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« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind
L'histoire se déroule en
Octobre 2013.


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 Who is the sick one now ? (ft. Daniel)

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MessageSujet: Re: Who is the sick one now ? (ft. Daniel)   Dim 20 Avr - 12:21


Daniel & Carrie

Daniel Lynch avait toujours été un habitué du service de nuit avant de reprendre la direction de la section psychiatrie. Il aimait l'ambiance si particulière de L’Hôpital by night. Le silence interrompu seulement par le bruit des machines indiquant le rythme cardiaque de certains malades, les cris étouffés des patients en isolement. Il lui arrivait encore de reprendre ces anciens horaires lorsque le rythme nocturne de l'hôpital lui manquait. Il savait déjà ne pouvoir convertir Carrie à son point de vue et, de toute façon, il avait des problèmes bien plus urgents à régler. Comme se stupide bouquet de fleurs qu'il regrettait déjà d'avoir apporté.

"Hé bien, vous avez échappé au repas du soir, avec un peu de chance quelqu'un vous ramènera chez vous demain matin avant que les petits-déjeuners ne soient servis." Répondit-il lorsque Carrie parla de la nourriture de l'hôpital.

Le psychiatre n'avait aucun problème avec la qualité de la nourriture. Il était sans doute mal placé pour en faire vanter les mérites, lui ne regardait que le côté pratique de prendre ces repas sur son lieu de travail, en plus il lui arrivait souvent de prendre des repas à emporter au Granny pour le petit-déjeuner ou au restaurant asiatique après son service. Techniquement, si elle voulait sortir d'ici, Carrie allait devoir manger quelque chose au cas où le premier repas après sa petite expérience passe mal. Mais peut-être que le médecin en charge serait moins pointilleux que lui sur ce sujet.

De toute façon, il n'eut pas le temps d'émettre cette hypothèse, ni d'éventuellement proposer de ramener quelque chose à manger si d'aventure il faisait des heures supplémentaires ici. Carrie remarqua le bouquet et plaisanta immédiatement sur ce sujet. Ce qui, quelques minutes plus tôt, semblait une action logique ne l'était plus autant. Quelque chose lui disait que l'excuse qu'il s'agissait simplement d'un geste de politesse ne survivrait pas aux sarcasmes de son employée alors il préféra nier tout en bloc. Heureusement, il avait un argument de taille qui jouait en sa faveur : vu les dernières actions de Carrie, il n'avait aucun raison de lui offrir des fleurs.

Le docteur Lynch afficha une mine perplexe lorsque l'alité expliqua qu'il aurait pu le faire par gentillesse. Gentillesse ? On pouvait accuser Daniel de beaucoup choses au sujet de ces motivations. L'ambition, l'argent, la curiosité scientifique... 'Gentillesse' ne figurait pas vraiment sur la liste. Avant qu'il ne puisse relever l'idiotie d'un tel argument, Carrie attaqua directement a propos d'un événement de la crise. Celui qu'il aurait souhaité que son interlocutrice oublie. Malgré sa maîtrise de soi, Daniel ne put empêcher ses mains de légèrement se crisper sur ces dossiers devant ce fait.

S'il avait cru que son employée serait trop affaiblie pour avoir recours à son ton mordant, il venait d'avoir la preuve qu'il se trompait. Carrie finit par dire qu'elle le croyait lorsqu'il disait qu'il n'était pas l'auteur de ce bouquet. Il voyait bien à son expression qu'elle n'en pensait pas un mot.

"S'il vous dérange tant, je vais vous en débarrasser tout de suite." Répliqua-t-il en faisant un geste vers le bouquet avec la ferme intention de le jeter dans la poubelle. "Cela m'ennuierait que d'autres personnes croient qu'il vienne de moi."

Il arrêta son geste avant d'aller jusqu'au bout de son intention alors que son regard fut attiré par les somnifères qu'il lui avait donnés. Afin de clore définitivement le sujet du bouquet, il demanda si les médicaments avaient été efficaces. Le psychiatre restait tout de même sur ces gardes car sa tentative de changer de sujet était atrocement évidente et il s'attendait par conséquents à recevoir une remarque. Bizarrement, Carrie ne saisit pas cette occasion et préféra lui répondre franchement. Daniel pouvait parfaitement comprendre que cela était réconfortant de pouvoir dormir sans que votre sommeil supposé être réparateur ne soit parasité par des rêves déroutants.

"Bien. Je sais qu'il pourrait être rassurant de s'y fier mais ne les prenez qu'en dernier recours." Avertit-il patiemment. Sinon vous y deviendrez complètement accro comme moi, sauf qu'il ne pouvait se permettre de dire ce genre de mise en garde. "Il y a un risque d'accoutumance même s'il est minime à de si faibles dosages."

Le psychiatre allait déclarer qu'il allait laisser son employé se reposer mais Carrie relança la conversation en lui demandant s'il avait quelque chose de croustillant à lui dire. Le pire est qu'il avait effectivement quelque chose dans le genre, sauf que le raconter reviendrait à avouer que les fleurs venaient effectivement de lui. Daniel préférait croire que ce n'était qu'un cas isolé. Avec une expression de reproche (après tout éternisé cette conversation l'empêchait de retourner à ces dossiers spéciaux), il redisposa les documents sur la table de chevet.

"Vous voulez parler ? Bien, j'ai comme l'impression qu'il me faut éclaircir un certain détail." Commença-t-il en s'asseyant. "Vous étiez dans un état de paranoïa avancé, je ne pouvais pas vous administré un sédatif car j'ignorais les produits que vous vous étiez injectés. J'ai fait se qui était nécessaire pour vous calmer et vous empêchez d'aller jusqu'au bout de votre geste suicidaire. C'est tout."

Il était nécessaire de donner son point de vue dans cette histoire avant que Carrie ne fasse trop courir son imagination. Si le psychiatre avait eu la possibilité de recourir à des tranquillisants pour calmer la crise de son employée, il l'aurait fait. Priver de cette option, il avait dû improviser et faire au plus vite comme le trouble de Carrie empirait. Il n'y avait aucune autre motivation cachée derrière ce geste, juste de la logique.

"Mais si vous voulez quelque chose de plus constructif pour occuper vos pensées, je peux également vous le fournir." Continua-t-il après avoir laissé un temps de réflexion pour s'assurer que son interlocutrice accepte bien sa version de l'histoire. "Pendant votre convalescence, j'aimerais que vous réfléchissez à une ancre psychologique." Il savait d'avance que ce terme qui lui était familier serait inconnu à une néophyte comme Carrie Jones. "Cela peut être une personne, un objet, une chanson... Elle servira d'encrage avec la réalité durant nos séances." Expliqua-t-il sommairement avant de poursuivre sur un ton plus sérieux : "Le chemin que vous voulez prendre est une pente dangereuse, mademoiselle Jones. Si vous l'emprunter sans rien auquel vous rattachez, vous vous noierez. Toujours aussi déterminée à aller jusqu'au bout ?"

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MessageSujet: Re: Who is the sick one now ? (ft. Daniel)   Sam 3 Mai - 19:50


Daniel & Carrie
Elle aurait bien voulu que quelqu’un la ramène chez elle, dès maintenant même. Malheureusement, elle n’avait pas grand monde à qui le demander. Elle tenterait la chance auprès de Lacey. Elle devrait trouver une explication convaincante à lui fournir cependant. Elle comprenait parfaitement le désir de son patron de garder secret ce qu’il s’était réellement passé. Elle-même n’avait pas franchement envie que la chose s’ébruite, d’autant plus qu’elle pourrait avoir de sérieux ennuis. Et puis, il n’avait pas besoin de lui dire qu’il était nécessaire de garder le secret autour de leurs expériences à venir.

« Je ne suis pas sûre que quelqu’un aura envie de venir me chercher aux aurores. Je me passerai de manger je crois. » Elle pourrait bien attendre quelques heures le temps d’être chez elle et de pouvoir préparer ce qu’elle voulait.

De toute manière, cette histoire de nourriture n’était que secondaire. Et franchement, après ce qu’elle venait de vivre on ne pouvait pas dire qu’elle ait particulièrement faim. Ce n’était pas ce qui l’intéressait pour le moment, alors qu’elle venait de traverser une crise durant laquelle elle avait eu des hallucinations pour le moins intéressantes. Et puis, son attention était davantage portée sur le fameux bouquet de fleurs. Elle n’était vraiment pas certaine que Lynch en soit le responsable, même si honnêtement elle ne voyait pas de qui d’autre cela pouvait venir et elle doutait que l’hôpital se soit mis à offrir ce genre de service.

Néanmoins, comment aurait-elle pu résister à l’envie de le taquiner à ce sujet ? Et elle fut quelque peu surprise par sa réaction. Il rejetait tant l’idée qu’il ait pu être le responsable de ce cadeau qu’elle commençait franchement à se demander si ce n’était pas en fait vraiment lui qui lui avait apporté ce bouquet. Aurait-il réagi de manière aussi extrême sinon ? Elle en doutait. Au moment où il parla de le jeter à la poubelle, elle fit un geste de la main en guise de protestation.

