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« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind
L'histoire se déroule en
Octobre 2013.


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 [Flashback] Au crépuscule , la lumière décroît, implacablement...[Feat Adora]

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MessageSujet: [Flashback] Au crépuscule , la lumière décroît, implacablement...[Feat Adora]   Jeu 29 Aoû - 5:05

Tape dans tes mains...
Écrase une fée....



La solitude…Ce n’était pas une sensation nouvelle pour Cloé, une orpheline se sent seule par défaut, c’est une fatalité, une logique imparable dans ce processus d’abandon auquel elle était destinée. Ce qui était plus difficile à accepter c’était un second abandon, celui de sa sœur aînée, puis un troisième, celui du garçon qu’elle aimait. Ces deux faits, espacés d’à peine quelques années, semblaient être la goutte d’eau qui faisait déborder son cœur…Les murs tristes et froids de l’orphelinat renfermaient à présent une âme en peine, la sienne. La dernière des orphelins de son âge errait encore dans l’établissement puisque personne n’était venu la réclamer et qu’elle n’avait pas encore l’âge légal pour partir…

Cloé Dusty cachait son amertume comme elle le pouvait devant les gens qu’elle aimait, tout comme les larmes qui imbibaient son oreiller certaines nuits plus oppressantes que d’autres. C’était si compliqué, tout se bousculait dans sa tête, son cœur criait à l’injustice tandis que sa raison lui intimait de ne pas se plaindre, que son sort aurait pu être bien pire, si on écartait les humiliations qu’elle vivait au quotidien au sein de l’établissement même qui l’avait vu grandir, elle possédait au moins des personnes qui l’aimaient et sur lesquelles elle pouvait compter même si elles ne vivaient pas auprès d’elle. Dans un sens, elle n’était pas vraiment seule….C’était ce qu’elle s’efforçait de se dire tandis que la cendre de sa cigarette s’écrasait sur les dalles de carrelages fissurés de l’une des cabines de douche commune.

La blondinette s’isolait là, en dehors des heures d’utilisation bien entendu, pour disparaître de la vue des redoutables surveillants de l’orphelinat qui faisaient de sa vie un Enfer dés qu’ils en avaient l’occasion, sans parler de son abominable directrice qui prenait un malin plaisir à l’accuser de tout et n’importe quoi même lorsqu’elle n’en était pas l’auteur, les rares fois où cela arrivait, lui distribuant des tâches ingrates et harassantes dans le seul but de la détruire à petit feu. Ici personne n’irait la chercher, même si Owen avait déjà repéré sa cachette depuis peu de temps et lui priait de ne plus fumer dans l’établissement, ni même de fumer tout court ! Ce brave Owen restait son seul pilier dans son quotidien morose, le seul qui n’avait pas disparu du paysage. L’ex marchand de sable faisait tout son possible pour aider les enfants maltraités de l’orphelinat, malheureusement, il était seul contre tous dans son combat et Cloé se demandait combien de temps Carmen mettrait avant de le remercier gratuitement de ses bons et loyaux services. À cette pensée, la jeune femme serra les poings avant d’expirer une bouffé de fumée malodorante et de laisser tomber sa tête contre la paroi glaciale de la douche. C’était injuste ! Pourquoi devait-elle attendre ses vingt et un an avant de quitter cet endroit ? C’était révoltant ! Elle rêvait de voyages, d’escapades loin, le plus loin possible de Storybrooke, un périple sans retour possible…Toute son âme tendait vers l’aventure, quelque chose au fond d’elle lui disait qu’elle en était capable, qu’elle était faite pour vivre de grandes choses.

Cloé soupira bruyamment. Des rêves, des illusions sans fondement…Sans argent, le seul avenir qui lui pendait au bout du nez c’était celui de serveuse dans l’un des bars malfamés de la ville. Comment pouvait-elle encore être aussi naïve et garder cet espoir secret de vivre une vie passionnante ? L’orpheline fit la grimace et tous ses songes se dirigèrent vers Liam. C’était lui sa pensée heureuse ! Même si elle ne réalisait pas ses désires d’aventure, passer sa vie prés du jeune homme comblerait déjà ses attentes. Il n’avait qu’un pas à faire et son cœur tout entier serait à lui…Si seulement il pouvait le comprendre et l’aimer de la même façon, la voir non plus comme une amie ou une sœur mais comme la femme amoureuse qu’elle était.

Une fois encore Cloé se perdait dans des hypothèses facultatives et loin d’être prioritaires. Non, la priorité principale, SA priorité, restait sa survie dans cet orphelinat ! Qu’on se le dise, les mots étaient loin d’être exagérés, il s’agissait de survie, surtout depuis que l’orpheline soupçonnait Carmen de faire disparaître certains de ses petits camarades. Tout Storybrooke trouvait peut-être ça fou et ridicule, surtout lorsqu’une délinquante de dix-sept ans vociférait de telles affirmations, mais la situation était réellement préoccupante voir alarmante. De mémoire, jamais l’orphelinat n’avait autant croulé sous les demandes d’adoptions. A croire que la mode était à qui adopterait le plus d’orphelins du Maine, et étrangement, les « livraisons d’enfants », comme aimait les appeler Cloé, s’effectuaient uniquement la nuit, au petit matin, les enfants étaient déjà loin auprès de leur nouvelle famille. Un énorme canular by Carmen qui annonçait fièrement au petit déjeuner les noms de ceux qui avaient eu la chance d’être « sélectionnés », ponctuant généralement ses phrases de petits sourires narquois qui lui allaient si bien. C’était terrifiant et révoltant ! Cloé assistait impuissante à cette sorte de complot sadique dont elle ne dénouait pas encore tous les files. Une visite nocturne et discrète dans le bureau de la chef suprême s’imposait mais l’ex fée Clochette n’avait pas encore eu la chance de trouver le bon moment pour le faire, se sachant beaucoup trop surveillée à son gout.

