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« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


Charming ೨ Henry ೨ Ruby ೨ August

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 That beauty is a trade and everyone is paid [Maddhen]

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Jeliza Rose Blackwood
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MessageSujet: That beauty is a trade and everyone is paid [Maddhen]   Mar 30 Juil - 18:35





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Depuis peu, j’avais ouvert une nouvelle boutique et mon dieu ce que j’en étais fière. Un projet qui se réalisait, même si à la base je voulais surtout devenir styliste mais comme je n’avais aucune réponse à mes dessins, pour l’instant, j’allais me contenter de ça. Oh bien sur, ce n’était pas qu’un passe temps. Même lorsque j’aurais une réponse, je continuerai ma petite affaire. Je m’étais tellement investie là-dedans qu’il était hors de question que je ferme boutique une fois que les écoles m’auront contacté. Et même lorsque je deviendrais maire de la ville, je continuerai. En tout cas, je donnerais un bien meilleur exemple que notre maire actuelle. A mon avis, elle n’avait pas du tout l’étoffe d’un maire, ni les épaules suffisamment solides pour assurer cette fonction. Du coup, je comptais bien assurer ma victoire aux prochaines élections. Il était hors de question qu’elle reste plus longtemps à ce poste. Ce qu’il y avait de bien, c’était que Big Daddy appuyait absolument chacun de mes projets. Avec lui, j’étais assurée de réussir.

Etant donné les horreurs que l’on vendait dans les boutiques de Storybrooke, ma boutique à moi redonnerait un meilleur éclat à tous ces vêtements que les gens osaient porter. Franchement, il y en avait certain vu comment ils étaient habillés, j’aurais honte de sortir de chez moi si je portais la même chose qu’eux. Ce n’était pas possible de vivre dans le déni de la mode à ce point. Il fallait un minimum vital. Et c’était bien ce que je comptais faire. Il fallait changer l’image de cette bourgade du Maine. D’ailleurs, pourquoi est-ce que Big Daddy et moi nous nous enterrions ici ? Il y avait de grandes villes pas loin, comme Washington, qui m’offrirait peut-être plus le style de vie que j’affectionnais. Partir d’ici, honnêtement, ça avait toujours été mon rêve, mais papa ne voulait pas partir pour le moment. Pourquoi ? Aucune idée, il restait toujours très évasif sur ce sujet. Allez savoir pourquoi il ne voulait pas m’en parler. Mais je connaissais mon père et je savais que viendrait le jour où il m’en parlerait. Il parlait de tous ses projets avec moi.

Aujourd’hui, dimanche, la boutique était censée être fermée puisque c’était mon jour de congés. Sauf que j’avais décidé que je passerai la journée là-bas car je m’étais donnée une mission bien précise. Ma boutique serait ouverte pour une seule personne qui en avait grandement besoin. Oui, j’étais dans mon bon jour où par un élan de générosité, j’étais bien décidée à faire en sorte qu’elle quitte ses guenilles pour enfin porter des vêtements correctes. Je ne lui demandais pas de porter du Gucci ou du Prada (de toute façon, je n’en avais pas en boutique puisque personne ne pourrait se les offrir à Storybrooke), mais un minimum de style, est-ce que c’était trop demandé ? Bien sur que non ! Et puis si je faisais ça, moi, c’était pour elle, ni plus, ni moins. Donc, elle ne pourrait pas râler ou bien essayer de se défiler. De toute façon, se défaire de moi, c’était tout simplement impossible. Surtout quand j’avais une idée bien précise en tête. Big Daddy disait que c’était ce qui me rendait attachante et surtout ça le rassurait de me voir aussi déterminée car au moins, j’étais certaine de réussir dans la vie.

Tranquillement, je me rendais chez Maddhen qui habitait chez Sasha. Tout du moins, c’était là qu’elle habitait en ce moment. Je ne comprenais pas du tout comment elle faisait pour ne pas avoir de chez elle. Il fallait dire aussi que je ne connaissais pas sa vie. En fait, je ne connaissais pas vraiment la jeune femme. Je l’avais juste vu et quand j’avais remarqué ce qu’elle portait sur elle et qu’elle osait appeler vêtements, je m’étais aussitôt dit que ce n’était pas possible de porter des trucs comme ça. Il y avait un minimum vital. Donc dans ma plus grande bonté, j’avais décidé de l’aider et d’en faire mon mannequin pour la journée. Elle ne pourrait qu’être contente ! Ca allait la changer de d’habitude. Big Daddy avait été surpris que je fasse une telle chose, mais il m’avait clairement dit qu’il était content que je vienne ainsi en aide à quelqu’un qui en avait besoin. Tout ce que j’espérais, c’était qu’elle allait accepter d’enfiler les vêtements que je lui demanderai de mettre parce que je n’avais pas envie de me battre avec elle. Et dans tous les cas, si elle refusait, j’étais tout à fait capable de lui enfiler moi-même !

Le manoir de Sasha m’avait toujours beaucoup impressionné. Je n’aimais pas trop ce genre de maison parce que ça manquait de classe. D’accord, c’était loin d’être moche et c’était grand comme style de demeure, mais ça faisait aussi très ancien. Il fallait vraiment vivre avec son temps. C’était pour ça qu’avec Big Daddy nous vivions dans une villa. Il n’y avait rien de mieux que de vivre dans une demeure moderne et avec assez de classe pour bien montrer que nous avions de l’argent à revendre. Surtout que chaque jour qui passait rapportait plus d’argent que la veille. Celui qui avait dit que l’argent ne faisait pas le bonheur avait totalement menti parce qu’il y contribuait assez en fin de compte. L’imbécile qui avait dû dire ça était surement un clochard de bas quartier qui, pour se donner du courage, n’avait rien trouvé de mieux que de dire une bêtise pareille pour se convaincre que sa vie était loin d’être moche. Les gens avaient beaucoup d’espoir… Arrivée devant la porte, je réajustais mon sac sur l’épaule et frappais à la porte, attendant patiemment qu’on vienne m’ouvrir. J’espérais que ce serait Maddhen qui ouvrirait, comme ça, je pourrais directement l’embarquer sans qu’elle ne pose de questions.




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MessageSujet: Re: That beauty is a trade and everyone is paid [Maddhen]   Lun 12 Aoû - 16:12





« Y'a pas plus docile qu'une poupée Barbie »









Le temps file, il n'attend personne et encore moins celle qui le désire le plus. Tout autant que nous sommes nous voulons plus de temps. Celui pour l'être aimé, celui pour les hobbies, celui pour voyager, celui pour s'amuser ... Maddhen faisait partie de ces gens, elle voulait passer le plus de moment possible à observer ce monde. C'est pour ça qu'elle ne le perdait pas à dormir, son sommeil était, comme on dit souvent : court mais intense. Réellement, il lui suffisait de cinq heures pour être en pleine forme. C'était sûrement le casino qui lui avait détraqué son rythme de sommeil. Il y avait tellement de choses à voir, à vivre et malheureusement, le temps qui est à partit à l'homme devient de plus en plus court.

Maddhen se tira difficilement du lit, elle avait assez dormit, mais son corps avaient des courbatures. Être croupière n'est pas aussi fatiguante, à part quand les clients sont des gros lourds. Hier soir, après son service, cette passionnée du spectacle avait dansé avec ses bolas. Apparemment son corps n'avait pas eu assez d'étirement ou alors d'entraînement. Ce n'était pas de sa faute si elle était extrêmement occupée ces temps-ci ! C'était décidé, elle se remettrait plus sérieusement à danser dans le cimetière. En relevant sa tête, elle pouvait avoir une vue d'ensemble sur sa chambre de deux fois par semaine. Elle était si spacieuse qu'elle pourrait faire pâlir celle de chez Luz. Il faut le dire, celle-ci était à peu près rangé, ce qui était un exploit. Une foie assise, elle retrouva son chemisier de travail, il lui manquait un bouton. Ça devait être pour ça qu'un joueur avait claqué une bonne partie de son argent à sa table. Il fallait être fou pour perdre autant d'argent dans ce type d'établissement et surtout au même jeu. Les hommes sont vraiment fous !

Maddhen venait de sortir de son lit douillet, elle enfila ses vêtements du dimanche, c'est-à-dire, un jogging et un t-short de Bettles. Si Jeliza voyait ça, elle ferait une crise cardiaque la pauvre. Il y aura écrit sur sa tombe : tuer par le manque de mode. Au moins, elle portera compagnie à Bernadette et Oscar. Comme à son habitude, elle se mit à rire toute seule et arrivé en bas, il s'arrêta brusquement. Sasha n'était pas encore levé, si par malheur son rire aiguë la réveillait, sa jeune protégée aurait une tombe à côté de Jeliza et ça, ça serait beaucoup moins drôle. Tout en mangeant ses céréales calmement, elle regardait un documentaire animalier. Des lionnes étaient en train de chasser, antilope au menu les amis. Le suspens était à son comble, la lionne sauta sur la pauvre bête qui se débattait de toutes ses forces et ... un toc toc toc ? Dans la savane il n'y a pas de porte, si ? Il lui fut un bref instant pour qu'elle comprenne que ce bruit ne provenait pas de la télévision, mais bien de la porte d'entrée. Qui allait avoir comme inscription : tuer par Sasha, repose en paix ? Une foie la porte ouverte, la surprise fut de taille.

- Ha ! Salut Eli, je ne m'attendais pas à te voir un dimanche. Tu veux entrer ?

Bravo, avoir pensé à elle l'avait fait venir, Jeli avait un super pouvoir ! Quoiqu'elle n'allait peut-être pas en profiter longtemps, la crise cardiaque la guette. Maddhen avait ouvert la porte avec son bol, ses cheveux étaient encore un peu mouillé, pas de maquillage, ni de vernis et avec des ballerines troués ... on peut être arrêté pour avoir tué une personne avec son aspect ? Car Quasimodo, lui a été chassé ! Cette victime de la mode lui proposa un petit relooking, pour changer ! elle était, tout de même, adorable. Entre ses mains, Maddy devenait une Barbie écervelé et pulpeuse. La personne qui dit qu'elle est toujours écervelé se fera empoisonné par Bernadette !

- D'accord, mais je reste habillé comme ça, je vais poser mon bol et j'arrive.

Se faire bichonné lui fera le plus grand bien et puis, elle a affaire à une experte de la mode. Son bol atterrit dans l'évier, gentiment bien sûr ! Les lionnes avaient finis de chasser, elles dormaient comme des feignantes. Tide attrapa un crayon et une feuille, prévenir son ôte c'est de bon goût ! C'était la phrase favorite de sa mère, à présent, elle n'arrêtait pas de le dire.

« Coucou Sasha !
Je suis partie avec Jeliza pour la matinée, peut-être plus, avec elle tout est possible !
Tu me raconteras ta folle soirée dès que je rentre,

Xoxo

Ps : Plus de lait, mais y a du café frais ! »

Une foie avoir prouvé qu'elle était bien élevée, elle attrapa une veste au passage et sorti du manoir. Ça lui à toujours fait bizarre de dire ce mot. Elle n'avait jamais eu l'habitude d’habiter dedans non plus. Sasha avait vraiment le coeur sur la main, une personne comme ça ne court pas les rues.




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Jeliza Rose Blackwood
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MessageSujet: Re: That beauty is a trade and everyone is paid [Maddhen]   Mer 21 Aoû - 19:31





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Le manoir de Sasha me faisait peur. Allez savoir pourquoi, je le trouvais lugubre, même s’il n’avait rien à voir aux manoirs qu’on trouvait dans les films d’horreur. Et puis, de nos jours, qui vivait encore dans des manoirs ? Honnêtement, quand on avait de l’argent, il n’y avait rien de plus classe qu’une villa. C’était d’ailleurs dans la plus grande villa de Storybrooke que j’habitais et pour rien au monde je ne changerai contre ce manoir. Mais n’oublions pas pourquoi j’étais là, ni le but de ma mission. Peu importait la réponse que Maddhen m’offrirait, j’étais déterminée à ce qu’elle me suive jusqu’à la boutique ; que ça lui fasse plaisir ou pas. Je savais aussi que je débarquais assez tôt pour un week-end, mais je m’en fichais. Ce n’était pas eux qui allaient devoir relooker complètement une personne de la tête aux pieds. Et le travail allait être dur étant donné l’état dans lequel se trouvait la jeune femme qui venait de m’ouvrir la porte.

Je la détaillais de haut en bas. J’en avais perdu ma voix étant donné ce qu’elle portait : un bas en jogging, un t-shirt des Beattles, cheveux humides, ballerines trouées et ne parlons même pas du manque de maquillage ! De quoi faire un arrêt cardiaque ! Heureusement que j’étais de solide constitution et que j’avais vu pire… Quoi qu’en fait non, je n’avais jamais vu pire que Maddhen ! Avec ce qu’elle portait, elle me faisait penser à la petite vendeuse d’allumette qui mourrait de froid durant la glaciale nuit d’hiver. Comment pouvait-on porté ça sans avoir honte ?! Je reconnectais mon cerveau quand je l’entendis me proposer d’entrer. Je lui offris un léger sourire crispée. Non pas qu’il n’était pas sincère, mais la voir avec ce genre de vêtement, il y avait de quoi vous donner de l’urticaire jusqu’à la fin de vos jours. D’ailleurs, ça commençait sérieusement à me démanger. Je franchis la porte, mais n’allais pas plus loin, c’était inutile puisque je ne comptais pas m’attarder.

- Bonjour à toi aussi, répondis-je. J’espère que je ne dérange pas et que tu n’as rien prévu parce que tu vas venir avec moi. Et si tu as prévu quelque chose, ce n’est pas un souci, un coup de téléphone pour annuler et ça sera aussi bien, n’est-ce pas ?

Si elle se demandait pourquoi je lui disais tout ça, elle allait rapidement le savoir puisque je ne passais jamais par quatre chemins pour m’exprimer. Je laissais tout de même deux ou trois secondes de silence durant lesquels je regardais brièvement autour de moi. Mouais… je m’attendais à trouver mieux comme décoration, mais bon… Chacun ses gouts après tout. Le ridicule ne tuait pas, fort heureusement, sinon je serais sans aucun doute une des seules survivantes.