« Pas question, je l’aime beaucoup ! Et je remercie la personne qui me l’a offert. » dit-elle avec un regard entendu. « Et puis, vous qui êtes si attaché à la politesse, vous devriez savoir qu’on ne jette jamais un cadeau. »

Elle aimait jouer un peu avec ses nerfs. Mais si vraiment c’était lui qui lui avait apporté ces fleurs, elle devait bien admettre qu’elle était plutôt touchée. Ce qu’elle n’admettrait certainement pas avant qu’il ait avoué que c’était bel et bien lui le responsable. S’il s’y refusait, tant pis pour lui, elle n’y pourrait rien, mais elle saurait toujours qu’au fond, il n’était pas aussi glacial qu’il le prétendait... Elle s’était déjà un peu vengée en évoquant ce qu’il s’était passé durant sa crise, au vu de sa réaction.

Elle n’eut pas l’occasion d’insister là-dessus puisqu’il embraya sur les médicaments qu’elle avait eu l’occasion de prendre. Elle n’était peut-être pas très en phase avec les règles, mais n’ayant pas particulièrement envie de devenir accro à un médicament, quel qu’il soit, elle jugea utile de l’écouter et de se montrer raisonnable. Après tout, pour ce genre de choses il savait mieux qu’elle de quoi il parlait.

« Très bien, je ferai attention. » répondit-elle avec un haussement d’épaules.

Elle ne pouvait nier qu’il s’agissait pourtant d’une aide précieuse pour le cas où ses rêves viendraient à devenir réellement envahissants. Il semblait vouloir repartir, mais elle le retint. Il fallait vraiment qu’elle s’ennuie pour rechercher la conversation du praticien. Mais elle s’ennuyait bel et bien et avait besoin de distraction. Elle avait espéré quelque chose de léger, mais puisqu’il voulait revenir sur ce fameux épisode de sa crise, libre à lui.

« Je vous crois, je ne faisais que vous embêter. Vous n’avez pas besoin de vous sentir aussi gêné Docteur. » répliqua-t-elle sur un ton malicieux.

Ceci dit, cela ne la surprenait pas tellement sachant à quel point il était peu habitué aux contacts humains. Pourtant ça aurait pu lui faire du bien, il avait furieusement besoin de se détendre, même s’il avait l’air de ne pas s’en rendre compte. La suite lui confirma que, décidément, il n’était pas très doué pour mener une conversation. Elle lui avait demandé de la distraire, pas de parler de choses sérieuses auxquelles elle était supposée réfléchir !

« Une ancre psychologique... » Elle n’avait pas grand chose à quoi se rattacher. Mais elle n’allait certainement pas le lui dire, elle n’avait aucune envie de paraître totalement pathétique. « Je vois ce que vous voulez dire. Je vais y penser. » Lorsqu’il lui demanda si elle était certaine de continuer, elle eut un air réellement surpris. « Bien sûr que oui ! Vous croyez que je vais renoncer si facilement ? »

Etrangement, elle n’avait pas vraiment peur. Pas pour sa propre vie en tout cas. Elle imaginait que ce devait être différent lorsqu’on avait des personnes auxquelles on tenait. ce qui n’était résolument pas son cas. Elle pourrait sans doute penser à un objet, quelque chose qui avait compté pour elle. Peut-être sa vieille poupée, celle qu’elle n’avait jamais retrouvée. Elle y avait beaucoup tenue lorsqu’elle était enfant. Elle soupira et se redressa sur son lit péniblement.

« Bon. A présent avez-vous d’autres choses à me raconter ? Quelque chose d’un peu plus amusant, par exemple, pour me distraire ? Je n’ai que vous sous la main et sachez que je peux devenir extrêmement pénible lorsque je m’ennuie... »

Au moins, il était prévenu. Même s’il était sans aucun doute l’homme le plus sérieux qu’elle connaissait, il devait bien avoir quelque chose, même un bruit de couloir, n’importe quoi. En réalité, elle aurait sans doute pu le demander à l’une de ses collègues, mais la plupart du temps elle les trouvait agaçantes et de toute manière elle doutait qu’elles soient disponibles à une telle heure.
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MessageSujet: Re: Who is the sick one now ? (ft. Daniel)   Ven 16 Mai - 13:17


Daniel & Carrie

Daniel se doutait bien que l'idée de passer la nuit en observation n'enchantait pas son employée. Dommage qu'il s'agissait vraiment de la procédure obligatoire étant donné dans quel état avait fini Carrie, sinon on aurait pu penser qu'il s'agissait là d'une petite vengeance de la part du psychiatre. Quoi que, vu la tournure que prenait la conversation, la vraie vengeance serait plutôt de faire goutter la nourriture de l'hôpital à l'alitée. Le docteur Lynch ne comprenait pas vraiment l'instance de son interlocutrice à ce sujet, les repas proposés par l'hôpital n'était certainement pas de la grande cuisine mais pouvait convenir. De toute façon, vu l'heure tardive, Carrie devait certainement avoir mangé l'heure du repas du soir et, avec un peu de chance, elle partirait avant que les petits-déjeuners ne commencent à être distribué.

"Aux aurores ? Vous surestimez ce service." Ironisa-t-il.

S'ils étaient dans son service, il en aurait été autrement. Hélas, ils étaient dans les chambres ordinaires réservés aux personnes ayant fait un petit tour aux urgences. S'il avait eu un sourire devant sa remarque ironique, il le perdit bien vite lorsque Carrie déclara se passer de manger. Techniquement, manger quelque chose était une des conditions obligatoires de sortie, la preuve que tout était revenu à la normale. Mais ce n'était pas pour cela que le psychiatre avait perdu son sourire. De toute façon, il soupçonnait que le médecin de garde ne soit pas aussi pointilleux que lui sur le sujet. Non, ce qu'il n'aimait pas dans cette phrase, c'est qu'elle faisait écho à une déclaration similaire de son employée au mariage.

"Vous passer de manger ? Vous voulez dire, comme au mariage ? Çà vous a tellement réussi." Répliqua-t-il avec cynisme. "En plus de m'assurer que vous faites bien votre travail, vais-je devoir aussi surveiller votre alimentation ?"

Daniel ne s'était pas imaginé revenir pour servir un nouveau sermon à Carrie. En fait, il n'était plus certains des motivations qui se cachaient derrière cette seconde visite, hormis la récupération des dossiers qu'il avait laissé là. Tout comme le bouquet de fleurs. Un autre mystère. Sur le moment, il lui avait semblé logique de l'acheter. N'était-ce pas se qu'on faisait en rendant visite à un patient ? La remarque de la vendeuse avait commencé à le faire douter de la logique de ce geste tandis que le premier regard que Carrie fit sur le bouquet lui fit instantanément regretter ce cadeau.

Heureusement, le fait qu'il est déposé le bouquet pendant que sa secrétaire était encore endormie lui permettait de nier ce fait. Le docteur Lynch espérait vraiment que Carrie possédait une collègue qui aurait pu revendiquer le fameux bouquet, c'était ignoré que son employée était presque aussi asociale que lui. Plus le sujet du bouquet s'attardait et plus Daniel se sentait idiot d'avoir acheté ces fleurs. Pour finir, il avait fait un geste pour le jeter à la poubelle mais l'alité fit un geste pour protester se qui arrêta le sien à mi-chemin.

Le psychiatre fut surpris lorsque Carrie déclara aimer beaucoup le bouquet, même s'il apprécia moins le regard entendu qui suivit les remercie à la mystérieuse personne qui en était à l'origine.

"Remerciement inutile puisque je ne vois aucune carte sur ce bouquet."

Heureusement que la vendeuse n'avait pas fait d'excès de zèle ! Maintenant, il n'avait plus qu'à espérer que Carrie ne fera pas sa petite enquête. Un tour au fleuriste de l'hôpital et son mensonge volait en éclat. Le pire est qu'il ne pouvait pas déclarer ensuite qu'il pouvait jeter ce bouquet sans risque de se montrer impoli puisqu'il s'agissait de son cadeau. Alors, il préféra dévier la conversation vers les médicaments puisqu'il avait cru remarqué que Carrie avait prit un des somnifères qu'il lui avait conseillé. Ce qui lui permit d'éviter de s'éterniser sur le sujet du bouquet ou de continuer sur le fait qu'apparemment Carrie avait retrouvé tout ces souvenirs de se qui s'était passé durant son expérience improvisée. Deux sujets problématiques, en somme, pour revenir à celui parlant des médicaments, un sujet qu'il maîtrisait beaucoup plus.

Étonnamment, lui qui s'attendait à devoir insister un peu, il reçut une réponse des plus dociles. Pourtant, Daniel était bien placé pour savoir quel était le soulagement de passer une vraie nuit sans avoir ces rêves étranges qui parasitaient vos heures de sommeil. Quoi qu'il n'allait pas chaperonner sans cesse sa secrétaire. Il avait donné son conseil, libre à la demoiselle de le suivre ou non.