Néanmoins, quelques jours plus tôt, un article de Louna, la colocataire de Moira, paru dans le Daily Mirror, avait retenu toute son attention. Elle citait, entre autres faits divers, la disparition étrange des orphelins…Cette brève accusation n’était pas passée inaperçue dans l’établissement puisque Cloé avait surpris une bride de conversations entre Carmen et Adora, la sournoise et faussement adorable Adora, dans laquelle il était question de « liste en sûreté » et d’un certain « il », complice si voir plus de ces mystères.

« Cette Nerys est une idiote, je l’aurai attaqué en Justice pour diffamation si son oncle n’était pas si influent ! » suivi d’un « Heureusement qu’IL sait ce qu’il fait ! », c’était tout ce que la jeune femme avait pu tirer de ses pires ennemies avant qu’elles ne cessent de parler en réalisant sa présence. Depuis lors, l’orpheline n’avait rien pu se mettre sous la dent, déterminée à élargir plus amplement la brèche qu’avait ouverte Louna. La journaliste restait son dernier espoir et même si elle restait peu crédible aux yeux des gens, l’héritière avait une portée et des relations que l’orpheline ne possédait pas.

Alors qu’elle s’imaginait déjà un plan pour entrer par effraction dans le bureau de Carmen, le grincement de la porte de la salle de bain commune la fit sursauter. Écrasant rapidement sa cigarette sur le sol avant de la faire disparaître dans le conduit évacuation d’eau, Cloé se releva à la hâte et fit tout son possible pour que la fumée et son odeur se volatilisent, ce qui se traduisit par de simples mouvements fébriles de la main. Cachée derrière l’un des rideaux de douche jaunis et moisis, l’ex fée retint sa respiration, espérant échapper à la sentence qu’elle encourrait si on la trouvait dans une telle situation. Elle ignorait qu’en ce moment même la plus habile chasseuse d’enfants venait d’entrer, pour son plus grand malheur !

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MessageSujet: Re: [Flashback] Au crépuscule , la lumière décroît, implacablement...[Feat Adora]   Ven 13 Sep - 8:52

Tape dans tes mains...
Écrase une fée....


Certains comportements défiaient la logique. Comme s'ils étaient encrés dans vos gênes. Magie ou non. Souvenir ou amnésie. Certaines choses sont destinées à ne pas changer. Quelque part, il était écrit que le croquemitaine haïra toujours les enfants. Même si ses cibles se limitaient dans ce monde aux orphelins, sa haine à leur égard était tout aussi forte que dans la forêt enchantée. Pourquoi ? Si avant, la cruauté de sa vie en tant qu'humaine lui avait donné une raison de choix, ce n'était plus le cas ici. Au contraire, Adora aurait dû se montrer compréhensive envers eux. Elle aussi avait été une de ces orphelines dont personne ne voulait. Restant en retrait pendant que les "heureux élus" et autres enfants modèles trouvaient des parents. De cette période de sa vie, elle n'en gardait que des souvenirs flous, comme s'il ne s'agissait que d'un songe. Mais les sentiments de solitude et d'abandon qui parsemaient son passé quand elles se replongeaient dans ces souvenirs, eux, étaient réels.

Pourquoi faisait-elle tout cela ? À quoi bon ? Parfois, l'ancienne ombre se posait la question quand elle voyait son collègue, Owen, s'évertuer à ruiner ses efforts auprès des enfants en leur prodiguant sourire et réconfort. La réponse était simple. C'était inscrit en elle. Parce qu'elle ne supportait pas de voir chez les orphelins le reflet de sa propre douleur. Alors elle se déchaînait sur eux avec de faux sourires et de faux compliments, les brisants lentement sous des belles paroles tranchantes. Hélas, le temps passe et les victimes grandissent. Les bambins terrifiés deviennent des adolescents insolents. Des adolescents qui commencent à se poser des questions durant cette phase particulièrement fragile de leur existence. Du genre : pourquoi continuerais-je à craindre cette surveillante ? C'était l'âge rebelle, où on remettait tout en doute. Adora arrivait toujours à trouver une fissure à exploiter, à retourner leurs envies de libertés contre eux. Quand elle échouait, elle le signalait à la directrice qui s'arrangeait pour qu'un autre bourreau prenne le relais. La surveillante n'aimait pas voir ces proies lui échapper mais elle n'avait pas le choix. La certitude que les sales mioches qui l'avaient défiés souffraient aurait dû être apaisante. Sauf qu'au contraire, Adora ne se montrait jalouse que quelqu'un d'autre obtienne les pleurs de ses anciens protégés. L'ancien croque-mitaine se montrait souvent possessif. C'était ses enfants, elle seule avait le droit de les faire souffrir. Pourtant, aussi manipulable que pouvait être un gamin, il finissait toujours par être hors d'atteinte. Soit il devenait majeur et fuyait cet endroit, soit il se montrait trop rebelle et finissait en cobaye à l'asile. Dans les deux cas, elle ne le revoyait jamais.

Sa victime du jour jouait les funambules entre ces deux catégories. Cloé Dust. Dernière orpheline de sa "génération". Adora aurait pu se montrer réconfortante avec cette adolescente qui était son portrait craché à son âge. Cette ressemblance dérangeante constituait justement la motivation principale pour la surveillante de s'acharner sur l'ancienne fée. Et puis, il y avait autre chose... comme une rancune particulière envers la blondinette. Que l'orpheline ait entendu une bribe de conversation qui ne lui était pas destinée avait mis de l'huile sur le feu. En y réfléchissant, ce n'était pas une si mauvaise chose. Un prétexte de plus pour garder une attention spéciale sur l'ancienne fée trop curieuse.

