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« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind
L'histoire se déroule en
Octobre 2013.


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 [Flashback] What's happening ? [Pv M. Gold]

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Lacey French
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MessageSujet: [Flashback] What's happening ? [Pv M. Gold]   Mer 22 Jan - 14:56






Lacey & M. Gold

~ J'ai envie de pleurer... ou boire ! ~


Le lendemain du mariage de l’année, j’avais eu la désagréable surprise de découvrir la Bibliothèque totalement saccagée, en allant travailler. J’étais profondément choquée par l’état dans lequel j’avais découvert mon lieu de travail si bien que les larmes m’étaient montées aux yeux. J’avais mis des jours à remettre l’endroit en état pour la rendre présentable et pour l’ouvrir au public et voilà que quand je commençais à travailler et à gagner honnêtement de l’argent, je trouvais mon lieu de travail totalement saccagé. Il y avait vraiment de quoi se dire que quelqu’un m’en voulait dans cette ville parce que je ne voyais pas du tout pour quelle raison on aurait délabré la Bibliothèque. L’espace d’un instant, j’aurais presque cru à une très mauvaise blague de Nafanaïl, qui était capable de tout pour me rendre la vie impossible, mais cette idée avait vite disparu car il ne se serait jamais abaissé à une telle chose. Il était peut-être extrêmement bête, mais pas à ce point…

Comme tout le monde au mariage, j’avais vu un dragon apparaitre sur le toit du manoir, mais y croyais-je ? Il y avait tellement de théorie selon laquelle ce dragon était dû à une intoxication alimentaire (théorie que j’avais aussitôt refusé de croire pour la simple et bonne raison que s’il s’était vraiment s’agit d’une intoxication, nous n’aurions pas tous eu la même hallucination) ou une image de synthèse pour faire terminer ce mariage en fanfare. J’étais beaucoup plus prête à croire à cette théorie qu’à celle de l’intoxication, ça c’était certain. L’idée que le dragon puisse être réel n’était pas négligeable non plus, mais je ne l’avais pas vu assez longtemps pour croire réellement à son existence, contrairement à certaines personnes qui affirmaient qu’une créature était réellement apparue. Tout le monde savait que les dragons étaient des créatures mythiques qu’on trouvait dans les légendes, telle que celle du Roi Arthur.

En ce qui concernait cette créature, je ne savais pas que croire, par contre, j’étais certaine que, réel ou non, le dragon n’avait pas saccagé ma Bibliothèque. Il n’y avait jamais eu de dragon à l’intérieur et surtout, par où serait-il sorti ? Non, de là, il ne venait pas. Quelqu’un m’avait joué un très mauvais tour… Aussitôt, j’appelais M. Gold pour le prévenir de ce qu’il venait de se passer. Je ne voyais pas du tout à qui d’autre m’adresser. Après tout, c’était lui le propriétaire des lieux, donc je le prévenais en premier. Je me sentie mal de l’appeler pour lui annoncer une chose aussi horrible. Ce ne fut qu’après l’avoir prévenu que je m’aventurais à l’intérieur du bâtiment pour voir l’étendu des dégâts. Mon désespoir ne fit que s’accroitre quand je vis toutes les étagères au sol, des livres éparpillés et certains énormément abimés. Pauvres livres… Je pris dans mes mains le premier que je trouvais et examinais son état. Il était encore dans un état relativement bon, mais ce n’était pas le cas de tous car certains avaient perdus leurs couvertures et d’autres avaient perdus énormément de pages.

Il allait me falloir encore des jours et des jours pour remettre la Bibliothèque en état. J’allais devoir repartir de zéro et ça me désespérait. J’avais mis tellement d’énergie dans la rénovation du bâtiment que rien qu’à l’idée de devoir recommencer, ça me blasait. J’étais tellement abattue par l’état que je quittais l’endroit pour me rendre au supermarché le plus prêt et m’acheter un pack de bière. J’avais besoin de boire un verre et je n’avais pas le courage d’attendre le soir pour ça. Le Rabbit Hole me verrait, sans aucun doute, mais c’était sur le moment que j’avais besoin d’un verre. Quand je revins à la Bibliothèque, M. Gold n’était toujours pas arrivé. Il avait surement quelque chose qui le retenait au magasin. Après tout, il avait aussi un magasin à faire tourner. Je trouvais une chaise, encore sur ses quatre pieds, et je m’assis, au centre de l’immense pièce.  Je décapsulais ma bière et bus une première grande et longue gorgée.

Je lâchais un énorme soupire et fermais les yeux, essayant de me calmer. Toute seule, je ne pouvais rien faire, mis à part ramasser les livres et faire l’avantage de ceux qui étaient encore en bon état ou ceux qu’il faudrait racheter, mais je n’en avais pas la force. J’étais trop abattue pour ça. M. Gold ne serait peut-être pas content de me voir là, assise sur une chaise, une bière à la main entrain de m’apitoyer sur mon sort, mais là tout de suite, je n’en avais rien à faire de ce qu’il penserait de moi. Il pourrait croire ce qui lui chantait, ce n’était pas lui qui avait remis tout en état. Lui, il n’avait fait que fournir l’argent, chose dont je lui étais redevable puisque c’était lui qui me donnait mon salaire. Du coup, j’espérais vraiment qu’il n’allait faire absolument aucun commentaire. Quand je rouvris les yeux, le chao qui se trouvait sous mes yeux me fit encore plus mal que quand je l’avais découvert. Secrètement, j’avais espéré que tout ça n’était qu’un cauchemar et quand ouvrant les yeux, tout serait à sa place, mais ce n’était pas le cas. Je devrais bien le savoir, la magie ça n’existait pas !



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Allan Gold
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MessageSujet: Re: [Flashback] What's happening ? [Pv M. Gold]   Lun 27 Jan - 11:37






Lacey & M. Gold

~ Une pièce sans livres, c’est comme un corps sans âme. ~


La sonnerie du téléphone retentit, je m’excusais auprès de mon client et allait décrocher, permettant ainsi une réflexion plus privée sur l’achat ou non de l’objet. Au bout du fil je reconnus la voix de Lacey. L’entendre à nouveau après toutes ces années me perturbait toujours, il faudra que je corrige ça. L’inquiétude perçait dans sa voix si bien que je ne compris pas tout de suite de quoi elle parlait. Elle semblait un peu paniquée. Aurais-je fait quelque chose de mal après la cérémonie mouvementée ? Elle reprit plus lentement m’expliquant clairement ce qui s’était passé ou tout au moins le résultat d’un accident assez grave qui avait dévasté la moitié de la bibliothèque. J’aurais dû me douter que la réapparition du grand lézard cracheur de feu au mariage allait provoquer ce genre de retombée mais je pensais au moins que celui qui l’avait libéré avait le travail proprement mais il ne semblerait pas et j’allais devoir réparer les dégâts. Je ne pouvais abandonner mon client et la boutique resterait ouverte encore quelques heures. Je prévenais Lacey de ce fait, mais je doutais qu’elle l’ait entendu.

La journée fut plus longue que prévue et ces dernières heures avaient été une torture, pourquoi n’avais-je pas tout simplement fermé la boutique pour aller aider Lacey. Ce genre de comportement resterait un mystère même si je savais que l’appât du gain se cachait derrière ces actes. Je prenais mes affaires et traversait la rue en direction du modeste bâtiment dont j’avais confié la charge à Be... Lacey. La porte était ouverte et je la poussais sans crainte, je savais ce que j’allais y trouver à peu de choses près. Je m’attendais aux livres éparpillés sur le sol, aux pages volantes qui cherchaient encore leur couverture d’origine, les étagères couchées qui déversaient leur contenu sur le parquet. Mais je ne m’attendais pas à Lacey assise sur ce qui semblait être la seuls chaise encore debout au milieu de cette apocalypse, une bière à la main. Cela me déchirait le cœur de voir tous les efforts de la charmante brune de ces derniers jours réduits à néant par un « libérateur » peu soigneux et peu discret. Ses yeux fermés elle devait prendre quelques minutes de sommeil pour trouver le courage de s’atteler à la tache faramineuse qui était de remettre la vieille bâtisse dans un état plus présentable. La voir comme ça si fragile, abattue par un événement qui la dépassait, était… adorable. Je savais que j’aurais du me mettre en colère pour tout l’argent que j’avais investis dans la bibliothèque qui se retrouvait en petits morceaux de papier éparpillés sur le sol. Mais je ne pouvais la trouvé qu’adorable. Je m’étais attendri avec le temps et mon comportement face à elle s’en ressentait. Je ne savais pas encore si c’était une bonne ou une mauvaise chose.

Je me glissais derrière un rayon et commençait à ramasser les pages arrachées, les couvertures abimées et les reliures déchirées, triant ce qui était à remplacer et ce qui pouvait se garder. Seul, je ne pouvais redresser les lourdes étagères mais à deux nous devrions y arrivés, j’attendrais qu’elle sorte de sa torpeur pour lui demander un coup de main. J’avais de la chance d’un certain côté car les feuilles et les livres sur le sol atténuaient le bruit assez significatif de ma canne sur le parquet en bois. Les piles commençaient à tanguer au vu de la hauteur et je me dis qu’il serait tout de même temps d’aller chercher la bibliothécaire. Je retournais dans l’allée centrale pour voir qu’elle était réveillée et contemplait le carnage provoqué par le grand dragon.


« Bonjour, vous vous sentez bien ? Avez-vous de quoi faire semblant d’être courageuse et d’affronter cette épreuve ? »

Je savais que son courage ne pourrait être authentique, comment en étant aussi passionné des livres qu’elle ne l’était, trouver la force pour ramasser les livres brisés, blessés par cette créature d’un autre monde. A sa place, je ne serais que douleur et tristesse mais elle ne devait pas se laisser abattre par ses événements et pensé que c’est une base nette pour reconstruire quelque chose. Mes mots n’étaient pas méchants, ni agressifs bien au contraire pour une fois, perçait dans ma voix, une affliction sincère et un partage de cette douleur qu’elle devait ressentir.



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Lacey French
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MessageSujet: Re: [Flashback] What's happening ? [Pv M. Gold]   Mer 29 Jan - 22:27






Lacey & M. Gold

~ J'ai envie de pleurer... ou boire ! ~


La dernière fois de ma vie que j’avais été aussi désespérée, c’était l’époque où je suppliais le docteur Lynch d’accepter que je sorte de l’hôpital et qu’il me laisse tranquille. Jamais de ma vie je n’aurais cru devoir revivre cela un jour. Certes, c’était d’une toute autre nature, parce que là, il s’agissait du saccage de ma bibliothèque, mais ça ne m’empêchait pas de ressentir ce sentiment de désolation. Tout mon travail qui avait consisté à tout remettre en ordre, à donner une nouvelle jeunesse en ces murs avait été balayé comme si je n’avais rien fait. Beaucoup de livres étaient abimés alors que quand j’avais récupéré les clés de la bibliothèque, tous étaient en excellent état. En fait, je retrouvais cet endroit pire que lorsque j’avais été embauchée en tant que bibliothécaire. Je ne savais plus ce qu’il y avait de pire.

M. Gold tardait à venir et toute seule, je ne me sentais pas la force de faire quoi que ce soit. J’avais le moral au fin fond des chaussettes et besoin de boire un verre. De quoi ? N’importe quoi du moment que ce n’était pas un thé ou un soda. Pour cette raison, je me rendis au supermarché m’acheter un pack de bières. Je n’allais pas tout boire, mais je me voyais mal aller à la baisse avec une malheureuse bouteille. Je ramènerai ça à la maison, tant pis si Nafanaïl ou Sun me faisait une remarque sur la présence d’alcool dans le frigo. Là, tout de suite, j’avais d’autres choses en tête. J’avais donc pris place sur une chaise qui tenait encore debout et me mis à boire comme la pauvre malheureuse que j’étais. Je devais faire peine à voir, mais dans l’immédiat, je m’en moquais. Honnêtement, je pense que je me moquerai de tout si je le pouvais.

Le temps semblait filer à l’allure d’un escargot. Combien de temps est-ce que cela faisait que j’étais assise sur cette chaise ? Je n’en avais aucune idée. J’étais comme en pleine léthargie. Je venais de terminer ma bière quand je fermais les yeux, histoire de faire un peu le vide dans ma tête. C’était vraiment plus difficile à faire qu’à dire, mais j’essayais tant bien que mal sans vraiment savoir si j’allais y arriver. J’essayais de repenser à des trucs sympas, heureux, qui me donneraient le sourire, comme cette partie de billard où j’avais massacré mon adversaire comme une pro. Chose que je n’étais pas bien sur, mais ça m’avait fait énormément de bien de prouver à quelqu’un qu’une femme était capable de jouer au billard et en plus de gagner. Un léger sourire se dessina sur mes lèvres, mais cela ne suffit pas à me remonter le moral.

Quand je rouvris les yeux, tout ce que j’avais essayé de faire disparu aussitôt, comme par enchantement. Repenser au billard ou d’autres trucs cool qui m’étaient arrivés ne servait à rien quand je regardais le foutoir que j’avais devant les yeux. Je sursautais quand une voix s’éleva derrière moi et me tournais dans cette direction pour découvrir que M. Gold était enfin arrivé. Depuis combien de temps se trouvait-il là ? Il n’était pas du côté porte, du coup, je jugeais qu’il était rentré quand j’avais les yeux fermés. Je m’étais tellement plongée dans mes pensées qu’il était fortement possible que je ne l’ai pas entendu arriver. Enfin, en attendant, il m’avait foutu une trouille d’enfer si bien que je pris une légère inspiration avant d’expirer calmement. Etais-je capable d’affronter cette épreuve ? C’était évident que non sinon, je ne serais pas assise sur cette chaise avec une bière vide à la main.

- Oh… Je ne sais pas si c’est un bon jour, m’enfin… je vais aussi bien que possible dans un moment pareil, répondis-je.

Je devais avoir l’air d’une fille désespérée, mais honnêtement, c’était comme ça que je me sentais. Je remis une mèche de cheveux derrière mon oreille avant de me lever et de poser ma bouteille vide sur la chaise pour éviter que quelqu’un ne la renverse. Elle était vide, mais j’avais assez de truc à ramasser que ce n’était pas le moment de me retrouver avec du verre brisé en plus, même si ce n’était qu’une petite bouteille. Je posais mes mains sur mes hanches et évitais de regarder le désastre. A quoi bon ? Pour me miner encore plus le moral ? Néanmoins, essayons d’être positive, même pendant dix minutes. Ca pourrait être pire. Le bâtiment n’avait pas fini en cendre. Là, ça aurait été le pompon ! Si ça avait été le cas, je me serais dirigée vers le bureau du docteur Lynch et l’aurais supplié de m’interner à nouveau.

- Honnêtement, je manque de courage, mais je peux bien faire semblant. De toute façon, si ce n’est pas moi qui remets tout en état, qui va le faire ? soupirais-je.

Je regardais autour de moi pour savoir par où commencer, mais je ne voyais pas du tout. Il y avait trop de choses à faire. J’avais l’impression que jamais je ne verrais le bout. Bien sur, c’était faux, je le verrais à un moment ou un autre, mais ça allait me prendre du temps, encore. Je me mordillais la lèvre inférieure tandis que je réfléchissais tout en essayant de choisir mon point de départ, mais je n’y arrivais décidemment pas. Je me retournais vers M. Gold et haussais les épaules avec une légère pointe de lassitude.

- Vous savez par où commencer, vous ? Parce que là, moi, je sèche !



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MessageSujet: Re: [Flashback] What's happening ? [Pv M. Gold]   Sam 15 Fév - 22:07






Lacey & M. Gold

~ Une pièce sans livres, c’est comme un corps sans âme. ~


La bibliothèque était vraiment dans un sale état. Je me demandais qui avait mieux pu provoquer un tel désastre que ce soit ici ou au mariage. Car les deux étaient liés forcement le gros lézard qui a fait son apparition le jour de fête n’était autre que celui qui avait saccagé la bibliothèque. Si je tenais celui qui avait fait ça, il passerait un sale quart d’heure, avec cet événement beaucoup douterait et sans le dragon a portée de main, je ne pouvais pas réellement faire revenir la magie à Storybrooke. Car forcement j’avais eu l’idée brillante de cacher la fiole magique sur ce gros dragon qui n’était autre que Maléfique.

Néanmoins maintenant il fallait réparer les pots cassés enfin en l’occurrence les livres abimés. J’avais eu l’occasion de voir le fabuleux travail qu’avait fournit Lacey sur ce bâtiment et la voir aussi dépitée me fendait le cœur (façon de parler). Elle avait tant travailler pour ouvrir ce lieu que voir la bibliothèque dans cet état devait être affreux pour elle.


« Oh… Je ne sais pas si c’est un bon jour, m’enfin… je vais aussi bien que possible dans un moment pareil »

Comme je la comprenais, je n’aimais pas non plus voir les livres dans cet état là. Mais c’était comme ça et la seule chose que l’on pouvait maintenant c’était remettre un peu d’ordre dans toute cette pagaille. Elle se leva comme prête à se mettre au travail avec moi. Lacey posa les yeux sur la montagne de livres abimés, déchirés ou simplement ouverts. Elle semblait hésiter entre deux états d’esprit : la déprime complète ou une lueur d’espoir.

