoïste qui hurlait ses émotions à travers la pièce. A croire qu'elle n'avait jamais pu éprouver les choses sans ressentir le besoin de les exprimer, comme si chaque sentiment se superposait à un autre sans qu'ils se mêlent, se frayant un chemin avec force dans son esprit jusqu'à l'ultime déflagration et aux dégâts qu'elle causerait. Tant de choses à lui dire, tant de larmes à verser au fur et à mesure que son petit cœur se serrait...Elle avait tenté d'en rire, s'il se moquait d'elle, là, maintenant, cela mettrait fin à sa tristesse, ils se bagarraient gentiment comme à leur habitude et parleraient d'autre chose, cachant la triste vérité d'une prochaine séparation.
Mais ce changement de conversation n'arriva pas, Liam semblait figé, il l'observait avec curiosité, sans doute les paroles de l'ancienne fée Clochette résonnaient encore dans sa tête. Oh non ! Faites qu'il oublie tout ce qu'elle venait de crier ! Plus elle y repensait plus elle rougissait, c'était tellement stupide, lui demander de ne pas l'abandonner, de rester avec elle, de quel droit pouvait-elle lui lancer un tel ultimatum ? Cloé se tassa légèrement, ramenant ses genoux contre son corps, elle aurait voulu disparaitre dans la faïence de la baignoire. Pourtant, alors que le silence reprenait ses droits elle sentit la chaleur l'envahir. Les bras de Liam se refermèrent autour de ses épaules et l'amour de sa vie, de toutes ses vies, l'enlaça tout simplement. Son coeur eu quelques ratés, son esprit ne réalisa pas immédiatement mais tout son corps se laissa glisser inexorablement contre le jeune homme. Cloé n'osait pas bouger, elle tremblait légèrement sous l'émotion, bien sur, elle fit passer cela pour les sanglots qui l'avaient assaillie quelques secondes auparavant. Son premier réflexe fut de fermer les yeux et d'inspirer profondément tout en se répétant qu'ils étaient amis, qu'il l'avait vu pleuré pour lui et qu'il la réconfortait rien de plus. Cette idée lui sembla logique et un léger sourire anima ses lèvres rosées, Dieu qu'elle prenait goût à cette étreinte amicale ou non ! Tout son corps se détendit tandis que son coeur continuait de battre la chamade, à moins que ne ce soit celui de Liam. Son visage vint se loger contre le torse de son meilleur ami et un nouveau frisson parcouru chaque parcelle de sa peau quand il posa sa joue contre son front. Ce rêve semblait merveilleux ! Une étreinte de sa part et le monde entier pouvait se désintégrer...

▬ Cloé, je... Je ne veux pas partir. Je ne peux pas tous vous laisser ici, je refuse de m'éloigner des enfants, de... De toi... Est-ce que j'ai le choix ?

Ses mains s'accrochèrent doucement au pull que portait Liam comme pour vérifier qu'il était bien réel et l'empêcher de s'éloigner d'elle. Il ne voulait pas partir, il ne voulait pas les laisser derrière lui, la laisser...Ces mots arrachèrent un dernier sanglot à Cloé sans qu'aucune larme ne coule néanmoins. Sa gorge était tellement nouée, encombrée par les émotions diverses qui voulaient sortir toutes en même temps. C'était injuste, leur monde, aussi petit et sombre était-il, n'existerait plus jamais...C'était la fin d'une vie, le début d'une autre. Comme tout adolescent qui devait grandir, quitter sa famille pour en construire une nouvelle. Ils avaient dû se battre côte à côté pendant tant d'années, affronter les adultes, murir plus vite que prévu mais aussi continuer à rêver, à s'accrocher à un faible espoir, un espoir de fou ! Il ne partait pas bien loin pourtant, mais assez pour qu'elle se sente abandonner, encore une fois...Pour toutes réponses, Cloé se serra un peu plus contre Liam, profitant de ce moment unique pour s'imprégner de son odeur, de sa chaleur, de son être tout entier. Un bonheur si proche et si inaccessible...

▬ Tu... Tu crois qu'il voudra de moi ? Tu penses qu'il y a une chance pour qu'il me laisse rester ici, plutôt ?

Cloé grimaça. La réponse semblait évidente. Jamais Carmen n'aurait laissé ressortir ce document si elle ne souhaitait pas voir partir l'un de ses "petits protégés". Liam allait partir...Liam allait quitter l'orphelinat...Liam allait grandir...ailleurs...C'était confus ! Au delà de la tristesse de le perdre, un sentiment de mélancolie, comme une idée étrange que ce fait semblait impossible, inimaginable tracer sa route dans l'esprit de Cloé. Curieusement, lorsqu'elle envisageait l'avenir, elle ne se voyait même pas vraiment quitter l'établissement, cela relevait plus de la chimère. C'était pourtant son rêve, celui de la liberté loin de Storybrooke...Deux situations, deux intuitions qui se contrastaient fortement ! Pire, imaginer Liam avec un père, ça n'avait pas de sens et la rendait mal à l'aise.