Ne voyant pas comment poursuivre cette conversation, il fit mine de partir pour s'occuper de ces derniers dossiers en retard et, contre toute attente, ce fut Carrie qui lui donna un prétexte pour rester. Cela tombait bien puisque le psychiatre avait un point qu'il voulait vraiment éclaircir avant que cet argument ne devienne la source de nombreux sarcasmes à venir. Tout en donnant sa version de l'histoire sur l'accolade qu'ils avaient partagée, il prit la peine de se rasseoir en redisposant les dossiers sur la table de chevet car il soupçonnait que tout cela allait prendre du temps.

Prêt à répliquer à la moindre remarque de la part de son interlocutrice, il fut décontenancé quand cette dernière affirma croire sa version.

"Je doute que le mot 'gêné' soit le plus approprié pour décrire se que j'ai ressenti, mademoiselle Jones." Corrigea-t-il. "Je dirais plutôt... 'échec'. Je n'ai rien pu faire parce que j'ignorais se que vous aviez prit. Toutes ses précieuses connaissances médicales dont je suis si fier... Inutile."

Si on écartait l'étrange sentiment familier qui l'avait parcourut lorsqu'il avait été obligé de prendre Carrie dans ses bras pour la calmer, on pouvait dire qu'il avait détesté se retrouver obliger de faire ce geste, le signe de son impuissance à améliorer une situation qu'il aurait pourtant dû maîtriser. Il dut faire un énorme effort pour ne pas crisper ses mains en prononçant le mot 'inutile'. Parce qu'il ne voulait pas que cette situation se reproduise, il embraya en conseillant Carrie de se trouver une ancre psychologique pour leur prochaine séance. Ensuite, il demanda si son interlocutrice était vraiment décidé à continuer sur cette voie dangereuse qu'elle venait de choisir de suivre.

"Non, je voulais juste m'assurer de votre motivation." Répondit-il avec un calme professionnel retrouvé. "Lorsque vous aurez trouvé pour votre ancre psychologique, il faudra me le dire pour que j'y fasse appel durant nos futurs séances si vous êtes prise à nouveau d'une crise de panique." Il se permit un trait d'humour, sans doute parce que lui aussi commençait à être fatigué de cette journée interminable. "Je ne vais pas sans cesse vous prendre dans mes bras."

Cette fois, il pensait la conversation définitivement terminée faisant même un geste pour récupérer les dossiers posés sur la table de chevet. Il fallait croire que Carrie s'ennuyait vraiment pour qu'elle insiste à se qu'il lui tienne compagnie. Il lança un regard perplexe à son employée lorsque celle-ci émit l'idée qu'il puisse lui raconter quelque chose d'amusant pour la distraire. Vraiment ? Il était pourtant évident qu'elle s'adressait à la mauvaise personne pour ce genre de chose. Le seul sujet de conversation n'ayant aucun rapport avec leur accord où le travail qu'il avait réussi à établir avec elle était de parler d'une pièce de théâtre s'appelant 'Huit-clos' et le psychiatre pressentait que de remettre cela sur le tapis serait une perte de temps puisqu'il doutait que Carrie ait prit le temps de se procurer le livre qui retranscrivait la pièce en question. Elle semblait plus motivée à commettre des imprudences comme par exemple forcé son bureau pour s'injecter n'importe quoi !

"Et je pourrais aussi partir, vous laissant être aussi pénible que vous le souhaitiez." Rétorqua-t-il en finissant son geste de récupérant les dossiers. "Si je devais rester pour vous tenir compagnie, ce serait pour remplir ces dossiers et rien d'autre." Comme pour confirmer son intention de travailler et non de discuter, il ouvrit le premier dossier et sortit un stylo de la poste de sa veste afin de commencer à écrire dedans. "Mais, contre toute attente, j'ai en réserve le genre de sujet de conversation que vous semblez apprécier." Nota-t-il en prenant bien soin de ne pas relever les yeux du dossier. Il marqua une pause, plus destiné à trouver ces mots que de vouloir établir un pseudo-suspense. Comment parler de la rumeur sans se vendre au sujet du bouquet ? Avouer maintenant était hors-de-question ! "En allant... vous rendre visite, j'ai croisé une employée qui m'a aussitôt demandé 'vous allez voir miss Jones ?' avec un regard et un sourire entendu comme ceux dont vous aimez me gratifiez pour m'irriter..." Cette fois, il leva les yeux pour jauger la réaction de Carrie face à la rumeur qu'il venait de répéter. "Je crains qu'il y ait eu des témoins de notre petite scène durant votre crise et que ces personnes aient tiré des conclusions fâcheuses sur nous deux à partir de cela. Je ne vois pas d'autres explications." Expliqua-t-il rapidement. Sur le moment, c'était la seule théorie (aussi invraisemblable soit-elle puisqu'il avait pourtant juré qu'ils étaient seul dans l'escalier à ce moment-là) qui lui semblait logique. Il ignorait que Rebecca Doll les avait placé en quatrième position dans un classement de 'couple à surveiller' sur son blog. "Mais c'est vous la spécialiste des ragots, alors éclairez-moi de vos lumières !"

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MessageSujet: Re: Who is the sick one now ? (ft. Daniel)   Ven 13 Juin - 21:22


Daniel & Carrie
Elle détestait les hôpitaux. Ou plutôt, elle détestait y être du côté des patients. Elle n’aimait pas avoir à demeurer allongée sur un lit, dans une chambre triste et aseptisée. Tout ça pour un petit malaise de rien du tout ! Bon, peut-être pas de rien du tout, mais ça ne pouvait être aussi grave que Lynch le prétendait, il avait toujours tendance à exagérer. Elle devait tout de même admettre qu’elle était déçue. Elle avait espéré davantage de sa petite expérience. Peut-être que le psychiatre avait eu raison de lui passer un savon, elle aurait dû mieux y réfléchir avant de commencer à s’injecter n’importe quoi. Mais elle n’avait pas trouvé d’autres solutions et avait eu trop besoin de réponses pour parvenir à agir un tant soit peu rationnellement. C’est tout, et elle ne le regrettait pas, malgré ce qu’il pouvait lui reprocher. En revanche, elle n’appréciait pas vraiment qu’il recommence à lui dicter sa conduite. Non mais pour qui se prenait-il ?

« Que je mange ou pas ne vous regarde pas, je fais bien ce que je veux ! Vous n’êtes pas mon père que je sache ! » lança-t-elle sur un ton froid.

Elle commençait à trouver particulièrement pénible qu’il lui fasse la leçon sur ses habitudes alimentaires. Tout ça parce qu’elle s’était sentie trop nerveuse pour manger avant d’aller à ce stupide mariage. Elle croisa les bras, un air renfrogné sur le visage. Il commençait à être fatiguant. Elle en venait même à regretter le passé, quand leurs relations se bornaient à lui, râlant sur ses habitudes de travail. Voilà que maintenant il lui reprochait des choses qui ne le regardaient définitivement pas ! Elle n’allait tout de même pas le consulter à chaque fois qu’elle mangeait quelque chose ou ne mangeait pas, si ?

Le sujet du bouquet était nettement plus plaisant, d’autant plus qu’il mettait son interlocuteur plutôt mal à l’aise. Elle aurait tout de même aimé avoir la certitude que ce soit lui qui le lui avait envoyé. Comment ne pas être curieuse ? C’était si inhabituel de sa part qu’elle aurait pu être tentée de penser que cela venait de quelqu’un d’autre. Sauf que son attitude était réellement suspecte. Il était incroyablement sur la défensive pour quelqu’un qui n’avait absolument rien à voir avec toute cette histoire. Aussi, lorsqu’il lui fit remarquer qu’il n’y avait pas de carte, elle ne put s’empêcher de le taquiner de nouveau.

« C’est vrai que c’est étrange. Dommage, j’aurais bien aimé pouvoir remercier la personne en question. Qui sait, peut-être que j’ai un admirateur secret. » ajouta-t-elle d’un ton malicieux en observant attentivement sa réaction.

Elle se dit tout de même qu’il se donnait beaucoup de mal pour avoir l’air indifférent. Pourquoi ne pas seulement admettre que cela venait de lui ? Certes elle se serait moquée de lui, mais bien moins qu’à présent. Enfin, elle ne pouvait pas le forcer à avouer de toute façon. Dommage. Il changea de sujet et passa aux fameux médicaments qu’il lui avait donnés. Cette fois-ci, elle ne résista pas, ne comptant effectivement pas en abuser. Elle n’avait aucune envie d’ajouter une addiction médicamenteuse en plus de tous ses soucis présents. Et puis, ses rêves pouvaient être d’une certaine utilité.

La conversation semblait s’épuiser et il avait évidemment autre chose à faire que rester à son chevet. Mais elle n’avait pas envie de le voir partir. Oui, c’était surprenant, mais pas tant que ça au fond lorsqu’on se trouve enfermé dans une chambre aussi sinistre. Elle ne put s’empêcher d’évoquer ce qu’il s’était passé et ce dont elle se souvenait, à savoir qu’il l’avait prise dans ses bras, sans doute dans le but de la calmer. Elle fut extrêmement surprise qu’il admette avoir essuyé un échec, lui qui était si fier de ses compétences professionnelles.