« Honnêtement, je manque de courage, mais je peux bien faire semblant. De toute façon, si ce n’est pas moi qui remets tout en état, qui va le faire ? »

J’étais heureux qu’elle ait choisi de garder ce poste car cela me permettait de la voir plus souvent même si je savais que risquais les choses et qu’il y avait encore un secret caché derrière sa réapparition que je brulais d’envie de découvrir. Mais je savais aussi qu’il ne fallait pas que je précipite les choses. Elles viendraient en temps venus. Il me suffira de lancer sur le tapis, le sujet du docteur Lynch pour me permettre d’avancer. Sa réaction au mariage m’avait mis sur cette piste et je comptais bien la creuser.


« Vous savez par où commencer, vous ? Parce que là, moi, je sèche ! »

Je tournais un peu sur moi-même pour également mesurer l’ampleur des dégâts causés par le dragon. Je n’osais même pas imaginer ce que devait penser la bibliothécaire à propos de ce capharnaüm car elle, elle ne savait pas les raisons de tout ceci, ce devait être encore plus dur. Je lui fis un signe de la tête pour l’inciter à me suivre dans les rayonnages pour lui montrer ce que j’avais déjà trié et un peu déblayé.

« J’ai commencé ici, j’ai fait un tri entre ceux qui étaient en trop mauvais état et qu’il faudra racheter, ceux qui sont rattrapable et ceux qui n’ont rien. »

Je regardais les trois piles de livres, heureusement tout n’était pas si désespérant. Elles étaient à peu près équilibrées. Ce qui signifiait qu’il n’y en avait qu’une faible proportion qui était vraiment trop abimée.

« Je vous propose de continuer cette étagère et que vous preniez celle de derrière. Qu’en dites-vous ? »

Faire ce travail ne m’aurait surement pas autant passionné si la belle brune n’avait pas été là et que je voulais l’aider à tout prix pour ne revoir ne serait-ce qu’une fraction de seconde son sourire. On pourrait croire mes motivations vaines mais c’était important pour moi. Je voulais simplement qu’elle soit heureuse et même dans ces moments difficiles lui apporter une petite joie. Le travail avancerait plus vite à deux et voir l’avancée du rangement lui ferait surement plaisir. C’est avec cette idée en tête que je posais ma canne contre l’étagère et que je me remis à mon tri.



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Lacey French
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MessageSujet: Re: [Flashback] What's happening ? [Pv M. Gold]   Jeu 20 Fév - 21:58






Lacey & M. Gold

~ J'ai envie de pleurer... ou boire ! ~


J’avais pris beaucoup de plaisir à remettre la Bibliothèque en état quand elle était encore un bâtiment délabré et abandonné. Mais j’avais eu aussi la satisfaction énorme d’avoir terminé mes réparations et la perspective de devoir recommencer ne m’emballait pas spécialement… Je le ferais parce que je devrais le faire. C’était mon lieu de travail et il était hors de question que je laisse ma Bibliothèque dans cet état-là, mais je ne trouvais pas ça amusant de recommencer, même s’il y avait toujours moins de choses à faire qu’au début. Cependant, voir certaines étagères au sol, une grande partie de mes livres répandus sur le sol, certains abimés, d’autres plus ou moins sauvés… J’avais l’impression que l’apocalypse avait frappé la Bibliothèque.

Je n’avais pas entendu M. Gold arrivé. J’étais surement entrain de faire mon vide intérieur quand il était arrivé. Du coup, quand il avait pris la parole, j’avais légèrement sursauté sur ma chaise avant de répondre à ses salutations. Un bon jour ? Ce n’était pas vraiment d’actualité pour le coup. Je n’étais pas certaine qu’aujourd’hui soit un bon jour pour moi. Surtout avec le moral au plus bas. Mais je ne pouvais pas trop me laisser abattre face à mon employeur. Il avait quand même rouvert la Bibliothèque pour moi, il m’en avait confié les clés, du coup, que penserait-il s’il croyait que je baissais les bras aussi rapidement ? Il me jugerait sans aucun doute indigne de confiance et Nafanaïl aurait gagné parce que je me retrouverai à nouveau au chômage…

Même si j’essayais de faire la forte, j’étais incapable de prendre une décision. Du coup, je m’en remettais à M. Gold. Peut-être que lui saurait. Quelque part, il était extérieur au lieu donc il ne devait pas avoir la même vision des choses que moi. Lui saurait surement par où commencer. Ce qui ne cachait pas du tout mon moral. Ca devait bien se voir que j’étais dépitée, non ? On ne pouvait qu’être au plus bas quand on nous retrouvait avec une bière à la main. En temps normal, je ne buvais pas sur mon lieu de travail, mais là, il m’avait fallu un remonte moral. Ca n’avait pas servi à grand-chose, mais pour la forme, je l’avais eu et je pouvais presque « passer à autre chose » : me mettre au travail en l’occurrence.

Je regardais M. Gold tourner autour de lui, regardant l’ampleur des dégâts. Moi, j’avais abandonné, sinon l’envie d’aller me glisser sous ma couette et de dormir allait me prendre. Et je n’avais pas envie qu’on ait une mauvaise opinion de moi. Nafanaïl m’en avait déjà assez fait baver par rapport au fait que je n’avais pas de boulot, à l’époque, alors si c’était pour à nouveau en entendre parler… Non merci ! Ca ne me faisait pas du tout envie. Finalement, M. Gold me fit un signe de tête, m’intimant à le suivre. Je m’exécutais tout en évitant de marcher les livres répandues sur le sol. Quand il s’arrêta, je fis de même et regardais les deux piles qui avaient commencé à se former. Avait-il vraiment eu le temps de faire tout ça ? J’avais dû être absente beaucoup plus longtemps que prévu… Pourtant, je ne m’étais pas endormie, c’était certain !

- Merci… beaucoup, fis-je sans vraiment beaucoup de joie dans la voix. Néanmoins, il faudra que je vois l’état des « rattrapables » une fois que le tri sera fait.

J’étais maniaque quand ça concernait les livres. J’aimais quand ils étaient en bons états. Je rageais quand on me les rendait abimer. Pour cette raison, j’avais mis une pancarte au comptoir qui stipulait que les livres rendus en mauvais état seraient remboursés dans un délai de 48h. C’était peut-être draconien comme règle, mais quand on empruntait un livre neuf et qu’on le rendait en torchon, ça me sortait les yeux de la tête. J’hochais la tête quand M. Gold me proposa de continuer sur sa lancée avec son aide. Oui, pourquoi pas. Mais je doutais que lui et moi allions triés de la même façon les livres ‘foutus’ et les livres ‘pas trop foutus’. Enfin peu importait. Du moment que ça m’aiderait à y voir un peu plus clair, j’étais preneuse. Je fis le tour de l’étagère encore debout et commençais par ramasser les livres qui jonchaient le sol. C’était ceux-là qui me préoccupaient le plus.

Accroupie au sol, je commençais à faire trois tas juste à côté de moi. Mon cœur se serra quand je soulevais un livre qui perdit l’ensemble de ses pages. D’un côté j’avais le livre, de l’autre la couverture. Foutu, celui-là ! Je ramassais plus ou moins en silence, déblayant un peu l’allée. Une fois que j’eus terminé de ramasser ceux au sol, je plaçais mes piles sur une table. Autant tout mettre là-dessus. Ce n’était pas le moment de trébucher et de se casser une jambe. Là, ce serait le summum de la poisse ! Quand je me mis à trier ceux qui se trouvaient encore sur l’étagère (heureusement, ceux-là n’avaient rien eu), je pus voir M. Gold de l’autre côté, afféré à sa tâche. Je percutais alors qu’il avait peut-être d’autres choses à faire plus urgentes.

- Vous savez, si vous avez beaucoup de travail à votre boutique qui attend, je ne vous en voudrais pas d’y retourner… Je vous ai appelé parce que c’est vous le propriétaire des lieux et j’ai jugé logique de vous demander de venir pour que vous constatiez l’étendu des dégâts, avouais-je. Je peux toujours faire appel à du renfort… Enfin je crois…

Je pensais à Wally, principalement. Mais étant donné son problème de taille, ce n’était pas lui qui s’occuperait du haut des étagères. Moi-même j’avais besoin d’un escabeau pour y arriver. Mais je savais qu’il viendrait pour m’aider et faire ce qu’il pouvait. Il y avait aussi Carrie. Mais comme elle était l’assistante du docteur Lynch, je ne savais pas trop si elle pourrait venir rapidement ou pas. Il y avait James aussi, qui viendrait, s’il n’était pas occupé. Quand j’y repensais, je n’avais pas vraiment beaucoup d’amis à Storybrooke. La plupart des gens que je connaissais fréquentaient le Rabbit Hole et je n’avais pas leur numéro de téléphone. Ce n’était pas eux que je considérais comme des amis et surtout, ils ne viendraient que si je leur promettais une tournée générale…



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MessageSujet: Re: [Flashback] What's happening ? [Pv M. Gold]   Ven 28 Fév - 17:11






Lacey & M. Gold

~ Une pièce sans livres... c'est comme un corps sans âme ~


« Merci… beaucoup. Néanmoins, il faudra que je vois l’état des « rattrapables » une fois que le tri sera fait. »

Je savais qu’elle était pointilleuse surtout en ce qui concernait les livres, j’avais pu voir le fabuleux travail qu’elle avait accomplit sur la bibliothèque avant que le dragon ne saccage tout. J’avais pu constater la minutie dont Lacey avait fait preuve sur ce travail. Et je doutais que mon travail relevait plus de l’amateurisme. Je n’étais pas aussi pointilleux et je considérais surement certains livres comme rattrapable alors qu’ils ne l’étaient pas. Et il était normal qu’elle passe après moi.

« Cela va de soi. »


Lacey ne s’occupa pas de l’étagère mais de ceux éparpillés sur le sol et comme moi les sépara en trois tas. Malheureusement ceux qui sont sur le sol, sont aussi ceux en plus mauvais état. Et j’avais mal pour elle qui devait les ramasser et les remettre plus ou moins en forme un minimum. De mon côté, je continuais ma tâche, sortir les livres un par un, vérifier s’ils sont en bon état, si le dos n’est pas abimé, si les pages tiennent bien, qu’elles ne sont pas cornées ou déchirées. C’était répétitif et un peu ennuyeux mais je m’en fichais, je faisais ça pour elle. Rien d’autre n’importait. Ma boutique était fermée et j’avais tout mon temps. De plus faire ça, seul n’était pas amusant alors qu’à deux, ça passait mieux, enfin je l’espérais.

« Vous savez, si vous avez beaucoup de travail à votre boutique qui attend, je ne vous en voudrais pas d’y retourner… Je vous ai appelé parce que c’est vous le propriétaire des lieux et j’ai jugé logique de vous demander de venir pour que vous constatiez l’étendu des dégâts. Je peux toujours faire appel à du renfort… Enfin je crois… »


Il est vrai que je délaissais un peu ma boutique pour être ici avec elle mais je l’avais fermé dans les règles et j’avais tout lieu d’être là sans avoir à me préoccuper de ma boutique, pour l’instant. Et il ne m’avait pas fallu longtemps pour mesurer l’ampleur des dégâts au moins en gros. Car je ne pourrais réellement savoir combien allait me couter cette évasion que quand nous aurions terminé de faire l’inventaire des livres à remplacer. Mais c’est la dernière partie de son discours qui m’intrigua le plus. N’avait-elle pas d’ami sur lesquels elle puisse réellement avoir confiance et qui pourrait l’aider dans cette épreuve ? Cela m’attristait de la savoir si seule pourtant je savais qu’elle vivait chez Nafanaïl et Sun mais cela ne voulait pas dire qu’elle s’entendait bien avec elle. Et je ne voyais pas où Lacey avait pu se faire de nouveaux amis, non pas que je doutais de sa capacité à le faire mais des lieux qu’elle fréquentait. Après tout, elle n’était sortie d’un total isolement qu’il n’y a que quelques temps.

« C’est bon, j’ai pris des mesures pour ma boutique. Je suis complètement disponible pour vous aider. Au téléphone, j’avais crut comprendre que c’était important. »


Je me rappelais sa voix paniquée quand elle avait appelé à la boutique. Ce n’était pas rien qui avait pu la faire craquer. Les bouteilles alcoolisées qui trainaient dans le hall suffisaient à montrer que ça n’allait pas. Et j’étais content d’avoir fermé la boutique. Je pouvais ainsi passer du temps avec elle et la soutenir car ça n’allait aps fort. Et même si je n’étais pas doué pour réconforter les gens mais j’espérais que ma présence aiderait en partie.

« Vous savez que vous pourrez toujours compter sur mon aide et mon soutien. »


Une phrase simple mais j’espérais que cela pourrait aider un peu. Je n’étais vraiment pas doué pour ça.



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MessageSujet: Re: [Flashback] What's happening ? [Pv M. Gold]   Jeu 6 Mar - 13:35






Lacey & M. Gold

~ J'ai envie de pleurer... ou boire ! ~


Pouvait-on être aussi désespérée que moi en ce moment ? J’en doutais. J’avais l’impression que l’apocalypse s’était abattue sur ma Bibliothèque et je m’étonnais encore de ne pas voir les zombies débarquer de sous les livres. Après tout, ces créatures étaient à la mode en ce moment, avec cette série… The Walking Dead. J’avais regardé un épisode ou deux un soir, par curiosité et j’avais trouvé ça débile. Jamais nous n’aurons de zombies dans notre monde, sinon, on en aurait déjà depuis longtemps. Mais bon, cette série faisait malheur alors… Enfin bref, là n’était pas la question. La question était : comment allais-je faire pour remettre à nouveau de l’ordre là-dedans. Faire le tri des livres était une chose, mais ce n’était pas la seule chose qu’il faudrait que je fasse pour remettre tout en ordre et comme c’était avant. Mais c’était déjà un début.

J’étais étonnée que M. Gold ait déjà commencé sans que je m’en rende compte. Pendant que je faisais le vide dans mon esprit, j’avais été absente beaucoup plus de temps que je n’aurais cru et j’en avais presque honte. Mais au moins, il m’offrait un point de départ. Il avait fait trois piles. Chose que je ne contestais pas, mais je préférais tout de même faire remarquer que pour ce qui était des « rattrapables », moi seule serait juge de ce qui était à conserver et à jeter. J’espérais que M. Gold ne prendrait pas mal mon exigence parce que si j’avais ce boulot, c’était bien grâce à lui, alors il avait le droit d’émettre son véto à ce que je faisais, mais jusqu’à présent, il m’avait laissé faire selon mes envies et mon inspiration, donnant simplement son avis et son point de vue qui s’était par moment révélé fort intéressant et que j’avais pris en compte.

Voir qu’il me faisait toujours confiance malgré ce carnage m’encouragea un peu à ne pas baisser les bras. Certes, je n’étais pas responsable de tout ça, mais rien ne le prouvait. Je n’avais pas de vidéo surveillance d’installé. Il aurait pu croire que j’avais oublié de fermer les portes de la Bibliothèque, chose qui ne m’arrivait jamais, mais quelle preuve avait-il ? Enfin bon… Quand il accepta ma « condition », une esquisse de sourire se dessina sur mes lèvres. Au moins, je n’avais pas perdu la confiance qu’il avait placée en moi en me confiant les clés de l’endroit. Pendant qu’il continuait de trier les livres du côté de son étagère, je m’accroupis de l’autre côté pour au moins déblayer le terrain. Il y en avait tellement partout qu’on pouvait marcher sur les livres si on ne faisait pas attention. Je préférais retirer ce qu’il y avait sur mon chemin avant de commencer l’étagère. Tout comme il l’avait fait je créais trois tas. Ceux qui méritaient qu’on les regarde plus attentivement, je les plaçais dans la pile des « rattrapables ». Je m’occuperai d’eux plus tard, quand j’y verrais un peu plus clair.

Après plusieurs minutes de silence, je me préoccupais de la boutique de M. Gold. Pour venir jusqu’ici, il avait dû la fermer et plus il passait de temps ici, plus sa boutique était fermée. Du coup, je ne voulais pas qu’il rate sa journée à cause de moi. Je lui signalais que s’il avait des choses plus importantes à faire, il pouvait toujours partir. Il n’était pas obligé de rester s’il avait du travail qui l’attendait et qui s’entassait. C’était normal qu’il s’occupe de son commerce plutôt que celui des autres. Il était le propriétaire des lieux et c’était la raison pour laquelle je l’avais appelé en premier lieux. Donc s’il venait à m’annoncer qu’il devait partir, je ne lui en voudrais pas et en aucun cas je ne pourrais lui reprocher. Si besoin, je pouvais toujours appeler des renforts. Enfin… Après avoir dit ça, je n’en étais pas vraiment si sur. Je n’avais pas tant de renforts que ça en poche, mais je pourrais essayer de me débrouiller pour trouver de l’aide ailleurs.

La réponse de M. Gold me rassura quelque peu. S’il n’avait pas de travail dans sa boutique alors je n’avais pas vraiment de remord à le voir m’aider à trier les livres. Je ramassais un exemplaire des Fleurs du mal de Baudelaire et la quasi-totalité de ses pages tombèrent à mes pieds. Je lâchais un profond soupire et fermais les yeux comptant lentement jusqu’à dix. Puis je les rouvris et ramassais les feuilles que je replaçais dans la reliure avant de poser l’exemplaire au sommet de la pile « à remplacer ».

- Merci, répondis-je. Et oui, c’est important parce que… parce que j’ai consacré tellement de temps à remettre en état ce bâtiment en ruine et abandonné que le voir dans cet état, ça me fout en rogne.

