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« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind
L'histoire se déroule en
Octobre 2013.


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 J'ai cru voir un gros lézard [PV Lacey]

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MessageSujet: J'ai cru voir un gros lézard [PV Lacey]   Ven 17 Jan - 11:16

   


   
J'ai cru voir un gros lézard


   

Le soleil descendait de plus en plus, dans le ciel, indiquant que le soir arriverait dans un peu plus d’une heure. Je le voyais un peu en contrebas. Il courrait et vite, mais pourquoi ? Ah oui, cet arc et ce carquois dans son dos, il chassait. Mais quoi ? Je regardais autour de moi cherchant un indice mais il n’y avait personne d’autre et surprise, je me trouvais dans les airs à voler. Je profitais de ce moment de liberté, de légèreté, je sentais presque les plumes sur mes bras. Bref, je me reconcentrais, me demandant une fois de plus quel animal chassait le beau jeune homme. C’est alors que son regard déterminé se posa sur moi et là je sus que j’étais sa cible. J'aurais dû m’en douter plus tôt. J’essayais de voler plus vite mais mon moment de rêverie lui avait donné le temps de me rattraper, lui qui n’était qu’un point au loin auparavant, il était désormais si près que je pouvais presque voir son visage.

Soudain une ombre commença à me cacher la lumière du soleil couchant. Un immense dragon était planté là, devant moi, me barrant la route. Je me retournais afin de le fuir, mais le chasseur encochait déjà une flèche, prêt à tirer. Le dragon se prépara à cracher son feu, je n’avais aucune chance, j’étais coincée, pas moyen de m’en sortir. Ils attaquèrent en même temps et alors que je l’allais être touchée par les deux projectiles, je me réveillais en sursaut.

« Jill ! », avait dit Granny, de ce ton autoritaire qui m’avait réveillée. J’essayais de reprendre mes repères : on était bien au Granny’s Diner, je m’étais endormie sur une table durant ma pause. Tout le monde me regardait parce que j’avais hurlé en me réveillant. Oh vite, je devais me souvenir de ce cauchemar avant que tout disparaisse. Il me semblait qu’il y avait le dragon que j’avais vu au mariage et une histoire de flèches mais sinon tout le reste était déjà parti. Je reprenais ma respiration et remarquais que quelques gouttes de sueur s’étaient formées sur mon front. Granny me demanda si ça allait.

« Oui, oui, ne t’inquiète pas, rien de grave. », lui dis-je avec un sourire qui se voulait convaincant. Elle me répondit en plaisantant de me remettre au boulot alors. Évidemment c’était pour détendre l’atmosphère et détourner l’attention des quelques clients présents ce matin-là, mais je savais qu’au fond, elle s’inquiétait pour moi. Je repris le travail normalement ou presque quand quelqu’un de spécial entra. C’était la bibliothécaire, Mlle French. Je la connaissais grâce à son travail évidemment (j’appréciais beaucoup le calme de la bibliothèque) mais aussi grâce à James, mon meilleur ami, qui l’avait aidée dans le passé. Je la regardais s’asseoir avant d’aller la voir :

« Bonjour, je suis Jill, on s’est vu au mariage. Be…Lacey, si je me souviens bien. Désolée, j’ai du mal en ce moment avec les prénoms. Alors qu’est-ce que je vous sers ? »

J’ornais mon visage d’un grand sourire amical, celui qui ne me quittait que lorsque je dormais. Mais malgré ce sourire, je ne pouvais empêcher la fatigue de me gagner. Il fallait dire que la nuit, je cauchemardais et la journée, j’avais ces étranges malaises. Aussi je n’avais pas beaucoup le temps de me reposer. Je recentrais mes pensées sur la belle jeune femme, en essayant de me souvenir ce que je savais d’elle. Je l’avais vu au mariage avec qui déjà…ah oui Ru…Mr Gold. Ah ce type, me faisait froid dans le dos. J’appréciais tout le monde à StoryBrooke et pourtant, l’antiquaire me paraissait différent, il me regardait différemment, comme s’il pouvait lire dans mon âme, mes doutes et mes peurs, afin qu’il puisse ensuite les retourner contre moi. Oui, je sais ça, ça fait un peu exagéré, mais en tout cas quelque chose d’étrange émane de cet homme. Aussi je me demandais comment une fille aussi charmante que Lacey avait pu aller au mariage avec lui.



   
❝ La réalité revêt parfois la forme d'un dragon effrayant qui s'évanouit dès qu'on ose le regarder en face. ❞

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Lacey French
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MessageSujet: Re: J'ai cru voir un gros lézard [PV Lacey]   Jeu 23 Jan - 17:33






Jill & Lacey

~ La Belle et le Cygne ~


Une pause. J’avais grandement besoin d’une pause dans mon rangement de la Bibliothèque. Depuis que je l’avais découverte saccagé, deux jours plus tôt, je passais mes journées à la remettre en état. Ca m’énervait de devoir recommencer exactement le même travail que celui que j’avais fait plusieurs semaines plus tôt parce que j’avais la sensation d’avoir fait tout ça pour rien. A quoi bon essayer d’avancer quand on retrouvait son lieu de travailler sans dessus, dessous et de ne pas pouvoir mettre la main sur les coupables ? J’avais eu besoin d’un coup de main pour remettre les étagères sur pieds et ramasser tous les livres en faisant deux piles distinctes : ceux qui  avaient survécu, ceux qui n’étaient plus en bon étant. J’avais dû aussi commander du matériel neuf car trois étagères avaient été cassées, ainsi que des tables, des chaises et des fauteuils. Je pouvais me débrouiller toute seule pour tout ça, mais ça me prenait un temps fou.

M. Gold s’était proposé pour me trouver des personnes afin de m’aider à faire l’inventaire et commencer à ranger, mais j’avais refusé. J’avais ma façon de fonctionner et je n’aimais pas qu’on mette du bazar dans mes affaires. Il avait aussi fallu que je me rachète un ordinateur où je conservais toutes mes données. James avait réussi à récupérer les donnés de l’ancien qui n’était plus en état de marche et me les avait transféré dans le nouveau. Mis à part ce détail là, je n’avais besoin de personne. Sauf que là, je saturais, niveau rangement. Il y avait tellement de choses dégradées que du coup, je n’en voyais pas le bout. J’avais aussi pris la décision drastique d’acheter des caméras de surveillance pour si jamais quelqu’un s’avisait à recommencer. Je me détestais pour ne pas y avoir pensé plus tôt car j’aurais pu savoir qui était le ou les imbéciles qui avaient osé mettre ma Bibliothèque en pagaille.

Il était un peu plus de seize heures quand je fermais le bâtiment derrière moi. J’avais vérifié que les caméras de surveillance étaient enclenchées afin de pouvoir partir l’esprit ‘tranquille’. Sauf que je n’étais jamais tranquille à 100%. J’avais toujours la peur que quelqu’un ne revienne pour recommencer. Si seulement je savais qui était celui ou ceux qui avaient fait ça… Je leur ferais passer le pire quart d’heure de toute sa ou leur vie. Parce que malgré le fait que j’étais blessée d’avoir découvert la Bibliothèque dans cet état, j’étais super en colère. Et ça n’allait pas en s’arrangeant au fur et à mesure que j’avançais dans mon rangement. Je retrouverai une certaine sérénité une fois que tout serait fini et que tout serait à nouveau en ordre. En attendant, la Bibliothèque avait de nouveau fermé. Les seules fois où j’accueillais des gens, c’était pour les quelques livraisons ou quand on me ramenait un livre emprunter.

Habituellement, j’aurais pris la direction du Rabbit Hole afin de boire un grand verre d’alcool pure, mais il était encore trop tôt et le bar était sans doute vide. Sauf que là, je n’avais pas envie d’alcool, j’avais envie d’un truc pour décompresser un peu, quitte à ce que ce soit un chocolat chaud, je m’en foutais. Je pris donc la direction du Granny Dinners, ne voyant pas trop où je pourrais aller d’autre. Chez moi ? Ouais, si Nafanaïl était là, se serait sans aucun doute pire que si je retournais à l’hôpital. Quand j’arrivais devant chez Granny, Emma Swan en sortait avec un café dans les mains. Je lui adressais un simple bonjour, ne souhaitant pas du tout parler de ce qu’il s’était passé dans ma Bibliothèque. Elle était venue sur les lieux afin de constater les dégâts, mais il n’y avait aucune preuve sur un potentiel suspect. Le fait que je continue ma route jusqu’à la porte du Granny Dinners l’incita à ne pas venir me parler et j’en fus plus que ravie.

La dernière fois que j’étais venue ici, la propriétaire du café m’avait proposé un poste de serveuse que j’avais refusé assez sèchement. C’était la deuxième fois, à ce moment-là, qu’on m’avait proposé de servir les gens. D’abord au Rabbit Hole, ensuite ici. Finalement, je n’étais pas mécontente d’avoir refusé car je faisais un travail qui me plaisait. Enfin pas en ce moment vu qu’il fallait à nouveau tout refaire, mais une fois que tout serait en ordre, je retrouverai du plaisir à travailler. Je pris une grande inspiration et pénétrais à l’intérieur. Il y avait quelques clients qui étaient attablés autour d’un café, d’un chocolat ou même d’un hamburger. Qui pouvait manger à quatre heures de l’après-midi comme si c’était le déjeuné ou le dîner ? Enfin bref, je n’eus pas trop le temps de trouver une réponse car une serveuse vint vers moi, presque aussitôt que je fus installée à une table.

Je la reconnus assez rapidement comme étant la personne qui accompagnait James au mariage, mais aussi pour être venue quelque fois à la Bibliothèque. Cependant, j’avais oublié son prénom, qu’elle s’empressa de me rappeler. Jill, voilà. Un prénom peu commun. Je fronçais légèrement le nez quand elle commença à m’appeler autrement pour finalement prononcer mon prénom avant de s’excuser de sa confusion.  Je jetais un bref coup d’œil sur la carte avant de reporter mon attention sur Jill qui souriait. Malgré mon état du moment, je lui rendis quand même son sourire.

- Ravie de vous revoir, fis-je le plus sympathiquement possible. Je prendrais un thé, si c’est possible. Je vous laisse choisir lequel.

Je n’étais pas bien difficile en matière de thé. Je les aimais à peu près tous. J’avais une boite tellement remplie à la maison qu’on se demandait pourquoi je venais payer un thé alors que je pouvais avoir le même moins cher. Mais j’avais besoin de changer de cadre. Alors même si le Granny Dinner n’était pas dans mes fréquentations habituelles, je m’en fichais.

- Comment pensiez-vous que je m’appelais ? demandais-je presque aussitôt qu’elle eut noté ma commande sur son calepin.

C’était bien la première fois que quelqu’un hésitait sur mon prénom, surtout en commençant par un autre son. J’avais eu le droit à des Lucy et autre dérivé mais jamais de prénom commençant par la lettre B. Du coup, j’étais curieuse de savoir comment elle comptait m’appeler avant de se reprendre.



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belle & rumpelstilskin ⊹ Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra ; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. (by anaëlle)
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MessageSujet: Re: J'ai cru voir un gros lézard [PV Lacey]   Dim 9 Fév - 16:04






Jill & Lacey

~ La Belle et le Cygne ~


Je regardais la bibliothécaire avec attention, je sentais que je devais aller lui parler. Je voulais savoir ce qu’elle pensait de l’incident qui s’était produit au mariage Nerys-Knightwood. Je savais qu’elle l’avait vu comme je l’avais vu et qu’elle avait senti les flammes passer près de nous pour atteindre le buffet. Si on mettait nos interrogations en commun, peut-être pourrions-nous découvrir des réponses. C’est donc comme à mon habitude, un sourire aux lèvres, que je me dirigeais vers Mlle French. Je me présentais de nouveau à elle et après avoir un peu buté sur son prénom, pris sa commande. Quand elle me répondit, je fus ravie de voir qu'elle se souvenait de moi et notait qu'elle prenait un thé. Elle me laissait le choix du thé, aussi décidais-je que ce serait un thé vert, c'était mon préféré. En espérant qu'elle l’aimait aussi, je m'en voudrais de donner une mauvaise image du Granny's.

Il faut dire que je considérais ce restaurant un peu comme ma famille. Granny était la grand-mère, un peu sévère mais juste. Becky et Ruby étaient mes sœurs avec qui je faisais les 400 coups et quand il travaillait ici, Thomas était le grand frère, gentil mais maladroit. J'étais très attachée à ces personnes et à part ma sœur (adoptive), ils étaient la seule famille qui me restait. Me sortant de mes pensées Lacey prit la parole :

« Comment pensiez-vous que je m’appelais ? »

Il était vrai que je m'étais trompée sur son prénom, ce qui m'arrivait étrangement de façon fréquente, sans que je m'explique vraiment pourquoi. Je réfléchissais à quel nom avait bien pu me venir en tête, mais rien n'y faisait. Comme si ce nom n'avait fait que passer et avait disparu comme il était apparu.

« J'avoue ne pas trop savoir moi-même...hmm, Betty, Bella, Becky. Peut-être Becky,  c’est une de mes amies et elle est brune aussi. J'ai dû m'embrouiller, je suis désolée. »

Un petit sourire gêné apparut sur mon visage et je baissais les yeux. Ne sachant plus trop ou me mettre, je décidais d'aller préparer son thé.

