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L'histoire se déroule en Octobre 2013.

« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


Charming ೨ Henry ೨ Ruby ೨ August

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 [Flashback] « You know that I'm no good... » feat. Aliéna P.

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MessageSujet: [Flashback] « You know that I'm no good... » feat. Aliéna P.   Lun 31 Mar - 19:53

I cheated myself. Like I knew I would. I told you, I was trouble.




C
ela avait pris tout de même quelques temps avant que Sebastian s’en rendre compte. Il faut dire, il se tenait occupé à la boutique et avec l’arrivée de son nouveau fils également. C’était dur d’admettre que sa vie prenait un tournant étrangement… droit. Il sortait toujours le soir et  vidait des bouteilles, mais il avait maintenant tendance à vérifier si Aliéna allait venir le sauver de sa torpeur comme elle l’avait déjà fait auparavant.  Il regardait quelques minutes la porte du bar dans lequel il était en train de devenir une loque humaine avant de rentrer chez lui seul et avec un gout amer dans la gorge. Il rentrait même tôt. Ses délires nocturnes ne pouvaient jamais égaler la soirée passée avec la belle fleuriste. Les détails du décor de cette nuit-là étaient floues, mais chaque mot résonnait encore dans sa tête trop pleine d’inquiétudes. Sans parler de la chaleur et de la douceur du corps de la jeune femme qui avait dormi dans ses bras. Sa respiration lente et calme lorsqu’elle dormait. Ça et cette sensation étrange qu’on attendait rien de plus de lui que le fait d’être présent.

Il y avait bien des femmes qui tournaient autour de lui et le bijoutier n’était pas aveugle. Néanmoins, ce n’était jamais simple comme ça l’était avec la jolie fleuriste. Isabella Heelsman courait surtout après son argent et les bijoux de son magasin. Carmen Time courait après un autre trophée humain à mettre dans son lit avant d’afficher sa tête à son mur de chasse. Mais Aliéna ne demandait rien, du moins, il n’avait jamais eu l’impression d’être une cible ou quoique ce soit de plus vulgaire. S’il voulait la voir, elle venait et vice versa. Ils appréciaient le temps passé ensemble et ces petits instants, au lieu de devenir routiniers, étaient devenus précieux. Et voilà ce qu’il finit par remarquer au bout d’un moment : son absence. Depuis le mariage de Louna, ils ne se croisaient presque plus. Elle l’évitait peut-être et Sebastian, toujours aussi imbu de lui-même, n’y avait vu aucun signe d’alarme avant aujourd’hui. Mais le silence et le vide dans sa boutique lui semblait pesant en cette fin d’après-midi. Cette fois, au lieu de se mettre à boire pour dissiper son ennui, il choisit plutôt d’aller voir une certaine personne qui ne manquait jamais de le faire sentir bien.

L ’ancien pirate ferma donc la bijouterie en avance, faisant tournée la pancarte ''ouvert'' de la porte d’entrée à ''fermer'' avant de barrer les portes ainsi que d'éteindre toutes les lumières. Il passa acheter deux cafés chez Granny’s Dinner avant de marcher jusqu’à la boutique de fleur où la belle brune travaillait. Il espérait ne pas tomber sur la sorcière qui lui servait de mère et de patronne, mais bien sur son amie. Une brise lui apporta les doux arômes des fleurs alors qu’il approcha. Il poussa la porte de la boutique et alla poser les deux gobelets chauds sur le comptoir. Il se pencha vers l’avant pour voir si Aliéna n’était pas accroupis derrière en train de travailler, mais il ne vit personne.

« Il y a quelqu’un ? Aliéna ? »

La pièce embaumait du ravissant parfum des fleurs et les couleurs lui fit penser soudainement aux décors du mariage chez les Nerys. Une image ainsi qu’un malaise refit surface également. « Si tu lui fais du mal, que tu la fais pleurer, que je la retrouve déchirée devant ta porte ou que je m'aperçois que tu la trompe... » C’est ce qu’avait dit Masha Grey, le charmant pitbull comme il aimait l’appeler, lorsqu’il avait rejoint la fleuriste dans les jardins du manoir Nerys. Le bijoutier se redressa et se mordit la lèvre inférieur, un peu inquiet tout à coup. Avait-il fait quelque chose de mal dernièrement ? Était-il la cause du silence qui sévissait entre les deux ? Cette idée du silence l’angoissait, allez savoir pourquoi, et la mention de ''tromper'' encore plus. Non parce que pour faire ça il faudrait que lui et la fleuriste soit dans une relation de couple et… Et bien, ce n’était pas le cas, pas vrai ? Enfin, oui ils passaient toujours d’extraordinaires moments en compagnie de l’autre mais… Il n’avait jamais envisager que…

« J’ai apporté du café… » ajouta-t-il comme-ci ça pouvait faire apparaître magiquement la source de ses tracas. Il n’était plus sûr que sa visite était une bonne chose. Il devrait peut-être tourner les talons s’il n’y avait personne de toute façon...
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MessageSujet: Re: [Flashback] « You know that I'm no good... » feat. Aliéna P.   Dim 6 Avr - 15:10



« You know that I'm no good... »

« Yes, I know you're not good. So what ? It changes nothing to me...»
Cela faisait maintenant quelques jours qu'Aliéna avait l'esprit préoccupé. Elle continuait à vivre sa vie normalement, alternant appartement, travail et sorties entre amis; elle conservait son éternel sourire sur les lèvres et affichait toujours sa bonne humeur, mais, en réalité, ses pensées étaient constamment ailleurs. Depuis le mariage riche en émotions de Louna et William, la jeune femme n'était pas aussi sereine que d'habitude, essentiellement par la faute de sa meilleure amie. Masha avait eu la merveilleuse idée de se présenter à Sebastian de façon très directe, pour enchaîner sur un petit discours qui avait plongé la fleuriste dans un profond malaise, surtout que la policière avait révélé de façon très explicite les sentiments qu'Aliéna éprouvait pour le bijoutier. Depuis, ne sachant comment réagir face à Sebastian, elle l'évitait. Elle ne traversait plus la rue pour aller lui rendre une petite visite dans sa bijouterie, elle ne passait plus devant les bars pour l'arracher à un verre de trop et, si jamais ils se croisaient, elle le saluait rapidement avant de prétexter un rendez-vous ou une commission qu'elle devait faire pour ensuite filer. La jeune femme avait conscience que son attitude n'était pas très adulte, mais elle ne savait tout simplement pas comment se comporter. Elle doutait fort que Sebastian l'ait un jour perçu autrement que comme une amie. Avec toutes les femmes qui lui courraient après dans Storybrooke, il avait l'embarras du choix; Aliéna ne voyait donc pas pourquoi ce serait elle qu'il considérerait comme une femme qu'il pourrait aimer. A vrai dire, la jeune femme se sentait plutôt ridicule et, pour éviter une discussion qui aurait sans doute une issue négative pour elle, elle fuyait Sebastian, même si cela lui coûtait énormément.

Encore ce jour-là, tandis qu'elle rassemblait des fleurs sur les directives d'une cliente, Aliéna songeait au bijoutier qui lui manquait. Elle s'interdisait de penser à lui pendant ses heures de travail pour être efficace, mais cela s'était avéré de plus en plus difficile au fil des jours... Reprenant ses esprits, la jeune femme se dirigea vers le comptoir et entreprit de composer un bouquet avec ces fleurs, tout en discutant avec la cliente. Elle se conduisait de façon si naturelle que l'on ne pouvait pas deviner qu'elle avait du mal à se concentrer sur son travail. Elle suivait sa routine, tout simplement, sans laisser rien paraître. Une fois sa cliente partie, Aliéna entreprit de nettoyer le comptoir et passa un coup de balai dans la boutique. L'après-midi touchait à sa fin et elle ne pensait pas avoir d'autres clients d'ici la fermeture. Cependant, n'ayant pas l'intention de fermer plus tôt, la jeune femme se dirigea vers l'arrière-boutique dans le but de faire quelques compositions florales. C'était une activité qui l'obligeait à se concentrer et qui réussissait d'ordinaire à la détendre. Rassemblant un panier en osier, quelques roses et autres matières végétales, elle se lança dans sa création.

Plus tard, armée d'un sécateur, Aliéna coupait la tige de la dernière rose qu'elle voulait intégrer dans sa composition, lorsque la cloche de la boutique retentit. Elle n'alla pas tout de suite à la rencontre de la personne, souhaitant terminer son travail. Soudain, une voix retentit depuis la boutique, une voix que la jeune femme aurait reconnu entre mille. Surprise, son sécateur dérapa et coupa la rose bien plus courte qu'elle ne le souhaitait. Mais elle ne s'en préoccupa pas, soudain paniquée d'entendre Sebastian l'appeler depuis la boutique. Elle se figea, se demandant soudain ce qu'elle devait faire. Elle ne pouvait tout de même pas se cacher dans l'arrière-boutique en attendant qu'il parte, c'était ridicule. Cependant, l'idée de devoir lui faire face ne la réjouissait pas tant que ça. En plus de cela, Sebastian ne lui avait pas rendu visite depuis plusieurs jours et le fait qu'il se présente soudainement dans la boutique inquiétait Aliéna. Que faire ?