Si je m’écoutais, j’aurais mis un coup de pied dans la pile de livres foutus, mais si je faisais ça, j’étais bonne pour les ramasser à nouveau. Le but n’était pas de perdre du temps, mais de remettre l’endroit en état. Mais j’avais toujours envie de frapper quelque chose. N’importe quoi. J’étais certaine que ça me ferait un bien fou ! J’attrapais mes piles de livres et allaient les déposer sur la table, une des seules choses encore debout dans cette pièce tandis que M. Gold m’assurait que je pourrais toujours compter sur lui en cas de problème. C’était sympa de sa part. Ce n’était pas tous les proprios qui feraient un truc pareil. Je n’aurais pas été choqué qu’il me dise « Démerdez-vous, mais remettez-moi ça en état » parce que c’était ce qu’aurait dit n’importe quel propriétaire des lieux, sans chercher à comprendre le pourquoi du comment.

- Quand on aura bien avancé, d’ici… je ne sais pas quelle heure, j’vous inviterai à boire un verre pour vous remercier.

Et aussi parce que j’en avais grandement besoin ! De la bière, ce n’était pas assez fort pour remonter le moral.



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MessageSujet: Re: [Flashback] What's happening ? [Pv M. Gold]   Mar 11 Mar - 10:05






Lacey & M. Gold

~ Une pièce sans livres... c'est comme un corps sans âme ~


Les choses avançaient lentement mais petit à petit, un chemin se dégagea sur le sol et les étagères de vidèrent pour laisser place à de jolies piles de livres abîmés ou non. Ma réponse sur mon boutique sembla rassurer Lacey, craignait-elle vraiment que je ferme ma boutique un moment ? Quel dommage qu'elle ne se souvienne pas, elle saurait que je pouvais faire bien plus pour elle. Tout le monde avait une part de bonté et elle était la mienne. Et pour elle, je voulais la considérer comme importante, elle la voyait en moi mais elle se trompait. Lacey voyait son reflet en moi, rien de plus mais pour elle, j'étais prêt à accepter cette faiblesse. Le bruit de pages tombant sur le sol brisant le silence installé et la jeune femme reprit la conversation par un remerciement :

« Merci. Et oui, c’est important parce que… parce que j’ai consacré tellement de temps à remettre en état ce bâtiment en ruine et abandonné que le voir dans cet état, ça me fout en rogne.  »

Je pouvais comprendre cet état d'esprit et à sa place j'aurais déjà brisée un ou deux objets plus ou moins précieux. Mais elle était plus calme que moi et contenait cette colère pour se concentrer sur cette tâche fastidieuse et quelque peu déprimante, surtout pour une lectrice si passionnée. A ce moment précis, j'aurais aimé la tenir dans mes bras pour la rassurer, lui dire que ça passerais. Mais je ne pouvais pas, j'avais vu comment elle réagissait dès que je la touchais et ce n'était pas très engageant et même si elle avait accepté mon invitation au mariage, ce la ne voulait rien dire. C'était peut-être de la pitié qu'elle avait ressenti pour moi ou un reste de ses sentiments du monde des contes, j'aurais tout donné pour savoir ce à quoi elle pensait à cet instant mais cela m'était refusé.

« Quand on aura bien avancé, d’ici… je ne sais pas quelle heure, j’vous inviterai à boire un verre pour vous remercier.  »


L'alcool ne me réussissait pas mais je me voyais mal lui refuser ce plaisir. De plus, cela pourrait me permettre d'en savoir plus sur son passé commun avec le Docteur Lynch. Et si cela se confirmait une petite visite à l'hôpital s'imposerait. J'espérais que je réussirais à garder mon calme en présence Lacey. Mais nous n'en étions pas encore là, il y avait encore beaucoup de travail dans le rangement et le tri de la bibliothèque. Et plusieurs seront surement nécessaires rien que pour séparer les livres en trois tas et encore plus pour vérifier et préparer l'inventaire des livres à remplacer.

« Si cela vous fait plaisir, ce serait avec joie. »


Je laissais un léger silence en reprenant mon travail avant de préciser :

« Je m'occuperais de la déclaration de sinistre comme ça, il ne vous restera que l'inventaire à faire pour compléter les documents administratifs. »

Étant propriétaire des lieux, c'était normal que je fasse l'état des lieux et la déclaration, qui plus est, elle ne devait pas être familière de ce genre de documents contrairement à moi qui passait mon temps dedans à chercher les points que je pourrais exploiter comme avec mes contrats, je cherchais le mot légèrement flou ou le sens particulier de ce dernier pour l'exploiter à mon avantage. Mais la raison que je ne m'avouerais jamais est que je ne voulais pas faire trop de travail à ma Belle. Même quand elle était servante dans mon château, au fur et à mesure du temps, je la considérais plus comme une invité de choix que comme une réelle servante. Et je pense qu'elle l'avait senti et en profitait quelques fois. Mais c'était du passé et même si c'est moi qui avait poussé au déclenchement de cette malédiction, à certains moments, j'aurais souhaité ne pas l'avoir fait...




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MessageSujet: Re: [Flashback] What's happening ? [Pv M. Gold]   Dim 16 Mar - 22:43






Lacey & M. Gold

~ J'ai envie de pleurer... ou boire ! ~


La colère. Une réelle colère m’habitait et j’avais vraiment envie de taper sur quelque chose pour ça aille mieux. Quand je voyais ces piles de livres classés dans la partie « foutus », je rêvais de mettre un bon coup de pied dedans et de crier en même temps. Ca me ferait un peu de bien. Temporairement surtout… En fait, ce qui me ferait un bien fou, ce serait de trouver ceux qui avaient fait ça et de les forcer à tout remettre en ordre. Après leur avoir tapé dessus une bonne vingtaine de fois chacun jusqu’à ce qu’ils me demandent pardon à genoux. Ouais ! Ca, ça me ferait vraiment du bien et ça me ferait redevenir sereine. Auparavant, je ne m’étais jamais sentie aussi en colère, même contre le Docteur Lynch. Pourtant, dieu seul savait combien je ne le portais pas dans mon cœur ce type-là.

Enfin bon, je ne me faisais aucune illusion. Je n’allais pas trouver sous l’instant ceux qui avaient fait ce carnage et si j’attendais de les retrouver pour remettre la Bibliothèque en état, alors elle allait rester dans cet état pendant beaucoup trop longtemps et il était hors de question que je me retrouve au chômage à peine le travail trouvé. Alors du coup, je m’évertuais à ramasser les livres qui se trouvaient sur le sol, histoire de déblayer un peu le terrain pour qu’on puisse marcher sans abimer les livres encore en état. Manquerait plus que les abimer, eux aussi, pour qu’ils partent à la poubelle ! Pendant que je ramassais, je discutais assez brièvement avec M. Gold qui avait tout de même fermé boutique pour venir m’aider. Cependant, je le croyais quand il affirmait que ça ne posait pas de problème. Ne pas contredire son patron, règle n°1 !

Cette Bibliothèque était réellement importante pour moi parce que j’espérais qu’elle puisse m’aider à me souvenir de qui j’étais avant d’atterrir entre les mains de Daniel Lynch. Jusqu’à présent, ça n’avait rien donné, mais je ne désespérais pas. Un jour, la mémoire me reviendrait, j’en avais la conviction au plus profond de moi. Appeler M. Gold était réellement important parce qu’il était le propriétaire des lieux et il fallait bien qu’il constate de lui-même les dégâts qui avaient été fait. En m’exprimant, je ne cachais absolument pas ma colère. A quoi bon ? Ca devait se voir que j’étais en pétard. Cependant, je n’ajoutais pas que si j’avais les responsables de tout ça je leur referais le portrait, mais bon. Ca devait forcément se savoir. Enfin bon, bref ! Je continuais de faire mes piles jusqu’à ce que j’aille les mettre sur la seule table encore debout, invitant au passage M. Gold à boire un verre.

J’ignorais si c’était quelque chose qui se faisait, mais j’avais réellement envie de boire un verre. Un truc bien fort, qui déchire les boyaux. La bière, ce n’était pas assez, mais ça avait contribué à m’aider à me lever et à faire ce petit tri. Petit était un bien « grand » mot pour définir ce capharnaüm, mais fautes d’autres mots… Et puis, c’était très loin d’être fini. Un semblant de sourire se dessina sur mes lèvres quand il accepta. Cool ! Je regagnais l’étagère dont M. Gold s’occupait puis je commençais à faire le tri. Maintenant que je pouvais marcher sans regarder sous mes pieds, je pouvais me consacrer à l’étagère. Enfin bon, le seul truc qui me réconfortait un petit peu, c’était que les livres encore sur les étagères étaient majoritairement en bons états, donc la pile de « à garder » était plus grande que celle des livres à terre.

Les choses se faisaient un peu plus rapidement et quand M. Gold parla de déclaration de sinistre, j’hochais la tête. Ca m’était complètement sorti de la tête, ça aussi. Enfin, c’était lui le propriétaire des lieux donc c’était à lui de le faire, mais faute de quoi, j’aurais pu avoir à m’en occuper et je ne savais pas du tout à quel moment j’aurais pu m’en occuper avec tout ce qu’il y avait à faire ici. Mais là, je pouvais compter sur mon patron pour le faire. Je ne savais pas trop si j’étais gagnante dans l’histoire, mais il était clair que j’étais surement plus douée pour gérer l’inventaire des livres etc… plutôt que tout ce qui concernait l’assurance. Je n’étais qu’une employée, bien sur.

- Je compte faire installer des caméras de surveillance. Si jamais ce genre d’incident arrive à nouveau, j’aurais la tête de ces gens-là et je pourrais aller leur faire leur fête ! Vous pensez que c’est faisable ?

Je ne m’étais pas encore renseignée sur les prix, mais si M. Gold me donnait l’autorisation d’en faire installer, je pourrais me lancer dans des recherches. Après, bien sur, tout dépendrait du budget que M. Gold m’accorderait pour ça. Mais j’avais peut-être quelqu’un qui m’aiderait à les installer si besoin était. J’apportais une nouvelle pile vers la table et la plaçais près de celle déjà faite. J’allais chercher une table qui se trouvait quelque part parmi le fouillis et la soulevais pour l’emmener jusqu’à celle qui portait déjà des livres. Les tables de Bibliothèque n’étaient pas spécialement grandes parce que peu étaient ceux qui restaient pour lire, alors je n’avais pas jugé utile d’en avoir qui mesuraient plus de trois mètres. Des petites tables rondes, c’était ce que j’avais trouvé de plus pratique. Et pour les déplacer, c’était encore mieux.

- Je crois que là-bas, on va avoir besoin de soulever les étagères qui sont tombées au sol. Ca va aller à nous deux ou pas ?

Ce que j’omis de dire, c’était que du coup, là où les étagères étaient au sol, les livres en état seraient d’une extrême rareté. Ils donnaient l’impression qu’on s’était acharné à les piétiner et à les trainer sur le sol. Si seulement je savais qui étaient les responsables… Je crois qu’en fait, je les tuerai tous autant qu’ils sont !



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MessageSujet: Re: [Flashback] What's happening ? [Pv M. Gold]   Mar 18 Mar - 11:45






Lacey & M. Gold

~ Une pièce sans livres... c'est comme un corps sans âme ~


Nos dialogues s’entrecoupaient de longs silences qui marquaient les temps où nous rangions notre partie, que nous triions les livres tombés de leurs étagères. Mais le silence ne gênait pas, au contraire, je l’utilisais souvent. Biens ur pas dans les même situations mais je savais le maitriser. Et puis, quand vit seul pendant aussi longtemps, on prend l’habitude cette absence de bruit et il nous semble familier. Chacun dans nos réflexions à réfléchir à la suite, au passé, à tout ce qui pouvait bien parcourir un esprit humain.

« Je compte faire installer des caméras de surveillance. Si jamais ce genre d’incident arrive à nouveau, j’aurais la tête de ces gens-là et je pourrais aller leur faire leur fête ! Vous pensez que c’est faisable ? »


C’était le passé qui avait donc intéressé Lacey. Et je pouvais comprendre cette envie de punir les coupables de ces dégâts. Ainsi que l’envie de se protéger des futurs actions du même genre et cela pouvait être une bonne idée. Je ne savais s’il y avait des livres rares ou précieux ici mais la connaissance en elle-même, était une chose à protéger. Et maintenant que le dragon avait quitté ce lieu, il ne risquait pas d’y avoir des vidéos attestant sa réalité. Certains y croyaient bien évidement et il y avait quelques preuves mais toutes pouvaient être truquées ou faussées. Remarque, une vidéo de surveillance pouvait l’être aussi. Mais bon, je considérais que les risques les plus grands étaient passés et que donc, l’achat et la mise en place d’une caméra de surveillance était dans les choses faisables. Par contre, il me fallait me montrer vigilant, je ne devais pas laisser mes sentiments guidés toutes mes actions et me faisait dire oui à tout ce qu’elle me demandait. Cela ne me ressemblait pas. Il faut donc que je pose une certaine réserve face à ça.


« J’étudierais le cas. Mais je pense que ça doit pouvoir rentrer dans le budget. »


Je ne lui avais pas annoncer le montant de ce fameux budget que ce soit maintenant ou avant, ce qui me laissait la réserve et la marge que je souhaitais garder par rapport à elle. Au bout d’un moment, le sol fut entièrement praticable et les petites tables étaient quasiment remplies.

« Je crois que là-bas, on va avoir besoin de soulever les étagères qui sont tombées au sol. Ca va aller à nous deux ou pas ? »


Je regardais la direction qu’elle pointait et remarquais la lourde étagère écroulée sur le sol et qui renversait son contenu sur le sol. Il y en avait plusieurs dans le même état et les redresser paraissait une chose primordiale à faire. Après savoir si à nous deux, nous avions la force nécessaire à cette action, rien n’était moins sur. Mais qui ne tente rien, n’a rien.


« Nous pouvons toujours essayer. »

Je me dirigeais vers le meuble incliné en faisant attention aux livres encore présent sur le sol. Je passais de l’autre côté de l’étagère et posa ma canne sur l’une de celles encore debout. Je pris appui sur la main jambe valide et glissait mes mains sous le meuble.


« Prête ? 1… 2… 3. »


Au 3, je tirais de toutes mes forces pour la relever. Elle était lourde mais ce n’était pas impossible et petit à petit, le meuble reprit sa place initiale en laissant tomber à nouveau une partie des livres qu’il contenait encore. L’étagère se reposa avec un bruit sourd sur le sol de la bibliothèque. Quelques feuilles volèrent et retombèrent en silence sur le sol déjà bien encombré. C’était faisable mais heureusement qu’elles n’étaient pas toutes tombées.






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MessageSujet: Re: [Flashback] What's happening ? [Pv M. Gold]   Ven 21 Mar - 22:20






Lacey & M. Gold

~ J'ai envie de pleurer... ou boire ! ~


Faire du rangement n’était pas mon activité favorite. Surtout quand il y avait une quantité aussi énorme. J’avais fait tout ça une fois pour pouvoir faire l’inventaire des livres présent dans la Bibliothèque et j’allais devoir recommencer avec en plus de ça, des commandes à faire pour renouveler les bouquins qui avaient été détruits par cet acte de vandalisme. Je ne voyais pas d’autre mot pour qualifier ce qu’il s’était passé ici. Quelqu’un en avait après moi, et honnêtement, je commençais à me demander qui parce que j’avais quelques « ennemis » parmi mes connaissances, mais celui qui avait fait, si c’était par acte de vengeance, avait agi comme un lâche. Malheureusement, je n’avais pas d’idées précises sur la personne. Quand je pensais à une personne, il y avait une théorie qui contredisait.

Tandis que je réfléchissais, l’idée d’installer des caméras de surveillance me vint. C’était une bonne idée car de cette façon, si quelqu’un s’amusait à nouveau à rentrer dans la Bibliothèque pour y remettre un tel carnage, et bien j’aurais son visage et je saurais où le chercher et surtout l’obliger à tout remettre en état et tout seul. Ou avec de l’aide s’ils venaient à plusieurs. Tout en triant les livres qui se trouvaient cette fois sur les étagères, j’exposais mon idée à M. Gold. C’était lui le propriétaire des lieux et du coup, je devais lui demander la permission pour ça. Mais les raisons pour lesquelles je voulais installer ces caméras étaient tout de même assez évidentes. Néanmoins, je ne cachais pas du tout mon envie de faire passer un très mauvais quart d’heure à ces petits « plaisantins ». A quoi bon le cacher ?

M. Gold ne me répondit pas immédiatement. Il laissa un silence, surement celui de la réflexion. Du coup, je n’insistais pas pour avoir une réponse. Ca ne servait à rien d’insister parce que ça ferait peser la balance plus facilement vers le « non » que vers le « oui ». Et puis, de toute façon, il faudrait déjà remettre à peu près tout en ordre avant d’installer ces potentielles caméras. Je savais d’avance que ça se ferait en fonction de l’argent que M. Gold dépenserait pour renouveler les livres qui étaient hors d’usage. Cette perspective me donnait encore plus l’envie de frapper quelque chose. Ca pouvait être cette étagère comme le premier truc qui me tomberait sous la main. Mais encore une fois, absolument rien ne me ferait autant de bien que de cogner sur les vrais coupables de ce carnage. Sauf que faute de mieux…

Finalement, M. Gold me répondit qu’il réfléchirait à ma demande et un léger sourire se dessina sur mes lèvres quand il m’annonça que la balance pouvait pencher favorablement. Cela me rassura d’une certaine manière. Certes, aucune réponse définitive n’avait été donnée, mais au moins, ce n’était pas un non direct. Il y avait toujours cinquante pour cent de chance pour que M. Gold me dise que c’était possible. J’apportais une nouvelle pile de livres sur la table qui se faisait de plus en plus encombrée et réalisais qu’on aurait besoin de plus de tables pour poser les livres. Du coup, j’allais en chercher une autre un peu plus loin qui avait été renversée. Je la rapportais pour la mettre à côté de celle qui commençait à se faire de plus en plus remplie. A l’endroit où j’avais pris cette table, l’étagère était au sol et la signalais à M. Gold pour savoir si on pouvait la soulever à nous deux ou bien s’il fallait que je fasse appel à des renforts.