Pour l'heure, il n'était plus question de remettre en cause ses motivations. Adora pratiquait en cet instant son amusement préféré : la chasse à l'orpheline. La surveillante aimait vraiment voir les regards se baisser alors qu'elle arpentait les couloirs. Elle trouvait un certain plaisir de voir les têtes blondes s'approcher vers elle en tremblant lorsqu'ils devaient montrer leurs bulletins de notes. Cependant, la partie de son travail qu'elle préférait était d'attraper les orphelins dans leur repaire. Tous ces petits pleurnichards en avaient un. Une sorte de Havre de paix où ils se réfugient. Quelle joie alors de détruire cette ultime défense dans ce milieu cruel qu'était l'orphelinat dirigé par Carmen Time. Celle de cette chipe de Dust, elle l'avait découverte par hasard, en suivant son collègue. L'ancienne ombre avait gardé cette information précieusement, attendant le bon moment. Instant qui venait de sonner. Devant la porte de la salle de bain, Adora se força à afficher un sourire de circonstance. Avant d'ouvrir, elle avait tendu l'oreille pour guetter un son trahissant l'occupante de la pièce. Oh, elle était certaine que l'ancienne fée s'y trouvait. Ce geste était juste un caprice. Pour savourer l'instant.

Tic. Tic. Tic. Tic. Le bruit du talon de ces chaussures sonnait aussi sinistre sur le carrelage de la salle de bain commune que le son tictaquant d'un certain crocodile dans un monde imaginaire. Adora inspecta la pièce du regard, son sourire s'agrandit très légèrement en voyant un des rideaux de douche fermés. La surveillante ne s'y rendit pourtant pas directement. Préférant jouer avec sa proie du jour. Certes, l'ancien croquemitaine n'avait plus ses pouvoirs mais elle n'avait pas pour autant perdu la main quand il s'agissait de faire monter l'angoisse chez ces victimes. Le secret était l'espoir. Faire croire que tout se passerait bien. La surveillante s'approcha d'un des éviers parsemant la pièce. Avec lenteur, elle ouvrit le robinet pour feinter de se laver les mains. Son regard semblait consacrer à cette tâche alors que ses oreilles guettaient à nouveau le moindre son pouvant provenir de la blondinette qu'elle traquait. Se délectant par avance du soupir de soulagement qui pourrait provenir de sa victime alors qu'elle faisait mine de se diriger vers la porte. Tic tic... un arrêt suivit d'une faible pause et puis un demi-tour comme si elle se souvenait avoir oublié quelque chose.

L'ancienne ombre savait parfaitement ce qu'elle devait faire. C'était inscrit en elle. Voilà pourquoi, elle s'estimait la meilleure dans ce domaine. N'en déplaise à ce serpent à lunettes qui faisaient joujou avec ses anciens protégés dans sa clinique. Dans une manigance parfaitement orchestrée, elle tira le rideau de douche qui constituait la seule barrière entre elle et l'orpheline.

"Oh, Cloé, ma chérie." Déclara-t-elle avec un faux sourire aimable. "Si je m'attendais à te trouver ici."

Après cette déclaration remplie de mauvaise foi, elle ouvrit de nouveau la bouche pour la réprimander sur le fait qu'elle n'avait pas le droit d'être dans cette pièce à cette heure mais, à la place, elle fronça les sourcils et respira brièvement l'air. Un geste plus théâtral qu'autre chose puisqu'elle avait senti l'odeur de tabac dès l'ouverture du rideau de douche.

"Cloé, Cloé, Cloé." Répéta-t-elle sur le ton de la mère qui réprimait pour la onzième fois son enfant au sujet de la même bêtise. "Mon enfant, ce n'est pas avec cette mauvaise habitude que ton nom figurera un jour sur la liste des adoptés."

Le 'jeu' ne faisait que commencer, le monstre qu'était Adora Kindness n'en était qu'à l'échauffement.

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MessageSujet: Re: [Flashback] Au crépuscule , la lumière décroît, implacablement...[Feat Adora]   Mer 18 Déc - 14:56

Tout va bien...
Dis toi que tout va bien...



Au plus profond de votre solitude teintée de désespoir se trouve un lieu, un lieu obscure et désertique qui vous aspire inexorablement. Ce lieu c'est la Peur qui le créait de toutes pièces. Un endroit affreux où chaque souvenirs, chaque bruits ou ombres que vous croyez distinguer se retournent contre vous, un endroit où votre imagination dictée par la panique n'a plus aucun contrôle, elle s'insinue et vous rattrape. "L'eau qui coule le long de la paroi ne forme-t'elle pas un visage hideux qui m'observe ?", "N'est-ce pas une brise glacée qui vient d'effleurer tout à coup mon bras ou est-ce l’œuvre d'un fantôme qui hanterait l'orphelinat en quête d'adolescentes à traumatiser ?". Des peurs d'enfants qui reviennent à la charge malgré les années et la maturité dont on peut faire preuve.

A cet instant, Cloé vivait l'un de ces cauchemars sans logique où la peur transformait tout ce qui l'entourait. Elle l'entendit entrer tout d'abord...Ses talons martelaient légèrement le sol carrelé en un cliquetis reconnaissable. Cloé savait les différencier à la façon dont elles marchaient. Carmen possédait une démarche plus franche, plus rude, qui traduisait son caractère violent et ambitieux tout autant que son égocentrisme exacerbé. Adora, elle, semblait voler au dessus du sol tant ses pas restaient discrets, furetant dans l'ombre telle la sournoiserie incarnée, toujours prête à sortir de nulle part pour vous foutre la trouille de votre vie.
Malheureusement, celle qui venait d'entrer dans la salle de bain commune n'était autre qu'Adora, au grand damne de Cloé !

