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par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


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 [Flashback] Chevalier servant et Demoiselle en détresse (Avec Lacey)

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James Jackson
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MessageSujet: [Flashback] Chevalier servant et Demoiselle en détresse (Avec Lacey)   Sam 21 Sep - 22:56





Chevalier servant et Demoiselle en détresse












Lacey French ♥ James Jackson




Aucun événement exceptionnel n’avait marqué cette journée. Quelques incidents mais rien de bien méchant ou de bien important. J’aimais bien ce genre de soirée calme où j’avais tout loisir pour me laisser aller à quelques rêveries. Bien sur je devais rester vigilant mais une partie de mon esprit s’évadait vers d’autres mondes étranges auxquels j’avais accès. Quand vient l’heure de fermer l’établissement, j’étais encore à mon poste, toujours fidèle à ma profession tant que tous les clients n’auraient pas terminé leur partie ou leur verre, je resterais à ma place, prêt à intervenir au besoin. Et c’est seulement au son du dernier tour de clé que je saluais mes collègues et allait me changer au vestiaire avant de retourner chez moi.

Je quittais ma veste noire impeccable contre un jean noir et t-shirt de la même couleur. Ma journée, enfin j’avais fait toutes mes heures de travail car la journée était terminée depuis longtemps. Mais mon métier m’obligeait parfois à finir très tard. En tout les cas, je retirais mon uniforme pour passer une tenue plus agréable et plus classique. Je ne crachais pas sur le costume qui me donnait un charme supplémentaire mais j’avoue que certaines fois, je préférais nettement un vêtement plus confortable même si moins charmant.

Ayant rassemblé toutes mes affaires avant de quitter le casino par la porte de service puis je pris mon chemin habituel. J’étais un homme rempli de tics et d’habitudes, il fallait que je prenne toujours le même chemin, faire toujours les choses dans le même ordre. Bien sur, je me retrouvais face à un nombre gigantesque de situations différentes, entre mon boulot au casino mais aussi dans les petits travaux que je faisais à part. Je m’étais fait une petite réputation dans le métier d’homme à tout faire car je faisais le travail vite et bien et je ne demandais pas grand-chose en retour.

Mais ce soir-là, ma routine allait être brisée par une jolie jeune femme. Mon itinéraire passait devant le bar et au moment je longeais la devanture, une belle brune déboula à l’extérieur avec une sacrée dose d’alcool dans le sang vu sa démarche. Alors qu’elle allait descendre du trottoir, elle trébucha. Tel un preux chevalier, je me portais à sa hauteur pour l’empêcher de heurter le sol de béton qui dallait la rue. Ma voix profonde mais douce énonça ces quelques mots :


« Tout va bien, mademoiselle ? »


Le poids de la belle inconnue reposait sur ses bras et j’étais content de me maintenir en forme pour ne pas paraitre faible devant cette ravissante créature.


« Laissez-moi vous aider. »


Je l’amenais délicatement vers un banc non loin. J’observais la brune pour savoir si c’était juste l’effet de la boisson ou s’il y avait autre chose derrière son état mais apparemment c’était la première solution qui était juste. Le fond de l’air était frais et la jeune femme n’avait pas grand-chose sur le dos, je fouillais dans mon sac pour trouver la veste de cuir qui y trainait. Ce n’était pas grand-chose mais c’était mieux que rien du tout.

« Moi, c’est James Jackson mais vous pouvez m’appeler James et vous, vous êtes ? »


Je voulais la mettre en confiance qu’elle ne croie pas que je sois un psychopathe ou un pervers, je voulais simplement l’aider. J’étais accroupi devant elle pour réduire ma taille imposante, toujours dans le but de paraitre le plus amical. Si elle avait les sens perturbés par l’alcool, le paraitre était très important. J’étais vraiment curieux de savoir qui était cette personne qui était venue chambouler mes habitudes et que je n’avais encore jamais vue. Pourtant je passais souvent par ici, m’arrêtant quelques fois au bar. C’était étrange que je ne l’aie jamais vue, à moins que cette jeune femme aie décidé de changer de bar favoris ce qui expliquait sa présence toute nouvelle ici. A moins que cela ne soit une nouvelle venue dans la ville, comme la shérif, Emma Swan. Beaucoup de questions qui devraient rester en suspens le temps de mettre en confiance la belle brune.






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Lacey French
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MessageSujet: Re: [Flashback] Chevalier servant et Demoiselle en détresse (Avec Lacey)   Mar 1 Oct - 22:44






James & Lacey

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Après une longue journée passée à la Bibliothèque à tout trier et à essayer de ranger les livres en fonction des genres et des auteurs, j’avais bien mérité un peu de temps libres et surtout j’avais besoin de décompresser. Je prenais ce nouveau boulot extrêmement à cœur parce qu’on me l’avait donné alors que juste avant, tout le monde m’avait certifié que ce serait impossible de rouvrir la boutique à cause de son état délabré et de son abandon. J’ignorais totalement ce qui avait convaincu M. Gold de me donner les clés de ce bâtiment, mais j’étais bien contente qu’il l’ait fait. J’avais mes propres raisons d’avoir absolument voulu occuper ce poste. Il avait eu un intérêt personnel dans un premier temps, mais il y avait aussi le fait que j’aimais bien les livres. Bien que retrouver la mémoire était mon but premier, il fallait bien que je me fasse une raison sur le fait que j’avais également besoin d’un boulot et que terminer serveuse dans un bar où j’avais l’habitude de passer mes nuits ne m’enchantait pas. La Bibliothèque me convenait parfaitement parce que je me sentais à l’aise. Ca ne s’expliquait pas. Je devais être née pour être bibliothécaire, voilà tout.

Je n’avais pas vraiment d’amis de soirée, mis à part Walgrim, que je retrouvais de temps à autre. Je l’avais rencontré totalement au hasard au soir où j’avais décidé de rabattre son caquet à un homme qui avait affirmé haut et fort que le billard n’était pas un jeu pour les femmes et que c’était impossible pour ces dernières de gagner. Je l’avais défié et j’avais gagné. J’avais ressenti une très grande satisfaction à le contredire par les faits. Certes, j’étais restée modeste tout du long, mais c’était impossible de ne pas être content d’avoir pu prouver à quelqu’un qu’il se trompait totalement et qu’il tenait des propos plus qu’idiots. Mais j’avais gardé ça pour moi plutôt que de l’étendre à tout le monde et en particulier Walgrim avec qui j’avais passé le reste de la nuit, assis au comptoir du bar et à boire. Enfin, pour en revenir à l’instant présent, j’avais passé toute la nuit au Rabbit Hole, pour ne pas changer. L’ambiance de l’endroit avait fait que j’avais consommé verre après verre et rapidement, le degré d’alcool dans le sang avait commencé à augmenter si bien que la tête avait commencé à me tourner, puis je m’étais mise à parler sans plus pouvoir m’arrêter et enfin, je faisais des boulettes un peu partout.

Il était très tard quand inconsciemment je me mis à prendre la direction de la sortie. Je saluais de grands signes tout le monde tout en riant pour je ne sais quelle raison. Je commençais à voir trouble et la vive lumière m’éblouissait. En me dirigeant vers la sortie, je m’étais plusieurs fois cognée contre le mur, mais j’étais arrivée jusqu’à la porte sans encombre, malgré les quelques coups que j’avais reçu dans mon épaule. En arrivant devant la porte, je ne réussis pas à l’ouvrir du premier coup. Cette dernière était fermée et je voulais rentrer chez moi. Du coup, je forçais pour ouvrir la porte et celle-ci s’ouvrit brusquement, si bien que je déboulais dans la rue tellement rapidement que je manquais de m’étaler par terre. D’ailleurs, c’était ce qui aurait dû m’arriver si un bras ne s’était pas interposer entre moi et le bitume, me rattrapant ainsi de justesse. Je clignais plusieurs fois des yeux en me sentant redevenir droite. Par réflexe, et parce que la Terre tanguait comme si je me trouvais en pleine tempête de mer, je m’accrochais à la personne qui m’avait rattrapé afin d’essayer de trouver une certaine stabilité. Je relevais la tête vers l’homme qui m’avait rattrapé quand celui-ci me demanda si tout allait bien.

- Meuuuuuuuuh oui ! répondis-je en riant. Pourquoi ça n’irait pas ? M’avez rattrapé non ?

Je lui offris mon plus grand sourire quand celui-ci se proposa de m’aider. Ah bon ? Je n’en avais pas besoin pourtant ! Je pouffais de rire tout en le suivant. Je n’avais pas vraiment le choix en même temps, puisqu’il me tenait et que j’étais accrochée à lui pour me tenir droite. Disons que nous nous tenions mutuellement, même si j’ignorais qui se tenait le plus à l’autre. Peut-être moi, je ne sais pas. Je n’avais pas l’esprit vraiment clair, et pourtant, je ne ressentais pas le moindre remord à être dans lequel je me trouvais. Même si Monsieur le Sauveur me tenait et m’aidait à me diriger je-ne-sais où (surement pas chez moi, soi dit-en passant !). Je trébuchais légèrement et me mis à rire encore plus fort. On devait m’entendre dans toute la rue, je m’en fichais totalement. Les gens pouvaient râler autant qu’ils voulaient, ce n’était pas grave. Puis, ce n’était pas eux qui avaient manqué d’aller embrasser le bitume. Et j’étais bien contente que ça ne me soit pas arrivé car ça ne devait vraiment pas être très plaisant comme expérience. Je préférais ne pas essayer !

- Hé oh, oh, oh ! Et une bouteille de rhum ! chantonnais-je. Trinquons mes jolis yo-oh !

Bon, ce n’était pas vraiment une chanson parce qu’il n’y avait absolument aucun rythme, mais honnêtement, je ne me sentais pas capable de chanter Au clair de la Lune, même avec la meilleure volonté du monde ! Finalement, j’atterris assise sur un banc, je me laissais faire, puisque si je ripostais, j’allais faire corps à corps avec le trottoir. Il faisait frais quand même ce soir, non ? Ou alors, c’était parce que l’alcool avait tellement réchauffé mon sang que du coup, j’étais plus sensible ? Je n’en savais rien. Mais j’avais à peine eu le temps d’y penser que je me retrouvais avec un gros blouson en cuir sur les épaules. Je levais le nez vers Monsieur le Sauveur, mais trop rapidement à mon gout, pour placer son visage juste en face du mien. Je clignais plusieurs fois des yeux pour ajuster ma vue et pour éviter de créer des frères jumeaux à mon Sauveur qui se présenta sous le prénom de James. C’était cool comme prénom ! Courant peut-être, mais cool !

- Moi ? répondis-je. Je cherche encore ! Mais tout le monde m’appelle Lacey.

J’avais parlé bien avant de réfléchir, mais je m’en fichais. De toute façon, qui prendrait au sérieux les paroles d’une femme bourrée ? Je plaçais mon coude sur mon genou pour enfin placer mon menton sur mon poing avant de plonger mon regard dans le sien. Si je ne me trompais pas, ses yeux étaient foncés. Très foncé, même. Il était plutôt mignon quand on y regardait bien. Je lui offris un grand sourire tout en le regardant avec mes yeux qui devaient être voilés à cause de l’alcool. Le regard pas du tout convainquant, mais ce n’était pas ma priorité numéro 1. Je m’en fichais comme d’une guigne et puis je ne le connaissais même pas alors… Qu’est-ce que j’avais à perdre ?!

- Sinoooooooon, vous trainez souvent dans le coin ? Vous sauvez souvent les jeunes femmes qui manquent de faire ami-ami avec le béton ? Ou alors le hasard vous a menez à moi ?

Je riais à nouveau en disant ça, tout en continuant de le fixer en souriant bêtement.




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Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. by Anaëlle
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James Jackson
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MessageSujet: Re: [Flashback] Chevalier servant et Demoiselle en détresse (Avec Lacey)   Jeu 3 Oct - 17:37





Chevalier servant et Demoiselle en détresse












Lacey French ♥ James Jackson




La réponse de la belle demoiselle ne tarda pas à se faire entendre, me répondant de sa voix abimée par l’alcool mais dans d’autres circonstances devait être d’une belle mélodie. Ses mains fines que l’on aurait partout sauf autour d’un verre de bière étaient posées de chaque coté de ses cuisses pour garder un semblant d’équilibre et de ne pas tomber sur l’un ou l’autre coté du banc. Mais c’était des détails futiles ce que je voulais simplement c’était à aller mieux, et s’il le fallait à la raccompagner chez elle en la portant. Elle ne réfléchissait pas beaucoup et à ma question simple elle me répondit :

« Moi ? »


Un léger sourire vint se glisser sur mon visage, creusant la commissure de mes lèvres. Et je ne pus m’empêcher de la taquiner un peu. Je regardais autour de moi, dans la rue pour voir si nous n’étions pas seuls avant de replonger mon regard dans le sien.


« Oui, vous, je ne crois pas que les chats qui errent dans ses rues puissent me répondre. Et il est normal, enfin selon moi que la moindre des choses pour vous avoir sauvé de cette embrassade avec le bitume, est de m’offrir votre prénom. »


« Je cherche encore ! Mais tout le monde m’appelle Lacey. »

Un joli sourire ornait le visage de cette belle femme. Elle devait avoir eu un lourd passé pour en arriver à douter de son propre prénom mais il est vrai que moi-même je doutais de mon passé. Avec les histoires de Henry et cette impression bizarre de ne pas être vraiment moi, tout était possible. Je me demandais bien quel conte Henry avait attribuée à cette jeune femme au nom si peu courant. Celui d’une princesse c’est sur car même si son état ce soir n’était pas des plus glorieux et ne mettait en rien la beauté de la brune en valeur, elle n’en restait pas moins une superbe créature et arborait une allure digne de celle d’une princesse. Mais à la pensée d’Henry mon cœur se serra un peu, le pauvre était toujours dans un état critique à l’hôpital. Ce qui lui penser d’aller le voir dans le courant de la semaine pour prendre de ses nouvelles. Il laissa ses pensées de côté et se reconcentra sur Lacey qui pour l’instant était celle qui avait besoin de son soutien et de son aide.

Après s’être très brièvement présentée, elle avait plongé son regard clair voilé par la boisson et m’avait offert un grand sourire radieux. Je lui rendis alors que je la redressais doucement, en effet, on plongeant son regard dans le mien, elle s’était penchée et risquait de vouloir faire à nouveau un bisou au béton, ce qui n’est pas très agréable j’imagine. Toujours accroupi face à elle, j’allais demander ce qu’elle ressentait pour savoir si elle pouvait marcher mais elle me coupa l’herbe sous le pied et entama la conversation d’un ton rieur.


« Sinoooooooon, vous trainez souvent dans le coin ? Vous sauvez souvent les jeunes femmes qui manquent de faire ami-ami avec le béton ? Ou alors le hasard vous a menez à moi ? »

L’alcool imprégnait ses paroles mais elle n’en était que plus mignonne. Elle semblait si fragile à cet instant que j’aurais voulu la tenir fort contre moi pour être sur qu’elle ne se brise pas. Mais je ne voulais pas ni la brusquer, ni la vexer et donc je restais sage tentant de rationnaliser ses problèmes qui venaient de devenir les miens. Elle me fixait telle une petite fille perdue avec ce grand sourire innocent qui me fit sourire à mon tour.

« Je passe tous les soirs par ici pour rentrer chez moi. Mais j’avoue que c’est la première fois que j’empêche une aussi jolie femme de se prendre le sol. Et je crains que seul le hasard soit l’artisan de ma présence à vos côtés, me faisant arriver juste à temps pour vous rattraper. »

Je pris place à côté d’elle sur le banc avant de poursuivre la conversation. Je sentais qu’elle avait besoin de parler pour récupérer un peu ses esprits avant de rentrer chez elle. De plus, je n’avais pas l’impression d’être gêne pour elle et j’appréciais de plus en plus sa compagnie. En même temps qui n’apprécierais pas la compagnie d’un si joli minois. Tout chez elle n’était que douceur et fragilité et malgré son état d’ébriété assez avancé, je n’arrivais à penser le contraire. Je repris donc le fil de la discussion.


