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« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


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 Les jeux sont faits Feat Triste Sire

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MessageSujet: Les jeux sont faits Feat Triste Sire   Sam 22 Mar - 14:38






Les jeux sont faits









MarianneTriste Sire


La plupart des souvenirs qu'elle garde de son enfance sont des souvenirs heureux. Des jours d'été, remplis d'amour et de lumière, avec la certitude que même les plus sombres tempêtes finiraient par passer, et elles l'ont toujours fait... Du moins, pendant un temps. Étant Princesse de royaume de Nottingham, son destin ne lui avait jamais réellement appartenu, son rôle restait de donner une bonne image de la royauté, de faire un beau mariage et de donner des héritiers. Pour certaines, cette vie leur suffisait, mais Marianne avait compris qu'elle avait d'autres possibilités et ses choix la menèrent vers un destin bien différent que tout ce qu'elle avait pensé en étant enfant, tout comme l'image qu'elle s'était fait de son mariage.

Comme toute petite fille, elle avait rêvé d'une belle robe, d'un beau prince qui l'attendrait avec un grand sourire, son père près d'elle qui lui soufflerait qu'elle était simplement parfaite, les années avaient passé et ces pensées avaient évolué, rien que par l'absence de son père et le fait de comprendre qu'il était quasiment impossible qu'elle ait un mariage d'amour. Entourée d'une prison dorée qu'on appelait principauté, née de haute naissance, elle se devait de servir et non de vivre, pourtant, cela ne l'avait jamais gênée, elle aimait son peuple et avait toujours possédé cet instinct de penser aux autres. C'est ce qui la poussa à fuir le royaume de Fergus et de rentrer pour protéger ceux qu'elle affectionnait.

Trois ans avaient passé et beaucoup de choses avaient changé, Robin, son amour d'enfance lui avait avoué ses sentiments et ils avaient vécu une année à s'aimer, tout en sachant qu'elle était promise à Guy de Guisborne, un homme qu'elle méprisait, mais qui était utile pour leur mission. Pour honorer son statut et garder sa place d'espionne au château, elle affichait un visage serein, sans montrer une once de dégoûts pour son fiancé, elle avait appris à jouer la comédie et récolter les informations, tout cela grâce à son air innocence et de princesse qui ne réfléchissait pas, se pliant à la volonté des hommes, tout ce que n'était pas Marianne.

C'était le grand jour, une servante la coiffa et la maquilla, tandis que d'autres l'aidèrent à mettre sa robe de mariée, une superbe princesse pour un jour néfaste à son coeur. Elle gardait la tête haute, souriant et rigolant avec elles. Comment pourrait-elle leur expliquer que çà ne serait pas le plus beau jour de sa vie ? Elle savait qu'en montant l'allée juste à l'autel, elle ne trouverait aucun allié autour d'elle, elle serait seule...enfin, Jean serait présent, même avec tout le mal qu'il faisait autour de lui, dû à des caprices d'enfants gâtés, elle n'arrivait pas à lui en vouloir. Surtout qu'elle savait d'où venaient les plans diaboliques contre le peuple : Triste sire, le vif serpent qui murmure son venin ou oreille du prince. Depuis, leur première rencontre, elle s'était méfiée de lui et son instinct avait une fois de plus eu raison, le conseiller n'était pas un homme de confiance, mais une sorte de messager obscur qui ne plaît que dans les malheurs des autres, le contraire de la princesse.

Durant ces derniers mois, elle avait découvert des facettes de son ancienne vie, ainsi qu'un peu plus d'informations. Pour l'instant, elle n'avait pas dévoilé ses cartes, face à Triste Sire, car leurs rencontres n'étaient pas si fréquentes qu'on pourrait le penser, le conseiller n'était pas sa plus grande préoccupation. C'est certain qu'elle serait ravie de le voir expulser de Nottingham, mais elle allait devoir se montrer patiente, car il restait une part d'ombre autour de lui qu'elle n'avait pas réussi à déchiffrer.

Alors qu'elle était fin prête, elle alla se regarder dans le miroir. Pour le coup, même si robe apportait du prestige, ce n'était guère différent de toutes les robes quotidiennes qu'elle portait. Il faut croire qu'être princesse voulait dire briller grâce à ses ornements. D'ailleurs, elle ouvrit sa boîte à bijoux pour prendre un collier très particulier, son père lui avait offert en lui disant que c'était le premier présent offert à sa mère de sa part et qu'elle l'avait porté le jour de leur mariage, l'avoir sur elle, était une façon de les emmener avec elle et de sentir leur présence.

Tandis qu'une des servantes lui enfila le collier, elle entendit les autres saluer le conseiller. Venait-il savourer sa victoire ? Même s'il avait réussi ce coup de maêtre, cela n'avait fait que renforcer les convictions de la princesse de préserver son peuple. Restant assis sur sa chaise et se regardant dans le miroir.

- Vous avez fait un merveilleux travail, vous pouvez disposer !

Les servantes quittèrent la chambre, laissant seule la princesse et le conseiller, Marianne le voyait apparaître dans son miroir, tandis qu'elle ajoutait des touches personnelles à son maquillage.

- Êtes-vous venu me demander conseil sur la tenue à porter à l'occasion des noces ? À la lumière de ce que vous portez présentement, cela ne serait pas une mauvaise idée.


© Méphi.


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MessageSujet: Re: Les jeux sont faits Feat Triste Sire   Mer 9 Avr - 22:09






Les jeux sont faits









MarianneTriste Sire


Triste Sire aimait particulièrement ces moments. Ces croisées de chemin dans une stratégie. Ces moments où tellement d'opportunités étaient possible. Quelques soient les événements qui surviendront à ce mariage, une seule chose était certaine : la partie sera changé à jamais. Et le conseiller n'imaginait pas à quel point il avait raison en nourrissant ce genre de pensée.

La fin d'une manche et le début d'une autre. Peut-être cette stratégie signera sa fin. Ou alors ce mariage se terminera sur une victoire totale et écrasante. Qu'allait-il se passer durant cette cérémonie ? Robin des bois ferait-il une apparition pour sauver la dame de ces pensées ? Dans ce cas, Triste Sire avait peut-être un as dans sa manche au cas où les hommes du shérif seraient incapables de venir à bout du hors-la-loi. Mais peut-être que, soupçonnant un piège, l'archer ne tentera rien. Tout était possible.

Lorsqu'il ressentait cette nuance subtile d'incertitude, qui rendait une stratégie aussi douce à planifier, l'ancien habitant d'HalloweenTown ne regrettait alors plus rien des décisions qu'il avait prise. Même ses erreurs au service du roi Maurice lui semblaient alors salutaires. Nottingham était un royaume tellement plus intéressant ! Un roi qui lui avait fait trop confiance. Un prince désirant prestance et richesse. Une dame avide de richesse, au point d'aller chercher de s'être écarté volontairement du jeu pour trouver un or sans doute inexistant en terre sauvage. Un shérif prompt à faire souffrir les autres pour assoir son autorité. Une princesse luttant seule dans un véritable nid de vipère qu'était devenue la cour en son absence. Un bandit soi-disant héros du peuple. Les pièces étaient là sur l'échiquier, attendant que ce nouveau jeu commence.

Le gibet était là, attendant la tête d'un certain bandit. Du moins, si la suite se passe comme le désirait le conseiller. Il était plus rassurant d'imaginer ce genre de perspective en regardant la potence que de trop penser au fait qu'un ménestrel serait pendu après le mariage. Un musicien que Damien avait connu dans une autre vie. La logique lui dictait de ne rien faire pour sauver son ancien ami et jusqu'à présent, il avait sut s'y tenir. Adam de la Halle en savait trop sur son passé et était trop stupide pour garder longtemps un secret. Même si le don que le musicien avait reçu du sorcier aurait pu lui être utile, il était trop aléatoire pour constitué une motivation suffisante à la survie du ménestrel. Triste sire ne savait pas s'il devait souhaiter la mort de Charivari ou bien espérer ironiquement une intervention de ces ennemis durant l'exécution.

Alors il préférait concentrer ces pensées sur le mariage qu'il avait eu tant de mal à organiser. Faire rentrer cette idée dans la tête du prince Jean n'avait pas été facile, n'avait-il pas mérité de savourer quelques instants cette petite victoire ?