L'adolescente retint alors son souffle et tenta de calmer les battements saccadés de son coeur pour disparaitre de la pièce, ne faire qu'un avec la faïence, souhaitant de toute son âme que la surveillante ne remarque pas le rideau de douche tiré, derrière lequel elle se cachait. C'était atroce, malgré toutes ces années, Cloé avait toujours l'impression de n'être qu'une petite fille effrayée se cachant des "méchants surveillants", traumatisée par leur maltraitances quotidiennes. Pire que ça, aujourd'hui, elle était seule dans ce calvaire, Liam ne le partageait plus à ses côtés et la combattive petite fée semblait bien plus faible depuis son départ.
Cloé ferma les yeux et resta silencieuse, sans oser le moindre mouvement...Les secondes défilèrent lentement et le temps se figea lorsqu'elle entendit le robinet de l'un des lavabos s'ouvrir. Tout son corps se détendit légèrement, presque certaine qu'Adora ne ferait que passer...La blondinette se croyait presque sauvée lorsque le bruit des talons de la surveillante s'éloigna. Grossière erreur ! Combien de fois Adora lui avait-elle fait ce coup là ? Comment l'orpheline pouvait-elle encore tomber dans le panneau après toutes ces années ?

L'espoir fait vivre les malheureux ! Certes, l'espoir avait guidé son ancienne vie mais il n'avait plus de place dans la nouvelle et même si elle s'y accrochait ardemment des forces contraires l'attiraient vers le néant, piétinant ses rêves, éteignant sa lumière... Le rideau de douche s'écarta d'un coup sec et Cloé sursauta, retenant à grand peine un petit cri de terreur.

"Oh, Cloé, ma chérie. Si je m'attendais à te trouver ici." C'était une voix doucereuse, détestable qui venait de parvenir aux oreilles de l'adolescente.

L'orpheline releva lentement la tête, comme si tout son corps évoluait au ralenti alors que son coeur, lui, tambourinait contre sa poitrine. Ses yeux se posèrent sur le visage froid et machiavélique d'Adora qui ne pouvait pas cacher la joie d'avoir découvert le sanctuaire de l'ex fée Clochette. Le sourire faussement aimable qui peignait ses lèvres donna des envies de meurtres à la blondinette rebelle. Alors, pour masquer sa peur, Cloé enfila sa carapace d'indifférence factice et imita le sourire de la surveillante tout en se relevant comme si de rien n'était.

"Bonsoir Adora !" Répondit-elle sombrement tout en rentrant un peu son large tee-shirt dans son jeans pour se donner contenance. La jolie blonde mal fagotée sentit son sang se glacer lorsqu'Adora respira bruyamment l'air ambiant, la fumée de cigarette embaumait l'endroit, inutile d'espérer pouvoir le nier, l'adolescente savait pertinemment ce qui l'attendait une fois que la surveillante rapporterait ce fait à la directrice de l'orphelinat.

"Cloé, Cloé, Cloé ! Mon enfant, ce n'est pas avec cette mauvaise habitude que ton nom figurera un jour sur la liste des adoptés."

Un coup de poignard dans le cœur, voilà comment la jeune fille le ressentit ! Adora savait choisir ses mots, sa maltraitance était psychologique, elle possédait un don pour appuyer précisément là où cela faisait le plus mal, avec ce petit sarcasme masqué par de faux sentiments maternels. Cloé retint une grimace, les battements de son palpitant ne voulaient pas se calmer, elle avait mal, le goût amer de la tristesse mêlée à la cigarette lui donnait la nausée. Quelle femme diabolique !

"Vu les circonstances, je ne suis plus sûre de vouloir qu'il y soit, Adora !" Marmonna brièvement Cloé tout en passant devant la surveillante pour sortir de la cabine de douche, cachant les frissons qui parcouraient son corps. L'ex fée fit mine d'avoir l'air détendu et se dirigea vers les lavabos pour pencher sa tête sous le robinet et boire un peu d'eau glacée. En réalité, elle rêvait de plonger la tête dans ce liquide gelé et de fermer les yeux pour oublier l'espace de quelques instants la prison qui lui servait de toit.

"Tu peux tout raconter à Carmen, ça m'est égal !" Déclara-t'elle dans un regain de rébellion, tout en redressant la tête, observant dans le miroir brisé devant elle, les multiples visages de la surveillante impitoyable. Du revers de sa main elle essuya sa bouche avant de la plonger dans la poche droite de son Jeans pour se donner une attitude désinvolte, même si, secrètement, elle espérait simplement cacher son contenu...

"Je peux retourner dans mon dortoir ou tu comptes me punir maintenant ? Si je dois encore cirer le parquet toute la nuit, autant que je commence le plus vite possible !" Dit-elle alors avec mépris tout en prenant une attitude blasée. Elle savait parfaitement qu'elle dépassait les limites et qu'Adora n'était pas le genre de personne qu'il fallait provoquer de la sorte car la sentence encourue aurait un goût de profonde désespérance. Avec un peu de chance, elle la laisserait partir....Mais la chance avait-elle encore une place dans ce lieu ?

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MessageSujet: Re: [Flashback] Au crépuscule , la lumière décroît, implacablement...[Feat Adora]   Mer 1 Jan - 22:00

Tape dans tes mains...
Écrase une fée....