Je hochais la tête quand M. Gold me répondit que nous pouvions toujours essayer de la soulever pour voir ce qu’il en retournait. Normalement, ces étagères n’étaient pas excessivement lourdes. Ce n’était pas des bibliothèques en bois massif. Là, il aurait fallu qu’on soit au moins dix pour la soulever. Et je ne croyais pas avoir dix personnes à mon contact pour ça. Je suivis le propriétaire des lieux vers l’étagère que je lui avais montré et me plaçais juste à côté de celle-ci tandis que M. Gold déposait sa canne contre une étagère épargnée. L’imitant, je glissais mes mains sous le meuble et à son signale, je tirais vers le haut. Finalement, j’avais sous-estimé le poids de ses bibliothèques. Ce n’était pas du chêne massif, mais elle pesait quand même son poids. Cependant, je ne fléchis pas et M. Gold non plus, malgré son handicape et après un lourd effort, nous réussîmes à la redresser.

- Pfiou ! soufflais-je. Je ne ferais vraiment pas ça tous les jours.

Un air désespéré se peignit sur mon visage quand je vis certains livres tomber. Mais oui, allez-y, tombez ! Je n’avais que ça à faire de me baisser pour les ramasser. Comme s’il n’y en avait pas assez par terre. Je remis une mèche de cheveux derrière mon oreille et me rendis vers la chaise que j’avais occupé quand M. Gold était arrivé à la Bibliothèque. J’attrapais mon sac et en sortis un élastique. Ne prenant pas la peine de vérifier si c’était bien fait ou mal fait, je relevais mes cheveux et me les attachais à la va-vite. Je pris une grande inspiration, cherchant une nouvelle bouffée de volonté et quand ce fut chose faite, je me remis au boulot. Parce qu’il n’allait pas se faire tout seul, de toute manière. Ramassant de nouveaux livres, je me remis à l’ouvrage, toujours aidée de M. Gold qui avait beaucoup plus de patience que ce qu’on avait pu me dire jusqu’à présent.

La journée fila à une allure folle et pourtant, ce n’était pas grâce à l’amusement. Qui aurait cru que ramasser des livres au sol ruinerait autant mon pauvre dos ? Enfin malgré ça, nous avions bien avancé. Toutes les étagères étaient debout et sur le sol, il n’y avait plus un seul livre, ni une seule page de présente. Les seuls livres qui ne se trouvaient pas encore sur une des tables ou piles, c’était ceux qui se trouvaient sur les étagères. Eux, j’étais certaine qu’ils étaient en état. Je m’en occuperais en dernier. Ceux qui m’intéressaient réellement, c’était les foutus et les rattrapables. Par les fenêtres de la Bibliothèque, je voyais que le soleil était entrain de se coucher. Nous étions au mois de mai et quand le soleil se couchait, cela voulait dire qu’il était très tard. Décidemment, j’avais vraiment perdu la notion du temps…

- Je crois que j’ai réellement abusé de votre temps, fis-je à M. Gold. Je suis désolée de vous avoir donné du boulot en plus.

J’avais arrêté le nombre de fois où je m’étais excusée, mais j’étais réellement désolée. Certes, ce carnage n’était pas de ma faute à proprement parlé, mais c’était moi la gérante, du coup, c’était un peu ma tâche avant celle des autres. Je regardais autour de moi et un soupire de satisfaction s’échappa de mes lèvres. Une bonne chose de faite, il n’y avait pas à dire ! Après, le reste, je pourrais m’en occuper toute seule, le plus gros du travail était fait.

- Si vous n’avez rien de prévu, comme promis, je vous invite à boire un verre pour fêter ça. Mais… mais surtout, si vous avez des choses plus importantes à faire étant donné l’heure… on peut remettre ça à une prochaine fois, ce n’est pas un problème. Je crois que j’ai assez accaparé votre temps comme ça.




[Hors RP : J'ai pris la liberté de faire avancer dans le temps, j'espère que ça te conviendra ^^ Si ce n'est pas le cas, ma boite MP t'est ouverte Smile ]

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MessageSujet: Re: [Flashback] What's happening ? [Pv M. Gold]   Dim 23 Mar - 11:07






Lacey & M. Gold

~ Une pièce sans livres, c’est comme un corps sans âme. ~


« Pfiou ! Je ne ferais vraiment pas ça tous les jours. »

Il est vrai que l’exercice n’était pas de tout repos et je ne ferais pas ça tous les jours, ni pour n’importe qui. Je récupérais ma canne et m’attelait aux livres qui venaient d’atterrir sur le sol. Il ne devait pas avoir grand-chose mais il fallait tout de même les ramasser. Ceux qui étaient sur les étagères n’avaient reçus quasiment aucun dégât et c’était tant mieux. Cela ferait moins de dépenses et économiserait du temps. Néanmoins, ce travail long et fastidieux prenait du temps et la journée s’écoula très vite, plus vite que je ne l’aurais cru pour une tâche si peu agréable. La chose qui me motivait à poursuivre était la compagnie de Be.. Lacey. Au fur et à mesure de la course du soleil dans le ciel, la pièce s’obscurcit et bientôt, il ne faudrait pas tarder à allumer les lumières. C’est à ce moment que la bibliothécaire sonna le signal de la fermeture.


« Je crois que j’ai réellement abusé de votre temps. Je suis désolée de vous avoir donné du boulot en plus. »


Lacey n’avait pas conscience de ce que je pourrais faire pour elle, en bien ou en mal. Mieux valait que ce soit en bien, je voulais me racheter auprès d’elle, elle était ma part de bonté et aussi ma plus grande faiblesse. Mais étrangement, je ne voulais pas y renoncer. La jeune femme inconsciente de tout là, s’excusait une nouvelle fois de m’avoir pris un temps mais comment pouvais-je lui en vouloir ? Et ce n’était pas grand-chose.

« Je suis heureux d’avoir pu vous aider dans cette tâche. Ne vous inquiétez pas pour mon temps. »


Plus aucun livre ne trainait sur le sol, enfin plus aucun livre non trié, puisque toutes les tables étaient prises certaines piles étaient posées à même le sol mais cela ne ressemblait plus au joyeux bazar qui m’avait accueillit et qui avait surement accueilli aussi Lacey. Après, ce n’était plus de mon ressort, je n’interviendrais que plus tard quand il faudra signer la déclaration de sinistre et la commande des nouveaux livres. Pour une fois, que c’était ma signature qu’il fallait, je ne pouvais m’empêcher de trouver cela ironique.

« Si vous n’avez rien de prévu, comme promis, je vous invite à boire un verre pour fêter ça. Mais… mais surtout, si vous avez des choses plus importantes à faire étant donné l’heure… on peut remettre ça à une prochaine fois, ce n’est pas un problème. Je crois que j’ai assez accaparé votre temps comme ça. »

Elle s’excusait encore. Mon temps était sien pour l’instant et elle perdait en excuses. Je lui offris un léger sourire avant de lui tendre mon bras comme je l’avais fait plus d’une fois au mariage.

« Je n’ai rien de prévu ce soir et cela me ferait très plaisir de passer la soirée en votre compagnie. Et puis, je ne voudrais pas vous faire manquer à une promesse. »

Je ne me lassais pas de sa compagnie et même si nous sortions pour simplement boire un verre je me faisais une joie de cette sortie. Ce n’était pas souvent que je faisais ce genre de choses, à vrai dire jamais. Et pourtant je n’avais pas réfléchis longtemps avant d’accepter la proposition de Lacey. Je la guidais en dehors de la bibliothèque, lui laissait de le temps de la verrouiller pour poursuivre notre chemin vers le lieu qu’elle avait choisit. Je ne savais pas où elle comptait m’emmener, ce serait une surprise en espérant qu’elle soit bonne. Sinon je ferais de mon mieux pour occulter le reste et m’occuper seulement de la brune qui se tenait à mes côtés.





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MessageSujet: Re: [Flashback] What's happening ? [Pv M. Gold]   Lun 31 Mar - 15:29






Lacey & M. Gold

~ J'ai envie de pleurer... ou boire ! ~


Un rangement aussi conséquent que celui-là n’était vraiment pas mon activité préféré. Il y avait des tas de trucs à faire, une organisation à mettre en place et qu’il ne fallait surtout pas chambouler au gros risque de se retrouver totalement perdu etc… Bref, un vrai casse-tête chinois. J’avais déjà fait tout ça une fois, et je n’arrivais toujours pas à croire que j’étais actuellement entrain de le refaire une seconde fois. J’avais vraiment la poisse ! Il n’y avait pas d’autres mots pour qualifier une telle chose. A croire que tout jouait contre moi dans cette ville. D’ailleurs, les paroles du docteur Lynch, à ce propos, me revenaient souvent en tête : « il est plus qu'évident qu'on vous a interné en psychiatre pour vous faire disparaître». Par moment, je me disais que c’était juste de la psychose qu’autre chose, mais quand quelqu’un s’amusait à saccager ce pourquoi vous avez passé des heures et des heures, cela voulait vraiment dire qu’il y avait quelqu’un qui ne voulait pas de moi ici.

Ma liste de suspect n’était pas bien grande, malheureusement… En tête de liste, il y avait Nafanaïl, mais je doutais qu’il s’abaisse à faire une telle chose. Il était peut-être celui qui rêvait le plus de me voir disparaitre de chez lui, il n’était pas bête au point de donner des coups dans le dos. Puis je pensais à mon père qui avait peut-être eu vent de ma remise en liberté et qui souhaitait me revoir retourner en psychiatrie. C’était possible, mais j’en doutais un peu qu’il sache que je n’étais plus sous les « bons » soins du docteur Lynch. Et enfin, mes cousines. Ces trois pestes jumelles qui s’étaient toujours montrées hostiles à mon égard et je n’avais jamais su pourquoi… Je n’avais pas de souvenirs précis à leur propos. C’était plus des images floues où elles disaient des trucs vraiment peu sympathiques à mon égard. Enfin, tant que je n’avais pas de vrais suspects, je pouvais difficilement dire qui avaient fait une telle chose. Et il était tout à fait possible que les cinq personnes auxquelles je pensais n’aient rien à voir avec tout ça. Cela pouvait être un acte de vandalisme pur et dur.

Après plusieurs heures passées à trier à et remettre sur pied les étagères de la Bibliothèque, M. Gold et moi avions réussi à venir à bout de tout ça et je n’étais pas mécontente. Le plus chiant était passé, d’une certaine façon, même si le pointage serait tout aussi pénible. Mais au moins, je serais assise et se serait moins fatiguant, physiquement parlant. A nouveau, je m’excusais auprès du propriétaire des lieux pour avoir abusé de son temps qu’il aurait sans aucun doute pu dédier à d’autres choses beaucoup plus importantes que de m’aider à faire l’état des lieux. Même s’il m’assurait que je n’avais pas à m’en faire, c’était assez difficile de faire autrement car j’avais la sensation d’avoir gêné. Néanmoins, je ne rajoutais rien. Il fallait bien que j’avoue que son aide m’avait été précieuse car s’il n’avait pas été là, j’aurais été toute seule pour faire ce rangement. En plus de ça, il m’avait motivé, d’une certaine façon, à m’y mettre. Peut-être que s’il n’était pas venu, je serais encore assise sur cette chaise avec d’autres cadavres de bouteilles de bières autour de moi.

Comme promis, je l’invitais à prendre un verre, sauf s’il avait des obligations ailleurs car étant donné l’heure, cela n’aurait rien d’étonnant s’il devait rentrer chez lui ou que sais-je encore. Donc, il était tout à fait possible de faire ça à un autre moment quand il aurait réellement du temps libre sans que je n’aie besoin de l’appeler au secours. Et puis, il était assez tard donc j’aurais pu concevoir un refus, mais il accepta de me suivre. Un franc sourire se dessina sur mes lèvres. Clé des lieux en main, nous quittâmes la Bibliothèque. Je fermais les portes en m’assurant qu’elles étaient correctement verrouillées. Je n’avais pas forcément envie de me retrouver le lendemain avec une Bibliothèque nouvelle saccagée. Sinon, je retournerai directement en psychiatrie en demandant au docteur Lynch de faire ces tests de mémoire sur ma personne plutôt que sur des cobayes. Une fois que ce fut chose faite, je nous guidais dans les rues de Storybrooke que j’avais rapidement appris par cœur. La ville n’avait plus vraiment de secret, et pourtant, je m’y étais sentie perdue quelques semaines plus tôt.

- J’espère que le Rabbit Hole ne vous dérange pas, fis-je. Je ne suis pas une grande fan du Granny Diners, malheureusement.

En réalité, je n’avais rien contre aller chez Granny, mais je doutais qu’on me serve quelque chose d’assez fort pour me remonter réellement le moral. Le Rabbit Hole était une source « sure » dirons-nous pour ça. Pour y passer une grande partie de mon temps libre, je savais tout de même de quoi je parlais. Tranquillement, nous y arrivâmes et j’ouvris la porte, invitant M. Gold à entrer avant de le suivre à l’intérieur. Comme à chaque fois que j’y entrais, l’ambiance m’était familière. Un peu comme si j’avais côtoyé cet endroit encore plus que ce que je me souvenais. Enfin, peu importe. Je nous guidais jusqu’au bar et m’installais sur un des tabourets hauts. Le barman, que je connaissais plutôt bien étant donné le nombre fois où je bavardais de tout et de rien avec lui, me salua chaleureusement, cependant, son sourire retomba presque aussitôt en voyant M. Gold. Cependant, il ne se laissa pas trop démonter et nous demanda ce qu’il pouvait nous servir et qui nous ferait plaisir. Je demandais un double Gin Tonic. Une fois que M. Gold eut demandé ce qu’il souhaitait, je reportais mon attention sur lui.

- Vous n’avez pas vraiment l’habitude de côtoyer les lieux, n’est-ce pas ? Ca se voit à votre expression, fis-je avec un léger sourire. Peut-être auriez-vous préféré aller chez Granny ?

Assez rapidement, nos deux verres arrivèrent. Je pris le mien et le levais afin de trinquer avec M. Gold. Pour faire les choses bien, je dis :

- A cette journée qui fut remplie de dur labeur !

Je trinquais mon verre avec celui de mon patron et bus d’une traite mon verre avant de le reposer un peu brusquement sur le comptoir en bois du bar.

- Ca fait du bien par là où ça passe ! lâchais-je avec un soupire.



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MessageSujet: Re: [Flashback] What's happening ? [Pv M. Gold]   Dim 6 Avr - 18:34






Lacey & M. Gold

~ Une pièce sans livres, c’est comme un corps sans âme. ~


Au moment où je formulais mon oui, un sourire franc et sincère se fixa sur ses lèvres et j’aurais pu me croire quelques années auparavant. Je me retiens de justesse pour lui offrir mon bras avant de me souvenir que ce n’était pas ainsi que l’on se comportait ici, et elle n’était pas Belle, cela aussi je devais m’en rappeler. Je quittais la bibliothèque à présent comme neuve et laissa la responsable des lieux fermer les portes.

« J’espère que le Rabbit Hole ne vous dérange pas. Je ne suis pas une grande fan du Granny Diners, malheureusement. »

Je n’étais pas particulièrement le Rabbit Hole, je n’y allais que très rarement et j’aurais préféré qu’elle choisisse un autre lieu pour boire un verre. Le Granny aurait été une alternative convenable mais si je pouvais lui faire le plaisir de choisir l’endroit qu’elle préférait et bien soit. Je m’inclinais. L’atmosphère du lieu n’était pas des plus agréables mais bon, je faisais avec ce que j’avais. Je pouvais profiter de ce moment avec elle, je ne voulais pas le gâcher par mon déplaisir d’être dans cet endroit. Elle échangea quelques mots avec le barman avant de passer sa commande. A mon tour, je demandais ce que je voulais au barman. Dans ce genre d’endroit, il n’était pas convenable de prendre une boisson non alcoolisée et portant donc mon choix sur un verre de bourbon.

« Vous n’avez pas vraiment l’habitude de côtoyer les lieux, n’est-ce pas ? Ca se voit à votre expression. Peut-être auriez-vous préféré aller chez Granny ? »

Un léger sourire vint se poser sur ses lèvres ainsi que sur les miennes.

« Je ne pensais pas que c’était si visible, pardonnez moi. Cela me convient. Ne vous inquiétez pas. »

Le barman vint faire glisser nos deux verres sur le comptoir, nous prenons chacun notre boisson et en se retournant vers moi, elle m’offrit son sourire et leva son verre.

« A cette journée qui fut remplie de dur labeur ! »

« A cette journée »

Je trinquais avec elle avant d’en boire une gorgée, elle, ne s’arrêta pas à une et vida son verre avant de le reposer bruyamment sur le comptoir. Le barman semblait s’y attendre qu’il avait déjà servit un nouveau verre à la charmante demoiselle.