D'ordinaire, le conseiller savait rester là à observer sans qu'on ne remarque immédiatement sa présence. Et il aurait aimé contemplé son ennemie s'apprêtant pour ce qui devait être (du moins sur le papier) le plus beau jour de sa vie. Hélas, l'effervescence des préparatifs fit qu'il fut repéré par les servantes dès son arrivée. Aux salutations des domestiques, il ne répondit que par un mince sourire froid et un bref mouvement de tête.

- Vous avez fait un merveilleux travail, vous pouvez disposer !

En un instant, il ne restait plus qu'eux deux dans la pièce. Le conseiller s'amusa quelque peu de voir les domestiques baissés machinalement le regard en passant devant lui. Cependant, son attention fut vite reporter par la tenue de la princesse tandis que son ennemie ajoutait quelques détails à son maquillage. Lady Prudence avait fait un excellent travail.

- Êtes-vous venu me demander conseil sur la tenue à porter à l'occasion des noces ? À la lumière de ce que vous portez présentement, cela ne serait pas une mauvaise idée.

Triste Sire eut un sourire amusé devant cette remarque. Il est vrai qu'il avait toujours préféré les tenues sombres, peu compatible avec ce genre d'événement supposé être réjouissant. Ils étaient en tout point opposé et  la magnifique robe blanche que Marianne portait ne faisait que renforcer cette évidence. Devant cette constatation, il était difficile de chasser de son esprit l'étrange chanson qu'avait improvisée Charivari et qui les définissait comme deux faces d'une même pièce.

"Vous, en revanche, vous êtes splendide." Complimenta-t-il. "Mais il ne pouvait en être autrement, lady Marianne."

Après cette remarque, il se permit enfin de faire quelque pas dans la chambre. Observant la princesse par l'intermédiaire de son reflet dans la glace, il remarqua enfin le collier. Un bijou bien modeste en comparaison avec les autres éléments de la parure de la future mariée.

"Je voulais simplement m'assurer que tout allait bien en ce jour si spécial." Poursuivit-il avec une humilité feinte. "Si je peux faire quoi que se soit pour vous aider à franchir ce pas décisif dans votre vie..."

© Méphi.


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MessageSujet: Re: Les jeux sont faits Feat Triste Sire   Mar 15 Avr - 15:32






Les jeux sont faits









MarianneTriste Sire



Des longues préparations pour un long mariage, Marianne ne doutait pas un seul instant que cette journée serait un véritable calvaire, même si elle se devait de montrer une belle image de princesse comblée, son coeur lui ne survivrait pas surtout après la nuit de noces, elle essayait de ne pas y penser et pourtant cela serait inévitable, elle connaîtrait charnellement le shérif et cela lui donnait des vertiges, même si son baiser de la veille l'avait troublé, il n'en restait pas moins qu'elle ne l'aimait pas comme elle aimait Robin.

Face à son miroir, elle ajustait ces dernières touches de maquillage, tandis que ces servantes avaient disposé pour la laisser seule avec Triste Sire. Marianne en avait appris beaucoup à son sujet grâce à une petite visite à un prisonnier, ajoutant des détails en plus que leur petite balade en forêt. Dans sa tête, elle avait emboîtée chaque preuve pour penser avoir trouvé le passé du conseiller. Un homme qui fuit son royaume natal avec un musicien et fait un pacte avec le ténébreux pour parvenir à sa place. Elle ne voyait que cela, mais ignorait encore ce qui avait poussé son coeur à s'assombrir, des rêves brisés ? Il croyait en la légende des coeurs de lion, s'accrochait à ce fait. Derrière ses yeux froids, se cachait un ancien rêveur, surement un rêve brisé l'avait détruit, mais lequel ? Comment on pouvait passer de l'homme qui aidait son prochain à celui qui le détruisait ? C'était l'histoire de changement qu'elle n'arrivait pas à comprendre, le dernier petit point à découvrir et surtout le pacte avec Rumplestiskin.

Elle pouvait le voir dans son miroir et pour le prouver que cette journée ne la détruirait pas, elle continua à ajuster les détails de son maquillage, en lui demandant s'il était venu lui demander conseil pour s'habiller correctement. Sans rire pour un conseiller, il avait une bien drôle de façon de s'habiller, surtout que c'était son heure de gloire. Pourquoi faire tout ça sans vouloir montrer que c'était lui qui avait rendu le mariage possible ? N'était-ce qu'un jeu pour lui ?

"Vous, en revanche, vous êtes splendide. Mais il ne pouvait en être autrement, lady Marianne."

L'homme commença à faire quelques pas dans sa chambre, tandis qu'elle venait de finir ses retouches et positionna son collier dans la position parfaite. Sa robe était certes belle, mais pour Marianne cela ressemblait à d'autres robes qu'elle avait coutume de porter. Après tout ce n'était guère plus qu'un déguisement pour s'unir avec un monstre.

"Je voulais simplement m'assurer que tout allait bien en ce jour si spécial. Si je peux faire quoi que se soit pour vous aider à franchir ce pas décisif dans votre vie..."

Se levant de sa chaise, elle se tourna enfin vers lui, pouvant le regarder droit dans les yeux, gardant ce regard innocent dont Lady Radcliffe avait prétendu y voir beaucoup d'intelligence, comme sa grand-mère. Marianne pouvait se faire passer pour une princesse clichée, jouant parfaitement la comédie, mais certaine lueur de ses yeux prouvait qu'elle était maligne et surtout bien humble pour une personne royale. Tout le château connaissait sa douceur, mais personne n'irait s'imaginer qu'elle était l'espionne de Robin, hormis celui qui lui faisait face.

- Ce grand jour est autant le vôtre que le mien. L'homme de l'ombre qui élabore des plans et va contempler sa réussite.

C'était comme cité une citation d'un livre, vu le ton de récit qui pouvait s'entendre dans sa voix. Elle voulait voir si pour une fois il afficherait son véritable visage, parlerait à coeur ouvert, au lieu de se cacher derrière ses fourberies et ses bonnes manières. Avançant près de la fenêtre, elle avait vu sur le beau jardin du château, un coin assez tranquille où il était facile à Robin de se faufiler et grimper à son balcon.

- Mes servantes me disaient que beaucoup de nobles ont répondu présent pour assister aux noces.

Si on pouvait penser que sa phrase sonnait comme sorti du contexte, comme une personne qui ne savait pas de quoi parler, c'était ne pas connaitre la princesse, elle avait appris que le pouvoir des mots était bien plus dangereux que ceux des armes. Finalement, elle lança un regard vers le conseiller et lui posa une question sur un ton très calme et pourtant qui allaient prouver qu'elle avait découvert de nouveaux éléments à son sujet. Il était temps de jouer cartes sur table, tout en gardant cette façon de faire comme-ci le poids des questions n'avait aucune importance.

- Avez-vous invité certains de vos proches ou de vos connaissances, comme Rumplestiskin ? J'étais étonnée d'apprendre votre lien !


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MessageSujet: Re: Les jeux sont faits Feat Triste Sire   Dim 20 Avr - 23:37






Les jeux sont faits









MarianneTriste Sire


Alors qu'il décida enfin de s'avancer dans la pièce, le conseiller essaya de graver chaque détail, chaque geste de son adversaire dans sa mémoire. Il aimait cette atmosphère qui annonçait une action décisive dans la suite du jeu et comptait bien savourer cet instant si particulier. Ces premiers mots pour la future mariée n'étaient que des paroles trop mielleuses pour paraître sincère, un excellent moyen de juger dans quel état d'esprit se trouvait Marianne alors qu'elle s'apprêté un homme qu'elle n'aimait pas.

Triste Sire affronta le regard de Marianne alors que le protocole aurait sans doute exigé qu'il baisse le regard, étant donné leur différence de rang. Ce geste viendra lorsque se sera son tour de prendre la parole pour l'instant, il préféra contempler les yeux où se mélangeait innocence et intelligence. Un regard qu'il rêvait de voir s'assombrir et se durcir.