Parfois, Adora aimerait devenir une ombre pour pouvoir se glisser dans le dos de ses orphelins se croyant en sécurité et savourer quand ceux-ci retiennent leurs souffles, voir même tenterait de calmer leur pauvre petit cœur qui commençait à s'affoler. Un spectacle qui sonnait familier alors qu'elle ne pouvait que le deviner. Elle ne pouvait qu'imaginer le soulagement qui devait parcourir sa victime lorsqu'elle avait actionné le robinet comme prétexte pour sa présence dans la salle de bain. Un petit tour aussi vieux que le monde, pourtant il fonctionnait à merveille. Grâce à l'espoir. L'espoir que la surveillante n'était que de passage, l'espoir qu'elle n'avait pas vu le rideau de douche tiré, même si c'était la première chose qu'elle avait remarquée en entrant dans la pièce. C'était çà le secret, il fallait créer une lueur d'espoir, la faire grandir avec application jusqu'à un certain point et puis le détruire de ses propres mains.

Il y avait toujours un jour maudit où l'orphelin devenait trop grand pour avoir peur du noir, pour craindre les grincements des lattes du planché ou les petits tours subtiles que pouvait trouver la surveillante pour faire monter la tension chez sa future victime. Adora était heureuse que son bon travail retardait cet événement inévitable le plus longtemps possible par rapport à la moyenne chez les chérubins vivant hors de sa portée. Tout comme elle était satisfaite de constater que Cloé, aussi rebelle que devenait l'adolescente, n'entrait pas encore dans cette catégorie. Elle eut bien du mal à camoufler sa satisfaction derrière un sourire aimable lorsqu'elle réussit à faire sursauter l'ancienne fée en la débusquant dans sa cachette.

Contrairement à se qu'on pourrait croire, l'ancien croquemitaine ne faisait pas tout çà par pure sadisme, même si elle éprouvait un plaisir indéniable à agir de cette façon. Elle restait persuader que faire tout cela pour le bien des enfants. La vie était cruelle, bien plus méchante qu'elle pouvait l'être, surtout avec les orphelins. Les contes de fées n'existaient pas. S'accrocher à des rêves finirait toujours par vous briser. L'espoir n'était qu'une notion qui ne s'appliquait qu'aux autres. Le bonheur aussi. Plus tôt ces petits protégés s'en rendaient compte, mieux s'étaient.

Parce qu'elle s'était retrouvée un jour dans la position de l'orpheline dont aucune famille adoptive ne voulait, la surveillante savait quoi dire, quoi faire pour blesser. Elle commença doucement, l'odeur de cigarette servant de prétexte pour mettre la fameuse liste des heureux élus sur le devant de la conversation. Pour l'instant, Adora n'avait pas encore décidé si elle allait reporter ce petit accident à la directrice. Pour l'instant, elle jouait avec sa proie.

"Vu les circonstances, je ne suis plus sûre de vouloir qu'il y soit, Adora !"

Le sourire faussement bienveillant restait toujours sur le visage de la surveillante. Seul un léger froncement de sourcil pouvait témoigner de sa réaction face au marmonnement de Cloé qui sortait de sa cachette pour boire de l'eau de robinet. Calculant son prochain coup, les bras croisés, Adora se plaça en marchant lentement dans la pièce pour se retrouver derrière l'ancienne fée.

"Tu peux tout raconter à Carmen, ça m'est égal !"

Son sourire s'agrandit mais pas à cause des paroles rebelles de Cloé, plutôt à cause de son geste vers sa poche qui ne lui échappa pas. Avec la précision d'un rapace se jeta sur sa proie, la main de la surveillant se resserra sur le poignet de l'orpheline.

"Ma chérie, tu sais pourtant que tu ne peux rien me cacher." Commenta-t-elle d'une voix douce en forçant Cloé à enlever sa main de sa poche.

Elle espérait trouver quelque chose à confisquer, un paquet de cigarette, une photo, quelque chose qu'elle pourrait utiliser... pas un vulgaire bout de papier serré entre les doigts de l'ancienne fée. Intriguée, elle le retira prestement des mains de l'orpheline. Elle y jeta à peine un coup d'œil, le temps d'identifier un article du Daily Mirror avant de le froisser complètement et de le jeter dans la poubelle la plus proche, visiblement déçue de sa prise.

"Je peux retourner dans mon dortoir ou tu comptes me punir maintenant ? Si je dois encore cirer le parquet toute la nuit, autant que je commence le plus vite possible !"

L'ancienne ombre aurait pu se mettre en colère devant se énième geste de rébellion de la part de sa protégée. Elle aurait pu giflée la petite insolente. C'est sans doute se qu'aurait fait la directrice. Cependant Adora savait qu'il y avait pire que les excès de rage. La fausse compassion. Une arme qu'elle maîtrisait à la perfection. La surveillante poussa un soupir triste, de ceux que pouvait poussé une mère devant une adolescente particulièrement rebelle, le genre de soupir qui signifiait comme le regard qu'elle lança à l'ancienne fée, cette phrase muette : que vais-je bien pouvoir faire de toi ?

"Cloé, Cloé, Cloé... Ma pauvre petite Cloé." Murmura-t-elle. Le rictus bienveillant refit son apparition, accompagné d'une expression prétendument compatissante. "Je sais se qui se passe dans ta petite tête, ma chérie. Crois-le ou non, je suis passé par là, moi aussi."

Cette fois, elle était sincère dans ces paroles. Il ne s'agissait pas de mots venimeux dégoulinant de fausse compassion. Oui, Adora avait connu l'amertume de ne pas être choisie, de voir tous les autres orphelins de son âge être adopté sauf elle. Mais l'ancienne croquemitaine ne confiait pas cela par soucis d'empathie avec Cloé. Elle avait un autre plan, se rapprocher pour mieux toucher l'adolescente en plein cœur. Dans ce but, elle posa une main douce sur l'épaule de l'orpheline et attendit que cette révélation fasse son chemin dans l'esprit de l'ancienne fée avant de poursuivre.