« Je reviens tout de suite »

Je pris la direction du comptoir, passa derrière sortit la boîte contenant les sachets de thé. Je pris un sachet de thé vert, une tasse et mis de l'eau à chauffer. J'essayais de regarder le moins possible la bibliothécaire, pas parce que je m'étais trompée de prénom, on. Maintenant ma gêne était passée, mais parce qu'elle avait peut-être des idées à propos du dragon et que je ne savais pas trop comment aborder le sujet sans paraître brusque. Une fois l'eau brûlante, prête, je la versais dans la tasse, soigneusement comme à mon habitude. Je pris la tasse et me dirigeais de nouveau vers la jolie bibliothécaire.

« Voilà, un thé vert. J'espère que vous aimez ça, sinon je peux le changer, il n'y a pas de problème. »

Je lui offris cette fois-ci un grand sourire accompagné de ma bonne humeur habituelle, mes petits soucis envolés, je voulais juste passer de bons moments avec les gens qui m'entouraient et leur faire passer des bons moments. J'étais ce genre de personne, optimiste, voire même naïve comme dirait certaines personnes. Mais, j'étais contente de mon état d’esprit et j'essayais de transmettre cette joie, à tout le monde. Et pour cela, j'avais avec moi, le meilleur ami et allié qui soit : James Jackson, surnommé Jack par...juste moi en fait. Qu'importe l'heure, je pouvais toujours compter sur lui, et il avait cette même joie de vivre qui faisait que l'on s'entendait à merveille. Si tout le monde sur Terre était comme lui, on vivrait en harmonie. Oui je suis aussi un peu idéaliste, mais je n'arrive pas faire autrement qu'être moi.

« Si vous avez besoin de quoi que ce soit, une autre boisson, parler... Je suis à votre disposition. »

Je lui fis une petite révérence, avant d'aller nettoyer la table juste à coté, ainsi si elle voulait que l'on discute, on pourrait le faire en même temps que je continuais de travailler.[/b]





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Lacey French
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MessageSujet: Re: J'ai cru voir un gros lézard [PV Lacey]   Dim 16 Fév - 16:10






Jill & Lacey

~ La Belle et le Cygne ~


Je ne venais pas souvent chez Granny pour la simple et bonne raison que l’endroit était beaucoup trop calme pour moi et surtout n’était pas du tout mon style d’endroit. Mais avec tout le boulot qui m’attendait encore à la bibliothèque, j’avais besoin de faire une pause. Le Rabbit Hole n’était pas vraiment l’endroit où j’avais envie d’aller en cet instant, donc j’avais tourné mon choix pour le café de chez Granny. Ca me permettrait de prendre un thé. J’en avais plein à la maison, mais l’ambiance n’était pas la même. C’était donc la raison pour laquelle je m’étais installée à une table. La serveuse qui vint s’occuper de moi était une des invitées présentes au mariage qui avait eu lieu la veille du jour où j’avais trouvé mon lieu de travail totalement saboté. Si j’avais bonne mémoire, elle y était allée avec James.

Quelque part, heureusement qu’elle m’avait redonné son prénom car je ne m’en souvenais pas du tout. Elle en tout cas, elle semblait se souvenir du mien, même si au début, elle avait un peu buté. Du coup, j’étais curieuse de savoir comment elle comptait m’appeler au début. C’était peut-être la moi amnésique en quête d’identité qui souhaitait connaître toutes les possibilités, bien qu’on m’ait assuré que Lacey était bien mon prénom. Au départ, j’avais cru que ce n’était qu’un prénom d’écrit sur mon bracelet d’hôpital, mais il fallait croire que non : c’était bien mon prénom. Mais je voulais tout de même savoir ce que Jill avait manqué de dire. Néanmoins, avant de lui poser cette question, j’avais commandé un thé à la saveur qu’elle voulait. Je n’étais pas bien compliquée dans ce domaine. Tout m’allait !

Ce ne fut qu’une fois qu’elle eut noté ma commande sur son calepin que je posais ma question. Ca m’intéressait vraiment, même si je m’étais faite à l’idée de ne pas m’appeler autrement. Je la vis réfléchir quelques instants avant qu’elle ne m’avoue ne pas trop savoir quel prénom exactement elle comptait prononcer, mais elle m’en cita plusieurs, tous commençant par la lettre B. Pourquoi cette lettre ? Elle m’offrit l’explication aussitôt, sans que je ne la lui demande. Je hochais la tête. Oui, ça pouvait être une raison, en effet. Je lui répondis qu’il n’y avait pas de mal quant au fait qu’elle se soit trompée. Ca pouvait arriver à n’importe qui de se tromper et d’appeler quelqu’un par un autre prénom. Un nouveau hochement de tête de ma part quand elle m’annonça qu’elle revenait. Je n’allais pas l’empêcher de faire son boulot.

En attendant, je sortis le livre que j’étais entrain de lire actuellement. L’automne du Patriarche était un livre vraiment compliqué à lire. Les phrases faisaient parfois jusqu’à onze pages alors il nécessitait une concentration vraiment extrême pour le comprendre. Et encore, parfois, j’étais obligée de prendre des notes sur tout ce qui se disait afin de ne pas perdre le fil. C’était, par moment, à se taper la tête contre un mur tellement il était difficile, mais ça ne m’arrêtait pas. Il en faudrait bien plus pour y arriver. Surtout que celui-là, je n’avais pas l’impression de l’avoir lu alors je le dévorais avec un certain intérêt. Je n’eus pas le temps d’en lire grand-chose avant que Jill ne revienne avec ma commande. En même temps, préparer un thé ne prenait pas des heures non plus !

Elle avait choisi un thé vert. Ca me convenait parfaitement, elle n’avait pas de raison de s’en faire. Quand j’affirmais ne pas être difficile en matière de thé, je ne mentais pas. Je ne les connaissais pas tous parce qu’il existait des centaines et des centaines de saveurs différentes, mais dans des cafés, comme celui de chez Granny, ils ne proposaient que des thés qu’on trouvait un peu partout et ceux-là, je les aimais bien donc… Avec un sourire, je la remerciais avant d’ajouter :

- Ne vous en faite pas, thé vert, c’est parfait.

J’attrapais le petit sachet de sucre qui accompagnait ma tasse et le secouais légèrement pour faire tomber toute la poudre vers le fond puis l’ouvris pour verser le contenu dans ma tasse. Je ne sucrais pas tous les thés, mais le vert faisait parti de ceux que je préférais avec du sucre. Je pouvais le boire sans, mais ce n’était pas pareil. Je touillais machinalement mon thé tout en lisant mes dernières notes afin de me souvenir des dernières choses que j’avais lues jusqu’à présent. J’ignorais encore si j’allais continuer ou pas à lire dans l’immédiat, mais ce récit avait besoin qu’on se rappelle constamment ce qu’il s’était dit au gros risque de vraiment zappé et de ne plus savoir d’où sortait certaines informations. Je relevais la tête vers Jill qui affirmait être à ma disposition si j’avais besoin de quoi que ce soit, même si cela n’avait strictement rien à voir avec son travail au Granny.

C’était assez étrange qu’elle me fasse ce genre de proposition. Je fronçais légèrement les sourcils tandis qu’elle se remit au travail sur une table proche de la mienne. Je tournais la tête vers la fenêtre et observais pendant quelques secondes l’extérieur. Tout d’abord, je regardais la rue avant de lever le nez vers le ciel. Le ciel était gris. Parfois, le soleil se laissait voir par un simple disque brillant derrière le gris des nuages. Je repensais à cette étrange apparition qui avait eu lieu au mariage de l’héritière Nerys. Personnellement, j’étais sceptique quant à ce qui se disait. Un plaisantin avait mis le feu au mariage, ça, c’était certain. Et après, on avait tous dû s’occuper d’éteindre tout ça… Je reportais mon attention sur Jill qui continuait de nettoyer sa table. Elle aussi avait dû participer à la tentative de maîtrise du feu en attendant que les pompiers n’arrivent.

- Jill ? Simple curiosité, qu’avez-vous vue au mariage quand il y a eu le feu ? Je veux dire, beaucoup de monde à ses propres idées, mais absolument aucune ne tient réellement la route quand on y réfléchit bien…



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MessageSujet: Re: J'ai cru voir un gros lézard [PV Lacey]   Jeu 6 Mar - 17:13






Jill & Lacey

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Je prenais sa commande, notant sur mon calepin, qu’elle voulait un thé, mais qu’elle me laissait choisir la saveur. J’étais dans mes pensées, quand Lacey me demanda par quel prénom, j’avais failli l’appeler. Je cherchais dans ma mémoire ce que je voulais dire, mais je n’arrivais pas à remettre la main dessus. En même temps, je n’avais pas réfléchi et le nom m’était venu aussi naturellement et rapidement qu’il était repartit. En essayant de m’expliquer devant la bibliothécaire, j’en vins à me dire que je l’avais confondu avec Becky. Je me demandais pourquoi elle voulait savoir avant de me dire que c’était simplement de la curiosité. Ou bien était-ce en rapport avec le fait que je ne l’avais jamais vue avant le mariage. Chassant cette idée de ma tête, j’indiquais à la brune que j’allais préparer son thé, rougissant un peu de ma précédente bêtise.

Tandis que je préparais ladite boisson derrière le comptoir, je jetais un coup d’œil à ce que faisais Lacey. Elle était en train de lire. En même temps pour une bibliothécaire, c’était normal. Je me demandais quel était le titre de sa lecture et notait dans un coin de ma tête que je devais lui demander. Tout comme je devais lui poser quelques questions sur le mariage et ce qu’elle y avait vu. Je revenais avec un thé vert, mon préféré, un grand sourire sur le visage ; sourire qui ne me quittait quasiment jamais.

« Voilà, un thé vert. J'espère que vous aimez ça, sinon je peux le changer, il n'y a pas de problème. »

Il est vrai que je n’étais pas sure de ses goûts aussi, si elle voulait le changer, je n’y voyais pas d’inconvénient. Cependant, il semblait que la bibliothécaire, n’était pas du tout difficile, et c’est avec un sourire qui me fit chaud au cœur qu’elle me remercia :

-Ne vous en faites pas, thé vert, c’est parfait.


Elle se servit en sucre, tout en jetant un œil à son ouvrage. Je faillis lui demander quel livre s’était mais, je me dis que c’était peut-être un peu indiscret alors je me ravisai. Toujours aussi souriante, j’affirmais être à sa disposition et après une petite courbette et un grand sourire, je me dirigeais vers la table d’à côté que quelqu’un venait de quitter récupérant le pourboire que la personne avant gentiment laissé. Je nettoyais la table où quelques gouttes de café étaient restées, tout en restant comme je l’avais dit à disposition de Lacey. Et apparemment, j’avais eu raison de faire cela car après quelques secondes de silence durant lesquelles, la bibliothécaire avait observé le ciel, elle prit la parole :

-Jill ? Simple curiosité, qu’avez-vous vue au mariage quand il y a eu le feu ? Je veux dire, beaucoup de monde à ses propres idées, mais absolument aucune ne tient réellement la route quand on y réfléchit bien…

Je me tournais vers elle, j’étais contente qu’elle pose la question, car je ne savais pas trop comment aborder le sujet. Je réfléchis un peu, repensant aux évènements. C’était un si beau mariage et puis ce qui ressemblait à un dragon était venu et avait enflammé le buffet que les invités s’étaient évertués à éteindre, Lacey et moi comprises. Je devais avouer que ce gros lézard m’avait perturbé, plus qu’on ne pouvait le penser, puisque qu’apparemment, j’en cauchemardais et si je le faisais c’est parce qu’au fond de moi, j’y croyais. Je voulais croire qu’il y avait de la magie en ce monde et que cette magie s’était imposée à nous par sa forme monstrueusement dragonnesque.

« Personnellement, je pense que…vous allez me prendre pour une folle mais je pense que c’était réellement un dragon qui a mis le feu au mariage. Aucune illusion, aucun mécanisme, aucune drogue ne reproduire la réalité de ce qu’on a vu, j’ai senti les flammes passer au-dessus de ma tête, j’ai senti l’haleine du dragon. Pour moi, c’était bel et bien un dragon. »

Je réfléchis un peu, c’était la première fois que j’exposais ce que je pensais vraiment du dragon. C’était presque un sujet tabou pour lequel chacun exposait son avis, mais personne n’était sûr de rien. Et au moment où, j’eu fini de donner mes propres explications. Mon histoire sonna comme une autre que j’avais entendu de la bouche d’un adorable petit garçon. Et sans y faire attention, je laissais mes pensées s’exprimer à haute voix.

« Et si c’est Henry qui avait raison ? Nous serions tous des personnages de conte et les dragons existeraient bel et bien. Ça parait fou, mais ça expliquerait la présence du lézard. Je suis sûr que s’il n’était pas aussi mal, il nous hurlerait haut et fort qu’il avait raison. J’ai bien envie de croire ne serait-ce qu’un peu à son histoire, pas vous ? »

Il est vrai que c’est l’idée même de magie dans notre monde qui m’avait tentée et j’avais du mal à croire à l’histoire des contes mais un dragon. Si ce n’était pas une preuve de magie, je ne savais pas ce qu’il fallait aux habitants de Storybrooke. Vers la fin, je m’étais rendu compte que je parlais à haute voix, et je voulais vraiment avoir l’avis de Lacey. Si elle me prenait pour une cinglée, je la comprendrais. Mais elle qui était bibliothécaire, qui avait dû lire de nombreuses histoires fantastiques, n’avait-elle pas envie d’en vivre une ?