- Ce grand jour est autant le vôtre que le mien. L'homme de l'ombre qui élabore des plans et va contempler sa réussite.

"Je regrette de devoir vous contredire, princesse, mais ce jour est entièrement le vôtre." Répondit-il en inclinant légèrement la tête et en baissant les yeux dans un geste qui se voulait respectueux. "Les mariages princiers écrivent et bouleversent l'histoire des royaumes et, dans ce récit, mon nom ne figurera nul part."

Ce qui lui convenait parfaitement. Triste Sire n'avait jamais visé la gloire, ni les titres de noblesses et encore moins la richesse. Le rôle d'observateur lui allait tellement mieux. Le pouvoir était simplement le moyen le plus pratique pour avoir une meilleure vue du spectacle, d'être là où les décisions se prenaient. En outre, il était trop tôt pour parler de réussite. La cérémonie n'avait pas encore commencé. Cet événement pouvait prendre tellement de tournures possibles. Ce n'était que le premier mouvement d'une nouvelle partie et non sa fin. Peut-être que si Lady Radcliffe avait daigné assister au mariage, il se serait permit de lui adresser un sourire victorieux. Mais la dame préférait poursuivre ces chimères alors Triste Sire gardera pour l'instant son masque impassible, même devant Marianne qui savait bien que son expression neutre et faussement poli n'était là que pour préserver les apparences, tout comme lui savait que la princesse naïve qu'elle prétendait être n'existait pas.

- Mes servantes me disaient que beaucoup de nobles ont répondu présent pour assister aux noces.

Marianne s'était éloigné vers la fenêtre pour dire cette parole creuse et polie. Sur le même ton, le conseiller lui répondit :

"Votre mariage est un événement important pour Nottingham, nombreux sont ceux voulant en être témoin."

Il maintenait par sa réponse, cette conversation sous le signe de la banalité tandis qu'il essayait de deviner où la future mariée voulait en venir. La réponse ne tarda pas.

- Avez-vous invité certains de vos proches ou de vos connaissances, comme Rumplestiltskin ? J'étais étonnée d'apprendre votre lien !

Pendant quelques secondes, il parut décontenancé. La réponse toute prête concernant les invitations mourut au bout de ses lèvres dès que le nom du sorcier fut prononcé. Il était inutile de se demander de qui la princesse tenait cette information.

"J'aurais dû faire pendre ce ménestrel dès son premier pas à Nottingham." Commenta-t-il avec un sourire sans joie.

Aucune trace de colère devant cette constatation fâcheuse. Le sentiment qu'il aurait été pu avoir est des reproches à son encontre. Il avait trop tardé dans sa décision concernant Charivari, reportant l'exécution à après le mariage. Au nom de quoi ? D'une ancienne amitié ? Résultat, le pion était resté en jeu et, comme il aurait dû s'en douter, son ennemi en avait profité. Le conseiller avait cru que l'intelligence à présent limité du musicien l'aurait empêché de trahir des informations ou du moins de les rendre incompréhensible. De toute évidence, il s'était trompé. Chercher à savoir jusqu'où Marianne en savait à son sujet serait une autre erreur tout aussi grossière. Triste sire trouva plus juste de faire comme si cette information était sans importance.

"J'ai, en effet, envoyer quelques invitations." Répondit-il de manière volontairement évasive. "Quant au sorcier, la rumeur le dit prisonnier, je crains fort qu'il ne puisse faire le déplacement pour cet événement."

Le mot soulagement était faible pour définir sa réaction lorsqu'il avait apprit la capture du Ténébreux. Il ignorait les tenants et aboutissants de cette histoire mais le plus important était sa dette qui resterait impayé. Ce qui était un fait à double tranchant. Triste Sire avait du mal à imaginer qu'on puisse emprisonner quelqu'un comme le sorcier voilà pourquoi il utilisa le terme 'rumeur' et non 'fait'. Tout se qu'il espérait est que le Ténébreux croupirait dans sa cellule assez longtemps pour lui laisser accomplir son projet. Après cela, le prix à payer serait sans importance.

"Et vous, princesse Marianne, attendez-vous quelqu'un de particulier en ce si grand jour ?" Osa-t-il demander sur un ton faussement aimable rendu quelque peu faux par le sourire ironique qu'il abordait tout en s'approchant d'avantage de son interlocutrice. Il s'approcha au point de pouvoir baisser sa voix pour sa deuxième question sans craindre que la suite n'échappe pas à l'oreille de Marianne. "Croyez-vous que votre hors-la-loi viendra vous sauvez devant l'autel ? Ce serait si romantique."

Ils étaient seul et lui était l'unique personne à avoir découvert le lien entre la belle princesse et le héros du peuple. Triste Sire estima opportun de dévoiler légèrement ces cartes, bien que la situation ne fût pas si simple que cela. Le mariage ne se limitait pas à un piège contre Robin des bois, ce n'était qu'une des nombreuses possibilités du plan. Et il serait scandaleux de limiter une pièce du jeu de la valeur de Marianne au rôle d'appât. Le plus important était de le faire croire.

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MessageSujet: Re: Les jeux sont faits Feat Triste Sire   Mer 28 Mai - 16:52






Les jeux sont faits









MarianneTriste Sire




Il faut toujours choisir le bon moment pour laisser tomber les masques, pour décider qu'il est temps de passer à autre chose ou surtout dans le cas présent à une autre bataille. Marianne avait passé ses derniers mois à préserver son peuple, à donner des informations à Robin, ainsi qu'à répondre aux questions qu'elle se posait sur Triste Sire, sans jamais trop penser à elle, non, il n'était pas dans sa nature première de voir ce qui serait mieux pour elle, à tel point qu'elle n'avait pas fait son maximum pour éviter son mariage avec Guy. Une visite au Roi Richard aurait suffi, mais elle avait seulement envoyé une lettre jours auparavant pour le prévenir. Depuis trois ans, elle ne lui avait donné aucune nouvelle, préférant se débrouiller par ses propres moyens, ne faisant plus confiance à sa famille. Mais le mariage lui avait fait comprendre qu'il était temps quelle pardonne à Richard, rien que pour son peuple qui n'attendait que son retour.

Elle venait de lever de sa chaise, elle était prête pour la cérémonie, maquillage, coiffure et robe de mariée. Mais pour le moment, elle se retrouvait seule avec le conseilleur du royaume. Et, il était bien temps de lui prouver qu'elle avait enfin saisi ce qu'il avait tant voulu cacher aux yeux de tous. Elle connaissait l'implication des secrets, pour vivre avec un chaque jour, mais au moins elle avait des personnes qui la connaissaient sans qu'elle soit obligée de cacher sa véritable nature. Qui avait-il lui ? Sa prétendue soeur qu'elle n'avait jamais rencontrée ? Alors qu'elle était positionnée près de la fenêtre, elle emmena la conversation, là où elle le voulait pour enfin lui dévoiler qu'elle savait pour son pacte avec le ténébreux, tout en gardant l'air détaché de la situation. Durant quelque seconde, il sembla décontenancé avant de répondre :

"J'aurais dû faire pendre ce ménestrel dès son premier pas à Nottingham."

Il avait prononcé ses mots avec un sourire malsain, pour mieux dire sans joie. Marianne reporta son regard sur le monde extérieur, ne s'offusquant pas du moins de le voir parler aussi du ménestrel, au moins cela prouvait qu'il lui avait donné de bonnes informations et que ce qu'elle avait conclu sur Triste Sire était sans doute la vérité. Pour seule réaction, elle répondit d'une voix qui semblait lointaine.

- Il n'est pas si facile d'oublier ses anciens amis !

À présent, elle comprenait qu'une partie de lui était accrochée au prisonnier, ce qui avait retenu le jugement de la pendaison. Restait-il du bon en lui ? Elle en doutait, il avait été beaucoup trop loin dans les méandres du coeur froid. Mais, au moins elle avait l'espoir que Robin aille délivrer le ménestrel durant le mariage, quand tous seraient occupés.

"J'ai, en effet, envoyer quelques invitations. Quant au sorcier, la rumeur le dit prisonnier, je crains fort qu'il ne puisse faire le déplacement pour cet événement."

