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« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind
L'histoire se déroule en
Octobre 2013.


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 Les stratégies audacieuses sont comme les pièces que l’on déplace sur un échiquier... (Avec Daniel)

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Allan Gold
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MessageSujet: Les stratégies audacieuses sont comme les pièces que l’on déplace sur un échiquier... (Avec Daniel)   Mar 8 Oct - 22:30






Les stratégies audacieuses sont comme les pièces que l’on déplace sur un échiquier... On risque de les perdre mais elles peuvent être l’amorce d’une stratégie gagnante









Daniel LynchMr Gold

Lacey venait de quitter ma boutique. Le carillon sonnait encore à mes oreilles alors que je retournais dans mon arrière boutique continuer le travail que j’avais commencé avant son arrivée. J’étais encore chamboulé par son apparition nouvelle dans ma vie alors que je la croyais morte. Elle avait ravivé des blessures anciennes et profondes qui n’avaient pas cicatrisées et que je croyais disparues depuis longtemps. Mais je me trompais, la plaie était encore là vivace et douloureuse. Mais je devais pas laisser ce sentiment m’envahir, c’était de l’histoire ancienne, je devais me concentrer sur le présent et rien d’autre. Je devais me focaliser sur ce que je faisais et non sur ce qui s’étais passé avant sinon j’allais perdre le contrôle. Et s’il y avait bien une chose qui me caractérisait c’était ce sang-froid à toute épreuve.

Je me plongeais donc dans le tri de mes différents contrats, plus ou moins ancien selon s’ils avaient été passé dans le Royaume enchanté ou ici à Storybrooke. Entièrement consacré à ma tâche pour occulter les récents événements et les plus vieux, je ne m’étais pas aperçu de l’heure qui filait. Et il faisait déjà nuit quand j’éteignis les lumières de ma boutique avant de fermer à clé cette modeste boutique qui recelait de nombreux secrets. Je n’avais pas trop de soucis à me faire pour d’éventuels voleurs car la plus active de la ville était une de mes employés fidèles.  Je me dirigeais chez moi pour profiter d’un repos bien mérité quand un orage éclata. Evénement banal ? Pour moi, cela signifiait bien plus que de la pluie et quelques éclairs. Une idée me revient à l’esprit et sous couvert de mon parapluie, mes pas prirent une autre direction.

Après quelques minutes de marche sous une pluie de plus en plus forte, je pris refuge sous l’auvent du bâtiment qui abritait également une de mes connaissances à qui je venais rendre visite. Au-dessus de moi s’élevait les différents étages, surmontés d’un H lumineux, de l’hôpital. Je passais rapidement à l’accueil de nuit pour confirmer la présence du Docteur Lynch dans les locaux. J’étais quasiment de sur de le trouver ici malgré l’heure tardive car il se consacrait corps et âme à ses patients et avait prit l’habitude de travailler en nocturne. La charmante jeune femme qui tenait l’accueil à cette heure tardive me confirma donc la présence de celui que je cherchais et me demanda si je souhaitais me faire accompagner. Je déclinais poliment l’offre avant de me diriger de ma démarche boiteuse vers l’aile réservée au secteur psychiatrie qu’avait en charge le docteur Lynch et le patient que j’étais venu voir.

Arrivé devant la porte de son bureau, je frappais deux coups avant de pousser la porte de bois sombre. Je trouvais là, Daniel plongé dans ses notes, ses lunettes posées sur le out de son nez. Il sembla surpris de me voir si tard. Ce n’était pourtant pas la première fois que je venais après le coucher du soleil. Je préférais garder une certaine discrétion quand je rendais mes visites à ce patient particulier. Mais plus que d’être surpris, il était inquiet, presque nerveux, ce qui n’était pas courant chez lui et j’espérais que cela voulait dire qu’il avait des progrès avec Michael et non que cela avait avoir avec une quelconque mauvaise nouvelle qui après l’épreuve de cette après-midi ne manquerait pas d’attaquer mes nerfs...

« Bonsoir Docteur Lynch. Désolé de vous déranger en plein travail à cette heure tardive mais je passais devant l’hôpital et j’ai voulu prendre des nouvelles du patient que je vous ai confié. Comme votre message était peu détaillé, j’ai voulu passer en personne. J’espère que je ne dérange pas ? »

Cette question était purement ironique, je savais que même si c’était vrai, il n’oserait jamais se monter contre moi et dire que je le gênais. J’avais le pouvoir suffisant pour le démettre de ses fonctions que je lui avais attribué ou de le dénoncer aux autorités qui se feraient une joie d’étaler l’affaire dans les journaux. Et avec mon appui, cette affaire tournerait vite au vinaigre pour Daniel. Il n’avait donc aucun intérêt à se retourner contre moi. Un pion noir malgré tous ses efforts et même s’il devient une pièce plus importante, n’en resteras pas moins noir...

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MessageSujet: Re: Les stratégies audacieuses sont comme les pièces que l’on déplace sur un échiquier... (Avec Daniel)   Jeu 10 Oct - 19:35






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Daniel LynchMr Gold


Même un acharné du travail comme Daniel Lynch aurait dû rentrer chez lui à une heure aussi tardive. Il l'aurait sans doute fait depuis longtemps si le psychiatre n'avait pas croisé la route de Carrie Jones. La conversation surréaliste qui avait suivi cette rencontre l'avait mis considérablement en retard sur les dernières taches de la journée. Sans parler du dossier recouvert de café par la secrétaire qu'il devait à présent réécrire. Il s'agissait d'un dossier de transfert d'un patient vers son service qui, selon la lecture des documents, révélera s'il tenait là un futur candidat pour ces expériences ou un de ces malades qu'il devait véritablement soigner. Plus il reportait ce genre de décision et plus il écartait des possibilités intéressantes.

Voilà pourquoi il était occupé à retranscrire consciencieusement ces notes quand on toqua à la porte de son bureau. Ce fut à peine s'il s'accorda une pause entre deux mots écrits pour signaler au visiteur qu'il pouvait entrer. Pour le docteur Lynch, le travail passait toujours avant les formalités d'usage. Il ne s'inquiéta pas encore de la personne qui se trouvait derrière la porte. L'heure des visites était passée depuis longtemps. Sans doute était-ce un membre du personnel qui venait lui reprocher d'être encore à son bureau alors que son service était terminé depuis longtemps. Une personne pressée de voir son patron partir pour pouvoir se la couler douce pendant le reste de la nuit... Daniel avait été assez longtemps infirmier durant les services de nuit pour savoir comment ceux-ci se passaient.

L'ancien conseiller ne s'attendait certainement pas à recevoir la visite de monsieur Gold, ce soir. Le mariage en préparation de la famille Nerys avait écarté ses pensées temporairement de la partie d'échecs en cours. Une diversion salutaire voyait la tournure que prenait le jeu. Ce qui expliqua une surprise qu'il ne put totalement masquer.

« Bonsoir Docteur Lynch. Désolé de vous déranger en plein travail à cette heure tardive mais je passais devant l’hôpital et j’ai voulu prendre des nouvelles du patient que je vous ai confié. Comme votre message était peu détaillé, j’ai voulu passer en personne. J’espère que je ne dérange pas ? »

"Monsieur Gold." Salua-t-il encore sur le coup de la surprise. "Bonsoir."

Il s'était levé de son bureau dès l'instant où il avait reconnu son important invité. Son esprit toujours prompt à analyser la moindre chose remarqua le parapluie encore trempé. Cette section de l'hôpital était véritablement coupé du monde extérieur. C'était certainement un des aspects de son service qui lui plaisait le plus. Comme s'il s'agissait d'un monde à part. Une remarque plutôt ironique quand on savait l'histoire de l'ancien conseiller et ce qu'il avait risqué pour quitter son monde étroit d'HalloweenTown afin d'atteindre celui tellement plus vaste et coloré de la forêt enchantée.

"Vous ne me déranger absolument pas. Asseyez-vous, je vous prie." Il avait su donner à sa voix un peu plus d'assurance puisque la surprise était passée.