"Tu crois que çà n'arrivera jamais. Tu perds espoir. Mais je suis certaine qu'un jour, tu trouveras des parents qui chercheront non pas une enfant exceptionnel mais quelqu'un juste... comme... toi."

Le ton sonnait réconfortant, la phrase semblait vouloir rassurer son interlocutrice. Pourtant, il n'en était rien. Un autre don d'Adora Kindness, tourner un compliment en parole blessante.

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MessageSujet: Re: [Flashback] Au crépuscule , la lumière décroît, implacablement...[Feat Adora]   Ven 11 Juil - 18:43

Tout va bien...
Dis toi que tout va bien...



C'était terrifiant, cette ombre dans le dos, ce regard insistant et imprévisible qui persistait à vouloir s'introduire dans sa tête, dans son esprit pour en connaitre tous les secrets. Avec Adora, Cloé avait l'horrible impression d'être sans cesse plongé dans un jeu, un jeu où elle devait cacher ses émotions ou du moins, en faire apparaître certaines pour dissimuler les autres, comme un mauvais polar où les policiers passaient le criminel au détecteur de mensonges. L'eau glacée qu'elle avala la sortit de sa torpeur. Bon sang ! Cloé Dusty ne devait pas être effrayée par une adulte ! Surtout pas par une surveillante qu'elle connaissait depuis son enfance ! Ses méthodes, elle les avaient apprises, comprises, il ne fallait pas qu'elle panique, qu'elle se laisse charmer par la peur qu'elle installait progressivement en elle !

L'ancienne fée ne pu apercevoir que brièvement le sourire grandissant d'Adora éclater en mille morceaux dans le miroir cassé de la salle d'eau. Un sourire qui en disait long sur ses intentions et le sentiment de victoire qui l'assaillait.

"Ma chérie, tu sais pourtant que tu ne peux rien me cacher." Dit alors la femme en saisissant d'un seul coup le frêle poignet d'une Cloé sans défense, obligeant l'adolescente à se retourner vers elle, dans un léger mouvement de recul comme le font tous les enfants maltraités préparés à recevoir le premier coup.

"Je....je ne vois pas ce que...

C'était stupide, Adora ne frappait presque jamais les enfants, elle préférait les épouvanter, les malmener, les garder sous son emprise, les amadouer pour mieux les piéger....Et c'est dans cet unique but que l'ex Croquemitaine attrapa le petit papier des mains de Cloé, celui qu'elle cachait dans sa poche depuis le début. L'ancienne fée retint son souffle et resta silencieuse, le coeur battant à vive allure, certaine de voir ses intentions démasquées. Mais Adora ne devait pas s'attendre à trouver un simple article du Daily Mirror déchiré à la hâte, puisqu'elle n'y jeta qu'un simple coup d'oeil déçu, avant de le mettre à la poubelle sous les yeux d'une Cloé vaguement soulagée. En effet, derrière ce bout de papier étaient notés un numéro, ainsi qu'une initiale et un nom, écrits tout aussi hâtivement : "D. Lynch". C'était Louna, la riche héritière Nerys qui l'avait contactée afin que l'ex fée se mette à chercher ce nom là dans les dossiers de Carmen dés qu'elle le pourrait. Sans lui expliquer en détail ce que cela signifiait vraiment, la journaliste avait mis fin à leur conversation téléphonique juste après lui avoir donné le numéro de son oncle, le juge Nerys, juste au cas où il arriverait quelque chose de fâcheux à la gamine lors de ses recherches pour qu'elle puisse au moins laisser un message sur le répondeur du juge, ce qui ferait foi quoiqu'il lui arrive. Si ce ou cette Lynch avait un rapport avec la disparition d'orphelins, peut-être que Carmen gardait quelques papiers sur lui/elle afin de couvrir ses arrières. Cloé ne doutait pas de la malice de la directrice de l'orphelinat !

L'orpheline reprit contenance une fois le danger évité et se rebella à sa façon tout en se massant le poignet, jetant un regard noir à la  surveillante par principe. 

"Cloé, Cloé, Cloé... Ma pauvre petite Cloé." Murmura-t-elle."Je sais se qui se passe dans ta petite tête, ma chérie. Crois-le ou non, je suis passé par là, moi aussi."

Cloé fronça les sourcils et fixa Adora sans trop comprendre où la jeune femme voulait en venir. Méfiante, elle resta silencieuse, la mine renfrognée, attendant la suite des événements avec scepticisme. Le sourire faussement bienveillant d'Adora, lui arracha même une légère grimace d’écœurement. Qu'allait-elle encore raconter pour noyer un peu plus la blondinette dans le chagrin et la rancœur ?

"Tu crois que çà n'arrivera jamais. Tu perds espoir. Mais je suis certaine qu'un jour, tu trouveras des parents qui chercheront non pas une enfant exceptionnel mais quelqu'un juste... comme... toi."