Marianne n'écoutait pas les rumeurs qui venaient des autres royaumes, vu qu'elle avait déjà bien assez à faire avec le sien, alors oui, elle ignorait que le sorcier était prisonnier, mais d'un coup cela collait, cela faisait longtemps qu'il n'était pas venu lui demander de faire un pacte avec lui. Elle n'avait jamais cédé, la magie n'était pas la solution pour ses problèmes et tous savaient qu'il y avait un prix à payer pour un tel pacte. Pour le moment, elle voulait laisser le conseiller parler, mais il était certain qu'elle fournirait petit à petit de petits détails de ses découvertes.

"Et vous, princesse Marianne, attendez-vous quelqu'un de particulier en ce si grand jour ?"

Savait-il qu'elle avait envoyé une lettre Richard ? Ou alors pensait-il à Robin ? De toute façon quelle que soit la réponse qu'il aurait voulu entendre, elle n'y répondit pas surtout en voyant son sourire ironique, Marianne garda son visage d' innocente, même quand il s'approcha plus près et continuer sur ça lancer en baissant la voix :

"Croyez-vous que votre hors-la-loi viendra vous sauvez devant l'autel ? Ce serait si romantique."

Ces paroles auraient pu la faire réagir, elle était une personne à agir selon ses émotions, mais son rôle au château lui avait appris à garder son calme face à ce genre de question. Combien de fois elle avait dû jouer la princesse qui se fichait de Robin des bois et ne pensait qu'à ses belles toilettes?! Bien trop à son gout, mais cela lui avait permis d'acquérir un bon niveau de maitrise de soi. Le regardant droit dans les yeux, sans aucune colère, ni tristesse dans le regard.

- Je n'ai pas besoin d'être sauvé, mon destin est de protéger mon peuple et non d'aimer mon futur époux. Uni à Guy, je resterais toujours celle qui tendra la main à ceux dans le besoin.

Oui, elle n'avait pas répondu à sa question, mais elle voulait prouver que ce mariage ne serait pas la fin de sa lutte pour le peuple. Ce qui se passait dans cette pièce n'était qu'un jeu d'échecs ou l'un après l'autre. S'éloignant de la fenêtre et tout en avançant, elle continua d'une voix un peu plus aiguë et surtout moins lointain prouvant qu'elle allait rentrer dans le vif du sujet :

- Mais je reste surprise que l'humble conseiller de mon oncle s'y connaisse en romantisme, un autre rêve brisé ?

S'arrêtant d'un coup au milieu de la pièce, elle se retourna pour faire face au conseiller, tout son visage exprimait sa certitude, son questionnement, mais surtout ce côté doux qui ne pouvait pas la quitter, même quand elle faisait face à son ennemi.

- Est-ce votre pacte avec le sorcier ? Devenir une autre personne ? Est-ce pour cela que vous tenez tant au coeur de lion ? Car selon les histoires pour enfants, mes ancêtres ne seraient pas assez lâches pour laisser leur coeur s'assombrir comme le vôtre. Un besoin de se rassurer qu'on est tous pareils, sujets à la noirceur.


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MessageSujet: Re: Les jeux sont faits Feat Triste Sire   Mar 3 Juin - 21:25






Les jeux sont faits









MarianneTriste Sire


Damien n'existait plus, il avait tout sacrifié pour devenir celui qu'on reconnaissait maintenant comme un Triste Sire. De son point de vue, avoir des personnes connaissant celui qu'il avait été un jour était une faiblesse et non un réconfort lorsque la tension de ses manigances devenait trop forte. Et cette histoire de ménestrel en était la preuve ! Le natif d'HalloweenTown avait crut l'esprit du musicien trop embrouillé pour devenir une source d'information pour ces ennemis. La conversation qu'il avait en ce moment avec la future mariée lui prouvait le contraire et maintenant il devait réparer les erreurs causés par cette maladresse. Ce fait lui retira ses dernières hésitations concernant la future pendaison du son ancien ami.

- Il n'est pas si facile d'oublier ses anciens amis !

"Heureusement, cette erreur sera très vite réparée." Répliqua-t-il sur un ton tranchant qui ne laissait aucune trace de remords.

Le don qu'Adam avait obtenu grâce à la magie aurait pu lui être utile. Triste Sire essayait de se convaincre qu'il s'agissait là de l'unique raison qui avait provoqué quelques réticences à voir une ancienne connaissance se balancer au bout d'une corde. Hélas, le don était trop instable pour être véritablement exploitable. Dès lors que quelqu'un devient aussi inutile que dangereux, a quoi bon retarder sa mise à mort ? Les personnes incapables de garder leur langue ne faisait pas long feu dans un nid de vipères.

La conversation dériva sur les invitations. Marianne dévoila une nouvelle carte en évoquant le sorcier, révélant ainsi qu'elle savait certaine chose au sujet d'un pacte. Il fut un temps où la mention de ce contrat dont la dette restait impayé aurait rendu le serpent nerveux, ce n'était plus le cas depuis que le conseiller avait apprit la capture de Rumpelstiltskin. Triste Sire prêtait toujours une oreille attentive à ce qui se passait en dehors du royaume car il savait que même une action assez éloignée pouvait avoir des répercutions sur Nottingham et surtout parce que sa curiosité ne pouvait se limiter à un seul royaume.

Après avoir laissé planer un doute sur le fait qu'il avait lui-même envoyé quelques invitations pour ce supposé heureux événement du jour, il demanda sur un ton faussement innocent si Marianne attendait également quelqu'un. Son hors-la-loi, peut-être. Le fait qu'elle conservait son calme alors que le serpent injectait son venin sur un sujet qu'il savait sensible prouvait que la belle Marianne avait vite appris la leçon.

- Je n'ai pas besoin d'être sauvé, mon destin est de protéger mon peuple et non d'aimer mon futur époux. Uni à Guy, je resterais toujours celle qui tendra la main à ceux dans le besoin.

Le sourire ironique ne quitta pas le visage du conseiller alors qu'il commentait les courageuses paroles de la princesse :

"Cela, nous le savons tout les deux. Mais est-ce le cas de votre héros ?"

Sans doute la partie qui le fascinait le plus dans ce monde coloré. Si chaque personne était un pion sur l'échiquier, leurs mouvements pouvaient être souvent aléatoires. On pouvait espérer que tel pièce se mette en place, et il pouvait arriver que le pion n'en fasse qu'à sa tête. Marianne avait-elle convaincu son héros de ne pas intervenir ? Triste Sire doutait que des douces paroles arrivent à convaincre Robin de laisser l'élu de son cœur se marier à un autre. Surtout au si impopulaire shérif. Le soi-disant héros du peuple semblait plus prompt à écouter son cœur que la raison. Cette incertitude sur le déroulement du mariage était vraiment intéressante. Par cette phrase, le conseiller voulait surtout signaler qu'il ne considérait pas le mariage comme une fin de partie mais le début d'une autre manche. En pensant ainsi, il exorcisait les paroles énigmatiques du prisonnier qui prédisait le contraire.

- Mais je reste surprise que l'humble conseiller de mon oncle s'y connaisse en romantisme, un autre rêve brisé ?

Le conseiller tiqua sur les mots 'un autre', se demandant quelles facéties avaient pu sortir de la bouche du ménestrel pour que son ennemie puisse en venir à de telles conclusions. A moins que de telles paroles ne viennent de leur expédition forcée dans les bois ? Croire que ces mots aient été choisis par hasard reviendrait à sous-estimer la future mariée. Ils savaient tout les deux l'importance des mots et leurs nuances. Pour masquer sa perplexité, il ne suivit pas la lady alors que celle-ci quittait la fenêtre pour avancer vers le centre de la pièce.

"Il est encore trop tôt pour cela, lady Marianne. Dans plusieurs années, lorsque vous aurez votre premier enfant, alors que vous verrez que tout vos efforts n'auront aucune conséquences sur l'avenir de votre peuple, nous aurons peut-être une conversation à propos des rêves brisés." Déclara-t-il en feintant une légère condescendance. Ici, à l'abri des regards, il pouvait se permettre de louvoyer avec les convenances. Il aurait pu déclarer qu'il trouver le romantisme plus sujet à l'ironie sauf qu'il aimait glisser une allusion au fait que Marianne avait vu juste au sujet des rêves brisés, attendant de voir si la princesse allait mordre à l'hameçon ou non.