Il présenta avec un geste poli la chaise en face de son bureau pour accompagner ces paroles.

Daniel savait que cette rencontre serait inévitable. Il aurait dû être soulagé que celle-ci ait lieu quand il avait repris un semblant de contrôle à la situation plutôt que, par exemple, juste après l'évasion du patient. Bien que Michael Moody courait encore dans la nature, il reprenait son traitement grâce à la complicité de Regina Mills. Sa réinsertion dans son service n'était plus qu'une question de temps. Il restait tout de même des incertitudes dans cette stratégie soigneusement préparée par le psychiatre. La réaction de son employeur en était une. Voilà pourquoi il ne pouvait s'empêcher d'éprouver une certaine appréhension devant la discussion qu'il allait suivre.

Avant de se réinstalle derrière son bureau, Daniel prit soin de ranger rapidement le dossier qu'il était en train d'écrire.

"Pardonnez-moi ce désordre. Mademoiselle Jones a une manière si particulière de transmettre les dossiers." Commenta-t-il avec un sourire d'excuse quand son regard tomba sur les traces du café percement certains pages.

Une manière de reporter l'inévitable question qui allait suivre ? Peut-être... mais pas totalement. Bien que le dossier abîmé ne doive pas intéresser l'antiquaire, Daniel ne voulait pas qu'on puisse croire qu'il était responsable du triste état de ces feuilles tachées.

Le dossier déposé dans un des tiroirs de son bureau, le psychiatre s'installa à sa place et croisa les mains sur son plan de travail. Tout son calme et sa neutralité professionnelle était revenu, avec une légère pointe de docilité qu'il ne mettait que lorsqu'il était en présence d'une personnalité importante de la ville. Une attitude qui lui venait sans qu'il en ait conscience de son ancienne vie, pour l'avoir tant de fois appliqué en présence du prince Jean.

"Concernant mon message, je suis navré qu'il vous ait parut si court. Il était plus pertinent d'entrer dans les détails à votre arrivée ici."

Comme toujours le docteur Lynch faisait bien attention aux mots employés. Il bannissait de son vocabulaire des termes tels que 'je pensais que' et autres tournure de phrase laissant croire à une initiative personnelle. Un pion ne pense pas, il obéit aux directives qu'il reçoit.

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Allan Gold
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MessageSujet: Re: Les stratégies audacieuses sont comme les pièces que l’on déplace sur un échiquier... (Avec Daniel)   Lun 14 Oct - 22:32






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Daniel LynchMr Gold


« Monsieur Gold. Bonsoir. »

Malgré sa surprise, le psychiatre s’en sortit bien et reprit rapidement son air habituel, froid et impénétrable sauf pour des gens comme moi qui ont un certain pouvoir sur ce genre de personne peu scrupuleuse. Et dans le cas de Daniel, j’avais suffisamment de poids pour le savoir de mon côté même si je le savais sous diverses influences autres que la mienne. Et malgré la surprise qu’il avait affichée à mon entrée, sa voix avait repris de l’assurance.


« Vous ne me déranger absolument pas. Asseyez-vous, je vous prie. »


Je m’avançais de ma démarche boiteuse vers le siège qui trônait devant le bureau de Daniel avant d’y prendre place. Ce dernier classa un peu les feuilles éparpillées sur sa table de travail avant de lui aussi s’asseoir pour discuter plus tranquillement.

« Pardonnez-moi ce désordre. Mademoiselle Jones a une manière si particulière de transmettre les dossiers. »


En guise de réponse à ses excuses en esquissant un léger sourire sarcastique, je levais la main pour signifier que ce n’étais pas grand-chose. Après tout même si je me permettais de mettre mon nez dans certains de ses dossiers rien ne m’autorisait réellement à juger de l’état de ces derniers. Je notais aussi dans un coin de ma tête de demander à Carrie un petit rapport de ces derniers temps. Les choses semblaient avoir évoluées et un petit bilan ne serait pas de trop pour me tenir au courant des derniers événements surtout que cela faisait un moment que je n’avais pas pris contact avec elle. Mais déjà, rien de subsistait de cette expression et il avait récupérer sa contenance et son air distingué et professionnel qu’il prenait face à moi, ou devant toute autre personne d’importance à ses yeux.

« Concernant mon message, je suis navré qu'il vous ait parut si court. Il était plus pertinent d'entrer dans les détails à votre arrivée ici. »

Cela semblait une explication logique mais quelque chose me disait qu’il me cachait un détail. Comme quand j’ai reçu le message quelque chose clochait et je devais savoir quoi. Mais chaque chose en son temps. J’allais d’abord me renseigner sur les avancées de Lynch sur le patient que je lui avais confié.

« Bien, maintenant que je suis là. Nous allons pouvoir approfondir ces détails obscurs. »

Je fis une pause comme j’aimais tant les faire puis je me suis penché un peu en avant pour me rapprocher et ainsi dire par les gestes que la conversation passait à un autre niveau. Quelques fois, les gestes étaient plus parlant qu’un long discours foisonnant de détails. Bien sur, il y avait des sens qui échappaient aux autres mais c’était un bon appui et je pensais bien que Daniel avait des connaissances poussées dans la compréhension du langage du corps.

« Avez-vous réussit à progresser avec le patient que je vous ai confié ? »

J’aurais aimé poser d’autres questions mais ce n’était pas dans mes habitudes d’ensevelir sous une tonne de questions, je préférais prendre le temps entre chaque pour savourer chaque repose et tous les sous-entendus qu’ils pouvaient si cacher. Après que m’apporterais un flot de réponses que je ne pourrais pas analyser, décortiqué pour en extraire tout ce dont j’ai besoin pour faire mon travail correctement. Chaque phrase est une énigme qui doit être soigneusement pensée pour en tirer toute sa substance. Qui plus est dans le cadre d’un dialogue entre Daniel et moi, où chaque mot était pesé avec son lot de sous-entendus. Nous étions tous deux maitres dans l’art du verbe et cela rendait nos conversations d’autant plus intéressantes.


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MessageSujet: Re: Les stratégies audacieuses sont comme les pièces que l’on déplace sur un échiquier... (Avec Daniel)   Lun 21 Oct - 22:14






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Daniel LynchMr Gold


En cet instant, il était heureux que Daniel Lynch n'ait conservé aucun souvenir de son ancienne vie. Peut-être n'aurait-il pu parfaitement camoufler son inquiétude comme il le faisait actuellement s'il se rappelait avoir une lourde dette impayée envers son interlocuteur. De toute façon, la situation était déjà suffisamment complexe pour ne pas avoir à y rajouter des problèmes liés à une autre vie. Le psychiatre avait conscience que cette conversation marquerait un tournant dans la partie. Il n'était pas présomptueux au point de croire que sa traversée de l'échiquier allait se terminer après cette visite de l'antiquaire. Mais il avait la certitude que le moment où il devra "choisir son camp" venait d'arriver, décision qu'il avait reportée le plus tard possible.

Regina Mills perdait de plus en plus d'influence depuis que le nouveau shérif, Emma Swan, avait décidé de défier l'autorité de la maire à de nombreuses reprises. Le camp qu'il devait choisir était donc tout indiqué. Mais est-ce que monsieur Gold acceptera son plan pour récupérer le patient qu'il lui avait confié jadis ? S'il jouait mal son coup, Daniel perdrait ces deux principaux appuis en ville. C'est pour cela que chaque détail comptait. Peut-être que deux ou trois traces de café sur un dossier seraient jugées sans importance pour n'importe qui d'autre que le docteur Lynch mais il tenait tout de même à s'en excuser auprès de son si important visiteur.

Les excuses acceptées avec un geste poli et le dossier rangé, on pouvait maintenant s'attaquer au cœur de la discussion.

« Bien, maintenant que je suis là. Nous allons pouvoir approfondir ces détails obscurs. »

Le psychiatre acquiesça. Le temps de la pause volontaire de monsieur Gold avait suffi pour faire réaliser au docteur Lynch à quel point sa stratégie pouvait être fragile. Il suffisait d'une phrase. Qu'il demande à voir le patient avant que Daniel n'ait eu le temps de placer ces arguments et le jeu prendra un mauvais départ. La suite allait dépendre des tournures de phrases et des mots choisis. Un domaine où les deux interlocuteurs excellaient.