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Lacey French
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MessageSujet: Re: J'ai cru voir un gros lézard [PV Lacey]   Dim 9 Mar - 22:54






Jill & Lacey

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L’avantage d’aimer le thé autant que moi, c’était qu’on pouvait boire n’importe lequel (ou presque). J’étais toujours avide de découvrir de nouvelles saveurs. Même celles qui ne donnaient pas envie, parfois, on avait des surprises parce qu’en faite, c’était super bon. D’autres, bien sur, ne devraient même pas exister tellement ça avait été mal pensé, mais ces cas-là étaient assez rares à mon goût. Cependant, en venant au Granny, je ne m’attendais pas à ce qu’on me serve un thé provenant de Tombouctou fait aux épices de là-bas. Donc je ne craignais pas grand-chose en demandant à Jill de me servir le thé de son choix. Et j’avais vu juste quand elle me servit un thé vert. C’était le plus traditionnel, celui qu’on appréciait de boire quand on rentrait du froid et qu’on n’avait pas envie de se casser la tête à chercher quel thé on pourrait boire.

A ce thé-là, j’ajoutais toujours du sucre. Certains, je les aimais nature. D’autres plus sucrés. Ca dépendait des goûts. Tout était une question de palais. J’étais légèrement surprise que Jill se dise être à ma disposition si j’avais besoin de discuter ou de quoi que ce soit. Etait-ce une coutume de ce café/restaurant ? Je ne mettais que très rarement les pieds ici. En fait, ça devait être la deuxième fois, et du coup, j’avais beaucoup plus l’habitude des serveurs du Rabbit Hole que ceux de chez Granny. Etre à la disposition des clients, même pour discuter, était-elle une des bases fondamentales de ce lieu ? Aucune idée. Je la remerciais néanmoins tout en touillant mon thé et en regardant par la fenêtre. Plusieurs pensées diverses et variées me traversèrent, puis celle du « dragon » au mariage Nerys me traversa quand je me mis à observer le ciel gris.

Curieuse de connaître le point de vue de la serveuse qui avait été présente lors du carnage, je l’interrompis dans son boulot, sans vraiment de remord puisqu’elle m’avait dit que je pouvais, et lui posais la question. Je voulais savoir avant tout ce qu’elle avait vu étant donné les visions divergentes de quasiment tous les invités. Moi, je ne savais pas vraiment que croire. J’avais cru voir un dragon, mais quand je m’étais relevée, il n’y avait plus rien. Comment y croire quand ce qu’on avait vu n’avait duré qu’une seconde ou deux ? Jill se tourna vers moi une fois mes paroles prononcées. Je portais ma tasse jusqu’à mes lèvres et bus une gorgée de mon thé. Il était parfait ! Ni trop chaud, ni trop froid. Il était à bonne température pour se laisser boire facilement. Je regardais la serveuse réfléchir à ma question. Je n’étais pas pressée, elle pouvait bien réfléchir autant qu’elle voulait.

Finalement, quand elle m’avoua qu’elle pensait réellement qu’un dragon était apparu, j’arquai un sourcil. Non, je ne la prendrais pas pour une folle, puisque certains semblaient vraiment croire qu’il s’agissait d’un dragon, notamment cette journaliste qui souhaitait mener une expédition dans la forêt pour le retrouver, mais je m’étonnais de son résonnement, qui malgré tout, tenait la route. Moi aussi, j’avais senti les flammes, je ne pouvais pas le nier. Mais l’haleine du dragon ? Je me souvenais qu’à ce moment-là, elle et James étaient à notre table, à M. Gold et moi. J’avalais ma gorgée de thé et reposais ma tasse sur la table.

- L’haleine ? Vous étiez avec nous au moment où le « dragon » a surgi. Comment avez-vous fait pour sentir son odeur alors que moi, je n’ai rien senti ? demandais-je.

En aucun cas je ne souhaitais contredire ses affirmations, je cherchais juste à comprendre le pourquoi du comment. Du coup, j’espérais qu’elle ne s’offusquerait pas de ma question. Toute façon, c’était trop tard. Elle était posée maintenant. J’écartais légèrement mon livre de ma tasse de thé afin de le préserver au cas où il m’arriverait malheur. Je n’avais pas l’habitude de faire tomber mes tasses, mais au cas où une telle chose arrivait, je préférais épargner le livre. C’était le plus précieux des trésors à mes yeux alors il était hors de question que je laisse quoi que ce soit lui arriver. Je reportais mon attention sur Jill quand elle reprit la parole après un moment de réflexion. Il semblerait que ce soit la première fois qu’elle réfléchisse réellement à la question.

Personnellement, ça faisait un petit moment que je n’avais pas songé à cette rumeur de dragon. Avec la remise en état de la Bibliothèque, je n’avais pas le temps pour ça. J’étais bien trop occupée à faire le nécessaire pour tout remettre sur pieds. J’avais encore pas mal de livre à racheter, des caméras de surveillance à installer, mais ça, il faudrait que je trouve quelqu’un, et j’avais déjà ma petite idée de qui, bref, trop de trucs à faire pour réellement me soucier de ce qui s’était passé au mariage. Alors pourquoi est-ce que ça me revenait maintenant ? Peut-être à cause de ce nuage gris qui avait recouvert le soleil quelques instants plus tôt et qui avait produit, plus ou moins le même effet que le « dragon » au mariage ? Possible. Enfin, Jill reprit la parole et me parla d’un certain Henry qui avait toute une théorie. A nouveau, j’arquai un sourcil. Et quand elle me demanda ce que j’en pensais, je demandais stupidement :

- Qui est Henry ?

Je ne pensais pas avoir eu le plaisir de le rencontrer, ni même d’avoir été présentée à lui. Je le saurais sinon. Ce n’était pas courant qu’une personne affirme qu’on ne faisait pas parti de ce monde-là. Or, pourquoi en serait-il autrement ? Ca se saurait s’il y avait des mondes parallèles. Non ça, on les trouvait dans les contes pour enfants. Blanche-Neige, la Belle et la Bête etc… c’était bon pour endormir les enfants le soir. La version pour enfant s’entend. Allez raconter l’histoire de Blanche-Neige version les frères Grimms, vous leur donnerez des cauchemars.



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MessageSujet: Re: J'ai cru voir un gros lézard [PV Lacey]   Mer 12 Mar - 15:07






Jill & Lacey

~ La Belle et le Cygne ~


La bibliothécaire avait laissé un silence que je mettais à profit pour réfléchir. J’étais partie dans mes pensées, essayant de retrouver ce qu’il se passait dans mon rêve. J’étais presque certaine que le dragon du mariage se trouvait dedans, il y a avait un soleil…un homme. Les souvenirs m’échappaient comme si j’essayais d’attraper de la fumée. Durant un instant cela fonctionne puis tout s’enfuit. Tout comme mes souvenirs, mes réflexions s’échappèrent pour écouter la question de Lacey. Elle voulait justement parler du mariage. J’avais très envie de partager mon avis avec quelqu’un aussi, après quelques instants de réflexion. J’exposais ma théorie du véritable dragon. Je savais que peu de personnes y croyaient, mais je ne voyais pas d’autres explications. Je l’avais vécu et je savais que ce n’était pas qu’une mauvaise blague, c’était bien trop élaboré pour en être une. Alors que je pensais que Lacey allait me prendre pour une folle elle me demanda :

- L’haleine ? Vous étiez avec nous au moment où le « dragon » a surgi. Comment avez-vous fait pour sentir son odeur alors que moi, je n’ai rien senti ?

Un sourire gêné apparut sur mon visage, reflétant le léger instant de alaise que je vivais, aussi je lui répondis, très rouge :

« Heu…ça…comment dire…d’accord, j’avoue, c’était juste pour augmenter l’effet dramatique. »


Mon sourire s’agrandit, il n’y avait rien de  plus vrai et sur le coup, je m’en voulu d’avoir exagéré mes propos mais j’avais été emportée par la passion de mon discours. En espérant ne pas avoir complètement détruit ma crédibilité. Je continuais, laissant mes pensées dépasser mes mots, exprimant à haute voix mes réflexions intérieures. Je parlais donc sans vraiment le vouloir à Lacey, d’Henry, de sa théorie tellement folle que j’avais envie d’y croire. Je voulais de la magie dans ma vie. Il est vrai que mes amis m’en apportaient tous les jours avec eux, mais si la vraie magie existait, je voulais la voir, en faire partie. Je finis en demandant son avis à la bibliothécaire. Et encore une fois sa réponse fut une question et pas celle à laquelle je m’attendais.

- Qui est Henry ?


Ce que j’étais sotte, c’est vrai tout le monde n’avait pas radio-potin alias Becky, au travail. Cependant, je trouvais étrange, qu’elle n’en ait même pas entendu parler avec l’arrivée du shérif Swan, il me semblait même qu’il y avait eu un article quand le pauvre garçon était tombé dans le coma. Je notais ce détail dans le même coin qui me disait que je ne l’avais jamais vu avant l’arrivée d’Emma.

« Oh, je suis désolée. Je ne réfléchis pas avant de parler. Henry c’est le fils adoptif de Mme le maire et le fils biologique du shérif Swan. Il racontait partout que l’on était des personnages de conte qui ne se souvenait plus de leur passé avant de tomber dans le coma, il y a quelques semaines. Il venait souvent ici et j’aimais bien qu’il me parle de ses théories. »
, J’eus un petit sourire triste avant de reprendre sur le ton de l’humour. « Il va être déçu quand je lui dirais qu’il n’est pas aussi connu qu’on le pensait. »

Je n’avais d’ailleurs jamais pensé à lui demander qui il pensait que j’étais. Avec un peu de chance, j’étais la belle au bois dormant. Malheureusement à Storybrooke, mon prince charmant ne se pressait pas pour venir. J’espérais bien ne pas avoir à attendre mon prince 100 ans. Mon sourire habituel revint et ma curiosité avec, me poussant à demander :

« Alors maintenant que vous savez tout, qu’est-ce que vous en pensez ? Je passe vraiment pour une folle ou bien êtes-vous aussi peu convaincue que moi par les vagues explications du Daily Mirror ? »







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MessageSujet: Re: J'ai cru voir un gros lézard [PV Lacey]   Lun 17 Mar - 23:43






Jill & Lacey

~ La Belle et le Cygne ~


Je réfléchissais à toute allure, sans m’en rendre compte. Je savais qu’il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond dans cette ville, mais j’ignorais quoi exactement. Et comme je n’en étais pas certaine à cent pour cent, c’était compliqué d’aller dire aux gens que rien n’était « normal ». Sérieusement, j’avais l’impression que Storybrooke se suffisait à elle-même, qu’elle n’avait pas besoin du reste du monde, alors que c’était totalement stupide. Pareil, j’avais acheté le journal une fois et à aucun moment, il ne parlait de ce qu’il se passait ailleurs dans le monde. Non, tout résidait dans Storybrooke et personne ne semblait trouver cela étrange. N’y avait-il que moi qui étais dotée d’un cerveau en état de fonctionnement ? Certes, j’avais perdu la mémoire, mais cela n’avait pas altérer mon sens de la déduction aiguisée.

Pour en revenir au sujet de conversation du moment, j’essayais de comprendre cette histoire de dragon qui était aussi stupéfiante qu’impossible. Des recherches scientifiques avaient prouvé que les dragons n’existaient pas. Sauf les dragons du Komodo, mais il ne s’agissait uniquement que d’une race de varan. Hors, ce qu’il y avait eu durant le mariage ressemblait plus à un énorme volatile. Personnellement, j’étais très loin d’être sure de ce que j’avais vu. En tout cas, il y avait quelque chose qui avait mis le feu, mais allez savoir si ce n’était pas fait exprès pour nous en mettre plein la vue ou bien même un acte terroriste ? Enfin, je souhaitais connaître l’avis de Jill qui s’était assise en face de moi, à notre table, à M. Gold et moi. Et sa réponse me laissa tellement perplexe que je ne pus m’empêcher de lui demander comment elle avait fait pour sentir l’haleine du dragon.

Parce que moi, mis à part l’odeur de fleurs et de buffet cramés, je n’avais strictement rien senti. Pas même une haleine glauque. Puis soudainement, je vis la jeune femme m’offrir un sourire gêné et j’arquais un sourcil. Elle s’était simplement laissée emporter dans son récit. Je lui offris un sourire compatissant. Ca arrivait à tout le monde ce genre de chose. Surtout quand on était face à une chose aussi incroyable que la potentiel existence d’un dragon comme on pouvait les voir dans les livres de récit fantastique, médiévale, chevaleresque, etc… Des livres sur les dragons, j’en avais lu des tas, même si je ne me souvenais pas d’en avoir lu. Il me suffisait de regarder les titres de certains livres pour me souvenir de quoi cela parlait. Ca, là-dessus, j’avais de la mémoire, mais impossible de savoir à quel moment de ma vie je les avais lu et pourquoi. Enfin, ces moments de souvenir étaient un début dans ma quête de mémoire.