Il aurait du prévoir que son interlocutrice n'attendait que le bon moment pour lui lancer au visage le fruit de ses réflexions. Ce que la future mariée ne manqua pas de faire en se retournant enfin vers lui.

- Est-ce votre pacte avec le sorcier ? Devenir une autre personne ? Est-ce pour cela que vous tenez tant au cœur de lion ? Car selon les histoires pour enfants, mes ancêtres ne seraient pas assez lâches pour laisser leur cœur s'assombrir comme le vôtre. Un besoin de se rassurer qu'on est tous pareils, sujets à la noirceur.

Comment pouvait-on être à la fois si proche et si éloignée de la vérité ? Ironiquement, les paroles de la princesse correspondaient plus au second pacte que celui dont elle devait parler (du moins si le prisonnier était sa source d'information). Du temps où il était encore orgueilleux, sans doute le fait d'être traité de lâche aurait fissuré son masque d'impassibilité. Ici, il ne pouvait qu'admirer l'attaque de son adversaire qui avait du réfléchir longtemps sur les maigres informations obtenus sur lui pour en arrivé à cette conclusion. Qui plus est, ce n'était pas les mots choisis par Marianne qui eurent le plus d'effet sur le conseiller mais bien la douceur qui continuait de se voir sur le visage de la nièce du roi, même en ce jour si déterminant dans leur petit jeu. Ne venait-il pas de détruire la fin heureuse de la belle ? Réduire à néant ses chances d'épouser l'élu de son cœur en orchestrant ce mariage avec le shérif ? Pourtant, au lieu de recevoir de la haine ou de la colère, la bonté qui caractérisait la lady ne quittait pas ces traits, lui donnant l'impression de n'être qu'un enfant égaré qui méritait de la compassion et non des réprimandes. Haine, admiration et impatience se bataillait sous le masque froid du serpent. Impatience de voir un jour la douceur du cœur de lion disparaître dans la noirceur.

"Charmante théorie. Qui donne une trop grande importance à ce qui ne fut qu'une erreur de jeunesse." Répliqua-t-il en vaillant à répondre ni trop vite ni trop tard pour ne pas laisser croire à son interlocutrice que ces paroles aient pu le perturber. "Au risque de continuer de vous décevoir, vous surestimez mon intérêt pour votre légende familial. Ce n'est que de la curiosité, rien de plus."

Rabaisser au rang de 'simple curiosité' son obsession pour les cœurs de lions était un demi-mensonge. Ce n'était pas son objectif principal, seulement un but tracé dans une partie qui serait, sans cela, sans fin. Hélas, son autre partie de prédilection s'était achevé alors que Lady Radcliffe était parti à la recherche d'un or fictif. Le mot 'défi' serait sans doute plus juste pour définir l'intérêt du serpent pour les lions et de voir Marianne restait aussi noble de cœur que lors de leur première rencontre sonnait comme une incitation à le relever.

"Je note que vous continuez de nier l'évidence en parlant de vos ancêtres et non de vous ou de votre oncle." Nota-t-il ensuite avec un mince sourire amusé.

Alors qu'il était resté à sa place jusqu'à présent, le conseiller se décida enfin à combler la distance qu'avait établie la future mariée en se dirigeant vers le centre de la pièce.

"Quand à ma lâcheté, je crois que vous aimez me voir tenir se rôle pour ne pas vous rendre compte d'une évidence : nous avons beaucoup de point en commun, lady Marianne."

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MessageSujet: Re: Les jeux sont faits Feat Triste Sire   Dim 15 Juin - 17:38






Les jeux sont faits









MarianneTriste Sire



Cela faisait trois ans qu'elle était revenue vivre à Nottingham, sans jamais penser qu'elle avait croisé Richard, encore moins sa longue aventure qui l'avait métamorphosé en la jeune fille qu'elle était à présent. Elle avait été déçue de voir que son oncle se fichait de voir son frère détruire son royaume. D'une certaine façon à vivre au château, elle s'était attachée à Jean, cet homme qui possédait l'esprit d'un enfant. Souvent, elle s'était demandée quelle était sa relation avec Aliénor, celui-ci semblait être beaucoup attaché à sa mère. Pourtant, vu le nombre d'années que la princesse avait passé près d'elle, ne prouvait en rien que sa grand-mère aime beaucoup son second fils, elle idolâtrait Richard et l'avait poussé à faire de même, avant que Marianne découvre la vérité à son sujet. Un Roi qui préférait combattre que régné.

Elle se trouvait dans sa chambre, accompagnée de Triste sire, ancien conseiller du roi et à présent celui du prince. Elle réalisait bien qu'à travers ces paroles, il essayait de l'énerver et pourtant, elle gardait son visage plein de douceurs. Elle estimait ne pas être le sujet de la conversation, non, c'était lui l'objet principal, petit à petit, elle lui dévoilait tout ce qu'elle avait appris à son sujet, commençant d'abord par le pacte avec le ténébreux. Lui vint à parler de Robin, lui demandant s'il allait se montrer lors de la cérémonie, elle n'avait pas forcément répondu, même lors de sa deuxième tentative. Non, pour l'heure ce n'était pas Robin dont elle voulait parler. Elle partit sur sa déduction de rêve brisé, elle pensait avoir compris la personne qui lui faisait face. Il vint à mentionner qu'il faudrait qu'elle attende plusieurs années, quand elle aurait un enfant et verrait que son peuple souffre toujours, pour qu'ils puissent parler de rêves brisés. Au moins, elle avait raison sur ce point.

Alors qu'elle s'était éloignée de la fenêtre, avançant au milieu de sa chambre, elle se retourna pour le regarder, droit dans les yeux. Elle lui posa plusieurs questions pour voir si ces théories étaient fondées.

"Charmante théorie. Qui donne une trop grande importance à ce qui ne fut qu'une erreur de jeunesse. Au risque de continuer de vous décevoir, vous surestimez mon intérêt pour votre légende familial. Ce n'est que de la curiosité, rien de plus."

Employer le mot « erreur de jeunesse » prouvait qu'elle n'était pas éloignée de la vérité et que son pacte remontait à son arrivée au château de Nottingham. Pour les coeurs de lion, ce n'était pas la curiosité sur cette légende qui l'avait interpellé, mais bien le fait que le conseiller voulait croire que ceux de sa famille possédaient un coeur si pur que rien ne pourrait les éloigner de la lumière.

"Je note que vous continuez de nier l'évidence en parlant de vos ancêtres et non de vous ou de votre oncle."

Elle répondit à son sourire, même s'ils ne souriaient surement pas pour les mêmes raisons. Si Triste Sire avait vu ce qu'était devenu Richard sur le champ de bataille, il aurait sans doute compris ou était son erreur. Un coeur noble ne penserait pas à sa gloire et à la puissance de son nom, mais plus à la protection de son peuple, en étant près d'eux et laissant la guerre à des bras droits, comme faisait beaucoup de Roi. Puis du moins, s'il voulait combattre, choisir une autre personne que son frère pour régner durant son absence. Et, pour son cas, elle estimait tenir de son père et non de sa famille maternelle, tout ce qui faisait d'elle venait des convictions de Garett.

"Quand à ma lâcheté, je crois que vous aimez me voir tenir se rôle pour ne pas vous rendre compte d'une évidence : nous avons beaucoup de point en commun, lady Marianne."

Il s'était rapproché d'elle pour lui dire ces paroles, Marianne avait haussé les sourcils, des points en commun ?! Il est vrai qu'il lui était facile de comprendre certaines actions du conseiller, car ils pensaient de la même façon, enfin l'un pour le bien du peuple l'autre pour le mal.

- Je dirais plus que je ressemble à la personne que vous étiez et qui survit en vous. N'est-ce pas difficile de voir ce que vous pourriez être encore ? Un médecin qui aide les autres au lieu du conseiller qui les corrompt.