- Ecoute, il faut que nous parlions sérieusement et que nous envisagions un énorme changement chez toi parce que ce n’est plus vraiment possible. Donc je te propose qu’on passe à ma boutique afin de te trouver de… vrais vêtements, fis-je en la regardant à nouveau de haut en bas puis de bas en haut pour reporter mon attention sur elle : Est-ce que tu es partante ?

Je posais tout de même la question, même si je ne lui laisserai pas le choix. Je le lui avais bien fait comprendre il y a quelques instants. Mais j’attendais quand même sa réponse, en signe de politesse, bien évidemment. Elle n’avait pas le choix. J’attendis le plus patiemment du monde jusqu’à ce qu’elle accepte. Si un sourire avait commencé à se dessiner sur mes lèvres, il disparut bien vite quand elle déclara qu’elle resterait habillée comme elle était.

- PARDON ?! m’écriais-je.

Je plaquais mes mains sur ma bouche parce que je venais de me rendre compte que je venais de crier et que Sasha était sans aucun doute encore entrain de dormir. Enfin, peu importe. Avec ce que venait de me dire Maddhen, c’était impossible de ne pas crier. J’allais réellement devoir me balader avec elle dans Mystic Falls alors qu’elle était vêtue ainsi ?! Il fallait croire que oui puisqu’elle ne m’accorda pas la moindre importance. Elle se pencha sur une feuille pour rédiger ce qui semblait être un mot pour la propriétaire du manoir. J’avais vraiment envie de lui demander de se changer. D’ailleurs, quand elle attrapa sa veste et sorti du manoir, je levais les yeux au ciel et lâchais un soupire résigné.

- Bon d’accord… soupirais-je.

Je sortis à mon tour du manoir et attendis tranquillement qu’elle ferme la porte. Dans les rues de Mystic Falls, j’espérais ne pas avoir à croiser quelqu’un que je connaissais parce que c’était vraiment la honte de marcher aux côtés de Maddhen avec les vêtements qu’elle portait. Le manque de gout devait être un crime puni par la loi parce que ce n’était pas possible. Je rongeais sérieusement mon frein pour éviter d’avoir à dire quoi que ce soit. Il fallait que je me satisfasse du fait que j’allais pouvoir m’amuser à lui faire enfiler absolument tous les vêtements que je voulais pour lui donner un autre style que celui qu’elle portait. Non, là, c’était réellement urgent ! Quand nous arrivâmes à ma boutique, j’ouvris la porte et laissais rentrer la demoiselle dans la boutique et refermais la porte derrière moi tout en veillant que la pancarte était bien tournée vers le FERMÉ. J’allumais toutes les lumières et poussais légèrement mon nouveau mannequin vers le centre de la grande pièce.

- Bon, étape numéro une : choisis tout ce qui te plait et direction la cabine, puis se sera à mon tour de t’habiller.




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MessageSujet: Re: That beauty is a trade and everyone is paid [Maddhen]   Lun 26 Aoû - 21:44





« Y'a pas plus docile qu'une poupée Barbie »









Jeliza avait une conduite très braque et rustre. Elle était à deux doigts d'écraser Ruby, la serveuse du Granny's venait de traverser la route. L'avait-elle remarqué ? Elle qui était tellement pressée de brûler les vêtements de sa passagère. Que faisait-elle par ici, à cette heure aussi matinale ? Surtout un dimanche matin ? Cela faisait quelque temps qu'elle avait trouvé refuge chez son dictionnaire ambulant. Mademoiselle Blanchard avait une fâcheuse manie d'accueillir les personnes qui avaient des problèmes de domicile. Le nouveau shérif avait élu domicile chez elle, tout comme cette charmante Ruby. Elle avait eu quelques différends avec sa grand-mère, ce qui l'avait mené à quitter l'hôtel. En réfléchissant bien, pourquoi ce bon samaritain n'avait-elle pas offert un toit à Maddhen. Elle aussi avait fini dans la rue et cette folle de cannelle ne s'était pas proposé. C'était tout simplement du favoritisme ! Il y avait de quoi faire un procès.

Les deux grandes blondes rentrèrent dans la boutique de vêtements Princesses wear Prada. Ce lieu ressemblait parfaitement à cette folle de mode. Quand toutes les lumières s'allumèrent, Maddhen se fit pousser par Jeli. Avait-elle peur que sa chose décide de fuir ? Il y avait tellement de choses que ses yeux ne savaient pas sur quoi se poser en premier. Sur les vêtements, les bijoux ... La propriétaire prit la parole pour annoncer son plan, après tout, elle était comme un chef de chantier. Personne ne pouvait mieux se faire comprendre qu'elle. Rien que de voir les vêtements de Maddhen lui avait donné une crise d'urticaire, cela lui avait coûté de la voir monter dans sa voiture ainsi. C'était son : PARDON?! qui lui avait mis la puce à l'oreille. Tout comme cette phrase : Écoute, il faut que nous parlions sérieusement et que nous envisagions un énorme changement chez toi parce que ce n'est plus vraiment possible. Donc je te propose qu'on passe à ma boutique afin de te trouver de... vrais vêtements.

- Bon, étape numéro une : choisis tout ce qui te plait et direction la cabine, puis se sera à mon tour de t’habiller.

Maddhen était sa poupée Barbie, elle porterait les vêtements qu'elle lui imposerait. Elle attacha ses cheveux pas encore brossés, un chignon improvisé. Certaines mèches n'avaient pas été coincé par l'élastique, alors, elles tombèrent sur ses épaules dès qu'elle relâcha ses bras. Un petit vent de panique la traversa, avait-elle les jambes épilées ? Non, parce que si elle lui ordonnait de mettre une robe, une jupe, un short ce serait la honte pour elle. Elle inspira et expira, ses mains touchèrent des tissus variés, ce qui la calma quelque peu. Sa boutique avait des affaires qui n'étaient pas ceux qu'elle portait régulièrement.

- Par hasard, tu n'as pas de vêtements plus décontractés? Non ... je m'en doutais.

Tout ce qu'elle avait, était remarquablement court, il fallait être un mannequin pour porter la robe qui était dans les mains de cette jeune croupière. Il ne fallait pas qu'être très maigre, mais avoir un gros compte en banque. Pour qu'elle puisse acheter cette robe, il faudrait qu'elle braque deux banques et qu'elle vend son corps. Elle la reposa lentement avant de changer de rayon, les vêtements du fond seraient peut-être plus à son porté. Jeliza était tout près d'elle et Maddhen évitait soigneusement de regarder son regard accusateur. Du genre : hum, je n'aurais pas pris ça, ce jean va rendre tes jambes aussi grosses que des pommes de terre ... Non, non, non, elle éviterait de voir ça.

- Donc, je vais prendre ça, ça, ça, hum ça, ça et puis ça ...oh et pardon, mais je vais prendre ça aussi.

Elle entra dans la petite cabine d'essayage et la referma, elle était très colorée. Jeliza avait un certain goût pour des couleurs que Maddhen abhorrait le plus au monde. Tous les vêtements choisirent se retrouva sur le sol, que pouvait-elle bien essayer en premier ? Les Bettles se retrouvèrent sur la tringle, tout comme son jogging. Elle attrapa le premier haut qui se trouvait près de son pied. C'était une sorte de débardeur dans les couleurs jaunâtres, il y avait de la broderie dans le dos. Ensuite, elle enfila un short pourpre. Maddy n'avait jamais accordé les coloris de ses habits. La plupart du temps, elle les attrapaient dans son placard, sans trop faire attention. C'est peut-être pour ça que les saisons et elle ne faisait pas bon ménage. Les seuls moments où elle avait vraiment la bonne tenue au moment adéquat, c'était lorsqu'elle travaillait, le casino avait des tenues strictes. Il y a peu de temps, alors que Maddhen rentrait au cimetière, il y avait un enterrement. Les personnes en deuil étaient toutes habillées en noir et elle, qui passait devant eux était tout vêtu de rouge. Une couleur qui ne passe pas inaperçu ... Avant de sortir de la cabine, elle meubla le silence qui s'était installé.

- Alors ma belle, dis-moi, as-tu un nouveau mâle dans ta ligne de mire ?

Elle enleva ses ballerines qui étaient plus devenus des chaussons que des véritables chaussures. En sortant, elle se retrouva proche d'un miroir. Maddhen aimait beaucoup, mais cette fille adorait tout ce qu'elle portait. Une opinion qui est partagée par elle seule!





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Jeliza Rose Blackwood
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MessageSujet: Re: That beauty is a trade and everyone is paid [Maddhen]   Mer 4 Sep - 14:56





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Autant dire tout de suite que je n’aimais pas du tout la façon dont Maddhen était habillée. Du coup, je voulais à tout pris éviter qu’on me voit en sa compagnie ainsi vêtue. Non mais c’était vrai, quoi ! Qu’est-ce que les gens penseraient de moi si on me voyait avec une personne vêtue comme elle ? Que j’avais revu mes exigences à la baisse ? Il en était hors de question ! Je restais un Blackwood et une Blackwood ne revoyait jamais ses exigences à la baisse. C’était même tout le contraire. Si ça pouvait monter encore plus haut, c’était encore mieux. Nous, les Blackwood, recherchions l’excellente et uniquement l’excellence ! A quoi est-ce que cela pouvait servir de revoir à la baisse ? Pour être insatisfait par la suite ? Autant être satisfait tout de suite. Bon, certes, il y avait des gens qui se contentaient de peu, mais pas moi. Et ce n’était pas prêt d’arriver d’ailleurs !

Quand nous arrivâmes devant ma boutique, je me sentis un peu mieux. Mais pas totalement. Nous n’étions pas encore à l’intérieur, à l’abri des regards. Aussi, je fis en sorte que Maddhen rentre rapidement dans la boutique avant de refermer la porte derrière moi. Je vérifiais que le panneau FERMÉ était bien en place avant d’allumer la lumière. J’attirais la demoiselle jusqu’au centre de la pièce afin qu’elle soit bien entourée de vêtements. J’avais fait la disposition des rayons de façon à ce qu’on éprouve cette impression. Et puis, c’était plus pratique pour avoir une vision d’ensemble. Aussi bien pour les clients que pour moi puisque bien souvent, je devais conseiller les clients qui venaient et qui avaient besoin de moi pour choisir la perfection. Je proposais donc à Maddhen de choisir ce qui lui plaisait dans un premier temps afin de savoir ce qu’elle choisirait si elle était seule et sans aide.

En la voyant attacher ses cheveux, je ne pus retenir de lever les yeux au ciel. Etait-ce si compliqué que ça de se coiffer correctement ? M’enfin bon… Je ne dis rien. De toute façon, j’aurais bientôt la main. Je la regardais d’un air légèrement mauvais qui lui fit changer d’avis quand elle me demanda des vêtements moins ‘stricte’ que ceux que j’avais dans la boutique. Parfois, je me demandais si elle m’avait bien regardé avant de parler. Honnêtement, est-ce que j’étais le genre de femme qui porte les vêtements comme les siens ? Bien sur que non ! Jamais je ne porterai ces loques défraichis. Ce serait la honte. Jamais je ne pourrais sortir de chez moi habillée comme ça. Ô grand jamais ! Pour l’instant, je me contentais de suivre Maddhen dans ses recherches. Dans ma boutique, on trouvait ce qu’il y avait de mieux, mais quand je voyais les combinaisons qu’elle prenait, je craignais le pire…

Quand elle eut terminé de faire ses choix, je la suivis jusqu’aux cabines d’essayage. Elle pouvait choisir celle qui lui plairait puisqu’il n’y avait personne d’autres qu’elle. Je n’étais pas du genre à imposer une cabine plus qu’une autre, habituellement, mais parfois, j’étais obligée de diriger certaines personnes dans une cabine en particulier parce que c’était une question d’organisation. Enfin, peu importait, je m’installais sur un des couffins que j’avais acheté récemment et attendis tranquillement que Maddhen fasse ses essayages comme elle l’entendait. Sauf que j’attendais le pire bien sur. Etant donné la façon dont elle s’habillait en temps normal, je ne pouvais que m’attendre au pire. J’étais entrain de m’imaginer toutes les combinaisons possibles qu’elle pourrait faire avec les vêtements qu’elle avait pris quand j’entendis sa voix derrière le rideau.

- Un mâle ? Non merci ! Tant qu’un riche célibataire ne franchira pas l’entrée de cette ville, il est hors de question que je m’intéresse à qui que ce soit.

Il était hors de question que je m’intéresse à qui que ce soit qui ne possède pas cette caractéristique. Donc les garçons de Storybrooke pouvaient très bien aller voir ailleurs, jamais je ne m’intéresserais à eux. Aucun ne remplissait la condition ou alors, aucun n’était assez riche pour rivaliser avec la richesse que possédait. Nous les Blackwood étions, sans conteste, les plus riches de cette ville, donc ce qu’il me fallait, c’était quelqu’un qui possédait au moins la même quantité de richesse ou plus encore. Et pour le moment, je n’étais pas mécontente de ma petite vie tranquille. Je pouvais avoir d’autres choses en attendant. Et puis, il était important de faire en sorte d’être indépendante. Je ne voulais dépendre de personne donc si un jour je trouvais chaussure à mon pied, il était hors de question que ce soit lui qui m’entretienne. Je pouvais me débrouiller toute seule. Enfin, Maddhen sortit de la cabine d’essayage et quand je vis ce qu’elle portait, je manquais de cesser de vivre.

- MON DIEU QUELLE HORREUR !! Je vais devenir aveugle ! m’exclamais-je.

Je me cachais les yeux quelques secondes. Mais quelle idée de mettre ça ! Mais qu’est-ce qui lui était passé par la tête, sérieusement ? Je poussais un grand soupire et baissais mes mains pour regarder Maddhen. Je me relevais et me dirigeais vers la cabine pour ramasser les vêtements qu’elle avait pris. Je les regardais un instant avant de reporter mon attention sur la demoiselle qui s’observait son reflet dans le miroir. Elle me donnait vraiment mal aux yeux avec son haut jaune et son short pourpre. Heureusement que le ridicule ne tuait pas ! Sinon, il y en aurait plus d’un qui ne ferait plus partie de ce monde. Honnêtement, je ne m’attendais vraiment pas à une telle chose de la part de Maddhen. Je savais qu’elle avait des gouts assez étranges, mais de là à être à ce point… J’avais vraiment bien fait de l’embarquer parce qu’au moins, j’étais certaine qu’en repartant d’ici, elle ne s’afficherait plus ainsi.