Jill avait viré au rouge pivoine et l’espace d’un instant, je m’en voulus d’avoir brisé absolument tout son effet de style, mais moi, je cherchais quelque chose de concret. Mais je ne lui en voulais pas d’avoir exagéré la situation. On avait juste manqué de finir grillé au barbecue, mais mis à part ça, on s’en était tous plutôt bien sorti. Sauf ma pauvre Carrie qui avait fini avec une entorse à la cheville. En même temps, elle s’était perchée sur de sacrés talons et elle n’avait pas l’habitude d’en porter. Rien d’étonnant à ce qu’il lui soit arrivé malheur… Personnellement, depuis que j’étais sortie de psychiatrie, je ne portais que ça. Et je ne souffrais même pas à force de marcher. Etonnant, non ? A croire que j’avais l’habitude d’en porter tout le temps avant de me faire enfermer dans cette pièce froide et humide qui avait été ma chambre pendant… je ne sais combien de temps.

- Pas de problème, c’était juste pour être sure qu’on était au même endroit et au même moment, répondis-je.

Je repris ma tasse de thé tout en écoutant Jill m’informer de la théorie d’un certain Henry que je ne connaissais pas du tout. Selon lui, nous ne faisions pas partis de ce monde, mais d’un autre, celui des contes. C’était vraiment assez abracadabrant comme théorie. Jamais de ma vie je n’avais entendu quelque chose d’aussi… Stupide ? Non pas stupide, mais imaginatif ! Même moi, qui adorais me plonger dans les romans et qui rêvais de vivre un truc aussi incroyable, je n’étais pas aussi crédule. Cependant, quand elle me demanda mon avis, je lui demandais plutôt qui était Henry. Parce qu’étant donné la tournure de sa question, il semblerait que j’étais obligée de le connaître. La jeune femme me considéra pendant quelques instants, apparemment, elle ne semblait pas s’attendre à ce que je lui pose une telle question. Avais-je dit quelque chose qu’il ne fallait pas ?

Explication faite, je compris qu’Henry n’était qu’un petit garçon de onze ans, adopté par Régina Mills, le maire de cette ville, et qui n’était nul autre que le fils du shérif de la ville qui l’avait abandonné à la naissance. Casse-tête chinois bonjour ! Sauf que le pauvre enfant était actuellement dans le coma. Je me mordis la lèvre inférieure, repoussant une question qui ne serait pas joliment posée. Le but n’était pas de me disputer avec Jill mais plutôt d’essayer de comprendre pourquoi elle croyait à l’existence de ce dragon alors qu’il n’y avait absolument rien qui le prouvait étant donné qu’il avait subitement disparu après le mariage. Ce qui pourrait convenir pour expliquer que le dragon était un faux dragon. Un hologramme réaliste. Après tout, on faisait des films en 3D avec des effets spéciaux plus vrais que nature alors pourquoi est-ce que les Nerys n’arriveraient pas à se procurer un appareil faisant apparaître un dragon qui semblerait vrai ?

- Disons que… vous semblez croire dur comme fer à l’explication d’Henry… Mais, excusez-moi si je vous semble impolie, mais ce n’est qu’un enfant d’une dizaine d’année qui possède une très grande imagination.

Je bus une nouvelle gorgée de thé avant de reprendre :

- Moi, ce que j’en pense ? Je n’en sais rien. Un hologramme ? Peut-être, oui. Il n’y a absolument rien qui empêche qu’on ait pu en créer un, avec la technologie d’aujourd’hui. Quant à vous, je ne pense pas que vous êtes folle. Sinon, une petite partie de la ville serait déjà en psychiatrie étant donné qu’il y a quand même quelques personnes qui pensent qu’un dragon existe réellement.

Et le Docteur Lynch se retrouverait avec du boulot par-dessus la tête. D’ailleurs, en y repensant, je devais toujours considéré sa demande qui m’était complètement sortie de l’esprit avec le carnage de ma Bibliothèque. Et il ne semblait pas pressé d’avoir de mes nouvelles d’ailleurs puisqu’à aucun moment il ne m’avait demandé où j’en étais dans ma réflexion. En ce moment, la balance penchait sérieusement vers le « pour » et il serait peut-être temps que je prenne une décision avant que la balance ne penche de l’autre côté. Je ne pouvais pas rester comme ça indéfiniment. Je terminais mon thé et déposais la cuillère dans la tasse tout en reportant mon attention sur Jill.

- Et si, je dis bien si, nous faisons parti du monde des contes, pourquoi est-ce qu’on ne s’en souvient pas ? Je crois bien que n’importe quelle fille se souviendrait d’avoir été une princesse un jour, non ?

Veine tentative de comprendre ceux qui écoutaient le petit Henry Mills. Enfin Jill m’avait semblé tellement convaincu que du coup, je ne pouvais que poser la question pour en savoir un petit peu plus.

- Est-ce que je pourrais en avoir un autre ? demandais-je en lui tendant ma tasse. Le même s’il vous plait et… asseyez-vous avec moi pendant quelques minutes, en attendant qu’un autre client ne fasse appel à vous.



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MessageSujet: Re: J'ai cru voir un gros lézard [PV Lacey]   Lun 31 Mar - 16:29






Jill & Lacey

~ La Belle et le Cygne ~


J'exposais ma théorie sur le véritable dragon quand Lacey me demanda comme j'avais pu sentir l'haleine du dragon, je lui avait répondu le rouge aux joues que j'avais peut-être un exagérée en me laissant emporter par mon discours. Je lui fis malgré tout un sourire, certes gêné mais un sourire quand même. Elle me le rendit, et cela me fit chaud au cœur. J'adorais voir les gens sourire, c'était un de ces petits moments où la vie est belle, un petit fragment de bonheur quand parfois tout est sombre. Moi, je n'avais pas ce problème là, alors je souriais tout le temps afin d'apporter ces petites parts de magie aux gens qui m'entouraient. Je devais avouer que j'avais aussi mes moments de faiblesse : quand le dragon était apparu, je ne souriais pas. Quand il avait craché son feu, ruinant ainsi la fin du mariage Nerys-Knightwood., je n'avais pas souris. Quand, j'en venais à cauchemarder de ce dragon, je ne souriais pas non plus. Mais après, je me remettais à avoir ce sourire naïf. Ce même grand sourire que j'offrais à Lacey.

- Pas de problème, c’était juste pour être sure qu’on était au même endroit et au même moment.

Mon sourire s'élargit, on était en effet à la même table lorsque c'était arrivé, elle était même avec Mr Gold. C'est dingue comment ce type me faisait peur, à chaque fois que je le croisais j'avais des frissons. Le pire était que je n'arrivais pas à comprendre pourquoi ? Quand je le croisais je ne souriais pas non plus. Comment quelqu'un d'aussi gentille et douce que Lacey pouvait être avec quelqu'un de froid et terrifiant comme lui ?

Bref, je continuais sur ma lancée en lui parlant de la théorie d'Henry plus ou moins volontairement. Je trouvais la bibliothécaire un peu surprise, c'était normal, le gens ne croyaient généralement pas à ces histoires de magie, mais moi je voulais y croire, c'était quelque chose qui comptait beaucoup pour moi. Je m'attendais à ce que l'ancienne princesse me demande plus de précisions mais non elle me questionna plus simplement sur qui était Henry. J m'en voulu un peu ne pa sy avoir pensé tout de suite, même si je trouvais étrange qu'elle ne le connaisse pas, comme si elle était arrivée il y a peu. Sachant que les nombreux différents entre les deux mères de l'enfant avaient fait du bruit à Storybrooke. Je lui racontais les grandes lignes, ayant cependant une petite pensée triste quand j'expliquais qu'il était tombé dans le coma. J'y étais très attachée à ce petit garçon, et il m'avait redonné espoir en me disant qu'un prince charmant m'attendait ici à Storybrooke. Je me reconcentrais lui demandant ce qu'elle en pensait ce qui était plutôt important.

- Disons que… vous semblez croire dur comme fer à l’explication d’Henry… Mais, excusez-moi si je vous semble impolie, mais ce n’est qu’un enfant d’une dizaine d’année qui possède une très grande imagination. Moi, ce que j’en pense ? Je n’en sais rien. Un hologramme ? Peut-être, oui. Il n’y a absolument rien qui empêche qu’on ait pu en créer un, avec la technologie d’aujourd’hui. Quant à vous, je ne pense pas que vous êtes folle. Sinon, une petite partie de la ville serait déjà en psychiatrie étant donné qu’il y a quand même quelques personnes qui pensent qu’un dragon existe réellement.

Je ne pensais pas qu'on pouvait aller en psychiatrie juste parce qu'on croyait à l'existence d'un dragon mais je trouvais la bibliothécaire un peu tendue quand elle en parla. Elle ne devait sûrement pas avoir envie d'y aller. J'oubliais rapidement cela car ça me fit penser que je devais prendre rendez-vous avec le docteur Lynch pour qu'il trouve une solution à mes rêves ou plutôt mes cauchemars. Me sortant une fois de plus de mes pensées, sans pour autant me déranger, Lacey me demanda, un peu sceptique :

-Et si, je dis bien si, nous faisons parti du monde des contes, pourquoi est-ce qu’on ne s’en souvient pas ? Je crois bien que n’importe quelle fille se souviendrait d’avoir été une princesse un jour, non ?

C'était normal qu'elle n'y croit pas moi-même, je n'y croyais pas complètement, mais je voulais y croire alors j'essayais de rallier à ma cause les gens qui comme moi avait juste besoin d'un petit coup de pouce pour y croire.

«  Et bien d'après Henry, la méchante Reine, qui serait Mme Mills, nous auraient aussi enlevé tous nos souvenirs liés à notre passé mais que depuis que le shérif Swan est arrivée, nos souvenirs...reviennent...peu à peu. »

La fin de ma phrase fut à peine audible comme un déclic en moi, une explication à mes rêves, je laissais ce détail dans un coin de ma tête. Ça paraissait légèrement bizarre mais c'était une trop grosse coïncidence pour en être une. Pendant que je réfléchissais, la bibliothécaire avait finit sa tasse :

- Est-ce que je pourrais en avoir un autre ? Le même s’il vous plait et… asseyez-vous avec moi pendant quelques minutes, en attendant qu’un autre client ne fasse appel à vous.

Je lui souris c'était avec plaisir que j'allais continuer cette discussion avec elle, je me dirigeais de nouveau vers le comptoir afin de préparer le thé. Cela fait, je retournais vers la table, et m'assis en face de la brune. Je fis glisser doucement la tasse sur la table, la présentant ainsi à Lacey et lui dit avec un sourire :

« Vous n'avez jamais voulu croire à la magie ? Voulut être une princesse enfermée par un monstre mais qu'un beau prince charmant est venu sauver afin de vivre heureux pour toujours. Cela ne vous a jamais tenté une fin heureuse ? »




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MessageSujet: Re: J'ai cru voir un gros lézard [PV Lacey]   Mer 2 Avr - 22:34






Jill & Lacey

~ La Belle et le Cygne ~


A aucun moment je n’avais dit que Jill était une menteuse car tout comme moi, elle avait été présente quand ce « dragon » avait surgit pour mettre feu au buffet et aux fleurs du mariage, mais seulement, le fait qu’elle me parle d’haleine alors qu’elle et moi n’étions pas très loin l’une de l’autre. Moi, je n’avais absolument rien senti alors je ne comprenais pas vraiment comment elle avait fait pour sentir quelque chose dans ce genre-là… Mais enfin, elle m’avait avoué qu’elle en avait un peu rajouté. Je comprenais parfaitement qu’on puisse se laisser porter par les choses et je ne la blâmais pas pour cela. Je lui offris un sourire afin qu’elle cesse de se croire coupable. Je préférais juste mettre les choses au clair afin de savoir si on parlait bien de la même chose, ni plus, ni moins.

Chacun avait sa théorie sur l’existence de cette créature. Beaucoup disait que ce n’était qu’une illusion, un hologramme ou le produit d’une intoxication alimentaire, certains disaient que le dragon existait réellement. Personnellement, je n’avais pas d’avis personnel sur la question. Je cherchais encore une possible vérité. Du coup, je demandais autour de moi ce à quoi ils pensaient et j’avais des réponses tellement diverses et variées que du coup, c’était presque impossible de se faire une idée réelle. Là, j’avais affaire à une personne qui croyait dur comme fer au dragon que du coup, elle s’ajoutait à la liste des personnes qui avaient des croyances différentes. Cependant, Jill ne croyait pas qu’à l’existence du dragon, mais également à la théorie d’un certain Henry qui s’avérait être en garçon de onze ans, après explication.

