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« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


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 Danse sur la place publique ♣ Aliéna Pearl

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MessageSujet: Danse sur la place publique ♣ Aliéna Pearl   Lun 3 Sep - 15:51
Lyana & Esméralda



Trois mois à parcourir les routes, avec une trajectoire plus ou moins précise. Trois mois à sillonner les villages & royaumes sans faire de détours. Elle allait vers le nord, s’éloignant de plus en plus de la cité qu’elle craignait. Oui, Il y a maintenant trois mois de cela elle avait rencontré un ami formidable lors d’un festival. Quasimodo. Mais en voulant le défendre devant tout le monde, elle avait défié son maitre qui était une des personnes les plus importantes de la ville. Recherchée obstinément par Frollo que sa folie avait emporté pour une raison difficilement compréhensible pour la jeune femme, elle avait dû partir dans les autres royaumes où il ne pourrait la traquer. Le seul problème était que son ami lui manquait. Elle avait envie d’y retourner et il ne se passait pas un jour sans qu’elle y pense. Bien que le danger l’attirait, il y avait secrètement une autre raison. C’était ce soldat. Phoebus. Malgré les nombreuses piques qu’elle lui avait envoyés, il lui avait toujours répondu et l’avait même aidée à fuir. Une boule au ventre mélangeant une sensation de bienêtre et de chagrin se faisait ressentir chaque fois qu’elle pensait à lui. Plus le temps passait, plus elle l’avait en tête. Elle aurait tellement voulu le revoir ! Elle ne comprenait vraiment plus rien. Mais il fallait passer au dessus. Chaque jour était nouveau, on vivait sans se construire de futur. Il fallait avancer et continuer son chemin.

La cité était plus vivante que jamais. Du monde de partout, à tous les coins de rues, des artisans, des enfants qui jouaient… Il y avait de la musique de partout. Esméralda avait atterrit dans un Royaume plutôt agréable, même si les habitudes ne changeaient pas. Il y avait plusieurs gitans qui faisaient leurs numéros un peu partout. Dans un coin de la place principale, contre la façade d’un bâtiment, les gens qui observaient formaient une sorte de petite arcade autour de quelques roulottes colorées. La bohémienne émergea de l’une d’entre-elle une fois qu’elle eut fini de se préparer pour partir danser. Elle avait enfilé une multitude de bracelets pour faire tinter le tout à chaque mouvement, et en avait même un à une cheville. Sa robe rouge et blanche était fine et ample, dont les manches tombaient sur ses épaules montrant alors un décolleté. Le tissu s’arrêtait juste au-dessus des chevilles. Elle avait également prit son foulard porte-bonheur, noué à sa taille. Il était en soie violette et de petits grelots dorés l’ornaient. Il lui avait été remis par l’un de ses frères gitans, la première fois qu’elle était venue à la cour des miracles et évitait de le porter lorsqu’elle trainait pour ne pas l’abimer.

Un autre gitan avec qui elle partagerait les sous jouait d’un gros tambour, assis par terre contre le mur. Djali quant à elle, s’occupait de tenir un chapeau et de faire des vas et viens devant les spectateurs pour qu’ils puissent mettre un peu de leur générosité. Esméralda frappa deux fois son tambourin dans la pomme de sa main, et commença à danser. Une musique joyeuse commença alors. Ses longues jambes fines se croisèrent et s'écartèrent la faisant tournoyer, elle faisait des gestes fluides avec ses bras avant de retaper une nouvelle fois dans son tambourin accompagnant son geste d’un bref hochement de tête. Elle tournoyait sur elle-même en faisant voler sa robe rouge et tinter les grelots de son foulard, laissant alors apercevoir ses jambes et ses pieds nus. Elle cambra gracieusement son dos, d’un mouvement long. La musique ralentissait, ses mouvements devinrent plus lents. Elle baissa alors la tête jouant avec sa longue chevelure brune quelques peu décoiffée à présent. Elle ferma alors les yeux, complètement absorbée par la musique. Elle était totalement dans son monde, et continuait de se déhancher gracieusement. Le bonheur que lui procurait le simple fait de danser était inexplicable. Chaque instant lui rappelait sa mère, même si elle savait qu’elle ne pourrait jamais l’égaler. Elle se revoyait encore l’observer danser depuis sa roulotte, pendant que son père crachait des flammes. Quand elle dansait, elle oubliait tous les problèmes qui l’entouraient pour s’enfermer dans une bulle. Les choses auxquelles elle tenait le plus étaient la danse et la liberté. Voilà tout. Et comme tous ses frères gitans, elle préfèrerait mourir que d’être enfermée.

Le spectacle dura encore quelques petites minutes, puis se termina sur une note de musique plus forte. Alors, les gens qui étaient restés jusqu’à la fin applaudirent, Esméralda salua. La plus part ne restaient pas jusqu’à la fin, ou bien arrivaient en cours de route. Certains regardaient les gitans d’un air envieux, d’autres d’un air empli de rancoeur. Parfois ils se faisaient juste complimentés sans recevoir de pièces. Mais même un simple compliment faisait plaisir à la Bohémienne. Les gens repartirent à leurs occupations aussitôt. Esméralda, essoufflée parti s’asseoir sur l’entrée de sa roulotte, Djali sur les talons lui apportant le chapeau. Elle lui donna alors une carotte et posa le chapeau derrière elle. Elle allait refaire une autre prestation dans un moment. Le soleil tapait fort en ce début d’après-midi, éclairant toute la ville.
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MessageSujet: Re: Danse sur la place publique ♣ Aliéna Pearl   Lun 3 Sep - 15:54

Esmeralda & Lyana

A
ssise dans un fauteuil confortable doublé de velours rouge, Lyana regardait le ciel par l'une des fenêtres de sa suite personnelle. Un livre ouvert sur ses genoux témoignait de son activité mais, pour le moment, la jeune femme avait délaissé son roman pour observer le royaume qui s'étendait sous ses yeux. Ce royaume qui, désormais, était en partie de le sien. A cette idée, un léger sourire se dessina sur le doux visage de Lyana. Dire que quelques semaines auparavant, elle se trouvait dans une minuscule maison et accomplissait les tâches les plus ingrates sous les ordres de sa mère, une redoutable femme qui ne l'avait jamais aimé, et de sa sœur aînée qui, à l'image de leur mère, semblait être née uniquement pour lui gâcher la vie. Lyana avait alors tout les aspects d'une servante avec ses robes usées, ses cheveux négligés, ses mains calleuses par les nombreuses tâches accomplies au quotidien et son visage aux traits tirés. Mais tout cela c'était du passé. Depuis qu'elle avait fait la connaissance de Jack, sa vie avait radicalement changée, comme par enchantement. En effet, en un regard, ils tombèrent amoureux et le jeune prince demanda à Lyana de devenir sa femme, proposition qu'elle accepta aussitôt. De pauvre jeune femme exploitée, elle était devenue princesse d'un royaume ! Si on lui avait dit cela quelques semaines plus tôt, elle aurait sans doute éclaté de rire tant l'idée lui paraissait saugrenue. Et pourtant... C'était bien dans un superbe château qu'elle se trouvait, mariée à un homme formidable et aimant et appréciée par tous les sujets du royaume. Cette admiration de la part du peuple était due à la gentillesse de Lyana qui les traitaient tous comme des égaux, mais également grâce à son don incroyable ; en effet, à chaque parole qu'elle prononçait, une perle, un diamant ou une rose lui sortait de la bouche et, loin de garder ces richesses pour la famille royale, Lyana en distribuait aux sujet de son mari. Elle avait vécu dans la misère et, puisque c'était en son pouvoir, elle faisait tout pour améliorer le quotidien des plus pauvres, ce qui expliquait sa popularité.

Délaissant le ciel bleu, les yeux de la jeune princesse se baissèrent pour observer la cité. Il y avait une grande activité en ce début d'après-midi. Hommes, femmes et enfants étaient de sortis afin de vaquer à leurs occupations quotidiennes. Au milieu de toute cette agitation, Lyana aperçut plusieurs roulottes colorées rassemblées dans la cité. Leurs propriétaires se trouvaient sur une partie de la place principale. Des gitans. Ce n'était pas la première fois que la jeune femme en voyait dans la cité, ils déambulaient de villes en villes pour offrir quelques spectacles aux citoyens et ainsi gagner quelques pièces. Lyana appréciait leur spectacle, fort distrayant et toujours plein de beauté, et elle se faisait toujours un plaisir d'aller y assister. Aussi, elle détacha son regard de la place principale et se tourna vers ses dames de compagnies en leur proposant d'aller faire un tour dans la cité. Toutes acceptèrent, bien entendu, et abandonnèrent leurs tâches. Lyana referma son livre et alla le ranger dans une bibliothèque. La lecture... Voilà une autre chose qu'elle devait à son prince : sa mère n'en n'ayant rien à faire, elle n'avait pas appris à lire, à écrire et n'avait que très peu de connaissances. Ne voulant pas faire honte à son époux, elle avait décidé de remédier à ses lacunes et c'était Jack lui-même qui lui avait enseigné la lecture. Une vie ne serait pas suffisante pour lui rendre tout ce qu'il lui avait offert. Lyana eut un sourire tendre et jeta un coup d’œil à son alliance, tout en pensant à son mari qui était en ce moment occupé à accomplir ses devoirs royaux. C'est l'appel d'une de ses dames de compagnie qui la ramena à la réalité. Avant de quitter la pièce, elle prit une bourse en cuir et l'attacha à sa ceinture : c'était la façon la plus pratique qu'elle avait trouvé pour conserver les richesses qui sortaient de sa bouche sans les semer partout autour d'elle. Ses compagnes en possédaient également, pendantes sur leur côté. Lyana lissa rapidement sa robe bleu océan et argentée – encore une marque de luxe à laquelle il lui faudrait un certain temps pour totalement s'y habituer - puis quitta la pièce.

Le soleil, haut dans le ciel, était chaud et réchauffait la nuque de Lyana tendit qu'elle marchait paisiblement dans la cité, ses dames de compagnies derrière elle. Elle leur laissait une grande liberté et ne les obligeait pas à la suivre partout afin qu'elles puissent, elles aussi, profiter du marché et des animations de la cité. Tandis qu'elle se dirigeait vers les roulottes colorées des gitans, les gens qui l’apercevaient la saluaient chaleureusement et Lyana leur répondait d'un sourire aimable. Elle était toujours gênée d'être le sujet de tant d'attention, elle n'en avait guère l'habitude dans son ancienne vie. Néanmoins, elle garda la tête haute et fut rapidement près du rassemblement de personnes qui encerclaient les gitans. Certains sujets du royaume, la reconnaissant, la laissèrent passer et Lyana, tout en les remerciant, fit quelques pas en avant sans pour autant s'imposer au premier rang. A l'instant où elle s'avançait, une jeune femme sortit d'une des roulottes et alla se placer au devant de la foule. C'était une jeune femme magnifique et la tenue de danse qu'elle portait ne faisait que réhausser sa beauté. Un sourire amusé étira les lèvres de Lyana lorsqu'elle aperçut une petite chèvre blanche, un chapeau dans la gueule, longeant la foule pour collecter quelques pièces. Alors, la gitane se mit à danser, accompagnée par son tambourin et un gitan qui battait du tambour. La princesse fut subjuguée par la souplesse et l'agilité de cette danseuse. Gracieuse et élégante, elle faisait bouger son corps en rythme avec la musique avec une facilité déconcertante. Lyana avait vu beaucoup de gitanes danser mais elle n'avait encore jamais eu l'occasion d'assister à une telle démonstration de talent. Elle observait chaque mouvement de la gitane, admirative.