« Wahou, c’est la première fois que je vous entends admettre ce genre de choses. Je ne l’aurais jamais cru. » Puis, elle balaya l’air d’un geste de la main. « Peu importe, de toute façon ce qui est fait est fait. »

Elle ne savait pourquoi elle n’insistait pas davantage et acceptait aussi facilement de passer à un autre sujet, alors qu’elle aurait pu puiser là une source de sarcasmes. Peut-être parce qu’au fond, elle était moins à l’aise avec le sujet qu’elle n’en avait l’air. Elle n’avait pas de souvenir précis de ce qu’elle avait ressenti, seulement une vague impression, qui ressemblait étonnamment à celle qu’elle avait brièvement éprouvée durant le mariage. Et cela la mettait mal à l’aise, parce qu’elle n’avait aucune idée d’où cela pouvait provenir, tout en ayant le sentiment que ça ne sortait pas de nulle-part.

Elle hocha la tête à ses recommandations en ce qui concernait leurs futures séances, auxquelles elle avait hâte de se prêter. Elle espérait seulement que cette fois-ci les résultats en seraient un peu plus concluants. Et elle voulait bien croire qu’il n’avait pas envie de la reprendre une nouvelle fois dans ses bras. Elle non plus d’ailleurs. C’était... bien trop bizarre. Il n’empêche qu’elle n’avait pas envie de le voir partir. Elle voulait de la distraction, et comme il était tout ce qu’elle avait sous la main, elle acceptait de s’en contenter.

D’une manière surprenante, il accepta de satisfaire sa curiosité et de lui raconter quelques potins, n’importe quoi qui puisse un peu lui remonter le moral. Cependant, elle ne s’était pas vraiment attendue à de telles révélations et plus il avançait dans ses propos, plus elle écarquillait les yeux. Pour être croustillant, ça l’était, sauf que ça ne la faisait pas rire du tout. Elle se redressa brutalement sur son lit.

« Non mais... n’importe quoi ! Qui s’amuse à raconter des trucs pareils ? » Brutalement, elle repoussa les couvertures, visiblement décidée à se lever. « Qui est l’employée que vous avez croisée ? Je vais aller lui dire deux mots ! »

Elle le pensait vraiment. Elle allait trouver cette fille, et trouver qui était le responsable de tels ragots. Sur ces mots, elle s’assit sur son lit, les jambes vers le sol et s’apprêtait à arracher sa perfusion d’un geste brusque.
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MessageSujet: Re: Who is the sick one now ? (ft. Daniel)   Dim 15 Juin - 20:08


Daniel & Carrie


La désinvolture que semblait vouloir prendre Carrie était véritablement irritante. Etait-il vraiment le seul à s'inquiéter sur des choses (certes, anodines en apparence) qui en s'accumulant pouvait entraîner une montagne de conséquence ? En retour, il ne reçut qu'une nouvelle mine boudeuse et des reproches. Oui, il n'était pas son père mais si elle arrêtait de se comporter comme un enfant irresponsable, il n'aurait peut-être pas besoin de la materné ! Comme il aurait voulu lui lancer cette remarque acide au visage... Sauf que le psychiatre ne voulait pas donner la satisfaction à son interlocutrice de se mettre encore en colère.

Alors il garda le silence, tout en jurant intérieurement que ce serait le dernier congé maladie qu'il autoriserait à son employée. Peut-être que de l'obligé à assurer son service, même malade, serait une meilleure leçon que ces sermons ?

Il garda également le silence lorsque Carrie le taquina une dernière fois au sujet de l'absence de carte sur le bouquet, ne lui adressant qu'un sourire cynique lorsqu'elle évoqua le fait qu'elle avait peut-être un admirateur secret.

Forcément, à force de clôturer toute les autres pistes de conversations une par une, le sujet revint sur son comportement durant la crise. Il était vraiment fâcheux que Carrie ait retrouvé la mémoire sur ce point. Le psychiatre, lui, aurait aimé avoir le temps d'y réfléchir à tête reposé. C'était vraiment étrange, la sensation du mariage était revenu et l'avait totalement englouti à nouveau pendant qu'il avait prit son employée dans ses bras. C'était comme si ce n'était plus lui qui agissait... non, plutôt, c'était comme si c'était lui sans vraiment l'être. Comme lorsqu'il avait empêché Carrie d'aller à la rencontre du dragon, il comprenait la logique qui se cachait derrière chaque mots et chaque gestes mais il lui manquait les antécédants qui demeuraient un mystère. De plus en plus curieux...

Bref, en tout cas il voulait mettre fin aux futurs plaisanteries sur le sujet. Non, il n'avait pas trouvé cette accolade agréable ! Déroutante, troublante etc... Ce n'était pas les mots qui lui manquait pour traduire se qu'il avait ressenti, pourtant il choisit le mot 'échec'.

Le psychiatre ne savait pas se qui le surprenait le plus : Qu'il fasse l'aveu d'avoir ressenti leur accolade forcé comme un échec ou bien que son interlocutrice n'en profite pas pour l'attaquer sur cette faiblesse avec ces sarcasmes.

"Savourez bien ce moment car il ne se reproduira pas." Déclara-t-il froidement.

Intérieurement la nonchalance qu'eut la demoiselle à balayer cet aveu d'un geste de la main l'avait choqué. Le docteur Lynch avait eu toujours plus confiance aux médicaments qu'aux humains, il avait toujours pensé que les traitements, eux, étaient fiables et voilà que sa secrétaire venait de fissurer cette certitude avec sa crise, tout en semblant s'en moquer éperdument. Cependant, il préféra profiter du peu d'importance qu'accordait l'alité à ce fait pour changer de sujet et aborder un point important pour la suite de leur accord.

Ces derniers recommandations faite concernant le 'point d'ancrage' que Carrie devra trouver avant leur prochain essai, Daniel pensait en avoir fini avec cette conversation.

Franchement, il avait autre chose à faire que de jouer les garde-malades ! Surtout que de nouvelles expérimentations se profilaient à l'horizon. Sa secrétaire n'entrait pas dans sa catégorie de cobaye habituel, il allait donc devoir étudier et comparer différents mélanges qu'il utilisait pour savoir lequel serait le plus approprié, tout en prenant en compte la réaction que Carrie avait déjà eu durant l'expérience du jour. Même s'il avait encore le temps de réfléchir aux détails puisque le deuxième essai n'aura lieu qu'après la convalescence de son employée, cela rajoutait du travail à une liste déjà chargé. Aussi, il avertit tout de suite Carrie que s'il restait ici, çà sera pour remplir des dossiers et non pour entretenir une quelconque discussion avec elle. Pour bien appuyer ses intentions, il reprit place sur le siège et ouvrit le premier dossier de la pile.

Ironiquement, le psychiatre détenait un des ragots dont sa secrétaire semblait friande. Après avoir réfléchi à comment aborder le sujet sans pour autant remettre celui des fleurs sur le tapis, il lâcha la 'bombe' tout en continuant d'écrire dans son dossier.

La tête qu'affichait son employée alors qu'il expliqua lentement son raisonnement au sujet de cette rumeur valait son pesant d'or ! Daniel aurait moins maîtrisé ses émotions qu'il aurait affiché un sourire narquois en voyant les yeux de son interlocutrice s'écarquiller. Son visage resta cependant neutre, ce qui ne l'empêcha pas de jubiler intérieurement de voir Carrie en 'arroseuse arrosé'. Pour un peu, le docteur Lynch en aurait presque oublié que ce fâcheux ragot le concernait lui-aussi.

Sa petite victoire ne dura pas longtemps puisque Carrie se leva brutalement de son lit en protestant. La main du psychiatre lâcha son stylo pour se refermer fermement sur le poignet de Carrie afin de l'empêcher d'arracher la perfusion.

"Çà suffit avec vos enfantillages, vous ne voyez pas dans quel état est votre cheville ? Vous croyez vraiment que vous irez loin ainsi ?" Questionna-t-il avec froideur en baissant le regard sur la cheville en question pour que Carrie en face de même."Si vous faites un pas hors de ce lit, mademoiselle Jones, je vous colle sous sédatif le reste de la nuit !" Avertit-il sur un ton mordant et on ne peu plus sérieux. "Ce n'est peut-être pas mon service, mais je suis se qui ressemble le plus à un médecin qui est encore présent à cet heure-ci, je suis certain que l'infirmier de garde m'obéira." Continua-t-il pour montrer qu'il pouvait réellement mettre sa menace à exécution.

Daniel Lynch avait été très longtemps un habitué des services de nuit, il savait par expérience que tout ce qui avait une blouse blanche (que se soit les médecins ou les chefs de services) avaient quitté les lieux depuis longtemps. Après avoir fini cette mise au point, le docteur Lynch relâcha finalement sa prise. Il poussa un bref soupir exaspéré avant de se réinstaller. Il étudia mentalement et rapidement les chances que Carrie avait d'aller jusqu'au fleuriste de l'hôpital pour pousser ses investigations. Devait-il en faire l'aveu immédiatement ?