J’étais particulièrement sceptique par cette explication car il s’agissait d’un enfant à l’imagination débordante et je me demandais comment Jill pouvait croire à de simples enfantillages. Je ne manquais pas d’imagination, pourtant, parce qu’avec tous les livres que je pouvais lire c’était difficile de manquer d’imagination, mais de là à croire aux histoires abracadabrantes d’un enfant… Il y avait malgré tout un monde. Enfin, en exposant mon idée sur la question et ce que je pensais sur Henry, j’espérais ne pas être impolie car je brisais tout de même la conviction de Jill et du coup, ce n’était pas forcément positif. Rien ne l’empêchait de me traiter d’idiote qui a trop les pieds sur terre, mais elle ne le fit pas, se contentant d’écouter ce que moi je croyais. L’explication de l’hologramme était la seule qui me semblait la plus probable. Comme je le lui expliquais, avec la technologie d’aujourd’hui, ce n’était pas impossible.

Quand j’affirmais qu’elle était loin d’être folle, j’étais sincère parce que je ne plaisantais pas avec la psychiatrie. J’avais été enfermée dans ce milieu-là pendant tellement longtemps que du coup, la folie, je savais ce que c’était. J’étais persuadée que jamais je n’avais été folle, même si le docteur Lynch affirmait que j’affichais des troubles mentaux. Mais comme je ne m’en souvenais pas… Et bien je pouvais affirmer que ma santé mentale était bonne. Enfin, je laissais tomber ce côté-là de notre conversation parce que je n’avais pas envie de m’étaler sur ce sujet. J’esquivais toujours le sujet de toute façon, tout comme j’esquivais les questions qui portaient sur mon passé car je ne savais jamais quoi répondre. Je pouvais m’inventer une vie, si ça me chantait, mais je trouvais que ce n’était pas la meilleure chose à faire.

Afin de tourner la conversation sur autre chose que la psychiatrie, je revins à la théorie d’Henry qui disait que nous venions tous du monde des contes et qu’on en avait été arraché. Je voulais savoir pourquoi on ne s’en souviendrait pas. S’il disait vrai, alors on devrait se souvenir avoir été un jour princesse ou quelque chose. Enfin, quand on était une princesse dans le monde des contes, bien évidemment. Personnellement, je pensais que dans les histoires, il n’y avait pas seulement les princesses, les princesses, les sorcières et tout le tralala, il y avait aussi les gens du bas peuple. Enfin bon, peu importait, si on appartenait à un conte de fée, on devait forcément s’en souvenir, sinon, ce ne serait pas drôle. Apparemment, le petit Henry y avait pensé parce que Jill m’offrit la réponse presque aussitôt : nous avions perdu la mémoire. Encore et toujours cette histoire de mémoire.

Je lâchais un léger soupire. Qu’est-ce qu’ils avaient tous avec la mémoire, en ce moment ? Enfin, je continuais à écouter les paroles de Jill. Je fronçais légèrement les sourcils quand elle se mit à parler du shérif Swan et du retour de mémoire. Ca, c’était une grande première. Très grande première ! Jamais je n’avais entendu une telle chose, mais c’était peut-être vrai… Je penchais légèrement la tête sur le côté tout en réfléchissant à tout ça pendant quelques secondes puis je répondis :

- Nos souvenirs sont censés revenir avec Emma Swan ? répétais-je de façon assez dubitative. Je doute que ça soit vrai parce que je ne retrouve absolument rien !

Aussitôt, je me rendis compte que je venais de révéler à Jill que j’étais amnésique. Je n’aurais pas dû ! Je n’aurais vraiment pas dû ! Je repris ma tasse et bus le reste presque d’une traite. Heureusement que le thé n’était pas bouillant parce que je me serais brûlée la langue à coup sur ! Je lui demandais de m’en resservir un autre et l’invitais à se joindre à moi. Après tout, si elle n’avait rien de plus intéressant à faire, je ne voyais aucun inconvénient à ce qu’elle se joigne à moi pour discuter. J’espérais simplement qu’elle ne se fasse pas gronder parce qu’elle s’était assise à ma table, mais on ne pouvait pas dire qu’il y avait foule aujourd’hui au Granny. Pour une fois que je mettais les pieds ici… J’avais la serveuse rien que pour moi. Façon de perler, bien sur. Jill prit ma tasse et retourna derrière son comptoir pour me préparer mon thé. En attendant, je regardais à nouveau par la fenêtre et me traitait d’idiote pour avoir révélé à quelqu’un que j’étais amnésique, que je ne me souvenais pas de ma vie avant mon intégration à l’hôpital.

Quand Jill revint vers moi, je lui offris un nouveau sourire avant de récupérer ma tasse et déchirer le sachet de sucre pour le verser dans mon thé. L’odeur de menthe envahissait à nouveau mon nez. J’attrapais ma cuillère et commençais à touiller tranquillement lorsque la jeune femme souleva de nouvelles questions qui portaient sur les contes de fée, encore. Je posais ma cuillère sur ma soucoupe avant de croiser les doigts, réfléchissant légèrement à sa question avant de répondre :

- Je ne sais pas. Peut-être quand j’étais enfant oui. Quoi que je préférerai vivre une grande aventure plutôt qu’une histoire romantique. Et puis, pourquoi est-ce qu’on ne pourrait pas avoir de fin heureuse dans le monde actuel ?



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MessageSujet: Re: J'ai cru voir un gros lézard [PV Lacey]   Dim 13 Avr - 18:05






Jill & Lacey

~ La Belle et le Cygne ~


Je résumais en quelque phrase la vie d'Henry ; finissant parce qui m'attristait le plus. Le garçon était dans le coma et on ne pouvait plus avoir ces discussions où il m’expliquait qu'il allait sauver avec l'aide de sa mère biologique, Storybrooke de la malédiction. Cela me manquait beaucoup, je m'amusais beaucoup avec lui et je pense que c'était réciproque. Il fallait dire que j'adorais les enfants, et avec Henry on avait cet optimisme en commun. Sans parler du fait que je voulais être un personnage de conte, me dire que quelque part, il y avait quelqu'un dont le cœur battait pour moi. Bref lorsque Lacey rétorqua que ce n'était qu'un enfant qui avait beaucoup d'imagination, je devais avouer que c'était ce qui paraissait le plus logique. Mais il 'm'avait lui même dit que si l'on voulait avoir de la magie dans notre vie, il fallait y croire alors j'y croyais, même si une part de raison en moi, me disait que c'était idiot. Mais cette part minime n'était pas assez forte pour me faire arrêter d'y croire.

Quand je demandais à la bibliothécaire ce qu'elle pensait de ma théorie, si elle me prenait pour une folle, elle me répondit qu’elle n'avait pas encore d'avis et qu'elle ne pensait pas que ceux qui croyaient en la même théorie que moi irait en psychiatrie. Je remarquais son malaise sur ce sujet sans vraiment comprendre pourquoi, cependant je n’eus pas vraiment le temps de plus y réfléchir car elle continua en me demandant des précision sur nos souvenirs absents. Je lui expliquais ce qu'Henry en pensait et je devais avouer que cette partie -là me paraissait un peu bizarre. Étrangement seule sa mère biologique pouvait briser la malédiction et que c'était pour ça qu'il l'avait ramené. Cela ressemblait plus à l'envie d'un garçon d'être avec sa mère, qu’à autre chose. Mais bon, si j'y croyais autant y croire totalement. Et l'arrivée d'Emma coïncidait étrangement avec l'apparition de mes rêves. Apparemment cela intrigua aussi Lacey puisqu'elle répliqua :

- Nos souvenirs sont censés revenir avec Emma Swan ? Je doute que ça soit vrai parce que je ne retrouve absolument rien !

Je fus légèrement surprise, et mon cerveau mit bien 5 secondes à comprendre, elle était amnésique. Elle avait l'air très gênée quand elle compris ce qu'elle avait dit. Je m'en voulais de l'avoir mise dans cette situation, je ne savais pas trop quoi dire. Heureusement, je n'eus pas à dire quoi que ce soit, parce qu'après fini d'une traite son thé, la brune m'en demanda un autre. Durant ma « course », je réfléchissais à son attitude, mais rien n'aurait pu me laisser croire qu'elle ne se souvenait pas de qui elle était. Avec un peu de chance, je pourrais peut-être l'aider à retrouver quelques bribes de mémoire. Je revenais avec le thé encore brûlant vers la table et m'asseyait face à la bibliothécaire. Nous échangeâmes un sourire, et je lui demandais curieuse :

« Vous n'avez jamais voulu croire à la magie ? Voulut être une princesse enfermée par un monstre mais qu'un beau prince charmant est venu sauver afin de vivre heureux pour toujours. Cela ne vous a jamais tenté une fin heureuse ? »


Elle réfléchit quelques secondes avant de répondre :

- Je ne sais pas. Peut-être quand j’étais enfant oui. Quoi que je préférerai vivre une grande aventure plutôt qu’une histoire romantique. Et puis, pourquoi est-ce qu’on ne pourrait pas avoir de fin heureuse dans le monde actuel ?

Ce fut à mon tour de prendre quelques secondes de réflexion. Pour moi, les fins heureuses se trouvaient seulement dans les contes, la vie réelle laissait beaucoup moins de chances d'avoir un « il vécurent heureux pour toujours ».

« C’est possible, mais juste beaucoup facile ou même fréquent. Vous qui rêvez d'aventure, il n'est pas vraiment facile d'en vivre ici à Storybrooke, quant à trouver l'Amour, tout le monde n'a pas cette chance. »


S'il y avait bien quelque chose qui me manquait, dont j'avais besoin et que je pensais ne trouver que dans le monde des contes, c'était bien l'Amour. Ce n'était pourtant pas faute de chercher. Lacey ne pouvait pas comprendre, même si c'était un peu étrange, elle avait Mr Gold. Elle n'était pas seule. Essayant de chasser ces idées noires, je changeais de sujet, en disant la première chose qui me passait par la tête.

« Alors comme ça, vous êtes amnésique. A quand remonte votre dernier souvenir ? »

Puis après avoir réfléchi à ce que je venais de dire, je me repris, gênée :

« Non, je suis désolée, je comprends que vous ne devez pas trop avoir envie d'en parler. Quand il y a des parts de flous dans sa vie, ce n'est pas facile d'en parler. »

Je laissais un petit temps, réfléchissant à ce que je pouvais faire ou dire pour rattraper ma bourde. Je ne voulais pas la mettre mal-à-l'aise aussi décidais-je, de me confier, ça pourrait peut-être l'aider à se détendre si c'était moi qui parlait :

« Presque tous les soirs, j'ai des cauchemars. Comme des souvenirs, des flash-backs embrouillés et intenses. Je me réveille presque toujours en sueur, essayant de me rappeler ce qui s'était passé avec plus ou moins de succès. Et depuis peu il y ce dragon, celui du mariage, quoiqu'il se passe avant, il finit toujours par me tuer ce qui me réveille.  Je suis tout le temps fatiguée, je ne dors presque plus et je continue d'assurer le service en faisant comme si de rien était. »

Pendant que je parlais mes yeux étaient baissés, fixant la table, mes mains légèrement tremblantes sous la table.

« A part à mes amis proches, je ne l'avais encore dit à personne. »


Je lui souris faiblement, essayant d'oublier ces images qui avaient refaits surface. A part Ruby, Becky, Jack et maintenant Lacey, personne ne savait. Granny suspectait quelque chose mais ne savait rien. J'avais sorti tout ça à ce qui était presque une inconnue et pourtant je me sentais en confiance. Comme si je m'étais confiée à une amie.




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MessageSujet: Re: J'ai cru voir un gros lézard [PV Lacey]   Lun 14 Avr - 23:35






Jill & Lacey

~ La Belle et le Cygne ~


Les souvenirs sont des rappels du passé, ce sont des éléments de mémoire. Ils sont précieux car ils permettent à l’être humain de savoir qui il est et faisaient parti de son intégrité. Lorsque des souvenirs manquaient, que devenait-on à ce moment-là ? Un être humain brisé, incapable de se souvenir de qui il était et d’où il venait ? Mon prénom était Lacey, mon nom était French. Je l’avais porté pendant des mois ou peut-être des années, inscrit sur un bracelet d’hôpital attaché autour de mon poignet droit. Il me semblait avoir 25 ans. Mon père était le fleuriste de la ville et j’avais trois cousines triplées. Voilà tout ce dont je me souvenais de ma vie, hormis les mois ou les années passées en psychiatrie. C’était peu, c’était trop faible pour donner de la matière… Quel visage avait ma mère ? Que m’avait-on offert l’année de mon dixième anniversaire ? Quel était mon livre préféré avant de me trouver un autre livre préféré ? Je ne m’en souvenais pas. De ça, et de pleins d’autres choses. Je m’évertuais à essayer de retrouver ça, mais rien ne venait.

En entendant Jill affirmer que les souvenirs étaient censés revenir depuis l’arrivée d’Emma Swan, notre shérif actuel, je ne pus m’empêcher d’être sceptique parce que pour ma part, aucun souvenir ne me revenait. J’étais toujours dans le brouillard le plus total et ça m’énervait constamment. C’était un véritable fardeau. Encore une fois j’avais l’impression de briser toutes les affirmations et croyances de Jill parce que je lui fis immédiatement savoir que ça ne marchait pas pour moi et que par conséquent, cela ne pouvait pas être forcément vrai. Je passais pour la méchante en quelque sorte. Cependant, en avouant que l’effet Swan ne fonctionnait pas sur moi, j’avais fourni une information que seules trois personnes hormis moi savaient. Il n’y avait rien de gratifiant à être amnésique, même si j’avais lu quelque part que ça pouvait être un mal pour un bien car c’était le moment rêvé pour commencer une nouvelle vie sans être pris par le poids des remords. Mentalement, je me traitais de parfaite idiote. Révéler ce genre d’information, ce n’était pas mon genre.

