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« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind
L'histoire se déroule en
Octobre 2013.


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 Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.

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MessageSujet: Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.   Dim 1 Sep - 18:30






Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.









Nafanaïl LawMr. Gold


La paix était une chose étrange. L'ancien chef des Huns n'en avait pas l'habitude. Même si on ne pouvait parler véritablement de tranquillité quand on séjournait avec sa pire ennemie dans une trêve précaire et que vous aviez depuis quelque temps une intruse en la personne de Lacey French dans votre demeure. Mais il n'y avait plus de bataille à mener. Plus de révolte. Même sa vengeance devait attendre. ici, il n'y avait que des recherches infructueuses pour trouver quelqu'un que la malédiction n'avait peut-être pas emporté dans cet étrange monde. Heureusement, Nafanaïl avait trouvé ici quelques endroits lui rappelant leur royaume d'origine. Cela l'apaisait quand le choc des cultures se faisait trop grand tout en renforçant ironiquement sa frustration due à sa mission. Tout autour de lui, les choses bougeaient. La soi-disant sauveuse était arrivée. Un enfant se retrouvait dans un coma étrange. Le temps allait bientôt lui manquer. Il devait retrouver l'empereur avant la fin de la malédiction. Le briser avant que l'ancien chef de leur royaume ne retrouve ses souvenirs. Sinon il perdrait son avantage.

Voilà pourquoi il franchissait aujourd'hui le seuil de la boutique de monsieur Gold. L'ancien chef des Huns n'avait que trop retardé cette rencontre. D'après la réputation de l'antiquaire, il ne pouvait s'agir que du sorcier Rumplestiltskin. La question que ce dernier a conservé oui ou non ses souvenirs ne se posait pas. Shan-yu n'avait rencontré le ténébreux quand une seule occasion mais il avait tout de même la certitude qu'un être aussi puissant ne se ferait pas avoir par un maléfice ou au moins aurait prévu une ruse pour préserver ses souvenirs. Qu'espérait-il trouver dans cette boutique remplie d'objet provenant tout droit des anciennes vies des habitants de Storybrooke ? Des informations, même si elles ne seront certainement pas gratuites. Voilà pourquoi il avait reporté cette visite autant que possible.

Ce n'était pas la seule raison, loin de là. Tandis que le regard de l'asiatique se portait sur la collection de l'ancien sorcier, Nafanaïl cherchait un objet en particulier du regard sans pour autant le trouver. Shan-Yu avait perdu l'amulette qu'il avait obtenue du sorcier dans un précédent pacte durant sa traversée vers Storybrooke. L'objet magique était ici, il en était certain. Peut-être était-il dans la forêt ? Nafanaïl avait bien fait des recherches en bordure de la ville, en vain. Peut-être le talisman était revenu vers son propriétaire ? Au début, il n'avait pas jugé la chose importante. Dans un monde sans magie, le talisman maudit était inutile. Seulement, cette situation allait-elle durée ? La malédiction semblait être sur le point d'être rompu. Il devait récupérer son bien.

Le guerrier s'arrêta près d'une des nombreuses vitrines composant le magasin. Ce ne fut pas l'objet de ses recherches qui le fit s'arrêter ainsi mais une chose venue d'un passé encore plus lointain. Derrière la vitre protectrice se trouvait une broche parmi d'autres bijoux. Et, dans cette boutique amassant les reliques, Shan-Yu se souvint de cette broche à motif floral. Il n'était à l'époque qu'un jeune soldat voulant prouver sa valeur à l'empereur. Alors qu'il était chargé d'engager des volontaires pour la guerre contre les Huns dans un village de leur royaume, une petite fille s'était approchée de lui en déclarant vouloir s'engager. Elle tenait cette broche dans ses mains. Shan-Yu avait mis le bijou dans les cheveux de la fillette en lui disant qu'elle n'était pas encore en âge de faire honneur à sa famille. Une rencontre si brève. Des années plus tard, la fillette allait se travestir pour s'engager dans l'armée et devenir son élève. Ensuite, elle deviendrait son ennemie. Le destin aimait décidément l'ironie. Tout était parti de cette première rencontre. Cette bricole gardait le souvenir d'un moment où Mulan et lui n'étaient pas encore adversaire. Comment avait-elle pu atterrir ici ? Shan-Yu avait la certitude que Mulan ne l'aurait jamais cédé pour un accord avec le sorcier. Mais pouvait-il en avoir la certitude ? Il savait mieux que personne combien le sorcier pouvait être convaincant quand il s'agissait de passer un marché.

Nafanaïl n'eut pas le loisir de creuser la question puisque le propriétaire des lieux fit son entrée. En se tournant vers ce fameux monsieur Gold, le guerrier reconnut immédiatement le sorcier même si la malédiction l'avait quelque peu changé. L'asiatique aurait pu commencer par un bonjour, toutefois la politesse ne comptait pas parmi ses qualités. Du moins, ce trait de caractère dépendait de ces humeurs. Or, aujourd'hui, il prenait comme un échec de devoir rendre visite au ténébreux pour avancer dans sa quête.

"Monsieur Gold." Fut tout ce qui put ressembler à des salutations venant de lui. Il accompagna cette parole en inclinant légèrement la tête car les vieilles habitudes avaient la vie dure. "Ou devras-je plutôt vous appelez Rumplestiltskin ?"

Ils étaient seuls dans la boutique, pas besoin de prendre de gant avec des paroles à double sens. Shan-Yu avait toujours détesté ce genre de phrase. Ils avaient tous deux gardés leurs souvenirs, même si ce fait tenait plus de l'intuition que de la certitude. Il reporta à nouveau son attention sur la broche dans la vitrine. Cette bricole n'avait pas été son but initial mais maintenant qu'il en avait prit connaissance, il ne pouvait plus l'ignorer.

"Combien demanderiez-vous pour ce bijou ?" Demanda-t-il finalement en tapotant légèrement la vitrine pour indiquer l'objet en question.


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Allan Gold
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MessageSujet: Re: Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.   Lun 2 Sep - 16:17






Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.









Nafanaïl LawMr. Gold

Décidément l’arrivée d’Emma dans cette ville avait précipité les choses. C’était son destin de briser la malédiction et malgré les efforts de Regina pour l’en empêcher, elle réussira, c’est écrit. Cette ville réservait encore de belles surprises à ses occupants, dont une à laquelle je ne m’étais pas attendu. La réapparition de Belle, bien sur, elle aussi avait été touchée par le sort noir, mais elle n’était pas morte comme me l’avait annoncé la Reine noire. Ainsi j’avais une petite chance de la récupérer. Il suffirait qu’elle retrouve ses souvenirs et pour cela il fallait briser la malédiction. Je devais simplement me montrer patient.

Je me levais pour aller chercher la deuxième boîte qui contenait un collier entièrement en diamants. Les caves de certaines familles contenaient des trésors qui pouvaient servir de monnaie d’échange pour de l’argent. Et je tenais entre les mains une nouvelle preuve de la richesse de notre ancien monde. Ce collier était une pure merveille et pourtant ils n’avaient pas hésités à venir me le donner en gage contre quelques billets. C’est fou, le pouvoir qu’apportait ses quelques morceaux de papier. J’étais en train de passer un chiffon sur cette merveille de joaillerie quand le carillon de ma boutique retentit. Je reposais délicatement le bijou dans son écrin avant de le ranger sur une étagère puis de ma démarche boitillante, je me suis dirigé vers la pièce centrale de mon commerce.

Quelle ne fut pas ma surprise quand je remarquais que mon visiteur n’était autre que l’on des personnes les plus riches du village et le colocataire de Lacey et de Sun. Selon ses dires, il n’était pas d’une compagnie des plus agréables, il devait lui rester de son passé. L’ancien chef des Uns était penché sur l’une des mes vitrines qui contenait les pièces de joailleries. Je me demandais ce qui pouvait bien passionner ce client particulier.


« Bonjour. Que puis-je pour vous, monsieur Law ? »


Le Un arborait une expression sérieuse mais ses gestes trahissaient les raisons de sa venue. Comme tous les autres, il venait me voir en dernier recours. Il était rare que je reçoive des visites de la part de quelqu’un qui a d’autres options. Un sourire qui se voulait accueillant tendit mes traits.

« Monsieur Gold. »


Son ton était froid, l’atmosphère s’était alourdie mais j’avais l’habitude de ce genre de tension, elle précédait souvent à une jolie signature en bas d’un contrat. Personne n’était de venir faire affaire avec moi mais quand il le fallait je répondais toujours présent. Je me demandais si la visite de Nafanaïl Law avait un rapport avec l’amulette qui avait l’objet d’un précédent contrat. Le regard de mon client se porta sur le reste de la boutique, nous n’étions que tous les deux. Cette pièce était rarement pleine, les gens préféraient venir seul, en cachette pensant que la honte de venir me voir ne les couvriraient pas et les seules fois, où je reçois la visite de plus d’un client c’est qu’ils ont un but commun et pensent se partager le prix de ce qu’ils viennent me demander.


« Ou devras-je plutôt vous appelez Rumplestiltskin ? »


Ainsi donc il avait échappé à la malédiction et avait réussit à conserver ses souvenirs. Ce qui me posa une nouvelle question : Pourquoi avait-il décidé de partager le même toit que sa pire ennemie, Mulan ? Je me demandais si sa visite avait un rapport avec cette dernière ou si c’était autre chose qui l’amenait en ces lieux. Son regard se porta à nouveau sur la vitrine qui l’avait interpellé quand il est entré. Puis en pointant du doigt l’un des bijoux qui s’y trouvait, il me dit :


« Combien demanderiez-vous pour ce bijou ? »

Je m’approchais de la vitrine pour mieux voir ce que désirais Shan Yu, puisque c’est ainsi qu’il serait plus correcte de l’appeler vu qu’il se rappelait encore qui il était. Le bijou en question, était une broche représentant une fleur. Cette broche je l’avais reçu du père de Mulan en échange d’un loyer impayé. Cet objet avait-il une quelconque signification pour le chef des Uns ? Je tenais peut-être mon moyen d’en savoir un peu plus sur le passé de Lacey.

« J’imagine que ce n’est pas réellement l’objet de votre visite... Shan Yu. »


Je gardais un regard mystérieux comme à mon habitude. Rien ne me plaisait plus que de voir l’esprit des autres chercher ce que je pouvais bien mijoter...



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MessageSujet: Re: Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.   Mar 3 Sep - 22:35






Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.









Nafanaïl LawMr. Gold


Le sorcier s'approcha de la vitrine quand Shan-Yu désigna un objet qui s'y trouvait. Beaucoup auraient sans doute reculé devant l'approche de l'antiquaire mais l'ancien guerrier se força à demeurer à sa place. Il avait combattu des sauvages, son ancien peuple, le terrible ours Mord'u et même des ogres quand le temps avait repris son cours dans leur contrée d'origine, ce n'était pas pour reculer d'un pas devant le ténébreux, aussi puissant le sorcier était-il.

« J’imagine que ce n’est pas réellement l’objet de votre visite... Shan Yu. »

Nafanaïl esquissa un sourire, à la fois en entendant son véritable nom et devant la perspicacité du sorcier.

"Je n'avais plus entendu mon véritable nom depuis que cette farce à commencer."

Même dans sa demeure, ils évitaient de prononcer leurs anciens noms à cause de la présence de Lacey qui avait perdu ses souvenirs. Heureusement, il n'était pas arrivé au début de la malédiction. Shan-yu n'était pas certain qu'il aurait pu tenir vingt-huit ans à prétendre être quelqu'un d'autre. Il ne mâcha pas ses mots sur ce qu'il pensait du sort noir qui avait arraché la plupart d'entre eux à leur monde. La malédiction était tombée on ne plus mal dans sa propre histoire. La dissipation du sort l'avait contraint à une alliance fragile et à s'exiler dans ce monde sans magie. Non, Shan-Yu ne portait pas le sortilège dans son cœur.

Comme lors de leur première rencontre, il était difficile de deviner les renseignements que détenait l'ancien sorcier. Contre quelles informations pouvait-il espérer obtenir une avancée dans ses recherches ? Existait-il seulement quelque chose que Rumplestilskin ignorait sur son compte ? Savait-il que le guerrier et son ennemie étaient arrivés plus tardivement que les autres à Storybrooke ? Connaissait-il les conséquences que le maléfice avait eues sur leur monde ? Était-ce seulement un sujet de préoccupation de son interlocuteur ? Vraiment, voilà pourquoi il avait attendu de venir ici. L'ancien chef des Huns n'aimait pas affronté quelqu'un, verbalement ou non, sans en savoir un minimum sur ces attentions.

"C'est vrai, ce n'est pas la raison de ma venue." Concéda-t-il. "Cependant, il s'agissait d'un moyen comme d'un autre d'entamer les négociations."

Là encore, Shan-Yu restait très clair dans ces paroles. Il était là pour des renseignements et savait qu'il devait certainement payer un prix pour les obtenir. Même s'il avait minimisé l'importance de l'objet pour lui. Ce n'était pas dans le but d'en diminuer le prix, le guerrier n'avait vu Rumplestilskin qu'en une seule occasion avant ce jour mais il avait rapidement compris que ce genre d'esquive ne fonctionnait pas sur son interlocuteur.

"Vous n'avez pas répondu à ma question." Nota-t-il avec une légère pointe d'irritation dans la voix.

Après cette remarque, il détacha son regard de la broche pour se tourner vers l'antiquaire. Son constat n'allait pas accélérer les réponses. C'était monsieur Gold qu'il détenait ce qu'il voulait et ce dernier en profitait. Tout comme le guerrier savourait quand il avait le dessus sur un adversaire pourtant puissant dans son ancienne vie. Le ténébreux, et lui seul, décidera du moment où il obtiendra son dû.