La voix grave de Sebastian s'éleva une nouvelle fois, annonçant qu'il avait apporté du café. Bizarrement, cette phrase fut comme un déclic pour Aliéna : il fallait qu'elle cesse de se comporter comme une enfant ! Ce petit manège avait assez duré, elle ne pouvait pas le fuir éternellement. La jeune femme coupa la tige d'une autre rose et l'intégra dans sa composition. Inspirant à fond et tentant d'apaiser les battements de son cœur, elle prit son œuvre entre ses mains et passa la rideau qui séparait la réserve de la boutique.

« Bonjour Sebastian. » Dit-t-elle avec un léger sourire.

Malheureusement pour elle, sa voix mal assurée avait ponctué sa phrase d'un tremblement. Se raclant la gorge, Aliéna alla disposer sa création sur une table. Elle prit le temps de l'arranger et de placer un carton indiquant le prix. En faisant cela, la fleuriste cherchait à gagner du temps; elle réfléchit à toute vitesse pour trouver quelque chose à dire mais rien ne lui venait. Finalement, elle revint vers le comptoir et prit un des gobelets qui y était posé.

« Merci pour le café. » Murmura-t-elle avant d'en boire une gorgée.

Elle n'avait pas croisé une seule fois le regard de Sebastian. Se doutant qu'elle se comportait bizarrement, elle se força à lever les yeux vers son visage. Regarder le bijoutier dans les yeux faisait toujours accélérer les battements de son cœur, ce jour-là plus que d'habitude au vue des circonstances. Un petit silence s'établit entre eux; un silence lourd pour Aliéna. Elle s'appuya contre le comptoir mal à l'aise.

« Alors, qu'est-ce qui t'amène ? » Demanda-t-elle finalement en affichant le sourire le plus naturel possible.


Sebastian & Aliéna

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MessageSujet: Re: [Flashback] « You know that I'm no good... » feat. Aliéna P.   Lun 14 Avr - 17:42

I cheated myself. Like I knew I would. I told you, I was trouble.



L
es fleurs ne sont pas comme les pierres précieuses, mais l’une comme l’autre étaient d’une incroyable beauté. Seul dans la boutique, le bijoutier fit quelques pas vers un bouquet tout proche pour en humer le parfum et toucher les pétales du bout des doigts. Les pierres brillaient plus et étaient signe de luxe, mais elles restaient froide tandis que les plantes illuminaient une pièce et étaient douces. Leur vie était courte par contre, un passage rapide et éphémère, mais qui éclipsait l’immortalité des joyaux par leur fragilité. Sebastian ne pouvait s’empêcher de réfléchir et à repasser la scène du mariage dans sa tête. Avait-il fait quelque chose de mal en feignant qu’il ne s’était rien passé ? Sur le moment, Aliéna n’avait pas l’aire d’avoir envie qu’il prête trop attention aux propos de sa colocataire, mais aurait-il dû ? De toute façon, l’apparition angélique de la fleuriste dans sa robe de soirée avait eu l’avantage de le distraire. Il n’avait pas prêté attention aux petits détails des alentours. Enfin, le dragon aurait été bien dur à ignorer ! Cependant, la vue d’un énorme reptile l’avait tétanisé de terreur pour une raison inconnue… Bref, il préférait encore songer aux sous-entendus du charmant pitbull !

Soudain un rideau se souleva et la jeune femme apparue. Automatiquement, les lèvres du bijoutier s’étirèrent dans un sourire, remplaçant la moue songeuse des dernières minutes. Il regarda quelques minutes l’œuvre composée de roses qu’elle avait dans les mains, se disant qu’il n’avait pas à s’inquiéter. Elle ne le fuyait peut-être pas au final, mais il eut du mal à y croire. Quelque chose n’allait pas, il le sentait. Sauf qu’il n’arrivait pas encore à mettre le doigt dessus à cause des différentes émotions qui se glissaient en lui. Il était content de la voir, très content, mais nerveux de savoir qu’il existait potentiellement un genre de tension entre les eux. Le tremblement dans la voix d’Aliéna n’aidait en rien cette impression. Il la regarda travailler et à installer sa dernière création sans un mot. Il devrait peut-être lui proposer de revenir plus tard si elle était si occupée, mais en même temps, il ne voulait pas qu’elle se faufile hors de sa portée à nouveau. La distance qu’elle avait mis entre eux, pour ne pas dire son indifférence, l’avait affecté plus qu’il ne le pensait. La belle se rapprocha alors du comptoir, et de lui par la même occasion, pour se saisir du café qu’il lui avait apporté.

« C’est chaud, fait attention ! Surtout si tu prévois me le verser sur la tête comme avec cette folle d’Isabella ! » dit-il en lui faisant un clin d’œil complice.

Ce souvenir-là, il n’était pas prêt de l’oublier ! Il revoyait clairement dans sa tête l’expression de terreur de la brune devant l’état de sa robe épinard complètement fichue. Sebastian se retient de ne pas rire, mais son sourire se fit une pointe plus cruelle. Il devait admettre que le malheur des autres était parfois bien divertissant ! De plus, les occasions lui avaient manqué pour taquiner la fleuriste à ce sujet. L’ancien pirate abordait-il volontairement le sujet du mariage ? Peut-être. En tout cas, il examinait son expression et tentait de voir si elle le fuirait du regard encore longtemps. Aliéna fini par briser le silence en lui demandant les raisons de sa venue. Il prit son propre gobelet en carton pour boire une longue gorgée de café avant de répondre. N’était-ce pas évident ?

« On ne se parle presque plus… » dit-il simplement. Cela sonnait comme un reproche et il s’en rendit compte. Au fond, il lui en voulait d’avoir mis de la distance entre eux sans raison apparente. Sebastian réfléchissait à ses torts, mais n’en trouva pas qui sortaient de l’ordinaire. Il se sentait en colère néanmoins, comme un enfant qu’on avait puni sans explication. Son sourire s’était évanouit et l’homme se dirigea vers la table sur laquelle était posée la composition de fleurs qu’il examina longuement pour éviter de rajouter des paroles qu’il pourrait regretter. On aurait dit que la température de la pièce avait chuté tout à coup.

« Tu vas bien ? Les affaires sont bonnes ? » rajouta-t-il en essayant d’être plus enjoué, mais sans succès.  « Très joli comme agencement de couleurs. »

Non vraiment, il avait n’y arrivait pas. Son ton de voix était vraiment sans gentillesse. Il sentait la chaleur du café sous ses doigts qui étaient presque insoutenable vu la pression qu’il mettait autour du gobelet. Sebastian était quelqu’un de colérique, mais il devait y avoir une explication logique derrière tout ça. Son comportement était peut-être excessif pour rien. L’ancien marine déposa son café sur la table et massa sa main gauche qui s’était mise à trembler sous la chaleur excessive du breuvage. Il devrait faire plus attention à sa blessure de guerre sinon il aurait à supporter d’horribles crampes pour encore un moment. Le bijoutier soupira bruyamment et fit volte-face pour poser son regard sur Aliéna. Il tenta de contrôler la frustration dans sa voix.  

« C’est ta mère qui te prend tout ton temps ? Ou j'ai fait quelque chose qui t'a déplu ? » Quelque chose lui faisait mal dans cette histoire et ce n’était pas juste à cause de sa main. Il avait une peur bleue que la jeune femme, fidèle amie et réconfort sans égal, ne l’abandonne.

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MessageSujet: Re: [Flashback] « You know that I'm no good... » feat. Aliéna P.   Dim 20 Avr - 0:55



« You know that I'm no good... »

« Yes, I know you're not good. So what ? It changes nothing to me...»
Naturelle. Naturelle. Naturelle. Aliéna ne cessait de se répéter ce même mot qui ricochait dans sa tête de façon désagréable, tandis qu'elle disposait sa création florale sur un présentoir. Cependant, plus elle s'imposait une attitude normale et un timbre de voix neutre, plus la jeune femme était gagnée par l'anxiété. Elle avait parfaitement conscience que tout, de son comportement jusqu'à la lueur dans ses yeux, n'avait rien de naturel. D'ordinaire, lorsque Sebastian venait lui rendre visite dans sa boutique, elle respirait la bonne humeur ! Elle l'accueillait avec un grand sourire, ses yeux pétillaient et elle était joyeuse. Ce jour-là, c'était tout l'inverse et Aliéna se maudissait d'agir de la sorte. Dans son dos, elle sentait le regard de Sebastian peser sur elle. Il ne devait rien comprendre à la situation... Et le fuir sans cesse n'allait sans doute pas aider le bijoutier à obtenir des réponses ! Ne pouvant faire semblant d'arranger ses fleurs plus longtemps, la jeune femme se redressa et se rapprocha de Sebastian pour prendre son café. Afin de dissiper son stress, elle s'empressa d'en boire une gorgée. Chose qu'elle aurait dû éviter en sentant la vague brûlante déferler sur sa langue; elle s'en rendit compte lorsque le beau brun la mit en garde contre la chaleur du breuvage. Grimaçant à cause de sa maladresse, Aliéna manqua de s'étrangler à l'allusion que fit le bijoutier sur Isabella.

« Il n'y a qu'Isabella qui a droit à ce traitement spécial ! » Lança-t-elle en tentant de faire un peu d'humour.