"Je ferais mon possible pour éclaircir les détails en question." Répondit-il poliment.

L'ancien sorcier se pencha légèrement en avant. Daniel Lynch comprit tout de suite que la partie venait d'officiellement commencer.

« Avez-vous réussit à progresser avec le patient que je vous ai confié ? »

La question était suffisamment ouverte pour que le psychiatre puisse y répondre sans mentir. De toute façon, il ne prendrait jamais le risque de proférer des mensonges en présence de monsieur Gold. Les mots offraient des subtilités qui permettaient de cacher certains aspects de la vérité sans forcément mentir. La seule valeur inconnue était de savoir si l'ancien sorcier était au courant pour l'évasion du patient. Si c'était le cas... Alors cette conversation n'était qu'un vulgaire jeu de chat et la souris. Le docteur Lynch préférait voir les choses sous cet angle. Après tout, un chat gardait toujours sa proie en vie du moment que cette dernière continuait de susciter son intérêt.

"J'ai dû changer complètement la médication du patient. Il s'accoutume assez rapidement aux analgésiques, c'est assez impressionnant je dois dire." Commença-t-il avec tout le professionnalisme qu'on lui connaissait. Grâce aux comptes-rendus de Regina, il pouvait faire un bilan de l'évolution du traitement comme si l'évadé était encore présent dans les murs de son asile. Bien que Daniel gardât toujours l'impression que l'ancienne reine lui cachait des informations. "Il semblerait que ces crises aient pris un rythme cyclique. J'ai noté une répétition tous les vingt jours pour les crises les plus violentes. Sans doute un effet du nouveau traitement."

Il laissa la fin de sa phrase en suspens comme s'il attendait un commentaire de la part de son interlocuteur ou du moins son avis sur la question. La cause des crises de Michael semblait respectée des règles qui lui échappait. Regina en savait certainement la cause mais la gardait secrète... Qu'en était-il de la personne qui lui avait confié ce malade si particulier ?

"Le remplacement d'un traitement par un autre demande toujours une période d'adaptation." Continua-t-il avec calme. Là encore tout n'était que pure vérité même s'il prenait surtout ces précautions pour ne pas éveiller les soupçons de celle qui administrait désormais le traitement à Michael Moody. "Mais j'ai bon espoir au sujet de cette nouvelle médication."

Son attitude se détendit imperceptiblement. On entrait là dans un domaine qu'il maîtrisait parfaitement, les médicaments. Cela le rassurait que la discussion ait débuté ainsi. Toutefois, il ne devait pas baisser sa garde. Peut-être que tout cela faisait partie du plan de l'ancien sorcier qui n'attendait qu'un moment de faiblesse pour faire basculer la conversation à son avantage.

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Allan Gold
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MessageSujet: Re: Les stratégies audacieuses sont comme les pièces que l’on déplace sur un échiquier... (Avec Daniel)   Sam 2 Nov - 16:37






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Le médecin semblait redouter plus qu’il ne faut du double-sens de mes paroles, cela me mit la puce à l’oreille. Je devais découvrir ce que j’aurais du savoir et qui mettait Daniel autant sur ses gardes. Il le cachait mais certains de gestes trahissait sa tension.

« J'ai dû changer complètement la médication du patient. Il s'accoutume assez rapidement aux analgésiques, c'est assez impressionnant je dois dire. »


J’imaginais bien que Michael pouvait avoir un métabolisme légèrement différent qui le faisait réagir de manière inhabituelle aux traitements mais c’est aussi pour ça que j’ai fait appel à un psychiatre de sa trempe qui ne craignait pas de faire des expérimentations sur ses patients. Néanmoins, je pensais avoir des résultats plus rapide, cela faisait maintenant plus de vingt ans qu’il était entre les griffes de Daniel et comme la malédiction s’affaiblissait, cela devenait urgent. Je devais donc glisser au médecin que j’attendais des résultats plus significatifs sans que cela ne devienne suspect aux yeux du docteur Lynch. Un coup délicat à réaliser mais pas impossible. Après tout, il n’était qu’un pion à mon service et se devait de m’obéir sans discuter ni chercher aux raisons qui me poussent à user de cet atout. J’écoutais avec attention la suite du bilan du psychiatre en réfléchissant aux diverses opportunités qui s’ouvraient à moi.

« Il semblerait que ces crises aient pris un rythme cyclique. J'ai noté une répétition tous les vingt jours pour les crises les plus violentes. Sans doute un effet du nouveau traitement. »


Intéressant ce point, les jours de pleine lune, il réagissait plus violemment, un reste de son ancienne vie. Malheureusement pour Lynch, il cherchait une explication logique avec la science alors qu’il fallait chercher une raison dans la magie et les malédictions, il sera contraint à fouiller dans le rationnel sans se douter que la raison est tout autre et ne vient même pas de ce monde. Je ne laissais rien paraitre de ce fait inhabituel, faisant semblant de me ranger à l’hypothèse du médecin en hochant la tête. C’est l’explication la plus logique si l’on admettait que le patient n’était pas un ancien loup-garou.


« Le remplacement d'un traitement par un autre demande toujours une période d'adaptation. Mais j'ai bon espoir au sujet de cette nouvelle médication. »


Nouvel hochement de tête avant de remarquer que Daniel se détendait, c’était le bon moment pour lui faire remonter un peu la pression. Bien qu’il pensait entrer sur un domaine qu’il maitrisait parfaitement, à savoir la médication et les éventuels effets qu’ils peuvent provoquer, je me devais de l’amener sur un terrain plus glissant. Je réfléchissais à toute vitesse sur ce que pourrait me cacher le docteur. J’ai pensé à une blessure physique qu’il aurait fait au patient mais ça il ne me l’aurait pas caché ou encore à une visite impromptue à mon patient mais il n’en restait plus de traces visibles, logiquement. Tandis que je cherchais ce qu’il pouvait bien cacher, je repris le fil de la conversation.


« Bien, je vous fais confiance sur ce point, je n’ai pas vos compétences et vous rappelle que vous avez carte blanche. Donc je ne vois pas ce que j’aurais à y redire... »


Je laissais ma phrase en suspend avant de trouver une possible raison qui mettait mal à l’aise et qui expliquerait la surprise que j’avais pu lire sur ses traits à mon arrivée. Il suffirait que mon patient ne soit plus entre les murs de sa cellule. L’arrivée d’Emma avait pu avoir se genre de conséquences. C’est donc avec un léger sourire que je me levais.


« Bien, puisque je vois que vous contrôlez la situation, je vais y aller... »

Je laissais un nouveau blanc comme si j’allais prendre congé sans rien demander de plus, réajustant le col de mon manteau encore légèrement humide. Mais je n’allais pas le laisser si vite si ce que je pensais se confirmait. Je repris avec la plus grande désinvolture.


« Avant de vous laisser à vos travaux, puis-je le voir ? »


C’était une demande comme j’en faisais souvent, j’aimais aller voir l’état épouvantable dans lequel était Michael, quel dommage que Madame le Maire ne voit pas cet affligeant spectacle, cela me réjouirait au plus haut point. Mais là n’était pas la question, ma demande ne faisait pas tache dans mes habitudes et me permettrait de confirmer certaines de mes théories. Était-ce un simple échec au roi ou un véritable échec et mat ?


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MessageSujet: Re: Les stratégies audacieuses sont comme les pièces que l’on déplace sur un échiquier... (Avec Daniel)   Dim 3 Nov - 18:03






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Le docteur Lynch n'avait pas à se plaindre de ce début de conversation. Monsieur Gold aurait très bien pu exiger directement de voir le malade qu'il lui avait confié. Au lieu de cela, le psychiatre eut le loisir de placer ses arguments pour la suite. L'ancien conseiller aurait pu abrutir l'antiquaire sous une tonne de termes techniques mais ce serait un manque de respect flagrant envers son visiteur. D'ailleurs, il était ravi de pouvoir trouver une oreille attentive à ses explications. Très peu de personnes savaient pour ces expériences et même parmi ceux-ci, les gens capables d'apprécier toutes les subtilités de son travail étaient encore plus rares.