Plus jeunes, ils avaient dû être pareils, deux jeunes enfants qui idéalisaient le monde autour d'eux, avant de comprendre la vérité, que le monde est cruel et qu'il a difficile de survivre pour le peuple, surtout à Nottingham. Entre les ogres et les nobles, il y a de quoi avoir peur. Ses yeux pointer droit dans les siens, on pouvait voir que les paroles qui allaient suivre étaient une certitude pour elle et que Triste Sire ne pourrait rien faire pour qu'elle doute.

- Vous avez voulu devenir médecin, vous venez d'un endroit où il existe d'autres lois, endroit et je doute que la magie soit très présente, vu votre intelligence, vous auriez su que la magie à un prix ou vous êtes bien plus naïfs que je l'aurais pensé pour ne pas craindre de faire un pacte avec le ténébreux. Comme pour les coeurs de lion vous avez idéalisé la réalité et vos rêves du monde meilleur ont été brisés. Il est vrai qu'on a ce dernier point en commun, mais contrairement à vous, j'ai décidé de me battre pour les plus démunis, mon peuple. Vous n'appartenez pas à Nottingham, non ce royaume ne sera jamais votre, vous êtes trop différent. Vous appartiendrez toujours au lieu de votre naissance où on peut rentrer grâce à une porte dans un arbre. Si je me souviens bien, la porte est en forme de citrouille.

Dès le premier regard vers lui, elle avait su qu'il n'était pas du coin. Tout cela grâce à de petits éléments, qui lui avaient sauté aux yeux. Doucement, elle s'installa sur son lit et faisant bien gaffe de ne pas froisser sa robe et comme par défi, elle demanda au conseiller :

- Et vous dites-moi, si on est si semblables, qu'est-ce qui m'a fait revenir à Nottingham ? Hormis bien sûr la protection du peuple !


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MessageSujet: Re: Les jeux sont faits Feat Triste Sire   Lun 16 Juin - 20:37






Les jeux sont faits









MarianneTriste Sire



Le conseiller n'avait pas l'habitude de se retrouver au centre de la discussion. En ce grand jour, il était venu trouver la future mariée en guise d'échauffement pour la partie avenir, afin de balayer les craintes semées par la comptine d'un prisonnier. En contemplant Marianne dans sa robe blanche, il pouvait facilement se persuadé que la partie allait être encore très longue. Hélas, son adversaire avait eu d'autre projet pour leur conversation.

Triste Sire avait été trop confiant sur l'idiotie du ménestrel. Lui qui aurait crut que les paroles vide de sens, provenant d'une tête vide, n'aboutirait jamais à de précieux renseignements dans les mains de ses ennemis, réalisait à présent à quel point il s'était trompé. Sa tentative pour faire entre Robin dans leur discussion n'aboutit qu'au silence. Marianne semblait plus désireuse de lui montrer les renseignements qu'elle avait du rassembler avec patience pour compléter le puzzle. Un tableau qui comportait encore heureusement de nombreux trous.

Son passé impossible à retracer avait toujours été à un avantage. Les renseignements étaient des sources de pouvoir, plus on en connaissait sur son adversaire et plus on pouvait déduire ces actions. Cela permettait aussi de choisir plus aisément les mots qui toucheront les faiblesses adverses. Maintenant, certains de ces éléments étaient en possession de Marianne. Heureusement que lady Radcliffe ne se trouvait plus à Nottingham. La situation était déjà suffisamment épineuse sans rajouter une nouvelle vipère au nid.

La princesse le traita de lâche, or un lâche ne se lancerait pas dans une partie aussi dangereuse que celle ayant cours à Nottingham. Triste Sire ne se voyait pas comme un lâche et ne put s'empêcher de dire que Marianne aimait le voir ainsi pour nier leur évidente ressemblance. La future mariée semblait surprise qu'il ose faire une telle comparaison et la suite de ces paroles prouvèrent qu'elle n'était pas encore tout dit concernant ces déductions à son sujet.

- Je dirais plus que je ressemble à la personne que vous étiez et qui survit en vous. N'est-ce pas difficile de voir ce que vous pourriez être encore ? Un médecin qui aide les autres au lieu du conseiller qui les corrompt.

"Est-ce cela votre dernière carte ? Espérer me faire réaliser qu'il y a encore du bon en moi pour que j'annule ce mariage ?" Répondit-il avec une ironie visible tant l'idée lui semblait aussi décevante que ridicule.

Il espérait sincèrement que la princesse n'était pas restée naïve au point de croire en une telle chose. Peut-être avait-il un jour nourri le rêve de devenir médecin mais depuis, il avait réalisé qu'il était bien plus gratifiant que de voir les autres sombrer plutôt que de les aider. Comme il l'avait dit lors de leur petite balade en forêt durant laquelle il avait du révéler ces connaissances médicales, le natif d'halloweentown ne les utilisait plus que sur une personne. Même s'il s'était trompé concernant la capacité du ménestrel emprisonné à tenir sa langue, le conseiller jugeait qu'il n'en serait pas de même pour le médecin royal qui lui avait apprit les rudiments de la médecine de ce monde. Lui savait tenir un secret, sinon ce dernier serait parvenu aux oreilles de Marianne bien avant l'escarmouche qui l'avait forcé à se trahir.

"Pour répondre à votre question. Lorsque je vous regarder, belle Marianne, je ne vois pas se que j'aurais pu être mais se que vous pourriez devenir. Un spectacle bien plus intéressant dont j'en vois déjà les prémisses." Poursuivit-il sur son ton ayant retrouvé toute sa froideur.

Le regard de la future mariée restait figer sur le sien alors qu'elle poursuivit ces déductions.

- Vous avez voulu devenir médecin, vous venez d'un endroit où il existe d'autres lois, endroit et je doute que la magie soit très présente, vu votre intelligence, vous auriez su que la magie à un prix ou vous êtes bien plus naïfs que je l'aurais pensé pour ne pas craindre de faire un pacte avec le ténébreux. Comme pour les coeurs de lion vous avez idéalisé la réalité et vos rêves du monde meilleur ont été brisés. Il est vrai qu'on a ce dernier point en commun, mais contrairement à vous, j'ai décidé de me battre pour les plus démunis, mon peuple. Vous n'appartenez pas à Nottingham, non ce royaume ne sera jamais votre, vous êtes trop différent. Vous appartiendrez toujours au lieu de votre naissance où on peut rentrer grâce à une porte dans un arbre. Si je me souviens bien, la porte est en forme de citrouille.

Devant ces dernières paroles, le conseiller ne put que froncer les sourcils dans une expression de perplexité sincère. Marianne ignorait sans doute qu'elle détenait une information dont il ignorait l'existence : la forme de la porte menant vers son monde. Jack n'avait raconté que celle menant à la forêt enchanté et était rester vague lorsque Damien avait insisté pour en savoir plus, ne voulant pas l'encourager à suivre cette voie. Charivari à l'époque n'avait pas été plus bavard. En tout cas, il avait toujours pris les détails fournis par le musicien comme des exagérations artistiques et non des informations fiables.

"Vous donnez foi aux libertés artistiques d'un musicien."  Commenta-t-il. "Mais je vous accorde d'avoir raison sur un point : C'est vrai, je ne serais toujours qu'un étranger ici. Je l'admet volontiers car ce statut me permet de faire ce qui est nécessaire."

Cet aveu entrait en totalement contradiction avec les paroles qu'ils avaient échangé lorsque Marianne avait deviné qu'il n'était pas originaire d'ici, Triste Sire lui avait alors déclaré qu'il considérait Nottingham comme chez lui. Le fait d'être un étranger n'avait rien d'insultant. Au contraire, ce statut lui donnait un regard extérieur sur la situation et lui permette de garder toute la neutralité nécessaire pour ces manigances sans être parasiter par des sentiments qui fausseraient son jugement.

"Vous tordez mes paroles pour qu'elle rentre dans votre vision des choses. Fort bien, je vous laisse avec le portrait délavé que vous vous faites de moi et de mon passé. J'aimerais seulement vous précisez une chose, ce que j'ai actuellement, je ne le dois pas à la magie. J'ai travaillé dur pour l'obtenir. Mais je conçois qu'un tel concept doit échapper à quelqu'un comme vous, ayant tout obtenu à sa naissance." Répliqua-t-il ensuite dans une nouvelle tentative de blesser son interlocutrice avec son venin.