Si plusieurs personnes s'éloignèrent avant la fin de la musique, Lyana resta jusqu'au bout et applaudit chaleureusement la jeune femme lorsqu'elle cessa de danser. Alors que la chèvre passait devant elle, elle murmura « Tiens ! ». Aussitôt, une petite perle sortit de sa bouche et elle la glissa dans le chapeau tenu par la charmante bête. La foule commença à se disperser et la gitane alla s’asseoir sur les marches de la roulotte dont elle était sortie quelques minutes auparavant. Souhaitant la félicité et également lui souhaiter la bienvenue dans le royaume, Lyana laissa libre ses dames de compagnie de vaquer à leurs occupations puis se dirigea vers la jeune danseuse. S'arrêtant devant elle, la princesse lui sourit aimablement.

« Je tiens à vous féliciter pour votre spectacle, je n'avais encore jamais vu de danseuse aussi talentueuse que vous ! »

A ces mots, une pluie de roses et de perles tombèrent en cascade de la bouche de Lyana qui s'empressa de les ramasser et de fourrer les perles dans sa besace. La gitane parut estomaquée par ce qu'elle venait de voir et Lyana rit de bon cœur. Elle n'était pas la première personne à réagir ainsi et elle ne serait sûrement par la dernière.

« Oui, cela surprend la première fois. Tenez, pour vous remercier du charmant spectacle que vous nous avez offert. » Dit-elle en lui tendant les roses qu'elle avait rassemblé en un bouquet. « C'est la première fois que je vous vois ici, vous venez de loin, si je puis me permettre de vous poser la question ? »

Lyana attendit en souriant la réponse de la gitane tout en réceptionnant ce qui sortait de sa bouche dans sa besace en cuir.


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MessageSujet: Re: Danse sur la place publique ♣ Aliéna Pearl   Lun 3 Sep - 15:56
Lyana & Esméralda



Alors qu’elle était assise et laissait le soleil réchauffer son visage en compagnie de Djali, une jeune femme s’approcha d’elle en souriant. Elle était vraiment belle, avec ses grands yeux bleus et était très bien habillée. Vêtue d’une robe bleue et argentée magnifique dont les tissus confirmaient encore plus sa richesse. Bien qu'Esméralda adorait ces robes, on ne pourrait pas vraiment appeler ça de l'envie. C'est sur qu'elle aimerait beaucoup posséder de belles robes comme ça, mais cela n'était certainement pas une de ses priorités et elle pensait avant tout au pratique. De plus, elle n'avait pas les moyens et si on lui demandait d'échanger sa vie avec noble, même dans la situation qu'elle vit actuellement elle refuserait.

« Je tiens à vous féliciter pour votre spectacle, je n'avais encore jamais vu de danseuse aussi talentueuse que vous ! »

C’est alors qu’aux mots de la jeune femme, une multitude de perles et de roses sortirent de sa bouche. Esméralda n’en croyait pas ses yeux. Que venait-il de se passer ? Elle était totalement estomaquée alors que la femme riait, en rangeant tout dans une sacoche qu’elle tenait à sa ceinture. Etait-ce une sorcière ? une fée ? La gitane n'avait jamais vu de magie de ce genre... Jamais vu réellement de magie du tout d'ailleurs. Les seules preuves qu'elle à de l'existence de la magie en elle même sont les histoires qu'on lui comptait lors des feux de camps ou bien quand elle était enfant.

« Oui, cela surprend la première fois. Tenez, pour vous remercier du charmant spectacle que vous nous avez offert.

Elle lui tendait à présent un petit bouquet de rose composé des fleurs tombées plus tôt de sa bouche, qu'elle avait ramassé.

« C'est la première fois que je vous vois ici, vous venez de loin, si je puis me permettre de vous poser la question ? »

Et des perles tombèrent à nouveau de sa bouche. Toujours bouche bée, la gitane prit le bouquet lentement.

« Euh… Merci ! » dit-elle en se reprenant, d’un ton assez étonné.

Elle sentit le bouquet. Les roses avaient une odeur agréable et fraiche autant qu’elles étaient rouges. La bohémienne sourit, et posa doucement le bouquet à côté d’elle. Elle repensa alors à la question qu’elle venait de lui poser. Pourquoi cela l’intéressait-il ? Les nobles ne s’intéressaient que très rarement aux gitans. Elle replaça une mèche de cheveux derrière son oreille, hésitante.

« C’est… une assez longue histoire. Oui, je viens d’assez loin. Cela fait trois mois environ que je fais route vers le nord, allant de royaumes en royaumes. Mais je dois dire que celui-ci est l’un des plus joviaux que j’ai rencontré pendant mon périple. » Déclara-t-elle, le sourire aux lèvres.

Un artiste sur échasse passa alors dans la rue suivit d’une foule l’acclamant en musique et Djali partit à la poursuite de l'homme. Esméralda sourit, c’était un de ses frères avec qui elle avait voyagé. Elle eut une légère boule au ventre en repensant une nouvelle fois d’où elle venait exactement. Elle avait vraiment tout abandonné. Elle reporta ensuite son regard sur la jeune femme.

« Oh, asseyez-vous je vous en prie ! »


A ces mots, elle se décala sur les marches de sa roulotte pour lui laisser de la place. Elle se demandait bien ce qu’elle lui voulait. Peut-être marchander ? Peut-être la voulait-elle pour accomplir une petite mission qu’elle ne pouvait faire elle-même ? Mais elle semblait fort sympathique et ainsi la curiosité de la jeune femme s’attisait de plus en plus. Elle ne pouvait s’empêcher de penser à Quasimodo à qui elle avait promis de rendre visite. Que devait-il penser d’elle à ce moment-là ? Et même, que faisait-il ? Elle pria intérieurement pour que Frollo ne lui ai rien fait suite à son départ, et qu’il laisse au moins le pauvre bossu tranquille. Non, jamais elle ne pourrait retourner là-bas en sécurité. Même avec toute l’aide du monde, il la retrouverait toujours. Rien que de repenser à lui lui glaçait le sang. Mais ce n’était pas vraiment le moment de se morfondre, surtout lorsqu’on était dans une ville si joyeuse et encore plus lorsqu’on parlait à quelqu’un. Une personne très mystérieuse qui plus est.
Décidant d’en savoir plus, elle posa une question bien indiscrète et emplie de curiosité. Pas très fin de sa part devant une personne à première vue aux moyens aisés, certes, mais elle ne changeait jamais de comportement d’un individu à l’autre, elle restait toujours totalement naturelle avec son caractère si fort soit-il. Elle commençait à avoir légèrement chaud, ainsi elle décida de nouer ses cheveux en une queue de cheval qu'elle laissa tomber derrière son dos.

« Merci pour le compliment de tout à l’heure, j’en conclue donc que vous êtes restée jusqu’à la fin ? C’est plutôt rare. Mais… c’est incroyable ce que vous avez fait, ce qui sort de votre bouche… » dit-elle en désignant sa bourse du doigt, « comment cela est-il possible ? »
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MessageSujet: Re: Danse sur la place publique ♣ Aliéna Pearl   Lun 3 Sep - 15:59

Esmeralda & Lyana

En plus de ses conditions de vie, il y avait une autre chose qui avait radicalement changé dans l'existence de Lyana : la façon dont elle percevait son don. Lorsqu'elle l'avait acquis, elle était seule et désemparée face à ce qu'elle était capable de faire. En effet, cela pouvait passer pour une bénédiction pour la plupart des gens mais, alors qu'elle errait seule sur les routes, sa seule crainte avait été de se faire attaquer par les bandits, ce qui l'avait conduit à envisager ses capacités du mauvais côté. Et, si elle n'envisageait pas que le mauvais aspect de son don, la jeune femme était souvent gênée face aux personnes qu'elle croisait et qui ouvraient des yeux ronds comme des soucoupes devant elle et se trouvait toujours très ennuyée lorsqu'elle devait justifier son pouvoir. Cependant, depuis que Jack l'avait épousé, elle avait appris à amadouer son don. A présent, elle s'en servait pour faire le bien, elle permettait aux sujets du royaume de son mari d'avoir de meilleures conditions de vie. Désormais, lorsqu'elle croisait des gens estomaqués par son don, elle le prenait beaucoup plus légèrement et toujours avec humour.

C'était l'attitude qu'elle était justement en train d'adopter près de cette gitane qui semblait ne pas en croire ses yeux. Elle accepta le bouquet que Lyana lui tendit, visiblement étonnée par les perles qui glissaient hors des lèvres de la princesse. Cette dernière lui demanda alors d'où elle venait. Lyana se doutait qu'elle était totalement étrangère à cette partie du pays, et pour cause : l'histoire de son don n'était évidemment pas restée secrète et avait fais le tour de pas mal de royaumes. Certes, la plupart des gens, tout en connaissant ses capacités, était surpris devant Lyana mais l'expression d'ahurissement qui se lisait sur le visage de la gitane poussait la jeune femme à croire qu'elle n'avait jamais entendu parlé d'elle. Lyana sentit l'hésitation de la belle danseuse à parler. La princesse s'en voulut alors : elle devait paraître très indiscrète, mais ce n'était que par sympathie qu'elle posait cette question et également par curiosité. Elle fut donc très heureuse lorsque la gitane lui répondit. Lyana brûlait de connaître sa ville d'origine mais elle se retint de lui poser la question, pour ne pas la mettre mal à l'aise. Lorsque la gitane déclara que ce royaume était très jovial, un sourire joyeux se dessina sur les lèvres de la jeune femme.

« Je suis heureuse de vous l'entendre dire ! »

La petite chèvre qui ramassait les pièces quelques minutes plus tôt partit soudain en gambadant derrière un homme perché sur des échasses. Lyana regarda l'animal en souriant.

« Elle est vraiment adorable ! »

Elle ramena son regard sur la gitane lorsque cette dernière lui offrit de s’asseoir. Lyana lui adressa un grand sourire.

« Je vous remercie. »

La jeune femme prit place sur les marches, près de la gitane. Certains passant lui adressèrent un regard étonné : il devait être inhabituel de voir une princesse s'asseoir sur les marches d'une roulotte colorée, en compagnie d'une gitane, avec autant de naturel. Lyana savait que cela pouvait paraître étrange mais, quelques semaines plus tôt, elle n'était qu'une moins que rien et ce n'était pas parce qu'elle était à présent princesse qu'elle allait prendre les gens de haut. Être au plus près du peuple, quel que soit son rang, voilà ce qui lui importait le plus. Se tournant vers sa compagne elle répondit, l'air légèrement surpris.