« Ca fait du bien par là où ça passe ! »

Je ne la voyais que rarement dans un environnement qu’elle maitrisait. A la bibliothèque s’était différent, elle faisait des efforts pour être polie et me témoigner un respect dû au simple que j’étais son patron et que je pouvais décider de la virer quand bon me semblait. Mais là, nous étions en dehors des cadres habituels qui balisaient mes faits et gestes. Là, j’étais sur son terrain, elle y avait ses habitudes et ses réflexes et ce n’était pas ma compagnie qui allait lui faire changer. M’avait-elle invité en ami ou par pure politesse en espérant que j’allais refuser ? Je ne savais pas ce qu’elle pouvait penser et les raisons qui l’avait motivé à me faire cette invitation et cela me perturbait. Je n’arrivais pas à la déchiffrer. Peut-être était-ce parce qu’elle me déconcertait par l’imprévisibilité de ses réactions ou simplement par la beauté de son visage et de ses gestes ? Je savais que je devais arrêter de la fixer pour essayer de la décrypter, je trouvais alors une raison de la regarder, il me fallait faire la conversation.

« Votre colocation se passe bien ? »

C’était la première question qui m’était venue à l’esprit et j’espérais ne pas avoir fait une gaffe en la posant. Je savais avec qui elle vivait et ce ne devait pas être tous les jours roses. Je me demandais si elle savait avec qui, elle avait choisit de vivre.





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MessageSujet: Re: [Flashback] What's happening ? [Pv M. Gold]   Lun 7 Avr - 17:42






Lacey & M. Gold

~ J'ai envie de pleurer... ou boire ! ~


Le Rabbit Hole n’était pas vraiment un établissement 100% recommandé et il était loin d’être aussi tranquille que le café/restaurant de Granny, mais moi, je m’y plaisais là-bas. C’était plutôt sympa quand on apprenait à connaître les gens qui venaient y prendre un verre, ou parce qu’ils étaient des habitués des lieux, ou simplement pour décompresser après une longue journée de travail riches en mésaventure. Habituellement, je faisais partie de la première catégorie, mais aujourd’hui, c’était surtout pour décompresser de la très mauvaise surprise dont j’avais eu l’immense joie de découvrir en allant travailler ce matin… Pendant que nous marchions dans les villes de Storybrooke, j’avais prévenu M. Gold de l’endroit où nous allions. Comme c’était moi qui invitais, j’avais pris l’initiative de choisir l’endroit où nous allions. Et honnêtement, je doutais fort que chez Granny on puisse commander de vrais remontants.

M. Gold n’avait strictement rien dit quant à l’endroit où je l’emmenais, mais quand nous entrâmes dans le bar, je pus très facilement voir que ce n’était pas vraiment dans ses habitudes de rentrer dans un bar tel que celui-ci. La preuve était : il venait de commander un verre de bourbon. J’étais certaine qu’on lui servirait sa commande, mais ce n’était pas vraiment le genre de boissons que les habitués commandaient quand ils venaient ici. Malgré mon aversion pour l’établissement qui portait le nom de « Granny Diners », je lui signalais plus ou moins qu’il n’était pas encore trop tard pour quitter les lieux, mais sa réponse fut négative. Un léger sourire s’était dessiné sur mes lèvres, signe que j’avais parfaitement deviné ce qu’il pensait. Ce n’était pas parce que les gens ne disaient rien qu’ils n’en pensaient pas moins. Il suffisait simplement de savoir observer. Je ne répondis rien à cela. A quoi bon ? Nous étions là et nos verres venaient d’arriver.

Rapidement, je trinquais avec M. Gold à cette journée pourrie et descendis mon verre tout aussi rapidement. J’aurais peut-être du commander des shots, mais tant pis ! J’avais réellement eu besoin d’un verre pendant toute la journée alors il fallait bien que je comble ce que la bière n’avait pas su faire. Reposant bruyamment mon verre sur le comptoir en bois, un autre verre, de la même commande que la précédente arriva pour remplacer l’autre. Cette fois-ci, je gardais mon nouveau verre à côté de moi, décidée à le boire normalement. Evitons tout de même de choquer son patron ou de lui faire croire que j’étais une alcoolique ! Je ne l’étais pas. Je n’étais pas encore assez addicte pour ça. Je voulais bien reconnaître que quand je venais ici, ce n’était pas pour boire de l’eau, et que parfois, je me mettais vraiment dans un état minable, mais je pouvais tenir plus de quarante huit heures sans boire une goutte d’alcool. Chose qu’un réel alcoolique ne pouvait vraiment pas faire.

Par pur automatisme, je jetais un coup d’œil sur les personnes présentes. Il n’était pas encore assez tard pour voir tous les réels habitués, mais je n’allais pas demandé à M. Gold de venir ici vers minuit, une heure de matin. Les gens normaux dormaient à cette heure-ci. Et si moi j’aimais faire la fête, ce n’était pas forcément le cas de tout le monde. Cependant, je devais bien avouer que depuis que je travaillais à la Bibliothèque, je m’étais pas mal calmée là-dessus. Pendant la période où je n’avais pas de travail, je n’avais absolument aucune limite. Je pouvais disparaitre de 23 heures à 7 heures du matin sans le moindre problème. J’avais toute la journée pour dormir. Aujourd’hui, ce n’était plus le cas. On pouvait clairement dire qu’avoir un travail, ça changeait une vie. Et surtout, j’entendais un peu moins les reproches de Nafanaïl. D’ailleurs, M. Gold sembla s’intéresser à ma colocation avec Sun et Nafanaïl. Il me semblait lui avoir dit que je ne vivais pas seule quand j’étais venue le voir pour trouver un boulot, mais je n’aurais pas cru qu’il s’en souviendrait. En guise de première réponse, je haussais les épaules avant d’ouvrir la bouche :

- Il y a des hauts et des bas. Parfois, je donnerai tout pour quitter la villa et me trouver un chez-moi, même minuscule. Mais je sais aussi que ça ferait trop plaisir à certaines personnes, enfin une personne surtout, et ça met quand même un peu d’ambiance.

Je ne voulais pas exposer mes problèmes de colocation avec Nafanaïl. Nos disputes ne regardaient que nous et nous n’avions pas besoin que toute la ville soit au courant. Mais quelque part, heureusement que j’avais Sun pour tempérer tout ça. La dernière grosse dispute que j’avais eu avec Nafanaïl, ça avait terminé en combat jusqu’au premier sang. Heureusement que Sun était arrivée juste avant. L’un comme l’autre avions pris cher pour notre matricule, mais depuis ce jour, nos altercations n’étaient plus aussi violentes. Jusqu’à la prochaine, à n’en pas douter ! Je ne m’en faisais pas trop sur ce point-là. Il y avait toujours cette tension de présente entre nous deux et elle serait éternellement là, même si je venais un jour à quitter la villa. Même quand on se croisait dans la rue, on n’arrivait pas à faire semblant de ne pas se connaître. On se fixait comme des chiens de fusils jusqu’à ce qu’on se croise.

- Et vous ? Comment vont les affaires ? demandais-je. On m’a dit qu’on pouvait trouver de tout chez vous, c’est vrai ?

Ce n’était qu’une simple curiosité de ma part. J’avais entendu des choses plus ou moins différentes en fonction des personnes qui s’étaient rendus dans sa boutique. Certains disaient trouver des choses loufoques, d’autres affirmaient trouver des objets qui leur semblait familier alors qu’ils ne l’avaient jamais possédé jusqu’à ce jour. Quand j’avais entendu ça, je m’étais dit que peut-être trouverais-je là-bas quelque chose qui me ferait le même effet. Mais je n’avais eu encore le temps de m’y rendre pour constater par moi-même. Non pas par manque de temps parce que j’étais certaine que je pouvais passer avant que M. Gold ne ferme sa boutique, mais surtout parce que par moment j’oubliais, tout simplement.

- Dites-moi, j’ai une question. Vous comptiez réellement rouvrir la Bibliothèque ou bien vous avez simplement cédé à mon caprice ? Qu’est-il advenu de l’ancien ou de l’ancienne bibliothécaire ?



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MessageSujet: Re: [Flashback] What's happening ? [Pv M. Gold]   Ven 25 Avr - 22:50






Lacey & M. Gold

~ Une pièce sans livres, c’est comme un corps sans âme. ~



Une fois sa nouvelle boisson mise sur le comptoir et ma question posée, notre conversation pouvait prendre un tour moins professionnel. Et c’était un peu là où je voulais en venir. Je pouvais passer une soirée avec elle sans le décor du travail. J’étais heureux qu’elle ait proposé de boire ce verre même si ce n’était pas dans mon endroit préféré, j’avais l’occasion d’en apprendre un peu plus sur le temps où je la croyais morte. J’eus un pincement au cœur au souvenir de cette période noire et particulièrement au moment où Regina avait passé la porte de mon château pour m’annoncer son décès. Si à ce moment-là j’avais su, si j’avais essayé de vérifier avec mon miroir magique, si j’avais fais quelque chose à ce moment-là peut-être que cela ne serait pas passé comme ça. Mais le passé était passé et il fallait le laisser là. Je devais me concentrer sur l’instant présent. Elle était en vie et c’est dommage de gâcher ces quelques moments en sa compagnie, même si ce n’est pas vraiment ma Belle.

« Il y a des hauts et des bas. Parfois, je donnerai tout pour quitter la villa et me trouver un chez-moi, même minuscule. Mais je sais aussi que ça ferait trop plaisir à certaines personnes, enfin une personne surtout, et ça met quand même un peu d’ambiance. »

Tandis qu’elle m’exposait les avantages et les inconvénients de sa colocation, je réfléchissais à ce que je pouvais lui proposer qui serait un chez elle. Elle pouvait toujours venir habiter chez moi. Lacey y serait traitée comme une reine mais je ne pense pas que cela soit ce auquel elle pense. Il y avait aussi le Granny qui proposait des chambres mais elle avait préféré venir ici plutôt que d’aller là-bas pour prendre un verre, je doute que cela change même si c’est pour un logement. Après il me restait quelques appartements en ville mais je ne savais pas si cela pouvait lui convenir. M’avoir comme patron doit suffire à sa charge, ce n’est pas pour que je devienne son loueur en plus. Encore que cela simplifierait les transactions. Sinon, il restait toujours les combles de la bibliothèque qui pouvaient être aménagés. Mais avant que je ne propose l’une de mes solutions, je voyais bien qu’elle ne désirait pas tant que cela quitter le manoir Law et que donc, une telle offre serait déplacée. Je restais donc muet et l’écoutais dans sa pensée. Sa réflexion aboutit finalement sur une question sur mes activités.

« Et vous ? Comment vont les affaires ? On m’a dit qu’on pouvait trouver de tout chez vous, c’est vrai ? »

Ces interrogations étaient intéressantes et elles manifestaient bien la curiosité que je lui connaissais. Elle n’avait pas perdu cette facette de sa personnalité. Un sourire discret vint se glisser sur mes lèvres tandis que je répondais à sa question.


« Les affaires marchent plutôt bien même si ce n’est pas mon activité d’antiquaire qui est la plus prospère. Et il est vrai que l’on peut tout trouver dans ma boutique. La preuve en est que vous êtes maintenant une bibliothécaire. »


Je bus une nouvelle gorgée de mon verre, lui laissant le temps de faire sur ce que je lui disais et ce qu’elle avait pu entendre sur moi et ma boutique. Je savais qu’il circulait bon nombre de rumeurs, vraies ou fausses, déformées ou non. Et j’avais appris à faire avec. Même si j’espérais qu’elle n’avait entendu trop de choses à mon sujet ou en tout cas, aucune qui ne lui fasse penser qu’elle devrait cesser toute relation, professionnelle ou personnelle avec moi.


« Dites-moi, j’ai une question. Vous comptiez réellement rouvrir la Bibliothèque ou bien vous avez simplement cédé à mon caprice ? Qu’est-il advenu de l’ancien ou de l’ancienne bibliothécaire ? »

Cela me faisait plaisir de la voir si curieuse. Je ne pus m’empêcher de remarquer, qu’elle avait commencé par dire une question. Et que finalement ce sont deux interrogations qui ont franchis ses lèvres. Et ce n’était pas n’importe quelles questions. Je n’avais pas tellement envie de satisfaire sa curiosité sur ce point. Car je refusais de lui mentir, je l’avais déjà fait trop de fois mais avouer que l’avais fait pour lui faire plaisir n’était pas non plus une bonne idée. Il fallait que je trouve une autre manière de lui dire sans pour autant lui mentir ou lui cacher quelque chose.

« Je ne sais pas ce qui est arrivé au précédent bibliothécaire. J’ai toujours connu ce bâtiment empli seulement de livres. Quant à son ouverture, on va dire que j’ai profité de cette occasion pour faire revivre ce lieu qui me plait particulièrement. »

Ce n’était ni un mensonge, ni une vérité. Cela conviendrait pour l’instant mais il faudra bien un jour ou l’autre que je lui avoue ce que je ressens toujours pour elle. Car même si elle n’est plus Belle, elle reste celle que j’ai aimée et pour qui je ressens encore quelque chose. Quelque chose que je croyais avoir enterré et oublié...





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MessageSujet: Re: [Flashback] What's happening ? [Pv M. Gold]   Mar 29 Avr - 9:27






Lacey & M. Gold

~ J'ai envie de pleurer... ou boire ! ~


Je ne pouvais pas dire que niveau colocation j’étais gâtée. Quand on avait affaire à quelqu’un comme Nafanaïl qui ne supportait pas que quelque chose vienne briser son petit train-train quotidien et fortement ennuyeux, on en payait les pots cassés. Néanmoins, je ne me plaignais pas. Pourquoi ? Et bien parce que j’avais un toit au dessus de la tête, pardi ! Sun m’avait proposé de vivre avec eux, quand elle m’avait fait sortir de l’hôpital et n’ayant nulle part où aller, j’avais immédiatement accepté. J’aurais été folle de refuser parce que je me serais retrouvée à la rue. Quoi que je doutais que Sun m’aurait laissé dehors dans tous les cas. Mais je revoyais encore la tête du propriétaire du manoir lorsqu’il m’avait vu débarquer. Il n’avait pas été mis au courant de la « mission sauvetage » de la kiné et cela lui avait fortement déplu. Mais en attendant, il m’avait offert une chambre (et pas forcément la pire) et il supportait ma présence, même si bien souvent, cela partait en conflit.

Sur ma vie au manoir, je fus honnête avec M. Gold lorsqu’il souhaita savoir comment cela se passait. Parfois, j’avais réellement envie de plier bagage pour m’en aller et ne plus avoir à supporter cette tension permanente qui existait entre le propriétaire des lieux et moi, mais cela lui ferait beaucoup trop plaisir. Et puis, je devais bien avouer que depuis que je travaillais, les choses s’étaient tout de même un peu améliorées. Nous n’étions pas non plus devenus les meilleurs amis du monde, d’ailleurs, je doutais que cela se fasse un jour, mais le calme était plus ou moins revenu. Cependant, devais-je voir ça comme le calme avant la tempête ? J’espérais bien que non parce que la situation serait réellement pesante. Je me construisais petit à petit une vie, et je n’avais pas forcément envie que Nafanaïl vienne tout foutre en l’air rien qu’en ayant des paroles désagréables. Je concluais plus ou moins que partir du manoir n’était pas encore à l’ordre du jour. Mais qui sait ? Un jour, peut-être ?

A cela, M. Gold ne répondit rien. En même temps, que pouvait-il me répondre ? Je n’en savais rien. Mais je ne m’étais pas attendue à ce qu’il me fasse part d’une remarque quelconque. Son silence ne me vexa pas. Il m’avait écouté, je le savais. Je l’avais vu dans son regard. Ce n’était pas bien compliqué de savoir qui vous écoutait ou qui vous ignorait. Ceux qui n’écoutaient pas avaient tendance à regarder ailleurs ou à aborder une expression assez vide et fermée. Je pris à nouveau mon verre pour en boire une nouvelle gorgée. Le premier verre était passé comme une lettre à la poste, mais je comptais prendre un peu plus mon temps avec le deuxième. Je regardais quelques instants le liquide se trouvant encore dans le récipient et le souvenir des paroles de Nafanaïl me traitant d’alcoolique refit légèrement surface. Si seulement il connaissait réellement le sens de ce mot-là, il cesserait de l’utiliser à mauvais escient. Mais peu importait !

Je décidais de m’intéresser un peu à mon employeur qui jouait le rôle de propriétaire d’une grande partie de Storybrooke et d’antiquaire. Je lui fis également part d’une rumeur que j’avais entendu dire sur sa boutique : celle où on trouvait de tout. Cela ne m’avait pas étonné de l’entendre car c’était Sun qui m’avait conseillé d’aller le voir lui pour trouver un travail. Et cela avait été fort concluant, je devais bien l’admettre. M. Gold ne démentit pas la rumeur qui courrait sur sa boutique et il plaça en avant ma recherche de travail. Cela ne m’étonnait pas réellement qu’il gagne plus d’argent grâce à ses nombreuses propriétés en ville que par le flux de clients qui entrait dans sa boutique. Cependant, je n’y étais jamais assez venue pour dire s’il vendait beaucoup de choses ou pas. Mais les quelques fois où j’étais venue dans sa boutique pour X raison concernant la bibliothèque, je n’avais pas trouvé grand monde. Ou alors, c’était parce que je venais pendant les périodes creuses. Une possibilité non négligeable !