"Je recherche quelqu'un. L'ancien dirigeant de mon royaume." Avoua-t-il finalement. "Vous êtes ici depuis plus longtemps que moi, peut-être connaissez l'identité que la malédiction lui a donnée."

Shan-Yu avait fait attention d'en dire le moins possible dans un premier temps. Pourtant, il savait que monsieur Gold n'était pas un idiot, loin de là. Il comprendrait vite que l'ancien guerrier venait de lui avouer qu'il n'était pas arrivé en même temps que les autres habitants. Peut-être le savait-il déjà avant que l'ancien chef des Huns ne franchisse le seuil de la boutique ? Cela n'avait plus d'importance. Nafanaïl en avait assez de mener des recherches infructueuses. Même si ce monde disposait de nombreux moyens de trouver une personne, le guerrier ignorait si le maléfice avait modifié l'apparence de sa proie comme elle l'avait fait pour certains habitants. Sans un minimum de renseignements, il ne pouvait obtenir ce qu'il désirait. Nafanaïl se voyait mal agresser tous les asiatiques d'un certain âge qui composait cette ville. Ce n'était pas l'envie qui lui manquait mais ce nouveau monde avait sa propre forme de justice.


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Allan Gold
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MessageSujet: Re: Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.   Mer 4 Sep - 22:48






Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.









Nafanaïl LawMr. Gold


« Je n'avais plus entendu mon véritable nom depuis que cette farce à commencer. »

Une farce ? Voilà un piètre adjectif pour désigner l’étendue et la puissance du sort noir que j’avais passé à la Reine. Mais je pouvais comprendre que cela avait chamboulé les plans de certaines personnes dont probablement ceux de Shan Yu. Mais cela n’apparaissait comme une énorme mascarade que pour ceux qui avaient gardés leurs souvenirs. Le chef des Uns semblait être assailli d’interrogation sur mon compte, je le laissais réfléchir et reprendre la conversation.

« C'est vrai, ce n'est pas la raison de ma venue. Cependant, il s'agissait d'un moyen comme d'un autre d'entamer les négociations. »

C’est vrai qu’il n’était pas du genre à tourner autour du pot pendant des heures et des heures comme il m’arrivait de le faire. Avec lui, au moins, j’étais sur de savoir vite ce qui l’intéressait, bien sur cela me laissait moins de temps pour trouver le prix à payer mais je pouvais faire trainer les choses.

« C’est effectivement une bonne raison. »


Mais même si lui faisait des phrases on ne peut plus clair, je ne pouvais m’empêcher de contrebalancer en faisant les miennes plus mystérieuses comme chargées d’un secret. Ajoutant cette pointe d’ombre dans ma voix et dans mes mots.

« Vous n'avez pas répondu à ma question. »

Il est vrai que je n’avais pas dit le prix de la broche de Mulan mais je ne voulais pas me prononcer tant que je ne saurais pas à quel point il tient à l’avoir. Dans ma boutique, tout dépend de ça, de l’attention que la personne portait à l’objet désiré. Ca a toujours ma méthode et je ne vois pas pourquoi j’en changerais, bien évidemment il m’arrive de choisir un prix non égal à la chose voulue. C’est ce qui rend une visite chez moi, le tout dernier recours. Quelques fois, mais c’est très rare, mon prix est inférieur à sa vraie valeur, car c’est que cela m’arrange d’avoir ce prix moins fort qu’un prix plus fort qui ne me servira à rien. Détachant son regard du bijou fleuri, il reprit et me donna le véritable objet de sa visite.

« Je recherche quelqu'un. L'ancien dirigeant de mon royaume. Vous êtes ici depuis plus longtemps que moi, peut-être connaissez l'identité que la malédiction lui a donnée. »

Ainsi donc, il était arrivé en décalé. Je n’en étais pas sur mais quand un homme de son importance qui refait surface à Storybrooke avait éveillé mes soupçons. Mais il venait de me le confirmer. Ainsi donc c’était l’identité de son empereur qu’il cherchait. J’avoue que je me demandais pourquoi c’était si important tout à coup. Emma avait du encore une fois précipiter les choses et forcer le chef des Uns à venir faire sonner le carillon de ma boutique. Je savais beaucoup de choses et rare étaient celles qui m’échappaient ici mais je n’avais pas envie de livrer mes secrets comme ça surtout sans contrepartie. Mon regard se posa à nouveau sur la belle broche. Je marquais un silence avant de lui répondre, au moins à l’une de ses questions. Enfin, répondre... Répondre à ma manière.

« Ce bijou vaut son prix. Il vaut le prix que vous êtes prêts à payer pour l’avoir. Rien de plus et rien de moins. Mais pour en revenir à notre affaire, je sais ce que vous cherchez. Mais j’imagine que vous savez qu’avec moi il y a toujours un prix à payer, qui lui aussi dépend de ce que vous êtes prêts à faire pour l’avoir. »

Toujours ce mystère, j’aimais cette ambiance que je me créais et qui souvent avant le don de m’être à rude épreuve la patience de mes clients mais j’étais comme ça et je ne m’en cachais pas...


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MessageSujet: Re: Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.   Sam 21 Sep - 21:31






Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.









Nafanaïl LawMr. Gold


Peut-être avait-il été trop loin en qualifiant la malédiction de "farce". Shan-Yu n'avait que peu de connaissances de la magie mais même lui avait conscience de la puissance qu'il avait fallu pour transporter la majeure partie des habitants dans un monde dépourvu d'enchantement. Pourtant, il n'allait pas revenir sur ces paroles et encore moins s'en excuser. Le maléfice avait compliqué les choses. Avant, ces objectifs étaient clairs et ces sentiments l'étaient tout autant. Il devait reprendre ce qu'il estimait lui revenir de droit après avoir fait subir une cuisante humiliation à l'empereur. Mulan était la guerrière qui avait ruiné ses projets. Il la détestait et était en plein combat avec elle lorsque le sort frappa. L'alliance qui en découla rendait les choses complexes. À force de côtoyer l'ancienne guerrière tous les jours, Nafanaïl se rappelait qu'il avait été son instructeur avant d'être son ennemi. Un temps qu'il pensait révolu jusqu'à présent. Cette broche en vitrine était le symbole de se passer oublié. Ce n'était pourtant pas pour cela qu'il voulait l'acheter. Du moins, c'est-ce qu'il essayait de penser. L'objet prouvait que la famille de Mulan était ici. Ainsi, il tiendrait sa part du marché. Et en parlant de pacte et de conclure un marché... L'ancien sorcier reprit la parole. En ne répondant pas directement à la question, comme à son habitude.

« Ce bijou vaut son prix. Il vaut le prix que vous êtes prêts à payer pour l’avoir. Rien de plus et rien de moins. Mais pour en revenir à notre affaire, je sais ce que vous cherchez. Mais j’imagine que vous savez qu’avec moi il y a toujours un prix à payer, qui lui aussi dépend de ce que vous êtes prêts à faire pour l’avoir. »

"Et vous ne parlez pas uniquement d'argent en disant cela, n'est-ce pas ?" Rétorqua aussitôt Nafanaïl.

Les paroles énigmatiques de l'antiquaire lui avaient fait réalisé quelque chose d'extrêmement dérangeant. Au départ, le guerrier n'avait franchi l'entrée de la boutique que dans un seul but : trouver l'identité de l'empereur. Accessoirement, il aurait voulu remettre la main sur le talisman maudit qu'il avait obtenu dans un précédent deal mais l'objet était inutile sans l'empereur pour en subir le maléfice. Voilà qu'à présent, Shan-Yu devait négocier pour l'obtention de la broche ! Comment sa potentielle dette avait-elle pu augmenter aussi rapidement en à peine une minute ? Vraiment, son interlocuteur était très fort. Peut-être trop fort pour lui. Cependant, l'asiatique n'avait pas le choix. Seul monsieur Gold détenait toutes les réponses. D'ailleurs, il allait devoir faire attention à ces questions car l'antiquaire venait clairement de lui signaler qu'elles auraient toute un prix.

"Cette broche appartenait à Mulan. Ce n'est donc pas à mes yeux qu'elle a le plus de valeur." Expliqua-t-il, mentant inconsciemment sur la valeur que l'objet avait pour lui.

Il aurait pu qualifier l'objet de "babiole" pour espérer en faire baisser l'importance. Cela aurait été une insulte à l'artisan qui avait conçut ce bijou. Nafanaïl n'était pas vraiment un bon négociant. Il avait plus l'habitude d'obtenir ce qu'il désirait à coup de poing qu'avec des mots. Toutefois, la méthode ne lui était pas étrangère puisqu'il avait passé une partie de sa vie à essayer de tisser des alliances avec les autres royaumes dans l'espoir fou d'obtenir des soldats pour repartir à la conquête des terres de l'empereur. Il allait devoir retrouver rapidement ses anciennes habitudes. Même si, ayant en face de lui un maître dans ce domaine, ses chances de reporter ces négociations étaient faibles.

"Obtenir le bijou m'aidera à remplir ma part d'un marché auprès d'elle. Mais connaître l'identité de l'empereur ici a bien plus d'importance pour moi..." Il marqua un arrêt avant de poursuivre. "... du moins, si vous la connaissez."

Ce dernier argument était dangereux, le guerrier le sut à la minute même où il avait fini de prononcer sa phrase. Sous-entendre que Gold ignorait quelque chose ! Il fallait être fou pour oser le sous-entendre. Ou désespérer... Shan-Yu refusait de prendre le risquer de payer un prix pour une information qui n'existait pas.


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Allan Gold
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MessageSujet: Re: Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.   Dim 22 Sep - 17:55






Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.









Nafanaïl LawMr. Gold

« Et vous ne parlez pas uniquement d'argent en disant cela, n'est-ce pas ? »

La réponse du chef des Uns ne s’était pas fait attendre. Il faut dire que c’était typiquement le genre de phrase que je disais souvent et qui faisait partie des choses que l’on disait sur moi. Donc il était logique que Nafanaïl en ait entendu parler et à laquelle il s’était préparée. A moins que ce ne soit simplement en souvenir du précédent marché que nous avions passé au cours duquel nous avions échangé une amulette contre le faucon si précieux aux yeux du Un. Mais c’était du passé, l’amulette avait retrouvé le chemin du coffret dans lequel je la gardais et le faucon s’était échappé. Nous étions revenus au point de départ. Sauf que cette fois-ci, j’avais encore plus à offrir à Shan Yu. Je ne savais pas s’il était au courant que j’avais retrouvé l’amulette magique. Il était venu pour savoir l’identité de l’ancien empereur et voulait par la même occasion s’emparer d’une superbe broche qui appartenait à la guerrière.

« Cette broche appartenait à Mulan. Ce n'est donc pas à mes yeux qu'elle a le plus de valeur. »

Je n’osais pas lui rétorquer que si cela avait si peu d’importance à ses yeux pourquoi insistait-il pour l’obtenir. Mais ce n’était pas le bon moment. L’imposant chef des Uns qui avait gagné de nombreuses batailles savait bien mieux utiliser ses poings, ses armes ou encore sa stratégie que sa langue et son talent de diplomate. Il essayait de jouer sur un tableau qui ne lui correspond pas et dans lequel j’excellais : celui de la négociation. Il tentait vainement de me faire croire que ce bijou n’était pas important pour lui mais pour Mulan alors que tout semblait pencher pour le contraire. Il est vrai que la guerrière n’avait pas encore franchie la porte de ma boutique mais l’intérêt de Shan Yu pour cette breloque attestait bien de sa valeur et il n’arriverait pas à me faire croire le contraire. Ce qui me faisait une carte de plus dans ma main déjà puissante.

« Obtenir le bijou m'aidera à remplir ma part d'un marché auprès d'elle. Mais connaître l'identité de l'empereur ici a bien plus d'importance pour moi...»

Le grand chef des Uns, pire ennemie de la belle guerrière avait conclut un marché avec elle, voilà qui était intéressant. Surtout que si mes souvenirs étaient bons, ils se rappelaient tous les deux le passé dans le monde des contes. De plus en plus intéressant et dire qu’entre ces ceux-là se tient ma chère Belle qui ignore ce dont il retourne. Mais sur le dernier point je ne doutais pas de sa sincérité, l’identité de l’empereur avait pour lui une plus grande importance que la broche mais cela ne voulait pas qu’elle n’en avait aucune. Durant la pause qu’il ménagea, je pensais déjà au prix qu’il oserait mettre dans cette information.

« ... du moins, si vous la connaissez. »


Mon visage se fendit d’un sourire maléfique tandis qu’à l’intérieur je rageais. Encore quelqu’un qui se permettait de mettre en doute mes capacités ou mon savoir. A ce moment précis n’importe qui qui serait entré dans la boutique aurait pu voir en moi le Ténébreux. Je poussais un rire digne de mon ancien moi avant de me reprendre pour retrouver mon visage sévère et cette expression amusée que j’avais quand je me sentais en position de force, c’est-à-dire très souvent.

« Si vous doutez des informations que je possède, pourquoi venir me voir ? »

Encore une fois, je ne répondais pas clairement à la question que ce posait le Un mais en même temps, je ne pouvais laisser quelqu’un douter de mes connaissances, très peu de choses m’échappent dans cette ville et ce n’est pas l’identité de l’empereur, ni son lieu de résidence qui allait m’échapper. A cet instant j’étais plus Rumplestiltskin que Mr Gold et cela ne dut pas échapper à mon interlocuteur. Même si je m’étais replongé dans mon rôle de brocanteur, une lueur dans mon regard disait le contraire.


« Je sais que vous avez du mal à me faire confiance mais si voulez vraiment que je partage mes informations avec vous, il le faudra bien. »

Mon ton était plus mystérieux que jamais, je pouvais presque voir les rouages se dessiner au-dessus de la tête du Un pour tenter de deviner ce que j'allais pouvoir lui demander...

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MessageSujet: Re: Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.   Mar 24 Sep - 10:37






Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.