Comme il l'avait si bien dit, il avait confiance en la nouvelle médication que Michael Moody subissait actuellement. Le psychiatre n'écartait tout de même pas de son esprit que la viabilité de cette stratégie mise en place dépendait entièrement de l'approbation de l'ancien sorcier qui se trouvait assise devant lui. Daniel continua tout de même ses explications avec le professionnalisme qu'on lui connaissait.

À nouveau quand il évoqua le rythme des crises et leur possible explication, il eut le pressentiment qu'on lui cachait une information importante comme lorsqu'il avait évoqué ce même sujet auprès de madame la maire. Ou peut-être était-ce simplement parce qu'il était particulièrement sur ces gardes ? Il ignorait que cette attitude défensive qu'il pensait avoir masqué était visible pour des yeux experts tels que ceux de monsieur Gold.

L'antiquaire lui assura qu'il avait carte blanche. Le docteur Lynch garda précieusement cet argument au cas où la partie tournerait mal.

« Bien, puisque je vois que vous contrôlez la situation, je vais y aller... »

Daniel se leva à son tour, prêt à escorter son important invité jusqu'à la porte si son interlocuteur confirmait son attention de partir. Il avait du mal à être rassuré par les paroles de l'antiquaire. Cela lui semblait... trop facile. Allait-il véritablement pouvoir cacher l'évasion du patient à son commanditaire jusqu'à ce que sa stratégie ait porté ses fruits ? Le psychiatre aurait dû s'attendre à ce qui allait suivre. Cette question simple qu'il avait entendue quasiment à toutes les visites de monsieur Gold dans son service psychiatrique. Une interrogation banale mais qui devenait problématique étant donné les circonstances. Comment avait-il pu imaginer pouvoir y échapper ?

« Avant de vous laisser à vos travaux, puis-je le voir ? »

Sa main posée sur le dossier de son siège se crispa légèrement. Il paraît que la menace d'un danger était beaucoup plus stressante que le danger en lui-même lorsque ce dernier survenait. Daniel Lynch avait redouté ces quatre mots depuis l'arrivée de monsieur Gold dans son bureau. Mais c'est justement parce qu'il craignait que son important visiteur demande à voir le patient que le psychiatre savait quoi répondre à cette demande. Les mots devaient être choisis avec soin, il savait ne pas avoir le droit à l'erreur.

"Il n'est plus entre ces murs." Répondit-il avec lenteur et crainte tout en baissant docilement les yeux.

Mentir était hors de question. Le psychiatre aurait pu tourner sa phrase autrement pour cacher encore quelques instants l'inavouable vérité. Trouver des excuses. Mais à quoi bon retarder l'inévitable devant un homme aussi puissant que l'antiquaire ? Le docteur Lynch préférait utiliser ces efforts pour maintenir sa tête hors de l'eau, si on pouvait s'exprimer ainsi, plutôt qu'en de vaines tromperies et excuses. Sachant qu'il n'avait plus beaucoup de temps avant de subir l'éventuel colère de son interlocuteur, il passa volontairement sur les causes de l'évasion de Michael Moody. Il sera toujours temps d'en venir au détail quand l'ancien sorcier demandera des précisions.

"Malgré cela, je vous garantis que son traitement continu." Continua-t-il en reposant son regard vers l'antiquaire, son ton était pressé mais en même temps sûr de ce qu'il affirmait.

Il avait tourné et retourné cette phrase dans son esprit dès l'instant où Regina Mills avait accepté d'administrer elle-même la prescription pour la reprise du traitement de son invité. La phrase devait être véridique tout en étant suffisamment intrigante pour pousser son interlocuteur à continuer leur conversation. Ces mots étudiés avec soin, il venait de les jeter dans l'arène. Allait-il réussir ? La souris avait-elle réussi à intriguer suffisamment son prédateur pour vivre un peu plus longtemps ? Le pion allait-il être sacrifié par celui qui le dirige ou bien le joueur daignera-t-il l'autorise à rester en jeu ? Daniel Lynch allait bientôt le savoir. Pour le meilleur ou le pire, voire même les deux options étroitement liées ensemble. Il n'avait pas affaire à n'importe qui. Tout était possible et tout allait se jouer maintenant.

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MessageSujet: Re: Les stratégies audacieuses sont comme les pièces que l’on déplace sur un échiquier... (Avec Daniel)   Dim 10 Nov - 13:57






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Le Docteur Lynch s’étai levé juste après moi surement pour me raccompagner jusqu’à la porte de son bureau. Il semblait presque soulagé que ce soit bien passé, il craignait bien quelque chose. Mais au moment où je prononçais ma dernière question sa main se crispa sur le dossier de sa chaise. Ainsi j’avais vu juste qu’allais donc répliquer Lynch pour se sortir de ce guêpier où je l’avais mené. Mais il avait eu le temps de préparer sa réponse car j’avais mes petits rituels et voir le patient que je lui avais confié en faisait partie. J’avais donc laissé faire les choses le temps de ma réflexion. Malgré ça, il savait qu’il ne valait mieux pas me contrarier c’était donc un coup très important à jouer. Et l’erreur n’était pas permise et il le savait. Avec moi les choses étaient claires, pas toujours agréables mais claires.

« Il n'est plus entre ces murs. »


Sa voix avait été plus lente et plus grave puis à peine ces quelques mots dits, il baissa les yeux. Ce n’était pas la réaction que j’attendais mais il avait honnête au moins. S’il avait choisit de me mentir, cela ne serait surement pas passé de la même manière. Mon regard se fit plus dur mais j’attendais de voir la suite avant de réagir plus visiblement que ça.

« Malgré cela, je vous garantis que son traitement continu. »


C’est une bonne chose mais néanmoins s’il était avec quelqu’un cela ne pourrait pas être aussi rassurant. Surtout si ce quelqu’un était ma chère Madame le Maire. Je l’avais mis ici justement pour m’en servir contre elle, le moment venu mais s’il s’était échappé plus tôt cela contrarierait mes plans.

« Vous vous doutez que je n’en suis pas ravi. »


Un sourire grinçant se ficha sur mes lèvres tandis que je jetais un regard plus dur sur le Docteur Lynch. Je me rapprochais du bureau pour réduire la distance qui se tenait entre deux nous, bien sur il restait l’épaisseur du bureau mais ce serait suffisant. Ce bureau il me le devait et au moindre faux pas, il pourrait voir ce que je lui avais offert étalé au grand public et ce n’était pas pour arranger ses affaires futures. Évidemment je ne voulais pas en arriver là mais il devait au moins le croire, ce qui n’était pas très difficile. Je posais alors un nouvelle question.


« Où se trouve-t-il exactement ? »


J’avais placé une pointe de méchanceté dans cette phrase indiquant bien que la réponse à cette question était des plus importantes et qu’il y avait une potentielle mauvaise réponse. Bien sur, ce qui pimentait le jeu, était que le psy ne connaissait pas cette mauvaise réponse et qu’il pourrait la dire sans véritablement penser à mal. De plus, j’avis tourné ma phrase à ce qu’il ne puisse pas répondre une vérité détourné qui ne me satisferait pas, il allait être obligé de me dire chez qui il se trouvait et s’il ne le faisait pas, je trouverais un moyen de lui faire dire. Cette partie avait stimulé un côté que j’avais eu tendance à laisser de côté depuis que je suis à Storybrooke. Celui qui m’avait pris quand Pierre avait crut pouvoir me vaincre et qu’il avait tenté de m’attaquer dans mon propre château, ce côté qui m’avait fait le torturer pendant des jours entiers dans les cachots de ma demeure... Et cela s’annonçait plutôt mal pour Lynch. L’atmosphère de la pièce s’était tendue et glacée en une fraction de seconde ajoutant une pression supplémentaire sur le médecin. Quelques détails suffisaient pour inciter les gens à entrer d’un état voulu. En l’occurrence : la crainte, celle que j’avais toujours inspirée dans l’autre monde...