« Et vous, vous venez souvent par ici ? Vous habitez loin ? »


Deux questions simples qui appelaient des réponses simples, vu que son esprit était embrumé par les vapeurs d’alcool, je ne voulais pas faire trop compliqué. Sinon je serais parti sur des questions purement futiles, le genre de questions banales et sans intérêts qui servent à meubler une conversation mais là au moins une des deux questions m’intéressait car si elle s’endormait ou s’évanouissait sous le contrecoup, je saurais au moins où la raccompagner si ce n’était pas trop grave.






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Lacey French
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MessageSujet: Re: [Flashback] Chevalier servant et Demoiselle en détresse (Avec Lacey)   Jeu 10 Oct - 23:00






James & Lacey

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L’alcool nous faisait faire des choses totalement incroyables, comme par exemple vouloir pousser de toutes ses forces une porte et basculer ensuite la tête la première vers le sol, comme je l’avais fait. Heureusement pour moi, il y avait eu quelqu’un pour me rattraper parce que faire amie-ami avec le goudron n’était pas encore dans mes projets. Peut-être qu’un jour, j’y arriverai, mais pour le moment, ce n’était pas d’actualité. Du coup, j’étais redevable à celui qui m’avait empêché de me retrouver défigurée par le sol. Je ne l’avais pas remercié à proprement parlé pour m’avoir rattrapée, mais n’importe qui serait reconnaissant qu’on vous ait rattrapé avant de vous taper la honte de toute votre vie. Ouais ! C’était même sur et certain ! Reconnaissante, oh oui, que je l’étais, mais franchement, j’avais besoin d’un peu de temps pour que mes pensées se coordonnent correctement pour trouver les mots afin de lui dire « merci ». Du coup, en attendant, je répondais à ses questions.

C’était une deuxième chose que l’alcool faisait faire : répondre aux questions qu’on nous posait avec la plus grande sincérité du monde. Sérieusement, il pourrait me demander ce que j’avais vécu en psychiatrie, je lui aurais tout déballé, de A à Z. Du coup, ça me faisait flipper parce que s’il demandait, j’allais être chocolat ! Puis je risquais aussi d’y retourner ! Donc, il me suffisait de prier pour qu’il ne demande pas. Mais c’était trop beau pour être vrai de toute façon, puisque tout le monde demandait d’où je venais. Sauf qu’on me posait la question en début de soirée, quand je n’avais pas je ne sais combien de gramme d’alcool dans le sang. Là, c’était différent. J’étais bien dosée. Ah quand même, la vie était vraiment mal fichue. Et puis ma réponse, là, quant à mon idée. Qui irait dire « je cherche encore » ?! A part une amnésique bourrée ? Et bien une amnésique bourrée répondant au nom de Lacey !

Enfin, il avait quand même raison de s’estimer dans ses droits de connaître mon prénom. Il m’avait offert le sien et puis, il m’avait sauvé d’un petit face à face avec le sol. Puis, il me prêtait son blouson aussi. Il pesait quand même sur mes épaules, ce qui prouvait que c’était un vrai cuir et pas une pâle petite imitation. Bref, j’allais lui être redevable de beaucoup de chose, donc si lui offrir mon prénom pouvait aider au paiement de cette dette. Et puis, il n’y avait rien de mal à donner un prénom. A Storybrooke, tout le monde se connaissait. Il aurait pu demander à n’importe qui, il l’aurait su dans tous les cas. Bref, je posais mon menton sur un de mes poings et m’intéressais à James, qui se trouvait toujours en face de moi. Sauf que je dus me pencher un peu trop car il me redressa un peu tandis que je lui demandais ce qu’il faisait dans le coin. Mes paroles m’avaient faite bêtement rire parce qu’il n’y avait qu’une personne saoule pour tourner ma question comme je l’avais prononcée.

Je le regardais avec intérêt, plongeant parfois mon regard azuré dans le sien qui était aussi noir que la nuit. Il avait les yeux vachement foncés quand même. C’était des lentilles ? J’écoutais sa réponse d’une oreille un peu distraite. Je devais bien l’avouer. Enfin, mon cerveau allait lentement en fait. Du coup, j’avais l’impression que les informations arrivaient en décalé. On n’était pas sorti de l’auberge ! Selon ses dires, il passait souvent dans le coin. Pourtant je ne l’avais jamais vu auparavant. Peut-être parce que je ne faisais pas attention ? Bref, j’étais bien contente que le hasard l’ait emmené à moi, sinon, qui m’aurait ramassé ? Certainement pas les gros balourds qui se trouvaient encore au Rabbit Hole. Je lui offris un nouveau sourire avant de pouvoir enfin parler et dire quelque chose de plus ou moins cohérent (c’était quand même tout un boulot !).

- Alors remercions le hasard ! déclarais-je en me redressant brusquement.

Certes, je ne m’étais pas mise sur mes deux jambes. J’avais juste redressé mon buste droit, et ça avait suffi à faire tanguer la planète. Oh misère ! Pourquoi est-ce qu’il fallait que ça bouge ? Puis James se redressa pour venir s’installer à côté de moi. Je m’affalais légèrement contre le banc dans l’espoir que tout s’arrête de tourner et quand ça se calmait un peu, je puis me concentrer à nouveau sur mon sauveur qui voulait savoir où j’habitais. Ca, c’était une excellente question ! Je tournais la tête vers lui et dû la lever un peu pour pouvoir à nouveau le regarder en face. Certes, je n’étais pas très grande comme fille, ni petite, mais étant donné ma posture affalée, je ne pouvais qu’avoir réduit ma taille. Je fis un geste évasif de la main avant de répondre :

- Je n’ai pas de chez moi à proprement parlé, j’habite chez des gens. Sauf que y’en a un qui est pas content de m’avoir sous son toit. Mais j’m’en fiche de c’qu’il pense ! Il a qu’à faire ses valises s’il est pas content, mais j’sais qu’il laissera pas sa maison comme ça. Oh non ! Et vous savez quoi ?! Il a fissuré ma tasse à thé ! Ben pour me venger, j’ai cassé la sienne ! Et toc ! L’avais qu’à pas être méchant ! Heureusement que y’a sa colocataire pour nous séparer, hein ? Parce que sinon, y’en a un d’nous deux qui s’rait mort !

Je lui exposais plus ou moins ma situation avec Nafanaïl qui n’était pas reluisante. Sérieusement, heureusement qu’il y avait Sun pour venir nous arrêter parce que sinon, ce serait un combat perpétuel. Mais aujourd’hui, je ne l’avais pas vu et tout allait magnifiquement bien. J’étais bien contente de ne pas le voir parce qu’il avait tendance à pourrir ma journée. J’ignorais totalement pourquoi il ne m’aimait pas, mais je lui rendais tellement bien aussi… Il n’était vraiment pas chanceux avec moi, le p’tit Naf ! Un jour, je me vengerai sérieusement et il n’aurait plus que ses yeux bridés pour pleurer !

- Z’habitez où, vous ? Tout seul, ou en coloc ? Si c’est le cas, j’espère que vous aurez plus de chance que moi !

Je me sentais glisser de plus en plus sur le banc, aussi, je me redressais, mais comme à chaque fois que je faisais un mouvement brusque, la Terre se remit à tourner trop vite pour moi si bien que je basculais légèrement sur le côté pour venir m’appuyer, sans le vouloir, sur James. Je pouffais légèrement de rire. Quand je vous disais que l’alcool donnait des réactions bizarres !

- Je crois que je vais éviter de bouger parce que la Terre tangue beaucoup trop ce soir. Ca vous dérange pas ?




Beauty and the Beast

Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. by Anaëlle
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MessageSujet: Re: [Flashback] Chevalier servant et Demoiselle en détresse (Avec Lacey)   Mar 15 Oct - 22:49





Chevalier servant et Demoiselle en détresse












Lacey French ♥ James Jackson




A peine, la brune bougeait-elle que sa tête lui tournait. Je reconnaissais bien là, l’un des effets de l’alcool et vu sa réaction, elle devait en avoir ingérer une certaine quantité si ce n’est une quantité certaine. Du coup, je me préparais à des réponses sans queue ni tête qui venait tout droit des pensées de la jeune femme et n’étant pas le produit d’une réflexion.

« Alors remercions le hasard ! »


Lacey regretta bien vite de s’être redresser brusquement pour ce remerciement particulier au hasard qui m’avait mis sur sa route. Je le remerciais également car qui sait ce qui lui serait arrivé si je n’avais pas été sur son chemin. L’un des lourdaud qui fréquentait cette établissement l’aurait-il aidé à se relever et à rentrer chez elle, voire à l’emmener aux urgences car sa rencontre avec le bitume n’aurait surement pas été amicale et aurait surement provoqué un sacré mal de crane à la jolie brune. Mais j’arrêtais là, mes digressions sur un futur potentiel qui avait choisit de laisser passer une rencontre avec une surface particulièrement dure pour me laisser rencontrer cette personne à l’air si fragile. Car la réponse de Lacey ne se fit pas attendre. Elle tourna la tête dans ma direction levant un peu les yeux pour les plonger dan les miens. Je n’étais pas précisément grand mais affalée comme elle l’était dans le banc, elle n’en paraissait que plus petite et d’autant plus frêle. Puis elle commença à me raconter sa vie.


« Je n’ai pas de chez moi à proprement parlé, j’habite chez des gens. Sauf que y’en a un qui est pas content de m’avoir sous son toit. Mais j’m’en fiche de c’qu’il pense ! Il a qu’à faire ses valises s’il est pas content, mais j’sais qu’il laissera pas sa maison comme ça. Oh non ! Et vous savez quoi ?! Il a fissuré ma tasse à thé ! Ben pour me venger, j’ai cassé la sienne ! Et toc ! L’avais qu’à pas être méchant ! Heureusement que y’a sa colocataire pour nous séparer, hein ? Parce que sinon, y’en a un d’nous deux qui s’rait mort ! »

Bien sur, je savais que cette soudaine envie de raconter ses problèmes à quelqu’un était due à l’alcool mais néanmoins, cela ma plaisait de découvrir un fragment de la vie de cette jeune demoiselle. Ces querelles qu’elle avait avec son colocataire renforcèrent mon impression d’avoir affaire à une enfant. Déjà sa précision pour des détails insignifiants, sa réaction face à la fêlure de sa tasse, son air contrarié quand elle en avait parlé mais aussi sa non-réponse à ma question, usant de mots vagues pour désigner ce qui était provisoirement chez elle. Je sentais bien, qu’elle ne pensait pas que cette maison était la sienne mais cela ne m’avançait pas et j’aurais aimé savoir réellement où elle logeait, chez qui.

« Z’habitez où, vous ? Tout seul, ou en coloc ? Si c’est le cas, j’espère que vous aurez plus de chance que moi ! »


La question me prit par surprise car je m’étais un peu égaré dans mes hypothèses pour savoir qui pouvait être en colocation avec une si singulière personne. J’allais lui répondre quand elle se redressa pour éviter de tomber du banc mais ce nouveau mouvement fit tourner la tête de la jeune femme, j’aurais aimé l’aider de manière à lui ôter ce mal de crane qui devait tambouriner sous ses tempes mais je n’étais médecin, ni magicien et tout ce que je pouvais s’était attendre que ça passe pour la raccompagner. Et de plus en plus, l’idée de la porter jusqu’à chez moi, me tentait. Je ne savais pas qi j’aurais un jour, l’adresse de Lacey et cela me semblait une bonne solution de secours. Alors qu’elle tentait de retrouver un semblant d’équilibre, elle bascula pour s’appuyer sur mon torse en pouffant légèrement. Je ne savais pas ce qui avait provoqué ce rire mais je m’en fichais un peu. J’avais l’impression d’être utile, lui servant de point stable et de radiateur par la même occasion. Car je ne craignait pas le froid et j’avais tendance à garder une chaleur importante.


« Je crois que je vais éviter de bouger parce que la Terre tangue beaucoup trop ce soir. Ca vous dérange pas ? »


La tête délicatement posée sur moi, elle avait l’air ange et j’étais du genre à ne pas pouvoir dire non à une femme, encore moins quand elle est aussi ravissante.

« Non pas le moins du monde. Et pour vous répondre, je vis seul dans un grand appartement au deuxième étage non loin du Granny. »

Je passais mon bras autour de la silhouette délicate de la jeune femme. Je savais que je ne devrais pas profiter de l’emprise de l’alcool sur son organisme pour me rapprocher d’elle mais je ne pouvais pas lutter, cela faisait partie de mon caractère. Par contre, je devrais tout de même songer à la raccompagner, ce n’était pas des plus sains de rester dehors par ce froid et à cette heure-ci. Mais avant de laisser ce banc si confortable en si bonne compagnie, je devrais attendre un peu qu’elle ait dessaoulé un minimum. Alors je me fis le devoir de lui faire la conversation.

« Vous travaillez où ? Vous êtes bien trop ravissante pour travailler dans ce bar.»


C’était une question tout bête qui entrainerait soit une réponse très courte accompagnée d’un léger rire qui était si plaisant venant de sa part, soit d’un long discours sur sa vie et ses passions. Ou au contraire sur ce qu’elle n’aimait pas dans son travail.






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MessageSujet: Re: [Flashback] Chevalier servant et Demoiselle en détresse (Avec Lacey)   Sam 19 Oct - 16:18






James & Lacey

~ I'm not a damsell in distress ~


L’alcool avait ses effets négatifs, mais aussi les positifs. Au moins, grâce à lui, je ne pensais pas à mes soucis. Ca permettait d’oublier les tracas quotidiens et du coup l’expression « boire pour oublier » prenait vraiment tout son sens. Alors honnêtement, la tête qui tournait était un bien maigre prix à payer. Surtout que ça passerait au bout de quelques minutes. Il me fallait juste le temps que décuver un petit peu. Ca ne mettrait pas bien longtemps. Enfin je crois… Il fallait dire aussi que je tenais une sacrée couche, mais j’avais vécu pire ! La psychiatrie, par exemple ! Mais ce n’était pas le moment ! Boire pour oublier ! Voilà, c’était parfait comme règle de vie pour ce soir. Cependant, heureusement que je pouvais compter sur certaines personnes pour m’éviter un quelconque fâcheux accident. Le hasard était magnifiquement bien fait !

L’alcool avait aussi une fâcheuse tendance à délier la langue, aussi, ce fut tout naturellement que je racontais à James les soucis que je rencontrais avec Nafanaïl. Au cas où mon sauveur le connaîtrait, je ne prononçais pas son prénom, par contre, on pouvait clairement entendre dans le son de ma voix que je ne l’appréciais vraiment pas plus que ça. En même temps, il ne faisait pas grand-chose pour que je l’apprécie, ce chinois ! Comment pouvait-on être aussi détestable avec quelqu’un qu’on ne connaissait même pas ? La seule explication que j’avais trouvé, c’était que lui et moi, c’était physique. Rien que de se voir, on se détestait. Et puis, il n’y en avait pas un pour relever l’autre, mais en même temps, pourquoi faire ? Heureusement que je pouvais compter sur Sun, même si je savais qu’elle n’était pas forcément de mon côté non plus.

A mon tour, je lui demandais où il habitait. Je savais que je n’avais pas spécialement répondu à sa question, mais on me pardonnait parce que j’étais quand même assez saoule sur les bords. Aussi, je lui demandais s’il avait un colocataire ou bien s’il vivait seul, histoire de savoir s’il pouvait comprendre ce que j’endurais quand j’étais chez moi ou pas. Quoi que ce n’était jamais bien difficile de se mettre à la place des autres. Surtout que mes paroles avaient été d’une grande sincérité (une qualité que fournissait l’alcool, c’était impossible de mentir sous ses effets). J’eus le malheur de bouger à nouveau, ce qui ne fit qu’accentuer les mouvements de la Terre. Ne pouvait-elle donc pas rester tranquille ! Je perdis légèrement l’équilibre pour me retrouver appuyer contre James qui allait faire office de coussin le temps que je me remette un peu. La situation me fit rire, mais je demandais quand même si ça ne le dérangeait pas que je reste comme ça.