« Vraiment ? Il est bien dommage que les gens ne regardent pas votre spectacle dans son entier ! Pour ma part, j'ai trouvé cela magnifique du début à la fin ! »

La gitane s'intéressa de plus près à son don et lui demanda sans détour comment elle était capable de faire cela. Lyana ne se formalisa pas de son ton direct car elle entendit la curiosité dans la voix de la jeune femme, et non l'envie de paraître grossier. De plus, ayant maintes fois expliqué l'origine de son don, le dire une fois de plus ne la tuerait pas. Riant avec légèreté, Lyana tâta sa bourse pleine de perles et de diamants.

« Disons simplement que j'ai eu la chance de croiser une personne qui s'est montrée très généreuse. Il y a quelques semaines, alors que je me rendais à une fontaine pour y puiser de l'eau, j'ai rencontré une vieille dame assoiffée. Je lui ai alors offert un peu d'eau de ma cruche et, en guise de remerciement, elle m'offrit un don. Depuis, à chaque fois que je prononce un mot, perles, diamants et fleurs sortent de ma bouche. »

Une fois son récit achevé, la princesse se demanda ce que la gitane allait bien pouvoir penser : elle parlait d'être allée puisée de l'eau à une fontaine comme une simple paysanne et elle se trouvait devant elle richement vêtue. Cela devait lui paraître invraisemblable. Pour appuyer ses dires, une cascade de richesses jaillirent de sa bouche et dégringolèrent sur ses genoux. Lyana s'empressa de les rassembler et de les mettre dans sa bourse qui commençait déjà à être bien remplie. Se tournant vers la gitane, elle dit en grimaçant légèrement :

« C'est parfois un peu contraignant mais on finit par s'y habituer ! »

D'un air pensif, Lyana promena son regard sur la place principale qui fourmillait de personnes. La plupart vaquaient à leurs occupations quotidiennes sans rien changer dans leur routine, tandis que d'autres venaient profiter du marché, ainsi que des spectacles offerts par les gitans devant leurs roulottes hautes en couleur. La majorité, cependant, affichait, sinon un air ravi, une expression sereine. Qu'il était agréable de vivre dans un royaume où il faisait bon vivre. Lyana n'aurait jamais pu espérer meilleure vie que celle que lui avait offerte Jack en lui demandant de devenir sa femme. Son prince lui disait souvent que c'était elle qui avait amené tant de joie dans le royaume, tant par son don que par sa générosité. Reposant son regard sur sa compagne, Lyana demanda alors :

« J'apprécierai d'entendre votre histoire, si vous y consentez bien sûr. Je vous ai expliqué l'origine de mon don, peut-être pourriez-vous m'en dire un peu plus sur vous ? Comme, où est ce que vus avez appris à danser comme cela ? » Avant qu'elle réponde, Lyana poursuivit. « Je ne veux surtout pas vous paraître indiscrète, c'est simplement de la curiosité de la part. »

La princesse craignait de mettre mal à l'aise la gitane, ce qui était le dernier de ses souhaits. Elle était simplement très intéressée par cette belle danseuse et, très curieuse, elle aurait aimé en apprendre un peu plus sur elle. La gitane avait parlé d'une longue histoire... Une histoire que Lyana aimerait beaucoup connaître.

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MessageSujet: Re: Danse sur la place publique ♣ Aliéna Pearl   Lun 3 Sep - 16:00
Lyana & Esméralda



Cette femme était vraiment remarquable. Elle était tout ce qu’il y avait de plus vrai, souriante et riait tout le temps. Elle était légère et très gentille, ce qui étonna encore plus la brunette. Généralement, les dames de cette catégorie ne faisaient attention qu’à elles et snobaient littéralement les paysans ou les gens comme elle. Comme pour prouver ses pensées, la jeune femme riait une nouvelle fois.

« Disons simplement que j'ai eu la chance de croiser une personne qui s'est montrée très généreuse. Il y a quelques semaines, alors que je me rendais à une fontaine pour y puiser de l'eau, j'ai rencontré une vieille dame assoiffée. Je lui ai alors offert un peu d'eau de ma cruche et, en guise de remerciement, elle m'offrit un don. Depuis, à chaque fois que je prononce un mot, perles, diamants et fleurs sortent de ma bouche. »

C’était… étrange. Même si cette histoire lui paraissait complètement invraisemblable, elle était prête à croire la jeune femme. Elle était convaincue que la magie existait, d’ailleurs elle en avait eu la preuve encore maintenant, car une pluie de merveilles tombèrent à nouveau de sa bouche.

« C'est parfois un peu contraignant mais on finit par s'y habituer ! »

C’est sûr que cela ne devait pas vraiment être facile à vivre de cracher des diamants à chaque mot, chaque parole. Même pas du tout. Elle repensa vivement à ce qu’elle lui avait dit. Elle allait puiser de l’eau quand cela s’est produit ? Cela voulait surement dire qu’avant cela, elle ne devait être qu’une simple paysanne. Et il fut aisé pour la bohémienne d’en déduire que le merveilleux tissu de sa robe avait surement été obtenu en échange de quelques-uns de ses trésors. Elle pourrait même posséder un royaume entier si elle le souhaitait, il lui suffisait juste de parler. Quelques passants qui remarquèrent la présence des roulottes furent visiblement très étonnés, en vue de leurs expressions, de voir une femme si belle assise à côté d’une voyageuse. On aurait dit qu’ils la connaissaient. Ceci attisa encore plus la curiosité d’Esmé. Son interlocutrice reposa alors à nouveau son regard sur elle et, toujours si souriante lui demanda :

« J'apprécierai d'entendre votre histoire, si vous y consentez bien sûr. Je vous ai expliqué l'origine de mon don, peut-être pourriez-vous m'en dire un peu plus sur vous ? Comme, où est ce que vous avez appris à danser comme cela ? »

La concernée baissa les yeux, une boule au ventre commençait à se former dès les premiers mots. Les histoires n’étaient jamais facile à raconter, surtout à des personnes que l’on ne connaissait pas. Elle n’avait pas réellement envie de lui déballer ses débuts dans la rue, ni sa situation d’aujourd’hui. Elle allait lui paraitre encore plus misérable qu’elle l’était face à elle, et la gitane détestait qu’on ai pitié d’elle alors qu’elle adorait sa vie plus que toute autre chose. Les gens qui ont toujours vécus couvés dans des endroits, dorlotés, ne peuvent pas comprendre ce qu’est la liberté, ce qu’est vivre. En revanche, il était vrai que ce cas-là était différent. Si elle avait était paysanne autre fois, peut-être avait-elle une vue différente des choses, et c’était surement pour cela qu’elle était venue aborder la brunette.

« Je ne veux surtout pas vous paraître indiscrète, c'est simplement de la curiosité de ma part. »

Elle releva la tête en souriant gentiment à sa compagne. Elle ses avants bras sur la marche d’au-dessus elle et s’appuya en arrière contre la marche. Elle était certaine qu’il n’y avait aucune mauvaise intention. Elle paraissait réellement s’intéresser à elle et la gitane en était plus que ravie. Aussi, elle commença à parler d’une voix légère et totalement détendue, comme si elle avait raconté ça toute sa vie.

« Et bien… toute petite déjà, j’observais ma mère danser dans les rues depuis la roulotte, et je la trouvais tellement merveilleuse que je m’étais mise en tête de devenir pareil. Je tentais de l’imiter, voulant être aussi talentueuse qu’elle. La mort de mes parents ne fit que raviver encore plus ma motivation. J’ai vu mon père être tué par un soldat depuis ma cachette, et je compris bien plus tard que ma mère était passée au gibet. »


Elle regarda alors devant elle, le regard perdu dans ses souvenirs.

« Soit disant accusés de vol et de sorcellerie… Depuis, je n’ai jamais arrêté un seul jour, une seul heure de m’entrainer dans l’endroit où l’on m’avait recueilli. Je me remémorais comme si c’était hier ma mère et ses danses, et au final, j’en suis arrivée là. »

Elle retourna alors la tête et, tout en riant légèrement ajouta :

« Et ce qui est dingue, c’est que même avec tous mes efforts, toute ma motivation… je ne suis jamais arrivée à ce jour à l’égaler. Pour moi… elle était unique. »

Elle sourit alors à la belle femme. Elle avait complètement tout déballé, c’était l’une des premières fois qu’elle précisait autant de chose à une étrangère. Elle était plus du genre à rester discrète. D’ailleurs, elle était désormais un peu gênée, appréhendant la réaction de celle-ci. Elle n’avait pas envie qu’on ait pitié, qu’on soit désolé pour elle. Car ses parents ont été tués lorsqu’elle avait six ans, son deuil était fait depuis longtemps et par conséquent seuls quelques bribes de souvenirs lui restaient en tête. Cela ne lui faisait plus rien d’en parler. Puis, elle se souvint que sa compagne désirait savoir son histoire. Elle n’était pas tellement convaincue par cette idée. Qu’allait-elle lui dire au juste ? « Cela fait trois mois que je fuis un royaume dirigé par un juge fou, qui pour me trouver est prêt à bruler un village entier, et tout ca parce que je lui ai résisté ! » Non, franchement ca n’était vraiment pas une bonne idée. Mais, joueuse, elle aborda un regard malicieux.

« Je vous ai raconté une partie de ce que vous vouliez savoir ! Je propose de faire cela chacune notre tour. Répondez à une autre de mes questions, et je répondrais à la vôtre, quelle qu’elle soit. Comment, de simple paysanne en êtes-vous arrivée à ça ? Je veux dire… vous portez des vêtements magnifiques et tout ça… c'est merveilleux ! »
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MessageSujet: Re: Danse sur la place publique ♣ Aliéna Pearl   Lun 3 Sep - 16:02

Esmeralda & Lyana

Que pouvait bien penser d'elle cette gitane exceptionnellement douée en danse ? Rares étaient les personnes d'un rang social élevé qui daignaient accorder ne serait-ce qu'un regard aux personnes d'un rang inférieure, Lyana avait pu constater cela en devenant princesse. Cette dernière était l'opposée de toutes ces personnes et, si le peuple l'appréciait beaucoup, elle avait parfois suscité quelques commentaires de la part des gens aisés par rapport à son attitude si familière avec les plus pauvres. La gitane ne devait pas être habituée à être ainsi abordée par une personne visiblement riche. Lyana pouvait voir la foule de questions dans les yeux de sa compagne. Cette flamme de curiosité sembla s'accentuer lorsque la princesse mentionna son passé de paysanne. Visiblement, la gitane ignorait totalement à qui elle s'adressait et il devait donc lui paraître impossible qu'une jeune femme de moindre condition puisse atteindre un niveau social si élevé. Lyana sourit en se demandant quelle expression allait s'afficher sur le visage de la belle danseuse lorsqu'elle connaîtrait son identité.

