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L'histoire se déroule en Octobre 2013.

« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


Charming ೨ Henry ೨ Ruby ೨ August

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 La détresse d'un peuple peut faire apparaitre des sentiments bien cachés ☸ Sky

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MessageSujet: La détresse d'un peuple peut faire apparaitre des sentiments bien cachés ☸ Sky   Ven 23 Aoû - 18:24

La détresse d'un peuple.
☸ « On prend goût à son désespoir. C'est plus facile que de lutter ! »   
Il y avait quelques jours de cela, mon père m'avait fait parvenir un message, me demandant de remplir une mission pour lui. Ce n'était pas très courant, mais Maître Shi-Fu accepta. La mission : Vaincre un hors-la-loi dénommée Robin des bois, qui volait toutes les richesses du royaume de Nottingham. Ce royaume m'était quasiment inconnu savant seulement qu'une guerre contre les ogres sévissait depuis quelques années.


Le voyage serait très long et je me voyais mal partir seul, enfin surtout je ne le voulais pas, j'étais peut-être devenue très courageuse, mais quitter ceux que j'estimai être devenue ma deuxième famille serait bien difficile. Pour ce faire, je demandai à Grue de m'accompagner : Lui donnant l'excuse que tout irait plus vite, s'il pouvait m'emmener en volant, sauf que la vraie raison ce que j'aimais sa compagnie. Si, il me serait plus facile de quitter quelques jours mes autres partenaires avec Grue cela aurait été différent, il était le premier que j'avais connu, celui qui avait rempli le vide qu'avait créé avec l'absence de mes parents dans mon coeur.


Quand il m'avait répondu Oui, je lui avais sauté dans les bras, je n'étais pas le genre de fille à retenir mes émotions, j'enviais souvent tigresse qui arrivait à le faire à la perfection, mais moi je ne pouvais rien cacher tout se voyait dans mes expressions et mes agissements.


Quand toutes mes affaires furent prêtes, je partis rejoindre Grue qui m'attendait près de l'arbre d'Oogway. Ce n'était pas la première fois que j'allais m'agripper à son cou pour qu'il m'emmène dans les cieux, mais de poser mes bras sur lui et de sentir les siens autour de moi, me rendait souvent nerveuse, mais pas à la mauvaise façon. Non c'était agréable d'être près de lui et surtout quand on s'envola, nous étions seules parmi les nuages. Je ne me lassais jamais de ce spectacle et ne pouvais m'empêcher de regarder vers le bas pour admirer les splendides paysages. Comme souvent on avait gardé le silence, surement que Grue avait besoin de se repérer et je ne voulais pas le déconcentrer.


Faisant quelque pause, parlant de tout et de rien durant celle-ci, on mit quand même une bonne partie de la journée pour arrivée à la limite de royaume de Nottingham. Comment l'avais-je remarqué ? Par ce grand nuage rouge : signe du champ de bataille du Roi Richard contre les ogres, le château ne devait plus être très loin, mais pour mieux s'imprégner de l'environnement, on se décida à faire halte un peu avant, en pleine campagne.


Comparé au peuple de la vallée de la paix, celui de Nottingham, semblait moins chaleureux, plus soucieux, comme s'il craignait pour leur vie. Robin des bois était-il aussi une menace contre ces pauvres paysans ? j'eus beaucoup de peine pour eux. C'était à peine s'ils nous regardaient, préférant s'éloigner de nous.


- Il faut vraiment qu'ont les aident.


L'homme qui avait fait appel à mon père se nommait Triste Sire, surement que lui pourrait répondre à mes questions, mais s'étant posé tout de même loin du château, nous allions devoir marcher quelque temps. Tout en observant les habitants de Nottingham, une petite fille tomba juste devant nous, je me précipitais à son aide mais celle-ci apeurer, préféra fuir. Pour elle je n'étais qu'une étrangère et surement qu'ici, étranger rimait avec danger. Levant mon regard vers Grue, je lui attrapai la main, car je savais que cela serait le seul moyen de me réconforter. Jamais je n'avais vu autant de tristesse et de pauvreté, mon village avait toujours été protéger par ma famille et la vallée de la paix pour nous tous. Me questionnant, je demandai à Grue :


- As-tu grandi dans une atmosphère semblable à celle-ci ?


Il était rare que Grue me parle de lui, je m'étais toujours dit qu'il était trop timide pour m'en parler, mais j'avais seulement besoin de comprendre ce qui se passait ici. Déjà au loin, on pouvait distinguer le soleil se coucher signe que la nuit allait bientôt prendre place.
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MessageSujet: Re: La détresse d'un peuple peut faire apparaitre des sentiments bien cachés ☸ Sky   Ven 30 Aoû - 6:14

La détresse d'un peuple.
☸ « On prend goût à son désespoir. C'est plus facile que de lutter ! »   

Je n’étais pas tellement au courant de la situation en vérité, mais où Vipère allait, je la suivais comme son ombre, car en fait, elle était ma lumière. Bien que je n’eus pas encore la force de lui avouer. Cela aurait pu être une journée comme les autres, remplie d’entrainements interminables ainsi que de longs regards et de timides sourires échangés avec ma compagne de combat. Sauf que la magnifique guerrière avait reçu une mission et, faisant partie des cinq cyclones, c’était son devoir comme le mien que de défendre les faibles. Elle n’eut d’autres choix que d’accepter, mais sollicita ma présence. J’étais aux anges. J’adorais chaque moment passé seul avec Vipère, bien que je ne fus pas sûr que ce soit réciproque. Surtout que je venais seulement puisque c’était plus pratique. Mon don serait sans doute plus rapide que la marche ou les chevaux. 

En vérité, j’étais plutôt nerveux, mais comment résister à Nayla ? Mon sac ne fut pas très long à faire, car je possédais très peu de chose. Certes c’était pratique pour les voyages, mais c’était aussi un reflet de ma condition. En vérité, je n’avais jamais possédé beaucoup de biens. Mon père travaillant seul sur une ferme à cause de ma faiblesse physique de l’époque ne nous donnait que très peu de moyens. Lorsque Vipère me rejoignis à l’arbre d’Oogway pour le décollage, je lui souris tout en sachant pertinemment qu’une fille de seigneur ne pourrait surement pas trouver le bonheur avec un fils de paysan… Même si avec ma capacité à m’élever dans les airs, il y est un léger doute quant à mes origines. Néanmoins, le vieux fermier restait celui qui m’avait aimé et élevé. Il était mon père.

''Nottingham, nous voilà ! Heu… Par où on va ?''

Mes idées amères furent vite chassées par la présence de la jeune femme dans mes bras. La douceur de sa peau et le rythme lent de sa respiration contre moi me fit rougir. J’espérais que la couleur vermeille de mes joues passerait pour mes efforts à nous garder tous les deux dans les airs. Normalement, je ne volais que lorsque je ressentais une émotion joyeuse, si Shi Fu ne m’avait pas aidé à trouver la concentration pour contrôler mes élévations, je planerai à chaque fois que Vipère me frôle. Cela pourrait être embarrassant ! Rien que d’y penser, je sens mon visage tourner au cramoisie… 

La vue était splendide et surtout, de plus en plus différente des paysages de la vallée de la paix. En fait, cela se rapprochait davantage des lieux de mon enfance. L’impression de gêne se dissipa après quelques minutes dans le ciel. Il faisait frais là-haut, la guerrière me tenait au chaud. Elle m’aida à me diriger et enfin nous atterrissons à destination.

Nous posâmes pied dans la campagne et d’un simple regard, ils nous semblèrent que nous étions au bon endroit. Les gens étaient comme des fantômes, marchant en silence et évitant tout contact avec nous. Les étrangers étaient peut-être signe de menace pour ce royaume en guerre ? J’admirais comment Vipère voulait immédiatement venir en aide à ces pauvres gens, mais il me semblait que nous connaissions encore trop peu les causes de leurs malheurs pour tenter quoique ce soit. Sa question me rappela soudainement le fossé entre nous.