Après m’avoir répondu que ça ne le dérangeait pas, James répondit à ma question concernant son lieu d’habitation qui se situait pas très loin du restaurant de Granny. Bizarrement, rien qu’en entendant ça, je me mis de nouveau à rire. Allez savoir pourquoi ! Je ne fréquentais pas beaucoup cet endroit parce qu’il n’y avait jamais rien de bien palpitant qui s’y déroulait. Sérieusement, y aller pour boire un café, un thé ou un chocolat chaud… Autant faire ça chez soi. Je levais légèrement les yeux vers James pour lui répondre :

- Z’en avez d’la chance de vivre tout seul ! Moi j’aimerai bien, mais j’ai pas les moyens. Et puis, j’ai la vie d’un colocataire à pourrir un p’tit peu, parce que sinon, il va croire que la vie est belle pour lui ! Quoi que vous vous ennuyez pas un peu tout seul ? Pas d’animation, personne avec qui discuter… Quoi qu’dans mon cas, on s’dispute plus qu’on cause, mais c’qu’un détail !

Et voilà, je continuais à lui exposer ma situation de collocation désastreuse. A la fin, il allait connaître toute ma vie ! Enfin, une partie. Il y en avait une que jamais l’alcool ne me ferait dire : la psychiatrie. Oh non, non, non ! Ca, ça ne sortirait pas de ma bouche ! Il faudra me torturer pour apprendre mon passé ! Je sortis un peu de mes pensées en sentant le bras de James passer autour de ma taille. Je ne dis rien parce que je ne voyais aucun inconvénient. Et puis je lui étais redevable aussi. Et quitte à rester contre lui, autant que ce soit de façon agréable. Il me posa une nouvelle question, pour savoir dans quoi je travaillais. Ah ah ! Excellente question ! Franchement, si je lui disais, il allait tomber de haut parce qu’il allait apprendre qu’une petite bibliothécaire ne passait pas forcément toute sa vie le nez plongé dans ses bouquins !

- Ah ça non ! Jamais j’travaillerai dans un bar. Ca va pas, la tête ! On m’l’a déjà proposé, hein ? Mais j’ai dit non direct ! Puis quoi encore ? Puis j’travaillerai là, ben je serais pas saoule à l’heure actuelle ! Non, non, non ! J’suis bibliothécaire, moi ! C’moi la gérante ! Enfin, j’suis toute seule pour l’instant, donc j’ai pas trop d’mal à être gérante. Mais y’a pas besoin d’être trente-six pour travailler là-bas.

D’ailleurs, c’était grâce à M. Gold que je l’étais devenue. Sinon, j’aurais été contrainte d’accepter les propositions des bars et restaurants et devenir serveuse. L’horreur ! Etre dans un bar et ne pas pouvoir consommer, je n’appelais pas ça une vie, moi. Heureusement que je pouvais faire ce que je voulais comme métier parce que sinon, j’aurais été travaillé en trainant des pieds, ce qui aurait fait plaisir à Nafanaïl parce qu’il ne pourrait pas s’empêcher de se dire que ma vie était pourrie : exactement comme il le souhaitait. C’était un méchant chinois ! Un Mao Zedong puissance mille !

- Et vous ? Faites quoi comme boulot ? Si j’en juge l’heure, je dirais que vous êtes un gars de la night, pas vrai ?




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MessageSujet: Re: [Flashback] Chevalier servant et Demoiselle en détresse (Avec Lacey)   Mar 29 Oct - 10:16





Chevalier servant et Demoiselle en détresse












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Chacune de mes phrases déclenchait un petit laïus de la part de la elle brune. Une nouvelle réflexion sur les colocataires avec un soupçon d’analyse de cette vie en solitaire ou en colocation. Rien ne semblait satisfaire Lacey. Elle trouvait des inconvénients à tout, peut-être devrait-elle s’installer avec quelqu’un avec qui elle s’entend bien ou avec un potentiel petit ami, avec sa jolie frimousse, je suis étonnée de la savoir seule. Ce dont je n’aurais pas du avoir connaissance mais qui du fait de son état d’ivresse sortait spontanément de sa bouche délicate. Ma dernière question était à propos de son travail et comme je m’y attendais elle se lança dans un petit discours amusant.

« Ah ça non ! Jamais j’travaillerai dans un bar. Ca va pas, la tête ! On m’l’a déjà proposé, hein ? Mais j’ai dit non direct ! Puis quoi encore ? Puis j’travaillerai là, ben je serais pas saoule à l’heure actuelle ! Non, non, non ! J’suis bibliothécaire, moi ! C’moi la gérante ! Enfin, j’suis toute seule pour l’instant, donc j’ai pas trop d’mal à être gérante. Mais y’a pas besoin d’être trente-six pour travailler là-bas. »


Un léger rire sortit de ma gorge tandis qu’elle décrivait sa situation, s’énervant pour pas grand-chose mais n’osant pas bouger de peur que sa tête lui tourne à nouveau. On aurait dit une gamine qui avait pris un grand coup sur la tête. Elle était adorable. Quel dommage qu’elle se cache dans l’alcool, avec un métier comme celui-ci, elle devrait être pleinement épanouie et pourtant je venais de la trouver à la sortie d’un bar complètement torchée. Je ne comprenais pas certains comportements et celui de boire m’était encore plus incompréhensible. Je ne voyais pas l’intérêt d’inhiber ses sens. Mais c’était mon point de vue et ces personnes devaient avoir une bonne raison de se saouler comme ça.

« Et vous ? Faites quoi comme boulot ? Si j’en juge l’heure, je dirais que vous êtes un gars de la night, pas vrai ? »


L’expression qu’elle employa me fit rire à nouveau. Un gars de la night, oui je crois que l’on peut le dire comme ça mais c’était la première fois que j’entendais cette expression. Une fois mon rire calmé, je lui répondis calmement avec toujours un léger sourire au coin des lèvres.

« Oui, je travaille au casino comme vigile. Mais je ne fais pas que ça, je suis aussi homme à tout faire, plombier, électricien, babysitter... »

Quelques personnes me reprochaient de me vanter de cette condition mais ça ne m’empêchait pas de le faire, j’aimais ce métier qui consistait à aider les gens en grande partie et s’il y avait bien quelque chose que j’aimais faire c’était rendre service. Si ça payait suffisamment je ne ferais que ça et je ne m’encombrerais pas d’un boulot au casino. J’aimais mes deux métiers mais j’avais une préférence pour ce métier que je faisais en plus. Je continuais en demandant :


« Ça vas mieux ? »


Le froid se faisait de plus en plus présent et dès qu’elle pourra se lever, je comptais bien l’amener dans un endroit plus chaud et plus confortable. Comme je ne savais pas toujours pas où elle habitait malgré les nombreuses allusions à son colocataire, je la mènerais surement chez moi. Je n’habitais pas trop loin et vu son gabarit, je n’aurais aucun mal à la porte au besoin. Mais j’étais sincèrement inquiet de son état. Les seules personnes que je voyais dans cet état, c’était pour les mettre dehors car ils commençaient à faire du grabuge au casino et pas au contraire à récupérer cette personne jetée du bar surement pour les mêmes raisons. Mais je m’en fichais, j’avais été mis là par le destin pour que nous nous rencontrions, je devais prendre les choses comme ça surtout que je n’avais pas à me plaindre de ma situation, une magnifique femme se pelotonnait contre mon torse, il y a pire comme soirée...






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MessageSujet: Re: [Flashback] Chevalier servant et Demoiselle en détresse (Avec Lacey)   Dim 3 Nov - 23:09






James & Lacey

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Boire moins. Peut-être qu’il faudrait que je mette en pratique cette nouvelle résolution parce que décidemment, l’alcool a trop forte dose me rendait trop bavarde ! Heureusement que j’étais encore assez lucide pour ne pas lui parler de mes années en psychiatrie parce que croyez-moi, ça envoyait du lourd ! James serait capable de se barrer en courant,  m’abandonnant là, sur ce banc où j’aurais basculé (faute d’appui !). En même temps, je pourrais comprendre une telle réaction. Sérieusement qui aimerait avoir affaire à une échappée de l’asile ? Absolument personne. Et puis, j’avais beau affirmer être totalement saine d’esprit, avec un passé de psychiatrie derrière soit, c’était vraiment difficile de faire croire aux gens qu’on était réellement bien dans sa tête. Du coup, je veillais tout le temps à faire en sorte de ne pas en dire de trop sur moi-même. Pour l’instant, je ne m’en sortais pas trop mal.

Malgré mon état d’ébriété, j’apprenais à connaître James tout comme lui apprenait à me connaître puisque je répondais toujours avec ses questions. Pourvu, tout de même, qu’il ne me demande rien sur ma santé parce que sinon, j’étais fichue ! Je n’avais pas pu m’empêcher d’exprimer une certaine passion dans ma façon de lui répondre sur mon métier. Enfin, c’était surtout sur le fait que je n’étais pas une serveuse. HEUREUSEMENT ! Honnêtement, je ne me voyais pas du tout faire serveuse au Rabbit Hole. Non mais franchement ! Qui voudrait faire serveur là-bas ? Les tentations étaient beaucoup trop grandes au niveau des boissons et puis, les hommes devenaient particulièrement lourds quand ils commençaient à avoir un certain degré d’alcool dans le sang, surtout auprès des serveuses ! Donc non, j’avais toujours refusé de travailler en tant que serveuse, même au Granny ! Non ! Par contre, j’étais fière d’être une bibliothécaire !

Ca allait peut-être surprendre James d’apprendre ça. Après tout, l’image qu’on avait des bibliothécaires n’était pas vraiment celle que j’offrais en cet instant. Mais James rigola à mes paroles. Pourtant, je ne voyais pas du tout ce qu’il y avait de drôle. Enfin, peu importait ! L’entendre rire m’arracha un sourire, ce qui fit que je ne me vexais pas. Sérieusement, avec le degré d’alcool que j’avais dans le sang, je pouvais me vexer pour un rien, mais bon. Si je pouvais offrir un moment de distraction à James, pourquoi pas ? Peut-être que si je me voyais, je me trouverai comique aussi. Mais maintenant que j’avais répondu à sa question sur ce que je faisais dans la vie, je lui retournais la question, tout en lâchant tout de même une supposition. En fait, il n’y avait rien de sorcier à deviner qu’il était quelqu’un de la night, comme je le disais. Il n’y avait pas beaucoup de monde qui se promenait dehors à cette heure-ci, mis à part ceux qui rentraient du boulot. Les autres qui rentraient chez eux et bien ils étaient dans le même état que moi.

Face à mon expression, James rit à nouveau. Si j’avais soupçonné un jour que je ferais autant rire quelqu’un en à peine un quart d’heure ou trente minutes, et bien je me serais lancée dans une carrière de comique. Son rire passé, il me répondit qu’il travaillait au casino en tant que vigile. Je levais de nouveau les yeux vers lui. Cela ne m’étonnait pas vraiment qu’il fasse ça comme boulot. Par contre, j’arquais un sourcil à la suite de ses paroles. Un homme à tout faire ? Réellement ? C’était bien la première fois que j’entendais un truc comme ça. Un homme multi-fonction ! Pour le coup, si j’avais eu un chapeau et moins le tournis, je le lui aurais tiré, sans aucun souci. Sauf qu’à part faire connaissance avec le béton, je ne voyais pas trop ce que j’obtiendrais à lui tirer mon chapeau en cet instant. Néanmoins, c’était quand même assez intéressant de savoir que James avait pleins de qualité dans le sens du travail.

- En fait, vous savez tout faire, c’est ça ? On peut vous appeler pour n’importe quoi, vous aurez solution à tout, c’est ça ?

N’empêche, ça pouvait avoir ses avantages d’être touche à tout. Au moins, on n’avait besoin de personne pour s’en sortir. Un léger frisson me parcourut à cause de la fraicheur de la nuit qui se faisait de plus en plus présente. En même temps, nous étions au mois de Mars, donc forcément, il ne faisait pas chaud la nuit. Vivement les mois d’été ! James me demanda alors si ça allait mieux. Là était toute la question. Est-ce que j’avais dessaoulé ? Evidemment que non ! Il faudrait plusieurs heures pour que je dessaoule totalement. Je me redressais pour voir ce que je pouvais lui répondre. La Terre tangua légèrement, mais rien de bien grave. Tout du moins, moins pire que précédemment. Donc oui, dans un sens, ça allait mieux. Cependant, je ne me sentais pas spécialement la force de me lever. Me faudrait au moins quelques minutes. Je tournais lentement la tête vers James et lui offris un léger sourire d’excuse.

- Moui, dans un sens, ça va mieux. Mais une fois debout, j’vais p’t’être retournée faire amie-ami avec le sol. C’est p’t’être mon destin d’faire sa connaissance ! ajoutais-je en riant bêtement. Nan sérieusement, aidez-moi à m’lever, on verra bien c’que ça donnera !

Comme une enfant, je lui tendis mes mains, attendant qu’il m’aide à me relever. Je souriais de toutes mes dents en attendant qu’il réagisse.




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MessageSujet: Re: [Flashback] Chevalier servant et Demoiselle en détresse (Avec Lacey)   Lun 11 Nov - 14:06





Chevalier servant et Demoiselle en détresse












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« En fait, vous savez tout faire, c’est ça ? »

« Entre autres oui. »

Un sourire marqua plus profondément encore les sillons tracés sur mes joues par la joie. Malgré son état d’ivresse ou peut-être à cause de ça, la compagnie de la jolie brune était des plus plaisantes.


«  On peut vous appeler pour n’importe quoi, vous aurez solution à tout, c’est ça ? »


C’était une manière de voir les choses. Bien sur ce n’était aps tout à fait exact mais je ne voyais pas trop comment lui expliquer la réalité de mon métier. Car je ne savais pas tout mais j’avais suffisamment d’imagination pour bricoler à partir de rien même si ce n’est pas dans mes domaines de compétences. Au moins pour que mon bricolage tienne le temps que je me renseigne sur le sujet. C’est aussi ce que j’aimais dans ce métier, on en apprenait tous les jours et cela m’allait bien à moi et à ma curiosité un peu trop débordante. Après ma demande sur son état, elle se tourna vers moi et m’offrit un sourire des plus adorables comme s’il elle était désolée de la situation dans laquelle nous étions car je n’y voyais pas d’inconvénient hormis que je m’inquiétais pour elle.

« Moui, dans un sens, ça va mieux. Mais une fois debout, j’vais p’t’être retournée faire amie-ami avec le sol. C’est p’t’être mon destin d’faire sa connaissance ! Nan sérieusement, aidez-moi à m’lever, on verra bien c’que ça donnera ! »

Mon rire fit écho au sien, je voulais la détendre et la rassure, elle n’avait pas à se sentir bête face à moi, il m’était déjà arrivé bien pire. Et cela pouvait arriver à tout le monde. Mais tant que je serais là elle n’aurait pas la chance de rencontrer son chère le bitume. Elle se redressa et tendit ses mains devant elle, je me levais rapidement et m’emparais de ses mains délicates. Elle prit appui dessus et retrouva une posture debout. Apparemment ça n’allait pas si bien que cela puisqu’elle perdit l’équilibre et s’appuya sur moi. Je m’attendais à cette réaction et donc j’avais anticipé sa chute. Je la soutenais mais je voulais au maximum éviter de la porter. Ça ne me dérangeais pas, ce n’était pas son poids plume qui allait me peser lourd non c’était que je ne voulais pas qu’elle se sente assistée. Je savais que ce sentiment était fort chez bon nombre de personnes et je savais à quel point cela pouvait être vexant. Dans mon métier d’homme à tout faire, je croisais souvent ce genre de personne et dans mon métier de vigile quand j’ai eu a porter quelqu’un, j’ai eu plusieurs fois à mettre un poireau qui ne voulait pas sortir ou un colérique qui ne supportais pas de perdre et qui gesticulais beaucoup alors une frêle jeune fille qui s’accrocherait surement à moi, je n’y voyais aucun soucis.

La tenant toujours contre moi, je posais alors une question pou être qu’elle ne veuille pas de mon aide.


