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L'histoire se déroule en Octobre 2013.

« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


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 Why are you here ? [Pv Aiden]

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Lacey French
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MessageSujet: Why are you here ? [Pv Aiden]   Jeu 1 Mai - 23:09






Aiden & Lacey

~ Moi, ce que j'aime le plus au monde ce sont les livres. J'adore les histoires ! ~


La Bibliothèque avait enfin rouvert ses portes, pour mon plus grand bonheur. Et cette fois-ci, j’avais mis en place un système de caméra. Un jour, peut-être, mettrais-je un système d’alarme, mais pour l’instant, les caméras étaient suffisantes. Surtout que dans une Bibliothèque, mis à part des livres, il n’y avait rien à voler. Pour le moment, ces caméras, que je branchais chaque soir avant de partir, me permettaient de dormir sur mes deux oreilles la nuit. Si jamais ceux qui s’étaient amusés à venir saccager mon lieu de travail décidaient de revenir, et bien j’aurais les caméras pour voir leurs têtes et là… J’hésitais encore entre aller leur faire vivre le pire quart d’heure de leurs vies avant d’aller les dénoncer ou bien de les dénoncer en premier au shérif Swan et d’aller ensuite jouer leur pire cauchemar. Nous verrions bien le moment venu. En attendant, j’avais repris mon petit quotidien de gérante et ça me rendait heureuse, même si au final, être entourée de livres ne m’aidait pas dans ma recherche de mémoire.

La veille au soir, j’avais fait un petit tour au Rabbit Hole, mais depuis que j’avais trouvé un boulot, j’y passais moins de temps. Sauf quand il s’agissait du week-end. Il m’arrivait d’y repasser des nuits entières, mais en semaine, je rentrais de façon honnête à la maison pour dormir et être d’attaque pour le lendemain. Ma nouvelle vie brisait absolument toutes les convictions que Nafanaïl avait placé en moi. Je démentais tout ce qu’il avait pu penser à mon propos : être incapable de travailler et de garder un emploi. J’étais fière, n’empêche, de le moucher. Et puis, il fallait bien que je reconnaisse que depuis que M. Gold m’avait donné les clés de la Bibliothèque, mes rapports avec le propriétaire du manoir s’étaient nettement améliorés. Enfin, ce n’était pas non plus la grande amitié, et ça ne le serait jamais, mais nous ne nous disputions plus autant qu’avant. C’était calme au manoir maintenant, sauf quand on trouvait un nouveau sujet de dispute. Mais enfin, c’était mieux que rien et ce n’était pas moi qui allais m’en plaindre. Ni même Sun qui devait être lasse de nos disputes incessantes.

Comme chaque matin quand je me levais, je pris la direction de la salle de bain. Mes journées de boulot commençaient et terminaient par une douche. C’était… un rituel, en quelque sorte. Deux douches dans la même journée. Au départ, ça avait fait râler le propriétaire des lieux, mais rapidement, cela avait changé car il s’y était habitué ou alors, Sun lui avait dit quelque chose à ce propos. Allez savoir ! Enfin, toujours était-il qu’une fois ma douche prise et un rapide petit déjeuné avalé, j’étais prête pour aller travailler. Le mois de juin commençait enfin et je n’avais plus besoin d’enfiler une veste afin de survivre à la fraicheur du matin. La température était déjà douce à l’extérieur. Sérieusement, l’été et l’automne étaient les meilleures périodes pour aller au boulot sans déprimer à cause de la pluie et du froid. Certes, je ne travaillais que depuis quelques mois, maintenant, mais je redoutais d’avance les mois d’hiver qui seraient rudes. Mais le plaisir de gagner son argent prenait le pas sur tout. Donc qu’il pleut, qu’il vente, qu’il neige, j’irais travailler ! C’était mon crédo !

Le chemin jusqu’à la bibliothèque ne fut pas bien long. Clé en main, je l’enfonçais dans la serrure et quand je voulus tourner afin de défaire le verrou, je constatais que la porte était ouverte. Automatiquement, une montée d’adrénaline se fit dans mon corps, accélérant ainsi mon rythme cardiaque. Quelqu’un était entré dans la bibliothèque. Je dus me retenir pour ne pas attraper mon téléphone portable pour appeler M. Gold et lui faire part de cette infraction. C’était trop tôt pour ça ! Et si jamais je le faisais venir pour rien ? Et si j’avais oublié de fermer la bibliothèque en partant hier soir ? Non, c’était impossible ! Je l’avais fermée. De ça, je pouvais en mettre ma tête à couper ! Personnellement, je ne voyais qu’une seule explication : mes petits plaisantins de la dernière fois avaient fait leur come back. Sauf que cette fois-ci, avec les caméras, j’étais sure et certaine de voir leur tête. Je tenais là une excellente occasion de leur exprimer ma façon de penser. Néanmoins, je redoutais la façon dont j’allais retrouver la bibliothèque et cela m’angoissa pendant quelques instants.

Il me fallut quelques secondes pour ouvrir la porte et quand ce fut chose faite, je retins automatiquement ma respiration. J’ignorais ce qui m’aurait choqué le plus entre découvrir la bibliothèque mise à sac encore une fois ou bien découvrir que l’endroit était resté tel quel depuis la veille au soir. C’était à ne rien y comprendre. Tout était en ordre. Avaient-ils vu la caméra ? Ou bien avais-je laissé la porte ouverte alors que j’étais persuadée de l’avoir fermée ? Je n’en savais rien. Je refermais la porte derrière moi en affichant le panneau « ouvert ». L’endroit était calme, comme à son habitude. Je marchais doucement jusqu’au bureau d’accueil et déposais mon sac. Les caméras étaient toujours en état de marche. Tout semblait normal et pourtant, au fond de moi, je sentais que quelque chose n’allait vraiment pas. Toujours silencieusement, je décidais de faire le tour des lieux pour voir s’il n’y avait pas quelque chose qui clochait. Et quelle ne fut pas ma surprise quand je découvris quelqu’un d’endormi la tête posée sur un livre !

Je me stoppais presque automatiquement suite à cette découverte. Avais-je oublié quelqu’un hier soir en partant ? Non, c’était stupide ! Je faisais toujours le tour pour le rangement. Je m’approchais délicatement pour découvrir que le quelqu’un en question n’était nul autre qu’Aiden, un jeune garçon de l’orphelinat qui passait assez régulièrement pour emprunter des livres. Comment était-il entré là ? Non, question idiote : il avait forcé le verrou. C’était pour cette raison que j’avais retrouvé la porte ouverte. Honnêtement, je préférais découvrir ça que ce que j’avais découvert quelques semaines plus tôt. Néanmoins, Aiden n’avait rien à faire ici. L’orphelinat devait le chercher partout. Et pourtant, dans les rues, je n’avais vu personne y travaillant à sa recherche. Ne s’en étaient-ils pas rendu compte ? La surveillance à l’orphelinat était-elle négligée à ce point ? Tranquillement je m’approchais du garçon et doucement, je posais une main sur son épaule pour le réveiller en douceur. Je me voyais mal le secouer dans tous les sens pour qu’il ouvre les yeux. Il avait peut-être commis une infraction, il ne restait qu’un enfant…




Beauty and the Beast

Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. by Anaëlle
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MessageSujet: Re: Why are you here ? [Pv Aiden]   Mar 6 Mai - 0:49

Lacey & Aiden / Why are you here ?