"Concernant cette personne, je n'ai pas eu le temps de regarder le nom sur son badge. Peut-être que cela n'a rien à voir avec se qui s'est passé aujourd'hui, peut-être est-ce quelqu'un qui nous a vu ensemble au mariage et en a tirer des conclusions." Avança-t-il avec la lenteur caractéristique de la réflexion. "Là encore, c'est vous la spécialiste, à vous de me le dire."

Le psychiatre ne savait pas s'il devait se sentir vexé que Carrie soit à deux doigts de faire un scandale pour si peu. Franchement, était-ce si insultant ou choquant qu'on puisse les imaginer ensemble ? Lui avait toute les raisons de l'être mais il estimait que sa secrétaire sans tirait bien mieux que lui dans cette histoire. D'ailleurs, histoire était sans doute un bien grand mot puisque leurs seules preuves étaient une phrase balancée avec un sourire entendu.

"Et, honnêtement, je ne vois pas pourquoi vous vous emportez ainsi. Ce n'est pas comme si vous aviez une réputation à défendre, si ?"

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MessageSujet: Re: Who is the sick one now ? (ft. Daniel)   Ven 27 Juin - 18:22


Daniel & Carrie
Oui, elle commençait à être sérieusement agacé qu’il lui fasse constamment des remarques sur sa manière de vivre, sur ses habitudes alimentaires notamment. Elle allait finir par croire que c’était lui qui était obsédé par la nourriture. Elle se demandait bien ce que cela pouvait lui faire. Il y a quelques semaines auparavant, il se moquait bien de son régime alimentaire. Qu’est-ce qui avait changé depuis ? Peut-être s’étaient-ils un peu trop rapprochés en réalité. Ces derniers temps, ils avaient eu de nombreuses occasions de se croiser dans un cadre différent de celui du travail. Quand elle y pensait, tout avait commencé à cause de ce fichu mariage. Et maintenant il avait l’air prêt à la suivre à la trace pour s’assurer qu’elle mangeait correctement. Ca commençait à bien faire, elle n’avait certainement pas besoin d’un père. Elle s’en sortait très bien seule, merci beaucoup.

La conversation s’épuisait peu à peu, avec une certaine gêne persistante autour de ce qu’il s’était passé durant sa crise de démence alors qu’elle était sous l’influence de drogues dont elle ignorait encore la nature. Il n’empêche que même si elle se moquait de lui, ce dont elle se rappelait l’embarrassait, et pas seulement parce qu’elle s’était trouvée dans les bras de son patron. Elle se doutait bien qu’il ne l’avait pas fait par plaisir et n’avait pas vraiment eu le choix, mais ce qui la préoccupait réellement, c’était la bizarre impression qu’elle avait autour de ce moment. Une sensation qui lui rappelait parfaitement celle éprouvée durant le mariage, au moment où il s’était trompé de prénom.

Ce n’était pas un souvenir qu’elle appréciait particulièrement. C’était beaucoup trop étrange. Ca n’aurait pas dû arriver, tout simplement. Elle détestait sentir que quelque chose lui échappait à ce point. Mais c’était bel et bien le cas. Elle avait beau essayer d’éviter d’y penser, il était difficile de le sortir totalement de son esprit. Peut-être lui servir de cobaye aiderait justement à trouver des éléments de réponses un tant soit peu rationnels.

Il parlait d’échec, pour la première fois depuis qu’elle le connaissait. C’était surprenant. Comme quoi tout arrivait. Daniel Lynch venait d’admettre avoir essuyé un échec. Elle ne put s’empêcher d’esquisser un sourire en coin.

« Je veux bien le croire. Je regrette de ne pas vous avoir enregistré. » répliqua-t-elle, malgré tout un peu amusée.

Mais peu importait au fond. Tout ça était arrivé, il était inutile de s’attarder encore et encore sur le sujet. Contrairement à lui, elle ne dramatisait pas cet échec, comme il tenait à l’appeler. Elle se doutait que ce n’était pas son cas, mais elle n’était pas d’humeur à se montrer compatissante.

Leur entretien touchait à sa fin, la conversation s’épuisait, principalement car il souhaitait visiblement l’écourter pour retourner à son travail. Mais elle ne l’entendait pas de cette oreille. Il était à peu près la seule personne sensée des environs et elle n’avait aucune envie de rester seule à ruminer ses pensées. Et puis, cet endroit avait quelque chose qui l’angoissait. Elle détestait être hospitalisée. Elle lui demanda s’il avait entendu quelques ragots, ce qu’elle regretta lorsqu’il lui avoua ce que l’une des employées avait insinué.

Qu’on raconte ce genre de choses dans son dos ne lui plaisait pas du tout. Vraiment pas. Jamais elle n’aurait cru que cela puisse arriver, surtout à propos de Lynch, probablement l’être le plus asocial de cette ville. Il avait vraiment dû se passer quelque chose pour que quelqu’un puisse en venir à croire une chose pareille. Rapidement, elle fit le tour des événements les plus récents dans sa tête. Le shopping, le verre, le mariage, sans doute les fleurs... autant de bonnes raisons de croire quelque chose qui était absolument faux. Une chose est sûre : cette fille allait en entendre parler. Et il valait mieux le faire maintenant, avant que la rumeur ne se répande à grande vitesse, si ce n’était pas déjà fait.

« Oh, je peux marcher je vous signale ! » rétorqua-t-elle en arrachant sa perfusion d’un coup sec. C’est alors qu’il menaça de la mettre sous sédatif. Et il en était capable, elle le savait parfaitement. Elle le fusilla du regard. « Très bien. Ne venez pas vous plaindre si la rumeur se répand, parce que c’est exactement ce qu’il va se passer. »

Sur ce, elle se rallongea et croisa les bras, la mine furieuse. Voilà qu’il la menaçait maintenant ! Non mais et puis quoi encore ? Elle pouvait bien s’en aller si elle en avait envie. Il lui suffisait de signer une décharge et elle était libre. D’ailleurs elle aurait été bien tentée de le faire, uniquement pour l’ennuyer. Certes, elle aurait eu beaucoup de mal à rentrer chez elle, mais le jeu n’en valait-il pas la chandelle ? Elle verrait bien, s’il continuait à se montrer aussi casse-pieds, c’était une idée qu’elle gardait dans un coin de sa tête en tout cas.

« Vous auriez pu faire un effort pour vous rappeler qui c’est. Elle va sûrement faire courir le bruit dans tout l’hôpital. » Elle leva les yeux au ciel, exaspérée. Il le faisait exprès ou quoi ? « Pas besoin d’être expert pour deviner ce qu’il va se passer : le bruit va se répandre et c’est tout. Vous avez vraiment envie que tout le monde se mêle de vos affaires ? »

Ce n’était pas le contenu de la rumeur en lui-même qui l’ennuyait vraiment, non, c’était plutôt le fait qu’elle soit concernée directement, elle qui aimait tant qu’on lui fiche une paix royale. Dans une petite ville telle que Storybrooke, les choses se savaient vite, très vite même. Et en plus de tout ça, il semblait s’en moquer éperdument, lui qui s’offusquait pour un rien !

« Ce n’est pas ma réputation le problème. Je n’ai pas forcément envie que tout le monde pense que je me tape mon patron figurez-vous ! L’ambiance au travail est déjà assez pénible comme ça. » répondit-elle avec mauvaise humeur. « Ca ne vous fait rien à vous ? » demanda-t-elle, toujours un peu stupéfaite face à son stoïcisme.
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MessageSujet: Re: Who is the sick one now ? (ft. Daniel)   Dim 29 Juin - 11:01


Daniel & Carrie


C'est vrai que sur le moment, Daniel avait été agacé du regard entendu lancer par la fleuriste. Surtout par le fait qu'on ne pouvait apparemment pas offrir des fleurs à une malade sans que les gens n'en tire des conclusions hâtives. Peut-être n'y avait-il pas de rumeur ? Il avait évoqué ce fait juste pour avoir le plaisir de voir Carrie prise dans un des ragots qu'elle semblait adoré entendre. Cette satisfaction ne dura pas longtemps car la secrétaire eut un comportement excessif, arrachant même sa perfusion.

Le psychiatre la menaça de la coller sous sédatif le reste de la nuit et il était très sérieux avec ce genre de menace. Lui qui avait un instant imaginé que Carrie allait apprendre un semblant de patience avec sa mésaventure du jour venait de réaliser qu'il s'était bercé d'illusions. Ce qui l'agaça quelque peu : quel personne ne tirait pas de leçon de ces erreurs ? Elle n'avait même pas baissé les yeux sur l'état de sa cheville qui s'était aggravé avec sa course dans les couloirs. Vraiment, çà en était consternant ce manque d'instinct de survie.

"Oh oui, je suis certain que de vous voir débouler dans les couloirs pour démentir cette rumeur ne va pas sonner comme un aveu dans les oreilles de quelqu'un qui est apparemment prompte à déduire des choses erronées à partir de se qu'elle voit." Ironisa-t-il sur un ton acide alors que Carrie expliquait qu'elle devait vite démentir la rumeur auprès de cette personne.