« Ça vas ? Je peux vous porter si vous voulez. »


Bien sur je ne savais toujours pas où elle habitait mais je pouvais toujours l’amener chez moi. A moins qu’elle ne me dise où se trouvait la demeure de ce colocataire si détestable qui partageait son logement avec Lacey. J’attendais sa réponse pour savoir quoi faire, si je voyais qu’elle refusait simplement par principe mais qu’elle en avait besoin je ne lui redemanderais pas son avis mais si je voyais qu’elle se débrouillait je ne ferais que lui servir d’appui pour marcher. Après resterait simplement la question du où l’emmener. Une fois que je saurais comment l’emmener je me pencherais sur cette question mais une chose à la fois, ne nous précipitons pas.






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MessageSujet: Re: [Flashback] Chevalier servant et Demoiselle en détresse (Avec Lacey)   Dim 17 Nov - 23:14






James & Lacey

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Un homme à tout faire. J’avais devant moi un homme à tout faire et c’était bien la première fois que j’en voyais un. Bon, d’accord, son boulot, ce n’était pas celui au sens propre de l’homme à tout faire car techniquement, cela voudrait dire qu’il était domestique dans une maison, or il m’avait bien dit travailler au casino en tant que vigile. Les petits boulots d’homme à tout faire devaient être des boulots en plus dans le sens où il arrondissait ses fins de mois. Il en avait de la chance ! Enfin, je ne pouvais plus me plaindre parce que maintenant que j’avais moi aussi un boulot, et bien c’était plus facile pour moi de vivre comme je le voulais. Je n’avais plus de remords à demander de l’argent à Sun. En plus de ça, avec ma première paye, j’avais remboursé mon amie jusqu’au dernier centime. Après tout, les bons comptes faisaient les bons amis. Je ne voulais rien devoir à personne, et surtout pas à Sun. Je lui devais déjà bien assez pour m’avoir sorti de l’hôpital.

Je m’amusais de la situation parce que ce n’était pas tous les jours qu’on avait en face de soi quelqu’un qui affirmait être bon à tout. Si je comprenais bien, on pouvait avoir un souci d’électricité ou de plomberie, il serait capable de tout arranger en un tour de main. Enfin, j’avais capté ce qu’il faisait dans la vie. Ca devait être très intéressant ça aussi ! C’était un peu comme s’occuper d’une bibliothèque. C’était fou le nombre de choses intéressantes qu’on pouvait y trouver. Surtout dans celle-ci. J’y avais même trouvé des archives. Je n’avais pas encore eu le temps de les feuilleter, mais peut-être qu’un jour j’aurais le temps et je pourrais en apprendre un peu plus sur cette ville. A défaut d’avoir des réponses à mes questions et bien je pourrais déjà commencé par en apprendre plus sur cette ville. C’était mieux que rien. Mais j’avais encore pas mal de choses à organiser dans cette bibliothèque, même si elle était officiellement ouverte bien sur.

- C’noté dans un coin d’ma p’tite tête !

Je ris à nouveau légèrement. Si un jour j’avais un petit souci, je savais qui faire appel. Enfin pour l’instant, je n’avais pas son numéro de téléphone, ni rien qui me permettrait de l’appeler en cas d’urgence, mais maintenant que je savais qu’il travaillait au casino, je pouvais toujours m’y rendre pour essayer de le trouver. Mais pour l’instant, mon seul problème, c’était le tournis. Je m’étais légèrement affalée contre lui faute de mieux, mais ça faisait maintenant quelques minutes que j’étais comme ça et je savais que progressivement, l’alcool ferait de moins en moins d’effet. Sauf qu’avec la dose que j’avais ingurgité et bien ça allait mettre un petit moment avant de redescendre complètement. Mais James voulait savoir si je pouvais me relever. Je n’avais pas de réponse concrète à lui fournir, donc du coup, j’essayais de me redresser. Quand je fus correctement assise et bien la Terre tangua nettement moins que précédemment.

Je plaisantais sur mon état avant de lui demander de m’aider à me lever. Après tout, qui vivra verra. Il fallait bien tester de toute façon. Si je me retrouvais de nouveau les fesses sur le banc, et bien ça voudrait dire que je n’étais pas encore prête à me tenir debout. Je lui tendis les mains afin qu’il m’aide. Si je me levais par moi-même, j’allais me penche à l’avant et cette fois-ci, personne ne pourrait m’empêcher d’aller embrasser le bitume. James se leva et prit mes mains dans les siennes. Je me levais sur mes deux jambes. A peine correctement redressée, je basculais vers l’avant, me retrouvant appuyée contre James. A nouveau, il avait anticipé les choses parce qu’il me maintenait. Décidément, il était déterminé à empêcher le sol et moi de faire connaissance. Je lui étais réellement reconnaissante. Tellement reconnaissante d’ailleurs que je me mis à rire aux éclats. Surement un peu trop fort car un habitant de la ville ouvrit la fenêtre de son appartement pour me demander de me taire, ce qui redoubla mon fou rire.

Je me tenais toujours à James et riais à en avoir les larmes aux yeux. Je n’arrivais plus à m’arrêter ce qui me valu quelques insultes de la part de cet homme mécontent, mais je m’en fichais. J’en avais vu d’autres ! Du coup, je l’ignorais et surement à cause de cette ignorance, il referma la fenêtre de chez lui. Maintenant, il ne restait plus qu’à espérer qu’il n’allait pas descendre de son immeuble pour venir se planter devant moi parce que sinon, ça allait tourner vinaigre. Tranquillement, j’essayais de me calmer, mais c’était assez dur parce qu’à chaque fois que je croyais que c’était fini, je rigolais encore. Quand James me demanda si ça allait aller, je mis plusieurs secondes avant de lui répondre à cause de mon rire qui ne voulait pas passer. Machinalement, j’essuyais les larmes qui avaient coulé le long de mes joues. Je souriais encore de toutes mes dents et avais quelques hoquets de rire, mais j’avais plus ou moins réussi à me calmer.

- J’crois qu’ça va ! ‘Fin j’sais pas trop.

Je ris entre deux phrases et me redressais un petit peu pour me décoller du pauvre James. Je me tenais quand même encore à lui, mais c’était pour être sur que je n’allais pas me casser la figure. Je levais la tête pour le regarder, rigolant encore légèrement.

- Vous voulez réellement m’porter ? J’demande cô-même à voir ça ! C’peut être marrant !




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MessageSujet: Re: [Flashback] Chevalier servant et Demoiselle en détresse (Avec Lacey)   Ven 20 Déc - 14:21





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L’équilibre de Lacey était précaire et je craignais à tout moment qu’elle ne fasse malgré moi, cette rencontre apparemment très désirée entre la jeune femme et le sol bétonneux. Mais sa bonne humeur faisait plaisir à voir même si elle était due à l’alcool qui courrait dans ses veines, elle gommait un peu mon inquiétude. Je ne pensais que cette soirée finirait comme ça mais cela aurait pu être pire. Il faisait frisquet mais je ne ressentais pas le froid et une charmante jeune femme se tenait tout contre moi. Je connais bien des hommes qui tueraient pour se retrouver dans ma position alors je ne m’en plaignais pas et profitait pleinement de cette situation. Un homme, alerté par les rires de la belle brune, ouvrit sa fenêtre et nous insulta copieusement. J’allais lui rétorquer que ce n’était pas ainsi que l’on s’adressait à une femme mais il referma la vitre et retourna à ses occupations. Mais cela n’empêcha pas Lacey de rire de plus belle. Elle ne semblait plus pouvoir s’arrêter et elle s’accrocha un peu plus fort à moi pour être sûr de ne pas perdre l’équilibre. Mon inquiétude était sincère et elle dû le percevoir dans ma voix car elle chercha à me rassure après lui avoir demandé si ça allait.

« J’crois qu’ça va ! ‘Fin j’sais pas trop. »

L’hésitation de Lacey était sincère elle aussi mais ça allait mieux sinon la brune ne serait pas capable de se tenir debout même avec mon aide. Son rire résonnait encore le long des grands bâtiments mais elle s’en fichait et après tout moi aussi. La joie est parfois si rare qu’il faut savoir en profiter quand elle est là. Son nez enfoui dans mon T-Shirt se leva pour plonger son regard dans le mien en réponse à ma seconde proposition. Elle semblait choquer que je propose de la porter. Je lui offrais mon plus beau sourire en retour pour l’assurer de la vérité de mes dires.

« Vous voulez réellement m’porter ? J’demande cô-même à voir ça ! C’peut être marrant ! »

Je l’éloignais légèrement avant de me pencher pour passer ma main derrière ses jambes fines tandis que mon autre main affirma sa prise sur le dos de Lacey. Je la soulevais alors, elle était plus légère que je ne m’y attendais et mon mouvement ne fut pas plus brusque que si j’avais porté une plume. Son rire n’avait pas arrêté le temps de mon mouvement et je ne pensais pas qu’il stopperait de sitôt. Je me demandais comment elle réagirait si elle n’avait pas été sous l’emprise de l’alcool, quel était son véritable caractère derrière cet état peu naturel. A moins qu’elle ne soit comme ça tout le temps mais j’en doute car il était clair que c’était excessif et que même si elle d’humeur joyeuse habituellement, elle ne rirait pas autant surtout après avoir été injuriée de la sorte par ce personnage des plus désagréables à qui je n’avais eu le temps de retourner ces charmants compliments. Mais bon, ce n’est pas lui qui allait me pourrir la soirée. Venait le temps de choisir. Je pensais lui redemander où elle habitait et si je n’avais à nouveau pas de réponse, elle passerait une nuit chez moi. Maintenant qu’elle avait recouvré un peu ses esprits, peut-être pourrait-elle m’indiquer le chemin de chez elle.

« Vous êtes toute légère. Ce sera facile de vous ramener chez vous si vous me dites où vous loger, où se trouve ce si adorable colocataire. »


L’ironie était l’une de mes manies les plus irrécupérables, je ne pouvais m’empêcher d’en faire. J’aimais cette pointe qui perçait dans ma voix quand je l’employais si distincte que n’importe qui pouvait savoir que je l’utilisais. Peut-être pouvais-je aussi lui laisser le choix. Cette pensées ‘imposa à moi et j’enchainais.

« Mais si vous voulez passer une nuit tranquille, je suis tout disposé à vous offrir un toit pour la nuit… enfin ce qu’il en reste. »

Je n’avais pas conscience de l’heure qu’il était mais je savais que le temps s’écoulait vite en bonne compagnie et comme mon service c’était fini tard, je me doutais que l’heure ne devait plus comporter que 3 chiffres. Je serais ravi qu’elle accepte et il est vrai que je n’avais pas pensé qu’elle pourrait elle-même choisir. J’étais trop sur l’idée que je devais m’occuper d’elle que j’avais négligé de prendre en compte son avis personnel. Mais la chose était rattrapée.






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MessageSujet: Re: [Flashback] Chevalier servant et Demoiselle en détresse (Avec Lacey)   Mar 24 Déc - 14:47






James & Lacey

~ I'm not a damsell in distress ~


Je tenais à peine debout. C’était à se demander comment j’avais fait pour me déplacer dans le bar jusqu’à la porte d’entrée… quoi que je savais comment j’avais fait ! Je m’étais accrochée à tout ce qui s’était trouvé sur mon chemin. C’était une fois la porte ouverte que j’avais failli me retrouver la tête plantée dans le béton, chose qui se serait sans aucun doute produit si James n’avait pas croisé ma route. Pour le coup, c’était certain, je ne pouvais pas me débrouiller toute seule ! Si je voulais marcher seule, comme une grande fille, il faudrait surement que j’attende sur ce banc jusqu’au levé du jour. Autrement dit dans quelques heures. D’ailleurs, quelle heure était-il ? Excellente question, je n’en avais aucune idée. Il faisait encore nuit noire juste au dessus de ma tête. Tout le monde dormait, sauf celui qui venait de m’insulter parce que j’avais rigolé un peu trop fort. Mais lui, on s’en fichait ! Je n’allais pas m’empêcher de vivre pour lui quand même ?! Je ne m’empêchais pas de vivre, déjà pour Nafanaïl alors je n’allais pas commencer pour quelqu’un que je ne connaissais pas !

Quand il m’avait proposé de me porter, je continuais encore de rigoler un peu. Je n’arrivais pas réellement à m’arrêter de rire, c’était plus fort que moi. Quand j’essayais de prendre sur moi, ça ne durait qu’une ou deux secondes avant que je ne reparte de plus belle dans mon rire. J’étais tout de même curieuse de voir s’il était capable de mettre des gestes à la parole. Ben quoi ? Ce n’était pas tous les jours qu’un inconnu vous proposait de vous porter pour vous ramener chez vous ! Ca n’arrivait peut-être qu’une fois dans sa vie, alors oui, j’étais curieuse de voir ça. Ce n’était pas un mal d’être curieux, même quand certaines personnes affirmaient que si. Je ne voyais pas du tout pourquoi ! C’était cool d’être curieux parce qu’au moins, on prouvait qu’on s’intéressait à tout. Même les trucs sans vraiment d’importance. Donc ouais, moi j’étais curieuse et je m’en fichais si ça ne plaisait pas. Les gens qui trouvaient ça gênant, ça voulait dire qu’ils avaient des trucs à cacher. Bon, moi aussi j’avais des choses à cacher, je voulais bien l’avouer !

Face à ma curiosité exprimée, je sentis James se détacher de moi. Je restais tout de même accrochée à son bras parce qu’un accident était tellement vite arrivé… Et je n’avais vraiment pas envie d’aller faire un bisou au béton. Je risquais d’y laisser mes dents ! Je sentis son bras passer sous mes jambes et zouh mes pieds décollèrent du sol et je me retrouvais dans les bras de James. Il me portait de la même façon que les princes portaient les princesses. A nouveau, je me mis à rire. Je passais un bras autour de sa nuque pour bien me tenir. Je ne craignais pas qu’il me lâche, mais il fallait bien que ce soit confortable un minimum. Mon rire se calma assez rapidement quand il me parla de mon colocataire. Une moue se dessina sur mon visage aussi sec. C’était efficace comme stop au rire. Si je passais mes soirées à l’extérieur, c’était pour ne pas me retrouver dans la même pièce que lui. Qui pouvait dire ce qu’il se passerait si on se retrouvait au même endroit et au même moment ? Ca risquait d’être explosif !

- Adorable, adorable… Méchant oui ! répliquais-je la mine boudeuse.

Jamais de ma vie je n’avais vu personne aussi peu sympathique ! Quoi que… Non, en fait j’avais déjà vu. Ou alors, ils se valaient… Ouais, ils étaient kif-kif ! Enfin de toute façon, je n’avais pas spécialement le choix, il faudrait bien que je rentre à un moment ou un autre à la maison, j’y avais toutes mes affaires. Sauf que si je croisais Nafanaïl, j’allais être bonne pour me prendre une remarque et au vu de l’état dans lequel je me trouvais… j’en attraperai mal à la tête ! Aussi, James me proposa de dormir chez lui, si jamais je ne souhaitais pas rentrer chez moi. Je tournais la tête vers lui en arquant un sourcil.

- Pourquoi c’qu’il en reste ? Elle s’est écroulée vot’maison ?

Okay, question peut-être idiote mais généralement, quand on disait « ce qu’il en reste » ça voulait dire qu’il s’était passé quelque chose, que la maison était cassée, enfin quelque chose comme ça, non ? D’où la légitimité de ma question ! Donc elle n’était pas si idiote que ça finalement.

- Si vous avez plus de maison, comment comptez-vous m’offrir un toit ? Ce serait plutôt à moi d’vous proposer un toit, mais si j’fais ça, j’vais me faire décapiter à coup de sabre ! Ou p’tite cuillère… Au choix !




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MessageSujet: Re: [Flashback] Chevalier servant et Demoiselle en détresse (Avec Lacey)   Sam 28 Déc - 22:51





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Sa main se resserra autour de mon cou au moment où je la soulevais. Son corps ne pesait pas lourd contre mais il avait l’avantage de me réchauffer et même si je ne sentais pas le froid ambiant, la sensation était agréable.