Je m’étais encore sauvé de l’orphelinat suite à une dispute avec les surveillants. Ils voulaient que je fasse mes devoirs au plus vite, mais je n’en avais pas envie. J’avais fait semblant d’être très fatigué pour rejoindre ma chambre et tenter une évasion ensuite. Je ferais mes devoirs à la dernière minute comme d’habitude ! De toute façon, je me débrouillais bien à l’école, c’est surtout que j’étais… Comment disent-ils déjà ? Lunatique ? Incorrigible ? Indiscipliné ? Un peu de toutes ces réponses j’imagine ! En fait, je savais écouter les consignes, seulement je n’aimais pas en recevoir de ceux qui m’empêchaient de rêver… Bref, j’étais sorti alors que la nuit tombait doucement sur la ville de Storybrooke. Assit sur le toit de l’orphelinat et caché derrière la cheminé,  j’appréciais la vue du coucher de soleil qui teintait le ciel de couleurs fantastiques. L’orange me rappelait la couleur du gros chat que j’avais vu au refuge. Le rose me rappelait la couleur des fleurs dans la boutique de mademoiselle Pearl et le jaune me semblait être la teinte que prenaient les pages d’un vieux livre. Haaa ce que je donnerais pour un bon livre là tout de suite ! Une fenêtre sur un autre monde dans lequel mon imagination pourrait divaguer autant qu’il le voulait...

Soudain, cela me parut très clair. J’avais choisi mon sanctuaire pour la nuit. Je me laissai glisser jusqu’à la gouttière et descendit pour retrouver le terre ferme. Mon chandail était trop large pour moi, car il avait appartenu à d’autres orphelins bien plus grands. Donc, je fis attention à ce que mon grand pull de laine grise ligné de bleu ne se prenne pas sur les clous et me dirigeais ensuite vers la bibliothèque. J’étais un habitué de l’endroit en quelque sorte. J’y passais dès que je le pouvais ou que ma réserve de lecture se retrouvait à sec, c’est-à-dire, souvent. La propriétaire était une charmante demoiselle qui avait un très beau sourire. Je me surprenais parfois à la regarder pendant de longues minutes à me demander de quel conte elle pouvait bien faire partie. En tout cas, ça me semblait évident qu’elle était une princesse ! Une si belle femme ne pouvait que l’être, pareil pour ma Cloé. Enfin, Cloé n’était pas à moi, mais j’aimerais bien qu’elle le soit un jour !  On s’entendait drôlement bien elle et moi !

Sortant de mes rêveries, je me heurtais à un autre genre de problème. Les grosses lettres noires qui formaient le mot FERMER sur la porte me rappelèrent brutalement à quel point il pouvait être tard. J’oubliais parfois que les gens dormaient à l’heure où je parcourais les rues. Les couvre-feux étaient durement applicables pour ma personne, surtout à cause des cauchemars qui me gardaient éveillé la nuit. Cela dit, ce n’était pas une pancarte et une serrure qui allait m’arrêter dans ma quête de distraction. Luz essayait de m’enrôler comme apprenti voleur, mais même si j’appréciais ses conseils, je me refusais à suivre cette vocation. Moi qui vivait avec peu de chose, je ne voulais pas que d’autres ressentent le vide que pouvait créer le manque de confort. Après avoir jeté un rapide coup d’œil autour pour vérifier que j’étais seul, je forçais la serrure et entra. Tout était sombre, mais je traînais toujours mon arsenal d’espion avec moi. Je sortis ma lampe de poche et l’alluma sur les grands rayons plein de livres. Un sourire béat apparu sur mes lèvres alors que je me promenais à travers les rayons, ignorant la présence des caméras. Au bout d’un moment, j’avais déjà environ une dizaine de bouquins différents dans les bras et ma lampe entre les dents pour m’éclairer jusqu’à une table. Je me débarrassais de mon fardeau et commençais mon exploration. Petit à petit, ma lampe faiblissait jusqu’à s’éteindre. Ma tête posée sur les dernières pages d’une pièce de théâtre de Shakespeare, je rêvais d’une Vérone moyenâgeuse, de combats à l’épée et de bals grandioses. Ma respiration était régulière et mes paupières closes. Bref, je m’étais assoupit…

''Elle ne fait que dormir !'' cirais-je en me réveillant en sursaut.  

Je papillonnais des paupières un instant avant de réaliser que je n’étais pas dans un caveau à essayer que Roméo n’avale pas le poison destiné à le réunir avec sa bien-aimée. Non, j’étais à la bibliothèque et c’était le matin. Une silhouette encore floue était à mes côtés et je sentais ses mains posées sur moi, surement avec l’intention de me réveiller.

''Vous n’êtes pas Juliette ? Oh ! Bonjour mademoiselle Lacey !''

Mon visage exprimait une véritable surprise et mes joues devinrent toutes rouges à cause de l’embarras. Moi qui pensait seulement lire quelques pages et retrouver mon lit, j’avais tellement été absorbé par le récit que Morphée m’avait assommé sans que je m’en rende compte. Je me redressais doucement sur mon siège, essayant de reprendre mes esprits et je remarquais le désordre sur la table. Je tournais un visage implorant vers Lacey, espérant qu’elle ne me gronderait pas, ou pire, qu’elle appel Carmen Time pour qu’on vienne me récupérer.

''Je… Je suis désolé ! Je vais tout ranger ! Promis !''

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Lacey French
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MessageSujet: Re: Why are you here ? [Pv Aiden]   Dim 11 Mai - 11:51






Aiden & Lacey

~ Moi, ce que j'aime le plus au monde ce sont les livres. J'adore les histoires ! ~


Etre bibliothécaire avait ses avantages, mais aussi ses inconvénients. On pouvait croire qu’une grande pièce pleine de livres n’attirerait pas les gens mal intentionnés, mais il fallait croire que c’était faux. Le lendemain du mariage Nerys, j’avais retrouvé l’endroit saccagé. Quelqu’un avait profité que je sois absente pour tout mettre sans dessus, dessous. Ca m’avait pris des jours pour tout remettre en état à nouveau, et je n’avais plus envie de recommencer. D’où les caméras de surveillance disposées un peu partout à des points stratégiques. Ca me permettait de dormir sur les deux oreilles parce qu’au moins, j’aurais des images si un plaisantin s’amusait à recommencer. Et ça, c’était la première chose qui m’avait traversée l’esprit en me rendant compte que la porte de la Bibliothèque était ouverte. Jamais je n’oubliais de la fermer, ça j’en étais certaine. Quelqu’un était entré pendant la nuit.

Honnêtement, je m’attendais à retrouver un véritable capharnaüm, mais ce n’était pas le cas. J’étais limite choquée de découvrir que tout était normal et rangé à sa place. Pour quelqu’un qui avait voulu tout saccager, on pouvait dire qu’il avait raté son coup. Mais peut-être que les caméras l’avaient dissuadé de rester ? Si c’était le cas, il était quand même dans la boite. En faisant quand même le tour de la Bibliothèque, je découvris quelqu’un d’endormi sur une des tables, la tête dans un livre encore ouvert. Je remis assez rapidement un prénom au visage du garçon : Aiden. C’était lui qui était entré par effraction. De ça, j’en étais certaine puisque hier au soir, j’avais fait le tour et il n’y avait plus personne. Une question me taraudait : comment avait-il appris à crocheter des serrures ? Surement pas à l’orphelinat ! Tranquillement, je m’approchais de lui et posais une main sur son épaule pour le réveiller le plus en douceur possible.