- Viens là, s’il te plait. On ne peut pas mettre n’importe quelles couleurs ensemble, il faut un minimum de mariage.

J’attrapais un jean teint en bleu et le lui donnais. Je la fis rentrer de nouveau dans la cabine et refermais le rideau.

- Enfile ça ! Je vais te chercher les chaussures qu’il te faut, annonçais-je.




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MessageSujet: Re: That beauty is a trade and everyone is paid [Maddhen]   Dim 29 Sep - 21:47





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Oser la couleur ! Une simple petite phrase qui avait produit un effet catastrophique dans la tête de Maddhen. Un simple petit prospectus qui avait rendu son style vestimentaire abominable. Elle était le genre de fille à prendre les mots au pied de la lettre, prendre l'humour au premier degrés et ne pas comprendre le vrai sens de ces trois mots. En réalité, c'était une publicité pour des pots de peinture, mais ce bout-en-train n'avait pas pris le temps de finir de le lire. La simple raison était qu'elle était encore en retard à un rendez-vous chez Archi et qu'elle n'avait pas fini d'enfiler sa robe. Oser la couleur. Son cerveau avait lié cette propagande avec les vêtements, depuis lors, elle mettait fréquemment des couleurs éclatantes ensemble. Après tout, pourquoi cela ne devrait pas être beau ? La peu de Winnie l'Ourson était bien jaune et son petit maillot était rouge, cela n'empêchait pas qu'il soit adorable. Tout comme le nain de jardin de la vieille Nerys avait un chapeau orange, ces toutes petites chaussures étaient vertes et tout le reste en couleur or. Personne ne lui disait rien à lui ! L'importance était qu'elle se sente bien, non ? Pour le côté désirable, son joli minois pouvait se charger de cette partie.

Oser la couleur ! Les nuances de tons peuvent-ils rendre une personne joyeuse ? C'est-ce qu'elle pensait. Vous avez déjà vu un dépressif porter du rose bonbon ou même du jaune comme le soleil et les boutons de fleur ? Non, ils sont dans des teints noirs, vive dans l'obscurité. Alors que les personnes qui portent des couleurs vives sont très souvent d'une humeur joviale. Ainsi était le monde de Maddhen, porter coloration éclatante symbolisait une bonne santé mentale. C'était sans doute pour ça, que les fleurs posées sur les tombes du cimetière étaient toutes très lumineuses. Pour apporter de la joie aux personnes défuntes, les fantômes aussi ont le droit d'être heureux.

Oser la couleur ! C'était pour cela que cette fane des Bettles avaient associé le pourpre et le jaune. En plus, les deux tissus étaient fantastiques, sans parler de leurs formes. Il y avait une autre raison pour qu'elle choisisse ce petit tee-shirt, dans la précipitation de son réveil, Maddhen avait oublié de mettre un soutif. Il faut préciser qu'elle était en pyjama et non habillé pour sortir de chez elle, enfin de chez Sasha. Une petite différence qu'elle omettait souvent de préciser. Toutefois, cette obséder de figurine lilliputienne avait une politique de vie. Une fois qu'une de ses brosses à dent étaient dans la salle de bain, cette maison était la sienne. Si vous en trouvez une qui ne vous appartient pas, méfiez-vous. Maddhen avait à peine finit sa première phrase, qu'Eli lui objecta presque immédiatement.

- Un mâle ? Non merci ! Tant qu'un riche célibataire ne franchira pas l'entrée de cette ville, il est hors de question que je m'intéresse à qui que ce soit.

Oser la couleur ou dans ce cas précis, oser sortir avec des hommes qui ne correspondent pas à vos attentes ! En plus, il y avait sûrement des hommes riches qui étaient déjà à disposition, comme Amaury Nerys. Bon, il est célibataire, mais ce n'est pas sûr qu'il soit très fidèle. Si la passionner de vêtement choisissait enfin de prendre une gamme en dessous de ses critères, elle trouverait chaussure à son pied. Grincheux était vacant et sortir avec un nain avait beaucoup davantage, tu peux avoir des boutons sur le front, il mettra un certain temps à s'en rendre compte. Maddhen imagina ces deux célibataires ensemble et sorti de cette petite cabine, à peine eu le temps de poser son pied gauche sur le sol qu'elle vit le visage d'Eli se tordre de grimace.

- MON DIEU QUELLE HORREUR !! Je vais devenir aveugle !

Oser la couleur ne lui convenait pas, ou alors il y avait une grosse araignée derrière elle. La grande blonde ce cachait les yeux pendant que Maddhen se tournait pour voir l'horreur. Elle mit un certain temps pour se rendre compte que c'était elle l'horreur. Un compliment d'on elle pouvait largement se passer. L'ancienne sirène fit une petite mou avant d'entendre un ordre très rigoureux.

- Viens là, s’il te plait. On ne peut pas mettre n’importe quelles colleurs ensemble, il faut un minimum de mariage.

Oser la couleur, mais la couleur se marie. Voilà ce qui aurait dû être écrit sur le prospectus. Maddhen aurait fait beaucoup plus attention si elle aurait lu ça. Pub mensongère ! Elle s'observait dans ce grand miroir, elle se rendit compte que ce tissue cacher comme il fallait ce qui devait être caché. Sans pour autant camoufler sers formes. Elle était plutôt satisfaite de son choix, même si madame la ronchonne n'était pas de cet avis. Au moins, Grincheux et elle avait un point commun.

- Enfile ça ! Je vais te chercher les chaussures qu'il te faut.

Oser la couleur et Eli ne l'avait pas fait. Maddhen réceptionna le pantalon qui lui était tendu. Elle se faufila dans la cabine, tout en évitant soigneusement les vêtements entassés sur le sol. Une fois enfilée, une tâche qui fut particulièrement difficile, les slims avait toujours le don de l'agacer. Rentrer ses jambes dedans pourraient faire croire qu'elles ont grossit et ça, c'était hors de question. Elle sorti tant bien que mal et observa les jolies chaussures qui étaient dans les mains de la propriétaire. Les talons étaient bien la seule choses qu'elle arrivait à porter comme une vraie femme. Elle les enfila avec envie et se mit à marcher comme un mannequin. Tout en mettant un pied devant l'autre, elle repensa au nain et une idée en entraîna une autre, ce qui la ramena à sa question d'origine.

- Mais tu sais qu'il y a plein de belle homme qui courent les rues. Je peux même t'en présenter si tu veux, j'en ai de tous les genres ! Tu aimes les horloges ? Car j'ai un homme formidable à te présenter ! Au faite, j'adore ces chaussures, je dirais même que je les aime.

Ces trois mots n'avaient pas besoin d'être répété, car ces chaussures faisait des miracles. En s'observant plus attentivement, elle se trouva assez jolie, avec un peu de maquillage et les cheveux secs, elle pourrait plaire à Zack. Oui, Maddhen voulait plaire à un homme. Ce qui était rare pour une personne comme elle. Plaire avait une notion compliquée, ambiguë. Tout ce qu'elle savait c'était qu'elle voulait le revoir, boire un ver avec et s'amuser comme à leurs premières rencontres. En soit, il n'y avait rien de méchant, cette blondinette voulait être son ami, mais pas qu'il la voit comme une bonne copine. L'esprit de cette femme était tordue à souhait.

- Toi qui es une experte, j'ai rencontré une personne. Je voudrais le revoir et lui en mettre plein les yeux. Enfin rien de provocant, c'est pour qu'on devienne ami, pas qu'il me saute dessus. Enfin oui, enfin non, enfin je ne sais pas ce que je veux de lui. Enfin, oublie ma dernière phrase et conseille moi si tu veux bien.

Oser la couleur, mais pas sur vos joues, sinon, ça fait tache ! Maddhen devait bien se l'avouer, elle ne voulait pas que devenir ami, passez une nuit avec lui ne la gênerait pas. Après, ils pourraient devenir de vrais amis !






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MessageSujet: Re: That beauty is a trade and everyone is paid [Maddhen]   Mer 16 Oct - 14:16





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Il fallait mettre de la couleur, c’était très important d’en mettre. On ne pouvait pas porter du blanc et du noir tout le temps. Il fallait ajouter de la couleur pour montrer son humeur. Chaque couleur avait sa signification : le bleu pour le rêve, le rouge pour la passion… Sauf que tout le monde ne connaissait pas ces significations et certains mélangeaient les couleurs sans se préoccuper du mariage que ça donnait. Parfois, ça pouvait donner quelque chose de très bien et de très jolis. Prenez les célébrités, par exemple. Nous avions bien eu des photoshoots de Kristen Stewart avec un haut bleu marine et une jupe rouge/rose. Ca faisait très joli ! Et ça ne me choquait pas, mais voir Maddhen porter un haut jaune avec un bas rose… Une horreur ! Sérieusement, si on créait des palmarès pour ce genre de choses, la jeune femme que j’avais décidé de rhabiller aurait gagné haut la main et les doigts dans le nez. Il fallait vraiment faire quelque chose, ce n’était plus possible.

Je comprenais parfaitement comment elle fonctionnait à présent. Elle achetait ce qui lui plaisait et une fois bien rangés dans son placard, elle attrapait la première chose qui venait pour s’habiller. Or, ce serait trop facile si ça fonctionnait comme ça. Moi aussi, parfois, j’aimerai bien que ça marche ainsi. Parfois, le hasard était plutôt pas mal, mais parfois, il valait mieux passer cinq minutes devant son armoire pour savoir quoi mettre. J’étais déterminée à faire changer Maddhen sur ce point-là. Et je n’avais plus intérêt à la voir porter n’importe quoi et faire des mélanges horribles. Surtout pas avec des vêtements qui sortaient de ma boutique. Soit on avait la classe, soit on ne l’avait pas. On ne pouvait pas se balader avec n’importe quoi sur le dos. Je pris les choses en main par rapport à ce qu’elle avait décidé d’enfiler en cabine et allais lui chercher un pantalon noir. On ne pouvait pas mettre n’importe quoi comme couleur avec un haut jaune. C’était ainsi.

Puis, venaient les chaussures. Il fallait des chaussures. Chaque tenue possédait sa propre paire de chaussures. C’était ainsi. On ne pouvait pas acheter une robe et porter une vieille paire de chaussure. Sinon, la robe n’était pas mise en valeur. C’était ainsi et pas autrement. J’allais lui chercher des escarpins afin de parfaire sa tenue. Quand je revins, Maddhen sortait à peine de la cabine. Un sourire satisfait se dessina sur mes lèvres en la voyant. Là, c’était bien mieux ! En plus, les vêtements qu’elle portait mettaient en valeurs ses courbes féminines. Là, elle ressemblait à quelque chose. Pas comme tout à l’heure… Là, je n’aurais pas honte de me balader à côté d’elle. Je la regardais enfiler les chaussures et fus ravie de constater qu’elle ne semblait pas maladroite sur ses pieds, chaussés des escarpins. Je m’écartais légèrement pour l’observer marcher. Finalement, elle aurait vraiment dû songer à devenir mannequin.

- Les horloges ? Pourquoi les horloges ? Si tu parles de cette espèce de rustre d’horloger, c’est même pas en rêve, répondis-je.

Je pouvais peut-être me tromper de personne, mais quand on me parlait d’horloge, je pensais directement à ce type-là. Faisais-je bien ? Peut-être que Maddhen pensait à quelqu’un d’autre. Si c’était le cas, je ne voyais pas du tout qui. Néanmoins, j’étais contente qu’elle aime bien les chaussures que je lui avais dégotées. Ce n’était pas ce qui manquait ici, tout comme les vêtements, soit dit en passant (normal, c’était une boutique de vêtements, soit dit en passant).

- Si elles te plaisent, tu peux les garder.

Je me rendis jusque dans la cabine d’essayage pour prendre les vêtements qu’elle avait choisi et abandonné par terre. Je détestais ça, mais je ne dis rien. Elle me laissait jouer avec elle, alors je n’allais pas trop me plaindre non plus… Je les étalais sur un des fauteuils que j’avais installé pour ceux qui accompagnaient les clients et commençais à regarder ce qu’elle avait choisi et ce qui pourrait aller avec dans le tas ou bien dans ma boutique. J’écoutais d’une oreille légèrement distraite ce qu’elle me disait. Enfin, j’écoutais, mais j’étais aussi entrain de réfléchir sur les possibles combinaisons. Je me tournais vers Maddhen, la tête légèrement penchée sur le côté, un demi-sourire de dessiné sur mes lèvres. Elle ne savait pas ce qu’elle voulait ? Pourtant, elle voulait lui en mettre pleins les yeux, donc cela voulait dire qu’elle voulait quand même quelque chose de « plus » qu’une simple amitié. On ne me la faisait pas à moi ! Certes, je voulais quelqu’un de ma condition, mais cela ne voulait pas dire que j’étais aveugle et stupide.

- Lui en mettre plein la vue, hein ? Tu as sonné à la bonne porte. Si j’ai bien tout compris, tu ne veux rien de provocant, mais quand même assez pour lui faire tourner la tête.

Je croisais les bras sous ma poitrine et la regardais la tête légèrement penchée sur le côté. Je voyais bien qu’elle ne savait pas trop ce qu’elle voulait. Ca sautait comme le nez au beau milieu de la figure. Je me tournais à nouveau vers les vêtements qu’elle avait choisi avant de regarder mes rayonnages de vêtements.

- Très bien, on va jouer à un autre jeu, toi et moi. Je vais t’offrir la garde de robe qui mettra absolument tout chez toi en valeur et qui lui fera tourner la tête. Par contre, je ne veux absolument aucun refus ! Je ne veux pas t’entendre dire non. Si quelque chose ne te va pas, je le saurais rien qu’en le voyant sur toi. Ah au fait… oublie les beattles en sortant de chez toi. C’est très bien en tant que pyjama quand tu es toute seule, mais avec la fameuse personne, il faut que tu mettes toutes tes chances de ton côté.

Après tout, on n’attirait pas des mouches avec du vinaigre ! Je voulais connaître son avis avant de commencer quoi que ce soit. C’était nécessaire d’avoir son opinion. Je ne pouvais rien faire contre sa volonté, donc bon.