L'arrosage au champagne... Un souvenir qui allait sans doute rester gravé dans l'esprit de la plupart des habitants de Storybrooke ! Aliéna ignorait ce qui lui était passé par la tête pour vider le contenu de son verre sur cette hystérique d'Isabella. La fleuriste était de nature calme, loin d'être impulsive et pourtant... Le fait que ce cornichon bondissant ait commencé à la chercher au sujet de Sebastian avait profondément agacé la jeune femme. Et puis, Isabella l'avait bien cherché non ? Aliéna avait été soulagée que Sebastian, bien que témoin de la scène, n'ait rien entendu de l'échange animé des deux jeunes femmes. En revanche, son soulagement avait été de courte de durée suite au coup de théâtre provoqué par Masha... Finalement, il aurait peut-être mieux valut que le bijoutier entende les vociférations d'Isabella plutôt que les paroles de sa colocataire...

Finalement, Aliéna questionna le beau brun sur les raisons de sa venue. Elle n'était pas stupide, elle savait pourquoi Sebastian avait pris la peine de venir la voir mais que pouvait-elle dire d'autre ? Le fait qu'il prenne d'abord le temps de boire une longue gorgée de son café ne fit pas bonne impression à la jeune femme. Elle ne savait pourquoi mais cette pause volontaire avant de fournir une réponse ne présageait rien de bon. Lorsqu'il répondit, Aliéna eut la sensation qu'il venait de la gifler. Elle sentait le reproche dans sa voix grave. Reproche qui était justifié bien sûr. Il était en colère. Elle le voyait. Et son cœur se serrait à l'idée d'être la raison de cette colère. Elle ne répondit pas tout de suite mais son expression laissait deviner ses émotions : son visage s'était décomposé, son sourire avait déserté sa figure, ses yeux étaient baissés. Elle était comme une enfant prise sur le fait. En relevant les yeux, elle constata que le sourire de Sebastian s'était également évanouit. Bas les masques ! Inutile de se voiler la face, Aliéna savait que ce moment devait arriver. Et elle se le prenait de plein fouet.

La jeune femme ne répondit pas plus aux questions que posa Sebastian, sans doute dans le but d'atténuer sa remarque. Des diversions pour ne pas s'énerver peut-être ? Mais Aliéna devinait que le beau brun lui-même ne croyait pas à ses paroles. Les mots prononcés étaient durs et chacun blessait un peu plus la fleuriste. Elle aurait préféré qu'il lui crie directement dessus plutôt que de faire des détours. C'était entièrement sa faute et elle s'en mordait les doigts. Sebastian et elle ne s'étaient jamais vraiment querellés : ils se taquinaient, s'agaçaient parfois mutuellement mais il n'y avait jamais eu de réelle dispute entre eux et Aliéna aurait préféré que cela continue. Soudain, un mouvement de Sebastian attira le regard de la jeune femme : il massait sa main blessée. Une sérieuse inquiétude la gagna. En sa présence, il n'avait jamais fait remarqué que sa main était douloureuse mais aujourd'hui, voilà qu'elle se mettait à trembler ! Aliéna voulait être la cause de ses sourires et de sa bonne humeur, pas de ses colères et de ses douleurs !

Elle sursauta lorsque Sebastian se tourna brusquement vers elle. Elle qui n'avait jamais craint l'ex-marine, en ce moment, elle avait peur. Peur de la colère qu'il dégageait et peur d'avoir brisé cette amitié qui lui était si chère et qui, visiblement, l'était également pour le bijoutier. Les dernières phrases qui lança comme des couteaux acérés emplirent les yeux d'Aliéna de larmes. Elle l'avait blessé et cela lui déchirait le cœur. Elle papillonna des paupières pour que les larmes ne coulent pas et inspira profondément. « Ni l'un, ni l'autre. C'est moi qui... » Elle s'interrompit, voyant que la main de Sebastian tremblait toujours. Au risque de se faire repousser, elle s'avança et prit doucement la main du beau brun entre les siennes dans l'espoir de l'apaiser. « Ca... Calme-toi s'il te plaît... Je vais t'expliquer... Ce n'est pas ta faute, c'est la mienne ! Tu... Hum... » Elle s'interrompit une nouvelle fois, peinant à se résoudre à tout lui révéler. Mais, si elle voulait qu'il y ait une petite chance que leur amitié reste intacte, elle devait être sincère. « Est-ce que tu te rappelles de ce qu'à dit Masha au mariage... ? »


Sebastian & Aliéna

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MessageSujet: Re: [Flashback] « You know that I'm no good... » feat. Aliéna P.   Ven 2 Mai - 20:11

I cheated myself. Like I knew I would. I told you, I was trouble.



Il ne savait pas ce qui était le pire, le fait de ne pas comprendre ce qui se passait ou ne pas savoir comment bien réagir ? Normalement, il ne se serait pas soucié d’aucune de ses réponses et aurait passé sa mauvaise humeur sans ménagement sur la personne qui se trouvait devant lui. Cela dit, il était là pour revoir la fleuriste et pas pour l’encourager à le fuir encore plus. Bref, il essayait de son mieux de se contrôler. Ses nerfs étaient à vif et sa main tremblait toujours. Il la massait avec précaution, redoutant de nouvelles douleurs. Il n’y avait ni alcool ni médicament pour le soulager cette fois, seulement des fleurs et la source de ses tourments.  Sebastian s’était retourné, car il avait besoin de savoir. Aliéna connaissait la plupart de ses masques alors inutile de jouer sur les apparences, elle pouvait lire clairement en lui comme personne d’autre ne le pouvait. Après lui avoir pratiquement craché ses questions au visage, il osa poser un regard dur sur sa belle amie. Même si l’envie de briser un pot de fleur ou de hurler le prenait, le bijoutier compris bien vite que ce ne serait pas nécessaire.


I
l vit les magnifiques yeux bleus de la jeune femme se mettre à briller à cause des larmes. Cela le calma un peu pour l’instant. Il n’était pas le seul chez qui leur séparation avait fait des ravages. Alors pourquoi tout ce silence ? L’ancien pirate ne supportait pas de ne pas entendre la voix de la brune comme-ci derrière son mutisme se cachait quelque chose de pire. Un adieu peut-être ? C’était la suite logique après tout, même la demoiselle devait avoir atteinte sa limite. Comment pouvait-on supporter un ivrogne colérique aux tendances asociales plus longtemps ? Forcément, c’était de sa faute, c’était toujours de sa faute, et il préférait de loin l’assumer plutôt que de s’excuser. Les lèvres d’Aliéna se desserrèrent enfin, lui donnant un maigre début d’explication qui excluait son implication directe dans cette affaire. Ses traits restèrent fermés, mais son regard expressif démontra une pointe de surprise. Elle prenait le blâme pour tout ceci sans hésiter, endossant le rôle déplaisant du fouteur de trouble qu’il affectionnait normalement. Ça tombait bien, il lui en voulait vraiment ! La fleuriste lui fit face et glissa ses doigts dans les siens pour s’occuper de sa main fragile. Il regarda quelques secondes leurs paumes l’une dans l’autre, leur différences de tailles et de teintes. La sienne plus large et robuste, mais qui tremblait pourtant comme une feuille. Il aurait pu apprécier ce bref contact si sa blessure ne prenait pas toute la place. Un signe de faiblesse qu’il n’avait pas envie de permettre à Aliéna de voir, pas tout de suite alors qu’il avait encore des explications à obtenir.

« Ali… Je ne comprends pas… Quel est le rapport avec ce qu’a dit Masha ? » demanda-t-il tout bas.

La colère grondait toujours, mais pas de façon cuisante. Il lui donnait le bénéfice du doute, car elle ne tournait pas autour du pot comme il avait lui-même l’habitude de le faire. Il espérait qu’elle ne lui mentirait pas, ça sonnerait beaucoup trop comme une trahison. Sans brusquerie, il retira sa main de celle de la brune et la mise dans sa poche, puis se détourna pour reprendre une gorgée du gobelet de café posé sur la table voisine. Il rassemblait ses idées, excluant les plus véridiques de la confusion qu’entrainait l’adrénaline causé par sa colère. Bien sûr qu’il se rappelait ce qu’avait dit la policière lors de la réception ! Des menaces et des sous-entendus, rien qui n’avait semblé valoir la peine de prêter trop d’attention vu la réaction de la fleuriste. La scène de la douche de champagne était bien plus captivante ! Mais encore une fois, qu’est-ce qui expliquait cette violence  contre Isabella ? Après tout, le seul point commun qu’il y avait entre elle et l’épinard fou était… Lui. Sebastian s’étouffa bruyamment avec son café. Ses doutes étaient donc fondés et comme à chaque fois qu’une situation prenait une tournure plus sentimentale, il n’était pas préparé.

« Ne te sens pas embarrassée par ce qu’a dit le pitbull, je ne le croirais que seulement si ça vient de toi... » dit-il de manière réfléchie en essuyant les gouttes de cafés sur son menton avec la manche de son manteau. Au lieu de la frustration, la nervosité montait.