Lorsqu'elle lui demanda si elle accepterait de lui raconter son histoire, Lyana vit la gitane baisser les yeux et la jeune femme craignait de l'avoir offensé ou mise mal à l'aise. Peut-être la trouvait-elle toute indiscrète ? Il était vrai que raconter sa vie à une parfaite inconnue ne devait pas être évident. La princesse se souvint d'avoir été dans la même situation alors qu'elle venait de se faire chasser par sa mère : elle marchait seule dans la forêt et avait alors fait la connaissance d'une ravissante jeune femme nommée Belle. Celle-ci s'était montrée très intéressée par elle et son don extraordinaire et l'avait prié de lui raconté l'origine de son pouvoir. Tout d'abord hésitante à se confier à une inconnue, Lyana avait fini par raconter son histoire à Belle qui devint plus tard sa compagne de route. La jeune femme sourit à cet agréable souvenir : Belle était une personne merveilleuse et elle avait été heureuse de faire un bout de route en sa compagnie...

Un mouvement de la gitane, qui prenait une position plus confortable, fit sortir Lyana de ses pensées. A sa grande joie, la belle danseuse commença à parler, apparemment très décontractée. Elle se mit à parler de sa mère qui, d'après ses dires, était une danseuse extrêmement talentueuse. Lyana pouvait sentir l'admiration et l'amour dans la voix de la gitane et elle ressentit un peu pincement au cœur : l'amour maternel, elle ne l'avait jamais connu. Si sa mère avait masqué son indifférence à son égard avant que son père ne décède, elle n'avait jamais fait preuve d'attention à son égard. Lyana n'avait pas le souvenir d'avoir été prise dans ses bras par elle ou d'avoir reçu un mot d'amour. Seul son père avait été bon avec elle, il lui avait offert tout l'amour dont elle pouvait avoir besoin, mais il était mort. Malgré les nombreuses années écoulées, Lyana ressentait toujours de la tristesse en pensant à ce père si généreux et si aimant qu'elle avait si peu connu.
La peine envahit le cœur de Lyana et une lueur de compassion s'alluma dans ses yeux lorsque la gitane lui raconta comment ses parents étaient morts. La façon dont ils avaient été tués était horrible, et pourtant la danseuse parlait d'une voix calme. Ne pensant pas à un manque de cœur de sa part, Lyana eut simplement beaucoup d'admiration pour elle : elle se doutait que ces morts l'avaient bouleversé mais elle avait dû prendre beaucoup sur elle pour ainsi pouvoir ainsi parler d'eux si sereinement. Lyana aurait voulu prononcer un mot d'excuse pour lui avoir demandé d'évoquer ces souvenirs mais elle eut le sentiment que cela ne servirait pas à grand chose. La princesse admira la détermination de la gitane qui avait continuer à s'entraîner dans l'espoir d'égaler un jour sa mère dans le domaine de la danse ; c'était une femme exceptionnelle qui se trouvait assise près de Lyana, elle en avait la certitude. Lorsqu'elle qualifia sa mère d'unique, la princesse eut un sourire attendri.

« Elle devait être une danseuse exceptionnelle. Je n'ai aucune connaissance dans cet art mais je pense pouvoir affirmer que votre mère doit être fière de vous, où quelle soit. »

Ce qu'elle avait pour le moment entendu de l'histoire de la gitane était à la fois beau et triste. Perdre ses parents était une tragédie mais ainsi parvenir s'accrocher à quelque chose, la danse en l’occurrence, et surmonter les épreuves difficiles de la vie était une chose incroyable et Lyana se demanda si la belle gitane avait conscience de la grande force qu'elle avait en elle.
Lorsque la danseuse lui proposa une « marché » afin qu'elles puissent poser chacune leur tour une question à l'autre, Lyana ne put s'empêcher de rire. Cette jeune femme lui plaisait beaucoup ! Son franc-parler et son naturel en faisait une compagne tout à fait agréable. Vraiment, Lyana était ravie de pouvoir discuter avec elle.

« Faisons cela! »Répondit-elle joyeusement, un petit sourire au coin des lèvres. « Je suis née paysanne et, jusqu'à il y a quelques semaines, je travaillais chaque jour pour survivre. Lorsque j'ai acquis mon don j'ai, pour diverses raisons, quitter la maison où je vivais avec ma famille. Pendant quelques temps, j'ai erré de villages en villages, de royaume en royaume, avec pour seul but de trouver un travail pour vivre. Jamais, à aucun moment, je n'ai utilisé mon pouvoir pour bénéficier d'une vie aisée. » Ajouta-t-elle en se tournant vers la gitane. Cela devait paraître surprenant mais c'était la vérité : elle n'avait jamais vendu ne serait-ce qu'un diamant alors qu'elle aurait pu devenir extrêmement riche. Elle voulait gagner sa vie par la force de ses bras et la volonté, et non par quelque don que lui avait accordé une fée. « Finalement, il y a quelques semaines, je suis arrivée près de ce royaume et mon chemin à croisé celui d'un homme merveilleux. Je l'ai tout de suite aimé ! » Ses yeux brillèrent d'amour en pensant à Jack. « Mes sentiments furent réciproques car il me demanda en mariage... Et c'est ainsi que je suis devenue l'épouse du Prince Jack. »

Avec curiosité, Lyana observa le visage de la gitane, se demandant qu'elle allait être sa réaction. Sans doute allait-elle être très surprise, son attitude à son égard allait-elle changer ? Lyana était bien impatiente de le découvrir.

« Oh, quant à ma question, j'aimerai tout simplement savoir votre nom, si vous le voulez bien ? »

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MessageSujet: Re: Danse sur la place publique ♣ Aliéna Pearl   Lun 3 Sep - 16:07
Lyana & Esméralda



« Faisons cela! »Répondit-elle joyeusement, un petit sourire au coin des lèvres. « Je suis née paysanne et, jusqu'à il y a quelques semaines, je travaillais chaque jour pour survivre. Lorsque j'ai acquis mon don j'ai, pour diverses raisons, quitter la maison où je vivais avec ma famille. Pendant quelques temps, j'ai erré de villages en villages, de royaume en royaume, avec pour seul but de trouver un travail pour vivre. Jamais, à aucun moment, je n'ai utilisé mon pouvoir pour bénéficier d'une vie aisée. »

Non… était-elle sérieuse ? Jamais vendu un seul diamant ? Cela paraissait dur à croire. Esméralda pour sa part, l’aurait gardé précieusement et attendu une bonne occasion de le revendre. Mais transporter un diamant lorsqu’on était gitan n’était pas vraiment prudent, ni une bourse pleine. Mais dans tous les cas… Ça n’expliquait pas comment elle était devenue riche.

« Finalement, il y a quelques semaines, je suis arrivée près de ce royaume et mon chemin à croisé celui d'un homme merveilleux. Je l'ai tout de suite aimé ! »

Elle avait l’air tellement amoureuse !

« Mes sentiments furent réciproques car il me demanda en mariage... Et c'est ainsi que je suis devenue l'épouse du Prince Jack. »

La gitane estomaquée, toussa et faillit s’étrangler. Une princesse ? Elle était en train de parler à la princesse du royaume, qui était en ce moment même assise à côté d’elle sur sa vulgaire roulote ? Voilà qui expliquait les regards des passants. Jamais Esméralda n’aurait pu imaginer qu’une princesse vienne ainsi à son encontre. Or, ce n’est pas pour cela qu’elle allait changer son attitude envers elle, non, loin de là. Mais elle avait dit qu’il y a quelques semaines encore, elle était paysanne. Ainsi, lorsqu’elle eut pris son grade, elle ne changea pas ses habitudes et ses manières, elle continuait de parler spontanément à tout son peuple. Une grande admiration envers elle monta en la gitane. Elle au moins, elle était vraie. Et…. Amoureuse. Oh oui, ca elle en était convaincue. Esméralda demeura pensive. Elle enviait la princesse, d'avoir l'homme qu'elle aimait à ses côtés. Ce soldat qui l’attirait tant, son cœur se serra à l’idée de le savoir loin, surement avec une autre femme et entrain de l’oublier. Si du moins il était encore en vie. Cette attirance enivrante procurant une sensation de bien-être, qu’elle-même avait du mal à comprendre, parce qu’au final, ça faisait plus de mal qu’autre chose.

« Oh, quant à ma question, j'aimerai tout simplement savoir votre nom, si vous le voulez bien ? »

Encore pensive, elle se reprit lorsque la question fut terminée. Alors elle releva la tête et haussa un sourcil.

« Wow… Une princesse. Je… j’ai… Excusez-moi si vous me trouvez impolie, c’est que je n’ai pas vraiment l’habitude…»

Elle s’interrompit elle-même, consciente qu’elle s’enfonçait toute seule pour rien. De toute façon elle était franche et peu maniérée, ca on ne pouvait le changer.

« Esméralda. Je m’appelle Esméralda. » dit-elle en souriant.

Elle ne savait pas vraiment l’origine de son prénom. Elle savait juste que ses parents venaient d’une contrée lointaine. Peut-être même étrangère qui sait ? De toute façon, même enquêter sur son passé l’aurait intéressé, c’était impossible. Sans rien de fixe dans la vie de ses parents, on ne pouvait même pas chercher. Et puis elle s’enfichait. Elle n’avait rien à gagner en cherchant ses origines. Elle réfléchissait désormais à la question qu’elle allait lui poser. Elle aimerait beaucoup savoir son nom, elle en avait un surement magnifique. Le visage toujours gracieux et doux de sa compagne lui donnait encore plus envie de la connaitre.

« Et vous ? » commença-t-elle

Une autre question lui trottait dans la tête. Une question qui, si elle la posait, l’obligerait surement à en raconter plus sur elle-même mais bon de toute façon elles allaient surement y venir un moment ou à un autre. La jeune Princesse semblait étonnamment curieuse et assez indiscrète, exactement comme l’était la gitane. Donc, l’une comme l’autre, cela ne pouvait se terminer que comme cela. Oh et puis tant pis pour la discrétion, cela lui brulait trop les lèvres !

« Oh et si ce n’est pas trop indiscret, j’aimerais beaucoup entendre la suite de votre histoire, ca m’a l’air très passionnant ! Enfin… Pourquoi avez-vous quitté votre famille afin de vivre seule dans les bois ? Vous ne vouliez pas partager avec elle votre don ou… » lâcha-t-elle avec des yeux brillant de curiosité.

Oui, surement trop indiscret. Elle s’en voulu énormément d’avoir sorti ça comme ça, et appréhendais la réaction de la princesse. En plus, elle avait posé deux questions.