Nafanaïl LawMr. Gold

Nafanaïl savait bien qu'il avait pris un gros risque en osant suggérer que l'antiquaire n'avait pas l'information qu'il recherchait. Mais le guerrier en avait plus qu'assez de voir sa demande reporter par une ribambelle de paroles remplie de mystère. En touchant le sorcier dans son orgueil, peut-être aurait-il plus rapidement ce qu'il désirait ? Un rire fusa de la gorge de son interlocuteur. En cet instant, c'était bien le ténébreux et non l'antiquaire boiteux qui lui faisait face. Le visage de Shan-Yu se crispa et ses poings se serrèrent, attendant que la tempête qu'il avait déclenchée se calme. Nafanaïl avait trop de fierté et d'orgueil pour rendre visible la crainte que lui inspirait le ténébreux en cet instant. Heureusement que se monde était sans magie, sinon il aurait certainement payé son impudence avec un tour maléfique quelconque.

L'expression amusée qui suivit lui indiqua que sa petite ruse avait été percée à jour avec une facilitée déconcertante, ce qui augmenta son impatience d'un cran alors que son le commerçant reprit la parole et qu'il eut la confirmation que le guerrier recevrait les renseignements qu'il était venu chercher quand le sorcier l'aura décidée et uniquement à ce moment-là.

« Si vous doutez des informations que je possède, pourquoi venir me voir ? »

"Parce que je dois bien l'admettre, je ne connais rien de ce monde. Contrairement à vous."

Comme il lui en avait coûté de faire cet aveu ! Shan-Yu n'avait jamais aimé admettre qu'il se retrouvait dépassé par les évènements. Cependant, il ne pouvait continuer de gaspiller ces journées en des recherches infructueuses. Pas avec la malédiction qui se fragilisait à vue d'oeil. Si l'ancien chef des Huns ne mettait pas la main sur l'empereur avant la fin du maléfice, toute cette comédie à laquelle il se soumettait n'aurait servi à rien. Alors... l'asiatique devait faire des concessions et se montrer patient. Deux choses qu'il faisait rarement. Mais il n'avait pas n'importe qui en face de lui. Son interlocuteur était le ténébreux en personne. Ce qui expliqua que le guerrier n'avait pas encore fait voler un des objets de la boutique en éclat en exigeant des réponses.

« Je sais que vous avez du mal à me faire confiance mais si voulez vraiment que je partage mes informations avec vous, il le faudra bien. »

Monsieur gold ayant soigneusement évité de répondre à sa remarque sur la nature du paiement, Shan-Yu ne pouvait espérer deviner ce que le commerçant allait lui demander en échange de cette maudite broche et de l'information qu'il lui avait demandée. Le guerrier sentait qu'une nouvelle parole impatiente de sa part ne vaudrait qu'une autre remarque énigmatique qui ne répondrait en rien à son interrogation. Il voyait bien que c'était dans le but qu'il donne d'abord le peu d'information intéressante dont il disposait. Cette constatation l'énerva encore plus car, ne possédant que de très mince talents de négociation, il ne pouvait rien faire pour changer la situation.

"Je sais que je peux faire confiance à un frère d'armes. Je peux même faire confiance à une personne que j'ai combattue. Mais vous, qui savez trop bien manier les mots, je ne vous fais pas confiance, en effet. Cependant, comme vous le dites si bien, vous êtes le seul à détenir ce que je cherche." Admit-il. "Les circonstances ne me laissent donc pas le choix."

Ne pas avoir le choix était quelque chose d'agaçant. Ne pas pouvoir prendre ce qu'il voulait par la force l'était encore plus. Il étouffa un soupir qui retranscrivait parfaitement cet agacement qui le gagnait. Même dans leur monde, traiter avec le sorcier n'avait jamais été simple.

"J'ai passé vingt-huit ans figé en plein combat contre ma pire ennemie à cause de cette malédiction." Continua-t-il. On pouvait sentir dans cette simple phrase toute la frustration qu'il avait pu subir à voir sa lame à quelques centimètres de la gorge de Mulan sans pour autant achever son geste. "Ma patience s'est quelque peu émoussé avec cette expérience. Vous savez ce que je veux et la valeur que cela représente pour moi. Donne moi votre prix ou, au moins, commençons à le négocier... si cela vous plaît de faire durer cette conversation éternellement."

Sa dernière bravade lui avait servi de leçon. Dans le cas contraire, il n'aurait pas hésité à signaler que ce n'était pas les voleurs qui manquaient en ville s'il désirait prendre la broche sans attendre l'autorisation du sorcier et ces négociations sans fin. Pas de provocation cette fois-ci. Plutôt une certaine résignation à voir cette conversation se dérouler selon le bon vouloir de l'antiquaire.

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MessageSujet: Re: Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.   Jeu 26 Sep - 23:46






Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.









Nafanaïl LawMr. Gold

Je voyais le Hun faiblir sous les coups de mes mots. La maitrise du langage et de toutes ses subtilités était un atout précieux pour un homme dans ma position. J’avais même élevé cette maitrise au niveau d’un art, celui de la négociation. Depuis qu’il avait passé la porte de ma boutique je cherchais à le déstabiliser, à le faire réagir mais je ne m’attendais pas à ce qu’il ploie devant moi. C’était amusant et étonnant de voir la différence de comportement entre un cas normal et un cas désespéré. Malheureusement pour lui, il faisait partie de la deuxième catégorie, celle qui était la plus courante dans mon modeste commerce.

Malgré sa carrure et son charisme, il était faible face à moi car il ne savait pas manipuler les mots et il ne pouvait qu’attendre mon bon vouloir. C’est moi et moi seul qui dirait quand s’achèverait les négociations et quand je déciderais de lui révéler ce qu’il voulait. Shan Yu était agacé voire même énervé mais il ne pouvait rien faire. Il se lança alors dans un monologue que j’écoutais avec attention me demandant où il voulait en venir.


« Je sais que je peux faire confiance à un frère d'armes. Je peux même faire confiance à une personne que j'ai combattue. Mais vous, qui savez trop bien manier les mots, je ne vous fais pas confiance, en effet. Cependant, comme vous le dites si bien, vous êtes le seul à détenir ce que je cherche. Les circonstances ne me laissent donc pas le choix. »

Ainsi donc il doit se rendre compte que le temps presse, la malédiction s’amenuise chaque que passe Emma à Storybrooke et si elle brisait il risquait de ne pas pouvoir mettre son plan à exécution... à nouveau. Il poussa un soupir de découragement avant de poursuivre sur sa lancée m’expliquant sa situation.

« J'ai passé vingt-huit ans figé en plein combat contre ma pire ennemie à cause de cette malédiction. Ma patience s'est quelque peu émoussée avec cette expérience. Vous savez ce que je veux et la valeur que cela représente pour moi. Donnez-moi votre prix ou, au moins, commençons à le négocier... si cela vous plaît de faire durer cette conversation éternellement. »

Ainsi donc même si la malédiction n’avait pas touché tout le monde, elle avait tout de même eu un effet sur les habitants des mondes enchantés. La magie était parfois capricieuse, c’est ce qui rend son utilisation si excitante et si dangereuse. Ce que cela me manque de pratiquer la magie, bien sur mes pouvoirs ont du se rouiller un peu mais je ne doute pas que le retour de la magie à Storybrooke m’apporte à nouveau toutes mes connaissances et la maitrise de ma magie. Mais là n’est pas la question. Je devais donner une réponse au chef des huns, je pouvais comprendre sa frustration mais je ne pouvais pas lui donner comme ça, ce n’était pas moi. Alors je pris mon temps avant de reprendre la conversation.

« Bien, faisons affaire puisque tout semble clair. Je ne souhaite pas d’argent, je sais que vous avez beaucoup et qu’il vous est facile de vous en procurer, cela ne m’intéresse donc pas, je souhaite quelque chose de plus rare et qui j’espère fait encore partie de vos possessions... »


Pour moi, l’argent n’était rien, juste une facilité et j’en avais suffisamment pour couler des jours heureux pendant très longtemps et ce qui m’intéressais était rarement quelque chose de facile à obtenir. Je préfère les choses rares, précieuses voire unique. J’avais laissé un nouveau blanc théâtral dans la conversation avant de finalement de la reprendre en disant enfin l’objet de mes convoitises.

« C’est cette épée qui vous a servi à envahir la Chine dans l’autre monde. Un objet qui ne vous ai d’aucune utilité dans ce monde, n’est ce pas ? »

Je n’attendais pas vraiment de réponse à cette question, pensant que s’il voulait vraiment ces informations il en paierait le prix, quel qu’il soit. Mais il restait encore la possibilité que son arme soit restée dans le Royaume enchanté dans ce cas, il devrait négocier au prix fort les informations qu’il voulait.


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MessageSujet: Re: Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.   Dim 29 Sep - 12:48






Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.









Nafanaïl LawMr. Gold

Beaucoup de choses avaient changé avec la malédiction. Beaucoup trop ! Lui qui avait juré de ne courber l'échine devant personne depuis qu'il avait vu ces années de service bafoué pour un empereur ingrat, il se retrouvait à attendre le bon vouloir du sorcier pour obtenir ce qu'il désirait. Dans leur ancien monde, Shan-Yu avait eu à négocier un talisman qui serait certes un outil précieux pour sa revanche. Utile mais pas indispensable. Ici, la situation était inversée. Sans l'identité de l'empereur, sa colère n'avait plus aucun point d'attache auquel se raccrocher et sans la broche, il ne pouvait tenir sa part du marché auprès de son ancienne protégée. Certes, il aurait pu se contenter d'indiquer la présence de la broche à la guerrière pour qu'elle négocie elle-même le prix à payer. L'idée ne lui était même pas venu à l'esprit. L'ancien chef des Huns avait bien remarqué un changement de comportement chez son ennemie. Soit elle lui cachait quelque chose, trahissant ainsi leur marché, soit elle avait perdu de vu leur objectif commun qui les avait entraîné dans cette alliance précaire. Dans les deux cas, le bijou pouvait changer la donne. Prouver que lui au moins tenait parole.
Cela changeait tout le sens de cette conversation. Dans la forêt enchantée, il aurait peut-être osé brusquer directement le sorcier pour obtenir ce qu'il souhaitait, magie ou non. Hélas ce monde était enchaîné à un nombre incalculable de lois. Le moindre objet cassé ici pouvait faire accourir le shérif et Nafanaïl ne voulait pas attirer l'attention de cette soi-disant sauveuse sur lui.

En entrant dans la boutique, il avait eu l'illusion que l'absence de magie mettrait l'antiquaire sur le même pied d'égalité que lui. Comme il avait été naïf ! Même dans ce nouveau monde, monsieur Gold restait celui qui disposait de toutes les cartes. Les distribuant selon ces envies et surtout pouvant monnayer comme il lui plaisait celle qui avait le plus de valeur. Toutefois, même en prenant en compte ce fait, le guerrier ne pouvait s'empêcher son impatience de grandir à mesure que son interlocuteur parlait sans pour autant véritablement répondre à ses interrogations. Un agacement qu'il justifia dans le but d'accélérer la négociation du prix. Se faisait, il confiait encore gratuitement des renseignements au sorcier. Shan-Yu le savait et cela le faisait d'autant plus rager en silence de disposer si peu de talents diplomatiques. Il était un soldat avant tout et non un de ces nobles habitués aux subtilités de la cour.

« Bien, faisons affaire puisque tout semble clair. Je ne souhaite pas d’argent, je sais que vous avez beaucoup et qu’il vous est facile de vous en procurer, cela ne m’intéresse donc pas, je souhaite quelque chose de plus rare et qui j’espère fait encore partie de vos possessions... »

Comme Nafanaïl l'avait supposé quand monsieur Gold avait évoqué pour la première fois la question du prix, il n'était pas question d'argent. En fait, la situation avantageuse financièrement que lui avait donnée la malédiction ne lui avait jamais été utile. Sauf peut-être pour le fait qu'il n'avait pas à s'encombrer d'un travail, contrairement à Sun, ce qui lui permettait de se consacrer à sa mission. En dehors de cela, à chaque fois qu'il voulait obtenir un service important pour sa vengeance, on refusait ce moyen de paiement pourtant omniprésent dans ce monde. Cela semblait comme une ironie du destin. Si l'ancien chef des Huns avait été aussi riche qu'actuellement dans leur ancien monde, il aurait pu reconstruire son armée avec des mercenaires et la tête de l'empereur se serait retrouvé en un rien de temps au bout d'une pique, planté sur sa précieuse muraille qui était censée le protéger des envahisseurs.

Alors que l'antiquaire refit une pose théâtrale, Shan-Yu espérait que l'objet en question n'était pas l'amulette que le sorcier lui avait confiée dans un précédent accord et qui n'était plus en sa possession. Perdu pendant le voyage entre les mondes. Le guerrier ignorait que l'objet enchanté était déjà retourné à son véritable propriétaire.

« C’est cette épée qui vous a servi à envahir la Chine dans l’autre monde. Un objet qui ne vous ai d’aucune utilité dans ce monde, n’est ce pas ? »

Nafanaïl ne masqua pas sa surprise en entendant le prix à payer. Il s'attendait à quelque chose de plus... mystérieux peut-être. Un objet dont on ne réalisait l'importance que lorsqu'il était trop tard. Ce qui le surprenait le plus, s'était de pouvoir obtenir deux choses (la broche et l'identité de l'empereur à Storybrooke) en échange d'une seule. Inconsciemment, le guerrier chercha où était le piège. La dernière question lui semblait pleine de sous-entendu, comme s'il n'allait pas tarder à regretter cet échange. Cela se sentit dans le ton de sa voix quand il reprit la parole.

"Mon épée... contre la broche et l'identité de l'empereur dans ce monde ?" Questionna-t-il en fronçant les sourcils, voulant s'assurer d'avoir bien compris les termes de l'échange.