Ma ‘méthode’ fut efficace parce qu’il sursauta presque aussitôt tout en criant des paroles qui n’avaient de sens que pour lui. Je retirais ma main, légèrement interloquée. Peut-être était-ce un rêve qu’il était entrain de faire avant ma venue. Enfin, je ne cherchais pas trop à comprendre, j’attendis patiemment qu’il soit complètement réveillé. Quand il me regarda au bout de plusieurs secondes, Aiden me resitua. Un léger sourire se dessina sur mes lèvres, mais pas un très grand non plus parce que c’était quand même illégale ce qu’il avait fait. Je croisais les bras sous ma poitrine. Je n’avais rien eu besoin de dire pour qu’il comprenne tout seul qu’il avait été démasqué. Je vis ses joues devenir aussi colorées qu’une tomate bien mûre. Toujours silencieuse, je continuais de le regarder, m’attendant un peu à ce qu’il me sorte une excuse déjà toute préparée ou inventée dans la précipitation, mais au lieu de quoi, il s’excusa et m’affirma qu’il rangerait le bazar qu’il avait mit.

J’étais un peu surprise, je devais bien l’avouer. Il ne cherchait même pas à se justifier alors que n’importe qui l’aurait fait en essayant de se convaincre que ça passerait comme une lettre à la poste. Cependant, malgré la surprise, je devais bien avouer que je préférais un comportement comme celui-ci plutôt que l’inverse. Je n’avais aucun apriori sur les enfants de l’orphelinat, car depuis toujours j’étais certaine que ce n’était pas parce qu’on n’avait pas de parent qu’on devenait des délinquants. D’une certaine façon, j’avais la preuve devant moi, même si le fait de pénétrer dans une bibliothèque au beau milieu de la nuit était un acte de délinquance. Je jetais un rapide coup d’œil au livre sur lequel il s’était endormi ; Roméo et Juliette. Rien d’étonnant à ce qu’il m’ait lancé que je n’étais pas Juliette. Pour sur que je ne l’étais pas ! Il y avait d’autres ouvrages sur la table. Les avait-il lus ? Allez savoir depuis combien de temps il dormait.

- Tu es au courant que, d’une, l’orphelinat te cherche sans doute partout à l’heure qu’il est, et de deux que s’introduire dans une bibliothèque est illégale et punissable par la loi, même à ton âge ?

Autant être direct, non ? Généralement, les enfants, surtout dans les environs de l’âge d’Aiden préférait qu’on les traite comme des adultes en devenir plutôt que des enfants. Absolument rien ne m’empêchait d’appeler Emma Swan et de dénoncer le jeune garçon pour acte de vandalisme. Bien que je ne comptais pas le faire, je gardais mon air sérieux afin qu’il puisse tout de même mesurer la conséquence de ses actes. Rien ne valait mieux qu’une bonne petite frayeur de quelques secondes pour se remettre les idées en place, non ? Et puis, d’une certaine façon, ce n’était pas à Aiden que je voulais m’en prendre, mais à ceux qui avaient saccagé la bibliothèque pendant le mariage Nerys/Knightwood. Et aussi parce que même s’il avait fait quelque chose d’illégale, le jeune garçon ne s’était pas introduit dans la bibliothèque pour y faire quelque chose de mal. Ces deux éléments-là lui sauvaient sans aucun doute la vie parce que quelqu’un d’autre que moi ne serait pas encore là, planté devant lui, mais plutôt avec le téléphone en main entrain d’appeler le bureau du shérif.

- Qu’est-ce qui était si pressé pour que tu ne puisses pas attendre l’heure d’ouverture ? demandais-je pour finir.




Beauty and the Beast

Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. by Anaëlle
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MessageSujet: Re: Why are you here ? [Pv Aiden]   Mer 14 Mai - 0:42

Lacey & Aiden / Why are you here ?


J’avais encore un peu la tête dans le brouillard. D’un côté, il y avait Tybalt qui croisait le fer avec Mercutio et de l’autre, une jolie bibliothécaire qui me faisait la leçon. Le bruit des lames faisait écho entre deux pensés submergées par la terreur de venir me faire recueillir par les sbires de Carmen. Je n’avais pas peur de ma future punition en tant que telle, mais l’horrible femme aimait nous retirer ce que nous aimions le plus. Vu l’endroit où j’avais été découvert, j’eus peur qu’on veuille m’enlever les livres qui nourrissaient quotidiennement mon imagination déjà débordante. Sur la table, j’avais apporté une bonne dizaine de livres différents. Il y avait des histories, des pièces de théâtre et quelques autres volumes en lien avec mes devoirs non-faits de la veille. Je regardais également ma lampe de poche et la pris dans ma main pour tenter de l’allumer. Comprenant que les batteries étaient à plat, je soupirais. Je devrais économiser les maigres piécettes que je cachais sous mon matelas pour m’en offrir des nouvelles si je voulais repartir à l’aventure avec l’objet… Avec le dragon qui rodait, ne plus voir où mettre les pieds durant la nuit serait très imprudent !

De toute façon, Lacey avait le droit de m'en vouloir. J’étais bel et bien entré sans la permission et en forçant la serrure, mais je n’étais pas un criminel. Je n’avais rien volé, rien brisé et je comptais même partir avant qu’on ne s’aperçoive de ma présence. Les enfants de l’orphelinat avaient déjà mauvaise réputation et je n’aidais surement en rien à cela. Néanmoins, je le répète, je n’étais pas un voyou ! Lorsque la brune me dit que l’orphelinat me cherchait, je fis la grimace. Mise à part Owen et Thomas, je n’aimais pas beaucoup les employés de l’endroit. Et puis, ce n’était pas la première fois que je disparaissais. Cela dit, mon absence au déjeuner les mènerait rapidement à la conclusion que j’étais encore sortit durant la nuit… Enfin, avec un peu de chance, si c’était Owen qui s’occupait de la sécurité, il n’était peut-être pas encore réveillé !

'' Je sais mademoiselle Lacey ! Je suis vraiment désolé mademoiselle Lacey ! Mais je n’ai rien fait de mal je vous le jure mademoiselle Lacey ! Enfin, oui, je suis entré par effraction, mais je comptais tout remettre en place et refermer la porte et ensuite…''

Ma voix était suppliante et légèrement paniquée, mais plus les mots sortaient et plus ma culpabilité semblait évidente. Du coup, je parlais de moins en moins fort jusqu’à laisser mourir ma phrase sans jamais la finir faute de trouver de meilleurs arguments. Je tentais alors ma défense suprême, une manœuvre qui savait amadouer bien des gens. Je relevais mon visage rouge de honte vers la bibliothécaire et mes yeux se remplir doucement de larme, les rendant luisant et affreusement tristes. J’étais un bon acteur, mais surtout un redoutable menteur et bien que mon jeu de manipulation n’allait pas très loin, cela valait le coup d’essayer ! C’était facile de pleurer pour moi et bien que ce ne fût peut-être pas digne d’un enfant de 13 ans, je restais affreusement enfantin dans mon cœur. Un peu comme si je n’avais et n’aurait jamais eu à grandir…

'' Je voulais juste lire un peu avant d’aller dormir… Vous savez mademoiselle Lacey, on n’a pas beaucoup de livre à l’orphelinat parce que les surveillants trouvent que les histoires ne nous préparent pas à la vie réelle alors… alors…'' Je sentis le premier sanglot monter dans ma gorge et ma voix devint tremblotante. ''Je voulais lire c’est tout ! Je ne peux pas dormir sans histoire…''

Je sentis la première larme couler sur ma joue et je ne l’essuyais pas, laissant ma tristesse faire tout l’impact possible chez mon interlocutrice. Je ne pleurais pas pour de vrai, mais j’étais vraiment désolé pour le dérangement que je causais à Lacey. Cependant, mon amour des livres et de la magie qu’il procurait sur mon esprit dépassait les limites du monde réel. J’avais besoin de savoir qu’au travers des mots mis sur le papier se trouvait mon histoire quelque part et un jour je la trouverais. J’étais plus qu’un simple orphelin, j’en étais convaincu! À Storybrooke, nous étions tous plus que ce qu’on voulait bien nous faire croire... Et puis, en tant qu’ancien enfant perdu, les règlements du monde adulte avaient peu de poids sur mes décisions en général, même aujourd’hui.