Il redressa ensuite la tête pour regarder Aliéna et tenta de lui faire un mince sourire incertain. La balle était dans son camp, soit ils affrontaient ensemble une conversation périlleuse, soit elle pouvait faire comme-ci rien ne s’était passé puisque voilà bien une chose à laquelle Sebastian était doué. Il déposa son café tout en songeant ce que cela impliquait. Il pouvait entendre en écho dans sa tête la voix de Masha ainsi que son petit discourt de mère poule.  Si tu lui fais du mal, que tu la fais pleurer, que je la retrouve déchirée devant ta porte ou que je m'aperçois que tu la trompe...  Si tu lui fais du mal, que tu la fais pleurer, que je la retrouve déchirée devant ta porte ou que je m'aperçois que tu la trompe... C’étaient des obligations que le bijoutier ne s’était jamais préparé à prendre, mais un détail clochait. Avec du recul, il réalisait qu’il faisait déjà toutes ces choses. Il ne voulait ni la faire pleurer, ni lui faire du mal. La preuve, il était bien venu dans sa boutique pour prendre de ses nouvelles. Bref, il était très attaché à Aliéna, mais à quel point ?  Meilleure question encore, à quel point était-elle attachée à lui ?

« Je t’écoute… »

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MessageSujet: Re: [Flashback] « You know that I'm no good... » feat. Aliéna P.   Mer 7 Mai - 14:24



« You know that I'm no good... »

« Yes, I know you're not good. So what ? It changes nothing to me...»
La conversation prenait un tournant plus que périlleux et elle était bien incapable de prédire quelle en serait la chute. Sebastian lui-même ne semblait pas certain de la direction qu'ils étaient en train de prendre depuis quelques minutes : alternant remarques légères et critiques crachées à sa figure, il avait l'air d'un lion en cage que seules de claires explications pourraient apaiser. Néanmoins, Aliéna n'était pas certaine que ses paroles puisse alléger l'atmosphère. Au contraire, si elle révélait la cause de son silence, elle craignait de provoquer quelque chose d'encore pire que la colère du bijoutier : la fin de leur amitié, brutale et définitive. Ses sentiments pour Sebastian étaient forts et sincères mais elle doutait qu'ils soient réciproques. Pire encore, elle savait qu'il n'était pas à l'aise lorsque la conversation prenait une tournure sentimentale alors quelle allait bien pouvoir être sa réaction ? D'habitude joviale, Aliéna était plus que pessimiste quant à ce qui allait suivre ses aveux...

Maintenant qu'elle venait d'introduire les paroles de sa colocataire dans leur discussion, elle ne pouvait plus faire marche arrière. Anxieuse, elle attendait la réponse de Sebastian en fixant leurs mains jointes, les siennes semblant bien petites comparée à celle de son ami. Les tremblements persistaient et elle souhaitait au moins que sa décision de lui parler en toute sincérité apaiserait sa douleur. A voix basse, Sebastian manifesta son incompréhension. Étonnée par cette réponse, la jeune femme releva la tête pour l'observer, ses sourcils légèrement levés manifestant sa surprise. Il ne voyait pas le rapport entre Masha et son silence ? Il n'avait donc pas compris à quel point les propos de son amie policière étaient proches de la vérité ? Abasourdie, Aliéna entre-ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit. Entre-temps, Sebastian avait dégagé sa main des siennes, mais elle ne réagit pas. Cela lui paraissait pourtant clair... Les menaces de Masha révélaient explicitement les sentiments de la jeune femme pour le bijoutier... Elle avait arrosé cette furie d'Isabella au champagne, chose qu'elle ne ferait jamais, sachant que leur seul point de désaccord - et aussi point commun - était Sebastian... Et il ne voyait pas le rapport... Face à cela, Aliéna était perdue. Mais s'il y avait bien une personne qui devait être perdue, c'était son ami : ne faisant le rapprochement entre aucun de ces événements, il n'avait dû rien comprendre à la raison de son silence, d'où sa colère et sa frustration.  

« Mais quelle idiote... ! » Marmonna-t-elle à voix basse.

Elle qui avait fuit Sebastian, lui avait à peine adressé un mot depuis le mariage, ayant trop honte de ce qu'il pourrait penser à cause de Masha, elle apprenait maintenant que son ami n'en avait rien pensé puisqu'il n'avait pas pris sa colocataire au sérieux ! Consternée, Aliéna s'appuya contre le comptoir et but une gorgée de son café. Elle avait eu tout faux ! Si elle s'était comportée normalement, il n'y aurait jamais eu de querelle entre Sebastian et elle et le bijoutier ne se serait pas mis dans cet état. Elle fut brutalement ramenée à la réalité en entendant son ami tousser avec force. Voyant du café asperger son visage, elle haussa les sourcils.

« Heu... Ça va ? » Demanda-t-elle d'une voix hésitante.

Elle allait se pencher de l'autre côté du comptoir dans le but d'attraper un mouchoir mais Sebastian essuyait déjà les gouttes de café avec sa manche. Se redressant, elle réussit à afficher un mince sourire sur ses lèvres. Cela lui faisait plaisir que le bijoutier lui manifeste autant de confiance contrairement à Masha - ce qui ne plairait sans doute pas à celle-ci - mais elle aurait aimé entendre cela dans un contexte complètement différent. En somme, elle avait toutes les cartes en main; le beau brun lui offrait la possibilité de rétablir la situation ou alors ils risquaient de foncer dans un mur. C'était simple : elle n'aurait qu'à dire qu'elle craignait qu'il pense que les paroles de Masha soient vraies, ce qui n'était pas le cas, et cela l'avait embarrassé, d'où son silence. La conversation aurait repris un ton plus léger et tout serait revenu à la normale. Oui, elle pouvait faire ça...

Sebastian lui adressa alors un sourire. Son cœur se serra. Non, elle ne pouvait pas lui mentir. Ce n'était pas dans sa nature de se comporter de la sorte. Ne pas être sincère serait une insulte à son amitié avec Sebastian et, de toute manière, elle savait qu'elle souffrirait de camoufler ses sentiments de cette façon. La voix du beau brun s'éleva une nouvelle fois, comme un signal de départ pour les explications.« D'accord. » Aliéna but une nouvelle gorgée de café puis reposa le gobelet sur le comptoir. Machinalement, elle saisit une mèche de ses cheveux, l'entortillant autour de ses doigts. Elle avait la sensation de se préparer à courir un 100 mètres. Le départ allait être explosif, la course difficile et l'arrivée incertaine. Le coup de sifflet avait retentit, c'était le moment de passer à l'acte.

« Tu me demandes le rapport avec Masha... Eh bien je te le dis : mon silence, la raison pour laquelle je t'ai évité... Tout est parti de là. De ce que Masha t'as dit au mariage... » La gorge d'Aliéna s'était serrée et elle avait baissé les yeux, craignant de lire les pensées de Sebastian dans les siens. « Elle t'a dit plusieurs choses et... Je t'ai demandé de ne pas y faire attention, que c'était juste des bêtises. Mais... » Elle inspira profondément avant d'enchaîner en levant les yeux pour regarder le beau brun. « Mais je t'ai menti. Ce qu'elle sous-entendait, avec sa délicatesse légendaire, était vrai. » La jeune femme sentit soudain les larmes s'accumuler dans ses yeux mais elle les ferma brutalement pour les refouler. Ne pas craquer. Ne pas craquer. Elle rouvrit les yeux et poursuivit, sachant que Sebastian souhaitait des explications complètes. « Après le mariage je... Je me suis mise à douter... J'ai eu peur que tu ne m'écoutes pas et que tu prennes conscience de ce que Masha avait voulu dire, ou même de la raison de la douche au champagne... Alors j'ai... J'ai préféré t'éviter... Je sais c'est idiot et très puéril mais... Mais je ne voulais pas que ce qu'à dit Masha change quoique ce soit à notre amitié... J'avais peur de ta réaction... Et maintenant, je me rends compte que tu n'avais rien compris et que j'aurais mieux fait de me comporter normalement ! Cela aurait évité tout... ça... » Elle s'interrompit, le regard viré sur le sol, refusant de croiser le regard de Sebastian. Elle aurait aimé s'en aller après avoir déballé tout ça, ou même que le bijoutier décide de quitter la boutique sans rien ajouter. Rien n'allait plus être comme avant désormais...

« Je suis désolée... »


Sebastian & Aliéna

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MessageSujet: Re: [Flashback] « You know that I'm no good... » feat. Aliéna P.   Lun 19 Mai - 19:22

I cheated myself. Like I knew I would. I told you, I was trouble.



Il y avait ce bruit très fort contre ses tempes tel le bruissement rapide d’un battement d’aile. Pendant quelques minutes, le brun resta inerte en analysant la situation. Il regardait tour à tour sa main qui tremblait et la jeune femme devant lui. Seuls ses paupières bougeaient et une mine songeuse apparue sur ses traits. Maintenant qu’il avait mis le doigt sur le réel sujet de leur malaise, tout lui paraissait plus clair et il se sentait beaucoup moins à côté de la plaque. Le scandale de la robe gâchée d’Isabella, les paroles de Masha, l’atroce indifférence d’Aliéna… Néanmoins, le bruit de son cœur qui se débattait dans sa poitrine le distrayait. On aurait vraiment dit un oiseau paniqué qui essayait de sortir de sa cage thoracique par tous les moyens. Se pouvait-il qu’au fond de lui-même, une bride de souvenir subsistait ? Sebastian n’était pas doué avec tout ce qui touchait aux sentiments. Du moins pas avec l’amour, car pour créer de la colère et de l’amertume, il avait un certain talent !  Mais pour la romance… Non, même Regina n’avait pas jugé utile de lui laisser la moindre bride de mémoire à ce sujet. Le bijoutier se racla la gorge en espérant mieux faire passer le café avec lequel il s’était étouffé, puis passa sa main fragile dans ses cheveux bouclés. Il essaya de se redonner un peu de contenance même si son cerveau était en ébullition. On lançait une recherche sur les mots ''aimer'' et ''couple'' au travers de ses neurones, mais aucun fichier ne fut trouvé. Que faire ? Que dire ? Pourtant, il n’avait toujours pas pris la fuite. Il n’avait même pas encore songé à utiliser les termes ''rejet'' et ''excuse'' pour s’en sortir.