En réalité, l'échange était certainement moins avantageux qu'on pourrait le penser à première vue. Une bonne lame n'était pas un vulgaire objet qu'on pouvait changer après s'être débarrassé de l'ancienne. Une épée faisait partie du combattant, autant que son style. Son poids, sa portée, son tranchant, l'équilibre de la lame... Tous ces petits détails devenaient une part de vous-même au fur et à mesure des combats. Changer d'arme, s'était repartir de zéro. Peut-être que le guerrier avait le temps pour s'adapter à une nouvelle épée... ce n'était pas les armes, réduit à des objets décoratifs, qui manquaient dans sa villa... mais peut-être que le temps lui manquait; même pour cela.

Nafanaïl prit une profonde respiration alors qu'il soupesait le marché qu'il s'apprêtait à passer. Contrairement à Mulan, Shan-Yu avait conservé son épée, sans doute parce que, contrairement à celle de son ennemie, son arme n'avait rien de magique. Il ne l'avait pas sur lui, ne pas se déplacer armé était sans doute l'habitude la plus perturbante de ce nouveau monde.

"Oui, cet objet est toujours en ma possession. Pas sur moi, évidemment, mais je pourrais vous le faire parvenir rapidement."

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MessageSujet: Re: Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.   Mar 1 Oct - 21:17






Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.









Nafanaïl LawMr. Gold

La surprise figea les traits du Hun dans une grimace amusante mais rien n’était suffisant pour me déconcentrer, je regrettais juste de ne pas avoir de quoi immortaliser ce moment. Réussir à surprendre le chef des Uns n’était pas donner à tout le monde et le faire ployer encore moins mais j’avais réussit les deux en l’espace de quelques minutes. Tout le monde ne pouvait pas en dire autant mais ce petit challenge qui relevait presque de l’exploit ne serait connu que d’eux seuls. Ce qui se passait entre les murs de ma boutique y restaient la plupart du temps.

De plus le faible prix que je demandais pour ceux deux choses réussirent à faire douter le si imperturbable Shan Yu, terreur de la Chine Impérial. La malédiction avait décidément changé beaucoup de choses... pour certains. Il mit un temps avant de me répondre. Comme j’avais fait exprès de glisser un nombre de sous-entendus incalculables mais tous plus ou moins faux, le Hun ne voulait pas se précipiter. Il est vrai qu’avec moi un pas de trop ou un geste fait trop vite pouvait amener des conséquences désastreuses. Shan Yu répéta donc lentement les termes du contrat toujours sous le coup de la surprise que j’avais instillé en lui.


« Mon épée... contre la broche et l'identité de l'empereur dans ce monde ? »


Je comprenais son hésitation car je ne que rarement deux choses contre une seul mais j’étais d’humeur à faire une exception pour cette fois sachant que l’épée me fournirait un composé qui était introuvable ailleurs. La garde de cette épée à la lame ondulée était composée d’écailles d’argent camouflé dans un cuir épais. Peu de gens connaissait l’existence de ces écailles. Je pensais même que le Hun lui-même ne se doutait pas des trésors que recelait son ancienne arme. De plus cette arme avait une histoire et la mémoire de ces combats, ce qui me serait bien utiles si jamais je devais me retrouver face au guerrier qu’il était dans une lutte où mes chances étaient plus faibles. Mais passons là, ces détails, je hochais d’un mouvement bref la tête pour lui signifier qu’il ne se trompait pas malgré l’étrangeté de l’accord.

« C’est cela. »

Un sourire mystérieux ornait toujours mes lèvres fines, j’observais Nafanaïl peser le pour et le contre de ma proposition cherchant surement encore où était l’entourloupe. Puis il finit par ajouter en prenant bien le temps de respirer un grand coup. Avant même qu’un seul mot ne s’échappe de ses lèvres, les miennes s’étirèrent, il avait choisit et ce n’était pas pour me déplaire.


« Oui, cet objet est toujours en ma possession. Pas sur moi, évidemment, mais je pourrais vous le faire parvenir rapidement. »

C’était une réponse parfaitement positive ou je ne connaissais plus mon métier. C’était celle que j’attendais. On ne refusait rarement une de mes propositions quand on venait chercher quelque chose de spécial chez moi-même si le prix est élevé et encore moins quand le prix était aussi ridicule.

« Bien. »


C’est sur ce mot tout simple que se concluait les négociations mais je ne pouvais rester à de simples paroles pour officialiser ce dernier. J’allais, en boitillant dans mon arrière boutique pour en sortir un parchemin sur lequel j’écrivis rapidement les termes du contrat. Je revins quelques minutes après, pour présenter la feuille et un stylo plume à mon client afin qu’il appose sa marque en bas du document, s’engageant ainsi à me fournir son épée dans les plus brefs délais, car il n’était pas dans mon habitude d’attendre trop longtemps mon paiement une fois l’information délivrée. Bien sur, j’avais tout formulé de manière à ce qu’il ne puisse pas me flouer en me donnant une fausse épée, une autre ou encore une arme incomplète. Et même si une information ne s’oublie pas une fois donnée, j’avais d’autres moyens de rendre le contrat caduc et ainsi saboter sa vengeance...


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MessageSujet: Re: Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.   Ven 11 Oct - 22:08






Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.









Nafanaïl LawMr. Gold

Lui qui s'était montré si impatient de connaître le prix de la broche et de son renseignement se montrait à présent hésitant devant un marché sur le point d'être scellé. Quelle ironie !
Mais la question n'était pas de savoir si l'objet demandé valait les informations qu'il allait obtenir. Non. La véritable interrogation était : jusqu'où irait-il pour accomplir sa vengeance ? Quand il retrouvera l'empereur, maintenir cette farce sera inutile. Les lois de ce monde étranger n'auront plus aucune importance. Alors pourquoi se soucier des paroles de l'antiquaire ? De savoir si ces mots mystérieux détenaient un piège ? Il ne prendra même pas la peine de se familiariser à une autre arme. L'empereur était ici, dénué des souvenirs de sa vie passée. N'importe quelle lame sera suffisante pour obtenir ce qu'il voulait de lui.

« C’est cela. »

Shan-Yu ignorait que son arme avait peut-être plus de valeur que ce qu'il allait recevoir en retour. Sur le moment, quand l'antiquaire lui confirma les clauses de leur marché, cela n'avait plus aucune importance. Ces hésitations disparurent lentement alors qu'il s'imaginait la scène de sa vengeance tant attendue. Que de temps perdu à cause d'un orgueil mal placé ! Mais Nafanaïl avait cherché jusqu'au dernier instant à trouver l'objet de sa quête par lui-même. Encore maintenant, il éprouvait quelques réticences et honte d'avoir été réduit à demander l'aide du sorcier pour trouver ce qu'il cherchait. Toutefois, cette visite n'était pas totalement inutile puisqu'il allait également obtenir un objet du passé de Mulan.

Le sourire mystérieux qui restait accroché aux lèvres du sorcier était agaçant. Il avait le don de créer un doute là où n'y en avait certainement pas. C'était ce doute qui constituait sa dernière résistance. Lentement, il déclara avoir toujours l'arme en question. Intérieurement, il s'en voulait d'éprouver tant d'hésitation alors que sa vengeance était enfin à porter.

« Bien. »

Le mot tomba comme la lame d'une guillotine. Ce simple mot avait le même aspect définitif que la lame du bourreau, annonçant qu'aucun retour en arrière n'était possible. L'impatience du guerrier refit surface quand l'antiquaire se dirigea vers l'arrière-boutique pour préparer le contrat. Le regard de Shan-Yu passa brièvement sur les articles du magasin, redoutant presque de tomber sur un objet bien plus pratique pour sa mission que la broche de son ancienne élève. Il ne trouva rien d'autre qui lui était familier. Heureusement. Nafanaïl ne se voyait pas devoir renégocier le contrat que l'ancien sorcier venait de lui présenter.

L'ancien chef des Huns prit la feuille pour lire les termes du contrat. Il se força à lire attentivement les mots tracés alors que tout en lui le motivait à signer directement pour obtenir au plus vite ce qu'il cherchait. Le contrat certifiait qu'en échange de la véritable épée qui l'avait aidé dans sa conquête, il obtiendrait le lieu exact où se trouvaient l'empereur et obtiendrait également la broche. Parfait. C'était bien mieux qu'un nom, du moins si la malédiction n'avait pas trop changé l'apparence de l'ancien dirigeant. Ainsi Shan-Yu pourra se rendre directement sur place au lieu de devoir engager cette détective privée ou encore faire appel au shérif pour trouver la cachette de ce maudit vieillard. Il ne vit aucun piège mais il n'était pas vraiment un expert en la matière. L'asiatique venait d'une région de la Forêt Enchanté où les accords tout comme les alliances étaient verbaux. On jurait sur notre honneur de le respecter. Une notion qui avait bien plus de valeur aux yeux du guerrier que de signer un bout de papier.
Ce monde était décidément fou. Il était pressé de trouver un moyen de le quitter lorsque sa mission sera accomplie.

Il prit finalement le stylo mais marqua une hésitation au moment de poser sa signature. Quel nom devait-il inscrire ? Le sien ou celui que la malédiction lui prêtait ? Il faillit poser la question au sorcier et s'énerva intérieurement de cette hésitation ridicule. Le nom que lui donnait la malédiction n'avait aucune valeur à ses yeux. Surtout pas dans cette boutique où chacun connaissait la véritable identité de l'autre. Finalement, ce fut le nom de 'Shan-Yu' qu'il inscrivit en bas du contrat.

"Si quelqu'un m'avait dit que j'aurais un jour à passer un autre marché avec vous. Je l'aurais décapité sur le champ pour avoir osé proféré une telle sottise." Commenta-t-il avec un mince sourire contrit.

Le stylo à plume fit un bruit sec quand il le reposa en même temps que la feuille sur le comptoir. Ce bruit témoignait plus efficacement que n'importe quel discours de l'impatience de Nafanaïl à vouloir obtenir ce qu'on lui avait promis. Comment un geste aussi banal qu'une signature pouvait donner un tel poids sur des épaules ? Shan-Yu n'en laissa toutefois rien paraître, il avait déjà dû endosser des poids bien plus lourds qu'un pacte avec un sorcier. Une certaine trahison, par exemple. Devant cette pensée, son regard se reposa avec nostalgie sur la broche qui sera bientôt en sa possession.

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MessageSujet: Re: Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.   Jeu 17 Oct - 9:48






Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.









Nafanaïl LawMr. Gold

Le contrat mentionnait l'essentiel de notre accord, le lieu où se trouvait son empereur et la broche contre l'épée de Shan Yu. Un échange des plus étrange pour quelqu'un qui avait l'habitude de me côtoyer. Il était plus que rare que j'offre une chose supérieure à ce que l'on me donnait sauf si je la désirais vraiment ou que je voulais faire douter mon interlocuteur. Quand je suis repassé dans la pièce principale de ma boutique avec le contrat, je vis un instant de crainte face à ce papier. J'imagine qu'il préférait être mille fois engagé dans une bataille sanglante que face à moi et ce papier avec que des mots pour se défendre. Je posais les deux objets, la feuille et le stylo sur le comptoir pour le voir hésiter face à cette épreuve qu'il avait déjà vécu une fois.

Il lut attentivement les mots tracé sur le contrat avant de marquer un temps d'arrêt sur la zone de signature. Je me demandais bien quel nom il allait apposer en bas de la page. Car après tout, il se souvenait de son ancien nom et de son ancienne vie, un léger sourire vint se fixer sur mes lèvres tandis qu'après un bref instant, il dessina les lettres du nom que l'on lui prêtait dans le Royaume enchanté : Shan Yu. Il ne voulait donc pas signé avec ce nom que lui avait fournit la malédiction. Pour moi, peut importait tant qu'une marque apposé par le contractant était posée sur la feuille. Cela pouvait être une croix ou un gribouillis, ce n'était pas important, seul importait le geste de conclure un accord. Une fois signé, je récupérais le contrat et le glissait sous mon comptoir.


« Si quelqu'un m'avait dit que j'aurais un jour à passer un autre marché avec vous. Je l'aurais décapité sur le champ pour avoir osé proféré une telle sottise. »

Un sourire plus marqué se dessina sur mes lèvres à cette pensée. Je me doutais bien que la plupart des gens après avoir éprouvé un contrat avec moi, y réfléchissait à deux fois voire même quatre ou cinq fois avant de revenir me voir. Mais j'étais toujours là quand une âme désespérée se présentait à moi. Et dans ces cas, ils faisaient abstraction de cet événement passés et accourait vers moi pour me demander mon aide. Je restais toujours cette sortie, cette porte de secours qu'ils savaient utile mais effroyablement dangereuse. Et malgré cela il revenait car je pouvais les aider.


« Je vous crois mais maintenant c'est fait. »


Je vis le Hun posé avec une certaine douleur son regard sur la broche encore en vitrine. Suivant son regard, ma main alla chercher la clé de la vitrine afin de dégager la surface vitrée qui séparait l'objet de son acquéreur. Un tour de clé et la glace s'ouvrit me permettant d'enlever délicatement la broche de son présentoir. Je sortis une jolie boite aux motifs chinois qui lui servirait d'écrin. Et je remplaçais sciemment l'emplacement vide par l'amulette qui faisait partie de notre premier accord à la place vide laissée par la broche. Je fis semblant de ne pas reconnaître l'objet et sa valeur aux yeux du Hun, feignant d'oublier notre premier accord. Ignorant la réaction de Shan Yu, je continuais sur la lancée de notre accord comme si ce que je venais de faire était d'une banalité à toute épreuve.