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MessageSujet: Re: Les stratégies audacieuses sont comme les pièces que l’on déplace sur un échiquier... (Avec Daniel)   Ven 15 Nov - 9:02






Les stratégies audacieuses sont comme les pièces que l’on déplace sur un échiquier...
On risque de les perdre mais elles peuvent être l’amorce d’une stratégie gagnante









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Volontairement ou non, il était difficile pour le psychiatre de ne pas faire une parallèle entre la situation présente et la première fois où il s'était retrouvé dans ce bureau avec monsieur Gold. Alors que la partie commençait officiellement pour lui. Qu'il réalisait devenir un pion tandis que l'antiquaire lui promettait le poste de chef de service et le titre de docteur qui allait avec. Après avoir isolé le patient, les derniers termes de leurs accords furent scellés dans ce même bureau. Daniel se souvenait parfaitement de son attitude durant ce qu'il croyait être sa première rencontre avec monsieur Gold. Il s'était tenu debout, à côté du siège, exactement comme maintenant. Il n'avait pas osé s'y asseoir car il avait du mal à réaliser que ce siège, ce bureau était à présent les siens. Tout comme il se rappelait les mots prononcés par l'ancien sorcier. Que si jamais la présence de Michael Moody ici devait se savoir il allait regretter d’avoir accepter cette proposition. Cette simple phrase l'avait hanté depuis l'évasion du malade en question. Même lorsque le docteur Lynch avait trouvé une stratégie pour interné de nouveau le fugitif, cette mise en garde planait toujours au fond de son esprit.

Comment ne pas avoir à nouveau cette phrase de mémoire alors qu'il venait de faire l'aveu de cette évasion ? Lorsque le regard de l'antiquaire se durcit, Lynch baissa docilement les yeux. Le psychiatre savait qu'il devait rapidement placer au moins un argument qui capterait suffisamment l'attention de son interlocuteur pour le laisser survivre. Survivre n'était pas un mot trop exagéré ? Pas quand on savait dans quel état avait été retrouvé le fleuriste Maurice French après avoir subit les coups de canne de l'antiquaire. Alors il assura que le malade continuait son traitement malgré le fait qu'il ne se trouvait plus dans ce service.

« Vous vous doutez que je n’en suis pas ravi. »

Daniel garda docilement le regard baissé. Son argument avait fait mouche, sinon la conversation n'aurait pas continué ainsi. Malgré tout, il avait du mal à en être rassuré car le docteur Lynch savait bien que la partie était loin d'être finie.

"Je m'en doute, oui. Mais je vous assure cependant que la médication qu'il prend en ce moment le reconduira inévitablement dans ce service." Assura-t-il en osant regarder à nouveau son interlocuteur en face.

A nouveau, les mots étaient choisis avec soin. Il avait évité de dire qu'il s'attendait à recevoir une punition. Non pas qu'il espérait sans sortir sans dommage. Mais il évitait simplement de clairement le dire. Pas tant que le psychiatre n'avait pas joué toute ses cartes. Ensuite, Daniel n'avait pas employé le terme 'son service' pour ne pas offrir un argument à l'antiquaire. Ce dernier se rapprocha du bureau. Le docteur Lynch eut bien du mal à retenir son souffle de se couper. Tout comme il avait réussit à rester à sa place alors que son instinct lui dictait de faire un pas en arrière. Il s'accrocha à sa stratégie pour garder une certaine assurance malgré la crainte que lui inspirait le sorcier. Il pouvait tout perdre si cette discussion se passait mal.

« Où se trouve-t-il exactement ? »

Le docteur Lynch ne s'attendait pas à cette question si tôt dans la partie. Il savait que la réponse n'allait pas plaire à monsieur Gold. En fait, le ton de sa voix laissait à penser que son interlocuteur connaissait déjà la réponse et la détestait par avance. La vraie question était : comment nuancer sa réponse pour pouvoir rester en jeu ? Les options étaient mince à ce stade de la conversation. La formulation de la question ne laissait aucune place aux mots à double-sens que le psychiatre affectionnait tant.

"Chez Regina Mills." Répondit-il en se forçant de ne pas baisser à nouveau les yeux. "En fait, c'est elle qui administre le nouveau traitement au patient."

Lui trouvait cela ironique que se soit madame la maire qui s'était proposée pour pratiquer les injections sur le malade. Cette position la plaçait aux premières loges pour témoigner des souffrances futures de cette personne qui semblait si importante pour l'ancienne reine. Mais est-ce que son interlocuteur partagera ce point de vue ? L'atmosphère de la pièce était plus tendue que jamais, voir même glaciale. Cette fois, il ne pouvait rester sur cette simple phrase. Daniel Lynch devait prendre un risque.

"Je ne vous demande pas de me faire confiance. Par contre, vous pouvez en avoir dans les médicaments que j'ai prescrits. Un médicament fera toujours son effet, quoi qu'il arrive." Assura-t-il.

C'était en tout cas l'opinion de Lynch. Les personnes étaient trop imprévisible, rarement fiable à cent pourcent. Un médicament, en revanche, atteindra le but pour lequel on l'avait créé quelque soit vos efforts pour l'empêcher ou votre degré de résistance. C'était une de ses plus grandes convictions qui transparaissait dans son dernier argument. Le docteur Lynch croyait en la médecine et surtout aux outils que cette dernière avait mis à sa disposition plus que n'importe qui d'autre.

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MessageSujet: Re: Les stratégies audacieuses sont comme les pièces que l’on déplace sur un échiquier... (Avec Daniel)   Mer 11 Déc - 9:04






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Il était obligé de me répondre de manière claire et précise sans pirouette ou fausse vérité possible, j'y avais veillé. Et vu la réaction du Docteur il s'attendait à cette question et je n'allais surement pas en aimé la réponse sinon nous serions déjà sur le chemin de la cellule et il ne resterait pas derrière son bureau, comme pour être sur d'avoir un support entre nous deux. Croyait-il que je l'attaquerais physiquement ? Ou était-ce juste un moyen pour se rassurer ? Quoi qu'il en soit je ne cherchais pas à le mettre à l'aise et la situation devait être des plus embarrassantes pour lui. Je me demandais ce qui pouvait bien lui passer par la tête, surement cherchait-il un moyen pour tourner sa phrase de manière à ce que je ne le prenne pas trop mal et qu'il puisse garder une position importante sur mon échiquier. Car je savais qu'il avait conscience de n'être qu'un pion entre mes mains mais cela ne le dérangeait pas. Tout ce qu'il voulait c'était d'être au plus près du pouvoir et tant qu'il restait à mes côtés il y resterait. Après un instant de réflexion qui m'avait semblé d'une longueur extrême il se décida enfin.

« Chez Regina Mills. »


Je me crispais sur ma canne à tel point que je crus la briser. Mais elle tient bon et je repris un calme qui ne laissait plus rien passé. Je m'attendais à quelque chose de ce genre, qu'il s'était enfui mais de là à aller chez la personne qui ne devait surtout pas savoir son existence, c'était trop. Heureusement qu'il avait jouer la franchise et avoué tout de suite où se trouvait le patient sinon je crois que je n'aurais pu contenir ma colère aussi bien que je venais de le faire. Je gardais donc mon calme et mon visage neutre. Il me tardait de voir comment il allait se sortir de cette impasse qui le mènerais à sa perte s'il ne faisait rien de plus. Il baissa les yeux avant d'ajouter :


« En fait, c'est elle qui administre le nouveau traitement au patient. »


De mieux en mieux, je me demandais s'il ne le faisait pas exprès pour m'énerver. Mais le temps n'était pas à la précipitation et j'aurais tout le temps de rectifier cette bêtise, il me manquait surement quelques éléments. Je ne devais pas me laissé aveugler par ces sentiments. Après tout si elle lui faisait prendre le traitement c'est qu'elle admettait qu'il avait un problème. Et comme elle se souvenait du passé, elle saurait surement la cause de ses crises violentes. Pour une fois, la « famille » du patient en savait plus que le docteur lui-même. Je me demandais si l'ancienne reine finirait par avouer les origines du patient à Lynch. Sa réaction ne manquerait pas d'intérêt. Lui qui est si rationnel, arriverait-il à croire un fait imaginaire et normalement impossible dans ce monde où la magie n'existe plus ou très peu ? Car l'explication de madame le maire ne manquerait pas de citer au moins une fois loup-garou puisque telle était la nature de Michael. Malgré cette réflexion qui reposa ma colère, l'atmosphère était des plus tendus et je cherchais encore comment réagir. Allais-je lui laisser une chance ou deviendrait-il une pièce inutile de ma partie ? Il prit la parole. Sa voix était sure mais j'étais persuadé que la tension dans l'air jouait avec lui comme le vent joue avec les feuilles. Il les agitait avec le risque de les emporter.