''Nous n’étions pas très riches non plus, mais l’espoir de jours meilleurs faisait tout de même briller nos yeux. Ici, je ne vois aucun espoir. Il y a visiblement quelque chose qui ne tourne pas rond… Tu crois qu’un seul homme, ce…'' Il se mis à chuchoter.''Ce Robin des Bois peut faire autant de mal ?''

Je me mis à marcher lentement pour me dégourdir les jambes. J’avoue que voler me prenait des forces, mais en même temps, je me demandais toujours quel genre de muscle j’utilisais pour y arriver si ce n’était ni mes jambes, ni mes bras. Je regardais le terrain autour de nous, il y avait quelques rares arbres et buissons. Un terrain plutôt plat, plutôt approprié pour monter une tente ou faire un feu. Hélas, je n’étais pas convaincu de l’hospitalité des villageois par rapport à notre présence sur leurs terres. De plus, la nuit tombait déjà. Le soleil déclinait à l’horizon.

''Tu préfères qu’on monte un campement ou qu’on essaie de trouver une auberge dans le coin ? À moins que tu comptais arriver au château avant la nuit ? Je t’avoue que je fatigue un peu…''
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MessageSujet: Re: La détresse d'un peuple peut faire apparaitre des sentiments bien cachés ☸ Sky   Ven 6 Sep - 13:45

La détresse d'un peuple.
☸ « On prend goût à son désespoir. C'est plus facile que de lutter ! »   

Une scène a brisé un coeur, j'étais une guerrière sans aucun doute, sauf que je n'aspirais qu'à la joie et l'amour. J'aimerais voir chaque personne ressentir ses sentiments uniques, se permet de croire en eux, le courage apporte tellement, j'en étais le parfait exemple. Certes, ma vie était loin d'être un modèle, comme beaucoup, j'avais commis des erreurs et n'étais pas parfaite, loin de là, pour même dire j'aurais pu très vite devenir la risée de mon clan, si je n'avais pas appris à me battre avec mes propres armes.

Normalement, je devrais savoir viser comme personne, atteindre toujours ma cible, mais mes tirs arrivaient plus souvent au pied de l'ennemi que planter dans son corps. Certaines fois, en cas d'extrême urgence, j'essaye, pensant qu'un jour le don de ma famille me sera offert, pour finir je suis obligée d'admettre mon manque de pratique. Je n'en souffre plus à présent, me prêtant même à en rire, car si une arbalète peut tuer de loin, moi, je suis capable de même résultat au corps-à-corps. Enfin, je n'allais pas raconter cela au peuple de Nottingham, leur vie paraissait si difficile, je ne pouvais les comprendre après tout je suis fille de seigneur. Grue par contre, lui pourrait, jamais il ne m'avait parlé de sa vie, mais je le savais fils de paysan, rien que de penser qu'il ait vécu une enfance ainsi à souffrir, mon être se fit plus faible. Il était quelqu'un de très important pour moi, celui vers qui je me tournerais toujours si ma famille me manque trop, elle qui arrive à me faire sourire même un temps de pluie. Il représentait ma vie en couleur.

J'étais venue à lui poser la question sur son enfance, ôter ce doute de ma tête, me rassurerait en partie. S'il avait vécu ce que je lisais dans les regards de ses villageois, j'avoue n'être pas sûre de trouver le bon mot, d'un autre côté, cela pourrait nous rapprocher davantage. La première partie de sa réponse, me fit sourire, l'imaginer aspiré à l'espoir prouvait son âme de guerrier, dès notre première rencontre j'avais réussi à discerner cette lueur dans son regard, le feu de Kung Fu brûle en chacun de nous, certain si perdent, pensant pouvoir contrôler le monde avec leur savoir et d'autres comme moi et Grue, savons faire la part des choses, notre art ne sert qu'à préserver ses terres, nous ne sommes rien de plus que des serviteurs de la justice. Grue avait raison, il semblait qu'ici, l'espoir avait disparu.

- La fureur d'un seul homme pourrait embraser tout ce village, mais pas seul, il doit avoir un groupe.

Tout comme mon ami, je m'étais mis à chuchoter par respect pour le peuple. Je ne voulais surtout pas provoquer un état d'alerte, surtout qu'hormis connaître le nom du hors-la-loi, je n'avais aucune information, ce triste sire, nous expliquera sans doute tout en détails, en tout cas, je comprenais la raison de son appel, il était inhumain de voir le peuple souffrir sans agir. Suivant mon coéquipier de près, son idée de nous poser pour la soirée ne me posait aucun souci, surtout s'il était fatigué, il m'avait porté toute la journée pour parvenir à ses lieux. Regardant autour de moi, il était vrai que le terrain favorisait un campement, mais le regard des paysans me soufflait une autre réponse.

- Trouvons une auberge, cela serait grossier de camper si une personne en tient une.

J'avais pensé emmener un petit butin avec moi, je savais que nous serions des invités au château, mais je ne me déplace jamais sans, un imprévu est si vite arrivé et puis dans un tel village, cela serait bien dépensé, je préférais dormir dans un lit qu'en tente, surement mon côté fille de seigneur. Croisant un homme d'une bonne stature, qui lui ne semblait pas nous craindre, j'avançais vers lui sans aucune once de peur.

- Mon coéquipier et moi sommes à la recherche d'une auberge pour la nuit...

Je n'eus pas l'occasion de finir ma phrase qu'il me pointait du doigt, une chaumière au loin, aucun mot de sa part, même un sourire, il continua la route comme si de rien. Tournant la tête vers Grue, je souris, un mouvement de mon visage inévitable quand je croisais son regard.

- Allons voir s'ils ont des chambres de disponibles !

La fraicheur de la nuit apparaissait, glissant mes mains dans mes poches, je me dirigeais vers l'auberge, aspirant aussi à un bon repas. Même dans ce lieu si triste, je me réjouissais de passer des moments en tête à tête avec Grue, cela n'arrivait presque plus depuis qu'on avait rejoint les cinq cyclones.
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MessageSujet: Re: La détresse d'un peuple peut faire apparaitre des sentiments bien cachés ☸ Sky   Mar 17 Sep - 1:38

La détresse d'un peuple.
☸ « On prend goût à son désespoir. C'est plus facile que de lutter ! »   

Je la voyais bien cette petite lueur de tristesse dans les yeux de ma compagne de voyage. Cette scène ébranlait son cœur si tendre où j’aurais tant voulu avoir ma place. Il est vrai que les alentours faisaient office d’un prologue bien sombre pour notre prochaine aventure. Quelle misère pouvait affliger un peuple à ce point ? Bien des choses en réalité, car la vie hors des châteaux pleins de luxe n’était jamais vraiment facile. Cela dit, le destin des gens du peuple n’était pas sans joie normalement. Ici, un simple éclat de rire aurait pu être insultant tellement l’ambiance était froide.

J’avais répondu à Vipère non sans un petit pincement au cœur. Mes souvenirs n’étaient pas tous joyeux, quoique je ne me fusse jamais considéré comme un martyr non plus. Mon passé était loin derrière moi aujourd’hui. J’étais passé d’un enfant chétif et souvent malade à un guerrier qui avait, je l’espère, une certaine renommée. Je ne me trouvais pas digne d’une légende,  mais encore, si le nom des Cinq Cyclones traversait l’histoire comme un symbole du bien qui triomphait du mal, j’en serais terriblement honoré. Si je ne possédais aucun orgueil, l’assurance avait grandit en moi tel le pouvoir du Kung Fu qui s’était réveillé dans mon être. J’étais plus fort désormais, même si, lorsque Nayla battait des cils, je me sentais très faible face à son charme. La jeune femme avait répondu à mon interrogation sur ce Robin des Bois qui devait être bien malhonnête pour faire autan de mal aux villageois.