▬ Dis, Clo... Tu viendras me voir ?

Liam se laissa glisser contre le bord de la baignoire pour arriver à sa hauteur. Les deux adolescents s'observèrent, l'un contre l'autre, si prés et si loin. Le garçon afficha un sourire gêné auquel Cloé ne répondit que par un faible froissement à la commissure de ses lèvres, son coeur semblait si lourd, si pesant qu'elle ne faisait aucun effort pour réconforter son ami.

- Si tu ne refermes pas ta fenêtre sur moi, je viendrai te voir...bien sur...

A nouveau des larmes, fuyardes, s’échappèrent de ses yeux dorés, mais cette fois-ci, elle ne baissa pas le regard et fixa avec détermination Liam. Qu'avait-elle à perdre ? Plus rien...La petite fée poussa un petit soupire lasse, avant d'oser lever doucement l'une de ses mains qui était restée agrippée au vêtement de Liam. Elle alla se poser timidement sur la joue de son ami pour se muter en une furtive caresse, se délectant de leur proximité.

- Je sais que c'est récent, qu'on se reverra...mais le temps sépare les gens...Promet moi de ne jamais m'oublier... car moi j'attendrai toujours ta visite !

Les larmes coulaient lentement sur sa peau avant de mourir sur sa bouche lui donnant un gout salé. Par ailleurs, aucun sanglot, aucun cris ne vint perturber ses mots. Bizarrement, Cloé semblait animée d'une nouvelle sérénité, en prononçant sa phrase, elle comprenait que leur lien ne pourrait mourir que s'il le décidait, pour elle c'était trop tard maintenant, elle ne pourrait jamais oublier Liam, son frère, son ami, son amour...

Et comme pour conclure le pacte qu'elle faisait avec elle-même, elle approcha doucement son visage du sien et déposa un doux baiser au coin de ses lèvres. C'était tendre, comme un baiser d'enfants mais emplit d'émotions, intime, quelque chose qu'ils n'avaient jamais osé entre eux, à la limite de la barrière invisible qui les séparait. Cloé s'éloigna aussi vite qu'elle s'était approchée mais ce fut pour mieux cacher son visage dans le cou du beau roux, le coeur à cent à l'heure.

- Je pensais cette baignoire bien plus grande !
Murmura-t'elle dans ses bras, calmant petit à petit le rythme que son palpitant imposait à son petit corps. Tu vas t'en sortir Liam, ça va aller...Cloé prit une voix plus confiante tout en reniflant doucement, laissant ses dernières larmes s'éteindre et imbuber le pull de Liam.
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MessageSujet: Re: « This is not what I planned... » ೨ Cliam.   Dim 21 Juil - 17:14





Ҩ Cliam


Au delà de la certitude de ne plus vivre ensemble, Liam avait surtout peur de se faire sortir de la vie de Cloé. Après tout, ils étaient jeunes et ne manquaient pas d'activités aussi il était tout à fait possible que la demoiselle ne trouve pas de temps à lui accorder durant ses journées et, les moments passés ensemble à l'orphelinat n'étant bientôt plus envisageables, peut-être s'éloigneraient-ils simplement jusqu'à ce que le rouquin ne soit plus qu'une vague connaissance de la blondinette. Cette pensée était affreuse, et c'était pourquoi le lycéen avait plus ou moins demandé à sa tendre amie si elle comptait en arriver là.

▬ Si tu ne refermes pas ta fenêtre sur moi, je viendrai te voir... Bien sûr...

Voir l'élue de son cœur d'ado pleurer était loin de ravir Liam, d'autant plus qu'il savait que ses larmes coulaient par sa faute et cela il n'arrivait pas à l'accepter. Étreignant un peu plus fort la demoiselle pour lui faire comprendre qu'il n'avait aucune intension de "refermer sa fenêtre sur elle", il fut pris au dépourvu quand la petite main tremblante de Cloé vint migrer sur sa joue. Rougissant comme une pivoine, il n'osait ni bouger ni rompre le contact de leurs regards, craignant briser la magie du moment. Ce geste devait certainement être très anodin pour la jolie blonde mais il signifiait beaucoup pour le jeune homme.

▬ Je sais que c'est récent, qu'on se reverra... Mais le temps sépare les gens... Promet moi de ne jamais m'oublier... Car moi j'attendrai toujours ta visite !