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MessageSujet: Re: That beauty is a trade and everyone is paid [Maddhen]   Mer 5 Fév - 20:47





« Y'a pas plus docile qu'une poupée Barbie »









Un pied devant l'autre, les épaules en arrière, la tête haute, des légères inspirations ...
Maddhen avançait délicatement pour arriver devant la propriétaire de la boutique aux mille couleurs. D'un geste de la main, elle éloigna ces mèches qui étaient tombées sur son visage angélique. Le grand miroir reflétait une femme mise en valeur, une femme aux sourire éclatant qui était fière de contempler ce qu'elle voyait. Avec une telle tenue, personne ne pourrait s'imaginer qu'elle était une sans-abri. Bien sûr, elle n'était pas à la rue, mais elle n'avait plus de chez elle. Cette dernière était devenue comme Az, un pique-assiette de luxe. Aujourd'hui, elle avait l'air d'une présentatrice météo et non d'une femme fauché qui n'avaient pas de vêtements neufs et dont la plus part ne lui appartenait pas. Une pique-assiette qui allait aussi dans les armoires de ses hôtes. Tout était parfait, même si ses cheveux étaient encore humides. Eli avait un don pour rendre une personne magnifique, Maddy s'imaginait à côté de toutes les personnes qui vivaient dans la rue, il portait aussi des vêtements aussi beaux. Qui pourrait leur refuser l'hospitalité avec de tels habits sur le dos ? Après tout, Az et Maddhen avaient bien réussit à trouver des âmes charitables. Lui couchait avec sa bienfaitrice en mode de paiement et elle vendait sa bonne humeur, sa joie de vivre, son amitié, etc. Chacun sa technique pour avoir un toit au-dessus de sa tête.

Sourire aux lèvres, le dos droit, des gestes gracieux, jambes droites ...
Toujours devant ce miroir, seuls ses yeux avaient quitté son reflet, ils étaient à présent sur la blonde pulpeuse aux longues jambes. Avec son allure, elle pourrait bien devenir présidente de leurs pays. Maddhen voterait forcément pour elle, après un président noir, il faudrait bien avoir une présidente blonde, non ? Elle aurait du succès, aimer, mais haït par les horlogers. Eli avait l'air de détester les horlogers ou alors, elle détestait seulement ce vendeur d'horloge. Pourquoi ne voulait-elle pas de Leydan ? C'était un homme un peu brusque, mais il était adorable. Enfin, ce n'était pas lui qui était dans ses pensées, loin de là. Maddy prit un peu de temps avant de répondre, un peu trop apparemment, puisqu'elle changea de sujet. Elle lui offrait les chaussures qui étaient dans ses pieds, cette jeune femme était étonnée et émue. Bien sûr qu'elle les voulait, si Jeli n'était pas une personne adorable, elle serait déjà partie avec les chaussures dans son sac ou alors, elle aurait envoyé Luz les chercher. Depuis qu'elle avait appris le secret de sa colocataire, elle devait voler beaucoup de choses pour sa pique-assiette favoris. Avec des étoiles dans les yeux, un sourire encore plus large, elle s'exprimait enfin, cette fois, elle n'allait pas laisser la propriétaire lui voler son tour de parole.

- J'en prendrais soin, comme-ci qu'elles étaient mes propres filles. Tu verras, elles seront heureuses avec moi. Merci merci ...

Sautillant sur ses pieds, applaudissant de ses deux mains, un sourire encore plus grand, les cheveux volant à ses sauts ...
Maddhen était tellement heureuse qu'elle ne pût pas cacher sa joie. Pendant que sa bienfaitrice vestimentaire allait de la cabine au fauteuil et qu'elle étalait les vêtements qui étaient aux sols, Madd tournait sur elle-même. Elle se sentait comme une petite fille portant une robe de princesse et qui allait faire Halloween avec ses amis. Tout en parlant de Zack, elle enleva ses belles chaussures et décida enfin d'attacher sa chevelure entre mêler. L'élastique ne tenait pas, elle les avait déjà attachées avant de venir. Eli paraissait extrêmement concentré, que faisait-elle ? Elle mit un petit moment à reprendre ses esprits et à lui répondre :

- Lui en mettre plein la vue, hein ? Tu as sonné à la bonne porte. Si j'ai bien tout compris, tu ne veux rien de provocant, mais quand même assez pour lui faire tourner la tête.

Tortillant une mèche, les yeux écarquillés, les deux chaussures dans l'autre main, un corps moins droit qu'auparavant ...
Comment pouvait-elle comprendre aussi vite ce qu'elle voulait ? Elle-même avait du mal à faire le tri dans ses envies. Apparemment, rendre des personnes magnifiques n'étaient pas son seul talent. Maddhen était contente de connaître une personne comme Eli, elle espérait qu'elles allaient rester amies quand elle deviendrait Présidente. Ses joues se mirent à rougir, son visage souriait bêtement, Jeli n'avait pas besoin de mot pour comprendre qu'elle avait raison. Celle-ci croisait les bras et inclina sa tête sur un côté, puis, comme flash, elle se déplaçait rapidement dans ses rayons. Après tout, ce magasin était le sien, elle savait donc où étaient ses vêtements. Maddy déposa les chaussures près du miroir avant de rejoindre la furie vestimentaire.

- Très bien, on va jouer à un autre jeu, toi et moi. Je vais t'offrir la garde de robe qui mettra absolument tout chez-toi en valeur et qui lui fera tourner la tête. Par contre, je ne veux absolument aucun refus ! Je ne veux pas t'entendre dire non. Si quelque chose ne te va pas, je le saurais rien qu'en le voyant sur toi. Ah au fait... oublie les Beatles en sortant de chez toi. C'est très bien en tant que pyjama quand tu es toute seule, mais avec la fameuse personne, il faut que tu mettes toutes tes chances de ton côté.

Une petite moue sur son visage, les mains sur une robe, les regards sur son t-shirt, les pieds en pointe pour mieux le voir ...
Les Beatles en pyjama ? Elle était tombée sur la tête ! Personne ne pourrait résumer les Beatles en un pyjama. Elle m'y une demi-seconde à comprendre qu'elle parlait de Zack, lui faire tourner la tête. Une image assez drôle lui vint en tête, elle imagina vraiment sa tête tourner, ce qui produit un petit ricanement d'adolescente. Éloignant la robe accrocher sur le portique de sa main, elle croisait à son tour les bras sur sa poitrine.

- Déjà, les Bettles sont groupe fantastique et jamais, au grand jamais, ils seront qu'un vulgaire pyjama ma chère. Toutefois, je suis d'accord à ne pas le mettre qu'en la présence des fantômes du cimetière. Je te fais confiance, mais j'ai le droit de mettre mon droit de véto sur le rose ? Oui, je sais, j'ai pris un pantalon rose, mais c'est qu'il était joli, mais la couleur rose, non merci !

Un sourire forcé, des yeux suppliant son acceptation, les doigts croisés, le téléphone qui se mit à sonner ...
Maddhen retourna à la cabine pour savoir qui pouvait bien lui envoyer un message. Bran ou plutôt Tokina, vu l'incompréhension de son message. À moins qu'il s'était mis à des codes pour lui écrire. À peine elle eut le temps de reposer son téléphone, qu'Eli revint vers elle, les yeux remplis de malice et avec une belle pile de tenue à essayer. L'ancienne sirène grimaça d'appréhension devant ce spectacle, comment pouvait-elle essayer autant de vêtement sans mourir de fatigue ? Cette dernière se rendit vite compte que la robe qu'elle avait regardée était dans la pile, enfin un choix qui les mettaient d'accord. Madd la saisit et s'enferma vite dans la cabine, on ne sait jamais, Eli aurait peut-être demandé à ce qu'elle essaie autre chose. En regardant sa montre, elle repensa à ce pauvre Leydane et à ce qu'elle voulait répondre à cette blondinette !

- Au fait, quand je te parlais d'un dingue des horloges, ce n'était pas de Leydan. Tu connais un facteur ? C'est vrai, il est bizarre, mais il est adorable.

Moins un vêtement, moins deux vêtements, plus une robe, rideaux tirés ...
Maddhen ne pouvait pas se voir dans la cabine, ce fut la raison pour qu'elle se précipite sur le miroir qui flattait toujours son ego. Toutefois, avant se plonger son regard sur son reflet, elle articula distinctement : « Miroir, Miroir, dis-moi qui est la plus belle ! », comme-ci qu'il allait lui répondre. Elle se tournait sur elle-même, juste pour pouvoir observer son jupon se balancer de gauche à droite. En enfilant ses nouvelles chaussures, elle remarqua enfin le prix et ce n'était pas donné, loin de là. Maddy se retourna pour pouvoir lui poser une question qui lui paraissait importante :

- D'ailleurs, pourquoi tu me donnes autant ?

C'était à son tour d'avoir son visage sur le côté, elle attendait sa réponse en jouant avec le bas de sa robe. Elle espérait juste qu'elle n'allait pas reprendre ses jolies chaussures.






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MessageSujet: Re: That beauty is a trade and everyone is paid [Maddhen]   Mar 11 Fév - 14:26





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Maddhen était sans aucun doute l’être le plus étrange qui m’avait été donné de rencontrer. Je ne la comprenais pas. C’était un être tellement complexe. Encore plus que moi ! Et pourtant, j’étais compliquée comme fille. Enfin, aux yeux des autres ! Parce que je n’étais pas aussi complexe qu’on pourrait le croire. J’avais des exigences, voilà tout ! J’avais bien le droit d’avoir des critères non ? A entendre les autres, j’avais l’impression que c’était un drame. Enfin, de toute façon, je ne faisais pas réellement attention à ces gens-là pour la simple et bonne raison que personne, dans cette ville n’était assez bien pour que je lui prête la moindre attention. J’essayais vraiment de changer les choses et certaines personnes étaient beaucoup plus réceptives que d’autres, mais je ne désespérais pas. Mais je devais bien avouer que si tout le monde était comme Maddhen et bien je pourrais peut-être forger une ville à mon image. Rien que cette perspective me rendait folle de joie.

Ca m’amusait de voir la demoiselle essayer de suivre absolument chacune de mes directives concernant son allure. Après tout, la classe et le style, ça ne se faisait pas tout seul. Oh bien sur, il y avait des exceptions, comme moi où on naissait avec. Mais pour les autres de Storybrooke, je doutais fortement que ce soit naturel. Il y avait un sérieux travail à faire et ça faisait plaisir de voir Maddhen motivée. Si tous pouvait être comme ça, ce serait réellement plaisant et nous ne vivrions pas dans un monde de malotrus ! Et puis, les vêtements que je lui avais fait enfiler lui allaient très bien ! Elle pourrait presque paraître aussi riche que moi. Un peu plus et j’en serais jalouse ! Mais comme je savais que financièrement parlant, ce n’était pas le top pour elle, je n’avais pas trop à m’en faire. Sans vouloir paraître méchante, bien sur. Je regardais les chaussures que je lui avais demandé d’enfiler et je trouvais qu’elles lui allaient plutôt bien. Aussi, je lui donnais si elles lui plaisaient.

Je vis l’étonnement se dessiner sur ses traits puis beaucoup d’émotion, comme si on venait de la demander en mariage. Ce n’était qu’une paire de chaussures, même si j’en collectionnais énormément chez moi, dans mon armoire. Ma foi, si ça lui faisait plaisir, moi je voulais bien lui offrir toutes les paires de chaussures qui lui faisaient envie, si elles se trouvaient dans ma boutique. Maddhen était une des seules personnes à qui j’avais offert quelque chose. D’habitude, je me contentais d’encaisser, de sourire et de souhaiter une bonne journée aux clients. Mais même si j’étais une commerçante, j’étais aussi humaine. Donc… je pouvais bien lui offrir des vêtements ou des chaussures si jamais ça me faisait plaisir. Et justement, ça me faisait plaisir alors du coup, je n’avais pas trop de mal à ne pas lui faire payer cette paire de chaussures.

- Oh je n’en doute pas qu’elles seront heureuses avec toi ! Tu leur offriras une bonne famille, j’en suis certaine.

Voir les vêtements de ma boutique étalés au sol de la cabine d’essayage ne me plaisait pas du tout. Du coup, j’avais été les ramasser pour les poser sur un des fauteuils que j’avais disposé devant les cabines d’essayage. J’écoutais Maddhen me parler d’une personne qu’elle aimerait revoir, voir plus si affinité, si j’avais bien tout compris. Je l’écoutais d’une oreille assez distraite, mais suffisamment pour comprendre qu’elle avait craqué dessus et qu’elle ne semblait pas savoir comment faire pour lui plaire. Je continuais d’assembler les vêtements tandis que je lui annonçais qu’elle avait frappé à la bonne porte. Quand je me redressais pour lui faire face, je vis qu’elle avait rattaché ses cheveux. Je manquais de lâcher un soupire. Il n’y avait pas qu’à ses vêtements qu’il fallait faire quelque chose. Un bon brushing ne serait apparemment pas du luxe non plus ! Pour l’instant, je laissais tomber ce point-là et résumais la situation : assez chic pour qu’il la voit mais pas assez pour être trop vulgaire. Je pouvais bien faire ça !

A en juger l’expression que Maddhen abordait, j’avais compris ce qu’elle voulait et un sourire satisfait se dessina sur mes lèvres. Du coup, comme j’avais tapé juste, j’avais une petite idée de la façon dont allait tourner les événements. Je regardais l’étendue de mes rayonnages tout en lui exposant comment ça allait se passer à partir de maintenant. J’émettais absolument toutes mes conditions et bien évidemment, elles n’étaient pas négociables. Après tout, c’était moi l’experte, non ? Moi seule était à même de dire ce qu’il fallait qu’elle porte ou pas. Aussi, je lui demandais de laisser tomber les Beatles pendant un rencard. En pyjama, chez elle, quand elle serait seule, si elle voulait. Moi, je m’en fichais. Ce qui comptait, c’était la façon dont elle apparaissait aux yeux des autres. Et ce n’était pas ainsi débraillée qu’elle allait réussir à attirer l’attention de ce garçon. Même si j’avais beaucoup de critère d’élection, je savais quand même faire tourner la tête à un homme. Et ce n’était pas en s’habillant avec un sérieux manque de gout qu’on y arrivait. Quoi qu’il y en avait qui aimait bien les gens avec un style complètement décalé.