''Je sens qu’on n’aura pas tellement l’occasion de s’ennuyer dans cet endroit... S’ils sont trop nombreux, le roi pourrait toujours nous prêter quelques hommes lors de l’arrestation. ''

En résumé, il y avait beaucoup à faire. J’essayais de ne pas parler trop fort, au risque que le bandit ait des yeux et des oreilles dans la ville qui pourraient drôlement être attirés par notre conversation. Au moins, nous avions tranché pour aller à l’auberge si on réussissait à en trouver une avec la noirceur du soir qui arrivait. Je mis ma main devant ma bouche pour étouffer un bâillement. Dormir dans un lit ou sous une tente m’était bien égal. Plus jeune, j’aimais parfois sortir la nuit pour voler dans le ciel sans attirer l’attention de mes voisins. Je finissais par me poser, épuisé, pour finalement m’endormir au pied d’un arbre ou n’importe quel endroit qui me permettait de regarder les étoiles.

''Je te suis.''

Emboîtant le pas à la belle Vipère, je restais tout prêt au cas ou on tenterait quoique ce soit contre nous. Une ville qui est hostile aux étrangers, cela c’est déjà vu. Pas que je m’inquiète pour la sécurité de ma collègue, elle mettrait bien n’importe qui au tapis, mais tout de même, on est jamais trop prudent ou dans mon cas, trop insécure. Naturellement, la guerrière choisit de demander son chemin au type le plus baraqué du coin… Ce fut bref cependant, on nous pointa une chaumière. J’articulais un vague remerciement à l’homme qui s’éloigna sans nous prêter davantage d’attention. Il ne m’avait pas entendu je suppose. Juste avant d’entrée dans l’auberge, je tournais la tête vers Vipère et, au risque de briser la légèreté de notre conversation, je me permis de lui poser une dernière question sur les malfrats dont nous devions contrer les plans quels qu’ils furent.

''Au faite, on doit bien les arrêter ? On n’a pas eu l’ordre de les… ? ''

Je ne finis pas ma phrase avec des mots, mais plutôt avec un mime d’un doigt passé sous ma gorge. Devions-nous les éliminer ? Je n’aimais pas tuer et encore moins me faire prendre pour un assassin qu’on payait pour ses services, mais j’imagine que tout dépendrait des circonstances. Il me semblait que justice devait être rendue par le peuple et non par nous qui venions de loin. Bref, les livrer ligotés comme du bétail me suffirait amplement.

Sur cette question plus délicate, je dépassais Vipère pour lui ouvrir la porte poliment. Je soupçonnais que la belle payerait pour les chambres, car je ne possédais que très peu d’argent sur moi. De quoi payer notre repas je suppose, histoire de ne pas me sentir trop inutile. L’école de Kung Fu était ma maison et bien que l’entrainement fût dur, c’est grâce à cet art du combat que je ne manquais de rien. Nous nous dirigeâmes donc vers le comptoir de la réception, passant devant une salle à manger plutôt déserte hormis quelques soldats qui avaient connu de meilleurs jours. Il est vrai que les voyageurs devaient être rares durant cette période difficile. Enfin, à part les officiers, l’établissement ne devait pas avoir beaucoup de clientèle dernièrement. Une dame un peu trop mince avec un tablier était derrière le comptoir et sans sourire ni mot de bienvenue, elle rangeait de vieux livres de comptes. Elle ne devait pas manger à sa faim...

'' Excusez-moi. Nous aimerions des chambres pour la nuit… Est-ce que vous en avez des libres ? ''

La dame me répondit avec un regard glacé, comme si je me moquais d’elle vu qu’évidement, l’endroit était loin d’être bondé et c’était évident. Encore une fois, ma naïveté ne me rapportait pas grand-chose...

'' Ahem. Pardon… Deux chambres s’il vous plait... ''

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MessageSujet: Re: La détresse d'un peuple peut faire apparaitre des sentiments bien cachés ☸ Sky   Jeu 26 Sep - 22:32

La détresse d'un peuple.
☸ « On prend goût à son désespoir. C'est plus facile que de lutter ! »   

Je me demandais, si j'avais pris la bonne décision en acceptant cette mission, j'ignorais à qui j'avais à faire, ce royaume se trouvait bien trop loin du mien pour que je le connaisse. La réputation de ma famille avait traversé des frontières, dont j'ignorais l'existence. Plus jeune, je ne pensais qu'à préserver mon village, puis plus tard la vallée de la paix, je ne voyageais que très rarement hormis pour des quêtes bien différentes de celle-ci. Il était rare qu'on parte aussi loin et surtout qu'à deux. Preuve que cette mission était plus pour la capacité de ma famille que pour mon appartenance au cinq cyclones. L'homme qui avait fait appel à mon père savait-il, qui on lui avait envoyé ? J'étais certaine que très vite je serais ce qu'il en retourne.

Pour moi, il était hors de question de dormir dans une tente, je préférais dormir dans une auberge où il y aurait un bon lit. Je demandai donc à un homme qui passait par là s'il se trouvait une dans le coin, sans un mot il me montra une battisse un peu plus loin, Grue le remercia, mais l'homme préféra continuer sa route, encore une preuve que nous n'étions pas les bienvenus, Robin des bois devait surement être un étranger de ce royaume pour qu'il agisse ainsi, je ne voyais que cela pour expliquer leur comportement. A quelques enjambées de l'auberge, Grue se tourna vers moi pour me poser une question, une dont je n'avais pas forcément la réponse, rien que son geste me donna des frissons, pas que je n'avais jamais tué personne, mais ce n'était pas dans mes prérogatives d'ôter la vie.

- De l'arrêter, je suppose, mon père ne m'a rien dit à ce sujet.

Une entrevue avec le conseiller du prince était plus que la bienvenue pour bien saisir la situation, je me voyais mal tuer ce Robin de bois, j'étais persuadée que cela n'arrangerait en rien la situation avec le peuple, ils continueront à voir les étrangers comme des meurtriers et il serait bien capable de vouloir accomplir justice seule pour finir, ce qui créait un vrai carnage, les foules en colères étaient capables de grandes choses et souvent de très mauvaise, j'avais lu dessus dans un livre chez mon père, inquiète, j'avais été l'interroger et il m'avait répondu qu'il n'y avait aucun risque que cela arrive tant que notre famille les protège, il parlait de mon village, mais ici qui prenait soin du peuple ? Ne devrait-il pas y avoir des rondes de gardes ? L'atmosphère était si étouffante, ses regards si attristants, j'espérais pouvoir vite en finir, pour retourner dans la vallée de la paix.

Je voulais faire part de mes doutes à mon ami, sauf qu'il valait mieux attendre que l'on soit loin de toutes oreilles indiscrète, j'avais appris à me méfier de ce que je ne voyais pas et la nuit tombante pouvait camoufler bien des personnes qui espionneraient pour le compte de ce Robin des bois ou de toute autre personne. Comme souvent, Grue se montrait bien galant, m'ouvrant la porte pour me laisser passer, il rendrait une femme heureuse sans aucun doute, d'ailleurs je ne pouvais qu'être jalouse de la personne qui partagerait sa vie, durant des années je ne l'avais pas partagé et commencée me serait difficile. Enfin, tant qu'il serait heureux, je pourrais m'en contenter, il me semble !

Derrière le comptoir se trouvait une femme, comme tous les autres elle ne souriait pas et paraissait si chétive, passant un regard dans la salle à manger, des soldats s'y trouvaient, l'un d'entre eux me regardait avec bien trop d'insistance à mon goût, il avait de la chance qui tigresse ne soit pas là, où il aurait vite regardé autre part. Grue s'occupa de demander des chambres à l'aubergiste, pendant que je ne pouvais me détourner de ce soldat, il ne m'aspirait rien de bon. Le bruit des deux clefs déposées sur le comptoir me fit sursauter et prendre ma besace dans mon sac, il s'y trouvait une petite somme, je décidai donc de lui donner cinq pièces d'or.

- Cela sera amplement suffisant n'est-ce pas ?