« Adorable, adorable… Méchant oui ! »

C’était elle qui était adorable avec cette mine boudeuse, on n’avait qu’une envie c’est de lui pincer les joues comme à une gamine capricieuse et sa manière de prendre les choses au premier degré alors que l’ironie de ma phrase était perceptible est des plus mignons. Je pouvais presque voir la fumée sortir de ses oreilles tandis que son esprit regorgeait sans doute de toutes les insultes possibles envers son colocataire. Apparemment la joie de revoir ce personnage ne sautait pas au visage et j’envisageais sérieusement de la ramener chez moi.

« Pourquoi c’qu’il en reste ? Elle s’est écroulée vot’maison ? »

Un rire agita mon torse alors qu’elle disait ça. Si bien que je ne pus lui répondre avant qu’elle n’enchaine sur cet argument qui semblait la chambouler.

« Si vous avez plus de maison, comment comptez-vous m’offrir un toit ? Ce serait plutôt à moi d’vous proposer un toit, mais si j’fais ça, j’vais me faire décapiter à coup de sabre ! Ou p’tite cuillère… Au choix ! »


Mon rire se calma à ces paroles. Je me demandais qui pouvait bien être ce colocataire si violent au point de vouloir la tuer surtout de manière aussi barbare. A moins qu’un meurtre à la petite cuillère ne soit considéré comme distingué. Mais j’en doutais. Cela me faisait une raison de plus de ne pas vouloir la ramener chez elle. La tenant toujours contre moi, je me mis à remettre les points sur les i.


« Je parlais de la nuit. Car je ne sais pas quelle heure il est mais à mon avis elle est déjà bien entamée... la nuit. »

Un nouveau rire jaillit de ma gorge, la maladresse et le quiproquo qui s’était installé était des plus amusants et j’étais content de partager ce moment avec elle.

« Bien, je vais vous amener chez moi. Ce n’est pas très grand mais vous serez au calme et à l’abri. Et je ne tenterais rien, c’est promis... sauf si vous me le demandez. »

Un sourire charmeur naquit sur mes lèvres. On ne pouvait chasser le naturel si facilement. Et il était dans ma nature d’être séducteur surtout quand c’est aussi jolie personne qui vous tombe dans les bras, au sens littéral du terme. Sans la reposer sur le sol, je me mis en direction de mon modeste appartement. Il y en avait bien pour quelques minutes de marche, surtout que je n’allais pas trop vite pour éviter de faire trop tourner la tête à cette chère demoiselle. L’air frais était vivifiant et la marche me faisait un grand bien. Enfin arrivés au pied de mon immeuble, je dégageais habilement mon trousseau de clefs avant de dire :


« Accrochez-vous bien. »


J’attendis de sentir se resserrer la prise de la jeune femme pour lâcher son dos et utiliser cette main de libre pour faire jouer la clef dans la serrure. Avec mon dos, je poussais la lourde porte vitrée et grimpais les quelques marches qui menaient à mon appartement. A nouveau, je la lâchais pour ouvrir une dernière porte. Une fois entrés, je lançais mes clefs dans le vide-poche prévu à cet effet et j’entrais dans la première pièce. Je la déposais délicatement sur le canapé. Heureusement j’avais fais un peu de rangement ce qui chez moi voulait dire que pas un seul grain de poussière n’était perceptible. J’aimais que tout soit bien rangé et bien ordonné et mon appartement ne faisait pas exception. Le mobilier moderne n’avait pas une seul rayure ou tâche et rien ne trainait. Certains m’avait même dit un jour que je pourrais photographier mon appartement pour en envoyer les photos à I***, un célèbre magasin de meubles.


« Ça va mieux ? »


Je lui posais encore cette question mais sa santé m’inquiétait un peu. J’avais l’habitude de faire face à des ivrognes mais ils étaient rarement aussi charmants et je ne les invitais pas chez moi.  Je tassais les coussins de mon canapé sous sa nuque pour qu’elle soit le plus confortablement installée. Elle ne dormirait pas ici, je lui céderais mon lit mais pour l’instant ça ira. Je voulais attendre d’être sur qu’elle ait presque évacué tout l’alcool pour qu’elle passe une nuit douce et pas un sommeil de plomb sans rêves que servait souvent un verre trop arrosé.






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MessageSujet: Re: [Flashback] Chevalier servant et Demoiselle en détresse (Avec Lacey)   Lun 6 Jan - 20:44






James & Lacey

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S’il y avait bien un adjectif qui ne collait pas du tout à Nafanaïl c’était bien celui d’adorable. Il n’avait rien d’un colocataire sympa. Personnellement, je ne le recommanderai à personne ! Plus antipathique que lui, je doutais que cela puisse exister. Il faisait un très mauvais colocataire. D’ailleurs, je me demandais comment Sun faisait avec lui, avant que j’arrive. Depuis que j’étais arrivée, elle ne faisait que nous séparer avant qu’on s’entre-tue. Du coup, j’avais trouvé la technique pour rendre les choses plus vivables : éviter Nafanaïl. Pour ça, je sortais le soir et je rentrais le matin pour éviter de le croiser. Cet arrangement là semblait convenir, sauf que depuis peu, il s’était mis en tête à me pourrir l’existence en insistant sur le fait que je n’avais toujours pas de boulot et qu’il serait temps que j’en ai un. En fait, il cherchait vraiment la petite bête pour pourrir la vie des gens. C’était vraiment plus fort que lui !

James me portait comme si je ne pesais rien du tout. Et m’avait affirmé que je ne pesais pas bien lourd. Un léger sourire s’était dessiné sur mes lèvres. Finalement, c’était assez gênant de se faire porter parce que j’avais l’impression de ne plus être capable de marcher toute seule. Bon, c’était peut-être vrai, mais quand même. Sauf que maintenant que j’avais dit que je voulais voir ça, je me voyais mal lui demander de me poser… Je piquais un fard quand il me fit remarquer que j’avais mal compris le sens de ses paroles. Déjà, quand je l’avais vu rigolé, je m’étais demandé ce qu’il pouvait bien trouver de drôle, mais quand il m’annonça qu’il parlait simplement de ce qu’il restait de la nuit, mes joues avaient viré au rouge pétant. C’était d’ailleurs étonnant que je n’éclaire pas la rue tellement j’étais gênée.

- Oh… lâchais-je stupidement.

Je doutais qu’on puisse faire plus bête sur le moment. Je ne savais vraiment plus quoi dire. Comment est-ce qu’on pouvait être aussi bête ? J’avais mes rouges en feu et je craignais fortement ne pas savoir comment faire baisser la température tellement je me sentais abrutie. Mais il fallait bien que je dise quelque chose, non ? Histoire de rattraper le coup quand même…

- J’suis désolée ! J’crois qu’l’alcool m’empêche de réfléchir plus loin que l’bout d’mon nez !

Ouais enfin il valait peut-être mieux pour moi que je me taise avant d’empirer la situation parce que c’était ce qu’il restait d’arriver. En tout cas, ça faisait bien rire James et j’avais presque envie de me cacher dans un trou de petite sourie. Pour le coup, je donnerai presque tout pour avoir la baguette magique de la bonne fée marraine pour me transformer en sourie, comme elle avait transformé les souries de Cendrillon en êtres humains. Sauf que la magie, ça n’existait pas du tout et donc je n’avais aucune chance de me dérober. J’aurais pu m’enfuir en courant, mais ça allait être difficile vu que j’étais dans les bras de James et qu’il aurait fallu qu’il me lâche pour que je puisse me mettre à courir jusqu’à la maison où je croiserai sans aucun doute Nafanaïl et ses remarques désobligeances.

Etant donné que je ne lui avais pas dit où est-ce que j’habitais, mon sauveur avait déclaré que je dormirai chez lui et je n’avais pas le cœur à protester. Je devais bien avouer qu’une nuit avec la perspective de ne pas croiser du tout Nafanaïl, et bien c’était assez tentant, il fallait le dire. Du coup, je ne protestais pas. De toute façon, Sun ne se poserait pas trop de questions puisqu’elle avait l’habitude que je ne fasse des apparitions que le matin en rentrant. J’oubliais assez rapidement ma gêne quand James me fit la promesse de rester bien sage à moins que je ne fasse part d’un désir contraire. Je relevais la tête et écarquillais de gros yeux comme s’il venait de dire la pire chose au monde. Techniquement, ça me faisait rire ce qu’il venait de dire, mais je conservais mon sérieux.

- J’vous préviens, j’suis la nièce de Jackie Chan ! répliquais-je sans vraiment savoir ce que je racontais.

Qui était Jackie Chan ? Je n’en avais absolument aucune idée ! C’était sorti tout seul, comme si je le connaissais, alors que pas du tout. Encore un mauvais tour de ma mémoire… Stupide mémoire ! Quand est-ce qu’elle allait enfin revenir ? Je n’en savais rien. Mais j’avais hâte qu’elle revienne ! J’étais prête à beaucoup de chose pour ça. Enfin bon, peu importait. Finalement, mon air sérieux quitta mon visage et je souris d’amusement. Finalement, je lui caressais la joue et ajoutais :

- Faites gaffe quand même à c’que vous dîtes parce que vous êtes exactement mon type d’homme, physiquement parlant !

Je ris à nouveau tandis qu’il marchait en direction de ce que je supposais chez lui. Vu qu’il n’avait pas parlé de colocataire, et bien je supposais qu’il n’y en avait pas. C’était tant mieux ! Les colocataires chiants, j’en avais ma claque ! J’avais assez donné ! Surtout qu’on venait d’arriver au pied de son immeuble. Je levais le nez jusqu’en haut de l’immeuble et m’agrippais à James quand il me conseilla de m’accrocher. J’avais resserré ma prise autour de sa nuque (sans l’étrangler non plus) tandis qu’il ouvrait la porte du hall de l’immeuble. J’essayais de me faire le moins encombrante possible, mais c’était assez difficile quand on était plus ou moins à l’horizontal au lieu de la vertical. Ces portes étaient faites pour qu’on passe debout et non pas couché. Je regardais la porte de l’ascenseur, pensant que nous allions le prendre, mais non, James décida de passer par les escaliers.

- Pas l’ascenseur ? Z’êtes un sportif dans tous les domaines ? demandais-je en faisant référence à ce qu’il m’avait dit un peu plus tôt.

Non parce que sérieusement, il fallait le faire pour monter les escaliers tout en portant quelqu’un dans les bras. Moi, j’aurais pris l’ascenseur. Mais bon, je n’étais décidemment pas faite comme James. J’étais loin d’être une chiffe molle, mais porter quelqu’un avec autant d’aisance, ce n’était pas vraiment mon cas. Je me retrouvais devant une porter, que je jugeais être celle de mon Sauveur. A nouveau, je m’agrippais à lui pour qu’il sorte ses clés et qu’il ouvre la porte de chez lui. Une fois à l’intérieur, je regardais autour de moi. J’aimais bien observer. Ca permettait de connaître une personne. Bon, moi, il fallait rentrer dans ma chambre pour comprendre qui j’étais parce que c’était du Nafanaïl dans toute la villa. J’atterris sur le canapé et me calais au fond de ma place. A nouveau il me demanda comment j’allais.

- Ben… Savez qu’avec la quantité d’alcool que j’ai dans l’sang, je risque de mettre quand même un moment à m’en remettre, hein ?

Bon, j’avais déjà vécu pire, je voulais bien l’admettre, mais quand même ! Avec toutes les bières et autres boissons alcoolisées que j’avais pu ingurgiter au cours de la soirée, c’était clair que ça n’allait pas passer en dix minutes. Je retirais mes escarpins et posais mes jambes sur le canapé. Je portais une robe, je ne pouvais pas vraiment m’asseoir en tailleurs comme j’avais l’habitude de le faire parfois parce que sinon, on allait voir tout ce que j’avais en dessous ! Du coup, je m’installais comme une fille bien élevée tout en continuant de regarder un peu autour de moi.

- C’est chouette chez vous ! Z’êtes bien tout seul, ici, hein ? Ouais parce qu’on a parlé de mon coloc mais on a pas parlé des votres ! Z’en avez pas hein ? Hein ?




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MessageSujet: Re: [Flashback] Chevalier servant et Demoiselle en détresse (Avec Lacey)   Lun 13 Jan - 13:33





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La jeune femme était vraiment adorable. A ma proposition non camouflée, elle me prévient de son ascendance que je savais fausse mais qui me fit sourire. Savait-elle réellement pratiquer les arts martiaux, je n’en savais rien mais j’avais moi-même quelques bases qui pourraient peut-être me permettre de me défendre si elle décidait que je n’étais plus à son goût, ce qu’elle ne manqua pas de préciser.  

« Faites gaffe quand même à c’que vous dîtes parce que vous êtes exactement mon type d’homme, physiquement parlant ! »


Cette remarque me fit sourire mais je ne voulais pas qu’elle fasse quelque chose sous l’emprise de l’alcool, qu’elle puisse regretter le lendemain, si au matin, elle n’avait pas changé d’avis, je reconsidèrerais la question. Une fois arrivés chez moi, elle fut surprise que je ne prenne pas l’ascenseur. Mais j’avais tellement l’habitude qu’il soit en panne que même quand il était en service et que j’étais « chargé », je choisissais les escaliers. Je tout de même un sportif comme elle l’a fait remarquer et ce n’est pas une volée de marches qui va me faire reculer. Je ne pensais pas que c’était aussi visible que je rentabilise rapidement mon abonnement à la salle de sport.

Maintenant que nous étions plus au calme sans risque que les voisins ne râlent à cause du bruit (enfin sauf si elle se met à crier), elle pouvait enfin se reposer. Bien installée sur le canapé pour l’instant, je lui posais la question, Lacey devait en avoir marre de me l’entendre dire à force mais je m’inquiétais, je n’y peux rien.


« Ben… Savez qu’avec la quantité d’alcool que j’ai dans l’sang, je risque de mettre quand même un moment à m’en remettre, hein ? »

D’un côté, j’en étais heureux car cela voudrait dire que je pourrais profiter pleinement de sa compagnie mais cela voulait aussi dire qu’elle avait bu suffisamment d’alcool pour s’assommer un moment.


« C’est chouette chez vous ! Z’êtes bien tout seul, ici, hein ? Ouais parce qu’on a parlé de mon coloc mais on a pas parlé des votres ! Z’en avez pas hein ? Hein ? »

« Non, je vis seul ici… enfin presque. »

Je me levais et me dirigeais vers la cuisine pour lui chercher un verre d’eau. Là, je remarquais coincé dans le placard mon chat tigré qui commença à miaulé. Et oui, je rentrais plus tard que d’habitude. Je l’enfermais dans la cuisine pour le moment ne sachant pas si mon invité y était allergique. Je reviendrais lui donner à manger, une fois, qu’elle aurait bu un peu et une boisson non  alcoolisée. Si les conditions avaient été autres, ce serait plutôt un bon verre de vin que je lui aurais offert mais là… Je revins la voir avec un grand verre d’eau que je lui tendis.

« Vous êtes allergique aux chats ? »

Cette question avait pour but de libérer Moustache qui râlerait surement s’il devait passer la nuit dans la cuisine. A moins que je ne le laisse dormir avec moi sur le canapé. J’hésitais encore. Tant que je n’avais pas sa réponse, je ne pouvais faire que des hypothèses. J’étais content que ma décoration lui plaise j’y passais pas mal de temps. Selon moi, je l’avais quasiment terminée, l’ambiance me plaisait et je m’y sentais bien. Il ne manquait que deux-trois touches finales qu’il me restait encore à trouver mais je n’étais pas pressé. Je trouverais en temps voulus. La seule qui me manquait véritablement mais qui n’aurait pas de solution pour le moment était cette touche féminine qu’une femme déposait chez un homme. Mais il semblerait que je n’ai pas encore trouver la perle rare. A moins qu’elle ne soit plus près que je ne le pense…






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MessageSujet: Re: [Flashback] Chevalier servant et Demoiselle en détresse (Avec Lacey)   Mer 22 Jan - 11:51






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La honte, quand même de ne pas avoir compris qu’il parlait de la nuit plutôt que de l’état de sa maison. L’alcool m’empêchait réellement de réfléchir. Parfois, ça faisait du bien de s’arrêter de penser, surtout quand on cogitait autant que moi. Heureusement pour moi que James ne releva pas plus que ça ma boulette, même si ça l’avait bien fait rire. C’était gentil de sa part quand même de ne pas insister sur cette erreur. Je connaissais d’autres personnes qui auraient continué d’en parler comme si c’était la meilleure blague de l’année et ça aurait fait le tour de Storybrooke, rien que pour que tout le monde sache que j’étais tellement alcoolisée que je ne pigeais que dalle à ce qu’on me racontait. Et le pire dans cette histoire, c’était que quand j’avais dit ça, je n’étais même pas sur mes deux jambes, mais dans ses bras, puisque je l’avais mis « au défi » de me porter.