« Voici une première partie et vous comprendrez que je ne vous donnerais le lieu où se trouve l'empereur qu'une fois en possession de votre épée... »

Je laissais ma phrase en suspens, marquant à nouveau une pause pour cette fois-ci m'attarder sur la réaction de Shan Yu. J'étais curieux de savoir s'il allait réagir à ma dernière phrase ou ma dernière action. J'aimais ce moment où un mot ou un geste pour changer le futur. Être à ce point où une multitude de futur se déployait à partir d'un seul instant et qui pouvait basculer vers la lumière ou les ténèbres, vers une suite ou vers un arrêt...

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MessageSujet: Re: Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.   Dim 20 Oct - 22:15






Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.









Nafanaïl LawMr. Gold

Seuls les naïfs pensaient qu'on avait toujours le choix. Shan-Yu s'était retrouvé de nombreuses fois devant une décision qui ne laissait aucun retour en arrière possible. Que se soit lorsqu'il avait révélé la vraie identité de Mulan à l'empereur, quand il avait pris la décision d'envahir son ancien royaume ou encore lorsqu'il avait choisit de suivre son ancienne ennemie vers ce nouveau monde alors que la malédiction avait perdu de sa puissance... Certains choix sont tellement importants qu'il ne vous offre qu'un seul chemin à suivre. Le guerrier ignorait où le conduisait le sentier que ces décisions lui faisaient emprunter mais si la tête de l'empereur se retrouvait au bout de cette route vengeresse, le reste lui importait peu.

« Je vous crois mais maintenant c'est fait. »

Et cette route aussi sinueuse qu'un reptile l'avait contraint à un nouveau pacte avec le sorcier le plus redouté de leur ancien monde. Toutefois, Shan-Yu n'avait jamais été du genre à éprouver des regrets une fois ses actes accomplis. Surtout si ceux-ci le rapprochaient autant de son but.
L'affaire aurait pu se terminer ainsi. Nafanaïl aurait pu prendre l'écrin contenant la broche et revenir à la boutique avec son épée pour connaître la deuxième partie du contrat. Seulement... Seulement l'antiquaire remplaça la place vide par l'amulette magique que l'ancien chef des Huns avait perdue lors de son voyage vers Storybrooke.

« Voici une première partie et vous comprendrez que je ne vous donnerais le lieu où se trouve l'empereur qu'une fois en possession de votre épée... »

L'asiatique écoutait à peine les paroles de monsieur Gold. Depuis l'instant où le vendeur avait innocemment posé l'objet enchanté à la place du bijou, le regard du guerrier n'avait pas quitté l'amulette. La surprise fit rapidement place à la colère et sa réaction ne se fit pas attendre. Nafanaïl agrippa l'antiquaire par le col de sa veste avec fureur. Heureusement que le comptoir était entre les deux hommes sinon l'ancien chef des Huns aurait sans doute déjà étrangler l'ancien sorcier.

"Vous osez me provoquer ainsi ! Sans aucune magie pour vous protéger !" Siffla Shan-yu en foudroyant monsieur Gold du regard.

Parce qu'il était venu lui demander de l'aide, le sorcier avait-il oublié à qui il avait affaire ? Si c'était le cas, il faisait une grosse erreur. L'asiatique n'avait jamais aimé qu'on se moque aussi ouvertement de lui. Dans le monde des contes, il aurait peut-être ravalé sa fureur puisque le ténébreux avait de trop puissant pouvoir qui le protégerait contre ses attaques mais ici... Ici il n'y avait que ce frêle comptoir pour maintenir une distance entre eux.

"Je n'ai besoin d'aucune épée pour vous faire regretter votre geste."

Loin de se calmer, le guerrier resserra sa prise sur les vêtements du sorcier. Comme il aurait voulu cracher ces quatre vérités au propriétaire de la boutique ! Ce dernier savait pertinemment que le guerrier serait plus intéressé par l'amulette que par la broche. Le marché aurait alors été différent, Shan-Yu aurait récupéré son bien et donné simplement à Mulan l'endroit où se situait la broche pour qu'elle en négocie elle-même le prix.

"À quel jeu jouez-vous sorcier ?" Questionna-t-il en essayant de contenir le mieux possible sa rage.

Le pacte inachevé était la seule chose qui retenait le Hun de porter un coup à l'antiquaire. En réalité, Shan-Yu voyait clairement ce que le sorcier essayait de faire : renégocier un nouveau contrat pour qe Nafanaïl récupérer également l'amulette et cela le faisait d'autant plus bouillir de rage.

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MessageSujet: Re: Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.   Jeu 31 Oct - 23:07






Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.









Nafanaïl LawMr. Gold

Je m’attendais à une vive réaction mais je ne m’attendais pas à ça, je pensais que la crainte que lui inspirais malgré l’absence de magie était suffisante pour le tenir à distance mais il semblerait que je me sois trompé. Ma dernière phrase avait complètement été ignorée par la présence de l’amulette dans la vitrine. Le regard du Hun était braqué sur ce nouveau bijou que je venais d’ajouter à ma vitrine, il ne semblait pas pouvoir se détacher de l’objet ancien qui leur rappelait à tous les deux le souvenir de leur premier contrat. Puis la surprise et l’attraction que l’objet faisait peser sur l’homme se relâcha et sa réaction fut des plus violente. Malgré le comptoir qui nous séparait, il se pencha suffisamment dessus pour me prendre au col et je dois remercier ce meuble de bois car il venait surement de m’éviter une attaque encore plus violente.

« Vous osez me provoquer ainsi ! Sans aucune magie pour vous protéger ! »


Le ton était monté très vite et le regard de Shan Yu me menaçait. Il semblerait que j’ai mal jugé des risques de cette action mais loin de me démonter face à une telle colère qui restait pour l’instant encore contenue mais qui pourrait rapidement virer au drame au moindre faux pas de ma part, je restais stoïque comme si je n’étais soulevé de quelques centimètres, suffisamment pour que je n’ai plus qu’un faible appui sur le sol. Dans ce monde, j’étais légèrement désavantagé car je ne pouvais faire appel aussi facilement à la magie mais je détestais que l’on me croie sans défense ou trop faible pour me battre, qu’importe la situation et si dans ce monde, je n’avais pas accès à la magie, j’avais appris à faire de mes mots, une arme tout aussi puissante.

« Je n'ai besoin d'aucune épée pour vous faire regretter votre geste. »

Malgré ma situation précaire, je n’affichais rien de plus, ni crainte, ni doute. Je savais que je m’en sortirais, c’est toujours le cas quelle que soit la situation et celle-ci ne ferait pas exception. Je préparais mes mots, il me fallait bien les choisir pour rétablir la chose à mon avantage.


« À quel jeu jouez-vous sorcier ? »

Un jeu ? Exactement, c’était un jeu pour lequel j’étais passé maitre, mettre mes clients dans une situation qui les faisaient regretter leur précédent contrat mais qui ne pouvait se résoudre à se refuser à moi. A l’idée de jeu, un léger sourire marqua mes lèvres, ma position devait sembler plutôt incongrue mais c’était le bon moment pour déstabiliser le Hun. Je le voyais contenir sa rage et sa haine envers mes méthodes mais il ne pouvait se résoudre à passer le pas et me blesser ou pire. Je détenais encore l’information qu’il voulait et il savait aussi et cela dès son entrée dans ma boutique que j’étais la personne la plus susceptible de lui donner cette information. Il été coincé, à nouveau, ce qui ne devait pas arranger son état de colère. Mais c’était mon tour de jouer, je devais poser mes cartes pour voir ce qu’il allait y répondre.

« Je joue à mon jeu avec mes propres règles et dès le moment où vous as passé cette porte vous en avez inconsciemment accepté les règles. »

C’était risqué de commencer comme ça mais j’étais lancé, c’était une attaque audacieuse mais aussi plus intéressante. Un coup risqué mais qui pourrait s’avérer payant, c’était le plus important, qu’importaient les moyens, qu’importaient les règles, seul comptait le résultat et pour obtenir ce résultat j’étais prêt à risquer ce qu’il fallait.

« De plus, je ne pensais pas qu’elle vous intéressait encore comme elle m’était revenue, je pensais que vous n’en auriez plus l’usage. »


Deuxième mouvement, plus subtil, moins risqué mais tout aussi garantissant de résultats. Deux coups d’avance, quel sera le prochain mouvement du Hun. Attaque ? Protection ? Défaite ? Trois possibilités mais un seul coup à jouer...


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MessageSujet: Re: Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.   Mer 6 Nov - 22:16






Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.









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L'ancien chef des Huns avait un point commun avec son interlocuteur : Tous deux avait l'habitude d'inspirer la peur. L'un par sa magie et l'autre avec son épée, tous deux les utilisant avec soin, prêt à faucher sur place la première personne qui osait les défier. Chacun se retrouvait sans son arme de prédilection mais cela n'enlevait rien à la tension qui s'était abattu dans la boutique lorsque l'antiquaire avait posé l'amulette magique à la place de la broche vendue. Shan-Yu avait peut-être agi de manière irréfléchie en agrippant monsieur Gold par le col. C'était même une certitude. Mais l'asiatique avait déjà eu ses nerfs mit à rude épreuve avec le pacte qu'il venait de conclure et voilà que l'ancien sorcier osait le provoquer... Ce n'était pas dans les habitudes de Nafanaïl de se laisser ainsi insulter. Monsieur Gold avait-il sous-estimé son interlocuteur simplement parce que le guerrier s'était retrouvé obligé de courber l'échine devant lui ? Il ne pouvait pas lui laisser penser çà, sinon il était fini. Shan-Yu avait une réputation à tenir.

La seule chose qui retenait le guerrier de ne pas étrangler le marchand était l'information que l'ancien sorcier détenait encore. L'antiquaire le savait sans doute. Savait-il aussi que son calme ne faisait qu'attiser la colère du Hun ? Or, la colère pouvait devenir souvent aveuglante.

« Je joue à mon jeu avec mes propres règles et dès le moment où vous avez passé cette porte vous en avez inconsciemment accepté les règles. »

"Jouez tant que vous voulez, sorcier." Répondit-il en ne desserrant cependant pas sa prise. "En ce qui me concerne, nos chemins ne se croiseront plus une fois notre accord terminé."

Bien qu'il s'était déjà fait pareille promesse lors du premier pacte passé avec le ténébreux. Le destin en avait décidé autrement. Le destin ou... quelqu'un d'autre. Cette pensée n'arrangeait en rien la colère qui grandissait dans le coeur de l'ancien chef des Huns.

"Je refuse d'être un de vos pantins." Commenta-t-il finalement en foudroyant le vendeur du regard.

Lorsqu'ils réalisaient qu'ils n'étaient qu'un pion dans une partie qui les dépassait, les gens se retrouvaient contraints de choisir entre deux solutions : admettre ou refuser de tout leur être ce statut de pièce du jeu. Shan-Yu avait servi l'empereur une grande partie de sa vie. Quand il s'était révolté contre son ancien souverain, il s'était juré de n'être que son seul maître. L'asiatique ignorait les tenants et aboutissant du projet de Monsieur Gold mais il refusait d'en faire parti. Le guerrier avait son propre plan, son propre projet. Il avait été contraint de passer un second accord pour avancer sur la route qu'il s'était tracé mais ce n'était pas pour cela qu'il tomberait dans un piège aussi grossier.

« De plus, je ne pensais pas qu’elle vous intéressait encore comme elle m’était revenue, je pensais que vous n’en auriez plus l’usage. »

Nafanaïl chercha un instant un objet coupant du regard. Malheureusement, rien n'était à porter, pourtant il rêvait de prendre un couteau pour épingler la main de l'antiquaire sur le comptoir. Deal ou non. Personne n'osait se moquer de lui ainsi sans en payer le prix. Parce qu'il s'agissait d'un autre point qu'ils avaient en commun, Shan-Yu sut qu'il ne pouvait concrétiser son projet.

"Ne vous moquez pas de moi. Vous savez très bien la valeur de cette objet."

À contre-coeur et non sans avoir pris une grande respiration pour faire taire la rage qui parasitait son raisonnement, il relâcha le vendeur. Avec une rudesse calculée, néanmoins, pour bien faire comprendre au sorcier qu'il ne serait pas bon pour lui de retenter une autre action similaire.

"D'ailleurs, j'en ai déjà payé le prix." Commenta-t-il sur un ton sévère. "Je l'ai perdu durant notre voyage vers cette contrée et non par choix, l'amulette me revient donc de droit."

D'une certaine façon, Shan-Yu connaissait déjà la réponse. Son faucon lui avait été rendu, le marché avait donc été rompu. Voilà pourquoi il ne récupérerait pas l'objet sans payer à nouveau. Mais en cet instant, le guerrier n'avait aucune certitude que l'oiseau qu'il avait découvert au zoo était le sien.


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MessageSujet: Re: Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.   Mar 19 Nov - 21:35






Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.









Nafanaïl LawMr. Gold


« Jouez tant que vous voulez, sorcier. En ce qui me concerne, nos chemins ne se croiseront plus une fois notre accord terminé. »


Sa main enserrait toujours le col de ma chemise, cette position des plus inconfortables mais était nécessaire si je voulais réussir à tirer mon épingle du jeu sans me faire avoir. La partie était serrée avec le chef des Huns car il n’hésitait pas à utiliser la force brute et la violence un domaine qui ne m’était pas tellement familier et que j’avais évité jusqu’à présent. Bien sur étant en possession de l’amulette et grâce au comptoir qui nous séparait j’avais une position de force malgré ce que semblait monter les apparences. Ce n’est jamais une bonne chose de s’y fier à ses traitresses et particulièrement dans ce cas là. Car la force brute qu’avait l’habitude d’utiliser Shan Yu, n’était pas requise dans cette situation où seuls les mots pouvaient résoudre une solution. Et eux faisait partie d’un domaine que je maitrisais à la perfection. Il me suffisait simplement d’attendre dans cette position inconfortable le temps qu’il se calme et retrouve la maitrise de ses nerfs. La partie avait été bousculée mais bientôt les pions reprendraient leurs places sur l’échiquier.