Maddhen ne sembla pas vraiment apprécier ma petite remarque à propos de son t-shirt des Beatles parce qu’une moue se dessina sur ses lèvres. J’attendais qu’elle me dise quelque chose qui n’allait vraiment pas dans mon objectivité… Je restais de marbre quand enfin elle ouvrit la bouche pour me rappeler le talent de ce groupe. Bon, je voulais bien avouer qu’ils étaient doués, ne pas le reconnaître serait de la mauvaise foi et je n’étais pas de ce style là. D’accord, je voulais bien concevoir que les Beatles ne seraient pas relayer en simple pyjama, mais ça c’était parce qu’elle me donnait satisfaction de me donner raison quant au fait d’éviter de les porter en présence de la personne à qui elle voulait faire tourner la tête. Un léger rire s’échappa de mes lèvres quand Maddhen s’opposa à ce que je lui fasse porter du rose. C’était vrai que le rose était ma couleur de prédilection. J’adorais le rose. Cette couleur était vraiment faite pour moi. Enfin peu importait, je divaguais et ce n’était pas moi qui étais entrain d’essayer des vêtements !

- Je n’ai jamais dit que les Beatles étaient mauvais, bien au contraire, je les trouve très bon. Mais quand il s’agit de faire tourner la tête à quelqu’un, ils n’aident pas. Tout du moins, pas au début d’une relation. Une fois qu’il connaîtra tout de toi, tu mettras tous les vieux t-shirts usés que tu voudras, fis-je. Et pas de problème pour le rose. Tant que tu ne me diras pas que tu veux un vêtement en rose, je ne te proposerai pas de rose, même si… Je suis sue que ça t’irait magnifiquement bien !

Comment ça c’était mal de soudoyer les clients ? Techniquement, Maddhen n’en était pas une. Elle était ma poupée du moment, du coup, c’était vraiment tentant de la faire porter des vêtements roses pour qu’elle ressemble à une petite princesse. Mais comme elle ne voulait pas… Et bien j’allais faire une concession. Mais vraiment parce que c’était elle et pas quelqu’un d’autre. J’allais faire un léger tour dans ma boutique pour prendre quelques habits en plus avant de revenir vers elle et ajouter tout ça avec le reste des vêtements qu’elle avait déjà choisi tout à l’heure. Je regardais ma poupée du moment attraper une robe avant d’aller s’enfermer dans sa cabine. Tranquillement j’attendis qu’elle sorte pour voir ce que ça donnait quand je l’entendis m’informer que j’avais mal compris ce qu’elle voulait dire en parlant de « dingue des horloges ». J’arquai un sourcil. Ah ? De qui donc ? Je manquais de m’étouffer quand elle parla du facteur.

- Le facteur, vraiment ?

Heureusement pour moi qu’elle était enfermée dans sa cabine et qu’elle ne voyait pas ma grimace. Ô grand jamais ! Il était hors de question que j’ai une histoire avec un facteur ou quoi que ce soit d’ailleurs. Les riches n’avaient rien à faire avec les roturiers ! Oh surement qu’il était gentil, je n’en doutais pas. Je ne lui avais jamais adressé la parole pour la simple et bonne raison que… et bien c’était le facteur quoi ! Non, ce n’était vraiment pas mieux que l’horloger comme « plan ». Je préférais laisser tomber ce sujet plutôt que d’essayer d’argumenter. Maddhen laisserait-elle tomber ? Je n’en savais rien. Peut-être, peut-être pas. Enfin bref ! Un sourire satisfait se dessina sur mes lèvres quand elle sortit de la cabine. Je la laissais admirer son reflet dans le grand miroir qui était beaucoup plus pratique que les fins miroirs qui se trouvait en cabine.

Je préférais ne rien répondre quand elle sortit la réplique de la Méchante Reine dans Blanche-Neige. Cette réplique n’était pas vraiment avantageuse pour la Méchante Reine car elle se faisait recaler. Qui voudrait entendre que ce n’était pas elle la plus belle du monde ? Personne. Moi, je ne m’en remettrai pas si mon miroir venait à me dire qu’il y avait quelqu’un de ‘plus belle’, brisant ainsi tous mes rêves. Ce fut quand Maddhen enfila ses chaussures que je lui avais offertes, elle me demanda pourquoi et je penchais la tête sur le côté. Je pris quelques secondes avant de répondre :

- Parce que ça me fait plaisir et aussi parce que tu as la gentillesse de me laisser jouer avec toi.

Quoi ? Autant être honnête ! Elle me laissait jouer avec elle donc je lui devais bien ça. De plus, elle devrait s’estimer chanceuse, elle aurait plus de vêtements que n’importe qui ne pourrait s’offrir en une fois. La regardant quelques secondes j’allais chercher mon sac à main et en sortis une brosse à cheveux. Je demandais à Maddhen de s’asseoir sur le fauteuil et lui retirais son élastique à moitié… mort. Ca devait faire des années qu’elle l’avait, du coup, il était vraiment plus que dépassé. Je le lui donnais et me mis à brosser ses cheveux encore humides et emmêlés. Je faisais ça délicatement car je n’avais absolument aucun intérêt à lui arracher ses cheveux en la peignant. Quand ils furent démêlés, je lui fis une tresse qui maintiendrait un peu ses cheveux. Un nouveau sourire satisfait se dessina sur mes lèvres puis je rangeais ma brosse à cheveux. Brusquement une idée me prit.

- Chapeau ! Est-ce que tu aimes les chapeaux ? demandais-je pour connaître son avis sur la question.




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MessageSujet: Re: That beauty is a trade and everyone is paid [Maddhen]   Jeu 20 Mar - 19:18





« Y'a pas plus docile qu'une poupée Barbie »









Être belle, qu'est-ce que cela voulait vraiment dire ? Rester naturel ou maquiller son visage, avoir des vêtements chics ou des vêtements de brocs, être enrobé ou toute fine ... la beauté est un critère de goût, une façon de penser, un art de vivre et non une réalité. Être belle est un rêve pour toutes les petites filles et cette envie se renforce en grandissant. Ce désir s'apparente à la quête du Graal pour de nombreuses femmes, être sublime dans toutes les situations. Parfois, ce rêve se réalise, telles des princesses, elles éblouissent les hommes, mais ce n'est pas toujours le cas. Les vilains petits canards existent, elles restent toute de même belles, mais dans leurs catégories. Il existe bien des personnes qui aiment les moches, il faut de tout dans un monde. Pour Maddhen, la beauté était un jeu, elle éprouvait une certaine excitation à rentrer dans le rôle de la femme séduisante et remporter des compétitions fasse aux autres. Sa définition était sûrement différente de celle de la tornade blonde qui possédait cet endroit. La beauté était-ce qu'on émanait de soit et non tous les artifices qu'on pouvait porter. Bien sûr, elle avait souvent du maquillage, mais pour elle, la beauté était quelques choses de naturel. On est tous beau, peu importe le regard des autres, l'importance qu'on se plait à nous-même. De toute manière, si on ait aimé par une personne, elle nous trouvera forcément magnifiques.

Être belle, c'est bien, mais être rayonnante, c'était encore mieux. Le sourire et les rires sont les accessoires primordiaux pour une femme et pour Maddhen, c'était hors de question d'abandonner les rires. Eli, représentante de la beauté féminine, offrit un joli rictus pour Maddy. La propriétaire de cette boutique était magnifique, elle serait encore plus si son visage s'illuminait plus. Le rose était la cause de son élargissement du coin de ses lèvres, c'est en voyant ce spectacle que l'ancienne sirène décida d'offrir un cadeau drapé de rose, mais il fallait encore le trouver. Luz aurait sûrement une idée. Leurs débats sur le groupe des Beatles animaient ses deux jeunes femmes, bien évidemment ce groupe était le meilleur. Ils pourraient forcément faire craquer des hommes, non ? Cela devait dépendre de l'âge de la cible, pour un vieux bedonnant de 60 ans, il aurait forcément craqué sur elle et sur son T-shirt.

-  Je n'ai jamais dit que les Beatles étaient mauvais, bien au contraire, je les trouve très bons. Mais quand il s'agit de faire tourner la tête à quelqu'un, ils n'aident pas. Tout du moins, pas au début d'une relation. Une fois qu'il connaîtra tout de toi, tu mettras tous les vieux t-shirts usés que tu voudras. Et pas de problème pour le rose. Tant que tu ne me diras pas que tu veux un vêtement en rose, je ne te proposerai pas de rose, même si... Je suis sûr que ça t'irait magnifiquement bien !

Maddhen s'imaginait comme une barbe à papa ou alors la grosse dame dans Harry Potter. Toute rose vêtue, mais personne ne voudrait l'approcher. Elle deviendrait la paria de la société et puis, pour être discret y avait mieux. On pourrait la voir à dix mille kilomètres, on pourrait même la poster au phare de la ville, aucun bateau ne pourrait échouer sur la mer. Même le plus beau des sourires ne pourrait pas camoufler cette couleur. Rien que le mot rose lui donnait des frissons dans le dos, Madd ne pouvait même pas voir cette fleur en peinture, elle les volait des tombes pour les remplacer par des tulipes, des pétunias, tout ce qui ce trouvait chez le fleuriste. Tout en regardant une robe rose qui se trouvait près d'elle, l'ancienne sirène refit une moue et ne put s'empêcher de murmurer.

- Du rose sur moi, que nenni.

Elle préférait même revendiquer le foutu surnom d'Az et porter le nom de Bouboule durant des années et encore des années. Rien que s'imaginer en rose lui donnait des hauts de cœur, elle vivante, jamais elle en portera. Sauf si, c'est un vêtement d'exception, ça va de soit. En se regardant de haut en bas, Maddhen observa de plus près ces jambes, sans ces deux compagnons de marche, elle serait quelconque. Ses jambes, une histoire de toute une vie. Il suffirait juste qu'elle est des jambes aussi énormes qu'un mammouth, aussi petit que celle d'un hippopotame et avec un tissu rose qui les recouvrirait pour qu'elle tombe dans une dépression. Elle eut des frissons qui parcouraient tout son corps avant de finir sa folle route sur ses mollets, une horreur. En enfilant cette jolie robe, Maddy entendit la jolie voix d'Eli, oui elle avait tout de joli chez elle.

-  Le facteur, vraiment ?

Avait-elle été surprise ? Pourtant, c'était logique que ça soit Marvin et non l'horloger. Son vraiment n'envisageait rien de bon. Peut-être qu'ils avaient déjà eu une histoire ou alors, qu'ils ne s'entendaient pas. C'est vrai qu'il était parfois stressant, trop pressé, quelques fois arrogants ... il avait quand même pas mal de défaut. Heureusement qu'il avait une petite bouille adorable. En réfléchissant un peu mieux, elle imaginait plus Jeli avec Leydan, la brute et la bimbo ensemble et non la bimbo et le gringalet. Quoique l'horloger était un tombeur, il pourrait blesser sa nouvelle amie, alors que Marvin ne ferait pas de mal à une mouche. C'était un choix cornélien, le bad boy ou le gentil garçon ? Après tout, ce n'était pas à elle de choisir, mais à Jeliza. Maddhen ne prit pas le temps de répondre à sa question, qu'elle ouvrit le rideau et qu'elle s'observa dans la glace. Celle-ci se trouvait extrêmement belle dans cette tenue, comme une princesse. Sa question lui paressait tout à fait légitime, après tout, ce n'est pas parce qu'elle était une poupée barbie qu'elle ne pouvait poser des questions. Sa réponse fut le plus étonnante, selon Eli, lui offrir tous ces cadeaux lui faisait plaisir et parce qu'elle pouvait jouer avec Madd. Elle était vraiment devenue une poupée. L'honnête de sa marionnettiste avait de quoi la faire sourire, c'était une grande qualité. Du moins, elle savait si ces vêtements lui allaient vraiment bien. En se retourna fasse à la propriétaire de la boutique, elle sourit comme à son habitude et la remercia de bon cœur :

- Au moins, on se rend toutes les deux utiles, toi tu m'offres des vêtements et moi je te fais ressortir la styliste qui est en toi. Merci de ta bonté très chère.

Maddhen avait accentué sa dernière phrase et la finit par une révérence. Si elle devait être une princesse autant l'être jusqu'au bout. Cette robe flattait son égo et elle en tirait une grande satisfaction. Le miroir permettait à tous les clients de voir ce qu'ils se passaient derrière eux, c'est ainsi qu'il suivait du regard sa bienfaitrice. Elle revint avec une brosse à cheveux, c'était forcément pour elle. Les cheveux de cette demoiselle étaient impeccables, alors que ceux de Madd étaient en bataille. Se brosser les cheveux n'étaient pas une de ses tâches prioritaires, cela prenait trop de temps et elle ne voulait pas en perdre juste pour ça. Ils étaient brossés quand c'était nécessaire. Jeliza lui demanda le plus poliment possible de s'asseoir sur le fauteuil, c'était comme-ci qu'elle avait un rendez-vous chez le dentiste. Une fois assise, elle sentait les mains de sa coiffeuse improvisée. En temps normal, c'était Rowenda qui s'occupait de sa chevelure. Son élastique fut enlevé et quelques mèches tombèrent sur ses épaules. Elle le récupéra et jouait avec pendant que la brosse touchait sa tête. La délicatesse de ces mouvements la faisait sourire, elle se sentait comme une enfant avec sa maman. Ses cheveux furent attachés solidement et elle observa un nouveau sourire d'Eli qui se dessinait sur son visage. De toute évidence, la coiffeuse d'un jour était fière d'elle. Madd allait la remercier, mais ça, c'était avant de se faire agresser par un chapeau.

- Chapeau ! Est-ce que tu aimes les chapeaux ?