Quand il m’assura qu’il ne tenterait rien envers moi, je n’avais pas pu m’empêcher de plaisanter là-dessus en me déclarant nièce de Jackie Chan. J’ignorais totalement qui était ce Jackie. Il était sorti tout naturellement de ma bouche, comme si c’était une expression courante. Il faudrait que je cherche puisque je ne pouvais pas demander à James qui était l’homme que j’avais cité, sinon, il allait se poser des questions et je me voyais mal lui répondre. Allez avouer à quelqu’un que vous étiez qu’une pauvre amnésique à la recherche de sa mémoire ! Enfin, malgré ça, je ne pouvais pas nier que James était mon style d’homme. D’ailleurs, je le lui dis. J’avais un peu débité ça avant que l’information ne soit montée dans mon cerveau, mais tant pis. Au point où j’en étais, je n’avais plus grand-chose à perdre à cette heure-ci de la journée.

Au moins, il sourit à cette remarque et je n’insistais pas plus. C’était assez compliqué d’avoir une conversation avec quelqu’un quand cette personne vous portait dans ses bras. Le reste du chemin jusqu’à chez James se fit assez silencieusement. Je croyais qu’il allait me poser par terre une fois arrivé au pied de son immeuble, mais non, il continua de me porter. Je fus surprise qu’il ne prenne pas l’ascenseur, mais plutôt les escaliers. Moi, feignante comme j’étais, j’aurais pris l’ascenseur, mais bon, tout le monde n’était pas comme moi. Quand James me posa, ce fut sur le canapé et à nouveau la question sur comment j’allais. Je n’avais pas compté le nombre de fois où il m’avait demandé la même chose et je ne voulais vraiment pas être méchante en lui répondant que j’allais avoir besoin de beaucoup de temps avant de décuver totalement.

Il ne prit pas mal ma réponse à sa question. Fort heureusement d’ailleurs parce que je m’en serais voulue qu’il le prenne mal. Tant que je n’avais pas la tête dans la cuvette, ça irait. Le moins drôle, se serait quand j’aurais la nausée. Avec tout ce que j’avais bu, il n’était pas improbable que mon estomac fasse un rejet à un moment ou un autre. Je regardais autour de moi pour connaître un peu plus James. Apparemment, on connaissait une personne en fonction de la décoration de chez elle. Chez le docteur Lynch, par exemple, c’était tellement peu décoré qu’on comprenait très vite que cet homme ne possédait cet appartement que parce qu’il lui fallait un endroit pour dormir et qu’il ne vivait que pour son travail. Au moins, James n’était pas comme ça. C’était même sympathique. Puis je demandais s’il avait des colocataires.

Nous avions parlé des miens, mais pas des siens. Je ne savais même pas s’il en avait ou pas. S’il en avait, j’espérais réellement que ça ne dérangerait pas. Je savais ce que c’était de débarquer quelque part sans que tout le monde ne soit au courant et à quel point ça pouvait être dérangeant. Nafanaïl me l’avait très bien fait comprendre et il continuait à me le rappeler chaque jour. Je fronçais les sourcils quand James me répondit qu’il vivait presque seul. Comment ça presque seul ? C’était possible ça ? Comment pouvait-on vivre « presque seul » ? Est-ce que c’était parce qu’il accueillait de temps à autre des gens chez lui et que du coup, ça lui faisait des colocataires temporaires ? Je ne comprenais absolument rien ! Je n fus pas en mesure de lui poser la question car il disparut dans une pièce. Du coup, je me retrouvais seule dans le salon et je continuais de regarder autour de moi.

Quand James revint à peine quelques minutes plus tard, il me tendait un verre d’eau. Je l’acceptais tout en le remerciant et bus une gorgée. Je sentis la fraicheur de l’eau couler dans ma gorge et cela me fit du bien. Je lâchais un soupire de bien-être et m’installais un peu plus confortablement dans le canapé. Une nouvelle question vint de la part de James, mais cette fois-ci, ce ne fut pas à propos de comment je me sentais. Au contraire, il voulait savoir si j’étais allergique aux chats.

- Euh… non, j’pense pas… Pourquoi ? Z’avez un chat ?! AAAAAAH ! C’pour ça qu’vous m’avez dit que vous viviez « presque pas tout seul » !!! J’viens d’comprendre ! répondis-je en riant à nouveau de ma propre bêtise. Lâchez donc votre fauve ! L’enfermez pas juste pour moi, hein ? J’mérite vraiment pas tant !




Beauty and the Beast

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MessageSujet: Re: [Flashback] Chevalier servant et Demoiselle en détresse (Avec Lacey)   Ven 24 Jan - 15:55





Chevalier servant et Demoiselle en détresse












Lacey French ♥ James Jackson




Le verre d’eau sembla faire du bien à la jeune femme qui poussa un soupir de bien-être. Mon canapé sembla être à son goût puisqu’elle s’y enfonça plus profondément. Lacey allait mieux cela se voyait même si l’alcool était encore présent dans son organisme et embrumait encore son esprit. Je m’asseyais sur la table basse face à elle en attendant la réponse à sa question et avant d’ouvrir la porte de sa cuisine. Il aurait surement à dormir avec Moustache. Son petit chat n’aimait pas quand il s’enfermait dans la chambre, seul ou accompagné et préférait nettement quand il oubliait de fermer la porte ou quand il dormait sur le canapé comme ce serait le cas. Tout au moins ce qu’il restait de la nuit.

« Euh… non, j’pense pas… Pourquoi ? Z’avez un chat ?! AAAAAAH ! C’pour ça qu’vous m’avez dit que vous viviez « presque pas tout seul » !!! J’viens d’comprendre ! Lâchez donc votre fauve ! L’enfermez pas juste pour moi, hein ? J’mérite vraiment pas tant ! »


L’innocence dans la voix de Lacey me mettait du baume au cœur. J’aurais pu avoir une enfant en face de moi que ça n’aurait pas changé son discours. Son rire était des plus agréables et je regrettais que notre rencontre n’ait pas eu lieu dans d’autres circonstances. Mais bon, je devais m’en contenter, j’avais déjà de la chance d’avoir sa compagnie pour quelques heures. Je lui rendis son sourire et me levais pour aller libérer Moustache. Je pris quelques minutes pour lui donner à manger avant de retourner voir son invité. Si seulement il avait pu sortir le grand jeu face à elle, il aurait eu une chance de la séduire mais les conditions ne s’y prêtaient pas trop. Le lendemain serait peut-être plus propice à ce genre de débat surtout que je gardais en mémoire les paroles de la jeune femme. Comme quoi j’étais son type au moins physiquement, cela pourrait me suffire.

Le petit tigre restera encore un peu dans la cuisine et allais nous laisser seuls pour l’instant. Un bon moment pour entamer une nouvelle discussion. J’essayais de savoir ce qui m’intéressait le plus à propos de la jeune femme. Je savais déjà certaines choses comme son métier et ses relations avec son colocataire. Et pourtant elle semblait encore si mystérieuse, ça me fascinait réellement. Je m’efforçais de ne pas la fixer trop longtemps mais c’était difficile. Elle était tellement belle, la courbe de son menton était harmonieuse et ses cheveux un peu en bataille lui donnait un air un sauvage qu’il lui allait très bien. Je crois que l’on pouvait dire que j’étais sous le charme comme je l’étais de toutes les femmes, elles étaient la grande faiblesse des hommes. Mais Lacey avait un petit quelque chose de plus. Une sorte de tristesse sous-jacente qui la rendait particulièrement attirante. Toujours en quête de ma question depuis un moment déjà, je sentis une petite boule de poils se frotter contre ma jambe. Je l’attrapais pour le poser sur mes genoux.


« Lacey, je vous présente Moustache. Moustache, voici ma superbe invité, la charmante Lacey. »

Le compliment à peine camouflé était assortit d’un magnifique sourire adresser à la jeune femme qui était la source de mon inspiration. Je laissais tomber ma question pour l’instant. Il viendrait surement un moment plus opportun pour étancher ma curiosité. Son mystère lui allait bien et je pouvais bien lui laisser encore un peu.

« Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n’hésitez pas à demander. »

Puis en désignant le petit tigre roulé en boule qui ronronnait sur ses genoux.

« Vous voulez le prendre ? »






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MessageSujet: Re: [Flashback] Chevalier servant et Demoiselle en détresse (Avec Lacey)   Mar 28 Jan - 18:00






James & Lacey

~ I'm not a damsell in distress ~


C’était bien la première fois que quelqu’un était aussi prévenant avec moi, en dehors de Sun, bien évidemment. Au moins, j’avais l’impression d’être quelqu’un. Nafanaïl ne m’aidait pas sur ce point-là. Heureusement, il n’y avait pas que lui dans ma vie parce que sinon, je serais surement retournée m’enfermer en psychiatrie. Le verre d’eau que m’offrit James me fit du bien. En plus de ça, j’étais assise sur un canapé confortable. Que demander de plus ? Je regardais mon Sauveur s’asseoir sur la table basse, juste en face de moi pendant qu’il me demandait si j’avais une quelconque allergie aux chats. Chose que je ne connaissais pas de moi. Je supposais que non, mais je n’étais pas sure. Il n’y avait qu’une seule façon de le savoir : rencontrer un chat. Je n’avais pas croisé beaucoup d’animaux depuis que j’étais sortie de l’hôpital. Je n’avais même pas été faire un tour au zoo alors qu’on m’avait dit qu’il était plutôt grand pour un zoo de bourgade. On avait de la chance, donc.

Que James me pose cette question me permit de comprendre pourquoi il avait dit qu’il vivait presque tout seul. J’avais trouvé cette phrase très bizarre parce que soit on vivait seul, soit on vivait avec quelqu’un (un ou plusieurs), mais presque tout seul, ça voulait dire que les gens allaient et venaient à leur guise. Personnellement, ce principe là m’insupporterait ! Voir des gens débouler chez moi pour une nuit ou deux et repartir pendant X temps pour revenir ensuite… Il y aurait de quoi avoir une migraine fulgurante ! Mais c’était vrai qu’avoir un animal ça relevait de la catégorie du « presque tout seul » et parce que je n’avais pas pensé à ce point-là, je n’avais pas pu m’empêcher d’éclater de rire. Décidemment, l’alcool m’embuait vraiment le cerveau. C’était ça qui était drôle en fin de compte ! C’était grisant d’oublier ses soucis jusqu’au lendemain. Enfin, en attendant, j’apparaissais presque pour une simple d’esprit, mais tant pis ! Je me rattraperai à un moment ou un autre.

Mon Sauveur se leva pour aller ouvrir la porte de la cuisine. Je me penchais légèrement pour voir un chat arriver, mais rien pour le moment. D’ailleurs, James non plus ne revint pas directement. J’ignorais pourquoi, mais en même temps, il était chez lui, donc il avait le droit de faire les trucs qu’il devait faire chez lui. Quand il revint, le chat n’avait toujours pas émergé de la cuisine. Mais peu importait. Il reprit sa place sur la table basse tandis que je terminais tranquillement mon verre d’eau qui me rafraichissait un peu. Entre l’alcool qui chauffait et l’eau qui refroidissait… Ma foi, ça faisait un sacré contraste qui n’était pas si désagréable que ça. Je sentais le regard de James posé sur moi. J’avais l’étrange sensation qu’il voulait dire quelque chose. Du coup, je restais silencieuse pour l’inciter à parler, mais apparemment, rien ne semblait venir. C’était étrange ce silence. Ce n’était pas pesant, mais il n’était pas vraiment agréable non plus. Du coup…

Et bien du coup rien du tout car le chat sembla enfin vouloir se montrer. Je l’avais regardé venir vers son maître puis se frotter contre sa jambe. Un sourire se dessina sur mes lèvres tellement je trouvais ça mignon. Je me redressais légèrement sur le canapé quand James attrapa le petit animal pour le poser sur ses genoux. Les présentations me firent sourire, surtout la deuxième partie qui me fit légèrement rougir. Comment je le savais ? Parce que je sentais cette petite chaleur sur mes joues. Je regardais le chat qui faisait de même sur moi. J’étais une parfaite étrangère pour ce chat, normal que je me fasse dévisagée un peu.

- Et à toi, on t’fait pas d’compliments, fis-je au dit Moustache. Laisse-moi te dire que t’es un joli p’tit chat !

Je relevais la tête vers le maître des lieux qui m’assurait que si j’avais besoin de quelque chose, il fallait que je demande sans être gênée. J’hochais la tête en lui adressant un sourire de remerciement. Il avait de la chance, je n’étais pas vraiment chiante comme fille. On avait pire que moi comme colocataire, même temporairement. La où je devenais pénible, c’est quand on m’embêtait ou qu’on faisait tout pour que je fasse mes valises pour partir ailleurs. Bah quoi ? C’était de la légitime défense à ce tarif là ! Et encore, je me trouvais bien gentille parfois. Tout ça parce que j’avais bon cœur ! Parfois, je regrettais que le Docteur Lynch ne m’ait pas fait une lobotomie ou que sais-je encore. Je sortis de ma rêverie quand James me demanda si je souhaitais prendre son chat.

- C’est vrai ? Je peux ?

Je tendis les bras avant qu’on ne me réponde. A cause de l’alcool, j’avais l’impression d’être une gamine de neuf ans à qui on venait d’offrir un nouveau jouet. D’ailleurs, à mes neuf ans, que m’avait-on offert ? Je n’en avais pas la moindre idée ! Mais on s’en fichait. Si on m’avait offert des cadeaux de Noël, aujourd’hui, je n’en possédais plus aucun ! Délicatement, je pris le chat dans mes bras tout en guettant la moindre réaction négative de l’animal. Je n’avais pas spécialement envie de me retrouver avec des griffures un peu partout. Surtout que ça ne faisait pas vraiment du bien. Je m’assis un peu plus correctement pour avoir le chat sur mes genoux, de telle façon que s’il voulait s’en aller, il pourrait le faire sans s’en prendre à moi. Tranquillement, je me mis à caresser le dos de Moustache qui se mit à ronronner. Mon sourire s’élargit. J’avais un nouveau copain ! Et pas d’allergie en vue !

- Il ne s’ennuie pas, enfermé dans l’appartement ? demandais-je. Les chats sont vachement indépendants par rapport au chien, n’est-ce pas ?

Je m’étonnais d’où me venait mon savoir parce que je n’en avais aucune idée, mais bon… Si je le savais, ça voulait dire que je l’avais un jour appris quelque part. Tout ce que je savais, je l’avais appris, mais je ne m’en souvenais pas. C’était le plus frustrant dans cette histoire.

- Dites, je veux vraiment pas déranger ou casser une de vos habitudes donc surtout, il faut pas vous embêter pour moi hein ? J’veux dire que vous avez un chouette canapé donc une couverture et ça m’ira très bien !

J’avais déjà dormi sur bien pire qu’un canapé. Rien ne pouvait être pire que mon misérable lit en psychiatrie donc voilà.




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MessageSujet: Re: [Flashback] Chevalier servant et Demoiselle en détresse (Avec Lacey)   Sam 8 Fév - 23:13
[quote="James Jackson"]





Chevalier servant et Demoiselle en détresse












Lacey French ♥ James Jackson




Elle pencha la tête vers le dénommé Moustache dont elle venait de faire la connaissance. Ces cheveux tombèrent le long de son visage, ce geste était pourtant plein de charmes et ne manqua de me plaire. Ah si seulement, je n’étais pas si raisonnable...