« Je refuse d'être un de vos pantins. »


Le regard qu’il me jeta était des plus sombres et j’avais l’impression qu’il avait dit cette phrase plus pour s’en convaincre que pour m’en convaincre. Mais c’était peine perdue, dès qu’il avait posé son pied dans ma boutiques, des fils invisibles étaient venus se loger dans chacun de ses membres et peut-être même dans certaines de ses pensées. Je savais que je pouvais le mener où je voulais même s’il tentait de s’en convaincre en refusant d’accepter de l’être. Il compliquait le jeu et cela m’allait parfaitement. Mais un pion n’est qu’un pion et il a beau protester, tricher, nier il en restera un. Après mon argument, le regard du Hun se posa sur le reste de ma boutique, cherchait-il un moyen de se débarrasser du poids que je représentais physiquement et psychologiquement ? Ou seulement une porte de sortie, une échappatoire au piège soigneusement tissé par mes soins ?


« Ne vous moquez pas de moi. Vous savez très bien la valeur de cet objet. »


Je retenais un sourire quand je vis qu’il tentait de se calmer, il prit une grande inspiration et à contrecœur me reposa sur le sol. Pour me montrer sa contrariété, ce ne fut pas délicat mais brutal et je manquais de tomber sur les étagères derrière moi. Je me repris vite, réajustais ma veste et ma chemise par la même occasion.

« La valeur d’un objet n’est pas donné par celui qui le vend mais par celui qui veut acquérir l’objet... »


Encore une phrase sibylline dont j’avais le secret ponctuée par un silence calculé qui donnait tout son effet à ce genre de phrases. Et malgré la violence du geste de Shan Yu, je me remettais non loin du comptoir pour prouver que je n’avais pas peur de lui et qu’une nouvelle attaque n’en serait que trop ridicule. S’il avait voulu me faire du mal physiquement il n’aurait pas du me relâcher. Mais il savait que j’avais encore à lui apporter et il n’avait pas pu faire autrement sous peine  de voir capoter ses plans.

« D'ailleurs, j'en ai déjà payé le prix. Je l'ai perdu durant notre voyage vers cette contrée et non par choix, l'amulette me revient donc de droit. »


Un hochement de tête négatif et un geste d’arrêt empêcha le Hun de briser la vitre pour s’emparer de la précieuse amulette. J’aurais aimé en savoir plus sur le voyage qui l’avait amené à Storybrooke mais la patience de mon invité était déjà mise à épreuve suffisante pour ne pas tenter le diable et c’est seulement sur le sujet du paiement et de l’ancien contrat passé avec Shan Yu qui fut l’objet de ma réponse.

« Malheureusement tout comme vous, le voyage ne fut pas des plus délicats et certaines de mes possessions comme le faucon qui était le prix pour cet objet a mystérieusement disparu ce qui rend notre précédent accord nul et non avenu. »


Un mouvement de tête supplémentaire alla joindre le sens de mes paroles. En clair, cette amulette était à nouveau en ma possession et s’il la désirait vraiment, il devrait à nouveau passer un contrat avec moi ou s’en passer. J’avoue ne pas savoir quel sera le prochain coup de Shan Yu. Lui qui avait nié son appartenance à la catégorie des pions venait justement de passer du mauvais coté et se trouvait maintenant aux premières loges sur mon échiquier qu’il pensait avoir quitté...



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MessageSujet: Re: Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.   Mar 17 Déc - 22:38






Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.









Nafanaïl LawMr. Gold

Obnubilé par sa vengeance, Shan-Yu ne réalisait seulement que maintenant (alors que l'ancien sorcier avait remplacé la broche achetée par l'amulette magique qu'il avait perdu), qu'en arrivant à Storybrooke, il venait d'entrer dans un jeu qui le dépassait. Une partie dans lequel il devra jouer un rôle, qu'il le veuille ou non. Une réalité qui le dérangeait fortement. Le chef des Huns n'avait jamais été réputé pour son calme, aussi, devant cette constatation irritante, il avait laissé parler la violence.

Qu'importe les projets que l'antiquaire avait pour lui, le guerrier refusait de devenir un vulgaire pantin. L'asiatique n'était venu ici que pour obtenir plus rapidement une information qu'il désirait et qu'il devait impérativement obtenir avant la fin de la malédiction. S'il échouait, tout ce cirque n'avait plus aucun sens. Ensuite, il ne remettra plus jamais les pieds dans cette boutique. Des résolutions qu'il avait lancées aux visages du sorcier comme pour y apporter plus de poids. Monsieur Gold avait conservé le silence durant tout se temps. Le narguait-il ou attendait-il simplement que le guerrier se calme ? Mais la colère était un feu difficile à éteindre, chaque geste ou silence pouvait raviver les cendres. Seule la deuxième partie du contrat retenait le chef des Huns de resserrer sa prise pour étrangler l'antiquaire.

Finalement, après une grande respiration, il relâcha brusquement l'ancien sorcier. Sa victime manqua de perdre l'équilibre, se qui lui fit avoir un mince sourire satisfait. Dans un monde magique, il n'aurait jamais osé faire un tel geste envers le Ténébreux mais il n'y avait pas de magie ici. Du moins, c'est se que Nafanaïl pensait.

« La valeur d’un objet n’est pas donné par celui qui le vend mais par celui qui veut acquérir l’objet... »

Encore une phrase plein de mystère ! Çà et le fait que le vendeur s'était remit près du comptoir, de nouveau à porter de ses coups. A croire que sa menace précédente avait été complètement ignorée. Heureusement, Nafanaïl avait pu regagner son calme sinon il aurait accueillit à sa façon la nouvelle tentative de son interlocuteur. Au lieu de çà, après avoir jeté un dernier regard vers l'amulette en vitrine, il prit la broche de son ancienne ennemie qu'il venait d'obtenir. D'un air songeur, il manipula quelques instants le bijou, se souvenant de la première fois où il l'avait tenu ainsi, avant de finalement rompre la nostalgie qui menaçait de le gagner pour ranger l'objet précieux dans la poche de sa veste.

Non, il ne regrettait pas ce marché. De là à vouloir en conclure un nouveau et jouer le jeu du sorcier... De toute façon, comme il le déclara ensuite au vendeur, il avait déjà payé le prix pour l'amulette maudite. Son compagnon ailé n'était plus à ses côtés et le guerrier fut soulagé de ne pas le retrouver empaillé dans la boutique. Sur ces paroles, Nafanaïl fit un geste vers la vitrine pour récupérer se qu'il estimait être son dû mais un mouvement de tête négatif et un geste de la part de l'antiquaire l'arrêta.

« Malheureusement tout comme vous, le voyage ne fut pas des plus délicats et certaines de mes possessions comme le faucon qui était le prix pour cet objet a mystérieusement disparu ce qui rend notre précédent accord nul et non avenu. »

La surprise balaya un instant la colère ou l'irritation qu'avait pu éprouver le chef des Huns. L'accord avait été annulé. Le faucon blessé qu'il avait vu au zoo récemment était donc bel et bien le sien. Cette nouvelle enleva tout le désappointement qu'aurait pu lui procuré l'idée de devoir repayer un objet qui avait été en sa possession.

"Etant arrivé plus tardivement que les autres habitants, je dispose certainement d'informations qui pourrait vous intéresser..." Lança-t-il, songeur.

Ce serait mentir d'affirmer que récupérer l'objet enchanté, maintenant qu'il allait connaître l'identité Storybrookienne de l'empereur, ne l'intéressait pas. Pourtant, la manipulation était évidente. Jouer le jeu du sorcier serait accepté le fait de n'être devenu qu'un pion de plus entre les mains de l'antiquaire. Shan-Yu avait en lui beaucoup trop d'orgueil pour cela. Il retira vivement sa main qui s'était reposé instinctivement au-dessus de l'objet convoité.

"De toute façon, cette amulette me sera inutile dans ce monde puisqu'il n'y a pas de magie ici." Déclara-t-il. Il lança un regard sévère à l'antiquaire, comme s'il cherchait une confirmation à ses dires chez son interlocuteur. Son regard se durcit encore alors qu'il poursuivit. "Je vais chercher l'épée promise."

C'était dangereux de rester ici. Même sa détermination finirait par flancher sous les mots habiles du vendeur. Et il était hors de question qu'il passe un nouveau contrat pour un objet qui s'avéra complètement inutile. Comme il l'avait dit, le guerrier n'avait aucune confiance en l'antiquaire.

Aussi, sans un mot de plus, il fit demi-tour pour remplir sa part du marché. Retrouver son épée ne fut pas long, juste le temps de mettre une housse de protection pour l'arme puisqu'il ne pouvait se promener ainsi dans la rue. Sur le chemin de la boutique de Monsieur Gold, Shan-Yu évita de songer qu'il tenait pour la dernière fois son épée dans sa main. La seule chose qu'il avait gardée de son service dans l'armée de l'empereur. Qu'il avait gardé spécialement pour pouvoir trancher la tête de ce dernier, savourant par avance toute l'ironie de la scène. Le guerrier n'était pourtant pas sentimental.

Nafanaïl ne s'était pas absenté longtemps. Juste le temps qu'il fallait de faire l'aller-retour à pied puisqu'il refusait d'employé ces étranges montures de métal de ce monde. Pourtant lorsqu'il fit résonner le carillon de la porte d'entrée, il eut la surprise de voir l'antiquaire finissant de servir un autre client. L'ancien guerrier détourna les yeux lorsqu'il croisa la route du second client. Quel honte que quelqu'un assiste à cet acte de faiblesse ! Finalement, le Hun posa avec soin l'épée demandée sur le comptoir.

"Et ainsi s'achève ma part du contrat." Commenta-t-il sur un ton dur.

Il était impatient de savoir l'endroit où se terrait l'empereur dans cette ville, de comprendre pourquoi et comment celui-ci avait pu échapper à ses recherches. Les asiatiques ne courraient pourtant pas les rues ici. C'était vraiment étrange de ne pas avoir obtenu le moindre indice après plusieurs mois passés dans cette contrée. Enfin, bientôt il aura sa réponse. Cela valait bien un pacte avec le diable.

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MessageSujet: Re: Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.   Ven 20 Déc - 16:21






Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.









Nafanaïl LawMr. Gold

Le Hun n’était pas ravi par la nouvelle que je lui avais annoncée. L’amulette ne lui appartenait plus tout comme son faucon qui n’était plus mien. Un trait de surprise de dessina sur son visage remplaçant la colère qui y habitait pendant quelques instants. Il fixait l’objet magique en songeant surement à ce qu’il pourrait en faire et ce qu’il avait voulu en faire et qui avait échoué à cause du sort noir. Je savais qu’il devait qu’il agir vite avant que la malédiction ne se lève, ce qui ne saurait trop tarder car sinon, mon information ne vaudrait plus rien et ces efforts n’en vaudrait pas plus.

« Etant arrivé plus tardivement que les autres habitants, je dispose certainement d'informations qui pourrait vous intéresser... »


Effectivement, ce sont dans les choses qui peuvent m’intéresser. La situation dans le monde des contes devait avoir bien changé depuis le sort noir. Et l’arrivée tardive de Shan Yu et surement d’autres personnes qu’il me confirma m’amenait de nouvelles possibles qui me restaient obscures jusque-là. Notre ancien monde n’avait pas disparu, je flairais quelque chose de plus dangereux sous ce fait, il me faudrait probablement récupérer ces informations. Mais je restais tout de même prudent car il n'avait pas assuré qu'il possédait ce que j'attendais de lui.

« De toute façon, cette amulette me sera inutile dans ce monde puisqu'il n'y a pas de magie ici. »

Il pensait que la magie n’existait plus du tout ? Voilà qui était intéressant mais qui du coup remettait en cause le deuxième contrat que j’avais prévu. Avant que je ne puisse répondre quelque chose à ce sujet et à la présence de magie encore dans certains objets dont celui qui reposait maintenant sous la vitrine, il ajouta :

« Je vais chercher l'épée promise. »


Ainsi donc j’avais perdu une occasion d’échanger des informations intéressantes contre cette amulette qui pourtant gardait encore son pouvoir dans ce monde surtout si celui des contes était bel et bien existant. Il fit carillonner la clochette de la porte et disparut dans la rue tandis que je retournais dans mon arrière-boutique pour voir si je n’avais rien sur quelque chose qui expliquerais la survivance du monde. Et s’il y avait un moyen de passer entre les deux mondes. Mais à peine avais-je mis le nez dans un vieux grimoire, que la clochette de la porte retentit à nouveau. Je trouvais qu’il n’avait mis que peu de temps à faire le trajet jusqu’à chez lui surtout qu’il me semblait me souvenir qu’il n’utilisait pas la voiture qu’il jugeait inapproprié et qui préférait encore se déplacer à pied s’il ne pouvait faire appel à une monture digne ce nom avec quatre sabots et une crinière. Mais quand je passais dans la pièce centrale de ma boutique, je remarquais que ce n’était pas Shan Yu qui revenait déjà avec l’épée mais un autre de mes clients. Une simple bricole qui se régla assez vite mais pas assez pour que le Hun n’échappe à son regard.

En voyant la réaction de Nafanaïl, je sentais l’odeur de la honte se porter à mes narines. Il n’avait pas aimé avoir à faire affaire avec moi. Mais le temps lui avait manqué et j’étais un moyen d’aller plus vite tant que l’on savait ce que l’on risquait et quelles en seraient les conséquences. Cela devait représenter pour lui un véritable sacrifice et une véritable torture de s’abaisser à me demander une information surtout après s’être juré qu’il ne conclurait plus de marché avec moi. Et je ne comptais pas en rester là, une idée germa dans mon esprit qui pourrait ouvrir une nouvelle possibilité de conclure un autre accord.