Daniel soupçonnait que de nier la rumeur était le meilleur moyen de lui donner plus de crédit. C'était étrange que Carrie, soi-disant experte dans ce genre de ragots n'en vienne pas à la même conclusion que lui. En fait, il était même vraiment ironique que se soit Daniel qui est une vision des choses assez clairs sur une situation qui n'entrait visiblement pas dans son domaine de prédilection. A croire que toutes les conversations à sens unique avec Rebecca Doll avaient des avantages, après tout. Le docteur Lynch n'aurait jamais imaginé remercier intérieurement l'ancienne poupée de son. Comme quoi, tout arrivait !

Son employée s'allongea dans son lit avec une attitude boudeuse. Le psychiatre commençait à comprendre pourquoi une évidence lui avait échappé : elle était trop focalisée sur le fait qu'elle était directement concernée par la rumeur. Comme la suite de ses paroles ne tarda pas à le démontrer. Heureusement que lui savait garder la tête froide. Pourtant, il était tentant de rendre son regard exaspéré à Carrie.

"Se mêler de mes affaires ? Je ne vois le rapport. En fait, s'il doit y avoir des rumeurs circulant sur mon compte je préfère qu'elles se concentrent sur une romance tout à fait fictive plutôt que sur mon service."

Devait-il tout expliquer de A à Z à la soi-disant experte en ragots ? Le psychiatre s'étonna ensuite du comportement excessif de Carrie, comme si cette dernière avait une réputation à défendre. Comme d'habitude, sa secrétaire répondit avec mauvaise humeur. Il en regretterait presque la demoiselle terrifiée qu'elle était durant sa crise ! Le docteur Lynch rangea de côté le sarcasme qui menaçait de franchir ces lèvres : Décidément, son employée se rappelait qu'il était son patron uniquement quand cela l'arrangeait. Cependant, il ne voulait continuer cette conversation sur un échange d'ironie. Il allait devoir expliquer son point de vue et prêcher pour une idée qui commençait à naître dans son esprit. Une tentative qui demandait du calme.

"Je reste calme car je vois les faits." Commença-t-il à expliquer avec patience. "Les faits sont que cette rumeur circulera tôt ou tard, mademoiselle Jones. Il faut se rendre à l'évidence : nous sommes face à un mystère. Un phénomène qui, pour une raison inconnue, se manifestent de manière plus forte quand nous vivons ensemble certaines situations. Pour étudier ce mystère, il va falloir se voir souvent hors des heures de travail pour vos prochaines tentatives d'expérience. Croyez-vous vraiment que les gens n'en auraient jamais rien déduit ? En plus, je sais par expérience que de démentir une rumeur ne fait que la renforcer. Comme tous essais pour la faire disparaître conduiraient à un échec, la seule solution qu'il reste est de la diriger. De la contrôler."

Il marqua une pause pour laisser le temps à ces arguments logiques ferrent leurs chemins dans l'esprit de son interlocutrice.

"Si vous vous souciez de l'ambiance au travail, je peux vous faire transférer dans un autre service." Avança-t-il. "En fait, certains de mes collègues se demandent déjà pourquoi je ne l'ai pas encore fait. De toute évidence, ce n'est pas pour votre performance au travail que je vous garde dans mon service et çà, çà n'a échappé à personne. Alors autant qu'ils s'imaginent que c'est parce que je me suis entiché de vous plutôt que de réaliser que je vous garde à cause de certains secrets que vous détenez sur moi."

Là, il touchait peut-être un point sensible. Alors il continua sur un sujet où il savait son interlocutrice plus réceptive.

"N'êtes-vous pas tenté de vous jouer d'eux ?" Demanda-t-il avec un sourire complice. "En prenant le contrôle de la rumeur, nous n'en serons plus les victimes. Au contraire, ce sont ceux qui la répondront qui le deviendront. Et vous pourrez vous moquer de la crédulité de vos collègues plutôt que d'en être vexé."

En réalité, s'il portait un peu d'attention à son propre comportement, il aurait sans doute été tout aussi étonné que son interlocutrice par le détachement qu'il affichait par rapport à la soi-disant rumeur. Des réflexes de son ancienne vie lui revenaient sans qu'il ne le réalise. Une manière de pensée logique qui se reposait sur les manipulations. Détourné l'attention des gens avec des faux racontars étaient tout à fait dans les habitudes de l'ancien conseiller du roi. Daniel, quand à lui, découvrait seulement au fil de cette discussion quels avantages une telle manière d'agir pouvait engendrer. Encore fallait-il convaincre sa secrétaire de jouer le jeu !

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MessageSujet: Re: Who is the sick one now ? (ft. Daniel)   Sam 5 Juil - 15:27


Daniel & Carrie
Elle avait du mal à croire qu’une telle rumeur soit probablement en train de se répandre dans les couloirs de l’hôpital. Sur son lieu de travail, là où elle allait tous les jours, ce qui était déjà suffisamment pénible en soi. Voilà qu’à présent elle allait devoir compter avec les coups d’oeil de ses collègues, ou pires celles qui viendraient lui parler pour qu’elle leur raconte touuuuus les détails. Fabuleux. Fantastique. En même temps, pourrait-elle les en blâmer ? La nouvelle que Daniel Lynch était capable de s’intéresser à quelqu’un autrement que sur le plan professionnel risquait de secouer pas mal de monde, c’était certain.

Sa première impulsion la poussait à se lever pour aller dire deux mots à la personne qui avait commencé à faire circuler la rumeur. Malheureusement et bien que cela lui fasse terriblement mal de l’admettre, le psychiatre n’avait pas tort. Si elle s’efforçait de démentir, tout le monde risquait de croire que c’était la vérité. Et elle n’avait certainement pas envie de ça. Mais elle n’allait pas le lui dire, préférant faire preuve de la plus parfaite mauvaise foi.

« Très bien, comme vous voulez, mais ne venez pas vous plaindre après si tout le monde se met à vous regarder comme une bête curieuse. » répondit-elle d’un ton acide.

Elle était surprise qu’il prenne les choses si calmement. Elle ne savait pas vraiment quoi en penser. Elle était prête à parier qu’il n’avait jamais été victime d’une rumeur de ce type et qu’il n’avait aucune idée des conséquences que cela pouvait impliquer. Elle l’avait déjà vu et elle sentait que les semaines à venir allaient être particulièrement pénibles. Elle qui était loin d’être sociable allait devoir faire face aux commentaires de tout un chacun, à leurs regards. Elle se fichait bien de ce que l’on pouvait penser d’elle en réalité, mais elle aimait qu’on la laisse tranquille, voilà tout. Et avec ce qu’il venait de se passer c’était malheureusement plutôt mal parti.

Oui, elle s’était demandé pourquoi il ne semblait pas perturbé le moins du monde à cette nouvelle, mais ses paroles le lui firent comprendre. Il était évident qu’il valait mieux pour lui ne pas attirer l’attention sur ses petites expériences et les produits mystérieux qu’il gardait dans son bureau. Elle esquissa un sourire ironique.

« J’imagine bien que vous n’aimeriez pas que la toute la ville sache ce que vous faites en réalité. Quoi que je doute que cela surprenne grand monde. »

Il fallait l’admettre, le Dr Lynch n’avait pas forcément une très bonne réputation sur le plan humain. Elle savait que Lacey ne l’aimait pas beaucoup par exemple. Elle ne l’avait jamais dit clairement, mais elle pouvait le sentir. Elle ne s’en interrogeait pas spécialement, elle supposait que, comme beaucoup d’autres, il n’inspirait tout simplement aucune sympathie à son amie. Quoi qu’il en soit, il commença à lui sortir un discours professoral qu’elle n’écouta qu’à moitié. Oui, il était un être fondamentalement logique, elle l’avait compris depuis longtemps. Il n’empêche qu’elle n’aimait pas vraiment avoir l’impression de recevoir une leçon de cette manière. Elle leva les yeux au ciel et afficha un air boudeur. Elle aurait presque eu envie de l’envoyer promener. Finalement, peut-être valait-il mieux être seule. Jusqu’à ce qu’il suggère de la transférer dans un autre service.

« Tiens, je croyais que c’était pour mes qualités personnelles que vous me gardiez. » dit-elle avec un sourire amusé. Il n’empêche qu’elle n’avait aucune envie d’être transférée. Certes, elle n’adorait pas son travail, mais elle avait ses habitudes et n’avait aucune envie d’en changer.

S’il y avait bien une chose à laquelle elle ne s’attendait pas, c’est à la tournure que prirent alors les événements. Avait-elle bien entendu ? Est-ce, vraiment, il lui proposait de jouer le jeu de cette rumeur, de faire semblant de former un couple avec lui ? Sur le moment, elle resta bouche-bée. Oui, Carrie Jones qui n’avait pas sa langue dans sa poche ne trouvait cette fois-ci absolument rien à dire. Jusqu’à ce qu’enfin elle semble retrouver l’usage de la parole.