Aussi, je préférais changer de sujet en demandant à la serveuse de m’apporter une nouvelle tasse de thé. J’avais bien vu sur son visage qu’elle avait compris de quoi je parlais. Et pourtant, j’aurais tout donné pour qu’elle ne capte pas. Néanmoins, je l’avais invité à se joindre à moi, le temps qu’un client ait besoin de ses services. Etait-il trop tard pour décommander ? Peut-être bien… Regardant par la fenêtre en attendant qu’elle m’apporte un nouveau thé vert, je réfléchissais à cette proposition que le docteur Lynch m’avait faite la nuit où j’avais débarqué chez lui. La dernière fois que je l’avais vu, c’était au mariage et je n’avais toujours pas pris de décision. Devais-je accepter ou refuser une telle offre ? En même temps, si je refusais, je verrais mes chances de retrouver la mémoire s’envoler. Quand Jill revint vers moi, je pris ma nouvelle tasse de thé et la regardais s’asseoir en face de moi. Je ne savais vraiment pas quoi à m’attendre à présent qu’elle savait que j’étais amnésique et fus grandement soulagée qu’elle relance le sujet à propos de la magie.

Ma réponse se fit un peu d’elle-même, bien que j’avais pris quelques secondes pour réfléchir. Je supposais qu’enfant, j’avais bien dû rêver au prince charmant comme n’importe quelle petite fille, mais aujourd’hui, si on me demandait de choisir entre l’amour éternel et une aventure palpitante, je choisirai la deuxième option sans la moindre hésitation. Cependant, je m’étonnais que Jill pense qu’il était impossible d’avoir une fin heureuse dans notre monde. N’y avait-il donc pas des couples qui se mariaient pour ne jamais divorcer parce qu’ils s’aimaient comme au premier jour ? Pouvait-on sincèrement rêvé de mieux, pour le coup ? Ce fut à son tour de prendre quelques secondes de réflexion avant de répondre. Elle disait vrai en affirmant que Storybrooke n’était pas le meilleur endroit pour vivre une aventure. Mais ce n’était pas parce que je choisirai cette option si on me le proposait, que j’avais forcément envie de quitter cette ville pour partir en expédition je ne sais où. Il y avait toujours une marge entre nos désirs et la réalité. J’avais des choses plus importantes à faire.

- Personnellement, je passe mon tour pour les relations amoureuses. On ne peut pas dire que ça m’intéresse pour le moment.

Ca avait le mérite d’être clair, non ? N’avais-je pas dit préféré le grand large à une histoire d’amour avec un grand A ? Je voyais bien que Jill était le genre de fille romantique qui attendait le garçon idéal et qui la ferait rêver. Elle avait le droit, c’était son problème, pas le mien. Mais si elle ne trouvait pas son bonheur à Storybrooke, peut-être devait-elle changer ses horizons ? Bref, je pensais que la conversation continueraient sur ce fil là quand brusquement, elle me demanda à quand remontait mes derniers souvenirs. Je fronçais les sourcils et gardais le silence. Apparemment, cela la dissuada d’obtenir une réponse de ma part puisqu’elle se rattrapa en s’excusant. Non, en effet, je n’avais nullement envie de discuter de mon amnésie, ni de la dernière chose dont je me souvenais, ni de quoi que ce soit qui concernait ma vie avant de sortir de psychiatrie. Certes, j’avais fait une boulette en avouant de façon implicite que j’étais amnésique. Mais c’était une erreur que je ne reproduirais pas.

Disposée à laisser couler, je laissais Jill me parler de ses cauchemars. J’attrapais ma tasse nouvellement rempli et en bus une gorgée, attendant tranquillement qu’elle ait terminé. Apparemment, ce « dragon » avait fait beaucoup plus de dégât que ce qu’on pourrait penser chez elle. Avais-je eu tord de lui dire qu’elle n’était pas devenue maboule ? Non, non, non, stop Lacey, stop ! La folie, ce n’est pas un sujet dont on plaisante d’habitude ! Pas avec ce que le docteur Lynch nous a fait endurer. Je la regardais fixer la table, comme si elle avait honte de ces cauchemars. Qu’attendait-elle de moi, exactement ? Que je la rassure et que je lui dise que ce n’était que de vilains cauchemars et que la nuit suivante elle rêverait d’arc-en-ciel et de jolies licornes roses ? Je doutais qu’on se connaisse assez pour cela. Lorsqu’elle m’avoua n’avoir raconté cela qu’à des amis proches, je me demandais ce qu’elle attendait exactement de moi. Reposant ma tasse sur son socle, je répliquais :

- Et alors quoi ? Vous espériez qu’en me disant tout ça je consentirai à vous parler de mon amnésie ? Jill, pour l’amour du ciel, ce ne sont que des cauchemars ! Ce ne sont que des manifestations oniriques qui peuvent causer une forte réponse émotionnelle négative de l’esprit, comme la peur, le désespoir et tout le tralala. Parfois, les gens ont ensuite du mal à trouver le sommeil durant une période plus ou moins longue. Il n’y absolument rien de honteux dans tout ça. Ce ne sont que des troubles psychologiques mineurs qui finissent par passer avec le temps. Cette histoire de dragon alimente simplement tout ça. En fait, je pense que vous êtes encore sous le choc.

Un peu plus et je pourrais presque voler la place du docteur Lynch. J’ignorais, encore une fois, d’où je sortais tout ce savoir, mais j’avais dû dévorer un livre là-dessus, ce n’était pas possible autrement. Enfin, toujours était-il que Jill n’avait pas à se mettre dans tous ses états pour de malheureux troubles du sommeil. Ca pouvait arriver à n’importe qui et n’importe quand. Il suffisait simplement d’un événement marquant et il semblerait que le dernier en date pour la jeune femme, et sans aucun doute pour beaucoup d’autres personnes, c’était le soi-disant dragon qui avait mis à sac le mariage Nerys.



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MessageSujet: Re: J'ai cru voir un gros lézard [PV Lacey]   Dim 27 Avr - 14:53






Jill & Lacey

~ La Belle et le Cygne ~


Quand Lacey m'avoua involontairement, qu'elle était amnésique, j'eus de la compassion pour elle, ça ne devait pas être facile de ne pas savoir qui on était, de ne pas avoir de passé. Car après tout c’est ce qui nous définit, la passé est ce qui nous a rendu tels que nous sommes. Que quelqu'un ne puisse avoir ce passé, me faisait de la peine. Je ne pouvais imaginer ce que c'était. Je ne savais aps trop comment l'aider, heureusement je n'eus pas à dire quoi que ce soit, puisqu'elle m'envoya lui chercher un autre thé. Je revins à sa table avec le thé brûlant et lui demandait pour changer de sujet :

« Vous n'avez jamais voulu croire à la magie ? Voulut être une princesse enfermée par un monstre mais qu'un beau prince charmant est venu sauver afin de vivre heureux pour toujours. Cela ne vous a jamais tenté une fin heureuse ? »


Elle me répondit assez rapidement qu'elle était devenue grande et qu'elle y croyait quand elle était petite. Qu'elle avait déjà rêvé de vivre une grande aventure, mais qu'elle se demandait pourquoi les fins heureuses ne pouvait pas arriver dans notre monde. Je dus réfléchir quelques instants avant de répondre :

« C’est possible, mais juste beaucoup moins facile ou même fréquent. Vous qui rêvez d'aventure, il n'est pas vraiment facile d'en vivre ici à Storybrooke, quant à trouver l'Amour, tout le monde n'a pas cette chance. »

Elle ne savait la chance qu'elle avait d'avoir quelqu'un, même si c'était Mr Gold, elle avait quelqu'un qui l'aimait, et c'était ça le plus important. Elle ne voyait même pas le bonheur sous ses yeux alors que je donnerais tout ne serait-ce que pour trouver l'Amour.

-Personnellement, je passe mon tour pour les relations amoureuses. On ne peut pas dire que ça m’intéresse pour le moment.

C’est vrai qu'elle était amnésique, elle ne se souvenait pas  du mariage auquel elle avait dansé avec Mr Gold, ils roucoulaient presque. Bon, j'exagérais, mais ils étaient quand même considérés par tous comme un couple (bon surtout par Becky mais tout de même). Prise dans mes pensées, je partis sans vraiment le vouloir sur le sujet de son amnésie avant de raviser vivement, elle ne voulait sûrement pas parler de quelque dont elle ne se souvenait pas. Mais je voulais quand même l'aider, mon côté altruiste, prenant souvent le dessus. Alors pour qu'elle se sente plus en confiance, je lui racontais quelque chose de personnel, de sincère. Me confiant comme je le ferais avec une amie. Mais s'il y avait bien une réaction à laquelle je ne m'attendais pas, ce fut sûrement celle de la bibliothécaire :

-Et alors quoi ? Vous espériez qu’en me disant tout ça je consentirai à vous parler de mon amnésie ? Jill, pour l’amour du ciel, ce ne sont que des cauchemars ! Ce ne sont que des manifestations oniriques qui peuvent causer une forte réponse émotionnelle négative de l’esprit, comme la peur, le désespoir et tout le tralala. Parfois, les gens ont ensuite du mal à trouver le sommeil durant une période plus ou moins longue. Il n’y absolument rien de honteux dans tout ça. Ce ne sont que des troubles psychologiques mineurs qui finissent par passer avec le temps. Cette histoire de dragon alimente simplement tout ça. En fait, je pense que vous êtes encore sous le choc.

J'étais sans voix, la gorge nouée. J'étais touchée par la rudesse de ses paroles, pour moi ce n'était pas que des cauchemars, comment pouvait elle être aussi dure. Moi qui pensait qu'elle serait compréhensive, je pensais parler d'un de mes problème sà une amie, alors que je m'étais confiée à une inconnue. Lorsque je pus parler de nouveau, ma réponse ne se fit pas attendre :

« Vous avez raison, ce ne sont que des cauchemars après tout, n'est-ce pas ? Des troubles psychologiques mineurs ? Vous ne savez rien.» , dis-je les larmes aux yeux, « Comment ais-je pu penser une seconde que vous comprendriez ? Que j'ai été sotte ! J'aurais jamais dû vous dire ça. »

Je déglutis difficilement, le cœur battant plus vite. ? Je me levais avant de lui dire :

« Si vous le permettez, j'ai encore du travail. »

Sur ce, je me dirigeais le plus normalement que je pouvais vers la réserve. Je m'adossais à la porte de la chambre froide, avant de glisser et finir par terre. Je savais que je me comportais comme une gamine. D'un autre côté, j'en étais une. Naïve, optimiste, à croire à des histoires de magie. J'effaçais d'un revers de la main, les quelques larmes qui coulaient sur mes joues avant de me lever. Triant, les nouveaux arrivages de conserves. Je savais que j'étais trop sensible, mais la tension que j'avais accumulée récemment, devait sortir et c'était le meilleur moyen de le faire. Le mariage, le dragon, les malaises, les cauchemars, la solitude : je n'en pouvais plus, je craquais. Je voulais envoyer un message à Jack, mais j'avais oubliée qu'il n'y avait pas de réseau dans le sellier. Je devais surmonter ça, sans mes amis.




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MessageSujet: Re: J'ai cru voir un gros lézard [PV Lacey]   Mar 29 Avr - 11:05






Jill & Lacey

~ La Belle et le Cygne ~


Jill était une rêveuse. Je m’en rendais compte au fur et à mesure que je discutais avec elle. Elle voulait croire en la magie, en sa fin heureuse, au prince charmant. Qui étais-je pour lui briser ses rêves ? Personne. Et pourtant, plus la discussion filait, plus je trouvais des éléments qui contrecarraient ses dires, comme cette histoire de fin heureuse qui n’aurait jamais lieu dans notre monde. Pourquoi pensait-elle une chose pareille ? Avait-elle eu une déception amoureuse quelconque pour penser à une telle chose ? C’était fortement possible. Je ne voyais que ça comme explication, personnellement. Mais peut-être me trompais-je. Je ne la connaissais pas assez pour ça. Ce n’était que la deuxième fois qu’on se croisait et la première fois que nous parlions réellement. Au mariage, nous nous étions croisés que trop brièvement pour avoir échangé autre que des paroles polies.

J’étais sincère quand j’affirmais que je passais mon tour pour les relations amoureuses. Je n’avais pas la tête à ça. Un jour, peut-être, quand j’aurais trouvé la personne qui ferait battre mon cœur ? Si cela se passait comme avec mon choix de métier, je plaignais ceux qui laisseraient leurs dents en essayant de m’avoir dans leur poche. J’avais refusé plusieurs offres d’emploi, notamment celle de Granny qui m’avait proposé celui de serveuse, en attendant que je trouve mieux. Sauf que je l’avais un peu envoyé bouler en lui affirmant que j’avais plus d’ambition que de servir les gens. Surtout que je savais comment se faisait traiter certain(e)s serveur(euse)s. Et autant avouer que cela ne m’intéressait pas le moindre du monde. Mais enfin, la propriétaire de l’établissement ne semblait pas trop m’en tenir rigueur étant donné qu’elle ne m’avait adressé aucun regard noir.