- Entre trouver la clé d’un bâtiment et acheter des objets, il y a tout de même une différence, ne pus-je m’empêcher de faire remarquer. Vous êtes propriétaire de la bibliothèque, vous n’aviez pas trop de mal à me fournir le travail que je souhaitais.

Ce souhait-là avait été souvent marque de conflit chez moi. Parce que j’avais refusé les offres d’emploi en tant que serveuse, soit au Rabbit Hole, soit chez Granny, m’avait valu pas mal de dispute dont l’une d’elle avait manqué de finir en « bain de sang » (mot un peu trop fort étant donné que le combat se serait arrêté à la première goutte versée, s’il n’y avait pas eu le retour de Sun à la maison, mais nous en étions quand même venu aux armes). Mais ça, c’était le passé. En attendant, une question me taraudait légèrement et je ne me privais pas pour la poser. A quoi bon hésiter ? Ca faisait passer par quatre chemins et il n’y avait rien de mal à poser celle-ci. Surtout que d’une question, j’étais passée à deux. C’était plus fort que moi. Trop de curiosité, en fait. Mais je n’avais pas pu m’empêcher de remarquer qu’il n’y avait aucun document à la bibliothèque qui attestait la présence d’un autre bibliothécaire avant moi. Du coup, je posais également la question.

Une moue légèrement déçue se peignit sur mes lèvres lorsque M. Gold m’avoua ne pas savoir ce qu’il était advenu de la personne dont j’avais pris le relai. Apparemment, cela datait d’années bien ultérieures à M. Gold, ce qui était fortement intriguant ! J’ignorais quel était l’âge exact de mon employeur, mais s’il n’avait jamais connu d’ancien bibliothécaire, cela voulait dire que la bibliothèque était fermée depuis des années et des années. Cela expliquait l’ancienneté des éditions de chacun des livres se trouvant là. J’étais rassurée par le fait qu’il n’ait pas ouvert l’endroit simplement parce que j’avais un jour débarqué dans sa boutique en déclarant que je souhaitais travailler là-bas plutôt qu’ailleurs. Je hochais la tête, satisfaite de sa réponse. Je bus une nouvelle gorgée de mon verre avant de répondre :

- Honnêtement, je me serais sentie redevable à 100% si vous m’aviez répondu que c’était pour répondre à mon caprice et non un projet, parce que franchement, c’était un caprice de pure souche. Comme je vous l’ai dit le premier jour dans votre boutique, c’était là-bas que je souhaitais travailler et nulle par ailleurs.

Je me souvenais avoir dit à Wally que je me réservais pour l’emploi qui me ferait rêver. La bibliothèque l’était. J’y voyais certes un but vraiment personnel avec ma recherche de mémoire, mais pendant mon premier rangement, étant donné que j’étais bonne pour un deuxième avec ce saccage, j’avais découvert de véritables trésors. Comme quoi, tous les trésors ne sont pas forcément faits d’or et d’argent.

- Et grâce à vous, j’ai pu relire des livres, avouais-je. Je n’avais plus touché à un livre depuis… tellement longtemps que je ne me souviens même plus de quand c’était !

J’avais dit ça sur le ton de la plaisanterie, comme quelqu’un de normal qui ne saurait dire si la dernière fois qu’il avait touché un livre était il y a cinq ou dix ans, sauf que je n’étais pas une personne « normale » parce que je ne me souvenais réellement plus de quand est-ce que j’avais lu un livre pour la dernière fois avant de sortir de psychiatrie. Pendant que j’étais enfermée, jamais on ne m’avait accordé le droit à la lecture, ni même à l’écriture. J’avais demandé, pourtant, mais il n’y avait rien eu à y faire… Le docteur Lynch n’avait jamais accédé à ma demande, ni à mes autres demandes d’ailleurs. L’espace d’un instant, je sentis mon regard se voiler légèrement et mon air jovial retomber. C’était souvent l’effet que ça me faisait, quand je repensais à tout ce temps que j’avais passé en psychiatrie. Jusqu’à, j’ignorais toujours combien de temps exactement j’avais passé là-dedans. Toute ma vie, il me semblait.

Ne souhaitant pas m’enfoncer d’avantage dans ces souvenirs douloureux, je chassais mes noirs pensées pour offrir un nouveau sourire à M. Gold, assez sincère, je l’espérais pour qu’il ne se pose pas trop de questions et j’ajoutais :

- Du coup, je crois qu’en fait, je vous suis réellement redevable.



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MessageSujet: Re: [Flashback] What's happening ? [Pv M. Gold]   Dim 18 Mai - 18:09






Lacey & M. Gold

~ Une pièce sans livres, c’est comme un corps sans âme. ~



« Entre trouver la clé d’un bâtiment et acheter des objets, il y a tout de même une différence. Vous êtes propriétaire de la bibliothèque, vous n’aviez pas trop de mal à me fournir le travail que je souhaitais. »

La différence n’était pas si grande surtout vu la clé de la bibliothèque qui semblait très ancienne. Le genre de vieille clé qui ouvre un vieux coffre, une porte en bois sculptée ou un placard secret. Mais surement pas le genre qui ouvrait une bibliothèque qui n’avait tout de même pas l’air si vieille. Son autre question tourna autour de l’ancien bibliothécaire dont je n’avais jamais entendu parler. Comme je ne pouvais rien lui dire à ce sujet, je lui répondis ce que je connaissais, ce qui fit apparaitre une moue déçue sur le visage magnifique de Lacey. Je n’aimais pas voir cette expression sur son délicat visage, de plus, elle ravivait des souvenirs longtemps oubliés. Je l’avais plusieurs fois, cette petite fossette qui naissait au coin de ses lèvres, ses sourcils qui se fronçaient légèrement sans pourtant montrer une quelconque colère juste une simple contrariété. Quelque chose qui n’avait pas pu satisfaire sa brûlante curiosité. Heureusement je pus répondre à sa question suivante, bien que je lui cachais une partie de la vérité ce qui ne me plaisait pas vraiment. Mais je ne pouvais décemment pas lui avouer que j’avais rouvert la bibliothèque uniquement pour voir un sourire se dessiner sur ses lèvres et la savoir dans un lieu qu’elle affectionnait.

« Honnêtement, je me serais sentie redevable à 100% si vous m’aviez répondu que c’était pour répondre à mon caprice et non un projet, parce que franchement, c’était un caprice de pure souche. Comme je vous l’ai dit le premier jour dans votre boutique, c’était là-bas que je souhaitais travailler et nulle par ailleurs. »

Un léger sourire vint se poser sur mes lèvres, elle venait de répondre à l’écho de mes pensées. Et il est vrai que j’avais céder à un caprice de sa part mais je n’avais jamais pu faire quelque chose contre elle, ce qui montrait bien à quel point, cette femme était ma plus grande faiblesse. Je bus une nouvelle gorgée de ma boisson, tout en écoutant sa douce voix déposer des mots au creux de mon oreille attentive.

« Et grâce à vous, j’ai pu relire des livres. Je n’avais plus touché à un livre depuis… tellement longtemps que je ne me souviens même plus de quand c’était ! »

Un détail ne m’échappa pas. Et bien que je ne veuille pas rouvrir des plaies récentes qui pourraient la faire souffrir, je notais ce point. Elle avait été enfermée depuis si longtemps qu’il est vrai que le dernier livre qu’elle ait touché devait être un de ceux de la bibliothèque de mon château. Elle avait essayé de glisser de la banalité et de l’humour dans cette phrase mais j’avais perçu ce qui se cachait derrière, cela lui avait terriblement manqué de toucher un livre, de sentir son odeur, de manipuler les fines pages de papier, de dévorer les histoires que renfermaient ces trésors de connaissance. Je savais le lien particulier qui la liait aux livres et j’étais content d’avoir été celui qui ‘lavait renoué après toutes ces années.

« Du coup, je crois qu’en fait, je vous suis réellement redevable. »

Je secouais négativement la tête avant de reformuler ce que je voulais lui dire, la phrase que je m’apprêtais à dire me venait de mon passé de sorcier et n’était absolument pas adaptée à une conversation dans un bar dans un monde sans magie.

« Non, vous ne me devez rien. Si j’ai pu vous permettre de goûter à nouveau au plaisir de la lecture, j’en suis content. »

Je n’avais pu enlever toute la complexité de ma phrase mais c’était tout de même plus correct. Et cela pouvait passer vu que j’avais le physique de ce genre de personne qui parle avec un français un peu désuet. Puis voulant en savoir plus et peut-être l’amener doucement à me parler de toutes ces années d’enfermement pour savoir à quel point je devais punir le responsable de cette horrible affaire. Sans la brusquer donc, je tentais une approche curieuse sans pour autant être déplacé. Comme si je voulais simplement rebondir pour agrémenter la discussion.

« N’y a-t-il pas de livres dans la demeure où vous loger ? Si c’est le cas, c’est bien triste. »





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MessageSujet: Re: [Flashback] What's happening ? [Pv M. Gold]   Dim 25 Mai - 22:06






Lacey & M. Gold

~ J'ai envie de pleurer... ou boire ! ~


A Storybrooke, on entendait plusieurs rumeurs vis-à-vis de M. Gold, notamment qu’il s’agissait d’un propriétaire sans cœur et impitoyable. Sérieusement, jusqu’à présent, je n’avais jamais vu ces côtés là chez lui. Je cherchais un peu encore en fait. Personnellement, j’étais presque déçue de ne pas pouvoir voir la même chose que les autres. Subissais-je donc un traitement de faveur, d’une certaine façon ? J’avais en quelque sorte posé la question à mon employeur, même si j’avais tourné la question d’une façon différente. D’une certaine façon, il m’avait affirmé que je ne subissais aucun traitement de faveur alors du coup, je me demandais pourquoi est-ce que je ne connaissais pas cette facette si effrayante. Enfin, quand il m’assura que dans sa boutique on trouvait bien de tout, ainsi que les clés de la Bibliothèque, je n’avais pas pu m’empêcher de lui faire remarquer que ce n’était pas vraiment pareil. Et bizarrement, il ne releva pas et ne fit aucune remarque.

Par la suite, je m’intéressais à l’ancien bibliothécaire et à ce qu’il était devenu, mais M. Gold m’offrit une réponse un peu décevante. Enfin, ce n’était pas de sa faute s’il ne se souvenait pas en avoir vu un, un jour. Mais j’aurais aimé en savoir un peu plus. J’avais essayé de trouver des archives à la Bibliothèque, mais il n’y en avait aucune. A croire que cette ville n’avait aucun passé. Ce qui était totalement stupide. Du coup, peut-être que les archives avaient été entreposées ailleurs, mais où ? A la mairie ? C’était le deuxième endroit qui me semblait le plus plausible, mais j’ignorais ce qu’il fallait faire exactement pour les consulter. Peut-être devrais-je un jour appeler la mairie afin de savoir ce qu’il en est. Après tout, il fallait surement prendre un rendez-vous pour tout ça, ce qui serait compréhensible. Enfin, je préférais laisser ça de côté afin de me concentrer un peu plus sur ma conversation avec M. Gold qui ne devait pas trouver très poli de ma part de partir ainsi dans mes pensées.

Je me sentais malgré tout redevable envers lui pour m’avoir offert le boulot que je souhaitais faire, même s’il n’avait pas répondu à un simple caprice de ma part. S’en était un, à n’en pas douter. J’avais affirmé à beaucoup de gens que j’attendais LE travail idéal et pour cause, j’avais refusé plus qu’une demande d’emploi. En même temps, être serveuse, que ce soit au Rabbit Hole comme chez Granny, ce n’était pas mon genre. S’en était même loin. Surtout que pour le boulot fourni, on était payé une misère et on était traité comme des moins que rien. Surtout de la part de la clientèle. Enfin, quand je le remerciais, de façon détournée, à nouveau, un sourire se dessina sur le visage de M. Gold. Décidément, il était trop gentil. Tellement rien à voir… Néanmoins, j’étais sincère dans mes paroles : grâce à lui, j’avais pu retrouver les livres qui m’avaient tellement manqué au cours de ces derniers… mois ? Ces dernières années ? Allez savoir combien de temps j’avais été enfermée.

En fait, quand on y réfléchissait bien, je lui étais vraiment redevable puisque me retrouver au milieu des livres, c’était ce que je cherchais. Certes, j’avais eu des espérances quant au fait de me retrouver au beau milieu de tous ces ouvrages, et j’avais été déçue qu’il n’y ait toujours rien eu là-dessus, mais je ne perdais pas forcément espoir. Peut-être qu’un jour, il y aurait ce flash que j’attendais avec autant d’impatience. En attendant, je pouvais de nouveau lire des bouquins et j’étais contente. Et puis ma vie au manoir s’était un peu stabilisée maintenant que je n’étais plus vraiment le vilain petit canard. En étais-je heureuse ? Dans un sens oui, parce que c’était pénible à force de lutter contre Nafanaïl, mais dans un autre sens, ça allait me manquer un peu puisque ça mettait de l’animation. Mais pour ma santé mentale, je n’allais pas m’en plaindre ! J’avais terminé ma petite tirade et du coup, M. Gold put de nouveau prendre la parole et m’affirma que je ne lui devais absolument rien.

Je bus une nouvelle gorgée de mon verre, remarquant au passage que je buvais beaucoup moins vite qu’à mon habitude. En même temps, tant mieux parce que finir bourrée devant son patron, c’était très mauvais pour les affaires. Techniquement, ce que je faisais à l’extérieur de mon travail ne le regardait pas, mais bon, aujourd’hui, il me tenait compagnie alors du coup, il fallait que je me tienne à carreaux. Tout ce que j’espérais, c’était qu’il n’y aurait pas un imbécile qui viendrait me voir. Quoi que j’étais quand même en compagnie de M. Gold et que techniquement, tout le monde le craignait. Je doutais que quelqu’un vienne me voir, enfin de compte. Même quelqu’un de bourré ne s’y risquerait pas. Je fixais un point dans le vide lorsqu’il me demanda s’il avait bien compris mon allusion au fait que je n’avais pas touché un livre depuis des années. Je restais silencieuse quelques secondes puis je reportais mon attention sur lui.

- Ou je logeais, pour être exacte. J’ai essayé d’en avoir, mais cela ne s’est jamais fait. Au manoir, il y en a quelques uns, mais pas aussi intéressant que ceux de la bibliothèque, affirmais-je.

Je ne pouvais décidément pas lui en dire plus étant donné que je m’étais promis de ne jamais rien dire à personne sur d’où je refaisais surface. Les seuls au courant restaient le docteur Lynch, Sun et Nafanaïl. Pour le reste, personne ne savait que j’étais amnésique, ni encore moins que j’avais fait un séjour en psychiatrie. Enfin, si, il y avait Jill. J’avais beaucoup trop parlé et du coup, elle avait deviné la suite. Je m’étais donc promis que je n’en révélerais plus assez pour laisser les autres trouver tout ça. J’offris un léger sourire à M. Gold pour accentuer ma réponse mais je n’ajoutais rien. Sinon, j’allais encore en dire de trop. Il ne manquerait plus que mon patron apprenne tout ça et là, j’étais bonne pour retourner en psychiatrie. Quoi que le docteur Lynch m’avait promis de me remplir une feuille de sortie pour me rendre ma liberté si j’acceptais notre marché pour la mémoire. Mais enfin, inutile de penser à ça pour le moment.

- Donc, dites-moi, qu’est-ce que vous vendez de beau dans votre boutique ?



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MessageSujet: Re: [Flashback] What's happening ? [Pv M. Gold]   Lun 9 Juin - 14:31






Lacey & M. Gold

~ Une pièce sans livres, c’est comme un corps sans âme. ~




Il semblerait que mon allusion soit bien passée. Rien dans ma phrase ne pouvait faire penser que j’étais au courant pour son passé en psychiatrie même si c’était là que je voulais en venir. Mais cette chose viendrait en son temps, il ne fallait pas que je la brusque, elle risquait plus de se fermer que de s’ouvrir surtout qu’il devait s’agir d’événements dont elle n’ait pas trop l’envie de parler. Ce que je pouvais comprendre. Qui plus est, je n’étais pas forcement la personne à qui elle se confierait, dans sa tête, elle me voyait surement comme son patron, un peu sévère, à l’air toujours bizarre que toutes les personnes de la ville, ou presque, craigne. Ce qui n’était pas des plus rassurants. Néanmoins, elle répondit à ma question après seulement quelques secondes de silence.

« Ou je logeais, pour être exacte. J’ai essayé d’en avoir, mais cela ne s’est jamais fait. Au manoir, il y en a quelques uns, mais pas aussi intéressant que ceux de la bibliothèque. »

Un sourire amusé teinta mes lèvres à sa dernière phrase. Il est vrai que je ne savais pas quel livres possédaient l’ancien chef des uns mais ce n’était surement pas des romans pleins de magie et de princes ensorcelés, c’était plutôt des traités sur la guerre et la stratégie avec en livre de chevet celui de Sun Tzu. La bibliothèque répondait surement plus aux envies de sa nouvelle bibliothécaire. Déjà par le nombre de volume disponible et ensuite par sa variété. Même avec son désherbage forcé, elle présentait un nombre d’ouvrage plus important qu’une bibliothèque personnelle, à part peut-être la mienne qui contient de nombreux grimoires et autres registres de contrats... Mais ce n’était pas à mettre entre toutes les mains et même j’avais confiance dans la magnifique Belle. Lacey m’était plus étrangère, même si j’avais l’impression de me trouver face à la même personne, il avait quelque chose de changer en elle, plus que le simple fait qu’il lui manque une partie de la mémoire comme à tout le monde ici sauf quelques exceptions. Pour compléter sa phrase, elle m’offrit un sourire des plus charmeurs, savait-elle que sa beauté était dangereuse ? Ses lèvres étirées dans un sourire plein de joies mais aussi plein de secrets qui dessinaient des fossettes adorables sur ses joues, rehaussant ses pommettes. Elle était ravissante mais ignorant surement la puissance de ses charmes, sinon elle ne les utiliserait pas ainsi, sans se soucier de ce qu’elle pouvait faire naitre. Ignorant cette pensée de mon mieux, je me concentrais sur sa question. Elle ne voulait pas s’appesantir sur son passé, soit. Il serait toujours temps d’y revenir. Il vaut mieux aller dans son sens pour ne pas la froisser.