« Non, oubliez. » fini-t-elle par dire gênée. « Ce sont des choses personnelles et je n’aurais pas dû me permettre, même moi j'aurais trouvé ca déplacé. En plus j’ai posé deux questions, non oubliez. »

Djali revint aussitôt de son escapade, et grimpa sur les genoux de la gitane pour sauter dans la caravane, surement pour dormir.
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MessageSujet: Re: Danse sur la place publique ♣ Aliéna Pearl   Lun 3 Sep - 16:17

Esmeralda & Lyana

Lyana attendait avec impatience de voir quelle allait être la réaction de la gitane en apprenant qu'elle s'adressait en vérité à la princesse du royaume, et pour le coup, elle ne fut pas déçue ! Sa compagne ne sembla pas en croire ses oreilles, si bien qu'elle commença à tousser et à s'étouffer. Craignant de lui avoir donné un trop grand choc, Lyana lui donna quelques petites tapes dans le dos pour qu'elle puisse reprendre son souffle. La princesse s'attendait à une certaine surprise de la part de la gitane, mais pas au point de s'étrangler. Mais après tout, c'était tout à fait compréhensible : Lyana n'avait jamais vraiment vu de princesses ou même de femmes de rangs élevés avant de devenir l'épouse de Jack, mais elle avait pu se rendre compte que peu d'entre elles se montraient si familière avec les gens de conditions plus modestes. Lyana avait d'ailleurs était choquée, peu après son arrivée au Royaume de son mari, de voir des personnes riches traiter méchamment, sinon avec mépris, de pauvres personnes comme s'ils n'étaient que de vulgaires détritus sur le bord du chemin. La jeune femme ne pouvait concevoir un tel comportement et était donc restée elle-même, même si ses instructeurs s'étaient parfois arrachés les cheveux de la voir parler avec des gens du peuple aussi familièrement que s'ils étaient des membres de sa famille. Le Royaume avait d'abord été très surpris par le comportement de la nouvelle princesse mais il avait finit par s'y habituer, à l'exception de quelques riches qui jugeaient son attitude scandaleuse. Une fois que la gitane eut repris son souffle, Lyana posa sur elle un regard désolé.

« Je suis navrée, je ne pensais pas vous surprendre à ce point ! »

Sa compagne, toujours stupéfaite, s'empressa de s'excuser de son impolitesse. Lyana lui adressa alors un sourire amical en levant la main pour signifier qu'il n'en était rien.

« Ne vous excusez pas. Il est très agréable de converser avec des personnes aussi naturelles que vous. »

Puis, répondant à sa question, la gitane se présenta et la princesse connut enfin le prénom de la personne avec qui elle discutait. Esmeralda. C'était un très beau prénom qui lui allait à ravir. Souriant à sa compagne, la jeune femme se présenta à son tour en souriant :

« Je m'appelle Lyana. »

Son prénom, c'était son père qui l'avait choisi. Elle savait qu'il signifiait « lys » et que son père avait voulu la nommer ainsi en raison de sa peau claire et de son visage pur et innocent. Lyana réfléchissait à la prochaine question qu'elle allait pouvoir poser à Esmeralda, son regard songeur se promenant sur la place principale, lorsque la gitane manifesta la désir de connaître la suite de son histoire, allant jusqu'à lui demander pour quelles raisons elle avait quitté sa famille après l'obtention de son pouvoir. Avant que Lyana est le temps de prononcer un mot, Esmeralda se ravisa aussitôt en s'excusant de son indiscrétion. La jeune femme eut un petit sourire.

« Vous devez vraiment venir de très loin... »

Elle suivit des yeux la petite chèvre qui revenait en trottinant vers sa maîtresse puis reporta son regard sur cette dernière qui ne semblait pas comprendre ce qu'elle voulait dire.

« A vrai dire, toutes les sujets du Royaume connaissent mon histoire dans les moindres détails. Il faut dire que mon don et l'histoire qui l'entoure a rapidement été révélée et a circulé dans tous le Royaume, jusqu'à s'étendre aux villages et royaumes voisins. »

Sans en dire plus, Lyana se leva doucement et observa Esmeralda.

« Il commence à faire vraiment chaud, vous ne trouvez-pas ? Si nous poursuivions notre conversation en marchant ? Non loin d'ici, il y a une petite cour très agréable avec plusieurs arbres. Cela nous permettrait de respirer un peu! A moins que ne préfériez rester près de votre roulotte ? »

Attendant la réponse de la gitane, Lyana jeta un coup d’œil circulaire sur la place principale, à la recherche de ses demoiselles de compagnie. Elle les repéra devant une roulotte colorée, au milieu d'une foule de personnes, en train de regarder le spectacle en cours. Elle songea un instant à les avertir qu'elle risquait de s'éloigner un peu – elle ne voulait pas les affoler en les perdant de vue – puis se ravisa, ne voulant pas leur gâcher leur plaisir et également parce qu'elle n'avait pas l'intention d'aller très loin. Posant ses yeux sur Esmeralda, elle lui adressa un sourire.

« Je vais répondre à votre question, je vous l'assure. Mais alors, vous me permettez d'en poser deux autres lorsque je vous aurez répondu ? » Lyana replaça une mèche rebelle, qui s'était échappée de sa coiffure, derrière son oreille. « J'ai peur de vous décevoir. Vous vous attendez peut-être à une histoire étonnante mais je la considère assez misérable... » Le regard de Lyana se fit un peu vague : elle se revoyait avec précision, dans sa robe déchirée, s'épuisant jour après jour pour satisfaire les désirs de sa mère et de sa sœur qui n'avaient pour seul loisir que paresser toute la journée en lui rendant la vie impossible, la faisant accomplir les tâches les plus ingrates. « Contrairement à vous, je ne peux me vanter d'avoir une mère extraordinaire, bien au contraire... Je savais qu'elle ne m'appréciait pas particulièrement et qu'elle portait toute son attention sur ma sœur ainée mais... A la mort de mon père, j'ai pu découvrir toute la haine qu'elle éprouvait à mon égard. Pourquoi ? Je ne l'ai jamais su. J'ignore toujours pourquoi elle n'a jamais éprouvé un peu d'affection pour moi. Enfin... » La jeune femme soupira puis reprit avec un peu plus d'entrain. « Lorsque, après avoir obtenu mon don, je suis rentrée chez moi, ma mère envoya aussitôt ma sœur ainée à la rencontre de cette vieille femme magicienne afin qu'elle l'obtienne à son tour. Mais, cela ne se passa pas comme prévu car, au lieu de perles et de fleurs, ce furent des crapauds et des vipères qui sortirent de la bouche de ma sœur lorsqu'elle prononça un seul mot. Furieuse, ma mère m'a accusé du sort de ma sœur et m'a chassé. Comme vous le voyez Esmeralda, je ne suis pas partie de mon plein grès. » Ajouta-t-elle en souriant légèrement. « C'est la haine de ma mère à mon égard qui m'a poussé à mener une vie d'errance pendant quelques temps. Mais je suppose que je dois lui être un peu reconnaissante : si elle ne m'avait pas chassé, je ne serai pas ici aujourd'hui! »

Lyana s'arrêta de parler et ramassa ce qui était sorti de sa bouche tout en attendant une réaction d'Esmeralda. Qu'allait-elle penser ? Peut-être s'attendait-elle à une histoire pleine de péripéties, une histoire palpitante; or, il n'en était rien.

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MessageSujet: Re: Danse sur la place publique ♣ Aliéna Pearl   Dim 7 Oct - 0:02
Lyana & Esméralda




« A vrai dire, toutes les sujets du Royaume connaissent mon histoire dans les moindres détails. Il faut dire que mon don et l'histoire qui l'entoure a rapidement été révélée et a circulé dans tous le Royaume, jusqu'à s'étendre aux villages et royaumes voisins. »


La jeune princesse se leva alors, et toujours souriante lui demanda si elle voulait bien converser en marchand. Elle lui décrivit un endroit agréable où elles pourraient se poser. Ensuite, elle lui demanda si elle préférait rester dans sa roulotte. Elle avait l’air plus ou moins intéressée par les deux options, paressant porter une attention peu banale à la gitane de toute manière. Elle jeta un regard ailleurs, avant de poser les yeux sur son interlocutrice qui aussitôt se leva à son tour et tout en époussetant légèrement sa robe, répondit :

« J’accepte avec joie de marcher avec vous ! »

Elle regarda les roulottes derrière elle, et le spectacle que menait ses confrères. Elle reviendrait de toute manière bien assez tôt pour ne pas manquer le début de son spectacle, car elle fixait elle-même ses horaires qui n’étaient pas réguliers du tout. Elle n’aimait pas se plier à une habitude stricte, ou des obligations, et préférait largement tout organiser comme cela l’arrangeait. Elle savait bien qu’en marchand avec une princesse, elle allait susciter une nouvelle fois beaucoup de regards curieux. Mais après tout, si elle était souveraine de ce royaume, n’était-elle pas réputée auprès des villageois comme une femme extrêmement gentille & douce ? En tout cas, c’est l’impression qu’elle avait donné à Esméralda dès la première seconde où leur conversation avait commencé.

La tirant de sa rêverie, Lyana –dont au passage le nom lui allait à ravir- lui demanda si elle l’autorisait à poser deux autres questions une fois qu’elle lui aurait répondu. Surprise qu’elle accepte à se livrer aux indiscrétions de la Bohémienne, celle-ci hocha néanmoins la tête. Cela lui paraissait tout à fait normal et égal. La jeune femme replaça ensuite une mèche derrière son oreille. Contrairement à ce qu’elle lui dit ensuite, Esméralda ne s’attendait pas forcément à une histoire fantastique et aventureuse.

Elle commença alors son récit. Elle avait, disait-elle, une mère ingrate et méchante, sans pour autant donner plus de détails sur ses actes. Elle avait elle aussi connu la mort d’un de ses parents. Esméralda fut envahie d’une grande compassion lorsqu’elle apprit ceci. Elle pouvait comprendre ce que c’était, l’absence d’un être cher, surtout ceux qui nous aimaient le plus au monde. Elle avait été très jeune recueillie par Clopin et élevée par celui-ci. Dès la mort de ses parents, enfaite. Elle s’était alors obligée à oublier. La princesse dit alors que lorsqu’elle avait reçut son don, sa mère était devenue encore plus atroce. Logique, on ne change pas les pourritures en fruits. Lorsqu’elle mentionna l’échéance du sort sur sa sœur, la gitane eut un petit rictus. Voilà qui était bien fait ! A force de faire du mal aux gens, il finit par vous arriver des crasses ! Il faudrait sérieusement qu’elle envisage de le faire comprendre aux soldats qui persécutent son peuple… Aliéna avait donc été chassée. Les personnes comme ca ne méritent en rien de vivre. L’histoire d’Aliéna était bien triste au final, car si son père était toujours en vie, les choses se seraient passées autrement. Mais elle avait raison, si cela ne s’était pas passé, elle ne serait jamais devenue princesse, hors, elle avait l’air d’adorer ca ! En plus, elle était avec l’homme qu’elle aimait. Quoi de mieux si tout lui convenait ? On lui avait toujours appris que les histoires plus ou moins dures finissaient le plus souvent bien. Mais cela faisait déjà bien longtemps qu’Esméralda attendait que les choses tournent un peu à sa faveur. Elle s’en voulait en quelques sortes d’avoir fait ressortir tout ca à la jeune femme, qui s’empressait désormais de ramasser les merveilles qui sortaient de sa bouche. Après un long discours, cela ne devait pas vraiment être agréable… La brunette se pinça les lèvres. Elle s’agenouilla et aida Lyana a ramasser son trésor.