Elle parut surprise et si je ne me trompais pas, je crus apercevoir un petit sourire. J'avais surement payé bien plus qu'il le fallait, mais au moins je me sentirais plus en sécurité pour dormir sur mes deux oreilles. Enfin, nous allions pouvoir rejoindre les chambres et laisser ses dernières impressions derrière nous. Obliger de traverser la salle à manger pour gagner les escaliers, les soldats s'arrêta tous de parler à notre passage. Cherchant le regard de Grue, je lui murmurai :

- Je n'ai jamais rencontré de personnes si peu aimables et...

Je n'eus même pas le temps de finir ma phrase qu'un obstacle m'arrêta sur ma route, l'homme qui n'avait pas arrêté de nous regarder se tenait face à nous, bloquant le passage des escaliers, l'odeur de l'alcool l'entourait pourtant il semblait être encore assez en forme pour tenir sur ses jambes et surement pour dégainer son épée. Je ne voulais créer aucun problème et gardai mon calme sans pour autant baisser mon regard.

- Nous aimerions passer pour nous reposer, je vous remercierai de bien vouloir vous décaler.
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MessageSujet: Re: La détresse d'un peuple peut faire apparaitre des sentiments bien cachés ☸ Sky   Mer 2 Oct - 0:47

La détresse d'un peuple.
☸ « On prend goût à son désespoir. C'est plus facile que de lutter ! »   

Nous n’étions pas entrés dans l’auberge depuis plus de cinq minutes et me voilà déjà en train de faire des bêtises. J’étais un peu gêné de ne pas avoir été plus perspicace. Il est vrai que les temps étaient durs, évidemment, l’auberge devait compter sa clientèle sur les doigts de la main. Hormis les soldats qui revenaient du front ou qui avaient déserté, les chambres du haut devaient être pleines de courant d’air. Enfin, ça restait un incident sans importance au fond. Nous n’étions pas venus nous embrouiller avec les aubergistes, mais bien arrêter un renégat.

D’ailleurs, je fus soulagé d’apprendre qu’on n’aurait pas à servir de bourreau, du moins, c’était ce qui était prévu pour le moment. Je demandais donc les clefs de deux chambres à l’étages et bafouilla un bref remerciement lorsque la jeune femme derrière le comptoir s’exécuta. Vipère pris alors les devants et paya à l’avance notre logis pour la nuit.  Mon sourire se crispa, si la somme n’était pas astronomique, elle restait suffisamment élevée pour que moi, dont les moyens étaient limités, j’eut envie de monter une tente pour économiser. Je n’étais pas avare, je vivais simplement avec la peur de manquer d’argent en cas d’urgence. Grand paranoïaque que je suis, je ne pouvais m’en empêcher. Je mis mes mains dans mes poches et comptait le nombre de pièce que mes doigts frôlaient. Je fis la grimace. Vivement qu’on arrive au château pour ne plus avoir à se soucier des dépenses !

''Je te revaudrai ça, promis !'' soufflais-je à ma compagne de voyage qui devait toujours débourser plus que moi lors de nos missions.

Les escaliers qui menaient à l’étage se trouvaient donc de l’autre côté de la salle à manger. Moi qui croyais que le plus dur avait été fait, je me trompais ! J’aurais dû me douter que la beauté de Nayla attirerait l’attention, pas comme moi qui était plutôt ordinaire avec ma chevelure en bataille et mes jambes trop grandes. Non, je n’étais pas de taille face à la souplesse et à la grâce de Vipère lorsqu’elle se déplaçait. J’étais invisible comparé à l’éclat de ses yeux et la forme alléchante de sa bouche et… On se ressaisit Grue ! Bref, je ne pouvais que comprendre les motivations du soldat qui nous bloquait la route, mais je ne pouvais pas lui permettre. Chercher les ennuis avec Vipère, c’était en chercher aussi avec moi.

''Excusez-moi. La dame et moi voudrions passer… S’il vous plait ?'' dit-je avec un certain manque d’assurance lorsque je compris que les paroles de la belle tombaient dans l'oreille d’un sourd.

L’homme n’avait toujours pas l’intention de s’écarter et je compris que la situation risquait de s’envenimer. Je gagna alors un peu de confiance en moi, car il n’était pas question que Nayla ne soit mise en danger d’une quelconque façon. Bien sûr, elle pouvait se défendre, mais se serait ridicule de ne pas essayer quelque chose avant qu’elle n’est à utiliser ses poings. J’agrippais donc la main de mon amie avec l’intention de contourner l’inconnu avec elle à ma suite. Une odeur âcre de boisson entourait l’étranger et, vu son sourire niais, il n’était pas dur de comprendre qu’il n’était pas dans son état normal. Je fis quelques pas sur le coté, mais l’homme fit de même et, alors qu’il voulut poser sa grande main dégoûtante sur Vipère, mes réflexes prirent le dessus. Je lâcha le bras de ma compagne pour bloquer le mouvement du soldat ivre. Avec une vitesse de ninja, je lui tordit le poignet dans le dos avant de le plaquer contre une table. L’homme gémit à la fois de douleur, mais aussi de surprise.

''Merci de bien vouloir vous écartez du chemin.''

Si ma voix était plus ferme, je le lâchais vite cependant, réalisant à peine ce que je venais de faire. Il valait mieux ne pas s’attarder dans la pièce et regagner nos chambres avant de s’attirer des ennuis. Je repris possession des doigts de ma belle amie et me mis à marcher très rapidement vers les escaliers. Une fois rendu au second étage, j'avais la tête qui bourdonnait. Avais-je bien agis ? Cherchant une approbation dans les yeux de Vipère, je me mis à douter. Mon courage s'était déjà envolé.

''Tu crois que je devrais aller m’excuser ? Je pense que je lui ait briser le poignet…''

Je souris d’un air idiot, visiblement mal à l’aise, ne sachant pas si j’avais bien fait au final ou si je devrais vraiment me sentir mal pour le pauvre bougre en bas. Soudain, je réalisais que je tenais toujours la main de Vipère et la lâcha aussitôt avant de me mettre à rougir. je détourna le regard, faisant mine de chercher nos chambres. Comme je devais lui avoir fait honte en agissant comme une grosse brute...

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MessageSujet: Re: La détresse d'un peuple peut faire apparaitre des sentiments bien cachés ☸ Sky   Ven 4 Oct - 20:41

La détresse d'un peuple.
☸ « On prend goût à son désespoir. C'est plus facile que de lutter ! »   

Souvent, j'oubliais l'importance de l'argent dans ma famille s'était chose courante d'avoir une petite somme importante sur soi. Je n'avais jamais manqué de rien durant mon enfance et j'étais sans nulle doute la plus riche des cinq cyclones. Je décidais souvent de payer leur part durant nos passages dans les auberges où de payer certains repas, cela semblait normal pour moi de faire profiter de ma richesse avec ceux que j'estimais être ma seconde famille. Encore une fois, j'avais donné trois pièces d'or, pour ma chambre et celle de Grue, il me souffla qu'il me le revaudrait, mais je n'étais pas prête à le laisser faire, j'étais assez forte pour changer de sujet quand il s'agissait de remboursement.

C'est Grue qui attrapa les clefs pour les chambres et alors qu'on aurait pu croire gagner l'étage sans le moindre soucie, on pouvait compter sur un soldat bien trop alcoolisé, il s'était placé entre nous et les escaliers. Ne détournant pas les yeux de mon visage et son odeur me donnait des hauts de coeurs, je détestais voir un homme dans cet état, surtout s'il se montrait bien trop intéressé à mon égard. J'aurai mille fois préférées que ça soit Grue qui me déclare sa flamme, enfin je ne veux pas dire complètement bourré et tout, mais je me comprends. Je n'attendais qu'un signe de sa part et de personne d'autre, tout en sachant que notre devoir passait avant tout le reste, tout le monde à des rêves à laquelle croire.

Je lui demandai de ce décaler, mais c'était comme parler à un sourd, impossible de lui faire entendre raison, même quand mon partenaire lui redit gentiment qu'on aimerait passer. S'il fallait utiliser la force pour parvenir à l'étage, je le ferais. Il ne s'imaginait pas une seconde à qui il avait à faire et s'en mordrait surement les doigts quand la douleur que je lui aurais affliger surpassera sa gueule de bois. La fatigue avait tendance à me rendre un peu moins patiente. Je sentais la main de mon ami m'agripper pour m'attirer derrière lui et que je puisse le suivre dans son avancé, il pensait surement que l'homme finirait par écouter sa raison et nous laisserait passer, je l'espérais aussi.