'' Je… Je… Je vais m’en aller ! N’appelez pas le Sheriff ou Carmen s’il vous plait !''

La larme fut suivie de plusieurs autres et malgré ma vision embrouillée, j’attrapais ma lampe de poche que je remis dans les poches de mon grand jean. Je me levais de ma chaise. J’empilais les livres que j’avais terminés et les autres que je n’avais pas encore lu. Néanmoins, en arrivant devant l’exemplaire de Roméo et Juliette que je n’avais pas terminé, je ne peux résister à la tentation.

''Est-ce… Est-ce que je peux l’empruntez quand même ?'' demandais-je de ma voix la plus misérable.

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Lacey French
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MessageSujet: Re: Why are you here ? [Pv Aiden]   Mar 20 Mai - 23:15






Aiden & Lacey

~ Moi, ce que j'aime le plus au monde ce sont les livres. J'adore les histoires ! ~


Découvrir qu’une personne avait passé la nuit sans y être autorisée sur votre lieu de travail n’avait pas lieu tous les jours. Et heureusement d’ailleurs parce que franchement, j’avais craint de découvrir ma Bibliothèque ravagée et à ranger à nouveau. Je préférais découvrir Aiden plutôt qu’autre chose, même s’il n’avait strictement rien à faire ici. Quiconque aurait découvert un tel spectacle se serait laissé attendrir. Après tout, voir un enfant dormir la tête plongée dans un bouquin, c’était une vision attendrissante, mais je restais assez stoïque, et n’eus pas vraiment de scrupule à le réveiller. Je ne pouvais pas le laisser dormir ici, mine de rien, pendant que je travaillais. Et s’il y avait des gens qui venaient, quelle explication devrais-je donner exactement pour expliquer qu’Aiden dormait ? Et au plus grand pire : si c’était un membre de l’orphelinat ? Je risquerai de me faire remonter les bretelles, quoi que j’avais plus de chance d’envoyer balader cet employé que le garçon de défendre sa cause. Enfin bref, là n’était pas l’important.

J’avais réussi à réveiller Aiden qui avait sursauté presque aussitôt en clamant des paroles qui n’avaient de sens que pour lui. A quoi rêvait-il ? Allez savoir ! Je n’étais pas dans son subconscient. Mais cela prouvait que d’une certaine façon, il était encore dans le monde des rêves et qu’il ne s’attendait pas à se faire surprendre. Manque de bol ! Enfin, ça ne m’expliquait pas ce qu’il faisait là pour autant, ni comment il avait fait pour s’introduire ici. Quoi que cette deuxième question, j’avais une idée de réponse, mais où avait-il appris à faire une telle chose ? A l’orphelinat ? Si c’était le cas, il faudrait peut-être que je dise deux mots à la gérante parce qu’apprendre aux enfants à s’introduire chez les gens. D’accord, la serrure de la Bibliothèque n’avait rien de spéciale et devait être facile à crocheter, mais quand même ! Ce n’était pas une raison. Surtout que normalement, ce n’était pas dans les Bibliothèque qu’on cherchait à s’introduire, mais plutôt dans les supermarchés ou les banques. Mais enfin, qu’est-ce qu’un enfant orphelin ferait d’argent, exactement ?

Une fois qu’il eut assez repris ses esprits, je lui fis remarquer qu’il n’avait rien à faire là et que tout le monde devait le chercher, ce qui fit naître une grimace sur son visage. Peut-être n’avait-il pas pensé à cette possibilité ? Ou peut-être le savait-il pertinemment et ça l’effrayait. Les deux étaient possibles. Enfin bref, j’attendis tranquillement que les informations montent dans son cerveau afin qu’il puisse me répondre. Les bras toujours croisés, je l’écoutais s’excuser encore une fois pour être là. Je voulais bien le croire quand il disait qu’il n’avait rien fait de mal, hormis le fait de s’être introduit illégalement dans la Bibliothèque, bien sur, mais même malgré ça, je ne pouvais pas fermer les yeux. Qui me disait qu’il ne recommencerait pas la nuit prochaine et celles d’après ? Lui ? Mais encore ? Non, il fallait qu’il comprenne qu’il n’avait pas à faire ça et qu’il valait mieux pour lui qu’il ne recommence pas. Je voulais bien être gentille, mais il y avait des limites à ma gentillesse, surtout après ce que mon lieu de travail avait vécu.

- Tu sais que j’ai des caméras d’installées et que même si tu étais retourné à l’orphelinat, j’aurais su que tu étais venu dans tous les cas ?

Les caméras étaient une des premières choses que les gens avaient remarquées en remettant les pieds à la Bibliothèque après la réouverture suite aux événements après le mariage Nerys. Du coup, je ne doutais pas qu’Aiden les ait aussi remarqués. Si j’avais été à sa place, je n’aurais jamais tenté d’entrer dans un lieu aussi surveillé par crainte de me retrouver derrière les barreaux, mais il fallait croire que ce n’était pas la façon de penser de tout le monde. Le jeune garçon n’avait pas vraiment d’arguments à m’offrir afin d’essayer de se faire discrédité et pardonner. Je continuais de le fixer, impassible, même quand il m’offrit son regard larmoyant. Qu’il ait la trouille, ça je voulais bien le croire, mais était-ce une raison pour que je lui dise « ce n’est pas grave, on oublie ? ». Quelque part, j’étais tentée de le faire, mais pas tout de suite. J’allais continuer de le faire mariner un peu. On disait que c’était après une bonne frousse qu’on retenait la leçon. Finalement, je lui demandais ce qui était si urgent pour qu’il prenne la peine d’entrer ici par effraction. Autant se tenir au courant !

La lecture semblait être le motif clé des agissements d’Aiden. Bizarrement, je comprenais peut-être mieux que quiconque ce manque de livres qui se faisait sentir. Quand j’étais encore enfermée dans le service psychiatrie de l’hôpital, on n’avait jamais voulu accéder à ma requête de me prêter un livre afin que je puisse occuper mes journées. Alors maintenant que je me retrouvais entourée de livres à en perdre la tête, j’étais devenue presque maniaque quant à leur état et le rangement. Même ma chambre n’était pas aussi bien rangée ! Je lâchais un soupire à la fin de la réponse du jeune garçon. Je restais néanmoins silencieuse, n’argumentant pas en sa défaveur, mais pas en sa faveur non plus. En réalité, je ne savais pas quoi dire parce que je comprenais ce qu’il vivait et en même temps, je trouvais que ce n’était pas une raison pour autant. Dans ma tête, c’était un véritable méli-mélo et Aiden n’aidait en rien au déliement de ce sac de nœuds ! Il ne souhaitait pas que j’informe Carmen, ni le sheriff Swan de son introduction à la Bibliothèque, ce qui lui attirerait sans aucun doute de gros ennuis.