« Donc, dites-moi, qu’est-ce que vous vendez de beau dans votre boutique ? »


La demande attendait une réponse vaste qui ne pouvait se contenir en quelques mots. Quiconque poussait la porte de ma boutique avait une idée bien précise en tête, avec une demande particulière et il était rare que je ne puisse pas fournir ce qui était demandé.

« On y trouve vraiment de tout mais j’imagine que ce simple petit mot ne suffit pas à combler votre curiosité. Laissez-moi donc vous donner quelques exemples qui ne sont pas les seules choses que l’on peut trouver dans ma boutique. »


Buvant une nouvelle gorgée de ma boisson, je pris le temps de réfléchir à ce que je voulais lui dire. Quelles choses, je voulais qu’elle sache qu’elle pouvait trouver dans ma boutique. Après ces quelques secondes de réflexion, je repris.


« On peut y trouver des antiquités : lampes, bijoux,... ou toute sorte d’objets bizarres qui auraient plus la place chez un collectionneur de bizarreries mais en attendant qu’ils trouvent leur propriétaire, je les conserve. Mais on peut aussi y trouver des choses plus immatérielles : un logement ou un travail, par exemple... Vous avez pu le constater. »





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MessageSujet: Re: [Flashback] What's happening ? [Pv M. Gold]   Mar 17 Juin - 22:06






Lacey & M. Gold

~ J'ai envie de pleurer... ou boire ! ~


Les livres m’avaient énormément manqué pendant mon enfermement en psychiatrie. J’avais demandé au docteur Lynch de m’en apporter, histoire que je puisse occuper le temps en attendant chacune de ses visites, mais jamais il n’avait accédé à ma demande, ce qui avait contribué à rendre le temps indéfiniment long. Une véritable torture, si on pouvait qualifier cela de cette façon. Du coup, me retrouver au beau milieu des livres me faisait un bien fou. Bien sur, j’avais eu espoir que cela résoudrait aussi mon problème d’amnésie, mais il n’en était rien. J’avais toujours ce manque de mémoire qui me faisait vraiment défaut. Ma réponse à M. Gold fut assez évasive. Je n’avais pas envie que d’autres personnes soient au courant de cette période de ma vie. Moi-même j’essayais tant bien que mal de l’oublier un petit peu, mais il  y avait sans cesse quelque chose qui m’y ramenait. Et en plus de ça, il y avait mon accord avec le docteur Lynch qui attendait une réponse, positive ou négative. Par moment, je m’étonnais que mon cerveau n’ait pas déjà explosé…

J’espérais que le sujet à ce propos serait ainsi clos. Je n’avais pas envie de lâcher une quelconque information qui pourrait mettre mon patron sur la voie. Sérieusement, qui voudrait comme employé une échappée de l’asile ? En règle générale, on se méfiait de ces gens-là comme de la peste. Peut-être était-ce pour cette raison que les fous restaient à l’asile ? Parce que personne ne voulait d’eux. Or, quand personne ne savait d’où on venait,  ni d’où on sortait après toute ces années d’absence, c’était plus facile de se refaire une vie. D’où ma décision de ne rien révéler à personne. Je n’avais pas envie qu’on me regarde comme une folle. On m’avait assez regardé de cette façon-là à l’hôpital, ce n’était pas pour remettre ça dans les rues de Storybrooke. Surtout que j’étais très loin d’être folle à lier ! J’étais on ne peut plus saine d’esprit. Mais allez dire ça au docteur Lynch à l’époque où il me gardait enfermée dans son service. Lui m’avait affirmé que si j’étais là, c’était vraiment parce que je présentais des troubles psychologique, mais je n’avais jamais eu cette impression d’aussi loin que je pouvais me souvenir.

Ma réponse sembla amuser M. Gold. Ce que je pouvais aisément comprendre. Tout du moins, je supposais que c’était par rapport aux livres de Nafanaïl qu’il souriait. Je les avais lu, bien évidemment, mais ils n’étaient pas extrêmement intéressants en fait… J’avais appris quelques trucs, ce qui m’avait permis de moucher le propriétaire de la villa dans laquelle je résidais plus d’une fois, mais c’était tout. D’ailleurs, je m’étonnais un peu que Nafanaïl s’y connaisse si peu sur ses origines alors qu’il ne faisait que répéter sans cesse « là d’où je viens ». Cela voulait bien dire ce que cela voulait dire, n’est-ce pas ? Qu’il venait d’Asie. Or plus ça allait, plus je me posais des questions. Ou alors, il faisait exprès de sortir comme excuse ses origines pour essayer de me faire chanter. Enfin, quoi qu’il en soit, j’étais bien contente d’avoir les livres de la Bibliothèque pour lire parce qu’ils étaient on ne peut plus intéressant que ceux que j’avais pu trouver dans la villa. Après avoir offert un sourire à M. Gold, je me tournais vers un tout autre sujet, celui qui m’intéressait un peu plus, en dehors des livres, bien évidemment : ce qu’on pouvait trouver dans sa boutique.

Quand il m’avait répondu qu’on pouvait y trouver les clés des bâtiments abandonnés, ma curiosité avait été très loin d’être satisfaite. Tout le monde savait que M. Gold était le propriétaire de la ville, du coup, il n’avait pas trop de mal à posséder ce genre d’objet, mais je doutais fortement qu’il vendait des bâtisses. Moi, ce que je voulais savoir, c’était les objets qu’on pouvait y trouver. Selon les rumeurs, M. Gold possédait de véritables trésors. J’avais même entendu certaines personnes dire que les objets qu’ils avaient acheté leur avait semblé extrêmement familier, un peu comme si c’était un objet qu’on leur avait retiré et qu’ils retrouvaient complètement ailleurs, des années plus tard. Du coup, j’en venais à me demander si moi aussi, je pourrais ressentir ce genre d’impression dans sa boutique… C’était surement une idée folle, mais si ça arrivait aux autres, pourquoi pas à moi ? A moins, bien évidemment, que ce ne soit que des machinations de l’esprit qui avaient eu effet sur leurs émotions. Sauf que j’étais réellement prête à tout pour retrouver ma mémoire. Le docteur Lynch m’offrait une possibilité, mais elle impliquait tellement de choses… Du coup, je voulais aussi un peu tester les autres possibilités.

Je relançais M. Gold sur ce qu’il vendait dans sa quincaillerie et écoutais mon patron lorsqu’il commença à répondre. Je hochais la tête lorsqu’il supposa par lui-même que sa maigre réponse ne satisfaisait pas ma curiosité. Il avait réussi à me cerner sur ce plan-là. Je ne savais pas si c’était une bonne chose ou une mauvaise chose, mais en tout cas, j’étais contente qu’il accepte de me donner des exemples. Quand il reprit la parole après avoir bu une nouvelle gorgée de sa boisson, je levais à mon tour mon verre et l’écoutais toujours. En reposant mon verre presque vide sur le comptoir, je penchais la tête sur le côté. Si je comprenais bien, M. Gold vendait de tout et n’importe quoi et il s’agissait d’objets qui auraient leur place, je cite, « chez un collectionneur de bizarreries ». Des objets de peu de valeur, donc. Alors je me demandais à ce moment là comment les affaires faisaient pour fonctionner… Cette vente d’objets ne devait pas rapporter beaucoup… Tout du moins, c’était ce que je pensais… Ma pensée était assez logique quand on y réfléchissait bien, mais il était possible que je me trompe, bien évidemment. Ce n’était pas moi qui m’occupais de ce commerce-là. Seul M. Gold devait bien savoir ça.

- Donc… j’en déduis que vous vous faites plus d’argent avec les loyers des bâtiments que vous louez qu’avec la vente d’objet. Je me trompe ? demandais-je. Comment vous procurez-vous ces objets ? On vous les revend ? Ou vous les achetez à un collectionneur de bizarreries comme vous le dites si bien ?

Je sais, ça faisait pas mal de questions, mais bon, c’était comme ça. C’était encore un coup de ma curiosité. Je replaçais une mèche de cheveux châtains derrière mon oreille. Je réfléchis quelques instants avant qu’une possibilité complètement folle ne me vienne en tête. Pourquoi n’y avais-je pas pensé plutôt ? Je n’en savais rien ! Je pris quelques secondes pour réfléchir avant de me lancer :

- Dites-moi… Vous connaissez tout le monde en ville ? Je veux dire, une grande partie des habitants, au moins ?



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MessageSujet: Re: [Flashback] What's happening ? [Pv M. Gold]   Mar 24 Juin - 15:01






Lacey & M. Gold

~ Une pièce sans livres, c’est comme un corps sans âme. ~



Même avec ma précision sur ce que je vendais je savais que ça ne suffirait pas à satisfaire sa curiosité dévorante. Je ne suis même pas sur que tous les livres de la bibliothèque y suffisent même avant l’accident dragonnesque. Déjà avant, dès lors que je lui avais ouvert les portes de ma bibliothèque, je la trouvais toujours plongée dans un bouquin à la recherche d’une connaissance, d’une curiosité, d’une information originale. Et sa grande mémoire lui permettait de tout retenir ou en tout cas en grande partie. Cela me faisait plaisir de voir que ce trait de caractère n’avait pas été effacé par la malédiction. Et même si cela me confondre Belle et Lacey j’étais content que cela lui reste. C’est donc sans surprise que je l’écoutais me poser une nouvelle série de questions que j’avais déclenchée en parlant de ce que l’on pouvait dans ma boutique.

« Donc… j’en déduis que vous vous faites plus d’argent avec les loyers des bâtiments que vous louez qu’avec la vente d’objet. Je me trompe ? Comment vous procurez-vous ces objets ? On vous les revend ? Ou vous les achetez à un collectionneur de bizarreries comme vous le dites si bien ? »

Tant de questions qui passaient en même temps dans cette charmante petite tête. Sa curiosité serait-elle-même encore plus vive que dans mon souvenir ? Il semblerait que mes finances et la manière dont je gère ma boutique intéresse beaucoup la bibliothécaire même si je me demandais pourquoi cet intérêt. Ressentirait-elle encore quelque chose pour moi et je dois simplement prendre cela comme de l’intérêt ? Ou c’est juste pour être polie et me faire la conversation ? Je ne pensais pas que cela pouvait être car cela l’intéressais vraiment car ce n’était pas un sujet des plus passionnant. Je ne retiens que la deuxième hypothèse car je ne voulais pas croire aux deux autres, même si une part de moi, les souhaitait vraiment mais je ne l’aurais jamais avoué. Je m’apprêtais à formuler ma réponse quand elle continua pour uen nouvelle série de questions qu’avait déclenchées la première. Je n’étais pas prêt d’arriver à bout de sa curiosité.


« Dites-moi… Vous connaissez tout le monde en ville ? Je veux dire, une grande partie des habitants, au moins ? »


Sa demande était intéressant et son raisonnement assez pertinent. Et du coup je ne savais pas quelle réponse commencer. Une telle avalanche de questions faisait toujours que l’on en oubliait une ou deux et qu’elles soient reposées à un autre moment. Mais bon, je crois me souvenir qu’elle m’avait interrogée sur l’importance des revenus de mes loyers et ceux de ma boutique, enfin surtout leur comparaison ainsi que le moyen dont je me procure tout ce qui compose ma boutique et pour finir le nombre d’habitants que je connais. Cette question était un peu plus complexe car elle demandait de bien définir connaitre. On ne connait jamais vraiment une personne mais je partir du principe que je connais une personne du moment où j’ai eu affaire à elle pour un contrat ou une vente. Quoi que je pouvais aussi lui demander ce qu’elle mettait dans ce terme, cela m’éclairerait un peu et je ne ferais pas que parler de moi. Mais commençons par répondre à ses premières questions.

« Cela fait beaucoup de questions, j’espère que je me souviendrais de toutes pour y répondre. Alors : oui, bien sur que mes loyers rapporte plus que ma boutique, même si vous seriez surprise de savoir combien peut mettre une personne dans un objet auquel elle tient tout particulièrement. Mais dans ma boutique il n’est pas obligatoire d’avoir de l’argent sonnant et trébuchant pour repartir avec l’objet de son choix. Je suis très ouvert et le troc est l’une de mes passions. »


Un léger sourire marqua mes lèvres quand je prononçais ces mots, c’était le moins que l’on puisse dire et si elle pouvait voir tout ce qui se cachait derrière cette passion elle serait surprise. L’argent ne me manquait pas et ma boutique me permettait d’accepter ce genre d’échange de valeur plus ou moins équivalente selon les personnes. Après tout, le prix n’est fixé que par celui qui convoite la chose.

« Quant à la manière dont j’ai récupéré toutes ces babioles, c’est surtout par l’échange et parce que je pense être un collectionneur de bizarreries. »

Je pensais avoir répondu à la première partie de ces questions, du moins je l’espérais. Je bus une nouvelle gorgée de mon verre, ce qui le vida et continuait en posant moi aussi une question, enfin plusieurs.


« Et les habitants de la ville, je pense tous les connaitre au moins de vue mais après cela dépend de ce que vous appelez connaitre. Car même en étant très proche d’une personne, est-ce que l’on peut dire qu’on la connait ? »


Cette question n’attendait pas forcement de réponses, c’était surtout pour amener une réflexion. J’aimais ce genre de questions qui entrainait plus un raisonnement et un questionnement qu’une véritable réponse contrairement à celle que j’allais posée qui j’espérais m’amenais plus près de son passé.


« Et vous, que faisiez-vous avant de devenir bibliothécaire ? Vous avez surement étudié dans une brillante école, n’est-ce pas ? »

Faire une supposition dans le vide était le meilleur moyen pour qu’elle se confie surtout que je savais parfaitement ce qu’elle avait fait avant et mon hypothèse était à des kilomètres de la vérité mais ce qui faisait son authenticité. Mon hypothèse se tenait si Lacey n’avait été en asile, cela aurait surement été son parcours. J’espérais que cette approche me permettrait d’en savoir plus sur elle sans paraitre insistant.





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MessageSujet: Re: [Flashback] What's happening ? [Pv M. Gold]   Jeu 3 Juil - 23:02






Lacey & M. Gold

~ J'ai envie de pleurer... ou boire ! ~


Pour en savoir un peu plus sur M. Gold et sur ce qu’il vendait, il fallait presque que je lui tire les vers du nez. C’était vrai, il avait fallu que je lui pose deux fois la question pour qu’il daigne m’offrir une mini liste de ce qu’il possédait dans sa boutique. Je détestais quand j’étais forcée de poser plusieurs fois de suite une même question pour obtenir une réponse. Néanmoins, je n’en montrais rien car il s’agissait quand même de mon patron et je n’étais pas à même d’exiger quoi que ce soit de lui. Mais j’avais quand même réussi à obtenir des réponses et c’était tout ce qui importait réellement. On me disait beaucoup de chose à propos de la boutique que tenait le propriétaire de la ville, mais j’aimais bien voir les choses de mes propres yeux. Et puis, il n’y avait que M. Gold qui savait exactement ce qu’il avait dans sa boutique dont quoi de mieux que de demander directement à la source ?

Si je comprenais bien tout ce que M. Gold m’avait dit, il semblerait qu’il s’enrichissait plus avec les loyers des maisons, appartements qu’il louait qu’avec des potentiels acheteurs dans sa boutique. Mais du coup, je me demandais comment est-ce qu’il avait fait pour obtenir tous ses objets. Ils ne venaient pas de nulle part, ça c’était certain. Et puis, d’après ce qu’on m’en avait dit, c’était des objets assez anciens. Les quelques fois où j’étais venue dans sa boutique, j’avais pu remarquer ce point là, mais je n’avais jamais réellement fait attention à ce qu’il vendait exactement. J’étais beaucoup plus occupée par la bibliothèque que par le reste. D’ailleurs, avec ce qui venait d’arriver, j’allais encore devoir m’y consacrer à cent pour cent, mais cette fois-ci, beaucoup de choses allaient s’ajouter à la première fois. C’était limite déprimant mais j’essayais d’éviter de trop y penser parce que sinon, j’allais vraiment passer l’intégralité de ma nuit ici en me disant que les choses ne pouvaient pas être pire.

Cependant, avant d’obtenir la moindre réponse à mes questions de la part de M. Gold, une idée me traversa l’esprit. Une idée que je ne m’attendais pas du tout à avoir. Je replaçais une mèche de cheveux derrière mon oreille, hésitait quelques secondes avant de poser ma question. Je souhaitais savoir s’il connaissait tout le monde en ville. Pas forcément de façon amicale, mais savoir qui habitait dans Storybrooke. C’était une petite bourgade du Maine et si j’avais bien compris, tout le monde connaissait tout le monde dans cette ville. Il y avait même des gens qui me connaissaient alors que moi, je ne savais même pas qui ils étaient. M’avaient-ils connu avant que je me fasse interner ? C’était fort possible. J’étais devenue amnésique en psychiatrie. Enfin bon. Une fois ma question posée, j’attendis patiemment qu’il me réponde. C’était une question assez complexe que je venais de lui poser, du coup, je comprenais très bien que M. Gold ait besoin d’un peu de temps.