Contre toute attente, le soldat n'était pas décidé à nous laisser tranquille, approchant une de ses mains de mon visage, les réflexes de Grue fut plus rapides que le mien. Il avait lâché mon bras pour contrecarré le plan de l'ivrogne, d'une vitesse de tout maitre Kung-Fu qui se respect, il lui plaça sa main derrière son dos en le plaquant sur une table. L'assurance que dégageait mon partenaire était impressionnante, une partie de lui qu'il ne montrait que très rarement et qui le rendait encore plus captivant. Subjuguée par la scène qui venait de se produire devant mes yeux, je mis un certain temps à me rendre compte qu'il m'avait attrapé la main pour pouvoir monter à l'étage, je regardais derrière nous voir si les soldats ne nous suivaient pas et fit ravie de constater que non. On était certain de gagner le combat, mais j'étais bien trop lasse pour m'épuiser à cette tâche, qu'ils reviennent demain matin s'ils le souhaitaient.

On pouvait enfin respirer, nos mains étaient toujours l'une dans l'autre sans que cela me choc, il était naturel pour moi qu'on soit proche, surtout quand je lisais dans ses yeux le doute qui le parcourait, je voulais le rassurer, lui caresser le visage et surtout garder nos mains liées. Grue me demanda s'il devrait aller s'excuser, pensant qui lui avait brisé le poignet. Apaiser sa conscience allait devenir ma prochaine mission, mais sentir le contact de sa peau, me rendait rêveuse, si je pouvais voler j'aurais sans doute flotté dans les airs. Je fus très vite ramené sur terre quand il lâcha ma main, bien trop vite à mon goût. Il semblait très confus et son rougissement ne paraissait pas inaperçu, était-il possible que ça soit un signe ? Avais-je le droit d'espérer ? Mon rêve était-il réel ? Vu qu'il n'osait même plus me regarder, je préférais le rassurer.

- Je ne suis pas certaine qu'il se souvienne de ce qui s'est passé ! Tu as bien agi, il ne mérite pas tes excuses.

Un sujet classé, ils nous restaient plus qu'à gagner nos chambres, un mur entre nous deux. Les bruits des soldats raisonnaient faisant même penser à des grognements. Avant que mon partenaire puisse m'échapper et me laisser seule je lui attrapais le bras, cherchant le contact de ses yeux.

- Reste avec moi !

Ma voix était douce avec une pointe d'incertitude. Je n'allais pas lui ouvrir mon coeur, j'en étais incapable, mais du moins je faisais un pas vers lui, enfin c'est ce que je pensais avant de sortir la pire des excuses.

- Imagine qu'il décide de venir se venger, je me sentirais plus en sécurité si tu restais près de moi en attendant qu'il quitte l'auberge.

D'accord joué la fillette apeurée devait paraître suspect, mais il fallait bien que je trouve un prétexte. Je ne demandais que sa présence durant un laps de temps, c'était si rare qu'on soit que tous les deux. Me dirigeant vers une des deux chambres, je restais immobile devant la porte, la cause : C'est lui qui avait la clef.
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MessageSujet: Re: La détresse d'un peuple peut faire apparaitre des sentiments bien cachés ☸ Sky   Lun 21 Oct - 3:32

La détresse d'un peuple.
☸ « On prend goût à son désespoir. C'est plus facile que de lutter ! »   

En y repensant bien, je crois que j’ai toujours eut le gout de l’aventure. Partir sur les grands chemins, seul ou accompagné, j’avais pris plaisir à voyager sans savoir ce qui allait m’attendre. Pourtant, j’avais constamment peur de ce que j’allais devoir affronter, mais je le faisais quand même, peut-être au fond étais-je courageux… Un peu comme ce qui s’était passé quelques instants plus tôt. Je ne voulais pas avoir d’ennuis, mais j’avais quand même aplatit l’étranger contre une table. J’espère que le meuble n’a rien, je ne voudrais pas que Vipère ait à payer pour mes dégâts en plus, comme ce serait embrassant ! L’homme par contre avait eu ce qu’il méritait à mon sens. Néanmoins, si ma compagne de voyage l’avait décrété, je serais bel et bien retourné faire mes excuse à ce malpoli. Pour elle, je ferais tout, même ramper devant ceux qui ne le méritaient pourtant pas.

Le parquet de bois grinçait pars endroit et la peinture sur les murs avaient connu de meilleur jour. Ce n’était pas une auberge de luxe, mais ce ne pouvait pas être pire que du camping au fond. La seule raison pourquoi je m’intéressais autant à la décoration était la jeune femme à mes côtés. J’étais encore drôlement embarrasser des évènements et le contact de ses doigts dans la mienne m’avait réchauffé le cœur. D’ailleurs, le rouge à mes joues ne disparaissait pas. Il valait sans doute mieux que j’évite le regard de la belle encore un peu. Les clés dans mes poches cliquetaient alors que je marchais dans le couloir, le regard aux aguets des numéros de nos chambres. Je pris une grande respiration pour me calmer et passa nerveusement mes doigts dans ma chevelure en bataille. Mon cœur semblait retrouver sa raison et cessa de cogner fort dans ma poitrine. L’excitation ou la peur du précédent combat ? Que nenni. La sensation de la main de Vipère dans la mienne avait été bien plus forte. Ce fut la jolie guerrière qui rompit enfin le silence en me permettant de cesser de me torturer mentalement avec ce qui venait de se passer : j’avais bien agis. Un sourire se dessina donc sur mes lèvres, me voilà déjà rassuré.

'' J’espère quand même ne pas lui avoir brisé le poignet… ''

J’étais un tendre au fond. J’avais peut-être reçu un entrainement acharné et maitrisait un art aussi féroce que beau, je restais quelqu’un de non violent quand les circonstances le permettaient.  Cela dit, je manquais cruellement d’assurance lorsque je ne pratiquais pas le Kung Fu. Les portes de nos deux chambres apparurent enfin, le fossé qui me séparait de Vipère me réapparu alors dans toute sa grandeur. Plus que l’argent, elle était avant tout mon équipière. Shifu ne serait pas fier d’apprendre que je me laissais distraire en prétendant être amoureux. Savoir qu’il y aurait un mur entre la belle et moi cette nuit était à la fois déchirant et salvateur. Plus je passais du temps avec mon amie et plus je réalisais le poids d’être seul, mais notre devoir passait avant tout. Du moins, j’essayais de m’en convaincre. Je mis ma main dans ma poche pour prendre les deux clefs. Soudain, Nayla m’attrapa le bras et me demanda de rester avec elle. La surprise me fit littéralement échapper les objets en fer sur le sol avait un léger tintement. Pour les réflexes de ninja, on repassera. Je n’eus pas le temps de bredouiller un malheureux ‘pourquoi’ qu’elle me fit part de son inquiétude que le soldat revienne.

'' Tu sais je ne crois pas qu’il va…''

Je laissai ma phrase en suspens, réalisant un peu en retard qu’elle opportunité s’offrait à moi. Mes yeux marron croisèrent ceux noisette de Vipère et je réussis simplement à hocher vigoureusement de la tête en guise d’approbation. J’avais la chance de rester encore un peu à ses côtés et je n’allais pas laisser filer pareille occasion bien que son excuse sonnait drôlement bidon. Cependant, je n’allais pas imaginer autre chose pour expliquer sa proposition. Je l’ai déjà dit, non ? Je ferais tout pour elle, sans même me poser de question.