L'adolescente baissa doucement la tête, prenant en compte chaque parole que venait de débiter son interlocutrice. Elle semblait si sincère, si rassurante...Un monstre capable de déguiser chacun de ses mots pour mieux enfoncer le couteau dans la plaie. Lui donner de faux espoirs sur sa potentielle adoption était l'une des pires choses que l'on pouvait faire à une orpheline de son âge. Elle n'avait aucune chance et elle s'y était résolue, comme sa soeur Diane avant elle. De plus, Adora insinuait que Cloé n'avait rien d'exceptionnel, une jeune fille banale et qui de part sa banalité, et sans doute son caractère impulsif, n'avait jamais mis toutes les chances de son côté pour être adoptée. Ce genre de réflexions, Cloé avaient grandi avec. Se posant mille et une questions sur les raisons de son abandon ou sur le fait qu'aucun parent ne voulait d'elle. Était-elle trop stupide ? Trop méchante ? Trop moche ? Voilà de quoi bousiller toute confiance en elle à une petite fille gentille et pleine de vie. Avec les années, l'adolescente avait pris de l'assurance et une détermination presque sans faille, ses fréquentations n'y était d'ailleurs pas étrangères. Lorsqu'on a une Moïra Fisher en meilleure amie, la confiance en soi revient vite au galop. Néanmoins, depuis quelques semaines, Cloé sombrait peu à peu dans la mélancolie et, à croire qu'Adora avait du nez pour sentir les faiblesses de ses proies, les propos qu'elle venait de tenir la touchèrent bien plus qu'elle ne l'aurait cru.

Un soupire s'échappa de ses lèvres blêmes lorsque la surveillante posa une main sur son épaule. Quelle torture ! Cloé se sentait vidée, haletante presque sous le poids de cette main qui semblait peser des kilos, des kilos de cruauté...Des larmes se formèrent dans les jolis yeux bleus de l'ex fée, sa gorge se serra. Elle se sentit submergée par la tristesse, par la pensée de cette vie qu'elle n'aurait jamais. Pourtant, une petite voix dans sa tête lui disait de ne pas lâcher prise, de ne pas montrer à la surveillante à quel point elle avait visé juste. Alors, la jeune fille serra d'un seul coup les poings et se détourna vivement de l'emprise de son geôlier.

"Non ! Fit-elle en reculant de quelques pas, essuyant au passage une larme sur sa joue. Oh non ! Non, non, non...tu ne sais pas...TU NE SAIS RIEN ! Je ne suis pas comme toi Adora ! Le visage fermé de l'orpheline témoignait des dernières forces qu'elle mettait en oeuvre pour se battre. Bien décidée à ne pas céder à ses émotions et à la fatigue qui la submergeait un peu plus chaque jour.

"Vous croyez que je ne vois pas ce que vous faites, tous ? Ça ne marchera pas Adora...Peu importe combien de fois vous me piétinerez, m'humilierez, me rabaisserez plus bas que terre, je survivrai ! Je n'ai aucun espoir concernant des parents imaginaires, ils sont aussi faux que tes sourires...mais je crois en moi ! J'y crois, j'y crois !"

La voix de Cloé résonna en écho dans la salle d'eau et cela lui donnait bien plus de puissance qu'elle n'en possédait. C'était comme si plusieurs voix s'élevaient contre Carmen et ses sbires. Cette idée un peu enfantine redonna du courage à l'orpheline qui toisa Adora du haut de son petit mètre cinquante-cinq avant de jeter un bref coup d'oeil à la corbeille prés des lavabos. Non, elle ne devait pas désespérer ! Elle avait une mission à accomplir, peu importe les conséquences. Elle ferait tout pour protéger les autres enfants, ses frères et sœurs, sa seule et véritable famille.

Vous n'avez plus qu'à vous débarrasser de moi, moi aussi... Dit-elle alors à voix basse, juste assez pour que ces mots arrivent jusqu'aux oreilles d'Adora. Elle prenait un risque, mais la réaction de Miss Kindness en dirait peut-être long sur son rôle dans toute cette histoire de disparition.

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MessageSujet: Re: [Flashback] Au crépuscule , la lumière décroît, implacablement...[Feat Adora]   Lun 14 Juil - 23:06

Tape dans tes mains...
Écrase une fée....



Cloé Dusty. Une orpheline arrivant à l'âge ingrat où on remettait un peu trop certaines choses en question. La surveillante aurait pu se faciliter la vie face à cette adolescente rebelle. Elle n'avait qu'un mot à dire à sa patronne... un seul... et l'ancienne fée se retrouverait sur la liste des candidats pour un docteur. Mais çà, c'était hors-de-question. Adora ignorait exactement se qui arrivait aux 'heureux élus' de la liste d'adoption mais chaque nom inscrit sonnait comme un aveu de son échec.

Et avec l'ancienne fée, cette sensation de ne surtout pas échoué à briser tout ses rêves se retrouvait décuplé. A croire que cela en devenait personnel. Fort heureusement, si l'adolescence était une phase rebelle, il s'agissait aussi d'un moment de la vie qui offrait le plus de faiblesses. Trouver ces points de ruptures et les agrandir étaient devenu le but de cette conversation pour Adora. La surveillante fut déçue parce qu'elle trouva dans la poche de l'orpheline. Un vulgaire bout de papier, découpé dans le Daily Mirror. Rien de très intéressant pour elle. Si seulement l'ancienne ombre s'était un peu attardée sur le papier, elle aurait su à quel point elle se trompait. L'article fut expédié à la poubelle après avoir reçu un regard déçu. Adora préféra se concentrer sur quelque chose qui fera plus facilement mouche.

Ses mots étaient minutieusement préparés. La surveillante avait eu des tonnes d'enfants sur sa garde, chacun de ces marmots lui avaient permit d'affiner sa stratégie. D'abord, de la fausse compassion. Prétendre qu'elle comprenait quelles incertitudes étaient en train de traverser l'adolescente n'était pas vraiment un mensonge mais l'ancienne ombre ne se servait de cette expérience que comme d'un marchepied et non pour créer une réelle empathie avec Cloé.