L'ancienne sirène sursauta à cette annonce, pourquoi hurler dans un moment pareil ? Et surtout pour un chapeau ! Bien évidemment, elle avait l'autorisation de brailler dans sa boutique, seulement pour de bonne raison. Si un tyrannosaure sortait d'une de ses cabines ou si elle voyait un clown ou si elle apercevait des parasites dans ses cheveux ou alors, que ces jambes gonflent à un tel point qu'elles risquent d'exploser. Oui, il faut crier pour de bonnes raisons et non pour un chapeau ! Tout en reprenant une allure cardiaque normale, Maddhen croisait les doigts pour que ça soit une idée en l'air et non une véritable envie. Elle savait pertinemment que même si elle disait non, elle aurait quand même un chapeau sur la tête. Autant limiter l'embarras d'avoir un haut vent sur la tête.

- J'adore les chapeaux de paille et les bonnets ! Qui n'aimerait pas les bonnets, mais en faite, les bonnets, c'est un chapeau ? Dans tous les cas, il est sur la tête ... c'est comme, pourquoi on appelle un cache-cœur un cache cœur ? Ça devrait s'appeler un cache poitrine ou même un cache vêtement ? C'est de la pub mensongère ma chère !.

Une question fort pertinente pour une styliste née comme Jeliza et c'était un bon moyen pour la perdre dans tout son blabla. Peut-être en oublierait-elle son idée farfelue de lui mettre un chapeau sur la tête. En une demie seconde, Maddhen eut une idée de génie et sans crier ! Elle se releva brusquement du fauteuil avant de se pencher vers la pile de vêtements choisit par Eli et avant qu'elle puisse dire que quoi se soit de plus, elle s'exclama :

- Je vais essayer ça pendant que tu finisses ta réflexion sur le cache-cœur.

Telle une flèche, elle fonça dans la cabine, comme un rituel, elle enleva les chaussures, puis la robe. Un chemisier et une jupe indescriptible prenaient la place de cette magnifique parure. Sur cette tenue, il était certain qu'elles n'avaient pas le même goût. C'était un tout autre style pour Madd, bien trop strict pour cette folle de nain. Le chemisier fut boutonné et la jupe agrafée, sans se voir dans le miroir, elle se savait ridicule. Néanmoins, elle se plia aux règles d'Eli, inspirant un grand coup, elle sortit de la cabine la tête haute ... Quoique.





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MessageSujet: Re: That beauty is a trade and everyone is paid [Maddhen]   Dim 30 Mar - 23:37





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Le dicton disait : « il faut de tout pour faire un monde ». Certes, je voulais bien le concevoir et l’accepter. Mais il y avait tout de même des limites à ne pas franchir. S’il fallait qu’on soit tous différents, autant l’être ‘bien’, pas n’importe comment. Or, ce que je voyais était plutôt cette deuxième catégorie. Dans cette ville, tout partait à volo niveau vestimentaire. La plupart des gens s’habillaient comme si on n’avait pas de vrais vêtements en ville. Si j’avais ouvert cette boutique, c’était justement pour remédier à ce souci-là. Contrairement à ce qu’on pouvait croire, mon magasin fonctionnait très bien, il avait une certaine réputation auprès des habitants. Mais pas assez. Fort heureusement, il y avait des gens comme Maddy qui se laissaient faire et qui ne demandaient qu’à apprendre. Personnellement, j’étais contente d’avoir trouvé quelqu’un comme elle car elle m’était très utile. C’était ma poupée grandeur nature que je pouvais habiller comme je voulais.

Quelque part, Maddhen avait réellement besoin d’aide, niveau vestimentaire. C’était un très joli bout de femme et je ne comprenais pas pourquoi elle ne se mettait pas un peu plus en avant. Surtout qu’apparemment, elle avait un homme en vu. Ce qui était très intéressant d’ailleurs, car comme ça, elle aurait un objectif en plus en se laissant habiller, elle aurait de quoi s’habiller pour laisser sa beauté ressortir. Honnêtement, qui voudrait d’une fille aux cheveux décoiffés, aux vêtements négligés et au teint aussi pâle que la mort elle-même ? Pas moi, en tout cas. Si j’avais été un homme, bien évidemment. En lui donnant quelques conseils, j’espérais sincèrement qu’elle les mettrait en application. Sinon, à quoi bon s’embêter à faire tout ça ? J’allais devoir surveiller ça de très près. Et bien évidemment, mon conseil numéro un, c’était de laisser tomber le t-shirt des Beatles pour essayer de séduire quelqu’un. Ce dernier était peut-être un fan de ce groupe, mais ce n’était pas pour autant qu’il était acceptable d’en porter les vêtements si on voulait lui taper dans l’œil.

J’expliquai donc mon point de vue à Maddhen qui avait cru que je n’aimais pas les Beatles et que je les trouvais nuls. Il faudrait être fou pour les trouver mauvais. Enfin, je lui expliquai qu’une fois qu’elle aurait la personne en vue dans la poche, elle pourrait remettre toutes ses vieilleries. Ce qui me chagrinait le plus, en fait, c’était qu’elle refuse de porter du rose. Je ne comprenais vraiment pas ce qu’elle pouvait reprocher à cette couleur parce que ça lui irait vraiment très bien. Enfin, le client était roi, comme disait le dicton également… Parfois, je détestais les dictons parce que c’était presque impossible de défaire leurs règles. Je lui fis tout de même remarquer que si elle voulait un vêtement rose, je le lui donnerai sans la moindre hésitation, mais sa réponse à ça m’affirma qu’il était impossible qu’elle me fasse une telle demande. Dommage, dommage, et vraiment dommage. Néanmoins, je pouvais trouver quelque chose à redire à ça parce que j’avais la preuve juste sous les yeux. Un demi-sourire se dessina sur mes lèvres.

- Ah oui ? Pas de rose ? Alors pourquoi est-ce que tu as pris ce pantalon rose tout à l’heure ?

Fourbe, moi ? Oui, d’accord. Mais avouez que c’était tout de même paradoxale qu’elle m’annonce qu’elle refusait de porter du rose alors qu’elle avait choisi un vêtement rose un peu plus tôt quand je lui avais demandé de faire le tour du magasin pour choisir les habits qui lui feraient plaisir et qu’elle porterait. Sauf qu’elle l’avait associé à un haut jaune, ce qui était une énorme faute de gout. J’avais donc corrigé les choses en lui offrant un autre pantalon qui irait avec le jaune, mais je n’avais rien fait pour le rose. Je m’en rendais compte maintenant. Enfin, en attendant qu’elle sorte pour me montrer sa robe, la conversation dériva sur le facteur qui était le dingue de l’horloge. Moi qui avais cru que c’était de l’horloger qu’il s’agissait… Je m’étais trompée, mais sérieusement, le facteur et moi ? Ah ah ah ! Non ! Certainement pas ! Il était peut-être gentil, et avoir un tas de qualité, lui et moi nous ne faisions pas partis du même monde et il était hors de question que j’entretienne la moindre relation avec une personne qui ne faisait pas parti de la même classe sociale que moi.

Apparemment, le son de ma voix avait dissuadé à Maddhen de continuer sur sa lancée avec son facteur. Tant mieux parce que je n’avais vraiment, mais alors vraiment pas envie de discuter sur ce sujet. J’attendais le prince charmant, le gars qui vivraient dans les mêmes conditions que moi, et pas un type qui galérait tous les fins de moi à payer le loyer. Enfin, mon mannequin du jour sortit de la cabine et je remarquais que la robe lui allait magnifiquement bien. Là, elle était d’une beauté à couper le souffle. Elle devrait s’habiller comme ça plus souvent. Elle ferait tourner la tête à tous les garçons de Storybrooke. Cependant, je ne m’attendais pas à ce qu’elle me demande la raison qui me poussait à lui offrir tous ces vêtements ainsi que les chaussures. Aussi, ma réponse fut spontanée et cent pour cent honnête. Elle me laissait jouer avec elle, alors pourquoi est-ce que je ne lui donnerai pas quelque chose en échange ?

- Mais je suis une styliste ! répliquais-je. J’ai envoyé un dossier d’inscription pour une école à Boston. J’attends encore la réponse et pour me faire patienter, mon père m’a offert cette boutique. Bien sur, c’est moi qui lui ai demandé, mais voilà, il a fait ça en prévision de ma future admission.

Je dessinais déjà mes propres vêtements. J’avais tout un book de prêt, dont j’avais envoyé la copie à cette école de stylisme, que je continuais à agrémenter parce qu’il ne fallait jamais se reposer sur ses acquis. Mais c’était vrai que Maddhen m’aidait vraiment beaucoup en se portant volontaire parce que je pouvais tester de nouvelle combinaison de vêtements avec ceux que je possédais. Brusquement, une idée me vint et je vérifiais dans mon sac à main si mon idée pouvait se faire. Quand je trouvais mon Iphone, un large sourire se dessina sur mes lèvres et je me mis à sautiller de joie.

- Oh dis, est-ce que ça te dérange si je te prends en photo avec tous ce que tu essaies ? C’est pour les dessiner, les améliorer et agrémenter mon book ! But purement lucratif, bien évidemment ! Je te jure qu’il n’y aura rien de posté sur internet !

Généralement, c’était la plus grande crainte de certaines personnes : finir sur le net. D’accord, c’était flippant parce que du coup, tout le monde pouvait voir, mais j’étais quelqu’un de sérieux. Il était hors de question que je poste ces photos sur internet, d’ailleurs, ce n’était pas du tout mon intention. Je regardais Maddhen s’admirer dans le miroir. Il y avait vraiment de quoi s’admirer. J’espérais qu’elle allait la porter à l’extérieur de la boutique parce que de cette façon, elle verrait les têtes se tourner vers elle. Et elle ne douterait plus de son pouvoir de séduction. Sauf qu’il y avait encore un petit souci. Ses cheveux. D’ailleurs pour cela, je farfouillais à nouveau dans mon sac pour en sortir une brosse à cheveux. Après lui avoir demandé de s’asseoir, je me mis à la coiffer, lui nouant les cheveux en une simple tresse, mais qui faisait ressortir son joli minois. Puis, brusquement, une nouvelle idée me vint : un chapeau. Je demandais son avis à Maddhen tout aussitôt qui sursauta à ma demande. Je lui avais fait peur. Mais ce n’était pas grave. Je croisais les doigts pour qu’elle me réponde par l’affirmative. C’était tout ce que je demandais.

La réponse fut affirmative et un léger cri de satisfaction s’échappa de mes lèvres. Je n’écoutais pas vraiment sa réflexion à propos des bonnets et des cache-cœurs. Ce n’était vraiment, mais alors vraiment pas important. Je continuais de l’observer pour savoir quel chapeau aller chercher. Il y en avait plusieurs qui pouvaient convenir. Oh oui, plusieurs. Je ne l’écoutais pas non plus quand elle m’annonça qu’elle allait essayer autre chose. J’étais en pleine réflexion. Néanmoins, je répondis brièvement :

- Oui, oui, et puis pourquoi une casserole s’appelle casserole ? On s’en fiche complètement !

Pendant qu’elle s’afférait dans sa cabine, j’allais dans la réserve pour trifouiller là-dedans pendant quelques secondes avant de ressortir le chapeau parfait pour la robe. Oh oui, il était vraiment, vraiment, vraiment parfait ! Exactement celui que je mettrais. Je retournais vers mon modèle du jour qui sortait de la cabine vêtue d’un chemisier et d’une jupe agrafée. Je m’arrêtais quelques secondes puis penchais la tête sur le côté pour mieux observer.

- Une vraie femme d’affaire ! Si tu veux avoir l’air professionnel, tu as la tenue qu’il faut ! m’exclamais-je. Moi, j’ai ton chapeau ! Pour aller avec la robe ! Tu sais qu’on néglige vraiment beaucoup les chapeaux ? Ils ont une magnifique utilité quand il y a du soleil. Ils évitent l’insolation, ce qui arrive souvent aux personnes qui ont notre couleur de cheveux. Et c’est encore pire quand on a les cheveux fins ! Ils ne protègent pas assez le crâne où il y a la peau la plus sensible de notre corps car elle n’est jamais réellement exposée. Enfin bon, peu importe, le chapeau est un accessoire vraiment géniale, et il apporte une touche d’élégance en plus.

Je mis le chapeau de côté pour le mettre de côté pour quand il faudra mettre tout ça dans les sacs. Je reportais mon attention sur la version professionnelle de Maddhen. Habillée comme ça, elle pourrait faire n’importe quelle demande de travail, elle serait embauchée à la première seconde. Et si ce n’était pas le cas, je ne m’appellerai plus Jeliza Rose Blackwood. Les gens comme moi savaient parfaitement comment faire pour avoir ce qu’ils voulaient, donc forcément, je m’y connaissais peut-être mieux que personne dans ce domaine.

- Si tu as besoin d’une tenue comme celle-ci, c’est obligé que tu la prennes. Dans le cas contraire, c’est toi qui vois, mais avant ça, une photo ? demandais-je avec un sourire.