'' Ah oui les clefs ! ''

Je réalisais le silence qui s’était installé puisque je fus encore abasourdit de sa proposition. Elle c’était adosser près l’une des portes et attendait visiblement. Je me penchai pour ramasser les trousseaux et ouvrit la porte. La chambre était plonger dans le noir et grâce à la lumière du corridor, je mis la mains sur un chandelier que je m’empressais d’allumer grâce aux allumettes dans mes poches. Petit à petit, avec les lueurs vacillantes des flammes, ont pu distinguer un lit, une commode, une petite bibliothèque et quelques chaises. Ce n’était pas bien grand, mais c’était suffisant. J’avoue que je ne saisissais pas encore pourquoi Vipère m’avait invité dans sa chambre, mais je n’avais pas le droit de me faire des illusions, elle ne s’intéressait surement pas à un gars comme moi ! Elle, il lui fallait un prince ou un truc du genre. Elle méritait surement mieux quoi. Croyant pertinemment à ces sombres idées, je secoua l’allumette dans l’air pour l’éteindre, le dos tournée à la guerrière. J’allais m’asseoir sur le matelas et leva les yeux vers la jeune femme. Je ne serais sans doute jamais plus que le gentil Grue qui allait vérifier si aucun soldat ivre ne se cachait sous le lit de ma princesse. Au fond, c’était mieux que rien.

'' Et bien… ça m’a l’air confortable ! Tu veux discuter de notre itinéraire pour demain ? Dans le ciel, le château ne semblait plus très loin. ''
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MessageSujet: Re: La détresse d'un peuple peut faire apparaitre des sentiments bien cachés ☸ Sky   Ven 1 Nov - 12:13

La détresse d'un peuple.
☸ « On prend goût à son désespoir. C'est plus facile que de lutter ! »   


C'est surement égoïste de se rendre compte que j'aimerais avoir Grue rien que pour moi, oublier rien qu'un instant notre mission. C'était si rare que mes sentiments pour lui prenne le dessus, normalement j'arrivais bien à les canaliser. Ce soir, ça m'était impossible de penser à autre chose depuis que j'avais eu sa main dans la mienne. La place qu'il prenait dans mon coeur ne faisait plus aucun doute, je l'avais dans la peau et pourtant j'étais certaine qu'il ne se passerait rien entre nous à cause de notre place dans les cinq cyclones et la plus grande raison qu'il ne m'aimait pas, même si ses rougissements me firent douter, mais s'il avait des sentiments pour moi, ne devrait pas-je pas le voir ? Le lire dans ses yeux ? Que c'était compliqué, au moins avec le Kung Fu je savais agir, mais l'amour n'était pas mon point fort.

Il y a toujours des moments où il faut prendre des risques, n'étais-je pas courageuse ? Je pouvais défier n'importe quel homme et me trouvait démunis face à mes sentiments. J'en faisais d'une belle fille de seigneur, moi je vous le dis ! Je n'allais pas laisser des murs nous séparer, non je voulais réellement profiter d'un moment à deux, alors je lui demandai de rester avec moi. La surprise de mes paroles, on dut le surprendre vu qu'il venait de faire tomber les clefs au sol. Quelle idiote et quoi de mieux d'ajouter un prétexte tirée par les cheveux. Je l'avais bien dit l'amour et moi ça fait deux, en tout cas quand il s'agit de faire le premier pas.

Il bredouilla quelques mots avant d'accepter d'un signe de la tête, avant de faire cela il avait plongé ses yeux dans les miens et je m'étais senti toute chose. Sérieusement, qu'est-ce qui m'arrivait ce soir ? L'espérance de sentiments partagé me faisait plus que perdre mes neurones. M'installant près de la porte, j'attendais qu'il réalise que c'est lui qui avait les clefs, celle-ci tomber au sol !

Une fois la porte ouverte, le silence qui s'était installé entre nous depuis ma demande restait toujours présent, qu'avais-je mal fait ?À notre retour, je devrais sans doute en parler à tigresse, penser cela était grotesque vu que je savais que jamais je ne le ferais, Grue était le doux secret de mon coeur. Celui-ci s'activa à allumer un chandelier pour qu'on voit l'état de la chambre, rien de bon luxueux, mais ça suffirait pour la nuit. Mon coéquipier s'installa sur le matelas et parla de l'itinéraire de demain.

- À mon avis, si on part tôt demain matin, nous devrions atteindre le château avant le midi.

M'approchant de la petite fenêtre, je pouvais voir quelque silhouette, la nuit ne pouvait même pas recouvrir la misère de ce village. Grâce à celui que j'aimais, j'avais oublié ce que j'avais ressenti à l'extérieur de l'auberge. Ces personnes sans espoir. Plus j'observais les lieux, plus je me disais qu'un détail clochait, surtout quand je vis un des soldats de l'auberge sortir et un des habitants fuir devant lui.

- C'est étrange, il ne me semble pas que les soldats soient là pour défendre les paysans...

Le chandelier ne pouvait pas éclairer toute la pièce, j'apercevais à peine les mouvements de visage de mon compagnon. Je m'approchais et plaça une des chaises face à lui, tellement près qu'il me faudrait qu'un simple geste de la main pour le toucher. J'étais si triste pour ce peuple, que pour me rassurer des pensées de ma propre vie me vint en tête.

- La maison de ma famille est situé sur une colline, on voit tout notre village ce qui permet d'être à l'affût à la moindre alerte. Bon c'est vrai qu'est-ce qu'un petit village contrairement à un royaume entier ! Mais je ne comprends pas pourquoi ce village semble si...si abandonné de protection.

Je baissai les yeux vers le sol, me sentait bête de ressentir autant de compassion pour des inconnus. Durant mon enfance, mon père avait été clair sur un point, un jour je devrais reprendre sa place de chef de famille et du clan de vipère, avec mission de protéger les nôtres. Cet avenir m'avait paru si lointain quand j'étais devenue maître kung-fu, à présent il me revenait en pleine face.

- Si un jour mon père venait à mourir, tu crois que je devrais accomplir mon devoir en reprenant sa place de protecteur envers mon village ou alors garder ma place dans notre groupe ? Avant aujourd'hui, je ne me suis jamais posée la question, mais en voyant ce que peut donner un lieu sans protection de son seigneur, je crains pour les miens.

Doucement, je relevais mes yeux pour tomber dans ceux de Grue. Si cela devait arriver je le perdrais sans doute pour toujours. Quel destin se trouvait être le mien ?
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MessageSujet: Re: La détresse d'un peuple peut faire apparaitre des sentiments bien cachés ☸ Sky   Lun 25 Nov - 5:13

La détresse d'un peuple.
☸ « On prend goût à son désespoir. C'est plus facile que de lutter ! »   

Une partie de moi trouvait bien étrange d’avoir été invité dans la chambre de Vipère. Je cherchais dans les tréfonds de ma tête une raison à cela, car je n’étais pas vraiment satisfait par l’explication du soldat ivre. En effet, mon côté rationnel me rappelait qu’il y avait plus de chance pour que l’intrus fasse un vol plané par une fenêtre que de surprendre la guerrière dans son sommeil. C’était de loin la plus rapide des Cinq Cyclones. C’était cet idiot en bas qui devrait trembler de peur et pas la merveilleuse combattante. De plus, elle m’avait surement amené à ses côtés uniquement pour préparer notre plan d’attaque. Nous venions à peine d’arriver et ils nous semblaient en effet que quelque chose ne tournait pas rond. Comme le disait souvent Shi Fu : Il fallait être prêt à toute éventualité. Toutefois, je n’étais pas prêt à rester complètement stoïque alors que j’étais seul avec ma belle amie. J’avais réprimé depuis longtemps déjà les sentiments que je cachais pour Nayla, mais très honnêtement, je n’étais même pas sûre qu’elle se rappelle de mon véritable prénom alors parler d’amour... Je ne lui en voudrais pas si c’était le cas, Grue était beaucoup plus court à prononcer.