Lorsque Jill souhaita évoquer mon amnésie, je me refermais comme une huitre en fronçant les sourcils. C’était instinctif. Je ne voulais pas parler de mon manque de mémoire parce que cela ne regardait personne d’autre que moi. Mon renfermement poussa la jeune blonde à me parler de ses cauchemars qui portaient principalement sur le dragon qui avait surgi au mariage. A croire que tout tournait autour en ce moment… Sauf pour moi. J’avais d’autres soucis que le dragon en tête. Pour le moment, ce qui importait à mes yeux, c’était de remettre, encore une fois, la bibliothèque en ordre étant donné qu’un petit plaisantin avait décidé de venir saccager mon lieu de travail, abimant ainsi des ouvrages d’une valeur inestimable. Comment vous dire que le dragon n’était pas ma principale priorité ?

Quand elle eut terminé, j’eus comme l’impression qu’elle attendait quelque chose de ma part, comme une confidence. J’aurais pu lui faire n’importe laquelle, mais je savais que ce qui l’intéressait, c’était mon amnésie. Cela se voyait comme le nez au milieu de la figure. Peut-être ne pensait-elle pas à mal, mais je pensais que mon silence à sa question sur mon dernier souvenir l’avait dissuadé de vouloir en savoir plus. Mais c’était comme tendre une carotte à un âne et espérer qu’il l’ignore. Ma réponse fut assez cinglante, je voulais bien le reconnaître, mais je détestais qu’on insiste, même si c’était silencieusement. Parfois, il suffisait juste d’observer. Je savais observer. Quant à ses rêves, je lui sortis une explication logique, plus ou moins similaires à celle que le docteur Lynch m’avait déjà servi à propos du rêve que j’avais fait quotidiennement pendant mon enfermement.

Je m’étonnais un peu de ma rudesse, mais parfois, c’était nécessaire pour aider quelqu’un à ouvrir les yeux. Par contre, je ne m’attendais pas à ce que les larmes lui montent aux yeux. Bon sang, j’avais l’impression de me retrouver face à une petite fille que je venais de gronder. Cependant, quand elle m’annonça que je ne savais rien, je commençais sérieusement à voir rouge. Comment ça, est-ce que je ne savais rien ? J’avais vécu un enfer pendant je ne sais combien de temps, en psychiatrie, torturée par mon propre médecin, mais mis à part ça, c’était à moi qu’elle venait dire que je ne savais rien ? Je manquais de lui balancer qu’elle ne pourrait affirmer une telle chose que lorsqu’elle aurait vécu un enfer semblable au mien, mais je me ravisais. Nous n’en étions pas encore à jouer à « qui a vécu le pire ». Elle avait cru bon de se confier à moi et je n’y aurais vu aucun inconvénient si mon amnésie n’avait rien eu à voir là-dedans. Lorsqu’elle déclara qu’elle avait encore du travail, je répliquais assez sèchement :

- Faites donc, je ne vous retiens pas.

Jill quitta ma table aussitôt, me laissant seule face à ma tasse de thé qui ne me faisait plus du tout envie. Je la repoussais à l’autre bout de la table et interceptais un autre serveur, dont le prénom m’importait réellement peu, et lui réclamais une bouteille de bourbon. Ca ne vaudrait pas l’alcool que je pouvais trouver au Rabbit Hole, mais c’était mieux que rien. Et il fallait que je me calme. Du coin de l’œil, j’avais vu Jill s’enfermer dans la réserve, sans doute pour laisser libre court à ses larmes que j’avais provoqué. Je n’allais pas m’excuser de lui avoir dit la vérité. Des cauchemars, tout le monde en faisait et de, depuis la naissance jusqu’à la mort. Cela faisait parti de la vie. Certes, il était plus agréable de faire des doux rêves, mais on ne choisissait pas ce qu’on allait faire en allant se coucher. Le cerveau reprenait ses droits. Quand le serveur arriva enfin avec ma commande, je lâchais un bref remerciement avant de me servir un verre.

La première gorgée me fit du bien. Ce n’était peut-être pas aussi fort que ce que j’avais l’habitude de boire, mais franchement, je m’en fichais pour l’instant. Comme je l’avais déjà dit, j’avais d’autres problèmes sur les bras. Je n’avais pas besoin de m’en rajouter. Je me calais au fond de la banquette pour boire une deuxième gorgée de vin et fermais les yeux comptant tranquillement jusqu’à vingt. Ca me calmait en règle générale. Quand je rouvris les yeux, Jill n’était toujours pas ressortie. Un nouveau soupire s’échappa de mes lèvres. Pouvait-on réellement en faire tout un drame pour une simple histoire de cauchemar ? A croire que oui ! Nouveau soupire. Je jetais un coup d’œil pour voir que Granny n’était plus là et le seul serveur restant était celui qui m’avait apporté ma bouteille de bourbon. Je quittais ma table et me dirigeais vers la réserve. Je pénétrais à l’intérieur sans prendre le temps de frapper. Si on me voyait là, on me chasserait, sans aucun doute.

- Si j’avais un mouchoir, je vous en aurais donné un, fis-je en refermant la porte derrière moi.

Piteuse façon d’engager la conversation, mais que voulez-vous que je lui dise ? Arrête de pleurer ? Entre ça et ma phrase, il n’y avait pas photo sur celle qui était le pire ! Je lâchais un nouveau soupire. J’aurais dû prendre ma bouteille ! Mais bon, tant pis !

- Moi aussi, je faisais des rêves récurrents, toujours le même : moi, me faisant attaquer par un serpent. Je me réveillais à ce moment-là et tout comme vous, je le vivais assez mal. Mais j’ai changé d’air et les cauchemars ont commencé à cesser jusqu’à disparaître.

Elle voulait une confidence, non ? Je lui en offrais une. Elle n’avait certes rien à voir avec mon amnésie, mais elle pouvait toujours rêver pour que je lui en parle. Je n’avais pas changé d’avis là-dessus.

- Vous devriez changer d’air, vous aussi. Ca vous ferait du bien.



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belle & rumpelstilskin ⊹ Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra ; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. (by anaëlle)
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MessageSujet: Re: J'ai cru voir un gros lézard [PV Lacey]   Lun 12 Mai - 10:38






Jill & Lacey

~ La Belle et le Cygne ~


Afin d'aider Lacey à se confier, je lui racontais mes rêves ou plutôt mes cauchemars, il était vrai que cela pouvait sonner étrange comme ça. Après tout les rêves nous semblent quasiment toujours sortis d'un trip sous une quelconque substance illicite. Mais les miens étaient particulièrement récurrents, il y avait toujours ce dragon et cet homme qui m'était inconnu. Pour moi, tout cela avait un sens c’est juste que que je l’ignorais encore. J'étais certaine que mon subconscient voulait me dire quelque chose. Je savais déjà que ça avait un lien avec le dragon car mes rêves et mes malaises s'étaient intensifiés depuis. Arès ça pourrait n'être qu'une coïncidence, mais je ne croyais pas aux coïncidences. Je finis ma tirade en lui confiant que je ne l'avais dit qu'à de rares personnes et donc que je me sentais en confiance avec elle et qu’elle pouvait faire de même avec moi.

Elle ne le prit pas vraiment comme cela et sa réaction me surprit, elle me sortit un baratin plus ou moins médical. Je fus choquée par ce qu'elle me dit. Elle me prenait pour une idiote qui était juste mal dans sa peau en ce moment. Elle ne savait pas pour mes malaises mais cela j'étais bien certaine que je ne les avaient pas inventés, que ce n'était pas esprit qui me jouait des tours. Vexée, je lui répliquait de façon tout aussi cinglante. J'en avais les larmes aux yeux sans vraiment comprendre pourquoi. Prétextant avoir du travail, je quittais sa table et allait directement dans la réserve. Glissant contre le mur froide t métallique de la chambre froide, quelques larmes commençaient à couler. Mais qu'est-ce qui m'avait pris. J'étais ridicule à pleurer pour m'être disputée avec la bibliothécaire parce qu'elle ne croyait que mes cauchemars n'étaient pas normaux. Dit comme ça, ça semblait encore plus pathétique. J'essuyais mes larmes d'un revers de la main.

Je pris une grande respiration, tentant de calmer la folie qui s'était emparée de moi. J'étais ridicule, alors que je commençais à trier les conserves afin de penser à autre chose quand j'entendis la voix de la brune derrière moi, me dire :

- Si j’avais un mouchoir, je vous en aurais donné un

J'eus un maigre sourire, toujours dos à mon interlocutrice, les joues rouges, honteuse d'avoir fait un cinéma pour quelque chose qui semblait finalement pas si grave que ça. Après tout, elle devait avoir raison ce n’étaient que des rêves. J’entendis qu'elle soupirait, je me sentis encore plus gênée, j'étais vraiment une gamine qu'elle devait consoler. Soudain elle fit quelque chose qui me surprit, elle commença à me raconter ses propres rêves. Je devais avouer que j'avais eus un moment d’hésitation. Est-ce que c'était vrai ou bien disait-elle n'importe quoi juste pour qu'elle ne se sente pas coupable de m'avoir fait pleurer ? Je me retournais, mes yeux encore rouges avec les larmes séchées sur mes joues étaient tout ce qui restait de mon petit moment de déprime. Elle rajouta que je devrais changer d'air comme elle l'avait fait auparavant. Je hochais la tête, plus ou moins convaincue, je ne savais pas trop comment faire.

Je pris une grande inspiration avant de dire :

« Vous devez avoir raison....Je...je m'excuse pour tout à l'heure, mon attitude était puérile. Je pense que c'est la fatigue. J'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur. D'habitude, je suis vraiment plus joyeuse, je suis désolée que ma crise de nerfs soit tombée sur vous. »

Je tentais un sourire, peu à peu ma bonne humeur me revenait mais ce n'était pas aussi facile que d'habitude. Je continuais :

« On ne devrait pas rester là, si Granny vous voit ici, elle va m'incendier. »


Je l'invitais cordialement à se rediriger vers la table où nous nous trouvions quelques instants plus tôt. J'avoue avoir été un peu surprise en voyant la bouteille de bourbon sur la table mais ne fit aucun commentaire. Je m'assis de nouveau en face d'elle en faisant un sourire qui je l'espérais été convaincant.

« Hum, que diriez-vous d'oublier tout ce passage très gênant et de reprendre comme si de rien était ? »

J'étais vraiment gênée d’avoir agi comme ça aussi je préférais qu’elle oublie, tout comme elle voulait sûrement aussi que j'oublie pour son amnésie.

« Vous m'avez dit de changer d'air, vous avez des conseils, parce que personnellement, je ne vois pas trop comment faire, j'aime bien ce que j'ai actuellement...à quelques détails près. »

Voilà que je la faisais jouer au psychologue. Je devais vraiment aller voir le Docteur Lynch histoire de confier mes problèmes à un vrai docteur. J'avais dit ça sans vraiment savoir si elle était prête à oublier mon léger pétage de plombs, mais j'avais vraiment envie de changer de sujet. Au fond, il était peut-être un peu trop tôt pour faire de tels aveux. C'était une de mes manies, de toujours agir avec les gens comme si on était amis depuis toujours. Un jour il fallait bien que ça me cause des problèmes.




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MessageSujet: Re: J'ai cru voir un gros lézard [PV Lacey]   Dim 18 Mai - 22:42






Jill & Lacey

~ La Belle et le Cygne ~


C’est vrai que j’y avais peut-être été un peu fort avec Jill, mais en même temps, il fallait essayer de me comprendre. Je n’avais eu aucune envie de lui raconter mon amnésie, ni même quel était mon souvenir le plus lointain. Je pensais que mon silence avait été on ne peut plus explicite là-dessus. Généralement quand les gens restaient silencieux sur un sujet, ça voulait bien dire ce que cela voulait dire, non ? Enfin, il fallait croire que ce n’était pas la même chose pour tout le monde. De plus parler d’amnésie et de folie me rendait particulièrement agressive. J’avais été sujette à de la torture psychiatrique et à cause de ça, mes souvenirs avaient commencé à s’envoler sans que je ne comprenne pourquoi. Et dans cette histoire, je n’étais pas seule… En psychiatrie, j’avais rencontré Michael, un patient du docteur Lynch, comme moi et aussi bizarre que cela puisse paraître, lui aussi présentait des soucis de mémoire. Etait-ce un effet secondaire de tous ces traitements ? Même si le docteur Lynch m’avait assuré que non, je ne comprenais pas pourquoi est-ce que nous étions deux à vivre une telle chose.

Mais en attendant, Jill s’était montrée beaucoup trop curieuse, surtout que c’était juste la deuxième fois que nous nous rencontrions et que par conséquent, je n’avais pas à lui parler de ce genre de chose. C’était beaucoup trop important pour que ce soit discuter avec des quasi inconnus. Je ne doutais pas de la sincérité de Jill pour autant et de sa fidélité en matière d’amitié, mais c’était la première fois qu’elle et moi avions une conversation et je doutais qu’on puisse qualifier quelqu’un d’ami après une seule conversation. Et puis, même mes amis ne savaient strictement rien sur tout ça. Donc je doutais que même si Jill devenait mon amie dans le futur, je lui parlerai de ça. Elle en savait déjà de trop en étant au courant pour mon amnésie alors je ne comptais pas lui en dire plus. J’avouais ne pas avoir été très cool avec elle quand à ses rêves qu’elle associait à se soi-disant dragon parce que je lui avais sorti une explication digne du docteur Lynch. Quelque part, je me répugnais pour avoir fait une telle chose, mais d’un autre côté, il était inutile de partir dans des explications totalement loufoques. C’était ce que j’avais essayé de lui faire comprendre, mais un peu violemment, je devais le reconnaître.