« Votre histoire n’est peut-être pas extraordinaire, certes, mais la mienne non plus. Vous avez eu le courage de vivre seule, et la chance d’avoir trouvé le bonheur ! Et je trouve ça fantastique, vous ne méritez pas mieux ! »


Se relevant, elle épousseta sa robe de nouveau et commença à déambuler doucement dans la rue.

« Au moins, vous avez votre fin heureuse, vous… » Murmura-t-elle à elle-même.

Puis, elle fronça les sourcils. Elle s’était prise d’une grande sympathie avec cette princesse, et elle lui avait même conté son histoire. N’était-il pas normal qu’elle en fasse de même ? Même un minimum ? Et puis après tout, elle en risquait quoi ? Rien, elle en était sure. Sure qu’elle pouvait faire confiance à cette jeune femme, dont la compagnie était très plaisante.

« Et bien… J’imagine que le minimum est que je raconte mon histoire également, après ces aveux... » Elle avala sa salive, ne savant pas trop par où commencer. Elle voulait avant tout faire courte, et ne voulait pas être plainte. « Je pense que vous devez vous demander pourquoi je vais vers le nord sans m’arrêter… Un jour alors que les gitans animaient une fête dans un royaume ; j’ai défié un juge en libérant le pauvre homme qu’il exhibait comme un monstre à la population. Par ma faute d’ailleurs, car c’est moi qui l’ai invité sur scène. Le manque de chance était que ce juge était en réalité le maitre du jeune homme, et qu’il était également au pouvoir de ce royaume qui tyrannisait notre peuple. Pour une raison que je pensais tout d’abord être pour non-respect des lois, il se mit à ma poursuite et je me suis réfugiée chez cet homme difforme devenu mon ami. Là, Frollo ne pouvait m’avoir. Mais les gitans ne sont pas heureux lorsqu’ils sont prisonniers entre plusieurs murs. Et ma seule faute était quoi, de clamer justice et d’aider ce pauvre homme ? Il s’apellait Quasimodo, et c’est lui qui m’a aidé à m’échapper. J’ai su par la suite que toutes les troupes étaient à mes trousses pour me retrouver ; et que Frollo dissimulait enfaite la réelle raison de ma traque. Il m’a lui-même fait une proposition des plus répugnantes qui m’a ouvert les yeux, me demandant de lui céder et d'être à lui si je voulais qu’il abandonne les poursuites. » Une haine profonde l’envahit, mais aussi de la tristesse. « Depuis, je me suis échappée une nuit et parcours royaumes en royaumes, m’éloigne le plus possible de ce village atroce où ma seule faute est d’être bohémienne. Mais parfois, mon ami me manque, et bien que je lui en ai fait la parole, je me demande si je pourrais le revoir tant que son maitre sera en vie… »

La tentation était de plus en plus forte, celle de rebrousser chemin pour leur rendre visite à tout les deux, les revoir une dernière fois. Si elle aurait écouté sa conscience, elle serait déjà au bout du monde.

« Voyez-vous, mon histoire n’est pas non plus extraordinaire mais il faut bien s’adapter… et vivre avec ! »


Elle s’efforça à ne pas baisser le ton de sa voix. Elle ne voulait pas montrer le sentiment qui la traversait, même si c’était la chose la plus dure à faire à ce moment précis. Bien qu’elle n’ait pas fait allusion à Phoebus, il n’en demeurait pas moins dans sa tête. C’était à son tour d’appréhender la réaction de la Princesse, car c’était la première fois qu’elle se confiait à une autre personne que ses frères.
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MessageSujet: Re: Danse sur la place publique ♣ Aliéna Pearl   Sam 13 Oct - 22:02

Esmeralda & Lyana

A
sa proposition de poursuivre leur conversation tout en marchant, Esméralda répondit par l'affirmatif. Lyana en fut heureuse, tout d'abord parce que la bohémienne acceptait de passer un peu plus de temps en sa compagnie et lui parler, mais aussi parce que le soleil, haut dans le ciel, était très chaud et était presque étouffant. S'éloignant du rassemblement de roulottes où beaucoup de curieux se pressaient afin de découvrir les spectacles ou les articles proposés par les gitans, les deux jeunes femmes commencèrent à marcher. D'un léger geste, Lyana fit signe à ses dames de compagnie qu'elle allait se promener, tout en lui faisant comprendre qu'il était inutile de l'accompagner. Tandis qu'elles avançaient sur le sol pavé, Esméralda et la princesse attirèrent plusieurs regards curieux et intrigués : beaucoup semblaient surpris de voir Lyana en compagnie d'une gitane. Pourtant, Lyana avait pour coutume d'aller converser avec les habitants de la cour, quel que soit leur statut social, ou bien de passer un peu de son temps en leur compagnie. Néanmoins, la jeune femme n'était pas accompagnée d'un des gens du peuple mais d'une bohémienne et tous ne voyaient pas les gitans d'un très bon œil, ce qui désolait Lyana. Les gitans étaient tout autant des êtres humains que les autres et, après tout, n'était-ce pas un de ses devoirs, en tant qu'épouse du prince du royaume, d'accueillir les nouveaux venus ? Elle ne voulait pas que les voyageurs aient une mauvaise image du royaume où se sentent mal accueillis. Aussi Lyana, la tête haute, ne se souciait pas des passants et ne laissait rien paraître. Au contraire, elle adressait un sourire à ceux qui les observaient un peu trop fixement.

A la prière d'Esméralda, la jeune princesse raconta son passé de façon plus précise. Sa mère, sa sœur Fanchon et les mauvais traitements qu'elle avait subit durant toutes ces années... Tout cela lui semblait si loin. Sa vie avait diamétralement changé depuis qu'elle avait la connaissance de Jack. Elle qui habitait dans une minuscule chaumière vivait à présent dans un somptueux château. Autrefois vêtue de haillons, elle avait à présent de superbes robes créées par les couturières royales. Et surtout, elle qui n'avait jamais connu la moindre affection suite au décès de son père, elle était à présent aimée par un homme formidable pour qui elle ressentait un amour immense. Elle était très chanceuse, elle en avait conscience et faisait tout pour rendre ce que la vie lui avait donné, c'est-à-dire en se montrant généreuse avec les gens.
Alors qu'elle achevait son récit, Lyana interrompit sa marche pour ramasser les quelques perles qui avaient jaillis de sa bouche sans qu'elle puisse les attraper. S'agenouillant près d'elle, Esméralda l'aide à rassembler les petites merveilles dispersées autour d'elle. La bohémienne lui adressa alors un compliment qui la toucha beaucoup : « Et je trouve ça fantastique, vous ne méritez pas mieux ! ». Cette jeune femme ne la connaissait pas et pourtant, elle était persuadée que le ciel avait eu raison de venir ainsi en aide Lyana et de lui offrir cette vie merveilleuse.

« Je vous remercie. »

Les deux jeunes femmes se remirent en route et Lyana prit la direction de la petite cour ombragée dont elle avait parlé à Esméralda. Alors qu'elles passaient devant un boulanger qui salua la princesse en l'apercevant, Lyana surprit le murmure de sa compagne : « Au moins, vous avez votre fin heureuse, vous… ». Elle crut percevoir de la tristesse dans sa voix mais elle n'osa pas lui en demander la raison. Si elle avait parlé si bas, c'était peut-être parce qu'elle ne voulait pas que Lyana l'entende. Que voulait-elle dire par là ? Sans doute avait-elle connu d'autres malheurs dans sa vie, des choses difficiles à surmonter ou à oublier. La jeune femme prenait pleinement conscience de sa chance. C'est vrai, elle avait eu sa fin heureuse... Mais pour cela, elle avait dû vivre plus de vingt années de tristesse et de persécution au sein de sa propre famille... Tout avait un prix dans la vie. Lyana repensa aux jours qui avaient suivis son mariage avec Jack. Certes, elle était devenue une véritable princesse, mais elle avait fait beaucoup d'efforts par la suite pour être une princesse digne de ce nom. Afin que le choix de son mari de l'avoir prise pour épouse, elle, une fille au plus bas de l'échelle sociale, ne soit pas critiqué par la famille royale ou par le peuple, Lyana avait beaucoup travaillé. Elle avait tâché de se faire une culture, d'apprendre tout ce qu'une princesse devait savoir (quelle honte elle avait ressentit en avouant qu'elle ne savait même pas lire ou écrire), comment se comporter, comment réagir à des questions que l'on pourrait lui poser, etc. Cela avait été un travail de titan, si bien que Lyana avait parfois été submergée par tout cela, se demandant si elle avait vraiment sa place dans ce château; mais la présence de Jack l'avait beaucoup aidé si bien, qu'aujourd'hui, elle était une princesse quasi-exemplaire, aimée et respectée de tous.

La faisant sortir de ses pensées, Esméralda jugea juste de lui raconter à son tour son histoire. Lyana fut tout d'abord surprise qu'elle veuille se confier à elle mais chassa vite cette expression de son visage pour écouter attentivement le récit de la gitane. Ce qu'elle lui raconta stupéfia la princesse : elle était poursuivit, traquée par un juge... qui l'aimait ? Quel était cet être ignoble qui osait s'acharner sur une innocente jeune femme ? De l'amour ça ?! Et cette persécution des bohémiens... Pourquoi s'acharner ainsi contre un peuple qui ne demandait qu'à vivre librement ? Dans le royaume où vivait Lyana, toute personne, quelque soit son origine ou ses croyances, recevait un bon accueil, aussi elle ne pouvait comprendre qu'on puisse s'acharner ainsi sur un peuple. Et ce pauvre homme... Quasimodo... Cela devait être une bien brave personne et Esméralda avait l'air d'avoir beaucoup d'affection pour lui. Lyana fut submergée par un sentiment de compassion. Lyana voyait combien la jeune gitane avait le cœur gros. Sans doute vivait-elle dans la crainte permanente d'être retrouvée par Frollo et alors qui sait ce qu'il ferait d'elle ? Tandis qu'elle parlait, les jeunes femmes avaient atteint la cour ombragée où la princesse invita Esméralda à s'assoir sur un banc de pierre. Après avoir pris place à ses côtés, Lyana dit avec douceur :

« Je suis vraiment désolée de tout ce que vous avez traversé. Bien sûr, je ne peux savoir la détresse dans laquelle vous avez dû vous trouver mais, sachez que si vous avez besoin d'aide, ou de protection, mon mari pourra vous l'offrir, à vous comme à vos compagnons. Cela serait un plaisir pour nous de vous venir en aide si c'est en notre pouvoir. »

Une histoire extraordinaire peut-être pas. Mais une histoire incroyablement touchante. Presque inconsciemment, Lyana prit les mains d'Esmeralda entre les siennes et les serra avec compassion.

« Votre cœur est si noble. Vous n'en avez peut-être pas conscience mais le fait que vous soyez intervenu en faveur de votre ami prouve à quel point vous êtes quelqu'un d'extraordinaire ! Mais, dites-moi, cet homme, Quasimodo, pourquoi n'a-t-il pas fuit avec vous ? »
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MessageSujet: Re: Danse sur la place publique ♣ Aliéna Pearl   Mer 17 Oct - 19:31
Lyana & Esméralda



Lyana avait entre-temps invité Esmé à s’asseoir sur un banc de pierre. Une fois chose faite, elle regarda la gitane et lui exprima son ressenti. Bizarrement, ce n’était pas réellement de la pitié, mais de la compassion. La brunette parut surprise aux premiers abords, mais en fut plutôt touchée à la suite. Lorsque la princesse lui proposa une sorte d’aide, elle fronça les sourcils.