« Je ne vous demande pas de me faire confiance. Par contre, vous pouvez en avoir dans les médicaments que j'ai prescrits. Un médicament fera toujours son effet, quoi qu'il arrive. »


L'heure était au choix, je ne pouvais pas plus retarder ma décision. Après tout, si Regina était venue consulter Lynch pour un médicament peut-être pourrait-il continuer son traitement sur Michael et cela serait même d'autant plus cruel, qu'elle participerait à la destruction progressive de son cher et tendre. Je n'affichais rien de plus qu'une intense réflexion mais si j'avais été plus expressif nul doute qu'un sourire des plus diaboliques aurait passé la barrière de mes lèvres. Je fis durer le silence pour montrer qu'il ne pouvait pas non plus faire ce qu'il voulait et que je ne tolèrerais pas d'autres débordements de ce type. Mon regard était dur mais j'avais décidé de lui donner une seconde chance. Tant qu'il réussissait à en tirer ce que je voulais qu'importe où il soit, surtout si mon idée se concrétisait...


« Il va sans dire que cela ne me réjouis pas. Mais si vous le faite réintégrer votre service dans les plus brefs délais, je passerais... pour cette fois. »

Mon ton était sec et aussi dur qu'il est possible de l'être. Je n'étais pas content et je devais le lui montrer pour qu'il sache qu'il n'aurait pas de seconde chance. Que cette stratégie audacieuse que je mettais en place était risqué autant pour lui que pour moi. Je perdrais soit un pion, soit un fou et je n'avais pas l'envie d'en perdre que ce soit l'un ou l'autre. Il fallait donc la jouer fine et il m'aiderait à ce but.

« Et bien entendu, je compte sur votre discrétion en ce qui concerne mon implication dans cette affaire mais cela va de soi. »

La phrase était chargée en menaces, je le savais dévoué à ma cause, c'est grâce à moi qu'il se trouvait ici et cela pouvait être grâce qu'il pouvait perdre son poste voire même perdre sa place dans la société. Une confidence anonyme aux journaux et une enquête serait lancé et il ne pourrait cacher tous les patients qu'il traitait à sa manière. Les menaces étaient une chose mais je devais lui apporter mon soutien également. Et tant qu'il suivait mes instructions, s'il se retrouvé mêlé à une quelconque affaire louche, je le défendrais qui plus est dans l'état actuel. Si Regina se mettait en travers de ma route, je pouvais toujours faire appel au patient qu'elle héberge et qui est potentiellement dangereux. Le reste dépendait simplement de Lynch. Et je lui faisais confiance au niveau de ses médiations et de son obéissances aux ordres. C'est seulement au shogi (échecs japonais) qu'une pièce peut passer  à l'adversaire et ce n'est pas le jeu auquel je joue...


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MessageSujet: Re: Les stratégies audacieuses sont comme les pièces que l’on déplace sur un échiquier... (Avec Daniel)   Mar 17 Déc - 20:15






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Le plus important pour Daniel Lynch était son travail. Plus particulièrement ces expériences. C'était la seule chose qui représentait un réel intérêt à ses yeux. Tout se qu'il voulait, c'était pouvoir les continuer sans avoir à s'inquiéter de la justice. Pour cela, il devait s'assurer de travailler pour des personnes importantes, être proche du pouvoir sans pour autant e posséder vraiment dans cette ville. Devenir un pion entre les mains des maîtres du jeu lui était indifférent. Il voyait çà comme une condition élémentaire pour continuer se qu'il désirait faire. Qui plus est, les pièces d'un échiquier avaient tout de même une liberté de mouvements que n’avaient pas des pantins par exemple. Bien que les derniers événements aient montré toute la fragilité d'un pion tout comme pendant cette conversation qui déciderait de son avenir. Car monsieur Gold avait ce pouvoir, celui de l'éjecter du plateau de jeu ou de le laisser survivre un peu plus longtemps sur l'échiquier.

Les mots étaient primordiaux et pour l'instant le psychiatre avait réussi à glisser assez d'allusion sur son projet concernant le retour du fugitif pour ne pas être sacrifié prématurément. La partie était loin d'être finie et son interlocuteur montra toute sa connaissance du jeu en le mettant devant une question qui n'offrait aucun échappatoire. Daniel dû avouer que Michael Moody se retrouvait chez Regina Mills. Il n'y avait aucune manière de tourner autrement l'information. Le docteur Lynch l'avait rapidement vu et n'avait pas osé mentir à l'antiquaire.

Essayant de faire abstraction de la main de l'ancien sorcier se crispant sur sa canne, le psychiatre continua son argumentation en déclarant que c'était l'ancienne reine qui administrait le traitement au patient désormais. Une phrase qu'il espérait suffisamment troubler son interlocuteur pour qu'il lui permette de poursuivre ces explications. Son information ne passa pas aussi bien que le docteur Lynch l'avait souhaité. Même si l'antiquaire avait gardé le silence, la tension demeurait dans la pièce. Daniel aurait aimé dire toute les subtilités que ce plan sous-entendait. Que la pire ennemie de monsieur Gold donnait elle-même un traitement qui conduire une personne a qui elle tenait en isolement. Lui aimait l'ironie de la situation mais il ne pouvait pas le dire clairement, se serait admettre qu'il avait émit une hypothèse, fait un excès de zèle, ce qu'un pion ne pouvait se permettre de faire.

Au lieu de çà, il préféra assurer que monsieur Gold pouvait avoir confiance aux médicaments à défaut d'en avoir en lui. Un médicament ferait toujours son effet, quelque soit votre résistance ou vos sentiments. Il était logique d'accorder plus de confiance aux médicaments qu'aux êtres humains. C'était ce que le docteur Lynch pensait. La encore, peut-être sera-t-il le seul à réfléchir de la sorte. Daniel avait d'autres détails de son plan à expliquer, cependant il préféra se taire, laissant ainsi l'ancien sorcier diriger la conversation à sa guise. La partie pourrait s'arrêter là, maintenant. Le psychiatre en avait parfaitement conscience. Tout comme il avait confiance en son plan. Il avait tout étudié, le traitement, même interrompu procurera un effet de manque assez grand pour provoquer une nouvelle crise. Le docteur Lynch calcula rapidement toutes les informations de son projet, cherchant le petit détail qu'il n'aurait pas vu, le grain de sable qui pourrait tout compromettre tandis que le silence retomba dans la pièce. Il n'en trouva pas mais n'en fut pas rassuré pour autant.

Tout dépendait de la personne en face de lui. Personne qui avait prolongé volontairement ce silence pour faire durer la tension avant d'enfin reprendre la parole.

« Il va sans dire que cela ne me réjouis pas. Mais si vous le faite réintégrer votre service dans les plus brefs délais, je passerais... pour cette fois. »

Daniel se détendit très légèrement. Certes le ton était sévère et sous-entendait qu'il n'aurait pas le droit à l'erreur, encore moins à une seconde chance si l'affaire se compliquait encore. La partie n'était pas terminée mais il venait d'avoir l'autorisation de la poursuivre encore un peu. C'était tout se qu'il demandait pour l'instant. Il acquiesça lentement en un signe de remerciement muet.