Sebastian compris rapidement qu’elle avait choisi la route sinueuse et incertaine pour leur conversation. Il la regarda jouer nerveusement avec ses cheveux, baisser le visage de gêne avant de l’offrir à nouveau à son regard rempli de curiosité et d’appréhension. L’ex pirate songeait alors à tout ce chemin qu’ils avaient fait ensemble. Ils s’étaient rapprochés doucement, en amitié, sans attendre rien de l’autre en retour. Le temps et les circonstances avaient créé de beaux moments qui étaient devenus leurs petits secrets à eux. Un festival, une plage et quelques cafés, etc. La fleuriste avait lentement prise sa place dans sa vie sans qu’il ne s’en rendre compte. Elle était devenue irremplaçable à son insu. L’ancienne princesse avait su apprivoiser le cruel et impossible bijoutier en ne lui présentant non pas une cage, mais un sourire. Hélas, elle s’était elle-même retrouvée dans une impasse. Sebastian se rendit compte que de comparer la situation à un piège sournois ne collait pas du tout à la personnalité de son interlocutrice. Non, Aliéna n’était pas comme ça. Elle n’était pas comme lui !

« Tu mérites tellement mieux Aliéna... » dit-il avec une sincérité déconcertante.

Le bijoutier posa les mains sur les épaules de la jeune femme dans un geste de réconfort, espérant que cet acte lui ferait relever le visage. Il ne souriait pas, mais son expression indignée s’évaporait doucement de son visage. Malgré une approche un peu naïve, Sebastian prenait doucement conscience de l’ampleur de la chose. Aliéna avait des sentiments pour lui et, une des raisons pour lesquelles le brun ne l’avait pas remarqué, c’est qu’il ne s’en savait pas digne. C’était un scénario impossible puisqu’elle le connaissait trop bien pour l’aimer. On n’aimait pas Sebastian, on le tolérait ! Il aurait cru qu’elle aurait suffisamment de jugement pour s’en apercevoir. Après tout, elle s’excusait de l’avoir ignoré alors que c’était lui qui commençait à faire une scène ! La fleuriste ne supportait pas l’idée de lui mentir et avait plutôt choisit de l’éviter. Dans la situation inverse, surement que l’ex pirate lui aurait caché la vérité sans problème, du moins, le supposait-il. Bref, elle était meilleure et bien plus courageuse qu’il ne le serait jamais ! Il n’était donc pas étonnant que ce fussent les premiers mots qui lui vinrent à l’esprit dans ce cas.

« Il te faudrait un type bien qui sait s’occuper des autres et surtout de lui-même. Tu me donnerais une fleur, qu’elle mourrait surement au bout de quelques jours… »

Au souvenir des yeux brillants de larme de la demoiselle, il eut un réflexe étrangement tendre en la prenant dans ses bras. Il était reconnaissant de son honnêteté, même s’il ne se sentait pas mal de lui avoir presque arraché de force en la poussant au pied du mur. S’il demandait beaucoup, il arrivait parfois que le bijoutier redonne un peu. Et soudain, une éventualité s’imposa. Si Aliéna n’était pas pour lui, elle était forcément à quelqu’un d’autre… Si les tremblements dans sa main gauche n’avaient pas cessé, on sentit que la droite se raidissait autour de la jeune femme. Cette éventualité lui glaçait le sang.  La peur de la perdre était cuisante, mais l’idée de devoir la partagé réveillait en lui une jalousie dévorante. Non, il ne supporterait pas de la voir avec un autre ! Et ce fut non pas la douceur des sentiments qui le poussa alors à finir son discourt, mais l’envie d’être égoïste. Une envie d’être égoïste à deux.  

« Mais…» Sebastian ravala sa salive et cherchait les bons mots en observant la beauté des fleurs autour de lui. Le parfum des plantes lui rappelait un peu trop le mariage, mais celui de la jeune femme avait un petit quelque chose d’apaisant. «Mais on pourrait toujours…Enfin…Essayer ? »Une fois l'effort fait, l’ancien capitaine se détendit, trouvant que la tournure des événements n’était pas si terrible. Si l’engagement en tant que tel l’effrayait, cela lui permettait de garder la demoiselle un peu plus pour lui. Il aurait un privilège sur les autres et, même si la notion de monogamie ou le teaser de Masha était une autre histoire, dans la minute, il eut la vague impression de faire le bon choix. Et surtout, c’était un choix qu’il avait fait sobre, rendant peut-être la chose encore plus surprenante. En vérité, si les femmes lui tournaient autour, lui n’en voulait qu’une. Les bouteilles vides allaient peut-être remettre en question sa décision, mais vu son manque de motivation à faire la fête quand Aliéna n’en faisait pas partie, cela aurait pu être un plus grand défi. « Sincèrement, tu sais déjà à quel point je peux être odieux par moment. Tu es prévenue! »


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MessageSujet: Re: [Flashback] « You know that I'm no good... » feat. Aliéna P.   Lun 2 Juin - 16:17



« You know that I'm no good... »

« Yes, I know you're not good. So what ? It changes nothing to me...»
Le regard fixé sur le sol, Aliéna attendit avec appréhension la réaction ou la réponse qu'allait lui donner Sebastian. Ce fut sans doute l'un des moments les plus longs de sa vie. Elle craignait ce qui allait suivre et gardait donc les yeux résolument baissés pour éviter de lire sa réponse dans ceux du bijoutier avant qu'il ne la formule à haute voix. Depuis qu'elle le connaissait, Aliéna savait que son ami n'était pas du genre sentimental. Il manipulait aisément les mots pour formuler des critiques, savait montrer son agacement vis à vis d'autres personnes, mais pour ce qui était de l'affectif, c'était toujours plus difficile. Même avec Andrew, auquel la jeune femme savait que Sebastian était très attaché quoiqu'il en dise, elle ne l'avait quasiment jamais vu être très tendre. Quant aux femmes... Aliéna ne se souvenait pas l'avoir manifesté un minimum d'affection envers ses conquêtes ou ses prétendantes. De fait, la jeune femme ne voyait pas comment il pourrait en être autrement avec elle. Elle savait cependant que Sebastian faisait de nombreux efforts pour ne pas manifester sa mauvaise humeur en sa présence et elle était consciente qu'il était bien plus tendre avec elle qu'avec bien d'autres personnes. Mais de là à l'aimer... Elle n'y croyait pas. Tout aurait été tellement plus simple si Masha avait su tenir sa langue ! La fleuriste aurait continué à dissimuler ses sentiments, à profiter des moments passé avec Sebastian et ne serait pas en train de se torturer l'esprit.

La demoiselle haussa soudain les sourcils. Elle frissonna en sentant les larges mains de Sebastian se poser sur ses épaules, et leva la tête pour l'observer, une lueur d'incompréhension dans le regard. Parmi toutes les paroles qu'il aurait pu prononcer, elle ne s'attendait pas à cela. Elle saisissait ce qu'il voulait dire - Masha était la première à dire qu'elle devrait cesser de courir après un homme alcoolique au caractère irascible  - mais, comme toujours, elle n'arrivait pas à s'éloigner de lui. Ou plutôt elle ne voulait pas. Comme tous les habitants de Storybrooke, elle connaissait sa mauvaise réputation. Elle le connaissait même mieux que d'autres, s'était parfois disputée avec lui, avait de temps en temps du mal à supporter son sale caractère, se désespérait constamment de son addiction à l'alcool et pourtant... A côté de tout cela, il y avait les bons moments passés ensemble, les conversations joyeuses, les rires partagés, son bras passé autour de sa taille tandis qu'ils se promenaient dans le festival, le ciel étoilé qu'ils avaient contemplé serrés l'un contre l'autre... Tant de merveilleuses choses qui, à ses yeux, balayaient tous les défauts du bijoutier. Plusieurs fois, elle s'était dit qu'elle finirait par se brûler les ailes à force de rester près de lui et qu'elle pourrait en souffrir mais elle s'en moquait. C'est pour cela qu'elle n'avait pas l'intention d'approuver les paroles de Sebastian.

« Tu as peut-être raison, mais ce n'est pas ce que me dit mon cœur... »

Tout en essayant de se justifier, Aliéna avait la désagréable sensation que, de façon détournée, le beau brun cherchait à la repousser. Sans doute était-il en train de chercher quelque moyen de lui dire qu'il n'était pas intéressé sans trop lui faire de mal. Même si elle avait prévu cette issue, la jeune femme sentait son cœur se serrer et son désir de s'en aller devint de plus en plus pressant. Soudain Sebastian la serra contre lui. Surprise, elle ne su quoi penser de ce geste et resta immobile, les bras le long du corps. Cependant, au bout de quelques instants, Aliéna se détendit quelque peu. Bien qu'ayant la sensation que cette étreinte visait à atténuer l'impact que le refus du bijoutier allait avoir sur elle, les bras protecteurs de Sebastian l'apaisaient.