La surveillante enchaîna rapidement pour déverser son venin dans l'esprit fragile de l'adolescente. L'adoption était l'espoir et la crainte de tous les orphelins. En visant cet incertitude, Adora ne prenait pas un très gros risque. L'important était la tournure de phrase, transformant une phrase qui aurait pu être réconfortante en pique acérée. Pour parfaire le tableau : une main faussement réconfortant posée sur l'épaule de l'adolescente.

Maintenant qu'elle avait ferré sa proie avec sa première remarque, Adora pouvait savourer les effets de ces mots acides sur l'ancienne fée. Le soupir. La tête qui se baissait. Etait-ce une larme qu'elle voyait naitre dans le joli regard de l'adolescente ? La surveillante l'espérait ! Même les tentatives de Cloé de ne pas montrer l'effet qu'avait eu ces paroles sur elle était savoureuse. L'ancienne ombre se montrait aussi sévère que sadique dans le soi-disant but de mieux préparer les orphelins à la cruauté du monde mais, elle ne pouvait cacher longtemps qu'elle faisait aussi cela parce qu'elle aimait détruire la moindre lueur d'espoir des enfants. A croire que les terroriser était inscrit dans ses gênes. Le sourire d'Adora perdit légèrement sa contenance lorsqu'elle reçut ensuite un sursaut de rébellion.

"Non ! Oh non ! Non, non, non...tu ne sais pas...TU NE SAIS RIEN ! Je ne suis pas comme toi Adora !"

Le sourire rassurant sur le visage de la surveillante se transforma en moue déplaisante alors qu'elle croisa les bras comme si elle défiait l'ancienne fée de continuer à la provoquer. D'ordinaire, un regard glacial d'Adora était le meilleur moyen de couper court les discours provocateurs de ses interlocuteur. Pas cette fois, cependant. Contre toute attente, Cloé poursuivit sur sa lancée.

"Vous croyez que je ne vois pas ce que vous faites, tous ? Ça ne marchera pas Adora...Peu importe combien de fois vous me piétinerez, m'humilierez, me rabaisserez plus bas que terre, je survivrai ! Je n'ai aucun espoir concernant des parents imaginaires, ils sont aussi faux que tes sourires...mais je crois en moi ! J'y crois, j'y crois !"

Peut-être était-ce à cause de l'écho mais Adora sentait à présent que Cloé était à deux doigts de franchir la frontière, de filer loin de son influence. Inutile de préciser que cette idée lui déplaisait. L'ancienne fée voulait jouer ? Très bien, ils allaient jouer. Si l'orpheline avait dévoila son jeu lors de sa petite tirade, c'était au tour de l'ancienne ombre de montrer tout son talent. Un jeu qui demandait d'abord quelques préparatifs avant de porter le coup final.

"Y croire ?" Répéta-t-elle d'une voix songeuse. Son regard se reporta vers la corbeille où séjournait l'article du Daily Mirror. Avait-elle raté quelque chose ? Un élément important pour couper les ailes de l'ancienne fée ?  "Je me demande bien grâce à qui."

La surveillante piocha dans son expérience. Il n'y avait qu'une seule chose qui rendait les adolescents courageux. Ce qu'il restait à savoir était : qui était l'heureux élu ? Et surtout : Quel était le rapport avec l'article ? Ah, oui, il y avait cet insupportable marmot qui avait retrouvé son père biologique. Ne faisait-il pas des photos pour le journal ou quelque chose du genre ? Adora se souvenait vaguement avoir vu le nom de l'ancien orphelin sans pour autant être capable de se souvenir si c'était sous le copyright d'une des photos ou parce qu'il avait fait parler de lui avec ces farces. L'ancienne ombre regretta également de ne pas avoir fait plus attention à l'article qu'elle avait confisqué dans la poche de Cloé.

"Ohhh..." Laissa-t-elle échappée comme si elle venait de découvrir quelque chose. "Je vois." Elle marqua une pause et lança un regard faussement complice à l'orpheline. "Tu ne serais pas amoureuse, dis-moi ?"

Un sourire amusé réapparut sur son visage. Elle oublia totalement le murmure de Cloé, ayant trouvé un sujet de conversation bien plus intéressant. L'atmosphère semblait se détendre dans cette conversation qui prenait des tournures plus anodine, loin des menaces de punition. Cependant, ce n'était qu'une illusion. L'araignée tissait sa toile.

"Dis-moi qui est l'heureux élu ?" Demanda-t-elle sur le ton curieux d'une mère qui découvrait la première amourette de sa fille. "Non, attends, ne me le dit pas. Ce sera plus drôle de deviner." Elle fit mine de réfléchir en parcourant la pièce du regard comme si elle pouvait y trouver des indices. "Se ne serait tout de même pas ce rouquin, tout de même ? Ian... non... c'était quoi son nom déjà ? Ah oui, Liam." Une pause suivit d'un sourire alors qu'elle essayait de voir un signe dans l'attitude de Cloé qui lui prouverait qu'elle avait misé sur le bon cheval. "Si ? Ah c'est vrai qu'on vous voyait souvent ensemble... avant qu'il ne t'abandonne... te laissant toute seule ici." Réfléchit-elle en jouant avec une mèche de ses cheveux. "Cela fait longtemps que je ne l'ai pas vu ! Je me demande s'il va bien." L'ancienne ombre haussa les épaules avec une mine désolée. "C'est vrai que maintenant qu'il a retrouvé sa VRAIE famille, pourquoi reviendrait-il ici ? Ce n'est pas comme s'il avait une personne suffisamment importante à ses yeux qui pourrait le motiver à venir lui rendre visite à l'orphelinat."

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[Flashback] Au crépuscule , la lumière décroît, implacablement...[Feat Adora]

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