"Les médicaments que j'ai prescrit calmeront les crises du patient dans un premier temps, jusqu'à se que les effets secondaires et la dépendance soient suffisamment encrés en lui. Ensuite, il deviendra de plus en plus instable ce qui le conduira de nouveau entre ces murs."

Il avait expliqué cela sur le ton calme et professionnel qu'il employé toujours quand il parlait de travail. Après cela, il se permit enfin de se rasseoir derrière son bureau. Se fauteuil et se service allait être les siens pendant encore quelque temps et il en était soulagé.

« Et bien entendu, je compte sur votre discrétion en ce qui concerne mon implication dans cette affaire mais cela va de soi. »

Le psychiatre fut quelque peu surpris de la menace contenu dans ces paroles. Pour lui, il était évident qu'il ne révélerait jamais l'implication de l'antiquaire dans cette affaire. Certes, Daniel avait joué double-jeu aussi longtemps que possible mais étant donné les derniers événements, il était évident que le vent tournait en défaveur de l'ancienne reine et qu'il se devait de prendre à présent pleinement parti pour l'adversaire de celle-ci, monsieur Gold.

"Naturellement." Répondit-il. "Lorsque madame Mills m'a demander le dossier du patient, elle n'y a vu qu'un papier d'internement à moitié rempli et signé de la main de l'ancien chef du service psychiatrique. Il semblerait que le manque flagrant de motivation de mon prédécesseur pour son travail lui ait fait oublier de noter le nom de la personne responsable de l'internement de monsieur Moody. Une négligence qui était, hélas, coutumière chez le docteur Atkins à cette époque. C'est se que je lui ai dit, et c'est se que je dirais a quiconque viendrait à me poser des questions sur ce dossier."

Daniel semblait beaucoup plus calme maintenant que le passage difficile dans la partie était passé. Il avait déclaré ses derniers arguments sans aucune hésitation, comme un acteur qui récitait un texte qu'il avait joué lors de nombreuses représentations. Quiconque ne connaissant pas la véritable histoire autour de l'internement de Michael Moody n'aurait pu y voir un mensonge. Le docteur Atkins n'avait jamais prit son travail à cœur. Déjà à cette époque, Daniel Lynch devait passer après son supérieur pour corriger certaines choses. C'était un fait, une demi-vérité qui renforçait la tromperie.

Il restait un point qui était restant dans l'ombre dans son plan. Sa certitude du retour de Michael Moody dans son service, même si le malade bénéficiait de la protection d'une personne aussi influente que Regina Mills. Une dernière carte que le docteur Lynch gardait en main pour parer à d’éventuelles questions de son interlocuteur.

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MessageSujet: Re: Les stratégies audacieuses sont comme les pièces que l’on déplace sur un échiquier... (Avec Daniel)   Ven 20 Déc - 15:34






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Le médecin me rassurait en vantant ses médicaments plutôt que ces capacités, ce qui était certes plus sûr mais qui ne donna pas vraiment une bonne image de Daniel. Je le savais compétent mais cette fois-ci, j’avais douté. Et j’avais pensé qu’il était devenu comme tous ces pions inutiles. Mais il avait réussi à approcher de la dernière ligne de l’adversaire jusqu’à pénétrer dans ses rangs pour l’atteindre. Un coup de plus, il serait apte à de plus grandes libertés. Cela signifiait également une plus grande contrainte et pour un besoin d’une confirmation qu’il est prêt à cela. Je guettais ce moment qui ne tarderait pas. Si proche est la ligne qu’il ne devrait pas mettre trop de temps avant de la franchir. Tant qu’il n’essayait pas de tricher. Mes menaces sous-entendues servaient à assurer cette position sur l’échiquier et à vérifier ça. S’il ne supportait pas la pression, il ne tiendrais jamais bien longtemps dans le camp de l’ennemi.

« Naturellement. Lorsque madame Mills m'a demander le dossier du patient, elle n'y a vu qu'un papier d'internement à moitié rempli et signé de la main de l'ancien chef du service psychiatrique. Il semblerait que le manque flagrant de motivation de mon prédécesseur pour son travail lui ait fait oublier de noter le nom de la personne responsable de l'internement de monsieur Moody. Une négligence qui était, hélas, coutumière chez le docteur Atkins à cette époque. C'est ce que je lui ai dit, et c'est ce que je dirais à quiconque viendrait à me poser des questions sur ce dossier »


Le psychiatre semblait soulagé de plus me savoir dans l’ignorance et d’avoir vu ma réaction plutôt posée que j’ai eu face à sa révélation. Il avait dit tout son texte aussi bien qu’un acteur mais je le savais fidèle au pouvoir et à cet instant précis, j’en étais le meilleur représentant. Regina avait perdu le sien au moment où elle lui avait révélé sa faiblesse, à savoir le loup-garou qui s’était échappé. L’excuse que me donna Lynch me satisfaisait et convenait parfaitement à n’importe qu’elle situation. Ce papier serait une preuve de ma non-implication en cas de complication. J’assurais mes arrières et je protégeais mes pions tant qu’il me servait et Daniel serait surement l’un de mes pièces clés si j’avais ce genre d’affaire serait ébruitée. J’avais remarqué qu’il avait pensé à assurer lui-même ses arrières mais je serais le premier à le soutenir car une pièce ne pouvait changer de camp sauf en devenant prisonnière. Les prisons ne sont pas toutes de barreaux et d’acier mais peuvent retenir tout aussi bien un homme et j’espérais qu’il ne tomberait pas dans ce genre de prison qui me serait peut-être inaccessible. Les verrous de l’esprit sont les plus complexes et les plus surs mais ce sont aussi les plus difficiles à atteindre. Il était bien placé pour le savoir.

« Bien. »

Un simple mot que fis sonner comme une promesse et une assurance de ce qu’il venait de me dire. Rien n’avait été officialisé comme je le fais habituellement avec un contrat de parchemin et d’encre mais il avait été écrit sur l’air et signé par les mots et cela suffisait en tout cas dans la situation présence. Ne restait plus à Lynch qu’à réintégrer le patient à son service. Je savais la chose ardue et cela m’allait également. Quelque fois je regrettais que la magie ne reste que faible dans ce monde et je déplorais la perte de pouvoir de mon miroir magique qui m’aurait permis de voir la souffrance de Regina face à son cher Pierre qui souffrait. Ce spectacle m’aurait ravi amis je devais me contenter de faire jouer mon imagination en attendant de le revoir dans ce service.

« Si tout est clair, je ne vais pas vous déranger plus longtemps. Je ne voudrais pas que vous preniez du retard dans vos travaux… »


Cette tournure de phrase sous-entendait encore de nombreuses choses. Je me demandais quel serait le prochain coup…


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MessageSujet: Re: Les stratégies audacieuses sont comme les pièces que l’on déplace sur un échiquier... (Avec Daniel)   Mer 1 Jan - 18:26






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Depuis l'évasion de Michael Moody au cours de cette fameuse tempête, le docteur Lynch avait craint d'être éliminé de l'échiquier avant d'avoir pu mettre en route un plan pour sauver sa tête. Ensuite, alors qu'était arrivé ce moment tant redouté de devoir rendre des comptes à son commanditaire le plus important, il avait eu peur qu'on ne lui laisse pas le temps de placer ses arguments. Maintenant que la discussion s'achevait et que l'antiquaire avait gardé son calme, voir même l'avait autorisé à continuer la partie, Daniel s'en retrouvait indéniablement soulagé.

Oui, il avait tout prévu depuis que Regina lui avait demandé de l'aide. Que l'ancienne reine découvre ou non ses réels intentions. Que son ancien patient vienne à apprendre que la personne qui l'hébergeait lui faisait prendre ses traitements en cachette. Le résultat serait le même grâce aux effets secondaires des médicaments que le malade avait déjà commencé à prendre dans l'ignorance. Le psychiatre avait aussi prit soin de couvrir ses arrières, au cas où Michael se serait montrer bavard durant sa petite période de liberté. Sur le dossier d'internement du malade ne figurait pas le nom de Daniel Lynch mais bien la signature de son ancien supérieur. Et, de toute façon, une personne qui avait été reconnu comme instable ne pourrait jamais constituer un témoignage solide lors d'un éventuel procès.