Je restais donc sagement assis sur le lit, le visage toujours souriant et les mains posés sur les genoux. Mentalement, je notais que notre arrivée au château se ferait vers midi, puis je regardais Vipère avec attention, tout en prenant soin de ne pas me perdre dans la contemplation de ses yeux. Un jour peut-être devinerait-elle que je l’aime, mais j’avoue avoir peur que cela détruise notre amitié si ce n’était pas réciproque. En fait, ce ne l’était surement pas de mon point de vue. Je l’écoutais calmement parler à son tour, fixant l’extérieur. Dans la pièce, les flammes des chandelles faisaient grandir nos ombres sur le mur. La mienne était toute proche de celle de Vipère comme si je l’enlaçais par derrière. Alors que, dans la réalité, nous étions séparés de quelques mètres. Un jeu de perspective qui me faisait un peu trop rêver. La voix plus triste de ma compagne me rappela à l’ordre. Elle prit une chaise et vint s’asseoir tout prêt, cherchant peut-être du réconfort. Je n’étais pas doué pour deviner les pensées des gens, mais j’avais une bonne écoute.

Elle me parla de protéger son peuple et de la place qui lui revenait de droit en tant que fille de seigneur. Ces mots sonnaient bizarres à mes oreilles, je ne voyais pas le peuple comme une entité à protéger puisque j’en faisais intégralement partie. Maintenant que je maîtrisais le Kung Fu, j’aidais les autres à se défendre en cas de problème, mais de là à avoir des responsabilités sur un groupe, ça je ne connaissais pas. Au fond, de plus base naissance que Vipère, j’obtenais plus de liberté. Sauf qu’en parlant d’avenir, je réalisais que j’échangerais toute ma liberté pour pouvoir rester avec elle. Nous nous fixâmes un moment en silence et puis, je réalisais que c’était à mon tour de dire quelque chose…

'' Tu sais, je ne suis pas le plus sage des hommes sur cette terre. Je ne sais pas ce qu’est la meilleure chose à faire concernant ta propre vie. Je sais cependant une chose Vipère... '' Je cherchais la meilleure façon de faire pour la réconforter. J’allais prendre ses deux mains dans les miennes de manière tendre, croyant que les mots ne suffiraient peut-être pas. ''Quoiqu’il arrive dans le futur, toi, moi, Tigresse, Menthe et Singe, resterons toujours membres des Cinq Cyclones. Même si nous ne vivons plus sous le même toit, nous restons liés par le Kung Fu, mais aussi par l’amitié. On ne te rejettera pas parce que tu remplis ton devoir. Tu n’auras qu’à m’appeler et je serais là… Nous serons tous là. ''

Je parlais lentement, ayant peur de faire un lapsus sans le vouloir. J’avais un peu écorché le mot 'amitié' sachant que ce n’était pas ce que je voulais vraiment dire. D’ailleurs, même la fin avait été un peu bancale, car l’image de nos deux ombres revint me hanter. Mon pouce caressa les doigts de Nayla alors que je continuais mon monologue. Je voulais la voir sourire, même si c’était un sourire triste, car ce sourire je savais qu’il serait pour moi.

'' Tu as du cœur, tu es forte et compatissante. Tu feras une fabuleuse chef de clan, j’en suis sûr. Et même si tu n’es plus à l’académie, tu n’en resteras pas moins un maître Kung Fu. Nous aurons eu de la chance de t’avoir à nos côtés tout ce temps. '' Je lui souris doucement, en fait, je crois n’avais jamais cessé de sourire en présence de Nayla. ''Moi aussi j’ai de la chance de t’avoir…'' On se reprend Grue ! ''La preuve, tu viens de remarquer un détail très important ! Si les soldats ne défendent pas les villageois des renégats, c’est peut-être qu’ils sont de mèche avec les malfrats, non ? Je serais bien curieux de savoir ce qu’en dit celui qui nous à demandé de l’aide, ce… Triste Sire ? Drôle de nom. Quoique, Grue c’est pas mal dans le genre non plus !'' dis-je avec une pointe d’humour. Soudain, je lâchais une de ses mains pour étouffer un bâillement. Demain serait un autre jour, nous rapprochant peut-être du moment de notre séparation… Pourtant, c’est le passé qui me tracassait plus que l’avenir dans mon cas.

'' Tu sais, moi je n’ai que le Kung Fu. Personne ne m’attend nulle part, ni n'espère quelque chose de moi. Là d’où je viens, j’étais un animal de foire à cause de mon don. J’espère encore les faire changer d’avis, mais je doute que je n’oublierais jamais le son de leurs moqueries. Malgré tout, je ne les déteste pas et, s’il le fallait, j’irais les défendre du danger parce que c’est la bonne chose à faire… Un jour, toi aussi tu sauras ce qu’il faudra faire le moment venu. Il faut être patient j’imagine…''
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MessageSujet: Re: La détresse d'un peuple peut faire apparaitre des sentiments bien cachés ☸ Sky   Dim 26 Jan - 12:20

La détresse d'un peuple.
☸ « On prend goût à son désespoir. C'est plus facile que de lutter ! »   


J'avais besoin de me confier, que les mots qui comprimaient mon coeur puissent s'échapper de ma bouche. Guerrière ne signifiait pas insensible, des cinq j'étais certainement celle qui pensait le plus au bien d'autrui. J'avais été élevé pour devenir un jour le chef d'un village, vieller sur mes concitoyens et surtout être prêtre à sortir les armes pour eux...sauf l'arbalète, ce n'était pas un secret pour personne que je sois incapable de viser juste. Sans rire, ce robin des bois était réputé pour ne jamais manquer sa cible, un hors la loi en était capable et moi non, il y avait des injustices dans ce monde. J'ose me plaindre... Moi qui n'ai jamais vécu dans la misère, ce n'était pas très correct.

Quand j'avais regardé par la fenêtre, une évidence me sauta aux yeux. Le peuple avait peur des soldats, ceux qui étaient censé les protéger face au brigand. Ce n'était pas normal, une petite enquête à ce sujet ne ferait pas de mal, je fis part de mes tracas à Grue en m'installant très près de lui. J'aimais le savoir près de moi, sentir son regard sur moi, dans ces instants je me sentais la plus belle femme de tous les royaumes, je n'avais pas besoin de plaire aux hommes seulement à celui, qui à ce moment précis se trouvait face à moi.

Parler de la protection de ce royaume me fit emprunter le chemin des souvenirs, ceux de mon enfance et surtout la mission qui était la mienne avant que je rejoigne la vallée de la paix. J'avais du mal à imaginer ma vie sans grue, mais comment faire ? Si un jour mon père mourrait, je n'aurai pas d'autre choix de reprendre la tête du village, d'accomplir ma destinée, j'étais la dernière de la lignée, je n'aurais pas le choix, agir autrement serais bafoué mes ancêtres, un grand outrage dans mon peuple. Relevant les yeux que j'avais baissés pour honte de mes sentiments envers des inconnus, je demandai conseil à mon ami avec l'espoir qu'il trouve une solution pour que jamais nous soyons séparés.

Le silence s'installa, pourtant je ne le quittais pas des yeux. Il se mit à parler et déjà mon coeur se réchauffait surtout quand il prit mes mains, cet homme était d'une vraie tendresse que peu possédait et c'est moi qui en bénéficiais ce soir. Il essayait de me réconforter, disant qu'il sera toujours là pour moi, tout ce que j'avais besoin d'attendre, pourtant je n'arrivais pas à sourire, l'angoisse ne voulait pas me quitter. Quand il écorcha le mot « amitié », mon coeur bondit dans ma poitrine et l'espoir le fit battre plus fort, je sais...je devrais me faire à l'idée qu'il ne m'aimait pas comme je l'aimais, qu'il fallait que j'arrête de voir une preuve dans le moindre de ce geste, regard, mot... Sentir son pouce caresser mes doigts, ajoutait encore une preuve... Arrête Vipère, il essaie que de te remonter le moral, Grue est un gars adorable et te voit sans doute comme une petite soeur... Oh non surtout pas une petite soeur, une amie c'est mieux !