J’eus un léger sourire lorsqu’il fit remarquer que je venais de lui poser pas mal de question. J’en convenais, mais j’appréciais que M. Gold accepte de prendre le temps de répondre à chacune d’entre elle. Je terminais mon verre pendant qu’il me répondait par rapport à l’obtention de son argent. J’avais misé juste : il gagnait plus d’argent avec les loyers qu’avec ses ventes. En même temps, c’était normal. Néanmoins, j’étais curieuse de savoir combien une personne était prête à mettre dans un objet quand elle en désirait une. Du coup, je me demandais aussi si M. Gold ne pratiquait pas le troc plus que la vente. Et cela se confirma avec la suite de ses paroles. Ma foi, pourquoi pas ? Disons simplement que ce mode de fonctionnement avait l’avantage d’offrir la possibilité aux autres d’acquérir un objet qu’ils souhaitaient posséder. Je hochais la tête tandis que je faisais signe au barman de me resservir un verre.

M. Gold continua de répondre à mes questions sur le comment il avait obtenu tous ces objets. Des échanges. D’accord, mais les objets qu’il avait eu au tout début ? Comment avait-il fait ? Ca, je ne le saurais sans aucun doute jamais. Après… est-ce que lui-même le savait ? Et s’il avait racheté cette boutique au propriétaire précédent ? Du coup, cette histoire de troc remontrait à beaucoup plus loin. Enfin bon, je pouvais estimer avoir eu mes réponses. Je ne pensais pas pouvoir exiger plus, malheureusement. Le barman reposa un verre plein juste à la place de l’ancien que j’avais vidé. Je le remerciais avant de reporter mon attention sur mon patron qui continuait sur sa lancée de réponses qui cette fois-ci concernait les habitants de Storybrooke. Cependant je ne m’attendais pas à ce que M. Gold m’en pose une à mon tour. Remarquez que je l’avais surement mérité étant donné que je lui en avais posé plusieurs jusqu’à présent.

- Je pense qu’une personne, même qu’on connait depuis des années, peut encore vous surprendre, répondis-je. Mais je voulais juste savoir si vous connaissiez au moins de vue les habitants de cette ville pour une question purement personnelle.

Sinon, ma question n’aurait eu aucun sens, non ? Qui serait assez bête pour poser ce genre de question sans avoir d’arrière pensée ? Certainement pas moi. Tout ce que j’espérais, c’était que M. Gold pourrait éclairer ma lanterne. Mais pour cela, il fallait quand même qu’il accepte de répondre. Et puis, pourquoi refuserait-il ? Jusqu’à présent, il avait répondu à chaque de mes interrogations, même brièvement. Je tapotais légèrement le comptoir en bois avant de reprendre :

- Vous accepteriez d’y répondre franchement ? demandais-je.

Absolument rien ne l’obligeait mais cela pourrait grandement m’aider ! Mais comment tourner ma question sans qu’il ne se doute qu’il y avait quelque chose qui clochait chez moi ? Excellente question ! Il fallait falloir que j’y réfléchisse. Mais en attendant, M. Gold souhaitait en savoir un peu plus sur ma vie. C’était la question que je redoutais. Je ne voulais pas parler de mon passé parce qu’il n’y avait absolument rien à dire. C’était la triste réalité. Sauf que pour rien au monde, je ne le dirais. Je bus une nouvelle gorgée de mon verre, histoire de gagner un tout petit peu de temps afin que mon patron ne suspecte rien sur mon état de santé. Qui voudrait d’une amnésique échappée de l’asile comme employé ? Personne, j’en étais certaine.

- Je ne faisais rien, répondis-je. Je n’ai pas eu la chance d’aller dans une école. Et vous ?

Ce qui était la stricte vérité ! Qu’aurais-je fait si je n’avais pas été interné ? Je n’en savais rien. Difficile d’imaginer ce qu’aurait pu être ma vie si mon père ne m’avait pas emmené en psychiatrie.



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MessageSujet: Re: [Flashback] What's happening ? [Pv M. Gold]   Dim 13 Juil - 22:39






Lacey & M. Gold

~ Une pièce sans livres, c’est comme un corps sans âme. ~



La connaissance est une chose précieuse, rare et surtout très dure à obtenir. Encore plus quand il s’agit de connaitre quelqu’un. Ainsi ma question recelait plus qu’une bête demande, il y a une véritable réflexion derrière ces mots. Et une véritable envie de découvrir sa définition de ce mot : connaissance qui a toujours été pour moi un atout imparable. Mais comment était-elle perçue par les autres ? Voilà une question intéressante surtout quand elle était posée à une charmante personne qui a pour habitude de laisser trainer son joli nez dans tous les livres qui passaient entre ses mains. Après un temps de réflexion, elle me livra un fragment de sa pensée.

« Je pense qu’une personne, même qu’on connait depuis des années, peut encore vous surprendre.  »

Sa réponse ne me surprit pas plus que cela et j’étais certain qu’elle pensait la même chose d’un bon roman. Même relu un millier de fois et malgré son caractère immuable, une histoire pouvait toujours nous apparaitre sous un autre jour à cause d’un détail passé à la vite à la première lecture ou par un apport de la vie courante qui donnerait un éclairage différent à une scène. Une surprise se trouve n’importe et comme son nom l’indique elle nous surprend. Souvent car elle vient où on l’attend pas.  


« Mais je voulais juste savoir si vous connaissiez au moins de vue les habitants de cette ville pour une question purement personnelle.  »


Ainsi donc, Lacey avait une idée derrière la tête. Je me demandais quelle question nécessiterait une telle préparation. A moins que ce ne soit certainement car elle me craint, comme j’aimerais que ce ne soit pas le cas. Mais bon, en devenant son patron, ce n’état pas forcement la meilleure manière de m’en faire une amie. Car même si ce n’était plus tout à fait ma Belle, elle n’était pas loin. Sa passion pour les livres, sa curiosité et ce geste adorable quand elle replace une mèche de ses cheveux derrière son oreille quand elle est gênée, c’était Belle.  

« Vous accepteriez d’y répondre franchement ?  »


Elle semblait vraiment tenir à cette réponse dont elle me taisait pour l’instant le contenu et toutes les précautions qu’elle prenait avant titillaient ma curiosité. Néanmoins, garder un peu de suspense stimulait la curiosité et j’avais moi aussi une question à laquelle je tenais.

« Bien sur, mais d’abord, j’aimerais vous en poser une également. Que faisiez-vous avant de devenir bibliothécaire ? Vous avez surement étudié dans une brillante école, n’est-ce pas ? »


C’était une manière de l’amener de son passé. En posant cette hypothèse que je savais fausse, j’attendais à ce qu’elle me contredise. Elle semblait déstabilisée par ma question et c’était compréhensible, elle ne devait pas tellement avoir envie de parler de son passé. Lacey but une gorgée de sa boisson et fit ce geste que je trouvais adorable. Un léger sourire vint se glisser au coin mes lèvres mais si discret que je doutais qu’elle ne l’ait aperçu.

« Je ne faisais rien. Je n’ai pas eu la chance d’aller dans une école. Et vous ?  »

La brune avait plus d’un tour dans son sac, elle était douée, elle devait avoir l’habitude de trouver un moyen d’esquiver cette question sans mentir. Et renvoyer une question m’empêchait de m’appesantir sur ce sujet, décidément, elle ne cessera jamais de me surprendre. Peut-être devrais-je m’ouvrir à elle avant qu’elle ne fasse de même. Cela me faisait bizarre de penser une telle chose mais je tenais à ce qu’elle me dise dans ces mots ce qu’elle avait vécu et pou cela je devais passer un petit sacrifice aussi.  


« Rien ? C’est étonnant, avec votre culture je pensais que vous aviez beaucoup étudié. Je vous aurais bien faire des études de lettres vu votre passion pour les livres. Quant à moi, malheureusement, je n’ai pas eu la chance d’aller à l’école. Mon père n’était pas très riche, il essayait de s’occuper de moi comme il pouvait. Mais c’était un joueur invétéré. J’ai tout de même reçu un don pour le commerce.  »


Ca faisait longtemps que je ne m’étais pas dévoilé ainsi, en réalité, c’est la première fois que je parlais de mon passé à quelqu’un. Mais je sentais que l’atmosphère s’était alourdie, ce n’était pas forcement le chose qui fait rire ou sourire bien au contraire et dans une conversation comme celle-là c’était peut-être étrange. Mais effaçant la tristesse qui avait creusée mes traits quelques instants, je repris un visage plus normal et me permit même un léger sourire.


« Je suis désolé je ne voulais pas casser l’ambiance de la soirée. Quelle était cette question personnelle que vous vouliez me poser ? Je vous promets de vous répondre sincèrement. »

Je lui avais laissé entrevoir un fragment de mon âme que je gardais pourtant bien caché depuis très longtemps. Néanmoins, si il y avait bien une personne à qui j’acceptais de m’ouvrir ainsi c’était elle. Même si elle n’était pas tout à fait Belle, je saurais la trouver dans les faux souvenirs implantés par Regina...





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MessageSujet: Re: [Flashback] What's happening ? [Pv M. Gold]   Mar 22 Juil - 16:44






Lacey & M. Gold

~ J'ai envie de pleurer... ou boire ! ~


Je me sentais un peu bête de demander à M. Gold s’il connaissait la majorité des gens à Storybrooke, mais j’espérais tellement que sa réponse soit positive afin de pouvoir poser la question qui m’était venue en tête. C’était un peu bête comme question, mais elle était importante. Elle contribuerait dans ma recherche d’identité. Être Lacey French, fille de Moe French fleuriste, nouvelle bibliothécaire de Storybrooke ne me suffisait pas vraiment. Ni être l’échappée de l’asile non plus… M. Gold, hormis Granny, était une des personnes les plus « âgées » que je connaissais. Pour avoir une réponse à ma question, et bien, je ne pouvais pas la poser à une personne du même âge que moi. Qui pouvait se souvenir avec toutes les personnes avec qui elles avaient joué quand ils étaient gamins ? Enfin, je préférais viser « haut » plutôt que ce qui se trouvait à mon niveau. Néanmoins, à ma question s’il connaissait tout le monde à Storybrooke, M. Gold me demanda si on connaissait réellement une personne même quand on en était proche. C’était une excellente question !

Après y avoir réfléchit sérieusement, je lui offris ma vision des choses. J’étais certaine qu’on ne connaissait jamais réellement quelqu’un même quand on le côtoyait depuis des années. On pouvait toujours être surpris. C’était un peu comme juger un livre à sa couverture. Parfois, les livres à la couverture la plus horrible pouvaient s’avérer être les meilleurs romans. En fait, ce n’était pas seulement parfois, c’était souvent. Même si je n’étais jamais très compliquée en matière de lecture, il y avait des histoires que j’affectionnais beaucoup plus que d’autres, mais j’allais toujours au bout de mes lectures, même quand le livre s’avérait être extrêmement compliqué. En y repensant, je me souvins d’une livre nommé Utopie que mon père m’avait offert quand j’étais petite. Je n’avais aucun souvenir de ce jour-là, mais je me souvenais du contenu du livre à la perfection. Quand il me l’avait offert, j’étais trop petite pour réellement le comprendre, mais maintenant, du haut de mes vingt-cinq ans, je comprenais tout ce qui avait été écrit dedans.

Afin de ne pas perdre de vue l’objectif de ma question, je préférais retourner sur la base de celle-ci et lui avouais que ce que j’avais en tête était purement personnel. Cependant, je ne la posais pas pour autant tout de suite. Je réfléchis pendant quelques instants, cherchant une façon de poser ma question, mais rien ne me vint dans un premier temps. Et puis, est-ce que M. Gold accepterait d’y répondre ? Ca non plus je n’en savais rien, mais ce point-là semblait plus facile à éclaircir que ma question à poser. Tout en continuant de réfléchir à une façon de poser ma question, je lui demandais s’il accepterait d’y répondre. J’aurais l’air un peu idiote si une fois ma question posée il refusait d’y répondre. Autant savoir tout de suite où est-ce que j’allais. J’eus un véritable élan d’espoir lorsque M. Gold répondit qu’il acceptait, mais cela se tassa quand il souhaita me poser une question en retour. Pour le coup, je craignais réellement le pire… Qu’est-ce qui pouvait bien susciter son intérêt chez moi ? A cette question, je ne tardais pas à en avoir la réponse !

M. Gold souhaita savoir ce que je faisais avant d’être bibliothécaire. C’était une question à laquelle je ne pouvais pas répondre avec honnêteté, malheureusement. Qui souhaiterait avoir comme employé une femme qui s’était échappée de l’asile ? Personne, c’était une réponse évidente. Cependant, mentir n’était pas dans mes habitudes non plus, du coup, j’optais pour une vérité démunie de détail, comme j’avais l’habitude de le faire à chaque fois qu’on cherchait à en savoir plus sur ma petite personne. Je ne pouvais pas rester indéfiniment silencieuse à chaque fois qu’on me posait une question, cela éveillerait beaucoup trop les soupçons. Même moi je finirais par me suspecter à force de rester silencieuse. Néanmoins, avant de me lancer dans une réponse et afin de paraître un peu plus naturelle, je pris le temps de boire une nouvelle gorgée de mon verre. Evitons de paniquer ! C’était le meilleur moyen de se faire repérer. Je pris le temps de reposer mon verre avant de me lancer dans ma réponse qui était négative. Après tout, j’étais sincère quand je disais que je n’étais pas allée à l’Université. La seule chose que j’omettais c’était la raison pour laquelle je n’y avais jamais été.

Par politesse, je retournais la question à M. Gold. Après tout, peut-être que lui il y a été. En fait, ça m’étonnerait qu’il me réponde le contraire, mais bon, je pouvais me tromper. Les gens pouvaient parfois être tellement plein de surprise. Lui, en tout cas, sembla surpris de ma réponse négative. Des études de lettres ? Sérieusement ? Oui, c’était peut-être ce que j’aurais fait si j’avais pu avoir une véritable vie. Mais la vie en avait décidé autrement, j’avais terminé enfermée dans un asile psychiatrique sans moyen d’en échapper jusqu’à ce que quelqu’un vienne me sauver. Au fond, c’était bien ce que Sun avait fait : elle m’avait sauvé. Je lui serais sans aucun doute à jamais reconnaissante sans aucun moyen réel de la remercier. C’était ce qui m’embêtait le plus dans cette histoire, et pourtant, elle m’avait de très nombreuses fois assurées que ce n’était pas la peine. M. Gold m’avoua ne jamais avoir été à l’Université non plus. Ce fut à mon tour d’être surprise. J’aurais cru que c’était le cas. Néanmoins, je hochais poliment la tête lorsqu’il me parla un peu de son enfance.

- L’important, c’est d’avoir un boulot, n’est-ce pas ? répondis-je.

Je craignais qu’en me révélant un bout de son passé, M. Gold ne cherche à ce que je lui raconte quelque chose sur mon enfance. Je pourrais lui raconter un truc de complètement inventé, mais si je commençais à m’inventer une vie, il faudrait que je m’y tienne, et je n’en avais pas envie. Je souhaitais ma véritable vie avec mes vrais souvenirs. Pas des trucs que j’aurais inventés de toute pièce. Et puis, c’était le meilleur moyen de s’emmêler les pinceaux. Du coup, je restais silencieuse, ne lui offrant aucun détail de mon enfance qu’on aurait pu comparer à la sienne. Et puis, M. Gold ne semblait plus vraiment dans son état normal. Peut-être était-ce le bourbon qui lui avait retourné le cerveau ? Et s’il était saoul ?! Oh mon dieu ! Ce serait entièrement de ma faute étant donné que c’était moi qui l’avais invité à prendre un verre. Lorsqu’il se mit à s’excuser, je pus respirer un peu mieux. Non, il n’était ivre ! Dieu merci ! Je me voyais mal le raccompagner chez lui pour aller le border… Déjà qu’on ne me bordait pas moi, ce n’était pas forcément pour border les autres… Enfin la question ne se posait plus.

M. Gold fit revenir ma question au premier plan ce qui me soulagea parce qu’au moins elle n’avait pas été mise à la trappe et son petit récit sur son enfance n’avait pas été une façon de dévier le sujet sur autre chose. Un sourire se dessina sur mes lèvres lorsqu’il m’assura de me répondre sincèrement. M’asseyant un peu mieux sur mon tabouret haut, je me rendis compte que je n’avais toujours pas trouvé la façon dont j’allais bien pouvoir tourner ma question. Enfin bon tant pis, autant se lancer et s’il ne comprenait pas, il serait toujours temps de me réexpliquer un peu plus convenablement.

- Et bien, je souhaitais savoir si nous nous connaissions avant que je vienne vous voir pour trouver un travail, lançais-je. Enfin, je veux dire connaître, pas dans le sens personnel, mais si vous m’aviez déjà vu ou pas. Je sais que ma question peut vous paraître assez étrange, mais elle m’est nécessaire pour des raisons assez personnelles.



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Once Upon A Beauty and the Beast
belle & rumpelstilskin ⊹ Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra ; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. (by anaëlle)
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[Flashback] What's happening ? [Pv M. Gold]

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