« Vous... vous voulez dire que vous voulez que nous nous fassions passer pour un couple ? Mais... vous êtes vraiment sérieux là ? » Elle le regardait comme s’il était tombé sur la tête. Ce qui avait forcément dû se produire. Ou alors il s’était lui aussi injecté un produit bizarre. Elle avait déjà trouvé étrange qu’il l’invite au mariage, mais ça... ça c’était tout à fait différent. Elle détourna le regard et se rassit correctement sur son lit, se donnant un peu de temps pour reprendre une certaine contenance. Puis, de nouveau plus assurée, elle leva les yeux vers lui. « Je pourrais peut-être envisager d’accepter. Mais je commence à vous connaître, vous vous fichez pas mal de vous moquer de qui que ce soit. Alors pourquoi ? Pourquoi vous voudriez faire une chose pareille ? »

Elle le regarda avec intention. En son for intérieur, elle avait décidé qu’elle prendrait sa décision en fonction de la réponse qu’il lui ferait. Si celle-ci était convaincante, peut-être envisagerait-elle d’accepter. Peut-être. A vrai dire, elle n’en avait pas la moindre idée. Elle ne s’était pas vraiment préparée à ça. Et surtout, elle doutait profondément que cela fonctionne. Elle avait beau avoir de l’expérience avec les hommes, on ne pouvait pas dire qu’elle avait déjà vraiment été en couple. Quant à lui... sans commentaire.

« Mais de toute manière, même si j’acceptais, je doute que ça fonctionne. Franchement, vous pensez vraiment qu’on serait crédibles une minute ? La rumeur ne suffit pas, un mensonge pareil se travaille et s’entretient. »

Ce n’était définitivement pas une bonne idée. C’était... bizarre. Mais en même temps, si elle réfléchissait à la situation, elle constatait que des soupçons risquaient tôt ou tard de peser sur eux, surtout s’ils commençaient de nouvelles expériences, ce qui impliquait qu’ils se verraient plus souvent. Ca ne l’enchantait pas vraiment et elle doutait que cela marche, mais dans ce cas précis c’était peut-être la seule solution.  
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MessageSujet: Re: Who is the sick one now ? (ft. Daniel)   Mer 9 Juil - 12:25


Daniel & Carrie


Décidément, cette journée était riche en surprise. Voilà qu'il découvrait que Carrie Jones faisait attention à sa réputation. Ou, du moins, se souciait assez des apparences pour se retrouver vexé d'être victime d'une rumeur les concernant tout les deux et circulant sur leur lieu de travail. Lui qui avait toujours imaginé que sa secrétaire ne prêtait aucune importance à se qui pouvait se passer à l'hôpital ne s'attendait pas à faire ce genre de découverte. Le psychiatre se moquait bien des rumeurs. En réalité, il était généralement trop concentré sur son travail pour y prêter attention. En d'autres circonstances, il aurait sans doute été le dernier au courant concernant le ragot qu'il venait de répété. C'était le fait qu'il était déjà mal à l'aise d'aller choisir des fleurs qui l'avait rendu particulièrement attentif à la réaction de la fleuriste.

Et même après çà, il avait tendance à croire qu'il s'agissait que d'un cas isolé et non d'une véritable rumeur qui envahissait tout l'hôpital. Daniel avait un peu exagéré les faits, juste pour voir la tête que ferait son employée de se retrouver victime d'un des ragots dont elle était si friande. Une blague d'un goût douteux ou une petite vengeance mal placé mais, pour sa défense, le docteur Lynch ne s'attendait certainement pas à se que Carrie arrache sa perfusion pour se lever. Devait-il être vexé de cette réaction excessive ? En plus, se précipiter ainsi pour démentir quelque chose était le meilleur moyen pour empirer la situation.

Face à cette remarque logique, la mauvaise foi de son interlocutrice était terriblement apparente. Daniel se contenta de hausser un sourcil lorsqu'elle lui répliqua qu'on allait le regarder comme une bête curieuse. N'était-ce pas déjà le cas ? Surtout depuis un certain article dans le journal. Heureusement, l'intervention d'un dragon durant se qui aurait être le mariage du siècle avait reporté les regards curieux vers un autre sujet. Il garde ce commentaire pour lui. C'est vrai qu'il ne pouvait pas compares les sous-entendus placé dans l'article de Louna Nerys avec une rumeur prétendant qu'il sortait avec sa secrétaire. Il ne savait pas vraiment les conséquences qui allait en découlé et sans doute que Carrie était mieux placé que lui pour savoir ce genre de choses.

Pour l'instant, le novice qu'il était dans ce domaine le poussait à voir les avantages que pouvait offrir une telle situation. Si des ragots devaient circulés sur son compte, il préférait de loin que le sujet soit une romance fictive qu'à propos de ces cobayes. Sa secrétaire lui fit remarquer avec une justesse dérangeante que personne ne serait surpris de ces manigances si elles venaient à être révélées au grand jour.

"C'est justement se que j'essaye de changer." Répondit-il.

Plus précisement, c'est se qu'on lui avait suggérer de changer. Se montrer plus sociable pour que personne ne soupçonne se qu'il mijotait dans son service. Que cette idée puisse sembler stupide pour les habitants lambda de Storybrooke si jamais cette journaliste revenait à l'attaque. Il devait mettre cette pause dans le jeu à profit. Un travail ardu pour lequel il éprouvait des difficultés mais dont il voyait assez les avantages pour essayer de se plier à cet exercice délicat. Et, comme Mortimer lui avait expliqué, un tel changement ne pouvait se faire sans trouver un prétexte. Finalement, plus il y réfléchissait et plus cette soi-disant rumeur semblait tombé à pic.

De toute façon, comme il l'expliqua ensuite, cette rumeur aurait circulé tôt ou tard. Les expériences sur les rêves de Carrie les conduiront à se côtoyer plus souvent en dehors des heures de travail. E plus, il ne pouvait nier l'évidence que les sensations de déjà-vu étaient plus forte et surtout beaucoup plus nombreuses en présence de son employée. Pourquoi ? C'est se que le psychiatre voulait découvrir. Devant l'attitude boudeuse qu'affichait son employée, Daniel soupçonnait qu'elle n'écoutait qu'à moitié ces arguments. Le docteur Lynch retint un nouveau soupir excédé de franchir ses lèvres et préféra continuer en parlant du fait que beaucoup de personne se demandait déjà pourquoi il gardait Carrie comme secrétaire dans son service. Il était quasiment certain que ce genre d'argument comme un éventuel transfert dans un autre service ferait plus facilement réagir son interlocutrice. Ne serait-ce que parce que sa phrase offrait une gamme variée de remarque sarcastique. Et il vit juste. C'était rassurant de constater que le caractère imprévisible de son employée respectait tout de même certains schémas.

"Désolé de briser vos illusions." Répliqua-t-il avec le même sourire amusé.

Transféré Carrie dans un autre service était facile sur le papier mais, aussi irritante et démotivée dans son travail que pouvait être sa secrétaire, il n'avait pas vraiment envie de le faire. Pourquoi ? L'expérience d'aujourd'hui en était la preuve. Le psychiatre s'absentait le temps de manger et se retrouvait avec son employée sous influence d'injections aléatoire. Il valait mieux garder à l'œil une fouineuse de cette catégorie. Çà et le fait que leurs échanges de sarcasmes lui manquerait éventuellement... le genre d'argument qu'il n'avouera jamais ouvertement, bien évidement.

Cette note d'humour faite, il décida de passer à une chose beaucoup plus épineuse. La conversation lui avait donné une idée. Une idée qui semblait logique sur le papier mais qui allait subir le contrôle cynique de son interlocutrice. Tout d'abord, son argumentation réussit l'exploit de faire perdre l'usage de la parole à Carrie. Hélas, son employée retrouva très vite tout son mordant. A nouveau, il ne savait pas s'il devait se sentir vexé de la première réaction de Carrie. Etait-ce vraiment si difficile à imaginer que cela ? Le docteur Lynch retint une remarque acerbe pour ne pas ré-envenimé la conversation. A la place, il garda le silence pour laisser l'idée faire son chemin dans le cerveau de sa secrétaire.

"Visiblement, vous ne me connaissez pas aussi bien que vous le croyez." Commenta-t-il tout d'abord.

En fait, même lui se découvrait un aspect de sa personnalité qu'il ignorait. En évoquant la perspective de tourner les autres en bourrique en jouant le jeu de la rumeur, il s'était découvert un réel plaisir à imaginer les regards et les remarques de personne trop crédules pour s'imaginer que tout cela serait une comédie. Le docteur Lynch laissa cette impression étrange de côté pour se concentrer sur la suite. Les questions de Carrie prouvaient que la demoiselle n'avait pas été très attentive puisqu'il jugeait avoir déjà tout expliqué sur ces motivations dans ce projet. Là encore, il ne fit aucune remarque pour souligner ce fait puisqu’il avait besoin de la coopération de Carrie sur ce coup-là.

"Parce que cela serait plus pratique, pour vous comme pour moi." Répondit-il avec patience. "Si on nous voyait ensemble en dehors du travail, nous n'aurons pas besoin de formuler des prétextes ou de nous justifiez en trouvant des excuses. Et je ne devrais pas négocier un nouvel arrangement avec vous à chaque fois que je vous inviterais pour être ma cavalière."