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MessageSujet: Re: That beauty is a trade and everyone is paid [Maddhen]   Ven 27 Juin - 20:47
Mad :






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JToutes les pièces, tous les tissus, toutes les décorations de cet endroit étaient en harmonie. Tout était en accord, même les colifichets qui ne provenaient pas des mêmes cultures, ils se mariaient avec perfection. Cet équilibre faisait de ce lieu un petit paradis, toutefois, cette boutique abritait un paradoxe de taille. Il ne résultait pas du physique des deux jeunes femmes tant qu'il y avait des ressemblances. Toutes les deux avaient de grandes jambes, un corps idyllique, un visage d'ange, des regards intenses et une chevelure d'or. Elles auraient pu être d'une même famille, du moins, cousine. Ce qui était paradoxal était leurs visions du monde, sur ce point leurs différences étaient aussi important que leurs ressemblances corporelles. Jeli faisait partie des personnes qui avaient des critères de choix, que se soit dans son style vestimentaire ou pour ses choix de fréquentation. Elle croyait au prince charmant ou plutôt, elle voulait un prince charmant. Toutefois, elle semblait plus vouloir sa fortune et sa beauté, plutôt que le vrai prince charmant sur son cheval blanc. Elle était le genre de fille à croire au conte de fées, que la vie finissait toujours par un Happy End et que le monde était soit blanc ou noir. Maddhen était une toute autre personne, sa vision était bien plus complexe, elle aimait les personnes, qu'ils soient sadiques, hypocrites ou même adorables. Celle-ci aurait pu sortir avec le facteur ou même avec l'horloger, elle avait juste moins de critères et peut-être, plus ouverte. Eli s'émerveillait devant la mode, devant les tissus qui recouvraient leurs corps, les bijoux, tandis que Madd écarquillait les yeux devant des danses de feu, des spectacles de magies ... Toutes les deux avaient un mode de vie différent, l'ancienne sirène connaissait la richesse, même si cette abondance n'était pas la sienne. Elle avait grandi dans le domaine des Nerys, dans la maison qui servait aux gardiens. Aujourd'hui, elle vivait en alternance dans le manoir de Sasha. Pourtant, elle avait aussi vécu dans la rue durant quelques semaines, cherchant de droite à gauche un habitat pour la nuit. Elle n'avait toujours pas de chez elle à proprement parler, elle vivait chez Luz et chez Sasha. Alors que sa bienfaitrice vestimentaire possédait cette richesse et vivait dans le grand luxe. C'est cette différence qui la poussait à aimer cette jeune propriétaire, elle était si généreuse alors que rien n'y poussait. Elle était émerveillée de voir ses réactions, sa manière d'agir, son optimisme, ses manières de répondre. Cette grande blonde paraissait superficielle, mais au fond d'elle-même, il y avait un grand cœur. C'est tout ce qu'elle voyait lorsque ses yeux se posaient sur elle, encore plus lorsque ses réponses étaient plein d'entrain :

- Mais je suis une styliste ! J'ai envoyé un dossier d'inscription pour une école à Boston. J'attends encore la réponse et pour me faire patienter, mon père m'a offert cette boutique. Bien sûr, c'est moi qui lui ai demandé, mais voilà, il a fait ça en prévision de ma future admission.

Ça première phrase la remplit de joie, elle se sentait honoré d'être prise en charge par une styliste. Maddhen aurait pu se dire que la jeune propriétaire n'était pas vraiment une styliste, puisqu'elle ne sortait pas d'une école de stylisme, au pire, elle serait une fane de la mode. Non, elle prenait chaque phrase au premier degré, sans chercher la petite bête. Oui, elle était vraiment heureuse d'être entre ses mains. Cette boutique était encore une preuve de leurs grandes différences, après tout, ses parents à elle lui avaient offert des thérapies avec le docteur Archie et non une boutique.

- Boston ? J'ai toujours eu envie de visiter cette ville. Quand tu seras accepté, tu m'enverras des cartes postales ? D'ailleurs, tu sais quand tu auras la réponse ?

Boston, c'est un nom qui avait de la classe. Depuis toujours, Maddhen ressentait l'envie de voyager, mais par manque de courage et par manque de finance, elle avait voyagé via les reportages. Heureusement que la télévision existait. Sa colocataire du cimetière et elle-même adoraient ce type de film. Toutes les deux voyageaient de cette manière et apprenaient énormément. Ce qui les empêchait de comprendre certaines coutumes des Américains. Jeliza était douce dans ces gestes, mais sa voix pouvait à elle seule la faire sursauter.

-  Oh dis, est-ce que ça te dérange si je te prends en photo avec tout ce que tu essaies ? C'est pour les dessiner, les améliorer et agrémenter mon book ! But purement lucratif, bien évidemment ! Je te jure qu'il n'y aura rien de poster sur internet !

Des photos ? Ses joues se mirent à rougir, elle n'avait pas l'habitude qu'on lui propose de la prendre en photo pour un but lucratif. Des personnes qui vivent à Boston pourraient la voir en photo dans son book. Elle avait confiance en cette jeune femme, il était évident qu'elle ne divulguerait pas ces photos sur internet. Madd n'eut pas tellement le temps de lui donner une réponse, puisque Jeli l'installa afin de pouvoir la coiffer. C'est dans ce moment qu'elle posa sa question :

- Je serais une sorte de mannequin ?

Son mannequin personnel et voir officielle. Après d'être l'assistante d'Az, elle serait la muse de Jeliza. Devenir un modèle photo n'était pas un problème pour elle, mais porter des chapeaux ... Apparemment, ça manière dissimulé de dire non n'avait pas eu l'effet escompté. Sa poupée barbie allait donc se forcer à sourire, après tout, ce n'était pas elle la styliste. Cette dernière devrait donc lui faire entièrement confiance. Rentrant encore une fois dans la cabine pour essayer d'autres vêtements, elle entendit la douce voix mélodieuse de Jeliza. C'était une pensée ironique, elle paraissait bien autoritaire, elle s'enfichait de savoir pourquoi on appelait un cache-cœur un cache-cœur, tout comme une casserole une casserole. Sa tentative d'échapper aux chapeaux avait totalement échoué, c'est en sortant qu'elle vit ce chapeau qui serait bientôt sur sa tête.

-  Une vraie femme d'affaires ! Si tu veux avoir l'air professionnel, tu as la tenue qu'il faut ! Moi, j'ai ton chapeau ! Pour aller avec la robe ! Tu sais qu'on néglige vraiment beaucoup les chapeaux ? Ils ont une magnifique utilité quand il y a du soleil. Ils évitent l'insolation, ce qui arrive souvent aux personnes qui ont notre couleur de cheveux. Et c'est encore pire quand on a les cheveux fins ! Ils ne protègent pas assez le crâne où il y a la peau la plus sensible de notre corps, car elle n'est jamais réellement exposée. Enfin bon, peu importe, le chapeau est un accessoire vraiment génial, et il apporte une touche d'élégance en plus.

Les chapeaux devaient être une passion pour elle. Tout son discours sur eux et sur les cheveux. C'était vrai, elle connaissait un tas de choses sur les cheveux, les accessoires ... Elle ira loin cette petite, elle serait capable de tout lui faire accepter, sauf les chapeaux et ce type de tenue. Maddhen souriait à pleine dent, une manière dissimulée de montrer son stress. Une femme d'affaires amenait bien trop de contraintes et de responsabilité. Non, cette tenue était loin de lui convenir. Puis, en étant croupière, elle avait déjà une tenue, pas besoin d'une deuxième. Jeliza déposa le chapeau avant de prendre son appareil photo.

- Si tu as besoin d'une tenue comme celle-ci, c'est obligé que tu la prennes. Dans le cas contraire, c'est toi qui vois, mais avant ça, une photo ? 

Maddhen enfila sa nouvelle paire de chaussures et se plaça devant un mur. Elle commença difficilement, c'était la première fois qu'elle devait poser de cette manière. Puis, tout progressivement, elle réussit à être naturelle. Elle continua sur sa lancée avec une autre tenue qui était bien plus adaptée pour son quotidien. Un pull qui était ouvert dans le dos, avec un pantalon en cuir huilé. Non, elle ne savait pas faire la différence entre un vrai cuir et un faux, c'était simplement écrit sur l'étiquette du slim. Une nouvelle tenue avec un nouveau sourire, Madd se sentait bien mieux. Tellement qu'elle ne laissa pas le temps de critiquer ou adoré sa tenue qu'elle attrapa son appareil et attrapa le bras d'Eli. Toute souriante, elle insistait du regard et de ces paroles pour avoir des photos toutes les deux.

- On peut faire des jolies photos, les accrocher, pour ensuite inspirer tes clients, bah oui, voir deux belles-filles en photos inspires toujours ... D'ailleurs, tu croîs que cette tenue lui plairait à lui ? 

Elle l'observa avec une petite bouille, comme un enfant qui voulait amadouer ses parents afin d'avoir des bonbons.  




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MessageSujet: Re: That beauty is a trade and everyone is paid [Maddhen]   Ven 11 Juil - 19:17





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Le Princesse wears Prada était sans aucun doute ma plus belle réussite entreprise jusqu’à présent. C’était la première fois de ma vie que je voulais me lancer dans mon propre commerce et je trouvais que pour une première fois, je m’en sortais extrêmement bien. Cette chance que j’avais, ce n’était pas du tout celle de tout le monde. Beaucoup échouaient dans leur première entreprise et mettaient des années pour y arriver. Mais moi… Certes, les premières semaines avaient été compliquées, mais aujourd’hui, mon petit commerce était fleurissant, preuve même que j’avais eu raison d’affirmer à Big Daddy que cette ville avait grandement besoin de moi et de mon sens de la mode. Sérieusement, je ne pouvais pas laisser tous les habitants de la ville qui m’avait vu grandir s’habiller comme des sacs ! D’accord, Storybrooke était une petite bourgade du Maine et elle ne payait pas de mine, mais ce n’était pas une raison pour être négligée !

Maddhen était un cobaye. C’était sur elle que je comptais exercer mes talents de styliste. Quand on voyait comment elle s’habillait, il était clair qu’elle avait grandement besoin de mon aide. Surtout si elle voulait plaire à ce garçon dont j’ignorais complètement le prénom. Mais un peu plus tôt, elle m’avait avoué avoir quelqu’un sous sa ligne de mire après s’être grandement intéressée à mon cas. Enfin toujours était-il que si elle ne faisait pas un minimum d’effort pour lui en mettre plein la vue, elle n’arrivera jamais à rien. Les hommes aimaient bien quand les femmes apparaissaient sous leur meilleur jour. Du coup, je voulais me faire un devoir de l’aider à faire tomber cet homme dans ses filets. Quand j’ajoutais ma touche personnelle, ma touche stylistique pour être exacte, les vêtements qu’avait choisis Maddhen avaient de l’allure. Tous les vêtements qui se trouvaient dans ma boutique avaient de l’allure, mais seulement quand on les assemblait correctement.

La jeune femme avait sérieusement besoin d’aide sur ce plan-là. Elle mettait un peu tout n’importe comment. Elle mettait ce qui lui tombait sous la main en fait. Et ce n’était pas la bonne technique ! Sauf quand le hasard faisait bien les choses, mais le taux de probabilité sur ce plan-là était assez faible. Lorsque Maddhen exprima la façon dont elle faisait ressortir la styliste qui était en moi, je n’avais pas pu m’empêcher de la contrer un peu et de lui répondre que j’étais déjà une styliste ! Tout du moins, je me considérai déjà comme telle puisqu’il n’y avait pas de raison que cela n’arrive pas ! Avec mon talent, c’était obligé que l’école de Boston m’envoie une lettre comme quoi j’étais admise pour la rentrée prochaine. Il ne fallait pas que je désespère, la rentrée de septembre était encore assez loin donc il n’y avait rien d’étonnant à ce qu’on ne m’ait toujours pas répondu. Je saurais ce qu’il en était durant l’été.

D’ailleurs, une fois que j’irais à l’école de stylisme, à Boston, qu’est-ce qui adviendrait de la boutique ? Je comptais bien continuer à la faire tourner. Il était hors de question que le Princess wears Prada ferme ! Je trouverai bien un moyen de continuer à faire tourner la boutique. Big Daddy ? Oui et non ! Disons qu’il pourrait reprendre le flambeau sur la finance mais question mode… Peut-être qu’il faudrait que j’embauche une personne qui partagerait mon amour pour la mode. Encore fallait-il trouver quelqu’un dans cette ville qui ait autant de classe que moi… Les sœurs Heelsman ? Certainement pas ! Certes, elles avaient un sens de la mode très développée, mais elles feraient couler mon affaire fleurissante et ça, c’était hors de question. Il faudrait que je lance un avis de recherche et je ferais passer un « casting » à chaque personne qui se présenterait. J’espérais vraiment trouver la perle rare !

- J’ignore quand j’aurais la réponse. Pendant les vacances estivales peut-être ? J’ai envoyé ma demande cet hiver, mais comme l’année scolaire était déjà entamée, je suppose qu’ils ont gardé ma candidature pour la rentrée prochaine. Avoues que ce serait stupide s’ils m’avaient demandé de venir au beau milieu du cursus. Oh mais je peux faire mieux que ça ! Je pourrais peut-être t’inviter à passer quelque jour dans mon futur appartement ? J’ai déjà fait quelques recherches et j’en ai trouvé un… Magnifique ! Un loft ! Et y’a un jacuzzi ! Je rêve déjà de m’y prélasser après une looooongue journée de cours !

Je m’y voyais déjà ! Difficile de ne pas s’y voir d’après les photos que j’avais pu visionner sur internet ! Et puis, il y avait aussi cette perspective de quitter Storybrooke qui était plus qu’alléchante. Je n’avais vu que ça toute ma vie et je ne comprenais pas pourquoi Big Daddy n’avait jamais voulu qu’on parte de cette bourgade pour aller dans un autre endroit qui correspondrait nettement plus à notre image. Enfin si lui voulait rester là, pas de problème, mais moi, j’avais besoin de voir un peu du pays. Ce n’était pas un drame tout de même ? Je comptais bien me rendre un jour à Paris, capitale de la mode, afin de m’acheter toutes ces robes de couturiers qui me faisaient rêver. Difficile de résister à Chanel et Dior ! Peut-être que je les rencontrerai et que j’aurais l’occasion de leur montrer ce que je savais faire ? Mais pour ça, j’avais besoin d’un book beaucoup plus important et j’avais devant moi une façon de rendre ce book beaucoup plus important.

Je demandais à Maddhen si elle acceptait que je la photographie afin de pouvoir progresser dans le travail que je comptais bien exercer un jour. Rhabiller des gens, c’était à la porter de n’importe qui mais crée des vêtements afin de lancer une nouvelle mode, s’en était une autre ! Je rassurais la jeune femme quant au fait qu’aucun cliché n’atterrirait sur internet ou quoi que ce soit. Je savais rester professionnelle ! Je comptais faire carrière, pas payer des amandes pour diffamation ! Je la vis devenir aussi rouge qu’une tomate, ce qui me fit arquer un sourcil. Quoi ? Elle n’allait quand même pas me répondre par la négative, si ? Oh non ! Elle n’avait pas le droit de me dire non ! Qu’elle veuille ou non, elle serait photographier quitte à ce que sa tête n’apparaisse pas sur le cliché, je m’en fichais ! Qui reconnaîtrait une paire de seins et de jambes ?! La réponse de Maddhen ne tarda pas à venir, mais ce n’était pas vraiment la réponse que j’attendais…

- Oui, d’une certaine façon, tu deviendrais un mannequin. Mon mannequin ?