Avant que je n’ai pu répondre quoi que ce soit, le garçon réunit les livres afin d’aller les ranger, tout du moins, je le supposais jusqu’à ce qu’il me demande la permission de m’emprunter l’exemplaire de Roméo et Juliette. Cette fois-ci, je m’assis sur la chaise juste à côté de celle qu’il avait occupé précédemment et lui fis signe de s’asseoir. Ce n’était pas une demande, c’était un ordre, bien que silencieux. J’attendis d’avoir toute son attention et rompis le silence que j’avais conservé jusqu’à présent :

- Pleurer ne te servira pas à grand-chose donc je te prierai de sécher tes larmes avant qu’elles ne mouillent mes livres.

On avait vu mieux comme entrée en la matière, mais je m’en fichais. C’était moi qui étais en position de force donc peu importait comment j’allais emmener le truc là où je le souhaitais, l’important, c’était d’y arriver, avec ou sans les formes !

- D’accord, je veux bien croire que tu étais en manque de livres, mais ça ne cautionne pas le fait que tu sois rentré par effraction à la bibliothèque et ça n’excuse absolument rien. Tu as fait une bêtise et il te faudra l’assumer. Tu as eu de la chance que je n’appelle pas M. Gold quand je me suis rendue compte que la porte était ouverte parce que tu aurais peut-être passé un moment pire en sa compagnie qu’en celle du sheriff Swan ou de Carmen.

Je ne mentais pas quand j’affirmais que j’avais failli appeler le propriétaire des lieux. C’était ce que j’aurais dû faire plutôt que d’entrer sans savoir ce qui m’attendait. Mais je ne l’avais pas fait et c’était mieux comme ça parce que j’aurais eu l’impression de l’avoir dérangé pour rien. Déjà qu’il avait dû faire pas mal de choses pour moi ces derniers temps, la miss French, il devait en avoir raz la casquette pour les dix prochaines années à venir ! Enfin là n’était pas le plus important pour l’instant.

- Voilà ce que je te propose : des travaux d’intérêt général. Pendant une semaine, tu viendras passer tout ton temps libre ici, et tu m’aideras. Si tu tiens paroles, je ne dirais rien à personne et cela restera entre toi et moi. Pour cette fois s’entend car si tu remets les pieds ici pendant les heures de fermeture, il n’y aura aucun arrangement à l’amiable, tu m’entends ? Je veux bien être gentille, mais j’ai mes limites !

Je m’étais adressée à lui comme je me serais adressée à un adulte. Enfant ou adulte, de toute façon c’était pareil, s’introduire dans une bibliothèque de façon illégale était un crime dans tous les cas, et j’espérais bien que c’était rentrer dans sa petite tête brune.




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Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. by Anaëlle
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MessageSujet: Re: Why are you here ? [Pv Aiden]   Ven 6 Juin - 2:20

Lacey & Aiden / Why are you here ?


Au loin, dans les tréfonds de ma tête pleine de rêves, j’entendais les violons grincer une musique triste, mais parfaite pour l’ambiance. Le pauvre petit orphelin, abandonné de tous, qui ne voulait qu’une distraction éphémère pour se distraire de son quotidien… Un scénario du tonnerre qui aurait touché le cœur de plusieurs personnes ! Sauf que mes larmes de crocodile ne semblaient pas émouvoir la brune, surement plus maline encore que je le supposais. Ou alors, elle était vraiment en colère ! Les dernières larmes coulèrent sur mes joues, faisant briller mes yeux bleus une dernière fois avant que je les essuie doucement avec les manches de mon pull trop grand. Il fallait que je change de tactique, ça ne me mènerait à rien et surtout, cela ne me rapporterait rien ! Je pris le livre de Roméo et Juliette entre mes mains, puis le referma doucement. Je serrais l’ouvrage contre ma poitrine, un peu comme si je défiais quiconque de me l’enlever, mais c’était aussi un geste désespéré. Cela sonne un peu mélodramatique, mais je voulais vraiment pouvoir lire la fin !

'' 246… page 246… '' murmurais-je doucement pour me rappeler à quelle page j’étais rendu. Soudain, je relevais le visage vers la propriétaire des lieux et fronçais les sourcils. Mon regard balaya ensuite la pièce à la recherche des appareils qui avaient sans doute capté mon effraction de la nuit dernière.

''Pourquoi des caméras ? Je ne connais personne qui déteste les livres au point de les endommager… Sauf peut-être Adora… Vous avez des ennuis mademoiselle Lacey ?'' demandais-je tout surpris d’apprendre qu’on pouvait vouloir porter atteinte à ce sanctuaire du savoir. À moins que ce ne soit à la jeune femme qui dirigeait les lieux justement…

On m’avait déjà qualifié de malin par le passé, mais aussi de voyou. En vrai, j’essayais de deviner tout simplement. Parfois j’avais raison, parfois non. Je suis simplement curieux et la curiosité me pousse constamment à trouver des réponses à mes questions coûte que coûte. C’est sur cette mince frontière que parfois la raison devenait folie enfantine, comme lorsqu’on entre par effraction dans un bâtiment pour une histoire avant d’aller au lit... Moi qui n'avait pas de parent pour le faire, je devais me border moi-même en quelque sorte !

Sur un autre sujet, la tristesse avait disparu de mon visage pour laisser place à une expression perplexe. Luz ne volait pas de livre. Adora n’irait jamais jusque là pour m’atteindre à travers mon amour de la littérature, non ? Alors qui ? Je pouvais difficilement imaginer pourquoi on avait besoin d’autant de protection, surtout pour un endroit avec rien de précieux au sens matériel et ainsi situé dans une petite ville sans importance. Sans importance parce qu'elle n'était qu'illusion bien entendu !

Je hochais vivement de la tête lorsque Lacey m’ordonna de cesser de pleurer. L’acte dramatique était terminé. C'était la tombée du rideau et la mise en place de l’éclairage pour le début du deuxième acte : celui où le héros apprend de ses erreurs et espère arriver sain et sauf jusqu’à sa fin heureuse. J’avalais difficilement ma salive, un peu inquiet de ce qu’allait dire la brune. Surtout lorsqu’elle mentionna Monsieur Gold, dans le genre vieux sadique, il faisait compétition à Carmen Time ! Soudain, ma sentence tomba et j’ouvris grand la bouche de surprise. En fait, j’étais tellement étonné que j’en échappais Roméo et Juliette sur le sol dans un bruit assourdissant. Puis, je bondis vers Lacey pour lui donner un gros câlin plein de reconnaissance. Mes larmes de menteur avaient disparu pour laisser place à un sourire étincelant.

'' Passer tout mon temps libre ici ? Entouré de livre toute la journée ? Mais c’est trop cool ! '' Et dix mille fois mieux qu’une punition donnée par les surveillants ou la direction de l’orphelinat !  '' J’accepte ! Je ferais tout ce que vous me demandez ! Merci mademoiselle Lacey ! Merci ! Merci ! Merci ! '' L’accolade pris fin lorsque je remarquais le livre sur le plancher. Je me dépêchais aussitôt de le ramasser et fit mine d’enlever la poussière sur la couverture du revers de ma main.

''Oh pardon…'' ajoutais-je avec un rire gêné.