Cependant, malgré tout çà, il gardait toujours l'impression d'avoir cette épée Damoclès au-dessus de sa tête. Lui qui avait espérer que cette désagréable sensation allait disparaître. Elle restait là, atténuée mais toujours présente. Le psychiatre prit alors conscience qu'il ne venait pas de sauver sa place dans le jeu, seulement de reporter l'échéance. Cette sensation disparaîtra-t-elle totalement lorsque le fugitif aura regagné sa juste place dans son service ? Puisque, de toute évidence, sa place sur l'échiquier et en tant que chef de la section psychiatrique de l’hôpital resterait vacillante tant que son plan n'aura pas abouti. Ou bien, maintenant qu'il était proche de son but, que la fin du plateau semblait à porté, restera-t-elle toujours présente ? Il s'agissait d'une constatation logique puisque la partie se compliquait. Il était arrivé à un stade où chaque mouvement des pièces engendrait des conséquences, soit la protection d'une autre pièce, soit l'élimination d'un obstacle.

Dans tout les cas, il sera fixé sur la question lorsqu'il aura réussi. Peut-être ensuite demandera-t-il le soutient de l'ancien sorcier concernant cette journaliste fouineuse dont il n'arrivait pas à se débarrasser ? Sur ce dernier point, Daniel était plutôt confiant. Louna Nerys avait beau avoir des doutes, sans preuve, elle ne pouvait rien contre lui. Et elle ne trouvera jamais de preuve. Le psychiatre était trop méticuleux par nature pour en laisser. Du moins, c'est se qu'il pensait. L'avenir lui dira s'il avait raison ou non.

« Si tout est clair, je ne vais pas vous déranger plus longtemps. Je ne voudrais pas que vous preniez du retard dans vos travaux… »

Le psychiatre se retrouva devant un choix car aussi précis qu'était son plan, il comportait une zone d'incertitude. Devait-il faire preuve d'honnêteté en l'avouant à son visiteur ou bien cacher ce potentiel défaut qui ne représentait, en réalité, qu'une infime possibilité dans les statistiques de ce qui pourrait se passer ? D'un autre côté, si ce scénario catastrophe se matérialisait et que monsieur Gold apprenait que son pion était au courant... Les répercutions seraient sans aucun doute désagréable pour lui. C'était déjà un miracle qu'il n'ait reçu aucune punition pour l'évasion du patient si précieux. Pouvait-il se permettre de jouer encore avec sa chance ?

"Avant que vous ne partiez, il y a un dernier détail dont je dois vous faire part." Déclara-t-il avec obligeance.

Il n'avait pas besoin d'en dire plus pour avoir l'attention de l'antiquaire et il ne poussa pas l'audace au point de placer un silence pour appuyer sa dernière phrase. Daniel enchaîna rapidement, sans trace de doute ou d'hésitation apparente. Ce genre de chose était un luxe qu'il ne pouvait se permettre.

"Etant donné l'état instable dans lequel les médicaments mettront le patient, il tournera sa rage vers quelqu'un. C'est cet événement qui ne laissera pas d'autres choix à madame Mills de le faire ré-interné. Vu les circonstances, la victime sera certainement la personne qui l'héberge ou bien moi-même." Dit-il sur un ton neutre, comme si le fait de subir les foudres d'une personne aussi violente que Michael Moody lui était indifférent. "Cependant, il y a un risque que, s'il ait conservé des souvenirs de son premier jour d'internement... qu'il cherche à se venger sur une autre personne."

Daniel fera tout pour que se soit lui-même la cible. N'était-ce pas la moindre des choses puisqu'il était responsable de cette évasion fâcheuse ? Le psychiatre avait quelques tours en réserve pour guider le fugitif dans se sens. Quelques mots bien choisis si le plan mettait trop longtemps à s'accomplir.

"Un risque quasiment inexistant, en réalité." S'empressa-t-il de préciser. "Cependant, je me devais de vous avertir... juste au cas où."


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MessageSujet: Re: Les stratégies audacieuses sont comme les pièces que l’on déplace sur un échiquier... (Avec Daniel)   Lun 13 Jan - 10:06






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L’échiquier était prêt pour le nouvel affrontement qui se déroulerait plus tard et le psychiatre n’espérait pas trop tôt car cela voudrait dire qu’il aurait échoué et qu’une nouvelle stratégie devait être mise en place. Ne restait que le dernier mouvement de Daniel. Mais aura-t-il le temps de le jouer, car déjà je tournais les talons vers la porte de son bureau pour aller comploter sur d’autres sujets…

« Avant que vous ne partiez, il y a un dernier détail dont je dois vous faire part. »

Phrase suffisante pour qu’il ait encore quelques minutes de mon attention mais il devait faire vite et ne pas me faire perdre mon temps car chaque chose avant un temps déterminé et je ne devais pas trop dépasser des horaires que je m’étais fixées. Je me retournais donc face à lui, attendant de voir les conséquences de son mouvement. Le silence qu’il marqua était court ce que j’appréciais particulièrement, cela voulait dire qu’il savait que le temps que je lui accordais était limité même si ces dernières n’étaient pas définies.

« Etant donné l'état instable dans lequel les médicaments mettront le patient, il tournera sa rage vers quelqu'un. C'est cet événement qui ne laissera pas d'autres choix à madame Mills de le faire ré-interné. Vu les circonstances, la victime sera certainement la personne qui l'héberge ou bien moi-même. Cependant, il y a un risque que, s'il ait conservé des souvenirs de son premier jour d'internement... qu'il cherche à se venger sur une autre personne. »

C’était une information des plus intéressantes qui pouvait changer quelque peu mes plans. Après tout, je pouvais bien donner un coup de main pour réinsérer ce patient. Un plan commença à se monter dans ma tête. Comme tous les grands maîtres, j’avais toujours plusieurs coups d’avance et ma stratégie qui venait de prendre une forme nouvelle nécessitait un minimum de préparation. Bien entendu, elle sera discrète et m’évitera de prendre un quelconque risque inutile. Il me manquait encore quelques pions, pas encore placés mais cela viendrais. De plus, je devais éviter que cette personne contre laquelle se retournerait Michael soit moi. Que ce soit Daniel m’importait peu même s’il venait de prouver ses compétences. Ce serait dommage de perdre une pièce si soigneusement travaillée.

« Un risque quasiment inexistant, en réalité. Cependant, je me devais de vous avertir... juste au cas où. »

Et il fait bien, je l’avais bien choisit et il ne me décevait pas et malgré sa bévue, les choses tournaient plutôt en ma faveur. Je me devais alors de trouver une victime à cette agression car même si elle était improbable, elle fournissait la raison parfaite d’un réinternement. Il me fallait donc trouver une pauvre victime et peut-être qu’un coup de pouce de la magie pourrait forcer cet acte de violence nécessaire.

« Merci pour ces quelques informations. Je saurais les rendre utiles... »

J’avais simplement chuchoté la dernière phrase, même si je savais qu’il m’avait entendu. Mais je voulais qu’il pense que je l’avais dit pour moi et qu’il n’était pas censé entendre ces quelques mots et par là, je sous-entendais à nouveau plus que je ne le devais. Car suite à la future agression, mes paroles prendraient tout leur sens et j’aurais peut-être le plaisir de voir venir à ma boutique ou de recevoir un message de Daniel. J’avoue que la deuxième solution me plaisait plus même si elle présentait quelques inconvénients mais moins, on nous verra ensemble, moins on me soupçonnera d’être mêlé d’une quelconque façon à ces étranges incidents qu’il risque de survenir d’ici les semaines suivantes.

« Bonne soirée. »


Je me retournais alors et passait la porte du bureau de Lynch avec en tête un plan que m’avait donné le psychiatre. Ne manquait que quelques pions et la partie serait terminée…


© Méphi.




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Les stratégies audacieuses sont comme les pièces que l’on déplace sur un échiquier... (Avec Daniel)

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