« Et ainsi s'achève ma part du contrat. »

Il posa l’arme bien emballée dans une housse de protection sur le comptoir. Je la déballais lentement, sentant peu à peu l’impatience du guerrier monter de l’autre côté du meuble de bois. La garde était inchangé et je pouvais sentit son pouvoir sous ma main au moment où je posais la paume dessus. Il était inconscient de sa valeur et me l’avait céder pour un lieu. Mais je n’allais pas m’en plaindre. Je fis mine de l’observer sous toutes les coutures pour qu’il ne soupçonne pas mon intérêt pour la garde et qu’il pense simplement que je désirais m’assurer qu’il s’agisse de la bonne épée.

« Exact. A moi, d’achever la mienne... L’empereur se trouve à l’hôpital, il a été plongé dans le coma. Le contrat est honoré. »

Les raisons importait peu et j’avais déjà en tête ce plan qui me permettrais surement de faire signer une nouvelle de chef des Huns, ce qui relevait d’un exploit, vu la réticence de Shan Yu mais je n’abandonnerais pour si peu. Je puisais un peu dans la réserve de magie de l’épée dans un nuage de fumée violette qui caractérisait ma magie. J’avais fait joindre ce geste de la faire disparaitre à ma phrase. Ce qui prouvait au Hun que la magie n’avait pas totalement disparu et qui pourrait lui redonner l’envie de posséder l’amulette. Qui plus est, cela pouvait aussi le déstabiliser. Car en me voyant utiliser la magie de manière futile, il reconsidérerait peut-être son geste violent. De là, je lui montrais que j’aurais pu posséder ma magie au moment où il m’a empoigné et que sa trop grande assurance aurait pu lui couter plus qu’une épée fusse-t-elle autant digne d’intérêt. Mais bien sûr il ne sait pas que je ne l’ai qu’en quantité limitée et que je n’en aurais pas usée sans raison. Par-là, je faisais d’une pierre, deux coups. Après restait à savoir comment il allait réagir à cette nouvelle.


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MessageSujet: Re: Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.   Lun 6 Jan - 21:04






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L'esprit du guerrier était tiraillé entre ce que lui dictait la logique ou son honneur. Il savait qu'agir sous le coup d'un orgueil démesuré pourrait lui coûter la victoire, ce qui mettrait son voyage vers ce monde inconnu au rang de perte de temps. Maintenant que les premiers signes d'affaiblissement de la malédiction se manifestaient, Shan-Yu devait agir au plus vite. Il avait réussi à se persuader que de faire appel aux renseignements du sorcier était la seule chose qu'il pouvait faire. Le risque de voir sa chance de vengeance lui filer entre les doigts était trop grand pour être ignoré. Pourtant, au fond de lui, il avait espérer que ce contrat demeurerait secret. Voir un autre client au moment où l'ancien chef des Huns entra dans la boutique avec l'épée promise lui remit sa dualité sur ses agissements en tête.

Shan-Yu en éprouva de la honte et se fit un devoir de ne pas croiser le regard de cet autre client alors qu'il s'approchait du comptoir. Illogiquement, le guerrier songea à sa réputation. Chose qu'il ne possédait pas à Storybrooke. Des anciens réflexes se mirent en branle dans son cerveau et l'idée de réduire au silence l'intrus avant qu'il n'ébruite des commérages fut très tentante pendant un instant. C'est se que Shan-Yu aurait certainement fait, surtout qu'il avait encore son épée en main, s'ils se trouvaient encore dans son royaume d'origine. Hélas, ici, rien n'était pareil. Alors il garda ces envies de meurtres pour lui et se concentra sur la fin du pacte conclut avec l'antiquaire.

Le Hun déposa délicatement l'arme dans sa housse de protection en affirmant conclure ainsi sa part du marché. L'ancien sorcier n'attendit pas plus longtemps pour retirer la lame de sa protection pour l'inspecter sous toutes les coutures. Nafanaïl dut placer ses mains derrière son dos pour masquer une certaine crispation devant le spectacle qu'une autre personne non seulement tenait son arme mais allait bientôt la posséder. A nouveau il ressentit une lutte intérieure entre la logique et l'orgueil. Ce n'était qu'une arme, certes elle l'avait accompagné une grande partie de sa vie mais elle restait facilement négociable en échange de la promesse de tenir bientôt le cou de l'empereur entre ses doigts qui se resserreraient jusqu'à sentir le dernier souffle de son ancien souverain s'échapper de ses lèvres.

« Exact. A moi, d’achever la mienne... L’empereur se trouve à l’hôpital, il a été plongé dans le coma. Le contrat est honoré. »

Si un sourire avait commencé à germer sur les lèvres du guerrier devant la perspective d'assister à la fin de l'empereur prochainement, la déclaration du sorcier lui fit perdre quelque peu contenance. Ces quelques phrases soulevaient à la fois beaucoup de question et de frustration. D'abord le lieu en lui-même. L'hôpital. L'endroit où travaillait Sun. Son ennemie aurait donc osée trahir leur alliance en lui cachant cette information ? En cela, Shan-Yu ne regrettait pas d'avoir récupérer la broche. Il pourrait ainsi jeter le bijou précieux au visage de son ancienne élève en déclarant que LUI, celui qu'on disait dépourvu d'honneur, avait tenu sa parole tandis que la vertueuse Mulan se croyant au service de la justice avait manqué à la sienne. Une compensation acceptable pour cette trahison.

"Dans le coma..." Répéta-t-il.

On pouvait aisément sentir toute l'amertume que cette nouvelle lui apportait. Certes, cela expliquait pourquoi ces recherches avaient échoués et cela le rassurait dans l'idée qu'il avait bien fait de venir dans cette boutique. Techniquement, cela ne changeait rien à sa vengeance... seulement lui enlever l'aspect jouissif de la chose. Au lieu de voir la dernière lueur de vie s'éteindre dans les yeux de celui qui l'avait humilié pour toute récompense d'une vie à son service, Shan-Yu ne verra qu'un vieillard plongé dans le sommeil, inconscient de qui causera sa perte. Est-ce que cette information valait-elle toujours le coup ?

Nafanaïl n'eut pas le temps de soupeser cette question qui remettait pourtant en doute l'ensemble de ses motivations puisque l'ancien sorcier avait encore un tour à lui réserver. Sous les yeux surpris du Hun, Monsieur Gold venait de faire disparaître l'épée dans un nuage caractéristique à la magie de leur monde. Le guerrier ne s'attendait pas à un tel spectacle et ne put s'empêcher de reculer d'un pas. Lui qui avait déclaré peu avant cela que l'amulette lui serait inutile dans ce lieu dépourvu de magie venait d'avoir la preuve du contraire. Shan-Yu se mit imperceptiblement sur la défensive, s'attendant à recevoir une vengeance pour son précédent geste violent envers l'ancien sorcier. Mais rien ne vint.

"Il y a de la magie ici ? Comment est-ce possible ?" Questionna-t-il, incrédule, son regard encore fixé sur l'endroit où s'était trouvé son épée avant de disparaître.

Cette nouvelle donnée le plongeait dans une profonde perplexité. Si la magie existait ici, pourquoi n'était-elle pas couramment utilisée ? En tout cas, ce fait rendait certaines choses plus rassurante, comme la possibilité de retourner dans leur ancien monde mais aussi au sujet de l'amulette qui retrouvait toute son utilité.

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MessageSujet: Re: Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.   Lun 13 Jan - 16:20






Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.









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La nouvelle semblait déstabiliser le Hun. Pensait-il que ce serait plus compliqué d’atteindre l’empereur. C’est souvent que les meilleures cachettes sont celles à la vue de tous. Qui pourrait penser que l’empereur était tout simplement dans le coma à l’hôpital avec pour seuls garde, le gardien qui fait une ronde de temps en temps ? Et non, dans une demeure imposante avec à sa solde quelques gardes qui assuraient sa protection jour et nuit. Et pour cela que c’était une bonne cachette. Ce genre de protection attire tout de suite l’attention alors qu’un minimum d’attentions suffisait à garantir une sécurité optimale. J’aimais ce principe de cacher au grand jour, les choses les plus précieuses.

Je voyais le Hun ruminer sur une idée qui pourtant ne semblait pas concerner l’empereur. Aurait-ce un rapport avec le travail de Mlle Yang qui travaillait à l’endroit même où se trouvait la personne que recherchait Shan Yu. Connaissait-il seulement la taille et le nombre de patient plus ou moins enregistrer qui errait dans les couloirs blafards de ce bâtiment.  

« Dans le coma... »

Je n’arrivais pas à savoir si c’était ce fait ou le lieu où il se trouvait qui secouait le plus le chef des armées. Il est vrai que c’est beaucoup moins plaisant de s’attaquer à une victime déjà inconsciente mais c’était tout de même beaucoup plus pratique et il n’aurait aucun mal à le tuer. Après aurait-il la présence d’esprit de faire passer cette mort de manière naturelle ou s’il userait de sa bonne vieille technique avec force lames et sang. Mais je laissais cela à sa décision, ce n’était pas mon affaire, ce qu’il faisait de ses informations. Mon contrat ne désignait pas les raisons qui poussait mon client à savoir l’emplacement de l’empereur ce qui me mettait absolument hors de cause si l’on venait interroger en cas de meurtre flagrant.

Ce détail passé et sans importance, venait une tout autre partie qui elle revêtait une importance particulière. Avec ça, j’arriverais peut-être à faire formuler au Hun, un nouveau contrat alors qu’il s’était juré du contraire… par deux fois. L’épée qui disparut dans un souffle violet si caractéristique fit reculer d’un pas le puissant guerrier. Il reconnaissait cette couleur pour l’avoir vue à plusieurs reprises et il savait ce que cela impliquait : de la magie. Il me redoutait à présent et c’était le but escompté en plus de lui prouver l’existence de reste de magie. Je pouvais presque sentir sa peur de recevoir une vengeance suite à l’attaque violente qu’il avait eue envers moi. Et tant que resterait cette tension, il jouerait selon mes règles. Cela me suffisait comme vengeance pour l’instant. Il avait voulu refuser de jouer, il avait voulu tricher. Mais c’était impossible avec moi, on finissait toujours par revenir jouer avec moi, avec mes règles.


« Il y a de la magie ici ? Comment est-ce possible ? »

Je savourais l’incompréhension que je pouvais lire sur le visage de Shan Yu. Ainsi il pensait réellement que j’étais sans défense même dans un monde où la magie est nettement réduite ? il regardait encore mes mains qui avait tenu quelques instants plutôt l’épée qui l’accompagnée sur tant de champs de bataille. Je pouvais presque sentir le nouvel attrait que portait le Hun sur l’amulette en vitrine.

« Il y en a. C’est de la magie résiduelle qui a accompagné certains objets ou certaines personnes en passant dans ce monde… Mais si c’était si simple, tout le monde l’utiliserait, n’est-ce pas ? »


Sans le savoir, je faisais écho à ses pensées en présentant les choses sous cet angle. Après tout c’était une déduction logique mais à laquelle j’apportais un bémol dans ma première partie de réponse. Tout était dans le mot résiduel. Car elle ne se trouvait pas partout et était même parfois difficile à trouver et à utiliser. Elle est plus instable car elle possède une base fine quasiment inexistante. Il fallait avoir une connaissance suffisamment subtile de la magie pour pouvoir y accéder, je ne doutais pas que je n’étais pas le seul à chercher ces résidus pour continuer à la pratiquer un peu. C’est ce qui faisait leur rareté mais ma connaissance de la Forêt enchantée et de ces habitants me permet de déterminer plus facilement ce qui possède ou non, un reste de magie. Il ne me manquait plus grand-chose pour lancer la contre-malédiction et ainsi rétablir la magie dans ce monde si faible.


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MessageSujet: Re: Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.   Ven 31 Jan - 11:28






Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.









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Shan-yu savait quand faisant appel au sorcier, il allait devoir faire certain sacrifices. Sauf qu'il avait jusqu'à présent pu contenir les coups portés à son orgueil grâce à l'espoir d'obtenir se qu'il désirait. La perspective de voir l'empereur agonisé à ses pieds valait bien quelques concessions déshonorantes. En apprenant que son ancien chef était dans le coma, ce dernier espoir venait de se briser. Avec cette information, c'était sa présence en ce monde trop moderne pour lui qui était remise en question. A quoi lui servirait d'exercer sa vengeance contre un infirme inconscient ?

Nafanaïl ne voulait pas seulement tuer celui qui avait été un jour son empereur. Il aurait voulu l'humilier, l'obliger à s'incliner devant lui en implorant sa pitié. Des plaisirs qu'on lui refusait à présent qu'il savait où sa victime se trouvait. Priver de cette satisfaction, le tuer avait-il encore du sens ? Y renoncer ne signifierait-il pas avoir donné son arme pour rien ?

A cette déception déjà bien grande s'ajoutait un sentiment familier de trahison. L'ancien chef des Huns avait beau retourné ce renseignement dans tout les sens, il gardait la sourde conviction que Mulan savait pour la localisation de l'empereur et lui avait volontairement caché cette information. Dire qu'il avait sacrifiée son épée contre une relique d'un passé oublié. Finalement, serait-ce lui, considérer comme un traître pour l'empire, qui se serait montré le plus honorable dans leur accord ? Voilà qui serait ironique. Mais pas impensable du point de vue du guerrier. Shan-Yu considérait déjà avoir été trahi par son ancienne protégée lorsque cette guerrière avait reçu une promotion qui lui revenait de droit. Bien plus tard, Mulan avait prit les armes contre lui et sa révolution alors qu'il lui proposait une alliance. Alors non, que la guerrière soit la première à rompre leur accord n'aurait pas dû le surprendre.

Comme si ce fait n'était pas déjà lourds de changements et de conséquences sur ces futurs actions, la minute suivant, le guerrier fit la désagréable découverte que la magie était bien présente dans ce monde. Après avoir regardé l'endroit où son épée avait disparu, son regard se porta presque inconsciemment vers l'amulette magique en vitrine qui lui avait un jour appartenu.