« Non, ce n’est pas la peine. Je ne veux vous impliquer dans rien, et je ne veux pas qu’on s’attire des problèmes à cause de moi. Je peux me débrouiller seule, comme je l’ai presque toujours fait, et continuer de voyager vers le Nord ! »

Sans s’en rendre compte, son ton avait abordé une légère pointe d’agressivité. Confuse, elle regretta tout de suite et baissa la tête, en espérant que sa consœur n’en ai pas tenu compte. Un petit temps s’écoula, puis celle-ci prit les mains de la bohémienne, qui releva les yeux aussitôt. Elle lui dit que son cœur était noble, et lui fit un autre compliment. En quoi était-ce noble de fuir, au lieu d’affronter ? De toute façon, elle ne le pouvait pas, il était trop puissant. Ensuite, elle lui parla de Quasimodo, lui demanda pourquoi il n’avait pas fui à ses côtés. A vrai dire, elle-même se posait la question.

« Il était quelqu’un de très affectif et très gentil. Je lui ai proposé de partir avec moi commencer une vie de bohème, mais il n’a pas voulu. Il était, même après tout ce qu’il lui a fait subir, très attaché à son maitre. Et quoiqu’il en soit, je respectais son choix, même si je ne l’ai pas compris, et ne le comprends toujours pas aujourd’hui. Rester prisonnier, coupé du monde, c’est impensable ! »

Elle avait besoin de liberté. Peut-être que lui non, car il n’y avait jamais gouté. Mais se dire qu’il allait finir sa vie comme ça, mourir avec ses sculptures de pierres, dans le toit d’un temple là ou personne n’aurait l’idée de venir le voir ! Elle avait vraiment de la peine pour son ami, qui à l’évidence ne méritait vraiment pas ça. Comment pouvait-il avoir autant de valeur, alors qu’il a été élevé par une vraie pourriture ? Elle n’arrivait pas à le saisir. Peut être un attachement trop lourd à celui qu'il définissait comme son éducateur ? Il était évident que si la jeune femme aurait eu un éducateur comme celui là, elle ne serait pas restée bien longtemps ! Heureusement que Clopin l'avait aidé et élevée à la Cour des Miracles. Oui ! Comment se seraient passées les choses si sa mère ne lui avait pas donné ce collier avant de la quitter ? Personne n'aurait voulu la croire bohémienne, et elle aurait surement grandi dans les pavés d'une cité. Bien que ca ne soit pas forcément différent aujourd'hui; elle n'aurait pas connu tous ceux qu'elle considère désormais comme ses frères. Elle fait partie d'une communauté réellement soudée, elle en était fière.

Lyana était vraiment une belle rencontre hasardeuse. Elle lui avait permis de s’ouvrir un peu plus, ce qui ne faisait qu’alléger le poids de son « passé », encore trop récent et présent dans sa tête pour qu’elle oublie. D'après ses dires, la misère que lui avait faite sa mère était indescriptible. Comment pouvait-on être négligente envers son enfant ? Lui faire du mal au point qu'elle ne soit qu'une moins que rien et épuisée de travail ? Croiser une personne magique avait vraiment été la meilleure chose qui puisse lui arriver, et la plus belle des revanches également. Elle avait eu le courage de se débrouiller seule et de vadrouiller. Elle ne pouvait prendre modèle que sur elle et espérer elle aussi, un jour, un retournement de situation qui lui serait agréablement bénéfique. Non pas devenir princesse, ça non, hors de question ! Mais si par un quelconque moyen, Frollo venait à être emprisonné ou même à mourir, comme cela serait allégeant ! Revenant à elle, elle dégagea ses mains de celles de Lyana.

« Non, je vous assure ne vous donnez aucun peine pour moi, je ne veux rien ! »
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MessageSujet: Re: Danse sur la place publique ♣ Aliéna Pearl   Ven 26 Oct - 20:57

Esmeralda & Lyana

L
yana avait proposé son aide à la ravissante gitane de façon très spontanée. Elle trouvait tout à fait naturel de venir en aide aux personnes dans le besoin, d'autant plus s'il s'agissait d'êtres pourchassés et contraints à fuir perpétuellement, comme c'était le cas d'Esméralda. Cependant, cette dernière due prendre mal cette proposition puisqu'elle répondit à la princesse de façon légèrement agressive. Quelque peu surprise, Lyana cessa aussitôt de parler et observa la jeune femme qui, se rendant compte de sa maladresse, baissa honteusement la tête. Lyana ne s'offusqua pas de cette soudaine humeur d'Esmeralda. D'autres qu'elle auraient sans doute mal pris qu'on leur parle de cette façon mais la jeune femme n'était pas de cela. En un sens, elle comprenait qu'Esméralda puisse ne pas vouloir l'aide d'autrui. Depuis le décès de ses parents, elle devait être habituée à se débrouiller toute seule. Peut-être avait-elle déjà été déçue par des personnes voulant lui proposer leur aide et qu'elle ne voulait pas revivre la même expérience.

Ne voulant pas laisser un malaise planer un malaise entre elles, Lyana prit doucement les mains de la belle bohémienne entre les siennes et les serra affectueusement pour lui prouver qu'elle ne lui tenait pas en rigueur sa réponse. La princesse questionna ensuite Esméralda sur son ami, Quasimodo, qui ne l'avait pas suivi dans sa fuite loin de cet homme qui la pourchassait. Elle se montra très attentive à la réponse qu'elle lui offrit. Au fur et à mesure qu'Esméralda parlait, Lyana fronçait les sourcils, ses pensées s'entre-choquant dans son esprit. Lorsque la gitane déclara qu'elle ne comprenait pas que l'on accepte de rester prisonnier, la jeune femme sourit tristement.

« Vous avez toujours connu la liberté, c'est pour cela que vous ne pouvez pas comprendre... Un esprit qui a été manipulé et habitué à l'enfermement aura bien du mal à s'arracher à son bourreau... »

Lyana savait de quoi elle parlait en disant cela. Tandis qu'Esmeralda lui décrivait Quasimodo, la princesse se revoyait, dans sa vie passé, lorsqu'elle n'était qu'une misérable paysanne vivant sous le courroux de sa mère. Maintes fois, elle avait été injuriée et même battue. Elle avait encaissé les moqueries et les coups pendant de nombreuses années. Alors, il aurait été logique qu'elle s'enfuit de chez elle ! Combien de fois, alors qu'elle faisait le long trajet qui la menait jusqu'à la fontaine, avait-elle songé laissé la lourde cruche qu'elle portait sur le le bord de la route et partir, dans une direction quelconque, pour ne jamais revenir ? Combien de fois s'était-elle imaginée claquant définitivement la porte de la maison et s'enfuir loin de son bourreau ? Mais elle n'y était jamais parvenue. Elle avait toujours eu cette opportunité de délaisser pour de bon sa vie misérable mais elle ne l'avait jamais saisi. Pourquoi ? Elle ne serait le dire exactement... Cette maison était son seul et unique foyer, la maison de son père, elle n'avait jamais pu se résoudre à l'abandonner. Et, même les fois où elle était sur le point de s'enfuir, elle éprouvait une crainte immense : peur de sa mère, peur d'être retrouvée par elle, peur de l'inconnu, etc. Sa mère lui avait tant de fois répété qu'elle n'était bonne à rien que Lyana avait fini par le croire et penser qu'elle n'aurait jamais sa place ailleurs. Ce n'était finalement que lorsque sa mère l'avait chassé que les chaînes s'étaient brisées et que son esprit s'était libéré de cette entrave. Ce Quasimodo n'était pas encore libéré de ses fers et la princesse espérait qu'il y parviendrait un jour.

La faisant sortir des ses pensées, Esméralda dégagea soudain ses mains de celles de la jeune femme et lui assura qu'elle n'avait nul besoin d'aide. Lyana comprit que la gitane ne reviendrait pas sur sa décision, par fierté peut-être, ou par crainte, elle n'aurait su le dire. Néanmoins, la jeune femme respecta son choix. Alors qu'elle glissait quelques perles qui s'étaient échappées de sa bouche dans sa bourse, Lyana eut une idée soudain. Détachant la bourse de sa ceinture, la jeune femme tendit la besace remplie de perles et de pierreries à Esméralda.

« Si vous ne voulez pas de mon aide, acceptez au moins ceci. »Lyana s'empressa d'ajouter avant qu'elle ne refuse : « Si vous n'en voulez pas, alors dites-vous que c'est pour tout vos compagnons, pour vous remercier des charmants spectacles que vous offrez au royaume. Ne me refusez pas le plaisir de vous offrir un présent. » Termina-t-elle avec un léger sourire.

Avant qu'Esméralda puisse répondre quoique ce soit, Lyana lui mit la bourse entre les mains. Elle éprouvait le besoin intense de venir en aide à cette ravissante gitane, d'une manière ou d'une autre. Si elle ne pouvait lui offrir une protection, au moins pouvait-elle lui assurer de meilleures conditions de vie, à elle et à ses compagnons, pendant un certain temps.

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MessageSujet: Re: Danse sur la place publique ♣ Aliéna Pearl   Dim 4 Nov - 22:09
Lyana & Esméralda



La gitane regarda sa nouvelle amie ranger les dernières perles crachées dans sa besace. Ca ne devait pas être très pratique de devoir toujours porter des sacs avec soi. Elle ne pouvait pas savoir la sensation que donnait de cracher des perles à chaque parole, mais cela ne devait pas franchement être agréable. Par contre, elle pouvait aisément deviner la jalousie ou la fascination qu’elle devait susciter auprès des bandits et autres créatures avides de richesse. C’est alors que, sous le regard incrédule d’Esméralda, Lyana détacha sa bourse en la tendant vers elle. Elle lui pria ensuite d’accepter le présent et, sans lui laisser le temps de répondre lui offre des arguments auxquels il était impossible de répliquer. Elle tendit doucement les mains vers la bourse et l’attrapa, la posant sur ses genoux. Lorsqu’elle ouvrit le rabat, elle ne put s’empêcher d’hocher négativement la tête. C’était beau, c’était magnifique et… c’était trop, elle ne méritait pas tous ces trésors ! Mais au final, la chose positive à cela était que pendant des mois entiers voir une année, elle allait pouvoir se payer un pain tous les jours, et même distribuer quelques richesses à ses frères ; car non elle ne comptait pas tout garder pour elle, heureusement.

Elle fronça les sourcils et releva la tête vers celle qui lui avait donné ces trésors.