De nouvelles paroles franchirent les lèvres du bijoutier et la jeune femme se raidit à nouveau. Il allait enfin se jeter à l'eau et lui dire clairement qu'il ne pouvait rien y avoir entre eux. Cette attente était telle qu'elle fut abasourdie par ce qu'elle entendit. « Quoi... ? » Perdue, Aliéna se recula légèrement pour observer le visage de Sebastian et décrypter ce qui se passait dans sa tête. Il voulait tenter une relation avec elle ? A le voir, il paraissait sûr de lui mais la jeune femme, elle, l'était beaucoup. A sa proposition, son cœur avait fait un véritable bond dans sa poitrine, ne soupçonnant pas le moins du monde ce retournement de situation. La réaction normale aurait dû être une explosion de joie de la part de la fleuriste, mais il n'en fut rien. Elle écouta à peine ce que dit Sebastian et se contenta de secouer négativement la tête.

« Non... »

Aliéna se dégagea avec douceur de l'étreinte du bijoutier et fit quelques pas dans sa boutique. Son regard s'attarda se promena sur les fleurs qui l'entouraient avant de se poser sur le beau brun qui semblait surpris.« Je ne veux pas, pas comme ça... Je ne veux pas que tu te forces à tenter quelque chose avec moi si tu n'en as pas envie. Je sais que je ne suis pas aussi importante pour toi que toi tu l'es pour moi. Alors si tu me dis ça parce que tu as pitié de moi, ce n'est pas la peine ! » Aliéna entendait déjà Masha lui hurler dessus pour laisser filer une occasion dont plusieurs femmes auraient profité sans la moindre hésitation. Mais la fleuriste n'était pas comme ça. Elle était sincère envers Sebastian et elle voulait que celui-ci le soit également envers elle car, au final, elle n'avait aucune idée de ce qu'elle représentait pour lui. « Je préfère rester ton amie et rien d'autre plutôt que d'avoir l'impression de profiter de toi. »


Sebastian & Aliéna

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MessageSujet: Re: [Flashback] « You know that I'm no good... » feat. Aliéna P.   Mer 25 Juin - 1:40

I cheated myself. Like I knew I would. I told you, I was trouble.




A
u dehors, le temps n’existait plus. Les passants marchaient sur le trottoir sans accorder un seul coup d’œil à ce qui se passait derrière la vitrine. Les voitures continuaient de rouler dans la rue et les aiguilles de l’horloge  tournaient toujours, mais le regard plein d’incompréhension de Sebastian ne voyait qu’elle. Petite et fragile demoiselle qui s’avançait parmi les fleurs aussi délicates que son physique. Le reste n’était pas là, c’était les décors en carton d’une pièce et le rideau était levé sur leurs cœurs mis à nu. Aliéna était le genre de personne tellement pure qu’elle devrait pouvoir marcher sur des pétales de roses toute sa vie... Qui était-il pour l’obliger à s’avancer sur des chardons ardents? Pourtant, il était celui pour qui elle était nerveuse, qui faisait monter les larmes dans ses yeux et qui devait sans doute la mettre en colère de temps à autre. Ses mains qui tremblaient, ses mains sales, ne feraient que tâcher ces pétales ou de les arracher un à un... Non, il n’était pas fait pour la rendre heureuse et pourtant l’inverse était un peu vrai. La jeune femme illuminait ses journées, berçait ses nuits et le faisait sourire alors que le monde autour de lui était pourri et sans aventure. Cela pouvait faire plusieurs minutes que le bijoutier avait franchie la porte de la boutique, mais il ne les avait pas vu s’écouler. Pourtant, il avait l’impression de pouvoir ressentir tout le reste : Le poids lourd des silences, l’humidité des larmes et les battements de tambour de son cœur qui s’affolait à l’idée de la perdre…Mais l’avoir ? L’avoir serait-il plus facile?

S’il cherchait la facilité, il la trouvait à un drôle d’endroit.  Soudain, la seule femme à qui il disait oui, lui disait non. Sebastion fut tellement surpris qu’il ne la retient pas lorsqu’elle se défit de son étreinte et s’éloigna de quelques pas. C’était irréel pour l’ivrogne qui avait rarement été rejeté de la sorte. Enfin, quand il devenait un peu trop pathétique à cause de l’alcool, il essuyait bien quelques refus, mais sinon les femmes couraient après lui et non l’inverse. En incluant Isabella qui le poursuivait littéralement lorsqu'elle le voyait dans la rue... Il passa à nouveau sa main dans sa chevelure en bataille comme pour dissiper son malaise. Comprendrait-il un jour les femmes ? Certainement pas. Par chance, la fleuriste lui expliqua rapidement. Il intégra chacune de ses paroles, cherchant son erreur et un sourire un peu ironique étira ses lèvres à la mention de ''profiter de lui''. Même si cela aurait été le cas, il faisait suffisamment confiance à la brune pour qu’elle l’utilise. Encore une fois, elle démontrait qu’elle se souciait plus de son bien-être à lui plutôt que de se réjouir d’avoir obtenu ce qu’elle voulait. Une réaction très noble que Sebastion n’aurait sans doute jamais.

« Ce n’est pas de la pitié Aliéna ! Tu me donnes plus de compassion que j’en ai vraiment..» dit-il avec une certaine frustration dans la voix.

Il était évident que ce n’était pas son genre de prendre les gens en pitié. Il n’aimait pas cette notion de s’inquiéter des autres plus malchanceux que lui. Il avait bien assez de problème à régler de son côté ! D’ailleurs, c’était beaucoup à digérer toutes ces montagnes russes d’émotions étranges et inconnues ! Il arrivait en colère, puis victorieux d’avoir trouvé une solution et finalement encore plus frustré qu’elle ne fonctionne pas. Il pourrait facilement embarquer dans le jeu de la demoiselle et s’arranger pour qu’ils restent juste amis comme avant. Tout retournerait dans l’ordre et cette conversation serait terminée, mais non, ils avaient ouvert une boite de pandore qui ne voulait plus se refermer. L’ex marine brisa la distance entre eux et attrapa les mains de la belle fleuriste dans les siennes. Il se pencha un peu à sa hauteur pour la regarder droit dans les yeux. Aliéna méritait la vérité et cela l’aiderait surement à mettre les choses au clair s’il arrivait à les formuler à haute voix.

« C’est de la jalousie… Rien que de la jalousie. » commença-t-il. Ses mains tremblaient toujours et l’une d’elle caressa la joue de la brune comme pour la consoler. Après tout, ce ne devait pas être simple pour elle non plus, pas vrai ?  « Je ne pourrais jamais supporter de te voir avec un autre. J’ai vraiment essayé de me convaincre que tu serais plus heureuse de cette façon, mais je n’y arrive pas. Je ne veux pas te perdre. Je refuse de te perdre ! »  

Doucement, il déposa son front contre celui d’Aliéna, fermant les yeux pour profiter de son souffle chaud sur son visage. Il avait l’impression d’avoir froid et une boule se formait dans sa gorge. En disant ces paroles, il avait réveillé quelque chose au fond de lui. Une très ancienne blessure qui n’avait jamais vraiment guérie. Il ne fallait pas que l’histoire recommence ! La princesse ne devait pas s’enfuir et ses rêves ne devaient pas être mis en pièce. Il avait donné son navire, c’est-à-dire, toute sa vie pour la retrouver et là maintenant, il aurait été bien capable de mettre en pièce le client stupide qui aurait ouvert la porte de la boutique à cet instant.

« Je préférerais prendre le risque de te briser le cœur plutôt que d’attendre qu’un autre homme t’éloigne de moi. »

Une déclaration, un compliment, une menace, c’était un peu de tout à la fois. Son ton était ferme, preuve qu’il ne plaisantait pas. Possessif ? Juste un peu. La main sur sa joue descendit un peu. Il passa délicatement son pouce sur les lèvres douces de la jeune femme. Il se rappelait avoir observé cette bouche avec envie plusieurs fois auparavant, mais surtout à la plage alors qu’elle était blottit contre lui sous les étoiles. Son nez frôla celui de la belle alors qu’il se pencha pour déposer un baiser sur ses lèvres. Un baiser presque timide qui ne dura que quelques secondes pour voir si elle le repousserait.