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MessageSujet: Re: Why are you here ? [Pv Aiden]   Lun 16 Juin - 21:42






Aiden & Lacey

~ Moi, ce que j'aime le plus au monde ce sont les livres. J'adore les histoires ! ~


Pour la première fois depuis que j’avais installé les caméras, j’étais fière de l’avoir fait. Si je n’en avais pas mise, je n’aurais jamais su que quelqu’un était entré par effraction dans la Bibliothèque, même si, dans tous les cas, j’aurais découvert Aiden endormi sur la table. Ou peut-être pas. Du coup, il  aurait sans aucun doute volé un des livres avant de me le ramener plus tard. Je savais que je pouvais lui faire confiance pour prendre soin des différents ouvrages qui se trouvaient ici. Mais mis à part ça, s’introduire dans la Bibliothèque était un acte illégal qui était punissable par la loi, même quand on avait l’âge du jeune homme. Les lois n’étaient pas mon domaine de prédilection, mais il me semblait bien avoir déjà lu des articles de loi. Sinon, comment saurais-je tout ça ? Même si ma mémoire faisait défaut, j’avais des brides de souvenirs, mais aucune image à y associer. Mon amnésie était beaucoup trop complexe.

En parlant à Aiden, j’étais honnête. Je lui avouais avoir failli appeler M. Gold pour qu’il vienne voir de lui-même ce qu’il s’était passé. Cependant, je passais sous silence le fait que si j’avais voulu l’appeler c’était pour m’éviter la peine de voir un nouveau désastre. Je ne l’aurais clairement pas supporté. Enfin, il avait eu de la chance que je n’appelle pas parce qu’il était sans aucun doute préférable qu’il ait affaire à moi plutôt qu’au propriétaire de cette ville. Je ne m’étais pas laissée émouvoir par les larmes qui avait commencé à perler dans ses yeux. Je n’allais pas jusqu’à dire que les garçons n’étaient pas censés pleurer, mais s’il essayait de m’amadouer, c’était un peu  raté ! Du coup, je lui avais demandé de s’essuyer les yeux. Lui annoncer que j’avais des caméras sembla l’étonner et surtout, cela me confirma le fait qu’il ne les avait pas vus en entrant ici par effraction. C’était réconfortant dans le sens où elles étaient assez bien dissimulées pour qu’on ne les voit pas de suite.

- Des ennuis, je n’en sais rien, répondis-je. Mais j’ai retrouvé la bibliothèque complètement saccagée l’autre jour, du coup, j’ai dû tout remettre en état et installer des caméras.

Enfin bon, ça c’était des histoires de « grandes personnes » et les problèmes que je rencontrais sur mon lieu de travail ne le regardaient pas. Non pas que cela me gênait d’en parler, mais honnêtement, j’avais assez donné ces derniers temps. Je voulais un peu oublier cet épisode qui avait pendant un temps pesé sur mes épaules. Je regardais le jeune garçon et je vis une nouvelle expression se dessiner sur son visage. Une expression du genre perplexe. A quoi devait-il penser ? Je n’en savais strictement rien. Peut-être devait-il se faire du souci par rapport à l’orphelinat. Quoi que je n’avais aucune idée de l’heure à laquelle les enfants se levaient ni celle à laquelle ils étaient attendus pour le petit déjeuné. Curieuse de savoir, je ne posais pas la question par crainte qu’il ne pense que je lui donnais l’autorisation de s’en aller alors que pas du tout.

Je préférais me concentrer sur sa « punition » qui avait germé petit à petit dans mon esprit. Je lui exprimais donc ma « sentence » qui consistait à le faire venir ici tous les jours, pendant une semaine, durant son temps libre, pour m’aider dans mon travail. Ce n’était pas comme si j’étais débordée, non plus, mais je jugeais que c’était une punition assez cool pour ce qu’il avait fait. Aiden ne tarda pas à réagir car l’exemplaire de Roméo et Juliette atterrit sur le sol dans un bruit assez mat et il se jeta littéralement dans mes bras. J’écarquillai les yeux, surprise par une telle vivacité de sa part. Je baissais les yeux tandis qu’il continuait de me serrer et m’offrait un sourire éclatant. Un peu comme les sourires colgate qu’on voyait dans les pubs pour dentifrice. Ma punition lui plaisait. Et bien j’en étais ravie. Du moment qu’il était motivé pour purger sa peine. Je restais un peu immobile, peu habituée par autant d’élan d’affection. J’attendais tranquillement qu’il me relâche, tout en souriant quand même un petit peu.

- Je t’en prie, fis-je. Je suis contente que la situation te convienne.

Quand il me lâcha, il récupéra très rapidement le livre de Roméo et Juliette qu’il avait lâché en venant m’enlacer. Il s’excusa aussitôt pour ce qu’il avait fait. En temps normal, je lui aurais sans aucun doute fait la remarque, mais je savais aussi qu’Aiden était soucieux des livres et qu’il n’avait réellement pas fait ça par méchanceté, mais plutôt par inattention et surtout pas un élan de joie. Je pensais vraiment que si à son âge j’avais été à sa place, il y aurait eu de grandes chances pour que je réagisse de la même façon. J’aimais les livres et on m’en avait trop longtemps privé. Du coup, je pouvais comprendre qu’Aiden ait tellement voulu lire un nouveau livre une fois le  précédent terminé. Pendant mon enfermement en psychiatrie, bien que j’avais fait plusieurs fois la demande, le professeur Lynch ne m’avait jamais apporté de livres. Au moins un que j’aurais pu lire encore et encore histoire d’occuper mes journées, mais il semblerait qu’ils aient fait preuve d’une forme de sadisme en ne m’en donnant pas car ainsi, les journées me paraissaient longues et interminable. Enfin bon…

- Maintenant que ce petit accord est passé, il va falloir trouver une raison pour que l’orphelinat accepte de te laisser venir ici, continuais-je. Tu tiens à leur dire que tu as passé la nuit ici en entrant par effraction ou tu es capable de trouver une autre version ?

J’étais prête à jouer le jeu, si jamais il trouvait quelque chose de crédible. Bien évidemment, s’il trouvait, il fallait qu’il me tienne informer, histoire que nous ayons la même version des faits.




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MessageSujet: Re: Why are you here ? [Pv Aiden]   Jeu 19 Juin - 21:37

Lacey & Aiden / Why are you here ?


Mon regard bleuté scrutait les étranges appareils fixés de manière discrète au mur. J’avais déjà vu des caméras bien sûr, mais dans des endroits comme la bijouterie ou le musée, jamais je n’aurais pensé qu’on ait besoin de technologie pour surveiller des livres. À moins qu’ils prennent vie ? Oooh et si la malédiction faisait apparaître directement les personnes des histoires en les sortants de leur ouvrage ? Lacey devrait alors les protéger pour ne pas faire plus de malheureux prisonniers à Storybrooke ! Sauf que, avec du recul, la brune ne m’avait jamais appuyé dans ma quête de vérité ou dans les démarches de l’Opération Cobra. Contrairement à mon habitude, je n’avais pas envie d’ennuyer l’adulte avec mes théories abracadabrantes, je l’avais sans doute suffisamment irrité avec mon intrusion de la nuit dernière. De plus, elle ne me proposerait pas de travailler ici si l’endroit cachait un secret si important ! Bref, c’était sans doute une simple autre idée farfelue tirée de ma tête d’enfant. L’annonce que la bibliothèque avait été saccagé ne me plaisait pas et j’ouvris grand les yeux de surprise. Faire du mal à des livres ! Le monde était tombé bien bas !

''Oh non ! Si vous voulez, je peux venir monter la garde la nuit ? Mais de façon légale cette fois-ci !'' demandais-je avec mon esprit chevaleresque en ébullition. Je m’imaginais me faire une barricade avec les tables et les chaises, je protégerais les livres avec mon lance pierre et des cailloux ramassés sur le bord de la plage.

'' Personne ne s’approchera de Roméo et Juliette, des Aventures de Sinbad le Marin, de Peter Pan, de Vingt Mille Lieues Sous Les Mers, des dictionnaires, des bibliographies et des encyclopédies et… et… Bah des livres quoi !''