Cette conversation m’avait énervée et j’avais aussitôt commandé une bouteille de bourbon. Chez Granny, c’était difficile d’avoir de l’alcool plus fort, mais je m’en contentais parce qu’il fallait que je me calme. Je n’accusais pas Jill d’avoir tord sur tout parce que j’avais aussi ma part de responsabilité, mais bon. Avant tout ça, je voulais me calmer. J’avais vu la serveuse aller s’enfermer dans la réserve, surement pour évacuer. Enfin, peu importait les raisons qui faisaient qu’elle s’était enfermée là-dedans, il fallait que je me calme avant. Ma première gorgée de vin en fut une grosse, mais je m’en moquais. Au Rabbit Hole, j’avais bu bien pire et j’avais survécu sans le moindre souci alors ce n’était pas un verre de vain qui allait changer les choses. Je pris quelques secondes pour me calmer et une fois que ce fut chose faite, je pus constater que Jill n’était toujours pas revenue de la réserve. Elle devait être entrain de vider toutes les larmes de son corps et si elle continuait comme ça, elle allait finir par ressembler à une momie toute desséchée. Autant dire qu’elle ne serait plus belle si vraiment elle se desséchait.

Après un soupire, je rejoignis Jill dans la réserve tout en veillant à ce que personne ne me voit.  J’avais bien vu à sa tête qu’elle avait pleurée. Elle avait les yeux encore humides. Cependant, je ne saurais dire si elle avait pleuré tout ce temps ou bien si elle s’était arrêtée bien avant que j’arrive. Je lui fis une petite remarque à propos de mon manque de mouchoir pour qu’elle aborde une meilleure mine, mais honnêtement, je ne songeais pas que c’était là, la meilleure façon de relancer une conversation chaotique avec quelqu’un. Pour le coup, on avait vu mieux, mais parfois, je pouvais être réellement amère dans mon franc parlé. Après une autre soupire, je lui racontais qu’auparavant, je faisais souvent le même rêve, j’allais même jusqu’à lui raconter ce songe, et je lui fis par de mon expérience personnelle quant à la façon dont ils étaient passés. Les circonstances n’étaient sans doute pas les mêmes que les siennes, mais en tout cas, le fait de changer d’air, de paysage, avait été bénéfique étant donné que je ne faisais plus ces rêves, pas même après ma conversation avec le docteur Lynch qui avait été pourtant très intéressante.

Quand elle se tourna vers moi, je vis ses yeux rougies et ses joues encore striés des larmes qui avaient coulé. Elle avait réellement pleuré. Devais-je me sentir mal ? Je n’en savais rien. Jill avait une vision des choses que je n’avais pas du coup, c’était assez compliqué d’aller dans le même sens. Néanmoins, je lui conseillais de changer d’air, que ça ne pourrait que lui faire du bien. Et même si ça ne stoppait pas ses rêves, changer d’air ne pouvait qu’être bénéfique. Moi, je n’avais pas eu besoin de quitter Storybrooke pour aller mieux, parce que passer du service de psychiatrie à la liberté, c’était une véritable bouffée d’oxygène. Mais Jill était libre et n’avait aucune déficience mentale donc peut être allé faire un tour quelque part. Peut-être avait-elle de la famille quelque part dans le Maine ? Ou ailleurs. C’était à elle de voir, je ne pouvais pas l’aider plus que ça. Par contre, j’étais étonnée qu’elle m’affirme que j’avais raison. Non pas que je pensais avoir forcément tord, mais étant donné notre accrochage un peu plus tôt… Voilà, il y avait de quoi être un peu surpris.

- Y’a pas de mal. Je m’excuse à mon tour pour la façon dont je vous ai parlé. J’y suis allée un peu fort, je le reconnais

J’étais peut-être têtue et assez dure dans mes paroles, mais je savais reconnaître quand j’avais tord. Mais quand je n’avais pas tord, alors là, je pouvais être une véritable acharnée ! Je lui adressais un demi-sourire puis hochais la tête quand elle me fit remarquer que je n’avais rien à faire dans la réserve. Je me doutais que ça dérangerait plus Granny qu’elle, mais je ne tenais pas non plus à lui attirer des problèmes. Parce que si elle se prenait un blâme par ma faute, j’allais m’en vouloir. Je ne connaissais peut-être pas Jill plus que ça mais je n’avais pas non plus envie qu’elle se retrouve sans boulot. Je savais à quel point c’était galère de trouver du boulot dans cette ville, personnellement j’avais mis un moment avant de travailler à la Bibliothèque. C’était Sun qui m’avait conseillé d’aller voir M. Gold pour trouver ce que je cherchais. Enfin, je n’avais pas envie de lui dire d’aller voir le propriétaire de Storybrooke pour retrouver du boulot. Je suivis donc Jill en dehors de la réserve et me dirigeais vers la table que j’occupais et où ma bouteille m’attendait toujours.

Je me réinstallais sur ma banquette tandis que Jill faisait de même en se replaçant en face de moi. Je me servis un nouveau verre, mais cette fois-ci, je n’en pris pas une gorgée tout de suite après. J’attendais un peu. La serveuse me proposa d’oublier ce qu’il s’était passé précédemment et je hochais la tête. Je ne voyais pas d’inconvénient à lui répondre par la négative. A quoi bon ? Appelons cela une erreur de parcours. La serveuse me souriait et je lui rendis son sourire. Si cela pouvait la soulager, et bien c’était tant mieux. Je n’avais pas forcément envie de la contrarier plus que nécessaire. Surtout que je lui avais quand même dit que ses rêves n’étaient que des machinations de son subconscient et que la réalité n’avait rien à voir là-dedans. J’attrapais mon verre de vin et bus une légère gorgée pendant que Jill me relança sur ce dont je lui avais parlé dans la réserve. Je l’écoutais tout en penchant la tête sur le côté. Elle ne savait pas comment faire pour changer d’air ? Alors là… Je ne la connaissais pas assez bien pour l’aider malheureusement.

- Et bien, je ne sais pas, n’y a-t-il pas un endroit où vous aimeriez aller ? Partir en vacances quelque part ? Je n’en sais rien… Changer d’air peut avoir tellement de définition. Chacun à la sienne.

Je haussais les épaules pour conclure ma réponse. Je ne pouvais pas vraiment l’aider plus que ça malheureusement. Je n’avais pas science infuse non plus ! J’avais beau avoir lu plusieurs livres sur le sujet, je ne pouvais pas lui donner une réponse universelle. Seule Jill savait ce qui lui ferait réellement du bien.



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MessageSujet: Re: J'ai cru voir un gros lézard [PV Lacey]   Mer 21 Mai - 10:58






Jill & Lacey

~ La Belle et le Cygne ~



Je repensais à tout ce qui s'était passé, ce jour-là ; mon cauchemar, l'arrivée de Lacey, nous faisions connaissance puis tout avait dérapé, lorsque j'avais mentionné son amnésie. La bibliothécaire s'était renfermée sur elle-même et m'avait répondu un peu sèchement. La fatigue faisant le reste, j'avais pété un plomb, relâchant la pression accumulée, ces dernières semaines. J'étais vraiment désolée, d’avoir agi, comme ça, moi-même, je ne comprenais pas ce qu'il m'avait pris. Peut-être était-ce parce qu'on avait parlé d' Henry, qui était un sujet sensible pour moi, car ce petit garçon me manquait , je devais l'avouer, ou bien était-ce simplement mon orgueil, j'étais vexée qu'elle ne croit pas à mon histoire. En tout cas, je crois que j'avais fait la pire deuxième impression qu'on puisse donner. Je maudissais ma maladresse, je devais avoir l'air d'une idiote. En même temps, dire alors que l'on se rencontre pour la deuxième fois, que l'on a des cauchemars et que l'on croit qu'ils ont un sens. Je m'étais confiée, bien trop tôt. Mais c'était dans ma nature, de me sentir tout de suite, à l'aise avec les gens. Je faisais confiance immédiatement, en oubliant parfois que les autres, avait besoin de temps.

Nous étions toutes les deux calmées, lorsque la brune me rejoignit à la réserve. Je triais des boîtes de conserve, chassant de mon esprit les quelques minutes précédentes. Elle tenta de redémarrer la conversation, j'eus un léger sourire. Mais il disparut quand j'entendis la bibliothécaire soupirer. Je n'étais qu'un gamine ; ce que je pouvais me détester quand j'agissais comme ça. Soudain, Lacey fit quelque chose qui me surprit, elle me raconta un de ses rêves. J'eus un léger doute quant à la véracité de ses propos (elle aurait très bien pu tout inventé) mais je préférai la croire et accepter cette histoire, comme une excuse pour ne pas m'avoir cru. Mais c'était à moi de m’excuser pour mon attitude, ce que je fis. Je me retournais et lui avouais qu’elle avait raison, que je m'étais emportée. Elle semblait surprise et me répondit en s'excusant de la façon dont elle m'avait parlée. Les excuses étant acceptées, je faisais subtilement comprendre à la brune que si nous restions ici, nous allions avoir des problèmes, mais surtout moi. Elle me fit un léger sourire et confirma que l'on ne devait pas rester là.

Nous sortions de la réserve, nous redirigeant vers la table où l'on se trouvait un peu plus tôt. Quand j'aperçus sur la dite-table, une bouteille d'alcool. Je me demandais si c'était de ma faute si elle avait commander cela, j'espérais vraiment que non. C'était peut-être à cause de la quasi-destruction de la bibliothèque. J'avais vu, en passant devant, que le bâtiment ainsi que son contenu avait été grandement amoché. Je n'imaginais même pas la somme de travail, que la brune devait fournir, pour ranger tout ce bazar. Je compatissais pour la bibliothécaire, si le Granny's Diner avait été saccagé comme la bibliothèque. J'aurais sûrement bu aussi. Après tout, cet endroit était comme, ma maison. Je dormais ici, je travaillais ici, je vivais ici, c'était mon foyer. Lacey se servit un verre mais ne le bus pas tout de suite.

Préférant oublier ce que j'avais fait, je lui proposais d'en faire de même. Elle hocha la tête, approuvant mon idée, tant mieux, je ne voulais plus entendre parler de cette crise de nerfs. On se sourit, ce qui détendit l'atmosphère. En parlant d'atmosphère, je lui demandais ce que je pouvais faire pour changer d'air. Déviant par la même occasion, le sujet de la conversation. Elle réfléchit un instant, ne trouvant pas tout de suite, quoi me répondre :

- Et bien, je ne sais pas, n’y a-t-il pas un endroit où vous aimeriez aller ? Partir en vacances quelque part ? Je n’en sais rien… Changer d’air peut avoir tellement de définition. Chacun à la sienne.

Elle haussa les épaules, il est vrai que tout le monde ne voyait pas les choses de la même façon et Jack serait sûrement bien plus habilité à me donner des idées. Cela ne m'empêcha pas, cependant, de réfléchir aux questions, qu'elle m'avait posé. Après un instant de réflexion, je répondis :

« Je ne sais pas trop, je n'y avais pas encore réfléchi avant aujourd'hui. Je crois que Storybrooke est à la ville à laquelle j'appartiens. Mais peut-être ai-je simplement besoin de vacances. Mais je ne sais pas, bizarrement ça me paraît inconcevable de quitter Stroybrooke. Mais je vais essayer d'aérer ma vie. Je vais prendre quelques congés et profiter de cela pour penser un peu à moi. »


Désormais parée d'un grand sourire, je sursautais lorsque Granny m'interpella, pour que je l'aide à faire l'inventaire. Je jetais un coup d’œil désolé à la brune. Je devais la laisser, la boulot n'attends pas. Vu que je n'allais pas prendre mon congé immédiatement, je devais aller bosser. En me levant, je dis à la bibliothécaire :

« Merci de m'avoir aidée. Je suis désolée, le destin ne semble pas vouloir nos rencontres se passent normalement et dure plus de 20 minutes...La troisième fois, sera la bonne. Je passerais sûrement vous voir à la bibliothèque alors si vous avez besoin d'aide, à votre tour, n'hésitez pas. A bientôt, j'espère. »

Je me dirigeais vers le comptoir où se trouvait ma patronne. Elle me montra, le livre de l'inventaire et me dit que ce serait bien que l'on ait fini de le mettre à jour pour ce soir. Je lui souris, et lui dit que j'allais faire de mon mieux. Je devais donc retourner dans la réserve. Je jetais un dernier coup d’œil à Lace avant de plonger dans quelques heures de vérification de l'inventaire. J’espérais tout de même que nous allions nous revoir bientôt car j'étais certaine que la prochaine tout se passerait bien. Les sourires, remplaçant les larmes, j'entrais dans la réserve, heureuse d'avoir rencontrée cette femme.




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