« Il y en a. C’est de la magie résiduelle qui a accompagné certains objets ou certaines personnes en passant dans ce monde… Mais si c’était si simple, tout le monde l’utiliserait, n’est-ce pas ? »

Nafanaïl voyait très clairement où l'antiquaire voulait en venir. Ce qui représentait un nouveau coup dans son orgueil car même s'il devinait les ficelles de cette manipulation, il ne pouvait s'empêcher d'être tenté par cette nouvelle proposition sous-entendue.

"Et vous aller me dire que l'amulette en a garder des traces et pourrait donc fonctionner, même ici, c'est bien cela ?" Demanda-t-il avec un sourire au coin.

Un geste de rébellion qui pourrait lui coûter cher, surtout maintenant qu'il supposait que l'ancien sorcier avait conservé quelques uns de ses pouvoirs. Tant pis, Shan-Yu avait vu une faille dans la tactique de l'antiquaire et l'exploitait comme un pion refusant d'obéir au joueur d'échec.

"Mais à quoi me servirait votre maléfice contre un infirme endormi ? Vous avez fait une erreur, sorcier. Vous n'auriez jamais dû me dire l'état de santé de l'empereur. A quoi bon obtenir cet objet sans pouvoir contempler la douleur de voir sa fin approchée dans les yeux de sa victime ?"

Il réprima une envie de taper violemment sur la vitre pour manifester sa colère. Un geste de trop, sans aucun doute. Même si le guerrier n'était pas un lâche, il savait les limites à ne pas franchir face à un adversaire trop puissant. Alors il retenu son geste et se contenta de fixer l'antiquaire droit dans les yeux avant de poursuivre.

"Votre marchandise ne met d'aucune utilité." Affirma-t-il sur un ton mordant.

Ce genre de parole déterminée devrait normalement s'accompagner par une sortie de la boutique. Pourtant, le chef des Huns resta là. Il ne voulait pas l'admettre mais au moment où il avait affirmé ne pas avoir besoin de l'objet enchanté, un autre nom que celui de l'empereur était apparu dans son esprit.

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MessageSujet: Re: Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.   Lun 17 Fév - 21:49






Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.









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La magie dans ce monde est un bien précieux et rare que je cherchais à amasser avant que son grand retour ne vienne chambouler la vie de certains. Henri dans le coma, il était plus difficile de savoir quand la malédiction pourrait être brisée et il me fallait faire attention. Il ne me restait pas grand-chose pour que je ramène la magie dans la ville. Ne restait qu’un léger détail qui tenait à une simple fiole de verre. Si seulement ce précieux flacon ne se trouvait pas dans un endroit quasiment impossible à atteindre. Il me fallait un champion pour aller la récupérer mais je ne devais pas me tromper. Le Hun pourrait être un bon choix mais je craignais ces réactions trop violentes. Il ne m’était pas assez redevable pour ça. Mais je finirais par trouver quelqu’un qui m’est plus que redevable, une des personnes pour lesquelles j’ai sauvé la vie ou offert suffisamment pour qu’il fasse ça pour moi.

« Et vous aller me dire que l'amulette en a garder des traces et pourrait donc fonctionner, même ici, c'est bien cela ? »

Je ne répondais pas tout de suite attendant de voir de ce qui résulterait de l’esprit de Shan Yu.
Mes phrases sibyllines avaient de quoi faire réfléchir et ma réflexion ouvrait de nouvelles portes à son esprit guerrier. Il connaissait les pouvoirs de l’amulette du moins du temps où elle était gorgée de magie. Et c’était tout ce qui importait pour me permettre de conclure un autre pacte avec le puissant guerrier. C’était ces informations qui m’intéressaient cette fois-ci.


« Mais à quoi me servirait votre maléfice contre un infirme endormi ? Vous avez fait une erreur, sorcier. Vous n'auriez jamais dû me dire l'état de santé de l'empereur. A quoi bon obtenir cet objet sans pouvoir contempler la douleur de voir sa fin approchée dans les yeux de sa victime ? »

La colère montait chez le Hun, il n’était pas ravi de ne pouvoir réellement faire souffrir l’empereur et détestait le savoir en telle position de faiblesse mais cela pouvait m’être utile. Encore quelques mots et le plateau serait à ma convenance pour avancer mon dernier pion et si jamais ça en marchait pas, il aura toujours l’occasion de revenir. Les âmes désespérées reviennent toujours me voir et sont prêts à payer un prix parfois supérieur que celui que je leur avais proposé au départ.

« Votre marchandise ne met d'aucune utilité. »

Voilà le déplacement que j’attendais, il s’était mis en échec et me laissait le champ libre pour ma prochaine action. Le plateau était parfait, toutes les pièces étaient au bon endroit pour que le coup soit efficace. Après il restait toujours un moyen de contrer une brillante stratégie, une parade et il n’était pas impossible qu’il la trouve mais qu’importe, s’il revient plus tard avec de meilleures intentions. Je connaissais le caractère de Shan Yu et je me doutais qu’il ne reviendrait pas sans une excellente raison. Mais le temps viendra, soit maintenant soit plus tard, le temps n’est pas important.

« Je ne pense pas vous l’avoir proposer. Et si elle ne vous intéresse pas je ne vois pas pourquoi, elle est encore notre sujet de conversation. »

Ces quelques paroles dites, il ne me restait plus qu’une chose à faire. J’attrapais ma canne et m’apprêtais à m’occuper du reste de mes affaires comme si je ne souhaitais plus conclure de marché avec lui. C’était en partie faux mais je devais en donner l’impression. Je me retournais et ouvrait au hasard l’un des coffrets qui se trouvaient sur l’étagère derrière moi. Mon désintérêt pour le Hun devrait suffire à lui faire prendre une décision. Soit conclure un accord pour l’avoir, soit partir et peut-être revenir plus tard...


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MessageSujet: Re: Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.   Dim 23 Fév - 20:32






Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.









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Shan-Yu était un guerrier et réfléchissait en tant que tel. Sur un champ de bataille, deviner la stratégie de son adversaire donnait toujours un avantage. Mais, ici, les choses étaient différentes. Surtout quand il était question de magie. Dans cette boutique, Nafanaïl avait beau voir la manipulation, cela ne lui donnait pas pour autant un atout sur l'antiquaire. Bien au contre, voir les ficelles ne l'empêchait pas d'être tenté de récupérer l'amulette qui fut un jour en sa possession. Cependant, il restait des non-dits qui représentaient autant d'hésitation pour le chef des Huns.

Échaudez par la désagréable nouvelle du coma de l'empereur, Nafanaïl était beaucoup plus vigilant aux paroles que pourrait prononcer le sorcier en faveur de cette nouvelle transaction. Or, justement, lorsque le guerrier sous-entendit la possibilité que l'objet ait gardé tout son pouvoir, il n'eut que du silence comme toute réponse. Une absence de réponse qui aurait pu être interpréter comme une confirmation silencieuse. Ou alors ce blanc dans la conversation n'était là que pour lui laisser imaginer que l'objet avait conservé son pouvoir alors que ce n'était pas le cas ?

L'ancien chef des Huns tenta de jouer une carte dangereuse, celle de la provocation. Affirmer que monsieur Gold avait fait une erreur dans ces négociations était une stratégie qui pouvait se retourner contre lui. Le Hun en avait parfaitement conscience puisqu'il avait eu la preuve que le sorcier avait conservé au moins une partie de ses pouvoirs. En déclarant que l'amulette serait inutile face à un infirme endormi, Nafanaïl passait une partie de sa frustration de savoir sa vengeance qu'en partie assouvie.

Il avait ensuite déclaré que la marchandise ne l'intéressait pas alors que la sensation brûlante d'une nouvelle trahison couvait en son cœur. Un autre nom en tant que victime de l'objet enchanté lui vint spontanément en tête, se qui l'empêcha de quitter la boutique malgré sa déclaration. Un véritable conflit se livrait dans l'esprit du guerrier. Il était clair pour lui que la localisation de l'empereur n'aurait pu être ignoré par Mulan et n'était pas dû au hasard mais d'un autre côté, Shan-Yu éprouvait quelques réticences à admettre de s'être fait à nouveau trahir par son ancienne protégée. Une part de lui voulait croire qu'il y avait une explication. Que Sun avait une excellente raison d'avoir conserver cette information précieuse sous silence. Tandis que la vengeance et la colère lui dictaient de prendre l'amulette et de la destiner à un adversaire qui pourrait souffrir pleinement de la malédiction proférer par l'objet magique.

« Je ne pense pas vous l’avoir proposer. Et si elle ne vous intéresse pas je ne vois pas pourquoi, elle est encore notre sujet de conversation. »

Un sourire féroce se dessina sur les lèvres du Hun. Comment osait-il jouer l'innocent avec lui ? La suite du comportement de l'antiquaire n'arrangea pas vraiment l'humeur de Nafanaïl puisque le vendeur crut de bon ton de l'ignorer en feintant de s'occuper d'autre chose. Sans la démonstration magique du sorcier, Shan-Yu aurait sans doute de nouveau saisit monsieur Gold par le col afin de lui faire regretter ce geste. Au lieu de cela, il devait se contenter de serrer les dents et de ne rien faire.

"Oh, mais vous n'en avez pas besoin." Déclara-t-il. "Vous n'avez qu'à sous-entendre quelque chose pour que votre future victime complète les blancs à votre place."

En d'autres circonstances, le guerrier aurait sans doute respecté cela. Certes, la méthode était déshonorante mais les faibles n'avaient qu'à maudire leur propre faiblesse. Sauf qu'aujourd'hui, Shan-Yu se retrouvait dans le rôle de la victime et il n'aimait pas cela du tout. Instinctivement, il chercha le contact rassurant de son épée. Pour se rassurer ou pour tenter une nouvelle attaque contre son puissant interlocuteur, il ne le sera jamais puisque sa main ne se referma que sur du vide. Le souvenir de cette perte ne fit que renforcer sa détermination de ne pas retomber dans le même piège.

"Mon épée est la seule chose que vous obtiendrez de moi, sorcier." Annonça-t-il avec détermination et orgueil.

Cette fois, il eut la force de se diriger vers la porte de la boutique.


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MessageSujet: Re: Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.   Dim 2 Mar - 11:02






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La colère monta chez mon client mais cette fois-ci, il se retient de me soulever de quelques centimètres au dessus du sol, surement à cause de ma petite démonstration de magie. Cela a dut le refroidir. Et heureusement qu’il ne savait pas que je ne pouvais pas me permettre de l’user ainsi pour pas grand-chose. Je pensais que cela me permettrais de conclure un autre contrat avec Shan Yu mais j’avais sans doute été trop gourmand pour aujourd’hui. Car il se contenait de contenir sa violence.

« Oh, mais vous n'en avez pas besoin. Vous n'avez qu'à sous-entendre quelque chose pour que votre future victime complète les blancs à votre place. »

Bien deviné mais trop tard. Déjà je sentais que le reverrais. Une âme désespérée revient toujours me voir et là le prix à payer est plus fort. Maintenant qu’il avait conscience de la présence de la magie, j’avais changé de statut dans sa tête. Et il reviendrait. Le temps est mon meilleur allié. Et quelques mots étaient plus puissants qu’un long discours. Le Hun l’avait compris mais bien trop tard. Et je n’allais pas m’en plaindre. Il avait asséné l’antidote après le pas irréversible mais s’il pensait être protégé mon poison n’en sera que plus efficace. Sa main sembla chercher pendant un instant quelque chose, mais ne se referma que sur du vent. Chercherait-il ce que je lui avais pris ? Son épée ? J’avais donc bien choisis. Pour que l’objet lui manque déjà, il fallait qu’il soit important et cela me convenait ainsi.

« Mon épée est la seule chose que vous obtiendrez de moi, sorcier. »


Comme en réponse à mes pensées, il avait mentionné l’arme légendaire. Un sourire amusé vint se fixer sur mes lèvres tandis que j’observais le guerrier quitter la boutique avec un simple lieu et une jolie broche qui retournerait surement à sa propriétaire originelle. Tandis que je possédais ce qui avait le plus de valeur pour un guerrier, son arme. Il lui faudrait du temps pour en retrouver une qui lui convienne, qui colle à sa main, qui soit le pur prolongement de son bras, qui soit parfaitement équilibrée. Mais il ne trouvera pas cela à Storybrooke, il n’existait pas de forgeron digne de ce nom dans cette petite ville. Et la déception de savoir l’empereur dans le coma retiendrait peut-être un moment le Hun qui souhaitera attendre son réveil pour pouvoir voir la peur et la souffrance dans son regard de vieillard et là, je lui serais à nouveau utile. Soit pour lui rendre son arme, soit pour lui en proposer une nouvelle. Mon regard se porta sur l’amulette en vitrine.

« Pour l’instant, Shan Yu, pour l’instant... »

Il était déjà sorti de ma boutique mais je tenais à offrir ses mots au destin. Je savais reconnaitre une âme désespérée quand j’en voyais une et ce n’était qu’une question de temps quand son désespoir aura atteint ses limites que je le reverrais faire retentir à nouveau cette petite clochette. Je posais ma main sur la vitrine au dessus du talisman. Etait-il réellement efficace, je ne pense pas. La magie est trop faible pour convoquer un esprit de sa puissance. Mais c’était bien de le faire. La foi que l’on accordait en quelque chose ou en quelqu’un est aussi voire plus puissante que la valeur réelle de cette chose ou de cette personne. Mais cela suffit à la faire décupler. C’est pour cette raison que j’aimais les mots. Il recelait souvent bien plus de pouvoirs que la magie, elle-même, et dans un monde comme celui-ci, ils étaient absolument nécessaires. Nécessaires et dangereux...


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