En vérité, il ne savait pas vraiment s'il allait retenter l'expérience après se qui c'était passé au mariage mais il préférait être prévoyant de se côté. Sur ce point, il passait vraiment d'un domaine inconnu à un autre. Le docteur Lynch s'imaginait qu'il n'avait pas besoin d'expérience dans une relation pour nourrir la rumeur. Seulement de geste et de phrase pouvant être interprété différemment par des personnes qui voulaient croire fermement qu'il y avait quelque chose. N'était-ce pas ainsi que cela fonctionnait ? Carrie mit un sérieux doute dans ce qu'il pensait être un raisonnement fiable.

"J'ai conscience que cela ne sera pas facile. Un changement trop brusque dans notre comportement éveillera également les soupçons."

Il poussa un soupir et retira ses lunettes pour pouvoir se masser brièvement les yeux. C'était comme si toute la fatigue de la journée lui était tombé dessus en même temps que la remarque de Carrie lui avait fait réalisé que, non, leur plan n'était pas aussi simple que cela. Dans quoi allait-il s'embarquer ?

"Ecoutez... il est tard. Ce n'est pas vraiment le moment idéal pour parler en détails de ce genre de chose." Commença-t-il en remettant ses lunettes en place. "Attendons quelques jours, le temps de déterminez si cette rumeur est réel ou non et ensuite nous aviserons. Cela vous convient ?"

Il devait bien l'admettre, Carrie avait raison. Leur projet, si elle l'acceptait, allait demander de la préparation. Daniel ne voulait pas bâcler cet arrangement alors que la fatigue prenait lentement son dû. Il rangea son stylo et mit un peu d'ordre dans ses dossiers en même tant que dans ses pensées.

"Vous devriez vous reposer." Continua-t-il. Et c'est alors qu'il ajouta quelque chose qui l'étonna : "Je vais rester jusqu'à ce que vous arrivez à vous endormir."

Ce genre de phrase que pourrait dire un grand frère à sa petite sœur qui venait de faire un cauchemar était sortit spontanément de sa bouche sans même qu'il n'y fasse attention. Daniel parut troublé. Certes, il avait apprit que Carrie faisait des cauchemars mais de là à se proposer de rester à son chevet... Il se força à retrouver au plus vite toute sa contenance en se raclant la gorge comme s'il voulait fermer définitivement la parenthèse sur se qui venait de se passer.

"Réflexion faite. Je... vais plutôt vous laissez. J'ai beaucoup de retard à rattraper." Annonça-t-il sur un ton qui avait retrouvé toute sa froideur coutumière.

Sur cette phrase, il se leva en tenant fermement les dossiers qu'il venait de récupérer.

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MessageSujet: Re: Who is the sick one now ? (ft. Daniel)   Mar 12 Aoû - 22:46


Daniel & Carrie
D’accord, peut-être était-elle plus sensible à ce que l’on pouvait penser d’elle que ce qu’elle voulait bien admettre. En vérité, c’était l’attention que l’on pouvait lui prêter qui lui déplaisait. Elle n’aimait pas particulièrement être sous les feux des projecteurs, surtout pour quelque chose de pareil. Au fond, que l’on parle sur les relations qu’elle pouvait entretenir avec Lynch lui était égal. Ce qui ne l’était pas, c’était l’incongruité de cette nouvelle rumeur. Nul doute qu’elle allait à présent être épiée, ce qui ne lui plaisait pas du tout. D’autant plus qu’avec ses collègues toutes plus pipelettes les unes que les autres, inutile de préciser qu’elle pouvait dire adieu à sa tranquillité au travail. Ce qu’elle n’avait aucune envie de faire, le quotidien était déjà bien assez pénible comme ça. Déjà qu’on la regardait avec suspicion depuis qu’elle était venue au mariage en tant que cavalière de Lynch !

Elle ne pensa pas une seconde aux sentiments personnels du psychiatre, croyant sincèrement qu’il désapprouverait la chose autant qu’elle. Elle eut la surprise de constater qu’il n’en était rien, il faisait même preuve d’un calme olympien, et à dire vrai légèrement agaçant. A croire qu’il se fichait bien de tout ce que l’hôpital pouvait raconter, ni même des conséquences que cela pouvait entraîner. Bon, elle devait l’avouer, tout dans ses arguments n’était pas à jeter. Sur certains points, il avait même raison, ce qu’elle n’admettrait bien sûr pas à voix haute. Mieux valait que les rumeurs se concentrent sur la nature secrète de leur relation plutôt que sur ce qu’il se passait réellement. Seulement voilà, on ne pouvait jamais savoir jusqu’où l’intérêt des individus trop curieux pouvait aller, et c’était justement cela qu’elle craignait...

Bon, il essayait de changer son image auprès des habitants de la ville, elle l’avait bien compris. Mais elle, qu’allait-elle y gagner ? A part la joie d’avoir la réputation d’entretenir des relations amoureuses avec l’un des types les plus tordus de ce trou perdu. Inutile de dire qu’effectivement, tout cela ne pourrait manquer de faire jaser. Elle songea à la réaction de Lacey quand elle l’apprendrait. Bon sang, comment parviendrait-elle à expliquer une chose pareille ? Bon, elle verrait au moment venu. Pour l’heure elle était coincée dans un lit d’hôpital, en espérant que cela ne dure pas longtemps.

« Pas grave, je savais déjà que je n’étais pas l’employée de l’année. » répliqua-t-elle avec un sourire en coin.

Et c’était peu de le dire ! Jamais elle n’avait fait semblant d’apprécier son travail, ou même d’être motivée pour le faire. Si elle ne se donnait pas cette peine, c’était bien parce que ça ne lui rapportait absolument rien. Elle ne s’était jamais sentie en danger de perdre son emploi, étrangement. Maintenant qu’elle y pensait, il était surprenant que Lynch ne l’ait pas déjà virée depuis longtemps. Oui, il y avait toute une partie de lui qui l’échappait, mais il n’empêche qu’elle ne s’était certainement pas attendue à une telle proposition, de la part d’un homme qui ne fréquentait pas beaucoup de femmes. Voire même aucune.

Elle n’avait jamais prétendu bien le connaître, mais il n’empêche que sa remarque l’agaça. Le voilà qui faisait le malin à présent, comme s’il avait le monopole du mystère et lisait en elle comme dans un livre ouvert ! Ce n’était pas parce qu’il était psychiatre qu’il était amené à détecter tout ce qu’il y avait à savoir à son sujet. De plus, elle pensait sincèrement qu’il sous-estimait la tâche à accomplir. Ce n’était pas rien de simuler une relation de couple, surtout pour quelqu’un qui n’en avait pas l’habitude. Cela impliquait certains... comportements, et elle n’était pas certaine qu’il soit prêt à aller jusque là. Alors pratique, d’accord, mais il valait mieux être bien préparé afin que ce soit crédible. Car dans le cas contraire, ils ne feraient qu’attirer davantage l’attention sur eux, et pas dans le bon sens. Déjà que Lynch attisait une certaine méfiance, ce n’était pas non plus la peine d’en rajouter. Non, il faudrait faire les choses bien et cela impliquerait un comportement inhabituel de la part du psychiatre, et elle n’était pas vraiment certaine qu’il en soit capable.

« D’accord, mais pas de changement du tout ne sera pas bon non plus. Il nous faudra trouver un juste milieu et j’ai peur que ce ne soit pas aussi facile que vous l’imaginez... »

Elle ne faisait plus l’erreur de le sous-estimer, elle le pensait sincèrement. Ce n’était tout simplement pas son domaine à lui. A elle non plus d’ailleurs. Jamais elle n’avait entretenu de relation suivie. Elle se contentait de tout ce qu’il pouvait y avoir de plus bref et sans conséquence. Dire que des deux elle était la plus expérimentée en la matière ! C’était résolument désespérant et peu encourageant pour la suite des événements.

Il avait raison, mieux valait remettre cette discussion à plus tard après y avoir réfléchi un peu plus longuement. De toute façon, si rumeur il y avait, elle ne risquait certainement pas de disparaître du jour au lendemain. Carrie allait approuver, jusqu’au moment où il lui indiqua qu’il allait rester jusqu’à ce qu’elle s’endorme. Elle se tourna immédiatement vers lui, les yeux écarquillés.

« Pardon ? » Elle espéra sincèrement avoir mal entendu. Il ne venait tout de même pas de dire une chose pareille, si ? Il sembla se rendre compte de ce qu’il venait de dire, puisqu’il se reprit rapidement. Elle le regarda tout de même avec une grande suspicion. « Oui, il vaut mieux. On se verra plus tard. » ajouta-t-elle avec une froideur au moins égale à celle du psychiatre. Il était hors de question qu’il la regarde s’endormir, et puis quoi encore ? Voilà qui était sacrément bizarre, voire même un peu angoissant. Et pourtant, cela évoqua quelque chose de bizarre en elle, comme si ce n’était pas la première fois qu’il lui proposait une telle chose. Ce qui était totalement absurde. Elle ne savait ce qu’il lui avait pris, mais elle espérait bien que ça ne se reproduirait plus. C’était vraiment trop étrange.  
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