Que Marianne pense savoir qui il avait été l'indifférait, elle semblait s'être fait son opinion et le regard de la princesse lui montrait qu'elle prenait ces déductions pour des certitudes. Pourtant, il y a une concession que Triste Sire ne pouvait faire : lui laisser croire que son poste de conseiller était lié au pacte du Ténébreux. Pas celui-là. Avoir grimpé lentement les échelons pour se glisser jusqu'à une oreille royale était la seule fierté qui lui restait. Sans doute pêchait-il à nouveau par orgueil en remettant le mystère concernant le but de son contrat avec le sorcier en place.

"En vérité, lorsque je parlais de ressemblance, je ne parlais pas de nos passés respectifs mais bien de nos motivations. Est-ce si difficile à admettre, princesse ?" Demanda-t-il alors que la future mariée prenait grand soin de s'assoir sur son lit sans froisser sa robe.

- Et vous dites-moi, si on est si semblables, qu'est-ce qui m'a fait revenir à Nottingham ? Hormis bien sûr la protection du peuple !

Le conseiller avait heureusement assez de contrôle pour étouffé le sourire amusé qui menaçait de naître sur ces lèvres. Son adversaire pensait-elle sincèrement qu'il allait avouer son ignorance ? Peut-être puisque la question sonnait comme un défi. Il était plaisant de découvrir que malgré les nombreuses déductions qu'avait exposé la nièce du roi, Triste Sire avait encore quelques atouts pour la surprendre, elle qui pensait tout savoir de lui à présent. Il détourna les yeux pour laisser vagabonder son regard vers le plafond, comme s'il réfléchissait réellement à résoudre une énigme.

"Je dirais... une lettre." Répondit-il sur un ton faussement songeur. Il reposa ensuite son regard sur Marianne avec un faible sourire. "Une lettre qui ne vous était pas destinée. Une lettre qui suggérait que la régence était peut-être un poids trop lourd sur les épaules du Prince Jean. La personne qui a écrit cette missive y expliquait à quel point son prince restait sourd aux conseils les plus avisés, préférant recevoir les louanges des nobles voulant profiter de ce changement de dirigeant..."

Durant son petit discours, il avait veillé à répéter les mots exacts qui avaient été couché sur le parchemin puis il marqua une pause, pour laisser cette révélation faire son chemin dans l'esprit de son interlocutrice.


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MessageSujet: Re: Les jeux sont faits Feat Triste Sire   Jeu 26 Juin - 11:57






Les jeux sont faits









MarianneTriste Sire




Marianne n'aurait jamais cru voir Triste Sire réagir ainsi, en même temps cela n'était peut-être pas si étonnant, il connaissait le pouvoir des mots et les répercussions sur ceux qui ne les contrôlaient pas. Etait-ce qu'il essayait de faire sur elle ? Voulait-il changer de sujet ? Quand elle avait commencé ses longues tirades, sur ce qu'elle avait appris sur son passé, elle fut surprise de le voir toujours essayer de la faire réagir dans son sens. Comme le fait qu'il pouvait encore annuler le mariage s'il réalisait qu'il avait encore un bon côté. C'était tout à fait grotesque, la princesse ne s'attendait pas à cela, il était trop tard pour Triste Sire et surtout, il n'avait pas le bras assez long, d'accord, il aidait le prince à prendre des décisions, mais elle connaissait son Oncle, annuler une réception où il pourra briller et faire son beau faisait partie de l'impossible. Par contre, il était vrai que s'imaginer devenir comme lui semblait tout autant irréalisable, pensait-il vraiment qu'elle ferait la même erreur que lui ? Était-ce pour cela le mariage avec le shérif ? La voir sombrer dans l'obscurité ? Cet homme était réellement étrange dans ses agissements. Bien décidée à ne pas réagir à ses paroles, elle lui fit part de toutes ses convictions à son sujet, le dernier détail, celui de la porte en forme de citrouille lui fit froncer les sourcils, il ignorait surement qu'une porte existait pour rentrer chez lui. Il était donc parti sans penser retourner chez lui, très intéressant, rien ne l'attendait dans son royaume.

Et voilà, il montrait son vrai visage, contrairement à leur première rencontre, où il avait spécifié que Nottingham était sa maison, il avouait enfin qu'il était ravi de n'être qu'un étranger. Marianne n'était pas bête, elle savait quand s'attachant à personne, sacrifier le peuple et jouer avec les nobles ne le dérangeait pas. Elle avait tout de même réussi à l'atteindre, elle avait percé des secrets qu'il pensait ne jamais revoir monter à la surface, pour le coup, elle l'avait eu à son propre jeu, le savoir. Pour le coup, il voulut surement se venger en signalant que lui avait dû travailler dur pour obtenir sa place, alors qu'elle avait gagné ses avantages, rien qu'en naissant. Marianne ne le voyait pas ainsi et donc cela ne la fait pas réagir, simplement un petit sourire innocent pour lui faire comprendre qu'il n'avait pas compris ce qu'était être à sa place, elle avait peut-être la richesse, le pouvoir, mais par contre, sa naissance lui avait enlevé sa liberté, elle devait agir comme le protocole l'exigeait.

Voyant surement qu'elle ne réagissait pas à ces paroles, il fit une nouvelle approche, pour lui, ce n'était pas leurs passés respectifs qu'il avait en commun, mais leurs motivations. D'accord pour le coup, Marianne restait perplexe, quelle motivation pouvaient-ils avoir en commun ? Elle en voyait aucune. S'installant doucement sur son lit en évitant de froisser sa robe, elle lui lança le défi de lui dire ce qui l'avait ramené à Nottingham, s'ils avaient les mêmes motivations, il devrait savoir lui répondre.

"Je dirais... une lettre."

La surprise pouvait se lire sur son visage, cela faisait si longtemps qu'elle n'avait pas pensé à cette lettre découverte dans un des placards de sa grand-mère. Elle était si différente à cette époque, une enfant bercée par des jolis rêves, une princesse qui suivait les protocoles à la lettre et savait rester à sa place de femme. Triste Sire regarda Marianne avec un faible sourire, tandis qu'elle songeait à ses souvenirs...

"Une lettre qui ne vous était pas destinée. Une lettre qui suggérait que la régence était peut-être un poids trop lourd sur les épaules du Prince Jean. La personne qui a écrit cette missive y expliquait à quel point son prince restait sourd aux conseils les plus avisés, préférant recevoir les louanges des nobles voulant profiter de ce changement de dirigeant..."

Fronçant les sourcils, voulait-il lui faire croire qu'il s'intéressait au peuple ? Non, cela aurait marché si elle ne le connaissait pas si bien. Il était la vipère qui soufflait à l'oreille de son oncle. Mais pourquoi écrire à sa grand-mère ? D'un coup, ce fut la grande révélation, une lueur de compréhension éclaira son regard.

- Ce n'est qu'un jeu pour vous !

Elle avait toujours eu ce doute qu'il jouait avec ses pions, mais à présent c'était plus qu'une certitude, il lui semblait avoir bien cerné le personnage qui lui faisait face. Un petit rire léger apparut, ce n'était pas vraiment la lettre qui l'avait fait revenir à Nottingham, certes, il voulait la surprendre, mais à la place, il l'avait renseigné davantage. Elle se décida à lui révéler la vérité, une qu'elle n'avait jamais mentionnée depuis son arrivée à Nottingham même à Robin. C'était son secret avec Mérida et Pivers, les feu-follet et le fait qu'elle avait d'abord été au camp de Richard.

- Vous savez, je n'étais pas une personne très courageuse, mais alors que je lisais la lettre à Mérida, un feu-follet l'a attrapé, il voulait que je le suive, il m'a guidé à travers durant des mois, traversant beaucoup de royaume, affrontant maintes dangers, il voulait que je m'endurcisse et enfin il m'emmena jusqu'au camp du Roi Richard, je lui fis part de votre lettre, vous voulez savoir quel a été sa réaction ? Il s'en fichait, pour lui ne compte que la gloire de la guerre, revenir victorieux du champ de bataille et non protéger le peuple de son propre sang. Richard est autant responsable que Jean dans cette affaire et c'est la faiblesse de ma famille qui m'a fait revenir à Nottingham. Comme je vous le disais les coeurs de lion ont disparu depuis bien longtemps. Votre lettre m'a aidée à comprendre la cruauté du monde, mais sans l'être magique, je serais toujours au royaume de Fergus auprès de ma grand-mère.