Le palpitant du rouquin sembla s'arrêter l'espace d'un instant. Elle venait de faire taire tous ses doutes en quelques mots, comme si elle avait eu accès à ses pensées et y répondait aussi simplement que dans une conversation banale. Cela semblait presque irréel, cette manière qu'elle avait de tomber juste. Et elle était tellement touchante, Liam se sentait d'autant plus épris d'elle. Lui souriant doucement, il ne pouvait que se sentir heureux dans cette situation.

▬ Ne dis pas de bêtise, c'est impossible que je t'oublie ! C'est promis, Clo...

Il avait bien pris soin de prononcer ces mots sur un ton bas et tendre, rassurant la petite blonde sur ses intensions de la sorte. En revanche, il n'avait pas imaginé une seule seconde que l'orpheline viendrait déposer un baiser sur sa joue, ou plutôt au coin de ses lèvres. Bien sûr, cela faisait toute la différence ! Surpris, il aurait aimé pouvoir déchiffrer les pensées de Cloé en plongeant dans son regard mais cette dernière lui refusa cette option en cachant son visage dans le cou du rouquin. Il sentait une vague de frissons ayant pour origine l'endroit où les lèvres roses de son amie s'étaient posées se propager sur sa peau et il eut besoin de quelques instants avant de réussir à revenir sur terre.

▬ Je pensais cette baignoire bien plus grande !

Le murmure de Cloé fit naitre un sourire niais sur le visage de Liam. Son rythme cardiaque ne ressemblait à aucune cadence connue tellement les choses avaient évoluées en quelques minutes entre eux. Ses mains glissèrent un peu plus le long du dos de la blondinette, la maintenant tout contre lui. Le rouquin posa doucement sa joue sur le sommet du crâne de l'orpheline comme pour s'assurer qu'elle ne profiterait pas de la première occasion pour filer.

▬ Tu vas t'en sortir Liam, ça va aller...

La gorge du jeune homme se noua, les dernières secondes avaient réussi à lui faire oublier la triste réalité et voilà qu'elle revenait de plus belle ! Il poussa un léger soupir, fixant un point invisible sur le mur qui lui faisait face. Instinctivement, sa main alla trouver celle de Clo et leurs doigts s'entrelacèrent doucement.

▬ Je sais, je... Désolé de t'avoir embêté avec tout ça, IL ne doit pas être si terrible que ça, au final, je saurai lui montrer qui est Liam Banning !

Liam laissa échapper un petit rire nerveux, se laissant glisser un peu plus dans la baignoire pour que son visage arrive au même niveau que celui de Cloé. Ses jambes étaient à moitié sorties, d'ailleurs, suite à cette opération et, bien que sa position n'était pas très confortable, il resta immobile quelques secondes à observer la mine de porcelaine de l'orpheline avant d'apposer son front contre celui de l'élue de son cœur et de fermer les yeux.

▬ Tu sais, peut-être qu'on pourrait aller boire un verre au Granny's après les cours dans la semaine...

Il ouvrit de nouveau les yeux et fixa la blondinette d'un air insolent dont lui seul avait le secret, accompagnant le tout d'un petit sourire en coin. Retenant sa respiration, il osa enfin ce geste qu'il avait imaginé tant de fois : il approcha ses lèvres de celles de Cloé et les déposa en douceur dessus. Le contact dura moins d'une seconde, Liam laissant sa bouche dévier vers sa joue juste au cas où la lycéenne lui en voudrait pour ce geste, transformant cette esquisse de baiser en innocente bise mal visée. Les battements de son cœur frappaient aussi fort qu'un tambour mais il tint bon lorsqu'il éloigna son visage pour reposer les yeux sur l'ancienne fée. C'était cet instant qui se trouvait être le plus délicat : comment devait-il réagir ? Pris au dépourvu par sa propre audace, le jeune homme s'éclaircit la voix et écarta doucement Cloé pour mieux se redresser et sortir de la baignoire. Une fois debout, il tendit la main vers la demoiselle pour l'aider à se remettre sur ses pieds et lui sourit simplement.

▬ On devrait y aller, j'entends ton ventre gargouiller comme un ogre !

Un rire sincère passa la barrière de ses lèvres mais il ne lâcha pas pour autant la main de Cloé. Leur relation venait d'évoluer, c'était une avancée qu'il ne voulait pas ignorer. Bien sûr, tout restait encore très confus et il savait encore moins ce qu'ils étaient l'un pour l'autre, au final, mais ils étaient devenu quelque chose de plus fort que des amis, dans cette baignoire, et Liam se raccrochait à ce seul fait. Tenant galamment la porte à Cloé pour sortir de cette salle secrète, il attendit qu'elle verrouille l'accès de leur sanctuaire avant de se diriger vers le réfectoire. Leurs mains ne se délièrent qu'au moment où ils poussèrent les portes du réfectoire, lieu soumis au regard impitoyable des surveillants pour la plupart sadiques. Quoi qu'ils fussent désormais, cela n'appartenait qu'à eux.

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