J’avais cette naïveté de croire que l’ancienne princesse me laisserait revenir de nuit si je me rendais utile, voire même qu’elle m'ait déjà pardonné mon erreur. Je n’étais qu’un enfant après tout et pas n’importe lequel. J’étais sans doute aussi casse-cou que Liam et aussi têtu que Cloé réunis ! Carmen et Adora me détestaient et avec raison, il valait mieux m’avoir comme ami que comme ennemi et ce même avec ma petite taille. Je pouvais être une vraie peste, mais par chance, j’avais un grand cœur pour compenser. L’accolade à la brune qui pourtant venait de me punir en était une belle preuve. Néanmoins, il restait un détail à éclaircir : Quoi dire à l’orphelinat !

''Je n’aurais qu’à leur dire que c’est pour payer mon retard d’un des livres que je vous ais emprunté il y a longtemps… Je vais travailler ici combien de temps mademoiselle Lacey ? Vous voulez que je commence toute de suite mademoiselle Lacey ? Enfin, il faudrait surtout que je retourne à l’orphelinat avant qu’on se doute de quelque chose…''

C’était faux, car je finissais toujours les livres très rapidement et donc, jamais je ne les rapportais en retard. Cela dit, j’étais content que Lacey ne m’oblige pas à dire la vérité aux autorités qui dirigeaient le foyer des orphelins. C’était un peu comme si elle devenait ma complice ! Je reposais l’œuvre de Shakespeare sur la table et pris la pile de livre dont je n’avais aucune utilité dans mes mains, prêt à les remettre à leur place, puis je me mis à déambuler dans les rayons que je connaissais déjà par cœur. Le gros livre rouge allait ici. Le petit vert allait là et celui avec le relief en cuir était sur l’étage du haut. Hélas, j’étais trop petit pour l’atteindre. Mon premier réflexe ne fut pas de demander de l’aide où d’aller chercher un tabouret, mais bien de mettre le bouquin dans ma poche pour pouvoir escalader les étagères. C’était ma façon habituelle de me débrouiller seul alors je ne voyais pas l’utilité de changer d’approche... Mes pieds étaient stables et mes mains habiles, ainsi je me rendis à au moins un mètre du sol sans problème. Une main lâcha le bois du meuble pour prendre le livre en cuir et s’étira pour essayer de le poser à sa place dans l’étagère. Il me manquait encore quelques centimètres à peine lorsque mademoiselle Lacey me fit son commentaire sur mes méthodes particulières de travail…
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Lacey French
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MessageSujet: Re: Why are you here ? [Pv Aiden]   Mar 1 Juil - 12:45






Aiden & Lacey

~ Moi, ce que j'aime le plus au monde ce sont les livres. J'adore les histoires ! ~


Stupidement, je m’étais mise à parler des soucis que j’avais rencontrés à la bibliothèque dernièrement. Pourquoi commençais-je à parler avec Aiden de choses qui ne le concernaient pas ? Les obstacles que je rencontrais dans mon métier, moi seule devait les affronter. Je n’avais pas à les imposer à jeune garçon qui se trouvait face à moi. Néanmoins, celui-ci sembla surpris de la présence de ces caméras de surveillance qui enregistraient absolument tout ce qui se passait dans ce bâtiment. Cela faisait un peu paraître l’endroit comme hautement surveillé, mais avec le carnage que j’avais retrouvé, je n’avais pas envie que cela se reproduise. Et si cela se reproduisait, j’aurais de magnifiques portraits sur les coupables. Pas comme la première fois. J’ignorais complètement qui avait bien pu s’amuser à mettre la bibliothèque sans dessus, dessous, mais si j’apprenais le nom des coupables, j’allais leur faire vivre un véritable cauchemar, foi de Lacey French !

A ma révélation, Aiden se porta immédiatement volontaire pour servir de « chien de garde » nocturne. Je coulais vers lui un regard suspicieux. Oh, je ne doutais pas qu’il montrait réellement la garde, mais du coup, il aurait tout le loisir de lire les livres que possédaient les lieux. Disons que se serait tout aussi bénéfique pour lui. Mais sincèrement, que pourrait un enfant de treize ans face à des malfrats ? Imaginez deux secondes qu’ils lui en mettent plein la figure ? Qu’est-ce que j’allais bien pouvoir dire à la directrice de l’orphelinat ? « Désolée, Aiden est à l’hôpital pour coups et blessures. Comprenez qu’il faisait simplement son boulot : défendre la bibliothèque, mais ils étaient plus gros que lui alors il n’a pas fait le poids… » Ben voyons ! Et puis quoi, encore ? Non, s’il devait se rendre utile, se serait la journée pendant ses heures de libre. Pour l’instant, M. Gold n’avait trouvé personne pour travailler avec moi, du coup, prendre Aiden pendant un temps pourrait m’être utile.

- Non, merci, ça ira ! Je n’ai pas envie qu’il t’arrive des bricoles. Mais on peut peut-être en reparler dans une dizaine d’années ?

Hé ! Ce n’était peut-être pas une idée si mauvaise ! Un vigile ? Mais à qui pourrais-je demandé ça ? A James ? Mais il était déjà vigile au casino, je n’allais pas lui demander de travailler ici, surtout qu’à côté du casino, la bibliothèque la nuit était particulièrement barbante. Non, finalement, c’était une mauvaise idée. Qui accepterait de surveiller une bibliothèque pendant les heures où je n’y étais pas ? Personne ! Idée totalement ridicule ! Les caméras, c’était la bonne idée. Il n’y en avait pas d’autre. Cependant, je ne doutais pas de la bonne foi d’Aiden quand il jurait qu’il protégerait les livres au péril de sa vie. Ses idées avaient eu le don de me faire sourire. Beh oui, je n’étais pas impassible, non plus ! Aiden avait peut-être fait une bêtise en pénétrant illégalement dans la bibliothèque durant la nuit, mais ce n’était pas une raison pour le lui rabâcher inlassablement. Il avait compris la première fois. Je ne comprenais pas les gens qui s’amusaient à en rajouter une couche encore et encore comme si la personne en face n’avait pas compris la première fois.

Pour en revenir à la façon dont nous allions bien pouvoir le faire venir ici pendant ses heures de libre, je lui laissais le choix de trouver une histoire, afin qu’on s’y tienne tous les deux. Je lui avais promis de ne rien dire à personne, mais il allait falloir trouver une raison pour qu’il vienne étant donné que j’allais devoir me rendre à l’orphelinat pour en parler avec Adora. Je le laissais réfléchir avant d’écouter sa proposition. Je devais bien avouer qu’elle était simple, mais bonne. Après tout, c’était normal qu’une bibliothèque demande des dommages et intérêts pour un livre non rendu à temps. J’aurais pu pousser le vice en ajoutant qu’il avait rendu l’ouvrage abimé, mais si la gérante de l’orphelinat connaissait un minimum Aiden, elle saurait que ce n’était pas le genre du garçon à rendre un livre abimé. Cela pouvait arriver, bien évidemment ! Un accident qui n’était pas son fait (un autre enfant aillant décidé de faire du coloriage), en somme. Mais non, dans tous les cas, ça ne collerait pas au garçon. Autant rester crédible.

- Et bien va pour cette histoire. On n’ajoutera aucun autre détail pour éviter de s’emmêler les pinceaux, d’accord ?