« Et à toi, on t’fait pas d’compliments. Laisse-moi te dire que t’es un joli p’tit chat ! »


Lacey releva alors son joli minois et répondit à mon sourire par une identique mimique. Son mystère l’entourait encore comme un halo sombre qui ne faisait que rehausser la chaleur de son visage. Concentration, je ne devais pas me laisser, c’était un invité qui aurait droit à tous les égards dûs à ce titre et je ne tenterais sans qu’elle ne l’ait expressément demandé. Je remarquais son regard porté sur la petit boule de poil qui ronronnait tranquillement sur mes genoux et proposait de la lui céder. Une fois encore son visage s’éclaira comme celui d’une petite fille qui venait de recevoir le plus beau cadeau du monde.

« C’est vrai ? Je peux ? »


Elle tendit les bras et en réponse je soulevais Moustache qui se fichait éperdument de ce qui allait lui arriver. Tant qu’on le caressait cela faisait son bonheur. La jolie brune l’attrapa doucement comme si elle craignait qu’il ne la griffe ou qu’il décide qu’un endroit de la pièce était plus intéressant mais c’était sans le connaitre. Il était un peu timide mais ne rechignait pas à se faire porter ou caresser par des mains inconnus surtout féminine. Quelque fois, je me disais que l’on était fait pour s’entendre. Elle se cala mieux dans le canapé confortable et posa le petit tigre sur ses genoux et commença à le caresser. Aussitôt, il reprit son ronronnement, il semblait apprécier ma nouvelle invité et le lui montrait ce qui eut pour effet de réjouir grandement sa porteuse.


« Il ne s’ennuie pas, enfermé dans l’appartement ? Les chats sont vachement indépendants par rapport au chien, n’est-ce pas ? »

« Vous savez, tant que je lui donne à manger et que je le caresse dès du temps de libre, il est heureux... Vous lui plaisez beaucoup. »

Son regard s’égara à nouveau sur la décoration recherchée mais simple de mon appartement tout en continuant d’un geste presque habituel de passer ses doigts dans le pelage doux de mon chat. La scène était amusante mais je ne serais jamais permis ce genre de réflexion. Elle était passée de l’air d’une petite fille à celui d’une femme normale qui profiterait de sa soirée en passant par une expression un peu peureuse au moment de prendre l’animal. C’était fascinant de voir ces différents changements de comportement et de personnalité selon les situations et cela même en quelques minutes.

« Dites, je veux vraiment pas déranger ou casser une de vos habitudes donc surtout, il faut pas vous embêter pour moi hein ? J’veux dire que vous avez un chouette canapé donc une couverture et ça m’ira très bien ! »

La gentillesse et la naïveté de la jeune femme faisait plaisir à voir mais ce n’était pas très gentleman de laisser coucher les invités sur le canapé. Et puis changer ses habitudes de temps en temps n’est pas une mauvaise chose. Mon lit conviendrait bien mieux pour qu’elle passe une bonne nuit et récupérer ainsi au mieux de cette soirée bien arrosée.

« Non, ne vous inquiétez pas. Vous aurez le droit au lit et j’insiste. »

J’ajoutais à ma tirade un regard appuyé disant bien le fond de ma pensée et insistant ainsi sur le fait que je ne changerais pas d’avis quoi qu’elle fasse où qu’elle dise. Il en allait de mon honneur. Qui serais-je vraiment pour la laisser dormir ici ? Et à moins qu’elle ne veuille de ma compagnie, ce sera mon lieu de repos.


« D’ailleurs il est grand temps que vous le rejoignez. Je vous laisse quelques minutes pour la préparer et je reviens. »

Je me levais et commençait à partie en direction de la chambre mais avant de disparaitre dans l’entrebâillement de la porte, je glissais une œillade à Lacey et adressait une phrase au petit tigre.

« Moustache, garde bien un œil sur elle. »

Il poussa un léger miaulement adorable et retourna à sa sieste ronronnante. Je poussais la porte et arrangeais un peu la chambre histoire qu’elle soit un peu présentable. Je retendis les draps et allumait la lampe de chevet. Je jetais un œil sur le reste de la chambre mais rien ne semblait être dérangé. Je rangeais le livre qui était posé sur la table à la tête de lit dans l’une des étagères qui me servait de bibliothèque. Ceci fait, je retournais voir mon invité.







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MessageSujet: Re: [Flashback] Chevalier servant et Demoiselle en détresse (Avec Lacey)   Jeu 13 Fév - 18:38






James & Lacey

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S’il y avait bien une chose dont j’étais certaine, c’était que jamais je ne pourrais avoir d’animaux tant que je vivrais chez Nafanaïl. Ben oui quoi, il serait capable de le manger ! Quoi que jusqu’à présent, je n’avais pas vu de chat ou de chien dans notre frigo… Peut-être qu’il n’en mangeait pas… Ouais, mais n’empêche, ce n’était pas la peine que je ramène un animal avec moi, il repartirait dehors aussi sec et moi avec. Le propriétaire de la demeure où je vivais s’était donné comme objectif de me faire quitter les lieux alors si je lui donnais d’autres raisons de me mettre à la porte, il allait finir par y arriver. Donc il faudrait que je m’assoie sur une quelconque envie d’avoir un jour un animal. Un poisson ? Ca le ferait grincer des dents ! Mais rien que pour l’embêter un peu, je serais capable de l’appeler Sushi, juste pour voir sa réaction. Ca m’amuserait un bon coup !

Enfin, avant de faire des plans comme celui-là, il faudrait peut-être que je laisse les choses se tasser un peu étant donné la façon dont tout était parti en cacahuète, la dernière fois. Heureusement que Sun était rentrée à temps, avant qu’on ne s’entre-tue. Bon, c’était un duel au premier sang qu’on était entrain de faire et j’avais imposé mes conditions pour éviter de mourir sous un mauvais coup, mais qui pouvait dire exactement jusqu’où nous aurions été ? Il aurait été possible que ça aille encore plus loin, du coup, il était préférable que la seule personne capable de nous séparer soit arrivée à temps. Mais bon, j’étais là, j’étais complète sans la moindre égratignure donc tout allait bien ! Et en plus de ça, on venait de me présenter un chat prénommé Moustache. Un joli chat d’ailleurs ! D’ailleurs, est-ce que ça existait des chats moches ?

Je tendis les bras lorsque James me demanda si je souhaitais prendre Moustache sur moi. Comment dire non à une demande pareille ? Délicatement, je pris le chat dans mes bras tout en espérant qu’il n’allait pas me mettre un coup de griffes pour s’échapper. Après tout, il ne me connaissait pas donc il aurait toutes les raisons du monde de ne pas vouloir être avec moi. Je m’installais un peu mieux sur le canapé et le posais sur moi avant de laisser ma main se promener sur les poils doux du chat. Je n’y connaissais pas grand-chose sur les animaux puisque je n’avais pas le souvenir d’en avoir eu un jour, mais je posais tout de même une question. Je voulais savoir si Moustache ne s’ennuyait pas enfermé dans un appartement. C’était possible, non ?

J’écoutais religieusement la réponse de James tout en hochant la tête. Par contre, un sourire ravi se dessina sur mes lèvres quand il m’affirma que je plaisais à Moustache. C’était mignon ! Et c’était flatteur ! Ce chat ne me connaissait ni d’Eve, ni d’Adam et pourtant, j’avais réussi à faire amie-ami avec lui en quelques secondes. Bon, peut-être que ce chat n’était pas bien difficile en matière d’amitié. Enfin peu importait, moi, j’étais bien contente de savoir que j’avais, ce qu’on appelait, une touche avec ce joli matou !

- Vrai ? Han mais c’est génial ! J’suis contente !

Je souriais de toutes mes dents tandis que je regardais autour de moi avant de lui assurer que je ne voulais pas déranger dans son petit quotidien et que du coup, je ne voulais pas qu’il s’embête pour moi. Personnellement, le canapé m’irait très bien. En plus, j’étais déjà bien assise dessus du coup, j’étais certaine que pour dormir, ce ne serait pas un problème. J’avais bien dormi sur pire que ça. Les lits à l’hôpital, surtout en psychiatrie, n’étaient pas ce qu’il y avait de plus confortable. J’étais bien contente d’avoir un vrai lit désormais ! Bon, il me manquerait ce soir, mais je pouvais bien dormir sur un canapé, ça ne me tuerait pas. C’était déjà bien gentil de la part de James de me laisser dormir là. Rien ne l’y obligeait. Une légère moue se dessina sur mes lèvres quand il insista pour me laisser le lit.

Je ne pouvais décemment pas insister de trop. En tant qu’invitée, ça ne se faisait pas de faire sa loi, du coup, je n’avais plus qu’à accepter, même si c’était gênant… De plus, je pourrais dire n’importe quoi pour faire en sorte de dormir sur le canapé, James m’avait bien fait comprendre que ça ne servirait à rien d’essayer d’argumenter. Je hochais la tête, résignée à obéir. Je n’avais pas le choix ! Je continuais de caresser Moustache qui s’était couché sur mes genoux et qui ronronnait quand mon hôte m’annonça qu’il était tant pour moi d’aller me coucher. Je le regardais se lever et disparaître ailleurs tout en donnant l’ordre à son chat de me surveiller. Un miaulement s’échappa de la bouche du petit félin avant de reprendre son état de létargie. Je restais seule quelques minutes jusqu’à ce que James revienne dans le salon.

- Je veux pas aller me coucher, fis-je d’un air légèrement boudeur. Je suis pas fatiguéééééééééée !

Je déposais le chat sur le canapé avant de me lever sur mes deux jambes. Je ne vacillais pas, c’était déjà un bon point pour moi. La stabilité revenait, même s’il faudrait plusieurs heures pour décuver totalement. Je m’avançais jusqu’à James et levais la tête vers lui :

- Je peux pas rester debout encore un peu ?




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MessageSujet: Re: [Flashback] Chevalier servant et Demoiselle en détresse (Avec Lacey)   Mar 25 Fév - 17:03





Chevalier servant et Demoiselle en détresse












Lacey French ♥ James Jackson




Tout était en ordre pour accueillir ma délicieuse invitée. Il était temps d’aller la chercher, elle pourrait ainsi dormir tranquillement et décuver un peu après cette soirée bien arrosée qu’elle avait passée. Je retournais au salon pour les voir tous les deux. Adorable, mon petit moustache se plaisait bien sur les genoux de Lacey et j’étais attendrie devant cette scène. Quand elle remarqua ma présence, elle posa son regard sur moi.

« Je veux pas aller me coucher. Je suis pas fatiguéééééééééée ! »

On aurait dit une gamine, l’air boudeur qu’elle arborait était à croquer. Comment dire non à une telle créature ? Son visage était tout ce à quoi un homme ne pouvait refuser et pourtant je me l’interdisais. Tout ça pour l’honneur. Ah des fois je me détestais. Mais bon, j’avais pris ma décision et je ne reviendrais pas dessus. Je ne ferais rien sans son accord express. Je la vis déposer Moustache sur le canapé, ce qu’il fit avec un miaulement de protestation. Et elle se leva, je m’approchais d’elle à grand pas pour la rattraper au cas où, car même si mon sol était en moquette et non en bitume, une chute n’en était pas moins désagréable. Mais avant que je ne l’aie atteinte, je remarquais qu’elle ne vacillait même pas. Les effets de l’alcool s’estompaient un peu. Elle s’avança vers moi et arrivée à quelques centimètres de moi, elle leva la tête et me demanda :

« Je peux pas rester debout encore un peu ? »

Je ne savais pas si avais conscience de son pouvoir de séduction mais son air de chien battu ne pouvait que me faire dire oui. Mais étais-ce raisonnable. L’ultime question entre raison et sentiment. Mais après tout, elle était adulte et responsable, c’était son choix et je n’avais le droit de m’y opposer même si elle était chez moi.

« D’accord mais allongez-vous au moins. Comme si la fatigue vous gagne, vous serez déjà au bon endroit. Venez. »


Je pris mon invitée par la main et la guidais vers ma chambre. Je ne regrettais pas ce geste et j’espérais ne l’avoir froissée par cette prise. Ce n’était pas grand-chose mais pouvait représenter beaucoup. Et j’aurais aimé que cela veuille dire plus mais j’étais l’éternel ami et ne serait surement jamais plus pour une femme, du moins à long terme. Je ne faisais plus trop attention à ce détail et même si je cherchais toujours, je me contentais de ce qu’elles voulaient bien me donner à l’instant présent et cela me suffisait. J’ouvrais donc la porte et la menait sur le lit que je venais de lui préparer.

« Voilà, allongez-vous, je peux vous raconter une histoire pour vous endormir si vous voulez. »

Je la charriais sur ce point car je savais que son comportement laissais parfois penser à celui d’une gamine. Surtout pour cette scène où elle ne voulait pas aller dormir. C’était typiquement un caprice d’enfant mais cela lui allait si bien. Je me suis assis sur le rebord du lit en attendant qu’elle se décide à me rejoindre. Comme ça, nous pouvions discuter avant que l’alcool ou la fatigue ne l’endorme. Moi, j’avais l’habitude de passer des nuits blanches, avec un travail de nuit et un de jour, ce n’était pas toujours une bonne chose mais j’avais appris à faire avec. Mais ce n’était peut-être pas le cas de la belle brune. Je lui offris mon plus grand sourire pour l’inviter à prendre place sur le matelas confortable tandis qu’elle s’arrachait à la contemplation de mon mobilier. Cette pièce au contraire du salon avait une touche plus intime, plus fermée, plus secrète qui me plaisait plus et cela montrait bien les deux côtés de ma personnalité.






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Lacey French
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MessageSujet: Re: [Flashback] Chevalier servant et Demoiselle en détresse (Avec Lacey)   Mar 4 Mar - 22:57






James & Lacey

~ I'm not a damsell in distress ~


Le marchant de sable était loin d’être passé. Ou alors, il était passé depuis trop longtemps. Enfin, en tout cas, une chose était sûre, c’était que je n’avais pas sommeil. En fait, j’étais en pleine forme. Que James parte préparer le lit m’arracha une mine boudeuse qu’il ne put voir. Malheureusement, j’étais l’invitée, du coup, je ne pouvais que me plier à ses ordres, mais ce qui me chagrinait le plus, c’était qu’il me donne son lit alors que je pourrais très bien me contenter du canapé. C’était vrai, je le trouvais confortable en plus. Et puis, quand on avait dormi pendant longtemps dans un lit de la section psychiatrique, on ne rechignait pas quand on nous offrait un canapé. Mais encore une fois, j’étais l’invitée. Pendant qu’il était parti dans sa chambre, je continuais de caresser Moustache qui s’était mis à ronronner. C’était mignon ce bruit. Ca me faisait sourire.

Quand James revint, ça sonnait l’heure d’aller se coucher. Aussi, je lui fis remarquer que je n’étais pas fatiguée. Mais peut-être que lui l’était. C’était un bon moyen pour qu’il aille se coucher dans son lit et qu’il me laisse le canapé. Un bon moyen, oui, mais je ne connaissais pas encore vraiment l’homme que j’avais en face de moi. Je me levais, tout en déposant Moustache sur le canapé. Celui-ci protesta, mais je ne pouvais pas le garder indéfiniment sur moi, sinon j’allais m’y attacher et j’allais l’embarquer avec moi… Bon, peut-être pas l’embarquer, je n’étais pas une voleuse et Nafanaïl risquait de lui mettre un coup de pied pour qu’il s’en aille. Il était méchant, lui. Je me dirigeais vers James puis une fois face à lui, je lui demandais si je ne pouvais pas rester debout un peu plus longtemps.

Je le vis réfléchir à ma question pendant quelques instants. Pour ma part, je ne bougeais pas d’un poil, j’attendais qu’il me réponde tout en priant très très fort qu’il dise « oui ». Un simple mot pour me faire plaisir. Si c’était « non », je n’aurais pas d’autre choix que d’obéir. Tant pis pour moi, donc. Je patientais tout en abordant mon air de chien battu. Enfin, la réponse tomba et un grand sourire se dessina sur mes lèvres. Par contre, il voulait quand même que j’aille m’allonger ou au moins aller dans la chambre. Zut ! Il y tenait vraiment à son canapé ! Je lâchais un soupire résigné. Je n’avais pas vraiment le choix. Surtout qu’il m’attrapa la main pour m’entrainer à sa suite. Je me laissais faire tout en le suivant jusqu’à sa chambre. Finalement, nous arrivâmes face à une porte fermée qu’il ouvrit.