« C’est toi que je veux, mais sache que je ne suis pas un bon choix. » murmura-t-il en guise d’avertissement, surement le dernier qu’il ferait. C’était le point de non-retour, mais il ne rencontrait aucune résistance apparente. Cela l’encouragea et il embrassa à nouveau la demoiselle, cette fois, avec beaucoup plus de convictions et d’espoirs…
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MessageSujet: Re: [Flashback] « You know that I'm no good... » feat. Aliéna P.   Lun 14 Juil - 0:43



« You know that I'm no good... »

« Yes, I know you're not good. So what ? It changes nothing to me...»
S'arracher ainsi de l'étreinte de Sebastian et contester ses paroles alors qu'il venait justement de prononcer les mots qu'elle rêvait d'entendre depuis des mois fut bien plus difficile qu'il n'y parut. S'écarter de ces bras protecteurs en ayant conscience qu'elle n'aurait peut-être pas d'autre occasion de s'y lover fut un supplice et expliquer au bijoutier qu'elle préférait rester son amie plutôt qu'il se force à lui faire plaisir fut comme de l'acide versé dans sa bouche. Dans un coin de sa tête, une petite voix pointait du doigt sa bêtise et lui hurlait d'arrêter le massacre. C'est vrai, après tout, il n'y avait qu'Aliéna pour refuser les avances d'un homme qu'elle aimait et après qui la moitié des femmes de la ville courraient. Beaucoup – elle pensa notamment au cornichon fou qu'elle avait malencontreusement arrosé de champagne au mariage – se seraient contentées de la proposition de Sebastian, se moquant de savoir s'il était sincère ou non. Or, la fleuriste ne faisait pas partie de ces femmes : elle ne voulait pas être la seule à être gagnante dans l'histoire. Elle était trop honnête pour cela, trop soucieuse du bonheur du bijoutier dont les pensées lui paraissaient toujours si obscures. Bien plus préoccupée par lui que par elle-même, et ne pouvait donc pas accepter la tournure des événements aussi facilement. Elle trouva même le courage de le lui dire en le regardant dans les yeux. Sebastian affichait clairement sa frustration et Aliéna se demanda aussitôt ce qu'il devait réellement penser de sa réaction : une part de soulagement ou bien de la totale incompréhension ? Elle eut rapidement la réponse grâce à la réaction virulente du beau brun. Devant sa frustration, elle se sentit soudain honteuse : peut-être avait-elle été trop directe dans les termes qu'elle avait employé ? Cependant, elle garda le silence et attendit qu'il en dise plus.

Quelques instants s'écoulèrent durant lesquelles aucun des deux ne prononça un mot. Embarrassée par cette atmosphère, la jeune femme déglutit avec difficulté puis sursauta lorsque Sebastian s'approcha d'elle. Elle frissonna lorsqu'il prit ses mains et baissa aussitôt les yeux sur leurs mains jointes, n'osant pas le regarder en face. Le bijoutier avait sans doute prévu sa réaction puisqu'il se pencha légèrement vers elle, de telle sorte à ce qu'elle ne put faire autrement que le regarder dans les yeux. Confrontée au regard azuré de Sebastian, la volonté d'Aliéna s'en trouva un peu ébranlée mais elle parvint à la dissimuler son son visage. Cependant, les battements de son cœur accélérèrent sensiblement. Elle hocha légèrement les sourcils aux paroles du beau brun. A présent, c'était à son tour d'être perdue. La jeune femme ferma un bref instant les yeux au contact de la main du bijoutier sur sa joue et sa respiration devint un peu saccadée. Elle commençait à perdre ses moyens, ce qui l'inquiéta. Cependant, son appréhension fut soudainement balayée par les mots de Sebastian.

« Alors... Tu tiens vraiment à moi ? » Parvint-elle à articuler dans un murmure.

Tant de fois Aliéna s'était posée cette question que cela avait fini par devenir une obsession. Elle faisait partie des rares personnes dont Sebastian était réellement proche mais, au plus profond d'elle, elle s'était toujours demandée avec angoisse si elle avait réellement une place importante dans le cœur de Sebastian. Parfois, ses idées noires l'avaient poussé à penser que, s'il avait la possibilité de partir, le bijoutier n'hésiterait pas une seconde et oublierait rapidement la petite fleuriste, même s'ils avaient eu de très bons moments ensemble. Parfois, elle se disait que si elle était parvenue à se rapprocher de lui, c'était peut-être parce qu'elle était plus patiente et tolérante que les autres. Mais au-delà de ça... Même en le connaissant, Aliéna le trouvait toujours mystérieux. Il n'était pas évident à décrypter, surtout en matière de sentiments. Lui poser directement la question était impensable pour la jeune femme, aussi avait-elle longtemps tu ses inquiétudes. Le fait que Sebastian formule enfin une réponse libéra soudain la fleuriste d'un poids immense et elle ne put s'empêcher d'esquisser un sourire.

Front contre front, les yeux clos, Aliéna savoura ce contact et le sentiment de bien-être qu'elle en ressentit. Elle se retint de sourire face à l'étrange phrase de Sebastian dans laquelle se mêlaient différents tons. Ces mots provoquèrent une sorte d'euphorie chez la jeune femme car, au-delà de le menace, elle y voyait sa façon de lui exprimer son affection pour elle. Soudain, lui faisant rouvrir les yeux, elle sentit le frôlement des doigts de Sebastian sur ses lèvres et elle se figea. Le simple baiser qui lui donna ensuite provoqua comme une explosion dans l'estomac de la jeune femme. Il n'est pas impossible que son cœur ait raté un ou deux battements. Elle prit une brusque inspiration et observa Sebastian qui se pencha une nouvelle fois vers elle pour l'embrasser une seconde fois.

Il fallut quelques instants à Aliéna pour réaliser ce qui était en train de se passer. En l'espace d'une seconde, plusieurs sensations la frappèrent avec la force d'un raz-de-marée : son cœur menaçait d'exploser dans sa poitrine, des petits fourmillements lui parcoururent le corps et ce fut comme si un feu d'artifice aussi brillant que coloré éclatait dans son estomac. Envahie par le bonheur, la jeune femme rendit son baiser à Sebastian. Elle passa ses bras autour de son cou afin de l'attirer un peu plus contre elle. Les larmes et l'angoisse s'évanouirent en un instant. Ils finirent par mettre fin à leur étreinte et Aliéna resta quelques secondes silencieuse.  

« Après ça, je doute fortement que tu ne sois pas le bon choix... » Murmura-t-elle d'une voix tremblante, le front contre celui de Sebastian. Elle s'écarta un peu de lui de telle sorte à pouvoir le regarder dans les yeux. « Sache que je n'ai pas l'intention d'aller voir ailleurs. Ça fait longtemps qu'il n'y a que toi à mes yeux...C'est bien pour ça que moi non plus je ne supporterai jamais de te voir au bras d'une de tes multiples prétendantes... Sincèrement, a-t-on idée d'être autant courtisé ?! » La dernière phrase avait été prononcée avec humour mais elle demeurait sincère dans ses paroles : voir tant de femmes courir après Sebastian avait souvent été difficile à supporter pour Aliéna, d'autant plus que beaucoup d'entre elles étaient très belles et qu'elle ne s'était jamais cru capable de leur faire face. Comme quoi, elle s'était trompée.


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MessageSujet: Re: [Flashback] « You know that I'm no good... » feat. Aliéna P.   Lun 25 Aoû - 18:00

I cheated myself. Like I knew I would. I told you, I was trouble.




E
t tu l’as vois passer, cette précieuse occasion qui ne dure quelques secondes, mais qui peut tout chambouler. Tu l’as sent plutôt, comme un frisson lorsqu’elle bat des cils ou lorsque son souffle chaud effleure ta peau. Le temps divin d’une seconde, Sebastian avait eu un choix à faire : reculer ou faire un pas vers l’avant. Heureusement, sa peur s’était transformée en courage alors qu’il chercha le gout des lèvres de la fleuriste. Ce fut doux, simple, mais merveilleux à la fois. Comme sentir une brise fraîche durant une canicule ou le gout d’un bon chocolat chaud en hiver. Un petit plus qui illumine sa journée, qui illumine sa vie ! Son quotidien d’homme d’affaire et sa nouvelle paternité avaient terrorisé Sebastian. Il se sentait enfermé dans un tracé déjà fait jusqu'à sa tombe. Les gens y voyaient quelque chose de bien, car il assurait son avenir en aillant des moyens financiers pour ses vieux jours ou en élevant un fils - même si ce dernier n’en avait surement rien à faire de la bijouterie. – Mais en secret, sauf pour Aliéna et Andrew, il méprisait cette existence d’homme sédentaire et complètement dénudée d’aventure. Il avait besoin de l’incertitude et de revirements de situation périlleux pour sourire et se sentir vivant. Pour ce faire, le bijoutier avait créé volontairement le chaos autour de lui en développant un penchant pour la bouteille et les affaires tordues. Il s’était lui-même donné le rôle du méchant, car être gentil, c’était drôlement ennuyant !

C’était d’ailleurs pour toutes ces raisons que le beau brun ne s’était jamais vraiment engagé dans aucune relation stable. Du moins, pas avant aujourd’hui. Il avait mis son amie de toujours au courant qu’il ne lui promettait pas nécessairement le bonheur. Il n’était pas un bon choix et, même s’il savait que faire du mal à Aliéna reviendrait à se faire mal à lui-même, il ne lui faisait pas d’autre promesse que celle de toujours vouloir être à ses côtés. Devant cette acceptation plutôt que de la tolérance devant son horrible caractère, le bijoutier se donnait le droit de ressentir cette étrange sensation qui faisait accélérer son cœur à chaque fois qu’elle le touchait. La jeune femme lui avait appris sans le savoir qu’on pouvait être bon avec certains et mauvais avec d’autres. Il n’avait pas à être complètement seul pour chercher l’aventure… Pour l’heure, il ne pouvait que se réjouir que la jeune femme ne le repousse pas. La boule d’angoisse formée dans sa gorge se dénoua et une agréable chaleur lui parcourut le corps. Une vague de soulagement l’envahit en même temps que l’euphorie que créait cette étreinte. Ses pensées avaient stoppé leur flot dans sa tête toujours trop pleine de questions et ses mains cessèrent complètement de trembler. Il se sentait en paix. Il n’y avait ni ce vide dans son cœur, ni sa main douloureuse qui pouvait venir ternir ce moment. Aliéna était à lui et ce fut tout ce qui comptais. Elle ne partait plus, elle restait et cela l’ému plus qu’il ne l’aurait cru. Quand leurs lèvres se séparèrent, il ne fit que sourire tendrement à sa compagne, trop submergé par l’émotion pour répondre sur le coup.