Aiden souhaita connaître son emploi du temps. Je réfléchis quelques instants déjà sur quel jour on était et quand est-ce que je pourrais passer à l’orphelinat. Je fis le tour des possibilités le plus rapidement possible afin d’éviter qu’il ne perde trop de temps avant de répondre :

- Lundi, ça te va ? Comme ça, j’aurais le temps d’aller en parler à Adora et de mettre en place les choses. Je te veux ici du lundi au vendredi. Une semaine sera suffisante pour payer ta faute, dirons-nous.

Si je pouvais, je l’embaucherais bien, mais faire travailler un enfant était passible d’esclavagisme. Or, j’étais très loin d’en être une. Mais il fallait bien qu’Aiden comprenne que rentrer dans les bibliothèques en pleine nuit, ce n’était pas bien ! Et j’espérais sincèrement que même si je le faisais travailler ici, il n’y prenne gout et recommence pour être plus souvent « puni », mais à force, les gens se rendraient compte que quelque chose ne tournait pas rond ! Je réfléchissais pendant à peine deux secondes quand je vis Aiden bouger pour prendre l’ensemble des livres et les remettre à leur place. Je ne bronchais pas. Techniquement, j’avais mis en place des bacs pour les gens afin qu’ils mettent les livres consultés dedans afin que je puisse les ranger correctement, mais le jeune garçon sembla faire fi de ça et je ne pus m’empêcher de le suivre afin de voir s’il rangeait bien les livres à leur place. J’étais un peu surprise qu’il connaisse l’endroit exact où ils se plaçaient. Il les connaissait autant que moi, du coup, je venais à regretter qu’il n’ait pas 18 ans, sinon, je l’aurais embauché.

Cependant, j’écarquillais de grands yeux quand je le vis escalader une des étagères. Je restais figée pendant quelques secondes, regardant l’étagère bouger légèrement. Tombera, tombera pas… Je reportais mon attention sur Aiden et lâchais :

- Descend de là !

L’ordre avait claqué. Peut-être l’avais-je surpris, mais en attendant, je m’avançais pour maintenir un minimum l’étagère, le temps qu’il descende. Un élan de panique m’avait submergé quand j’avais vu le meuble tangué. Manquerait plus qu’Aiden se tue en basculant vers l’arrière avec une cinquantaine de kilos sur lui ! Là, j’aurais eu de gros soucis. D’énormes, même ! Je fermais les yeux pendant quelques instants avant de reporter mon attention sur le garçon qui avait obéit. Je m’étais légèrement calmée. Prenant une légère inspiration, j’ouvris la bouche :

- Certaines des étagères ont été fragilisée à cause du carnage, si une d’entre elles avait eu le malheur de cédé pendant que tu étais dessus… Bref ! On ne range pas les livres comme ça. Si tu veux travailler ici, tu suis les règles, il y a des tabourets et un escabeau pour aller au plus haut. Tu les utiliseras, d’accord ?

Je tenais à ce que les choses soient parfaitement claires. Je n’avais pas envie de me retrouver avec un mort sur les bras ! Mais alors pas du tout envie !




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MessageSujet: Re: Why are you here ? [Pv Aiden]   Jeu 21 Aoû - 0:14

Lacey & Aiden / Why are you here ?


Décidément, l’escalade était de loin l’un de mes sports préférés ! On se sent puissant lorsque nos propres muscles nous soulèvent vers le sommet, bien que ce ne soit pas ma force musculaire qui m’avantageait, mais plutôt ma frêle constitution d’un jeune adolescent n’aillant pas atteint la puberté. J’avais hâte cela dit, car je jalousais beaucoup comment Cloé regardait Liam. J’admirais le rouquin, mais je suis sûr qu’avec un peu de poil au menton ou avec quelques centimètres de plus, l’ancienne fée pourrait me donner autant d’attention ! Bref, je devrais plutôt me concentrer à ma tâche au lieu de rêver à la beauté de la blondinette ! La voix de Lacey me fit sursauter, mais pas suffisamment pour entrainer ma chute. En bafouillant déjà des excuses, je réussis à remettre le livre fait de cuir à sa place et sauta agilement sur le sol. La bibliothécaire n’aimait pas beaucoup mon idée d’être vigil durant la nuit dans son établissement. « Pour ne pas m’attirer des bricoles », c’était mal me connaitre ! Que je le veuilles ou non, les ennuis semblaient toujours par me tomber dessus. Par exemple, je ne m’étais pas volontairement endormi à la bibliothèque ! Bon d’accord, y entrer par effraction n’était pas une de mes idées les plus lumineuses…

J’étais tellement excité et content de travailler dans ce sanctuaire du savoir que j’en avais oublié mes bonnes manières. Avec moi, tout partait d’une bonne intention –ou presque-, mais le résultat n’était pas toujours à la hauteur de mes espérances. Si je ne pouvais pas surveiller la bibliothèque de nuit avec mon lance-pierre alors ranger les livres que j’avais moi-même sortit me semblait un si bon début que je mettais mis à la tâche dans la seconde. Mais Lacey n’approuvait pas ma méthode, car comme tout adulte qui se respecte, l’escalade d’étagère lui semblait plutôt une façon de se briser le cou au lieu d’un moyen rapide de ranger les livres. Ah quel manque d’imagination ! Moi qui en avais à revendre, on finirait par croire que j’avais échangé la petite voix de ma conscience qui m’avertit du danger contres quelques histoires rocambolesques. Néanmoins, la brune était ma nouvelle patronne alors je ne pouvais que lui obéir !

'' Oui, je suivrais les règles Chef ! Et lundi ce sera parfait Chef ! '' dis-je d’une voix pleine de conviction en me mettant bien droit à la manière d’un soldat au garde à vous.

Au fond, j’aimais bien Lacey, c’est pourquoi je me permettais quelques fantaisies lorsque je lui adressais la parole. Et puis « Chef », c’est beaucoup moins long à dire que « Mademoiselle Lacey ». Cependant, à voir son expression inquiète et à la mention des meubles fragiles à cause du vandalisme, je perdis mes grands airs. J’étais véritablement désolé des épreuves qu’avaient dû endurer la jeune femme à cause des ravages et j’étais bien déterminé à mener mon enquête même si un simple orphelin ne pourrait sans doute pas y arriver tout seul. Je pensais déjà à Tara pour m’aider, même si je suis sûr qu’une fouine comme Liam ne refusera pas non plus. Je ne dis rien de cette idée d’enquête à la brune, il ne faudrait pas qu’elle se fasse plus de soucis à mon sujet ! Déjà, certaines de ses inquiétudes énumérées plus tôt me revinrent en mémoire et en jetant un regard à l’horloge au mur, je compris qu’elles étaient fondées.

'' Oh non ! Il faut que je parte sinon Adora va voir que je ne suis pas là ! Elle va encore m’enfermer dans le placard si elle apprend que je n’ai pas dormi à l’orphelinat ! ''

Le pire c’est que je disais la vérité, car la surveillante m’avait déjà bel et bien enfermé dans un placard auparavant en guise de punition. Néanmoins, on mettrait peut-être mes paroles en doute à cause de mon trop plein d’imagination et, bien que je faisais toujours en sorte que les mauvaises conditions de vie des orphelins soient mises à jour, je n’en ratais jamais une pour noircir la réputation de mademoiselle Kindness. L’horloge me narguait et je priais intérieurement que ce soit Thomas ou Owen qui soit de garde ce matin alors que je ramassais précipitamment mes affaires sur la table. Je souris à Lacey tout en la saluant de la main lorsque je franchis le seuil de la porte.

'' Bonne journée mademoiselle Lacey et encore désolé du dérangement ! ''


© EKKINOX


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