« J’accepte à une condition. »
Dit-elle. Alors, elle posa la besace à côté d’elle et, délicatement dénoua le gros nœud du foulard violet qu’elle portait à la taille. C’était son foulard favori, tissé en soie légère avec les bordures dorées, dont une multitude de petites pièces pendaient, faisant tinter le tout lorsqu’elle bougeait. Sa mère lui avait donné, c’était en quelques sortes un porte bonheur. Mais la gitane se dit bien que, avec le geste que venait de faire Lyana pour elle, c’était le minimum d’offrir quelque chose en retour. Quelque chose de cher à ses yeux, mais moins que sa chèvre et son collier. Alors, elle n’avait pas réfléchi plus longtemps. « C’est qu’en retour, vous acceptiez ceci de ma part. » Elle fini de détacher le foulard et le tira d’en-dessous d’elle. Elle le replia alors, et essaya de masquer les quelques plis présents, puis le tendit à son amie en riant. « C’est bien maigre comparé à votre présent, mais je ne peux me résoudre à ne rien vous offrir en retour. Cela venait de ma mère, je tiens à ce qu’il soit à vous désormais. » Finit-elle par ajouter avec un grand sourire.

Elle se demandait bien ce qu’elle allait faire une fois qu’elle devrait quitter Lyana. Allait-elle directement partir trouver ses confrères et faire une distribution équitable à tout le monde ? Allait-elle continuer sa route ou reprendre la danse ? Elle verrait bien sur le moment ! En tout cas elle espérait que la princesse accepte son cadeau à son tour, car dans le cas contraire, comme elle l'avait dit elle ne prendrait pas les pierres. Si elle ne voulait pas de don précédemment, ce n'était pas réellement par fierté mais surtout à cause de sa gêne. Elle se voyait mal accepter un cadeau d'une princesse alors qu'elle n'en avait aucun mérite. Enfaite, peut être qu'au final il y avait aussi une histoire de fierté, mais qu'elle n'osait pas se l'avouer.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Danse sur la place publique ♣ Aliéna Pearl   Lun 19 Nov - 18:22

Esmeralda & Lyana

L
a princesse avait conscience qu'Esmeralda serait réticente à accepter son présent, c'est pourquoi Lyana s'empressa de déballer quelques arguments contre lesquels elle ne pourrait pas s'opposer. Néanmoins, même si la gitane venait une nouvelle fois à refuser son aide, la jeune femme n'insisterai pas, même si elle en serait extrêmement déçue. Elle pouvait aussi bien faire appel à son "autorité royale" - bien qu'elle n'aimât pas utiliser ce terme - mais elle n'en ferait rien : il serait ridicule d'exiger d'Esmeralda qu'elle accepte son présent. C'est donc avec une appréhension dissimulée derrière un sourire que Lyana glissa la bourse en cuir pleine de perles et de quelques diamants entre les mains de la bohémienne qui considéra l'objet avec une sorte de respect. Tout en l'observant déserrer les lacets de la bourse et contempler son contenu, la princesse songea au nombre de personnes qui voudraient avoir un tel bien entre leurs mains. Submergée par ses souvenirs, Lyana se remémora son errance dans de village en village avec son amie Belle; bien qu'elles prirent beaucoup de plaisir à faire une partie de leur voyage ensemble, elles avaient toujours été hantées par la crainte d'être attaquées par des brigands de chemins. Par chance, la jeune femme avait su se faire extrêmement discrète sur son don, se faisant même passer pour muette, mais Dieu seul sait combien se seraient entretués pour obtenir ne serait-ce qu'un diamant de la bouche de l'ancienne paysanne. Reportant son attention sur Esméralda, Lyana vit dans ses yeux à quel point elle était surprise par la quantité de trésors qu'elle avait sur ses genoux mais elle remarqua aussi son hochement de tête : c'était beaucoup, beaucoup de richesses. Lyana en avait parfaitement conscience. Toujours très généreuse avec les plus pauvres, elle faisait souvent quelques dons et, si elle n'avait eut un frein posé par les conseillers du château, elle aurait donner tout ce qu'elle pouvait, sans compter aux membres du Royaume. Elle avait vécut si longtemps dans la pauvreté, sans jamais deux sous dans sa poche que, maintenant qu'elle était riche d'un trésor inépuisable, elle voulait en faire profiter à tous. Mais, bien sûr, pour l'équilibre du Royaume, elle ne pouvait être aussi généreuse qu'elle l'aurait souhaiter.

Lorsqu'elle vit sa compagne froncer les sourcils, Lyana serra les lèvres, s'attendant à un refus. Mais elle fut surprise des mots que prononça la gitane : elle acceptait son présent ! La jeune femme sourit gaiement puis elle observa avec un air interrogateur Esméralda qui acceptait son présent sous condition. Sous ses yeux, ma bohémienne retira le foulard violet qui ornait sa taille. C'était un très joli tissu, il aurait fallut être très difficile pour le nier. Ne comprenant pas immédiatement le geste d'Esméralda, Lyana laissa aller son regard du foulard à la gitane. Son regard s'éclaira lorsque la jeune femme déclara qu'elle n'accepterait sa besace qu'en échange de son foulard. La princesse fut très surprise, elle ne s'attendait pas à ce que la gitane souhaite lui offrir quelque chose en retour. La jeune femme fut encore plus touchée par ce geste lorsqu'Esméralda déclara que cet accessoire était un cadeau de sa mère. Il devait donc lui être extrêmement précieux. Le premier réflexe de Lyana fut de refuser ce présent : la belle bohémienne devait beaucoup tenir à ce foulard, d'autant plus s'il lui venait de sa mère. La demoiselle savait que, si elle avait en sa possession un objet ayant appartenu à son père, elle n'aurait jamais pu sans séparer. Un dilemme se présentait à la jeune femme : accepter le foulard qui était si précieux à la gitane et lui offrir les pierres ou refuser le présent et se résigner à récupérer ses trésors. Se mordillant la lèvre, Lyana finit par prendre sa décision et tendit les mains pour prendre le carré de tissu des mains de la gitane.

« J’accepte, merci beaucoup, votre présent me touche. Vous êtes difficile en affaires. » Ajouta-t-elle en riant. « Ne pensez pas qu'il s'agit d'un échange déséquilibré; je pense que ce foulard a bien plus de valeur que les perles qui sortent de ma bouche. »

Caressant le tissu du bout des doigts, Lyana se promit de lui réserver une place d'honneur dans sa chambre. Reportant son attention sur Esméralda.

« Puis-je vous demander quelle sera votre prochaine destination ? » Lyana ajouta ensuite : « En tout cas, sachez que si vous deviez repasser par ici, vous serez la bienvenue, ainsi que vos compagnons. Et, bien que vous l'ayez refusé une fois, je vous répète que, si un jour vous vous trouvez dans le besoin, que vous avez besoin d'aide pour quoique ce soit, mon mari et moi serons heureux de vous aider. Nous n'aimons pas assister à des injustices sans agir. »

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MessageSujet: Re: Danse sur la place publique ♣ Aliéna Pearl   Dim 2 Déc - 19:49
Lyana & Esméralda


La princesse accepta alors le foulard, lui affirmant que contrairement à ses dires, ce foulard avait beaucoup de valeur. Une valeur sentimentale, peut être, mais elle tenait vraiment à le donner à la jeune femme. Elle sentait qu'elle était quelqu'un d'honnête, une personne gentille qui n'avait absolument aucune cruauté en elle. Difficile en affaire, ca oui elle l'était ! Esméralda sourit en voyant Lyana effleurer son cadeau. Le tissu était fin et doux, comme tout ceux que sa mère portait auparavant. Ce qui était dingue, c'est que malgré le temps et la mémoire d'enfant qui s'évaporait petit à petit, elle gardait toujours en elle des bribes de souvenirs très nets, des scènes qui s'étaient passés marquantes ou non, dont une en particulier qu'en revanche elle aurait préféré oublier. Il y avait par exemple les repas au feu de bois avec ses parents, les fois où son père tenta de lui apprendre la lyre -ce qui fut entre nous, un réel désastre !- mais aussi d'autres moments privilégier avec ses parents. Ensuite, il y avait eu cette fameuse rencontre avec un jeune garçon, Clopin, qui la recueillit et l'éduqua comme il put avec son âge plutôt bas. Elle lui en était aujourd'hui très reconnaissante, et c'était l'être a qui elle tenait le plus, avec sa chèvre ! D'ailleurs, elle ne l'avait pas vu depuis longtemps, lui aussi !

Les paroles de la princesse la sortirent de ses pensées. Après lui avoir demandé sa destination, elle lui répéta une nouvelle fois qu'elle aurait la meilleure des hospitalité dans ce royaume et qu'elle sera là si jamais elle avait besoin, elle serait prête à l'aider. Cela confirma encore plus les pensées de la gitane. Il était rare de croiser des gens si gentils avec les gens qu'ils venaient de connaitre ! Même elle n'en aurait surement pas fait autant. Bien qu'elle savait au fond d'elle qu'elle n'accepterais jamais de l'aide, elle hocha la tête en guise de remerciement.

"Merci Lyana."
dit-elle, reconnaissante.

Puis, enfin elle repensa à la question que lui avait posé son amie. Elle se leva du banc et, posant ses poings contre ses hanches, dit d'un air joyeux:

"Et bien je ne sais pas où j'irais ! Le nord, le nord encore et toujours ! Qui sait ce qui m'arrivera là-bas ?" finit-elle en riant.

Elle n'avait pas vraiment peur de l'aventure. C'était une part d'elle, elle en avait besoin pour égayer son quotidien. Puis se coucher sans savoir ce que le lendemain lui réservait, elle aimait ca. Cela lui procurait une sensation indescriptible, à la fois d'enthousiasme et d’appréhension, une curiosité qui ne s'évaporait jamais. Par contre comme elle en avait fait mention précédemment, il fallait qu'elle retourne voir Quasimodo et Clopin, le manque et l'absence commençaient à peser bien trop lourd... Et Lyana avait surement raison, Quasimodo avait du mal à se détacher de son tyran. Peut être devait-elle retourner là-bas pour l'aider ? Quitte à perdre beaucoup, elle l'aiderait au moins lui, non ? Mais il n'était pas temps de penser à cela.

"Mais en attendant, je vais rester encore quelques jours ici. Je vais retourner à la roulotte et me préparer pour danser à nouveau, puis demain ou après-demain, nous mettrons les voiles !"

Elle toisait sa compagne, se remonta les manches et tendit amicalement la main qui ne tenait pas la bourse vers elle, en gage d'invitation.

"Accepteriez-vous que nous fassions le retour ensemble ? J'adorerais !"

Esméralda se mit à siffler, puis sa chèvre arriva en trottant vers elle une pomme à moitié mangée dans la bouche. Irrécupérable celle-là... Après un regard noir qu'elle lui lança, l'animal goba d'une traite les restes de l'aliment. Que ferait Lyana de son côté une fois chez elle ? Elle reprendra surement le cours de sa vie princière, avec son mari et ses dames, et faire de se royaume le plus joviale qu'elle n'ait jamais connu ! Elle adorerait la revoir, qui sait, peut être lorsqu'elle décidera de retourner à la cour des miracles ? Et même une fois que les choses se seront calmées ? Esméralda se remit en route, le sourire aux lèvres.


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