Elle leva un regard plein de déterminations, celui qui prouvait bien son sang royal et que rien ne pourrait faire pour la contredire. Sa voix se fit plus tranchante, à cet instant ceux qui connaissaient Aliénor pourraient voir la ressemblance entre les deux jeunes, être douce et protectrice, ne voulait pas dire ne pas avoir de caractère et même s'il est très rare que Marianne emploie un tel ton, il ne faut pas oublier qu'elle est une personne royale.

-Nous n'avons pas les mêmes motivations, vous trouvez cela enrichissant de tester les réactions de ma famille, la lettre en est la preuve, je ne me suis pas trompée, vous testez ma famille. Votre vie est si insignifiante pour vous accrocher à celle des autres ?


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MessageSujet: Re: Les jeux sont faits Feat Triste Sire   Jeu 26 Juin - 20:48






Les jeux sont faits









MarianneTriste Sire



Il avait existé une période où Triste Sire avait réellement désiré trouver sa place à Nottingham. Servir un roi comme Richard au cœur de Lion, un esprit qui se trouvait imperméable à ses manipulations. Eprouvé la sensation d'être chez lui, à sa place. Puis le jeu s'était rappelé à lui par l'intermédiaire des ogres qui se faisaient de plus en plus menaçant aux frontières. Le conseiller alors réaliser qu'il n'avait pas arrêté la partie, tout juste une pause en attendant le prochain mouvement du pion suivant. La partie était encore là et s'il tardait trop à prendre place sur l'échiquier, elle continuerait sans lui. Cette pensée lui avait fait réendosser le rôle de l'étranger. Celui qui n'était pas là pour trouver un chez lui mais bien pour servir une raison spécifique.

Un rôle qui lui convenait. De toute façon, comme l'avait si bien souligné la princesse, il n'aurait jamais été chez lui, il pensait trop différemment des natifs de ce monde pour cela. Autant en tirer parti plutôt que de chercher à rentrer dans la norme. Garder un point de vue extérieur, sans se laisser guider par des motivations parasites comme la soif de pouvoir ou de richesse, lui permettait de faire des mouvements dans le jeu qui demeurait imprévisible jusqu'à un certain point. La lettre qu'il mentionna en était le parfait exemple.

Quel plaisir de voir le sourire bienveillant de Marianne disparaître un instant pour laisser place à la surprise ! La surprise passa à l'incompréhension puis à la réflexion lorsqu'il détailla ses propos, usant volontairement des mots qu'il avait couchés sur le parchemin dans cette missive. Le conseiller ne perdait pas une miette des expressions qui se succédait sur le visage de la future mariée, essayant d'imaginer par quelle théorie l'esprit malin de son interlocutrice passait avant de finalement s'éclairer d'une lueur de compréhension.

- Ce n'est qu'un jeu pour vous !

Le sourire du conseiller s'agrandit, comme s'il voulait dire à la princesse qu'elle avait mit du temps à comprendre un fait pourtant si évident pour lui.

"Et un joueur à besoin d'adversaire." Répondit-il.

De toutes les réactions qu'il aurait pu imaginer de la part de la future mariée face à cette révélation, le rire serait sans doute la possibilité la moins prévisible. Croyant que son interlocutrice ne cherchait qu'à le tester ou le déstabiliser comme il venait de le faire, Triste Sire veilla à garder un visage impassible alors que Marianne reprit la parole.

- Vous savez, je n'étais pas une personne très courageuse, mais alors que je lisais la lettre à Mérida, un feu-follet l'a attrapé, il voulait que je le suive, il m'a guidé à travers durant des mois, traversant beaucoup de royaume, affrontant maintes dangers, il voulait que je m'endurcisse et enfin il m'emmena jusqu'au camp du Roi Richard, je lui fis part de votre lettre, vous voulez savoir quel a été sa réaction ? Il s'en fichait, pour lui ne compte que la gloire de la guerre, revenir victorieux du champ de bataille et non protéger le peuple de son propre sang. Richard est autant responsable que Jean dans cette affaire et c'est la faiblesse de ma famille qui m'a fait revenir à Nottingham. Comme je vous le disais les cœurs de lion ont disparu depuis bien longtemps. Votre lettre m'a aidée à comprendre la cruauté du monde, mais sans l'être magique, je serais toujours au royaume de Fergus auprès de ma grand-mère.

Il était difficile d'imaginer Marianne peu courageuse mais c'était un des points que Triste Sire admirait le plus dans ce monde coloré : les gens changeaient, ils n'étaient pas coincé dans la même routine. Quand au reste, le temps où Damien était fasciné par des créatures magiques telles que les feu-follets étaient révolu depuis longtemps. Le conseiller préféra se concentrer sur un point bien plus intéressant de cette histoire : la visite de la princesse au camp du Roi Richard. Etait-il déçu d'apprendre que le roi qu'il avait servit ne prêtait aucune importance aux complots qu'il tramait ? Non, à l'époque, la partie ne faisait que commencer. Etait-il en colère devant le jugement sévère de la nièce envers son oncle ? Là encore, s'évertuer à conserver un point de vue d'observateur lui faisait éviter de tomber dans ce piège.

"Vous êtes bien sévère envers votre oncle." Commenta-t-il d'une voix détaché. "De tous les mensonges que je vous ai dit lors de notre première rencontre, certains étaient en réalité la vérité."

La phrase semblait n'avoir aucun rapport avec sa première réponse et encore moins avec l'histoire qu'avait raconté la future mariée. Toutefois, Triste Sire ne doutait pas que la princesse se souviendrait vite de quels phrases il parlait. Pour lui, le roi Richard restait un grand roi. Le meilleur qu'il ait servit (certains son expérience se limitait à trois possesseur de trône). L'admiration pour le cœur de lion était sincère et cette émotion, au lieu d'être un handicap, rendait les choses bien plus intéressantes.

Le regard de son interlocutrice se fit plis déterminé et sa voix plus tranchante. Comment pouvait-elle encore douté d'être un cœur de lion après une telle réaction ?

-Nous n'avons pas les mêmes motivations, vous trouvez cela enrichissant de tester les réactions de ma famille, la lettre en est la preuve, je ne me suis pas trompée, vous testez ma famille. Votre vie est si insignifiante pour vous accrocher à celle des autres ?

Le conseiller soupesa rapidement les miettes qu'il pouvait encore se permettre de lancer, ou plutôt les coups qu'il pouvait encore joué avant la fin de cette manche. Le mariage était un tournant dans le jeu, et il ignorait à quel point il pensait juste en imaginant cela. Son adversaire avait montré qu'elle détenait beaucoup d'informations et, maintenant que la surprise était passée, Triste Sire était curieux de voir comment la future mariée allait utiliser ces renseignements pour la suite.

"Ma vie est insignifiante, en effet, en comparaison de la cause que je sers." Répondit-il.

Nouveau sourire, un qui signifiait une question qui demeura muette : çà ne vous rappelle pas quelqu'un ? Il n'insista pas davantage sur cette voie puisque, de toute évidence, son interlocutrice semblait obstiné à penser qu'ils n'avaient aucun point commun tout comme elle s'entêtait à penser que les cœurs de lion n'existaient plus alors qu'elle était la preuve vivante du contraire. De toute façon, il n'eut pas le temps de pousser plus loin ce dialogue, même s'il l'avait voulu. Une servante annonça avec la timidité d'une personne sachant qu'elle interrompait une conversation que la cérémonie allait commencer.

"C'est l'heure de votre heureux jour, princesse Marianne. Je vous laisse à vos derniers préparatifs." Annonça-t-il en s'inclinant avec un respect qui était factice... quoi que, peut-être pas entièrement.

En quittant la pièce, Triste Sire pensait se diriger vers un point décisif du jeu, ignorant à combien les quelques vers chantés par Charivari concernant la fin de la partie s'était avéré prophétique.


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