Elle ne pouvait pas refuser ! Pitié, faites qu’elle ne refuse pas ! En prévision d’une réponse positive, je coiffais ses cheveux encore humides et tout emmêlés. Je pourrais faire une très bonne coiffeuse ! Sauf que ce n’était pas mon objectif, bien que cela ne me dérangeait pas de coiffer la tête des gens. Enfin, ça dépendait aussi des gens ! Je ne comptais pas mettre mes doigts dans les cheveux de tout le monde ! Eurk ! Non, être coiffeuse n’était vraiment pas mon genre ! Pendant que Maddhen essayait une autre tenue, je lui fis part de l’importance que pouvait avoir les chapeaux qui étaient très souvent négligés. Certes, ils n’allaient pas à tout le monde. Il fallait avoir une tête à chapeau, mais j’étais sure et certaine que la jeune femme qui se trouvait en face de moi avait une tête à chapeau ! Puis une fois toute mon explication terminée, je la complimentais sur les vêtements qu’elle avait essayés. Je suggérais qu’elle garde la tenue si elle en avait besoin, mais qu’avant tout, je voulais une photo. Elle ne m’avait toujours pas dit oui ou non mais je gardais espoir que ce serait positif.

Bien que je n’eus pas de réponse direct, quand je vis Maddhen prendre la pose, un très large sourire fendit mon visage. ALLELUIAH ! Prenant correctement mon appareil photo, j’attendis et pris des clichés à chaque fois que le bon moment arrivait. Au départ, elle n’avait pas trop confiance en elle, mais petit à petit, je la sentais qui se lâchait un peu et cela m’amusa. Plusieurs tenues y passèrent, certaines de son propre fait, d’autres que j’arrangeais avec mon style personnel avant de terminer en photographie et en mini défilé. Par moment, je lui suggérais certaine pose afin de mettre en valeur ce qu’elle portait. Peut-être devrais-je aussi me lancer dans la photographie ? Imaginez un peu ?! Je serais styliste, coiffeuse, habilleuse, maquilleuse ET photographe ! Du personnel en moins à engager et à payer ! Presque tout arriverait dans mon porte monnaie. Oh oui, je m’y voyais vraiment très bien !

A un moment, sans que je ne m’y attende, Maddhen me vola mon appareil photo avant de m’attraper par le bras et me suggérer qu’on fasse des photos ensemble. J’écoutais ses idées un nouveau sourire vint illuminer mon visage. Je l’attrapais dans mes bras et la serrais assez fort.

- C’est une idée excellente ! Quoi que, peut-être un peu narcissique vu qu’on y verra ma tête un peu partout… Oh et puis on s’en fiche de ce que les gens pensent ! Mais, tu restes quand même le principal mannequin ! C’est toi que je veux dans mon book, pas moi. Sinon, ça ne fait pas trop professionnel.

Je n’avais pas envie que les gens pensent que je ne regardais que mon nombril. C’était un petit peu vrai, mais je souciais vraiment du bien être des autres ! La preuve, si cela n’avait pas été le cas, je n’aurais jamais ouvert ma boutique ! Sortant de mes pensées, je regardais ce que Maddhen portait quand elle me demanda si cela plairait à l’homme qu’elle convoitait. Un sourire se dessina sur mes lèvres encore une fois.

- Il faudrait vraiment qu’il soit très difficile ou gay pour ne pas aimer cette tenue sur toi ! Et si c’est le cas, emmène le moi, je saurais trouver un excellent moyen de lui faire aimer ces vêtements !

Déjà il se prendrait une leçon de mode comme jamais auparavant il n’en avait eu. Ca lui passerait l’envie de regarder Maddhen dans ces vêtements-là autrement qu’avec des yeux d’adoration. Personne ne critique les vêtements qui se trouvent dans MA boutique sans en pâtir ! J’attrapais quelques vêtements et me retrouvais en cabine pour me changer. J’avais opté pour une robe estivale légère, couleur corail, transparente dans le dos. Dans mes cheveux, je passais un foulard que j’attachais pour m’en faire comme un serre-tête (bien que cet accessoire soit franchement démodé ! Qu’elle idée ils avaient eu d’en mettre un sur la tête de Kristen Stewart pour son rôle de Bella dans Twilight ?). Lorsque je fus prête, je sortis de la cabine, chaussée d’escarpins blancs.

- TADAAAAAAAAAM ! m’exclamais-je.

Je repris mon appareil photo et pris la main de Maddhen pour la placer devant le miroir avec moi. Plaçant l’objectif en direction du miroir afin que nous apparaissions toutes les deux, je demandais :

- Prête pour un selfie en bonne et due forme ?!




Jeliza ◈ Maddhen


© Méphi.





Everybody needs inspiration. Everybody needs a song. A beautiful melody when the night's so long, because there is no guarantee that this life is easy.
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MessageSujet: Re: That beauty is a trade and everyone is paid [Maddhen]   Mer 30 Juil - 19:15





« Y'a pas plus docile qu'une poupée Barbie »









C'était certain, depuis que Maddhen avait rencontré ce Zack, elle voulait éblouir les autres. C'était sûrement cette raison qui la poussait à accepter toutes les tenues qui provenait de cette boutique. Jeliza connaissait la mode, elle était douée pour assembler différentes sortes de tissus, mais aussi d'habiller un vêtement avec des accessoires. Alors que l'ancienne sirène était douée pour danser autour du feu et donc, de cramer soit ses rideaux ou ses maillots, pour la plupart du temps. Pourtant, le feu n'avait laissé aucune marque sur son corps, il avait seulement réduit sa garde-robe. Depuis ces jours funestes pour la famille des t-shirts, Madd pratiquait ses bolas pratiquement en brassière, au bon plaisir des clients de Sasha. Oui, c'est une nouvelle personne qui allait sortir de cet endroit et pour une fois, Jeli serait fière de marcher auprès d'elle. Tout comme la propriétaire du casino, après tout, être protégé par une telle femme n'était pas donné à tout le monde. Elle se devait être bien habillée en toute circonstance, enfin ça, ce n'était pas encore gagné. Après tout, être habillé comme un sac ne l'a dérangeait pas et en plus, elle était à l'aise dans ce type de tenue.

Maddhen était comme dans un conte, celui des Milles et une nuit, mais le contexte était bien différent. En faite, elle reprendrait juste le titre pour en inventer un autre, Milles et une tenue. Bien évidemment, elle serait l'héroïne et Jeliza serait sa marraine la bonne fée. Elle improviserait pour les détails de son histoire et pour le rôle de chacun, seul Az avait déjà un rôle bien définit, il serait son bouffon. Il devrait la faire rire, ce n'était pas si compliquer et ça, il devrait y arriver. Il n'y aurait pas de dragon, ils se font tout le temps marteler et tuer par les princes. Le temps de la brutalité face à ses espèces d'oiseau cracheur de feu était révolu. Dorénavant, ce seront les dragons qui mèneront la danse et bien sûr, ils seront ADORABLE et non des tueurs sanguinaires. Toutefois, ce n'est pas dans cette boutique qu'elle allait être habillée comme une princesse, surtout pas comme la princesse Shéhérazade. Heureusement que Jeliza aurait des pouvoirs, elle la vêtirait de la tête au pied, passant par les bras en un clin d'œil. Enfin, tout ceci était qu'un rêve, elle était bien dans un boutique et c'était elle qui devait se vêtir et dévêtir. La styliste ne pouvait pas s'empêcher de revendiquer ce titre et cela amusait Maddhen.

- J'ignore quand j'aurais la réponse. Pendant les vacances estivales peut-être ? J'ai envoyé ma demande cet hiver, mais comme l'année scolaire était déjà entamée, je suppose qu'ils ont gardé ma candidature pour la rentrée prochaine. Avoues que ce serait stupide s'ils m'avaient demandé de venir au beau milieu du cursus. Oh, mais je peux faire mieux que ça ! Je pourrais peut-être t'inviter à passer quelque jour dans mon futur appartement ? J'ai déjà fait quelques recherches et j'en ai trouvé un... Magnifique ! Un loft ! Et y a un jacuzzi ! Je rêve déjà de m'y prélasser après une looooongue journée de cours !

Maddhen lui répondait avec : hein hein ou des hum hum, mais lorsqu'elle lui proposa de venir dans son futur appartement, elle ne put s'empêcher de s'exclamer :« Oh oui ! ». Elle était si contente qu'elle dansait presque, ça serait bien la première fois qu'elle quitterait cette ville. Une aventure à qui elle ne pouvait dire non. Sa joie se voyait sur son visage et ses joues commençaient à avoir des crampes. Jeli était courageuse, jamais l'ancienne sirène pourrait reprendre les cours. C'était bien trop fatiguant et intellectuelle pour elle. C'était bien pour ça qu'elle avait atterri au casino, être croupière ne demandait pas de grandes études. Heureusement, sinon, elle serait encore à la recherche d'un emploi. Grâce à Luz et Sasha, Maddhen n'avait pas à dépenser son argent pour les loyers. Enfin, elle déboursait ses paies dans l'alcool, ce n'était peut-être pas la meilleure idée qu'elle eut. Tout ça, c'était de la faute de Sebastian et Az, c'était eux qui l'avaient mis sur cette pente glissante. C'était de leurs fautes si elle rentrait à quatre pattes chez elles où qu'elle se retrouvât dans le lit de n'importe qui. Enfin, maintenant qu'elle était habillée comme la première dame et qu'elle pouvait se venter d'être la mannequin de Jeliza, elle sera encore plus convoiter par les hommes. Cette demande était aussi le bien venu.

- Oh oui ! Je suis ton mannequin, par contre, c'est hors de question que tu contrôles mon poids hein ?

Maddhen les avait vues tous ses mannequins, tous ces sacs à os. Elle pourra lui donner une petite tape dans le dos, et elle tombe en lambeaux. Un peu comme dans les dessins animés ou les squelettes s'écrasent au sol. Ces jambes ne méritaient pas de finir dans un tel état, elles étaient parfaites, grandes et fines. Être mannequin, ça aussi n'obligeait pas d'avoir de grandes études. En plus, elle pourrait les imiter avec la perfection, superficielle et un peu stupide sur les bords. Oui, elle pourrait jouer ce rôle. De toute manière, elle n'avait pas le choix. C'était sa marionnettiste, donc si elle veut, elle obtient. Toutefois, Maddy allait garder le suspens. C'est pourquoi elle se mit à faire la pause après avoir changé de tenue. La joie se lit aussi sur le visage de la styliste et la croupière était heureuse de pouvoir l'aider. Toutes les tenues étaient choisies avec soin, même si leurs goûts étaient différents, elles réussissaient à tomber d'accord. Défilant, posant et tout ça dans a joie et la bonne humeur. Jeli lui conseillait quelques poses, elle savait ce qu'elle voulait, une vraie battante. C'était donc facile de faire ce qu'elle voulait. La styliste était la femme aux mille visages, elle avait tellement de dons ! La danseuse au Bolas était certaine qu'elle serait aussi un excellent modèle photo. C'est pour cela qu'elle lui proposa son idée et cette opinion fut bien acceptée. En effet, Jeli lui sourit et la serra dans ses bras. Maddy n'en attendait pas autant, mais elle était heureuse de la voir aussi joyeuse.

- C'est une idée excellente ! Quoi que, peut-être un peu narcissique vu qu'on y verra ma tête un peu partout... Oh et puis on s'en fiche de ce que les gens pensent ! Mais, tu restes quand même le principal mannequin ! C'est toi que je veux dans mon book, pas moi. Sinon, ça ne fait pas trop professionnel.

Elle avait totalement raison, après tout, Madd ne prêtait jamais attention aux autres, alors pourquoi commencer aujourd'hui ? C'était vrai après tout, pourquoi toujours se soucier des autres, la principale était-ce qu'elle ressentait. Toutefois, Jeliza insista sur le faite qu'elle resterait le seul mannequin, puisque sinon, son book ne serait pas professionnel et elle avait tout à fait raison, encore une fois. C'est pour cela qu'elle accepta en hochant la tête. En se regardant dans se grand miroir, elle repensait à sa troisième phrase, oui, elle se moquait des autres, mais Zack n'était pas les autres. Elle voulait faire des efforts pour lui, c'était bien pour ça qu'elle était là. Alors que Maddhen posa la question qui lui trottait en tête, Jeli lui sourit avant de lui répondre.

- Il faudrait vraiment qu'il soit très difficile ou gay pour ne pas aimer cette tenue sur toi ! Et si c'est le cas, emmène-le-moi, je saurais trouver un excellent moyen de lui faire aimer ces vêtements !

Cette phrase la laissa perplexe, elle entendait quoi par : faire aimer ces vêtements ? Sa tête se décala sur le côté, comme quand un chien ne comprenait pas la demande de son propriétaire. Toutefois, avant qu'elle puisse résoudre cette affaire, Jeli rentra dans sa cabine, vêtement en main. Ses affirmations provoquèrent tout de même, des petites larmes aux yeux. Pendant ce temps, elle-même changea de tenue, une plus décontractée, mais tout en restant classe. Madd sortit la première et pour faire plaisir à sa styliste favorite, elle posa sur sa tête un chapeau qui se trouvait non loin d'elle. C'est avec un léger sursaut qu'elle vit sa marionnettiste sortir de la cabine, magnifique, comme toujours. Sa robe, ses chaussures, tout lui allait, c'était bien la seule personne qu'elle voudrait être. Elle avait de belles jambes et elle était blonde, parfaite ! Pour lui montrer, elle sautilla sur place, applaudissait et gloussait des : oui ! La propriétaire de la boutique saisis son appareil et attrapa la main de sa poupée Barbie. Toutes les deux étaient face aux miroirs et l'appareille face à elles. Avant d'appuyer sur le bouton, elle demanda si elle était prête pour un selfie et oui, elle était prête. Ce fut de cette manière qu'elles continuèrent leurs journées, essayant des vêtements, être prise en photo plusieurs fois pour son book et ensuite pour les selfies. Jeliza se changeait autant de fois que Maddhen, toutes ces séances se déroulaient dans la joie et la bonne humeur. Et c'est comme ça que se terminèrent leurs journées, dans une tonne de vêtements et d'accessoire, parlant de choses et d'autres, mais surtout des rêves de Jeliza. Boston serait ça prochaine conquête ...





Jeliza ◈ Maddhen


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That beauty is a trade and everyone is paid [Maddhen]

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