Entendre autant de qualité de sa bouche et voir qu'il tenait à moi, me fit sourire de nouveau... Non, rien à voir avec son propre sourire aussi beau qu'un coucher de soleil, promettant d'une manière invisible, de revenir le lendemain quand j'ouvrirais les yeux. Cette sensation de protection qui permettait de braver les moindres obstacles qui pourraient barrer ma route, hormis celui d'avouer mes sentiments à Grue, était tout ce dont j'avais besoin. Ces questions me prouvaient que j'avais toutes les raisons de m'inquiéter pour ce peuple, il avait raison Triste Sire était un drôle de nom. Par contre, Grue était pour moi un nom qui représentait la force, le courage...et encore bien des qualitatifs qui allaient si bien à mon maitre kung-fu.

- Ton nom est parfait...

Le voir bâiller me fit arrêter de parler, je l'avais retenu trop longtemps, il était surement temps qu'il aille dormir et s'éloigne de moi. Pourtant, la dernière tirade qu'il prononça me redonna la force dont j'avait besoin, une telle empathie emmenait de lui, être capable de protéger ceux qui jadis t'avais attaqué était une forme de pureté qu'encore peu possédait. Mon Grue restait unique dans son genre, l'homme parfait qui a l'image de Shi-Fu me donna comme conseil d'être patiente et qu'un jour je trouve moi-même le choix que je devrais faire...

Émue, je sentais les larmes monter et pour simple remerciement d'être là pour moi, je me rapprochais encore plus de lui, pour le prendre dans mes bras, posant ma tête sur son épaule et mon nez collé à son cou.

- Merci, Ézéchiel !

Je me surpris moi-même, je venais de prononcer son véritable nom, une chose que je ne faisais jamais ou que je n'avais jamais fait... Cela en revenait au même, m'avoir parlé ainsi m'avait fait me rapprocher de l'homme qu'il avait été avant de devenir grue. Dans ses bras, je ne sentais bien plus Nayla que vipère, j'avais compris enfin ce qui le rendait spécial à mes yeux, il me faisait me souvenir de celle que j'avais été, celle que je suis et aussi celle que je serais. Après avoir plus que savouré ce câlin, je m'éloignais de lui en toute délicatesse.

- C'est moi qui ai de la chance de t'avoir, te quitter sera bien plus difficile que de quitter l'académie.

Le rouge me monta aux joues, je venais de prononcer la phrase que j'aurais dû éviter...du calme Nayla, il n'a sans doute rien remarqué, trop fatigué, il était vraiment temps qu'il regagne sa chambre avant que je fasse une autre bourde.

- Tu es exténué, tu devrais aller dormir... La douceur de ma voix pouvait remplacer l'envie de lui caresser le visage. Se levant, elle alla ouvrir la porte pour le laisser passer. Les soldats font surement partis, Bonne nuit Grue.
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MessageSujet: Re: La détresse d'un peuple peut faire apparaitre des sentiments bien cachés ☸ Sky   Mer 29 Jan - 17:57

La détresse d'un peuple.
☸ « On prend goût à son désespoir. C'est plus facile que de lutter ! »   

Le rôle du confident était parfait pour moi, dans la majorité des cas, je n’avais même pas à parler, je n’avais qu’à laisser l’autre s’exprimer. Vipère partageait sa douleur, ses doutes, ses peines ainsi que ses joies avec moi, j’en étais honoré. Et puis je l’appréciais trop pour la laisser seule avec ses tourments, ou encore, j’essayais un peu d’oublier les miens en sa compagnie. J’avais fait de mon mieux pour la réconforter, mais la vérité était que je n’étais en rien un devin et que l’avenir restait un mystère impénétrable. Une fois mon monologue achevé, j’avoue que je me sentis bête. Le silence entre nous deux n’étaient tendus qu’en de rares circonstances comme celles où je n’avais  qu’une idée en tête, c'est-à-dire, tout lui dire. Après tout, il y avait bien des choses que j’avais envie de lui avouer, à commencer par ce sentiment mielleux qui berçait mon cœur à chaque instant passé en sa présence. Sauf que l’amour avec un grand A m’effrayait et me faisait sentir tout petit à côté de l’incertitude que cet affection ne soit pas partagée. Je sentais encore la chaleur de l’entrelacement de nos mains lorsque j’en portais une à ma bouche pour cacher un autre bayement. Le ciel devenait de plus en plus sombre dehors et les étoiles veillaient. C’était si beau les étoiles que j’avais appris à être très reconnaissant envers le destin de me permettre de m’en approcher grâce à mon don.

Et je la regardais sourire… Aimer autant un sourire devait être pêché. Elle me dit que mon nom frôlait la perfection et je ricanai doucement. Une Grue, ce grand oiseau blanc et noir avec des pattes démesurément longues et le corps svelte, avait été synonyme de maladresse et de laideur pendant une longue partie de ma jeunesse. Aujourd’hui, j’avais découvert avec plaisir que ce corps que j’avais, bien que frêle, pouvais se muscler et était d’une étonnante souplesse. J’étais rapide – pas autant que Vipère –, mais j’avoue qu’une fois que je me mettais à planer dans les airs, il n’y avait pas grand-chose pour me stopper. Enfin, hormis un avertissement bien sec de maître Shi-Fu. Si ma capacité à flotter dans les airs aurait pu me conférer une certaine supériorité face au commun des mortels, j’étais bien trop humble pour l’accepter sous cet angle. Par contre, le fait que je n’engraisse jamais d’un centimètre malgré toute la nourriture que je dévorais faisait bien enrager Po…

Soudain, j’entendis quelques syllabes qui me prirent par surprise. Je battis des paupières tout en fixant la belle guerrière sans comprendre. Ezechiel. C’était bien mon nom, mais dit avec cette voix, il semblait trop beau pour m’appartenir! Je sentis ses bras autour de moi et je cessais de respirer. C’était tout simplement trop beau pour être vrai. Timidement, je lui rendis son étreinte et la serrant dans mes bras tout en appréciant cette nouvelle proximité. Je fermais les yeux pour savourer l’instant, mais dû les ouvrir pour ne pas sombrer dans un sommeil qui se faisait de plus en plus pesant dans toute les fibres de mon corps. Après tout, j’étais si bien!

''De rien Nayla…''

Je fus déçu que le câlin ne dure pas plus longtemps, mais mon sourire devint un peu niais lorsqu’elle avoua qu’il serait difficile de se séparer de moi. Si elle savait à quel point j’étais dans la même situation ! Je me demande parfois si je ne quitterais pas l’académie en même temps que Vipère, histoire que la vue de sa chambre vide ne me rende pas trop nostalgique. Pour l’heure, le couvre-feu avait sonné, je me levais péniblement du lit, me sentant aussi courbaturé qu’après un entrainement de Kung Fu. Voler ça semblait si facile, mais on aurait dit que les muscles de mon dos avaient travaillé très fort. À croire que j’ai des ailes peut-être ? Pffff faut pas pousser la thématique de l’oiseau trop loin non plus…

''Repose toi bien, demain sera une longue journée j’ai l’impression et je vais avoir besoin de toi. Tu sais que je ne suis pas à l’aise dans la cour d’un château! J’espère que ma conduite ne te fera pas trop honte! Bonne nuit !''

Je passais le pas de la porte et l’entendit se refermer derrière moi. Soudain, on aurait dit que l’univers était devenu glacial et vide dans le couloir. Loin de la chaleureuse compagnie de la guerrière, je retrouvais l’insécurité d’être simplement moi. Je me retourna et fixa cette porte fermée, je leva le point dans l’espoir de trouver le courage de cogner à nouveau. Il ne suffirait que de quelques mots. D’un simple '' je peux rester avec toi cette nuit ?'' et pourtant, je ne m’en sentais pas la force. Une fille de seigneur ne finira jamais avec un fils de fermier. Un gracieux reptile ne finira jamais avec un oiseau de marécage. C’était deux mondes trop différents et il n’y avait surement rien d’autre que le Kung Fu pour nous lier. Sur ce ton de défaite, je ramenais mon bras le long de mon corps et partit en direction de ma chambre jusqu’au lendemain.

(c) AMIANTE

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La détresse d'un peuple peut faire apparaitre des sentiments bien cachés ☸ Sky

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