J’entrais dans la chambre et comme à chaque lieu que je visitais pour la première fois, je regardais autour de moi. Certes, ce n’était qu’une chambre, composée d’un lit et d’à peu près tout ce qu’on pouvait trouver dans une pièce destinée à servir pour dormir. Mais je pus constater qu’elle était beaucoup mieux ranger que la mienne. Peut-être était-ce parce que je ne pouvais pas trop m’étaler dans le reste de la demeure où je vivais ? Surement. James ne m’avait toujours pas lâché la main et je ne m’en plaignais pas. Il me mena jusqu’à son lit. Les lits étaient frais et propres. C’était gentil de sa part de l’avoir préparé, mais je n’en demandais réellement pas tant. Un sourire amusé se dessina sur mes lèvres quand il se proposa de me raconter une histoire.

- Naaaaaaaaaaaaan ! Pas d’histoire ! J’en ai pas besoin. Puis je préfère lire moi-même. J’aime pas quand on me fait la lecture.

C’était vrai en plus ! Je n’étais pas attentive quand on me faisait la lecture. Ca rentrait plus dans ma tête quand c’était moi qui lisais que l’inverse. Du coup, James n’aurait pas besoin de prendre cette peine. Quand il s’assit sur le bord de son lit, il me lâcha la main. Je restais plantée là, debout pendant quelques instants, regardant encore un peu autour de moi. Puis, je le vis tapoter la place à côté de lui. Je vins m’asseoir sur le morceau de lit désigné et ramenais mes jambes en tailleur. Je m’asseyais souvent comme ça quand je pouvais. D’habitude, j’avais un livre que je posais dans le creux, mais je n’en avais pas ce soir. Toute façon, je doutais fortement avoir la force de lire, là tout de suite. Je posais ma tête contre l’épaule de James et pris une nouvelle inspiration.

- Sérieux, ça vous dérange pas de dormir sur le canapé ? Parce que c’est vraiment gentil de votre part tout c’que vous faites.

Je me redressai et me tournais vers lui :

- Oh je sais ! Peut-être que j’pourrais faire quelque chose pour vous remercier, non ? J’sais toujours pas comment hein, mais j’vais trouver ! Dois bien y avoir un truc qui vous ferait plaisir, non ? Allez-y, demandez moi c’que vous voulez ! Je le ferais.

Dans la mesure du possible, bien évidemment. Je n’étais pas Toute-Puissante donc il y avait des choses que je ne pourrais pas faire, mais sinon, ben il pouvait demander. Il fallait bien que je le remercie pour tout ce qu’il avait fait, non ? Sérieusement, qui venait en aide à une inconnue et passait du temps avec elle ? Très peu de gens auraient fait ce que James avait fait. Donc pour ça, je ne pouvais que lui être reconnaissante. Et ce n’était pas la peine de me répondre « rien » parce que ça ne fonctionnerait pas avec moi. J’y tenais réellement à ce qu’il me dise comment je pourrais le remercier alors j’étais prête à lui sortir tout un tas d’argument.




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Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. by Anaëlle
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James Jackson
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MessageSujet: Re: [Flashback] Chevalier servant et Demoiselle en détresse (Avec Lacey)   Mar 11 Mar - 9:13





Chevalier servant et Demoiselle en détresse












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« Naaaaaaaaaaaaan ! Pas d’histoire ! J’en ai pas besoin. Puis je préfère lire moi-même. J’aime pas quand on me fait la lecture. »

Une lectrice ? J'allais de surprise en surprise, les bars n'étaient pas les endroits premiers où l'on pensait en rencontrer une lectrice. Mais cette femme était surprenante depuis que je l'avais rencontrée, elle ne ressemblait vraiment pas aux autres femmes. Une fois assis sur le rebord du lit, je tapais la couette chaude. Avec un sourire, elle vint prendre place à côté de moi et ramena ses jambes sous elle. Cette position chez un adulte m'amusait toujours et cette impression d'avoir affaire à une enfant persistait. Mais cela ne me gênait pas, au contraire, elle était si adorable. Même si elle disait ne pas être fatiguée, sa tête vient se poser sur mon épaule.

« Sérieux, ça vous dérange pas de dormir sur le canapé ? Parce que c’est vraiment gentil de votre part tout c’que vous faites.  »


Un rire secoua ma poitrine; un sourire chaleureux vint se poser sur mon visage. Il est vrai que le canapé n'était pas mon endroit préféré pour dormir mais cela m'était arrivé plus d'une fois de revenir épuisé de l'une de mes « journées » de travail, de m'affaler sur le canapé et de tomber dans les bras de Morphée. Donc, ce n'était rien pour moi et j'étais incapable de laisser une invité dormir dans un endroit moins confortable que ma chambre. J'allais lui répondre quand elle se releva d'un coup et se tourna vers moi.

« Oh je sais ! Peut-être que j’pourrais faire quelque chose pour vous remercier, non ? J’sais toujours pas comment hein, mais j’vais trouver ! Dois bien y avoir un truc qui vous ferait plaisir, non ? Allez-y, demandez moi c’que vous voulez ! Je le ferais.  »

Me remercier ? Je n'y avais pas songé un seul instant, je n'aurais jamais pu laisser une demoiselle en détresse rencontrer le bitume. Et si je pouvais l'aider à passer une nuit au calme sans son affreux colocataire, je pouvais bien lui offrir ça. Je ne savais pas quoi lui répondre. J'étais à nouveau partager et l'idée était très tentante surtout qu'elle semblait avoir repris un peu ses esprits mais ma raison était plus forte et ma galanterie m'imposait de refuser toute aide de sa part. Je pris à mon tour, une grande inspiration et répondit :

« Le lit est pour vous, cette nuit. Ne vous inquiétez pas, j'ai souvent dormi sur ce canapé. Et vous n'avez pas besoin de me remercier. C'est un plaisir de vous accueillir chez moi. »

J'appuyais machinalement mes paroles d'un geste de négation. Mai je voyais sur son visage déterminé qu'elle ne s'en tiendrait pas à mon seul refus. Mais je tiendrais mes positions et je ne tolèrerais pas qu'elle fasse quoi que ce soit pour moi. En tout cas pas en échange de mon hospitalité. Ce n'était pas utile. Je voulais simplement qu'elle passe une bonne soirée. Mais il y avait bien quelque chose qu'elle pouvait faire.


« Mais si vous voulez vraiment faire quelque chose... Vous pouvez me tutoyer... »

A nouveau un grand sourire marqua mes traits, je savais qu'elle attendait autre chose que ça. Car un tutoiement ce n'était rien mais c'était ce qui me ferait plaisir, enfin la partie la plus avouable. L'autre partie attendrait une autre fois, où l'alcool ne veillerait pas sur sa mémoire et sur ses actions. Si jamais elle le souhaitait, je ne l'obligerais jamais, c'est pour que j'attendrais qu'elle ne se sente plus redevable vis-à-vis de moi. Mais bon, le temps n'était pas à ça et je chassais ces pensées de ma tête et me reconcentrais sur l'instant présent.





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MessageSujet: Re: [Flashback] Chevalier servant et Demoiselle en détresse (Avec Lacey)   Mer 12 Mar - 15:15






James & Lacey

~ I'm not a damsell in distress ~


La surprise se peignit sur le visage de James quand je lui annonçais que je n’aimais pas qu’on me fasse la lecture. Quoi ? Ce n’était pas un drame de ne pas aimer, si ? Parce que je ne restais jamais concentrée jusqu’au bout. Quand c’était des petits textes, ça allait, mais quand ça devenait trop long, je partais souvent dans mes petites pensées et du coup, je n’écoutais plus. Non, s’il fallait lire une histoire, je préférais la lire, moi, dans ma petite tête, comme une grande. Cependant, je ne relevais pas la surprise de James. En plus, il ne me demanda pas pourquoi, donc du coup, on n’allait pas passer trente six ans à polémiquer sur le fait que je refusais qu’on me fasse la lecture. J’allais m’asseoir à côté de lui, quand il tapota la place à côté de lui, et ramenais mes jambes en tailleurs puis laissais ma tête tomber contre son épaule.

Parce que ça m’embêtait qu’il ne dorme pas dans son lit, mais plutôt dans son canapé, je ne pus m’empêcher de lui demander si ça ne le dérangeait réellement pas. Si seulement, il pouvait me dire que si, ça l’embêtait, j’aurais tous les arguments en main pour le convaincre de me laisser son canapé. Enfin, j’ajoutais quand même que c’était gentil de sa part tout ce qu’il avait fait pour moi jusqu’à présent. Ce n’était pas tous les jours que quelqu’un vous empêchait d’aller embrasser le sol. Enfin toujours était-il que ma question le fit rire. Sans décoller ma tête de son épaule, je levais la tête vers lui pour le voir sourire. Qu’est-ce que j’avais dit de drôle ? Avais-je fait une blague sans m’en rendre compte ? Qu’il me le dise, moi aussi je voulais rigoler !

Puis brusquement une idée germa dans ma tête et je me redressais tout en me tournant vers lui, sans quitter ma position assise en tailleurs. J’allais lui être redevable, de ça, j’en étais certaine. Il allait peut-être me dire que ce n’était pas la peine, mais j’étais comme ça. Je ne pourrais pas m’en empêcher. Du coup, je lui demandais ce que je pourrais faire pour le remercier. Ce qui lui ferait plaisir, principalement. Il pourrait demander n’importe quoi, j’étais certaine que je le ferais ! Avec un grand sourire, j’attendais sa réponse. Apparemment, je l’avais encore pris au dépourvu, mais ce n’était pas grave. Il s’en remettrait. Après quelques secondes de réflexion, je le vis prendre une grande inspiration pour me répondre.

Il répondait à ma question précédente et qui concernait le fait qu’il dormirait sur le canapé plutôt que dans son lit. Un sourire reconnaissant se peignit sur mon visage quand il affirma être content de m’accueillir chez lui. Ca c’était gentil ! Ce n’était pas comme Nafanaïl qui rêverait de me voir faire mes valises pour aller crécher ailleurs. Si seulement je pouvais avoir un colocataire comme James, la vie serait sans aucun doute beaucoup plus belle. Enfin, pour l’instant, ce qui m’intéressait, c’était de savoir ce que je pouvais faire pour le remercier pour tout ça. Il devait bien y avoir quelque chose qui lui ferait réellement plaisir. Quand la réponse tomba, une petite moue se dessina sur mon visage. Le tutoyer ? Sérieusement ? Je soupirais.

- Mais c’est pas grand-chose ça ! C’pas assez ! Je peux le faire, mais c’est rien du tout à côté de tout ce que tu as fait pour moi. Tiens ! Tu vois ? Ca y est, j’te tutoie ! Content ? Par contre, tu fais de même hein ? J’veux pas être toute seule à tutoyer !

De ce que ma mémoire me permettait de me rappeler, j’avais plus vouvoyé des gens que tutoyé et ça commençait à me manquer. Déjà que je n’avais pas beaucoup d’amis… Ben oui, j’étais fraichement sortie de psychiatrie, donc je n’avais pas eu trop le temps de me faire des amis. Et puis, au Rabbit Hole, mis à part Wally, je ne m’étais pas fait d’amis. Sinon, j’avais Carrie aussi, mais ça encore c’était autre chose. Puis Sun, que je tutoyais aussi. Les autres, tous des « vous ». Donc quelque part, j’étais bien contente de compter James parmi mon répertoire de tutoiement.

- Bon, aller, autre chose ! Un truc un peu plus important que ça s’il te plaiiiiiiiit !

Pourquoi est-ce qu’avec les hommes, il fallait presque les supplier pour obtenir quelque chose d’eux ? Ce n’était pas bien compliqué de me dire quelque chose qui pourrait lui faire plaisir, si ? Je soupirais. Je remis une mèche de cheveux derrière mon oreille et réfléchis quelques instants avant de relever la tête. Une idée !

- Oh je sais, je sais, je sais ! fis-je en sautillant sur place. J’ai une idée ! Ferme les yeux !

Il fallait qu’il coopère. J’attendis donc tranquillement qu’il s’exécute et une fois que ce fut chose faite, je me penchais vers James et l’embrassais, comme ça. Sous une pulsion soudaine. Mais on s’en fichait.




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MessageSujet: Re: [Flashback] Chevalier servant et Demoiselle en détresse (Avec Lacey)   Lun 17 Mar - 23:01





Chevalier servant et Demoiselle en détresse












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La chose que je lui demandais était si petite qu’elle refuserait surement mais c’était vraiment la seule chose que je voulais d’elle. Le reste ne m’intéressait pas. Je voulais simplement qu’elle pense à autre chose que son effroyable colocataire et ses ennuis du quotidien. Si j’arrivais à lui apporter cela, je serais comblé. Il ne fallait pas plus. Et pourtant je sentais qu’elle voulait me remercier à une hauteur que je ne méritais pas. A ma réponse, Lacey fit une petite moue ennuyée que je trouvais adorable.

« Mais c’est pas grand-chose ça ! C’pas assez ! Je peux le faire, mais c’est rien du tout à côté de tout ce que tu as fait pour moi. Tiens ! Tu vois ? Ca y est, j’te tutoie ! Content ? Par contre, tu fais de même hein ? J’veux pas être toute seule à tutoyer ! »


Comme je le pensais, elle voulait faire plus mais moi je ne le souhaitais pas. Et l’entendre me tutoyer me faisait grandement plaisir. Le vouvoiement ne saillait pas à une si jolie bouche, c’était trop distingué et beaucoup trop pompeux. Une telle femme ne devait pas s’encombrer de ce genre de politesses. Cela lui allait beaucoup mieux. Mais je pouvais comprendre qu’elle les utilise, c’était toujours mieux de rester poli quand on était face à quelqu’un que l’on ne connaissait pas. Et j’étais heureux que Lacey choisisse de me tutoyer surtout que dans le même temps, elle m’avait autorisé de la tutoyer également.

« Bon, aller, autre chose ! Un truc un peu plus important que ça s’il te plaiiiiiiiit ! »

De nouveau, j’avais l’impression d’être face à une petite fille. Mais malgré ses supplications, je ne savais pas quoi lui dire, la voir aussi heureuse me suffisait mais je craignais que cela nous plus ne lui convienne pas. C’était trop abstrait et il lui fallait surement une récompense plus substantielle pour la contenter. Lacey passa une mèche de cheveux derrière dans son oreille dans un geste tout à fait charmant, elle se plongea dans ses pensées. Puis sembla finalement trouver une idée.

« Oh je sais, je sais, je sais ! J’ai une idée ! Ferme les yeux ! »

Elle ne tenait pas en place. Et joli minois me firent craquer. Je fermais doucement les yeux avec un sourire aux lèvres, curieux de savoir ce que son esprit avait bien pu trouver. Mais je ne m’attendais pas à ça. Je ne savais pas à quoi je m’attendais mais en tout cas pas à ça. Ses lèvres se posèrent sur les miennes. Elle ne fit que les effleurer mais son contact était très agréable, tout en douceur et en délicatesse. Exactement comme je me l’avais imaginé. Mais je ne pouvais la laisser faire ça. Je rouvris les yeux, posait ma main sur sa joue et m’écartais.


« Lacey, c’est très agréable... mais tu as encore l’esprit embrumé par l’alcool, si tu en as toujours envie demain, je reconsidèrerais la proposition. »

Ce n’était l’envie qui me manquait de m’emparer de ses lèvres et de son corps mais je ne voulais pas qu’elle le fasse sous l’alcool et encore moins pour me remercier de mon hospitalité. Bien sur, je ne lui dirais pas cette raison. Mais elle était présente. Ce genre d’action était très important pour moi et devait être pleinement mesuré. Mais si elle continuait à me chercher ainsi, je suis sur qu’elle saura percer les barrières de mes bonnes manières. J’espérais seulement qu’elle ne le ferait pas et qu’elle resterait sage. Lacey est une femme superbe et si seulement mon éducation ne me tenait pas en bride, nous ne serions plus en train d’en discuter tranquillement...






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