Lorsqu’elle se recula pour le fixer droit dans les yeux, il réussit à suffisamment remettre les pieds sur terre pour être en mesure de faire la conversation. Il n’était pas le seul à avoir certaines inquiétudes face au futur de leur relation qui venait de faire un pas de géant. En repensant à ses courtisanes, il ne put s’empêcher de faire la grimace. Ce qu’il donnait à Aliéna, cette place sur un piédestal dans son esprit et tant d’espace dans son cœur, il n’aurait jamais pu le donner à toutes ces filles. Il n’avait jamais su faire confiance à aucune d’entre elles pour en arriver là alors il s’en moquait de loin, jouant parfois les aguicheurs avec certaines et en fuyant les autres. Il n’avait jamais senti ce besoin de s’éloigner d’Aliéna pour éviter des situations désagréables, même lorsqu’elle avait pris des distances, il n’avait pu supporter son absence.

« Je ne peux pas vraiment me l’expliquer non plus. » dit-il en haussant les épaules. Il ne se rappelait pas les avoir encouragé dans cette voie, enfin, pas en étant sobre… « À force de les faire tourner en rond, je pensais qu’elles comprendraient... Il va falloir te préparer un plan d’attaque puisque tu détiens l’objet tant convoité ! » rajouta-t-il avec un air moqueur dont il avait le secret. « De toute façon, c’est toi le vrai trésor et pas moi. »

Il s’était parfois demandé pourquoi sa jolie fleuriste avait été célibataire si longtemps. À ses yeux, elle était de loin la plus belle de toute. De plus, son tempérament doux et aimant aurait fait le bonheur de bien des hommes. Pourtant, c’était lui qui remportait cette perle et c’était encore incompréhensible pour Sebastian. Au final, il était prêt à n’avoir jamais de réponse, car il n’était pas du genre à partager... Il se perdit quelques secondes dans le regard bleuté de sa douce moitié avant que le parfum des fleurs ne revienne lui chatouiller les narines, lui rappelant où ils étaient. Sans un mot, il relâcha la jeune femme pour se diriger vers la porte d’entrer. Il fit en sorte que l’insigne montre que la boutique de fleurs était fermée. Il se voyait mal simplement partir pour laisser Aliéna travailler après tant d’émotions...

« Tu as fini ta journée et, si tu veux, je préviens Mélinda moi-même. » déclara-t-il sur un ton impératif qui montrait que ce n’était pas vraiment une suggestion que de fermer boutique plus tôt que prévu. Il se retourna et s’appuya contre la porte, les bras croisés sur sa poitrine. Il réfléchissait à ce qu’il pourrait faire ensuite. Qu’est-ce que les couples faisaient normalement ? À part se tenir la main dans la rue et sourire bêtement… Quoique… « On peut aller se balader devant la mairie ou devant l’orphelinat si tu as envie d’ouvrir les hostilités en premier ? Je te promets d’être le parfait amoureux pour bien les faire enrager. » rajouta-t-il avec une pointe de sadisme dans la voix, prêt à jouer sur les émotions des autres pour le simple plaisir. Cela dit, il n’était pas sérieux, il savait Aliéna bien plus sage que lui. Néanmoins, un simple mot d’elle et il jubilerait pour de vrai devant ce plan diabolique... En vérité, même s'ils ne faisaient que ce balader ensemble sans arrière pensée, Sebastian y trouverait sans doute son bonheur.

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MessageSujet: Re: [Flashback] « You know that I'm no good... » feat. Aliéna P.   Mer 24 Déc - 15:17



« You know that I'm no good... »

« Yes, I know you're not good. So what ? It changes nothing to me...»
Sebastian avait clairement dit que voir Aliéna dans les bras d'un autre homme, quel qu'il soit, lui serait insupportable. Or, ce sentiment était partagé et peut-être même plus fort du côté de la jeune femme car, contrairement au bijoutier, elle n'avait pas une ribambelle de prétendants qui se bousculaient à sa porte. Certes, un grand nombre des groupies de Sebastian ne cherchaient pas une relation longue et stable avec lui, mais plutôt une occasion d'accéder de façon illimitée aux multiples trésors de son magasin. Quand bien même, il était toujours douloureux pour Aliéna de voir ces femmes, beaucoup étant très séduisantes, tourner autour de lui. Elle formula cette crainte à haute voix, sur un ton moqueur, et ne put s'empêcher de rire de la réaction du bijoutier qui grimaça. En revanche, lorsqu'il avoua ignorer franchement les raisons qui poussaient ses prétendantes à lui tourner autour comme des insectes devant une lumière éclatante, Aliéna leva les yeux au ciel. Elle, en voyait des milliers de raisons et devinait facilement celles – les plus superficielles – qui précipitaient les femmes aux portes de la bijouterie : son commerce et son physique. C'était particulièrement ces deux arguments qui faisaient d'Isabella Heelsman la groupie la plus acharnée – et la plus terrifiante. Or, en apprenant à le connaître et en passant outre son caractère difficile et sa tendance pour les boissons alcoolisées, Aliéna avait découvert les autres facettes de sa personne qui l'avaient rapidement séduites. Cependant, elle se garda de le dire à Sebastian : elle n'était pas certaine qu'il la croirait.

La jeune femme adressa une grimace au bijoutier lorsqu'il se désigna comme l'objet convoité. Il se prenait si peu au sérieux que cela conforta Aliéna dans l'idée de ne surtout pas lui dévoiler les raisons qui faisaient qu'il était si adulé. En revanche, lorsqu'il l'encourage à prendre garde aux réactions des fameuses prétendantes, elle émit un rire nerveux. Ce n'était pas le fait que leur relation allait faire du bruit dans Storybrooke qui l'inquiétait, mais plutôt la réaction d'une habitante : la Heelsman, dit le cornichon hystérique. C'était déjà la guerre ouverte entre elles auparavant – il suffisait de se souvenir de la crise d'Isabella au mariage et de la douche de champagne pour le savoir – mais maintenant qu'Aliéna et Sebastian étaient officiellement un couple... La jeune femme pouvait rester sur ses gardes ! On ne savait jamais comment ce genre de personne pouvait réagir. Quoique, connaissant l'hystérique, cela serait sans doute extrême et désagréable.

« Hum... Je devrais prévoir des sceaux de champagnes pour riposter alors ! » Déclara-t-elle avec un sourire en coin.


Le rouge teinta les joues d'Aliéna en s'entendant qualifier de trésor. Elle baissa les yeux et eut un sourire : quoique inattendu, le compliment lui faisait plaisir. Cependant, il résonnait d'une curieuse façon à ses oreilles... Elle parvint à masquer la couleur de son visage lorsque Sebastian s'écarta d'elle pour se diriger vers la porte d'entrée. En voyant le bijoutier retourner le petite panneau, Aliéna se jugea chanceuse que personne ne soit rentré dans la boutique pendant leur échange ou pendant leur baiser ! La jeune femme s'amusa du ton impérieux que pris Sebastian. « Oui chef ! » Lança-t-elle en retirant son tablier de travail qu'elle posa sur le comptoir. « Oh ne t'en fais pas pour cette sorcière, j'en fais mon affaire ! » Ajouta-t-elle tout en enfilant sa veste. Elle n'avait guère envie de ternir leur fin de journée à cause de sa mère et, suite à ce qui venait de se passer, elle avait la sensation que rien ne pouvait l'effrayer désormais. Elle se sentait pousser des ailes et ce n'était pas ce dragon de Mélinda qui allait les lui couper.


Aliéna pivota pour faire face à Sebastian. Elle haussa les sourcils aux termes « ouvrir les hostilités ». Puis elle éclata franchement de rire : le bijoutier dans le rôle du parfait amoureux en aurait fait sourire plus d'un. Elle savait que le bijoutier disait tout cela sur le ton de la plaisanterie, mais elle se doutait aussi qu'il y avait une part de sérieux. Mais, tant qu'ils étaient ensemble, Aliéna ne voyait aucun mal à débuter les hostilités comme il le disait si bien. Son sac sur l'épaule, la jeune femme parcourut la distance qui la séparait de Sebastian. « Du moment que tu restes toi-même, on peut faire ce que tu veux ! » Elle se hissa sur la pointe des pieds pour l'embrasser tendrement avant d'ajouter avec une pointe de malice : « On commence par la mairie alors ?  » Tout deux quittèrent dans la boutique. Après l'avoir fermé, Aliéna glissa sa main dans celle de Sebastian. « Par contre, je te préviens tout de suite : si une Heelsman en colère déboule devant nous, je me cacherai derrière toi comme une parfaite petite amie qui attend de son homme qu'elle le protège ! » Elle lui adressa un sourire malicieux tandis qu'ils s'éloignaient de la boutique de fleurs.




Sebastian & Aliéna

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[Flashback] « You know that I'm no good... » feat. Aliéna P.

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